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28 juin, 2022

Un retour marqué par l’extraordinaire nouvelle du renversement de “Roe v. Wade” !

Chers amis lecteurs, 

Je vous dois des excuses. Voici plus de deux mois que vous n’avez reçu aucun message depuis ce blog, et pourtant, des nouvelles, il y en a eu ! Bonnes et mauvaises, mais pour ce retour, je m’arrêterai sur la bonne : le renversement de “Roe v. Wade”, puisque le 24 juin dernier, la Cour suprême des Etats-Unis a émis une « opinion » très attendue par laquelle cinq juges contre quatre ont estimé que c’est à tort que la Cour avait déduit de la Constitution américaine et de ses amendements l’existence d’un « droit » à l’avortement. La réglementation de celui-ci est rendu au pouvoir politique au niveau des Etats – or la moitié des Etats américains sont favorables soit à l’interdiction de la mise à mort volontaire des enfants à naître, soit à sa limitation plus ou moins sévère.

La décision de la Cour a été rendue le 24 juin dernier à 10 h 10, heure locale à Washington.

C’était un jour remarquable à bien des points de vue : ceux qui scrutent les cieux ont noté la conjonction de cinq planètes alignées dans le ciel, événement astronomique exceptionnel qui ne se reproduira qu’en 2124.

C’était le jour de la naissance de la fondatrice de la Marche pour la Vie aux Etats-Unis, Nellie Gray.

L’Eglise célébrait la fête du Sacré-Cœur.

Elle fête d’ailleurs habituellement, le 24 juin, la nativité de saint Jean-Baptiste, qui reconnut le Messie incarné depuis quelques jours à peine, dès le sein de sa mère, lors de la visitation de sainte Elisabeth par sa cousine, la BienheureuseVierge Marie. Cette fête, transférée au lendemain, a en quelque sorte « encadré » cette grande victoire provie aux Etats-Unis, entre la Vigile de la Saint-Jean le 23 et sa fête transférée au 25.

Et encore ? En l’Evangile de saint Jean, on lit au chapitre 10, verset 10 : « Je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu‎’elles l‎’aient en abondance. »

Comment ne pas être frappé par ces « clins-Dieu » ?

J’ ai fait un long commentaire de la décision du 24 juin 2022, Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization que je vous invite à découvrir :

Historique, miraculeux, un triomphe pour la cause pro-vie ! Qui a dit qu’en politique, tout désespoir est une sottise absolue ? Les Etats-Unis viennent une fois de plus de le confirmer, avec le renversement par la Cour suprêmle de la décision Roe v. Wade qui impose depuis près de cinquante ans aux Etats fédérés de reconnaître aux femmes un « droit » à l’avortement. Cinquante ans au cours desquelles toutes les tentatives de mettre en place des restrictions à la mise à mort légale d’enfants à naître se sont fracassées sur la jurisprudence de la Cour suprême fédérale à Washington. Ce temps est révolu. La Constitution américaine, c’est confirmé par la décision Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization, ne pourra plus être invoquée au secours de l’avortement.
 
Voilà les vrais Etats-Unis… Lire la suite ici, sur reinformation.tv.

 


Plusieurs d’entre vous ont eu la gentillesse de demander de mes nouvelles au cours du long sommeil de ce blog, s’inquiétant même pour ma santé. Je vous remercie très chaleureusement de cette sollicitude ! Tout va bien ; j’ai simplement dû m’atteler il y a deux mois et demi à une tâche d’écriture assez ardue et très prenante qui ne m’a guère laissé de temps pour autre chose, sur le plan personnel, qu’un rare article pour LifeSiteNews, Reconquête ou Monde & vie… Et Reinformation. tv, comme indiqué plus haut. Je commence à en voir le bout, et essaierai d’être plus assidue ici !

P.S. Pour me faire pardonner,  je vous invite à découvrir Reconquête, la revue mensuelle du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité, en faisant connaître vos coordonnées postales et électroniques à Centre Charlier, 70 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris, tél. 01 40 46 96 31, ou par courriel via ce lien. Un exemplaire papier vous sera adressé gratuitement.

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27 septembre, 2020

Donald Trump nomme Amy Coney Barrett à la Cour suprême : elle est catholique, pro-vie et mère de sept enfants

Le président Donald Trump vient d’annoncer officiellement son intention de nommer  le juge catholique pro-vie Amy Coney Barrett  pour pourvoir le siège laissé vacant de la Cour suprême des Etats-Unis par le décès de Ruth Bader Ginsburg le 18 septembre. Il reste au Sénat de confirmer la nomination de cette brillante magistrate de 48 ans, mère de sept enfants. Elle prendra alors la place d’une femme qui a soutenu la culture de mort de toutes ses forces à la Cour suprême depuis 1993, exerçant au demeurant un pouvoir démesuré dans la mesure où cette Cour a outrepassé son droit et son devoir de contrôle de constitutionnalité des lois américaines pour devenir elle-même créatrice de droit.

Dans son discours dans la roseraie de la Maison Blanche, Donald Trump a confirmé ce que divers médias, dont le New York Times et The Hill, annonçaient déjà avec confiance vendredi.

« Je me tiens devant vous aujourd’hui pour remplir l’une de mes plus hautes et plus importantes fonctions », a déclaré le président des Etats-Unis. « C’est vraiment pour moi un moment de grande fierté. »

Trump a salué en Mme Barrett l’« une des plus brillantes et talentueuses juristes de notre nation ».

« C’est une femme qui a connu des réussites sans pareille, à l’intelligence hors pair, aux compétences remarquables », a-t-il déclaré, soulignant également sa fidélité envers la Constitution américaine.

Barrett, mère de sept enfants, dont deux adoptés, sera la première femme pro-vie à la Cour suprême. Elle sera également la seule femme ayant des enfants à exercer la fonction de juge à la Cour suprême.

Sonia Sotomayor, nommée par le président Barack Obama, est divorcée et n’a jamais eu d’enfants, tandis qu’Elena Kagan, également nommée par Obama, ne s’est jamais mariée.

Les enfants et le mari de Barrett étaient dans la Roseraie, assis près de la première dame Melania Trump, lorsque la nomination de Barrett a été annoncée. Maureen Scalia, épouse du regretté juge Antonin Scalia, se trouvait également dans la Roseraie.

Pendant de nombreuses années, Barrett a enseigné le droit à l’université de Notre Dame. Elle est devenue célèbre lorsque la sénatrice californienne Dianne Feinstein l’interrogée sur sa foi catholique lors de son audience de confirmation à la Cour d’appel américaine du septième circuit en 2017.

« Lorsque vous lisez vos discours, la conclusion que l’on en tire est que le dogme vit bruyamment en vous. Et cela est inquiétant quand on aborde de grandes questions pour lesquelles un grand nombre de personnes se battent, depuis des années, dans ce pays », avait lancé la sénatrice.

Ancien clerc du défunt juge vigoureusement conservateur Antonin Scalia, Barrett est largement considérée comme une « originaliste » pro-vie. Les « originalistes » sont les juristes américains qui tiennent que les affirmations de la Constitution américaine doivent être interprétées selon la volonté de ses rédacteurs et de ceux qui étaient en vie au moment de son adoption. Une telle approche aurait empêché par exemple l’utilisation de la Constitution des Etats-Unis pour légaliser le « mariage » des couples homosexuels par l’arrêt Obergefell v. Hodges en 2015, car à l’évidence les auteurs de la Constitution n’y auraient pas été favorables en leur temps.

Amy Coney Barrett a été membre du groupe « Faculty for Life » de Notre-Dame. En 2015, elle a signé une lettre exprimant « la solidarité avec nos sœurs du monde en développement contre ce que le pape François a décrit comme des “formes de colonisation idéologique qui visent à détruire la famille” ». On dit aussi qu’elle a signé une autre lettre publiée par Becket Law critiquant la politique de l’administration Obama en matière de contraception.

Barrett a été violemment attaquée par les démocrates et les médias de gauche avant même que Trump ne l’annonce comme candidate officielle.

Le responsable de la stratégie de la campagne démocrate Dana Houle a tweeté : « J’aimerais savoir quelle agence d’adoption Amy Coney Barrett & son mari ont utilisé pour adopter les deux enfants qu’ils ont fait venir d’Haïti. »

« Voici donc une question : la presse enquête-t-elle sur les détails des adoptions des Barrett en Haïti ? Certaines adoptions en provenance d’Haïti étaient légales. Beaucoup étaient très approximatives. Et si la presse apprenait qu’elles étaient contraires à l’éthique et peut-être même illégales, le signalerait-elle ? Ou pas, parce que cela implique ses enfants », ajoutait-il.

Ces tweets ont été supprimés, mais le sénateur du Missouri Josh Hawley a mis en ligne une capture d’écran avec ce commentaire : « Lisez ceci de la part d’un militant démocrate & d’un membre de l’équipe du Hill. On se demande si #AmyConeyBarrett a adopté *illégalement* ses enfants d’Haïti, peut-être en les arrachant à leurs parents biologiques ! Voilà le jeu que les Démocrates entendent jouer. Rien d’autre que du sectarisme et de la haine. Je vous promets que ça ne se passera pas comme ça. »

Le sénateur de l’Arkansas Tom Cotton a tweeté, « Dégoûtant. La gauche s’en prend maintenant à Amy Coney Barrett pour avoir adopté des enfants. »
Si Amy Coney Barrett siège dans la plus haute cour du pays, Trump aura nommé trois juges sur neuf, les deux autres étant Brett Kavanaugh et Neil Gorsuch.

Trois juges actuels de la Cour suprême sont considérés comme de fervents libéraux : Sotomayor et Kagan, ainsi que Stephen Breyer, qui a été nommé par le président Bill Clinton.

Tous les autres juges ont été nommés par des présidents républicains. Parmi eux, le premier juge John Roberts est considéré comme ayant une voix pivotale, bien qu’il se soit rangé à plusieurs reprises du côté des libéraux, notamment dans l’affaire National Federation of Independent Business v. Sebelius, qui a sauvé le système de santé socialisant Obamacare en 2012.

Certains conservateurs ont également exprimé leur inquiétude quant à l’importance accordée par Brett Kavanaugh à la jurisprudence de la Cour, les fameux « précédents », ce qui laisse supposer qu’il pourrait ne pas annuler la décision de 1973 dans l’affaire Roe contre Wade qui a légalisé l’avortement.
Neil Gorsuch a déçu les conservateurs lorsqu’il a rédigé l’opinion majoritaire dans l’affaire Bostock contre le comté de Clayton au début de cette année, en redéfinissant le terme « sexe » dans la loi sur les droits civils de 1964 pour qu’il ne signifie pas simplement « homme » et « femme » en tant que réalités biologiques, mais aussi « orientation sexuelle » et « identité de genre ».

Josh Hammer du First Liberty Institute a appelé cette décision le  « Roe v. Wade de la liberté religieuse » – c’est en tout cas une décision qu’on aurait pu croire évitable grâce au poids des juges conservateurs.

Le plus dur reste à venir pour Amy Coney Barrett. Evoquant ses prochaines audiences de confirmation, Hammer a tweeté hier : « Cette bataille va faire passer la confirmation de Kavanaugh pour une partie de plaisir. Toute la guerre politique de la gauche que vous verrez se déployer au cours des cinq prochaines semaines visera à protéger le ‘droit’ de supprimer les enfants à naître dans le sein maternel. »

Quoi qu’il arrive, il est déjà remarquable que Donald Trump ait choisi de passer immédiatement à l’acte pour remplir le siège vacant à la Cour suprême, alors qu’il aurait pu, par tactique, décider d’attendre que l’élection présidentielle de début novembre soit passée. Du point de vue de sa campagne cela pouvait se défendre : la perspective d’une nomination déterminante à venir au sein de la Cour suprême aurait pu davantage inciter les électeurs conservateurs ou pro-vie à voter pour Trump. La nomination étant acquise, ce n’est plus une monnaie d’échange.
Mais le choix si manifeste de Donald Trump pour une candidate dont tout hurle qu’elle est opposée à la culture de mort – la carrière, les paroles, les actes – vient témoigner de sa volonté de ne pas laisser la question de la Cour suprême en suspens. C’est le moyen de laisser une marque durable, et positive, dans la vie politique américaine, quel que soit son sort à lui dans cinq semaines. Trump s’est saisi de l’occasion. Il l’a fait à sa manière, forte et entière, ne craignant pas de frapper ni de prendre des risques quand la conjoncture se présente. Un passage en force, diront certains. Mais c’est une force mise au service de la justice – la vraie.


Cet article est largement inspiré de celui de Martin Bürger et Calvin Freiburger pour LifeSiteNews.


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15 juin, 2020

La Cour Suprême des Etats-Unis étend le bénéfice des lois anti-discrimination à l'“orientation sexuelle” et à l'“identité de genre”

Les lois anti-discrimination doivent être interprétées au sens large, en incluant la protection des homosexuels et autres trans, vient de décider la  Cour Suprême des Etats-Unis. Cette décision aligne le droit américain sur celui des pays et entités, comme la France et l’Union européenne, qui ont ajouté « l’orientation sexuelle » et « l’identité de genre » au nombre des catégories de personnes bénéficiant des lois dites « antiracistes », « anti-haine » ou « anti-discrimination ».

A la grande déception de nombreux Américains qui se sont félicités, ces dernières années, des actions favorables au respect de la vie humaine multipliées par Donald Trump, l’un des deux juges qu’il a nommés à la Cour Suprême a approuvé cette interprétation révolutionnaire de la Constitution des Etats-Unis. Il s’agit de Neil Gorsuch, qui a même rédigé l’opinion majoritaire (adoptée par 6 juges sur 9) affirmant que les mots « discrimination à raison du sexe » titre VII du « Civil Rights Act » de 1964 doivent être interprétés comme comprenant « l’orientation sexuelle et l’identité de genre », au-delà du sexe biologique.

L’autre juge nommé par Donald Trump, Brett Kavanaugh, a rédigé une « opinion dissidente », mais celle-ci porte sur un point technique : il estime que la responsabilité de l’amendement du titre VII « incombe au Congrès et au Président selon le processus législatif », plutôt qu’à la Cour Suprême.
Mais il a ajouté que la décision majoritaire de celle-ci constitue « une victoire importante pour les gays et lesbiennes américains », qui ont « fait valoir des arguments politiques puissants » en faisant preuve « de vision, de ténacité et d’un cran extraordinaires ». « Ils peuvent s’enorgueillir » de la décision, a-t-il ajouté, même si celle-ci est une « transgression par la Cour de la séparation des pouvoirs de la Constitution ».

Il n’y aura eu finalement que les juges Clarence Thomas et Samuel Alito pour dénoncer sur le fond cette extension du droit de la non-discrimination à la confusion de genre.

John Roberts, nommé par Bush en 2005, a lui aussi approuvé l'extension du champ de la loi.

La décision a de quoi inquiéter les employeurs et fournisseurs de services qui ne souhaitent pas, pour des raisons religieuses, embaucher des homosexuels revendiqués ou concourir à des actes qu’ils désapprouvent, tels des « mariages » de couples de même sexe.

La Cour Suprême a eu à connaître de plusieurs affaires de ce type, rassemblées pour l’occasion : celle d’un funérarium chrétien qui avait licencié un employé homme qui s’obstinait à s’habiller en femme pendant les heures de travail ; celle d’un instructeur de parachutisme licencié après qu’il eut révélé son homosexualité à son employeur ; et celle d’un coordinateur de services pour l’enfance au niveau d’un comté licencié dans les mêmes conditions. Des situations assez diverses, comme on le voit.
Dans la décision rédigée par Gorsuch, on peut lire : « Aujourd’hui, nous devons décider si un employeur peut licencier une personne simplement parce qu’elle est homosexuelle ou transgenre. La réponse est claire. Un employeur qui licencie cette personne le fait en raison de caractéristiques ou d’actions qu’il n’aurait pas contestées parmi les membres d’un sexe différent. Le sexe joue nécessairement un rôle, qu’on ne saurait occulter, dans la décision, c’est exactement ce qu’interdit le titre VII. »

La décision pourrait contraindre des églises à reconnaître des « mariages » de même sexe, en même temps qu’elle pourrait obliger les photographes, les fleuristes, loueurs de salles et autres pâtissiers à participer à leur organisation sous peine de condamnation de discrimination par refus de services. Il en va de même pour le remboursement des médicaments ou opérations en vue de changements de sexe, dont les employés pourraient exiger l’inclusion dans les contrats d’assurance qui leur sont proposés.

Le principe de non-discrimination est également utilisé pour obliger à accepter la présence d’hommes qui se déclarent femmes dans des vestiaires, dortoirs, abris ou prisons réservés aux femmes : désormais ce sera avec l’appui de la Cour Suprême.

De nombreux conservateurs américains se sont insurgés contre cette décision de la Cour, accusant l’administration Trump et les membres Républicains du Congrès de n’avoir pas suffisamment soigné le choix des nouveaux juges.

Photo : les juges Neil Gorsuch et John Roberts.


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22 juillet, 2015

Asia Bibi : la Cour suprême suspend son exécution et accepte d'examiner son recours

La Cour suprême du Pakistan vient d'accepter d'entendre le recours d'Asia Bibi, la femme chrétienne condamnée à mort pour « blasphème » pour avoir comparé les attitudes du Christ et de Mahomet après que des compagnes de travail musulmanes eussent refusé le verre d'eau qu'elle leur tendait comme « impur » – haram. La décision suspend l'exécution par pendaison décidée il y a cinq ans, date depuis laquelle la mère de 5 enfants est emprisonnée dans un couloir de la mort. Elle a aujourd'hui 50 ans.

La sentence capitale avait été confirmée par la cour d'appel du Lahore en octobre 2014 et la décision d'aujourd'hui aurait pu marquer la fin de la procédure si les juges avaient décidé re déclarer le recours d'Asia Bibi irrecevable.

Le recours de la jeune femme, qui conteste les accusations de blasphème, sera donc examiné en détail à une date qui reste à déterminer, a fait savoir l'avocat d'Asia Bibi, Saiful Malook. L'avocat de son accusateur, un dignitaire musulman local, a tenté en vain d'empêcher l'examen du recours pour un motif technique : son avocat soutenait qu'il avait été introduit hors délais.

Cette question sera examinée en même temps que les arguments d'Asia Bibi, ont fait savoir les juges.

En même temps que se déroule le volet judiciaire de cette affaire, le mari d'Asia Bibi en a appelé au président du Pakistan Mamnoon Hussain pour obtenir un « pardon » présidentiel ainsi que le droit d'émigrer en France avec son épouse.

La suspension de la sentence de mort autorise en principe Asia Bibi à quitter la prison (alors qu'il ne lui avait même pas été permis d'assister à l'audience de la Cour suprême) mais elle devra y demeurer pour des raisons de sécurité. L'accusation de blasphème est en effet souvent suivie de lynchage, souligne HazteOir en Espagne qui a contribué aux frais de sa défense et qui appelle la pression internationale à rester forte dans la mesure où elle n'est toujours pas en liberté.


A l'heure où siégeait la Cour suprême, HazteOir organisait une manifestation silencieuse et priante devant l'ambassade du Pakistan à Madrid.

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13 juillet, 2015

Marcelo Diez, le “Vincent Lambert” argentin, est mort naturellement, quelques heures après le feu vert de la Cour suprême argentine pour qu'il soit privé d'hydratation

Marcelo Diez, 21 ans en état de conscience minimale
Le jeune homme argentin qui se trouvait depuis des années au centre d’une bataille judiciaire très semblable à celle qui se joue autour de Vincent Lambert en France est mort, mardi dernier, de cause naturelle à Neuquén. Marcelo Diez a passé 21 ans dans un état de conscience minimale (requalifié en « état végétatif persistant » par ceux qui voulaient le voir mourir). Les dernières années de sa vie ont été marquées par la demande de ses deux sœurs de lui voir appliquer l’arrêt de l’hydratation et de la nourriture, parce qu’il leur aurait dit oralement jadis qu’il ne souhaiterait pas être « maintenu artificiellement en vie ». L’ironie du sort a voulu que la Cour suprême de la Nation de l’Argentine rendre sa décision autorisant l’arrêt des « traitements » – et donc la mort de soif de Marcelo Diez – quelques heures à peine avant son décès, avant que la cruelle mesure ne pût être mise en route.
Cette mort naturelle est venue symboliquement contredire la décision prise par trois juges sur quatre en faisant plus que lui couper l’herbe sous le pied : elle a  montré que les personnes cérébrolésées partent à leur heure.
Marcelo Diez avait été victime d’un accident de moto il y a 21 ans. Gravement blessé, il avait subi des lésions cérébrales supplémentaires du fait d’une infection nosocomiale et c’est celle-ci qui a rendu son état très similaire à celui de Vincent Lambert, avec notamment une atteinte aux zones cérébrales qui font communiquer les deux hémisphères.
Pendant les premières années suivant son accident, ce sont les parents du jeune homme qui l’ont accueilli chez eux. Au bout de plusieurs années, il avait fallu, alors qu’ils vieillissaient, le transférer dans un établissement sanitaire. C’est après la mort des parents de Marcelo Diez que ses deux sœurs ont commencé à réclamer pour lui l’arrêt de l’hydratation et de la nourriture, alors même que le personnel soignant de la clinique qui l’hébergeait se battait pour le respect de sa vie, soulignant la réalité de ses réactions, de ses goûts, de sa vie en un mot.
Ces dernières années, c’est l’Eglise qui a pris à sa charge l’hospitalisation et les soins de Marcelo Diez.
Marcelo Diez a dû être transféré vers le service de soins intensifs d’un autre établissement fin juin, victime d’une pneumonie. C’est là qu’il est mort le 8 juillet dernier d’une septicémie, non sans avoir été traité par antibiotiques qui n’ont pas réussi à juguler l’infection.
En mourant quelques heures après l’arrêt de la Cour suprême, Diez a bien involontairement donné à celui-ci force jurisprudentielle. Car s’il n’a pas pu s’appliquer pas à son cas, il a posé des principes qui ouvrent clairement la porte à l’euthanasie lente, ainsi que l’ont souligné plusieurs spécialistes en bioéthique en Argentine. Si Marcelo Diez était mort avant le rendu de l’arrêt, celui-ci aurait été sans objet par le fait même.
Les juges argentins se sont défendus d’avoir voulu ainsi donner un soubassement légal aux pratiques euthanasiques. Tout comme le Conseil d’Etat en France et la Cour européenne des droits de l’homme, ils ont sans hésiter assimilé la nourriture et l’hydratation à des « traitements médicaux » alors même qu’elles remplissaient pleinement leur fonction de nourrir et d’hydrater ; ils ont jugé que sa survie était « artificielle » et que le témoignage de ses sœurs était suffisant pour établir qu’il n’aurait pas voulu « vivre ainsi ».
« Abstention thérapeutique », voilà les mots derrière lesquels les juges se sont abrités en assurant qu’il n’appartient à personne, juges, médecins ou membres de la famille de juger de la « dignité » d’une vie, mais qu’il fallait à tout prix respecter la « volonté » du patient.
C’est cette « autonomie » du patient qui est à la racine des tentatives actuelles de légaliser toutes les pratiques à la marge de l’euthanasie : permettre de choisir la mort sans en avoir l’air. En l’occurrence, il s’agit pourtant bien de provoquer une mort qui ne serait pas causée par la condition sous-jacente du patient : en refusant l’eau au patient, c’est sa mort qui est recherchée, et elle est inéluctable.
Mgr Virginio Bressannelli a rencontré les sœurs
de Marcelo Diez
Mgr Virginio Bressannelli, évêque de Neuquén en Argentine, a sévèrement critiqué la décision de la Cour suprême lors d’une conférence de presse, affirmant qu’elle aurait abouti à une « euthanasie par omission ». « Refuser les soins de base c’est, au fond, provoquer la mort. »
Il n’était pas en état végétatif, a insisté le prélat, soulignant que Diez « était capable d’enlever sa chemise ; quand on lui mettait de la musique, son visage s’illuminait, mais il suffisait de lui en mettre qu’il n’aimait pas pour qu’il montre son déplaisir ».
La mort de Marcelo Diez, quasiment « par surprise », a « évité un traumatisme à Neuquén », a encore souligné Mgr Bressannelli : «  Dieu l’en a  libéré. »

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06 août, 2010

Elena Kegan, juge pro-mort

Le Sénat américain a confirmé jeudi la nomination comme juge à la Cour suprême d’Elena Kagan, désignée par le président Barack Obama le 10 mai pour siéger parmi les neuf sages de la haute juridiction. Les élus ont approuvé par 63 voix contre 37 celle qui succédera au juge John Paul Stevens, 90 ans, qui vient de prendre sa retraite. Cinq républicains ont rejoint les rangs de la majorité. Seul un démocrate, Ben Nelson, a voté contre. Certains la disent lesbienne, chose que l’administration Obama cherche à nier ou à occulter, mais elle est favorable au mariage homosexuel et à l’avortement. Des associations pro-vie affirment qu’elle avait trafiqué des témoignages d’experts médicaux lors du débat sur l’avortement par naissance partielle en 1996-1997 pour présenter cette procédure comme nécessaire. « Pour faire simple, c’est une militante politique, pas une juriste », a estimé mercredi le républicain Richard Shelby.

Source : Présent daté du samedi 6 août 2010.

Photo : empruntée ici.

07 novembre, 2006

La Cour Suprême américaine et l'avortement par naissance partielle

« Cela ressemble trop à un infanticide » : c’est ainsi qu’un sénateur américain qualifia naguère la procédure d’« avortement par naissance partielle » dont l’interdiction par des lois adoptées en 2003 par la Californie et par le Nebraska vient devant la Cour suprême des Etats-Unis, mercredi. La Cour, dans sa nouvelle composition, devra dire si ces lois qui ne prévoient aucune « exception de santé » pour la mère sont constitutionnelles.

Une affaire similaire jugée en 2000 avait abouti à l’invalidation de la loi en raison de l’absence de cette exception : les juges avaient voté à 5 contre 4, le vote déterminant ayant été celui de Sandra Day O’Connor. La donne a changé, puisque celle-ci a été remplacée (grâce aux pressions des défenseurs de la vie sur George W. Bush) par Samuel Alito, pro-vie affirmé. Mais l’intrépide pro-vie William Rehnquist a, lui, été remplacé par John Roberts, présenté comme un pro-vie modéré mais dont on ignore pour l’instant s’il ira jusqu’à renverser une jurisprudence établie.

Bref, dans un contexte où plusieurs Etats des Etats-Unis essaient actuellement d’adopter des lois interdisant l’avortement (le Dakota du Sud votait sur ce point mardi), l’attitude de la Cour devrait avoir une valeur de test. Et l’intérêt de l’affaire, c’est que la méthode d’avortement en cause est tellement révoltante, tellement abominable qu’il est difficile de l’approuver : on parle de plus de 70 % d’opposition dans les sondages.

Cette forme d’avortement, pratiquée à partir du 5e mois de grossesse, consiste à déclencher l’ouverture du col pendant deux jours, à faire naître partiellement l’enfant par le siège, puis à perforer sa tête par le bas du crâne et à aspirer son cerveau avant d’extraire totalement son corps de l’utérus. Le procédé répond à un double objectif : faciliter le passage de la tête, mais aussi s’assurer de la naissance d’un bébé mort. On évalue le nombre de ces avortements tardifs de 5 000 à 10 000 par an, généralement pratiqués sur les foetus sains de mères saines.

La méthode est tellement horrible que le Congrès et le Sénat avaient tous deux voté son interdiction à la fin des années 1990, mais Bill Clinton avait par deux fois opposé son veto…

Le lobby pro-avortement a fait déplacer le débat sur l’exception de santé en se fondant sur la décision Doe versus Bolton qui permet l’avortement jusqu’au terme pour protéger la mère : une exception d’interprétation extrêmement large qui admet les risques émotionnels, familiaux, psychologiques (la dépression notamment), et même ceux liés à l’âge de la mère.
Les défenseurs de la vie ont refusé de se laisser intimider, en soulignant qu’une exception de santé équivaudrait à vider l’interdiction de sa substance, et en apportant le témoignage d’un très grand nombre de médecins selon qui la procédure n’est jamais nécessaire pour sauver la mère et qu’au contraire elle présente de multiples risques pour la mère et pour sa fertilité future.

L’inventeur de l’avortement par naissance partielle, le Dr McMahon, a lui-même avoué que sur les 2 000 interventions qu’il a personnellement pratiquées, 9 % répondaient à un souci pour cause de santé maternelle, la plupart du temps la dépression…

Il est clair que le fait d’interdire une méthode d’avortement ne règle aucune question de fond, d’autant que l’avortement tardif par démembrement dans l’utérus resterait en tout cas autorisé. Mais l’intérêt de ce combat est d’ouvrir une brèche, de mettre un terme au caractère absolu du « droit à l’avortement » aux Etats- Unis.

Cet article de J.S. a paru dans Présent daté du 8 novembre 2006

Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...