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08 février, 2024

L'Equateur innove en autorisant l’euthanasie « avolontaire » : un nouveau pas dans l'abomination

La Cour constitutionnelle de l'Equateur n’a pas seulement dépénalisé l’euthanasie, comme le répètent les médias du monde entier, ravis de voir un pays qui demeure à majorité catholique prendre ainsi le même chemin qu’ont emprunté seulement 8 autres pays dans le monde. Les juges ont innové – il me semble que c’est une première mondiale – en autorisant l’euthanasie décidée par un tiers sur un patient qui ne peut pas exprimer sa propre volonté et dont la vie n’est plus jugée « digne ». J’ai commenté ce nouveau pas vers la gestion publique de la mort sur reinformation.tv ; mon article est à lire ici.

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05 avril, 2013

Equateur : protestations contre la gratuité de la pilule du lendemain

L'archevêque de Cuenca, en Equateur, s'est élevé contre la décision du gouvernement de rendre la pilule du lendemain gratuitement accessible dans les centres de santé depuis le début de cette semaine, en exigeant qu'on dise aux femmes qui la demandent « la vérité globale » sur cette « contraception d'urgence ».

Mgr Luis Cabrera Herrera a affirmé que ses promoteurs ont le « devoir moral » d'informer les utilisatrices de tous les effets du Lévonorgestrel qui a comme troisième mode d'action l'inhibition de la nidation de l'embryon dans l'utérus de la femme, qui normalement se produit quelque sept jours après la fécondation.

Dans un communiqué signé du 2 avril l'archevêque a dénoncé le fait que sous le concept de « santé sexuelle et reproductive » plusieurs agences de l'ONU et de l'OMS font « d'énormes campagnes en faveurs des anticonceptifs et des préservatifs », dans le but affiché de prévenir les grossesses non planifiées, les maladies sexuellement transmissibles et les avortements provoqués. « Pour les justifier, ils ont recours à des statistiques alarmantes et supposément dignes de foi », et bénéficient de grandes quantités de ressources et même de l'appui sans conditions de la part de nombreux Etats et d'ONG. Parlant de la pilule du lendemain, il a poursuivi :

« Ces campagnes sont présentées comme relatives à la santé publique ; c'est la raison pour laquelle la dimension éthique doit aussi être prise en compte. Ce qui est éthique, dans ce cas, a rapport avec “ce qui se dit” mais aussi avec “ce qui est occulté” à propos de ses effets sur la santé intégrale, particulièrement celle de la femme qui est la plus directement touchée.

« De ce point de vue, aussi bien ceux qui la produisent que ceux qui en font la promotion ont la responsabilité éthique de dire “toute la vérité” au public. Cette même obligation morale s'étend au père et à la mère de famille, tout comme au médecin qui a droit à l'objection de conscience. »

Cette vérité, a rappelé Mgr Cabrera, inclut les effets du Levonorgestrel sur la santé physique, psychique et sociale : « des données qui ne sont pas toujours fournies ».

« De même, il faut se poser la question de savoir si, dans les pays où la contraception a été imposée, les grossesses non planifiées ont disparu ?  Y a-t-on éliminé les infections sexuellement transmises ? A-t-on réduit le nombre d'avortements provoqués ? Les statistiques nous disent que non ; au contraire, elles signalent une augmentation du nombre des maladies. Pourquoi le taire ? »

« Les campagnes multimillionaires pour légaliser son utilisation ont donc l'obligation morale de dire toute la vérité. Seule la vérité nous rendra libres en vue de prendre les meilleures décisions », a-t-il conclu.

L'archevêque de la plus importante ville du pays, Guayaquil, a lui aussi dénoncé la décision du gouvernement de Rafael Correa, le président ayant pris la parole lui-même pour se féliciter de la gratuité de la pilule du lendemain.

« Le président Correa n'est pas Dieu, il ne peut prétendre à des attributions divines pour entrer dans la conscience des gens afin de la modeler », a-t-il lancé. Pour Mgr Antonio Arregui, prenant le contre-pied des autorités civiles, les choses sont claires : la pilule du lendemain peut être abortive.

A Quito, la capitale, la Pastorale familiale de l'archidiocèse a appelé la population à participer ce samedi 6 avril à une Journée d'oraison pour demander à Dieu de « sauver notre Equateur, consacré au Sacré Cœur de Jésus, de toutes ces lois immorales et criminelles qui dessèchent nos familles, nos enfants et notre société ».

L'organisme a prévenu que l'Equateur « n'a jamais été aussi près d'en finir avec le droit à la vie dès la conception » et avec la famille basée sur le mariage entre un homme et une femme – oui, même un pays comme l'Equateur est aux prises avec les pressions du lobby gay de légaliser les unions homosexuelles. « Avec cette loi chacun peut décider ce qu'il veut être, aujourd'hui femme, demain homme ou vice versa, et les homosexuels pourront se marier ou adopter ».

La décision de rendre cinq types de contraceptifs, y compris la pilule du lendemain, gratuits et accessibles aux mineures sans que leurs parents soient au courant, ouvre la voie à de « graves dommages pour la vie de la femme », et dans le cas d'une action abortive, « pour celle d'un enfant récemment conçu ».

C'est précisément pour que Dieu sauve l'Equateur de ces lois que les Equatoriens doivent s'unir dans la prière qui se déroulera à l'ombre de la « Croix du Pape, au parc de la Carolina » dès 10 h samedi matin, en préparation d'une grande marche de l'Equateur pour la Vie et la Famille le 4 mai prochain.


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22 mai, 2012

Equateur : la loi protège les enfants de l'homoparentalité

Nicola et Helen. La mère et celle qui n'a
« aucune affinité » avec l'enfant.
Un tribunal de Quito a rejeté la demande d'un couple de lesbiennes visant à faire reconnaître une mère biologique et sa compagne comme les deux « mamans » d'une fillette née le 8 décembre dernier au moyen de son inscription à l'état civil avec les noms de familles de chacune des deux lesbiennes.

Les deux femmes, Nicola Susan Rothon et Helen Louis Bicknell, avaient obtenu l'appui de la "Defénseure du Peuple » à la suite du refus de l'état civil, pour mener leur action en justice, appelée « action de protection ».

Elle a été rejetée, signale le réseau pro-vie Vida y Familia, au motif que la loi équatorienne de l'état civil ne prévoit pas de « dupliquer la filiation maternelle dans un registre des naissances ».

A cette évidence s'ajoute l'économie générale du droit équatorien dont le jugement rappelle que plusieurs normes « se réfèrent expressément aux « père et mère”, à “l'homme et la femme”, que ce soit dans le code civil, la loi sur les unions de faits ou la Constitution elle-même ».

Le jugement assure ensuite qu'il n'y a pas eu de discrimination ni même de volonté de discriminer, et que le droit de Nicola Susan Rothon, mère de la petite Satya Amani, a pu faire enregistrer sa fille avec son nom de famille. Il précise que c'est le nom de famille du père qui s'intercale entre les prénoms de l'enfant et le nom de sa mère, « en raison de la parenté de consanguinité qui existe entre chacun des progéniteurs et leur fils et leur fille ».

« La mineure impubère est fille de Nicola Susan Rothon, ce qui veut dire qu'elles sont toutes les deux, mère et fille, du même sang, ce pour quoi elle doivent porter le même nom de famille, ainsi que le détermine clairement et expressément notre législation. (…) Qu'est ou que représente la citoyenne Helen Louise Bicknell pour l'enfant qui s'appellera Satya Amani ? La réponse est rien, cette citoyenne anglaise n'a aucune parenté ni affinité, et encore moins de consanguinité » avec la fillette.

Voilà un jugement énergique, qui ne s'encombre pas de considérations « portes ouvertes » et qui n'invoque pas seulement des points techniques, mais qui va au fond du problème, la question de la réalité biologique.

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28 avril, 2012

En Equateur aussi, pressions pour l'“homoparentalité”

Pauvre bébé…
Un groupe d’Equatoriens défenseurs de la famille a saisi la justice pour contrecarrer l’initiative d’un collectif homosexuel qui veut faire inscrire une fillette à l’état civil comme enfant de deux lesbiennes britanniques, Helen Bicknell et Nicola Rothon.

Le bébé est né en décembre dernier à la suite d’une insémination artificielle pratiquée sur Nicola Rothon qui est sa mère biologique. Celle-ci a contesté la décision des responsables de l’état civil de ne pas inscrire sa concubine comme deuxième « parent » de l’enfant.

Est donc intervenu à ce procès le groupe de défenseurs de la famille, qui ne se réclament d’aucune organisation et qui se sont mobilisés pour affirmer le bien intégral de l’enfant, qui exige qu’elle ait « un père et une mère » pour bien grandir sur tous les plans, a expliqué Fabian Leon aux médias en leur nom.

Les deux lesbiennes étaient quant à elles soutenues par le collectif Gay, lesbien, bi et trans équatorien qui ont organisé une manifestation devant la salle d’audience dans la capitale, Quito.

Le jugement a été mis en délibéré.
  


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28 octobre, 2011

Les évêques d'Equateur dénoncent la discrimination religieuse qui les menace

Mgr Arregui, archevêque de Guayaquil
Le président de la Conférence épiscopale d'Equateur, Mgr Antonio Arregui, a dénoncé dans un communiqué le projet de code pénal organique qui pénaliserait toute expression des ministres du culte sur des questions relatives à la vie publique du pays. Une telle disposition porterait atteinte à leur liberté religieuse, a-t-il souligné, en leur donnant moins de droits qu'aux autres citoyens.

« Il existe une proposition visant à sanctionner les ministres de n'importe quel culte lorsqu'ils prennent position pour favoriser ou défavoriser des uipartis ou des mouvements politiques. Il est clair qu'il s'agit là d'une discrimination pour motifs religieux, puisqu'on interdit au ministre ce qui est permis à tous les autres, en le privant de son égalité devant la loi », souligne le communiqué.

Cela est cause d'inquiétude pour les évêques équatoriens qui ne sont pas hostiles à une modification du code pénal, mais qui voudraient la voir menée « sans l'apparition insistantes de projets qui trouvent leur origine dans des idéologies extrêmes ».

Ainsi la Conférence des évêques revendique-t-elle son travail actuel d'évaluation de l'actuel projet de réforme pénale « à la lumière de l'Evangile ».

« Il ne s'agit pas d'entrer dans l'arène de la lutte politique, pour ou contre un groupe donné. Simplement, nous sommes convaincus que le pays irait bien mieux si nous nous engagions tous et chacun à modeler ses institutions selon l'inspiration de l'Evangile. »


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04 avril, 2011

Amérique du Sud : une révolutionnaire choisit la vie

Amparo Medina, 45 ans, femme énergique, avait commencé sa « vie active » comme militante au sein du Mouvement de la gauche révolutionnaire en Equateur. Elle allait dans les quartiers pauvres de sa ville pour apprendre le sport aux jeunes désœuvrés. Pleine d'idéal, elle voulait changer le monde. Elle a fini catholique. Et lutte maintenant pour la fin de l'avortement – et la contraception.

Amparo Medina avait commencé sur une tout autre voie. Après des études de pédagogie sociale, elle avait étudié le « leadership » en Israël et travaillé au sein d'organisations internationales comme l'Organisation des Etats Américains, l'UNICEF et l'ONU, sur le thème de la santé sexuelle et reproductive. Elle s'aventura dans les zones sauvages de la forêt amazonienne pour aider les populations à défendre leur terre, si nécessaire par la force, organisa des crèches dans la brousse pour que les femmes puissent aller au travail, leur enseignait même à rendre coup pour coup lorsque leurs maris les frappaient. Bien sûr elle militait pour l'avortement.

Au point qu'elle fut prise par l'armée équatorienne et frappée quasiment à mort : guérie, elle se jeta avec une volonté renouvelée dans des groupes révolutionnaires opérant dans son pays, au Chili et en Colombie. Avant d'être reprise et, dit-elle, torturée pendant sept jours par les militaires.

Puis vint la conversion.

Elle fut le fruit d'un choc. Amparo accompagnait une amie très proche qui était tombée enceinte à la suite d'une relation extra-conjugale. Elle en était à sa neuvième semaine de gestation.

« Je me rappelle la salle, la peur et la douleur qui transparaissaient sur le visage de mon amie, le bruit de l'aspirateur et moi, moi qui lui disais de ne pas avoir peur, de continuer, de songer que l'opération était simple et qu'elle lui ferait du bien », raconte la jeune femme, toujours hantée par la scène.

Car elle se sent coupable, jusqu'à aujourd'hui : du coup elle a fondé une association pour aider les pères et les mères à surmonter la dépression post-abortive.

« J'ai compris qu'aucune femme n'avorte par plaisir ; la souffrance est immense et elle laisse des traces qu'on n'effacera jamais. »


Amparo Medina estime que la réponse ne passe pas par les préservatifs mais par un juste enseignement de la sexualité, ses risques et surtout les responsabilités qu'elle comporte. Les contraceptifs ne sont pour elle qu'un moyen de plus pour enrichir les multinationales. Parole d'une femme qui connaît les réalités des couches pauvres de la société de l'intérieur.

Un autre événement providentiel allait entraîner sa conversion. Participant à la lutte armée des indigènes, elle s'est trouvée un beau jour face à la milice. Une balle siffle, éraflant sa joue gauche. Elle tombe, inconsciente. « C'est là que j'ai eu la vision d'une jeune fille de 16 ou 17 ans qui disait qu'elle m'aimait. Je suis sûre que c'était la Vierge Marie. » Amparo est devenue catholique. Et elle dit aujourd'hui : « Je ne suis qu'une pièce dans un engrenage qui me dépasse de beaucoup. »


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17 septembre, 2010

Militantisme homosexuel en Équateur : la critique est-elle encore permise ?


L’AFP rapporte l’affaire du baiser de deux joueuses de l‘équipe de football lesbienne (sic) du quartier de La Floresta, à Quito, en Equateur : une scène intervenue en juillet 2009 dans ce quartier ouvrier du nord-est de Quito. A l’issue d’un match, les joueuses du Club Guipuzcoa, fondé en 2005 et en grande partie composé de lesbiennes, étaient montées dans les tribunes pour assister à la rencontre suivante.


Une fan d’une autre équipe avait alors filmé les membres du club qui, par défi – c’est-à-dire par provocation – s‘étaient embrassées devant la caméra. Le baiser – non pas « volé », comme l’écrit l’AFP, mais volontairement échangé pour choquer – avait déclenché la colère de spectateurs qui les avaient forcées à quitter les lieux.


« Elles en avaient assez (d‘être stigmatisées, NDLR) et ont décidé de faire parler d’elles. C‘était le baiser du repos face à tant d’agressions », explique Karen Barba, une étudiante en droit de 26 ans engagée dans la défense des droits des lesbiennes et capitaine de l’équipe amateur.


Les organisateurs du championnat de La Floresta ont alors décidé d’expulser le club pour un an, une sanction visant l’acte « obscène » de l‘équipe, un « attentat contre la moralité et les bonnes mœurs ».


Que n’ont-ils pas fait là ! Après son expulsion en 2009, le club a saisi la justice et le « défenseur du peuple » (institution chargée du respect des droits de l’Homme, NDLR), obtenant des décisions favorables à sa réintégration. La justice a aussi tranché en faveur de l‘équipe à plusieurs étapes de la procédure dont la dernière péripétie s’est produite il y a quelques jours : dans un arrêt rendu le 9 septembre le juge concerné a estimé que la ligue de la Floresta avait porté atteinte « au droit au sport » et aux articles de la Constitution qui interdisent la discrimination à l‘égard des femmes et des lesbiennes.


Mais la ligue continue à résister. Felix Zambrano, son avocat, affirme que les joueuses n’ont pas été expulsées en raison de leur orientation sexuelle, mais des actes obscènes commis, comme « s’embrasser et caresser des parties intimes de leur anatomie en public ».
Pour l’AFP, l’incident somme toute incroyablement mineur, mais que la presse mondiale monte en épingle, a surtout « mis en lumière les tabous qui affligent encore la société équatorienne, profondément catholique, pour ce qui touche à l’homosexualité, dépénalisée en 1998 ».


« Il y a un décalage entre le rythme socioculturel et le cadre légal. La jurisprudence existe, il faut maintenant travailler pour construire un nouvel imaginaire » collectif, explique l’anthropologue Maria Virgina Herdoiza.


En chasser, donc, toute idée de morale chrétienne. Ce fait divers se voudrait en effet le précurseur de bien d’autres, avec au bout la reconnaissance jurisprudentielle et légale de sanctions à l’égard de ceux qui se montrent incommodés par des manifestations d’affection explicites et publiques de la part d’homosexuels (et même « d’« hétéros », d’ailleurs, lorsqu’ils passent les bornes).


Source : www.present.fr

13 septembre, 2010

En Equateur, des graffiti recommandent l'avortement chimique

Derrière les mots, des blasphémateurs. Et des financeurs. Les habituels… mais aussi des catholiques…

Photo du site El Universo
La poussée internationale pour faire adopter globalement un médicament anti-ulcers, le Cytotec (misoprostol) pour faciliter l'accès de toutes à l'avortement pendant le premier trimestre de la grossesse, que j'évoque régulièrement ici, trouve ces jours-ci une illustration particulièrement significative dans plusieurs provinces en Equateur. Dans plusieurs petites villes des provinces de Santa Elena, Manabi et quelques autres, une campagne de graffiti fleurit sur les murs : deux mots (Aborto seguro – avortement sans danger) flanqués d'un numéro de téléphone portable, qui se révèle être une hotline de conseils sur la manière d'avorter (en toute illégalité) avec le Cytotec. Des dizaines de faits de ce genre ont été constatés à travers le pays.

Un reportage d'El Universo explique que la campagne est menée par une ONG, « Salud Mujeres » (Santé Femmes) dont le siège est à Quito et qui rassemble une Coordinatin des jeunes féministes (filles et garçons !) de 15 à 24 ans mobilisés pour défendre « l'équité de genre ».


Une journaliste a « testé » le numéro d'aide proposé sur les murs des villes : c'est une voix de femme qui répond et qui entre tout de suite dans le vif du sujet : « Raconte-moi ton problème. » « Caroline » dit qu'elle est enceinte. L'interlocutrice lui demande à quand remontent les dernières règles, prend son numéro de téléphone et annonce qu'elle va rappeler. Ce qu'elle fait dans les trois minutes, pour faire part de son calcul (8 semaines et 4 jours de grossesse, annonce-t-elle).

Sans autre question ni mise en garde que celle de dire qu'au-delà de 12 semaines, il faut chercher une autre forme d'information, elle demande à « Caroline » de prendre un crayon et du papier et de noter le nom d'un médicament « garanti par l'Organisation mondiale de la Santé » (oui – pour son usage anti-ulcéreux et anti-hémorragique post-partum seulement !), et de prendre note du nombre de pilules, avec leur dosage exact, à acheter sans ordonnance et « de préférence dans une pharmacie de quartier ». Suivent des indications sur la manière d'ingérer les comprimés : « Note bien sur ton papier ! »

La conseillère annonce ensuite que « Caroline » aura des saignements importants pendant deux ou trois jours, des coliques, des vomissements, des accès de froid, de la diarrhée – mais, pas d'inquiétude, ce sont les symptômes d'un avortement spontané. Donc, en cas de complication, il n'est pas risqué d'aller consulter un médecin qui ne pourra établir la réalité de l'avortement volontaire d'après son auscultation.

« Caroline » demande alors s'il n'y a pas de danger. « Le médicament est fiable », susurre la voix au bout du fil.

Fiable pour ses usages recommandés, sans doute. Mais pour Jesica Lopez, obstétricienne de Santa Elena (Equateur), les risques d'infection sont élevés : le Cytotec provoque des contractions utérines mais ne garantit pas qu'une partie du « produit » de la grossesse ne restera pas dans l'utérus ; elle ajoute que beaucoup de femmes ont ainsi perdu cet organe, la plupart du temps des femmes jeunes chez qui la méthode est encore plus dangereuse dans la mesure où leur utérus n'est pas arrivé à complète maturité.

El Universo signale que la Juge de l'Enfance et de l'Adolescence de Santa Elena, Ana Maria Tapie a souligné que si la Constitution de l'Equateur  garantit le droit de prendre des décisions « libres et reponsables », elle vise la responsabilité de la femme enceinte de prendre soin d'elle-même et aussi de son enfant…

L'initiative de Salud Mujeres vise clairement à promouvoir des actes contraires à la loi qui pénalise toujours l'avortement en Equateur, et particulièrement chez des mineures à qui l'on propose ainsi d'avorter à l'insu de leurs parents.

Comble de l'abjection : utiliser Marie pour l'IVG…
En allant voir le site de cette ONG qui se vante d'avoir un réseau dans l'ensemble de l'Amérique latine, j'ai pu constater que l'idée d'inciter les jeunes à l'avortement illégal, discret, gratuit, à domicile et prétendument « sans danger » a fait l'objet d'une première campagne à Quito en juin 2008. Ses militants avaient choisi d'accrocher leur banderole avec le numéro de téléphone – toujours le même – sur la statue de la Vierge du Panecillo, la colline « Pain de Sucre » qui s'élève au bout de la veille ville.

« Par cette action, on entend re-signifier les symboles catholiques pour parvenir à avoir une incidence sur l'imaginaire des personnes qui vivent dans notre société, celle-là même qui est fortement caractérisée par son catholicisme. Le message qu'on entendait donner était de dire que “toutes les femmes, nous avons le droit de poursuivre ou non nos grossesses, y compris la Sainte Vierge qui fut consultée à propos de la poursuite de sa grossesse. »

Lorsqu'on arrive à un tel degré d'inversion et de blasphème, on comprend mieux ce qui se tapit derrière le discours féministe.

 Salud Mujeres et l'association qui chapeaute cette ligne téléphonique d'assistance reçoivent des fonds et de l'aide du monde entier. Par exemple : Ipas, une ONG pro-avortement que j'ai évoqué plusieurs fois sur ce blog, notamment en mars : elle venait alors d'organiser une Journée d'appréciation des fournisseurs d'avortements

Un autre grand bailleur de fonds est le Global Fund for Women (le lien aboutit à une page de recherche qui indique le militantisme de cette ONG pour l'avortement légal). GFW refuse farouchement les fonds gouvernementaux mais qui les accepte (directement ou via leurs fondations caritatives) de la part de JPMorgan, Goldman Sachs, Microsoft, Symantec, Famille Ritz, les fondateurs de Hewlett Packard, American Express, Gap, Google, la Banque mondiale, Freddie Mac, Pfizer, Nestlé, Bill and Melinda Gates Foundation, Astraea Lesbian Foundation for Justice, Isabel Allende Foundation, etc, etc, etc. Et la fédération internationale du Planning familial.

La liste est très longue et vous la trouverez derrière ce lien, en bas de page, sous « Annual Report ».

J'y ai relevé un certain nombre de donateurs surprenants, dont on espère qu'ils auront été simplement naïfs, éblouis par les actions humanitaires de GFW (mais on a du mal à y croire, et il faudrait en tout état de cause qu'ils ouvrent les yeux). Extraits :

Benedictine Sisters, Benedictines for Peace, Brothers of Our Lady Mother of Mercy, Congregation of Notre Dame, Sacramento Catholic Workers, Sisters of Charity, Sisters of St. Dominic, etc, etc.

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03 avril, 2010

Equateur : pour la Journée de l'enfant à naître, 10.000 jeunes font promesse de chasteté

Jusqu'au mariage, une vraie continence sexuelle : 10.000 jeunes Equatoriens des grandes villes de Quito et Cuenca se sont engagés à respecter leur corps en attendent leur éventuel mariage, et de rester fidèles s'ils s'engagent dans cet état de vie. Les adolescents ont fait cette promesse avec l'objectif, notamment, de respecter la vie depuis sa conception jusqu'à la mort naturelle.

L'événement était organisé à l'occasion de la Journée de l'enfant à naître, le 25 mars, par Accion Pro-Vida, une filiale de Human Life International, association pro-vie qui défend l'intégralité du message catholique sur la vie affective et le respect de la vie.

Au cours de la fête un temps fut réservé aux témoignages de femmes qui avaient pu, grâce à Provida, renoncer à l'avortement qu'elles avaient programmé : l'association les accueille aux portes des avortoirs pour dire la réalité de ce geste assassin. Elles étaient là avec leurs bébés, accueillis par des cris de joie par les garçons et les filles présents.

Ces jeunes assistèrent également à une formation sur « la vérité sur le trafic de la mort, de la contraception et de l'avortement, sur le mensonge du préservatif et les conséquences d'une vie de contraception ».

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22 janvier, 2010

Contraception : en Equateur, des adolescents piquent des adolescentes


L’information a été donnée le 15 décembre 2010, avec approbation, par Global Health Magazine, relayée ces jours-ci par la Catholic News Agency : en Equateur, dans un village rural comme nous n’en imaginons même plus, une trentaine de jeunes âges de 11 (onze !) à 19 ans ont été mobilisés par des organismes de planning familial pour administrer des « vaccins contraceptifs » aux jeunes de leur âge…


La Fédération du planning familial des Etats-Unis (PPFA) s’est associée à CEMOPLAF, une ONG équatorienne de « santé reproductive », pour développer ce nouveau « modèle » de diffusion du contrôle des naissances (et de promotion de l’activité sexuelle précoce, forcément) dans le milieu reculé des populations rurales de la région andine du Chimborazo.

Et oui, ces jeunes mineurs, dès 11 ans, sont formés à administrer des injections en général et le Depo Provera en particulier ; au cours des quatre sessions qu’ils rejoignent grâce à la logistique, aux transports financés et aux repas fournis par les gentils organisateurs, ils apprennent aussi tout sur la pilule et le préservatif, afin de pouvoir « informer » leurs pairs. Deux travailleurs à temps complet restent en permanence à leur disposition pour les « former » et leur apprendre à être à l’aise dans leur « mission ».

Comment mettre un tel plan en route ? Ses promoteurs ont commencé par faire du porte à porte pour convaincre enseignants, parents et jeunes en leur parlant d’une multitude de questions liées à la santé. Au moment de la publication de l’article, cela faisait 5 mois que la distribution de « vaccins contraceptifs » avait commencé. Et fonctionné, touchant 90 % de personnes qui n’avaient jamais utilisé un contraceptif, aucune d’entre elles n’ayant atteint 20 ans.

Parmi les avantages du « vaccin », ses promoteurs soulignent le fait que les Equatoriens ont l’habitude de recevoir des médicaments par injection. Mais aussi le fait que la méthode est « confidentielle » (par rapport aux parents, sans doute ?), accessible (en dehors de tout dispensaire ou clinique) et facile à obtenir, puisque les distributeurs des piqûres approchent leurs « clients » toutes les 12 semaines.

Steven Mosher, de Population Research International, commente : « Pensez aux conséquences émotionnelles et médicales : on permet à des adolescents – des adolescents qu’on n’arrive même pas à obliger à faire leur lit – d’aller faire sur leurs semblables des injections d’une substance stéroïdienne puissante, sans le moindre examen médical, sans aucune connaissance des contre-indications possibles ! »

Le site grand public Doctissimo.fr signale les nombreuses contre-indications de ce contraceptif efficace pendant trois mois. Le Depo Provera est formellement « déconseillé » « chez les adolescentes, en raison du risque important de diminution de la densité minérale osseuse, particulièrement préoccupante durant l'adolescence et au début de l'âge adulte, période critique de constitution de capital osseux ».

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06 novembre, 2006

Equateur : les évêques toujours fermes devant l'avortement légal

Alors que le Congrès national équatorien vient d’adopter une réforme du Code de la Santé de ce pays, rendant en certains cas obligatoire le concours à l’avortement et niant le droit des parents, premiers responsables de l’éducation (y compris sexuelle) de leurs enfants), les évêques d’Equateur se sont mobilisés avec force. Ils ont rendu publique le 1er novembre la lettre qu’ils avaient adressée par le truchement du Président et du Secrétaire général de la Conférence épiscopale au président Wilfrido Lucero et à tous les membres du Congrès national, le 20 octobre, lettre d’un grand courage et d’une réelle précision. Le élus du Congrès ne les ont pas entendus, n’écoutant pas, en l’occurrence, la foi catholique qu’ils affichent, mais (comme l’écrivent les évêques dans leur communiqué de presse) « obéissant plutôt à des intérêts d’ordre économique, ou politique, ou des entreprises pharmaceutiques).

La loi adoptée par le parlement équatorien ne pourra entrer en vigueur qu’avec l’approbation du président de la République d’Equateur.

Je vous propose ci-dessous mon essai de traduction de cette lettre du 20 octobre, que les évêques ont rendue publique afin d’appeler « toutes les institutions, familles et personnes catholiques » à se mobiliser pour « éviter l’entrée en vigueur de cette loi ». Source : ici .


Monsieur le Président,

Nous, les évêques d’Equateur, réunis en Assemblée générale ordinaire, voulons vous faire part de notre profonde préoccupation après l’approbation qu’ont obtenue au Congrès National certains articles de la loi modifiant le Code de la Santé.

Sans entrer dans de multiples références, où se manifeste une vision anthropologique déficiente et une orientation éthique erronée, nous désirons souligner trois points :

1. Légalisation et obligation de l’avortement.

L’article 30 approuvé dispose : « Les services de santé, publics et privés, ne pourront refuser d’interrompre une grossesse, exclusivement dans les cas prévus par le code pénal. »

Bien qu’on ne donne pas la référence à l’article précis du code pénal, il faut supposer qu’il s’agit des cas signalés à l’article 447, où l’on indique que « ne sera pas punissable » l’avortement réalisé avec certaines autorisations, s’il est réalisé « pour éviter un danger pour la vie et la santé de la mère, si ce danger ne peut être évité par d’autres moyens ». L’autre cas non punissable est celui où la grossesse « résulte du viol où du dol commis sur une femme mentalement déficiente ou démente ».

Il paraît évident qu’entre le nouvel article approuvé et ce à quoi il renvoie au code pénal il y a un grand saut ; aussi grand que la différence entre la dépénalisation d’une conduite et son caractère obligatoire. L’adultère aussi a laissé un jour d’être une conduite délictueuse, mais ce n’est pas pour autant que l’on peut l’exiger de quiconque.

Nous comprenons qu’après avoir rejeté cette année plusieurs projets de loi visant à légaliser l’avortement dans certains cas, le Congrès national a alors accepté une proposition qui s’oppose à la loi de Dieu, la loi naturelle et la dignité des personnes. Mais priver de sa vie une personne innocente ne peut jamais être approuvé et encore moins imposé. Il y a certainement une prescription constitutionnelle qui l’interdit (voir art. 23,2).

D’autre part, la situation où l’on met un médecin de conscience chrétienne, ou ayant des convictions basées sur un véritable humanisme, implique une atteinte à sa liberté de religion, de pensée et de conscience. Avec une grande précision, c’est ce que signale la Convention interaméricaine sur les droits de le l’homme : « Toute personne a droit à la liberté de conscience et de religion… Nul ne peut faire l’objet de mesures restrictives qui puissent minimiser la liberté de conserver sa religion ou ses croyances. »

2. Obligation de la contraception (« anticonception » NdT) d’urgence

Les services de santé, conformément à l’article approuvé par le Congrès national, devront administrer un « anticonceptionnel d’urgence » dans les cas de « violence intra-familiale et sexuelle) (art. 32), ainsi qu’aux « femmes souffrant de maladies graves et incurables et aux personnes porteuses du sida-hiv et celles vivant avec le sida (art. 68).

Par « anticonceptionnel d’urgence » on entend habituellement la « pilule du lendemain », puissant anticonceptionnel aux effets multiples. Selon la littérature médicale, ce médicament peut empêcher la nidation d’un ovule déjà fécondé. Cela veut dire qu’en des circonstances données, il a un effet clairement abortif. C’est pour ce motif que le Tribunal constitutionnel lui refusa l’agrément (Résolution N ? 0014-2005-RA de la Troisième chambre, approuvée en mars 2006) et qu’on doit lui appliquer les considérations du numéro antérieur.

3. Violation de l’éducation

Certaines dispositions tendent à diminuer et à ignorer l’autorité des parents sur les enfants, dans un évident affaiblissement du noyau familial. Attire particulièrement l’attention la rédaction de l’art. 28, où en matière d’ordre sexuel et reproductif, de prévention des maladies et autres choses, on charge le « Ministère de l’Education et de la Culture, en coordination avec l’autorité sanitaire nationale, avec l’organisme étatique spécialisé de façon générique ou partielle », l’élaboration de « politiques et de programmes éducatifs de mise en œuvre obligatoire dans les établissements d’éducation au niveau national ».

Cette intention de substituer le jugement et l’autorité des pères de famille et des éducateurs par les décisions de quelques bureaucrates, par ailleurs identifiés de manière ambiguë, paraît être une intrusion d’ordre totalitaire dans des matières qui engagent leurs convictions éthiques et religieuses. Par là ce ne sont pas non plus peu de droits et de garanties constitutionnelles qui se retrouvent soumis à une violence inacceptable (cf. art 67,2 ; 68).

4. Respectueux appel

Nous faisons un appel respectueux mais ferme à la responsabilité des législateurs, qui sont nos représentants et ceux d’un peuple aux convictions chrétiennes, afin qu’on n’en arrive pas à approuver une législation si néfaste, offensante à l’égard de Dieu et des hommes de bonne volonté.

+ Nestor Herrera Heredia, président de la Conférence épiscopale équatorienne
+ Luis Antonio Sanchez, Secrétaire général de la Conférence épiscopale.

13 octobre, 2006

Les évêques d’Equateur mobilisent contre l’avortement

Courageuse et sans ambiguïté, une déclaration de la Conférence des évêques d’Equateur datée du 10 octobre dernier dénonce « avec la dernière énergie la tentative de placer une injonction de l’Etat de pratiquer l’interruption de grossesse au-dessus du respect de la vie, du droit des parents d’éduquer leurs enfants comme ils l’entendent selon leurs propres convictions, et de la conscience des médecins et de leurs auxiliaires et des services de santé (…).

Rappelant que le devoir de respecter la vie depuis la conception jusqu’à la mort naturelle s’impose à tous, ils ajoutent :

« Nous ne pouvons donc en aucune façon négocier avec ceux qui, porteurs d’une tendance assassine, militent pour la diffusion des avortements. »

Les évêques catholiques notent à ce propos que la loi équatorienne actuellement en voie d’adoption « oblige “les services de santé publique et privée” à “interrompre la grossesse” (c’est-à-dire, avorter) en certains cas ». « En effet, quelle que soit la circonstance invoquée, provoquer un avortement équivaut à éliminer la vie d’un innocent, une vie distincte de celle de son père et de sa mère dès l’instant de la conception. »

Ils protestent également contre l’obligation prévalant sur les convictions contraires de délivrer la contraception d’urgence. « Avec l’obligation de délivrer la pilule du lendemain il s’agit de distribuer un médicament qui ne soigne rien, mais qui est brutalement anticonceptionnel. »

La Conférence des évêques de l’Equateur dénonce longuement la mise en place d’une éducation sexuelle officielle qui méprise les droits des parents. Ainsi : « Les programmes mis en place de manière expérimentale reposent sur des présupposés nocifs et faux. Les péchés de fornication et la promiscuité sexuelle, l’absence d’orientation des jeunes vers un amour qui signifie don et fidélité – et pas seulement l’usage de la vie de couple sans la profondeur de l’engagement – contredisent effectivement la loi naturelle et divine. »

Les évêques accusent les promoteurs de tout cela d’avoir « scandaleusement exagéré » le nombre des grossesses juvéniles, mais ajoutent qu’elles sont facilitées par une éducation sexuelle hédoniste : « Nous disons non quand on répand que toute recherche de plaisir sexuel est salutaire et doit être promue, et non point réprimée (comme ils disent) ni disciplinée. »

« Nous ne pouvons pas nous taire.
« Nous autres évêques n’essayons pas de soutenir une position d’ordre religieux. Eclairés par la foi, nous voulons promouvoir la conscience du respect de la vie et de la liberté, un chemin de bonheur.
« Nous convoquons tous les catholiques et toutes les personnes de bonne volonté et au bon sens naturel, à participer activement à la résistance à ces lois injustes et anticonstitutionnelles, et à participer aux marches organisées par les mouvements pro-vie ces jours-ci, et nous supplions le Seigneur pour que la lumière se fasse dans les consciences pour que nous ne soyons pas précipités vers l’abîme d’une société encore plus injuste et cruelle. »

Source : http://www.iglesiaecuador.org.ec/noticias/actualidadesynoticias.html .

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