18 octobre, 2019

La mafia de l'anneau au synode sur l'Amazonie (et le Pacte des Catacombes)



Vous rappelez-vous l'anneau noir qu'une femme indigène a remis au pape François à l'occasion de la cérémonie païenne à la veille du synode sur l'Amazonie, le 4 octobre dernier ? J'en parlais ici. Eh bien, l'anneau « tucum » n'en finit pas de faire surface au synode et à sa marge, au point qu'on est tenté d'y voir le signe d'appartenance à une véritable mafia.

Cet anneau tucum, historiquement associée à l’engagement au service de la théologie de la libération, doit sa renommée au la promotion de celle-ci par Mgr Casaldaliga. Faite en bois de palmier d’Amazonie, elle était du temps de l’esclavage le signe de la lutte pour la libération, et aujourd’hui est associée aux notions d’égalité et de justice sociale.

En voici quelques occurrences ces derniers jours (la photo en tête d'article, de la rencontre du pape François avec des indigènes d'Amazonie, en fait partie).


Sœur Birgit Weiler à un point presse du synode.
Elle plaide pour l'écologisme avec son anneau noir
à l'annulaire gauche.




Mgr Roque Paloschi de Porto Velho mis en difficulté au point presse de jeudi
par Edward Pentin qui l'interrogeait sur le généreux financement de CIMI
(Conseil missionnaire des peuples indigènes)
par la Ford Foundation, pro-avortement et pro-idéologie du genre.
Paloschi, arborant son anneau tucum, a tourné autour du pot. A lire ici.




Celui-là, il est prêtre et militant REPAM. Il signe des films de 45 secondes
sur YouTube pour évoquer le déroulement du synode. On n'apprend pas grand-chose,
mais l'anneau est bien présent.

Lisant le dernier message blog de Leonardo Boff
qui réclame pour le “biome” amazonien un statut de sanctuaire international “intangible”,
sous la protection des institutions internationales, je me suis dit
qu'il avait forcément un anneau tucum. Bingo ! La recherche fut des plus courtes…


Et le meilleur pour la fin. Sans doute enregistré le 14 octobre,
c'est un chant aux « martyrs »  de l'Amazonie.
Au début, des images des catacombes de Sainte Domitille,
où Don Helder Camara prêta avec quelques autres le 16 novembre 1965 le
« Pacte des Catacombes »
sur l'option préférentielle pour les pauvres.
« Je me suis souvenu de toi, Domitille… »
Le lien est fait avec Vatican II : “Après le Concile, on se retrouva
pour marcher avec les pauvres et Jésus” (voir l'image ci-dessus).
« Nous revenons ici pour nous racheter en Amazonie…
Nous faisons tous le Pacte sur ces tombes à la lumière des martyrs de la Foi ».
Le Pacte des Catacombes, c'était la théologie de la Libération, le serment d'en finir avec les signes extérieurs de richesse, les métaux précieux, les honneurs accordés aux prélats (et l'ouverture aux ornements en polyester). Bergoglio était trop jeune pour faire partie des signataires d'origine, mais le Pacte le définit et c'est lui qui est à l'œuvre aujourd'hui à Rome avec ce synode dont le lien codé semble bien être l'anneau tucum.

Pour une information plus ample sur l'anneau tucum (et l'origine de l'expression « mafia de l'anneau »), les lusophones peuvent lire l'article très documenté publié par José Antonio Ureta sur PanAmazon Synod Watch, tandis que les italophones le trouveront en date du 6 août dernier sur Stilum Curiae, le blog de Marco Tosatti


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13 octobre, 2019

“Terres de mission” sur TVLibertés : mon intervention sur le synode amazonien



Jean-Pierre Maugendre m'a aimablement invitée à participer à Terres de Mission sur TVLibertés pour évoquer le synode sur l'Amazonie qui se déroule actuellement à Rome. L'émission a été diffusée dimanche, on peut la voir ci-dessous.

Les deux autres invités de l'émission son Yann Raison du Clézio pour son récent ouvrage sur les origines de La Manif pour tous, et Cécile, qui évoque la prochaine université pour jeunes de Renaissance catholique.

Pour regarder l'émission, cliquez sur l'image ci-dessous : 




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11 octobre, 2019

“Maléfique, le pouvoir du mal” à l'ombre de Saint-Pierre à Rome pour l'ouverture du synode…



Bon, je veux bien qu'on me dise que je suis devenue hypersensible aux informations inquiétantes qui nous arrivent de Rome. Mais enfin, comment ne pas être frappée par la tenue de l'avant-première européenne du dernier Disney, Maléfique, le pouvoir du mal sur la Via della Conciliazione à l'ombre de Saint-Pierre de Rome, le lundi 7 octobre, au lendemain de l'ouverture du Synode sur l'Amazonie ?

Et ce d'autant que la suite de Maléfique, une relecture de La Belle au bois dormant du point de vue de la méchante sorcière sortie en 2014, devait à l'origine sortir au printemps 2020… Le film a été étrenné avec six mois d'avance, en un lieu et un temps on ne peut plus symboliques, à l'auditorium de la Conciliazione, en présence d'Angelina Jolie – Maléfique –, et de Michelle Pfeiffer, la reine Ingrith mère de la princesse Aurore dont le mariage à venir avec le prince Philippe suscite des remous.

La foule se pressait pour voir les deux stars, de nombreux badauds s'étant coiffés des cornes caractéristiques de la méchante marraine, incarnation du mal mais dont Maléfique 1 racontait qu'elle avait beaucoup souffert et qu'elle avait de bons côtés…

Jolie et Pfeiffer…  La vidéo de leur arrivée à
l'avant-première romaine est par ici : clic !

Film « féministe », soucieux de la « diversité » et de l'environnement, selon la critique, Maléfique 2 met en scène à la fois l'opposition entre les deux femmes qui s'allient pourtant, comme l'expliquent les revues cinématographiques. Le long-métrage « continue d’explorer les relations complexes entre la sorcière et la future reine, alors qu’elles nouent d’autres alliances et affrontent de nouveaux adversaires dans leur combat pour protéger leurs terres et les créatures magiques qui les peuplent. »

Le bien et le mal ne s'affrontent plus, ils coopèrent « pour la planète ».

Est-ce un signe alors que l'on se prosternait non loin de là devant des statuettes païennes ?


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10 octobre, 2019

Synode sur l'Amazonie : mieux vaut en rire avec les “Lettres de Rome” du Forum catholique



Excellentes, vraiment excellentes, les deux « Lettres de Rome » parues à ce jour sous la plume de Justin Petipeu sur Le Forum catholique pour anéantir le Synode dans un immense éclat de rire !

On se demandait l'autre soir à Rome avec les participants à la table ronde du 4 octobre si la meilleure manière de contrer les abominables projets et actions liés au synode de tous les dangers sur l'Amazonie n'était pas de le moquer autant qu'il le mérite.

Cela ne suffit sans doute pas – il va nous falloir la puissante intervention de Dieu – mais en attendant ça fait vraiment du bien !

Jugez-en vous-même !

Lettre de Rome 1

« Mon cher cousin,

« Comme vous le savez, grâce à mon oncle qui est évêque de ce beau diocèse de France, je peux assister sur un petit strapontin, à côté des journalistes, au synode sur l’Amazonie qui se déroule actuellement à Rome. Je vous écris ces quelques lignes pour vous montrer à quel point notre Eglise semble enfin prendre conscience de l’étendue du monde et des peuples au dehors de son vieux carcan européen ! Ce n’est que du bonheur.

« Il faut bien le dire ; tout cela, c’est grâce au pape François qui ne mesure pas sa peine. Après avoir enfilé un couvre-chef fait de plumes, regardé une femme dansant pieds-nus avec l’Evangile dans la basilique St Pierre, processionné suivi d’une pirogue et précédé d’un filet arc-en-ciel, s’être recueilli devant l’adoration des divinités aztèques (ou incas, je ne sais plus), il mène maintenant les débats d’une main de maître. Pour promouvoir l’écologie intégrale et libérée de toute idéologie, il a été décidé de recevoir hier au synode le chef Ranoï Kapakaye du Liberdas de Grosso Bouto ; quel grand moment ce fut ! Le chef est arrivé en costume traditionnel, particulièrement emplumé, suivi de quelques-unes de ses femmes, qui marchaient seins nus. L’une d’elles allaitait un petit chimpanzé et tout le monde fut touché… » Lire la suite ici.


Lettre de Rome 2

« Bien cher cousin,

« Quelle vie trépidante, ici ! Le synode ressemble à une fourmilière ; chacun va et vient avec de nouvelles idées et de nouvelles découvertes et l’on se prend à penser que ces vieilles pierres et statues vaticanes vont d’un coup s’écrouler pour laisser place à une jungle verdoyante et foisonnante...Pourtant, les nouvelles de cette lettre commenceront cette fois-ci à Sainte Marthe, où j’ai pu assister à la messe du Saint-Père l’autre matin.

« Vous avez sans doute entendu parler, mon cousin, de ces quelques prélats conservateurs et bornés, qui critiquent sans cesse le bon pape François et veulent que l’Église s’arc-boute sur la prédication de l’Evangile, l’annonce de Jésus-Christ et le salut des âmes...C’est vraiment un nuage noir dans notre beau ciel amazonien. Il faut voir ce que le pape leur a mis dans la figure lors de cette messe ! C’était un régal… » La suite est ici.

Bonnes lectures. En espérant que Justin Petipeu nous régalera encore pendant les jours qui viennent !


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Synode sur l'Amazonie : la folle veillée à Santa Maria in Traspontina, entre révolution et grand guignol

Vendredi dernier, peu après la cérémonie païenne du « Pago à la tierra » dans les jardins du Vatican sous les yeux du pape, parfaitement assumée par VaticanNews qui en diffusa la video, tout ce petit monde s'est rendu à l'église Santa Maria in Traspontina pour une veillée de prières pour le synode.


On embarqua la couverture pour le rite à la Pachamama, les objets qui l'avaient jonché, et dans un modèle réduit de barque en bois, l'une des deux figurines en bois de femme nue enceinte accroupie, qui n'est pas paraît-il un fétiche de la fécondité mais une « Notre Dame de l'Amazonie » (dixit une femme qui la présenta au pape, selon la Catholic News Agency). Il est vrai qu'un évêque de la région interrogé lors du point presse à la Sala Stampa du Vatican a dit ne pas savoir mais que c'était plus probablement un symbole de fertilité. Dans un sens comme dans l'autre, c'est scandaleux (au sens propre) et d'autant plus que l'équipe d'agitateurs amazoniens (dont un franciscain en habit) s'est prosternée devant les images à plusieurs reprises. 


Dans une chapelle latérale, une image pour montrer que « Tout est lié » (Laudato sì), ici c'est un petit mammifère accroché au sein d'une indigène façon Margot, mais sans corsage : 


Attention aux flèches, elles sont importantes : on part de « Yo » (« moi ») pour aller vers « Otro-Yo » (« autre moi », les indigènes sont des êtres communautaires ce qui justifie d'oublier la différence entre « je » et « tu ») ; puis, par la flèche 3, on rejoint « Otro Naturaleza Cosmos » (« Autre Nature Cosmos ») représenté par cet allaitement trans-spéciste.

Dans une église ornée d'objets amazoniens mais aussi de filets arc-en-ciel et de portraits de « martyrs », tel par exemple Xicão Xukuru, chef des Xukuru do Ororubá au Pernambuco qui cherchait à raviver les anciens rituels disparus par la faute de l'homme blanc.

Normal : on a appris que lors du premier jour de discussions du synode, le lundi 7 octobre, des propositions ont été faites pour créer une nouvelle liturgie de rite amazonien, ad experimentum, parce que « de même qu'il existe un écosystème environnemental, il existe un écosystème ecclésial ». (Pour les anglophones, mon article pour LifeSite est par ici).

Il faut croire que la cérémonie à la Pachamama dans les jardins du Vatican en est un avant-goût. A Santa Maria in Traspontina, on en a remis une louche. Avec des femmes au premier plan, bien sûr.


On a également chanté le « Notre Père des martyrs » (martyrisés par les hommes blancs en Amazonie, cela va de soi) :




Le “Pai nosso dos mártires” se veut révolutionnaire.

En voici la traduction :

Notre Père, des pauvres marginalisés
Notre Père, des martyrs, des torturés....
Ton nom est sanctifié chez ceux qui meurent en défendant la vie.
Ton nom est glorifié, quand la justice est notre mesure.
Ton royaume est un royaume de liberté, de fraternité, de paix et de communion.
Maudite soit la violence qui dévore la vie par la répression....
O, o, o, o, o, o, o, o, o, o, o, o

Nous voulons faire ta volonté, tu es le vrai Dieu de délivrance....
Nous ne suivrons pas les doctrines corrompues par la puissance oppressive....
Nous te demandons le pain de vie, le pain de sécurité, le pain des multitudes....
Le pain qui apporte l'humanité, qui construit l'homme plutôt que des canons....
O, o, o, o, o, o, o, o, o, o, o, o

Pardonne-nous quand, par peur, nous restons silencieux face à la mort....
Pardonne et détruis les royaumes où la corruption est la loi la plus forte.
Protège-nous de la cruauté, de l'escadron de la mort, de l'empire....
Notre Père révolutionnaire, compagnon des pauvres, Dieu des opprimés
Notre Père, révolutionnaire, compagnon des pauvres, Dieu des opprimés
O, o, o, o, o, o, o, o, o, o, o, o

Notre Père, des pauvres marginalisés
Notre Père, des martyrs, des torturés....




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05 octobre, 2019

Rituel « écologique » païen dans les jardins du Vatican sous les yeux du pape François

Participants kneel before bowing to a set of items during a tree planting ceremony in the Vatican gardens, Oct. 3, 2019. Credit: Vatican Media.




















Ils ont l’air de trouver ça normal, mais franchement, il n’y a pas de quoi rire. La presse catholique convenable annonce gentiment que le pape François a planté un chêne dans les jardins du Vaticans avec des Indiens d’Amazonie à l’orée du synode pan-amazonien. La réalité ? Les dits indigènes ont célébré une « liturgie » qui ressemble à s’y méprendre à une cérémonie de sacrifice à la « Terre-Mère », la Pachamama.




Voir à partir de la 8e minute 

Organisée par le Global Catholic Climate Network, REPAM et l’ordre des Franciscains, la série de danses et d’incantations rituelles a fait évoluer sous les yeux du pape et de cardinaux impassibles des laïcs, des indigènes en costume rituel et un frère franciscain dans une effarante démonstration de syncrétisme. Posés au milieu d’offrandes traditionnelles, deux statuettes de femme indigènes nues et enceintes recevaient les incantations.

Le rituel ressemblait au « Pago a la tierra », selon Catholic News Agency : l’offrande traditionnelle faite à la Terre Mère parmi de nombreux peuples indigènes d’Amérique du Sud.
Un représentant du dicastère pour la promotion du développement humain intégral a fait savoir à l’issue de l’événement que ses représentants avaient été invités mais ne l’avaient ni organisé, ni promu. Mais c’était dans les jardins du Vatican, sous le regard du pape, et personne n’a demandé que cela cesse.

Après s’être prosternés autour d’une couverture recouverte de fruits, de bougies et d’objets sculptés, rapporte CNA, l’une des femmes a offert au pape François une bague noire identique à celle qu’elle portait, et qu’il a aussitôt enfilée.

Il s’agit d’une bague tucum, associée à l’engagement pour certaines causes sociales, souvent associée à Mgr Casaldaliga, promoteur bien connu de la théologie de la libération. Faite en bois de palmier d’Amazonie, elle était du temps de l’esclavage le signe de la lutte pour la libération, et aujourd’hui est associée aux notions d’égalité et de justice sociale.

« Les dieux des nations sont des démons ; mais le Seigneur à fait les cieux », dit le psaume 95.
Les rituels païens les appellent ; le pape et les évêques ne les ont pas chassés. Le pape a laissé de côté le petit discours qu’il devait faire et s’est contenté de dire le Notre Père.

Seigneur, jusques à quand ?


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28 septembre, 2019

“Acies ordinata” : à Rome, l'appel aux anges à la veille du synode sur l'Amazonie





Marie, forte comme une armée rangée pour la bataille : c'est sous son invocation d'Acies ordinata que la Mère de l'Eglise et la Reine des anges a été invoquée cet après-midi au pied du château Saint-Ange à Rome alors que plane la menace du synode sur l'Amazonie dont l'Instrumentum laboris est si admiratif des spiritualités indigènes. Celles qui, par leurs rites chamaniques et leur vénération de la Terre-Mère, idolâtrent des esprits mauvais.

S'exprimant le matin même devant les jeunes qui suivent actuellement une formation sous l'égide de LifeSiteNews et de Voice of the Family, le principal organisateur de l'événement, le Pr Roberto de Mattei a rappelé l'importance de la dévotion aux Saints Anges et appelé chacun à prier pour qu'une nuée d'anges vienne chasser le nuage noir d'esprits mauvais que certains participants au synode invoqueront à leur façon pendant le synode qui se tiendra du 6 au 27 octobre.

Il a également souligné l'histoire hautement symbolique du château Saint-Ange, dédié à l'archange saint Michel après que celui-ci fut apparu, nettoyant et remettant au fourreau son épée au pape Grégoire Ier au sommet du mausolée d'Hadrien comme pour marquer la fin de l'épidémie de peste qui ravageait la Ville. Depuis lors c'est un bastion de défense de la papauté. Et c'est bien la papauté que cherchaient à défendre tous ceux qui ont participé à la manifestation quasi silencieuse de cette vigile de la Saint-Michel.

Quasi, parce que rangés comme une armée prête pour la bataille, les participants venus de tous les coins du monde – Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, Amérique du Sud, Italie, Suisse, France… – ont à haute voix prié Marie, Acies ordinata au début de l'heure de manifestation silencieuse, et qu'ils ont ensemble chanté le Credo à sa fin.

Pas de bazookas pour cette manifestation en forme de vivant reproche à une autorité qui laisse proliférer la confusion dans l'Eglise ; l'arme, la seule arme utilisée fut le chapelet qui les participants ont silencieusement médité pendant cette heure d'immobilité bien significative. Les vérités de la foi ne bougent pas, semblaient dire ces dizaines d'hommes et de femmes debout, tous laïcs.

Pendant leur prière, non loin de là, des prêtres récitaient la version longue de la prière de Léon XIII à Saint-Michel, pour exorciser les esprits mauvais qui voudraient tant corrompre l'Eglise.

Et à la fin de l'heure de prière, tous se sont retournés vers l'Orient, d'où viendra le Seigneur…

De nombreux responsables d'associations catholiques ou pro-vie étaient présents parmi les 200 manifestants. Parmi eux : John-Henry Westen (LifeSiteNews), Michael Matt (The Remnant), Michael Voris (Church Militant), John Smeaton (Society for the Protection of Unborn Children), José Antonio Ureta et Juan Miguel Montes (TFP). La France était notamment représentée par Jean-Pierre Maugendre (Renaissance catholique).

Pour avoir vécu moi aussi ces moments intenses, je peux vous dire le sentiment à la fois d'inquiétude et de paix que provoque une telle manifestation au pied de la via della Consiliazione, face au
dôme de Saint-Pierre qui se dresse toujours aussi altier, mais comme alourdi par toutes les mauvaises nouvelles qui viennent de Rome ces dernières années. L'inquiétude et la confusion sont terribles, mais nous savons que notre prière ne peut être vaine.

Il est vrai que Jésus Lui-même n'a pas laissé les légions des anges le préserver de sa Mort sur la Croi, se dépouillant de tout pour notre salut. L'Eglise est-elle appelée à Le suivre au Golgotha ? Seul Dieu sait le quand et le comment, mais nous qui sommes ses enfants pouvons et devons supplier qu'elle ne soit pas souillée, et d'ailleurs elle a les promesses de la vie éternelle.






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“Acies ordinata” : ce 28 septembre à Rome, des catholiques debout pour appeler les anges au secours à l'orée du synode sur l'Amazonie

“Appel aux anges” des catholiques à Castel Sant’Angelo


Environ deux cent catholiques laïcs du monde entier se réuniront aujourd’hui à Castel Sant'Angelo pour adresser un « Appel aux anges » à la veille du Synode sur l’Amazonie qui s’ouvrira au Vatican le 6 octobre prochain. Les participants à l'événement font partie d'une coalition internationale appelée Acies Ordinata, qui a déjà organisé une manifestation le 19 février dernier sur la Piazza San Silvestro ayant comme thème « En silence pour briser le mur du silence ». Cet événement aura également lieu en silence, entre 15 et 16 heures de l'après-midi, et se terminera par le chant collectif du Credo.

Les participants sont membres d’associations, de groupes et blogs parmi les plus connus de défense de la foi et de la morale de l'Église.

Voici le texte du communiqué de presse publié par les organisateurs:

Seigneur, congrega nos de nationibus (Ps 105, 47) !


Il s’agit d’un rassemblement de laïcs catholiques, venus de différents pays, avant tout pour demander au Seigneur de réunir tous ceux qui militent pour la bonne cause, afin de former une seule et même armée contre les ennemis de Dieu et de l’Eglise.

Sur cette place, nous voulons offrir l’expression symbolique mais réelle de notre volonté de résister et de ne pas reculer dans le combat à mener pour la défense de la Foi, mais notre rassemblement va au-delà des limites de ce lieu et de cette journée : il entend réunir tous les fils de l’Eglise militante qui s’unissent à nous par la pensée et la prière.

Les ennemis ont pénétré au sein de la citadelle et se mettent à vénérer les idoles jusque dans le sanctuaire “ubi sedes beatissimi Petri et Cathedra veritatis ad lucem gentium constituta est” (Exorcisme de Léon XIII).  Au pied du Château Saint-Ange, la forteresse qui défendit la Papauté en maintes occasions au cours de son histoire, nous invoquons les Anges, et en particulier saint Michel, prince des milices célestes, afin qu’ils protègent les défenseurs de l’Eglise et de la Civilisation chrétienne et mettent en fuite leurs ennemis.

La confusion, qui est la fumée de Satan, a envahi le champ de bataille. Pour vaincre les forces du néant, il nous faut la pureté de la doctrine, la clarté des paroles, la fermeté de l’exemple, l’accord de l’âme et des oeuvres, parce que, comme l’enseigne saint Paul “Si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat ?” (I Cor. 14, 8).

Pour que cela advienne, nous demandons à la Vierge Marie, Reine des Anges, de faire de nous, à son image, aujourd’hui et toujours, une Acies ordinata (Cantique des Cantiques 6, 3; 6, 9), une armée prête à combattre, avec cette sérénité que seule procure la paix du Christ, cette paix qui habite nos coeurs et que nous souhaitons voir s’étendre au monde entier.


                                                                      Rome, 28 septembre 2019
                                                                      Vigile de la Fête de Saint Michel Archange








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26 septembre, 2019

Le 4 octobre prochain, je participerai à une table-ronde sur l'Eglise à la veille du synode sur l'Amazonie

J'aurai le plaisir et l'honneur de participer à une table-ronde à Rome, le 4 octobre prochain de 15:00 à 18:00, sur l'avenir de l'Eglise à l'orée du synode sur l'Amazonie.

J'y serai aux côtés de John-Henry Westen (LifeSite), Taylor Marshall, Roberto de Mattei, Michael Matt (The Remnant), Marco Tosatti, José Antonio Ureta, Michael Voris (Church Militant) et John Smeaton (SPUC).

Si vous êtes anglophone, vous pourrez bien sûr suivre l'événement sur place à Rome à l'Hôtel Massimo d'Azeglio près de Termini. La traduction simultanée vers l'italien sera assurée.

Il est également possible de s'inscrire gratuitement au « live-stream » (mais un don aiderait à couvrir les frais de l'événement).

Pour la diffusion en anglais, on peut s'inscrire ici : https://events.lifesitenews.com/

Ce sera passionnant !






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Venez nous retrouver au colloque de Chrétienté-Solidarité sur la bioéthique le 5 octobre à Paris 8e

J'aurai le plaisir de faire une conférence à l'occasion du colloque de Chrétienté-Solidarité le 5 octobre prochain à Paris, aux côtés de Jacques Larmande, l'abbé Raffray et Jérôme Triomphe.

Venez nombreux, mais pensez à vous inscrire au préalable en écrivant à :

conference.bioethique@gmail.com,

ou en téléphonant au 07 56 95 63 94.

Attention, au vu du nombre d'inscriptions déjà reçues, qui dépasse les capacités d'accueil des locaux de Chrétienté-Solidarité dans le 5e, le colloque se déroulera dans le 8e arrondissement dans une salle plus vaste:


Notre Dame de Consolation,
23 rue Jean Goujon, 75008 PARIS






















Et voici le programme :






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Maison de la Famille d'Abraham : Un lieu de culte égalitaire illustrera le Document d'Abou Dhabi



david adjaye abrahamic familyLe « Haut Comité pour la mise en œuvre du Document surla fraternité humaine », signé à Abou Dhabi en février dernier par le pape François et Cheikh Ahmed el-Tayeb de l’Université Al-Azhar du Caire, s’est réuni à New York la semaine dernière dans l’ombre de l’Assemblée nationale annuelle des Nations Unies. C’est sa deuxième réunion en deux semaines. Son acte le plus spectaculaire aura été le dévoilement du projet de « La Maison de la famille d’Abraham » qui sera construite sur l’île de Saadiyat à Abu Dhabi, capitale des Emirats Arabes Unis, en tant que complexe multiconfessionnel comprenant une synagogue, une église et une mosquée, à égalité de tous points de vue.

Voilà qui répond à l'assertion de ce document selon laquelle la diversité des religions a été « voulue » par Dieu…

Parler des soi-disant « religions abrahamiques » comme de variations sur un thème unique  constitue la première tromperie. Les Hébreux, qui adoraient le vrai Dieu, ont reçu la vraie promesse du Messie, mais ne l’ont pas reconnu. Jésus-Christ a apporté la pleine Révélation de la vérité, révélant que le Dieu de la Bible est Père, Fils et Saint-Esprit – et cette Révélation est complète, de telle sorte que rien ne peut être ajouté sur terre au dépôt de la foi. L’islam, lui, rejette violemment la vérité sur la Sainte Trinité et réécrit et corrompt les Saintes Écritures inspirées, donnant à la lettre du Coran une forme de statut divin puisqu’il est considéré comme étant « incréée ».

Cependant, l’initiative a été largement couverte par le service officiel anglophone de VaticanNews et a été bénie, pour ainsi dire, par l’Église catholique grâce à la présence non seulement du secrétaire personnel du pape François, Monseigneur Yoannis Lahzi Gaid, membre du Haut comité » mais aussi du président du Comité, le cardinal-élu Miguel Ayuso Guixot.

Des centaines de personnes de multiples traditions religieuses se sont rassemblées pour l’événement qui s’est tenu à la New York Public Library le vendredi 20 septembre.

Alors que la première réunion du Haut Comité a eu lieu le 11 septembre à Rome pour marquer le 18e anniversaire de l’attaque terroriste contre les tours jumelles du WTC à New York, la deuxième réunion a été organisée délibérément en vue de coïncider avec la 74e session des Nations Unies pour « souligner » la « portée mondiale » du document d’Abu Dhabi, selon le juge Mohamed Mahmoud Abdel Salam, membre du Comité, cité par sœur Bernadette Mary Reis sur Vatican News.

« Le Comité, a dit le juge, est disposé à travailler avec toute nation ouverte aux idéaux exprimés dans le Document. Il a ajouté que les premières mesures ont été prises avec le Secrétaire général de l’ONU en vue d’une éventuelle adoption du Document par les Nations Unies. Le Secrétaire Général “va demander aux Etats membres d’inclure les principes contenus dans ce document historique dans leur législation locale”, a déclaré le juge », écrit Sœur Bernadette.

De nombreuses initiatives inter-confessionnelles ont vu le jour à la suite des attentats du 11 septembre, notamment l’Alliance des civilisations créée en 2005 par l’ancien Premier ministre socialiste espagnol Zapatero et coparrainée par le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, et lancée cette même année par les Nations unies. Au Kazakhstan, le Congrès des dirigeants des religions mondiales et traditionnelles se réunit tous les trois ans depuis 2003 avec des objectifs similaires : le rapprochement des cultures et des civilisations, le tout illustré par un lourd symbolisme maçonnique. Le Cardinal Coccopalmerio était le représentant officiel du Vatican lors de la dernière rencontre à Astana en 2018.

Mais le Document d’Abou Dhabi marque un pas en avant en impliquant l’Eglise catholique à la tête d’initiatives inter-religieuses tout en s’efforçant de donner à l’ONU l’autorité nécessaire pour obtenir un alignement mondial sur les religions au nom de la paix mondiale. Comme le montrent de nombreux documents de l’ONU, la diversité des religions et des traditions a longtemps été accusée d’être la principale menace pour la fraternité humaine et la paix mondiale (analyse qui « oublie » de manière spectaculaire le massacre de plusieurs centaines de millions de personnes au XXe siècle au nom du communisme athée).

Le pape François a récemment déclaré lors de son retour d’Antananarivo qu’il est de notre devoir, en tant qu’« humains », d’« obéir »aux Nations unies :

« Je voudrais répéter ce que la Doctrine de l’Église dit à ce sujet : Lorsque nous reconnaissons les organisations internationales et que nous reconnaissons leur capacité de rendre des jugements à l’échelle mondiale – par exemple le tribunal international de La Haye ou les Nations Unies. Si nous nous considérons comme des êtres humains, lorsqu’ils font des déclarations, notre devoir est d’obéir. Il est vrai que tout ce qui apparaît juste pour l’humanité tout entière ne le sera pas forcément pour notre poche, mais nous devons obéir aux institutions internationales. C’est pour cela que les Nations unies ont été créées. »


La Déclaration sur la fraternité humaine fait clairement écho à cette manière de penser et elle doit certainement son poids au fait d’avoir été signée par le Pape. Quelle que soit l’opposition rencontrée l’Église catholique, notamment à cause de la crise des abus sexuels, le pape François est décidément une autorité morale reconnue à l’échelle internationale dès lors qu’il proclame la pensée mondialiste.
La construction d’un lieu de culte égalitaire pour les juifs, les chrétiens et les musulmans en est un exemple. Il n’est pas clairement dit que l’édifice chrétien sera catholique : il est qualifié de « chrétien » sur le site de Vatican News.

Le modèle de la future « Maison de la famille d’Abraham» – notez le singulier, c’est un signe que les trois religions sont considérées comme des éléments sous un seul et même Dieu – est particulièrement révélateur. Présentée sous forme d’un modèle 3D et décrit dans un court métrage qui a été projeté aux participants de la réunion de New York vendredi dernier, elle sera riche de trois « temples »  cubiques construits exactement sur le même modèle en termes de volume et d’orientation, avec des décorations abstraites et une décoration intérieure différentes afin de les rendre aptes aux différents types d’offices qu’ils vont accueillir.

On note que le film montre que le « cube » chrétien ou catholique n’est pas destiné à recevoir des images du Christ et des saints, mais seulement une croix très simple – pas un Crucifix – suspendue au-dessus d’un autel. Les Emirats Arabes Unis sont musulmans, après tout… Et l’initiative de la construction est venue du Prince héritier d’Abu Dhabi, Mohammed bin Zayed Al Nahyan, qui l’a annoncée en février peu après la signature du Document.

Les trois cubes seront placés en triangle, créant une figure qui rappelle les trois points maçonniques. La mosquée, ornée d’arcs, l’église de lignes droites et la synagogue de triangles n’auront aucune caractéristique extérieure indiquant leur identité religieuse. Seule la synagogue a une ouverture sur le toit : un triangle bien défini, selon les plans dévoilés vendredi dernier.

Selon le compte-rendu de Vatican News, le message que l’on cherche à transmettre vise à « simplifier la foi pour la ramener à sa forme la plus simple », comme l’a déclaré Mohamed Khalifa Al Moubarak, membre du Comité, à New York. « Pour simplifier la vie afin d’en faire ce que nos livres religieux disent fondamentalement : sois bon envers ton prochain, aime ton prochain, aide ton prochain. Dans un monde qui est si connecté, en réalité, nous sommes devenus si déconnectés. Des projets et des initiatives comme la Maison de la famille d’Abraham – et il y en aura beaucoup d’autres dans l’avenir – rapprocheront les gens. C’est un rêve devenu réalité que les gens des Émirats arabes unis, un peuple qui favorise la tolérance, ont l’occasion de partager avec le monde entier. »

C’est la foi ramenée à sa forme la plus simple signifie la religion naturelle, sans dogme (un prérequis du point de vue maçonnique) et bien sûr sans Révélation. Ce n’est rien de moins qu’une mise à l’écart de la Vérité, une manière de tourner le dos à la Vérité en vue d’une « fraternité » horizontale.
L’égalité est également représentée par le projet architectural. A New York, rapporte Vatican News, « Mgr Yoannes Gaid, membre du Comité, a expliqué que l’essentiel du Document est que nous sommes tous frères. L’égalité est fondée sur cette vérité, a-t-il ajouté, une égalité qui s’étend donc aussi aux devoirs et aux droits. La liberté, a souligné Mgr Gaid, est en fait fondée sur la non-violence. “La violence, dit-il, est contre la foi et la citoyenneté.” »

Mais ici, il y a clairement confusion entre la fraternité des hommes et la prétendue égalité des religions, qui ne peut être affirmée que si la vérité est niée.

L’architecte choisi pour construire la Maison de la Famille d’Abraham est un citoyen britannique d’origine ghanéenne, David Adjaye, 51 ans, qui a déjà signé de nombreux bâtiments modernes de Washington (Musée national d’histoire et de culture afro-américaine) à Moscou. Fait chevalier par la reine Elizabeth, cet architecte contemporain très tendance a été influencé par « l’esthétique soviétique » selon JeuneAfrique. Il est le globe-trotter par excellence, avec des bureaux à New York, Londres, Doha et Accra. Tant pis pour l’empreinte carbone.

A propos de la Maison de la Famille d’Abraham, Adjaye Associates écrit sur son site le 23 septembre : « Adjaye Associates est le gagnant annoncé du concours en vue du projet phare, The Abrahamic Family House sur l’île de Saadiyat à Abu Dhabi. La Maison de la Famille d’Abraham, commandée par le Haut Comité pour la Fraternité humaine, est un ensemble de trois espaces religieux, une mosquée, une synagogue et une église, qui se trouvent placés sur un pavillon laïque pour les visiteurs. Le projet est l’une des premières initiatives prises par le Haut Comité, un nouvel organe qui supervise la mise en œuvre du “Document de la Fraternité humaine” aux niveaux régional et international. Ce projet historique espère incarner la relation entre les trois religions abrahamiques tout en offrant une plate-forme pour le dialogue, la compréhension et la coexistence entre leurs religions. »


Qu’est-ce que cela nous apprend ? Que ce qui relie les religions du point de vue de l’architecte, et qui est même à leur base, c’est « un pavillon laïque ».

Le communiqué officiel du Haut Comité de la Fraternité humaine l’exprime ainsi :

« Située sur l’île de Saadiyat Isand à Abu Dhabi, la Maison de la famille d’Abraham constituera une communauté pour le dialogue et l’échange inter-religieux, nourrissant les valeurs de coexistence pacifique et d’acceptation entre différentes croyances, nationalités et cultures. 
« Cette initiative historique sera un lieu d’apprentissage, de compréhension et de culte ouvert à tous et reflétera fidèlement les valeurs de tolérance et d’hospitalité des Emirats arabes unis. 
« Dans chacun des lieux de culte, les visiteurs auront l’occasion de suivre des offices religieux, d’écouter les Saintes Écritures et de vivre les rites sacrés. Un quatrième espace – non relié à une religion spécifique – servira de centre pour que toutes les personnes de bonne volonté s’unissent. »
Ici, l’unité de l’humanité ne se fait certainement pas « dans le Christ », en qui, nous le savons, les baptisés deviennent membres les uns des autres.

Mgr Gaid, à New York, a expliqué clairement que la philosophie du projet est fondée sur la création d’un nouveau mode de pensée. Il a dit (cité indirectement par Sr Bernadette dans Vatican News) que le nouveau point de repère signifiera « une transformation dans l’histoire humaine parce que (...) il transformera ce qui a été utilisé dans le passé comme un moyen de division entre les peuples en un point de contact ».

Transformer l’histoire humaine est en effet un objectif pour le moins ambitieux, surtout pour un prélat catholique qui sait que l’histoire a été définitivement transformée par l’Incarnation, la Passion et la Résurrection de Notre Seigneur.

Dans le même ordre d’idées, Mohamed Khalifa Al Moubarak, membre du Comité, a qualifié le Document de « déclaration la plus importante signée dans les temps modernes », selon Vatican News.
Le juge Mohamed Mahmoud Abdel Salam a vu dans cette initiative la preuve de la détermination du pape François et du cheikh Ahmed el-Tayeb « à atteindre le bonheur pour toute l’humanité, quelle que soit sa religion ou sa nationalité . »

Le bonheur ici-bas. Oubliée, la vie éternelle…



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13 septembre, 2019

L'Institut Jean-Paul II “purgé” proposera des cours favorables à la contraception et aux relations homosexuelles

Featured ImageL'Institut Jean-Paul II (devenu Institut théologique des sciences du mariage et de la famille) proposera cette année des cours dispensés par des professeurs ouvertement favorables à la contraception dans certaines circonstances, ainsi qu'à la valorisation des actes homosexuels. Le P. Maurizio Chiodi et le P. Pier Davide Guenzi se sont tous deux exprimés en ce sens. Le dévoiement de l'institution voulue par Jean-Paul II se poursuit de manière spectaculaire, confirmant à sa manière ce dont sœur Lucie de Fatima avait averti feu Mgr Carlo Caffarra : la dernière bataille de Satan contre l'Eglise porterait sur le mariage et la famille. Elle écrivait cela au futur cardinal en réponse à la demande de prières que ce dernier lui avait adressée au moment de la création de l'Institut.

Je vous propose ici ma traduction intégrale de l'article publié hier sur LifeSiteNews à ce propos par Diane Montagna. – J.S.

Photo ci-dessus : Maurizio Chiodi, © Diane Montagna.

C'est une nouvelle incursion de la culture de mort ecclésiastique dans les institutions fondées par saint Jean Paul II : un prêtre connu pour avoir approuvé la contraception artificielle et les unions homosexuelles vient d'être officiellement engagé comme professeur à l'Institut pontifical Jean-Paul II à Rome.

Le nouveau programme de de cours pour l'année académique 2019-2020, publié le 11 septembre, indique que le Père Maurizio Chiodi, spécialiste italien de théologie morale, donnera un cours de licence intitulé « L'éthique théologique de la vie » et animera également un séminaire de doctorat intitulé « Conscience et discernement : texte et contexte du chapitre 8 d'Amoris Laetitia. »

Le P. Chiodi a déjà par le passé invoqué le controversé chapitre 8 du document de synthèse du Pape François sur la famille pour justifier le recours à la contraception artificielle et pour faire valoir la bonté morale des relations homosexuelles.

En 2016, le P. Chiodi a donné une conférence dans une université pontificale de Rome au cours de laquelle il affirmait qu'il y existe « des circonstances – je me réfère à Amoris Laetitia, chapitre 8 – qui, précisément pour des raisons de responsabilité, exigent la contraception. »

Lorsque « les méthodes naturelles sont impossibles ou difficiles à mettre en œuvre, d'autres formes de responsabilité doivent être trouvées », avait-il affirmé. Dans de telles circonstances, disait Chiodi, « le recours à une méthode artificielle de régulation des naissances pourrait être reconnue comme l'accomplissement d'un acte de responsabilité, non pas pour rejeter radicalement le don d'un enfant, mais parce que dans ces situations la responsabilité appelle le couple et la famille à d'autres formes d'accueil et d'hospitalité ».

Plus récemment, dans une interview accordée en juillet 2019 à Avvenire, publiée après la « purge » de l'Institut Jean-Paul II à Rome au cœur de l'été, Chiodi a suggéré sur la base d'Amoris Laetitia que les actes sexuels dans une relation homosexuelle peuvent être bons, du moins dans certaines circonstances.

« Comme l'a rappelé le Pape François, même s'il s'agit d'une autre question, celle des “divorcés et des remariés”, il est clair que, dans une perspective historique, on demande à chacun non seulement ce qui est possible pour lui, mais aussi ce qui est possible pour lui à un moment particulier de sa vie », a-t-il dit.

Le P. Chiodi poursuivait : « Il est clair que, dans une perspective historique, on demande à chacun non seulement ce qui lui est possible, mais aussi ce qui lui est possible à un moment donné de sa vie. De ce point de vue, il me semble qu'il est difficile – voire impossible – de donner des réponses préfabriquées, comme si toutes les réponses pratiques pouvaient être déduites immédiatement d'une théorie anthropologique. »

Le théologien moral italien ajoutait : « Je crois que les relations des couples homosexuels présentent des lacunes et des différences indéniables qui empêchent ces derniers d'être assimilés aux couples hétérosexuels, parce qu'elles en annulent la diversité. Néanmoins, la fonction morale concerne les possibilités réelles, c'est-à-dire le bien possible, qui considère l'histoire réelle d'un sujet. »

« C'est pourquoi, concluait le P. Chiodi, je n'exclus pas que, sous certaines conditions, la relation d'un couple homosexuel puisse être, pour tel sujet, la manière la plus fructueuse de vivre de bonnes relations, compte tenu de leur signification symbolique, qui est à la fois personnelle, relationnelle et sociale. C'est le cas, par exemple, lorsque la relation stable est le seul moyen d'éviter le vagabondage sexuel ou d'autres formes de relations érotiques humiliantes et dégradantes ou lorsque elle est une aide et un stimulant pour s'engager sur le chemin des bonnes relations. »

Au lendemain de l'interview, LifeSiteNews confirmait que le P. Chiodi avait été invité par le nouveau Chancelier de l'Institut nouvelle manière, Mgr Vincenzo Paglia, à y donner des cours.

Puis, le 4 septembre, après la pause estivale traditionnellement observée à Rome, l'Osservatore Romano, journal du Vatican, a présenté un article du P. Chiodi sur le « renouveau » de l'Institut Jean-Paul II, intitulé : « La tradition réinterprétée dans le temps présent. »

Le P. Chiodi n'est pas le seul professeur controversé à avoir été engagé par le nouvel Institut Jean-Paul II. Le nouveau programme de cour indique que le P. Pier Davide Guenzi, un autre prêtre partisan des unions homosexuelles, donnera un cours de doctorat sur « L'idée du droit naturel dans la Bible » et un cours intitulé « Anthropologie et éthique de la naissance ». La bibliographie de ce dernier cours comprend un texte du P. Maurizio Chiodi.

Dans une interview accordée en février 2019 à Avvenire, le P. Guenzi, président de l'Association des Théologiens Moraux et collègue de Chiodi à l'Université du Nord de l'Italie à Milan, avait soutenu, sur la base d'Amoris Laetitia, que les relations homosexuelles peuvent être moralement bonnes.

« Poussés par l'expérience des croyants homosexuels, nous sommes invités aujourd'hui à comprendre comment… le lien entre l'homme et la femme n'épuise pas toutes les formes de l'expression humaine, même du point de vue affectif » " avait-il déclaré.

Alors que le programme académique de 2019-2020 accorde une large place aux cours et aux séminaires animés par Chiodi et Guenzi, des cours fondamentaux comme celui de théologie morale fondamentale que dispensait Mgr Livio Melina, spécialiste de théologie morale respecté et ancien président de l'Institut Jean-Paul II, ainsi que plusieurs cours de théologie morale spéciale, ont été supprimés.

Benoît XVI a ouvertement exprimé sa « solidarité » avec Mgr Melina en lui promettant de prier pour lui ; le pape François a pour sa part choisi de garder le silence alors que Mgr Paglia continue de « nettoyer » l'Institut fondé par Jean-Paul II.

© leblogdejeannesmits pour la traduction




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40 jours de jeûne et de prière pour contrer les menaces du synode sur l'Amazonie : le cardinal Burke et Mgr Schneider appellent à la mobilisation

Synode sur l'Amazonie : des erreurs et des hérésies <br>dénoncées par le cardinal Burke et Mgr SchneiderL'Homme nouveau publie un texte co-signé par le cardinal Burke et Mgr Schneider qui dénoncent les erreurs et les hérésies contenues dans l'Instrumentum laboris en vue du prochain synode sur l'Amazonie. Ils appellent par cette occasion tous les catholiques à observer une période de prière et de jeûne de 40 jours du 17 septembre au 26 octobre, date de fin du synode qui doit ouvrir ses portes à Rome le 7 octobre prochain.


Les modalités en sont simples : dire une dizaine de chapelet chaque jour et jeûner un jour par semaine selon les règles habituelles, en une « croisade de prière » dont le but est d'implorer Notre Seigneur pour que les erreurs contenues dans l'Instrumentum laboris ne soient pas approuvées par les pères synodaux et pour que le pape François confirme ses frères dans la foi en rejetant « sans ambiguïté » ces erreurs.

Le document signé par le cardinal Burke et Mgr Schneider dénonce l'esprit et énumère les erreurs les plus graves de l'Instrumentum laboris de manière très étayée : son « panthéisme implicite », sa valorisation des « superstitions païennes », le remplacement de l'évangélisation par le « dialogue interculturel », la proposition d'ordonner des ministres du culte des deux sexes pour accomplir « des rites même chamaniques », sa promotion d'une « “écologie intégrale” qui dévalorise la dignité humaine » et d'un « collectivisme tribal qui amoindrit le caractère propre de la personne et de la liberté ».

Le texte du cardinal Burke et de Mgr Schneider a été publié pour la fête du Très Saint Nom de Marie (celle-ci avait disparu du calendrier liturgique du Novus Ordo en 1970 mais avait été rétablie en 2002 par Jean-Paul II.

Il contient un terrible florilège de quelques-unes des assertions les plus ahurissantes de l'Instrumentum laboris et des réfutations de ces erreurs à l'aide de textes du magistères.

Il est à lire, d'urgence, ici sur le site de L'Homme nouveau.

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05 septembre, 2019

Synode amazonien : Brandmüller et Burke alertent tous les cardinaux sur les dangers de l’“Instrumentum laboris” pour le dépôt de la foi

Les cardinaux Walter Brandmüller et Raymond Burke ont décidé de prendre les devants face aux prévisibles attaques contre la foi et la doctrine de l’Eglise lors du synode sur l’Amazonie qui se tiendra à partir du 6 octobre prochain en interpellant directement à l’ensemble de leurs confrères du collège cardinalice – en fait pour les rappeler à leur devoir de princes de l’Eglise. Chacun de son côté a pris la plume pour écrire une lettre, en italien,  adressée à chacun des autres cardinaux, pour les alerter quant à la « dissonance », voire le caractère « contraire » au dépôt de la foi de certaines affirmations contenues dans l'Instrumentum laboris du Synode sur l'Amazonie.

Leurs lettres, dont la Catholic News Agency a eu connaissance, dénoncent avec gravité le « flou » du document, qui « semble » même en certains points, « au regard de l’enseignement authentique de l’Eglise, lui être contraire », a ainsi écrit le cardinal Brandmüller. Faut-il rappeler que celui-ci était également signataire, avec le cardinal Burke et les défunts cardinaux Caffarra et Meisner, des Dubia sur la l’exhortation apostolique Amoris laetitia – leurs questions n’ayant pas reçu de réponses à ce jour ?

Le cardinal Brandmüller n’a pas hésité à faire référence à la manière dont les récents synodes sur la famille et la jeunesse ont déjà été l’occasion de manœuvres peu catholiques :

« Comme le montre l’expérience de ces derniers synodes, il faut craindre que l’on tente non seulement de manipuler la session mais aussi d'exercer une forte pression sur elle », a-t-il averti.
« Les formulations nébuleuses de l’Instrumentum, tout comme la proposition de créer de nouveaux ministères ecclésiastiques pour les femmes, et, surtout, la proposition de conférer l’ordination sacerdotale à des viri probati font surgir le fort soupçon de voir le célibat sacerdotal remis en question », selon le cardinal Brandmüller.

Et d’invoquer comme preuve la participation au synode du cardinal brésilien Claudio Hummes, qui préside le Réseau ecclésial pan-amazonien (REPAM), institution qui, selon Mgr José Luis Azcona, évêque émérite de Marajó (Brésil), a joué un rôle majeur dans la rédaction du texte. REPAM fait depuis sa création à la suite de la publication de Laudato si’ la promotion de l’indigénisme au sein de l’Eglise, chantant les louanges du style de vie et des vertus des tribus primitives vivant dans leur milieu naturel dans la forêt amazonienne.

« Le fait même que le Cardinal Hummes en soit le président et qu’il exerce ainsi une influence sérieuse dans un sens négatif est suffisant pour que notre préoccupation soit fondée et réaliste, comme dans le cas des évêques (Erwin) Kräutler, (Franz-Josef) Overbeck, etc », a écrit Brandmüller, mettent en évidence les noms des prélats qui font pression en vue de l’abolition au moins locale du célibat sacerdotal, à la manière de Mgr Overbeck qui a pu dire que le sommet sur l’Amazonie « pourrait changer l’Eglise pour toujours » en la menant  vers « un point de non-retour ».

Le même Overbeck s’était manifesté en mai de cette année en faveur de la « grève des femmes » contre l'Eglise en Allemagne, pour protester contre le refus du Pape François d'ordonner des diaconesses : une grève de la pratique religieuse, rien de moins. Il met également en cause la morale sexuelle traditionnelle de l’Eglise.

Mgr Kräutler est un évêque austro-brésilien, vice-président du très radical REPAM.

Le Cardinal Brandmüller, expert de l’histoire de l'Eglise et professeur d'université, a également écrit à l’ensemble des cardinaux : « Nous devrons faire face à de graves attaques contre l'intégrité du dépôt de la foi, contre la structure hiérarchico-sacramentelle de l’Eglise et contre sa Tradition apostolique. Tout cela a créé une situation inédite dans l'histoire de l'Église, telle qu’on n’en a  même pas connu lors de la crise arienne des IVe et Ve siècles. »

Si les menaces évoquées sont déjà clairement visibles dans l’Instrumentum laboris, le cardinal Brandmüller  ne semble pas exclure qu’elles se concrétisent dans le document qui fera suite au synode. Il a appelé ses confrères à prendre leurs responsabilités en affirmant que « se pose alors la grave question de savoir comment nous, cardinaux, dans cette situation historiquement inédite, pouvons agir à la hauteur de notre serment solennel de cardinaux, et comment nous pouvons réagir aux déclarations ou décisions éventuelles du Synode ».

Il évoque ici le document final qui pourrait en sortir par la volonté des pères synodaux, sans parler d’une éventuelle exhortation qui pourrait suivre des mains du pape.

Mais c’est sans langue de bois. Il a rappelé que l’ensemble des cardinaux doivent d’ores et déjà considérer de quelle manière ils réagiront « à toute déclaration ou décision hérétique de la part du synode. »

Le cardinal Brandmüller a poursuivi : « Certes, en tant que Cardinal, vous avez déjà réfléchi à la situation et même aux mesures qui pourraient être prises en commun. C'est pourquoi j'espère que Son Eminence, pour sa part, en profitera pour corriger, selon l'enseignement de l'Église, certaines positions exprimées dans l'Instrumentum Laboris du Synode de l'Amazonie, en utilisant aussi les réseaux sociaux », a-t-il conclu.

Un véritable appel à la mobilisation pour mettre fin à la confusion régnante ! En effet, les catholiques seraient extrêmement nombreux à être reconnaissants à l’égard des cardinaux qui s’acquitteraient ainsi du grave devoir de leur charge…

Pour sa part, le cardinal Raymond Burke a noté dans sa lettre également datée du 28 août qu’il « partage pleinement la profonde préoccupation du cardinal Brandmüller concernant le prochain Synode sur l’Amazonie, sur le fondement de ce qui est contenu dans l’Instrumentum laboris.

Il a qualifié celui-ci de « long document marqué par un langage qui n’a pas une signification claire, spécialement en ce qui concerne le dépôt de la foi ».

Outre les points mentionnés par le cardinal Brandmüller, le cardinal Burke a plus précisément épinglé la manière dont l’Instrumentum laboris envisage les relations au monde de la nature qui est au cœur du discours écologiste et indigéniste que celui-ci adopte sans ambages (et qui relève en réalité d’un paganisme panthéiste, comme je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises sur ce blog).

L’Instrumentum « contredit l’enseignement constant de l’Eglise sur la relation entre le monde créé et Dieu, Créateur incréé, et l’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu pour coopérer avec lui en tant que gardien du monde créé », écrit le cardinal Burke.

Il a également souligné que dans le document de travail du Synode « la vérité selon laquelle Dieu s’est révélé pleinement et parfaitement à travers le mystère de l’Incarnation du Rédempteur, le Fils de Dieu, est obscurcie, sinon niée. »

« La conséquence logique de cela est que la mission de l'Eglise, sa mission d'évangélisation, est niée au profit d’un “enrichissement réciproque des cultures en dialogue” », comme l’affirme le paragraphe 122 du document.

De cette façon, « le rôle juste de l'inculturation dans la mission d'évangélisation est contredit, à tel point que la culture en vient à conditionner la vérité révélée, au lieu que la vérité révélée purifie et élève toute culture », poursuit le cardinal Burke dans sa lettre.

De plus, a-t-il averti, certains points soulevés par le cardinal Brandmüller « laissent présager une apostasie de la foi catholique ».

Le cardinal Burke a achevé sa lettre sur une prière :

« Que notre enseignement, par la grâce de Dieu, soit efficace dans la lutte contre la grande menace qui pèse actuellement sur l'Eglise. Que la Vierge Mère de Dieu, saint Joseph, protecteur de l'Église universelle, les saints Pierre et Paul et les grands saints cardinaux intercèdent avec force pour le Collège des Cardinaux en ces temps agités et troublants », a-t-il conclu.

Quelle sera la réponse des cardinaux ? Ils ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas…


Sources :

• Catholic News Agency : Burke and Brandmüller say Amazon synod challenges deposit of faith

• Infocatolica : Brandmüller y Burke alertan al resto de cardenales de la ruptura del depósito de la fe en el Instrumentum Laboris del Sínodo para la Amazonia


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