17 avril, 2021

Mon compagnon m'empêche de sortir et veut contrôler toute ma vie…

Glané sur Facebook, ce cri d’alarme d'une jeune femme sous la coupe d'un partenaire manipulateur et pervers. Je vous engage à le lire jusqu'au bout !

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Mon compagnon ne me laisse pas rendre visite à mes amis ou à ma famille. Il m'a obligée à ne plus avoir de contact avec eux excepté par téléphone. Il y a une semaine, Il m'a dit de sortir prendre un repas avec mes amis... Mais quand je l'ai fait, il m'a punie. Je sais qu'il me redira de le faire, alors je ne sais plus comment réagir. Il n'arrête pas de faire ça. Il me donne l'impression que je deviens folle à force de penser qu'il me contrôle, mais en fait c'est moi qui suis ingrate parce qu'il m'aime. Il ne veut pas que je retourne à la salle de gym, alors j'ai arrêté. Il me laisse pas non plus aller travailler: il m'a dit que je devais compter sur lui pour l'argent et qu'il s'occupera de moi. Je n'ai pas le droit de sortir , sauf pour aller faire des courses de première nécessité, mais si je le fais, je dois lui signaler où je suis, où que j'aille. Si je ne lui fais pas signe en entrant dans le magasin, cela pourrait me causer des ennuis. Ma maman me manquait tellement la semaine dernière que je suis partie la voir en cachette… Il m'a rattrapée et je me suis fait gronder. Ma grand-mère est en train de mourir dans un EHPAD, mais je n'ai pas le droit d'aller la voir. Je n'ai le droit de rien faire sans sa permission… Je voulais réserver un voyage pour aller voir de la famille , mais il m'a dit non. Je voulais retourner à l'école pour une nouvelle formation , mais je n'ai pas non plus le droit de le faire. J'attends avec impatience le jour où il me dira que j'ai le droit de faire ce genre de chose. J'ai tellement hâte. Je sais que ce temps viendra bientôt, et qu'il changera. Je sais qu'il ne fait tout ça que parce qu'il m'aime. Il prend soin de moi. Il fait tout cela pour mon bien.

Oh, pardon, j'ai dit « compagnon » ? Je voulais dire : le Gouvernement.

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Le Vatican accueillera Chelsea Clinton, le Dr Fauci, les PDG de Moderna et Pfizer et d'autres stars et milliardaires pour sa 5e conférence sur la santé

Le Vatican a annoncé la tenue de sa cinquième conférence internationale sur la santé, intitulée « Explorer l'esprit, du corps et de l'âme », qui accueillera un grand nombre d'orateurs mondialistes et favorables à l'avortement, tels Chelsea Clinton, vice-présidente de la Fondation Clinton, qui entretient des liens étroits avec les avorteurs industriels de Planned Parenthood, les PDG des sociétés Pfizer et Moderna, qui fabriquent des vaccins au moyen de lignées de cellules obtenues à partir de fœtus avortés, le directeur des National Institutes of Health des États-Unis et le Dr Anthony Fauci, artisan du confinement et de la dictature sanitaire version US. L’événement, qui aura lieu en ligne du 6 au 8 mai, a pour principal organisateur le Conseil pontifical pour la culture sous la responsabilité du cardinal Ravasi.

Mais la Cura Foundation est aussi impliquée, comme lors de conférences précédentes dans ce cycle. Si elle ne soutient pas la recherche sur les cellules souches embryonnaires sur son site, cette organisation philanthropique explique : « Nous stimulons le changement par la génomique, l'intelligence artificielle et les big data, afin de soutenir et de concrétiser la révolution de la médecine régénérative. – Nous sommes les champions des corps sains résistants aux maladies. Nous nous efforçons d'aider les gens à vivre plus longtemps, mieux et sans souffrance. »

Parmi les intervenants figurent des noms aussi éminents que divers. Si les PDG de Moderna et de Pfizer sont probablement invités en tant que développeurs du vaccin anti-COVID, il faut noter que Pfizer produit et commercialise des pilules abortives. Et que le PDG de Moderna, Stéphane Bancel, est entré dans le classement Forbes des milliardaires français grâce à la pandémie… On notera que le directeur du National Institute of Health (NIH), Francis Collins préconise l'utilisation de tissus fœtaux dans des projets de recherche. Le directeur de Google Health, David Feinberg s’exprimera lui aussi : au nom des projets du groupe Alphabet en matière d’intelligence artificielle et de traitement des données des patients – une activité qui a déjà suscité quelques scandales médiatiques ?

Egalement invité à la conférence du Vatican : le PDG de Salesforce, Marc Benioff, ce milliardaire qui s'est offert le magazine Time en 2018 consacre également 1 % du capital, du temps de travail et des produits Salesforce à des « œuvres de charité ». « Les causes qu’il soutient sont variées : égalité homme/femme, LGBT, anti-racisme », note L’Echo, média belge. A tu et à toi avec « l’élite » mondialiste et libérale, sa société a interdit les courriels des républicains et de la campagne Trump à la suite des manifestations du 6 janvier au Capitole, et même toute interrogation à propos de l'élection américaine de 2020. Time le décrit comme « l'un des dirigeants les plus ardents » pour la défense des LGBT. 

Prendront également la parole lors de la conférence l’écologiste et primatologue Jane Goodall, représentante des Nations unies et amie des chimpanzés, marraine de « Population matters », autrefois l’« Optimum Population Trust ». Cette association prône l’harmonie entre l’homme et la nature par l’inversion de la croissance de la population moniale. Elle promeut l’égalité de genre, veut abattre « toutes les barrières au planning familial moderne », et encourage les familles de petite taille. Elle a joué un rôle de pointe dans la limitation des allocations familiales aux deux premiers enfants en Angleterre. Sur son site, on trouve une vidéo présentant Jane Goodall qui critique l’Eglise catholique dans son rôle de frein au discours sur le contrôle de la population.

L'activiste new age Deepak Chopra est également parmi les invités. Je lui ai consacré des lignes consternées lors de la précédente réunion vaticane en 2018 : découvrez ici sa promotion de la méditation syncrétique et de la conscience humaine qui se dilue dans un « ocean divin » de conscience toujours recyclée. Le programme d’intervenants comprend aussi le guitariste rock Joe Perry, l'aîné mormon William K. Jackson, le président exécutif du British Board of Scholars and Imams, Shaykh Dr. Asim Yusuf, le mannequin pro-avortement Cindy Crawford et l’ex-préfet du Secrétariat à la communication, Monseigneur Dario Viganò, en disgrâce toute relative après avoir trafiqué une lettre de Benoît XVI afin de la rendre plus louangeuse à l’égard du pape François. 

De nombreux autres professionnels de la santé, des représentants d'agences fédérales américaines, des professeurs d'université, de hauts responsables d'entreprises et d’autres musiciens font également partie du nombre d'intervenants. Seuls deux membres du clergé catholique figurent parmi les 114 orateurs. 

Les interventions seront « modérées » par dix « journalistes de renommée mondiale », tel que Moira Forbes, vice-présidente exécutive de Forbes, Katie Couric, et des journalistes de grands groupes médiatiques de gauche tels que CBS, CNN, MSNBC et le Wall Street Journal.  

Parmi les bailleurs de fonds de cette conférence : Sanford Health, Akkad Holdings, la Fondation John Templeton (organisme philanthropique protestant qui favorise la diffusion des contraceptifs modernes dans les pays en voie de développement), le fabricant de vaccins Moderna et l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours – les Mormons, pour faire court. 

Le premier objectif déclaré du colloque est de favoriser un « dialogue ouvert » et d'encourager « une approche interdisciplinaire pour relever les principaux défis en matière de soins de santé dans le monde ». 

Mais le colloque veut aussi « examiner l'interaction entre l'esprit, le corps et l'âme et de discuter de ce que signifie être humain, et de la manière dont les technologies médicales transformatrices soulèvent de nouveaux défis autour de l'amélioration humaine et de l'interprétation de l'esprit, du corps et de l'âme ».

Avec seulement deux ecclésiastiques catholiques et pléthore de ce qu’il faut bien appeler des anti-catholiques, puisqu’ils rejettent de nombreuses exigences relatives au respect de la vie, on voit mal comment il pourra être question de la réelle dimension spirituelle de l’homme, créé à l’image de Diue-Trinité et pour Lui. On devine plutôt une approche « holistique » de l’homme et de sa santé, trop souvent dévoyée dans un sens incompatible avec la foi catholique.

L’encyclique du pape François sur l'environnement, Laudato Si’, servira de  thème directeur de la conférence de trois jours.  

Parmi les dix objectifs énumérés en vue de la conférence de mai, le Conseil pontifical pour la culture ne fait aucune référence à Dieu ou à l'Église catholique.  

La journée d'ouverture de la conférence sera marquée par une intervention du Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses et principal conseiller du président Joe Biden en matière de santé (après l’avoir été de Donald Trump), qui a récemment assuré l'Organisation mondiale de la santé de l'engagement du régime Biden à financer l'avortement, et qui a laissé entendre l'an dernier que les relations sexuelles avec des inconnus étaient plus sûres que de recevoir la communion pendant les périodes de COVID.  

Les sujets abordés lors de la conférence vont de "Sommes-nous ce que nous mangeons ?" à "L'amélioration de l'être humain", en passant par "Vivre sainement jusqu'à 120 ans et au-delà" et "Les soins de santé durables : Protéger notre environnement". 

Seuls six des sujets sont liés de près ou de loin à la religion et traitent de thèmes tels que "Les pratiques alimentaires religieuses et la santé" et "Comment définir l'âme ?". 

La conférence abordera également les questions liées à la domination actuelle des affaires mondiales par les réponses gouvernementales à COVID-19. 

En présence des PDG de Pfizer et de Moderna, dont les vaccins souillés par l'avortement sont de plus en plus suivis de décès et de blessures graves par milliers, la conférence abordera la « révolution » de la thérapie cellulaire, ainsi que les « Solutions globales au COVID-19 » et « Une nouvelle génération de vaccins ». 

Le pape François clôturera l'événement en accordant aux participants une audience virtuelle privée.

D'ores et déjà, des catholiques ont pris la parole sur les médias sociaux pour exprimer leur consternation face à cette conférence. Commentant l'image manipulée de la Création d'Adam qui sert de bannière à l’événement, le commentateur britannique Deacon Nick Donnelly (diacre permanent du diocèse de Lancaster) écrit : « Le pastiche du Vatican de la Création d'Adam de Michel-Ange expose leur promotion d'un “pseudo-messianisme par lequel l'homme se glorifie à la place de Dieu” (CEC 675). » 

Des préoccupations similaires ont été exprimées par Restoring the Faith Media, qui note : « La religion COVID semble avoir éclipsé la foi catholique à Rome. Avec sa propre liturgie (distanciation sociale), ses sacramentaux (masques, désinfectant pour les mains) et même ses propres sacrements (si vous ne vous injectez pas ce sérum contaminé, vous n'avez pas de vie en vous), la moquerie ouverte des fidèles est pleinement affichée. »



Cet article fait d'importants emprunts à celui publié hier par Michael Haynes sur LifeSiteNews, mais comporte également des éléments originaux.

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16 avril, 2021

Une nouvelle contribution au débat sur les vaccins anti-COVID “souillés” par l'avortement : un texte de Don Pietro Leone

Voici ma traduction intégrale d’un texte publié le 13 avril par Rorate-Caeli sur la question des vaccins conçus ou produits au moyen de lignées de cellules fœtales obtenues à partir de fœtus avortés.

*

Les chaînes du mal


 La question de la vaccination contre le coronavirus au moyen de « lignées cellulaires » fœtales porte sur la légitimité de la participation au mal moral. Dans ce qui suit, nous allons présenter :


I. les trois caractéristiques morales relatives à cette pratique ;

II. une observation sur le Magistère ; et

III. une analyse plus approfondie du mal en question.

 

I Les trois caractéristiques morales relatives à la pratique sont :


a) La nature du mal ;

b) La proximité de la participation au mal ;

c) la justification possible de cette participation.

 

a) La nature du mal

Le mal qui est typiquement envisagé par ceux qui souhaitent légitimer la vaccination est le mal de l’avortement. Cet avortement est parfois considéré comme étant :

i) uniquement de nature spontanée (c’est-à-dire une fausse couche) ;

ii) en nombre restreint, peut-être un seul ;

iii) le seul mal en cause.


Nous examinerons successivement chacune de ces affirmations.


i) La possibilité d’utiliser une fausse couche pour des vaccins

Cette possibilité est inexistante car, comme l’explique le Dr Gonzalo Herranz, professeur d’histologie et d’embryologie générale à l’Université de Navarre, en Espagne, pour obtenir des cellules embryonnaires à cultiver, il faut procéder à la « dissection [de l’embryon] alors qu’il est encore vivant » (1).

ii) La possibilité que les avortements soient peu nombreux 

Quant au nombre des avortements initiaux, nous répondons qu’il faut plutôt l’estimer à plusieurs centaines ou à plusieurs milliers (2). Nous nous référons en particulier à la « lignée HEK 293 » (3). Un certain nombre d’autres lignées ont également été montrées comme impliquant des avortements multiples (4).

iii) Que le seul mal qui se cache derrière la vaccination est l’avortement

Cette affirmation est fausse. L’ensemble du mal en question peut être décrit comme suit : avant d’être assassiné, l’enfant est extrait du ventre de sa mère, n’est pas baptisé, est opéré vivant sans anesthésie, des parties de son corps sont volées, exploitées et vendues à des fins lucratives, et le reste de son corps est jeté comme un vulgaire déchet. Ici, il n’y a pas un seul mal grave, mais dix :


1.   L’extraction d’un enfant du ventre de sa mère avant sa naissance ;

2.   Le refus du baptême, ce qui le prive du paradis ;

3.   La torture ;

4.   Le vol de parties du corps ;

5.   Le meurtre de l’enfant ;

6.   L’élimination du reste du corps ;

7.   La manipulation de parties du corps ;

8.   La commercialisation de parties du corps ;

9.   La profanation de l’enfant dans les cas (iv), (v), (vi), (vii) et (viii) ;

10. La Violation des droits de l’enfant dans tous les cas.


b) La proximité de la participation au mal

Puisque l’on prétend que l’avortement est le seul mal en cause et que ce mal a existé dans le passé, et même, probablement, dans un passé lointain, on soutient que la participation (5) ne peut être que lointaine et passive. Nous notons que le terme « distant » en théologie morale possède un sens moral, signifiant l’absence d’implication morale directe dans le mal concerné.

Nous répondons que cette coopération n’est pas distante et passive, mais proche et active, car le mal en question ne consiste pas en un seul événement passé, mais en la participation proche et active à un processus qui va de l’avortement originel à l’acte d’injection lui-même. Ce processus n’est pas une simple concaténation d’événements discrets et isolés, mais une chaîne continue et ininterrompue qui s’étend de l’extraction de l’enfant du ventre de sa mère jusqu’à la vaccination, dernier maillon de la chaîne. Nous appelons cette chaîne une « chaîne du mal » correspondant à la « lignée cellulaire », en vertu de la valeur morale qui surplombe le continuum physique.

Cette chaîne est une entité réelle, composée, en termes scolastiques, d’un élément matériel et d’un élément formel : le premier étant la partie du corps de l’enfant, et le second étant l’intention de l’avorteur et/ou du scientifique qui l’a procuré et développé à des fins médicales et mercantiles. En outre, la continuité de la chaîne et l’ampleur du mal qu’elle porte, la rendent capable de maintenir une charge démoniaque dans le temps.

Même si aucune partie du corps de l’enfant n’est plus présente dans le vaccin final, comme c’est le cas pour certains types de produits, l’élément intentionnel que nous avons mentionné ci-dessus existera toujours, et formera donc toujours une chaîne dans le temps, bien que de nature purement spirituelle.

Quant à l’affirmation selon laquelle l’avortement en question s’est probablement produit dans un passé lointain, auquel cas la coopération serait encore plus éloignée (du moins sur le plan temporel), nous constatons que des avortements accompagnés de tous les maux énumérés ci-dessus sont pratiqués aujourd’hui, comme le rapporte le document « La voix des femmes... » (6).  Il rappelle que les lignées cellulaires ont une « date d’expiration » et que les fabricants « sont fortement incités à en créer de nouvelles » ; il signale que des avorteurs ont « avoué avoir modifié des procédures chirurgicales de manière à ce que certaines parties du corps restent intactes et utilisables par les chercheurs ».
 

c) La justification de la participation au mal

Puisque les partisans de la vaccination soutiennent qu’elle ne comporte aucun mal, ils ne considèrent pas qu’elle nécessite une justification morale et affirment que ses effets possibles sur la personne vaccinée sont purement « une question de science ». Mais si, comme nous l’avons dit, elle comporte un mal, alors elle nécessite une justification morale, ou justa causa, et une telle justification doit en outre être proportionnée au mal en question.

La justification généralement donnée pour la vaccination est la préservation de la santé de la personne vaccinée, ou de ceux avec qui elle sera en contact. Cette justification n’est cependant pas fondée.

Quant à l’argument concernant la santé de la personne vaccinée : le Dr Michael Yeadon, ancien vice-président et directeur scientifique de Pfizer, prévient dans un récent discours aux American Frontline Doctors : « JE VOUS EN PRIE, avertissez chaque personne de ne s’approcher en aucun cas des revaccinations. Ils ne sont absolument pas nécessaires... Si quelqu’un souhaitait blesser ou tuer une proportion significative de la population mondiale au cours des prochaines années, les systèmes mis en place actuellement le permettraient. Mon opinion mûrement réfléchie est qu’il est tout à fait possible que ces systèmes soient utilisés pour une dépopulation à grande échelle » (7).

En effet, il existe déjà de nombreuses preuves des effets négatifs de la vaccination. Une lettre récente envoyée au British Medical Journal par un consultant basé à Londres, le Dr Polyakova, déclare : « Les taux de maladie après la vaccination sont sans précédent et le personnel tombe très malade, certains présentant des symptômes neurologiques, ce qui a un impact énorme sur le fonctionnement des services de santé. Même les jeunes et les personnes en bonne santé sont absents pendant des jours, voire des semaines, et certains ont besoin d’un traitement médical. Des équipes entières deviennent indisponibles parce qu’elles sont allées se faire vacciner ensemble » (8).

Quant à l’argument concernant la santé des personnes avec lesquelles la personne vaccinée entrera en contact : il n’a pas été scientifiquement établi que l’injection empêche une personne de porter le virus. Le responsable scientifique de l’OMS, le Dr Soumya Swaminathan, affirme: « Pour l’instant, je ne peux pas dire que l’injection empêche la transmission du virus » : « Pour l’instant, je ne pense pas que nous ayons la moindre preuve qu’un vaccin puisse empêcher les gens de contracter l’infection et donc de la transmettre » (9).

Même si les effets positifs du vaccin ont été revendiqués par les médias, nous avons vu que les effets négatifs sont indéniables, et nous pouvons dire à tout le moins que ses effets n’ont pas encore été établis avec certitude scientifique. Nous en concluons que la vaccination ne peut être justifiée par des raisons de santé.


Conclusion de notre critique

Notre critique de la vaccination contre le virus mondial actuel a montré l’invalidité des trois hypothèses sur lesquelles elle repose :

- que le seul mal en cause est l’avortement ;

- que la participation au mal en question est lointaine et passive ;

- que la vaccination peut être justifiée pour des raisons de santé. 

Nous concluons que la vaccination ne peut être justifiée moralement. Qu’elle puisse être excusée est une autre question. L’Église attend de nous de l’héroïsme, mais ne nous condamne pas si nous ne le pratiquons pas. Elle enseigne que la responsabilité morale en général peut être atténuée, voire supprimée, par la peur, la violence (y compris la pression psychologique), ou par l’ignorance. Comment en effet reprocher aux personnes âgées de se faire vacciner, en croyant tout ce qu’elles voient dans les médias, sous la pression des membres de leur famille, et par peur de la mort ; ou aux employés menacés de licenciement ; ou aux catholiques de bonne volonté dociles aux récentes déclarations de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (‘CDF’), aux jugements des ordres religieux et des congrégations, et même au Pape et à la Reine d’Angleterre ?


II Le Magistère

On pourrait objecter que notre critique ne correspond pas au Magistère de la CDF en ce qui concerne les vaccins, qui déclare qu’il est licite d’utiliser ces vaccins s’il n’en existe pas d’autres et si la personne vaccinée désapprouve l’avortement initial. Nous répondons toutefois avec les « Femmes pour la défense des enfants à naître... » (op.cit.) : « Nous suggérons humblement que de telles déclarations... sont fondées sur une évaluation incomplète de la vaccination et de l’immunologie... »

Si nous exprimons notre désaccord avec de telles déclarations de la CDF, cela ne signifie pas pour autant que nous rejetons le Magistère de l’Eglise dans ce domaine. En effet, depuis deux générations, on peut trouver dans le Magistère des divergences entre des positions qui correspondent plus ou moins exactement à la Foi et à la Réalité et il est de notre devoir d’adopter la position qui y correspond le mieux, tant dans ce domaine qu’en général.

Dans le cas qui nous occupe, la position la plus juste est, selon nous, celle du pape Jean-Paul II, surtout dans son encyclique Evangelium Vitae, dans laquelle il prend une position inconditionnelle en faveur de la vie humaine face à ce qu’il appelle la « culture de la mort » dans la société moderne. Bien sûr, il n’aborde pas explicitement la question des vaccins, mais il nous fournit néanmoins les principes moraux nécessaires à la résolution de ce problème. Ces principes sont les suivants :

a) Les péchés contre la vie à naître sont d’une extrême gravité ;

b) Ils font partie des « structures de péché » de la société ;

c) Les catholiques doivent prendre position pour défendre la vie humaine.


a) Les péchés contre la vie à naître sont d’une extrême gravité

La condamnation solennelle de ces maux par le pape, qui, par sa formulation, semble jouir d’un statut infaillible, se lit comme suit (10) :

... avec l’autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses successeurs, en communion avec les Evêques – qui ont condamné l’avortement à différentes reprises et qui, en réponse à la consultation précédemment mentionnée, même dispersés dans le monde, ont exprimé unanimement leur accord avec cette doctrine –, je déclare que l’avortement direct, c’est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d’un être humain innocent. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite; elle est transmise par la Tradition de l’Eglise et enseignée par le Magistère ordinaire et universel. Aucune circonstance, aucune finalité, aucune loi au monde ne pourra jamais rendre licite un acte qui est intrinsèquement illicite, parce que contraire à la Loi de Dieu, écrite dans le cœur de tout homme, discernable par la raison elle-même et proclamée par l’Eglise.


Cette évaluation de la moralité de l’avortement doit être appliquée également aux formes récentes d’intervention sur les embryons humains qui... impliquent inévitablement la mort de ces embryons. C’est le cas de l’expérimentation sur les embryons... 

La même condamnation morale concerne aussi le procédé qui exploite les embryons et les fœtus humains encore vivants – parfois « produits » précisément à cette fin par fécondation in vitro –, soit comme « matériel biologique » à utiliser, soit comme donneurs d’organes ou de tissus à transplanter pour le traitement de certaines maladies. En réalité, tuer des créatures humaines innocentes, même si c’est à l’avantage d’autres, constitue un acte absolument inacceptable.

b) De tels péchés font partie de « structures de péché » dans la société

Il parle (11) d’une « réalité que l’on peut considérer comme une véritable structure de péché, caractérisée par la prépondérance d’une culture contraire à la solidarité, qui se présente dans de nombreux cas comme une réelle “culture de mort” », une culture excessivement préoccupée par l’efficacité qui constitue « une guerre des puissants contre les faibles ». Ainsi se déchaîne une sorte de « conspiration contre la vie », une conspiration qui se traduit par « des menaces programmées de manière scientifique et systématique » contre la vie.  Parmi les acteurs de cette conspiration figurent les institutions internationales qui encouragent la contraception, la stérilisation et l’avortement, ainsi que les médias qui font la promotion de ces mêmes maux, ainsi que de l’euthanasie, comme « un signe de progrès et une conquête de la liberté ». D’énormes ressources financières sont investies dans la recherche de méthodes d’avortement…


c) Les catholiques doivent prendre position pour la défense de la vie humaine

Le Pape s’exprime en ces termes (12) : « Il est juste, assurément, de parler des droits de l’homme – comme, par exemple, le droit à la santé, au logement, au travail, à la famille, à la culture – mais c’est propager l’erreur et l’illusion que d’en parler, comme on le fait souvent, sans défendre avec la plus grande vigueur le droit à la vie, comme droit premier, origine et condition de tous les autres droits de la personne. »


Conclusion

Nous pouvons appliquer ces trois principes au cas de la vaccination en disant que le traitement des enfants à naître des dix façons que nous avons énumérées ci-dessus est « absolument inacceptable » ; que le processus par lequel il se produit fait partie d’« une véritable structure de péché » dans la société, impliquant « les institutions internationales qui promeuvent la contraception, la stérilisation et l’avortement, et les médias qui promeuvent les mêmes maux » où « d’énormes ressources financières sont investies » ; que les catholiques doivent prendre position pour défendre la vie humaine à ce stade le plus vulnérable. Quand et où, en effet, les catholiques peuvent-ils prendre position pour défendre la vie humaine « avec un maximum de détermination », sinon ici et maintenant ?
 

III Le mal en question

Le mal en question, comme nous l’avons dit plus haut, est le mal d’un processus : celui de l’extraction du sein maternel, de l’exclusion du Ciel, de la torture, de la déprédation, du meurtre, de l’élimination, de la manipulation, du trafic, de la violation des droits et de la profanation d’enfants innocents et sans aucune défense.

En raison de la gravité de ce mal, la participation à celui-ci ne peut être comparée à l’utilisation d’organes fournis par des donneurs, ni au cannibalisme des survivants de l’accident d’avion des Andes ; en raison de la nature immédiate et active de la participation, elle ne peut être comparée ni à la participation aux maux d’un régime communiste par l’achat d’un masque fabriqué en Chine, comme cela a été dit, ni à la participation aux maux de l’État moderne par le paiement des impôts.

En outre, le mal ne doit pas être considéré uniquement en référence à un individu donné, isolé de son contexte, mais plutôt, selon le point de vue exposé dans Evangelium Vitae, comme faisant partie intégrante de toute une structure globale de péché, promue par des organisations maçonniques et anti-vie telle l’OMS, ainsi que par toute une industrie parasite de l’avortement : non seulement celle de la vaccination pour le traitement du macabre « Covid 19 », mais aussi de plus de 20 autres maladies (14) ; et non seulement l’industrie de la vaccination, mais aussi celle des produits de base tels les exhausteurs de goût (15) ou tout autre produit qui, à l’heure où nous écrivons, peut être en gestation dans les pépinières corrompues des cœurs pervers et obscurcis.

En un mot, nous parlons d’une structure sociale et universelle du péché : celle qui consiste à traiter l’homme comme un objet dont on peut user, abuser et disposer à volonté. Cette structure, qui est l’héritage matérialiste et hédoniste de l’« athéisme auto-déificateur » de l’époque actuelle, est en train de se construire, comme quelque monstre provocateur de l’architecture moderne, sur les ruines de ce qui était autrefois la resplendissante demeure du saint mariage, établie par le Christ lui-même pour perpétuer son amour pour l’Église dans les couples chrétiens, pour la procréation et la sanctification des enfants.

De cette demeure, il ne reste guère plus que l’instinct sexuel, avec sa fleur, la vie humaine : délicate, fragile et de plus en plus rarement épanouie ; tous deux de plus en plus canalisés vers des abus inhumains et odieux. C’est pour protéger cette vie humaine naissante et pour redonner au saint mariage sa gloire d’antan que nous devons nous lever, forts de la foi et de la confiance en la Divine Providence (16) : pour libérer le monde des « marchands de cadavres » (17) et des chaînes paralysantes de Satan.


+ Don Pietro Leone, en la fête de saint Herménégilde, roi et martyr.


 NOTES :

 
(1) dans le livre du scientifique italien Pietro Croce Vivisection ou Science ?, 1991

(2) LifeSiteNews, 1er février 2021

(3) ... et cela ne veut pas dire qu’il y a eu 293 avortements, mais que pour 293 expériences, il faut bien plus d’un avortement. Et nous parlons probablement de centaines d’avortements". LifeSiteNews, 19 février 2021.

(4) Le WI-38 provenait du 32e avortement ; le WI-26 du 20e ; la cellule WI-44 du 38e ; la lignée MRC-5 a nécessité 5 avortements ; WALVAX2, la lignée de cellules fœtales avortées la plus récente, provenait du 9e ; RA273 du 27e avortement, ce qui a conduit à 40 avortements ultérieurs. LifeSiteNews, ibid. 

(5) ou « coopération », qui est le terme généralement utilisé dans le débat. Mais coopérer au mal originel en accomplissant un acte ultérieur est bien sûr logiquement impossible, puisque la coopération implique la simultanéité.

(6) « La voix des femmes pour la défense des enfants à naître et en opposition aux vaccins souillés par l’avortement » https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2021/03/une-centaine-de-femmes-parmi-lesquelles.html.

(7) https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2021/03/mike-yeadon-ancien-vice-president-de.html. À cet égard, nous mentionnons une affirmation du célèbre magnat des médias, Bill Gates, en 2010 : « Si nous nous mettons vraiment au travail sur les nouveaux vaccins, les soins de santé, les services de santé génésique, nous pourrions réduire [la population mondiale] de 10 ou 15 %. »

(8) https://www.bmj.com/content/372/bmj.n810/rr-14

(9) https://www.businessinsider.com/who-says-no-evidence-coronavirus-vaccine-prevent-transmissions-2020-12?op=1

(10) Evangelium Vitae, partie I

(11) ibid.

(12) in Christifideles Laici 38, cité par le cardinal Pujats de Riga dans sa « Déclaration sur l’immoralité des vaccins » du 12 décembre 2020, signée par quatre autres prélats éminents.

(13) L’OMS a une histoire de machinations anti-vie par la vaccination : « En 2015, Radio Vatican a accusé les organisations de l’ONU, “OMS” et “UNICEF” d’exécuter à nouveau de vastes programmes internationaux de dépeuplement de la terre en utilisant des vaccins pour stériliser subrepticement les femmes dans les pays du tiers monde... L’OMS a inoculé ce vaccin à plus de 130 millions de femmes dans 52 pays, stérilisant de façon permanente un très grand pourcentage d’entre elles à leur insu et sans leur consentement. » https://www.unz.com/lromanoff/a-cautionary-tale-about-the-who/


(14) y compris la varicelle, les problèmes cardiaques, la rougeole, les oreillons, l’hépatite, le cancer et la typhoïde, cf. Children of God for life https://cogforlife.org/wp-content/uploads/vaccineListOrigFormat.pdf

(15) « Senomyx ».

(16) « Comment Dieu ne pourrait-il pas subvenir aux besoins de ses enfants qui refusent de coopérer à ce mal ? La foi ne craint pas la famine » dit Tertullien, Sur l’idolâtrie ch.12). Ou comment, en revanche, un catholique pourrait-il la présenter comme un remède de santé ou une sauvegarde, en d’autres termes comme un acte de la Providence divine ? 

(17) Eschyle, Agamemnon 437.

© leblogdejeannesmits pour la traduction


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Dhimmitude en marche sur TikTok : un maître d'école néerlandais participe au ramadan

Il s’appelle Martijn, il a 26 ans, et il est maître d’école aux Pays-Bas dans un de ces établissements où la « diversité » a conduit à réduire les autochtones à la portion congrue. Il y a quatre jours, son compte TikTok auquel il associe ses élèves, déjà très suivi depuis le début de la crise du COVID, crève le plafond depuis quatre jours : « Meneer Martijn » – Monsieur Martin – a décidé de faire le ramadan avec sa classe. Et il l’a fait savoir en paroles et en images.

Avec sa classe ? Plus exactement, avec les « 14-15 élèves sur 18, âgés de 11 et 12 ans, qui observent le jeûne islamique « pour se rapprocher d’Allah ».

Martijn a réalisé une vidéo Tiktok mise en ligne dès la veille du ramadan, le 12 avril, où on le voit vider sa tasse de café dans le lavabo, prendre un air dépité devant son « lunch box » et refermer un tiroir dont il n’extraira pas un bagel. Petite danse avec les enfants, petit Blanc compris, musique originale : « Ramadan jour 1… Tout le monde s’y met… Je ne vais pas à l’église, je vais à la mosquée ! »

Le journal régional Brabants Dagblad a été tellement épaté qu’il a envoyé il y a deux jours un journaliste faire un reportage dans la classe. La vidéo est ici.

Maître Martijn demande aux élèves qui s’est levé très tôt ce matin-là. Presque tous les doigts se lèvent. Le petit déjeuner a été pris vers 5 heures… Image de mosquée sur son tableau électronique, le maître explique qu’il a décidé lui aussi de se passer de boire et de manger, au moins pendant les heures d’école. Cela va-t-il ? Oui, répond Martijn : « La faim, ça va. Je n’éprouve pas tellement le besoin de manger. » Mais côté voix, il souffre un peu, faute de pouvoir avaler un peu d’eau…

Les élèves expliquent que le ramadan les amuse, parce que c’est l’occasion de faire de grands repas en famille – quoique moins cette année, à cause du COVID – et qu’ils se sentent soutenus en jeûnant parce que « la plupart » des enfants de la classe participent.

Inutile de dire que les élèves qui ne font pas le ramadan ne sont pas interrogés…

Quant à Martijn, il a indiqué qu’il pensait tenir bon pendant tout le mois du ramadan, mais aux heures d’école. Il verra au fur et à mesure : en dehors des temps scolaires, il envisage de déterminer lui-même combien de temps il tiendra – « Il se peut bien que tout à l’heure, à trois heures, quand les enfants seront partis, je prendrai quand même mon sandwich », dit-il.

Tout cela se passe dans l’école primaire Hubertus, Tilburg. En cherchant bien sur le site de l’école, on finit par comprendre qu’elle est rattachée à un réseau d’établissements « social-catholiques ».

Pas si catholiques, finalement…

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15 avril, 2021

Le cardinal Marc Ouellet prépare un symposium sur le sacerdoce revisité à la sauce synodale

Synodalité, nouvelle approche des vocations au sein du « peuple de Dieu », réflexion sur le rôle des femmes dans l’Eglise et sur le célibat sacerdotal : lors d’un symposium sur le sacerdoce et les vocations à venir en février prochain au Vatican, aucun débat ne sera exclu. Et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle, car ce que l’on sait de cet événement organisé par le cardinal Marc Ouellet, l’actuel préfet de la Congrégation pour les évêques, c’est qu’il entend revisiter la théologie du sacerdoce à l’aune de Vatican II, non sans s’appesantir sur le fameux « sacerdoce des baptisés » et la complémentarité des vocations dont le mariage ferait partie. Le tout en présence de plusieurs cardinaux et culminant dans un « envoi en mission » assuré par le pape François lui-même.

Le cardinal Marc Ouellet, qui semble devoir être remplacé à la tête de la Congrégation pour les évêques d’ici au mois de juin, n’en est pas moins très proche du pape, et il restera, on le comprend, à un poste clef du dispositif actuellement déployé à Rome en vue d’un renouveau généralisé, et qui pourrait bien culminer à l’automne 2022 avec le synode des évêques sur la synodalité. Ces réformes que tout annonce (en particulier le synode pour les jeunes qui avait pour leitmotiv incongru cette même « synodalité », et le synode pan-amazonien) font l’objet de travaux convergents.

Le Symposium pour une théologie fondamentale du sacerdoce a été présenté lundi à la Salle de Presse du Vatican par le cardinal Ouellet et il vise notamment à examiner la relation entre le sacerdoce ordonné et le sacerdoce des fidèles, comme l’indique Michael Haynes dans un article de LifeSiteNews dont je vais m’inspirer assez largement en traduisant librement plusieurs passages de ses propos.

C’est Ouellet lui-même qui a déclaré que la conférence qui se déroulera à Rome du 17 au 19 février prochains répondra au désir de « synodalité » du pape François, en s’appuyant sur les thèmes proposés par le concile Vatican II ; c’est encore lui qui a révélé que des sujets tels que les femmes diacres et le célibat clérical seraient également abordés, manière de dire que la discussion à leur propos n’est pas close, alors que certains les imaginaient définitivement réglés.

Le symposium s’adresse tout particulièrement aux évêques, aux clercs, aux religieux et aux religieuses, et se démarque par la place donnée aux cardinaux « poulains » de François. L’ouverture des trois jours de réunion a ainsi d’ores et déjà été confiée au cardinal philippin Luis Antonio Tagle qui assurera la première conférence sur « Foi et sacerdoce aujourd’hui ». Très apprécié dans les cercles « LGBT » parce qu’il a déclaré à des jeunes en 2015 que l’Eglise devait tirer des leçons des attitudes et des actes dommageables dont elle faisait jadis preuve à l’égard de groupes « marginalisés », tels les « gays », les « divorcés », les « mères célibataires »…

Tagle, qui est à la tête de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, est proche de la très progressiste « Ecole de Bologne » partisane d’une « rupture » dans la tradition de l’Eglise, avec Vatican II pour point de départ. Selon le vaticaniste Giuseppe Nardi, Tagle entre dans la logique du refus du « prosélytisme » cher au pape François, qui passe par une dévalorisation de la volonté de « convertir » les non catholiques, et dans la logique du document d’Abu Dhabi sur la fraternité humaine, qui présente la diversité des religions comme une « sage volonté divine ».

D’autres cardinaux présideront les demi-journées suivantes : le préfets de la Congrégation du clergé (à nommer), le préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements (le remplaçant, lui aussi à nommer, du cardinal Sarah), le préfet de la Congrégation pour l’Education catholique (pas davantage identifié), la « Congrégation pour la cause des saints, et enfin le préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie (actuellement présidé par le très progressiste cardinal Kevin Joseph Farrell, proche de l’ex-cardinal McCarrick qui s’est distingué récemment en soulignant que l’Eglise ne peut bénir des unions homosexuelles comme des mariage sacramentels mais qu’elle « accompagne » tout le monde, ce qui a été perçu comme une manière de contourner l’interdit).

Lors de la conférence de presse de lundi, le cardinal Ouellet était flanqué de Michelina Tenace, professeur de théologie, l’une des multiples femmes qui prendront la parole lors du symposium, tandis que le P. Vincent Siret recteur du Séminaire pontifical français de Rome intervenait par vidéo.

Tous trois ont déclaré que le symposium à venir n’avait pas pour but "d’offrir des solutions pratiques à tous les problèmes pastoraux et missionnaires de l’Église", mais plutôt de comprendre et de réexaminer la vocation du sacerdoce, Tenace affirmant qu’il offrirait une nouvelle réflexion et une nouvelle compréhension du sacerdoce.

Les trois jours du symposium seront consacrés à différents thèmes : « Tradition et nouveaux horizons » le premier jour, « Trinité, mission et sacramentalité » le deuxième jour, et « Célibat, charisme et spiritualité » le troisième jour.

À la lumière du manque de vocations sacerdotales, le cardinal Ouellet a indiqué que le symposium porterait principalement sur la relation entre les laïcs et le clergé ordonné.

Décrivant le lien entre le sacerdoce du Christ et la participation de l’Église à ce sacerdoce comme une « question cruciale pour notre temps », Ouellet a fait remarquer qu’il ne pouvait être compris qu’en examinant le « rapport fondamental entre le sacerdoce des baptisés, que le Concile Vatican II a mis en valeur, et le sacerdoce des ministres, des évêques et des prêtres, que l’Église catholique a toujours affirmé et spécifié ».

Ce « rapport » nécessiterait des « réajustements pastoraux », impliquant « des questions œcuméniques à ne pas négliger, ainsi que les mouvements culturels qui remettent en question la place des femmes dans l’Église », a expliqué le septuagénaire.

Il a fait référence à la pénurie généralisée de vocations, aux « tensions » locales découlant de « visions pastorales divergentes », ainsi qu’au « multiculturalisme et aux migrations » et aux « idéologies qui conditionnent le témoignage des baptisés et l’exercice du ministère sacerdotal dans les sociétés sécularisées ».

« Dans ce contexte, comment vivre une conversion missionnaire de tous les baptisés sans une nouvelle conscience du don de l’Esprit Saint à l’Église et au monde par le Christ ressuscité ? », a-t-il demandé.

Mais pas un mot de l’extraordinaire chute des entrées au séminaire depuis l’accession du pape François, ni de sa « négativité » à l’égard des séminaristes et des prêtres décrite récemment par le P. Peter Stravinskas dans Catholic World Report. Celui-ci citait notamment une étude sur les attitudes épiscopales menée actuellement par Francis X. Maier de l’université Notre Dame aux Etats-Unis : « Aucun des évêques que j’ai interrogés n’a pu faire état d’un seul séminariste diocésain inspiré par le pape actuel pour entrer dans la vie sacerdotale. Aucun n’a pris plaisir à reconnaître ce fait », note ce chercheur.

Le père Siret, qui a déclaré qu’« il ne suffit pas de répéter » l’enseignement antérieur sur le sacerdoce et la communion de toute l’Église, mais a appelé à répéter « sans cesse » cette réflexion, et toujours de manière renouvelée.

Le symposium est proposé comme une réponse au « cléricalisme », un thème cher au pape François, et qui fait doucement sourire quand on considère la manière dont Rome s’en prend depuis l’accession au pontificat de Bergoglio à des congrégations traditionnelles comme les Franciscains de l’Immaculée ou à des évêques, des prêtres, des religieux ou des religieuses attachés à l’enseignement traditionnel de l’Eglise ou à la spiritualité traditionnelle de leur communauté. Le cardinal Ouellet lui-même n’est pas étranger à ces procédés on ne peut plus « cléricaux »…

Mais on comprend mieux en constatant que le pape François, si proche de Ouellet et réciproquement, a directement lié le « cléricalisme » à la « rigidité », terme par lequel il s’en prend au clergé traditionnel, en particulier ceux qui sont attachés aux rites liturgiques traditionnels de l’Église latine et portent les vêtements sacerdotaux traditionnels, comme la soutane.

Faisant écho au cardinal Ouellet, l’abbé Siret a déclaré que le symposium se situe « dans la voie de la synodalité ». « Cette voie est en effet le seul moyen d’échapper au cléricalisme ecclésial », a-t-il ajouté :il s’agit donc de dénoncer la conception et l’expression traditionnelle du sacerdoce.

Décrivant les thèmes particuliers qui seront abordés lors du symposium, Mme Tenace a pour sa part révélé qu’il s’agira d’examiner la relation entre le « sacerdoce ministériel et le sacerdoce commun » des fidèles, une idée qui a déjà donné lieu à de nombreux abus liturgiques depuis Vatican II, et « d’approfondir la théologie du sacerdoce », réaffirmant ainsi les « traits essentiels de la tradition catholique de l’identité du prêtre, et peut-être de la libérer d’une certaine cléricalisation ». Celle que le modernisme dénonce en le faisant remonter au Concile de Trente…

Elle a ajouté que le cléricalisme était un danger à la fois pour les prêtres et pour l’Église dans son ensemble, car il associe le sacerdoce au « pouvoir » au lieu du service, et considère le sacerdoce comme un « privilège » au lieu d’une « responsabilité ».

Elle a ajouté que « la question du célibat sacerdotal doit être abordée » : « La question soulevée est que la fonction sacerdotale n’exige pas le célibat », a-t-elle déclaré, notant toutefois qu’il est requis dans la « tradition latine ».

Le programme du symposium révèle également qu’une table ronde est effectivement prévue pour aborder “les femmes et le ministère”, tandis qu’une autre session est consacrée à l’examen du sacerdoce et du célibat dans l’Église d’aujourd’hui.

En outre, Mme Tenace a fait allusion à d’éventuels changements dans « la théologie sacramentelle et la liturgie », affirmant qu’il s’agissait de domaines qui devaient être « reproposés » lors de la conférence. Elle a appelé à un mouvement de l’Église avec les temps actuels, affirmant que « chaque époque élabore une ecclésiologie actualisée ».

Michael Haynes note :

Tenace a mentionné l’image du prêtre comme le ministre ordonné qui dirige la paroisse et administre les sacrements, comme relevant d’« une vision très limitative », suggérant qu’« il y a urgence » pour le symposium à corriger cette vision, « parce que la communauté entière doit être considérée ».

L’insistance de Tenace sur une nouvelle compréhension du sacerdoce en référence à la communauté, semble s’aligner étroitement sur une erreur condamnée par le pape Pie XII dans son encyclique Mediator Dei (1947), qui mettait en garde contre la faussete de la position suivante : « Ils affirment que le peuple possède un véritable pouvoir sacerdotal, tandis que le prêtre n’agit qu’en vertu d’une fonction qui lui est confiée par la communauté. »

Dans son ouvrage Mass and the Sacraments, le théologien du XXe siècle, le père John Laux, a mis en garde contre les dangers inhérents à la promotion répandue et non clarifiée du sacerdoce des fidèles, puisque c’est sur cette base que Martin Luther s’est rebellé contre les autorités ecclésiales.

Laux a également noté que s’il existe un sacerdoce universel des fidèles, ce n’est pas la seule forme de sacerdoce puisqu’il existe la plus grande forme de sacrifice et de sacerdoce instituée par le Christ, la messe et les descendants ordonnés des apôtres :

« Tous les fidèles sont bien “une race élue, un sacerdoce royal”, mais ils ne sont pas les représentants du Christ à l’autel, ils ne changent pas, à la messe, le pain et le vin en Corps et Sang du Christ, ils ne sont pas les “dispensateurs des mystères de Dieu”, ce n’est pas à eux que le Christ a dit : “Faites ceci en mémoire de moi”. »

La question de la « complémentarité des vocations » qui sera centrale au symposium mérite également une mention. Traditionnellement, la « vocation » désigne dans le langage de l’Eglise l’appel singulier de Dieu à ceux qu’Il veut exclusivement à son service dans la vie sacerdotale ou religieuse, une plus haute voie de sainteté (ce qui ne veut pas dire que les consacrés sont forcément de plus grands saints !) que celle de l’état de vie commun, le mariage. On semble s’orienter, d’après l’allure générale de ce symposium, vers un certain nivellement.


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11 avril, 2021

Le SARS-CoV-2 peut modifier l’ADN, selon des chercheurs de Harvard et du MIT. Mais alors, le vaccin ARNm aussi ?

Je vous propose ici ma traduction de travail intégrale d’un article repris par LifeSiteNews sur les capacités des vaccins à ARN messager de modifier l’ADN de ceux qui les reçoivent. Il s’agit pour le moins d’une hypothèse qui n’est pas à exclure, à en croire un article en « préprint » dans une revue scientifique, portant sur la retranscription d’ARN dans l’ADN par le coronavirus sauvage, signé par des chercheurs de Harvard et du MIT. Leur curiosité avait été éveillée par le fait que des personnes qui n’étaient plus infectées par le SARS-CoV-2 avaient pourtant des tests positifs.

Mais quid alors de  l’ARNm des vaccins Pfizer et Moderna ? Il est plus résistant que celui du coronavirus sauvage… – J.S.

*

Au cours de ces douze derniers mois, il aura été pour ainsi dire impossible pour les Américains de ne pas remarquer la décision des médias de faire des vaccins le thème central du COVID : ils l’ont fait avant même que ne survienne le moindre décès imputé au coronavirus.

Une couverture médiatique tendancieuse a donné un coup de pouce de « com » particulièrement avantageux aux vaccins à ARN messager (ARNm) – dont la mise au point remonte à plusieurs décennies mais qui n’ont jamais été approuvés pour un usage humain – contribuant ainsi à rapprocher cette technologie expérimentale de la ligne d’arrivée réglementaire.

Dans les conditions normales, le corps fabrique (« transcrit ») l’ARNm à partir de l’ADN dans le noyau d’une cellule. L’ARNm quitte ensuite le noyau pour se rendre dans le cytoplasme, où il fournit des instructions sur les protéines à fabriquer.

Pour leur part, les vaccins à ARNm envoient leur charge utile d’ARNm synthétisée chimiquement (accompagnée d’instructions pour la fabrication de protéines de pointe) directement dans le cytoplasme.

Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et la plupart des scientifiques spécialisés dans les vaccins à ARNm, les choses s’arrêtent là : les vaccins à ARNm « n’affectent pas notre ADN et n’interagissent pas avec lui de quelque manière que ce soit », affirment les CDC. Les CDC assurent d’abord que l’ARNm ne peut pas pénétrer dans le noyau de la cellule (où se trouve l’ADN), et ensuite que la cellule – un peu comme dans Mission Impossible – « se débarrasse de l’ARNm peu après avoir fini d’utiliser les instructions ».

Un préprint de décembre sur le SARS-CoV-2, réalisé par des scientifiques de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MIT), présente des résultats relatifs au coronavirus sauvage qui soulèvent des questions sur le mode de fonctionnement de l’ARN viral.

Les scientifiques ont effectué cette analyse parce qu’ils étaient « intrigués par le fait qu’un nombre non négligeable de personnes sont testées positives pour le COVID-19 par PCR longtemps après la disparition de l’infection ».

Leurs principales conclusions sont les suivantes : les ARN du SARS-CoV-2 « peuvent faire l’objet d’une transcription inverse dans les cellules humaine », « ces séquences d’ADN peuvent être intégrées dans le génome cellulaire et être ensuite transcrites » (un phénomène appelé « rétro-intégration ») – et il existe des voies cellulaires capables d’expliquer comment cela se produit.

Selon le docteur Doug Corrigan, biochimiste et biologiste moléculaire, ces découvertes importantes (qui vont à l’encontre du « dogme biologique actuel ») appartiennent à la catégorie des « choses dont nous étions absolument et sans équivoque certains qu’elles ne pouvaient pas se produire, mais qui se sont effectivement produites ».

Les conclusions des chercheurs de Harvard et du MIT ont également fait vaciller les présupposés des CDC au sujet des vaccins à ADNm, selon Corrigan. En fait, un mois avant la publication du préprint de Harvard-MIT, Corrigan avait déjà écrit un blog décrivant les mécanismes et les voies possibles par lesquels les vaccins à ARNm pourraient produire ce même phénomène.

Dans un deuxième article, écrit après la publication du document préliminaire, Corrigan souligne que les conclusions du Harvard-MIT sur l’ARN du coronavirus ont des implications majeures pour les vaccins à ARNm – un fait qu’il décrit comme « le gros éléphant dans la pièce ». Sans prétendre que l’ARN des vaccins se comportera nécessairement de la même manière que l’ARN du coronavirus, c’est-à-dire en altérant de manière permanente l’ADN génomique, Corrigan estime que cette possibilité existe et qu’elle mérite d’être examinée de près.

Selon Corrigan, ce qu’apporte le préprint, c’est qu’il « valide le fait que cela est au moins plausible, et même plutôt probable ».

Comme l’indique l’expression « transcription inverse », le passage de l’ADN à l’ARNm n’est pas toujours à sens unique. Des enzymes appelées transcriptases inverses peuvent également convertir l’ARN en ADN, permettant à ce dernier d’être intégré à l’ADN dans le noyau cellulaire.

La transcription inverse n’est pas non plus rare. Les généticiens signalent que « plus de 40 % des génomes de mammifères sont constitués des produits de la transcription inverse ».

Les données préliminaires citées par les chercheurs du Harvard-MIT indiquent que les enzymes endogènes de la transcriptase inverse peuvent faciliter la transcription inverse des ARN des coronavirus et déclencher leur intégration dans le génome humain.

Les auteurs avancent que si les conséquences cliniques doivent être étudiées de manière plus approfondie, les effets néfastes constituent une réelle possibilité et – selon les « sites d’insertion dans le génome humain » des fragments viraux intégrés et l’état de santé sous-jacent d’un individu – pourraient comporter « une réponse immunitaire plus sévère... telle qu’une “tempête de cytokines” ou des réactions auto-immunes ».

En 2012, une étude a ainsi suggéré que l’intégration du génome viral pouvait « entraîner des conséquences drastiques pour la cellule hôte, notamment la perturbation des gènes, la mutagenèse insertionnelle et la mort cellulaire ».

Corrigan tient à dire que les voies supposées faciliter la rétro-intégration de l’ARN viral – ou vaccinal – dans l’ADN « ne sont pas inconnues des personnes qui comprennent la biologie moléculaire à un niveau plus profond ».

Malgré cela, la présentation de la transcription inverse et de l’intégration du génome dans le préprint a suscité un maelström de commentaires négatifs de la part de lecteurs peu enclins à remettre en question le dogme biologique, certains d’entre eux ayant même plaidé en faveur d’une rétractation (bien que les préprints soient, par définition, non publiés) au motif que « les théoriciens du compôt… considéreront cet article comme une “preuve” que les vaccins ARNm peuvent en fait modifier le code génétique ».

Des lecteurs plus avisés ont convenu avec Corrigan que l’article soulève d’importantes questions. Par exemple, un lecteur a déclaré qu’il manquait des données de confirmation « qui permettraient de montrer que la protéine spike n’est exprimée que pendant une courte période (disons 1 à 3 jours) après la vaccination », ajoutant : « Nous pensons que c’est le cas, mais rien ne le prouve. »

En fait, la durée pendant laquelle l’ARNm synthétique des vaccins – et donc les instructions pour que les cellules continuent à fabriquer la protéine spike – persiste à l’intérieur des cellules est une question qui reste à trancher.

D’ordinaire, l’ARN est une molécule « notoirement fragile » et instable. Selon les scientifiques, « cette fragilité est vraie de l’ARNm de tout être vivant, qu’il appartienne à une plante, une bactérie, un virus ou un être humain ».

Mais pour l’ARNm synthétique contenu dans les vaccins COVID, c’est une autre histoire. En fait, l’étape qui a finalement permis aux scientifiques et aux fabricants de vaccins de sortir de l’impasse dans laquelle ils se trouvaient depuis des décennies en matière de vaccins à ARNm, c’est le moment où ils ont compris comment modifier chimiquement l’ARNm pour augmenter sa stabilité et sa longévité – en d’autres termes, produire un ARN « qui traîne dans la cellule beaucoup plus longtemps que l’ARN viral, ou même que l’ARN que notre cellule produit normalement pour la production normale de protéines ».

Nul ne peut vraiment savoir ce que fait l’ARNm synthétique pendant qu’il « traîne » ainsi, mais Corrigan suppose que sa longévité accrue augmente la probabilité qu’il soit « converti en ADN ».

En outre, étant donné que l’ARNm du vaccin est également conçu de manière à être plus efficace pour être traduit en protéine, « les effets négatifs pourraient être plus fréquents et plus prononcés avec le vaccin par rapport au virus naturel ».

Corrigan reconnaît que certaines personnes pourraient balayer ses mises en garde en disant : « Si le virus est capable de réaliser cela, alors pourquoi devrais-je m’inquiéter si le vaccin fait la même chose ? »

Il a une réponse toute prête, et convaincante :

« Il y a une grande différence entre le scénario où des personnes voient leur patrimoine génétique modifié au hasard, et sans le vouloir, parce qu’elles ont été exposées au coronavirus, et le scénario où nous vaccinons délibérément des milliards de personnes en leur disant que cela n’arrive jamais. »

Malheureusement, l’attitude dominante semble être que la « course à la vaccination du public » justifie de prendre ces risques supplémentaires.

À la mi-novembre, après que le Jerusalem Post a déclaré à ses lecteurs que « lorsque le monde commencera à s’inoculer ces vaccins totalement nouveaux et révolutionnaires, il ne saura pratiquement rien de leurs effets à long terme », un directeur d’hôpital israélien a soutenu qu’il ne valait pas la peine d’attendre deux ans de plus pour débusquer les « risques uniques et inconnus » ou les effets potentiels à long terme des vaccins à ARNm.

Aux États-Unis, l’enthousiasme pour la technologie ARNm est tout aussi débridé. Quelques jours à peine après la publication par les CDC de données actualisées montrant que plus de 2.200 décès de personnes ayant reçu les vaccins à ARNm de Pfizer ou Moderna avaient été signalés au 26 mars, The Atlantic a fait l’éloge de cette technologie, suggérant que l’« ingénieuse » technologie synthétique à ARNm derrière les vaccins COVID de Pfizer et Moderna représentait une « percée » qui pourrait « changer le monde ».

Plutôt que de rejeter la perspective de la rétro-intégration d’ADN étranger comme une « théorie du complot », les scientifiques devraient mener des études avec les vaccinés à l’ARNm pour en évaluer les risques réels.

Par exemple, Corrigan pense que si les données in vitro sur les lignées cellulaires humaines (l’une des sources de données examinées par les chercheurs de Harvard-MIT) offrent des résultats « sans faille », il reste à démontrer de manière concluante l’altération génomique dans la vie réelle par « PCR, séquençage de l’ADN ou Southern Blot… sur l’ADN génomique purifié des patients COVID-19 » – et des personnes vaccinées.

Pourtant, au lieu de combler ces lacunes dans la recherche, les entreprises salivent devant la possibilité d’utiliser l’ARNm modifié par l’homme pour « réquisitionner notre machinerie cellulaire » et « fabriquer à peu près n’importe quelle protéine sous le soleil ».

Dans un communiqué de presse du 10 mars, les vaccins à ARNm ont été déclarés vainqueurs de la course au vaccin COVID-19, et toutes les grandes sociétés pharmaceutiques « testent actuellement la technologie [de l’ARNm] en concluant des accords de licence et/ou en collaborant avec des sociétés d’ARN bien établies ».

Dans les vieux dessins animés de Disney, les téléspectateurs voyaient souvent les « yeux globuleux » de Scrooge McDuck, le richissime oncle de Donald Duck, « se transformer en signes de dollars surdimensionnés pour machines à sous de Vegas’ lorsqu’il envisageait les occasions d’accroître sa richesse déjà immense.

À en juger par la volonté des dirigeants des sociétés pharmaceutiques d’ignorer les risques à long terme – et peut-être multigénérationnels – des vaccins à ARNm, ils doivent être tout autant envoûtés par les visions de signes de dollars d’un pipeline sans fin de produits à ARNm « prêts à l’emploi ».

© du texte original anglais, 8 avril 2021 Children’s Health Defense, Inc. Voulez-vous en savoir plus sur Children’s Health Defense ? Inscrivez-vous pour recevoir des nouvelles et des mises à jour gratuites de Robert F. Kennedy, Jr. et de Children’s Health Defense. Votre don contribuera à nous soutenir dans nos efforts.

© leblogdejeannesmits pour la traduction française.

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