06 décembre, 2019

Le cardinal Burke soutient l'initiative « Réparons l'outrage fait à Notre Dame de Guadalupe par le culte de la Pachamama

Le jeudi 12 décembre, fête liturgique de Notre Dame de Guadalupe, je propose que nous récitions un chapelet et une prière de réparation après l’outrage fait à Marie par la vénération de la Pachamama, la « Terre-Mère », à l’occasion du synode sur l’Amazonie.

Cette initiative a reçu le soutien du cardinal Raymond Burke, qui l’exprimera lors d’une interview qui sera diffusée dimanche 8 décembre sur TVLibertés dans « Terres de Mission ». Je présenterai également l’initiative au cours de cette émission.

Les épisodes de vénération idolâtre de la Pachamama, symbole de la « Terre-mère », ont eu lieu à Rome en octobre à l’occasion de cérémonies dans les jardins du Vatican, dans l’église de Santa Maria in Traspontina tout près de la place Saint-Pierre, et jusque dans la basilique Saint-Pierre elle-même, en présence du pape François.

Selon plusieurs exorcistes, certains rites païens accomplis à cette occasion correspondent à « l’appel des esprits ». Ils appelaient ce vendredi 6 décembre à jeûner ou à faire quelque sacrifice et à prier pour chasser « toute influence diabolique du sein de l’Eglise ».

Un exorciste mexicain a déclaré de son côté que les statuettes au centre de ce culte idolâtre, les « Pachamama » représentant de vilaines femmes nues et enceintes en position d’accouchement, étaient des parodies de Notre Dame de Guadalupe, la Vierge enceinte apparue en 1531 au Mexique, aujourd’hui vénérée comme « Impératrice des Amériques ».

Un tel outrage exige de la part des catholiques qui aiment leur Mère une manifestation d’amour et de réparation.

Je vous enverrai volontiers par mail un PDF avec l’image de Notre Dame de Guadalupe et la prière de réparation que j’ai choisie, que vous pourrez imprimer chez vous, et (ou) faire suivre avec une référence à ce message (il suffira de copier ce lien : https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2019/12/le-cardinal-burke-soutient-linitiative.html). Il suffit pour l’obtenir d’écrire à pourmarie@sfr.fr.

J’ai également fait imprimer des images avec la prière au dos (format image de missel). Si vous répondez rapidement, je pourrai vous en faire parvenir quelques-unes par la Poste (en France) en espérant que vous les recevrez avant la date du 12 décembre. Donnez-moi simplement votre adresse et la quantité souhaitée (dans la limite de 20) en m'écrivant à cette même adresse : pourmarie@sfr.fr. Cet envoi sera gratuit.

Vous pouvez évidemment faire connaître cette initiative en partageant ce message.

Un très grand merci !

Marie, Mère de l’Eglise, Reine de l’univers, priez pour nous


Si vous souhaitez m’aider à financer l’impression et ces envois postaux, ou soutenir ce blog, vous pourrez le faire en versant quelques euros sur paypal.me/SmitsJeanne ou par virement en me demandant  par courriel mes coordonnées bancaires que je vous enverrai par retour.

Le paiement par carte bancaire est également possible : utiliser le bouton sur la barre latérale du blog.

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29 novembre, 2019

Réparons l’outrage fait à Marie par l’idolâtrie de la Pachamama !

Nous devons réparer les outrages faits à notre Mère à l’occasion du synode sur l’Amazonie ! Rejoignez-nous, le 12 décembre, pour exprimer notre amour à Marie, la toute belle !

Si les statuettes de la Pachamama sont, comme l’a affirmé un exorciste mexicain, une « parodie » de Notre Dame de Guadalupe, à l’horreur du culte rendu à la Terre-Mère à l’occasion du synode sur l’Amazonie s’est ajouté l’outrage à l’égard de la plus belle des créatures, la Très Sainte Vierge Marie.

Elle s’est révélée à l’humble Indien Juan Diego au Mexique en 1531, laissant imprimée sur sa tilma – manteau en forme de couverture – l’image miraculeuse que nous vénérons encore aujourd’hui et qui recèle de si étonnants mystères, inexplicables en dehors du miracle.

L’Impératrice des Amériques, dont la visite miraculeuse a précédé le basculement spectaculaire des peuples indigènes d’Amérique centrale et du sud dans la religion du vrai Dieu, Un et Trine, après des siècles d’oppression démoniaque, est un modèle parfait d’inculturation.

Du foisonnement de symboles – à la fois indigènes et espagnols – contenus dans l’image de la « Morenita », la Vierge aux traits de métisse, pleine d’amour et de pudeur, on peut retenir ceci : elle porte à la fois les signes indigènes de la virginité et de la grossesse ; elle est enceinte et donnera bientôt naissance ; elle est revêtue d’étoiles qui dessinent l’état du ciel le 12 décembre 1531 au-dessus de Mexico, et celle qui se trouve sous son cœur, à l’endroit où repose l’Enfant qu’elle porte, est Regulus… le petit Roi.

Et on a voulu lui comparer l’horrible Pachamama promenée dans Rome et jusque dans la Basilique Saint-Pierre ! C’est insupportable. Insultant. Indigne.

Je vous propose que le jeudi 12 décembre prochain, jour de la fête liturgique de Notre Dame de Guadalupe, nous disions tous, catholiques et aimant notre Mère, un chapelet et une prière de réparation. Si possible en formant un groupe. Si possible dans l’église, la chapelle, le sanctuaire le plus proche. Ou chez une personne âgée, un malade qui ne peut se déplacer. Il n’y a rien de plus simple, mais rien de plus nécessaire non plus.

A chacun de se mobiliser, comme il le pourra.

Ce sera notre manière de jeter la Pachamama dans le Tibre !

Je n’ai pas les moyens de vous faire un envoi d'images par la poste, mais si vous souhaitez obtenir un PDF imprimable avec l’image de Notre-Dame et le texte de la prière de réparation pour les outrages faits au Cœur Immaculé de Marie, je vous propose de m’envoyer un courriel à pourmarie@sfr.fr et je vous le ferai parvenir par ce même moyen.

Et s'il vous plaît, aidez-moi à faire circuler cette initiative en partageant ce message autour de vous !

Utilisez pour cela les boutons des réseaux sociaux accessibles en fin de message ou copiez et partagez ce lien : https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2019/11/reparons-loutrage-fait-marie-par.html.

Marie, Mère de l’Eglise, Reine de l’univers, priez pour nous.



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27 novembre, 2019

Le cardinal Gerhard Müller parle des catholiques amazoniens « scandalisés » par l’idolâtrie de la Pachamama

L’ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Gerhard Müller,  a averti que des « centaines de milliers » de catholiques de la région amazonienne quitteront l’Église parce qu’ils ont été scandalisés par les vidéos de l’idolâtrie de la Pachamama lors de cérémonies à Rome à l’occasion du récent synode sur  l’Amazonie.

Il a tenu ces propos dans un entretien accordé à Die Tagespost, journal catholique allemand, déclarant que les photographies des statuettes de la Pachamama avaient exacerbé les sentiments anticatholiques dans la région. Elles vont provoquer le départ massif de catholiques, estime-t-il.

« Toute cette triste histoire viendra au secours de nombreuses sectes agressivement anti-catholiques en Amérique du Sud et ailleurs qui, dans leurs polémiques contre les catholiques, affirment que ceux-ci sont des idolâtres et que le Pape auquel ils obéissent est l’Antichrist », a déclaré le cardinal Müller.

« Des centaines de milliers de catholiques dans la région amazonienne, mais aussi dans tous les lieux où les vidéos de ce spectacle qui s’est produit à Rome ont été vues, quitteront l’Église en signe de protestation », a-t-il poursuivi.

« A-t-on seulement pensé à ces conséquences ou les a-t-on tout simplement acceptées comme faisant partie du lot ? », a-t-il demandé.

Invité à s’exprimer une nouvelle fois sur les actions d’Alexander Tschugguel, qui a jeté cinq statuettes de la Pachamama récupérées à Santa Maria in Traspontina dans le Tibre, le cardinal Müller a fait remarquer que les prophètes de l’Ancien Testament se comportaient bien plus violemment contre les idoles.

Il a également cité saint Boniface, l’apôtre des Allemands, qui abattit un chêne consacré au dieu Thor et fit élever une chapelle chrétienne à sa place.

« En  ces temps d’autosécularisation de l’Église, certains disciples – en une joyeuse harmonie avec ceux qui le crucifièrent – auraient condamné le Christ lui-même pour dommages matériels et coups et blessures lorsqu’il chassa les marchands du Temple. Ils auraient dénoncé le manque de disposition du Christ pour le dialogue parce qu’Il agit alors avec un saint zèle, parce que les monnayeurs et les marchands de bêtes avaient transformé la maison de son Père en marché », dit-il avec vigueur.

Le cardinal a ajouté que les cérémonies de prosternation et de danse autour des figurines de la Pachamama – nom que devait leur donner le pape François lui-même – ne peuvent pas être justifiées en tant qu’exercice d’inculturation.

« Il n’est pas possible de juger toute cette affaire – sponsorisée à coups d’innombrables euros – inoffensive, comme une simple inculturation ou un signe de respect pour d’autres cultures, ou encore de voir dans ces figures peintes de fertilité féminine un symbole pro-vie », a-t-il ajouté.

Le cardinal a rappelé la frontière nette qui existe entre la vénération des saints chrétiens et le culte des symboles païens. Les représentations des saints et de leurs reliques n’en sont que des « souvenirs », a-t-il expliqué : on les honore comme témoins de la grâce de Dieu. Ils ne sont pas vénérés et glorifiés comme s’ils étaient Dieu.

Le culte des idoles n’a pas sa place dans la foi catholique, a insisté le cardinal Müller, rappelant que les baptisés d’Amazonie n’ont nullement le droit de participer à des rites « païens ou non-catholiques ». Quant à ceux qui ne le sont pas, le cardinal a déclaré :

« S’ils ne sont pas catholiques, ils n’appartiennent pas à l’Eglise, Corps du Christ et Temple du Saint-Esprit. Ils n’ont aucun droit de pratiquer leurs rites païens ou non-catholiques dans l’espace liturgique catholique. »


Cet article est pour partie emprunté à celui de Dorothy Cummings MacLean publié lundi par LifeSite, par voie de traduction.

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26 novembre, 2019

Garder le silence et prier ?

Garder le silence et prier…

C’est un conseil d'ordre général que j’ai entendu plusieurs fois ces derniers jours, ces derniers mois : dans la situation de crise où se trouve l’Eglise, mieux vaudrait ne s’occuper de rien, fuir internet, bannir de nos lectures les sites qui dénoncent l’apostasie. N’écoutons plus ceux qui se désolent de cérémonies « catholiques » paganisées au cœur de la chrétienté, des déclarations et des actes douteux, voire matériellement hérétiques du pape François, et de la confusion… qui me semble pourtant véritablement sans précédent.

« Faites votre devoir d’état. »

« Laissez passer l’orage. »

« Accrochez-vous à la saine doctrine et la tradition de l’Eglise, et ne vous occupez pas de ce qui se passe à Rome… »

« Vous créez la division, vous alimentez le mépris du Saint-Père… »

« Vous semez la confusion chez les catholiques qui se posent des questions sur la légitimité du pape… »

Bien sûr, j’ai pris tout cela pour moi. Et notamment pour les nombreux articles que j’ai mis en ligne sur ce blog, et spécialement ces derniers mois alors que le synode sur l’Amazonie a donné lieu à une véritable foire aux scandales, allant de la glorification du panthéisme indigène – la fameuse « spiritualité amazonienne » – à l’introduction d’éléments de paganisme et même de sorcellerie chamanique au cours d’une messe à Saint-Pierre de Rome (je pense au bol rempli de terre et de vilaines plantes utilisé pour le culte de la Pachamama, placé sur l’autel à la demande du pape François au moment de l’Offertoire de la messe de clôture du synode).

Ces objections méritent réflexion, tant il est vrai que nous sommes responsables de nos actes et de leurs répercussions sur autrui.

Que les choses soient donc claires. Quels que puissent être mes interrogations, mes inquiétudes, oui, même mon sentiment de révolte face à ce pontificat :

malgré la démission de Benoît XVI et le spectacle qui nous est offert aujourd’hui, en passant par les manœuvres ayant abouti à l’élection de Jorge Bergoglio, la confusion doctrinale qu’il entretient en tant que pape, la soumission de l’Eglise à la marche vers une spiritualité globale à travers l’inféodation de toutes les religions à celle de la Terre ;

je ne dis pas, n’ayant ni la compétence, ni la volonté pour ce faire, que François n’est pas pape.

Je ne prétends nullement connaître les intentions qui gouvernent ses actes.

Et encore moins juger les fidèles qui choisissent la prière dans le silence.

Je crois que nous avons en effet l’obligation comme jamais de prier non seulement pour la papauté en général mais pour ce pape en particulier, qui pose des actes objectivement scandaleux. Il encourage objectivement les plus petits qu’il est censé confirmer dans la foi à croire et à faire ce qui n’est ni vrai, ni bon : se prosterner devant une Terre idolâtrée, imaginer que la doctrine traditionnelle sur le mariage ait pu changer.

Je sais que l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique a reçu cette promesse : les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle. Ce qui signale, soit dit en passant, que les portes de l’enfer font tout pour la faire chanceler, et ça ne date pas d’aujourd’hui !

Alors, devons-nous simplement faire confiance à cette promesse, à la Providence divine dont nous sommes absolument certains qu’elle est à l’œuvre ? Attendre et voir venir ?

 La leçon de la barque dans la tempête ne nous dit pas cela, ce me semble : il faut identifier le mal, et il faut demander les grâces nécessaires pour en sortir. Nous sommes ainsi faits, libres et dotés d’une intelligence, que nous devons prier, demander à Dieu le bien qui nous est nécessaire et qui est nécessaire au monde qui nous entoure. Il est notre Père. Tout est dit.

Nous devons aussi être armés face à ce qui se présente à nous sous l’apparence du bien. Savoir, par exemple, qu’on ne se prosterne pas devant une couverture dressée par terre selon les rites du culte de la Pachamama, la Terre-Mère des Andins mais plus largement la « Gaïa » adorée par les écolo-panthéistes modernes, à cause du Premier commandement. Et il nous faut le dire et en rendre compte si nous en avons reçu la possibilité, parce que la vérité doit être dite, sous peine de voir le monde catholique sombrer dans un indifférentisme dont il n’aura même pas conscience.

Car c’est bien beau d’encourager les catholiques de s’accrocher à ce qui leur a toujours été enseigné… quand le drame de notre temps est que l’immense majorité des catholiques n’a justement pas été catéchisée, et ignore une grande part sinon l’essentiel de sa foi !

Si nous crevons de quelque chose aujourd’hui, c’est du silence des pasteurs. Silence gêné, apeuré, honteux peut-être. Je veux bien croire, ou plus exactement je veux croire qu’il n’est pas complice.
Mais il laisse trop de catholiques de bonne volonté dans la confusion : tentés par le relativisme (combien suivent docilement l’idée qu’après tout, toutes les religions mènent à Dieu !), ou par la colère et son corollaire, la volonté de tout plaquer là et d’aller voir d’autres chrétiens apparemment plus fermes dans leur foi, ou par le sédévacantisme, qui n’est pas une solution.

Ce silence de tant de pasteurs laisse insulter notre Mère, défigurée sous les traits de la Pachamama. Il laisse envahir les sanctuaires qui sont autant de Golgotha par le ricanement du Malin. Il doit être brisé. En tant que journaliste et laïque, je crois avoir le droit et sans doute aussi le devoir de le briser.

Nous sommes dans le même bateau : la barque de l’Eglise, solidaires dans la communion des saints et portant, chacun, notre part de responsabilité pour que la vérité soit sauvegardée. L’unité ne pourra se faire qu’en elle. Nous savons que le rétablissement se fera ; mais nous pouvons y œuvrer en tentant de le hâter.

Nous sommes l’Eglise militante, confrontée aux puissances du mal mais assurés de la grâce nécessaire et de la victoire finale.

Alors, ne refusons pas la bataille. Nous ne portons pas le deuil d'une Eglise morte – ni même
mourante. Nous portons les couleurs du Christ Roi !


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25 novembre, 2019

Le 30 novembre à Paris : je participerai au colloque “La France et l'islam, état des lieux”






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Avec la Pachamama, l'Eglise participe à la propagande pour le gouvernement mondial : Mgr Carlo Maria Viganò explique

En donnant les raisons pour lesquelles il a décidé d'ajouter sa signature à la « Protestation contre les actes sacrilèges du pape François », Mgr Carlo Maria Viganò a précisé les raisons de ses critiques à l'égard de la « stratégie » actuelle du pape qui s'inscrit selon lui dans un plan bien plus vaste « développé sous l’égide des Nations unies et soutenu par les grandes puissances financières et maçonniques ».

Et de faire le lien entre le culte de Pachamama tel qu'il a eu lieu en des cérémonies syncrétiques au Vatican et en divers lieux de Rome lors du synode sur l'Amazonie et la promotion de la « Terre Mère » sous cette appellation par les Nations unies depuis plusieurs décennies.

Là est en effet le nœud d'une opération où « tout se tient et s'emboîte parfaitement », où l'Eglise n'est qu'un acteur parmi d'autres au service d'une « écologie intégrale » oublieuse des droits de Dieu et de la véritable destinée de l'homme.

Je vous propose ci-dessous ma traduction intégrale de ce texte de Mgr Viganò, paru ici en italien chez Aldo Maria Valli et ici en anglais sur LifeSite.

*

Cela fait vingt siècles que l’Église catholique professe la foi en Jésus-Christ, le seul Sauveur, foi qui nous a été transmise intacte, telle qu’elle l’a reçue des Apôtres et des Pères de l’Église au prix du sang des martyrs, et par le témoignage des Confesseurs de la foi et des innombrables Saints de tous peuples et de toutes langues. Cette foi a été transmise par les parents à leurs enfants, par les prêtres et les religieux ; elle a été répandue par des missionnaires zélés sur tous les continents du monde, sous la direction des successeurs de l’apôtre Pierre qui ont sauvegardé l’unité de l’épouse du Christ en confirmant les frères dans la foi.

Depuis près de sept ans, le successeur du Prince des Apôtres, à qui a été remis le mandat que le Christ a confié à Pierre après sa profession de foi – « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16,18) – a renoncé à son ministère de confirmation des frères dans la foi. Le pape François n’a jamais confirmé personne. Nous constatons avec douleur à quel point son ministère a été diviseur et destructeur.

Par la déclaration qu’il a signée à Abu Dhabi, où il affirme que « le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine », et à travers ses condamnations erronées constantes du « prosélytisme », François a non seulement mortifié toute impulsion missionnaire mais a rejeté le mandat que le Christ a donné à tous ses apôtres : « Allez donc, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28, 18-20).

La stratégie du pontife actuel est camouflée par la tromperie et le mensonge, et cachée par le silence ; quand elle se révèle  dans ses desseins déviants, quelle confusion parmi les fidèles, alors qu’elle est habilement vantée par les ennemis de l’Église.

Le Synode sur l’Amazonie fait également partie d’un projet dissimulé, bien plus vaste. Il ne constitue qu’un élément, pour perturbant qu’il soit, d’un vaste projet, développé sous l’égide des Nations unies et soutenu par les grandes puissances financières et maçonniques. Comment expliquer, sinon, que l’idole de Pachamama soit déjà présente, par le biais d’une initiative des Nations Unies, dans des textes destinés à l’endoctrinement idéologique des enfants ?

Tout se tient et s’emboîte parfaitement : une fausse science fondée sur un prétendu réchauffement catastrophique de la terre d’origine principalement humaine ; une écologie intégrale qui place au centre de la création non point l’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu et appelé à vivre de la vie divine avec son Créateur dans une bienheureuse éternité, mais la « divinité » nommée Terre Mère, à savoir la Pachamama d’où l’homme est tiré et vers laquelle il doit retourner. De ce point de vue, donc, même l’idolâtrie est voulue par Dieu, et le Pape François la glorifie à la face du monde, en profanant le lieu le plus saint de la Rome chrétienne : la basilique élevée sur la tombe de saint Pierre.

Au cours du récent Synode, un grave acte sacrilège a été accompli lors de la célébration inaugurale dans les Jardins du Vatican et lorsque la Pachamama a paru dans la basilique Saint-Pierre et à Santa Maria in Traspontina. Le culte du Dieu vivant et vrai, révélé et manifesté en Jésus-Christ, que l’Eglise catholique adore et professe, a été contaminé par des éléments clairement idolâtres et syncrétiques.

L’idolâtrie, ou son simulacre, constitue l’attaque la plus grave qui puisse être perpétrée contre la Majesté divine. Les martyrs ont versé leur sang et payé du don suprême de leur vie la résistance à l’idolâtrie. Ces mêmes martyrs dont le sang a arrosé et consacré la terre de la Rome païenne antique, ont vu leur glorieux souvenir profané par les célébrations de la Pachamama.

Les Saintes Ecritures de l’Ancien Testament nous enseignent que l’idolâtrie est impudeur et prostitution, elle est profanation de l’alliance nuptiale que Dieu a scellée avec son peuple.

Saint Paul, pour sa part, met en garde les premiers chrétiens de Corinthe : « Quoi donc ? Veux-je dire que ce qui a été immolé aux idoles soit quelque chose, ou que l’idole soit quelque chose ? Non ; mais ce que les païens immolent, ils l’immolent aux démons, et non à Dieu. Or je ne veux pas que vous soyez en société avec les démons. Vous ne pouvez pas boire le calice du Seigneur, et le calice des démons. Vous ne pouvez pas participer à la table du Seigneur, et à la table des démons.Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? Est-ce que nous sommes plus forts que lui ? »  (1 Co 10, 19-22).

L’Eglise catholique, au lieu d’être vigilante et de dénoncer les menaces qui la guettent et qui assombrissent l’horizon de l’ensemble de la famille humaine, accepte d’être une caisse de résonance au service d’une idéologie utopiste et anti-chrétienne, dans une effrayante soumission aux forces puissantes qui dominent la scène mondiale et font la promotion active de vastes processus visant à établir un gouvernement mondial.

Face à un tel scénario, où la survie même de l’Eglise catholique est sérieusement menacée ; face à tant d’actions et de déclarations répréhensibles du Souverain Pontife, cent intellectuels ont rédigé une Déclaration demandant « respectueusement au Pape François de se repentir publiquement et sans ambiguïté et de réparer ces offenses ». J’ai estimé qu’il était de mon devoir d’unir ma propre voix à la leur. De même, tous les évêques et cardinaux de l’Église catholique devraient se sentir obligés « d’adresser une correction fraternelle au Pape François pour ces scandales ».

"O Dieu qui, dans la grâce de l’adoption, nous a appelés à devenir des enfants de lumière, ne laissez pas que nous soyons encore enveloppés par les ténèbres de l’erreur, mais accordez-nous de demeurer toujours dans votre vérité, afin d’illuminer la nuit du monde » (De la liturgie ambrosienne de ce jour).

« Venez, Seigneur Jésus ! Manifestez votre royauté souveraine sur votre Eglise et sur le monde ! Ne repoussez pas l’appel de votre Epouse, et ne décevez pas ses attentes. Et lorsque vous n’exaucez pas ce que nous vous demandons, faites que nous l’attendions avec persévérance et avec un amour contrit. »

+ Carlo Maria Viganò



© leblogdejeannesmits pour la traduction
© Photo : Steve Jalsevac, LifeSiteNews


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20 novembre, 2019

Mgr Athanasius Schneider dénonce de nouveaux symboles païens dans le culte de Pachamama au Vatican : on a scandalisé les plus petits

Il faut avoir perdu le sens de la foi et des réalités pour prétendre que la cérémonie du 4 octobre au Vatican, à l'orée du synode sur l'Amazonie, était autre chose qu'un rituel païen, et les statuettes dont nombre ont fini dans le Tibre autre chose que des images d'une divinité des Incas, Pachamama, la Terre-Mère. Tel est l'essentiel d'une tribune publiée par Mgr Athanasius Schneider en allemand le mardi 19 novembre sur Kath.net. La version anglaise est ici sur LifesSiteNews.

Mgr Schneider évoque plusieurs symboles liés au culte de la fertilité dans les religions païennes que l'on a retrouvés dans la cérémonie des jardins du Vatican et par la suite, lors d'autres événements du synode. Il établit clairement le lien avec le culte de Gaïa tel qu'il est promu par les écologistes, les environnementalistes, jusqu'aux hautes sphères des institutions internationales comme l'UNESCO.

Il répond au passage à tous ceux qui invoquent frauduleusement des exemples d'« inculturation » pour prétendre que la figurine de la Pachamama est soit une légitime représentation de la fécondité féminine, soit une représentation locale de la Bienheureuse Vierge Marie. Non : c'est la représentation d'une déesse païenne, et elle a été idolâtrée sous les yeux du pape.

Je vous propose ici ma traduction de travail de ce texte, réalisée avec l'autorisation de Mgr Schneider et approuvée par lui. – J.S.

Pourquoi le culte de la Pachamama au Vatican n'était pas inoffensif


Le 4 octobre 2019, en la fête de St. François d'Assise, en présence du Pape François et d'autres hauts dignitaires ecclésiastiques, a eu lieu dans les Jardins du Vatican une cérémonie au caractère évidemment religieux, comme l'indique le communiqué de presse du Vatican du 4 octobre 2019 : « Au cours de la cérémonie de prière, qui marquait la conclusion de  l'initiative “Saison de la Création” récemment promue par le Pape François, un arbre venant d'Assise a été planté comme symbole d'écologie intégrale, pour consacrer le synode sur l'Amazonie à saint François, peu avant le quarantième anniversaire de la proclamation par laquelle le pape faisait du Poverello d'Assise le saint patron des écologistes. A la fin de la célébration, le Saint-Père a récité le Notre Père. Des représentants des populations indigènes d'Amazonie, des frères franciscains et divers membres de l'Église ont assisté à la cérémonie. »

Mais cette déclaration a occulté le fait qu'au cours de cette cérémonie de prière, des rites religieux des religions païennes des Amérindiens ont été célébrés. Des gestes et des paroles ont eu lieu qui exprimaient le culte religieux de figures mythologiques de la religion aborigène ; surtout, des actes de prosternation ont été accomplis devant deux figures féminines enceintes nues, supposées représenter la fertilité. Une danse religieuse a également été exécutée autour de ces personnages. Au cours de celle-ci une femme déguisée en chamane utilisait des hochets symbolisant les dieux païens de la fertilité. L'utilisation des « maracas » ou hochets par le chaman signifie dans les cultes indigènes d'Amazonie la voix des esprits et ils sont utilisés pour réclamer l'aide de la puissance des animaux et des esprits. Les maracas sont au nombre des instruments magiques les plus puissants aux yeux de ces peuples. La tête du « maraca » est une citrouille ; la tête du hochet emmanchée représente l'union de fécondation du monde masculin (manche) avec le monde féminin (tête). Ce sont précisément de tels « maracas" qui ont été utilisés lors de la « Cérémonie de Prière » du 4 octobre.

Les statues représentant des femmes enceintes nues ont ensuite été placées brièvement dans la basilique Saint-Pierre devant le tombeau pétrinien, toujours en présence du Pape, puis, pendant toute la durée du Synode amazonien dans l'église de Santa Maria in Traspontina sur la Via della Conciliazione. Aux cours de prières régulièrement organisées elles ont été vénérées dans une église dans laquelle se trouvait un tabernacle et la présence eucharistique du Christ. En outre, la statue de la femme enceinte nue a même été portée le 19 octobre lors d'un chemin de croix organisé par des participants au Synode.

Au cours des premiers jours qui ont suivi ces cérémonies, le Vatican a évité de mentionner la signification exacte des deux figures féminines enceintes nues. Ce n'est qu'après que ces figures ont été été retirées le 21 octobre de l'église de Santa Maria in Traspontina et jetées dans le Tibre que le pape François lui-même a proclamé le 25 octobre l'identité de ces statuettes devant symboliser la Pachamama, en ces termes : « Je voudrais dire un mot des statues de Pachamama qui ont été enlevées de l'église de la Traspontina et qui étaient là sans intention idolâtre et qui ont été jetées dans le Tibre. Cela a été fait pour la première fois à Rome, et en tant qu'évêque du diocèse, je présente mes excuses à ceux qui se sont sentis offensés par ce geste. »

Le père jésuite Fernando Lopez, l'un des organisateurs de la vénération des statues de Pachamama au Vatican, a dit que ces statues ont été achetées dans un marché artisanal à Manaus, une ville de l'Amazonie brésilienne, ajoutant que la Pachamama a un sens pour nous tous et que nous devons continuer « la danse de la vie sur la Terre Mère ».

Affirmer que tous ces actes de culte des statues de Pachama, qui ont systématiquement eu lieu lors d'une cérémonie de prière et dans les église, ne sont ni cultuels ni religieux, mais constituent la simple expression de la culture et du folklore, et les déclarer ainsi inoffensifs et peu significatifs, nie les faits et cherche à échapper à la réalité.

Face à la grave réalité d'aussi discutables actes de culte religieux, qui sont à l'évidence au moins proches de la superstition et de l'idolâtrie, certains cardinaux, évêques, prêtres et de nombreux laïcs ont protesté publiquement, et certains ont même appelé le pape François à se repentir et à faire amende honorable. Malheureusement, ces voix courageuses ont été critiquées même par de bons catholiques, souvent au motif qu'elles constituent une attaque personnellement contre le pape François. Un tel raisonnement rappelle fortement l'histoire des nouveaux habits de l'Empereur. D'autres considèrent le culte des statues de Pachamama comme inoffensif et comparent cette question à celle des rites dits chinois (appelée « dispute de l'accommodement ») aux 17e et 18e siècles. Ceux qui font de telles affirmations manquent à la fois de connaissances factuelles sur ce que la Pachamama signifie pour les peuples indigènes et  sur la propagande mondiale de la nouvelle « religion de Gaia ou Terre Mère » aujourd'hui, ainsi que d'une connaissance plus précise du problème historique des rites chinois et de leur solution au 20e siècle.

Le fait que le phénomène « Pachamama » ait une connotation clairement religieuse est déjà défini de manière probante dans les sources d'information généralement accessibles et les plus consultées, comme par exemple sur Wikipedia, qui déclare : « Pachamama est une déesse vénérée par les peuples indigènes des Andes. Elle est aussi connue comme la mère de la terre et du temps. Dans la mythologie inca, Pachamama est une déesse de la fertilité qui préside à la plantation et à la récolte, incarne les montagnes et provoque des tremblements de terre. Elle est aussi une divinité toujours présente et indépendante qui a son propre pouvoir créatif et autosuffisant pour soutenir la vie sur cette terre. Pachamama se traduit généralement par Terre Mère, mais une traduction plus littérale serait “Mère du monde” (en aymara et en quechua). On peut se référer à la déesse Inca de multiples façons ; la principale étant Pachamama. D'autres noms pour elle sont : Mama Pacha, La Pachamama, et Terre Mère. Pachamama diffère de la Pachamama parce que le “La” signifie le lien entrelacé qui unit la déesse à la nature, alors que Pachamama – sans le “La” – ne fait référence qu'à la déesse. »

Quiconque s'est intéressé avec mouvement environnemental mondial a sans aucun doute entendu le terme Gaïa. Gaïa est un renouveau du paganisme qui rejette le christianisme, considère le christianisme comme son plus grand ennemi et considère la foi chrétienne comme le seul obstacle à une religion mondiale qui se concentre sur le culte de Gaïa et l'unification de toutes les formes de vie concentrées autour de la déesse « Terre Mère » ou « la Pachamama ». Un mélange sophistiqué de science, de paganisme, de mysticisme orientale et de féminisme a transformé ce culte païen en menace croissante pour l'Eglise chrétienne. Le culte de la « Terre Mère », ou « Gaia » ou « Pachamama », est au centre de la politique environnementale mondiale actuelle.

L'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 22 avril 2009 “Journée internationale de la Terre nourricière”. Ce jour-là, le président bolivien Evo Morales, adorateur autoproclamé de la Pachamama, a fait cette déclaration à l'Assemblée générale des Nations Unies : « La “Pachamama” – la “Mère Terre” quechua – est une divinité fondamentale de la vision indigène du monde, fondée sur le respect total de la nature. La terre ne nous appartient pas, mais nous appartenons à la terre . »

Le fait que l'expression « Mère Terre » ou « Pachamama » ne soit pas un nom culturel inoffensif, mais qu'elle a des traits religieux est également prouvé, par exemple, par un Manuel de l'Enseignant publié en 2002 par l'UNESCO sous le titre significatif https://wedocs.unep.org/bitstream/handle/20.500.11822/8154/-Pachamama%20Teachers%20Guide-20021189.pdf?sequence=3&isAllowed=y On y lit par exemple  ce qui suit :  « Imaginez que la Terre Mère prenne une forme physique, et ce que ce serait que de la rencontrer. De quoi aurait-elle l'air ? De quoi lui parleriez-vous ? Quelles seraient votre principale préoccupation et vos questions ? Comment y répondriez-vous ? Où pourriez-vous la rencontrer ? Pensez à un endroit où vous pourriez les rencontrer. »

Tel le lieu, par exemple, où l'on pourrait rencontrer la « Terre Mère » ou « Pachamama » sous la forme de femmes enceintes nues sculptées dans des figures en bois : la cérémonie de prière dans les Jardins du Vatican le 4 octobre 2019, la Basilique Saint-Pierre, le Chemin de Croix le 19 octobre et l'église Santa Maria in Traspontina à Rome.

Mgr José Luis Azcona, évêque émérite de la prélature amazonienne de Marajó, a évoqué de manière convaincante l'absurdité et le caractère intenable de la minimisation du culte de la Pachamama par le Vatican. Il est un connaisseur des religions et des coutumes des Indiens d'Amazonie, a vécu parmi eux pendant plus de 30 ans et il les a évangélisés. Dans une lettre ouverte du 1er novembre 2019, Mgr José Luis Azcona a souligné que ce sont surtout les « petits » dans l'Église, et ensuite les convertis parmi les Indiens amazoniens qui vivent intensément la foi catholique, qui sont scandalisés par le culte de la Pachamama au Vatican. Ils ont été troublés et profondément blessés dans leur sens catholique de la foi. La déclaration suivante de Mgr José Luis Azcona donne la mesure de l'horreur : « Mais ce geste [d'adoration de la Pachamama] a constitué un scandale (et non un fait dénoncé par pharisaïsme) pour des millions de catholiques à travers le monde. Ce sont surtout les pauvres, les « petits », les ignorants, les « faibles », qui possèdent apparemment le « sensus fidei » (le sens de la foi) et qui sont défendus par le pape François de manière juste et permanente, qui ont été sévèrement frappés dans leur conscience désarmée, complètement sans défense contre cette violence religieuse. Du moins les pauvres, les simples, les « faibles », les sans défense de l'Amazonie sont les plus touchés au plus profond de leur cœur par ce coup idolâtre, qui est une attaque contre la foi chrétienne, contre la conviction de l'Eglise pour qui la seule reine de l'Amazonie est Notre-Dame de Nazareth, la Mère de Dieu Créateur et Rédempteur. Il n'y pas d'autre mère, pas de Pachamama des Andes ou d'ailleurs et pas de Yemanja[déesse mère des cultes afro-brésiliens] ! »

Mgr José Luis Azcona a également évoqué l'impact dévastateur que les actes publics du culte de la Pachamama au Vatican ont eu sur les fidèles protestants : « Pour les frères protestants et pentecôtistes, ce scandale a eu un effet dévastateur. Horrifiés, ils ont été témoins de scènes de véritable idolâtrie, et entre stupéfaction et étonnement, ils se sentent de plus en plus confirmés dans leur vision erronée selon laquelle le catholique est un adorateur d'idoles, non de saints, de Joseph, de Marie, mais de vrais démons. Le dialogue œcuménique-interreligieux a ainsi été ébranlé avec des conséquences humainement irréparables et de graves complications œcuméniques pour ceux qui veulent comprendre le mystère de l'Eglise comme le “Sacrement universel du salut” (Lumen Gentium). "

Mgr José Luis Azcona a déclaré avec justesse que l'idée et le symbolisme de la Terre Mère, « Gaïa », et aussi celle de la « Pachamama » qui est largement répandue aujourd'hui, ne peuvent être détachés mentalement et religieusement du phénomène des nombreuses déités mères païennes de l'histoire : « Souvenons-nous des innombrables divinités de la Terre Mère qui ont précédé et accompagné la Pachamama comme déesses de la fertilité dans toutes les cultures et religions évoquées dans la Bible. Dans l'Ancien Testament, Astarte (Asherà) est la déesse de la fertilité, de l'amour sensuel tel que l'évoque sa représentation dénudée. Dans le Nouveau Testament, Actes 19 : 23-40 ; 20, 1, c'est l'Artémis d'Éphèse, « la Grande », la déesse de la fertilité ; elle est représentée avec la moitié de son corps recouvert de seins. Elle résume ce que signifie la statue de la Terre Mère « Pachamama ». Il est impossible de placer l'image de Notre-Dame de Nazareth, Mère de Dieu et de l'Église, et la statue de la Pachamama, déesse de la fertilité, sur le même autel ou sur la même église. "

La comparaison entre le culte de la Pachamama au Vatican et la dispute historique des rites chinois est intenable au vu des faits. Les rituels chinois impliquaient des actes d'adoration de l'image de Confucius, un personnage historique vénéré comme un grand héros national et penseur de la culture chinoise. De plus, il s'agissait du culte des ancêtres décédés. Dans les deux cas, des actes de vénération tels qu'une inclination ou ou le geste d'allumer des bougies étaient exécutés devant les portraits de ces personnages historiques. Parce qu'aux XVIIe et XVIIIe siècles ces rites étaient encore associés aux croyances superstitieuses du confucianisme en tant que religion, l'Église les a rigoureusement interdits pour éviter toute apparence de superstition et d'idolâtrie. Au XXe siècle, les actes de vénération de Confucius étaient de nature purement civile et se déroulaient dans des lieux non sacrés et non religieux. De plus, les effigies des ancêtres étaient vénérées par les catholiques sans l'inscription habituelle "siège de l'âme" comme c'était le cas chez les païens chinois. Ainsi, après la disparition de toute apparence de superstition et d'idolâtrie, le Saint-Siège autorisa les rites chinois en 1939 par une Instruction de la Congregation pour la propagation de la foi, sous réserve des conditions suivantes : il est seulement permis d'incliner la tête devant une image de Confucius exposée dans les lieux civils, et si l'on peut craindre un scandale, la droite intention des catholiques devra être publiquement explicitée. De plus, l'Instruction affirme que les catholiques ne peuvent faire que des gestes honorifiques de nature purement civile et, si nécessaire, expliquer leur intention, afin de corriger toute mauvaise interprétation de ces actes. Il en va de même pour l'acte de vénération des portraits des ancêtres. De plus, l'Église catholique a permis la seule utilisation du nom divin sans équivoque « Seigneur du Ciel », en interdisant d'autres appellations chinoises de la divinité ambiguës, tels que « Ciel » ou « Déité suprême » ou « Empereur suprême », et cette interdiction ne fut pas abrogée par l'instruction de 1939.

La différence essentielle entre les rites du culte de la Pachamama et les rites dits chinois réside dans le fait que la Pachamama est une construction des mythologies païennes, c'est-à-dire qu'elle est vénérée soit comme un mythe pur soit comme un conglomérat inanimé et impersonnel de matière, comme la terre.

Quiconque prétend que le culte de la Pachamama était inoffensif et n'avait aucun aspect religieux, mais seulement un aspect culturel, sera mieux renseigné par une prière à la Pachamama publiée dans le contexte du Synode amazonien par la « Fondazione Missio », un organe de la Conférence épiscopale italienne, où il est dit : « Pachamama, bonne mère, Sois propice ! Sois propice ! Donne un bon goût à la graine, que rien de mal ne lui arrive, que le gel ne puisse le perturber, qu'il produise de la bonne nourriture. Nous te le demandons : donne-nous tout. Sois propice ! Sois propice ! »

Le culte de la Pachamama pratiqué au Vatican pendant le Synode amazonien est soit une forme de superstition idolâtre parce qu'il contient des gestes qui, dans sa forme originale, impliquent le culte de la « Terre mère » considérée comme une déité, soit une forme de superstition non idolâtre. Car ce culte de Pachamama exprime la croyance en la terre en tant qu'être vivant et personnel, c'est donc un syncrétisme qui introduit des éléments trompeurs dans le culte chrétien, qui, au bout du compte, doit toujours être dirigé vers le vrai Dieu.

Dans un article du 23 octobre 2019 pour le site internet Infocatolica (www.infocatolica.com), le P. Nelson Medina, OP, lui-même missionnaire de l'Amazonie colombienne, a démasqué la fraude d'un culte de Pachamama prétendument anodin, avec cette déclaration pertinente : « L'image [la pachamama] apportée à Rome n'est pas représentative de l'Amazonie colombienne, et je crois qu'elle n'existe nulle part en Amazonie. La figure ne représente en rien les “ancêtres” dans la culture amazonienne. En outre, notre foi adore-t-elle ou vénère-t-elle au moyen d'un culte la fertilité, la vie ou la femme en tant que telles ? Si elles ne sont pas adorés, pourquoi associer ce culte à l'autel, sur lequel le sacrifice unique et universel du Christ est présent ? N'est-ce pas là exactement une violation publique et scandaleuse du Premier Commandement de la Loi de Dieu ? Amener ces statues dans des lieux sacrés ne peut que signifier qu'elles ont une signification religieuse, contrairement à ce qui se serait passé si elles avaient été exposées dans une galerie d'art ou un musée d'histoire ethnique ou amazonienne. »

Les représentants du Vatican ont également utilisé St. John Henry Newman pour les aider à légitimer le culte de la Pachamama. Cependant, cette comparaison est tirée par les cheveux et inexacte dans les faits, comme l'a dit de façon convaincante le P. Nelson Medina, en montrant que John Henry Newman faisait référence à des actions ou des objets qui sont relativement neutres en eux-mêmes, puis transformés dans leur signification afin d'être utilisés dans l'église. Les images conçues pour le Synode amazonien n'ont rien de cette neutralité : célébrer « la vie » sans adorer Dieu, le seul Créateur, est un simple paganisme. Et pour ce qui est des idoles païennes, que ce soit le veau d'or ou l'argent des marchands du Temple de Jérusalem, il faut des mesures décisives et claires… qui peuvent mener jusqu'au Tibre ".

De tout temps, et aussi à travers l'instruction de 1939 sur les rites chinois, l'Église catholique, imitant fidèlement le comportement des Apôtres, s'est pour ainsi dire scrupuleusement engagé dans ses paroles et ses actions, afin d'éviter même l'ombre de l'idolâtrie (idolatria)et de la superstition (supersitio) et n'en laisser aucune apparence (voir aussi saint Thomas d'Aquin, Summa Theol., IIa IIae, q 93, a.1).

Comma l'a fait Gianfranco Amato, avocat italien et avocat pour la vie, on peut résumer ce qui suit concernant le culte de la Pachamama au Vatican (voir son texte dans La Verità du 14 novembre 2019) :

« Représenter Pachamama comme une icône de la culture indigène de l'Amazonie ne signifie pas seulement déformer la réalité, mais aussi nier et humilier la diversité des vraies cultures amazoniennes afin d'imposer une vision théologique indigène pour imposer des objectifs purement idéologiques et politiques.

Le président mexicain Lopéz Obrador a organisé un rituel en l'honneur de la divinité Pachamama pour demander l'autorisation de construire le chemin de fer maya dans le sud-est du Mexique. Hugo Chávez, Nicolas Maduro, Cristina Fernandez de Kirchner, Andres Manuel Lopez Obrador, Evo Morales et Daniel Ortega ne sont que quelques-uns des chefs d'Etat qui ont officiellement participé à des cultes en l'honneur de la Terre Mère. Il s'agit donc non seulement d'un fait purement religieux péruvien, mais aussi d'un fait politique réel qui s'inscrit dans un plan politique précis qui favorise la pensée panthéiste. Elle exclut l'idée chrétienne d'un Dieu transcendant par rapport à la création et place la dignité de la terre au-dessus de la dignité de la personne humaine. Une révolution culturelle copernicienne est tentée : dépasser l'anthropocentrisme de la modernité par un « géocentrisme » écologique. La terre et non l'être humain devrait maintenant être au centre du cosmos, au point que nous entendons déjà des discours dans lesquels la limitation des droits humains en faveur des « droits » de la terre est théorisée.

La Pachamama constitue une tromperie théologique à l'égard des chrétiens. Comme nous l'avons vu, c'est une divinité Inca païenne. Les images qui la représentent d'un point de vue théologique ne sont que des idoles. Le fait qu'un théologien, un prêtre, un évêque, un cardinal, un pape ou un simple croyant ne puisse reconnaître ce fait apparemment incontestable paraît vraiment troublant et complètement incompréhensible. Nous pourrions dire que nous sommes face à une nouvelle éclipse de la conscience, cette fois non pas dans la sphère de la loi de la vie, mais dans la sphère du premier et plus important des commandements : dans celle des droits de Dieu. A cela s'ajoute la circonstance aggravante que non seulement la conscience d'un peuple, mais aussi la conscience de l'Eglise elle-même est obscurcie par ce culte de la Pachamama. A la lumière de la révélation divine contenue dans la Parole de Dieu, dans la Tradition de l'Eglise et dans le Magistère, la question est très simple : fabriquer des idoles en vue de les adorer est un péché très grave. Se prosterner devant les idoles, c'est de l'idolâtrie. Leur offrir des cadeaux et des sacrifices, les porter en triomphe, les mettre sur un trône, les couronner et leur brûler de l'encens est une idolâtrie manifeste et totalement immorale. Les mettre sur des autels ou dans des églises consacrées pour les adorer, c'est une profanation pure et simple.

Le culte de la Pachamama est une tromperie quant à la manière de comprendre la tolérance. La sensibilité des fidèles semble, à juste titre, blessée lorsqu'ils font l'expérience du désolant spectacle de l'adoration des idoles dans les églises catholiques. C'est un fait profondément déplaisant qui exige une condamnation stricte. Il ne s'agit pas d'un manque de respect ou de tolérance envers les personnes qui professent une religion différente. Nous respectons les croyances religieuses de chacun, mais il s'agit ici d'imposer la tolérance envers l'idolâtrie dans les églises catholiques et les lieux profanés par la présence des idoles. C'est inacceptable. Tolérer tout cela signifie être complice de la profanation. C'est pourquoi le geste de « l'idoloclasme » (destruction des idoles), courageusement accompli dans l'église romaine de Santa Maria in Transpontina est l'expression de la foi la plus noble. Il ne mérite pas d'être calomnié, mais au contraire d'être loué.

Le culte de la Pachamama est une tromperie quant à l'inculturation. Le principe de l'inculturation est l'annonce de l'Évangile, qui peut être accueillie par tous les peuples et toutes les cultures. Le dynamisme de l'évangélisation conduit à un processus progressif de transformation de la culture qui accueille la Parole de Dieu, pénètre au cœur de la même culture en conservant ce qui est bien, en la purifiant du mal qu'elle contient, et entraîne une évolution dynamique de la foi qui peut toujours tout renouveler. Si l'on ne prend pas en considération le critère de contraste, on ne peut pas parler d'inculturation. Il est clair que l'évangélisation est un contraste nécessaire par rapport aux graves aspects immoraux des cultures qu'elle cherche à atteindre, et qu'elle exige évidemment le renoncement à l'idolâtrie. »

L'histoire de Pachamama est une radiographie précise de l'état de l'Église en ce moment dramatique de l'histoire, qui rappelle les paroles vraiment prophétiques du professeur Joseph Ratzinger dans son essai Les nouveaux païens et l'Église, initialement publié dans le magazine Hochland (octobre 1958). Les paroles bouleversantes de Joseph Ratzinger qui suivent peuvent certainement être lues comme une sorte de commentaire d'actualité sur les actes de culte de la Pachamama qui ont eu lieu au Vatican et qui ont même été justifiés par le pape François : « Le paganisme se tient aujourd'hui dans l'Eglise elle-même, et c'est ce qui caractérise l'Eglise d'aujourd'hui, ainsi que le nouveau paganisme : qu'il est un paganisme dans l'Eglise et une Eglise au coeur de laquelle vit le paganisme.

Ces paroles de feu suivantes sorties droit du cœur de Mgr José Luís Azcona, missionnaire amazonien et digne successeur des apôtres, resteront gravées dans l'histoire : « L'un des aspects les plus honteux de ce geste idolâtre [au Vatican] fut l'écrasement de la conscience des ”petits” par ce scandale. »

Compte tenu de l'indéniable gravité objective des actes de culte de la Pachamama au Vatican, avec ses évidents enchevêtrements pseudo-religieux et son approche sentimentalisée en vue de faire la propagande de la religion mondialiste de la « Terre-Mère », peut-on encore parler d'innocuité ou se réfugier derrière l'alibi des « Rites chinois » ? Cela reviendrait à défendre l'indéfendable.

A l'époque de la grande confusion doctrinale et pastorale ecclésiale qui a marqué la crise arienne du IVe siècle, sainte Hilaire de Poitiers, « Athanase de l'Occident », avait la conviction qu'un tel état ne doit pas être acceptée dans le silence ou ni en minimisant la situation. Ces paroles, citées ci-après, sont tout à fait opportunes et applicables au scandale du culte de Pachamama au Vatican : « Désormais, le silence ne s'appellera plus retenue, mais inertie » (Const. 1).

A tous ceux qui, dans l'Eglise d'aujourd'hui, n'ont ni minimisé ni accepté silencieusement les actes du culte de la Pachamama au Vatican, mais ont élevé leur voix d'admonestation, il faut rendre grâce et appréciation, en premier lieu aux laïcs, qui ont été mûs par leur sens surnaturel de la foi et qui par ces actions ont exprimé leur amour et respect véritables envers le pape et leur mère, la Sainte Eglise catholique.

Le 18 novembre 2019
+ Athanasius Schneider,
évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Sainte Marie d'Astana


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Culte de la Pachamama : quatre exorcistes appellent à une journée de prière et de pénitence le 6 décembre après les scandales du synode sur l’Amazonie



Dans une communiqué commun, quatre exorcistes viennent d’appeler tous les catholiques à se joindre à une journée de prière et de réparation le vendredi 6 décembre prochain pour chasser « toute influence diabolique du sein de l'Église », influence a pu s’y introduire du fait du rituel de la Pachamama auquel le pape François a assisté au Vatican au début du synode sur l’Amazonie, le 4 octobre dernier.

Le National Catholic Register, où leur déclaration a été d’abord publiée, précise que ces exorcistes ont préféré garder l’anonymat. Ces exorcistes ont affirmé que les catholiques se trouvent au milieu d'une « guerre spirituelle » qui « se produit actuellement au sein de l’Eglise elle-même », comme en témoignent les événements dont nous avons été témoins pendant le Synode amazonien.

Les exorcistes demandent aux catholiques de faire du 6 décembre un jour de réparation, en récitant le chapelet, en adressant des prières au Sacré-Cœur de Jésus et en faisant pénitence sous forme de jeûne, d’abstinence ou autres mortifications.

La Pachamama est une « déesse » de la Terre Mère vénérée par les peuples indigènes d'Amérique du Sud. A l’orée du synode sur l’Amazonie, le pape François a accueilli le 4 octobre un rituel de « plantation d’arbre », au cours duquel le clergé et les peuples indigènes amazoniens ont dansé autour des statuettes de la Pachamama dans les jardins du Vatican. Les participants s’étaient prosternés devant les idoles. Plusieurs femmes s’étaient également prosternées devant la terre amenée d’Amazonie au cours de la cérémonie (voir à partir de la 40e minute dans la video ci-dessous).




Au cours des jours suivants, le Pape accompagna la procession des idoles vers la salle du synode ; l’une des statuettes est restée devant la tribune pendant toute sa durée.

On se souviendra aussi de ce que le pape François s'est excusé en tant qu’« évêque de Rome» auprès de ceux qui avaient été « offensés » par l'enlèvement des statuettes et leur jet dans le Tibre par le jeune Autrichien Alexander Tschugguel. Le pape lui-même avait  alors désigné les images de femmes enceintes, nues et accroupies, de « statuettes de Pachamama ». Certains défenseurs de la cérémonie du 4 octobre continuent pourtant d’affirmer que les statues représentent simplement la maternité ou la fertilité – ce qui ne justifie en aucun cas qu’on les vénère –, ou même qu’elles représentaient la Bienheureuse Vierge Marie et sa cousine Elisabeth.

Or il suffit de les regarder pour comprendre qu’il s’agit là d’une insulte à Notre Dame : insulte à sa bonté, à sa beauté.




ou



?


Sous le titre Contra recentia sacrilegia, un document signé par plus de 200 catholiques a appelé les évêques à « offrir une correction fraternelle au Pape François pour ces scandales ».

Cette déclaration affirme : « Tout culte d’adoration rendu à une personne ou une chose autre que le seul vrai Dieu, la Sainte Trinité, constitue une violation du Premier Commandement. Toute participation, sous quelque forme que ce soit, à la vénération des idoles est condamnée par ce commandement et constitue un péché objectivement grave, indépendamment de la culpabilité subjective, dont seul Dieu est juge. »

Voici la déclaration complète des quatre exorcistes :


Au vu des événements récents en rapport avec le rituel de la Pachamama dans les Jardins du Vatican, suivie de la procession de l’idole dans la Basilique Saint-Pierre, ainsi que le fait de placer ces idoles dans l'église de Santa Maria in Traspontina, les paroles de saint Paul (1 Corinthiens 10:20) nous reviennent en mémoire : « Veux-je dire que ce qui a été immolé aux idoles soit quelque chose, ou que l’idole soit quelque chose ? Non ; mais ce que les païens immolent, ils l’immolent aux démons, et non à Dieu. Or je ne veux pas que vous soyez en société avec les démons. Vous ne pouvez pas boire le calice du Seigneur, et le calice des démons… » 
Les Psaumes (95,5) nous disent : « Car tous les dieux des nations sont des démons ; mais le Seigneur a fait les cieux. » Ces événements nous font saisir cette réalité : (Éphésiens 6:12) « Car ce n’est pas contre la chair et le sang que nous avons à lutter, mais contre les principautés et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans l’air. » Ces événements nous font saisir cette réalité : nous sommes en guerre spirituelle, et la guerre se produit actuellement au sein de l'Eglise elle-même. » 
Nous encourageons donc tous les catholiques qui reconnaissent le mal présent dans ces événements à se joindre à nous dans une journée de prière et de pénitence le 6 décembre, dans le but de chasser toute influence diabolique au sein de l'Eglise qui a pu s’y introduire à la suite de ces récents événements – ainsi que de tout autre événement. 
Nous demandons à tous ceux qui y participeront dans cette intention de : 
1. Dire le chapelet ; 
2. De pratiquer une forme de pénitence, comme le jeûne, l'abstinence et d’autres types de mortification ; 
3. D’adresser des prières au Sacré-Cœur, comme indiqué ci-dessous.
Nous encourageons également, dans cette intention, à faire une Heure Sainte devant le Saint Sacrement et à assister à la Messe ce jour-là, en offrant les mérites de la Messe pour cette intention. 
Que la Miséricorde Divine repose sur nous tous.
*

Prière de Consécration du genre humain au Sacré-Cœur de Jésus

Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard favorable sur nous, qui sommes humblement prosternés au pied de Votre autel. Nous sommes et nous voulons être à Vous ; mais, pour que nous puissions Vous être unis par des liens plus solides, voici qu'en ce jour chacun de nous renouvelle spontanément sa Consécration à votre Sacré Cœur.

Beaucoup d'hommes ne Vous ont jamais connu ; beaucoup Vous ont méprisé en transgressant vos Commandements ; ayez pitié des uns et des autres, ô très bon Jésus, et entraînez-les tous vers votre Sacré Cœur. Ô Seigneur, soyez le Roi, non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de Vous, mais aussi des enfants prodigues qui Vous ont abandonnés. Faites que ceux-ci se hâtent de regagner la maison paternelle pour ne pas périr de misère et de faim.

Soyez le Roi de ceux que des opinions erronées ont trompés ou qu'un désaccord a séparés de l'Eglise ; ramenez-les au port de la vérité et à l'unité de la foi, afin qu'il n'y ait bientôt qu'un troupeau et qu'un Pasteur.

Soyez enfin le Roi de tous ceux qui sont plongés dans les ténèbres de l’idolâtrie ou de l’islamisme ; ne refusez pas de les arracher aux ténèbres pour les ramener dans la lumière et le royaume de Dieu. Tournez vos yeux miséricordieux vers les enfants de cette race qui fut votre peuple élu. Jadis, ils appelèrent sur eux-mêmes le Sang du Rédempteur ; qu’il puisse aujourd’hui faire descendre sur eux  comme une ablution qui donne la rédemption et la vie.

Donnez, Seigneur, à votre Eglise la liberté et le salut. Accordez à toutes les nations l'ordre et la paix, et faites que, d'une extrémité à l'autre de la terre, résonne une seule parole : Louange au divin Coeur qui nous a donné le salut ; à Lui soient honneur et gloire dans tous les siècles. Ainsi soit-il ! »


Acte de réparation au Sacré-Cœur de Jésus

Très doux Jésus, vous avez répandu sur les hommes les bienfaits de votre charité, et leur ingratitude n’y répond que par l’oubli, le délaissement, le mépris. Nous voici donc prosternés devant votre autel, animés du désir de réparer, par un hommage spécial, leur coupable indifférence et les outrages dont, de toutes parts, ils accablent votre Cœur très aimant.

Cependant, nous souvenant que nous-mêmes, nous nous sommes dans le passé rendus coupables d’une si indigne conduite, et pénétrés d’une profonde douleur, nous implorons d’abord pour nous-même votre miséricorde. Nous sommes prêts à réparer, par une expiation volontaire, les fautes que nous avons commises, tout prêts aussi à expier pour ceux qui, égarés hors de la voie du salut, s’obstinent dans leur infidélité, refusant de vous suivre, vous, leur Pasteur et leur Chef, ou, secouant le joug si doux de votre loi, foulent aux pieds les promesses de leur baptême.

Nous voudrions expier pour tant de fautes lamentables, réparer pour chacune d’elles: désordres de la conduite, indécence des modes, scandales, corrupteurs des âmes innocentes, profanation des dimanches et des fêtes, blasphèmes exécrables contre vous et contre vos Saints, , insultes à votre Vicaire et à vos prêtres, abandon et violations odieusement sacrilèges du divin Sacrement de votre amour, péchés publics enfin des nations qui se révoltent contre les droits et l’autorité de votre Église.

Que ne pouvons-nous effacer de notre propre sang tant d’offenses ! Du moins, pour réparer votre honneur outragé, nous vous présentons cette même satisfaction que vous avez offerte à votre Père sur la Croix et dont vous renouvelez l’offrande, chaque jour, sur l’autel; nous vous la présentons, accompagnée de toutes les satisfactions de la Très Sainte Vierge votre Mère, des Saints, des chrétiens fidèles. Nous vous promettons, de tout notre cœur, autant qu’il dépend de nous et avec le secours de votre grâce, de réparer nos fautes passées, celles de notre prochain, l’indifférence à l’égard d’un si grand amour, par la fermeté de notre foi, la pureté de notre vie, la docilité parfaite aux préceptes de l’Évangile, à celui surtout de la charité. Nous vous promettons aussi de faire tous nos efforts pour vous épargner de nouvelles offenses et pour entraîner à votre suite le plus d’âmes possible.

Agréez, nous vous en supplions, ô très bon Jésus, par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie Réparatrice, cet hommage spontané d’expiation ; gardez-nous, jusqu’à la mort, inébranlablement fidèles à notre devoir et à votre service, accordez-nous ce don précieux de la persévérance qui nous conduise tous enfin à la patrie où, avec le Père et le Saint-Esprit, vous régnez, Dieu, dans les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

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