30 novembre, 2020

RIP Daniel Hamiche… A Dieu, camarade !

Daniel, c’était une bonne personne. Une très bonne personne. Que de là-haut, il me pardonne de lui emprunter l’expression qu’il utilisait souvent et volontiers, Daniel si bienveillant, pour évoquer son prochain. Cela ne l’empêchait pas d’être intraitable avec les démolisseurs de la foi, les destructeurs de l’innocence, les ennemis de Dieu, les malfaisants qui pullulent hélas sur la face de cette terre, à qui il réservait des « ils me dégoûtent » d’anthologie.

Daniel Hamiche n’est plus. C’est un combattant qui est parti, un confrère, un homme de talent, mais surtout un frère d’armes et de cœur. Il faisait partie de ces gens avec qui il faisait bon « être », tout simplement. Drôle, cultivé, profondément croyant et animé par sa foi : chaque rencontre avec lui était une fête. Sa gravité était légère. Il vous enveloppait de son affection et de sa générosité. Il laisse un vide immense.

Je l’ai connu dans sa petite boutique légitimiste, quelque part dans Paris : ça débordait des livres que Daniel éditait, toujours fidèle à la cause royaliste, cultivant la culture : la sienne et celle de ses auteurs. L’aventure ne dura pas. D’autres aventures l’appelaient…

Daniel l’anglophone a beaucoup œuvré pour exploser le mythe du rapport Kinsey (sur lequel reposent bien des aberrations morales aujourd’hui), pour faire connaître La Passion du Christ, ce film de Mel Gibson que les distributeurs français snobaient du haut de leur idéologie dans Dieu, pour répandre la prière contre l’avortement à travers les « Quarante jours pour la vie ». Et j’en passe. De l’Amérique, en quelque sorte, il importait le meilleur.

Puis ce fut, jusqu’à la fin, « l’Observatoire de la christianophobie », une mine d’informations et un outil d’action et de réaction en ligne.

Daniel, c’était aussi les émissions sur Radio Courtoisie : de sa voix chaude, il interrogeait ses invités, dans la bonne humeur mais toujours sur ce socle de foi et de culture qui rendait l’exercice profitable. C’est d’ailleurs sa voix qui me reste, des mots qui résonnent dans ma tête maintenant qu’il n’est plus, et des tournures de phrases, et des surnoms affectueux… Nul besoin pour cela d’écouter des enregistrements passés.

Non plus dans le rôle de l’animateur, mais du commentateur, on le retrouva ensuite sur TVLibertés, puis dans les vidéos du «  Club des hommes en noir » de L’Homme nouveau : Daniel, toujours de noir vêtu (mais pourquoi ? c’est sa part de mystère) tenait son rang de laïc averti et engagé face aux prêtres et religieux en soutane ou en habit.

Je me rappelle aussi les déjeuners en commun, sa prédilection pour la carafe de rouge bien frais, les occasions où nous eûmes le privilège de le recevoir chez nous, pour le grand bonheur de nos enfants.
Avec Daniel, tous les ans dernièrement, nous nous retrouvions dans le train du matin du Lundi de Pentecôte pour aller assister à l’arrivée du pèlerinage de Chartres. Nous faisions l’étape la plus difficile, plaisantant rituellement sur les derniers mètres qui sont les plus durs, d’autant plus que de la gare à la cathédrale c’est 100 % de montée ! Daniel refusait toujours l’invitation des organisateurs à ce « VIP » d’entrer dans la cathédrale. « C’est pour les pèlerins ; je n’ai pas marché », disait-il.

Quand je prenais de ses nouvelles par téléphone, la réponse était, presque invariablement : « On se cramponne ! » Daniel tenait bon. Il travaillait inlassablement, pour les chrétiens méprisés et outragés, pour l’enfant à naître, pour sa paroisse, pour la liturgie. Ces derniers temps, le ton était plus éteint. Les soucis de santé plus envahissants. Nous l’avons vu partir, doucement, mais sans se plaindre.

La nouvelle de son transfert en soins palliatifs fut un choc. Il y a été, je crois, très entouré, et il a reçu l’extrême onction, sacrement si émouvant qui apaise et console en donnant au mourant les provisions surnaturelles pour son dernier voyage.

On espère toujours. On imagine trop que nos parents, nos amis, tous ceux que nous aimons sont indestructibles. Immortels. Mais la réalité est plus belle que ce rêve trop accroché à cette vallée de larmes. Après ses souffrances, Daniel Hamiche est parti rejoindre le Père. Ce ne sont pas de vains mots.

© Photo : Olivier Figueras, 2008

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28 novembre, 2020

Covidée

Chroniques du COVID


Eh oui, j’ai eu le COVID-19. Enfin je crois. J’ai été testée positive au début de novembre, après dix jours de ce qui avait été diagnostiqué comme une bronchite. Mais le médecin qui faisait les prélèvements m’a confirmé, tout en préparant mon échantillon PCR, que le labo ne lui donnerait aucune indication sur la charge virale, sur la contagiosité, sur l’ancienneté présumée de la contamination, sur le nombre de « tours CT » pratiqués lors de l’analyse du prélèvement PCR pour obtenir un résultat positif… « C’est on-off », me dit-elle, « à notre niveau on ne sait rien ». Est-ce vraiment une fatalité ?

Me voilà en tout cas doublement assignée à résidence : par le confinement, et par l’obligation d’isolement liée au test positif. Sept jours, m’a dit le généraliste, prévenu par téléphone. Ça se tient. Enfin… ça se tiendrait mieux si je me savais en effet contagieuse, ou non. De toute façon, l’épuisement lié au COVID (ou à la bronchite, allez savoir) m’a ôté toute velléité d’aller refiler le corona (ou ma bronchite) à d’autres.

Pour tout vous dire, je pense avoir eu le COVID, vu que mon cher mari l’a eu lui aussi, la réalité de l’infection étant pour le coup confirmée par un scan des poumons. A l’hôpital. Mon mari étant dans la catégorie des personnes fragiles pour cause d’asthme sévère et arrêt cardio-respiratoire il y a quatre ans, ils me l’ont d’ailleurs gardé, sous oxygène, Zithromax et anticoagulants. Il est de nouveau sur pied et rentré à la maison, ce qui prouve que l’idée de soigner les malades autrement qu’avec du Doliprane en attendant la détresse respiratoire n’est pas si sotte.

Hommage soit ici rendu au Pr Didier Raoult grâce auquel je me suis méfiée. C’est son interview épique avec David Pujadas qui m’a mis la puce à l’oreille – vous savez, cet échange où Pujadas faisait mine de ne rien comprendre (ou ne comprenait vraiment rien, on ne peut exclure cette hypothèse), où Raoult expliquait que nous ne sommes pas actuellement dans une « deuxième vague », mais confrontés à une étonnante et improbable nouvelle épidémie causée par un virus qui a subi d’importantes mutations.

Or mon mari a fait en septembre, un peu par jeu, un test sanguin qui a confirmé la présence d’anticorps au SARS-COV-2. Cela allait dans le sens de ce que nous pensions : la pneumopathie qu’il avait eue en décembre dernier n’aurait-ce pas été le COVID, dont on sait maintenant qu’il circulait alors déjà ? A cette époque-là, on n’avait pas encore inventé le “un paracétamol et au lit” ; les antibiotiques précocement donnés avaient vite eu raison de l’infection.

Toujours est-il que dans un premier temps, lors de cette nouvelle infection il y un mois, le corps médical a d’emblée exclu le COVID sur la foi de cette présence d’anticorps. Je n’étais pas si sûre…

Donc – ayant toujours à l’esprit les diverses déclarations du Pr Raoult, et les conseils de moult naturopathes, je nous ai gavés d’huile essentielle de ravinstara, de vitamine C, de propolis et j’en passe. J’ai obligé mon mari à surveiller sa saturation d’oxygène comme l’huile sur le feu. Lorsqu’au bout de huit jours d’antibiotiques mon mari n’allait toujours pas mieux, que l’oxygène baissait doucement et qu’il traînait, comme moi, une petite fièvre dont nous ne venions pas à bout, nous avons pris le chemin d’un médecin breton. La suite, je vous l’ai racontée plus haut.

C’était donc – dans le cas de mon mari – une deuxième contamination ; mais vraisemblablement par une nouvelle version du virus, atténuée peut-être par une prophylaxie pour soutenir la bataille du corps contre l’envahisseur viral.

Exit, en tout cas, la possibilité d’un vaccin efficace !

P.S. 1 : Vous avez ici l’explication du ralenti des parutions sur mon blog au mois de novembre… Merci de votre indulgence. Et rendez-vous bientôt pour de nouvelles choniques du COVID !

P.S. 2 : Avoir le COVID, vécu comme une grosse grippe, ne m’a à aucun moment convaincu de la pertinence de la paranoïa actuelle et des mesures sanitaires tyranniques qui l’accompagnent. Bien au contraire. Laissez-nous vivre, et même mourir, en paix !


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“Tsunami de preuves” : synthèse des procédures pour fraude électorale en cours aux Etats-Unis

Voici la traduction intégrale de l’article de Steve Mosher publié vendredi par LifeSiteNews, où vous trouverez la synthèse des procédures en cours pour fraude électorale. L’auteur, bien connu des lecteurs de ce blog, est le président du Population Research Institute, premier sociologue américain à visiter la Chine communiste où il découvrit l’horreur des avortements forcés. L’avocate Sidney Powell, de son côté, estime que Joe Biden a bénéficié de 10 millions de votes illégaux. – J.S.

*

Après un lent démarrage, l’équipe juridique de Trump est maintenant bel et bien lancée, et elle entend démontrer que l’élection du 3 novembre a vraiment été remportée par son homme.
En Pennsylvanie, une juge courageuse a stoppé la certification des résultats tant qu’elle examinera les preuves de la fraude. Elle voudra peut-être poser cette question au secrétaire d’État démocrate : si seulement 1,8 million de bulletins de vote par voie postale ont été demandés, comment est-il possible que vous en ayez reçu 2,5 millions par la poste ?

Dans le Wisconsin, un juge examine une requête visant à rejeter 150 000 bulletins de vote potentiellement frauduleux. Cet effort est mené par Phil Kline du projet Amistad. Les pro-vie se souviendront des efforts déployés depuis des années par le procureur général du Kansas, Phil Kline, pour dénoncer les avortements tardifs et poursuivre le Planning familial dans cet État il y a quelques années.

En Géorgie et au Michigan, le procureur préféré des Américains, Sidney Powell, a lâché le Kraken. Ses deux poursuites sont remplies d’exemples choquants de fraude électorale sur plus de cent pages chacune, et elles s’accompagnent d’une pléthore de déclarations sous serment.

Quelques-unes de mes escroqueries « préférées » :

En Géorgie, au moins 96.600 bulletins de vote par correspondance ont été demandés et comptés, mais rien n’indique qu’ils aient été effectivement renvoyés aux commissions électorales des comtés par l’électeur. Ont-ils été créés en interne par des agents démocrates ?
Toujours en Géorgie, « les 900 bulletins de vote militaires du comté de Fulton étaient à 100 % pour Joe Biden ». Essayez donc de tirer à pile ou face et d’avoir « pile » 900 fois de suite.

À Detroit, il y a eu plus de votes que de personnes en âge de voter, ce qui semble peu probable à première vue.  De plus, des témoins oculaires ont rapporté que les compteurs de votes avaient pour instruction de « dater » les bulletins de vote par correspondance et qu’ils « réécrivaient » les votes Trump pour en faire des votes pour Joe Biden.

Au Nevada, un juge vient d’autoriser l’équipe Trump à présenter des preuves de fraude électorale généralisée ; l’audience aura lieu le 3 décembre.  Il s’agira notamment d’éléments tendant à prouver que 13.372 « électeurs fantômes » qui ne connaissaient pas leur date de naissance ni même leur sexe lorsqu’ils se sont inscrits, et qui ont souvent indiqué les casinos et les parcs de loisirs comme adresse de résidence. C’est pour le moins douteux.

Enfin, pour ce qui est de la fraude électorale électronique, voici ce que dit l’un des plus grands experts américains en matière de cybersécurité, cité dans le procès mené par Powell en Géorgie :

L’expert Navid Keshavarez-Nia explique que les services de renseignements américains ont développé des outils pour infiltrer les systèmes de vote étrangers, dont Dominion.  Il déclare que le logiciel de Dominion est vulnérable à la manipulation de données par des moyens non autorisés et a permis de modifier les données électorales dans tous les États clefs.  Il en conclut que des centaines de milliers de votes qui ont été exprimés pour le président Trump lors de l’élection générale de 2020 ont été transférés à l’ancien vice-président Biden.  (Pièce 26).
Tout cela signifie que la mascarade post-électorale voulant que le candidat démocrate ait remporté l’élection est sur le point d’être balayée par un tsunami massif de preuves de fraude électorale.  Je crains toutefois que de larges pans de la population américaine ne soient pris au dépourvu lorsque les États commenceront à basculer dans l’autre camp.

La raison en est qu’un rideau de fer de censure s’est abattu sur les États-Unis.  Les médias, Twitter et Facebook font de leur mieux pour maintenir les Américains dans l’ignorance de la corruption et de la controverse.  Comme Trump l’a lui-même noté, « la grande technologie et les faux médias se sont associés en vue de la suppression ».

Malgré cela, deux tiers des Américains disent maintenant qu’ils veulent aller au fond de cette affaire de fraude.

Il semble que les actions du « président élu » Biden aient quelque chose d’étrangement irréel.  Il continue d’annoncer ses choix en vue de son futur cabinet, et les grands médias rapportent chacun de ses gestes, mais de moins en moins de gens semblent y prêter attention.  Son discours de Thanksgiving n’a été suivi que par 1.000 personnes, ce qui semble bien dérisoire pour quelqu’un qui, selon les médias, a obtenu 80 millions de voix.

Même sa propre « vice-présidente élue », Kamala Harris, n’a pas encore démissionné de son siège au Sénat : ce n’est pas le comportement de quelqu’un qui croit que, le 20 janvier prochain, elle prêtera effectivement serment en tant que vice-présidente.

Malgré les preuves abondantes de fraude dans le domaine de la haute et de la basse technologie, quelques républicains conseillent encore la capitulation.  Mitt Romney, sans surprise, a été l’un des premiers.  Ben Sasse et quelques autres ont suivi, en disant au président qu’il devrait simplement s’en aller sans se battre.  (Il sera intéressant de voir s’ils ont un lien quelconque avec les systèmes de vote Dominion).

Tout le monde doit comprendre, même si quelques sénateurs ne le font pas, qu’il n’y a pas moyen de se dérober à ce combat.  Il ne s’agit pas seulement de l’élection de 2020.  La fraude électorale électronique a commencé peu après l’entrée en fonction d’Obama, et dure désormais depuis une décennie.

Nous savons qu’en 2012 au plus tard, Trump en était conscient.  En fait, peu après l’élection du 3 novembre de cette année-là, il tweetait un avertissement à Mitt Romney affirmant que les machines de vote électroniques étaient utilisées pour commettre des fraudes électorales. Romney a cependant choisi de ne pas contester les résultats et a rapidement reconnu Obama comme le vainqueur.

Donald Trump, comme tout le monde le sait maintenant, est plus solide. Dans la quasi totalité de ses discours électoraux prononcés avant l’élection de cette année, il a mis en garde contre les dangers des bulletins de vote postaux et la possibilité d’une fraude électorale massive.  Il a également laissé entendre que lui et son équipe surveilleraient la situation, déclarant à plusieurs reprises : « Nous les avons tous ! » et « Nous savons tout ! »

Parlait-il de la surveillance électronique des résultats des élections en temps réel, ou au moins d’avoir accès à des serveurs qui l’assurent ?  Il faut l’espérer, car il ne s’agit plus de cette seule course à la présidence.  Il s’agit de la survie des États-Unis d’Amérique en tant que république constitutionnelle.

Si la cabale de gauche derrière l’actuel hold-up électoral devait réussir, elle ne ferait qu’encourager ses membres à tricher encore plus effrontément la prochaine fois.  Une minuscule oligarchie serait effectivement à la tête des États-Unis, la Constitution deviendrait lettre morte et le gouvernement par la loi plutôt que l’état de droit serait à l’ordre du jour.
Dans son discours inaugural, le président Ronald Reagan rappelait aux Américains que « la liberté n’est jamais à plus d’une génération de l’extinction ». Son avertissement résonne aujourd’hui de manière frappante. Nous sommes confrontés à une menace unique de haute technologie sur nos élections, à la fois de l’intérieur et de l’extérieur des États-Unis.

Nous devons prier pour que Trump ne soit pas seulement réélu, mais qu’il « les ait tous ».  Et ensuite, nous devons adopter des normes électorales nationales complètes pour garantir des élections libres et équitables à l’avenir, même dans des villes gérées par des démocrates corrompus comme Philadelphie.

Si nous ne guérissons pas maintenant notre corps politique du poison qui l’a infecté, nous courons le risque, selon la mise en garde du président Reagan, de « passer nos dernières années à raconter à nos enfants et aux enfants de nos enfants ce qu’était la vie aux États-Unis du temps où les hommes étaient libres ».


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27 novembre, 2020

Xi Jinping encourage les pays du G20 à adopter une appli sur le statut COVID – avec isolement contraint à la clef

La Chine communiste cherche à répandre son système de crédit social au niveau mondial. Le président chinois Xi Jinping a proposé aux dirigeants des pays les plus puissants de la planète, le week-end dernier, lors du sommet virtuel du G20, de mettre en place des passeports de santé numériques Covid-19 utilisant des codes QR, dans le cadre d’un plan visant à relancer les voyages internationaux et à assurer le « flux ordonné des personnes ». Le tout, bien évidemment, dans le cadre d’une « harmonisation des politiques et des normes » au niveau international.

La Chine a donc proposé un mécanisme mondial de reconnaissance mutuelle des certificats de santé basés sur les résultats des tests d’acide nucléique sous la forme de codes QR acceptés au niveau international, et fonctionnant au moyen d’une application pour Smartphone.

Xi a promis le soutien de la Chine au G20 « pour mener à bien une coopération institutionnalisée et construire des réseaux de coopération mondiaux pour faciliter la circulation des personnes et des biens ». Venant d’un chef d’Etat qui soumet sa propre population à des normes tatillonnes qui conditionnent leurs droits de circuler, acheter, voyager entre régions ou à l’étranger, à l’aide d’une surveillance appuyée sur l’intelligence artificielle, la proposition a de quoi inquiéter.

Xi Jinping estime également que le Covid-19 « a mis en évidence les déficiences de la gouvernance mondiale » : traduisez, la crise du COVID sert aussi à faire progresser ce mondialisme dont la Chine affirme depuis longtemps qu’elle en prendrait volontiers la tête.

« La communauté internationale est fortement intéressée à l’ordre international et à la gouvernance mondiale post-Covid, ainsi qu’au rôle futur du G20 », a ainsi déclaré Xi aux leaders mondiaux.

Cela fait déjà plusieurs mois que la Chine a mis en place un système de code QR assorti de trois couleurs permettant d’ indiquer le niveau de liberté auquel peut prétendre son porteur. Le code vert permet à une personne de bénéficier d’une liberté de mouvement maximale, tandis que le code orange signifie qu’elle doit être « mise en quarantaine pendant sept jours ». Le code rouge indique qu’elle doit « être mise en quarantaine par le gouvernement ou en auto-quarantaine pendant 14 jours ». Avec possibilité de mobiliser la police pour assurer le respect de ce dernier…

Pour obtenir un de ces codes de santé, les personnes doivent entrer leur « nom, leur numéro d’identité nationale ou de passeport et leur numéro de téléphone », ainsi que leurs antécédents de voyage, les contacts suspects avec toute personne infectée par le virus et les symptômes personnels indiquant la présence du virus. 

La version utilisée dans la ville de Pékin contraint également les utilisateurs à consentir à ce que le système opère sur la base de la reconnaissance faciale – omniprésente dans les villes chinoises.

Le New York Times, dans un article présentant l’application lors de son lancement début mars, affirmait découvert que le système « semble partager des informations avec la police, établissant un modèle pour de nouvelles formes de contrôle social automatisé qui pourraient persister longtemps après la fin de l’épidémie ». Et ce à l’insu des utilisateurs. Le journal précise que la police a été impliquée dans le développement du système.

Il est clair que ce type de système peut être facilement étendu à d’autres formes de surveillance et de « crédit social », notamment par la biais de l’identification des contacts : moyen rêvé pour le pouvoir de surveiller ou interdire les rassemblent de toutes sortes.

Il n’est pas nécessaire, en outre, d’imposer téléchargement d’une telle application par la contrainte : dès lors qu’il ne peut se déplacer ou faire des achats sans elle, le citoyen ordinaire n’a guère le choix.

Il faut savoir quelLes codes QR se répandent rapidement dans le monde entier. Ainsi, le gouvernement britannique a déjà décidé de mettre en place un code numérique permettant aux personnes d’accéder aux événements publics, selon qu’elles été ou non vaccinées contre le Covid-19.

L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair a lui aussi lancé un appel en faveur de l’utilisation de codes numériques pour suivre le « statut de la maladie » dans le cadre des plans de relance des voyages internationaux après la crise mondiale du coronavirus.

Les premiers passeports numériques enregistrant le statut Covid-19 ont déjà été délivrés. Le CommonPass, développé avec le soutien du Forum économique mondial, a été lancé en octobre et permet aux passagers des compagnies aériennes de scanner un code QR afin de prouver le statut « COVID-19 négatif ».

Rien n’empêchera demain d’y associer le statut vaccinal – à moins que ces informations ne soient carrément imprimées dans la chair comme cela se profile avec le vaccin Moderna – bientôt produit en France – qui sous sa forme patch, permet d’injecter sous la peau des informations lisibles par Smartphone sur la date de la vaccination.

C’est dire que les injonctions de Xi Jinping ne viennent qu’entériner une réalité qui se répand déjà dans le monde dit libre.


Source : cet article est librement adapté de celui de Michael Haynes pour LifeSiteNews.


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13 novembre, 2020

Mgr Carlo Maria Viganò commente le Rapport McCarrick au micro de Raymond Arroyo, EWTN : traduction intégrale et officielle

Ce 13 novembre, EWTN a diffusé un entretien réalisé avec Mgr Carlo Maria Viganò par le journaliste Raymond Arroyo à propos du Rapport McCarrick rendu public mardi. Mgr Viganò y est mis en accusation de manière franchement brouillonne et moyennant bien des contradictions. Je vous propose ci-dessous ma traduction, relue et approuvée par Mgr Viganò. La parole est donnée à celui que les rédacteurs du Rapport n'ont pas jugé utile d'interroger… – J.S.




*


Raymond Arroyo : Excellence, le Rapport affirme que vous "ne vous êtes pas manifesté" pour présenter des éléments de preuve dans le cadre de cette enquête du Vatican : vous a-t-on demandé de fournir des informations ? Avez-vous été contacté par qui que ce soit ?

Mgr Viganò : Je suis surpris de découvrir qu’un rapport dans lequel je suis mentionné 306 fois m’accuse de ne m’être pas « manifesté » pour témoigner dans le cadre de cette enquête du Vatican sur Theodore McCarrick. Mais selon la norme du droit canonique, la convocation des témoins est de la responsabilité de celui qui est chargé de la procédure, sur le fondement des preuves recueillies lors de la phase de l’instruction.

Ma première intervention au sujet de McCarrick, que j’ai faite en tant que délégué des Représentations pontificales à la Secrétairerie d’État, remonte au 6 décembre 2006, à la suite d’un rapport du nonce de l’époque aux États-Unis, l’archevêque Pietro Sambi. Par la suite, en 2008, j’ai présenté un deuxième mémorandum qui faisait état de faits d’une telle gravité et d’une telle précision qu’il m’a conduit à recommander que McCarrick soit déposé comme cardinal et qu’il soit réduit à l’état laïc. Mon témoignage d’août 2018 est connu de tous, tout comme mes déclarations ultérieures. 

Il est totalement incompréhensible et anormal qu’il n’ait pas été jugé opportun de faire appel à moi pour témoigner. Mais il est encore plus inquiétant que cette omission délibérée ait ensuite été utilisée contre moi. Et ils ne peuvent pas prétendre que je me sois rendu introuvable : le Secrétariat d’État dispose de mon adresse électronique personnelle, qui est toujours active.

D’autre part, tout comme je n’ai pas été consulté pour la rédaction du Rapport McCarrick, de même en 2012, les trois cardinaux que Benoît XVI a chargés de l’enquête sur Vatileaks 1, ne m’ont pas appelé à témoigner, alors que j’étais aussi personnellement impliqué. C’est seulement après ma demande explicite que le cardinal Julian Herranz, le chef de la Commission, m’a permis de faire une déposition, avec ces mots : « Si vous y tenez vraiment… » ! 

Par ailleurs, il me semble également significatif que James Grein, la seule victime des agressions sexuelles de McCarrick qui ait eu le courage de le dénoncer publiquement, ne figure pas dans le Rapport, et qu’il n’y ait aucune trace de son témoignage, dans lequel il eût également rapporté le voyage qu’il a fait avec McCarrick à Saint-Gall à la fin des années 1950.

D’après les déclarations publiques de James Grein, il est clair que le début de l’ascension de McCarrick – il était alors un jeune prêtre nouvellement ordonné – a coïncidé avec cette visite en Suisse, dans un monastère qui fut plus tard le lieu des réunions des conspirateurs de ce qu’on appelle la « Mafia de Saint-Gall ». Selon les déclarations du défunt cardinal Godfried Danneels, ce groupe de prélats a décidé de soutenir l’élection de Bergoglio tant après la mort de Jean-Paul II que pendant le conclave qui a suivi la démission controversée de Benoît XVI.

Je rappelle que lors d’une conférence à l’université de Villanova le 11 octobre 2013, celui qui était alors le cardinal McCarrick a reconnu avoir soutenu l’élection du cardinal Bergoglio au début des congrégations générales avant le conclave qui s’était tenu quelques mois plus tôt [en mars 2013].

Je me demande quelle peut être la fiabilité d’un organe judiciaire qui a un conflit d’intérêts aussi évident en raison de sa relation passée avec l’accusé. Comment Bergoglio et la Secrétairerie d’État qui dépend de lui peuvent-ils prétendre à l’impartialité alors que McCarrick s’est rendu au Vatican avec une fréquence anormale, alors qu’en juin 2013 il a été chargé [par Bergoglio] de faire un voyage diplomatique en Chine ? Et comment ne pas penser que leurs tentatives répétées de dissimulation et de déni de leur responsabilité sont à l’origine de l’effort systématique visant à me discréditer en tant que témoin, afin de ne pas mettre en lumière la complicité et les connivences qui existent entre eux et McCarrick lui-même ?

Le Pape, selon le rapport, soutient que vous ne l’avez pas informé en juin 2013 des activités de McCarrick ou des restrictions qui lui étaient imposées. Que répondez-vous à cela ?

Cette déclaration est absolument fausse. Tout d’abord, c’est Bergoglio lui-même, le 23 juin 2013, qui m’a explicitement demandé mon avis sur McCarrick. Comme j’en ai témoigné dans mon Témoignage de 2018 :

Je lui ai répondu en toute franchise […] : « Saint-Père, je ne sais pas si vous connaissez le cardinal McCarrick, mais si vous posez la question à la Congrégation pour les évêques, il y a un dossier sur lui épais comme ça. Il a corrompu des générations de séminaristes et de prêtres et le pape Benoît lui a ordonné de se retirer dans une vie de prière et de pénitence. » Le pape n’a pas fait le moindre commentaire à propos de ces paroles très graves que je lui adressais, et n’a laissé paraître aucune expression de surprise sur son visage, comme s’il était déjà au courant depuis un certain temps, et il a immédiatement changé de sujet. Mais alors, quel était le but du Pape en me posant cette question : « Comment est le cardinal McCarrick ? » A l’évidence, il voulait savoir si j’étais un allié de McCarrick ou non.

Il convient de noter que j’avais appris de McCarrick lui-même que Bergoglio l’avait reçu quatre jours avant mon audience, et que Bergoglio l’avait autorisé à se rendre en Chine. À quoi bon me demander mon avis, puisque Bergoglio tenait déjà McCarrick en très haute estime ?

Entre-temps, McCarrick venait discrètement à Rome, il recevait des missions du Vatican, y compris officielles, et il a poursuivi ses activités comme si de rien n’était. En mai 2014, j’ai eu connaissance par le Washington Times d’un voyage que McCarrick a effectué en République Centrafricaine au nom du Département d’État (le secrétaire d’État était alors John Kerry) : ce voyage est également mentionné dans le Rapport. Cela se situe en 2014. Pourtant, dès 2008, Benoît XVI avait ordonné au cardinal américain de se retirer dans la vie privée, de ne pas célébrer ou assister à des événements publics, et de ne pas faire de voyages.

Pour cette raison, étant donnée la façon dont McCarrick était traité, j’ai demandé au cardinal Parolin si les sanctions contre McCarrick devaient encore être considérées comme valables. Mais je n’ai reçu aucune réponse.

À ce moment-là, ayant fait mon rapport au Pape en personne, et n’ayant reçu aucune réponse du Secrétaire d’État, que pouvais-je faire de plus ? À qui pouvais-je faire appel ? 

Le Rapport m’apprend que les affectations et les voyages continuels de McCarrick à l’étranger ont été considérés par l’archevêque Wuerl et même par le nonce Sambi (décédé en 2011) comme une « forme suffisante de mise à l’écart » (cf. note 1013 du Rapport). Et je reste sincèrement choqué d’apprendre par ce Rapport que :

… les indications n’étaient pas des « sanctions » ; elles n’ont pas été imposées par le pape Benoît XVI ; il n’a jamais été interdit à McCarrick de célébrer la messe en public ; il n’a pas été interdit à McCarrick de donner des conférences ; le cardinal Re n’a pas imposé à McCarrick « l’obligation » de se consacrer à une vie de prière et de pénitence ; et McCarrick est resté libre de mener des activités, y compris de voyager, avec l’autorisation du Saint-Siège, y compris du Nonce (cf. note 1006, ibidem). 

Si tel est le cas, cela signifie que, malgré la conduite répréhensible du cardinal, le Saint-Siège n’a pas jugé opportun de prendre des mesures disciplinaires à l’encontre de McCarrick, ce qui confirme ma dénonciation de la corruption de la Curie.

Le Rapport se donne beaucoup de peine pour tenter de vous dépeindre comme un laxiste dans l’enquête sur les allégations du Prêtre 3 (il ne fait qu’effleurer le fait que c’est vous qui, le premier, avez fait part de ces préoccupations au Saint-Siège). Avez-vous évité de vous mettre « en position de vérifier la crédibilité du Prêtre 3 » ?

Ce que fut mon rôle dans la mise au jour les scandales de McCarrick est évident, et il est tout aussi évident que j’ai toujours pris des mesures pour rapporter au Saint-Siège toute information qui pouvait être en ma possession. Je rappelle que nous parlons de 2012, alors que je venais d’être nommé Nonce aux États-Unis. 

Dans le Rapport, je suis accusé de ne pas avoir donné suite à la demande d’informations concernant les accusations portées par « le Prêtre 3 » contre McCarrick. C’est absolument faux ! Ce sont les auteurs du Rapport eux-mêmes qui fournissent les preuves de la tromperie qu’ils ont fabriquée pour m’écraser et me discréditer. En fait, ailleurs dans le Rapport, il est dit que, le 13 juin 2013, j’ai écrit au Cardinal Ouellet, lui envoyant à la fois la lettre que Mgr Bootkoski m’avait écrite, ainsi que la lettre envoyée au « Prêtre 3 ». Je l’ai informé que la procédure civile du « Prêtre 3 » avait été rejetée sans possibilité d’appel. Mgr Bootkoski a qualifié les accusations du « Prêtre 3 » de fausses et calomnieuses.

Je voudrais souligner un aspect en particulier. Ceux qui m’accusent de ne pas avoir envoyé de communication écrite à Mgr Bootkoski, l’Ordinaire du « Prêtre 3 », évêque de Metuchen, savent très bien que cela dépend des directives précises de la Secrétairerie d’État. Et ils savent tout aussi bien – comme le confirme le rapport – qu’il y a eu une communication téléphonique entre Mgr Bootkoski et moi-même, dont j’ai à mon tour informé le cardinal Ouellet. 

Il ne faut pas oublier qu’à cette époque, il y avait des avocats qui ne se contentaient pas de traduire les diocèses en justice pour des crimes commis par des prêtres, mais qui voulaient démontrer que le Saint-Siège lui-même – à la manière du siège d’une société multinationale – était responsable en dernier ressort de l’indemnisation des victimes d’abus. L’avocat Jeffrey Lena en sait quelque chose ; il a réussi, dans deux procédures distinctes, à empêcher que la responsabilité de la dissimulation des abus ne retombe sur le pape Benoît XVI.

Et que pensez-vous du rapport qui attribue à Jean-Paul II et à Benoît XVI la part du lion dans la responsabilité de l’ascension de McCarrick et de sa place dans l’Eglise ?

Les intentions de celui qui a rédigé le Rapport sont claires : transférer la responsabilité des promotions de McCarrick à ses prédécesseurs, dont l’un est décédé et canonisé (Jean-Paul II), l’autre âgé et faible (Benoît XVI). Le premier ne peut se défendre depuis la tombe, tandis que le second est trop doux pour désavouer ouvertement son successeur en le traitant de menteur, et en le discréditant, ainsi que la fonction qu’il détient. Ce qui est troublant, c’est qu’à l’intérieur même du Rapport – qui est manifestement le résultat de l’œuvre de plusieurs mains – il y a de nombreuses contradictions, suffisamment pour que les arguments avancés soient peu crédibles.

Je me demande alors : qui a convaincu Jean-Paul II et Benoît XVI de ne pas prendre en compte les graves accusations portées contre McCarrick ? Qui avait intérêt à ce que McCarrick soit promu, afin qu’il puisse obtenir un avantage en termes de pouvoir et d’argent ?

Quelqu’un a probablement fait croire à Jean-Paul II que les accusations contre McCarrick étaient fabriquées de toutes pièces, sur le modèle des opérations de discrédit que la Pologne communiste avait déjà menées contre de bons évêques et de bons prêtres qui s’opposaient au régime. 

Dans le cas de Jean-Paul II, le principal parti intéressé par la promotion de McCarrick était certainement le cardinal Sodano. Il a été secrétaire d’État jusqu’en septembre 2006 : toutes les informations lui sont parvenues. En novembre 2000, le nonce Montalvo lui a envoyé son rapport et les accusations de graves abus commis par McCarrick.

N’oublions pas qu’à cette époque, le scandale du père Maciel a éclaté. Sodano a cherché à le dissimuler en falsifiant une déclaration de Benoît XVI, dans laquelle il était dit que le Pape considérait l’affaire comme close. Benoît XVI a convoqué une session plénière de la Congrégation pour la Doctrine de la foi et le cardinal Arinze a réussi à faire condamner Maciel, malgré l’opposition du Secrétaire d’État.

Le nom du cardinal Sodano apparaît également en relation avec une scandaleuse spéculation immobilière. En 2003, le neveu du cardinal, l’ingénieur Andrea Sodano, avec des lettres de recommandation de son oncle, le Secrétaire d’État, et en sa qualité de consultant du groupe immobilier Follieri (dans certains documents officiels, il est également désigné comme vice-président du groupe), a acquis des biens immobiliers à des prix défiant toute concurrence auprès de diocèses américains condamnés à indemniser les dommages causés par des affaires civiles d’abus sexuels, obtenant ainsi un énorme avantage économique pour lui-même au détriment de l’Église. Raffaello Follieri, le propriétaire du groupe, a été condamné pour fraude et blanchiment d’argent, précisément en raison de transactions téméraires lors de la vente de ces propriétés. Il va sans dire que Follieri avait une relation étroite avec la Clinton Global Initiative et avec la famille Clinton, ainsi qu’avec le parti démocrate : « L’ancien président et la sénatrice Hillary sont nos amis », se vantait Follieri.

Les mêmes connexions, les mêmes complicités, les mêmes connaissances reviennent toujours : McCarrick, Clinton, Biden, les démocrates et les modernistes, ainsi qu’un cortège d’homosexuels et d’agresseurs qui n’est pas sans rapport.

En ce qui concerne Benoît XVI, ceux qui avaient un accès direct et quotidien au Pape étaient le Secrétaire d’État Bertone et le substitut Sandri, qui pouvaient contrôler et filtrer les informations sur McCarrick et exercer une pression sur le Saint-Père. 

Une fois de plus, le Rapport parle de lui-même. Celui qui a présenté la question directement au pape Benoît XVI était le cardinal Bertone, qui, contrairement à ce que j’avais avancé à plusieurs reprises – à savoir que les accusations très graves et détaillées contre McCarrick nécessitaient un procès canonique exemplaire menant à son retrait du Collège des cardinaux et à sa réduction à l’état laïque – a amené le pape Benoît à décider qu’aucun procès canonique ne devrait être entrepris ni aucune sanction canonique prescrite, mais qu’au contraire on ferait « un simple appel à la conscience et à l’esprit ecclésial de McCarrick ».

Et là encore, une contradiction flagrante apparaît au grand jour : comment est-il possible de concilier un simple appel à la conscience avec les instructions formelles qui ont été données au nonce Sambi et à moi-même, selon lesquelles McCarrick ne pouvait pas continuer résider dans le séminaire où il vivait alors, ne devait pas participer à des activités publiques, ne devait pas voyager, et qu’il devait mener une vie retirée de prière et de pénitence ? 

La corruption dans les plus hautes sphères du Vatican est si évidente qu’elle conduit à considérer le Rapport comme une tentative indigne de faire apparaître Bergoglio comme absolument étranger aux manipulations de la Curie, voire comme une sorte de persécuteur implacable des corrompus, alors que les faits démontrent le contraire. Je dirais que Bergoglio est au deep church ce que Biden est au deep state...

Je voudrais également noter que le fait de reprocher à Jean-Paul II la nomination de McCarrick, malgré l’avis négatif de la Congrégation des évêques et de son préfet le cardinal Re, pourrait s’appliquer également à Jorge Mario Bergoglio lui-même, au sujet duquel le supérieur général des Jésuites a émis de fortes réserves. Si Wojtyla a commis une erreur avec McCarrick et, pour cette raison, est considéré comme implicitement responsable des scandales qui se sont produits, qu’est-ce qui empêche que ce jugement soit également étendu à la promotion de Bergoglio comme archevêque de Buenos Aires et ensuite comme cardinal ? Rappelons que lors du Consistoire de 2001, outre McCarrick et Bergoglio, d’autres membres importants de la mafia de Saint-Gall ont reçu le chapeau rouge…

Y a-t-il d’autres points que nous devrions évoquer ?

En conclusion, je voudrais citer un article récent de Riccardo Cascioli, prenant à mon propre compte son jugement lucide : 

Bien que se dégage du Rapport la figure d’un McCarrick prédateur en série, aucune forte réaction n’a été déclenchée avant 2017, date à laquelle est arrivé le premier rapport sur les abus sur mineur. […] En pratique, on nous dit que « les comportements immoraux avec des adultes », bien qu’ils ne soient certainement pas une bonne chose, sont cependant en fin de compte tolérés. La véritable alarme, celle qui permet de prévoir des sanctions, même lourdes, n’est déclenchée que si la personne maltraitée est un mineur. Comme si les dizaines et dizaines de futurs prêtres qui ont partagé le lit de McCarrick, et qui ont donc été pour la plupart condamnés à une vie sacerdotale déséquilibrée, ne comptaient pas vraiment pour beaucoup. Comme si la dévastation morale et la destruction de la foi causées par un évêque-prédateur – vocations perdues, prêtres qui à leur tour ont réitéré les abus, nominations épiscopales faussées par des liens pathologiques – n’étaient qu’un problème mineur.

[…] On a délibérément ignoré le fait que ce qui a permis l’irrésistible ascension de McCarrick est un système de pouvoir connu également sous le nom de lobby gay, qui favorise la nomination et la carrière d’évêques présentant certaines caractéristiques. [...]

Non, il n’y a vraiment aucun signe que l’Église ait appris quoi que ce soit de l’affaire McCarrick ; il y a plutôt le sentiment qu’une personne a été obligée de payer pour que d’autres puissent discrètement continuer. Et en attendant, on avance l’idée que si un prêtre a des tendances homosexuelles, ce n’est pas un problème.

Dans cette farce grotesque, qui se drape maintenant d’un faux semblant de légalisme, on n’hésite pas à traîner toute l’Église dans la boue – son prestige devant le monde, son autorité sur les fidèles – afin de sauver l’image désormais compromise de prélats corrompus, indignes et dépravés. Je me limite à observer que même aujourd’hui, au Vatican, Bergoglio s’entoure encore d’homosexuels notoires et de personnes à la réputation gravement compromise. C’est le désaveu le plus flagrant de l’œuvre prétendument moralisatrice de Bergoglio.

Propos recueillis par Raymond Arroyo, EWTN.


© leblogdejeannesmits pour la traduction.

© Photo : Olivier Figueras.

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12 novembre, 2020

Rapport McCarrick : une première réaction de Mgr Carlo Maria Viganò, et des accusations de mensonge

La sortie du rapport McCarrick (461 pages en anglais disponibles en PDF ici, mais pas recommandées pour tout public), mardi, a mis au jour une tentative de blanchir le pape François quant au traitement de ce dossier brûlant impliquant un cardinal américain hautement politique aujourd’hui réduit à l’état laïque pour cause de comportement immoral avec des séminaristes et des jeunes prêtres.

Premier visé : le pape Jean-Paul II qui se serait surtout rendu coupable de naïveté alors que des allégations précises lui étaient parvenues dès 1999, mais qui a cru – dit le rapport – aux protestations d’innocence du charmant « Uncle Ted » parvenues au moyen d’une lettre déchirante, avant de le nommer archevêque de Washington. Mais aussi Benoît XVI, qui aurait laissé Theodore McCarrick poursuivre ses activités internationales et mondialistes.

De quoi « rassurer » le pape François qui a pour beau souci d’être le continuateur de ses deux prédécesseurs et qui ne pouvait imaginer qu’ils aient pu assurer la promotion à un être aussi corrompu, affirme le rapport.

Ces activités comprennent notamment la présence parmi les personnalités du « Center for Strategic and International Studies » que McCarrick évoquait en les minimisant avec le nonce Sambi à Washington en 2009. Le CSIS compte parmi ses grandes figures Henri Kissinger et Zbigniew Brzezinski, grands mondialistes et promoteurs du Nouvel Ordre Mondial.

Le rapport affirme également que Mgr Carlo Maria Viganò n’a pas correctement donné suite à nombre d’accusations lancées contre l’ex-cardinal au moment où il était en mesure de le faire, soit à la Curie, soit à Washington qu’il avait rejoint en tant que nonce apostolique sous Benoît XVI. Sur ce point Mgr Viganò répondra certainement.

Le pape François affirme dans le rapport n’avoir aucun souvenir des mises en gardes faites de manière orale par Mgr Viganò en 2013, selon la fameuse déclaration de ce dernier.

Le rapport affirme également que le pape François a été informé d’accusations concernant des relations sexuelles entre McCarrick et un mineur après que le Saint-Siège en eut pris connaissance en 2017, entraînant la demande du pape à McCarrick de démissionner du cardinalat, puis sa réduction à l’état laïque.

Une curieuse note du pape pour clore le rapport le montre déplorant que des « mineurs » et des « adultes vulnérables » aient fait l’objet d’« abus sexuels » de la part d’un « nombre significatif de clercs et de personnes consacrées » – comme si les rapports consensuels, notamment et surtout homosexuels, entre des clercs et des adultes, clercs ou non, consentants, n’étaient pas aussi un scandale au sein de l’Eglise.

Je vous propose ci-dessous ma traduction, visée et approuvée par son auteur, de la première réaction de Mgr Viganò au rapport. On peut d’ores et déjà penser que le rapport contient des accusations mensongères à son égard, étant donné qu’une personne proche du dossier me confirme avoir lui-même transmis un rapport écrit par Viganò à Rome dont le rapport affirme qu’il n’a pas été rédigé. Ce qui décrédibilise, s’il était possible, encore davantage les rédacteurs « romains » de ce rapport sur cette odieuse affaire. – J.S.

*

Le rapport officiel du Saint-Siège concernant l’affaire McCarrick a été rendu public ce jour [NdT 10 novembre 2020]. Avant de m’exprimer sur son bien-fondé, je prendrai le temps d’en analyser le contenu.

Cependant, je ne peux pas manquer de mettre en évidence l’opération surréaliste de mystification à propos des personnes qui sont responsables de la dissimulation des scandales dans lesquels est impliqué le cardinal américain destitué, et en même temps je ne puis m’empêcher d’exprimer mon indignation de voir les mêmes accusations de dissimulation portées contre moi, alors qu’en réalité j’ai dénoncé de manière répétée l’inaction du Saint-Siège devant la gravité des accusations concernant la conduite de McCarrick. 

Un commentateur impartial remarquerait le choix plus que suspect du moment de la publication du rapport, ainsi que la tentative de me discréditer, moi qui suis accusé de désobéissance et de négligence par ceux-là mêmes qui ont tout intérêt à délégitimer celui qui a mis au jour un réseau de corruption et d’immoralité sans précédent. L’effronterie et le caractère frauduleux dont on a fait preuve à cette occasion semblent exiger, à ce stade, que nous appelions cette reconstitution suggestive des faits « Le rapport Viganò », en épargnant au lecteur la désagréable surprise de voir falsifiée une fois de plus la réalité. Mais cela eût exigé de l’honnêteté intellectuelle, avant même l’amour de la justice et de la vérité.

Contrairement à de nombreux protagonistes de cette histoire, je n’ai aucune raison de craindre que la vérité contredise mes dénonciations, et je ne suis en aucun cas susceptible de chantage. Quiconque lance des accusations infondées dans le seul but de détourner l’attention de l’opinion publique aura l’amère surprise de constater que l’opération menée contre moi n’aura aucun effet, si ce n’est de donner une preuve supplémentaire de la corruption et de la mauvaise foi de ceux qui, pendant trop longtemps, se sont tus, ont fait des démentis et ont regardé ailleurs, et qui aujourd’hui doivent rendre des comptes. La fiction du Vatican continue. 

+ Carlo Maria Viganò, archevêque
+ 10 novembre 2020

© leblogdejeannesmits pour la traduction

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06 novembre, 2020

Ce qui est en cours aux Etats-Unis ? Une “Révolution de couleur.” Un texte et un appel à la prière de Steve Mosher

Je vous propose ci-dessous la traduction intégrale d'un tout récent article de Steve Mosher dans LifeSiteNews, où il dénonce l'utilisation d'escroqueries propres aux « Révolutions de couleur » dans l'actuelle élection présidentielle américaine, théâtre de fraudes massives où des milliers de votes « découverts » après la fin du scrutin profitent presque exclusivement à Joe Biden.

Steve Mosher est le premier sociologue américain à avoir pu se rendre en Chine pour constater l'œuvre de la révolution culturelle : il était alors athée et pro-avortement. L'assistance à un avortement forcé l'avait bouleversé ; il s'est converti à la religion catholique et, toujours spécialiste de la Chine, a également fondé le Population Research Institute qui lutte contre les entreprises malthusiennes de contrôle de la population à travers le monde. – J.S.

*

Je sais que certains d'entre vous sont peut-être découragés, voire désespérés, du fait que Trump et tous ceux qui le soutiennent n'aient pas obtenu de victoire décisive le jour des élections.  Mais les événements vont très vite maintenant. Nous avons besoin que chacun se remette debout et revienne dans le jeu.  Votre pays a besoin de vous. Les bébés ont besoin de vous.

La première chose que chacun doit reconnaître est la gravité de la situation actuelle. Nous sommes en plein milieu de ce qu'on appelle la Révolution de couleur. Il s'agit d'un coup d'État soigneusement préparé, destiné à faire tomber notre république constitutionnelle et à la transformer en une chose qui eût été méconnaissable aux yeux de nos Fondateurs, et qui est hostile à nos libertés. 

Cela signifie que ce qui vient de se passer n'était pas une élection « normale ».  Il s'agissait plutôt d'une escroquerie planifiée à l'avance, utilisée par les révolutionnaires pour déterminer le nombre de voix dont ils avaient besoin pour faire pencher la balance en leur faveur.  Ce nombre étant désormais connu – dans le Michigan, le Wisconsin et la Pennsylvanie – des bulletins de vote tardifs ont été « découverts » pour mettre leur candidat en tête. C'est ainsi que la gauche fonctionne dans des endroits comme le Venezuela.  Il ne faut pas qu'elle puisse y réussir ici.

Les forces qui s'opposent à nous sont redoutables.  Je ne parle pas seulement du parti démocrate.  Bien qu'il ait été vidé de sa substance par les socialistes, s'il n'y avait que lui on pourrait s'en occuper.  Non : je parle aussi des mondialistes et de leurs institutions, y compris Wall Street et les principaux médias américains.  Et, bien sûr, je parle des communistes chinois et de leurs nombreuses organisations de façade et de leurs larbins aux États-Unis. Joe Biden est le candidat de compromis de tous ces groupes.

De la même manière, le chaos ne concerne pas seulement le président Trump ; il s'agit de vaincre et de désarmer jusqu'au dernier d'entre nous qui croit en la promesse de l'Amérique en tant que nation souveraine qui défend la vie, protège la liberté et préserve une justice égale devant la loi.  Comme l'a dit le Président, « Ils en ont après vous en réalité.  Je ne fais que les gêner sur le chemin. »

Afin de s'encourager mutuellement et de s'organiser, nous devons tous passer aux nouveaux médias. Même Fox (hormis les animateurs de talk-show du soir) n'est plus digne de confiance.  Inscrivez-vous à LifeSiteNews et à d'autres sites d'information comme Epoch Times, Breitbart, Newsmax, One America News (OAN) ou Real America's Voice. Utilisez Twitter mais connectez-vous aussi à Parler pour le jour où @Jack vous fermera votre compte comme il l'a fait pour tant d'autres.   

Pour nous encourager et encourager les autres, laissez debout les pancartes Trump, et les drapeaux au vent. Relancez les Trains Trump qui ont secoué l'opposition. Je souhaite que le Président et ses suppléants recommencent à organiser des rassemblements très bientôt.  C'est un excellent moyen pour lui de contourner les médias hostiles et de s'adresser directement au peuple américain.  

N'écoutez pas les voix de la capitulation – il y en aura sûrement quelques-unes parmi membres de l'establishment républicain.  Prenez plutôt exemple sur des gens comme Newt Gingrich, Tom Cotton, Allen West, Mike Huckabee, Donald Trump Jr. et, bien sûr, sur le Président lui-même.  

Enfin, et c'est le plus important, nous devons prier.  Essayez de passer un peu de temps devant le Saint Sacrement pour prier pour notre pays et notre Président. Le grand et regretté père John Hardon nous a souvent rappelé que nous ne devions jamais sous-estimer les grâces qui découlent du fait de passer du temps, quelle qu'en soit la durée, en sa Présence eucharistique.

La prière peut changer l'histoire.  Nous connaissons tous la bataille de Lépante.  Mais laissez-moi également vous faire part d'un exemple beaucoup plus récent, qui provient de la révolution « People Power » aux Philippines, et qui m'a été présenté par le cardinal Jaime Sin, alors cardinal-archevêque de Manille, lors d'un dîner il y a quelques années.
En 1986, le peuple de Manille s'est soulevé et a exigé la fin de la dictature de Ferdinand Marcos.  Le cardinal Sin craignait que les manifestations, qui prenaient de l'ampleur chaque jour, ne se terminent par une répression gouvernementale et un grand bain de sang. 

Il a appelé tous les couvents du pays et a supplié les religieuses de se mettre à genoux devant le Saint Sacrement et de prier pour une intervention divine. « Levez vos bras au ciel comme Moïse l'a fait et priez pour la victoire », leur a-t-il dit. « Priez pour que Marcos se retire et que la démocratie soit rétablie. »

Le moment clé est venu lorsque les manifestants se sont approchés du palais présidentiel. La garde du palais était alignée en position de tir.  Au moment où le commandant s'apprêtait à donner l'ordre de tirer, une belle dame est apparue dans le ciel devant les soldats. Tous ont simultanément retiré leurs doigts de la gâchette.

Le massacre a été évité et Marcos a pris la fuite.

Afin de vaincre ceux qui veulent voler non seulement une élection, mais notre pays lui-même, nous devons également prendre d'assaut le ciel.

Steve Mosher

© leblogdejeannesmits pour la traduction.

© Photo : Olivier Figueras

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05 novembre, 2020

Mgr Viganò appelle a prier le chapelet pour les élections aux USA, dénonçant une fraude manifestement massive

Mgr Carlo Maria Viganò a publié sur divers sites provie américains (par exemple, LifeSite) une lettre d'appel à la prière du chapelet pour une issue loyale de l'élection présidentielle en cours, où les incidences de fraude semblent massivement favoriser le candidat Biden. Je vous propose ici la traduction non-officielle de cette lettre en remerciant une nouvelle fois chaleureusement le lecteur de mon blog, Mathieu Jourdan, qui a fait le gros du travail a un moment où je suis un peu ralentie. 

Une phrase de cette lettre demande une explication : celle concernant la « Toute puissance par la grâce » de la Vierge Marie, « plus encore que Dieu Tout-Puissant ». Il ne faut pas comprendre que la Très Sainte Vierge est plus puissante que Dieu ! Mais que Satan, déjà vaincu par Dieu, sait qu'il aura la suprême humiliation d'avoir la tête écrasée par une femme, une créature, la plus humble des femmes, la plus humble servante de Dieu devenue pour cette raison Reine du Ciel. C'est elle qu'il craint et qu'il redoute plus que tout. – J.S.

*

Cher Frères et Sœurs,

Parce que vous êtes des chrétiens fidèles et aussi de loyaux citoyens des États-Unis d’Amérique, vous vous préoccupez sincèrement et du fond du cœur du destin de votre pays bien-aimé, au moment où les résultats définitifs de l’élection présidentielle sont encore incertains.

Des informations concernant la fraude électorale se multiplient, malgré les honteuses tentatives des médias mainstream visant à censurer la vérité des faits pour donner l’avantage à leur candidat. Il y a des Etats où le nombre des voix exprimées est supérieur au nombre des votants inscrits ; d’autres, où le vote par courrier semble exclusivement en faveur de Joe Biden ; d’autres, où le décomptage des bulletins de vote a été interrompu sans aucune raison ; d’autres encore où des falsifications impressionnantes ont été découvertes : toujours et exclusivement contre le Président Donald J. Trump, toujours et exclusivement en faveur de Biden.

En vérité, cela fait maintenant des mois que nous assistons à un déferlement continu de nouvelles décalées, d’informations manipulées ou censurées, de crimes qui ont été passés sous silence ou dissimulés malgré des preuves éclatantes et des témoignages irréfutables. Nous avons vu comment le deep state lui-même, s’est organisé, longtemps en aval, pour mettre à exécution la fraude électorale la plus colossale de l’histoire, de façon à assurer la défaite de l’homme qui sans relâche s’est opposé à l’établissement du Nouvel Ordre Mondial qu’appellent de leurs vœux les enfants des Ténèbres. Dans ce combat, vous n’avez pas manqué, comme c’est votre devoir sacré, d’apporter votre contribution personnelle en vous rangeant du côté du Bien. D’autres, esclaves de leurs vices ou aveuglés par une haine infernale contre Notre Seigneur, ont pris le parti du Mal.

Ne croyez pas que les enfants des Ténèbres agissent avec honnêteté, et ne soyez pas scandalisés s’ils opèrent en ayant recours à la tromperie. Vous ne croyez tout de même pas que les adeptes de Satan sont honnêtes, sincères et loyaux ? Le Seigneur nous a mis en garde contre le Diable : « Il a été homicide dès le commencement, et n'est point demeuré dans la vérité, parce qu'il n'y a point de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur et père du mensonge. » (Jn 8 :44).

En ces heures où semblent prévaloir les portes de l’Enfer, permettez-moi de vous adresser un appel auquel, j’en suis sûr, vous ne manquerez pas de répondre promptement et avec générosité. Je vous demande de faire un acte de confiance en Dieu, un acte d’humilité et de dévotion filiale au Seigneur des Armées. Je vous demande de prier tous le saint Chapelet, si possible en famille ou avec ceux qui vous sont chers, vos amis, vos frères et sœurs, vos collègues, vos camarades de combat. Priez avec l’abandon des enfants qui savent comment avoir recours à leur Très Sainte Mère pour lui demander d’intercéder devant le trône de Sa Divine Majesté. Priez avec une âme sincère, avec un cœur pur, et dans la certitude que vous serez entendus et exaucés. Demandez-lui – elle qui est le Secours des Chrétiens, Auxilium Christianorum, de combattre les forces de l’Ennemi ; demandez-lui – elle qui est terrible comme une armée rangée en bataille (Cant 6, 10) – de donner la victoire aux forces du Bien et d’infliger une défaite humiliante aux forces du Mal.

Faites prier vos enfants, utilisant les paroles sacrées que vous leur avez enseignées : ces prières confiantes vont monter jusqu’à Dieu et ne resteront pas sans réponse. Faites prier les vieux et les malades, afin qu’ils puissent offrir leur souffrance en union avec les souffrances que Notre Seigneur a endurées sur la Croix lorsqu’il a versé Son Précieux Sang pour Notre Rédemption. Faites prier les jeunes filles et les femmes, afin qu’elles se tournent vers celle qui est le modèle de pureté et de maternité. Et vous, messieurs, vous aussi vous devez prier : votre courage, votre honneur et votre audace en seront renouvelés et renforcés. Tous, saisissez-vous de cette arme spirituelle devant laquelle Satan et ses démons battent toujours furieusement en retraite, parce qu’ils craignent la Très Sainte Vierge Marie, elle qui est Toute-Puissante par la Grâce, plus encore que le Dieu Tout-Puissant.

Ne tombez pas dans le découragement face aux duperies de l’Ennemi, surtout en cette heure terrible où l’impudence du mensonge et de la fraude ose défier le Ciel. Les heures de nos adversaires sont comptées si vous priez, si nous prions tous avec Foi et avec la vraie ardeur de la Charité. Puisse le Seigneur permettre que s’élève de vos maisons, vos églises et de vos rues une seule voix, fervente et pleine de foi ! Cette voix ne restera pas sans réponse, parce qu’elle sera la voix d’un peuple qui crie, au moment où la tempête s’élève avec fureur, « Seigneur, sauvez-nous, nous périssons ! » (Mt 8 :25).

Les jours qui nous attendent sont pour vous une occasion précieuse, comme ils le seront pour tous ceux qui s’unissent spirituellement à vous depuis toutes les parties du monde. Vous avez l’honneur et le privilège de pouvoir participer à la victoire de ce combat spirituel, de brandir l’arme puissante du Saint Rosaire, comme nos pères le faisaient à Lépante pour repousser les armées ennemies.

Priez avec l’assurance de la promesse de Notre Seigneur : « Demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira » (Lc 11 : 9). Le Roi des Rois, à qui vous demandez de sauver votre Nation, récompensera votre Foi. Votre témoignage, ne l’oubliez jamais, va toucher le cœur de Notre Seigneur, et multiplier les Grâces célestes qui, plus que jamais, sont indispensables à la victoire.

Puisse mon appel, que j’adresse à vous et à tous ceux qui reconnaissent que Dieu est notre Seigneur, être relevé par vous comme par des apôtres généreux et des témoins courageux de la renaissance spirituelle de votre pays bien-aimé, et du monde entier. Non praevalebunt.

God bless and protect the United States of America!

One Nation under God

+ Carlo Maria Viganò,
Archevêque tit. d’Ulpiana
Ancien Nonce Apostolique aux États-Unis d’Amérique
4 novembre 2020
Saint Charles Borromée



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03 novembre, 2020

On connaît la crèche qui sera dressée place Saint-Pierre à Rome cette année. Gloups !





Il paraît que ce sera un signe d'espérance et de foi en temps de pandémie. Plusieurs personnages d'une crèche contemporaine Castelli en céramique créée dans les Abruzzes dans les années 1970 seront transportés à Rome et leur inauguration est prévue pour le 11 décembre. Il n'est pas sûr que l'âne et le bœuf soient du voyage.

Et non, ce n'est  pas une mauvaise plaisanterie : un communiqué officiel du gouvernorat du Vatican annonce la nouvelle.

Pourquoi tant de haine de tout ce que nous avons de plus cher ???

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