23 septembre, 2022

”Le club des hommes en noir” et la messe “désirée” par le pape François : j’ai participé à l’émission sur “Desiderio desideravi”

La dernière émission en date du « Club des hommes en noir » de L’Homme nouveau a été mise en ligne aujourd’hui ; j’ai eu le plaisir de participer à cette discussion un peu désolée, certes, mais d’autant plus combative, sur Desiderio desideravi, la Lettre apostolique par laquelle le pape François a redit sa volonté de voir la liturgie réformée de 1969 devenir la seule forme admise du rite latin.

Philippe Maxence mène la discussion avec pertinence et humour, en « dirigeant », cette fois, deux prêtres (l’abbé Grégoire Célier et l’abbé Guillaume de Tanoüarn) et deux laïcs (Jean-Pierre Maugendre et moi-même).

J’espère que cela vous plaira ! C’est ici :




Pour voir d’autres épisodes passionnants du Club des hommes en noir, avec bien d’autres intervenants, rendez-vous sur la chaîne Youtube de L’Homme nouveau, et surtout, pensez à vous y abonner ! La chaîne propose depuis trois semaines une nouvelle série hebdomadaire, « Le jardin du curé », où l’abbé Benoît présente les premiers martyrs et premiers grands saints de l’Eglise. Réussi !


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22 septembre, 2022

”La Messe catholique” de Mgr Athanasius Schneider vient de paraître ! Le livre indispensable pour cette rentrée toute en incertitudes…


« Le monde pourrait vivre sans le soleil mais pas sans la messe », disait le saint Padre Pio.
En ces temps d’incertitudes majeures et de peurs quotidiennement entretenues par les médias, il faut nous recentrer sur cette vérité essentielle. Il importe de se rappeler que l’événement le plus important de l’histoire, le plus déterminant, est celui de l’Incarnation de Notre Seigneur, et qu’Il nous a laissé, par sa passion et à sa mort, le moyen d’obtenir la grâce de participer à sa résurrection, grâce qui nous est donnée par les sacrements. Au premier rang d’entre eux : le Saint Sacrifice de la messe, la sainte Eucharistie.

Mais comment retrouver une connaissance plus précise de son sens et de son importance ?

Mgr Athanasius Schneider vient précisément de publier avec Aurelio Porfiri un livre remarquable sur la messe : La Messe catholique, remettre Dieu au centre de la liturgie, que j’ai eu le bonheur et le privilège de traduire en français.

C’est à la fois une sorte de catéchisme explicatif et une réflexion historique sur les rites de la messe, une méditation sur le sens du sacrifice de Notre-Seigneur rendu réellement présent chaque fois que la messe est célébrée, et une puissante aide spirituelle pour y assister avec davantage de fruit.

Il s’adresse à chacun : clerc ou laïc, jeune ou vieux, habitué de la messe traditionnelle ou non. Mgr Schneider ne s’interdit pas de jauger et d’évaluer, de comparer ou de critiquer, de souligner telle défaillance dans la réforme liturgique post-conciliaire. Mais en s’adressant à tous les catholiques de bonne volonté, quelle que soit leur « chapelle », il peut attirer chacun vers un juste émerveillement devant le mystère et la grandeur du Saint Sacrifice, et, par conséquent, faire prendre conscience de la nécessité de donner à celui-ci la première place.

Mieux encore, servi par une érudition étonnante, ce livre aide à aimer la messe : il me semble qu’il est impossible de ne pas en sortir plus instruit, plus ébloui, et même grandi. Si je ne devais avoir lu qu’un livre cette année, ce serait celui-là.

La Messe catholique est un livre à lire d’urgence, et à offrir ! Vous pouvez le commander via ce blog (voir les modalités ci-dessous).
La Messe catholique, Mgr Athanasius Schneider, éd. Contretemps, 276 pages. 
Prix unitaire : 22 euros.
Expédition : 
France : ajouter 5 € pour l’envoi d’un exemplaire (soit 27,00 € frais d’envoi inclus) ; 7,50 € pour deux exemplaires (soit 51,50 €). 
Etranger : ajouter 3 € pour l’envoi d’un exemplaire (soit 25,00 € frais d’envoi inclus) ; 5 € pour l’envoi de deux exemplaires (soit 49 €).

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Commandes par chèque :  à Jeanne Figueras, 1 Boulevard du Roi, 78000 Versailles, en indiquant l’adresse d’envoi et si possible votre courriel. 

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France (hors DOM-TOM)

1 exemplaire, envoi France métropolitaine, 27,00 €.


2 exemplaires, envoi Francce métropolitaine, 51,50 €.


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1 exemplaire, envoi « reste du monde » (hors DOM-TOM), 25,00 €.

2 exemplaires, envoi « reste du monde » (hors DOM-TOM), 49,00 €.


Pour toute demande particulière (envois multiples, expédition dans les DOM-TOM, expédition conjointe avec d’autres livres annoncés sur ce blog) merci de m’écrire à jeanne.smits.blog@gmail.com.


Autres livres disponibles

“Le Pape dictateur”, par Henry Sire, éd. de la Délivrance, traduction Jeanne Smits) : 22 € + frais d’envoi.

– “Christus vincit”, par Mgr Athanasius Schneider, éd. Contretemps, traduction Jeanne Smits : 25 € + frais d’envoi.

– “Bref examen de la communion dans la main”, ouvrage collectif, 15 € + frais d’envoi.



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20 septembre, 2022

Les évêques de Flandre (Belgique) proposent une formule de bénédiction pour les couples de même sexe. Une première mondiale…

Les évêques catholiques de Flandre en Belgique ont publié ce mardi un document sur la « proximité pastorale avec les personnes homosexuelles », qui comprend notamment une proposition de cérémonie pour la bénédiction publique à l’église des couples de même sexe. C'est probablement la toute première fois, dans le monde entier, qu’un groupe d'évêques donne officiellement son feu vert à la bénédiction d'une union homosexuelle en tant que telle, en contradiction directe avec l’interdiction de ce type de « liturgie » par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi l’année dernière.

L’annonce de l’initiative sur le site Internet de l’Église catholique belge fait expressément référence aux propos du pape François et à Amoris Laetitia comme sources du désir des évêques de « donner une réponse et un accomplissement concrets au désir d’accorder une attention explicite à la situation des personnes homosexuelles, de leurs parents et de leurs familles dans l’élaboration de leurs politiques ».

Le Cardinal Josef De Kesel de Bruxelles est officiellement désigné dans le document comme l’un de ses signataires ; la signature elle-même tient en trois mots : « les évêques flamands ». Il s’agit des évêques des diocèses d’Anvers (Johan Bonny, connu pour ses déclarations peu orthodoxes), de Gand (Lode van Hecke), de Hasselt (Patrick Hoogmartens) et de Bruges (Lodewijk Aerts).

Le document, avec ses suggestions pour l’organisation des cérémonies de bénédiction, ont été publiés sur le site web de la conférence épiscopale belge en même temps que le communiqué indiquant que les évêques de Belgique néerlandophone ont créé un « point de contact » intitulé « Homosexualité et foi » au sein du service inter-diocésain de la pastorale familiale (Interdiocesane Dienst Gezinspastoraal van de Vlaamse katholieke Kerk, IDGP), avec un référent par diocèse.

Ledit « point de contact » a été placé sous l’autorité de Willy Bombeek, porte-parole du Service de l’enseignement catholique de Flandre de 1999 à 2017. Une brève biographie sur le site web des évêques indique qu’il « a été coordinateur du groupe de travail “Homosexualité & Foi” depuis début 2021, avec un mandat des évêques flamands ; entre 2018 et 2022, il a effectué des recherches sur la place des LGTB+ catholiques et de leurs parents au sein de l’Église catholique ». Le groupe de travail fait désormais partie intégrante des institutions de l’Église belge.

Dans un entretien publié par le portail des évêques flamands, Bombeek affirme notamment que « l’expérience sexuelle est aussi un droit pour les LGBT dans la mesure où elle se déroule au sein d’une relation fidèle et durable » : telle fut l’une des revendications qu’il dit avoir présentées au cardinal De Kezel en février 2020 – visite qui devait aboutir à la nomination de Bombeek à la tête du groupe de travail.

Bombeek a qualifié l’initiative de « révolutionnaire ». Dans une interview accordée au média flamand VRT, mardi matin, il a déclaré : « Je suis moi-même croyant et homosexuel. C’est pourquoi les évêques m’ont demandé d’assumer cette mission. Je pense qu’il est important que l’Église ait spécifiquement voulu nommer un croyant LGBT à ce poste. »

Sa mission principale, a-t-il ajouté, sera « d’écouter les questions de la communauté LGBT ». « Quels sont leurs besoins ? Nous devons également écouter leurs histoires. C’est la première fois que l'Église flamande envoie aux personnes LGBT un message pour leur dire qu’elles sont les bienvenues telles qu’elles sont, et qu’elles sont bien telles qu’elles sont. Nous voulons montrer clairement que nous sommes une Église accueillante qui n’exclut personne. Il se peut que nous ayons aussi à écouter la douleur vécue par des fidèles LGBT dans le passé. Leurs parents sont également invités à nous contacter. Car sans doute ont-ils eux aussi de nombreuses questions et des histoires à raconter. »

En ce qui concerne la « bénédiction » pour les couples de même sexe ouvertement promue par le document des évêques, Bombeek commente : « L’Église a estimé qu’à côté du mariage religieux, il fallait qu’il y ait quelque chose pour les personnes LGBTI croyantes. Souvent, cela se faisait déjà au niveau local, mais les gens ne savaient pas vraiment comment, ils n’avaient pas de forme appropriée pour cela. Maintenant, l’Église fournit une sorte de structure qui peut servir à une telle bénédiction : un engagement dans la durée, et à la fidélité, qui peut être exprimé au sein de l’Église. Pour de nombreuses personnes LGBT, il est important qu’elles puissent célébrer leur relation au sein de l’Église, et que cette relation soit bénie devant Dieu. »

Le document des évêques précise que la bénédiction ne doit pas être confondue avec un mariage à l’église. Bombeek explique : « Nous sommes après tout dans une tradition de l’Église où le mot “mariage” se limite à la relation entre mari et femme. La bénédiction est totalement équivalente, mais d’après la tradition de l’Église, on ne peut pas l’appeler mariage. Pourtant, nous sommes ici dans quelque chose de très novateur dans le fait que, au sein de l'Église, nous puissions avoir un service de prière et une bénédiction pour les relations LGBT. »

Reste à savoir si la bénédiction offerte par les évêques de Flandre ne sera pas confondue avec une cérémonie de mariage. Dans leur document, intitulé « Être pastoralement proche des personnes homosexuelles : pour une Église accueillante qui n’exclut personne », le service de prière suggéré est présenté comme étant « clairement différent » du mariage sacramentel, mais la manière dont la cérémonie est présentée laisse beaucoup de place à la confusion :


« Par exemple, ce moment de prière pourrait se dérouler comme suit.

– Paroles d’ouverture
– Prière d’ouverture
– Lecture tirée de l’Écriture sainte
– Engagement des deux personnes concernées. Ensemble, ils expriment devant Dieu de quelle manière ils s’engagent l’un envers l’autre. Par exemple :

Dieu d’amour et de fidélité,
aujourd’hui nous nous tenons devant Toi
entourés de notre famille et de nos amis.
Nous Te remercions de nous avoir permis de nous retrouver.
Nous voulons être là l’un pour l’autre
dans toutes les circonstances de la vie.
Nous exprimons ici avec confiance
que nous voulons travailler au bonheur de l’autre
jour après jour.
Nous te prions : accorde-nous la force
d’être fidèles l’un à l'autre
et d’approfondir notre engagement.
En ta proximité nous avons confiance,
de ta Parole nous voulons vivre,
donnés l‘un à l’autre pour toujours.

Prière de la communauté. La communauté prie pour que la grâce de Dieu agisse en eux pour prendre soin l’un de l’autre et de la communauté plus large dans laquelle ils vivent. Par exemple :

Dieu et Père,
nous entourons N. et N. de nos prières aujourd’hui.
Tu connais leur cœur et le chemin qu’ils prendront ensemble à partir de maintenant.
Fais que leur engagement l’un envers l’autre soit fort et fidèle.
Que leur foyer soit rempli de compréhension,
de tolérance et d’attention.
Fais qu’il y ait de la place pour la réconciliation et la paix.
Que l’amour qu’ils partagent les réjouisse
et les aide à se mettre au service de notre communauté.
Donne-nous la force de marcher avec eux,
ensemble sur les traces de ton Fils
et fortifiés par ton Esprit.

– Prière d’intercession
– Notre Père
– Prière finale
– Bénédiction. »

Il s’agit de la bénédiction, non pas de personnes à qui l’on rappelle l’amour de Dieu, et qui sont appelées à observer les commandements divins quels que soient leurs défauts et faiblesses personnels, mais d’amants autoproclamés qui font appel à leur « orientation sexuelle » afin d'obtenir la reconnaissance officielle de leur comportement sexuel, qui est objectivement un péché grave. Cela revient, en fait, à appeler le péché mortel motif de joie et de « réjouissance », allant jusqu’à remercier Dieu pour le fait que les membres du couple homosexuel se soient « trouvés l’un l’autre ».

Il est difficile de concevoir action plus désordonnée de la part des prêtres de l'Église catholique, qui encourageraient ainsi leurs ouailles à choisir d’offenser Dieu et qui « béniraient » des actes qui les coupent de la grâce de Dieu en leur faisant courir le risque de la damnation éternelle. Ce sont pourtant des évêques, et même un cardinal, qui prescrivent cela !

Rome va-t-elle réagir ?

Le pape François contredira-t-il la déclaration des évêques flamands selon laquelle ils « se sentent encouragés par l'exhortation apostolique Amoris Laetitia » par laquelle il appelle au « discernement, à l'orientation et à l'intégration ? » Ils citent ses paroles concernant le « respect » de toutes les personnes mais ne font discernent nullement entre l’aide à apporter aux personnes et le soutien aux couples de même sexe en tant que tels.

Au lieu de cela, ils écrivent : « L’attention pastorale de la communauté ecclésiale concerne d’abord et avant tout les personnes homosexuelles elles-mêmes. Sur le chemin parfois complexe de la reconnaissance, de l’acceptation et du vécu positif de leur orientation, nous voulons rester proches d’elles. Certains restent célibataires. Elles méritent notre reconnaissance et notre soutien. D’autres choisissent de vivre en couple, dans une union durable et fidèle avec un partenaire. Eux aussi méritent notre reconnaissance et notre soutien. Car cette relation aussi, bien que n’étant pas un mariage ecclésiastique, peut être une source de paix et de bonheur partagé pour les personnes impliquées. »

Les évêques de Flandre insistent sur la valeur de la conscience individuelle, qui est également le point de départ d’Amoris Laetitia :

« Cette approche pastorale est axée sur la rencontre et la conversation. Les croyants qui vivent des relations homosexuelles stables souhaitent également être respectés et appréciés au sein de la communauté de foi. Cela fait mal lorsqu’ils ont le sentiment de ne pas être à leur place ou d’être exclus. Ils veulent être entendus et reconnus. C’est de cela qu'il s’agit dans cette approche pastorale : leur histoire d’incertitude qui va vers une clarté et une acceptation croissantes ; leurs questions sur les positions de l’Eglise ; leur joie de connaître un partenaire stable ; leur choix d’avoir une relation exclusive et durable ; leur détermination à prendre des responsabilités l’un pour l’autre et leur désir d’être au service de l’Eglise et de la société.

« Dans cette approche pastorale, il y a de la place pour le discernement spirituel, pour la croissance intérieure et pour des décisions prise en conscience. Le pape François demande que la conscience des personnes soit valorisée et soutenue, même dans les situations de vie qui ne correspondent pas pleinement à l’idéal objectif du mariage : “La conscience peut reconnaître sincèrement et honnêtement que c’est, pour le moment, la réponse généreuse qu’on peut donner à Dieu, et découvrir avec une certaine assurance morale que cette réponse est le don de soi que Dieu lui-même demande au milieu de la complexité concrète des limitations, même si elle n’atteint pas encore pleinement l’idéal objectif.” (AL 303). »

Willy Bombeek a déclaré à VRT que les évêques de Flandre « envoient un signal au monde entier ». Les catholiques du monde entier devraient en effet y prêter attention, et implorer la miséricorde divine face à cette initiative scandaleuse.


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• Il sort très bientôt : le nouveau livre de Mgr Athanasius Schneider, La Messe catholique, que j’ai eu l’honneur et le plaisir de traduire : un livre qui vous fera encore davantage aimer la messe, et en particulier la messe traditionnelle. A découvrir absolument ! On peut se le procurer ici via ce blog.






18 septembre, 2022

Colloque “Quel avenir pour la messe traditionnelle” à Paris, samedi prochain : un entretien avec Cyrille Dounot, canoniste

J’aurai le plaisir, samedi prochain, d’interroger Cyrille Dounot, professeur d’histoire du droit et avocat ecclésiastique, à l’occasion du colloque organisé à la Maison de la Chimie, Paris 7e, par Renaissance catholique, Oremus, Lex orandi, Notre Dame de Chrétienté et Una Voce sur le thème « Quel avenir pour la messe traditionnelle ? ».  Alors que
Traditionis custodes et Desiderio Desideravi témoignent de la volonté du pape François de bloquer, voire d’éliminer la liturgie latine traditionnelle pour imposer partout la révolution liturgique post-conciliaire, de nombreux catholiques se demandent comment préserver cet héritage qui a soutenu et soutient encore la foi d’un nombre de pratiquants qui va toujours grandissant, en particulier parmi les jeunes.

Cyrille Dounot interviendra sur un point crucial : celui de notre devoir d’obéissance envers le pape et la hiérarchie catholique et de ses contours précis. « L’obéissance dans l’Eglise, aveugle ou clairvoyante », tel sera le sujet de l’entretien que je mènerai avec lui, et qui s’annonce, grâce à sa grande expertise, à la fois passionnant et nécessaire pour nos combats.

En attendant de vous retrouver nombreux,  je l’espère, à l’occasion de ce colloque, chers lecteurs (on peut encore s’inscrire ici), je vous propose de découvrir ici une courte interview qu’ a bien voulu m’accorder Cyrille Dounot, pour vous mettre l’eau à la bouche !

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– JS : Cyrille Dounot, quelle est l’urgence aujourd'hui de consacrer une table ronde à l’obéissance dans un colloque sur la messe traditionnelle ?

– CD : La question de l’obéissance est au cœur du combat pour la messe traditionnelle, puisque l’argument majeur des opposants à ce rite consiste à dire qu’il faut obéir au pape qui lui-même ne veut plus de cette messe. Il est donc urgent de rappeler ce qu’est l’obéissance, jusqu’où elle s’étend, ce qu’elle implique pour les fidèles.

– La valeur de l’obéissance dans la vie des saints, même à des ordres qui semblent injustes ou vexatoires, a toujours été mise en avant dans l’hagiographie catholique. Face aux menaces qui pèsent sur la liturgie traditionnelle, une telle attitude se justifie-t-elle ?

– Il faut distinguer entre le vœu d’obéissance, pratiqué héroïquement par les saints, allant parfois jusqu’à préférer l’injustice ou la vexation personnelle pour ne pas donner à croire qu’ils pouvaient violer leur vœu, et la vertu d’obéissance, qui est ordonnée à la vertu de religion et à la poursuite du bien commun. Quand l’injustice n'est pas personnelle mais collective, elle attente au bien commun, et ne saurait recevoir de caution au nom de l’obéissance. L’obéissance n'est pas aveugle, elle est conditionnée par le bien commun, qui est son critère ultime. Saint Thomas explique que l’on doit « obéir à ses supérieurs dans les limites de leur autorité » (IIa, IIae, q. 104, a. 5, concl.), et c’est là toute la question : le pape peut-il supprimer la messe traditionnelle ? Non, il n’est pas un tyran de type absolu dont la seule volonté serait législatrice.

– La loi positive de l’Eglise prévoit-elle des possibilités pour la « désobéissance » à certains ordres ?

– La loi de l’Église s’intéresse uniquement au délit de désobéissance, elle ne prévoit pas positivement de cas de désobéissance. Elle punit celui qui « après monition, persiste dans la désobéissance » au Siège Apostolique ou à l’Ordinaire (can. 1371, §1), et celui qui incite à désobéir (can. 1373). Mais le code de droit canonique ajoute une précision très importante : la désobéissance intervient « lorsque légitimement, [le pape ou l’évêque] donne un ordre ou porte une défense ». Donc il faut deux conditions : un ordre ou une défense d’une part, un acte légitime d'autre part. Si l'ordre est illégitime, lui désobéir n’est pas une faute, c'est même servir le bien commun que de refuser de cautionner son illégitimité. Il n’y a donc pas de « désobéissance canonique » posée dans le droit qui serait le pendant de la « désobéissance civile », mais une exigence radicale de légitimité à l’origine de toute condamnation pour désobéissance.
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Ces questions, et bien d’autres, seront approfondies grâce à l’éclairage de Cyrille Dounot au cours du colloque du 24 septembre à la Maison de la Chimie, Paris 7e. Programme détaillé ci-dessous.

Rejoignez-nous si vous le pouvez ! (Tarifs préférentiels pour les lycéens et étudiants, entrée gratuite pour les ecclésiastiques.).


Je profite de l’occasion pour vous signaler la sortie très opportune du nouveau livre de Mgr Athanasius Schneider,
La Messe catholique, que j’ai eu l’honneur et le plaisir de traduire : un livre qui vous fera encore davantage aimer la messe, et en particulier la messe traditionnelle. On peut se le procurer ici via ce blog.





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Programme du colloque sur la messe traditionnelle

Samedi 24 septembre de 10 h à 18 h.
Maison de la Chimie,
28 rue Saint-Dominique, Paris 7e.

9h 30 Accueil

10 h La Messe traditionnelle nourriture de nos âmes - Chanoine Alban Denis

10 h 30 Histoire de la messe interdite (1969-2022) Cyril Farret d’Astiés et Victoire De Jaeghere    

11 h 30 La situation de la messe dans les diocèses (Grenoble, Le Mans, Tours, Bordeaux, Versailles, Paris etc.) Philippe Darantière (Lex Orandi)

12 h 30 Déjeuner, stands, rencontres

14 h Le traditionalisme : Une fidélité. Une résistance. Des souffrances - Jean-Pierre Maugendre (Renaissance Catholique)

14 h 45 L’obéissance dans l’Église : aveugle ou clairvoyante ? Cyrille Dounot et Jeanne Smits

15 h 30 Visite des stands et de la librairie       

16 h15 Table ronde : Un demi siècle de réformes liturgiques.

Bilan et perspectives : Luc Perrin, abbé Grégoire Celier, abbé Barthe. Coordination Laurent Dandrieu

17 h 15 Conclusion Jean de Tauriers (Notre-Dame de Chrétienté)

Libraire religieuse - Stands des associations


Il est encore possible de s’inscrire et je vous encourage vivement à participer à cet événement qui sera aussi un moyen de manifester votre attachement à la liturgie traditionnelle de l’Eglise. L’inscription en ligne se fait ici : clic !


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14 septembre, 2022

Mgr Athanasius Schneider affirme qu’on peut recevoir les sacrements des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X en raison de la “crise de l'Eglise”


Dans une séance de questions-réponses organisée par la « Confraternity of Our Lady of Fatima », Mgr Athanasius Schneider vient de déclarer que les catholiques peuvent recevoir les sacrements des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X.
















On peut voir ici le passage de sa vidéo en anglais relatif à cette question :





Et voici ma traduction complète de sa réponse : 

La Fraternité Saint-Pie X n’est pas en dehors de l'Eglise, car elle n’est pas schismatique. Seuls les quatre évêques qui avaient été ordonnés furent excommuniés, et en 2009, le pape Benoît XVI a levé ces sanctions ecclésiastiques ; il n’existe donc aucune excommunication formelle de qui que ce soit dans la Fraternité Saint-Pie X du point de vue canonique. Il n’y a pas eu d’excommunication formelle, et ils ne sont donc pas en dehors de l’Eglise. Il peut certes y avoir des situations canoniques irrégulières, c’est une autre question. Mais le Saint-Siège – le pape François – leur a déjà accordé certaines facultés, comme les confessions ordinaires : tous leurs prêtres peuvent confesser avec l’approbation du pape. Mais comment un pape peut-il donner à des prêtres qui seraient « hors de l'Eglise » des facultés canoniques ordinaires ? Le pape leur a également accordé la possibilité d’assister aux mariages canoniques, ce qu’ils font, et il y a des évêques qui, par des décrets généraux, ont donné à tous les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X dans leur diocèse la faculté d’assister aux mariages et de célébrer les messes nuptiales. Comment un évêque pourrait-il accorder de telles facultés à un prêtre qui est en dehors de l'Eglise ?

Il faut donc être réaliste. La situation de la Fraternité Saint-Pie X est liée à l'extraordinaire crise de l’Eglise. Ils ne font rien d’autre que ce que l'Eglise a toujours fait jusqu’au Concile : il n’y a pas de nouveautés, ils ont simplement continué de faire ce que les Saints eux-mêmes ont fait, et je le répète : leur situation est canoniquement irrégulière en raison de la grande crise que nous traversons depuis le Concile. Nous devons être très honnêtes et en faire le constat. Bien sûr, nous devons prier pour qu'ils obtiennent la structure canonique complète, et aider à cela, mais quand il y a urgence en matière de foi, l’aspect légal canonique est secondaire. Ce qui prime, c’est la foi, la vérité et la liturgie, et tout cela, l’Eglise l’a toujours gardé, comme ce fut le cas au IVe siècle lors de la crise arienne. Saint Athanase a été excommunié, et il a dit : Ils ont pris toutes les églises, mais nous avons la foi, ils ont les bâtiments, nous avons la foi. Peut-être ont-ils le pouvoir canonique et les structures, mais tant d’évêques n'ont pas la foi... ou pas la Foi entière.

Nous devons donc avoir une vision globale et prier pour qu'il y ait un Pape qui reconnaisse et donne toutes les facultés à la Fraternité Saint-Pie X, et aux autres communautés qui s'efforcent de garder la foi.

Voilà qui peut rassurer en ces temps de mise en place de mesures totalitaires : on pense à tous ces prêtres de la Fraternité Saint-Pie X ou non, qui continuèrent d’offrir la possibilité d’assister à la messe et de recevoir les sacrements pendant les confinements « sanitaires », et à ceux qui se battent pour conserver la messe et les sacrements traditionnels alors que se mettent en place, au sein même de l’Eglise, des « confinements liturgiques ».

Je profite de cette occasion pour rappeler la très prochaine sortie du livre La Messe catholique de Mgr Schneider que j’ eu le privilège de traduire en français, ainsi que je l’ai annoncé sur ce blog

C’est à la fois une sorte  catéchisme explicatif et une réflexion historique sur les rites de la messe, une méditation sur le sens du sacrifice de Notre-Seigneur rendu présent chaque fois que la messe est célébrée, et une puissante aide spirituelle pour y assister avec davantage de fruit. Sa lecture éclaire au demeurant la déclaration ci-dessus de cet évêque « résistant »…

Le livre s’adresse à chacun : clerc ou laïc, jeune ou vieux, habitué de la messe traditionnelle ou non. Mgr Schneider ne s’interdit pas de jauger et d’évaluer, de comparer ou de critiquer, de souligner telle défaillance dans la réforme liturgique post-conciliaire. Mais en s’adressant à tous les catholiques de bonne volonté, quelle que soit leur « chapelle », il peut attirer chacun vers un juste émerveillement devant le mystère et la grandeur du Saint Sacrifice, et, par conséquent, faire prendre conscience de la nécessité de donner à celui-ci la première place.

Mieux encore, servi par une érudition étonnante, ce livre aide à aimer la messe : il me semble qu’il est impossible de ne pas en sortir plus instruit, ébloui, et même grandi. Si je ne devais avoir lu qu’un livre cette année, ce serait celui-là !

Vous pouvez d’ores et déjà (pré)-commander La Messe catholique  par le biais de ce blog : il vous sera expédié à a partir du 26 septembre. A lire, et à offrir !

 La Messe catholique, Mgr Athanasius Schneider, éd. Contretemps, 276 pp. Prix : 22 € + forfait de 5 € de frais d'envoi, soit 27 € pour un exemplaire franco de port.




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11 septembre, 2022

Prochaine sortie du nouveau livre de Mgr Athanasius Schneider sur la messe

Les mois d’été auront été pour moi studieux, si bien que les nouvelles données ici auront été peu nombreuses, malgré l’emballement de l’histoire que nous vivons. Avant de revenir à un rythme de publication plus régulier, il me semble important de tout recentrer sur l’essentiel. En ces temps d’incertitudes, d’injustices et même de peurs il importe de se rappeler que l’événement le plus important de l’histoire, le plus déterminant, est celui de l’Incarnation de Notre Seigneur, et qu’Il nous a laissé, par sa passion et à sa mort, le moyen d’obtenir la grâce de participer à sa résurrection, grâce qui nous est donnée par les sacrements, au premier rang desquels le Saint Sacrifice de la messe, la sainte Eucharistie.

« Le monde pourrait vivre sans le soleil mais pas sans la messe », disait Padre Pio…

Mgr Athanasius Schneider vient précisément de publier avec Aurelio Porfiri un livre remarquable sur la messe: La Messe catholique, remettre Dieu au centre de la liturgie, que j'ai eu le bonheur et le privilège de traduire en français pour les éditions Contretemps. Il sera disponible d’ici à la fin de la semaine.

C’est à la fois une sorte  catéchisme explicatif et une réflexion historique sur les rites de la messe, une méditation sur le sens du sacrifice de Notre-Seigneur rendu présent chaque fois que la messe est célébrée, et une puissante aide spirituelle pour y assister avec davantage de fruit.

Il s’adresse à chacun : clerc ou laïc, jeune ou vieux, habitué de la messe traditionnelle ou non. Mgr Schneider ne s’interdit pas de jauger et d’évaluer, de comparer ou de critiquer, de souligner telle défaillance dans la réforme liturgique post-conciliaire. Mais en s’adressant à tous les catholiques de bonne volonté, quelle que soit leur « chapelle », il peut attirer chacun vers un juste émerveillement devant le mystère et la grandeur du Saint Sacrifice, et, par conséquent, faire prendre conscience de la nécessité de donner à celui-ci la première place.

Mieux encore, servi par une érudition étonnante, ce livre aide à aimer la messe : il me semble qu’il est impossible de ne pas en sortir plus instruit, plus ébloui, et même grandi. Si je ne devais avoir lu qu’un livre cette année, ce serait celui-là !

Vous pouvez d’ores et déjà (pré)-commander La Messe catholique  par le biais de ce blog : il vous sera expédié à a partir du 26 septembre. A lire, et à offrir !

 La Messe catholique, Mgr Athanasius Schneider, éd. Contretemps, 276 pp. Prix : 22 € + forfait de 5 € de frais d'envoi, soit 27 € pour un exemplaire franco de port. 
Pour les expéditions à l’étranger (hors DOM-TOM) à frais réduits le prix unitaire, forfait d’envoi inclus, est de 25 €.

  • Commandes et chèques sont à adresser à Jeanne Figueras, 1 Boulevard du Roi, 78000 Versailles, en indiquant l’adresse d’envoi et si possible votre courriel. (Les chèques ne seront pas débités avant l’expédition.)
  • Paiement par Paypal : suivre le lien Paypal.me, choisir l’option « envoyer » et ajouter le montant (27 € pour un envoi en France métropolitaine). M’indiquer l’adresse d’expédition en m’écrivant à jeanne.smits.blog@gmail.com.
  • Virement : d’abord bien préciser l’adresse d’envoi à jeanne.smits.blog@gmail.com, et je vous adresserai par retour un lien de virement pour les paiements depuis l’étranger, ou mes coordonnées bancaires.
  •  Carte bancaire : d’abord bien préciser l’adresse d’envoi à jeanne.smits.blog@gmail.com ; je vous enverrai un lien de paiement sécurisé.
  •  Pour les envois de plusieurs exemplaires, en France ou dans le reste du monde, merci de me faire part de votre souhait de commander en écrivant à jeanne.smits.blog@gmail.com afin que je puisse vous indiquer les frais d’envoi de manière plus précise, une fois le poids exact du livre connu !
  • DOM-TOM : me consulter au préalable en écrivant à jeanne.smits.blog@gmail.com pour connaître les frais d’expédition.
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Retenez aussi la date du 24 septembre, où Renaissance catholique organise un colloque sur la messe traditionnelle auquel je participerai en interrogeant le canoniste Cyrille Dounot sur le « devoir d’obéissance » dans l’Eglise.





Le programme s’annonce particulièrement riche et utile en ces temps de résistance et de défense de la messe traditionnelle :

Programme du colloque sur la messe traditionnelle

Samedi 24 septembre de 10 h à 18 h.
Maison de la Chimie,
28 rue Saint-Dominique, Paris 7e.

9h 30 Accueil

10 h La Messe traditionnelle nourriture de nos âmes - Chanoine Alban Denis

10 h 30 Histoire de la messe interdite (1969-2022) Cyril Farret d’Astiés et Victoire De Jaeghere    

11 h 30 La situation de la messe dans les diocèses (Grenoble, Le Mans, Tours, Bordeaux, Versailles, Paris etc.) Philippe Darantière (Lex Orandi)

12 h 30 Déjeuner, stands, rencontres

14 h Le traditionalisme : Une fidélité. Une résistance. Des souffrances - Jean-Pierre Maugendre (Renaissance Catholique)

14 h 45 L’obéissance dans l’Église : aveugle ou clairvoyante ? Cyrille Dounot et Jeanne Smits

15 h 30 Visite des stands et de la librairie       

16 h15 Table ronde : Un demi siècle de réformes liturgiques.

Bilan et perspectives : Luc Perrin, abbé Grégoire Celier, abbé Barthe. Coordination Laurent Dandrieu

17 h 15 Conclusion Jean de Tauriers (Notre-Dame de Chrétienté)

Libraire religieuse - Stands des associations


Il est encore possible de s’inscrire et je vous encourage vivement à participer à cet événement qui sera aussi, par votre présence, un moyen de manifester notre attachement à la liturgie traditionnelle de l’Eglise. L’inscription en ligne se fait ici : clic !



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29 juillet, 2022

Premier règlement collectif d'indemnisation d'employés mis à la porte ou contraints de se faire vacciner contre le COVID-19

Il y a des jours où on est content de « blogger » (d’autant que je n’ai guère donné de nouvelles ces dernières semaines, toujours faute de temps) : dans l'Illinois, aux Etats-Unis, une entreprise hospitalière comptant cinq établissements, NorthShore University HealthhSystem, va devoir payer plus de 10 millions de dollars à des employés mis à la porte ou contraints de se faire vacciner contre le COVID alors qu’ils invoquaient des « exemptions religieuses », autrement dit, le droit à l’objection de conscience face à des « vaccins » développés en utilisant des lignées de cellules fœtales obtenues par le biais d’avortements.

C’est une « class action » menée par une association de défense de croyants chrétiens, Liberty Council, très active dans le domaine de la protection des libertés face aux vaccinations et aux passes vaccinaux dans le cadre du COVID.

Notez que la société NorthShore n’a pas voulu prendre le risque d’une procédure, préférant trouver un arrangement collectif avec les plaignants, avouant ainsi que sa politique d’obligation vaccinale n’est pas défendable en droit.

C’est une belle victoire. Dommage qu’on ne puisse en imaginer une pareille en France, terre de la « liberté » !

Voici une rapide traduction du communiqué de Liberty Council :

*

L’association Liberty Counsel a obtenu ce jour un accord de règlement négocié pour un montant de plus de 10,3 millions de dollars dans le cadre du premier recours collectif intenté par des travailleurs du domaine de la santé contre l’obligation vaccinale contre le COVID. Le règlement de l’action collective contre le NorthShore University HealthSystem concerne plus de 500 travailleurs de santé, présents ou passés, qui ont fait l’objet d’une discrimination illégale en se voyant refuser l’exemption religieuse qu’ils réclamaient pour se soustraire à l’obligation vaccinale. L’accord a été déposé dans la foulée auprès du tribunal fédéral du district nord de l’Illinois.

 NorthShore a accepté payer un total de 10.337.500 $ (presque autant d’euros) pour indemniser ces personnels de santé qui s’avèrent avoir été victimes de discrimination religieuse, et qui ont été sanctionnés en raison de leurs croyances religieuses, qui leur interdisaient de recevoir une injection associée à des cellules de fœtus avortés.

Il s’agit là d’un règlement historique, le premier du genre en matière de recours collectif contre un employeur privé ayant illégalement refusé des centaines de demandes d’exemption religieuse face aux injections COVID-19.

 Le règlement doit encore être approuvé par le tribunal fédéral de district. Les employés de NorthShore qui se sont vu refuser des exemptions religieuses recevront une notification du règlement et auront la possibilité de faire des commentaires, de s’opposer, de demander à être exclus du règlement ou de soumettre un formulaire de demande de paiement à partir du fonds de règlement, le tout conformément aux délais qui seront fixés par le tribunal.

Dans le cadre de l’accord de règlement, NorthShore reviendra également sur sa politique illégale de refus des aménagements religieux afin de la rendre conforme à la loi, en prévoyant la possibilité d’aménagements religieux à chaque poste dans ses nombreux établissements. Aucun poste dans les installations de NorthShore ne sera considéré comme interdit aux employés non vaccinés ayant des exemptions religieuses approuvées.

 En outre, les employés qui ont été licenciés en raison de leur refus des piqûres COVID pour des motifs religieux pourront être réembauchés s’ils en font la demande dans les 90 jours suivant l’approbation du règlement final par le tribunal, et ils conserveront leur niveau d’ancienneté antérieur.

Le montant des paiements individuels provenant du fonds de règlement dépendra du nombre de formulaires de demande valides faites en temps et en heure au cours du processus de réclamation. Si le règlement est approuvé par le tribunal et que la totalité ou la quasi-totalité des employés concernés déposent des demandes valides dans les délais, on estime que les employés qui ont été licenciés ou ont démissionné en raison de leur refus religieux d’une injection de COVID recevront environ 25.000 $ chacun, et que les employés qui ont été contraints, pour conserver leur emploi, d’accepter une injection de COVID en dépit de leurs croyances religieuses recevront environ 3.000 $ chacun.

 Les 13 travailleurs de santé qui sont les principaux demandeurs recevront un paiement supplémentaire approximatif de 20.000 $ chacun pour avoir joué un rôle important dans l’engagement de ce procès et pour avoir représenté le collectif des travailleurs de la santé de NorthShore. 

Liberty Counsel recevra 20 pour cent de la somme du règlement, soit 2.061.500 $, en paiement des frais et honoraires d’avocat importants qu’elle a dû engager pour poursuivre NorthShore et tenir cette société responsable de ses actes. Ce montant est bien inférieur aux 33 % habituellement demandés par les avocats dans le cadre d’un recours collectif.

 Dès octobre 2021, Liberty Counsel a envoyé une lettre de demande à NorthShore au nom de nombreux travailleurs de la santé qui avaient des objections religieuses sincères vis-à-vis de la « Politique de vaccination obligatoire COVID-19 » de la société. Si NorthShore avait alors accepté de suivre la loi et d’accorder des exemptions religieuses, l’affaire aurait été rapidement résolue et ne lui aurait rien coûté. Mais dès lors que NorthShore a refusé de se conformer à la loi et a rejeté toutes les demandes d’exemption religieuse et d’aménagements pour les employés travaillant dans ses locaux, Liberty Counsel a intenté un recours collectif, ainsi qu’une requête en vue d’obtenir une ordonnance restrictive temporaire et une injonction. 

Horatio G. Mihet, vice-président des affaires juridiques et avocat en chef des litiges de Liberty Counsel, a déclaré : « Nous sommes très heureux du règlement historique de 10 millions de dollars obtenu dans le cadre de notre action collective contre NorthShore University HealthSystem. Le changement radical de politique et les réparations pécuniaires substantielles exigés par le règlement apporteront une forte dose de justice aux employés de NorthShore qui ont été impitoyablement contraints de choisir entre leur conscience et leur emploi. Ce règlement devrait également servir d’avertissement fort à tous les employeurs de la nation, leur montrant qu’ils ne peuvent pas refuser de trouver des aménagements pour leurs employés qui ont des objections religieuses sincères vis-à-vis de la vaccination forcée. »

 Mat Staver, fondateur et président de Liberty Counsel a déclaré : « Ce règlement collectif qui offre une compensation et la possibilité de retourner au travail est le premier de son genre dans la nation concernant l’obligation vaccinale COVID. Ce règlement devrait servir d’avertissement à tout employeur qui n’a pas proposé un aménagement ou exempté les employés qui s’opposaient aux injections COVID pour des raisons religieuses. Que cette affaire serve d’avertissement pour les employeurs qui ont violé le Titre VII. Il est particulièrement significatif et gratifiant que ce premier règlement COVID collectif protège les travailleurs de la santé. Les travailleurs de la santé sont des héros qui donnent quotidiennement leur vie pour protéger et traiter leurs patients. On a besoin d’eux maintenant plus que jamais. »




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