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16 septembre, 2015

Maltraitance et persécution aux Pays-Bas : une femme néerlandaise privée de son droit d’assister à la messe traditionnelle par son curateur

Madame H.A.W. de Rijk-van der Moolen, 90 ans, est une femme néerlandaise et catholique, attachée à la forme extraordinaire du rite romain. Voilà des années qu’elle fréquente assidûment l’église Sainte-Agnès d’Amsterdam, desservie par la Fraternité Saint-Pierre. Mais depuis quelque temps elle est privée de son droit d’y pratiquer sa religion par son curateur, de concert avec la maison de soins où elle finit ses jours. Et ce malgré l’intervention des responsables de la paroisse, ses propres protestations, et l’accord avec les responsables de l’établissement Nieuw Vredeveld qui s’étaient engagés, lors de son entrée, à respecter sa liberté religieuse et notamment son droit d’aller à la messe dans l’église de son choix. Mme de Rijk est véritablement victime de maltraitance, et même de persécution en raison de sa foi…
C’est le 15 août, fête de l’Assomption de la très sainte Vierge Marie, que les responsables de la paroisse personnelle Saint-Joseph chargée des célébrations à Sint-Agnes, ont écrit une lettre recommandée, cosignée par plus de 130 fidèles, au curateur de Mme de Rijk, pour protester contre cette situation où elle se voit interdire d’aller à cette messe traditionnelle où elle ne manquait de se rendre les dimanches et jour de fête.
Non seulement Mme de Rijk est privée de son droit de pratiquer sa religion comme elle l’entend, mais en outre, sur décision de son curateur, elle subit toutes les semaines une pression inouïe, aussi bien de la part du personnel soignant, des infirmiers que des bénévoles qui s’occupent des personnes âgées de Nieuw Vredeveld, afin qu’elle les accompagne au culte protestant que l’on y célèbre le vendredi. Parfois ils s’y mettent à trois…
Pourtant, il avait été clairement indiqué lorsque la patiente avait été inscrite dans la maison de soins qu’elle souhaitait fréquenter l’église, et recevoir les soins spirituels du prêtre de son choix, et qu’elle n’avait aucun intérêt pour les activités pastorales d’une quelconque autre dénomination.
Les semaines ont passé. Le curateur, une certaine Brigitte Goedhart de Goedhart Amsterdam B.V., n’a pas jugé bon de répondre aux demandes concernant la privation de liberté et l’atteinte à la liberté religieuse de Mme de Rijk. Le 8 septembre, l’abbé Kromann Knudsen de la Fraternité Saint-Pierre a cherché à joindre Mme Goedhart à son cabinet, par téléphone. Elle n’était pas joignable ; on lui indiqua qu’elle rappellerait. Mais… rien. Le lendemain, une nouvelle lettre recommandée fut envoyée. Depuis lors, toujours rien. Mme Goedhart refuse de prendre contact avec la paroisse.

Brigitte Goedhart, qui a été chargée par un tribunal de la curatelle de Mme de Rijk, est théoriquement responsable de la défense de ses intérêts. Aussi la vieille dame, ne sachant plus à quelle porte frapper, a-t-elle pris sur elle de téléphoner à son curateur. Ne serait-ce que pour avoir des explications… Elle a appelé deux fois. Au total, les coups de fil ont duré moins de 90 secondes. Trop pour le cabinet Goedhart… Aussitôt, Mme Goedhart a appelé la direction de la maison de soins pour exiger que le téléphone de la vieille dame soit saisi pendant plusieurs jours.
Elle s’est ainsi vue privée de son seul lien avec le monde extérieur. Un véritable choc pour cette dame qui pour être en bonne forme physique – et parfaitement capable de se rendre dans une église en dehors de sa résidence – n’en est pas moins fragile psychologiquement. Elle est entrée en résistance à sa façon, de la seule manière qui lui reste : en refusant tous les soins, toute aide au moment de la toilette, de l’habillage, des repas… Elle était agitée et profondément angoissée.
Là encore, la maison de retraite et le curateur ont refusé de réagir et de fournir la moindre explication à la paroisse de Mme de Rijk ou à ses amis.
Ceux-ci ont décidé d’en appeler à l’opinion publique, soulignant que Mme de Rijk est victime d’une grave maltraitance, à un moment de sa vie où il lui est impossible de se défendre elle-même.
On peut réagir et apporter son soutien à Mme de Rijk et contre la « violence spirituelle » dont elle est victime en écrivant à stopgeestelijkgeweld@agneskerk.org.


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18 octobre, 2014

Manifestation pour Asia Bibi, condamnée à mort pour sa foi, le jeudi 23 octobre à Paris

MANIFESTATION CONTRE LA PENDAISON D’ASIA BIBI

L’héroïque mère de famille catholique Asia Bibi ignominieusement emprisonnée depuis des années dans une geôle du Pakistan vient d’être condamnée à la pendaison sous le prétexte ubuesque d’une parole manquant de respect à l’égard du prophète de l’Islam.
Ceci prouve, s’il en était besoin, qu’entre l’Islam de l’État islamique au Levant et celui des États islamiques internationalement reconnus, il n’y a que quelques différences de degré et pas de nature.
Devant cette nouvelle atrocité islamique, Chrétienté-Solidarité appelle les chrétiens de notre pays et tous nos compatriotes épris de liberté et de respect de la dignité humaine à venir massivement manifester 

devant l’ambassade du Pakistan 18 rue Lord-Byron, dans le 8ᵉ arrondissement de Paris 
jeudi 23 octobre à partir de 19H.

Premiers appelants à la manifestation du jeudi 23 octobre pour Asia Bibi

-         Bernard ANTONY ( AGRIF et Chrétienté-Solidarité)
-         Christophe BILEK (Notre-Dame de Kabylie)
-         Laurent BONNET (Mission Angelus 92)
-         Arpad BOROS (consultant international de Hongrie)
-         Béatrice BOURGES
-         Anne BRASSIÉ (écrivain)
-         Cheyenne CARON (cinéaste)
-         Anne COGNAC (AGRIF)
-         David FONTEY (professeur d’histoire)
-         François FOUCART (journaliste)
-         Richard HADDAD (Chrétienté-Solidarité France-Liban)
-         Daniel HAMICHE (Observatoire de la Christianophobie)
-         Pierre HENRI (politologue)
-         Michel JANVA (Salon Beige)
-         Abbé Paul JOSEPH (Fraternité Saint Pierre)
-         Sophie KELBRENER (professeur d’histoire)
-         Jacques LARMANDE (médecin)
-         Henry de LESQUEN (Club de l’Horloge)
-         Jean-Pierre MAUGENDRE (Renaissance catholique)
-         Jean MONNERET (historien)
-         Cécile MONTMIRAIL (journaliste)
-         Karim OUCHIKH (avocat)
-         Pasteur Saïd
-         Frédéric PICHON (avocat)
-         Didier ROCHARD (journaliste)
-         Jeanne SMITS (journaliste)
-         Jean TARLET (professeur des Universités)
-         Guillaume de THIEULLOY (les 4 vérités)
-         Thibaut de la TOCNAYE (Chrétienté-Solidarité)
-         Jérôme TRIOMPHE (avocat)
-         Elish YAKO (AEMO)

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18 septembre, 2014

Emouvante interview de Myriam Ibrahim, la jeune chrétienne Soudanaise qui a échappé à la pendaison

« La foi, c’est la vie. Si vous n’avez pas la foi, vous n’êtes pas vivant. »

Myriam Ibrahim, la jeune femme qui a échappé à une sentence de mort au Soudan où elle avait été condamnée pour apostasie et adultère, vit désormais aux Etats-Unis avec son mari, citoyen américain, et ses deux enfants. Sous la pression internationale, une cour d’appel soudanaise s’est vue contrainte de lever la condamnation.
Rappelons qu’en France, c’est Chrétienté-Solidarité, sous l’impulsion de Bernard Antony, qui a organisé une manifestation pour Myriam Ibrahim devant l’ambassade du Soudan, le 26 mai. La seule, semble-t-il.
Myriam Ibrahim a donné sa première interview à Megyn Kelly, de Fox News. L’entretien, diffusé le 15 septembre, est superbe et émouvant. Il est visible ici. Pour les non anglophones, je vous propose ici la traduction de leurs échanges. – J.S.

Pour voir la vidéo, cliquez ici.

— Myriam, c’est magnifique de vous voir ici.
— Je suis heureuse d’être ici avec vous.
— Vous avez été incarcérée alors que vous étiez enceinte de plusieurs mois. Vous aviez déjà un petit garçon d’un peu plus d’un an au moment de votre emprisonnement en janvier 2014. À quoi pensiez-vous dans votre cellule de détenue ?
— La situation était difficile mais j’étais sûre que Dieu resterait à mes côtés. Je ne me suis appuyée que sur ma foi, sûre que Dieu serait là à n’importe quel moment et dans n’importe quelle situation.
— Il n’a fallu que six semaines pour qu’on vous déclare coupable d’apostasie et d’adultère. Vous ont-ils donné la possibilité de renoncer à votre foi chrétienne?
On m’a donné trois jours. En outre, des personnes de l’association des savants de l’islam sont venues me voir dans ma cellule. C’étaient des imams qui m’ont récité des sourates du Coran. Je faisais face à des pressions énormes.
— Mais vous avez refusé. Vous étiez enceinte, vous aviez un petit garçon d’un an qui était avec vous dans la cellule de prison : n’a-t-il pas été très difficile de rester fidèle à votre foi ?
— J’avais pour moi la confiance en Dieu : la foi était ma seule arme au cours de ces confrontations avec les imams, car c’est ce que je crois…
— Pourquoi n’avez-vous pas tout simplement dit ce qu’ils avaient envie d’entendre, pour sauver votre vie ?
— Si je l’avais fait, cela aurait été la même chose que de tout abandonner. Cela n’est pas possible parce que ce n’est pas vrai. C’est mon droit de suivre la religion de mon choix. Je ne suis pas la seule à avoir souffert d’une telle situation : il y a beaucoup de Myriam au Soudan et à travers le monde. Il n’y a pas que moi, je ne suis pas la seule.
— Pensiez-vous qu’ils vous tueraient ?
— La foi, c’est la vie. Si vous n’avez pas la foi, vous n’êtes pas vivant.
— Douze jours après que fut prononcé la sentence de mort, vous avez donné naissance à Maya, en prison. Dites-nous dans quelles conditions cela s’est passé.
— Maya est née dans des circonstances difficiles. Je devais accoucher à l’hôpital mais ma demande a été rejetée. A l’heure où je devais donner naissance ils ont refusé d’enlever les chaînes de mes chevilles et j’ai dû accoucher entravée. Ce fut difficile.
— Quel noir moment cela a dû être. Vous vous trouvez dans cette prison Soudanaise, vous tenez votre nouveau-né dans vos bras, votre petit garçon est là près de vous, vous savez que vous êtes condamnée à mort. Comment avez-vous réussi à faire face?
— C’était une situation très difficile mais j’avais ma foi en Dieu. Je savais qu’Il m’aiderait, qu’Il savait que j’étais victime d’une injustice. C’est mon droit de pratiquer la religion de mon choix.
— Comment voyez-vous ce que le gouvernement des États-Unis a fait pour vous?
— Au départ avant mon incarcération Daniel et moi sommes allés au consulat des États-Unis. Le consul a refusé de nous parler et d’entendre les détails de l’affaire. Cette femme a refusé de s’occuper de nous et nous a dit d’aller voir auprès des Nations unies. Cependant l’ambassadeur Jerry Lanier m’a soutenue et son soutien a vraiment changé ma vie.
— Finalement sous la pression internationale une cour d’appel vous a libérée. Quel effet vous a fait cette nouvelle?
— J’ai ri, j’ai pleuré, j’étais très heureuse.
— A l’aéroport ils ont essayé de vous empêcher de quitter le Soudan mais pour finir vous y êtes parvenue. Vous avez fait route pour l’Italie en compagnie du ministre délégué des affaires étrangères, qui à quelques minutes de l’atterrissage à Rome a envoyé un message : « Mission accomplie. » Puis vous avez rencontré le pape. Cela a du être surréaliste.
— J’étais très heureuse. Je n’ai aucun problème avec personne. Je n’ai commis aucun crime. La seule chose dont je sois coupable, c’est d’avoir voulu vivre ma vie conformément à mes choix.
— Avez-vous été triste de quitter le Soudan, malgré tout?
— Oui, cela était triste car c’est le pays où je suis né. Mon peuple, mes amis, mes voisins sont tous là-bas, et ma vie est profondément enracinée au Soudan. Malgré toutes les souffrances, et toutes les circonstances difficiles – on s’y habitue.
— Parlons de l’islam. Le Soudan est le théâtre régulier de persécutions envers les chrétiens. Elles n’ont rien d’inhabituel. 88 % des filles subissent des mutilations génitales. Quelle est selon vous la dangerosité de l’islam radical?
— Comme je l’ai dit, j’ai mis ma vie dans la balance pour les femmes du Soudan. J’étais très près d’elles et je ressentais leurs souffrances. J’ai partagé avec elles les conditions difficiles de la prison et de la vie en général. En ce qui concerne la situation des chrétiens, c’est un fait bien connu que leur vie est difficile, qu’ils sont persécutés, traités avec dureté. Ils ont peur de se dire chrétiens par crainte de la persécution. Parfois des chrétiens qui se trouvent en prison en raison de difficultés financières s’entendent dire que le gouvernement remboursera leurs dettes s’ils se convertissent à l’Islam. Je n’ai jamais été musulmane. J’ai toujours été chrétienne. Si vous êtes chrétien et que vous vous convertissez à l’islam, cela deviendra difficile de le quitter : si vous le faites vous encourrez la peine de mort.
— Vous vivez désormais aux États-Unis, dans le New Hampshire. Comment cela se passe-t-il?
— Pour l’instant je n’ai pas encore une vie stable. Mais c’est mieux que la prison.
— Merci ! (Rires). Avez-vous encore le sentiment d’être en danger ?
— Oui.
— Comment cela ?
— Parce que j’ai à l’esprit une image très vive de la situation au Soudan.
— Et comment vont vos enfants ici ?
— Mes enfants sont très heureux d’être avec leur père, ensemble, comme une famille.
— Comment voyez-vous l’avenir, Myriam ?
— J’aimerais aider les gens au Soudan, en Soudan, spécialement les femmes et les enfants ; j’aimerais promouvoir la liberté de la religion.
— Et à ceux qui vous considèrent comme une héroïne pour les chrétiens ? Que leur dites-vous?
— Je leur dis: merci pour votre soutien et pour vos prières. Mais j’ai toujours besoin de soutien. J’ai besoin de prières. J’ai besoin du soutien des autres.
— Et vous les aurez. Je vous souhaite tout ce qu’il y a de mieux pour vous et votre famille.
(Avec un radieux sourire.) Merci. Merci beaucoup.

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20 août, 2014

Pour Mgr Luigi Negri, les lois anti-homophobes rappellent le fascisme

Mgr Negri revient à la charge, et insiste. Après avoir évoqué le lien entre les totalitarismes – tel le fascisme – et les lois pénalisant l'homophobie dans une interview à La Nuova Bussola (traduction intégrale ici chez Benoit-et-moi), l'évêque du diocèse italien de Ferrara-Comacchio a carrément expliqué que la proposition de loi anti-homophobe en cours le fait penser à une résurgence du fascisme et à la « noire époque de l'idéologie d'Etat » en Italie.

Il répondait cette fois aux questions de l'hebdomadaire Tempi.

La loi de pénalisation de l'homophobie, a-t-il expliqué, va introduire « pour la première fois depuis la fin du fascisme il y a 70 ans, un crime d'opinion évocateur des temps noirs et troublés, longtemps vaincus et que l'on a cru révolus, des idéologies d'Etat. Des temps où l'Etat identifiait des positions idéologiques qu'il imposait par la force, supprimant tous ceux qui n'étaient pas conformes. »

Voilà qui est intéressant : dans bien des pays, à commencer par la France qui est voisine de l'Italie, le délit d'homophobie existe depuis plusieurs années. La France est-elle donc un Etat fasciste ? La réponse s'impose d'elle-même.

« En prenant la défense d'un certain style de vie et de ses promoteurs, et spécialement ceux qui professent l'homosexualité en théorie et la pratiquent dans la société, l'Etat se rend coupable de discriminations graves et irréparable envers d'autres opinions et styles de vie », a déclaré Mgr Luigi Negri. « Notre peuple risque de perdre la liberté fondamentale d'expression, la liberté de ses choix, des options, du regard sur la vie et des conceptions de la vie qui forment le cœur de l'expérience des gens. »

Comme d'autres cardinaux et évêques en Italie, il pense que les prêtres et autres ecclésiastiques qui se bornent à citer simplement l'Ecriture sainte ou le Catéchisme de l'Eglise catholique « pourraient un jour être amenés devant les autorités ». Il n'a pas hésité à rappeler que plus de 100.000 chrétiens ont perdu la vie dans le monde ces trois dernières années par mépris de la liberté de conscience : une claire façon de faire un parallèle avec ce qui pourrait arriver si la dictature du relativisme devient plus pesante dans les temps à venir.

Source : LifeSiteNews.

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29 juillet, 2014

La lettre de remerciement d’une femme africaine à Meriam Ibrahim

Je traduis ci-dessous la lettre très émouvante de Obianuju Ekeocha à Meriam Ibrahim, la Soudanaise condamnée à mort pour « apostasie », après sa libération  et son exfiltration qui a été marquée par une première halte au Vatican. Mme Ekeocha est nigériane ; elle vit au Royaume-Uni. Cette scientifique biomédicale a fondé Culture of Life Africa et collabore avec des médias catholiques pour promouvoir la défense de la dignité et du caractère sacré de la vie.
La grande nouvelle de l’arrivée de Meriam Ibrahim m’a procuré tant de joie, tant d’enthousiasme. Les images de cette femme Africaine si gracieuse, si belle, son bébé dans les bras, descendant de l’avion appelaient les regards, spécialement après la douleur et la souffrance innommables qu’elle a vécues dans la prison soudanaise.
Alors j’ai pensé que, par une lettre très simple, je devais poser sur le papier mes réflexions et mes
pensées de gratitude pour cette intrépide fille de l’Afrique dont le monde entier célèbre aujourd’hui la libération.
Au nom de toutes les femmes africaines, je vous remercie, Meriam Ibrahim, pour avoir montré à la face du monde le courage indomptable qui est au cœur de la féminité authentique. Je dis cela parce que votre douleur et votre persécution étaient liées si clairement à votre féminité. Et par conséquent, votre triomphe a été un témoignage des plus puissants pour la vie, pour la maternité, pour le mariage, pour l’amour et pour la foi.
Vous êtes vraiment une image fidèle de la foi et de la vertu, un vrai symbole de la force et de la capacité de faire face. Vous êtes, à mon humble avis, une vraie femme de poids, une femme de poids africaine dont l’histoire remplit mon cœur de courage et d’audace pour ma propre vocation, la défense de notre culture africaine de la vie, du mariage, de la maternité, de la foi et de la famille, peu importe les difficultés, la honte ou la douleur que cela peut me causer.
Car sous le coup d’une persécution intense, vous avez refusé de renier votre foi chrétienne. Sous les menaces des extrémistes, vous êtes restée debout : témoin et martyre.
Dans la souffrance de l’incarcération, vous avez refusé de renier votre mari ou de renoncer à votre mariage.
Entravée par les lourdes chaines de la prison, vous aviez encore assez de force et de fierté pour donner la vie, pour donner naissance.
Sous le coup d’une sentence de mort certaine vous avez eu assez de détermination pour allaiter votre précieux petit bébé.
Par votre puissant exemple, le monde a pu voir la ténacité d’une jeune femme africaine qui, dans les pires conditions, a témoigné héroïquement des vertis de la foi, du mariage, de la maternité. Vos luttes indicibles, ces dernier mois, auront été le rayon lumineux le plus radieux qui a percé les nuages les plus noirs, en apportant la contradiction à un monde moderne qui nous dit que la foi ne signifie rien, que la liberté religieuse n’est pas si importante, que le mariage n’est que ce que nous voulons en faire, que la maternité doit résulter d’un choix afin de la réservé aux périodes qui nous arrangent le mieux, que nos bébés ne doivent naître qu’aux moments qui nous conviennent.
Vous, ma sœur africaine, vous êtes devenue un paratonnerre par rapport aux féministes radicales de notre temps qui répudient et dénigrent chaque vertu que vous incarnez. En votre corps, vous avez subi les marques et les cicatrices du vrai chrétien : comme épouse, mère et martyre. Et ainsi vous nous avez montré ce qu’est une femme autonome et libérée – et je suis heureuse de dire que cela n’a rien à voir avec ce que voudraient nous faire croire les radicaux et les idéologues d’Occident. Ils essaient de nous dire que pour que les femmes africaines deviennent autonomes, il leur faut devenir « sexuellement libérées » : égoïstes, individualistes et férocement autonomes. Mais vous, Meriam, par votre propre exemple, vous nous avez enseigné que la femme africaine libérée est la femme libre de vivre et de pratiquer sa foi, d’aimer son mari, et d’aimer ses enfants, nés ou pas encore nés. Une femme libérée, c’est une femme de foi, une femme pour la famille. C’est cela, la vérité qui doit être proclamée d’un bout à l’autre de l’Afrique.
Aujourd’hui, le monde entier vous regardait alors que vous respiriez l’air léger de la liberté, et que vous avez fait votre première halte, non pas à la Maison Blanche, mais plutôt à la maison de sainte Marthe – Casa Santa Marta – qui est aussi la maison du Saint-Père, le pape François. Au lieu de la poignée de main présidentielle que beaucoup auraient désirée d’abord, vous avez choisi celle du pape. Plutôt que la réception politique, vous avez choisi la bénédiction apostolique pour vous et pour votre famille. Vous avez préféré le pape au POTUS (ndlr : President of the United States of America).
Vous êtes une femme de grande sagesse, de grande force, et l’Afrique vous porte haut, elle vous honore, elle vous célèbre.
Nous sommes dans la joie avec vous et pour vous.
Nous sommes dans la joie parce que vous êtes enfin libre.
Et grâce à notre joie, je prie pour que davantage de femmes – de notre Afrique et de tous les coins du monde – réfléchissent profondément à votre expérience, afin de faire comme vous.
Je prie pour que des femmes de foi se lèvent et portent leur courageux témoignage, s’il le faut jusqu’au martyre.
Je prie pour que les femmes enceintes choisissent la vie pour leurs bébés, à tout prix.
Je prie pour les femmes qui sont épouses et mères pour qu’elles restent fidèles à leurs vœux et à leurs vocations.
Je prie pour qu’au-delà de la joie qui a gagné toute la terre, nous puissions être embellies de ne serait-ce qu’un peu de la vertu héroïque du féminisme authentique de Meriam Ibrahim, purifié et forgé dans le creuset enflammé de la persécution religieuse.
Obianuju Ekeocha,
Fondatrice et responsable de www.cultureoflifeafrica.com.


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08 mars, 2013

Un ministre espagnol sommé de s'excuser ou de partir pour propos « homophobes »

Le ministre de l'Intérieur espagnol, Jorge Fernandez Diaz, est sous le feu roulant des organisations LGBT qui réclament sa « destitution » parce qu'il s'est exprimé contre le « mariage » des paires de même sexe, légalisé en Espagne depuis 2005. Premier résultat de la campagne : des personnalités du PP (Partido Popular) de Mariano Rajoy se sont déjà désolidarisées de ses déclarations et la pression monte dans les médias. On veut sa tête.

Qu'a-t-il donc dit de si affreux, de si « homophobe » ? Participant la semaine dernière à un colloque sur le thème « Religion et espace public » à l'ambassade d'Espagne près le Saint-Siège, à Rome, le ministre a déclaré, selon la presse : « Si nous nous opposons au mariage entre personnes du même sexe, nous ne pouvons pas utiliser des arguments confessionnels. Il existe des arguments rationnels qui disent que ce mariage ne doit pas jouir de la même protection de la part des pouvoirs publics que le mariage naturel. La survivance de l'espèce, par exemple, ne serait pas garantie. »

Cela ne va pas très loin, puisqu'il s'agit simplement de dire, si la retranscription est exacte, que le mariage naturel doit jouir d'une protection supérieure, et non de rejeter le principe d'une union homosexuelle assortie de droits.

Mais aussitôt la Federacion estatal de Lesbianas, Gays, Ttransexuales y Bisexuales a demandé que le ministre « abandonne son militantisme religieux ou qu'il démissionne » : « Essayer d'imposer le fanatisme religieux n'est pas le propre d'un gouvernant démocratique. » La présidente de la FELGBT, Boti Garcia, assure que les propos de Fernandez Dias reflètent son « peu d'intelligence », son « extrémisme religieux ».

Une autre association, la Confédération espagnole des LGBT, exige quant à elle des « excuses ou sa démission immédiate » : « Nous sommes horrifiés de voir qu'une personne qui a révélé sa face la plus conservatrice soit précisément chargé de la coordination et de la protection des minorités », affirme son communiqué.

Mais l'indignation ne s'arrête pas à quelques groupuscules dont les déclarations n'ont de poids que pour autant qu'elles sont répercutées sur le plan politique et médiatique. C'est le cas ici avec la cascade d'articles de presse qui présentent Fernandez Diaz comme « proche » de l'Opus Dei et insistent sur le fait qu'il « défend la présence de la religion dans l'espace public ». La vice-secrétaire du Parti socialiste, PSOE, Elena Valenciano, s'est empressée d'accuser le ministre de vouloir « plus de religion et moins d'égalité », et la secrétaire PSOE chargée de l'Egalité a mis Mariano Rajoy en demeure de dire s'il « soutient » l'opinion exprimée par son ministre.

Le PP lui-même compte plusieurs membres qui ont pris le parti des LGBT : ainsi le secrétaire chargé de la Justice, des Droits et des Libertés (sic !), Iñaki Oyarzabal a tweeté sa désapprobation en qualifient les propos de « malheureux », ne reflétant en rien ses opinions personnelles ni celles du PP. Un député PP, Agustin Conde, élu de Tolède, renchérit : « Le mariage gay ne garantit pas la survie de l'espère mais le célibat non  plus ». Il faisait explicitement référence aux vœux religieux.

(C'est en effet la faiblesse de l'argument de Fernandez Diaz, employé en son temps aussi  par Christian Vanneste, même si l'on en comprend la portée pratique et qu'il fait référence à une réalité plus profonde : les relations sexuelles ont pour finalité la procréation. Au bout du compte, il s'agit bien de savoir si le comportement homosexuel est bon ou mauvais sur le plan moral – ne poursuit-on pas pénalement le « racisme », ou le vol, ou l'abus de mineurs, pour des raisons morales ?)

La plate-forme civique HazteOir voit en Jorge Fernandez Dias la « nouvelle victime des autodafés de l'idéologie du genre ». Et demande au ministre de ne pas se dédire, de ne pas présenter d'excuses, de ne pas se taire devant cette « tentative totalitaire de changer la réalité et de faire passer toute la société par le trou d'une aiguille ». Elle lance une pétition en ligne où elle lui demande, au nom des droits de tous, de ne pas renoncer à sa liberté de conscience et d'opinion.


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