11 mai, 2021

Comment les CDC américains réduisent le nombre de “cas” chez les vaccinés anti-COVID

Children’s Health Defense, une association américaine qui met en garde contre certains aspects nuisibles des vaccins – et particulièrement contre ceux ceux des agents biologiques expérimentaux censés prévenir le COVID grave – vient de révéler ce fait marquant : aux Etats-Unis, on modifie actuellement les règles du dépistage pour réduire le nombre de tests positifs chez les personnes vaccinées. Astucieux, non ?

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont annoncé la semaine cette modification du comptage qui entrera en vigueur le 14 mai prochain.

Selon un communiqué publié sur le site des CDC, l’objectif de l’opération est de « maximiser la qualité des données collectées sur les cas de la plus grande importance clinique et de santé publique ». Comment ? En cessant de signaler les cas hebdomadaires d’infection au COVID, sauf s’ils entraînent une hospitalisation ou un décès. Les « asymptomatiques » et autres victimes de rhumes légers ont fait leur temps.

A cette décision de ne pas faire remonter certaines données s’ajoute une modification de la mise en œuvre des tests RT-PCR. Annoncé fin avril, le changement consiste à réduire d’autorité le nombre de tours CT (Threshold Cycle) à 28 pour les personnes ayant été totalement vaccinées (aux Etats-Unis, sont concernés Moderna et Pfizer, avec deux piqûres, et Johnson & Johnson qui s’administre en une seule fois) depuis au moins quinze jours.

Avec 28 « tours », on évite le dépistage de faux positifs liés à la présence d’une quantité infime ou de débris de virus. Il est communément admis qu’au-delà de 35 tours d’amplification de l’ARN viral ce risque de faux positifs est important. La valeur CT correspond au nombre de cycles nécessaires pour amplifier l’ARN viral afin d’atteindre un niveau détectable.
Dans certains pays, sans que l’on puisse souvent avoir des informations précises à ce sujet, les cycles d’amplification sont encore plus nombreux.

Chaque cycle amplifie l’ARN recherché par un facteur de deux, la progression est donc exponentielle et le passage de 35 à 28 cycles n’est donc pas une diminution de 20 % de la sensibilité. En partant de 1 et en doublant à chaque étape, on arrive à 268.435.456 pour 28 cycles, tandis qu’au 35e cycle, on a amplifié jusqu’à 34.359.738.368, soit 128 fois plus.

En passant très nettement sous la barre des 35 CT, le but recherché est clairement de réduire le nombre de « cas », quitte à passer à côté de personnes réellement infectées et contagieuses. Qui dit réduction des cas dit également réduction des morts attribuées au COVID (chez les seuls vaccinés depuis plus de quinze jours, car c’est uniquement chez eux que ce nouveau seuil de 28 doit être retenu selon les CDC). Une personne qui meurt d’une maladie quelconque après vaccination aura d’autant moins de risques d’être comptabilisée comme morte du COVID, alors qu’une personne non vaccinée testée positive avec un CT plus élevé, voire nettement plus élévé, et mourant d’une maladie pré-existante, est volontiers comptabilisée comme victime du COVID.


Étant donné que le changement dans la manière dont les CDC signalent les cas de percée est toujours en cours de mise en œuvre et ne prendra pas effet avant le 14 mai, les CDC n’ont pas communiqué de nouveaux chiffres la semaine dernière, signale Children’s Health Defense (CHD).

Avec cette précision : Selon les derniers chiffres disponibles, au 26 avril, les CDC ont signalé que 9.245 personnes avaient été testées positives au COVID au moins deux semaines après avoir reçu leur dernier vaccin COVID (on appelle cette infection post-vaccinale une « percée »). Environ 9 % d’entre elles, soit 835 personnes, ont dû être hospitalisées, et 132 sont décédées.

CHD cite les précisions des Centers for Disease Control dans leur communiqué du 27 avril :

« Parmi les patients hospitalisés, 241 étaient asymptomatiques ou souffraient d’une maladie non liée au COVID, et 20 décès ont été signalés comme étant asymptomatiques ou non liés à la maladie.

« Les derniers chiffres proviennent de 46 États et territoires des États-Unis. On ne sait pas quels sont les quatre États qui n’ont pas soumis de chiffres sur les cas de percée aux CDC.

« Ces données de surveillance sont un instantané et aident à identifier les tendances et à rechercher des signaux parmi les cas de percée vaccinale. Au fur et à mesure que les CDC et les départements de santé des États se concentreront uniquement sur l’investigation des cas de percée vaccinale qui entraînent une hospitalisation ou un décès, ces données seront régulièrement mises à jour et affichées chaque vendredi. »

Selon les CDC, le nombre réel de cas de percée vaccinale est probablement plus élevé car le système de surveillance est passif et repose sur la déclaration volontaire des départements de santé des États et peut ne pas être complet. En outre, certains cas de percée vaccinale ne seront pas identifiés en raison de l’absence de tests. Cela est particulièrement vrai dans les cas de maladie asymptomatique ou légère, résume Children’s Health Defense.



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Putsch planétaire ? “La piste hydroxychloroquine”

J’emprunte ce texte important à Campagne Québec-Vie. Il me semble primordial de prendre conscience de la manière dont s’est installée la grande peur du COVID, suivie désormais par la campagne du « salut par le vaccin ». Jean Tardy, de CQV, met ici en lumière la dimension planétaire d'un mensonge (parmi d’autres, mais il est emblématique) installé simultanément et partout sur la prétendue nocivité de l’hydroxychloroquine.

Ce texte a été initialement publié ici sur Campagne Québec-Vie.

La piste hydroxy

Par Jean Tardy 


Les séquences révèlent le plan

Ayant fait une analyse exhaustive de la documentation liée au « Great Reset », pendant l’automne 2020, j’ai compris qu’un putsch planétaire se déroulait derrière la pandémie du COVID. Cette agression avait été mise en branle par le Forum Économique Mondial et était explicitement soutenue par nos gouvernants. Plusieurs événements individuels soulignent l’étendue de l’agression en cours. Mais ce sont les séquences d’événements qui révèlent son niveau d’organisation. En effet, ce ne sont pas des événements individuels qui indiquent qu’une action est concertée mais leur agencement. Celui-ci sert, en quelque sorte, de fil conducteur.

Je décrirai ici un de ces fils conducteurs qui nous font percevoir l’étendue et aussi le degré d’organisation du putsch mondialiste en cours. Parmi ces fils, j’aurais pu choisir la destruction systématique du processus électoral américain et de la présidence de Donald Trump ou encore, l’utilisation planétaire coordonnée de slogans mondialistes. Cependant, la trame que j’ai plutôt choisie est l’une des plus simples, des plus révélatrices. Il s’agit des événements entourant l’utilisation de l’Hydroxy Chloroquine (HCL), comme traitement, en phase initiale, de la COVID.

Avant la pandémie, le HCL était une drogue peu coûteuse, connue depuis 60 ans, utilisée par des millions de personnes comme remède contre la malaria, considérée comme sécuritaire et vendue sans prescription (comme l’aspirine) dans de nombreux pays. À la fin de mars 2020, au tout début de la pandémie, certains résultats préliminaires publiés par des chercheurs renommés semblaient indiquer que le HCL serait peut-être efficace comme traitement contre la COVID. Toute une série d’événements et de décisions a suivi. Voici une chronologie sommaire des événements principaux.

  • 20 mars 2020 : le Dr Raoult en France (une sommité mondiale) publie des résultats préliminaires prometteurs sur l’utilisation du HCL dans le traitement de la COVID avant hospitalisation.
  • 21 mars 2020 : le président Trump publie un « tweet » exprimant son espoir qu’un traitement basé sur le HCL a été découvert.
  • 24 avril 2020 : le FDA déconseille l’utilisation du HCL en associant son utilisation au traitement de patients hospitalisés et souligne des effets nocifs dans un stade avancé de la maladie.
  • 24 avril 2020 : le NY Times publie un article condamnant Trump en affirmant qu’il recommande une drogue dangereuse.
  • 1er mai 2020 : le New England Journal of Medicine (NEJM), un des journaux médicaux les mieux cotés au monde, publie le résultat d’une recherche qui révèle des effets nocifs dus au HCL et aucun bénéfice.
  • 19 mai 2020 : Donald Trump déclare publiquement qu’il prend du HCL à titre préventif.
  • 19 mai 2020 : le FDA publie un avis additionnel déconseillant le HCL et citant des résultats récents (implicitement le NEJM). Le HCL y est encore décrit comme une drogue potentiellement dangereuse alors qu’il était vendu sans prescription quelques mois plus tôt.
  • 22 mai 2020 : le Lancet, le deuxième des plus prestigieux journaux médicaux publie un article faisant référence à une étude sur 95 000 patients qui révèle des problèmes avec le HCL. Cet article utilise les données de la même source et est signé par les mêmes auteurs que celui du NEJM.
  • 22 mai 2020 : le Time magazine publie un article sur les dangers potentiels du HCL citant des recherches récentes.
  • 4 juin 2020 : le NEJM et le Lancet retirent simultanément les deux articles après un tollé de protestation du monde médical qui les dénonce comme de la supercherie. Cette publication d’articles aussi frauduleux dans ces journaux et leur retrait presqu’immédiat est un événement unique.
  • 15 juin 2020 : le FDA reconfirme son opposition au HCL comme traitement sur la base de son effet sur les patients en phase terminale.
  • 27 juillet 2020 : America’s Front Line Doctors (AFDL, une dizaine de médecins licenciés) publie un vidéo sur Youtube recommandant le HCL sur la base de leurs expériences cliniques.
  • 28 juillet 2020 : Twitter, Facebook, Youtube et Google retirent ce vidéo de leurs plateformes.
  • 3 août 2020 : USA Today publie un article condamnant AFLD comme un groupe d’imposteurs dangereux.
Ainsi, l’Hydroxy Chloroquine, ce vieux médicament utilisé de façon routinière depuis plus de 60 ans, et même de manière préventive à travers l’Afrique, est devenu un des grands révélateurs de l’agenda mondial, politique et financier, qui manipule cette pandémie et de son niveau élevé d’organisation. C’est un agenda qui, à mon avis, pousse l’humanité vers une tyrannie mondiale centrée sur la vaccination universelle récurrente et l’utilisation de passeports sanitaires comme outils de contrôle sociaux. Voici ce que cette chronologie concernant l’utilisation du HCL au cours du printemps et de l’été 2020 a révélé :

  • Un pouvoir de manipulation a corrompu, en l’espace de quelques semaines, les deux revues scientifiques les plus prestigieuses du monde médical pour décourager, dans l’œuf, l’utilisation du HCL. Cela a révélé un niveau de contrôle et de politisation des résultats scientifiques, au plus haut niveau, qui est complètement inédit. Avant cette pandémie je n’aurais jamais soupçonné ça. Pour moi, cela discrédite implicitement tous les résultats scientifiques où des intérêts financiers ou politiques majeurs sont en cause. Cette corruption rapide et efficace au plus haut niveau signifie que les résultats provenant de l’élite, les sources les mieux cotées et les plus prestigieuses, sont maintenant les moins crédibles. Mes sources plus fiables d’information proviennent d’un échantillon d’organismes et d’institutions qui sont moins importantes, de groupes para gouvernementaux et d’individus au parcours personnel moins visible. Tout ce qui est riche et bien subventionné est suspect.
  • La FDA (Food and Drug Administration) a uniformément biaisé ses recommandations pour décourager le HCL. Le comportement d’organismes semblables au Canada et ailleurs lui ressemble. Encore une fois, l’expression « plus ça vient de haut, plus c’est faux » s’applique. Pour moi, maintenant, les organismes scientifiques gouvernementaux sont des bureaucraties politisées au service des agendas mondialistes. Les expressions « santé publique », « autorité sanitaire » ou « ministère de la Santé » signifient « organe gouvernemental de propagande à saveur scientifique ». Maintenant, les sources plus diverses et indépendantes du pouvoir politique sont, à mes yeux, plus valables.
  • Évidemment, je le savais déjà que les grands médias fabriquaient systématiquement des narratifs mensongers pour dénigrer Trump. Les événements liés au HCL le confirment encore. Quand Trump cite une sommité, on le décrit comme ignorant, quand des supercheries le contredisent, on s’en sert pour le dénoncer, quand elles sont discréditées on oublie de le mentionner… Le mandat de Donald Trump fut un des grands révélateurs de l’imposture médiatique et de ses manipulations insidieuses. C’est une des contributions de cette présidence.
  • Le comportement des plateformes électroniques, ce 28 juillet 2020, fut un autre révélateur. Avant cette date, je n’aurais jamais cru qu’un seul des Google, Facebook et compagnie aurait censuré le vidéo de médecins parlant sobrement de leurs expériences cliniques. Cette réaction de censure, uniforme et immédiate, des GAFA révèle toute la dimension fasciste de leurs actions. Ils font partie, d’ailleurs, des cent quatorze partenaires stratégiques du Forum Économique Mondial et ce vidéo qu’ils censuraient menaçait les intérêts de quatre autres partenaires stratégiques de ce même Forum (ces quatre pharmaceutiques qui injectent leurs vaccins dans les Canadiens présentement). Cette action immédiate et cohésive a mis fin aux illusions. À partir de cette date, ces géants du web ont cessé définitivement d’être ou de sembler être des pourvoyeurs neutres de contenu. Ils n’agissent même plus comme des entreprises indépendantes en compétition mais comme membres d’un cartel de pouvoir.

Enfin, tous ces événements autour du HCL, considérés collectivement, révèlent un comportement unifié, organisé, d’envergure mondiale et agissant de façon cohésive sur l’Internet, la recherche de pointe, la bureaucratie, le secteur médical et la politique américaine pour atteindre des objectifs sociaux planétaires.

Autrement dit, cette trame concernant l’utilisation du HCL, parmi tant d’autres, révèle que le Forum Économique Mondial, de concert avec le FMI et l’ONU agissent de façon planifiée, simultanément sur tous les continents, à tous les niveaux de direction, dans les sphères politiques, informatiques, sociales, religieuses, scientifiques et culturelles en vue d’un objectif unique et documenté : la prise de contrôle totalitaire des sociétés et la mise en application de l’Agenda 2030.

Au moment d’écrire ces lignes (début mai 2021), je conserve un dernier espoir que nos gouvernants se comporteront enfin comme les élus d’un peuple libre et reculeront au dernier moment. Cependant cet espoir s’amenuise. En effet, les dernières mesures qu’ils ont prises (vaccination des jeunes, premiers certificats de vaccination) indiquent qu’ils se comportent de plus en plus comme l’élite d’un pouvoir fasciste en train de parachever sa prise de contrôle plutôt que comme les représentants élus de citoyens libres.

Comme je l’ai déjà dit, j’espère et je prie que j’ai tort. Mais je commence aussi à réfléchir à la suite : comment pourrons-nous vivre, comme humains et comme chrétiens, dans les entrailles d’un empire maléfique.

Jean Tardy

L’article que vous lisez fait partie d’une série. Vous pouvez trouver les autres articles de cette série ici, sur Campagne-Québec-Vie.



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08 mai, 2021

LifeSiteNews exclu de Facebook sous la pression du lobby pro-mort : COVID, LGBT, avortement et censure

Le plus gros site pro-vie anglophone, LifeSiteNews (50 millions de lecteurs) a été définitivement exclu de Facebook mardi dernier, sans avertissement et sans appel, pour violation des « règles de la communauté ». Il est reproché à LifeSite d’avoir publié « de fausses informations sur le COVID-19 qui pourraient entraîner des dommages physiques », ainsi que des messages « décourageant » de recevoir le « vaccin » anti-COVID.

L’article incriminé était une tribune portant sur une analyse des données de pharmacovigilance des Etats-Unis relatives à des décès à la suite d’une vaccination et consistait pour l’essentiel en un copié-collé des cas présentés par le VAERS (Vaccine Adverse Events Reporting System).

Il décrivait également les hypothèses sur le lien entre la gravité et le nombre des effets secondaires et le fait pour les personnes vaccinées d’avoir déjà été infectés par le SARS-CoV-2, consciemment ou à leur insu, citant une étude de King’s College présentée par le Daily Telegraph de Londres, soit une source « mainstream », et des anecdotes du même ordre rapportées par des médias locaux.

Des articles antérieurs publiés par LifeSite sur Facebook avaient déjà fait l’objet de signalements, en particulier ceux dénonçant le lien entre de nombreux vaccins (anti-COVID ou non) et l’avortement à travers l’utilisation de lignées de cellules fœtales obtenues à partir d’avortements pour leur développement ou leur production.

Vendredi, quatre puissants lobbies militant pour l’avortement, le « mariage » gay et les droits « LGBT » ont revendiqué la paternité de cette censure.

Un communiqué conjoint publié par Media Matters for America, les lobbies pro-LGBT Human Rights Campaign et GLAAD ainsi que NARAL Pro-Choice America affirme ainsi :

« Il a fallu faire pression pour que Facebook retire la page de LifeSiteNews, notamment en attirant l'attention sur la désinformation flagrante concernant le COVID-19 et les vaccins sur la page de LifeSiteNews, en compilant plus de 100 publications prouvant la violation répétée par LifeSiteNews des politiques connexes de Facebook, et en faisant appel à GLAAD, Human Rights Campaign, NARAL et Media Matters pour que Facebook agisse enfin. »

Et de réclamer à Facebook l’engagement de procéder à la dépublication de trois autres pages LifeSite (les pages « mariage », « catholique » et « avortement » que le communiqué désigne par des liens) qui n’ont pas encore été bannies par la censure.

Le communiqué lui-même ainsi que des tweets fanfarons publiés par la directrice de NARAL (association nationale des Etats-Unis pour le droit à l’avortement) accusaient Facebook de n’avoir que trop tardé à prendre des mesures contre le « discours de haine » dont LifeSiteNews serait coutumier.

Steve Jalsevac, président et fondateur de LifeSiteNews, a commenté la censure qui frappe ce média en pleine expansion : 

« Le fait que quatre groupes pro-avortement et de gauche aient publié une déclaration commune s’attribuant le mérite de l’interdiction de LifeSite sur Facebook n’est rien moins que stupéfiant. Big Abortion et Big Tech se sont clairement concertés pour nous censurer, en utilisant comme prétexte les informations bien documentées que nous publions sur les vaccins anti-coronavirus.

« Que signifie réellement tout cela ? Que les reportages de LifeSiteNews avaient un impact très gênant pour toute leur propagande grâce à nos articles factuels, bien documentés, avec de nombreuses citations de vrais experts. La seule stratégie qui leur reste est typiquement de débiter des accusations ad hominem dénuées de sens et d’essayer de nous faire taire parce qu’ils n’ont pas de contre-arguments convaincants. »

L’étau se resserre sur l’information libre et indépendante. La directrice du Marketing de LifeSite, Rebekah Roberts, remarque que l’exclusion de LifeSite de Facebook n’est « pas une surprise ». « Cela fait des mois que nous savions que cela devait arriver. »

LifeSite se prépare activement pour contrer la censure. Le média encourage notamment l’abonnement (gratuit) à sa lettre d’informations : chers lecteurs anglophones, c’est par ici.

Il est également présent sur des réseaux sociaux alternatifs :


Pour contribuer matériellement aux projets de contournement de la censure de LifeSiteNews, rendez-vous ici :


C’est maintenant qu’il faut agir. Il y a péril en la demeure.

En tant que correspondante de LifeSite à Paris depuis plus de dix ans, je vous remercie de votre générosité.



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06 mai, 2021

Le message du pape pour la prochaine Journée des migrants: “Vers un nous toujours plus grand"

Le pape François vient de faire publier son message pour la 107e Journée mondiale du migrant et du réfugié, célébrée le 26 septembre prochain, pour inviter le monde à aller « vers un nous toujours plus grand ».

Il y décrit le projet de Dieu pour l’humanité, faisant référence à la Genèse : « Dieu nous a créés homme et femme, des êtres différents et complémentaires pour former ensemble un nous destiné à devenir toujours plus grand avec la multiplication des générations. Dieu nous a créés à son image, à l’image de son Être Un et Trine, communion dans la diversité. »

Et d’ajouter : « … lorsque, à cause de sa désobéissance, l’être humain s’est détourné de Dieu, celui-ci, dans sa miséricorde, a voulu offrir un chemin de réconciliation non pas à des individus, mais à un peuple, à un nous destiné à inclure toute la famille humaine, tous les peuples : “Voici la demeure de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront ses peuples, et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu.”

Voilà qui renvoie à un leit-motiv récent dans les déclarations pontificales : « personne ne se sauve tout seul, (…) il n’est possible de se sauver qu’ensemble », et ce serait la leçon de la « récente pandémie » pour atteindre « la paix, le bien, la sécurité et le bonheur ». 

C’est une vision horizontale du salut, et un oubli, au mieux, et une contradiction, au pire, de cette vérité : la Rédemption et le salut éternel sont offerts aux personnes, individuellement, le Christ meurt en Croix pour chacun d’entre nous, pour vous et pour moi, donnant la dernière goutte de son Précieux Sang pour que vous, pour que moi, puissions accéder personnellement à la vie éternelle à condition d’accueillir et de répondre à sa grâce.

Et voilà donc le rêve du pape exprimé dans ce message :

« En réalité, nous sommes tous dans le même bateau, et nous sommes appelés à nous engager pour qu’il n’y ait plus de murs qui nous séparent, qu’il n’y ait plus les autres, mais un seul nous, aussi grand que toute l’humanité. C’est pourquoi je profite de cette journée pour lancer un double appel à marcher ensemble vers un nous toujours plus grand, m’adressant d’abord aux fidèles catholiques puis à tous les hommes et femmes du monde. »

C’est une utopie et comme toutes les utopies, elle est dangereuse.

Dangereuse et trompeuse, lorsque le pape en fait la condition pour accéder à une « Eglise toujours plus catholique », confondant les plans de la « fraternité humaine » sur le plan matériel, et celui de l’incorporation dans le Christ par le baptême et la pratique de la foi en vue de figurer au nombre des élus dans l’autre vie. Une telle confusion répond fondamentalement à l’idée qu’on ira tous au paradis

Comment faire pour répondre au souhait de François ?

« Les fidèles catholiques sont appelés à s’engager, chacun à partir de la communauté dans laquelle il vit, pour que l’Église devienne toujours plus inclusive, poursuivant ainsi la mission confiée par Jésus-Christ aux Apôtres : “Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.” » (C’est moi qui souligne.)

« Inclusive » : outre que le mot relève de la Novlangue politiquement correcte, avec ses tonalités antiracistes dont on connaît la charge idéologique, il faut noter qu’elle fait de l’Eglise l’agent de l’inclusion, alors que c’est dans un premier temps la personne qui demande le baptême, la foi, la grâce de devenir enfant de Dieu, que l’Eglise alors lui procure en communiquant la grâce du trésor qui lui est confié par le Christ.

Heureusement le pape ajoute : « Aujourd’hui, l’Église est appelée à sortir dans les rues des périphéries existentielles pour soigner les blessés et chercher les perdus, sans préjugés ni peur, sans prosélytisme, mais prête à élargir sa tente pour accueillir tout le monde. Parmi les habitants des périphéries, nous trouverons de nombreux migrants et réfugiés, des personnes déplacées et des victimes de la traite, auxquels le Seigneur veut que Son amour soit manifesté et Son salut proclamé. » Passons sur le prosélytisme pour retenir que le pape veut voir le salut du Christ proclamé aux migrants.

Cependant la question demeure, au vu du contexte : quel est ce « salut » que l’on proclame ?

Le pape poursuit un peu plus loin :

« L’avenir de nos sociétés est un avenir “en couleurs”, enrichi par la diversité et les relations interculturelles. C’est pourquoi nous devons apprendre aujourd’hui à vivre ensemble en harmonie et dans la paix. (…) C’est l’idéal de la nouvelle Jérusalem (cf. Is 60 ; Ap 21,3), où tous les peuples se rassemblent dans la paix et l’harmonie, célébrant la bonté de Dieu et les merveilles de la création. Mais pour atteindre cet idéal, nous devons tous nous efforcer de faire tomber les murs qui nous séparent et de construire des ponts qui favorisent la culture de la rencontre, conscients de l’interconnexion intime qui existe entre nous. Dans cette perspective, les migrations contemporaines nous offrent l’opportunité de surmonter nos peurs pour nous laisser enrichir par la diversité du don de chacun. Ensuite, si nous le voulons, nous pouvons transformer les frontières en lieux de rencontre privilégiés, où le miracle d’un nous de plus en plus grand peut s’épanouir. »

Et cela se double, en conclusion d’un message écolo-politique bien plus que d’un appel à la conversion en vue du salut éternel :

« Je demande à tous les hommes et à toutes les femmes du monde de faire bon usage des dons que le Seigneur nous a confiés, afin de préserver sa création et de la rendre encore plus belle. “Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : ‘Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne’” (Lc 19,12-13). Le Seigneur nous demandera de rendre compte de nos actes ! Mais pour garantir que notre maison commune soit correctement entretenue, nous devons nous constituer en un “nous” toujours plus grand, toujours plus coresponsable, avec la ferme conviction que tout bien fait au monde l’est pour les générations actuelles et futures. Il s’agit d’un engagement personnel et collectif, qui prend en charge tous les frères et sœurs qui continueront à souffrir tandis que nous cherchons à atteindre un développement plus durable, équilibré et inclusif. Il s’agit d’un engagement qui ne fait aucune distinction entre autochtones et étrangers, entre résidents et hôtes, car il s’agit d’un trésor commun, et personne ne doit être exclu de ses soins et bénéfices. »

Décidément, la confusion entre le spirituel et le temporel a encore de beaux jours devant lui.

Samedi 8 mai. Je reçois cet intéressant commentaire de Roland Hureaux, que je publie ici avec son aimable accord :

J’ai lu votre commentaire de la déclaration du pape au sujet de la Journée des migrants, par ailleurs passée inaperçue.

A côté de positions connues sur les migrations , je regrette que ce genre de déclaration très  générale occulte deux aspects essentiels :
 
Le premier est la cause de l’afflux de réfugiés. S’il y a des réfugiés, c’est qu’il y a des guerres.  Et s’il y a des guerres en Afrique du Nord , au Proche-et au Moyen  Orient, c’est pour l’essentiel en raison des ingérences occidentales , voire américaines ; or ces ingérences, le pape François, à ma connaissance , ne les condamne jamais. Pas plus qu’il ne condamne les sanctions inhumaines qui frappent un pays comme la Syrie et qui empêchent les réfugiés de rentrer chez eux. Et pour cause : dans la guerre civile  larvée qui divise l’Occident en deux vcamp , il est du côté des mondialistes qui sont les mêmes qui déclenchent ces guerres.
 
Le second est le  mauvais accueil fait trop souvent aux musulmans qui demandent le baptême. Une Eglise  inclusive, ce n’est pas seulement une Eglise qui veut que les frontières soient ouvertes ; c’est aussi une Eglise qui ouvre ses propres portes. Or vous connaissez le mauvais accueil qui est fait trop souvent   aux musulmans candidats au baptême . 60 % des baptisés issus de l’islam estiment avoir été mal accueillis. 
 
Cela en raison d’un relativisme ambiant qui considère qu’un musulman  qui pratique sa foi n’a finalement  pas besoin du baptême. 
 
Mais aussi en raison de la bureaucratisation de l’Eglise qui inflige aux candidats   une préparation de 3 ans ; cette préparation est souvent faite de réunions ennuyeuses.  Des exigences de formation qui pourraient être valables pour un sauvage vivant à demi nu en   brousse  ne  devraient  pas s’appliquer à un musulman qui a déjà fait un énorme effort  en venant au baptême car il se coupe de sa communauté, prend des risques etc.

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30 avril, 2021

Le passeport vaccinal, un instrument de tyrannie durable, inédit, et absolu, selon Mike Yeadon, ancien vice-président de Pfizer


Le Dr Mike Yeadon, ancien vice-président et directeur scientifique de Pfizer, a évoqué il y a une quinzaine de jours les plans visant à étendre la mise en œuvre du passeport vert dans un appel public à la vigilance adressé à America’s Frontline Doctors, une association de médecins qui soutient les traitements efficaces contre le COVID-19 et s'oppose à la vaccination au moyen d'un agent biologique expérimental : « Nous y sommes en Israël maintenant, et le Royaume-Uni sera pareil dans quelques semaines. »

Vous le savez, hier Emmanuel Macron a annoncé que le passeport sanitaire qui sera mis en place à compter de début juin en France pour autoriser l’accès aux grandes manifestations publiques ne sera pas un passeport vaccinal, mais de « statut COVID », puisqu’il faudra apporter la preuve soit de la vaccination, soit d’un test covid négatif de moins de 48 heures, soit d’une infection ayant muni le porteur d’anti-corps.

Mais ce que dit Mike Yeadon, c’est que même si on n’en est pas encore arrivé à une situation extrême, les outils sont là : ce sont eux qui sont mis en place. 

Certains diront que cela relève du fantasme. Je les aide à l’espérer, comme le disait ma chère Maman. Mais sachez que d’ores et déjà en Alaska, un village interdit à ses habitants de faire leurs courses en personne si elles n’ont pas été vaccinées. Et là, pour le coup, il ne s’agit pas d’une mesure ponctuelle pour « stopper la pandémie » : il n’y a aucune raison de revenir en arrière.

Voici  ma rapide traduction de la suite du message de Mike Yeadon à American Frontline Doctors.

*


A vous qui pensez que les passeports vaccinaux sont bons, ou du moins corrects, je m'adresse à vous.

Si vous êtes une personne vulnérable et que vous avez été vacciné, vous êtes protégé. Vous n'avez pas besoin de connaître le statut immunitaire d'autrui. Remarquez que même s'ils ont été vaccinés, cela ne garantit pas qu'ils ne puissent pas être porteurs d'une seule particule virale et vous la transmettre. Il n'est donc pas utile pour vous ou pour votre sécurité de savoir que tout le monde a été vacciné.

Si vous avez refusé de vous faire vacciner, par exemple, parce que vous n'êtes pas exposé à ce virus, sachant que les jeunes sont PLUS exposés à la grippe qu'au COVID-19, vous n'avez pas non plus besoin de connaître le statut immunitaire des autres.

La vaccination protège ceux qui en ont besoin. Les passeports vaccinaux ne protègent personne.

Mais le passeport vaccinal est utile à nos maîtres. Il s'agira de la première base de données au format commun, utilisable de Bolton à Bogota, contenant votre identifiant numérique unique et un indicateur d'état de santé modifiable (initialement relatif au statut vaccinal).

Celui qui contrôle cette base de données et tout algorithme régissant ce qu'elle autorise ou refuse, possède un contrôle absolument totalitaire sur tous les aspects de votre vie.

Imaginez un avenir dans lequel un passeport vaccinal valide serait nécessaire pour entrer dans un terrain de sport ou un musée. Passeport vaccinal invalide : pas d'entrée.

Imaginez maintenant que les règles soient durcies (et elles le seront). Désormais, vous ne pourrez plus entrer dans les grands centres commerciaux ou dans des  hôtels sans un passe valide.

Ira-t-on plus loin ? Bien sûr, pourquoi pas. L'algorithme sera modifié et vous ne pourrez plus entrer dans les grands supermarchés ou prendre les transports publics.

Une étape tyrannique pourrait consister en une modification de Visa/MasterCard qui exigerait un passeport vaccinal valide AVANT qu'un terminal ne s'ouvre pour une transaction d'achat.

Dès lors, vous ne pourriez même pas acheter une bouteille d'eau. Ou du carburant. Ou quoi que ce soit d'autre.

Ping ! Votre passeport vaccinal vous ordonne de vous présenter pour votre rappel de vaccin. Si vous ne le faites pas, votre passe expire. Pensez-vous avoir le choix ?

Ping ! On vous rappelle que vous devez aussi amener votre petit-fils, car sa mère ne l'a pas fait. Si vous ne le faites pas, votre passe devient invalide, tout comme celui de la mère du bébé. Pensez-vous toujours que vous aurez le choix ?

Le fait que je puisse facilement trouver des exemples doit au moins vous indiquer que le potentiel de contrôle totalitaire de toute la population se trouve tapi comme un ver au centre de cet avenir orwellien.

Ce n'est pas de la spéculation. On nous dit que ce système est sur le point d'arriver. Vous serez contraint de vous faire vacciner ou vous serez rapidement marginalisé.

Une fois que vous serez vaccinés, les libertés limitées qu'ils vous accordent peuvent être retirées à tout moment.

Ne vous faites pas d'illusions en imaginant que « personne ne pourrait être aussi méchant ». Je vous renvoie à de nombreux exemples au cours du siècle dernier. Il y a beaucoup de gens mauvais et la seule différence ici est l'ÉCHELLE et la nature irréversible du mal.

Maintenant que vous avez vu ce qu'il est si facile de faire pour prendre le contrôle total d'une société entière, vous DEVEZ vous opposer et trouver des moyens d'empêcher un système de passeport vaccinal de voir le jour. Par tous les us et moyens nécessaires. Enfin, à ceux qui disent que tout cela relève seulement d'une série d'erreurs malencontreuses et de l'incompétence, je vous invite à regarder ce documentaire. Bien avant d’arriver à la fin, vous réaliserez, comme je l'ai fait avec une horreur croissante, qu'il ne s'agit absolument pas d'incompétence. C'est un exercice répété et des exercices de ce type sont utilisés pour des jeux de guerre depuis des années, voire des décennies. Cela vous fera peut-être changer d'avis sur les origines de ce désordre et de ces crimes. Mais s'il vous plaît, une chose : ne dites pas qu'on ne vous a pas prévenus.

© leblogdejeannesmits pour la traduction


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29 avril, 2021

Vaccins et cellules fœtales avortées : la réponse de Pamela Acker à Emmanuele Barbieri de “Corrispondenza Romana”


Un débat de fond, pas toujours très élégant, oppose aujourd’hui des catholiques – y compris traditionnels – favorables à la vaccination anti-COVID, y compris par des vaccins développés au moyen 
de lignées de cellules fœtales obtenues à partir de bébés avortés, et de ceux qui, à l’instar de Mgr Athanasius Schneider, estiment que ces vaccins « souillés par l’avortement », doivent ou devraient être refusés en conscience pour cette raison, rejetant par là même l’argument de la « coopération éloignée au mal » ou du « volontaire indirect ».

Dans un récent article paru sous la signature d’Emmanuele Barbieri dans Corrispondenza Romana, une charge violente a été menée contre Pamela Acker, l’une des porte-parole du mouvement d’opposition à l’utilisation de vaccins produits ou testés (voire les deux) au moyen de cellules fœtales avortées. Ses capacités scientifiques, sa bonne foi, ses motivations, et même ses capacités de raisonnement ordinaires sont attaquées. Je dois dire que l’ensemble est déplaisant, dans un contexte où l’on parle tout de même de choses graves.

Je vous avoue ne pas avoir la patience, du fait de sa tonalité, de traduire ce texte de Barbieri, qui reflète de toute façon la vision aujourd’hui majoritaire. Je vous propose plutôt, grâce à l’aide du CEP (Centre d’études et de prospective sur la science) qui m’a transmis une traduction par Roberto Bonato de la réponse de Pamela Acker à Barbieri dans LifeSite en m’autorisant aimablement à la diffuser.

C’est cette traduction, légèrement retouchée, que je vous propose de découvrir ci-dessous. Le texte m’a particulièrement intéressée par la qualité de ses sources. Vous noterez qu’il émane d’une femme qui a mis sa peau au bout de ses idées, puisqu’elle a mis fin à une prometteuse carrière universitaire pour ne pas collaborer à une étude dont elle a appris qu’elle aboutirait, en cas de réussite, à la production d’un vaccin réalisé au moyen d’une lignée de cellules souches fœtales. – J.S.


Vérités scientifiques, sophismes logiques et consentement au mal : 
une réponse à Emmanuele Barbieri

par Pamela Acker 

On m’a demandé à plusieurs reprises de répondre à un récent article d’Emmanuele Barbieri, « Vaccins COVID-19 : Vérités scientifiques et Fake News ». Je trouve décevant qu’un tel article gagne en audience auprès de personnes raisonnables, car il commence par un sophisme ad hominem, se termine par un empoisonnement du débat, et il est truffé d’arguments épouvantail et d’erreurs pures et simples. Le ton fait appel à la fois à l’émotion et  à l’autorité, car tout au long de son argumentation, l’auteur suggère – voire affirme carrément – que ceux qui ne sont pas d’accord avec lui sont soit ineptes, soit fourbes. En tout cela, il ignore la réalité du lien entre l’avortement et la science biomédicale – pourtant clairement documenté par les chercheurs eux-mêmes ] et contribue à la confusion croissante qui entoure la question du vaccin actuel contre le coronavirus, une technologie expérimentale contraire à l’éthique, imposée à la population à une échelle qui aurait été inconcevable il y a seulement un an.  

Malheureusement, cette réfutation sera beaucoup plus longue que l’article original, car il faut toujours plus de mots pour étayer une argumentation que pour gribouiller une diatribe.

Des problèmes dès le départ

Malgré son titre prometteur et sa prétendue tentative de faire la différence entre la science réelle et les « fake news », l’article de M. Barbieri contient des affirmations profondément inexactes sur l’histoire des lignées de cellules fœtales avortées et sur la science qui les sous-tend, notamment celles-ci :

–      Les preuves de l’existence des avortements par césarienne proviennent principalement de clips vidéo tournés par David Daleiden ; en réalité, elles proviennent de la littérature scientifique (1, 2, 3), notamment de plusieurs documents de recherche décrivant le développement des vaccins contre la polio.  

L’expérimentation sur le tissu fœtal était interdite avant la légalisation de l’avortement ; En réalité, de telles expériences ont été menées dès les années 1930 (1) et il y eut même des fournisseurs internationaux de tissus de fœtus avortés (notamment l’Institut Karolinska) tout au long des années 1950-70, qui ont continué à fournir des tissus de fœtus avortés pour la recherche jusqu’à ce jour.

Aucune expérimentation sur tissu fœtal n’a été réalisée dans l’intention de produire des vaccins ; en réalité, le développement du vaccin contre la polio a alimenté la recherche sur des lignées de cellules de fœtus avortés (1, 2, 3) et le vaccin contre la rubéole (4) a été produit à l’aide de virus obtenus à partir de fœtus avortés, au lieu d’utiliser simplement un écouvillon nasal sur un enfant infecté (comme cela a été fait au Japon). Il existe en effet une longue histoire de complicité entre les vaccins et l’avortement.

La quantité d’ADN fœtal résiduel dans les vaccins est négligeable, selon trois études statistiques hypothétiques (ayant toutes le même auteur principal) ; en réalité, les données expérimentales montrent que la quantité et la dimension de l’ADN fœtal présent dans les vaccins posent un réel problème, et peuvent atteindre 200 fois la limite de sécurité établie par l’Organisation Mondiale de la Santé. (5)

La recherche sur les vaccins et une carrière interrompue
par les cellules de fœtus avortés

Bien que cet article porte principalement sur la recherche sur les fœtus avortés et les vaccins, il semble prudent d’aborder le fait que M. Barbieri commence son commentaire en m’accusant de n’avoir « aucune expertise spécifique » et donc de n’être pas qualifiée pour parler des vaccins. Son argument repose principalement sur le fait que je n’ai pas de publications scientifiques à mon actif.  Il y a une raison très simple et très valable pour laquelle je n’ai publié dans aucune revue scientifque : le travail que j’ai effectué dans le domaine du développement de vaccins concernait un vaccin contre le VIH qui utilisait des lignées cellulaires HEK-293 dans le cadre du projet.  Mon propre volet de ce projet portait sur des lignées cellulaires éthiques (hamster chinois, souris et lignée cellulaire cancéreuse humaine) et a consisté à rechercher et à développer des façons d’utiliser de courts peptides de signalisation pour cibler le véhicule du vaccin – qui était en fait un vecteur viral, une technologie similaire à celle utilisée par les vaccins COVID-19 de Johnson & Johnson et AstraZeneca – afin qu’il soit directement capté par les cellules dendritiques, l’un des acteurs cellulaires les plus importants impliqués dans le déclenchement d’une bonne réponse immunitaire. J’ai quitté le laboratoire dans lequel je travaillais au bout de dix mois, lorsque j’ai découvert que les antigènes qui seraient utilisés dans le produit final du vaccin étaient produits sur des cellules de fœtus avortés – une décision qui était en accord avec les devoirs du chercheur décrits dans Dignitas Personae, en particulier les paragraphes 34 et 35.  Si j’avais figuré en tant qu’auteur sur l’un des articles en question (qui sont tous disponibles en ligne sur la page des publications du Dr Venigalla Rao (6), ma crédibilité aurait par la suite été entachée par le fait que mon nom était directement associé dans la littérature scientifique aux cellules de fœtus avortés.  

En ce qui concerne les commentaires de M. Barbieri sur mon livre, je le citerai intégralement ci-dessous (un grand merci à un ami italien qui a fourni une traduction de son article) : 

« Plus en détail, la seule publication connue de Pamela Acker - Vaccination : A Catholic Perspective, publiée par le Kolbe Center for the Study of Creation - traite de la question du vaccin COVID-19 de manière presque marginale (pp. 73-77, soit 5 pages sur 85) ; elle vise en fait à promouvoir le rejet de toute forme possible de vaccination. La thèse que le livre tente de démontrer (voir “Good Health”, pp. 80-83) est que tous les vaccins sont nocifs pour la santé  et devraient être remplacés par l’exercice en plein air, une alimentation saine et des remèdes naturels. Pamela Acker vient de comprendre que les découvertes faites par des scientifiques comme Edward Jenner, Louis Pasteur ou Robert Koch n’ont jamais été bénéfiques pour l’humanité ; elle veut persuader ses lecteurs que ces découvreurs ont tous perdu leur temps, mais ne parvient pas à fournir de preuves substantielles pour étayer une affirmation aussi audacieuse. »

L’affirmation selon laquelle ma thèse consisterait à dire que tous les vaccins devraient être remplacés par l’exercice, une alimentation saine et des remèdes naturels est au mieux fragile (je mets même en garde le lecteur catholique fidèle contre certains remèdes naturels) et constitue une simplification excessive de la thèse réelle, à savoir que l’idée de traiter la maladie par une intervention inefficace et artificielle – avant même que nous soyons exposés à l’agent pathogène – a besoin d’être remplacée par une compréhension appropriée du système immunitaire et de la manière de le soutenir tel qu’il a été conçu par Dieu pour nous protéger contre une grande variété d’expositions à la maladie, et pas seulement à l'égard des maladies contre lesquelles nous nous vaccinons habituellement.  Ces distinctions sont importantes : la thèse que M. Barbieri m’attribue faussement est beaucoup plus facile à rejeter que celle que je défends réellement.

Comme preuve, j’offre 85 pages d’arguments avec 379 notes de bas de page, qui incluent, parmi d’autres notions importantes, les faits suivants :

Les expériences de Jenner furent de nature anecdotique, entraînèrent une augmentation de l’incidence des maladies transmises par le sang chez les vaccinés et provoquèrent la mort prématurée des deux premiers vaccinés (son propre fils et un garçon du voisinage).  Tous deux décédèrent d’une tuberculose qui, très probablement, leur avait été transmise au cours du processus de vaccination. 
 
La baisse de mortalité due aux maladies qui fut observée au début de la vaccination a beaucoup plus à voir avec l’assainissement et l’amélioration des conditions de vie qu’avec quelque intervention médicale que ce soit faite à l’époque. 
 
La mise en avant de l’hypothèse des anticorps était fondée sur des expériences erronées avec deux types d’agents pathogènes qui se comportent de manière très différente de tout ce contre quoi nous nous vaccinons aujourd’hui. 
 
Les vaccins peuvent échouer, et échouent effectivement, à des fréquences qui rendent théoriquement impossible une immunité collective par la vaccination. 
 
Les vaccins déclenchent une chaîne d’activation immunitaire inappropriée qui conduit à l’activation de cellules auto-réactives.  Chez certains individus, ce phénomène se transformera en maladie auto-immune à part entière.  Chez d’autres, un processus similaire peut entraîner le développement de réactions allergiques à vie, lorsque le vaccin active les cellules immunitaires contre des substances inoffensives. 
 
Tous les vaccins présentent des contre-indications - des conditions qui peuvent mettre en danger la vie de certaines personnes - qui ne sont pas décelées avant l’administration des vaccins infantiles de routine. 
 
La vaccination de masse entraîne un remplacement des souches (un phénomène analogue à la résistance aux antibiotiques chez les bactéries) et peut déplacer la sensibilité de la population vers des tranches d’âge qui tolèrent mal la maladie visée. 
 
Le fait d’être passé par un processus d’infection par les maladies infantiles normales et d’avoir développé une réponse immunitaire normale à ces maladies, peut protéger contre le développement de maladies chroniques ultérieures au cours de la vie, notamment l’auto-immunité et le cancer.

En bref, l’induction de la réponse immunitaire par la vaccination est artificielle, temporaire et inférieure à l’immunité naturelle et, pour un nombre croissant de personnes, elle est carrément dangereuse.  Le système immunitaire est beaucoup plus complexe que tout ce que nous en comprenions dans les années 1800, et il fait intervenir des molécules et des processus que les premiers concepteurs et fournisseurs de vaccins n’auraient jamais pu imaginer.  Il n’est donc pas logique de continuer à utiliser sans discernement une intervention médicale archaïque qui a été mise au point dans l’ignorance absolue de cette prodigieuse complexité.  

Le lien entre l’avortement et les vaccins

Passons maintenant à la véritable question qui nous occupe : quelle est la nature du lien entre l’avortement et l’industrie des vaccins, en particulier tel qu’il se manifeste dans les vaccins actuels contre le coronavirus ?  Et en quoi cela est-il important ?

La thèse de l’article de M. Barbieri semble être non seulement que les vaccins dévéloppés à l’aide de fœtus avortés, y compris les vaccins à coronavirus récemment mis au point, sont éthiques et licites pour les catholiques, mais aussi que ceux qui choisissent de mener la guerre contre l’avortement sur le front de la suppression de la recherche biomédicale sur les tissus fœtaux sont mal avisés.  J’aborderai d’abord la première affirmation, qui semble reposer sur deux prémisses principales (si l’on écarte les erreurs mentionnées plus haut dans cet article) : les avortements qui ont donné lieu aux tissus pour les lignées cellulaires n’ont pas été obtenus dans le but de développer le vaccin, d’une part, et les vaccins eux-mêmes ne contiennent pas de cellules fœtales résiduelles ou de matériel biologique préoccupant, d’autre part. 

Les lignées cellulaires actuellement utilisées pour le développement du vaccin COVID-19 sont HEK-293 et PER C6 (7). M. Barbieri a raison de dire qu’aucune des deux lignées cellulaires n’a été fabriquée spécifiquement pour les vaccins :  HEK-293 a été produite à des fins de recherche fondamentale, et PER C6 a été produite pour cultiver des vecteurs adénoviraux (8). Toutefois, cette dernière lignée cellulaire, qui a été mise au point en 1995, a effectivement été produite spécifiquement dans l’optique d’une recherche biomédicale.  Selon le Dr Van Der Eb, « PER C6 a été fabriquée uniquement pour la fabrication pharmaceutique de vecteurs adénoviraux » (9). Ce sont ces mêmes vecteurs que Johnson & Johnson utilise pour développer son vaccin COVID-19, qui est produit sur la PER C6.  Il semble donc que le lien ne soit pas aussi éloigné que certains voudraient nous le faire croire.

Toutefois, même si les deux lignées cellulaires ont été produites sans l’intention d’être utilisées pour le développement de médicaments ou de vaccins, la déclaration de l’Église dans Dignitas Personae est claire quant au caractère illicite des lignées cellulaires entachées par l’avortement :  

« Un autre cas de figure à prendre en considération lorsque les chercheurs utilisent du « matériel biologique » d’origine illicite, produit en dehors de leur centre de recherche ou qui se trouve dans le commerce. L’Instruction Donum vitae a formulé le principe général à observer en ces cas: “Les cadavres d’embryons ou de fœtus humains, volontairement avortés ou non, doivent être respectés comme les dépouilles des autres êtres humains. En particulier, ils ne peuvent faire l’objet de mutilations ou autopsies si leur mort n’a pas été constatée, ou sans le consentement des parents ou de la mère. De plus, il faut que soit sauvegardée l’exigence morale excluant toute complicité avec l’avortement volontaire, de même que tout danger de scandale.” (10)
« A ce propos, demeure insuffisant le critère d’indépendance formulé par certains comités d’éthique, à savoir l’affirmation selon laquelle l’utilisation du « matériel biologique » d’origine illicite est éthiquement licite à condition qu’il y ait une séparation claire d’une part entre ceux qui le produisent, font congeler et font mourir les embryons et d’autre part les chercheurs qui développent des expériences scientifiques. Le critère d’indépendance ne suffit pas pour éviter une contradiction dans l’attitude de celui qui dit ne pas approuver l’injustice commise par d’autres, mais qui, dans le même temps, accepte pour son travail le « matériel biologique » que d’autres obtiennent par le biais de cette injustice. Quand ce qui est illicite est approuvé par les lois qui régissent le système sanitaire et scientifique, on doit se dissocier des aspects iniques de ce système, afin de ne pas donner l’impression d’une certaine tolérance ou d’une acceptation tacite des actions gravement injustes. (11)  (…) 
« Parfois on objecte que les considérations précédentes semblent supposer que les chercheurs de bonne conscience auraient le devoir de s’opposer activement à toutes les actions illicites menées dans le domaine médical, élargissant ainsi leur responsabilité éthique de manière excessive. Le devoir d’éviter la coopération au mal et le scandale touche en fait leurs activités professionnelles courantes, qu’ils doivent orienter de manière droite et à travers lesquelles ils sont appelés à rendre témoignage à la valeur de la vie, en s’opposant aux lois gravement injustes. C’est pourquoi il convient de préciser [qu'il existe un] devoir de refuser ce « matériel biologique » – même en l’absence de tout lien étroit des chercheurs avec les actions des techniciens de la procréation artificielle ou de ceux qui ont pratiqué l’avortement provoqué, et même en l’absence d’un accord préalable avec les centres de procréation artificielle. » (Italiques dans l'original).

Ainsi, nous voyons que l’argument selon lequel les lignées de cellules fœtales en question n’ont pas été spécifiquement développées pour être utilisées dans des vaccins n’est pas pertinent pour discuter de la licéité de leur utilisation.  Leur origine seule suffit à rendre illicite leur utilisation dans tout vaccin.

L’utilisation des « tests de confirmation » dans les vaccins Pfizer et Moderna

Un autre problème se pose dans le débat sur les vaccins actuels contre le coronavirus.  On a beaucoup parlé de l’expression « tests de confirmation » pour écarter les préoccupations éthiques concernant l’utilisation de cellules foetales avortées dans le développement des vaccins synthétiques à ARNm contre le coronavirus.  Cependant, ce n’est pas un simple test de confirmation après commercialisation qui a eu recours à ces cellules, comme le suggère l’expression et la façon dont elle est généralement présentée ; au contraire, des cellules de fœtus avortés ont été utilisées dans de multiples phases de conception et de développement pour les vaccins Pfizer et Moderna. La littérature scientifique met les choses au clair :

1. Un test fondamental, qui faisait partie intégrante de la phase de conception, a été effectué sur des cellules de fœtus avortés pour les vaccins Pfizer (12) et Moderna (13).  La protéine spike originale était instable lorsqu’elle n’était pas attachée au virus entier ; aussi les développeurs de vaccins ont-ils introduit quelques mutations dans la séquence (ainsi que quelques mutations supplémentaires pour stabiliser l’ARNm et éviter qu’il ne se dégrade trop rapidement dans l’organisme après la vaccination).  Les développeurs devaient vérifier que la nouvelle séquence d’ARNm synthétique générait bien la structure tridimensionnelle qu’ils attendaient.  Pour ce faire, ils ont modifié génétiquement des cellules humaines afin de produire la protéine spike mutée, puis l’ont extraite des cellules.  La production de la protéine a été réalisée dans des cellules HEK-293 (Pfizer a utilisé spécifiquement les cellules Expi293F, qui sont une lignée dérivée des HEK-293 originales).

2. Les cellules HEK-293 ont été utilisées pour tester l’expression de l’ARNm. Pour ce faire, les chercheurs ont placé l’ARNm développé pour le vaccin dans un milieu de culture avec des cellules humaines, ainsi que certains produits chimiques qui augmentent la capacité des cellules à absorber l’information génétique. Ils ont ensuite mesuré la quantité de protéine spike que les cellules ont fabriquée. Cette opération a été réalisée sur des cellules de fœtus avortés pour les vaccins Pfizer (12) et Moderna (14).

3. Des cellules HEK-293 ont été utilisées pour tester l’administration du vaccin via la nouvelle technologie des nanoparticules lipidiques.  Les chercheurs devaient voir s’ils pouvaient faire pénétrer l’ARNm dans les cellules à l’intérieur de nanoparticules, car ce serait la seule façon de gérer l’administration du vaccin chez une personne vivante. Le processus est très similaire au test que nous venons de décrire, sauf que l’ARNm est maintenant enfermé dans une nanoparticule lipidique et qu’aucun produit chimique spécial n’est utilisé. Cela a été fait dans des cellules de fœtus avortés pour le vaccin Moderna (15).  

4. Des cellules HEK-293T surexprimant l’ACE-2 ont été utilisées pour créer des pseudovirus pour un test de neutralisation visant à détecter la présence d’anticorps. Cela signifie que les concepteurs du vaccin avaient besoin de virus non infectieux pour déterminer si les personnes vaccinées produisaient des anticorps de liaison au virus. Ces pseudovirus (qui exprimaient les protéines spike mais n’infectaient pas réellement les humains) ont été cultivés dans des cellules de fœtus avortés et récoltées à partir de ces cultures cellulaires. Pfizer (12) et Moderna (16) ont tous deux utilisé des HEK-293 pour ces tests. 

Tout ceci démontre que l’implication des lignées de cellules de fœtus avortés est beaucoup plus importante que ne le suggèrent les récentes déclarations sur la moralité des vaccins – ce qui, en soi, justifierait la possibilité de demander respectueusement une réévaluation de ces arguments, car leurs points de départ sont inadéquats. Cela est spécialement pertinent quant à l’argument d’une coopération lointaine avec le mal, qui sera traitée dans une section ultérieure de cet article.  

Conséquences naturelles des violations de la loi naturelle

Des précisions doivent à nouveau être apportées concernant la deuxième raison pour laquelle M. Barbieri soutient que les vaccins à base de fœtus avortés peuvent être utilisés : l’idée selon laquelle les vaccins ne contiennent pas de cellules fœtales résiduelles ou de matériel biologique dangereux. Il est tout à fait vrai que les vaccins produits à partir de cellules fœtales avortées ne contiennent probablement pas de cellules humaines intactes : pour que les produits fabriqués dans les cellules soient utilisables dans un vaccin donné, les cellules doivent être lysées (par fracture de leur membrane) et leur contenu purifié pour éliminer le plus possible de débris cellulaires. À première vue, cela semble rassurant. Cependant, comme le sait tout scientifique ayant travaillé sur la purification du matériel moléculaire, aucun processus de purification – aussi rigoureux fût-il – ne permet d’obtenir une préparation absolument pure des matériaux souhaités.  Il restera toujours quelques débris.

Contrairement au Dr Paul Offit, qui se contente de faire des déclarations générales et souvent inexactes sur la sécurité des vaccins et la crédibilité de ceux qui les remettent en question, le Dr Theresa Deisher et ses collègues de Sound Choice Pharmaceuticals ont réellement mesuré la quantité d’ADN fœtal résiduel présent dans les vaccins. La limite de sécurité établie par l’OMS est de 10 nanogrammes (ng) d’ADN par dose – une limite qui a été revue à la hausse par un facteur de 1.000 depuis l’établissement initial des limites de sécurité dans les années 1980 (17). Malheureusement, il n’existe actuellement aucun contrôle obligeant les fabricants à se conformer réellement à ces directives, mais seulement la suggestion de procéder à une « évaluation des risques » pour chaque vaccin (18). Ce manque de surveillance a conduit à la production de vaccins contenant une quantité beaucoup plus importante d’ADN résiduel : le vaccin contre la rubéole contient 150 ng/dose, celui contre l’hépatite A 300 ng/dose et celui contre la varicelle 2 000 ng/dose (19) – soit une concentration double de celle de l’ingrédient actif du vaccin contre la varicelle. Ces fragments d’ADN sont généralement petits, en raison du processus de lyse cellulaire (qui peut également être suivi d’une digestion de l’ADN), mais cela ne réduit pas le risque que représentent les contaminants fœtaux. Au contraire, les fragments courts sont idéaux pour une mutation par insertion dans la cellule hôte (20). Cette mutation insertionnelle ne présente pas seulement un risque potentiel de cancer, mais aussi un risque de troubles du développement neurologique, notamment la schizophrénie infantile, les troubles bipolaires et l’autisme (21). Il est possible que l’ADN du fœtus humain puisse également induire une réaction auto-immune contre l’ADN de l’enfant lui-même, en particulier dans le vaccin contre la varicelle où la concentration est aussi élevée.  L’existence de ces conséquences ne devrait pas nous surprendre en tant que catholiques – la loi naturelle a clairement été violée dans la fabrication de ces vaccins, entachés comme ils le sont par le crime d’avortement, et nous devrions donc nous attendre à quelques conséquences biologiques naturelles de cette violation.

Coopération avec le mal et cause sérieuse

Si l’origine illicite des lignées cellulaires et le caractère illicite de leur utilisation par les chercheurs ont été amplement établies, le lecteur peut encore se demander : qu’en est-il de la distance qui me sépare de l’avortement original ?  Dois-je encore me demander si ces vaccins sont licites pour mon usage personnel, surtout au vu des récentes déclarations du Vatican et de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) ?

Il est évident que le patient qui reçoit le vaccin n’a pas le même degré de proximité avec le mal que le chercheur qui poursuit activement des expériences sur des lignées de cellules fœtales.  Même un technicien de laboratoire de Pfizer, qui travaille à la mise au point du vaccin mais n’a pas son mot à dire sur la façon dont les vaccins sont fabriqués, est moins coupable que le chercheur principal qui a d'abord décidé d’utiliser des lignées de cellules fœtales avortées. Cependant, soyons clairs sur ce que le Magistère enseigne réellement : il doit y avoir une raison grave et proportionnée pour justifier l’utilisation de ces vaccins.  Ce point est abordé précisément dans la conclusion du paragraphe 35 de Dignitas Personae :

« Dans ce cadre général, il existe naturellement des responsabilités différenciées et des motifs graves qui peuvent être moralement proportionnés pour justifier l’utilisation de ce “matériel biologique”. Par exemple, face à un danger pour la santé des enfants, les parents peuvent autoriser l’utilisation d’un vaccin pour la préparation duquel on s’est servi de lignées cellulaires d’origine illicite, restant sauf le devoir de tous d’exprimer leur propre désaccord à ce sujet et de demander que les systèmes de santé mettent à leur disposition d’autres types de vaccins. D’autre part, on doit tenir compte du fait que, dans les entreprises qui utilisent des lignées de cellules d’origine illicite, la responsabilité de ceux qui décident de l’orientation de la production n’est pas la même que la responsabilité de ceux qui n’ont aucun pouvoir de décision. » [Souligné dans l’original]

Un article récent écrit par un bon prêtre explique très clairement que, dans le cas du coronavirus SARS-CoV-2, la circonstance n’est pas grave, et donc la permission conditionnelle d’utiliser les vaccins contaminés par l’avortement ne s’applique pas.  Il déclare :  « On peut moralement accepter l’utilisation d’interventions thérapeutiques entachées par l'avortement, comme les vaccins, pour neutraliser une menace pour la santé, si toutes les conditions nécessaires suivantes sont réunies » :
1. Il n'existe pas d’intervention thérapeutique moralement irréprochable        disponible qui neutralise la menace sanitaire en question. 
2. Il doit exister une cause proportionnée pour le recours à une intervention thérapeutique entachée d’avortement, compte tenu des risques encourus. 
3. Il doit exister une menace grave et réelle pour votre santé ou celle d’autrui si vous vous abstenez de suivre l’intervention thérapeutique entachée par l’avortement qui est proposée. 
4. Il faut s’opposer au fait que l'avortement entache l’intervention thérapeutique.

Le Père explique ensuite, très clairement, que seul le critère n°4 peut être rempli dans la situation actuelle du coronavirus.  Cela indiquerait qu’il est inapproprié d’invoquer l’utilisation de la « cause grave » dans le débat actuel sur les vaccins. Je ne répéterai pas ici toutes ses déclarations, mais me contenterai de renvoyer le lecteur à son analyse dont le lien figure ci-dessus.

Malheureusement, l’absence de motif grave n’est pas une nouvelle pour ceux qui comprennent le fondement des arguments concernant les vaccins, l’avortement et la coopération avec le mal. Même le cas du syndrome de rubéole congénitale (SRC), qui a été utilisé par le passé pour établir une cause grave pour l’utilisation de vaccins qui utilisent des fœtus avortés, s’avère discutable comme point de départ pour l’argument moral d’une coopération licite avec le mal.  La diminution des cas de SRC ne fut pas la conséquence de la vaccination mais de la légalisation de l’avortement et de la baisse des taux de fécondité (22), et l’immunité de groupe contre la rubéole n’a pratiquement pas été affectée par l’utilisation des vaccins (23). Au lieu d’être plus protectrices, les vaccinations massives contre la rubéole (avec un vaccin dont le développement a nécessité au moins 99 avortements différents) ont au contraire tout d’abord augmenté l’incidence du SRC et ensuite rendu les mères enceintes plus susceptibles d’être sensibles à la maladie en cas d’échec du rappel vaccinal (24).

L’appropriation du mal  

Même si notre proximité avec l’avortement original était suffisamment éloignée pour justifier une coopération licite, il est utile de se rappeler que lorsque nous utilisons ces vaccins, nous ne pouvons éviter ce que les théologiens moraux appellent « l’appropriation du mal ».  C’est une distinction qui est importante dans le cas des vaccins actuels COVID-19.

La structure fondamentale des actions impliquées dans les problèmes de coopération et d’appropriation est la même.  Dans les deux types de cas, un agent auxiliaire effectue une action qui, d’une manière ou d’une autre, facilite ou soutient les efforts de l’agent principal dans l’exécution de sa propre action. Ce qui diffère dans chaque cas, ce sont les identités respectives de l’agent confronté à une décision morale quant à la poursuite ou non d’une action particulière, et de l’agent qui a déjà décidé d’accomplir un acte moralement répréhensible. En bref, dans les cas de coopération, l’agent auxiliaire est le décideur qui, selon sa conscience morale, doit décider de ce qu’il doit faire à la lumière de la contribution probable de son action future à un acte mauvais accompli par l’agent principal.  Dans les cas d’appropriation, les rôles sont inversés. Alors, c’est l’agent principal qui est le décideur, qui doit décider en conscience de poursuivre une action qui utilise les fruits ou les sous-produits d’un acte moralement répréhensible accompli par l’agent auxiliaire.

Dans les cas de coopération, le mal à faire est prospectif ; l’action du coopérateur contribue par voie de causalité à l’exécution de l’action illicite par l’agent principal. D’un point de vue qui se concentre sur la dimension externe des actes humains, les problèmes de coopération sont évidents ; nous pouvons voir comment l’action du coopérateur alimente l’acte mauvais d’un autre agent. Mais une telle perspective rend les dangers moraux de l’appropriation pratiquement invisibles. Les appropriateurs ne contribuent pas par voie de causalité à l’action maléfique dont ils s’approprient les fruits ou les sous-produits ; en général (mais pas toujours), au moment où ils sont confrontés à la décision d’agir ou non, l’acte mauvais a déjà été commis. L’effet principal de la décision de s’approprier l’action mauvaise d’autrui est interne ; en choisissant de lier leur action à l’action mauvaise d’un autre, les appropriateurs façonnent leur caractère d’une manière qui peut ne pas avoir de conséquences immédiates et tangibles dans le monde extérieur.  En bref, l’impact immédiat de la décision de s’approprier l’acte illicite d’autrui est profondément intérieur ; il modifie le caractère de l’appropriateur (25).

Ce problème ne peut pas être simplement écarté par des déclarations sur l’immunité de groupe et les pandémies – dont la plupart ne sont pas soutenues par des preuves réelles.  De plus, il est important pour ceux qui défendent l’idée d’une coopération licite de noter le fait suivant : si la coopération avec le mal peut être licite dans des circonstances proportionnellement graves, elle n’est jamais exigée du fidèle catholique.  Ceux qui choisissent de « ne pas participer » à ce mal, et d’encourager les autres à agir ainsi, ne violent pas la saine doctrine morale.

Pour conclure

M. Barbieri termine son article par l’affirmation injustifiée selon laquelle « ceux qui s’obstinent à affirmer que l’avortement n’existe que dans la mesure où il sert les intérêts de l’industrie pharmaceutique mentent délibérément, ou plutôt, ils ignorent tout simplement la réalité de la culture de l’avortement ». Il est difficile de voir comment une telle déclaration a pu être faite de bonne foi, d’autant plus que ceux qui dénoncent le lien entre l’avortement et l’industrie pharmaceutique ne suggèrent pas que l’avortement n’existe qu’à des fins de recherche biomédicale (j’ose dire que ceux d’entre nous qui avancent cet argument ont une connaissance suffisante du péché originel pour comprendre que l’avortement existe pour servir le désir égoïste de l’homme de ne pas respecter les interdits des 6e et 9e commandements), mais insistent – à juste titre – sur le fait que l’acceptation silencieuse des cellules de tissu fœtal avorté dans les vaccins a alimenté une acceptation croissante non seulement de l’avortement mais aussi de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, qui a été condamnée à maintes reprises par l’Église. Cela s’ajoute à l’extension de la recherche sur les tissus de foetus avortés dans le cadre d’autres pratiques barbares et grotesques qui nécessitent un approvisionnement constant en tissus frais.  Pour justifier la poursuite de ces pratiques qui impliquent la création et la destruction immédiates de la vie humaine, on affirme souvent que les vaccins dont nous dépendons aujourd’hui ont été développés sur du tissu fœtal.  Cette question n’est pas hors de propos, mais constitue un aspect très négligé de la bataille à multiples facettes visant à vaincre l’anti-culture de mort et à restaurer la dignité de la personne humaine.  

Enfin, lorsqu’il évoque ses arguments contre les réticences à l’utilisation de lignées de cellules de fœtus avortés dans les vaccins, M. Barbieri exprime également son opinion selon laquelle il est « désinvolte » de parler du fait que des avortements visant à obtenir des tissus vivants pour la recherche ont été faits par césarienne.  Je ne suis pas d’accord. Par imprégnation culturelle, nous sommes devenus si insensibles à la réalité de l’avortement – à son horreur et à son lien avec les principes gnostiques occultes auxquels M. Barbieri lui-même fait référence à la fin de son propre article – qu’il semble presque nécessaire d’humaniser à nouveau ses victimes. Il ne s’agit pas de sensationnalisme : donner la parole aux enfants avortés en décrivant leur dernière agonie n’est pas une tactique bon marché pour attirer l’attention dans un débat.  C’est un aperçu qui donne à réfléchir sur la façon dont nous nous sommes habitués aux avantages spécieux de notre coopération avec le mal.

Notes

[1] Albert B Sabin, Peter K. Olitsky, Proceedings of the Society for Experimental Biology and medicine, Cultivation of Poliomyelitis Virus in vitro in human embryonic tissue. Proc Soc Exp Biol Med 1936, 34:357-359.

[2] Joan C. Thicke, Darline Duncan, William Wood, A. E. Franklin and A. J. Rhodes; Cultivation of Poliomyelitis Virus in Tissue Culture; Growth of the Lansing Strain in Human Embryonic Tissue, Canadian Journal of Medical Science, 1952; 30: 231-245.

[3] Thomas H. Weller, John F. Enders, Frederick C. Robbins and Marguerite B. Stoddard; Studies on the Cultivation of Poliomyelitis Viruses in Tissue Culture : I. The Propagation of Poliomyelitis Viruses in Suspended Cell Cultures of Various Human Tissue; J Immunol 1952; 69: 645-671.

[4] Plotkin S, et al. Attenuation of RA27/3 Rubella Virus in WI-38 Human Diploid Cell, Amer J Dis of Children, 1969; 118: 178-179.

[5] Deisher TA, et al. Impact of environmental factors on the prevalence of autistic disorder after 1979. J Pub Health Epidem, 2014; 6(9): 271-286.

[6] Toutes les publications du Rao Lab sont disponibles ici: https://www.t4lab.net/Publications.htm Those that use HEK-293 cells are the ones directly involved with the HIV vaccine development.

[7] Alors que le site Children of God for Life liste la lignée MRC-5 comme étant utilisée pour les vaccins AstraZeneca, je n’ai pas trouvé la preuve de l’utilisation de cette lignée cellulaire  dans les articles qu’il cite.

[8] FDA, Center for Biologics and Evaluation of Research. Vaccines and Related Biological Products Advisory Committee, Meeting, 26 March 2001. https://wayback.archive-it.org/7993/20170404095417/https:/www.fda.gov/ohrms/dockets/ac/01/transcripts/3750t1_01.pdf

[9] Ibid.

[10] Note de bas de page de Dignitas Personae: Congregation for the Doctrine of the Faith, Instruction Donum vitae, I, 4: AAS 80 (1988), 83.

[11] Note de bas de page de Dignitas Personae: Cf. John Paul II, Lettre encyclique Evangelium vitae, 73: AAS 87 (1995), 486: « L’avortement et l’euthanasie sont donc des crimes qu’aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer. Des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s’y opposer par l’objection de conscience. » Le droit à l’objection de conscience, en tant qu’expression du droit à la liberté de conscience, doit être protégée par la loi.

[12] Vogel LB, et al. A prefusion SARS-CoV-2 spike RNA vaccine is highly immunogenic and prevents lung infection in non-human primates. bioRxiv 2020.09.08.280818; doi: https://doi.org/10.1101/2020.09.08.280818

[13] Wrapp D, et al. Cryo-EM structure of the 2019-nCoV spike in the prefusion conformation. Science; 13 Mar 2020: 1260-1263.

[14] Corbett, K.S., Edwards, D.K., Leist, S.R. et al. SARS-CoV-2 mRNA vaccine design enabled by prototype pathogen preparedness. Nature 586, 567–571 (2020). https://doi.org/10.1038/s41586-020-2622-0

[15] Moderna. US Patent 10,583,203. 10 Mar 2020. http://patft.uspto.gov/netacgi/nph-Parser?Sect1=PTO1&Sect2=HITOFF&d=PALL&p=1&u=%2Fnetahtml%2FPTO%2Fsrchnum.htm&r=1&f=G&l=50&s1=10,583,203.PN.&OS=PN/10,583,203&RS=PN/10,583,203

[16] Jackson LA, et al. An mRNA Vaccine against SARS-CoV-2 — Preliminary Report. N Engl J Med 12 Nov 2020; 383:1920-1931

[17] Yang H. Establishing Acceptable Limits of Residual DNA. PDA JPST, 2013; 67(2): 155-163.

[18] Ibid.

[19] Jarzyna P, Doan NV, Deisher TA. Insertional Mutagenesis and Autoimmunity Induced Disease Caused by Human Fetal and Retrovial Residual Toxins in Vaccines. Issues in Law & Medicine, 2001; 31(2): 221-234.

[20] Ibid.

[21] Ibid.

[22] Ravitz J. Before Zika: The virus that helped legalize abortion in the US. CNN, 11 Aug 2016. https://www.cnn.com/2016/08/09/health/rubella-abortion-zika/index.html. Accessed 21 April 2020.

[23] Diodati CJM. Immunization: History, Ethics, Law and Health. Ontario, CN: Integral Aspects Incorporated, 1999, p. 18.

[24] Ibid.

[25] Kaveny, MC. Appropriation of Evil: Cooperation’s Mirror Image, Theological Studies, Jun 2000; 61: 284-286.


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