30 novembre, 2006

Référendum sur l'avortement au Portugal.

Anibal Cavaco Silva, président libéral de la République portugaise, vient de fixer au 11 février la date du référendum sur l'avortement. Il avait le choix de ne pas donner suite à la demande du Parlement, validée par le tribunal constitutionnel portugais ; mais il s'était engagé avant son entrée en fonctions à toujours respecter les demandes de référendum régulièrement formulées et approuvées. C'est une première concession au relativisme : le respect de la vie humaine, précisément, ne se discute pas, n'est pas une question que l'on peut soumettre au vote majoritaire.

Dans son communiqué, Cavaco Silva ajoute cependant que le "débat sur une question de cette importance se déroule dans la plus grande sérénité et la plus grande élévation" ; qu'il soit "sérieux, informatif et éclairant" et qu'il "ne se prolonge pas au-delà d'un délai raisonnable". Il cherche, laisse-t-il entendre, à mettre un terme au débat qui ne s'était pas clos avec le premier référendum de 1998 qui, tout en consacrant la victoire du "non", n'était pas définitif faute d'une participation suffisante. Il attire également l'attention sur les "profondes implications sur le plan éthique" de ce débat et estime qu'elles constituent une "raison suffisante" pour que les Portugais soient de nouveau entendus.

Rien de tout cela n'est très clair, il faut bien le dire. Et même si le non l'emporte, le mal est déjà fait, puisque la majorité socialiste a fait dépénaliser l'avortement pendant les douzes premières semaines par voie parlementaire, en cas de danger pour la mère, ce qui à travers l'interprétation du danger "psychique" constitue déjà une légalisation.

La campagne se déroulera donc sur le thème du "droit" à l'avortement sans autre condition que celle du délai. Celle du "non" démarre vraiment, appuyée sur les prises de positions sans équivoque de l'épiscopat portugais.

Elle s'achèvera par le vote qui aura lieu le jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes, et à deux jours de la date anniversaire de Soeur Lucie de Fatima (morte le 13 février 2005), tandis que l'on fête les bienheureux Jacinta et Francisco le 20 février, jour du décès de la petite voyante. Par les temps qui courent, leur intercession ne sera pas de trop pour obtenir un résultat favorable à la vie...

Source : ici.

L’avortement pour réduire la mortalité maternelle ?

L’adoption par le Nicaragua d’une loi interdisant toute forme d’avortement a conduit nombre d’organisations internationales à faire pression sur cet Etat pour violation du droit des femmes (voire des droits de l’homme). Le Dakota du Sud vient de rejeter par référendum une loi interdisant totalement l’avortement ; la Pologne fait également des tentatives en ce sens et les députés du Chili viennent de rejeter une proposition socialiste de libéralisation de « l’IVG ». Bref, il est des pays où l’on ne se contente pas du statu quo, d’autres où l’on refuse les pressions internes et externes, et cela rend les gros médias fous.

Scandale ! Au XXIe siècle, des législations nationales continuent d’interdire – ou le font de nouveau – les interventions indispensables pour sauver la vie de la mère ! Vu comme cela, on serait tenté de hurler avec les loups ; de se demander si en certains cas, il n’est pas terriblement inhumain de « « préférer » la vie un embryon de quelques semaines à celle d’une femme dans la force de l’âge, ayant éventuellement d’autres enfants… Ainsi tire-t-on des larmes dans les chaumières, et c’est un jeu passablement cynique. Car on nous assène le fait brut, apparemment incontestable : des femmes vont mourir à cause de ces lois.

Mais existe-t-il vraiment beaucoup de cas où un avortement direct peut sauver la vie d’une femme enceinte ? Aujourd’hui, dans un pays ayant des services médicaux corrects, il semblerait qu’il n’y en ait… aucun. L’Irlande est de ces pays : en 1992, un groupe de gynécologues parmi les plus reconnus déclarait publiquement : « Nous affirmons qu’il n’existe pas de circonstance médicale qui justifie un avortement direct, ce qui veut dire : aucune circonstance où la vie de la mère ne peut être sauvée que par l’arrêt volontaire de la vie de son enfant à naître. » Déclaration d’autant plus intéressante que l’Irlande affiche l’un des taux de mortalité maternelle les plus bas du monde, sinon le plus bas (chiffres de l’Organisation mondiale de la santé en 2003), tandis qu’au Royaume-Uni, où l’avortement est légal jusqu’à 24 semaines, le nombre de morts maternelles est plus de cinq fois plus élevé…

Quelles sont donc les conditions périlleuses pour la mère ? Le cancer, par exemple. Mais rien n’oblige un médecin à ne pas appliquer un traitement indispensable qui peut avoir pour effet la mort de l’enfant à naître. En Irlande, où tout avortement direct est pourtant interdit, un médecin peut même être poursuivi s’il refuse un traitement nécessaire à la survie d’une femme enceinte qui le demande : c’est que dans ce cas, la mort de l’enfant à naître n’est en aucun cas recherchée pour-elle même, elle n’est que l’effet secondaire, attendu mais non voulu.
Certes des mères peuvent en toute connaissance de cause refuser un traitement dont l’issue serait fatale pour leur enfant, et offrir leur propre vie pour que celui-ci vive. Ce fut le cas de Jeanne Beretta-Molla. Son sacrifice fut héroïque ; il fut reconnu comme tel lors de sa canonisation en 2000. Mais ce n’est pas un sacrifice obligatoire.

Autre cas de danger potentiel pour la mère : la grave faiblesse cardiaque. Dans les pays de médecine avancée, l’aide experte des soignants permet de sauver et l’enfant et la mère. Dans les pays de médecine rudimentaire, ce n’est pas l’avortement qui empêchera les facteurs de risques de jouer à plein à tout moment de la grossesse…

Reste le cas de la grossesse ectopique : celle où l’embryon se fixe ailleurs que sur la paroi de l’utérus, avec une chance quasi nulle de survie. Est-il légitime de mettre fin à ce genre de grossesse ? Oui, répondent des médecins, car une fois de plus ce n’est pas la mort de l’enfant qui est recherchée, mais la sauvegarde de la vie de la mère dans des conditions où la grossesse n’a pour ainsi dire aucune chance d’être menée à bien puisque, si le tout-petit se développe, sa mère en mourra rapidement. C’est comme si on mettait un rôti à cuire au frigo : on ne peut pas parler d’une grossesse car il ne peut y avoir de développement normal, l’intervention pour sauver la mère se justifie pleinement, comme le disait un médecin.

Les sectateurs de l’avortement avancent désormais le cas d’El Salvador où, semble-t-il, l’excès de zèle d’un Procureur de la capitale conduit les hôpitaux à refuser toute intervention en cas de grossesse ectopique si le décès de l’embryon n’est pas constaté ou une rupture de trompe diagnostiquée. Vrai ou faux, c’est ce qui se raconte (même si l’on trouve des compte-rendus d’expérience de soins donnés dans ce cadre dans un hôpital de San Salvador qui ne laissent aucun doute quant à la volonté de sauver les mères affectées). La disparition du sens moral joue parfois dans les deux sens ; d’une part, on avorte par millions, de l’autre on ne comprend plus, par exemple, la différence entre un acte directement voulu et recherché, et les conséquences indirectes et donc non voulues.

Cet article de Jeanne Smits a paru dans Présent daté du 30 novembre.

29 novembre, 2006

Adoption par des homosexuelles : grave jurisprudence

Sur Le Salon beige, Michel Janva commente avec beaucoup de justesse la décision extrémiste du tribunal de Belfort d'accorder un droit d'adoption simple, sur le fils biologique de sa compagne, à une lesbienne qui pourra donc donner son nom à l'enfant...

Sélection sexuelle : pourquoi pas ?

C’est ce qu’écrit Lord Robert Winston dans le Daily Mail daté du 21 novembre, avec toute son autorité de chercheur de pointe sur la fécondation in vitro au Royaume-Uni, dans une importante tribune où il défend le « droit » des parents de choisir le sexe de leur enfant.

Il s’appuie sur les cas où les parents sont porteurs d’un des 300 désordres génétiques, généralement portés par les femmes d’ailleurs, et développés uniquement par leurs garçons, tels l’hémophilie, la dystrophie musculaire de Duchenne, etc. Devant un tel risque, il préconise la sélection embryonnaire qui consiste à éliminer tous les embryons mâles ; procédé qu’il utilisait lui-même il y a 17 ans.

« Mais comme la technique est éprouvée et sûre, écrit Lord Winston, un certain nombre de couples ont demandé la sélection sexuelle pour des raisons purement sociales. » Pratique interdite par l’autorité de régulation britannique, « même pour ces couples qui ont pu perdre leur petite fille à l’occasion d’un tragique désastre, comme un incendie de maison ».

« Les cliniques qui offriraient un tel service perdraient certainement leur licence et ne pourraient plus poursuivre leur activité. Je crois que cela est mal, et je vois peu d’arguments contre la sélection sexuelle, en vue par exemple de l’équilibrage de la famille », ajoute-t-il.

Mieux : dans des pays comme l’Inde ou la Chine, le diagnostic pré-implantatoire en vue d’éliminer les filles « pourraient réduire le nombre des avortements sélectifs et des infanticides » (il fallait oser !). Tout en dénonçant cette « pratique inique » il voit dans le tri préimplantatoire une solution de moindre mal en attendant le changement des mentalités.

Alors que la Chine et l’Inde souffrent déjà d’un très grave déficit de filles, Lord Winston ajoute que la solution qu’il propose n’aggravera pas le déséquilibre parce qu’elle est pour l’heure difficile, exigeante et coûteuse, et que si elle ne l’était plus, un jour, de toute façon le déséquilibre ne serait que temporaire : « Si par exemple il y avait une baisse du nombre des naissances de filles, alors certainement les filles finiraient par être davantage estimées, et non moins. »

Ayant dit tout cela Lord Winston plaide contre le diagnostic préimplantatoire en vue d’améliorer les enfants, en retenant ceux qui auraient les meilleures chances d’être forts, intelligents, dotés d’une bonne mémoire, etc. Une pratique que les régulations actuelles ne prévoient pas, mais n’empêchent pas non plus dans la mesure où le tri en vue d’éliminer des déficiences est autorisé… Il s’agirait d’une « menace sérieuse pour notre humanité, qui dévaloriserait les “humains ordinaires” qui n’auraient pas bénéficié de cette amélioration génétique ».

Où l’on constate à quel point le raisonnement sur l’homme peut être dévoyé et contradictoire dès lors que le principe de base est abandonné : le respect de la vie de tout être humain dès sa conception (car tout le problème vient de là : de la fiction selon laquelle l’embryon n’est pas un être humain avant l’implantation).

Se dessinent également les aberrations du futur, avec le recours de plus en plus généralisé à la fécondation artificielle pour un oui ou pour un non.

28 novembre, 2006

Pension alimentaire

Un gynécologue allemand a été condamné, le 14 novembre dernier à Karlsruhe, pour avoir raté la pose d'un implant contraceptif. A la suite de cette opération ratée (mais sans autre intervention du médecin), la patiente s'était trouvée enceinte alors qu'elle se croyait "à l'abri" pour trois ans. Elle était même enceinte de 16 semaines au moment où son médecin, qu'elle revoyait pour un contrôle de routine en juillet 2002, l'informa de son état en précisant qu'il ne trouvait plus nulle trace de l'implant ni de la substance stérilisante que celui-ci est censé dégager.

Comme il était trop tard pour procéder à un avortement légal la jeune femme a gardé son enfant... et refusé un poste de maîtresse de maternelle (!) qu'elle venait d'obtenir en Suisse.

Le juge de la cour d'appel de Karlsruhe, Gerda Müller, n'a certes pas voulu fixer des dommages pour compenser l'existence de l'enfant, mais elle a retenu que la nécessité de l'entretenir ouvrait un droit à un soutien financier, non auprès du père (qui entretemps est parti) mais auprès du médecin maladroit. Il devra verser 500 euros par mois jusqu'aux 20 ans de l'enfant : une somme fixée par rapport au niveau actuel de la pension alimentaire dans ce cadre. Soit, au bout du compte, la coquette somme de 110.000 euros.

Le juge Müller a confirmé ce faisant un jugement de première instance qui avait souligné que le "plan de vie" de la jeune femme avait été "frustré".

Source : ici et ici.

La vérité blesse

Sur son blog, Yves Daoudal relève le cas d'un médecin avorteur qui vient d'obtenir des dommages de la part d'une association pro-vie qui l'avait désigné dans un tract comme "spécialiste du meurtre des enfants non nés"...

27 novembre, 2006

Retour sur les 5 milllions et 68 000 morts...

Concernant l’étude sur le nombre d’hospitalisations et de morts consécutives à des avortements pratiqués dans de mauvaises conditions, Steven Ertelt de www.lifenews.com vient compléter les critiques déjà formulées. Nous avons signalé que cette étude, financée par un groupement avortiste (la Hewlett Foundation) et réalisée par l’Institut Guttmacher qui a partie liée avec le Planning familial international, se fonde sur des extrapolations à partir d’estimations qui le conduisent à partir des 19 millions d’avortements clandestins annoncés par l’OMS à annoncer 5 millions d’hospitalisations et 68.000 morts maternelles par an dans le monde.

Steven Ertelt note que les statistiques connues des Etats-Unis ne valident pas ces extrapolations : avant 1941, elles font état de 1 400 morts liées à l’avortement tous les ans. L’avènement de l’usage répandu de la pénicilline on arrive à quelque 250 morts par an dans les années 1950. EN 1966 (l’avortement étant toujours illégal dans tous les Etats), ce chiffre n’atteignait plus que 120 et avait chuté à 25 l’année de la légalisation de l’avortement aux Etats-Unis, en 1973. Ce nombre devait remonter en 1974 et 1975, malgré la légalité de l’avortement. Mais infections et complications devaient chuter ensuite, par l’amélioration des soins : meilleurs antibiotiques, services de réanimation plus performants.

Ertelt observe que les chiffres produits par Susheela Singh se fondent essentiellement sur les statistiques de pays du Tiers-Monde dont les systèmes de santé ne sont pas à même de faire face aux complications (quelles qu’elles soient !) de la même manière que ceux des pays industrialisés.

Bien entendu, l’étude du Guttmacher Institute n’évoque pas les morts et complications relatives aux avortements légaux. Steven Ertelt rappelle qu’aux Etats-Unis sept femmes sont mortes ces dernières années pour avoir utilisé la RU-486, tandis que la Food and Drug Administration a répertorié 950 cas de complications liées à son usage, nombre d’entre eux ayant nécessité une hospitalisation, des transfusions sanguines et même des interventions chirurgicales d’urgence en cas d’avortement incomplet.

Quant aux séquelles psychologiques de l’avortement volontaire, elles n’entrent même pas en ligne de compte. Ertelt cite une récente étude néo-zélandaise selon laquelle jusqu’à 40 % des femmes ayant subi un avortement légal souffrent de problèmes divers, notamment la dépression, les pensées suicidaires et la dépendance aux drogues ou à l’alcool.

Le Parlement européen et les cellules souches

Vu sur Le Salon beige :

Jeudi, aura lieu le vote décisif au Parlement européen concernant le financement communautaire de la recherche sur l'embryon. A cette occasion, un document (pdf, 7 pages) a été rédigé pour l'Institut européen de bioéthique concernant les avancées majeures sur les cellules souches adultes.

25 novembre, 2006

Nadine Dorries menacée de mort

L’élue britannique Nadine Dorries, qui avait proposé de réduire le délai d’avortement légal de 24 à 21 semaines, a dû recourir à une protection policière en raison des menaces de mort qui la visent ainsi que son équipe. Les coups de fil anonymes se sont multipliés à son bureau et à son domicile, atteignant un tel degré de violence que la police et les services de sécurité de la Chambre des communes ont dû être alertés.

Rappelons que Nadine Dorries n’est même pas personnellement opposée à l’avortement légal… Mais elle a déclaré qu’elle tiendrait bon et continuerait de travailler à la réduction des délais sans se laisser intimider par des « extrémistes ».

Son affaire fait en tout cas moins de bruit que celle de Redeker…

Adoption homosexuelle au Brésil

Première au Brésil : un couple de coiffeurs homosexuels de l’Etat de Sao Paolo s’est vu reconnaître le droit d’adopter un enfant : un petite fille, cinq ans, Theodora, qui vit avec deux « pères » depuis près d’un an. Junior de Carvalho, le compagnon du père adoptif originel, Vasco Pedro de Gama, a obtenu le droit d’ajouter son nom sur le certificat d’état civil de la petite fille, a décidé le tribunal deCatanduva, dans une décision devenue définitive mardi faute de pourvoi par le procureur général, et dont on pense qu'elle fera jurisprudence.

Le certificat de naissance de la petite fille ne comporte pas un nom de père ou de mère, seuls les noms de ses deux "adoptants" étant précisés.

Les lobbies internationaux pour la reconnaissance des « droits homosexuels » et la reconnaissance de « l’orientation sexuelle » exercent une forte pression sur le Brésil actuellement, se servant de ce pays pour mener à l’ONU les pays favorables à cette déconstruction sociale.

Source : ici.

Slovénie : un ministre éjectable

Le ministre slovène du travail a été invité de démissionner à la suite de sa proposition de mettre fin au financement public de l’avortement (légal jusqu’à 10 semaines), déposée il y a dix jours et soutenue par l’Eglise catholique. Ce faisant Janez Drobnic a déclenché un torrent de critique : le Premier ministre slovène Janez Jansa lui a même donné l’ordre de rendre son portefeuille.

« J’estime qu’il n’y a aucune raison pour que je démissionne, et par conséquent je ne démissionnerai pas », a déclaré Drobnic lors d’une conférence de presse. Il s’appuie sur la Constitution slovène qui proclame « l’inviolabilité » de la vie humaine. Seule une décision du parlement pourrait le contraindre à démissionner..

Le ministre cherche en outre à prendre des mesures contre l’implosion démographique annoncée par le taux de natalité catastrophique de la Slovénie (1,25 enfant par femme). L’abandon du financement public de l’avortement est une des 44 mesures auxquelles travaille Janez Drobnic.

Source : ici.

Université canadienne : les pro-vie hors-la-loi ?

L’association des étudiants de l’université de Carleton (l’« université capitale » du Canada, à Ottawa), CUSA, propose d’empêcher tout groupe d’étudiants opposé à l’avortement d’acquérir le statut de club au sein de cette institution (et des avantages matériels y afférant) ; le vote aura lieu le 5 décembre et il fait suite à une demande déposée par un groupe d’étudiants pro-vie.

La vice-présidente de CUSA justifie sa motion au nom de la non-discrimination (!) en précisant que les groupes pro-vie sont « anti-choix » et tentent « d’empêcher tout choix en rendant l’avortement illégal », chose « impossible sans violer la Constitution du Canada », car cela consisterait à « éliminer le droit de la femme à la liberté et à la sécurité de sa personne ». La motion précise que les pro-vie « compromettent la sécurité personnelle et menacent l’estime de soi de femmes qui envisagent d’avorter ou qui ont déjà choisi de subir un avortement).

Si la motion est adoptée, elle pourrait aboutir à également priver de leur statuts les clubs catholiques, évangéliques, juifs et musulmans du campus.

Anecdotique ? Pas tant que ça. Les tabous du « politiquement correct » se forgent dans ces occurrences, avant de s’imposer partout au nom de la démocratie et de la non-discrimination…

Source : ici.

Un ministre pro-vie dans le gouvernement mexicain

C'est ce que nous apprend Le Salon beige.

Sur son blog, Yves Daoudal commente :

"Enfin, le Mexique sort vraiment de sa longue et terrible nuit maçonnique"
Le nouveau ministre, José Angel Cordoba Villalobos a combattu la légalisation de la pilule du lendemain en tant que président de la Commission santé de la chambre des députés mexicains. Il a également clairement dénoncé la ""réduction embryonnaire" dans le cas de grossesses multiples comme un "délit qui mérite d'être puni".

Je n'ai pas réussi à trouver de lien entre le futur ministre et l'association mexicaine "Provida" (celle-ci est liée à Human Life International, l'important mouvement américain du père Paul Marx qui se distingue par son refus de la contraception "artificielle", premier pas vers la légalisation de l'avortement).

Il est intéressant de voir que La Croix qualifie José Angel Cordoba d'extrémiste de droite sur la foi de son engagement pour la vie. Il fait partie du PAN (parti d'action nationale) issu à l'origine du combat des Cristeros : le PAN se définit comme un parti chrétien démocrate, partisan de la libre entreprise et de la fin de l'Etat-providence, inspiré par les principes catholiques ; Vicente Fox était son candidat en 2000 contre les forces violemment laïcardes au pouvoir au Mexique depuis des décennies. Le PAN rassemble environ 30 % de l'électorat mexicain. C'est ça, l'extrémisme de droite ?

24 novembre, 2006

Le cardinal de Toronto et les « valeurs »

Le cardinal Aloysius Ambrozic, archevêque de Toronto, en a assez des « valeurs »… C’est ce qu’il écrit dans une Lettre pastorale en expliquant que la référence aux valeurs lui semble souvent « très neutre ». « Le mot suggère que pour quelqu’un d’autre, ma valeur peut être sans valeur. Il indique en réalité, notre acceptation de ce que notre valeur puisse n’en avoir aucune aux yeux d’un autre. En d’autres termes, je réagis négativement à ce mot simplement parce qu’il contient une possibilité de relativisme et d’absence de sens. »

Il n’y a que l’« égo souverain » qui soit une valeur universelle dans notre société, ajoute le cardinal. Nos goûts et nos dégoûts comme horizon indépassable « de la vérité et de la valeur »… « Cette notion semble être à la base de nos convictions et de notre pratique démocratique », mais elle est un mythe, explique-t-il.

Car notre « égo souverain » se transforme rapidement en autre chose : « un égo productif, une unité d’utilité économique ». « C’est cet être humain “productif” dont la “valeur” commence à s’effilocher aux deux bouts de la vie. Notre société a déjà accepté le principe de l’avortement, et un nombre croissant de gens justifie l’euthanasie. Quelles que soient les raisons qu’ils invoqueront, les enfants qui se forment dans ce type de société se débarrasseront de leurs vieux dès lors qu’ils seront économiquement improductifs. »

Il ne faut donc pas croire, dit le cardinal Ambrozic, que le progrès économique est générateur de dignité humaine : « Le libre échange, la vache sacrée dont nous semblons adorer les sabots, est le capitalisme missionnaire de notre monde » : comme si le bien-être économique était une assurance d’honnêteté et de démocratie alors qu’il incite surtout à rechercher l’avantage économique pour soi.

Et de critiquer les impératifs catégoriques où Kant voyait les obligations morales qui prouvent l’existence de Dieu :

« Il a fallu deux millénaires d’enseignement chrétien pour que ces impératifs catégoriques paraissent évidents et soient acceptés comme allant de soi. Et (Kant) ne s’est pas rendu compte que l’impératif catégorique diminuerait en contenu aussi vite que son fondement intellectuel disparaîtrait. » Et notre sentiment d’obligation avec lui.

« Si la démocratie devait devenir une fin en soi, si nous n’avions absolument aucune raison hormis notre obligation “sociale” d’être honnêtes et non-violents, maîtres de nous-mêmes et tolérants, alors nous deviendrions les victimes de nos propres préjugés et prédilections. La seule manière pour une démocratie de survivre est d’accepter les deux grands commandements que Jésus nous a donnés : l’amour de Dieu d’abord, et l’amour du prochain. C’est seulement si nous savons Dieu plus grand que nous-mêmes, si nous le savons plus grand que n’importe quoi au monde, que nous pouvons accepter ses commandements, qu’ils nous servent ou non, qu’ils nous soient utiles ou non, et que nous pouvons vivre dans la vraie vérité et la démocratie. »

Complications d'avortements : 68 000 morts, 5 millions d'hospitalisations par an ?

Selon une étude rendue publique aujourd’hui, publiée par The Lancet, cinq millions de femmes sont hospitalisées tous les ans à la suite des 19 millions d’avortements pratiqués annuellement dans le monde dans de mauvaises conditions d’hygiène ou de sécurité, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé. Sur ces 5 millions de femmes hospitalisées, 68 000 meurent des suites de l’opération. Selon l’OMS, ces morts représentent un huitème des morts maternelles liées à la grossesse.

La réponse à ce fléau ? Légaliser l’avortement partout afin de mettre fin aux interventions clandestines ; et diffuser le recours aux avortements médicamenteux en répandant le recours à la RU-486.

Voilà pour les chiffres bruts répandus et les solutions proposées par les médias à la suite des communiqués de presse et des dépêches d’agence.

Certes, lesdits communiqués, comme celui de l’AFP, précisent que l’étude a été réalisée par Susheela Singh du Guttmacher Institute. Mais sans rappeler que celui-ci est en quelque sorte la « branche recherche » du Planning Familial et qu’il milite ouvertement pour le libre accès à l’avortement et la diffusion massive des pratiques contraceptives… Ils ne précisent pas non plus que l’étude a été financée par la William and Flora Hewlett Foundation (du nom du fondateur de Hewlett-Packard), qui milite elle aussi pour l’avortement légal à travers le monde.

Par ailleurs les chiffres cités, ici, qui retiennent sans le discuter un total de 19 millions d’avortements clandestins ou dangereux par an dans le monde, ne sont pas le résultat d’études précises mais résultent d’extrapolations à partir de chiffres eux-mêmes estimés dans 13 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine et de données complémentaires de 5 pays d’Afrique sub-saharienne.

Mieux : les 5 millions d’hospitalisations à la suite d’avortements volontaires avancés par Susheela Singh sont là encore calculés de manière estimative sur la totalité des hospitalisations estimées à la suite d’avortements spontanés ou non : en clair, on extrapole aussi à partir des fausses couches… Les hospitalisations consécutives à celles-ci étant arbitrairement limitées pour être prises en compte en tant que telles aux grossesses stoppées entre la 13e et la 22e semaine… L’étude rappelle en outre autant de fois qu’elle le peut le caractère aggravant de l’illégalité de l’avortement sur les complications mais aussi sur la collecte d’informations, ce qui permet aussi de revoir les chiffres à la hausse.

Susheela Singh en arrive à dire que si le taux d’hospitalisation après un avortement dangereux ou illégal de 5,7 femmes sur 1 000 par an, qu’elle retient, reste d’actualité, 1 femme sur 5 serait admise à l’hôpital un jour ou l’autre pendant ses « années reproductives » dans ce cadre. Est-ce vraisemblable ?

Aucun de ces chiffres ne parle, bien entendu, des tout-petits qui meurent certainement au cours de ces opérations.

La « Society for the protection of unborn children » (ici) commente : des données certaines recueillies en Pologne démontrent qu’à la suite de la repénalisation de l’avortement au milieu des années 1990 la santé maternelle et infantile s’est améliorée. En Irlande, où l’avortement est illégal, le taux de morts maternelles est le plus bas du monde entier, plus de cinq fois moins important qu’au Royaume-Uni où l’avortement est légal et le matraquage pour la contraception constant.

23 novembre, 2006

Brésil : une jolie histoire...

Plus de 48 heures après sa naissance à 400 km de Sao Paulo, une petite fille anencéphale, Marcela de Jesus Galante Ferreira, vivait encore et surprend les médecins en réagissant à certains stimuli.

Le bébé frappé d'une anomalie génétique a pu naître grâce à sa maman Cacilda, qui a refusé de recourir à l'avortement que la justice brésilienne peut accorder en ce genre de cas. Au courant du problème depuis le 4e mois de grossesse, elle a voulu lui donner la vie :

"Elle tète bien et elle va bien en dehors de ce petit problème (probleminha). Je n'ai jamais pensé à faire un avortement et je vais rester avec elle aussi longtemps que Dieu le permettra". Le médecin de la jeune femme, la pédiatre Marcia Beani, a affirmé que son objectif était que le bébé puisse vivre "dignement" : "Malheureusement, nous savons qu'elle ne pourra survivre longtemps. Mais nous ferons en sorte qu'elle vive avec dignité et confortablement jusqu'à sa mort." Marcela de Jesus possède une petite partie du cerveau dans la région frontale du crâne et parvient à effectuer les mouvements primitifs comme la respiration.

Source : ici.

Chili : des députés reviennent à la charge sur l'avortement...

Mais l'archevêque de Santiago de Chile, le cardinal Francisco Javier Errazuriz Ossa, a déclaré aujourd'hui que "ce type d'hommes politiques ne pourront jamais être des progressistes puisque tout ce qu'ils arrivent à faire, c'est revenir au temps des cavernes". Et ce parce que par l'avortement "on porte toujours atteinte à une vie". Ce sont des députés socialistes et d'autres du "parti pour la démocratie" qui tentent de faire revoter le parlement chilien sur la dépénalisation d l'avortement.

Marginal, Peter Singer ?

Le message ci-dessous comporte une grave erreur d'identité ; le professeur Peter Singer de l'Université de Toronto n'est pas le bioéthicien de Princeton que je décris ci-dessous. Merci au Professeur Singer de Toronto de m'avoir indiqué cette erreur ; et qu'il veuille bien me pardonner cette confusion.



Le professeur de bioéthique Peter Singer, de l’Université de Toronto, partisan de la possibilité d’éliminer les enfants non désirés jusqu’après leur naissance, militant de la cause animale capable même de justifier la zoophilie, apparaît comme l’un des tenants les plus caricaturaux de la « bioéthique », depuis le « droit à l’avortement » jusqu’au militantisme pour la dignité de la fin de vie, vernis public de l’euthanasie. La bioéthique n’étant pas une science morale, comme on le donne à croire, mais une « éthique du vivant » qui détermine tout en fonction du bien de l’espèce, voire de toutes les espèces, dans la version la plus extrême de l’écologisme.

Mais cela ne veut pas dire qu’il n’est pas écouté. Il vient d’être publiquement honoré, ce 23 novembre à la « National Gallery » du Canada, par les Instituts canadiens pour la recherche sur la santé (CIHR) en tant que finaliste pour le prix de « Recherche sur la Santé, remporté cette année par un chercheur de l’université de British Columbia.

L’événement avait été co-organisé par la Coalition des associations de bienfaisance dans le domaine de la santé.

Peter Singer travaille actuellement à l’université de Toronto dans le cadre du « Grand Challenges in Global Health initiative » (Initiative des grands défis pour la santé mondiale) financé par la Fondation Bill et Melinda Gates à hauteur de 12 millions de dollars…

Source : ici.

Ecosse : les ratés de l'éducation sexuelle

En Ecosse, on dépense des milliers de livres pour faire de « l’éducation sexuelle » (explicite, comme disent les Anglais) auprès des jeunes, mais malgré tous ces efforts ni le nombre des grossesses adolescentes, ni celui des maladies sexuellement transmissibles parmi les jeunes ne baisse de façon significatitve : la propagation des MST a même augmenté de 7 % en un an.

Et voici que le ministre de la santé Andy Kerr, en évaluant l’action gouvernementale pour son premier anniversaire, en vient à déclarer que les parents ont « aussi » un rôle à jouer afin que leurs enfants leur parlent librement de ces questions et de leurs relations amoureuses.

Ce qui ne manque pas de sel : c’est une façon de mettre les parents au second plan, et de ne pas reconnaître que le problème vient peut-être précisément d’une « information » obsessionnelle dispensée aux enfants dans le cadre scolaire. Le Pr Phil Hanlon, l’un des « experts » chargés de la stratégie de cette « éducation sexuelle », ne s’en plaint pas moins de voir celle-ci « édulcorée », comme il dit, pour faire plaisir aux groupes religieux : pour lui, il est dommage que les élèves du primaire n’y aient pas accès. Et de même, malgré l’échec patent de sa politique, Andy Kerr prévoit une amélioration dès lors que l’on aura pu mettre en place plus de conseillers et plus d’« éducation sexuelle ».

Commentaire de l’Eglise catholique : la stratégie n’aura aucun effet tant qu’on n’aura pas recours à une éducation à l’abstinence.

Source : ici.

Grande-Bretagne : Big Brother et les enfants

Selon un rapport commandé par le Parlement britannique et rendu public aujourd’hui, la surveillance étroite et croisée des 12 millions d’enfants et de jeunes d’Angleterre et du Pays-de-Galles proposée par le gouvernement de Tony Blair, et qui doit être opérationnelle d’ici à deux ans, pose de vrais problèmes aussi bien pour l’autorité parentale que pour les enfants eux-mêmes.

Le plan Blair consiste à centraliser de manière informatisée toutes sortes d’informations sur les enfants recueillies auprès des services sociaux, des services de santé, des écoles et le cas échéant de la police et de la justice. Selon les experts mandatés par le Parlement, le système pèche sur plusieurs plans : il n’est pas à l’abri d’erreurs qui pourraient porter tort aussi bien aux parents qu’aux enfants, et – pire – il porte atteinte au droit à la vie privée et à l’autonomie des familles en mettant tout le monde « sous surveillance ». « Cette politique gouvernementale propose de traiter tous les parents comme s’ils étaient incapables d’élever leurs enfants », avertit le rapport.

L’un des auteurs souligne qu’en cas de problèmes réels, l’étendue et le champ des pouvoirs de surveillance que s’arroge le gouvernement sont tels qu’ils « réduisent l’autorité parentale et réduiront leur volonté de rechercher ou d’accepter une aide ».

Il faut dire que tout sera consigné dans la nouvelle base de données : depuis les soupçons de maltraitance jusqu’à un refus de vaccination, la quantité de fruits ou de légumes absorbés par l’enfant ou ses problèmes en classe. Pour les rapporteurs, cela viole les règles britanniques et européennes de protection de la vie privée, et cela même indépendamment du fait que le système n’est pas sécurisé : 400.000 fonctionnaires et travailleurs sociaux auront accès à toutes les données.

Quant au but affiché de l’opération, il n’est même pas servi puisque le rapport note que la collecte d’autant d’informations aboutira à noyer celles qui désignent réellement les cas où un enfant est en danger : « Lorsqu’on recherche une aiguille dans une botte de foin, est-il nécessaire de construire des bottes de foin de plus en plus grandes ? »

Mais le rapport épingle aussi un but moins avouable : « Il s’agit avant tout de détecter les bébés et les enfants qui pourraient constituer plus tard une “menace” ou peser financièrement sur la société, par exemple en devenant mères adolescentes, élèves à problèmes ou délinquants. (…) Cela pose la question de la relation entre l’étiquetage qui peut se transformer en prophétie qui se réalise d’elle-même dans la mesure où tous les adultes traitent l’enfant de manière suspicieuse. Si ce “dépistage” des enfants avait lieu, resterait-il une place pour la responsabilité des parents ? »

Notons que le plan a été élaboré à la suite de l’affaire dramatique d’une petite fille de 8 ans, Victoria Climbie, morte de faim et de mauvais traitements de la part de sa tante et du compagnon de celle-ci. Exactement comme en France, Nicolas Sarkozy et son équipe imposent des solutions similaires en s’appuyant sur le cas des parents indignes de Drancy.

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22 novembre, 2006

Un rabbin parle du militantisme homosexuel

Après la décision par la Haute Cour israélienne, mardi, de reconnaître légalement en Israël les « mariages » homosexuels contractés à l’étranger par les nationaux de ce pays, un rabbin s’est exprimé en termes… étonnants, rapportés par John-Henry Westen de www.lifesite.net, réalisateur de cette interview. Le rabbin Yehuda Levin était l’envoyé spécial en Israël de l’Union des rabbins orthodoxes des Etats-Unis et de l’Alliance rabbinique d’Amérique ; à Jérusalem, il venait en outre de représenter plus de mille rabbins au sein de la coalition chrétienne, musulmane et israélite qui avait réussi à y empêcher la tenue d’une « Gay Pride » il y a quelques semaines.

Le rabbin Levin – qui jouit, selon Westen, d’un réel prestige international – a déclaré qu’il serait « bien pire de permettre l’homosexualisation de la Terre Sainte que de rendre de la terre aux Arabes ».

« Il y a quelque chose de bien pire que de prendre une personne innocente et de l’exterminer en ce monde : c’est de prendre une personne innocente et de l’exterminer en ce monde et dans l’autre. On le fait en l’amenant au péché licencieux. Ainsi vous le tuez, comme nos rabbins l’enseignaient dans le Talmud il y a plus de 2000 ans : vous le tuez en ce monde et dans l’autre en l’amenant au péché licencieux que ce soit l’adultère, ou une autre perversion ou l’homosexualité, le péché sexuel. Cela, c’est pire que de tuer », selon le rabbin Levin. Précisant que cela n’excusait en aucune manière n’importe quel type de génocide ou d’holocauste, il ajouta : « A un certain niveau, même l’antisémitisme qui conduit à la destruction du peuple juif, n’est pas le mal ultime. Le mal ultime consisterait à prendre un juif, ou n’importe qui d’autre, et d’essayer de le détruire spirituellement. C’est cela qui serait l’ultime holocauste. »

Le rabbin a appelé juifs, chrétiens et musulmans à coopérer dans la lutte contre une « homosexualisation du monde » pour défendre les exigences de Dieu, et pour éviter sa colère : « La meilleure façon de montrer son opposition à l’holocauste historique est d’arrêter l’holocauste de l’esprit qui est aujourd’hui perpétré par le militantisme homosexuel ».

Pour le rabbin Levin, la décision de la Haute Cour israélienne est directement liée au mouvement de la Gay Pride, et à son avis tout cela constitue « une menace directe à l’égard de personnes à travers le monde et spécialement des Amériques, dans la mesure où certains éléments de la communauté musulmane internationale n’attendent que ce genre de « preuve » de la malignité des relations entre les Etats-Unis et Israël, l’Amérique étant accusée d’exporter les pires éléments de sa culture vers l’Etat hébreu, vu comme portail du Moyen-Orient.

Tout cela est dit en des termes qu’on ne peut qualifier de politiquement corrects... Mais il est intéressant de connaître l’avis d’un rabbin respecté sur la question.

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Le parlement Chilien rejette l'avortement

La chambre des députés du Chili a rejeté ce mardi un projet de loi de dépénalisation de l'avortement, actuellement puni par la loi. Le projet était porté par des députés de plusieurs partis. Au cours des discussions le président de la chambre, Antonio Leal (Parti pour la démocratie) déclara le projet "inadmissible" car contraire à la Constitution chilienne qui garantit "le droit à la vie". Son point de vue fut adopté par 61 voix pour, 21 contre et 3 abstentions.

A l'occasion des débats les démocrates chrétiens, actuellement membres de la coalition dirigée par la socialiste Michelle Bachelet, avaient menacé de retirer leur soutien si les députés auteurs du projet persistaient à leur demander de l'approuver. Le parti de Michelle Bachelet a déjà dû retirer un projet de légalisation de l'euthanasie au mois de mai.

L'Eglise catholique s'était mobilisée contre le projet, la Conférence épiscopale du Chili ayant clairement "élevé la voix pour défendre le droit et la dignité de la vie humaine, à maintes reprises menacée par des propositions en faveur de l'avortement", comme le disait son président Mgr Alejandro Goic.

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L'avortement est punissable dans tous les cas au Chili, l'avortement dit "thérapeutique" ayant été interdit sous Pinochet en 1989.

Cellules souches et cancer

Selon la revue Nature datée du 21 novembre, citée par www.lifesite.net, ce sont des cellules souches anormales et non point les cellules cancéreuses ordinaires qui pourraient être à l’origine du dévloppement de certains cancers. Deux études concordantes menées au Canada et en Italie indiquent que la destruction ciblée de ces cellules souches défectueuses met fin au processus cancéreux, notamment dans le cas du cancer du côlon : ce seraient leurs signaux chimiques envoyés vers les cellules cancéreuses ordinaires qui conduiraient ceux-ci à se multiplier.

Selon John Dick et don équipe, de l’université de Toronto, lesdites cellules souches sont hautement résistantes aux formes actuelles de traitement du cancer, y compris l’irradiation : la chimio et la radiothérapie chasseraient donc les pions au lieu du roi, selon l’expression d’Alan Berstein, de l’Institut canadien des services de santé.

La nouvelle est intéressante certes pour les malades mais aussi plus généralement par l’éclairage qu’elle donne à la promotion frénétique de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, dont diverses études montrent qu’elles dégénèrent facilement en cellules cancéreuses lors d’une implantation. Raison pour laquelle le Pr Lucien Israël, par exemple, est farouchement opposé à leur utilisation « thérapeutique ».

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21 novembre, 2006

La Haute Cour de Londres refuse l'euthanasie

Les juges de la Haute Cour de Londresn'auront pas accédé à la demande d'une famille qui réclamait pour une femme en "état végétatif persistant" le "droit" de la laisser mourir par l'arrêt de toute nourriture et hydratation artificielle. Un acte qui constitue une "euthanasie par omission" dans la mesure où il a pour but la mort et pour moyen le refus de soins ordinaires dans une situation où ils ne sont ni inutiles ni inutilement pénibles.

Le président de la chambre des affaires familiales Sir Mark Potter a suivi l'avis de l'avocat officiellement désigné pour défendre les intérêts de la femme, victime d'une hémorrhagie en 2003, qui a argué qu'aucune piste ne devait être négligée qui puisse contribuer à sauver une vie. En l'occurrence, ledit "Official Solicitor" a suggéré que l'on administre le somnifière Zolpidem à la victime, dans la mesure où ce médicament s'est révélé dans certains cas capables de réveiller des personnes en état végétatif persistant, en leur permettant de se désigner correctement et de mener des conversations lucides pendant la durée d'effet du somnifère. Ces expériences menées en Afrique du Sud devraient en effet totalement bouleverser la manière dont est considéré l'état dit "végétatif".

Malgré l'hostilité des proches de la femme en cause, qui craignent de la voir revenir à la conscience dans état terriblement diminué par son accident cérébral, Sir Mark Potter a là aussi décidé de suivre l'avis de Laurence Oates. Les essais pour réveiller la femme à l'aide du médicament seront limités à trois jours et devront être stoppés s'ils entraînent une souffrance pour elle (ce qui suppose tout de même une conscience).

Bravo ? Pas tout à fait. L'un des objectifs de cette tentative est de permettre à la femme de s'exprimer sur le fait si elle veut continuer ou au contraire mise à mort par déshydratation. Mais c'est en tout cas une brèche dans l'édifice du tout-euthanasique qui semble vouloir se dresser en Grande-Bretagne ces jours-ci.

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19 novembre, 2006

L’euthanasie ou la prison ?

Selon le site internet lié à l’Evening Standard, Lord Falconer, « Lord Chancellor » (ministre de la justice) britannique, vient d’avertir les médecins et les infirmières que de nouvelles lois contraignantes les obligeront à respecter les « testaments de vie » de leurs patients fixant la manière dont ceux-ci veulent être soignés au cas où ils deviendraient incapables de s’exprimer. Sous peine de prison ou de fortes demandes de dommages civils.

Il s’agit des fameux « living wills », des documents qui établissent à l’avance si le patient désire recevoir un traitement préservant sa vie ou non en cas de grave atteinte à sa santé qui le rendrait incapable de faire connaître sa décision ou de se nourrir lui-même. La possibilité légale de signer un tel document est en réalité une ouverture discrète à l’euthanasie, puisqu’il ne s’agit pas seulement de refuser l’acharnement thérapeutique, ce qui est moral, mais aussi de refuser (par avance… parfois des années à l’avance) toute administration artificielle de nourriture ou boisson, jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Pour parler clairement, ce refus des soins ordinaires équivaut à une mise à mort certaine, par la faim et surtout par la soif, sans qu’aucune des conditions requises pour cesser l’alimentation ou l’hydratation ne soit respectée.

La loi évoquée par Lord Falconer est celle qui donnera pleine force légale aux « testaments de vie » au printemps prochain ; il a donné ces précisions dans le Guide « Labour » à propos de la loi sur la capacité mentale (Mental Capacity Act) destinée aux personnels médicaux. Ceux-ci voient attirer leur attention sur le fait que quiconque refuserait de suivre les indications des patients serait passible des tribunaux pénaux pour « voie de fait » (punie au maximum de cinq ans de prison), celle-ci étant caractérisée par le refus de… tuer. Mais les médecins (ajoute le document) pourraient se réfugier derrière une clause de conscience pour des raisons morales et religieuses : en ce cas, ils se verraient obligés de céder leur patient à un autre médecin qui accepterait de le « laisser mourir ». Un acte de complicité, pour le moins.

Quant à la possibilité de se voir réclamer des réparations civiles, on ne peut que supposer qu’elle serait ouverte à la famille ou aux proches du malade qui auraient intérêt à sa disparition, ou au malade qui aurait survécu contre son gré…

Le Dr Peter Saunders, président de la « Christian Medical Fellowship », fait remarquer que des patients peuvent prendre des décisions hâtives ou mal éclairées à propos du refus de toute nourriture, et qu’ils ne peuvent savoir à l’avance si dans une situation donnée ils ne changeraient pas d’avis.

L’affaire est d’autant plus grave que la même loi sur la capacité mentale dispose que le retrait de tout soin à un patient incapable de s’exprimer peut être décidé d’office s’il y va de son intérêt (!), tandis qu’une affaire passée en justice l’an dernier a établi que la décision d’administrer ou non les soins ordinaires que sont la nourriture et l’hydratation peut être déterminée en termes de coût.

Et si c’était la « sécurité sociale » qui pouvait réclamer les dommages intérêts en cas de survie abusive du patient ?

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18 novembre, 2006

Irlande : redéfinir le début de la vie

Après la décision de la Haute Cour de Dublin de rejeter la demande d’une femme qui réclamait le droit d’obtenir l’implantation de trois embryons congelés à la suite d’une procédure de fécondation in vitro, le ministre de la santé irlandais, Mary Harney, a confirmé qu’elle va introduire des projets de modification législative sur la Reproduction humaine assistée.

Dans un communiqué publié le 15 novembre, Mary Harney invoque explicitement la jurisprudence en question qui sera versée au dossier. Elle rappelle qu’elle s’appuiera sur le rapport publié par la Commission ad hoc installée en mars 2000 au termes de 23 rencontres et d’enquêtes publiques.

Patrick Buckley (ELN NEWS) commente à ce propos que le rapport avait abouti à des conclusions totalement inacceptables, puisqu’il affirme que la protection constitutionnelle de l’enfant à naître ne doit commencer qu’au moment où l’embryon s’implante sur la paroi de l’utérus de la femme (la nidation). Point de vue qui conduit les rapporteurs à recommander l’autorisation du don de sperme, d’ovules et d’embryons, tout comme la légalisation des « mères porteuses » et du traitement de fertilité pour les lesbiennes.

En effet, tout tourne autour du statut de l’embryon. En contredisant frontalement l’interprétation classique de la question de la protection de la vie dès la conception, qui est celle de la Constitution irlandaise, la Commission ouvre en effet toutes grandes les portes à toutes les aberrations de la culture de mort, allant jusqu’à recommander déjà le recours au clonage dit thérapeutique (« cloner et tuer »).

Redéfinir le commencement de la vie pour le faire équivaloir avec la nidation commence à être une vieille astuce du lobby pro-mort. C'est ce mensonge qui fut utilisé pour faire croire que la contraception chimique n'a pas un effet abortif.

Nicaragua : pressions et menaces internationales

La décision du président Enrique Bolaños se révèle encore plus courageuse qu’il n’y paraît si l’on considère les pressions qui se sont multipliées pour l’inciter à ne pas promulguer la loi interdisant toute forme d’avortement au Nicaragua. Il y eut pendant la dernière ligne droite un message officiel de l’Association américaine de la santé publique, l’une des plus importantes et des plus anciennes de son genre, qui lui demandait de renoncer à signer sous peine de contrevenir à la convention des Nations unies sur les droits des femmes (CEDAW), à laquelle adhère le Nicaragua et aux termes de laquelle, selon la signataire du message, l’avortement thérapeutique est un droit de la femme.

A Berlin, vendredi, ce fut la social-démocrate Heidemarie Wieczorek-Zeul, ministre allemande de la Coopération internationale – maintenue à son poste à l’avènement d’Angela Merkel – qui appela solennellement le président Bolaños à ne pas contresigner la loi, au motif qu’elle ne serait pas conforme aux obligations internationales du pays en matière de droits de l’homme.

« Elle va à l’encontre des droits humains des femmes du Nicaragua parce que l’avortement est pénalisé dans tous les cas, même si la vie de la femme est en danger ou si la grossesse est consécutive à un viol », précise la lettre.

Il serait intéressant de savoir s’il y a vraiment beaucoup de cas (à supposer qu’il y en ait) où un avortement est absolument la seule solution pour sauver la vie d’une mère – en tout cas dans les pays disposant de services de santé convenables.

C’est pourtant l’épouvantail qui est agité pour obtenir la condamnation universelle du Nicaragua. Et à n’importe quel prix.

Mme Wieczorek-Zeul a ainsi précisé que la communauté internationale avait clairement fait savoir au Nicaragua qu’il allait falloir remodifier la loi, dans la mesure où son application « entraînerait des conséquences » pour le Nicaragua.

Lesquelles ? Eh bien, son ministère a fait savoir à cette occasion qu’il a versé cette année 12,5 millions d’euros au Nicaragua , tout comme en 2005 : cet argent sert à des programmes de création de structures de l’Etat, d’approvisionnement d’eau, de drainage et de dévloppement durable. Le sous-entendu n’est pas difficile à comprendre : continuez comme cela et l’on vous coupe les vivres. Littéralement.

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Nicaragua : promulgation de la loi anti-avortement

Le président de la République du Nicaragua a fait savoir par un communiqué officiel ce samedi que la loi interdisant toute forme d’avortement volontaire avait été contresignée par lui le vendredi 17 novembre, en présence de représentants des Eglises catholique et évangélique. La loi, qui sera publiée au Journal officiel grâce à cette approbation présidentielle, met fin à plus de 100 ans d’exceptions légales autorisant l’avortement dans des cas limités. Exceptions d’interprétation de plus en plus large, évidemment.

Il faut souligner que la nouvelle législation a été démocratiquement adoptée par le Parlement, par 52 députés sur 91 : l’initiative précisait qu’il fallait mettre fin à l’avortement dit « thérapeutique » afin qu’au Nicaragua, « l’on ne continue pas de réaliser des actes délictueux sous couvert d’avortement thérapeutique ».

Les Eglises, et notamment la Conférence des évêques du Nicaragua, s’étaient engagés dans ce combat au moment où il était au contraire question d’assouplir la loi. Ils ont expliqué leur choix au nom du « renforcement du droit inviolable à la vie », précise le communiqué de la Présidence de la République. La Constitution du pays établit que le droit à la vie est inviolable pour la personne humaine et que la vie est le noyau fondamental de la société.

Précisons que ce n’est pas parce que la décision a été démocratiquement adoptée qu’elle est juste : elle l’est parce qu’elle respecte un bien qui dépasse l’homme et qui s’impose à lui, quelle que soit la loi positive en vigueur. Il n’empêche : sans surprise, ce sont les tenants du respect de la volonté populaire et de l’Etat de droit qui s’insurgent contre cette procédure, irréprochable en théorie – à leurs yeux du moins – qui crient le plus fort au scandale.

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17 novembre, 2006

Benoît XVI aux évêques suisses : Moralité et antimoralité

Le 9 novembre, le Pape recevait les évêques suisses ad limina. Il prononça à cette occasion un discours improvisé pour lequel il présenta ses excuses avec beaucoup de délicatesse, invoquant sa lourde charge de travail : « Je me présente devant vous avec cette pauvreté, mais peut-être le fait d’être pauvre dans tous les sens du mot convient-il aussi à un Pape à ce moment de l’histoire de l’Eglise. »
Parce qu’il n’a pas été traduit ni vraiment évoqué en français je vous propose ici ma tentative de traduction de l’intégralité de sa seconde partie qui concerne au fond la culture de vie et la culture de mort : une traduction non officielle et que je ne garantis pas absolument, mais le texte m’a semblé trop important pour le laisser « dormir ». Le texte a été traduit en espagnol, et en italien sur le site du Vatican et en anglais sur
http://www.chiesa.espressonline.it. On notera que la conclusion, qui appelle à une lecture « plus large » (plus approfondie, ai-je traduit) et « nouvelle » du Décalogue avec le Christ et avec l’Eglise devient une lecture « progressive », voire un appel à une « interprétation nouvelle et progressive en ce temps » !
Texte original en allemand :
ici.

J‘ai souvent entendu dire que les gens d’aujourd’hui ont une nostalgie de Dieu, de la spiritualité, de la religion, et que l’Eglise elle aussi recommence à être considérée comme une interlocutrice possible (il fut un temps où l’on ne cherchait cela que dans les autres religions). Une certitude grandit à nouveau : l’Eglise est une grande porteuse d’espérance spirituelle, elle est comme un arbre où les oiseaux peuvent construire leurs nids, même s’ils veulent s’envoler plus tard…

Mais ce qui se révèle très difficile à accepter pour les gens, c’est la moralité proclamée par l’Eglise.

J’ai réfléchi à cela – j’y réfléchissais déjà depuis quelque temps – et je vois de plus en plus clairement que tout se passe comme si, en notre temps, la moralité avait été scindée en deux parties. La société moderne n’est pas purement et simplement sans moralité, mais elle a, en quelque sorte, « découvert », et elle revendique une partie de la moralité qui, dans sa proclamation par l’Eglise pendant des dernières décades et même au-delà, n’a peut-être pas été suffisamment présentée. Ce sont les grands thèmes de la paix, de la non-violence, de la justice pour tous, de la sollicitude à l’égard des pauvres et du respect de la Création. Tout cela est rassemblé dans un ensemble éthique qui, y compris en tant que force politique, a un grand pouvoir, et constitue pour beaucoup un substitut ou un héritage de la religion. Au lieu de la religion, considérée comme une métaphysique ou une chose de l’au-delà – voire comme une affaire individualiste – les grands thèmes moraux font leur entrée comme l’essentiel capable de conférer à l’homme sa dignité et à forcer son engagement. Cet aspect de la moralité existe, et elle fascine les jeunes qui s’engagent en faveur de la paix, pour la non-violence, pour la justice, pour la Création. Ce sont en vérité de grands thèmes moraux, qui appartiennent du reste à la tradition de l’Eglise elle-même. Les moyens proposés pour leur solution sont bien souvent très univoques, pas toujours crédibles, mais nous n’allons pas nous étendre là-dessus maintenant. Les grands thèmes sont présents.

L’autre partie de la morale – et il n’est pas rare qu’elle soit considérée de façon assez controversée par la politique – concerne la vie. En fait partie l’engagement pour la vie, depuis la conception jusqu’à la mort, c’est-à-dire la défense de la vie face à l’avortement, l’euthanasie, les manipulations et l’autolégitimation de l’homme qui s’autorise à disposer de la vie. On essaie souvent de justifier ces interventions dans le but apparemment élevé de pouvoir être ainsi utile aux générations futures, et ainsi paraît moralement justifié le fait de prendre même la vie de l’homme entre ses mains afin de la manipuler.

Mais d’un autre côté existe aussi la certitude que la vie humaine est un don qui exige notre amour et notre respect du premier au dernier instant, y compris pour ceux qui souffrent, les handicapés, et les faibles. C’est dans ce contexte que se situe aussi la morale du mariage et de la famille. Le mariage est, pour ainsi dire, de plus en plus marginalisé. Nous connaissons l’exemple de certains pays, où l’on a fait une modification législative aux termes de laquelle le mariage n’est plus défini comme un lien entre un homme et une femme, mais comme un lien entre personnes ; ainsi, de façon très évidente, est détruit le concept même et la société, depuis ses racines mêmes, devient quelque chose de totalement différent. La certitude que la sensualité, l’éros et le mariage comme union entre un homme et une femme vont ensemble – « Et les deux seront une seule chair », dit la Genèse – cette certitude s’atténue toujours davantage ; tous les genres de liens semblent absolument normaux – tout cela présenté comme une sorte de moralité de la non-discrimination et une forme de liberté qui est due à l’homme. Ainsi, naturellement, l’indissolubilité du mariage est devenue une idée quasi utopique que l’on voit contredite par beaucoup de personnes dans la vie publique. Et ainsi, progressivement, c’est la famille elle-même qui se défait. Certes, le problème de la diminution impressionnante du taux de natalité comporte des explications multiples, mais assurément un rôle décisif est joué par le fait que l’on veut avoir la vie pour soi-même, que l’on a peu confiance en l’avenir et que, en outre, on tient comme quasi irréalisable la famille comme communauté durable, dans laquelle la génération future pourrait grandir.

Dans ces contextes, donc, notre annonce se heurte à une certitude contraire de la société, pour ainsi dire, à une espèce d’antimoralité qui s’appuie sur une conception de la liberté vue comme la faculté de choisir de façon autonome, sans orientation prédéfinie ; comme une non-discrimination ; et donc comme l’approbation de toutes sortes de possibilités, qui se détermine éthiquement correct de manière autonome.

Mais l’autre certitude n’a pas disparu. Elle existe, et je pense que nous devons nous efforcer de recoller ces deux parties de la moralité et rendre évident le fait qu’elles vont inséparablement unies. C’est seulement si l’on respecte la vie humaine de la conception jusqu’à la mort, qu’est possible et crédible une éthique de la paix ; c’est alors seulement que la non-violence peut s’exprimer dans toutes les directions, c’est alors seulement que nous pouvons véritablement accueillir la création et que nous pouvons atteindre la vraie justice. Je pense que nous nous trouvons ici face à une grande tâche : d’une part, ne pas faire apparaître le christianisme comme un simple moralisme, mais comme le don au sein duquel nous est donné l’amour qui nous soutient et qui nous donne la force nécessaire pour savoir « perdre sa propre vie » ; de l’autre, dans ce contexte d’amour donné, de progresser vers la concrétisation – sur les fondations qu’offre toujours le Décalogue qu’avec le Christ et avec l’Eglise, nous devons lire en ce temps d’une manière approfondie et nouvelle.

Tranches de cadavres…

Près de la frontière polonaise, à Guben en Allemagne, une usine vient d’ouvrir ses portes, y compris au public : on y fabriquera des « tranches de cadavres ». C’est l’anatomiste Gunther von Hagens qui est à l’origine du projet – lui qui a développé de nombreuses techniques pour congeler et débiter en tranches fines, à la scie circulaire, des cadavres humains, puis de les conserver par plastification, ou encore de les disséquer et de les conserver de façon à obtenir des points de vue extraordinaires sur des organes ou des corps entiers.

Trois jours par semaine, l’atelier – le plastinarium – sera ouvert au public (interdit au moins de 14 ans) qui moyennant 12 euros par tête pourra assister à la découpe avant de visiter le macabre musée avec des corps mis en scène. Les restes non destinés à l’exposition (le gros de la production) seront vendus aux chercheurs et aux étudiants en médecine, noble fin qui a déjà séduit (assure l’entreprise) quelque 6.000 futurs donneurs.

Une boutique de souvenirs complètera le circuit mais on ne pourra y acquérir (foi de bouchers) que des tranches d’animaux.

Quarante-deux salariés (mais on espère arriver aux deux cents) s’affairent déjà dans l’usine. Certains ont fait un stage en Chine où Gunther von Hagens dispose de « filiales » avant la lettre.

Soit dit au passage, il n’y a rien d’étonnant à ce que cette ignoble entreprise ait pu débuter en Chine, où le matérialisme communiste s’accommode fort bien de cette déshumanisation outrée. On reconnaît l’homme au respect dont il entoure ses morts : c’est le signe de sa conscience, de sa pensée, de son âme immortelle et de sa relation à Dieu. Broutilles que tout cela, au XXIe siècle…

Gunther von Hagens assure que des expositions basées sur sa technique (comme « Bodies », que j’avais commentées dans Présent, et dont les plus courageux pourront vérifier l’existence ici) n’ont rien à voir avec lui : la différence, assure-t-il, réside dans le fait qu’il n’utilise que des corps librement donnés par leurs… propriétaires ? L’exposition de corps de dizaines de Chinois jeunes et bien portants par « Bodies » avait en effet soulevé quelques questions.

Pourquoi s’inquiéter de cela quand on avorte par centaines de milliers et que l’euthanasie progresse ? Parce que ce genre d’entreprise consiste non seulement à profaner des corps bien au-delà des besoins de la recherche médicale, mais qu’elle anesthésie notre respect pour nos semblables.

Le site de Gunther von Hagens : Bodyworlds

16 novembre, 2006

L'ONU au secours de l'idéologie du genre

L’organisme catholique de défense de la famille et de la vie basé à New York, C-Fam, attire l’attention sur un document de l’ONU publié la semaine dernière par un panel d’experts mandaté par le Secrétaire général Koffi Annan pour étudier les manières de rendre le travail de l’ONU plus efficace. L’une des principales recommandations du rapport vise à faire entreprendre une vaste révision de toute l’ONU afin de promouvoir « l’égalité de genre » et l’empowerment (le fait de donner du pouvoir autonome) des femmes. L’une des premières urgences serait de créer une « entité de genre » sous l’égide l’ONU qui aurait son mot à dire sur toutes les activités de l’organisation internationale, y compris toute subvention au développement.

L’égalité de genre serait ainsi au centre de tous les mandats de l’ONU. Pour le Canada et les Pays-Bas, la notion est inextricablement liée à celle des « droits réproductifs » et des « services de santé sexuelle et reproductive ».

Bien que sous la pression de certains Etats, le Vatican notamment, l’ONU fasse figurer une définition traditionnelle du mot genre mais l’« officine de conseil sur le genre » du Secrétaire général le considère comme une « construction sociale », rejoignant ainsi les thèses les plus extrémistes de ceux qui voient dans les différences sexuelles les résultats de la culture et non de la nature. Porte ouverte à l’idéologie de la libre orientation sexuelle et à l’opposition aux modèles culturels « paternalistes » (le modèle chrétien, par exemple).

Kofi Annan a pleinement approuvé le rapport, promettant de faire avancer le dossier dès les semaines à venir pour que son successeur n’ait plus qu’à nommer un nouveau chef général des « activités de genre ».

Sur la nature desquelles je ne puis que laisser libre cours à votre imagination…

Source : C-Fam Friday Fax

Des bébés humains de 27 000 ans...

Pour l’AFP, c’est un sujet d’étonnement. La preuve que les bébés étaient des « membres à part entière » de la communauté des hommes préhistoriques. La découverte, puis l’annonce, fin octobre, de la mise au jour d’une sépulture de deux nouveau-nés près de Krems en Autriche le mois précédent, fut l’occasion de cet étonnant étonnement…

Les restes fossilisés des deux tout-petits, mesurant 40 centimètres (prématurés ?) et serrés l’un contre l’autre, indiquent certes clairement que leur sépulture fut faite selon des rites réservés aux êtres humains : les petits squelettes étaient recouverts d’une couche d’ocre rouge et recouverts d’une omoplate de mammouth qui avait été placée là « intentionnellement », selon la paléontologue Christine Neugebauer-Marech. L’un des corps était orné d’un collier de 31 perles en ivoire de mammouth. La datation au carbone estime leur âge de 27 000 à 40 000 ans.

Est-ce donc si bizarre que des petits d’homme soient considérés comme… des hommes ? Si nos scientifiques considèrent que c’est le signe et la preuve de cette solidarité de l’espère humaine dès ses débuts, que penseront les chercheurs des siècles futurs du nôtre, où les fœtus rejetés terminent à la poubelle, ou au four crématoire…

Source : ici

Plus ou moins de Chinois ?

Même si la Chine n’entend pas mettre fin à sa politique générale de l’enfant unique (le responsable du programme vient de se féliciter du fait que la Chine a su éviter un accroissement de 400 000 personnes de sa population), la ville de Guangzhou encourage désormais les parents eux-mêmes enfants uniques d’avoir un deuxième enfant, parce que la population vieillit de façon inquiétante.

De telles mesures existent dans 27 provinces chinoises, et visent à diminuer la pression sur les jeunes générations causée par ce vieillissement.

Problème : seule une petite minorité de couples en âge d’avoir des enfants accepte de donner la vie à un deuxième enfant, en raison de son coût financier. « Lorsque les deux parents sont enfants uniques, ces couples porteront l’entière responsabilité du soin de leurs parents et de leurs enfants. Résultat : ils sont nombreux à préférer même n’avoir aucun enfant, plutôt que d’en avoir deux », a déclaré Duan Jianhua, directeur local du comité de planning familial.

Cela dit le gouvernement municipal envisage d’aider des familles ayant des difficultés particulières pour cause de maladie ou de chômage… dans la mesure où elles ont un seul enfant, apportant ainsi la preuve qu’elles « soutiennent la politique de planning familial ».

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La Haute Cour irlandaise nie le droit de vivre des embryons

Alors même que la Constitution irlandaise oblige au respect de la vie dès la conception, la Haute Cour, qui siège à Dublin, vient de juger qu’un embryon congelé ne possède pas le droit de vivre.

Les juges étaient saisis par une mère qui avait eu recours à une fécondation in vitro après une opération qui l’avait laissée stérile. Six embryons furent « créés », parmi lesquels trois furent implantés avec succès ; elle demandait le droit de mener les autres à terme malgré l’opposition de son mari qui l’avait entretemps quittée.

Il lui fut répondu que les embryons conservés ne doivent pas être considérés comme des enfants à naître et que leur implantation exige une décision commune du couple : « Il est du devoir des cours de faire respecter et d’appliquer la loi, et non la moralité. »

En l’occurrence, il ne s’agit pas d’un simple problème de moralité. Ainsi, l’Eglise considère la procréation médicalement assistée comme mauvaise et l’interdit aux catholiques, n’envisageant de la tolérer du point de vue des lois civiles positives qu’en cas de non recours à des procédures impliquant un donneur extérieur au couple. En revanche, elle se fonde sur la loi naturelle pour demander le respect de la vie de tout être humain innocent.

Le Comité pour la bioéthique des évêques d’Irlande s’est dit opposé à la décision de la Haute Cour.

L'affaire n'est pas sans similitudes avec celle plaidée par le Pr Jérôme Lejeune à Maryland, Etats-Unis. Qu'il racontait et éclairait dans L'enceinte concentrationnaire.

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Les évêques portugais redisent "non"

L’Assemblée plénière de la Conférence épiscopale portugaise s’est achevée aujourd’hui à Fatima avec la publication d’un communiqué final qui redit la ferme opposition de l’Eglise catholique à l’avortement :

« En ce qui concerne un nouveau référendum sur l’avortement, l’Assemblée plénière des évêques manifeste le désir que s’ouvre une période d’éclairement des conscience serein et profond. Ceux qui pencheraient, à l’heure actuelle, pour voter “oui”, elle les invite à confronter leur choix à la lumière du don et de la responsabilité de la vie humaine. A ceux qui ont déjà décidé de voter “non”, elle demande qu’ils s’efforcent à marquer leur présence en un moment si décisif pour la culture de vie. »

Dès l’ouverture de l’Assemblée, son président Mgr Jorge Ortiga avait déclaré :

« C’est avec des paroles claires que nous exprimons notre position, même si elles nous relèguent parmi les rétrogrades en comparaison avec d’autres pays : nous sommes sans ambiguïté pour la vie depuis la conception jusqu’à la mort. » Et d’avertir le gouvernement qu’il ne lui appartient pas « de libéraliser ou de décriminaliser ce qui est, par sa propre nature, un crime ». « Aucune loi positive ne peut transformer en non-mal ou en bien ce qui est un mal en soi. »

Il a précisé aujourd’hui après la fin de l’Assemblée qu’il n’avait pas voulu dire que l’Etat « ne peut pas légiférer » en la matière, comme d’aucuns ont cru le comprendre : « Nous acceptons la séparation (Eglise-Etat), mais non point l’ignorance. Au milieu de cette laïcité, nous devons nous imposer par notre différence. »

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Portugal : vers le référendum sur l'avortement

Le tribunal constitutionnel portugais a approuvé hier, à la majorité, la question sur la dépénalisation de l’avortement adoptée par le Parlement à majorité socialiste pour être soulise à référendum populaire. Le président de la République Anibal Cavaco Silva dispose désormais de 20 jours pour décider de convoquer ou non le référendum : lourde responsabilité pour ce libéral plutôt chrétien mais encore plus démocrate…

La question posée ne devrait pourtant pas être soumise aux aléas du choix démocratique, car il s’agit d’une affaire objective de respect de la vie qu’aucune majorité ne peut modifier. « Etes-vous d’accord avec la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse, si elle est réalisée, par choix de la femme, pendant les dix premières semaines, dans un « établissement de santé légalement autorisé ? » Elle avait été posée dans les mêmes termes en 1998.

Dans une interview à Présent, le chef de la Maison royale du Portugal, Dom Duarte de Bragança, très engagé dans le respect de la vie, avait souligné combien cette formulation pouvait embrouiller les gens simples appelés à voter, avec la référence notamment à l’établissement « légalement autorisé » qui donne d’emblée une illusion de légitimité.

Si le référendum a lieu sa date devra être fixée entre 40 et 180 jours après cette décision présidentielle : le PS est favorable à un délai rapide, entre la mi-janvier et la mi-février.

Un mini-drame agite cependant le PS puisque le Premier ministre socialiste, José Socrates, s’est engagé à ne dépénaliser l’avortement au Portugal qu’en cas de « oui » au référendum, et de respecter le « non » même si une participation insuffisante ne donne pas un caractère obligatoire au résultat. Il entérinait ainsi les engagements pris par les responsables de son parti lors de son congrès national, dimanche.

La bataille s’annonce donc importante.

15 novembre, 2006

New York : confusion des genres

La municipalité de New York envisage de modifier radicalement ses règles de l'état civil, afin de permettre à quiconque de changer l'indication de son sexe dans le registre des naissances, même en l'absence d'opération pour changement de sexe. Cette proposition émane du "Board of Health" (les services de santé de la Ville) et s'accompagne de quelques conditions :

  • naissance à New York
  • production d'attestations d'un médecin généraliste et d'un psychiatre exposant les raisons justifiant la demande, et assurant que le changement aurait un caractère permanent
  • changement de nom
  • production d'éléments montrant que le demandeur a déjà adopté depuis deux ans son nouveau "genre".

Cette proposition hallucinante vise à éliminer les difficultés nées de situations incertaines (ex : un barbu qui porterait des implants mammaires - sic !) ou du coût de l'opération de changement de sexe, mais s'appuie également sur le succès croissant de l'idéologie du genre, selon laquelle le sexe est une notion de culture et non de biologie, et que l'orientation sexuelle est l'expression du libre choix de l'intéressé. La réussite prévisible de l'initiative, selon le New York Times, vient de la puissance du lobby "transgenre", sans commune mesure avec son caractère marginal ; huit experts du "transgenre" ont participé aux pourparlers menés avec les responsables de la santé de l'Etat du New York.

Parmi les questions ouvertes, il y a celle de la confidentialité de la démarche, qui interdirait à une agence d'adoption de connaître le sexe d'origine d'un candidat sans passer par une demande auprès des tribunaux.

Le New York Times rapporte en guise d'illustration le cas d'un homme qui dit "se vivre" comme "une femme dans un corps d'homme mais lesbienne" - et qui a été expulsé à son grand dam des toilettes réservées aux femmes pour y avoir fait des propositions indécentes : l'homme estimait jouir de droits particuliers au titre de son appartenance à plusieurs catégories protégées.

Où mène le brouillage des repères fondamentaux...

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Avortement : fermeté de l'archévêque de Monaco

Lire les informations publiées par Le Salon Beige.

14 novembre, 2006

Dénatalité "irréversible" en Allemagne

L'office fédéral des statistiques allemandes a reconnu mardi dernier que le taux de natalité dans son pays a tellement baissé (1,36 enfant par femme) que même l'immigration ne pourra plus compenser la dénatalité. La baisse de population pourrait atteindre les 12 millions en 2050, soit une baisse de 15 % par rapport à la population allemande actuelle.

L'office fédéral évoque une balance de plus 600 000 morts par rapport aux naissancs cette année-là, ainsi qu'une baisse de 22 % de la population active. Le problème serait particulièrement aigu à l'Est. Accueillir quelque 100 à 200 000 nouveaux immigrés par an ne changerait rien, assure son vice-président, Walter Rademacher.

Pour la Deutsche Welle, même si les immigrés tendent à aligner leur fécondité sur les populations autochtones comme l'assure l'office fédéral, l'Allemagne prend bien le chemin de devenir un Etat musulman d'ici à 2050.

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Cellules souches adultes et diabète

Selon une étude de l'université Tulane aux Etats-Unis, le recours aux cellules souches adultes pourrait bientôt offrir un soulagement aux diabétiques, une étude sur des souris présentant un diabète de type 2 venant de montrer qu'une fois implantées ces cellules, prélevées sur des êtres humains adultes, aboutissent à faire augmenter la création de l'insuline de souris. Les chercheurs ont également constaté que le traitement avait pu avoir un effet bénéfique sur l'insuffisance rénale présentée par ces souris. Mais cette amélioration pourrait être le simple résultat de la baisse des sucres sanguins.

Le Dr Darwin Prockop, responsable de l'expérience, pense pouvoir procéder raapidement à des essais sur des patients humains, à commencer par ceux dont un organe vital serait déjà atteint par les conséquences du diabète.

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Royaume-Uni : le diagnostic préimplantatoire progresse

Lifesite.net commente l’annonce par le centre de génétique de King’s College, en Angleterre, de la naissance de deux bébés début novembre dans le cadre d’un nouveau programme de diagnostic préimplantatoire. Les deux parents des enfants « sélectionnés », Catherine et Jim Greenstreet, sont tous deux porteurs d’une prédisposition à la fibrose cystique, maladie déjà developpée par l’un de leurs jumeaux de 5 ans.

Leur nouvelle tentative de devenir parents s’est faite de façon parfaitement clinique. Ils ont eu recours à une fécondation in vitro, et les embryons obtenus ont été soumis à la nouvelle technique de l’héliotypage génétique préimplantatoire, qui consiste à examiner la totalité de l’ADN pour dépister des désordres génétiques potentiels. Pour éliminer au mieux les « points d’interrogation » génétiques, on procède ce faisant à la fécondation et à la destruction de multiples embryons pour aboutir à un résultat aussi sûr que possible.

En l’occurrence, « Freddie » et « Thomas » ont été sélectionnés et implantés.

Cela dit, note Lifesite, des études ont montré que les embryons conçus in vitro présentent un risque beaucoup plus important que les embryons conçus naturellement de présenter des défauts génétiques : jusqu’à 40 %. Le cercle devient ainsi de plus en plus vicieux. Sans compter que le fait de porter des gènes indicateurs de prédisposition à une maladie grave ne garantit nullement que la maladie sera effectivement contractée…

13 novembre, 2006

Le Dakota du Sud rejette l'interdiction de l'avortement

Par une proportion de 55 contre 45, les électeurs du Dakota du Sud, invités à se prononcer mardi dernier sur une loi interdisant tout avortement dans cet Etat, sauf ceux qui s'avéreraient nécessaires pour sauver la vie de la mère, ont rejeté la proposition alors même que l'opposition majoritaire des habitants de cet Etat à l'avortement semble établi.

Il semblerait que ce soit le caractère absolu de l'interdiction (y compris en cas de viol ou d'inceste) qui ait fait peser la balance de l'autre côté.

Echec donc, pour la vie, mais quoi qu'il en soit l'exemple proposé par cet Etat américain a déjà entraîné des initiatives supplémentaires dans d'autres Etats et l'édifice juridique de Roe versus Wade s'en trouve sinon ébranlé, du moins assiégé.

L'affaire pose de façon aiguë la question de ce qu'il est possible de faire en politique. Un texte moins radical... moins radicalement juste !, aurait permis que moins de meurtres légaux de tout-petits soient commis dans et aurait à ce titre pu recueillir, peut-être, davantage de voix. Les partisans d'une interdiction totale auraient pu apporter leur soutien à un texte moins satisfaisant au titre du bien qui pouvait en résulter.

Alors : est-ce une erreur de "tout" demander, alors que les esprits ne sont pas mûrs ? Cette question est cruciale dans les combats pro-vie aujourd'hui. Elle appelle à la fois à une vraie réflexion, à la lumière de la vérité mais aussi de la prudence politique, et à un autre combat : celui de l'information sur la réalité du caractère criminel de l'avortement, quelle que soit l'origine de la grossesse que l'on cherche à arrêter. Deux éléments qui devraient au fond aller de pair : c'est l'affirmation claire d'une opposition totale à la légalité du crime sur les tout-petits qui permet, pour les besoins du moment et selon les circonstances, de demander concrètement une mesure pas totalement satisfaisante mais allant dans la bonne direction.

Quoi qu'il en soit, il faut bien comprendre qu'à l'heure actuelle, une loi du genre de celle du Dakota du Sud n'a pas d'énormes chances de passer le barrage de la Cour Suprême. Le texte a eu un rôle de ballon d'essai, finalement pas si raté si l'on considère que près d'un électeur sur 2 dans le Dakota, 45 %, ne s'est pas laissé influencer par le discours sur le viol et l'inceste dont il s'agit maintenant de montrer qu'il n'est pas véritablement au service des femmes, mais sert à promouvoir l'avortement sous couleur de "compassion".

07 novembre, 2006

Suspension provisoire

Je serai absente jusqu'au lundi 13 novembre, et loin d'Internet. Il n'y aura pas de nouvelles informations sur ce blog jusqu'à mon retour. A la semaine prochaine !

La Cour Suprême américaine et l'avortement par naissance partielle

« Cela ressemble trop à un infanticide » : c’est ainsi qu’un sénateur américain qualifia naguère la procédure d’« avortement par naissance partielle » dont l’interdiction par des lois adoptées en 2003 par la Californie et par le Nebraska vient devant la Cour suprême des Etats-Unis, mercredi. La Cour, dans sa nouvelle composition, devra dire si ces lois qui ne prévoient aucune « exception de santé » pour la mère sont constitutionnelles.

Une affaire similaire jugée en 2000 avait abouti à l’invalidation de la loi en raison de l’absence de cette exception : les juges avaient voté à 5 contre 4, le vote déterminant ayant été celui de Sandra Day O’Connor. La donne a changé, puisque celle-ci a été remplacée (grâce aux pressions des défenseurs de la vie sur George W. Bush) par Samuel Alito, pro-vie affirmé. Mais l’intrépide pro-vie William Rehnquist a, lui, été remplacé par John Roberts, présenté comme un pro-vie modéré mais dont on ignore pour l’instant s’il ira jusqu’à renverser une jurisprudence établie.

Bref, dans un contexte où plusieurs Etats des Etats-Unis essaient actuellement d’adopter des lois interdisant l’avortement (le Dakota du Sud votait sur ce point mardi), l’attitude de la Cour devrait avoir une valeur de test. Et l’intérêt de l’affaire, c’est que la méthode d’avortement en cause est tellement révoltante, tellement abominable qu’il est difficile de l’approuver : on parle de plus de 70 % d’opposition dans les sondages.

Cette forme d’avortement, pratiquée à partir du 5e mois de grossesse, consiste à déclencher l’ouverture du col pendant deux jours, à faire naître partiellement l’enfant par le siège, puis à perforer sa tête par le bas du crâne et à aspirer son cerveau avant d’extraire totalement son corps de l’utérus. Le procédé répond à un double objectif : faciliter le passage de la tête, mais aussi s’assurer de la naissance d’un bébé mort. On évalue le nombre de ces avortements tardifs de 5 000 à 10 000 par an, généralement pratiqués sur les foetus sains de mères saines.

La méthode est tellement horrible que le Congrès et le Sénat avaient tous deux voté son interdiction à la fin des années 1990, mais Bill Clinton avait par deux fois opposé son veto…

Le lobby pro-avortement a fait déplacer le débat sur l’exception de santé en se fondant sur la décision Doe versus Bolton qui permet l’avortement jusqu’au terme pour protéger la mère : une exception d’interprétation extrêmement large qui admet les risques émotionnels, familiaux, psychologiques (la dépression notamment), et même ceux liés à l’âge de la mère.
Les défenseurs de la vie ont refusé de se laisser intimider, en soulignant qu’une exception de santé équivaudrait à vider l’interdiction de sa substance, et en apportant le témoignage d’un très grand nombre de médecins selon qui la procédure n’est jamais nécessaire pour sauver la mère et qu’au contraire elle présente de multiples risques pour la mère et pour sa fertilité future.

L’inventeur de l’avortement par naissance partielle, le Dr McMahon, a lui-même avoué que sur les 2 000 interventions qu’il a personnellement pratiquées, 9 % répondaient à un souci pour cause de santé maternelle, la plupart du temps la dépression…

Il est clair que le fait d’interdire une méthode d’avortement ne règle aucune question de fond, d’autant que l’avortement tardif par démembrement dans l’utérus resterait en tout cas autorisé. Mais l’intérêt de ce combat est d’ouvrir une brèche, de mettre un terme au caractère absolu du « droit à l’avortement » aux Etats- Unis.

Cet article de J.S. a paru dans Présent daté du 8 novembre 2006

06 novembre, 2006

Pérou : le cardinal Cipriani donne de la voix

Le cardinal Juan Luis Cipriani, archevêque de Lima, primat du Pérou, multiplie ces jours-ci les déclarations fortes contre l'avortement (une entreprise "terroriste" qui tue un enfant dans le ventre de sa mère), qui est en passe d'être légalisé au Pérou, et contre la "pilule du lendemain" gratuitement distribuée dans ce pays, et contre laquelle l'ONG de Lutte anti-corruption vient d'introduire un recours au motif qu'elle est abortive.

Le cardinal s'est notamment exprimé en pleine cérémonie religieuse en l'honneur de Notre Seigneur des Miracles, à l'église "Las Nazarenas", devant des milliers de fidèles, fin octobre, en accusant les promoteurs de l'anticonceptionnel oral d'urgence (pilule du lendemain) d'être des menteurs et des assassins.

"Qu'ils ne viennent jamais nous dire ces mensonges, cette médecine qui se dit science et qui tue seulement. Que ce soit un jour avant, un jour après... Menteurs ! Assassins ! On ne touche pas à la vie, la vie est sacrée."

Le cardinal avait déjà déclaré au cours de la messe en l'honneur du Christ de Pacacamilla, le 18 octobre :

"L'avortement rode comme un chien enragé, cherchant à mordre. Ne laissons jamais, pour aucun motif, que la créature vivant au sein de sa mère soit touchée par des étrangers. Toute la socicté doit la protéger?"

L'OMS contre le Vatican

La revue médicale britannique The Lancet se fait l’écho ce samedi de la première étude jamais réalisée à l’échelle mondiale sur la santé sexuelle et génésique – c’est-à-dire relative à la reproduction – sous la férule de l’OMS. Celle-ci fait état d’une situation dégradée, puisqu’elle dénonce l’augmentation du nombre, déjà élevé, d’incapacités et de décès prématurés imputables à des problèmes de santé sexuelle. Sont notamment mis en cause la diminution de l’aide financière, les ingérences politiques accrues et la réticence générale à faire face aux menaces qui pèsent sur la santé sexuelle et génésique.

Pour renforcer l’impact de cette étude, l’OMS donne quelques chiffres mondiaux. Les rapports sexuels à risque sont la deuxième cause de maladie et de décès dans les pays en développement et la neuvième dans les pays développés. Quelque 120 millions de couples à travers la planète ne peuvent toujours pas se procurer les moyens contraceptifs qu’ils souhaiteraient utiliser ou dont ils auraient besoin.

Le chargé de communication de l’OMS précise dans un communiqué : « Chaque année, on compte environ 80 millions de grossesses non désirées, dont 45 millions sont interrompues. Selon les chiffres de l’OMS cités dans l’enquête, 19 millions d’avortements non médicalisés sont pratiqués chaque année, lesquels se soldent par quelque 68 000 décès et des millions d’atteintes à la santé et d’incapacités permanentes. »

Il faudrait tout commenter. Mais vous avez bien lu : ces 19 millions d’avortements-là ne provoquent que 68 000 décès. Alors que, en réalité, ils en provoquent 19 068 000 ! Devant cette situation effroyable – qui oserait dire le contraire ? – l’OMS entend pousser un cri d’alarme. Mais on voit bien dans quel sens : préservatif, légalisation de l’avortement – pardon ! de l’IVG…

Rien de très nouveau, direz-vous ? En un certain sens, non. Sauf que, d’une part, c’est la première fois qu’une étude est effectuée à ce niveau mondial par un organisme comme l’OMS. Et, d’autre part, que ses responsables ne se cachent pas pour accuser le Vatican et les Etats-Unis d’être les responsables de ce fléau.

Ainsi le professeur Anna Glasier, auteur principal du rapport, et militante des Plannings familiaux à travers le monde, accuse précisément, souligne l’Association de la presse anglaise, le poids croissant, sur ces questions, de pays conservateurs comme les Etats-Unis et le Vatican.

Et le Dr Richard Horton, rédacteur en chef du Lancet, écrit – plus précisément encore s’il est possible : « Pour des raisons largement politiques, les Etats-Unis ont bloqué des programmes pour sauver la vie des femmes de grossesses non désirées. Pour des raisons doctrinales, l’Eglise catholique a rejeté des techniques faciles et efficaces qui auraient eu un impact important non seulement sur les taux de fécondité, mais aussi sur les taux de développement humain. »

Mais l’OMS tait soigneusement l’exemple de pays comme l’Ouganda où le respect de la morale chrétienne a permis de faire chuter, plus drastiquement encore, les chiffres effroyables qu’elle cite.

La raison de ce silence ? Une idéologie dont l’expansion légale à travers le monde est telle qu’elle voudrait faire condamner la morale, et que Jean-Paul II a justement nommée : la culture de mort.

Olivier Figueras

Source : cet article a paru dans le quotidien Présent daté du samedi 4 novembre. Reproduit ici avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Royaume-Uni : permis de tuer les nouveau-nés ?

Lifesite.net nous apprend que le Collège Royal britannique d'Obstétriciens et de gynécologie propose de permettre l'euthanasie active des bébés nés avec de graves problèmes de santé... afin de réduire le nombre d'avortements tardifs. Ce nouvel eugénisme ouvertement assumé s'appuie sur le nombre croissant de naissances vivantes de bébés très atteints, en raison des progrès de la médecine.

"Un enfant très handicapé peut être la cause d'une famille handicapée. Si des interventions écourtant la vie ou visant à tuer des nouveau-nés de manière délibérée étaient possibles, elles pourraient avoir un impact sur la prise de décision en obstétrique, entraînant même l'évitement de certains avortements tardifs, dans la mesure où certains parents auraient davantage de confiance pour continuer une grossesse et de prendre un risque quant à son issue."

Cette extraordinaire déclaration a été faite dans le cadre d'une étude menée par la Nuffield Council on Bioethics : il s'agit "d'élargir les options de gestion disponibles face aux plus malades des nouveau-nés".

Lifesite signale qu'aucune définition de la nature de ces atteintes n'est donnée, mais rappelle que selon le protocole de Groningue, aux Pays-Bas, cadre prototype de l'euthanasie infantile, retient les cas de spina bifida ou d'une maladie de peau douloureuse, affections incurables mais non mortelles.

On retiendra le commentaire, profondément exact (hélas), du professeur de bioéthique John Harris de la Manchester University, membre de la Commission de la génétique humaine du gouvernement britannique : "Nous avons le droit de terminer (une grossesse) en cas de malformation foetale grave jusqu'au terme, mais nous ne pouvons pas tuer un nouveau-né. Que croient donc les gens qu'il se passe pendant la descente par le canal de la naissance qui permet de tuer le foetus à un bout de ce canal, mais pas à l'autre bout ?" Pour lui, la loi qui autorise l'avortement jusqu'au terme donne assez de raison pour permettre l'infanticide des nouveau-nés.

Equateur : les évêques toujours fermes devant l'avortement légal

Alors que le Congrès national équatorien vient d’adopter une réforme du Code de la Santé de ce pays, rendant en certains cas obligatoire le concours à l’avortement et niant le droit des parents, premiers responsables de l’éducation (y compris sexuelle) de leurs enfants), les évêques d’Equateur se sont mobilisés avec force. Ils ont rendu publique le 1er novembre la lettre qu’ils avaient adressée par le truchement du Président et du Secrétaire général de la Conférence épiscopale au président Wilfrido Lucero et à tous les membres du Congrès national, le 20 octobre, lettre d’un grand courage et d’une réelle précision. Le élus du Congrès ne les ont pas entendus, n’écoutant pas, en l’occurrence, la foi catholique qu’ils affichent, mais (comme l’écrivent les évêques dans leur communiqué de presse) « obéissant plutôt à des intérêts d’ordre économique, ou politique, ou des entreprises pharmaceutiques).

La loi adoptée par le parlement équatorien ne pourra entrer en vigueur qu’avec l’approbation du président de la République d’Equateur.

Je vous propose ci-dessous mon essai de traduction de cette lettre du 20 octobre, que les évêques ont rendue publique afin d’appeler « toutes les institutions, familles et personnes catholiques » à se mobiliser pour « éviter l’entrée en vigueur de cette loi ». Source : ici .


Monsieur le Président,

Nous, les évêques d’Equateur, réunis en Assemblée générale ordinaire, voulons vous faire part de notre profonde préoccupation après l’approbation qu’ont obtenue au Congrès National certains articles de la loi modifiant le Code de la Santé.

Sans entrer dans de multiples références, où se manifeste une vision anthropologique déficiente et une orientation éthique erronée, nous désirons souligner trois points :

1. Légalisation et obligation de l’avortement.

L’article 30 approuvé dispose : « Les services de santé, publics et privés, ne pourront refuser d’interrompre une grossesse, exclusivement dans les cas prévus par le code pénal. »

Bien qu’on ne donne pas la référence à l’article précis du code pénal, il faut supposer qu’il s’agit des cas signalés à l’article 447, où l’on indique que « ne sera pas punissable » l’avortement réalisé avec certaines autorisations, s’il est réalisé « pour éviter un danger pour la vie et la santé de la mère, si ce danger ne peut être évité par d’autres moyens ». L’autre cas non punissable est celui où la grossesse « résulte du viol où du dol commis sur une femme mentalement déficiente ou démente ».

Il paraît évident qu’entre le nouvel article approuvé et ce à quoi il renvoie au code pénal il y a un grand saut ; aussi grand que la différence entre la dépénalisation d’une conduite et son caractère obligatoire. L’adultère aussi a laissé un jour d’être une conduite délictueuse, mais ce n’est pas pour autant que l’on peut l’exiger de quiconque.

Nous comprenons qu’après avoir rejeté cette année plusieurs projets de loi visant à légaliser l’avortement dans certains cas, le Congrès national a alors accepté une proposition qui s’oppose à la loi de Dieu, la loi naturelle et la dignité des personnes. Mais priver de sa vie une personne innocente ne peut jamais être approuvé et encore moins imposé. Il y a certainement une prescription constitutionnelle qui l’interdit (voir art. 23,2).

D’autre part, la situation où l’on met un médecin de conscience chrétienne, ou ayant des convictions basées sur un véritable humanisme, implique une atteinte à sa liberté de religion, de pensée et de conscience. Avec une grande précision, c’est ce que signale la Convention interaméricaine sur les droits de le l’homme : « Toute personne a droit à la liberté de conscience et de religion… Nul ne peut faire l’objet de mesures restrictives qui puissent minimiser la liberté de conserver sa religion ou ses croyances. »

2. Obligation de la contraception (« anticonception » NdT) d’urgence

Les services de santé, conformément à l’article approuvé par le Congrès national, devront administrer un « anticonceptionnel d’urgence » dans les cas de « violence intra-familiale et sexuelle) (art. 32), ainsi qu’aux « femmes souffrant de maladies graves et incurables et aux personnes porteuses du sida-hiv et celles vivant avec le sida (art. 68).

Par « anticonceptionnel d’urgence » on entend habituellement la « pilule du lendemain », puissant anticonceptionnel aux effets multiples. Selon la littérature médicale, ce médicament peut empêcher la nidation d’un ovule déjà fécondé. Cela veut dire qu’en des circonstances données, il a un effet clairement abortif. C’est pour ce motif que le Tribunal constitutionnel lui refusa l’agrément (Résolution N ? 0014-2005-RA de la Troisième chambre, approuvée en mars 2006) et qu’on doit lui appliquer les considérations du numéro antérieur.

3. Violation de l’éducation

Certaines dispositions tendent à diminuer et à ignorer l’autorité des parents sur les enfants, dans un évident affaiblissement du noyau familial. Attire particulièrement l’attention la rédaction de l’art. 28, où en matière d’ordre sexuel et reproductif, de prévention des maladies et autres choses, on charge le « Ministère de l’Education et de la Culture, en coordination avec l’autorité sanitaire nationale, avec l’organisme étatique spécialisé de façon générique ou partielle », l’élaboration de « politiques et de programmes éducatifs de mise en œuvre obligatoire dans les établissements d’éducation au niveau national ».

Cette intention de substituer le jugement et l’autorité des pères de famille et des éducateurs par les décisions de quelques bureaucrates, par ailleurs identifiés de manière ambiguë, paraît être une intrusion d’ordre totalitaire dans des matières qui engagent leurs convictions éthiques et religieuses. Par là ce ne sont pas non plus peu de droits et de garanties constitutionnelles qui se retrouvent soumis à une violence inacceptable (cf. art 67,2 ; 68).

4. Respectueux appel

Nous faisons un appel respectueux mais ferme à la responsabilité des législateurs, qui sont nos représentants et ceux d’un peuple aux convictions chrétiennes, afin qu’on n’en arrive pas à approuver une législation si néfaste, offensante à l’égard de Dieu et des hommes de bonne volonté.

+ Nestor Herrera Heredia, président de la Conférence épiscopale équatorienne
+ Luis Antonio Sanchez, Secrétaire général de la Conférence épiscopale.

03 novembre, 2006

Contre la bioéthique et pour la foi

L’archevêque de Grenade en Espagne, Mgr Francisco Javier Martinez, vient de retirer les 8 séminaristes de troisième année de son diocèse qui fréquentaient encore la faculté de théologie de la ville pour faire assurer leur formation par un institut en voie de création. Il achève ainsi de retirer tout droit de regard à cette université jésuite dirigée par le Père Ildefonso Camacho, et, en dernière analyse, par son Grand chancelier le Père Peter-Hans Kolvenbach, actuel Supérieur général des Jésuites à Rome.

C’est par un accord datant de 1939 que l’université de Grenade formait les prêtres diocésains ; accord dénoncé déjà pour les premières et deuxièmes années au profit du Centre de Philosophie Edith Stein, créé par Mgr Martinez.

Le plus récent acte d’autorité de l’évêque est la conséquence de sa colère après la leçon inaugurale prononcée début octobre par le Père Francisco Alarcos, sur le thème de la « bioéthique ».

La « bioéthique », on le sait, est le mot dont la culture de mort habille ses discours pour justifier les expérimentations et autres tris génétiques au profit de la vie de l’espèce (voire de la vie tout court).

L’excuse d’homophobie…

Lifesitenews.com nous apprend l’étonnant système de défense adopté par Nicholas Gutierrez, un homosexuel de Chicago actuellement jugé dans cette ville pour le viol et le meurtre barbares d’une mère de famille catholique de 51 ans, le 13 novembre 2002. Mary Stachowicz, mère de 4 enfants (assure l’avocate du meurtrier, Crystal Marchigiani), l’avait interpellé au Funérarium où elle travaillait et au-dessus duquel il vivait avec son ami, en lui lançant : « Pourquoi couches-tu avec des garçons, », avant de le poursuivre jusqu’à son appartement et de l’attaquer physiquement.

C’est cela qui aurait provoqué la réaction de Gutierrez (1 m 80 !) : après avoir violé la femme à plusieurs reprises il l’a lardée de coups de couteau, battue et étranglée, avant d’envelopper son corps dans des draps et de couvrir sa tête d’un sac en plastique, et de le cacher dans une espace vide sous son plancher.

« C’est arrivé parce qu’elle ne pouvait pas le laisser vivre tranquillement selon son style de vie », a déclaré l’avocat de Gutierrez devant une cour médusée.

Le politiquement correct va jusque-là…

02 novembre, 2006

A propos du Nicaragua...

On apprend via C-Fam Friday Fax qu'outre les diverses organisations internationales qui ont fait pression sur le Nicaragua pour empêcher le vote démocratique sur la repénalisation de l'avortement, l'un des organismes les plus puissants de l'ONU est intervenu directement dans cette affaire. Il s'agit du CEDAW (Comité pour l'élimination des discriminations à l'égard des femmes), dont l'une des vice-présidentes, Silvia Pimentel, a adressé une lettre de menaces au Parlement du Nicaragua. Ladite lettre était écrite au nom de l'ensemble du Comité.

Elle reprochait principalement au texte, qui a depuis été adopté, de porter l'empreinte "des hiérarchies de l'Eglise catholique et de certaines Eglises évangéliques" : les autorités religieuses avaient en effet été consultées.

Selon le CEDAW, le Nicaragua a ainsi violé sa propre Constitution d'"Etat indépendant, libre, souverain, unitaire et indivisible" qui "n'a pas de religion officielle". Il aurait fallu, assurait-il, recommencer toutes les discussions à zéro afin de permettre aux décisions législatives d'être prises dans le cadre de l'Etat laïc.

Cellules souches ombilicales : une réussite

Des chercheurs britanniques de l'université de Newcastle ont réussi à "créer" le premier foie "artificiel" à partir de cellules souches prélevées sur du sang de cordon ombilical. Prélevées juste après la naissance, les cellules ont été placées en conditions d'apesanteur afin d'en accélérer le développement, et ont été mises en présence d'hormones et d'autres agents chimiques en vue de les conduire à se différencier de façon prévisible, en l'occurrence pour former du tissu hépatique. Au cours de cette expérience on a obtenu des morceaux de tissu de la taille d'un penny anglais, moins de 3 centimètres de diamètre.

Des expériences ultérieures devraient permettre d'obtenir d'abord d'assez gros organes pour conduire des tests médicaux, application intéressante dès lors qu'il s'agit de tester des molécules nouvelles ; et même, à terme, d'obtenir des foies sains de taille suffisante pour être transplantables à l'homme : on parle d'un délai de 15 ans pour cette application la plus spectaculaire. D'ici à 5 ans, selon les chercheurs, les mini-organes pourraient être utilisés de façon externe à la manière d'une dialyse pour stimuler les capacités de regénérescence du foie chez des personnes malades de cet organe.

On reparle donc de l'intérêt de stocker le sang des cordons ombilicaux, parfaitement analysé afin qu'une simple recherche informatique permette de trouver, n'importe où dans le monde, des cellules compatibles avec un malade donné.

Cela n'empêche pas les partisans de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, destructrice de tout petits d'homme, de dénoncer la collecte de sang du cordon...

Source : Daily Mail

01 novembre, 2006

Royaume-Uni : pas de réduction du délai légal d'avortement

Par 187 voix contre 108, le Parlement britannique a rejeté mardi soir une proposition de loi de l'élu conservateur Nadine Dorries, qui souhaitait voir réduit le délai légal d'avortement de 24 à 21 semaines de grossesse, assorti d'un délai de réflexion de 10 jours, au motif que les échographies dernier cri ont montré l'humanité des enfants pendant les dernières phases de la gestation. "Les preuves sont évidentes et s'imposent d'elles-mêmes, nous sommes en 2006 et pas en 1967 ou en 1990. Le temps et la technologie médicale ont avancé, tout comme l'humeur de la nation", selon Mme Dorries, favorable à l'avortement légal. (Quelle nouvelle technique attend-elle pour comprendre qu'il n'y a pas de différence de nature entre le foetus de 21 semaines et celui de 2, 10 ou 20 semaines ?).

Le projet Dorries a divisé la communauté pro-vie au Royaume-Uni : certains s'y sont montrés favorables au motif qu'il visait à réduire les conditions de légalité de l'avortement, entreprise en soi louable dès lors qu'il est impossible d'obtenir mieux. D'autres, comme la Society for the protection of unborn children, se sont au contraire félicités. Ils estiment que la réduction des délais, assortie d'une période obligatoire de réflexion, pourrait pousser les femmes à forcer la marche vers l'intervention alors que le fait d'attendre aurait pu les conduire à ne pas faire le choix de la mort. Ils observent aussi qu'une démarche similaire en 1990 a abouti à supprimer tout délai pour l'avortement dit "thérapeutique" sur les foetus porteurs de malformations.

Tout cela, on le comprend bien, relève de questions prudentielles et de l'opportunité de telle ou telle démarche dans le combat pour la réduction du nombre des avortements ; celui-ci atteint le nombre affreux de 180.000 par an Outre-Manche, dont quelque 3.000 tardifs.

Ce qui est certain, du point de vue du lobby pro-avortement, c'est qu'il faut éviter à tout prix le sordide, le visuellement inacceptable, le trop évidemment meurtrier. En ce sens, la réduction des délais légaux peut devenir une arme des soi-disant "pro-choix" qui gomment ainsi les aspérités les plus voyantes de ce commerce de mort.

Indiscrétions perverses

La Grande-Bretagne - malgré un fort taux d'utilisation de contraception et un programme de prétendue éducation sexuelle envahissante - connaît un taux inquiétant de grossesses adolescentes et d'infection de jeunes par des maladies sexuellement transmissibles. L'Institut national d'excellence clinique (NICE) vient donc de recommander que les médecins généralistes questionnent leurs jeunes patients, dès l'âge de 13 ans, et quel que soit le motif de consultation, sur leur "vie sexuelle". L'interrogatoire pourrait durer de 15 à 20 minutes et en cas de confirmation d'une activité sexuelle, le jeune se verrait proposer une forme de contraception, y compris la pilule du lendemain ou une contraception à long terme, tel un implant.

Au Royaume-Uni le choix du médecin est réservé aux plus fortunés. Les parents britanniques vont-ils devoir tolérer que leurs jeunes gamins soient initiés aux pratiques sexuelles à la faveur d'une banale grippe par un médecin d'Etat ? Pour le Dr Trevor Stammers, de la "Family Education Trust", ce genre de directive conduit à abandonner tout discours cohérent en faveur de l'abstinence et, "dimension plus sinistre", aboutira à "aggraver la sexualisation croissante des très jeunes adolescents".

Le Daily Telegraph, qui rapporte cette critique, donne quelques statistiques : le coût des grossesses adolescentes, 63 millions de livres par an ; le taux de naissances vivantes chez des jeunes femmes de 15 à 19 ans : 26 pour mille ; et les cas de chlamydia : 109.000 diagnostiqués l'an dernier, soit une hausse de 223 % depuis 1996.

 
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