13 novembre, 2020

Mgr Carlo Maria Viganò commente le Rapport McCarrick au micro de Raymond Arroyo, EWTN : traduction intégrale et officielle

Ce 13 novembre, EWTN a diffusé un entretien réalisé avec Mgr Carlo Maria Viganò par le journaliste Raymond Arroyo à propos du Rapport McCarrick rendu public mardi. Mgr Viganò y est mis en accusation de manière franchement brouillonne et moyennant bien des contradictions. Je vous propose ci-dessous ma traduction, relue et approuvée par Mgr Viganò. La parole est donnée à celui que les rédacteurs du Rapport n'ont pas jugé utile d'interroger… – J.S.




*


Raymond Arroyo : Excellence, le Rapport affirme que vous "ne vous êtes pas manifesté" pour présenter des éléments de preuve dans le cadre de cette enquête du Vatican : vous a-t-on demandé de fournir des informations ? Avez-vous été contacté par qui que ce soit ?

Mgr Viganò : Je suis surpris de découvrir qu’un rapport dans lequel je suis mentionné 306 fois m’accuse de ne m’être pas « manifesté » pour témoigner dans le cadre de cette enquête du Vatican sur Theodore McCarrick. Mais selon la norme du droit canonique, la convocation des témoins est de la responsabilité de celui qui est chargé de la procédure, sur le fondement des preuves recueillies lors de la phase de l’instruction.

Ma première intervention au sujet de McCarrick, que j’ai faite en tant que délégué des Représentations pontificales à la Secrétairerie d’État, remonte au 6 décembre 2006, à la suite d’un rapport du nonce de l’époque aux États-Unis, l’archevêque Pietro Sambi. Par la suite, en 2008, j’ai présenté un deuxième mémorandum qui faisait état de faits d’une telle gravité et d’une telle précision qu’il m’a conduit à recommander que McCarrick soit déposé comme cardinal et qu’il soit réduit à l’état laïc. Mon témoignage d’août 2018 est connu de tous, tout comme mes déclarations ultérieures. 

Il est totalement incompréhensible et anormal qu’il n’ait pas été jugé opportun de faire appel à moi pour témoigner. Mais il est encore plus inquiétant que cette omission délibérée ait ensuite été utilisée contre moi. Et ils ne peuvent pas prétendre que je me sois rendu introuvable : le Secrétariat d’État dispose de mon adresse électronique personnelle, qui est toujours active.

D’autre part, tout comme je n’ai pas été consulté pour la rédaction du Rapport McCarrick, de même en 2012, les trois cardinaux que Benoît XVI a chargés de l’enquête sur Vatileaks 1, ne m’ont pas appelé à témoigner, alors que j’étais aussi personnellement impliqué. C’est seulement après ma demande explicite que le cardinal Julian Herranz, le chef de la Commission, m’a permis de faire une déposition, avec ces mots : « Si vous y tenez vraiment… » ! 

Par ailleurs, il me semble également significatif que James Grein, la seule victime des agressions sexuelles de McCarrick qui ait eu le courage de le dénoncer publiquement, ne figure pas dans le Rapport, et qu’il n’y ait aucune trace de son témoignage, dans lequel il eût également rapporté le voyage qu’il a fait avec McCarrick à Saint-Gall à la fin des années 1950.

D’après les déclarations publiques de James Grein, il est clair que le début de l’ascension de McCarrick – il était alors un jeune prêtre nouvellement ordonné – a coïncidé avec cette visite en Suisse, dans un monastère qui fut plus tard le lieu des réunions des conspirateurs de ce qu’on appelle la « Mafia de Saint-Gall ». Selon les déclarations du défunt cardinal Godfried Danneels, ce groupe de prélats a décidé de soutenir l’élection de Bergoglio tant après la mort de Jean-Paul II que pendant le conclave qui a suivi la démission controversée de Benoît XVI.

Je rappelle que lors d’une conférence à l’université de Villanova le 11 octobre 2013, celui qui était alors le cardinal McCarrick a reconnu avoir soutenu l’élection du cardinal Bergoglio au début des congrégations générales avant le conclave qui s’était tenu quelques mois plus tôt [en mars 2013].

Je me demande quelle peut être la fiabilité d’un organe judiciaire qui a un conflit d’intérêts aussi évident en raison de sa relation passée avec l’accusé. Comment Bergoglio et la Secrétairerie d’État qui dépend de lui peuvent-ils prétendre à l’impartialité alors que McCarrick s’est rendu au Vatican avec une fréquence anormale, alors qu’en juin 2013 il a été chargé [par Bergoglio] de faire un voyage diplomatique en Chine ? Et comment ne pas penser que leurs tentatives répétées de dissimulation et de déni de leur responsabilité sont à l’origine de l’effort systématique visant à me discréditer en tant que témoin, afin de ne pas mettre en lumière la complicité et les connivences qui existent entre eux et McCarrick lui-même ?

Le Pape, selon le rapport, soutient que vous ne l’avez pas informé en juin 2013 des activités de McCarrick ou des restrictions qui lui étaient imposées. Que répondez-vous à cela ?

Cette déclaration est absolument fausse. Tout d’abord, c’est Bergoglio lui-même, le 23 juin 2013, qui m’a explicitement demandé mon avis sur McCarrick. Comme j’en ai témoigné dans mon Témoignage de 2018 :

Je lui ai répondu en toute franchise […] : « Saint-Père, je ne sais pas si vous connaissez le cardinal McCarrick, mais si vous posez la question à la Congrégation pour les évêques, il y a un dossier sur lui épais comme ça. Il a corrompu des générations de séminaristes et de prêtres et le pape Benoît lui a ordonné de se retirer dans une vie de prière et de pénitence. » Le pape n’a pas fait le moindre commentaire à propos de ces paroles très graves que je lui adressais, et n’a laissé paraître aucune expression de surprise sur son visage, comme s’il était déjà au courant depuis un certain temps, et il a immédiatement changé de sujet. Mais alors, quel était le but du Pape en me posant cette question : « Comment est le cardinal McCarrick ? » A l’évidence, il voulait savoir si j’étais un allié de McCarrick ou non.

Il convient de noter que j’avais appris de McCarrick lui-même que Bergoglio l’avait reçu quatre jours avant mon audience, et que Bergoglio l’avait autorisé à se rendre en Chine. À quoi bon me demander mon avis, puisque Bergoglio tenait déjà McCarrick en très haute estime ?

Entre-temps, McCarrick venait discrètement à Rome, il recevait des missions du Vatican, y compris officielles, et il a poursuivi ses activités comme si de rien n’était. En mai 2014, j’ai eu connaissance par le Washington Times d’un voyage que McCarrick a effectué en République Centrafricaine au nom du Département d’État (le secrétaire d’État était alors John Kerry) : ce voyage est également mentionné dans le Rapport. Cela se situe en 2014. Pourtant, dès 2008, Benoît XVI avait ordonné au cardinal américain de se retirer dans la vie privée, de ne pas célébrer ou assister à des événements publics, et de ne pas faire de voyages.

Pour cette raison, étant donnée la façon dont McCarrick était traité, j’ai demandé au cardinal Parolin si les sanctions contre McCarrick devaient encore être considérées comme valables. Mais je n’ai reçu aucune réponse.

À ce moment-là, ayant fait mon rapport au Pape en personne, et n’ayant reçu aucune réponse du Secrétaire d’État, que pouvais-je faire de plus ? À qui pouvais-je faire appel ? 

Le Rapport m’apprend que les affectations et les voyages continuels de McCarrick à l’étranger ont été considérés par l’archevêque Wuerl et même par le nonce Sambi (décédé en 2011) comme une « forme suffisante de mise à l’écart » (cf. note 1013 du Rapport). Et je reste sincèrement choqué d’apprendre par ce Rapport que :

… les indications n’étaient pas des « sanctions » ; elles n’ont pas été imposées par le pape Benoît XVI ; il n’a jamais été interdit à McCarrick de célébrer la messe en public ; il n’a pas été interdit à McCarrick de donner des conférences ; le cardinal Re n’a pas imposé à McCarrick « l’obligation » de se consacrer à une vie de prière et de pénitence ; et McCarrick est resté libre de mener des activités, y compris de voyager, avec l’autorisation du Saint-Siège, y compris du Nonce (cf. note 1006, ibidem). 

Si tel est le cas, cela signifie que, malgré la conduite répréhensible du cardinal, le Saint-Siège n’a pas jugé opportun de prendre des mesures disciplinaires à l’encontre de McCarrick, ce qui confirme ma dénonciation de la corruption de la Curie.

Le Rapport se donne beaucoup de peine pour tenter de vous dépeindre comme un laxiste dans l’enquête sur les allégations du Prêtre 3 (il ne fait qu’effleurer le fait que c’est vous qui, le premier, avez fait part de ces préoccupations au Saint-Siège). Avez-vous évité de vous mettre « en position de vérifier la crédibilité du Prêtre 3 » ?

Ce que fut mon rôle dans la mise au jour les scandales de McCarrick est évident, et il est tout aussi évident que j’ai toujours pris des mesures pour rapporter au Saint-Siège toute information qui pouvait être en ma possession. Je rappelle que nous parlons de 2012, alors que je venais d’être nommé Nonce aux États-Unis. 

Dans le Rapport, je suis accusé de ne pas avoir donné suite à la demande d’informations concernant les accusations portées par « le Prêtre 3 » contre McCarrick. C’est absolument faux ! Ce sont les auteurs du Rapport eux-mêmes qui fournissent les preuves de la tromperie qu’ils ont fabriquée pour m’écraser et me discréditer. En fait, ailleurs dans le Rapport, il est dit que, le 13 juin 2013, j’ai écrit au Cardinal Ouellet, lui envoyant à la fois la lettre que Mgr Bootkoski m’avait écrite, ainsi que la lettre envoyée au « Prêtre 3 ». Je l’ai informé que la procédure civile du « Prêtre 3 » avait été rejetée sans possibilité d’appel. Mgr Bootkoski a qualifié les accusations du « Prêtre 3 » de fausses et calomnieuses.

Je voudrais souligner un aspect en particulier. Ceux qui m’accusent de ne pas avoir envoyé de communication écrite à Mgr Bootkoski, l’Ordinaire du « Prêtre 3 », évêque de Metuchen, savent très bien que cela dépend des directives précises de la Secrétairerie d’État. Et ils savent tout aussi bien – comme le confirme le rapport – qu’il y a eu une communication téléphonique entre Mgr Bootkoski et moi-même, dont j’ai à mon tour informé le cardinal Ouellet. 

Il ne faut pas oublier qu’à cette époque, il y avait des avocats qui ne se contentaient pas de traduire les diocèses en justice pour des crimes commis par des prêtres, mais qui voulaient démontrer que le Saint-Siège lui-même – à la manière du siège d’une société multinationale – était responsable en dernier ressort de l’indemnisation des victimes d’abus. L’avocat Jeffrey Lena en sait quelque chose ; il a réussi, dans deux procédures distinctes, à empêcher que la responsabilité de la dissimulation des abus ne retombe sur le pape Benoît XVI.

Et que pensez-vous du rapport qui attribue à Jean-Paul II et à Benoît XVI la part du lion dans la responsabilité de l’ascension de McCarrick et de sa place dans l’Eglise ?

Les intentions de celui qui a rédigé le Rapport sont claires : transférer la responsabilité des promotions de McCarrick à ses prédécesseurs, dont l’un est décédé et canonisé (Jean-Paul II), l’autre âgé et faible (Benoît XVI). Le premier ne peut se défendre depuis la tombe, tandis que le second est trop doux pour désavouer ouvertement son successeur en le traitant de menteur, et en le discréditant, ainsi que la fonction qu’il détient. Ce qui est troublant, c’est qu’à l’intérieur même du Rapport – qui est manifestement le résultat de l’œuvre de plusieurs mains – il y a de nombreuses contradictions, suffisamment pour que les arguments avancés soient peu crédibles.

Je me demande alors : qui a convaincu Jean-Paul II et Benoît XVI de ne pas prendre en compte les graves accusations portées contre McCarrick ? Qui avait intérêt à ce que McCarrick soit promu, afin qu’il puisse obtenir un avantage en termes de pouvoir et d’argent ?

Quelqu’un a probablement fait croire à Jean-Paul II que les accusations contre McCarrick étaient fabriquées de toutes pièces, sur le modèle des opérations de discrédit que la Pologne communiste avait déjà menées contre de bons évêques et de bons prêtres qui s’opposaient au régime. 

Dans le cas de Jean-Paul II, le principal parti intéressé par la promotion de McCarrick était certainement le cardinal Sodano. Il a été secrétaire d’État jusqu’en septembre 2006 : toutes les informations lui sont parvenues. En novembre 2000, le nonce Montalvo lui a envoyé son rapport et les accusations de graves abus commis par McCarrick.

N’oublions pas qu’à cette époque, le scandale du père Maciel a éclaté. Sodano a cherché à le dissimuler en falsifiant une déclaration de Benoît XVI, dans laquelle il était dit que le Pape considérait l’affaire comme close. Benoît XVI a convoqué une session plénière de la Congrégation pour la Doctrine de la foi et le cardinal Arinze a réussi à faire condamner Maciel, malgré l’opposition du Secrétaire d’État.

Le nom du cardinal Sodano apparaît également en relation avec une scandaleuse spéculation immobilière. En 2003, le neveu du cardinal, l’ingénieur Andrea Sodano, avec des lettres de recommandation de son oncle, le Secrétaire d’État, et en sa qualité de consultant du groupe immobilier Follieri (dans certains documents officiels, il est également désigné comme vice-président du groupe), a acquis des biens immobiliers à des prix défiant toute concurrence auprès de diocèses américains condamnés à indemniser les dommages causés par des affaires civiles d’abus sexuels, obtenant ainsi un énorme avantage économique pour lui-même au détriment de l’Église. Raffaello Follieri, le propriétaire du groupe, a été condamné pour fraude et blanchiment d’argent, précisément en raison de transactions téméraires lors de la vente de ces propriétés. Il va sans dire que Follieri avait une relation étroite avec la Clinton Global Initiative et avec la famille Clinton, ainsi qu’avec le parti démocrate : « L’ancien président et la sénatrice Hillary sont nos amis », se vantait Follieri.

Les mêmes connexions, les mêmes complicités, les mêmes connaissances reviennent toujours : McCarrick, Clinton, Biden, les démocrates et les modernistes, ainsi qu’un cortège d’homosexuels et d’agresseurs qui n’est pas sans rapport.

En ce qui concerne Benoît XVI, ceux qui avaient un accès direct et quotidien au Pape étaient le Secrétaire d’État Bertone et le substitut Sandri, qui pouvaient contrôler et filtrer les informations sur McCarrick et exercer une pression sur le Saint-Père. 

Une fois de plus, le Rapport parle de lui-même. Celui qui a présenté la question directement au pape Benoît XVI était le cardinal Bertone, qui, contrairement à ce que j’avais avancé à plusieurs reprises – à savoir que les accusations très graves et détaillées contre McCarrick nécessitaient un procès canonique exemplaire menant à son retrait du Collège des cardinaux et à sa réduction à l’état laïque – a amené le pape Benoît à décider qu’aucun procès canonique ne devrait être entrepris ni aucune sanction canonique prescrite, mais qu’au contraire on ferait « un simple appel à la conscience et à l’esprit ecclésial de McCarrick ».

Et là encore, une contradiction flagrante apparaît au grand jour : comment est-il possible de concilier un simple appel à la conscience avec les instructions formelles qui ont été données au nonce Sambi et à moi-même, selon lesquelles McCarrick ne pouvait pas continuer résider dans le séminaire où il vivait alors, ne devait pas participer à des activités publiques, ne devait pas voyager, et qu’il devait mener une vie retirée de prière et de pénitence ? 

La corruption dans les plus hautes sphères du Vatican est si évidente qu’elle conduit à considérer le Rapport comme une tentative indigne de faire apparaître Bergoglio comme absolument étranger aux manipulations de la Curie, voire comme une sorte de persécuteur implacable des corrompus, alors que les faits démontrent le contraire. Je dirais que Bergoglio est au deep church ce que Biden est au deep state...

Je voudrais également noter que le fait de reprocher à Jean-Paul II la nomination de McCarrick, malgré l’avis négatif de la Congrégation des évêques et de son préfet le cardinal Re, pourrait s’appliquer également à Jorge Mario Bergoglio lui-même, au sujet duquel le supérieur général des Jésuites a émis de fortes réserves. Si Wojtyla a commis une erreur avec McCarrick et, pour cette raison, est considéré comme implicitement responsable des scandales qui se sont produits, qu’est-ce qui empêche que ce jugement soit également étendu à la promotion de Bergoglio comme archevêque de Buenos Aires et ensuite comme cardinal ? Rappelons que lors du Consistoire de 2001, outre McCarrick et Bergoglio, d’autres membres importants de la mafia de Saint-Gall ont reçu le chapeau rouge…

Y a-t-il d’autres points que nous devrions évoquer ?

En conclusion, je voudrais citer un article récent de Riccardo Cascioli, prenant à mon propre compte son jugement lucide : 

Bien que se dégage du Rapport la figure d’un McCarrick prédateur en série, aucune forte réaction n’a été déclenchée avant 2017, date à laquelle est arrivé le premier rapport sur les abus sur mineur. […] En pratique, on nous dit que « les comportements immoraux avec des adultes », bien qu’ils ne soient certainement pas une bonne chose, sont cependant en fin de compte tolérés. La véritable alarme, celle qui permet de prévoir des sanctions, même lourdes, n’est déclenchée que si la personne maltraitée est un mineur. Comme si les dizaines et dizaines de futurs prêtres qui ont partagé le lit de McCarrick, et qui ont donc été pour la plupart condamnés à une vie sacerdotale déséquilibrée, ne comptaient pas vraiment pour beaucoup. Comme si la dévastation morale et la destruction de la foi causées par un évêque-prédateur – vocations perdues, prêtres qui à leur tour ont réitéré les abus, nominations épiscopales faussées par des liens pathologiques – n’étaient qu’un problème mineur.

[…] On a délibérément ignoré le fait que ce qui a permis l’irrésistible ascension de McCarrick est un système de pouvoir connu également sous le nom de lobby gay, qui favorise la nomination et la carrière d’évêques présentant certaines caractéristiques. [...]

Non, il n’y a vraiment aucun signe que l’Église ait appris quoi que ce soit de l’affaire McCarrick ; il y a plutôt le sentiment qu’une personne a été obligée de payer pour que d’autres puissent discrètement continuer. Et en attendant, on avance l’idée que si un prêtre a des tendances homosexuelles, ce n’est pas un problème.

Dans cette farce grotesque, qui se drape maintenant d’un faux semblant de légalisme, on n’hésite pas à traîner toute l’Église dans la boue – son prestige devant le monde, son autorité sur les fidèles – afin de sauver l’image désormais compromise de prélats corrompus, indignes et dépravés. Je me limite à observer que même aujourd’hui, au Vatican, Bergoglio s’entoure encore d’homosexuels notoires et de personnes à la réputation gravement compromise. C’est le désaveu le plus flagrant de l’œuvre prétendument moralisatrice de Bergoglio.

Propos recueillis par Raymond Arroyo, EWTN.


© leblogdejeannesmits pour la traduction.

© Photo : Olivier Figueras.

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12 novembre, 2020

Rapport McCarrick : une première réaction de Mgr Carlo Maria Viganò, et des accusations de mensonge

La sortie du rapport McCarrick (461 pages en anglais disponibles en PDF ici, mais pas recommandées pour tout public), mardi, a mis au jour une tentative de blanchir le pape François quant au traitement de ce dossier brûlant impliquant un cardinal américain hautement politique aujourd’hui réduit à l’état laïque pour cause de comportement immoral avec des séminaristes et des jeunes prêtres.

Premier visé : le pape Jean-Paul II qui se serait surtout rendu coupable de naïveté alors que des allégations précises lui étaient parvenues dès 1999, mais qui a cru – dit le rapport – aux protestations d’innocence du charmant « Uncle Ted » parvenues au moyen d’une lettre déchirante, avant de le nommer archevêque de Washington. Mais aussi Benoît XVI, qui aurait laissé Theodore McCarrick poursuivre ses activités internationales et mondialistes.

De quoi « rassurer » le pape François qui a pour beau souci d’être le continuateur de ses deux prédécesseurs et qui ne pouvait imaginer qu’ils aient pu assurer la promotion à un être aussi corrompu, affirme le rapport.

Ces activités comprennent notamment la présence parmi les personnalités du « Center for Strategic and International Studies » que McCarrick évoquait en les minimisant avec le nonce Sambi à Washington en 2009. Le CSIS compte parmi ses grandes figures Henri Kissinger et Zbigniew Brzezinski, grands mondialistes et promoteurs du Nouvel Ordre Mondial.

Le rapport affirme également que Mgr Carlo Maria Viganò n’a pas correctement donné suite à nombre d’accusations lancées contre l’ex-cardinal au moment où il était en mesure de le faire, soit à la Curie, soit à Washington qu’il avait rejoint en tant que nonce apostolique sous Benoît XVI. Sur ce point Mgr Viganò répondra certainement.

Le pape François affirme dans le rapport n’avoir aucun souvenir des mises en gardes faites de manière orale par Mgr Viganò en 2013, selon la fameuse déclaration de ce dernier.

Le rapport affirme également que le pape François a été informé d’accusations concernant des relations sexuelles entre McCarrick et un mineur après que le Saint-Siège en eut pris connaissance en 2017, entraînant la demande du pape à McCarrick de démissionner du cardinalat, puis sa réduction à l’état laïque.

Une curieuse note du pape pour clore le rapport le montre déplorant que des « mineurs » et des « adultes vulnérables » aient fait l’objet d’« abus sexuels » de la part d’un « nombre significatif de clercs et de personnes consacrées » – comme si les rapports consensuels, notamment et surtout homosexuels, entre des clercs et des adultes, clercs ou non, consentants, n’étaient pas aussi un scandale au sein de l’Eglise.

Je vous propose ci-dessous ma traduction, visée et approuvée par son auteur, de la première réaction de Mgr Viganò au rapport. On peut d’ores et déjà penser que le rapport contient des accusations mensongères à son égard, étant donné qu’une personne proche du dossier me confirme avoir lui-même transmis un rapport écrit par Viganò à Rome dont le rapport affirme qu’il n’a pas été rédigé. Ce qui décrédibilise, s’il était possible, encore davantage les rédacteurs « romains » de ce rapport sur cette odieuse affaire. – J.S.

*

Le rapport officiel du Saint-Siège concernant l’affaire McCarrick a été rendu public ce jour [NdT 10 novembre 2020]. Avant de m’exprimer sur son bien-fondé, je prendrai le temps d’en analyser le contenu.

Cependant, je ne peux pas manquer de mettre en évidence l’opération surréaliste de mystification à propos des personnes qui sont responsables de la dissimulation des scandales dans lesquels est impliqué le cardinal américain destitué, et en même temps je ne puis m’empêcher d’exprimer mon indignation de voir les mêmes accusations de dissimulation portées contre moi, alors qu’en réalité j’ai dénoncé de manière répétée l’inaction du Saint-Siège devant la gravité des accusations concernant la conduite de McCarrick. 

Un commentateur impartial remarquerait le choix plus que suspect du moment de la publication du rapport, ainsi que la tentative de me discréditer, moi qui suis accusé de désobéissance et de négligence par ceux-là mêmes qui ont tout intérêt à délégitimer celui qui a mis au jour un réseau de corruption et d’immoralité sans précédent. L’effronterie et le caractère frauduleux dont on a fait preuve à cette occasion semblent exiger, à ce stade, que nous appelions cette reconstitution suggestive des faits « Le rapport Viganò », en épargnant au lecteur la désagréable surprise de voir falsifiée une fois de plus la réalité. Mais cela eût exigé de l’honnêteté intellectuelle, avant même l’amour de la justice et de la vérité.

Contrairement à de nombreux protagonistes de cette histoire, je n’ai aucune raison de craindre que la vérité contredise mes dénonciations, et je ne suis en aucun cas susceptible de chantage. Quiconque lance des accusations infondées dans le seul but de détourner l’attention de l’opinion publique aura l’amère surprise de constater que l’opération menée contre moi n’aura aucun effet, si ce n’est de donner une preuve supplémentaire de la corruption et de la mauvaise foi de ceux qui, pendant trop longtemps, se sont tus, ont fait des démentis et ont regardé ailleurs, et qui aujourd’hui doivent rendre des comptes. La fiction du Vatican continue. 

+ Carlo Maria Viganò, archevêque
+ 10 novembre 2020

© leblogdejeannesmits pour la traduction

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06 novembre, 2020

Ce qui est en cours aux Etats-Unis ? Une “Révolution de couleur.” Un texte et un appel à la prière de Steve Mosher

Je vous propose ci-dessous la traduction intégrale d'un tout récent article de Steve Mosher dans LifeSiteNews, où il dénonce l'utilisation d'escroqueries propres aux « Révolutions de couleur » dans l'actuelle élection présidentielle américaine, théâtre de fraudes massives où des milliers de votes « découverts » après la fin du scrutin profitent presque exclusivement à Joe Biden.

Steve Mosher est le premier sociologue américain à avoir pu se rendre en Chine pour constater l'œuvre de la révolution culturelle : il était alors athée et pro-avortement. L'assistance à un avortement forcé l'avait bouleversé ; il s'est converti à la religion catholique et, toujours spécialiste de la Chine, a également fondé le Population Research Institute qui lutte contre les entreprises malthusiennes de contrôle de la population à travers le monde. – J.S.

*

Je sais que certains d'entre vous sont peut-être découragés, voire désespérés, du fait que Trump et tous ceux qui le soutiennent n'aient pas obtenu de victoire décisive le jour des élections.  Mais les événements vont très vite maintenant. Nous avons besoin que chacun se remette debout et revienne dans le jeu.  Votre pays a besoin de vous. Les bébés ont besoin de vous.

La première chose que chacun doit reconnaître est la gravité de la situation actuelle. Nous sommes en plein milieu de ce qu'on appelle la Révolution de couleur. Il s'agit d'un coup d'État soigneusement préparé, destiné à faire tomber notre république constitutionnelle et à la transformer en une chose qui eût été méconnaissable aux yeux de nos Fondateurs, et qui est hostile à nos libertés. 

Cela signifie que ce qui vient de se passer n'était pas une élection « normale ».  Il s'agissait plutôt d'une escroquerie planifiée à l'avance, utilisée par les révolutionnaires pour déterminer le nombre de voix dont ils avaient besoin pour faire pencher la balance en leur faveur.  Ce nombre étant désormais connu – dans le Michigan, le Wisconsin et la Pennsylvanie – des bulletins de vote tardifs ont été « découverts » pour mettre leur candidat en tête. C'est ainsi que la gauche fonctionne dans des endroits comme le Venezuela.  Il ne faut pas qu'elle puisse y réussir ici.

Les forces qui s'opposent à nous sont redoutables.  Je ne parle pas seulement du parti démocrate.  Bien qu'il ait été vidé de sa substance par les socialistes, s'il n'y avait que lui on pourrait s'en occuper.  Non : je parle aussi des mondialistes et de leurs institutions, y compris Wall Street et les principaux médias américains.  Et, bien sûr, je parle des communistes chinois et de leurs nombreuses organisations de façade et de leurs larbins aux États-Unis. Joe Biden est le candidat de compromis de tous ces groupes.

De la même manière, le chaos ne concerne pas seulement le président Trump ; il s'agit de vaincre et de désarmer jusqu'au dernier d'entre nous qui croit en la promesse de l'Amérique en tant que nation souveraine qui défend la vie, protège la liberté et préserve une justice égale devant la loi.  Comme l'a dit le Président, « Ils en ont après vous en réalité.  Je ne fais que les gêner sur le chemin. »

Afin de s'encourager mutuellement et de s'organiser, nous devons tous passer aux nouveaux médias. Même Fox (hormis les animateurs de talk-show du soir) n'est plus digne de confiance.  Inscrivez-vous à LifeSiteNews et à d'autres sites d'information comme Epoch Times, Breitbart, Newsmax, One America News (OAN) ou Real America's Voice. Utilisez Twitter mais connectez-vous aussi à Parler pour le jour où @Jack vous fermera votre compte comme il l'a fait pour tant d'autres.   

Pour nous encourager et encourager les autres, laissez debout les pancartes Trump, et les drapeaux au vent. Relancez les Trains Trump qui ont secoué l'opposition. Je souhaite que le Président et ses suppléants recommencent à organiser des rassemblements très bientôt.  C'est un excellent moyen pour lui de contourner les médias hostiles et de s'adresser directement au peuple américain.  

N'écoutez pas les voix de la capitulation – il y en aura sûrement quelques-unes parmi membres de l'establishment républicain.  Prenez plutôt exemple sur des gens comme Newt Gingrich, Tom Cotton, Allen West, Mike Huckabee, Donald Trump Jr. et, bien sûr, sur le Président lui-même.  

Enfin, et c'est le plus important, nous devons prier.  Essayez de passer un peu de temps devant le Saint Sacrement pour prier pour notre pays et notre Président. Le grand et regretté père John Hardon nous a souvent rappelé que nous ne devions jamais sous-estimer les grâces qui découlent du fait de passer du temps, quelle qu'en soit la durée, en sa Présence eucharistique.

La prière peut changer l'histoire.  Nous connaissons tous la bataille de Lépante.  Mais laissez-moi également vous faire part d'un exemple beaucoup plus récent, qui provient de la révolution « People Power » aux Philippines, et qui m'a été présenté par le cardinal Jaime Sin, alors cardinal-archevêque de Manille, lors d'un dîner il y a quelques années.
En 1986, le peuple de Manille s'est soulevé et a exigé la fin de la dictature de Ferdinand Marcos.  Le cardinal Sin craignait que les manifestations, qui prenaient de l'ampleur chaque jour, ne se terminent par une répression gouvernementale et un grand bain de sang. 

Il a appelé tous les couvents du pays et a supplié les religieuses de se mettre à genoux devant le Saint Sacrement et de prier pour une intervention divine. « Levez vos bras au ciel comme Moïse l'a fait et priez pour la victoire », leur a-t-il dit. « Priez pour que Marcos se retire et que la démocratie soit rétablie. »

Le moment clé est venu lorsque les manifestants se sont approchés du palais présidentiel. La garde du palais était alignée en position de tir.  Au moment où le commandant s'apprêtait à donner l'ordre de tirer, une belle dame est apparue dans le ciel devant les soldats. Tous ont simultanément retiré leurs doigts de la gâchette.

Le massacre a été évité et Marcos a pris la fuite.

Afin de vaincre ceux qui veulent voler non seulement une élection, mais notre pays lui-même, nous devons également prendre d'assaut le ciel.

Steve Mosher

© leblogdejeannesmits pour la traduction.

© Photo : Olivier Figueras

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05 novembre, 2020

Mgr Viganò appelle a prier le chapelet pour les élections aux USA, dénonçant une fraude manifestement massive

Mgr Carlo Maria Viganò a publié sur divers sites provie américains (par exemple, LifeSite) une lettre d'appel à la prière du chapelet pour une issue loyale de l'élection présidentielle en cours, où les incidences de fraude semblent massivement favoriser le candidat Biden. Je vous propose ici la traduction non-officielle de cette lettre en remerciant une nouvelle fois chaleureusement le lecteur de mon blog, Mathieu Jourdan, qui a fait le gros du travail a un moment où je suis un peu ralentie. 

Une phrase de cette lettre demande une explication : celle concernant la « Toute puissance par la grâce » de la Vierge Marie, « plus encore que Dieu Tout-Puissant ». Il ne faut pas comprendre que la Très Sainte Vierge est plus puissante que Dieu ! Mais que Satan, déjà vaincu par Dieu, sait qu'il aura la suprême humiliation d'avoir la tête écrasée par une femme, une créature, la plus humble des femmes, la plus humble servante de Dieu devenue pour cette raison Reine du Ciel. C'est elle qu'il craint et qu'il redoute plus que tout. – J.S.

*

Cher Frères et Sœurs,

Parce que vous êtes des chrétiens fidèles et aussi de loyaux citoyens des États-Unis d’Amérique, vous vous préoccupez sincèrement et du fond du cœur du destin de votre pays bien-aimé, au moment où les résultats définitifs de l’élection présidentielle sont encore incertains.

Des informations concernant la fraude électorale se multiplient, malgré les honteuses tentatives des médias mainstream visant à censurer la vérité des faits pour donner l’avantage à leur candidat. Il y a des Etats où le nombre des voix exprimées est supérieur au nombre des votants inscrits ; d’autres, où le vote par courrier semble exclusivement en faveur de Joe Biden ; d’autres, où le décomptage des bulletins de vote a été interrompu sans aucune raison ; d’autres encore où des falsifications impressionnantes ont été découvertes : toujours et exclusivement contre le Président Donald J. Trump, toujours et exclusivement en faveur de Biden.

En vérité, cela fait maintenant des mois que nous assistons à un déferlement continu de nouvelles décalées, d’informations manipulées ou censurées, de crimes qui ont été passés sous silence ou dissimulés malgré des preuves éclatantes et des témoignages irréfutables. Nous avons vu comment le deep state lui-même, s’est organisé, longtemps en aval, pour mettre à exécution la fraude électorale la plus colossale de l’histoire, de façon à assurer la défaite de l’homme qui sans relâche s’est opposé à l’établissement du Nouvel Ordre Mondial qu’appellent de leurs vœux les enfants des Ténèbres. Dans ce combat, vous n’avez pas manqué, comme c’est votre devoir sacré, d’apporter votre contribution personnelle en vous rangeant du côté du Bien. D’autres, esclaves de leurs vices ou aveuglés par une haine infernale contre Notre Seigneur, ont pris le parti du Mal.

Ne croyez pas que les enfants des Ténèbres agissent avec honnêteté, et ne soyez pas scandalisés s’ils opèrent en ayant recours à la tromperie. Vous ne croyez tout de même pas que les adeptes de Satan sont honnêtes, sincères et loyaux ? Le Seigneur nous a mis en garde contre le Diable : « Il a été homicide dès le commencement, et n'est point demeuré dans la vérité, parce qu'il n'y a point de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur et père du mensonge. » (Jn 8 :44).

En ces heures où semblent prévaloir les portes de l’Enfer, permettez-moi de vous adresser un appel auquel, j’en suis sûr, vous ne manquerez pas de répondre promptement et avec générosité. Je vous demande de faire un acte de confiance en Dieu, un acte d’humilité et de dévotion filiale au Seigneur des Armées. Je vous demande de prier tous le saint Chapelet, si possible en famille ou avec ceux qui vous sont chers, vos amis, vos frères et sœurs, vos collègues, vos camarades de combat. Priez avec l’abandon des enfants qui savent comment avoir recours à leur Très Sainte Mère pour lui demander d’intercéder devant le trône de Sa Divine Majesté. Priez avec une âme sincère, avec un cœur pur, et dans la certitude que vous serez entendus et exaucés. Demandez-lui – elle qui est le Secours des Chrétiens, Auxilium Christianorum, de combattre les forces de l’Ennemi ; demandez-lui – elle qui est terrible comme une armée rangée en bataille (Cant 6, 10) – de donner la victoire aux forces du Bien et d’infliger une défaite humiliante aux forces du Mal.

Faites prier vos enfants, utilisant les paroles sacrées que vous leur avez enseignées : ces prières confiantes vont monter jusqu’à Dieu et ne resteront pas sans réponse. Faites prier les vieux et les malades, afin qu’ils puissent offrir leur souffrance en union avec les souffrances que Notre Seigneur a endurées sur la Croix lorsqu’il a versé Son Précieux Sang pour Notre Rédemption. Faites prier les jeunes filles et les femmes, afin qu’elles se tournent vers celle qui est le modèle de pureté et de maternité. Et vous, messieurs, vous aussi vous devez prier : votre courage, votre honneur et votre audace en seront renouvelés et renforcés. Tous, saisissez-vous de cette arme spirituelle devant laquelle Satan et ses démons battent toujours furieusement en retraite, parce qu’ils craignent la Très Sainte Vierge Marie, elle qui est Toute-Puissante par la Grâce, plus encore que le Dieu Tout-Puissant.

Ne tombez pas dans le découragement face aux duperies de l’Ennemi, surtout en cette heure terrible où l’impudence du mensonge et de la fraude ose défier le Ciel. Les heures de nos adversaires sont comptées si vous priez, si nous prions tous avec Foi et avec la vraie ardeur de la Charité. Puisse le Seigneur permettre que s’élève de vos maisons, vos églises et de vos rues une seule voix, fervente et pleine de foi ! Cette voix ne restera pas sans réponse, parce qu’elle sera la voix d’un peuple qui crie, au moment où la tempête s’élève avec fureur, « Seigneur, sauvez-nous, nous périssons ! » (Mt 8 :25).

Les jours qui nous attendent sont pour vous une occasion précieuse, comme ils le seront pour tous ceux qui s’unissent spirituellement à vous depuis toutes les parties du monde. Vous avez l’honneur et le privilège de pouvoir participer à la victoire de ce combat spirituel, de brandir l’arme puissante du Saint Rosaire, comme nos pères le faisaient à Lépante pour repousser les armées ennemies.

Priez avec l’assurance de la promesse de Notre Seigneur : « Demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira » (Lc 11 : 9). Le Roi des Rois, à qui vous demandez de sauver votre Nation, récompensera votre Foi. Votre témoignage, ne l’oubliez jamais, va toucher le cœur de Notre Seigneur, et multiplier les Grâces célestes qui, plus que jamais, sont indispensables à la victoire.

Puisse mon appel, que j’adresse à vous et à tous ceux qui reconnaissent que Dieu est notre Seigneur, être relevé par vous comme par des apôtres généreux et des témoins courageux de la renaissance spirituelle de votre pays bien-aimé, et du monde entier. Non praevalebunt.

God bless and protect the United States of America!

One Nation under God

+ Carlo Maria Viganò,
Archevêque tit. d’Ulpiana
Ancien Nonce Apostolique aux États-Unis d’Amérique
4 novembre 2020
Saint Charles Borromée



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03 novembre, 2020

On connaît la crèche qui sera dressée place Saint-Pierre à Rome cette année. Gloups !





Il paraît que ce sera un signe d'espérance et de foi en temps de pandémie. Plusieurs personnages d'une crèche contemporaine Castelli en céramique créée dans les Abruzzes dans les années 1970 seront transportés à Rome et leur inauguration est prévue pour le 11 décembre. Il n'est pas sûr que l'âne et le bœuf soient du voyage.

Et non, ce n'est  pas une mauvaise plaisanterie : un communiqué officiel du gouvernorat du Vatican annonce la nouvelle.

Pourquoi tant de haine de tout ce que nous avons de plus cher ???

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30 octobre, 2020

Mgr Carlo Maria Viganò écrit à Donald Trump pour lui parler du “Great Reset” qui veut en finir avec les libertés humaines (traduction officielle)

Vous trouverez ci-dessous la lettre que vient d'envoyer Mgr Carlo Maria Viganò au président des Etats-Unis, Donald Trump, pour l'encourager à tenir bon face aux forces du mal qui se déploient pour mettre en place le
Great Reset, la Grande réinitialisation, au moyen d'une dictature sanitaire inédite. Je remercie le lecteur de mon blog qui a bien voulu me transmettre sa traduction française du texte d'abord publié en anglais par LifeSiteNews. Cette traduction a été relue et révisée par Mgr Viganò ; il s'agit donc de la traduction officielle – J.S.

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Dimanche, le 25 octobre 2020
Solennité du Christ-Roi

Monsieur le Président,

Permettez-moi de m’adresser à vous en cette heure où le destin du monde entier est mis en danger par une conspiration mondiale contre Dieu et l’humanité. Je vous écris en tant qu’Archevêque, en tant que Successeur des Apôtres, en tant qu’ancien Nonce apostolique aux États-Unis d’Amérique. Je vous écris dans le silence des autorités tant civiles que religieuses. Puissiez-vous accepter ces paroles qui sont les miennes comme « la voix de celui qui crie dans le désert » (Jean 1, 23).

Comme j’ai eu l’occasion de Vous écrire dans ma lettre du mois de juin dernier, ce moment historique voit les forces du Mal alignées dans un combat sans merci contre les forces du Bien ; des forces du Mal qui apparaissent puissantes et organisées dans leur opposition aux enfants de Lumière, désorientés et désorganisés, abandonnés par leur guides temporels et spirituels.

C’est au quotidien que nous ressentons les multiples attaques de ceux qui veulent détruire les bases mêmes de la société : la famille naturelle, le respect de la vie humaine, l’amour de la patrie, la liberté de l’éducation et d’entreprise. Nous voyons les responsables des nations et les chefs religieux se diriger servilement vers le suicide de la civilisation occidentale et de son âme chrétienne, tandis que les droits fondamentaux des citoyens et des fidèles sont bafoués au nom d’une urgence sanitaire qui s’avère de plus en plus instrumentalisée dans le but d’ériger une tyrannie inhumaine et sans visage.

Un plan global appelé le Great Reset [la Grande Réinitialisation], est en voie de réalisation. A son origine se trouve une élite mondialiste qui veut se soumettre l’humanité dans son ensemble, en imposant des mesures coercitives destinées à limiter de façon draconienne les libertés des personnes et des peuples. Dans plusieurs pays, ce plan a déjà été approuvé et financé ; dans d’autres, il se trouve encore à un stade précoce. Derrière les leaders mondiaux, qui sont les complices et les artisans de ce projet infernal, se trouvent des personnages sans scrupules qui financent le World Economic Forum [Forum Economique Mondial] et le Event 201, et qui en encouragent l’agenda.

Le but du Great Reset est l’imposition d’une dictature sanitaire visant à imposer des mesures liberticides, qui se cachent derrière des promesses alléchantes faisant miroiter un revenu universel et l’annulation de l’endettement personnel. Le prix à payer pour ces concessions faites par le Fonds Monétaire International sera de renoncer à toute propriété privée et d’adhérer à un programme de vaccination Covid-19 et Covid-21, promu par Bill Gates, en collaboration avec les groupes pharmaceutiques les plus importants. Au-delà des énormes intérêts économiques qui sous-tendent les intentions des promoteurs de ce Great Reset, la vaccination obligatoire sera accompagnée de l’obligation d’un passeport sanitaire et d’une identité numérique, d’où découlera le traçage des contacts de la population du monde entier. Ceux qui n’accepteront pas ces mesures seront confinés dans des camps de détention ou assignés à résidence chez eux, et tous leurs avoirs seront confisqués.

Monsieur le Président, j’imagine que vous êtes déjà au courant de ce fait : dans certains pays, le Great Reset devrait être mis en place entre la fin de cette année et le premier trimestre de l’année 2021. Dans ce but, de nouveaux confinements sont planifiés, que l’on justifiera officiellement par une prétendue deuxième et troisième vague de la pandémie. Vous êtes parfaitement conscient des moyens qui ont été déployés afin de créer la panique et de rendre légitimes des limitations draconiennes des libertés individuelles, en orchestrant très savamment une crise économique planétaire. Ses architectes ont l’intention de faire en sorte que cette crise rende irréversible le recours, par les nations, à ce Great Reset, et de donner ainsi le coup de grâce à un monde dont ils veulent éliminer une fois pour toute l’existence même et la mémoire. Mais ce monde, Monsieur le Président, représente des peuples, des affections, des institutions, des croyances, des traditions et des idéaux : peuples et valeurs qui n’agissent pas comme des automates, qui n’obéissent pas comme des machines, parce qu’ils sont dotés d’une âme et d’un cœur, parce qu’ils sont intimement liés par des liens spirituels qui tirent leur force d’En-haut, de ce Dieu que nos adversaires veulent défier, de la même manière que Lucifer l’a fait au commencement avec son « non serviam » (je ne servirai pas).

Beaucoup de gens – nous le savons bien – sont gênés par ce rappel à l’affrontement entre le Bien et le Mal, et l’utilisation de connotations « apocalyptiques », qui, selon eux, sont aptes à exaspérer les esprits et à renforcer les divisions. Ce n’est pas une surprise que l’ennemi soit furieux d’être démasqué alors qu’il se croit près de la citadelle qu’il cherche à conquérir sans être dérangé. Il est surprenant, cependant, c’est qu’il n’y ait personne pour sonner (ou donner ?) l’alerte. La réaction du deep state face à ceux qui dénoncent ses plans, est morcelée et incohérente, mais compréhensible. C’est précisément au moment où la complicité des médias mainstream a réussi à rendre presque indolore et invisible la transition vers le Nouvel Ordre Mondial, que toutes sortes de tromperies, de scandales et de crimes sortent de l’ombre.


Il y a quelques mois encore, il était facile de dénigrer comme « complotistes » ceux qui dénonçaient ces plans terrifiants, que nous voyons maintenant exécutés jusqu’aux derniers petits détails. Personne, jusqu’en février de cette année, n’aurait jamais pu imaginer que dans toutes nos villes, les citoyens pourraient être arrêtés simplement parce qu’ils avaient envie de se promener, de respirer, de garder leur commerce ouvert, d’aller à la Messe le dimanche. Et pourtant, c’est ce qui se passe actuellement partout dans le monde, même dans cette Italie idyllique à souhait que beaucoup d’Américains considèrent comme un petit pays des merveilles, avec tous ses anciens monuments, ses églises, ses cités charmantes, ses villages si typiques. Et pendant que les hommes politiques sont barricadés dans leurs palaces, promulguant des décrets à la manière des satrapes persans, les commerces font faillite, les magasins ferment leur porte, et les habitants se voient interdits de vivre, de voyager, d’aller travailler et de prier. Les désastreuses conséquences psychologiques de ces mesures ont déjà été constatées, à commencer par les suicides des entrepreneurs désespérés, et nos enfants, séparés de leurs amis et de leurs camarades de classe, obligés qu’ils sont de suivre leurs cours assis derrière un ordinateur, seuls à la maison.

Dans l’Écriture Sainte, saint Paul nous parle de « celui qui s’érige » contre la manifestation du Mystère de l’Iniquité, le kathèkon (2Thess 2, 6-7). Dans le domaine religieux, cet obstacle qui se dresse devant le Mal est l’Église, et en particulier, la papauté ; dans le domaine politique, ce sont ceux qui empêchent l’avènement du Nouvel Ordre Mondial.

Il est clair désormais, que celui qui occupe la Chaire de saint Pierre a dès le début trahi sa charge en défendant et en promouvant une idéologie mondialiste, donnant son soutien au programme d’une deep church, qui l’a choisi parmi les siens.

Monsieur le Président, Vous avez clairement affirmé votre volonté de défendre la nation – One Nation under God – les libertés fondamentales, et les valeurs inaliénables qui sont aujourd’hui bafouées et foulées aux pieds. Il Vous revient, cher Président, d’être « celui qui s’érige » contre le deep state [l’état profond] contre l’assaut final lancé par les enfants des Ténèbres.

Pour cette raison, il est nécessaire que toutes les personnes de bonne volonté soient convaincues de l’importance historique que revêt l’élection qui s’approche : pas tellement par rapport à tel ou tel point du programme politique, mais parce que l’inspiration générale de Votre action incarne au mieux – dans ce contexte historique particulier – ce monde, notre monde, qu’ils entendent détruire à coups de confinements. Votre adversaire est aussi notre adversaire : c’est l’Ennemi du genre humain, celui qui a été « homicide dès le commencement » (Jn 8, 44).

Autour de Vous se sont rassemblés avec foi et courage ceux qui considèrent que Vous représentez le dernier bastion contre la dictature mondiale. L’alternative proposée est le vote pour un personnage manipulé par le deep state, et  gravement compromis par des scandales et par la corruption, et qui infligera aux États-Unis ce que Jorge Mario Bergoglio inflige à l’Église, le Premier Ministre Conte à l’Italie, le Président Macron à la France, le Premier Ministre Sanchez à l’Espagne, et ainsi tous les autres. Joe Biden, étant quelqu’un que l’on peut facilement faire chanter – tout comme les prélats du « cercle magique » du Vatican – il sera utilisé sans aucun scrupule, permettant à des puissances non légitimes de peser à la fois sur la politique intérieure autant que sur les équilibres internationaux. Il est clair que ceux qui le manipulent ont déjà préparé quelqu’un de pire que lui, pour le remplacer dès que l’occasion se présentera.

Et pourtant, au milieu de ce sombre paysage, de cette avancée apparemment inexorable de « l’Ennemi invisible », un élément d’espérance apparaît. L’adversaire ne sait pas aimer, et il ne comprend pas qu’il ne suffit pas d’assurer un revenu universel ou d’annuler une hypothèque pour subjuguer les masses et les convaincre de se laisser imposer une marque comme du bétail. Ce peuple, qui trop longtemps a dû endurer les abus d’une puissance odieuse et tyrannique , redécouvre qu’il a une âme ; il comprend qu’il ne veut pas échanger sa liberté contre une uniformisation et une élimination de son identité ; il commence à comprendre la valeur des liens familiaux et sociaux, des liens de la foi et de la culture qui unissent les personnes honnêtes. Ce Great Reset est voué à l’échec parce que ceux qui l’ont planifié ne comprennent pas qu’ils puissent encore y avoir des personnes prêtes à descendre dans la rue pour défendre leurs droits, pour protéger ceux qu’elles chérissent, pour donner un avenir à leurs enfants et petits-enfants. Le rouleau compresseur inhumain du projet mondialiste va misérablement se briser face à l’opposition ferme et courageuse des enfants de Lumière. L’ennemi a Satan à ses côtés, celui qui ne connaît que la haine. À nos côtés, nous avons le Seigneur Tout-Puissant, le Seigneur des Armées rangées en bataille, et la Très Sainte Vierge Marie qui écrasera la tête de l’antique Serpent. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rom 8, 31).

Monsieur le Président, Vous savez bien que dans cette heure cruciale, les États-Unis d’Amérique sont considérés comme le rempart contre lequel ont été lancées les puissances guerrières du mondialisme. Placez Votre confiance dans le Seigneur, soutenu par les paroles de l’Apôtre Paul : « Je puis tout en Celui qui me fortifie. » (Phil 4, 13). Être un instrument de la Providence divine est une grande responsabilité, pour laquelle vous allez recevoir, à n’en pas douter, les grâces d’état dont vous aurez besoin, puisqu’elles Vous sont demandées avec ferveur par tous ceux, très nombreux, qui Vous soutiennent par leurs prières.

C’est avec ce céleste souhait et l’assurance de ma prière pour Vous, pour la Première Dame, et pour tous vos collaborateurs, de tout cœur, que je Vous envoie ma bénédiction.

God bless the United States of America!

+ Carlo Maria Viganò
Archevêque tit. d’Ulpiana
Ancien Nonce Apostolique aux États-Unis d’Amérique






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25 octobre, 2020

Après les propos du pape favorables aux « unions civiles », précisions sur la « ley de union convivencial » en Argentine

Le débat fait rage parmi les catholiques sur internet à propos des déclarations (de 2019) du pape François affirmant que « ce que nous devons créer, c’est une loi sur l’union civile. De cette façon, ils seront couverts par la loi. J’ai défendu cela ». En particulier, on entend dire que le pape n'évoquait pas « l'union civile » mais – en espagnol – la « convivencia civil » (ce qui se traduit plus exactement par la « cohabitation civile ». Ceci pour le blanchir de toute accusation de soutien officiel au concubinage homosexuel juridiquement organisé.

Pour un Argentin (venant d'un pays où le « mariage égalitaire » a été légalisé en 2010) le concept d'« uniones convivenciales » renvoie à une réalité très précise : le statut des concubins notoires. Il s'agit d'une « union affective » et non de convenance, dans laquelle sont engagés des personnes qui « vivent ensemble sans se marier mais qui partagent un projet de vie commun », qu'elles soient des couples (« parejas ») de sexe opposé ou de même sexe.

Les empêchements propres aux mariages jouent de la même manière pour la convivencia civil : les protagonistes doivent être majeurs, ne pas être parents, ne pas être engagés dans un mariage ou une autre « union convivencial », l'union doit être « singulière (c'est-à-dire seulement deux personnes) », être « publique, notoire et stable ».

Enregistrée ou non, « la union convivencial » est possible au bout de deux ans de cohabitation. Son inscription protège les deux membres par rapport au domicile partagé et crée des obligations par rapport aux enfants qu'ils élèvent ensemble ; ils peuvent adopter ensemble et obtenir une pension de veuvage. La succession n'est pas automatique et ne doit pas léser les héritiers de droit.

Il peut y être mis fin sans conditions particulières, mais la partie qui s'estime lésée par cela peut réclamer une compensation.

C'est quand même assez clair, non ?


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24 octobre, 2020

Amendes ou prison en Irlande pour les prêtres qui célébreront publiquement la messe

Aux termes d’une nouvelle loi votée dans la nuit de jeudi à vendredi en Irlande, les prêtres célébrant publiquement la messe encourent une amende de 2.500 euros ou 6 mois d’emprisonnement dans le cadre de nouvelles mesures « anti-COVID ».

Voici l’état actuel de la courbe des décès attribués au COVID-19 en Irlande depuis le mois de mars.








La mesure s’applique en fait à tout ministre du culte ou organisateur d’événement public, sans cibler spécifiquement les catholiques, mais en pratique ce sont bien sûr les catholiques qui sont les premiers visés. Seules les obsèques sont permises, avec une assistance maximale de 25 personnes hormis le célébrant.

Tous les événements publics sont interdits en Irlande depuis plusieurs semaines, hormis ceux qui se tiennent dehors et ne comprenant, ou n’étant signalés, que des personnes « résidant dans pas plus de deux lieux de résidence différents ». Les messes publiques sont interdites depuis le 5 octobre, alors même que les précautions liées au COVID y sont respectées avec une particulière diligence, comme l’a fait remarquer le sénateur Ronan Mullen, qui déplorait le « manque de nuance » des pouvoirs publics.
 La loi amendée tout récemment par le Dáil précise que les événements religieux sont inclus, exposant les prêtres à la prison s’ils contreviennent à la loi.

L’Irlande et le Pays de Galles sont aujourd’hui les seuls pays d’Europe qui interdisent la célébration publique de la messe. En Irlande, de nombreux établissements « essentiels » sont autorisés à continuer de fonctionner, y compris les supermarchés, les opticiens, les marchés alimentaires…

Le Iona Institute rappelle qu’une telle loi d’interdiction visant les offices catholiques n’a pas existé depuis les « penal times », l’époque de l’oppression anglaise où les catholiques étaient persécutés en Irlande.

Le nouveau ministre de la santé irlandais, Stephen Donnelly, a affirmé au cours des débats que la loi ne menaçait pas les prêtres, mais le député Michael McNamara conteste cette affirmation par la simple lecture de la loi, que l’on trouvera ici.


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23 octobre, 2020

Mgr Athanasius Schneider réagit aux propos favorables du pape François sur les unions civiles (traduction intégrale et autorisée)

Mgr Athanasius Schneider a réagi à son tour aux déclarations du pape François favorables aux unions civiles des homosexuels. 

Il le supplie de retirer ces propos, pour le salut de son âme immortelle.

Je vous propose ci-dessous la traduction (autorisée par Mgr Schneider) de sa déclaration, parue tout à l’heure sur le blog d’Edward Pentin. – J.S.

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La foi catholique, par la voix du Magistère pérenne, le sens de la foi des fidèles (sensus fidelium) ainsi que le bon sens refusent clairement toute union civile de deux personnes du même sexe, une union qui a pour but que ces personnes recherchent le plaisir sexuel l’une de l’autre. Même si les personnes vivant dans de telles unions ne devaient pas rechercher effectivement un plaisir sexuel mutuel – ce qui dans les faits s’est avéré tout à fait irréaliste – de telles unions constituent un grand scandale, une reconnaissance publique des péchés de fornication contre nature, et une occasion immédiate et continue de péché. Les partisans de l’union civile entre personnes du même sexe sont donc aussi coupables de créer une sorte de structure de péché, en l’occurrence la structure juridique de la fornication habituelle contre nature, puisque les actes homosexuels appartiennent aux péchés qui crient vers le ciel, comme le dit le Catéchisme de l’Église catholique (voir n. 1867). Ceux qui prônent les unions civiles entre personnes de même sexe sont en définitive injustes et même cruels envers les personnes qui vivent dans ces unions, parce que celles-ci seront confirmées dans le péché mortel, elles seront confortées dans leur dichotomie psychologique intérieure, puisque leur raison leur dit que les actes homosexuels sont contre la raison et contre la volonté explicite de Dieu, Créateur et Rédempteur des hommes.

Tout vrai catholique, tout vrai prêtre catholique, tout vrai évêque catholique doit, avec une profonde tristesse et un cœur contrit, regretter et protester contre ce fait inouï que le pape François, le pontife romain, successeur de l’apôtre Pierre, le vicaire du Christ sur terre, ait exprimé dans le film documentaire Francesco, étrenné le 21 octobre 2020 dans le cadre du Festival du film de Rome, son soutien aux unions civiles entre personnes de même sexe. Un tel soutien du pape signifie le soutien à une structure du péché, à un style de vie contraire au sixième commandement du Décalogue, qui a été écrit par les doigts de Dieu sur des tables de pierre au Mont Sinaï (voir Ex. 31:18), et remis aux hommes des mains des Anges (voir Gal. 3:19). Ce que Dieu a écrit de sa main, même un pape ne peut l’effacer ni le réécrire de sa main ou de sa langue. Le pape ne peut pas se comporter comme s’il était Dieu, ou une incarnation de Jésus-Christ, en modifiant ces paroles du Seigneur : « Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras point d’adultère. Mais Moi Je vous dis que quiconque aura regardé une femme pour la convoiter, a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur » (Mt 5, 27-28),  pour dire, au lieu de cela, à peu près ceci : « Vous avez entendu qu’il a été dit : “Tu ne commettras pas d’adultère”, “Si un homme couche avec un homme comme si c’était une femme, ils ont tous deux commis une abomination” (Lév. 20,13), “les hommes qui pratiquent l’homosexualité n’hériteront pas du royaume de Dieu” (1 Cor. 6,9) ; “la pratique de l’homosexualité s’oppose à la saine doctrine” (1 Tim. 1,10). Mais moi, je vous dis que pour les personnes qui ressentent une attirance pour le même sexe, “nous devons créer une loi sur l’union civile. De cette façon, elles sont légalement couvertes”. »

Chaque Pasteur de l’Eglise, et le Pape plus que tout autre, devrait toujours rappeler à autrui ces graves paroles de Notre Seigneur : « Celui donc qui violera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera les hommes à le faire, sera appelé le plus petit dans le royaume des Cieux » (Mt. 5:19). Chaque pape doit prendre très à cœur ce que le Concile Vatican I a proclamé : « L’Esprit Saint n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour que, par sa révélation, ils fassent connaître une nouvelle doctrine, mais pour que, par son assistance, ils gardent inviolablement et exposent fidèlement la Révélation, le Dépôt de la Foi, délivré par les Apôtres » (Constitution dogmatique Pastor aeternus, chap. 4).

La préconisation d’une union juridique afin qu’un style de vie contraire au Commandement explicite de Dieu, à la nature humaine et à la raison humaine soit légalement couvert, est une nouvelle doctrine, qui  « coud des coussinets pour tous les coudes, et qui font des oreillers pour la tête des personnes » (Ez. 13:18), une nouvelle doctrine qui « pervertit la grâce de notre Dieu en plaisir sexuel changent la grâce de notre Dieu en luxure » (Jude 4), une doctrine qui est évidemment contraire à la Révélation divine et l’enseignement pérenne de l’Église de tous les temps. Une telle doctrine conspire avec le péché, et constitue donc une mesure des plus anti-pastorales. Promouvoir un style de vie juridique de péché va contre le cœur même de l’Évangile, puisque les personnes qui se trouvent dans des unions homosexuelles, par leurs actes sexuels, offensent gravement Dieu. Notre-Dame de Fatima a lancé un appel maternel à l’humanité tout entière pour qu’elle cesse d’offenser Dieu, qui est déjà trop offensé.

La voix du Magistère, ci-dessous, se fait fidèlement l’écho de la voix de Jésus-Christ, Notre Divin Maître, la Vérité éternelle, et de la voix de l’Église et des papes de tous les temps :

  • « La loi civile ne peut contredire la raison droite sans perdre sa force contraignante sur la conscience » (cf. Jean-Paul II, Encyclique Evangelium vitae, 72).
  • « Les législations favorables aux unions homosexuelles sont contraires à la droite raison car elles confèrent des garanties juridiques, analogues à celles de l’institution matrimoniale, à l’union entre deux personnes du même sexe. Étant donné les valeurs en jeu, l’État ne peut légaliser ces unions sans manquer au devoir de promouvoir et de protéger le mariage, institution essentielle au bien commun » (Congrégation pour la doctrine de la foi, Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles, n. 6).
  • « On peut se demander comment une loi peut être contraire au bien commun si elle n’impose aucun type de comportement particulier, mais se contente de reconnaître légalement une réalité de fait qui ne semble causer d’injustice à personne. Dans ce domaine, il faut d’abord réfléchir à la différence entre le comportement homosexuel en tant que phénomène privé et le même comportement en tant que relation dans la société, prévu et approuvé par la loi, au point qu’il devient l’une des institutions de la structure juridique. Ce deuxième phénomène est non seulement plus grave, mais il exerce également une influence plus profonde et plus étendue, et il entraînerait des changements dans toute l’organisation de la société, contraires au bien commun. Les lois civiles sont des principes structurants de la vie de l’homme en société, pour le bien ou pour le mal. Elles “jouent un rôle très important et parfois décisif en influençant les modes de pensée et de comportement”. Les modes de vie et les présupposés sous-jacents qu’ils expriment non seulement façonnent extérieurement la vie de la société, mais tendent également à modifier la perception et l’évaluation des formes de comportement par la jeune génération. La reconnaissance légale des unions homosexuelles obscurcirait certaines valeurs morales fondamentales et entraînerait une dévaluation de l’institution du mariage » (ibid.)
  • Les relations sexuelles « sont humaines lorsque et en tant qu’elles expriment et promeuvent l’aide mutuelle des sexes dans le mariage et restent ouvertes à la transmission de la vie » (ibid., n. 7)
  • «  En mettant sur un plan analogue l’union homosexuelle, le mariage ou la famille, l’État agit arbitrairement et entre en contradiction avec ses propres devoirs » (ibid., n. 8).
  • « Ne pas attribuer le statut social et juridique de mariage aux formes de vie qui ne sont pas et ne peuvent être matrimoniales ne s’oppose pas à la justice. C’est elle – la justice – au contraire, qui l’exige. (…) Il y a de bonnes raisons pour affirmer que de telles unions sont nuisibles pour le juste développement de la société humaine, et qu’elles lui nuiraient dans la mesure où augmenterait leur incidence effective sur le tissu social » (ibid.).
  • « Ce serait (…) une injustice grave que de sacrifier le bien commun et le droit de la famille, pour obtenir des biens qui pourraient et devraient être protégés par des moyens non nocifs pour l’ensemble du corps social » (ibid., n. 9).
  • Il existe toujours « un danger qu’une législation qui ferait de l’homosexualité le fondement de droits puisse en réalité encourager une personne ayant une orientation homosexuelle à la déclarer publiquement ou même à chercher un partenaire afin de profiter des dispositions de la loi » (Congrégation pour la Doctrine de la foi, Observations au sujet des propositions de loi sur la non-discrimination des personnes homosexuelles, 24 juillet 1992, n. 14).

Tous les catholiques – qu’ils soient fidèles laïcs : petits enfants, jeunes hommes et jeunes femmes, pères et mères de famille, ou qu’ils soient des personnes consacrées : religieuses cloîtrées, prêtres et évêques – qui gardent inviolablement et « combattent pour la foi qui a été une fois pour toutes transmise aux saints » (Jude 3), et qui sont pour cette raison méprisés et marginalisés, renvoyés à la périphérie dans la vie de l’Église de notre temps, devraient verser des larmes et crier vers Dieu afin que, par la puissante intercession du Cœur Immaculé de Marie, qui a dit à Fatima que l’on devrait cesser d’offenser Dieu, qui est déjà trop offensé, le pape François puisse se convertir et retirer formellement son approbation des unions civiles de même sexe, afin de confirmer ses frères, comme le Seigneur le lui a ordonné (voir Luc 22 : 32).

Tous ces petits dans l’Église (enfants, jeunes gens, jeunes femmes, pères et mères de famille, religieuses cloîtrées, prêtres, évêques) diraient sûrement au Pape François : Très Saint-Père, pour le salut de votre âme immortelle, pour les âmes de toutes les personnes qui, par votre approbation des unions de même sexe, offensent gravement Dieu par leurs actes sexuels et exposent leurs âmes au danger d’être perdues pour l’éternité, convertissez-vous, retirez votre approbation et proclamez avec tous vos prédécesseurs cet enseignement immuable de l’Église :

« L’Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l’approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles » (Congrégation pour la Doctrine de la foi, Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles, n. 11)

« Reconnaître légalement les unions homosexuelles ou les assimiler au mariage, signifierait non seulement approuver un comportement déviant, et par conséquent en faire un modèle dans la société actuelle, mais aussi masquer des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l’humanité. L’Église ne peut pas ne pas défendre de telles valeurs pour le bien des hommes et de toute la société » (ibid., n. 11)

A cause de l’incroyable approbation des unions de même sexe par le pape, tous les vrais enfants de l’Église se sentent orphelins, n’entendant plus la voix claire et sans ambiguïté du pape, qui devrait inviolablement garder et exposer fidèlement la Révélation, le dépôt de la Foi, délivrés par les Apôtres.

Les vrais enfants de l’Église de notre temps pourraient utiliser ces mots du Psaume 137, en disant : « Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion, nous souvenant de l’enseignement lumineux et limpide comme le cristal des papes, de notre Sainte Mère l’Église. Pourtant, nous croyons inébranlablement aux paroles de Notre Seigneur : que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre son Église. Le Seigneur viendra, même s’Il vient tard, seulement à la quatrième veille de la nuit, pour calmer la tempête au sein de l’Église, pour calmer la tempête au sein de la papauté de notre temps, et Il dira : « Ayez courage, c’est moi. N’ayez pas peur. Hommes de peu de foi, pourquoi avez-vous douté ? Et quand ils sont montés dans la barque, le vent a cessé » (Mt. 14, 27; 32-33) Notre Seigneur dira aussi au pape François : « Que sert à l’homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? ou qu’est-ce que l’homme donnera en échange de son âme ? Car le Fils de l’homme viendra dans la gloire de Son Père avec Ses Anges, et alors Il rendra à chacun selon ses œuvres »(Mt. 16, 26-27) ; et Notre Seigneur dira en outre au pape François : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, lorsque tu seras converti, affermis tes frères. » (Luc 22, 32)

22 octobre 2020

+ Athanasius Schneider,
évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana

© leblogdejeannesmits pour la traduction. 

© edwardpentin.co.uk pour le texte anglais original.


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