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05 mars, 2021

Renaissance catholique mis en examen pour avoir cité le cardinal Burke et quelques autres : mon entretien avec Jean-Pierre Maugendre

Renaissance catholique vient d’être mis en examen pour avoir publié un texte signé de deux cardinaux et trois évêques de l’Eglise catholique rappelant diverses vérités aujourd’hui mises à mal, parmi lesquelles le rappel de la Congrégation pour la Doctrine de la foi concernant le caractère inacceptable, du point de vue de la morale catholique, de la légalisation des unions civiles homosexuelles. Voilà Renaissance catholique et son délégué général Jean-Pierre Maugendre, en tant que responsable du site, accusés de promouvoir la discrimination à raison de l’orientation sexuelle, du fait de cette plainte de l’association « Stop Homophobie » – c’est une longue affaire qui s’annonce, puisque ce type de dossier peut traîner jusqu’à deux ou trois ans avant d’aboutir à un jugement de première instance.

J’ai demandé à Jean-Pierre Maugendre de m’en dire davantage au cours d’un entretien réalisé mercredi. Depuis lors, Marie-France Lorho, député du Vaucluse, a adressé une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, pour s’émouvoir notamment des actuelles « entraves à la liberté d’expression » et de l’utilisation des procédures par « Stop Homophobie » pour s’en prendre à l’affirmation de l’enseignement moral de l’Eglise. – J.S.

*

Renaissance Catholique, vous venez de l’apprendre, est mis en examen pour « provocation à la discrimination à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle », à la demande d’une association nommée « Stop homophobie ». Cependant, le texte incriminé n’est pas nouveau – il a été publié en 2019), et il a donc plus d’un an et demi – et n’est d’ailleurs pas un texte de Renaissance catholique. Qu’en est-il exactement ?

C’est un texte à deux tiroirs. L’ensemble du texte s’intitule « L’Eglise du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité », un titre extrait de la première épître de saint Paul à Timothée (III, 15), et il est relativement long puisqu’il fait quatre pages. On y trouve un certain nombre de rappels sur le Credo, sur la loi de Dieu, et enfin sur les sacrements, et en particulier dans la partie qui traite de la loi de Dieu, il comporte une référence résumée mais précise de la déclaration de la Congrégation pour la Doctrine de la foi du 3 juin 2003 qui porte le titre « Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles », et c’est cet extrait bien précis et bien circonscrit, puisqu’il fait uniquement quatre lignes, qui est visé par la plainte.

Donc une plainte qui vient contester tout simplement l’enseignement de l’Eglise exprimé de manière très sobre.

Voilà, je vous rappelle tel quel l’extrait en cause : « Les autorités civiles ne doivent pas établir union civile ou légale entre deux personnes du même sexe, qui clairement imite l’union du mariage même si de telles unions ne reçoivent pas le nom de mariage puisque de telles unions encourageraient le péché grave pour les personnes concernées et seraient cause d’un grave scandale pour d’autres. » Voilà donc le texte incriminé qui vise un texte officiel du magistère, puisque c’est un résumé tiré du texte de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, et qui est dans la continuité de l’enseignement moral de l’Eglise depuis 2 000 ans. Donc il n’y a rien, en fait, de très nouveau.

Avez-vous déjà eu connaissance de l’argumentation de l’association qui vous poursuit ?

Pour l’instant, on ne sait rien de plus, puisque nous avons été convoqués la semaine dernière avec notre avocat, Jérôme Triomphe, par le juge d’instruction, pour un entretien très formel dont l’objectif était de savoir, à l’occasion de cette plainte par constitution de partie civile à notre encontre, si j’étais bien le directeur de la publication et le responsable de la mise sur notre site du texte en question. Est-ce que je reconnais les faits ? Eh bien, je reconnais les faits !

Le texte parle du péché grave d’homosexualité, ce n’est pas un secret, l’Eglise enseigne cela depuis 2.000 ans. Ici on a quand même l’impression que « Stop homophobie » confond la loi morale et la loi civile, c’est-à-dire qu’elle reproche à l’Eglise de déterminer que telle chose est un péché. A l’évidence on ne veut pas que l’Église présente son enseignement moral, mais à l’inverse, n’y a-t-il pas de la part de « Stop homophobie » une espèce de contre-morale, une contre-religion ?

Ce sera clairement la question de fond qui sera abordée à l’occasion de ce procès :  l’Église a-t-elle encore la liberté d’avoir un enseignement moral qui ne soient pas calqué sur la législation civile ? L’Eglise a-t-elle encore, aura-t-elle demain, le droit de dire que l’avortement, pour reprendre l’expression qui était employée par le Concile Vatican II, est un « crime abominable » ? Est-ce que, dans la société sécularisée dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, le fait pour les autorités politiques d’identifier complètement la loi civile à la loi morale (est moral ce qui est autorisé par la loi civile, est immoral ce qui est proscrit par la loi civile), est-ce que cette approche laisse la possibilité à l’Eglise d’exprimer publiquement son enseignement moral parfois à l’encontre de la loi civile ? 

Et qui vient en fait en complément d’un discours que l’on entend depuis Jacques Chirac : il ne saurait y avoir de loi morale qui primerait la loi civile. C’était à propos de l’avortement, mais d’autres l’ont dit aussi.

Bien sûr, et il faut toujours rappeler d’ailleurs que cette déclaration du président Jacques Chirac intervenait quelques jours après la publication de l’encyclique Evangelium vitae et cette négation, ce refus de l’enseignement d’Evangelium vitae de la part du président de la République n’était pas un hasard, car justement Jean-Paul II rappelait que la loi morale est au-dessus des mouvements d’opinion et des humeurs publiques.

Puisqu’on parle de la liberté de l’Eglise, ce n’est pas tout de même la première fois que l’Eglise se trouve confrontée à une espèce de censure de la part des pouvoirs civils. On peut aujourd’hui penser à la Chine mais il y a eu d’autres exemples.

Effectivement, j’ai en tête que le Concordat de Bologne de 1516, qui règle les relations de l’Église et de l’État depuis François 1er, donc sous la Monarchie française et ce jusqu’à la Constitution civile du clergé, prévoit que les actes du Saint-Siège ne seront diffusés en France qu’après accord du roi et des parlements. C’est la raison pour laquelle ne sont pas parvenus en France la condamnation du jansénisme, avec la bulle Unigenitus, et les décrets d’application du concile de Trente, parce que les parlements s’y opposaient déjà. Donc on est dans une vieille tradition, je dirais gallicane. Les avocats de « Stop Homophobie » en seraient peut-être surpris, mais ils sont dans cette tradition gallicane des pouvoirs politiques en France qui n’acceptent pas qu’une autorité spirituelle, en l’occurrence l’Eglise, puisse intervenir par-dessus leur tête directement auprès des fidèles catholiques.

Vous l’avez souligné, ce sont des propos de la Congrégation pour la Doctrine de la foi qui sont incriminés. On est donc directement dans cette espèce de censure de ce que dit l’Eglise. Mais très récemment, au cours de l’année dernière, on a pu attribuer au pape une espèce d’indulgence, voire de promotion, des unions civiles pour homosexuels. Cette intervention du pape a-t-elle pu faciliter la démarche de « Stop homophobie » ?

Incontestablement, puisqu’aujourd’hui, le moins que l’on puisse dire est qu’il règne une grande confusion dans l’Eglise sur les questions doctrinales, morales, liturgiques, et le pape a beau s’en défendre, le monde dans lequel nous nous trouvons fait qu’un certain nombre de propos ambigus qu’il tient vont être utilisés dans le sens d’une rupture avec la Tradition de l’Eglise. Le souverain pontife apporte deux nouveautés : d’abord de parler beaucoup sans avoir toujours préparé ses interventions : dans l’avion, lors de rencontres avec des journalistes, et cetera, ce qui ne se faisait pas auparavant. L’autre nouveauté se voit par exemple dans l’encyclique Fratelli tutti quand le pape dit : « Rêvons », et emploie le pronom personnel « Je »… Autrefois les papes n’employaient pas le pronom personnel « Je », ils employaient le « Nous », qui était non pas tant un pluriel de majesté que la signification visible de : « Nous, successeur de Pierre, dans la continuité apostolique, avec l’assistance du Saint-Esprit, voilà ce que nous vous déclarons », ce qui donnait, bien évidemment, à ces propos une autorité que n’a pas le pape François quand il dit (comme il l’a fait dans Evangelii Gaudium ou Querida Amazonia) : « Je rêve ». Ses rêves sont très intéressants, certainement, mais n’ont pas l’autorité d’un pape qui, avec l’aide du Saint-Esprit, se positionne dans la continuité de deux mille ans d’Eglise. On est vraiment passé à un autre mode de communication qui est un profond facteur de trouble d’une part, et d’autre part, d’utilisation par les ennemis de l’Eglise des ambiguïtés ainsi créées.

Des procès similaires ont eu lieu : Christine Boutin, Christian Vanneste ont pu être poursuivis pour des faits analogues, ils ont fini par être blanchis, souvent au terme d’une très longue procédure. Quel est selon vous l’intérêt de ce que j’oserais appeler un harcèlement judiciaire ? On sait bien que les procès coûtent cher et prennent du temps : quel peut-être le but poursuivi, avec si peu de chance de réussite ?

Je crois que le but est très clair, c’est d’intimider toute parole non conforme, c’est de faire en sorte que les évêques, les prêtres, les laïcs – puisqu’en fait nous ne faisons que retransmettre ce que nous a donné l’Eglise enseignante – n’osent plus affirmer clairement les choses. Vous l’avez évoqué : ce peut être un discrédit médiatique, ce sont également des frais importants, et je pense que l’objectif aujourd’hui est d’intimider un certain nombre d’évêques, de prêtres, de laïcs, qui vont laisser passer les choses et ne rien dire pour ne pas avoir d’histoires. Je crois qu’on est face à une manœuvre d’intimidation.

Renaissance catholique a médiatisé cette poursuite mardi après-midi, avez-vous depuis lors reçu des soutiens ?

J’ai reçu le soutien de quelques amis prêtres et de Mgr Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan. Pour l’instant je n’ai pas reçu d’autres réactions ecclésiastiques, mais des associations ou des personnalités ont réagi. Je pense à Alain Escada pour Civitas, à Constance Prazel pour Liberté politique, notre ami Jean-Yves Le Gallou, à Gabrielle Cluzel pour Boulevard Voltaire, et puis au mot très sympathique et chaleureux, de Guillaume de Thieulloy sur le Salon beige. Je crois que tout est grâce, et si cela doit permettre de réveiller les consciences… La question de fond, et nous l’avons évoquée, est celle de la liberté de l’Eglise, puisque nous ne sommes qu’en bout de chaîne. Le texte qui est mis en cause n’est pas de moi, je n’en suis pas l’auteur, je ne suis pas l’écrivain, je ne suis pas l’inspirateur, je ne suis qu’un laïc du bout du banc qui retransmet à qui veut bien l’entendre ce que l’Église lui a transmis.

Pour terminer, je voudrais revenir quelques instants sur l’association qui vous poursuit. Le communiqué de Renaissance catholique explique que cette association a pu recevoir des subventions publiques ; par ailleurs vous rappelez que « Stop homophobie » intervient dans des lycées, en milieu professionnel. Peut-on dire que c’est la voix morale de la religion laïque ?

Oui, et c’est vraiment le combat du pot de terre contre le pot de fer, je préfère dire de David contre Goliath. « Stop homophobie » reçoit des subventions, comme le montrent les informations que j’ai obtenues sur le site très officiel de la région Île-de-France, présidée aujourd’hui par Valérie Pécresse, sous le titre « La lutte contre l’homophobie, une priorité pour la région solidaire ». Sont présentées un certain nombre d’actions, ainsi que les noms d’associations soutenues, à qui des financements sont accordés : l’association « Stop homophobie » en fait partie. Donc on a vraiment là quelque chose de tout à fait officiel, correspondant à l’air du temps, et au sentiment général des princes qui nous gouvernent. C’est un élément du système pour imposer une certaine forme de pensée unique.

Pour terminer, comment peut-on vous aider ?

Je crois qu’il y a trois moyens de nous aider. Il y a d’abord la prière, pour nous, pour nous aider à rester dans la paix, dans la sérénité, à mener le bon combat, avec force ; la prière aussi pour éclairer les juges, parce que ce serait quand même mieux que le jugement rendu nous soit favorable. Deuxième moyen de nous aider, c’est de faire connaître d’abord le texte, le texte complet « l’Eglise du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité » : je pense que tous ceux qui liront ce texte seront impressionnés par le message de foi qui est donné par les deux cardinaux et les trois évêques signataires. On peut aussi faire connaître l’ensemble de nos activités, puisque, au-delà de ces manœuvres d’intimidation, si nous pouvions disparaître cela arrangerait un certain nombre de gens, c’est certain. Enfin, tout cela représente des soucis, des préoccupations, des frais, donc il est possible de nous aider également financièrement pour mener ce combat qui est un combat pour l’Église, pour la liberté de l’Eglise – ce n’est pas pour nous. Je crois que dans ce procès Renaissance catholique n’est pas important, ce qui est important c’est la liberté de l’Eglise : l’Eglise en 2021 a-t-elle encore la liberté de faire connaître publiquement le message qui est le sien depuis deux mille ans ?

Propos recueillis par Jeanne Smits

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09 février, 2015

Un papa, une maman : mais si, il y a une différence ! Une étude de Paul Sullins affirme que les enfants de couples de même sexe vont moins bien

Paul Sullins, prêtre catholique
et sociologue
Avoir « deux papas » ou « deux mamans », est-ce donc vraiment la même chose que d’être élevé par
son père et sa mère ? Les études citées par les partisans du « mariage » des couples de même sexe tendent à l’affirmer. Dire le contraire, c’est s’exposer à l’accusation d’homophobie. Et l’homophobie est un délit. Prouver le contraire – rien ne vaut, pour un enfant, de vivre dans une famille « normale » – c’est, pour un chercheur, risque l’ostracisme définitif. Pourtant, c’est ce que vient de faire un sociologue américain, Paul Sullins, en affirmant que les « problèmes émotionnels sont deux fois plus fréquents chez les enfants de couples de même sexe que chez ceux vivant auprès de parents de sexe opposé ».
Par rapport au politiquement correct en vigueur, c’est une grenade dégoupillée. Car jusqu’ici il était admis que les affirmations en ce sens étaient le fait d’« obscurantistes » comme Mark Regnerus – dont les études portent d’ailleurs plus largement sur les enfants élevés par au moins un parent ayant des tendances homosexuelles, et pas forcément par un couple homosexuel. Il n’y avait « pas une seule étude » sérieuse qui l’affirmât. Eh bien, si. C’est l’excellent MercatorNet – site pro-vie et pro-famille des antipodes – qui en publie les données les plus importantes. Non sans renvoyer à la source : le British Journal of Education, Society & Behavioural Science, revue scientifique des plus sérieuses.
Les enfants de familles homosexuelles sont désavantagés
« Il n’est plus exact de dire qu’aucune étude n’a permis d’établir que les enfants de familles homosexuelles sont désavantagés par ceux de familles de sexe opposé », assure Paul Sullins, dont l’étude porte sur l’évaluation de 512 enfants vivant auprès de « deux papas » ou « deux mamans ». La conclusion en est simple : ces 512 enfants repérés grâce au US National Health Interview Survey présentent davantage de problèmes parmi lesquels de mauvais comportements, l’anxiété, difficultés relationnelles avec leurs pairs et difficultés de concentration.
En revanche, la « parentalité biologique » offre un meilleur environnement : « Elle permet de manière unique et puissante de faire la différence quant au devenir des enfants élevés par des parents de sexe opposé par rapport aux parents de même sexe. »
Paul Sullins en déduit qu’il incombe aux pouvoirs publics des devoirs précis : « Le premier bénéfice du mariage pour les enfants peut ne pas résider dans le fait qu’il tend à leur donner des parents “améliorés” (plus stables, ayant davantage de moyens financiers, etc., bien que cela soit vrai) mais qu’il leur fait le cadeau de vivre avec leurs propres parents. »
Et d’affirmer que les deux formes familiales « continueront d’être fondamentalement différentes, avec des effets contrastés jusque sur le plan biologique du bien-être de l’enfant, au détriment relatif des enfants élevés au sein de familles de même sexe ».
La différence enfin prouvée par une étude avec un vrai échantillon
Tirer tout cela d’une étude portant sur 512 enfants seulement peut paraître hasardeux. L’échantillon n’est objectivement pas énorme – mais il l’est, si on le compare avec la plupart des études invoquées pour justifier la « parentalité » homosexuelle. Les 49 études citées en 2010 en ce sens portaient sur des échantillons moyens de 39 enfants, et seules 4 de ces études avaient des échantillons choisis au hasard : toutes les autres avaient rassemblé leur échantillon « représentatif » en s’adressant directement à des groupes gays et lesbiens. L’étude de Regnerus en 2012, pour ambitieuse qu’elle fût, ne parvint à identifier que 39 jeunes adultes ayant vécu pendant plus de trois ans avec un couple de même sexe – sur 2.988 cas étudiés. Aux Etats-Unis, il faut le préciser, seuls 0,005 % des foyers sont composés de couples homosexuels avec enfants. Autant dire que l’échantillon de Paul Sullins est très important.
En sociologue sérieux, il s’est demandé si des facteurs extérieurs pouvaient rendre compte du manque de bien-être émotionnel des enfants élevés au sein de familles homosexuelles par rapport aux autres.
L’instabilité est un de ces facteurs qui conduisent à un moins bon épanouissement des enfants. Les parents gays et lesbiens tendant à louer leur maison plutôt que d’en être propriétaires, ce qui implique un risque accru de déménagement et donc de déracinement : un traumatisme certain. La détresse psychologique des parents est également associée à un risque accru de problèmes émotionnels chez les enfants. Mais aucun de ces facteurs n’expliquait les différences constatées.
L'homophobie n'explique pas les résultats
 pour les enfants de couples de même sexe
S’il est un facteur que même les partisans de la « parentalité » homosexuelle peuvent présenter comme négatif, c’est l’homophobie. La « stigmatisation » qui s’y attache peut bien conduire à un moindre bien-être émotionnel – voilà des enfants qui ont été en butte aux railleries et au harcèlement. Si leurs pairs étaient moins « homophobes », tout serait différent…
Mais Sullins a constaté… l’inverse. « Contrairement au présupposé qui est à la base de cette hypothèse, les enfants de parents de sexe opposé sont davantage l’objet de harcèlement et de méchanceté que les enfants de parents de même sexe. »
L’an dernier, une première étude des données lui avait permis de conclure à une plus grande prévalence de l’hyperactivité chez les enfants de couples de même sexe. L’hyperactivité les expose à sept fois plus de harcèlement à l’école que les enfants qui n’ont pas ce problème, dont une des facettes est la difficulté à établir de bonnes relations avec les autres. Autrement dit, s’ils rencontrent des problèmes, elles tiennent à leur différence, et pas au fait que leurs parents sont différents.
Paul Sullins souligne avec insistance que les problèmes émotionnels qu’il évoque ne frapperont pas tous les enfants de couples homosexuels : « La plupart des enfants dans la plupart des familles vont atteindre un niveau de fonctionnement psycho-social qui ne sera pas caractérisé par des problèmes émotionnels sérieux. » Mais les chances d’aller mieux sont plus importantes au sein de mariages intacts, auprès des deux parents biologiques.
D'autres études sont nécessaires – mais qui osera ?
Ce n’est qu’une première approche. Beaucoup de questions – aujourd’hui taboues – restent ouvertes : qu’en est-il des filles élevées sans père ou des garçons sans mère ? Les enfants jeunes rencontrent-ils des problèmes spécifiques ? Et les adolescents ? Les enfants adoptés vont-ils moins bien ou mieux que les enfants nés de fécondation in vitro ou de mère porteuse ?
Par les temps qui courent, il faut une bonne dose de courage pour s’y lancer. Paul Sullins n’en manque pas. Il est prêtre catholique, ancien prêtre épiscopalien marié, ordonné en 2002 aux termes des dispositions pastorales édictées à la demande de Jean-Paul II en 1980. Il a publié de nombreuses études sur la famille, le divorce, la culture catholique, l’avortement… Liste complète ici.

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05 février, 2015

Crise économique : Mgr Luigi Negri pointe la responsabilité de l'avortement et de la dénatalité

L’évêque de Ferrara, dans la région de Bologne en Italie, a déclenché la colère par des propos un peu trop francs sur les lois de culture de mort dans son pays. Mgr Luigi Negri a déclaré : « La loi contre l’homophobie est un délit contre Dieu et contre l’humanité. Quant à la loi sur l’avortement, elle a empêché la venue au monde de six millions d’Italiens supplémentaires et le manque d’enfants a fait que nous nous sommes enfoncés dans l’actuelle crise économique. »
Quant à la loi sur l’homophobie, similaire à celle en vigueur en France, elle est en cours d’examen depuis avril dernier devant le Sénat italien. De nombreux catholiques italiens ont mis en garde contre les effets de la loi sur l’enseignement de la morale et de la doctrine de l’Eglise en matière de sexualité.
Mgr Luigi Negri est le dernier en date à avoir parlé. Les Jeunes démocrates ont du coup longuement exprimé leur « rage » devant ces jugements politiquement incorrects : dans une longue lettre ouverte au journal Nuova Ferrara ils l’ont accusé de « malhonnêteté intellectuelle » la thèse selon laquelle « l’avortement serait responsable de la crise », tout comme « le fait de rechercher l’approbation en la matière en jouant sur un nerf à découvert comme le sont les difficultés économiques des familles ».
Plus à gauche, les socialistes et les écologistes du SEL l’accusent de « cultiver sa popularité » au sein de l’« extrême droite catholique » en se lançant dans une « nouvelle croisade » contre l’Etat laïque.
Cela ne répond pas sur le fond : oui ou non, la dénatalité, le manque d’enfants, le coût croissant du poids des pensions à servir et le manque de dynamisme économique qui résultent du vieillissement de la population jouent-ils un rôle dans la crise économique de l’Italie ?

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12 septembre, 2014

Le Royaume-Uni veut davantage de hauts fonctionnaires gays

Le Bureau du Cabinet, ministère britannique de l’exécutif chargé notamment du bon fonctionnement du service public, vient d’annoncer la mise à place d’un nouveau « Talent Action Plan » destiné à repérer et à faire tomber les barrières qui empêchent les LGBT d’accéder aux cadres les plus élevés de la fonction publique. Mais attention ! Ce n’est pas pour leur faire plaisir. L’objectif est d’améliorer les compétences à ce niveau en évitant que des gens de talent ne soient écartés du fait de leur orientation sexuelle. « Il faut fournir un excellent service public aux familles qui travaillent dur, et pour cela nous avons besoin des meilleurs fonctionnaires », a déclaré le ministre, Francis Maude.
En attendant cela a tout, cependant, de la discrimination positive. Le directeur de cabinet, Sir Jeremy Heywood, invoque la « morale » et l’engagement de son ministère de « construire une fonction publique inclusive et diverse », charabia que les habitués reconnaîtront.
Les plans précédents n’ont pas fonctionné, déplore le Bureau du Cabinet, faute de s’intéresser aux réalités. Et quand des technocrates veulent connaître les vrais problèmes, que font-ils ? Bingo ! Une commission d’études. Celle que le gouvernement britannique met en place en l’occurrence va tenter de comprendre pourquoi l’appartenance à plusieurs groupes constitue un frein pratique quand il s’agit d’atteindre les meilleures places : les femmes, le minorités ethniques, les LGBT et les handicapés. Quatre rapports sont attendus, une deuxième vague d’études, en fonction des résultats, est déjà programmée.
Et une fois les barrières identifiées ? Eh bien, il suffit d’imaginer la suite. Des lois, des contraintes, des peines augmentées, de nouvelles campagnes contre l’« homophobie », des aides à l’embauche. Car ils ont beau annoncer que le but est de donner des chances égales à tous, seul le talent faisant la différence, l’expérience prouve qu’on aboutit toujours à des mesures positives en faveur des groupes visés. 
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20 août, 2014

Pour Mgr Luigi Negri, les lois anti-homophobes rappellent le fascisme

Mgr Negri revient à la charge, et insiste. Après avoir évoqué le lien entre les totalitarismes – tel le fascisme – et les lois pénalisant l'homophobie dans une interview à La Nuova Bussola (traduction intégrale ici chez Benoit-et-moi), l'évêque du diocèse italien de Ferrara-Comacchio a carrément expliqué que la proposition de loi anti-homophobe en cours le fait penser à une résurgence du fascisme et à la « noire époque de l'idéologie d'Etat » en Italie.

Il répondait cette fois aux questions de l'hebdomadaire Tempi.

La loi de pénalisation de l'homophobie, a-t-il expliqué, va introduire « pour la première fois depuis la fin du fascisme il y a 70 ans, un crime d'opinion évocateur des temps noirs et troublés, longtemps vaincus et que l'on a cru révolus, des idéologies d'Etat. Des temps où l'Etat identifiait des positions idéologiques qu'il imposait par la force, supprimant tous ceux qui n'étaient pas conformes. »

Voilà qui est intéressant : dans bien des pays, à commencer par la France qui est voisine de l'Italie, le délit d'homophobie existe depuis plusieurs années. La France est-elle donc un Etat fasciste ? La réponse s'impose d'elle-même.

« En prenant la défense d'un certain style de vie et de ses promoteurs, et spécialement ceux qui professent l'homosexualité en théorie et la pratiquent dans la société, l'Etat se rend coupable de discriminations graves et irréparable envers d'autres opinions et styles de vie », a déclaré Mgr Luigi Negri. « Notre peuple risque de perdre la liberté fondamentale d'expression, la liberté de ses choix, des options, du regard sur la vie et des conceptions de la vie qui forment le cœur de l'expérience des gens. »

Comme d'autres cardinaux et évêques en Italie, il pense que les prêtres et autres ecclésiastiques qui se bornent à citer simplement l'Ecriture sainte ou le Catéchisme de l'Eglise catholique « pourraient un jour être amenés devant les autorités ». Il n'a pas hésité à rappeler que plus de 100.000 chrétiens ont perdu la vie dans le monde ces trois dernières années par mépris de la liberté de conscience : une claire façon de faire un parallèle avec ce qui pourrait arriver si la dictature du relativisme devient plus pesante dans les temps à venir.

Source : LifeSiteNews.

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23 juillet, 2014

Italie : une école catholique menacée de sanctions pour “homophobie”

Le ministre italien de l’Education a menacé une école catholique de sanctions « sévères » après que sa directrice a décidé de ne pas renouveler le contrat à durée déterminée d’une enseignante au motif de son homosexualité. Stefania Giannini a annoncé dans le quotidien de gauche La Repubblica l’ouverture d’une enquête à l’encontre de Sœur Eugenia Libratore, accusée de « racisme » et de « discrimination » à l’égard de l’enseignante.
La religieuse avait interrogé ladite enseignante, objet de rumeurs persistantes, sur son « orientation sexuelle ». « Silvia » – le nom qu’elle a donné dans une interview à La Repubblica – n’a jamais confirmé qu’elle est lesbienne. « Me demander de réfuter des rumeurs à propos de mon orientation sexuelle, et faire dépendre de la réponse le renouvellement de mon contrat, était inacceptable. Comme s’il était normal de poser des questions sur ce qui se passe sous la couette des employés… »
Mais la directrice de l’école Sacro Cuore de Trente, tout en précisant que l’enseignante est une bonne professionnelle, a revendiqué le droit de cet établissement catholique de s’intéresser au comportement moral de son corps professoral pour satisfaire à son devoir de « protéger l’environnement de l’école » : « Nous avons un millier d’élèves ici. Voilà le problème : l’école catholique possède des caractéristiques et des exigences d’éducation qui lui sont propres : il nous semble que nous devons les défendre à tout prix. »
Il faut préciser qu’aussi bien des élèves et des parents de l’école, ainsi que certains collègues enseignants s’étaient plaints de la teneur de certaines déclarations faites par l’enseignante en cours. Un communiqué de la direction précise que « plusieurs personnes avaient fait part de leur désapprobation à propos du discours du professeur sur la sexualité, qu’ils considéraient inapproprié, pas à sa place et incompatible avec l’environnement scolaire ».
L’enseignante a mis en action le lourd arsenal de la dictature du relativisme en allant se plaindre à la Confédération générale du travail italienne (CGIL), non sans prévenir l’association militante pro-LGBT ArciGay qui a, de son côté, sommé le gouvernement italien de s’expliquer sur ce qui s’est passé dans cette « école privée financée par des fonds publics ». La responsable pour « l’Egalité des chances » de la province du Trentin, Sara Ferrari, a jugé pour sa part que s’il s’avère que le non-renouvellement du contrat a été en effet motivé par une considération liée à la sphère privée, ce serait « grave ».
« Silvia » accuse sœur Eugenia d’avoir interprété son refus de dire si elle avait une concubine comme « démontrant la réalité » des rumeurs. En lui proposant de rechercher la « guérison » de son attraction homosexuelle, ajoute l’enseignante, elle s’est montrée « raciste » : « Elle devrait réfléchir au concept d’homophobie. » « Silvia » s’est dite « particulièrement offensée » lorsque des recommandations sur l’homosexualité ont circulé dans l’école, où il était notamment question de « thérapie réparatrice ». »
« Ce qui m’arrive est digne du Moyen Age : cela fait penser à la discrimination subie par les Juifs ou les Noirs », a-t-elle ajouté, exprimant le souhait que les pouvoirs publics exercent un vrai contrôle à ce sujet sur les écoles privées qu’ils subventionnent.
L’enseignante a reçu le soutien d’Ivan Scalfarotto, militant homosexualiste et vice-président du Parti démocratique au pouvoir, secrétaire d’Etat à la Réforme constitutionnelle et initiateur de la loi « anti-homophobe ». Il a déclaré à La Repubblica qu’il faut une « évaluation civile-légale pour empêcher cette violation injustifiable du principe d’égalité et de non-discrimination sanctuarisé dans la Constitution, les conventions internationales et les lois » : que l’école en question reçoive des fonds publics, ajoute-t-il, « fait que cette histoire est encore plus insupportablement triste ».
Source : Hilary White, sur LifeSite.

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27 janvier, 2014

Le Parlement de Navarre réprouve publiquement un cardinal élu

Le Bureau et l'union des porte-parole du Parlement de Navarre a approuvé aujourd'hui, avec le concours de tous les groupes sauf ceux de l'UPN et du Partido Popular, une motion de réprobation publique du cardinal élu Fernando Sebastian qui a qualifié l'homosexualité de « sexualité déficiente qui peut se normaliser grâce à un traitement ».

Il va même falloir que le prince de l'Eglise change d'avis : et lui, et les institutions de l'Eglise catholique en Espagne sont invités par la déclaration à « revoir leur position par rapport à des réalités qu'il ne faut pas aborder au travers de discours équivoques et irrespectueux qui, loin d'engendrer l'acceptation engendrent des rejets inutiles parce qu'injustes. »

Sans surprise, les premiers auteurs sont issus du parti socialiste de Navarre et du PSOE national. Leur porte-parole assure que « chacun a le droit de penser ce qu'il veut » mais qu'il faut dans tous les cas « respecter la liberté des personnes ».

Plus radical, plus extrémiste, José Miguel Nuin, porte-parole de Izquierda-Ezkerra a vu dans les propos de l'archevêque émérite de Pampelune des affirmations « sectaires » qui « devraient être visées et sanctionnées par le code pénal ». Pour les pro-étarras (l'ETA basque, oui), ce sont des déclarations « absolument inacceptables » et « homophobes » : Malorga Ramirez ajoute que le cardinal « contredit les principes fondamentaux de liberté, de décence et de modernité » : « Il est en dehors du sens commun. »

L'asile psychiatrique pour les dissidents ? On y est presque.

La conservatrice UPN et le PP se sont opposés à la motion en soulignant qu'il n'appartient pas au Parlement de fixer ce qu'il est licite de dire ou de ne pas dire ; Ana Beltran, du Partido Popular, l'a jugée « inutile » puisque « Mgr Sebastian a dit ce qui lui paraît opportun à lui », mais aussi « injuste » parce qu'elle « étend à toute l'Eglise catholique l'opinion d'un de ses membres » – histoire de se distancer quand même un peu.

Source : Infocatolica.

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02 décembre, 2013

Mario Palmaro sur l'homopobie et les 10 étapes vers le « mariage » gay

Ce texte de Mario Palmaro a été publié en octobre par Il Timone. Même si la France possède déjà sa loi contre l'homophobie, et par voie de conséquence, comme nous allons le voir, sa loi sur le « mariage pour tous », cette analyse de la situation italienne où il reste des étapes à franchir est du plus haut intérêt. Je vous propose ici ma traduction de la version anglaise de ce texte (je n'ai pas trouvé le lien vers l'original en italien) qui mérite d'être réfléchi même une fois la bataille perdu, car il s'agit de savoir à quelles conditions on peut espérer revenir à une situation plus normale. Et pour y arriver, on ne pourra faire l'économie d'une identification exacte des erreurs commises.

Note : Mario Palmaro est ce journaliste très critique du pape François, que ce dernier a appelé et remercié pour ses critiques alors qu'il l'a su gravement atteint par un cancer. – J.S.

Mario Palmaro
Avec des lois réprimant l’« homophobie », l’humanité est taillée en pièces, pas à pas, sous les applaudissements triomphants des ennemis de l’Eglise.

Homophobie. Le Parlement italien est sur le point d’approuver une loi qui pénalisera, à l’aide de sanctions spécifiques, des comportements qui font partie de cette nouvelle catégorie conceptuelle. Mais que signifie être « un homophobe » ? En réalité, nul ne saurait le définir avec précision, parce que l’homophobie est une invention idéologique. C’est une idée tirée du code pénal soviétique, qui permettra au ministère public et aux juges de poursuivre les comportements les plus divers, en ce qui constitue la plus grotesque victoire de la jurisprudence créative.

L’homophobie en tant que catégorie de l’absurde

L’homophobie présuppose que le monde serait fait d’hétérosexuels et d’homosexuels, en même temps que d’autres catégories éventuellement identifiables, en relation avec la sphère sexuelle. Mais le concept d’hétérosexualité est déjà factice : en réalité, lorsque des hommes et des femmes ont des relations sexuelles, ils se comportent tout simplement comme des gens normaux. C’est tout le reste qui est anormal. Une fois la catégorie de l’homophobie acceptée, cette affirmation sera impossible à faire publiquement sans encourir les foudres de la loi. On peut dire la même chose d’un professeur ou d’un maître qui enseigneraient à leurs étudiants que les relations entre personnes du même sexe sont anormales, ou que le fait d’avoir deux pères ou deux mères est dommageable pour les enfants. La plainte pénale pendra également comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête de tout prêtre ou catéchiste qui définit les actes homosexuels comme des péchés contre la nature, péchés, donc, qui « crient vengeance à Dieu ».

L’homophobie est une catégorie de l’absurde. Si une personne est attaquée ou insultée, l’ordre juridique prévoit déjà des sanctions applicables à tous, selon le principe de base de l’égalité. L’invention de nouvelles lois pénales pour le cas d’une victime homosexuelle (ou qui prétend l’être, car comment vérifier ?), signifie l’inauguration d’une prolifération potentiellement infinie de catégories protégées, renforcée par le code pénal. On pourrait poser l’hypothèse de lois qui puniraient sévèrement la « gros-phobie » afin de protéger les obèses de la moquerie des camarades de classe ou des collègues ; ou même la « tabacophobie » pour protéger les fumeurs contre ceux qui se rendent coupables de discrimination à leur égard en raison de leur tabagie ; ou même la « calviphobie » pour mettre fin à la honteuse discrimination envers les personnes qui n’ont quasiment plus de cheveux. Vous le voyez bien : il n’y a pas de limite à cette compétition insensée pour faire proliférer les droits civils.

Genre et mariage homosexuel

Une nation qui introduit la catégorie de l’homophobie dans ses lois accepte inévitablement l’idéologie du genre. Que cela signifie-t-il ? Selon la théorie du genre, le sexe d’une personne n’est pas un fait qui provient inexorablement par la nature, à savoir : on naît homme ou femme, tertium non datur – mais que chaque individu choisit, et non point une fois pour toutes, s’il veut être homme ou femme, sans tenir (aucun) compte de leur corps ni de la génétique. L’homophobie certifie, à travers la judiciarisation, la destruction de l’identité sexuelle naturelle, en la transformant en un choix individuel et arbitraire. Etre un homme ou être une femme, ce sera un peu comme décider si on va manger de la confiture de pêches ou de cerises. L’homme, littéralement, « se fait lui-même », et ainsi vient à maturité le fruit du projet anthropologique et social dévastateur des philosophes des Lumières et de révolutionnaires comme Rousseau. Un projet qui se résume dans la rébellion totale contre Dieu et qui culmine avec le rejet des contraintes sexuelles imposées par le corps et ses organes. C’est aussi une moquerie du projet de Dieu pour l’homme : « Soyez féconds et multipliez-vous. »

Il faut d’emblée poser le fait que, dès la promulgation d’une loi sur l’homophobie, quel qu’en soit le sens, une loi sur le mariage homosexuel s’ensuivra automatiquement. Et que par conséquent il y aura la légalisation des adoptions pour les couples homosexuels, et l’accès offert aux mêmes à la procréation médicalement assistée.

Bref, les effets de cette loi sur l’homophobie sont apocalyptiques. En Italie, une forte réaction du monde catholique, c’est-à-dire de l’Eglise, de la conférence des évêques, des associations ecclésiales et les principaux journaux catholiques, aurait été parfaitement normale. En lieu de quoi, ils se taisent tous. Les seules entités catholiques qui ne l’ont pas fait sont les suivantes : Alleanza Cattolica, qui s’est battue non-stop et sur la base d’un manifeste d’opposition clair et très lucide ; la Nuova Bussola Online, qui a mené une campagne intense et tenace ; l’hebdomdaire Tempi, qui a soutenu la campagne contre la loi ; plus d’autres sites ou groupes organisés qui ont combattifs mais de taille modeste.

Comment expliquer cette chute vers l’ignorance de la vérité ? Je suggère trois causes :

a. L’habitude des compromissions : cela fait des années désormais que le monde catholique s’est habituée à rechercher le moindre mal en lieu et place du bon et du vrai : une loi contre la mauvaise homophobie plutôt qu’une loi pire.

b. L’existence d’un lobby homosexuel dans le monde catholique qui le paralyse par rapport à cette bataille, et d’autres.

c. La peur de l’opposition frontale avec le monde et de perdre une bataille politique.

Au bout du compte, cette « reddition » explique comment l’homosexualité, considérée comme quelque chose d’anormal et de nocif par la plus grande partie de l’opinion publique jusqu’à une époque assez récente, n’est pas seulement devenu un comportement licite, mais un comportement méritant une protection juridique spéciale ; ce qui en fait quelque chose d’encore plus méritoire que la traditionnelle relation homme-femme. Il est clair que cette situation résulte du travail du lobby homosexuel et de l’environnement favorable créé par les mass-médias. Néanmoins, il faut ajouter que le catholicisme, si l’on peut dire, a « creusé sa propre tombe », en dix étapes dont le caractère erroné atteint des dimensions sismiques.

1. Le jugement du christianisme à propos du comportement homosexuel a sans aucun doute été très sévère depuis deux mille ans : le premier coup perdant consiste à l’adoucissement progressif de ce jugement de vérité, qui pourtant n’enlève rien au message de pardon et de rédemption pour le pécheur, de même que pour n’importe quel autre type de péché.

2. Avoir été silencieux sur le fait que le comportement homosexuel est un péché. Par respect humain et en raison de la complexité des causes, on en déduit que ce comportement ne peut pas faire l’objet d’un jugement substantiel. Si vous faites attention, vous aurez remarqué que même les catholiques les plus rigoureux éprouvent le besoin de dire au préalable qu’ils « n’ont rien contre les homosexuels ». D’un autre côté, quand ils évoquent le neuvième commandement, cela ne les effleurerait pas de dire d’emblée : « Je n’ai rien contre les adultères. »

3. L’étape suivante consiste consiste à nier explicitement qu’il s’agisse d’un péché : il y a ceux qui sont nés comme ça et donc on ne peut rien faire pour changer les choses.

4. Le terme « contre nature » est aboli dans le langage des sermons, des conférences et des livres, ce qui conduit à liquider en même temps l’idée de nature au sens philosophique. Ce qui reste, c’est simplement la « nature » que l’on trouve dans les documentaires télévisés de Piero Angela.

5. Toute prétention de vouloir conserver une distinction de jugement par rapport à l’homosexuel dans l’ordre judiciaire est abandonnée. Pendant des siècles, les lois ont considéré ce phénomène comme tolérable, ou sans importance sur un plan juridique, mais ils ont toujours conservé une évaluation implicitement négative par rapport à cette condition, qui peut comporter des aspects problématiques dans la sphère publique. Par exemple, la possibilité d’avoir un rôle d’éducateur, ou de faire partie d’une communauté organisée d’une manière spécifique comme la communauté militaire ou un ordre religieux. Les distinctions spécifiques et motivées qui dérivaient d’une reconnaissance du caractère pathologique de cette condition étaient reconnues dans le monde entier jusqu’en en 1973.

6. Et voici le moment où l’effet « Etat laïque » s’étend : puisque la loi ne peut pas porter un jugement éthique, tous doivent être traités de la même manière ; donc, chaque relation d’ordre émotionnel possède la même valeur morale et sociale ; par conséquent, les lois traiteront les homosexuels et les hétérosexuels, et les éventuelles catégories ultérieures, de la même manière.

7. Arrivé à ce point, celui qui tente de dire que l’homosexualité va contre la nature, et qu’il ne voudrait pas d’un enseignant homosexuel, devient un hors-la-loi, d’abord au niveau des mass-médias (il est mis au pilori par les journalistes de la télévision et de la presse écrite), puis au niveau judiciaire (par les lois sur l’homophobie) : à ce stade, le monde catholique abandonne à leur sort tous ceux qui se heurtent à la hache du bourreau dressée par la nouvelle « homocratie », en les liquidant comme « imprudents » ou « intégristes ».

8. Et c’est alors qu’on passe la loi sur les « unions homosexuelles », moment précis où le « loser » catholique se montre satisfait parce qu’on ne les a pas définies comme des « mariages ».

9. Evidemment, les « mariages homosexuels » arrivent dans la foulée : à ce stade, le « loser » catholique affiche son optimisme, parce que « l’on n’a pas prévu l’adoption par des homosexuels ».

10. L’adoption homosexuelle est adoptée et voici que le « loser » catholique conclut, avec satisfaction, qu’en tout cas « l’idée de la famille existe encore ».

Mario Palmaro, “Il Timone”, octobre 2013

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15 août, 2013

Ecosse : 45 000 euros d’amende pour diffamation homophobe

Une cour écossaise a condamné à une forte somme de dommages et intérêts – quelque 45.000 euros ! – David Shuttleton, pour avoir posté sur Twitter un message qualifiant une promotrice lesbienne du « mariage » homosexuel de « danger pour les enfants ».

L’antiquaire qui réside à Barrhead, près de Glasgow, avait été poursuivi pour diffamation par Jaye Richards-Hill qui est non seulement militante homosexuelles mais enseignante et conseillère du secrétaire écossais à l’Education Mike Russell.

Shuttleton est également, selon la presse, l’auteur de plusieurs messages au Premier ministre Alex Salmond et au vice-Premier ministre Nicola Sturgeon faisant état de sa préoccupation par rapport à la place occupée par Mme Richards-Hill dans les instances éducatives officielles écossaises.

L’énormité des dommages accordés résulte d’une application automatique de la loi, estime David Shuttleton, consécutive à des erreurs procédurales dans la présentation de sa défense : il entend faire appel de ce jugement par défaut, se disant confiant le voir réformé.

Il souligne cependant « le scandale absolu » du pouvoir accordé aux homosexuels au sein de la société : « C’est un abus absolument scandaleux de nos lois », a-t-il déclaré à la presse locale, qualifiant ceux qui montrent ainsi leur désaccord avec sa campagne anti-gay de « normalphobes ».

Au-delà d’un jugement aberrant par le montant des dommages accordés, il reste en effet la recevabilité de la procédure et le principe de protection légale du lobbying homosexuel qui autorisent la traque judiciaire de ceux qui ne sont pas d’accord. C’est la logique de la pénalisation de l’homophobie et il faut bien comprendre que toute la machinerie est en place.

Et si Shuttleton peut espérer voir sa condamnation judiciaire réduite ou même annulée, il est déjà condamné par la presse écossaise. Les médias le qualifient d’« imbécile égaré », de « sectaire », de « fou », de « chrétien fanatique homophobe raciste », tandis que Jaye Richards-Hill est présentée comme « parent et enseignante respectée », « militante de premier plan pour le droit au mariage des couples gays ».

Elle a selon la presse écossaise « épousée » sa partenaire lesbienne en Afrique du Sud, après avoir participé à une parodie de mariage avec la jeune femme lors d’une manifestation pour le « mariage » homosexuel devant le Parlement écossais l’an dernier.




06 août, 2013

Manif pour tous en Italie contre la loi anti-homophobe liberticide

L’Italie, après une tentative avortée en 2009, s’apprête une nouvelle fois à se doter d’une loi « anti-homophobe ». Mais les promoteurs du texte se heurtent à une opposition ferme et argumentée de la part des médias conservateurs – y compris Avvenire, le quotidien officiel de l’épiscopat, qui parle carrément de « blitz » ou de guerre furtive éclair pour qualifier l’introduction du texte devant la chambre basse au creux de l’été.

Malgré les vacances quelque 400 personnes (selon la presse) brandissant des drapeaux de la « Manif pour tous Italia » qui revendique des liens étroits avec la Manif pour tous française ont manifesté à proximité de l’Assemblée italienne lundi soir à Rome pour dénoncer le flou du texte qui en fait, selon Il Tempo, une « loi bâillon » qui aurait pour effet d’empêcher toute critique raisonnée du « mariage » des homosexuels et de l’adoption par des couples homosexuelles. Six mois à 4 ans de prison : voilà le tarif qui pourrait s’appliquer à ceux qui continueraient de définir le mariage comme l’union entre un homme et une femme et à revendiquer le droit pour l’enfant d’avoir un père et une mère.

Pour Gianfranco Pillepich, porte-parole de l’association italienne qui revendique son caractère apolitique et aconfessionnel, affirme que son hostilité à la loi anti-homophobe et anti-transphobe s’accompagne d’une « ferme condamnation de tout acte d’humiliation, de dérision ou de violence physique ou verbale par rapport aux personnes ayant des tendances homosexuelles », ce qui n’est pas contradictoire, dit-il, avec la suite : « Nous voulons voir garanti le droits des enfants d’avoir un père et une mère naturels, tous deux nécessaires pour un sain et complet développement de leur personnalité. »

« Le peuple italien est contre la violation de la dignité de tout être humain tout comme il est opposé à la privation de la liberté de penser. Il n’a été donné au gouvernement aucun chèque en blanc pour transformer profondément notre société sans demander la permission aux citoyens italiens », a-t-il poursuivi.

La manifestation s’est achevée sur une prise de rendez-vous : la grande manifestation qui en septembre aura lieu au moment du vote au Parlement de la proposition de loi Scalfarotto-Leone « contre l’homophobie et la transphobie ».

Plus précis dans leur dénonciation de l’ajout de ces termes à la loi italienne « antiraciste » existante, de nombreux médias italiens ont commenté l’initiative en dénonçant son inscription à l’ordre du jour de manière à obtenir un débat « semi-clandestin », en présence de moins de 30 députés et même 20 en fin de séance, comme l’écrit Angelo Picariello dans Avvenire. Il parle de « risques fondés » de craindre la mise en place d’un « odieux délit d’opinion » visant la demande d’une garantie constitutionnelle de la définition de la famille ou « l’énonciation de la doctrine chrétienne » – qui souligne, rappelons-le, le caractère « désordonné » de la tendance et le caractère peccamineux de l’acte homosexuel.

Il déplore l’absence d’introduction d’une quelconque « clause de sauvegarde » qui protège l’affirmation de ces vérités et même si des amendements ont été apportés au texte pour en ôter les mentions de « l’identité de genre » ou des « rôles de genre ». Une position que partage Gianfranco Amato, le président des Giuristi per la Vita, et qu’il a fait connaître aux parlementaires dans une lettre datée du 28 juillet : « La loi risque de créer une sorte de “crime judiciaire” » en introduisant des termes mal définis au sein d’une loi existante.

Notez que cela n’a jamais empêché l’adoption en France d’une loi similaire, et que tous les outils sont ici en place pour poursuivre « l’homophobie ».

Les mises en garde de la presse annoncent la « persécution » ou sa possibilité à tout le moins à l’égard des associations religieuses ou des clercs qui dénonceraient publiquement l’acte homosexuel comme un péché, se fondant entre autres sur les tendances que l’on observe actuellement au Royaume-Uni où, au nom de l’égalité et de la non-discrimination, de telles opinions ont déjà provoqué des poursuites et des pertes d’emploi, avec, dans ce dernier cas, devrait-on ajouter, de la Cour européenne des droits de l’homme. Bientôt un délit, le fait de lire publiquement certains textes de l’Ecriture sainte condamnant les actes homosexuels ?

Hilary White de LifeSiteNews fait état des pressions de lobbies internationaux pour faire passer le texte : « Amnesty International Italia a écrit la semaine dernière à tous les députés leur demandant d’“assurer que l’orientation sexuelle et l’identité de genre soient incluses dans la liste des discriminations poursuivies. »

En même temps les associations homosexuelles se plaignent que par le jeu des amendements, le texte ait été privé de son acuité : dans sa mouture initiale, l’article 4 de la loi prévoyait même une « rééducation » des condamnés pour délits « homophobes ou transphobes » à l’issue de leur peine de prison. Le texte amendé prévoit tout de même des travaux d’intérêt général s’ajoutant à la sentence, ces travaux pouvant s’effectuer dans des associations de protection des homosexuels et des transsexuels. Et il prévoit des peines allant jusqu’à quatre ans pour quiconque participe à des associations critiquant l’homosexualité, précise Hilary White.

Dans un précédent article, elle citait des juristes et professeurs de droit pour qui l’introcution d’une loi anti-homophobe est à l’évidence un pas vers la légalisation de l’union civile, voire du « mariage » des homosexuels. Ainsi le Pr Mauro Ronco, qui enseigne le droit à l’université de Padoue, s’est-il exprimé dans La Nuova Bussola pour noter l’influence que pourra exercer sur l’interprétation de la loi la récente décision de la Cour suprême des Etats-Unis pour qui le fait de refuser le « mariage » de deux homosexuels constitue une discrimination à raison de l’identité de genre : « La loi ouvre le chemin d’une approbation morale autoritaire (de l’homosexualité), faisant du relativisme éthique de paramètre légal indiscutable. »

La précédente tentative de qualification pénale de l’homophobie avait capoté en 2009 au Parlement italien qui avait retenu le caractère inconstitutionnel d’un tel délit ; mais depuis de l’eau a coulé sous les ponts et l’adoption des lois sur le « mariage » en France et au Royaume-Uni rendent la résistance de plus en plus malaisée.

Une première manifestation contre la loi italienne avait eu lieu le 25 juillet, s’attirant des critiques acerbes sur le « Plus » du Nouvel Obs.

Nouvelles de France a évoqué le texte de loi italien ici, jugeant cependant « légitimes » les « redéfinitions des peines prévues pour violence ou discrimination à l’encontre des personnes homosexuelles ». C’est oublier, me semble-t-il, que les lois antiracistes quelles qu’elles soient ont toujours été et continuent d’être des outils judiciaires qui n'ont pas pour premier but de protéger les personnes – elles le sont déjà à travers la loi commune – mais en créant des circonstances aggravantes qui ont pour objectif d'empêcher toute forme de hiérarchisation des valeurs, que ce soit à travers la préférence nationale, le jugement sur les cultures, la discrimination en ce qu’elle a de légitime.

Ou comme le dit Giulio Meotti dans Il Foglio, en dénonçant « le cœur du mensonge gay », de telles lois ne sont pas faites pour protéger les individus « mais pour imposer un nouveau dogme odieux et totalitaire, à travers le « nouveau grand délit idéologique de notre temps ».

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21 juillet, 2013

Honte aux promoteurs homophobes de la contraception !

L'illustration d'un article de l'Express Tribune paru ce dimanche m'a profondément indignée. Cette charge du quotidien pakistanais contre les services publics de planning familial de son pays, incapables, selon le journaliste, d'éviter les deux grossesses non désirées subies en moyenne par les Pakistanaises au cours de leur vie fertile et les 15 000 morts maternelles enregistrées chaque année. Voici l'illustration (tirée d'un site de photos libres de droits) :

 

Non mais je vous le demande ! Est-ce supportable de donner en exemple un modèle aussi ringard, aussi homophobe pour promouvoir les droits des femmes ?

Et ne faudrait-il pas enfin dénoncer l'homophobie fondamentale des programmes de « Planning familial » qui s'adressent, à travers la promotion de la contraception, uniquement à des personnes ayant des relations avec des personnes du sexe opposé ? Il n'y aurait donc pas d'autres modèles familiaux ?


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23 mai, 2013

Frigide Barjot hésite à venir à la Manif dimanche…

Sur Radio Notre-Dame : ici.

Elle prend prétexte du suicide de Dominique Venner, et dénonce des « attaques d'extrême-droite » pour craindre des « violences » de la part de ceux qui ne sont pas d'accord avec elle, sans rappeler le vrai désaccord, qui est son militantisme contre « l'homophobie », mot de guerre, et celui pour « l'alliance civile ».

"J'ai la responsabilité de millions de gens dans ce pays », assure-t-elle, demandant des « garanties » sur la protection et la ligne de la Manif pour tous.

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30 avril, 2013

Royaume-Uni : licencié pour avoir appelé l'homosexualité un “péché”

Robert Haye
Un professeur de sciences qui a été interdit d'enseigner pour avoir déclaré en classe que l'activité homosexuelle constitue un “péché” a perdu son recours devant la Haute Cour de Londres. Robert Haye, 43 ans, n'avait pourtant fait que répondre à la question d'un de ses élèves du secondaire à la Deptford Green School en Angleterre ; on suppose que le jeune homme s'est empressé de dénoncer son professeur pour « homophobie ». C'est en tout cas un enseignant assistant qui est allé se plaindre à la direction. Une campagne sur Facebook a suivi…

D'emblée, Robert Haye a été écarté de toute activité enseignante par l'Agence de l'enseignement pendant une durée indéfinie. La sanction a été confirmée par le ministre de l'Education britannique, Michael Gove.

La Haute Cour, invitée pour la première fois à connaître d'un tel type d'affaire, a refusé de donner raison au professeur en assurant que sa réponse avait été « inappropriée » et qu'il s'était rendu coupable d'une conduite professionnelle inacceptable. Le juge King a souligné que l'école où enseignait Robert Haye avait un cahier des charges obligeant les professeurs à « fournir des informations positives sur l'homosexualité » en vue de « permettre aux élèves de récuser les stéréotypes négatifs et les préjugés ».

L'avocat de l'enseignant eut beau signaler que les croyances religieuses et la liberté d'expression de son client étaient ainsi mises à mal, le juge y a opposé le fait que cette politique de l'école fait partie des « valeurs britanniques modernes de tolérance ». L'enseignant va pouvoir cependant pouvoir demander à reprendre un poste devant une classe dans deux ans.

Robert Haye est un adventiste du Septième jour, et à ce titre il a également expliqué à ses élèves que les chrétiens qui sanctifient le dimanche rendent un culte au démon dans leurs temples et églises, mais cela n'a jamais dérangé personne. Ce sont les opinions obligatoires sur l'activité homosexuelle qui reçoivent la protection des tribunaux.

« Je ne renierai pas ce que crois. Dieu premier servi », a déclaré Robert Haye qui pense devoir abandonner sa carrière d'enseignant au Royaume-Uni : car en cas de retour devant les élèves, il devra faire amende honorable pour son « homophobie » en démontrant qu'il est prêt à comprendre la nécessité pour les professeurs de « promouvoir la tolérance et le respect pour les droits, les religions et les croyances d'autrui ». « Les chrétiens sont aujourd'hui persécutés dans ce pays parce qu'ils croient en la Bible », s'est-il indigné. Actuellement au chômage,  Robert Haye doit quelque 4.200 livres pour ses frais de justice.

Le responsable de l'Agence de l'enseignement, Alan Meyrick, l'avait bien résumé à l'audience :

« Partager vos opinions avec des élèves n'était ni responsable ni approprié. Vous avez des croyances fortes et sincères qui ne sont pas fondamentalement incompatibles avec l'enseignement. Cependant, l'expression de ces opinions, de cette manière, n'est tout simplement pas appropriée pour un professeur travaillant au sein du système anglais d'éducation qui réunit des jeunes de sexualités, d'origines et de croyances diverses. »

C'est la dictature du relativisme identifiée par Benoît XVI…

Et largement partagée par la presse britannique qui parle du professeur « homophobe 7.

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...