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29 juillet, 2022

Premier règlement collectif d'indemnisation d'employés mis à la porte ou contraints de se faire vacciner contre le COVID-19

Il y a des jours où on est content de « blogger » (d’autant que je n’ai guère donné de nouvelles ces dernières semaines, toujours faute de temps) : dans l'Illinois, aux Etats-Unis, une entreprise hospitalière comptant cinq établissements, NorthShore University HealthhSystem, va devoir payer plus de 10 millions de dollars à des employés mis à la porte ou contraints de se faire vacciner contre le COVID alors qu’ils invoquaient des « exemptions religieuses », autrement dit, le droit à l’objection de conscience face à des « vaccins » développés en utilisant des lignées de cellules fœtales obtenues par le biais d’avortements.

C’est une « class action » menée par une association de défense de croyants chrétiens, Liberty Council, très active dans le domaine de la protection des libertés face aux vaccinations et aux passes vaccinaux dans le cadre du COVID.

Notez que la société NorthShore n’a pas voulu prendre le risque d’une procédure, préférant trouver un arrangement collectif avec les plaignants, avouant ainsi que sa politique d’obligation vaccinale n’est pas défendable en droit.

C’est une belle victoire. Dommage qu’on ne puisse en imaginer une pareille en France, terre de la « liberté » !

Voici une rapide traduction du communiqué de Liberty Council :

*

L’association Liberty Counsel a obtenu ce jour un accord de règlement négocié pour un montant de plus de 10,3 millions de dollars dans le cadre du premier recours collectif intenté par des travailleurs du domaine de la santé contre l’obligation vaccinale contre le COVID. Le règlement de l’action collective contre le NorthShore University HealthSystem concerne plus de 500 travailleurs de santé, présents ou passés, qui ont fait l’objet d’une discrimination illégale en se voyant refuser l’exemption religieuse qu’ils réclamaient pour se soustraire à l’obligation vaccinale. L’accord a été déposé dans la foulée auprès du tribunal fédéral du district nord de l’Illinois.

 NorthShore a accepté payer un total de 10.337.500 $ (presque autant d’euros) pour indemniser ces personnels de santé qui s’avèrent avoir été victimes de discrimination religieuse, et qui ont été sanctionnés en raison de leurs croyances religieuses, qui leur interdisaient de recevoir une injection associée à des cellules de fœtus avortés.

Il s’agit là d’un règlement historique, le premier du genre en matière de recours collectif contre un employeur privé ayant illégalement refusé des centaines de demandes d’exemption religieuse face aux injections COVID-19.

 Le règlement doit encore être approuvé par le tribunal fédéral de district. Les employés de NorthShore qui se sont vu refuser des exemptions religieuses recevront une notification du règlement et auront la possibilité de faire des commentaires, de s’opposer, de demander à être exclus du règlement ou de soumettre un formulaire de demande de paiement à partir du fonds de règlement, le tout conformément aux délais qui seront fixés par le tribunal.

Dans le cadre de l’accord de règlement, NorthShore reviendra également sur sa politique illégale de refus des aménagements religieux afin de la rendre conforme à la loi, en prévoyant la possibilité d’aménagements religieux à chaque poste dans ses nombreux établissements. Aucun poste dans les installations de NorthShore ne sera considéré comme interdit aux employés non vaccinés ayant des exemptions religieuses approuvées.

 En outre, les employés qui ont été licenciés en raison de leur refus des piqûres COVID pour des motifs religieux pourront être réembauchés s’ils en font la demande dans les 90 jours suivant l’approbation du règlement final par le tribunal, et ils conserveront leur niveau d’ancienneté antérieur.

Le montant des paiements individuels provenant du fonds de règlement dépendra du nombre de formulaires de demande valides faites en temps et en heure au cours du processus de réclamation. Si le règlement est approuvé par le tribunal et que la totalité ou la quasi-totalité des employés concernés déposent des demandes valides dans les délais, on estime que les employés qui ont été licenciés ou ont démissionné en raison de leur refus religieux d’une injection de COVID recevront environ 25.000 $ chacun, et que les employés qui ont été contraints, pour conserver leur emploi, d’accepter une injection de COVID en dépit de leurs croyances religieuses recevront environ 3.000 $ chacun.

 Les 13 travailleurs de santé qui sont les principaux demandeurs recevront un paiement supplémentaire approximatif de 20.000 $ chacun pour avoir joué un rôle important dans l’engagement de ce procès et pour avoir représenté le collectif des travailleurs de la santé de NorthShore. 

Liberty Counsel recevra 20 pour cent de la somme du règlement, soit 2.061.500 $, en paiement des frais et honoraires d’avocat importants qu’elle a dû engager pour poursuivre NorthShore et tenir cette société responsable de ses actes. Ce montant est bien inférieur aux 33 % habituellement demandés par les avocats dans le cadre d’un recours collectif.

 Dès octobre 2021, Liberty Counsel a envoyé une lettre de demande à NorthShore au nom de nombreux travailleurs de la santé qui avaient des objections religieuses sincères vis-à-vis de la « Politique de vaccination obligatoire COVID-19 » de la société. Si NorthShore avait alors accepté de suivre la loi et d’accorder des exemptions religieuses, l’affaire aurait été rapidement résolue et ne lui aurait rien coûté. Mais dès lors que NorthShore a refusé de se conformer à la loi et a rejeté toutes les demandes d’exemption religieuse et d’aménagements pour les employés travaillant dans ses locaux, Liberty Counsel a intenté un recours collectif, ainsi qu’une requête en vue d’obtenir une ordonnance restrictive temporaire et une injonction. 

Horatio G. Mihet, vice-président des affaires juridiques et avocat en chef des litiges de Liberty Counsel, a déclaré : « Nous sommes très heureux du règlement historique de 10 millions de dollars obtenu dans le cadre de notre action collective contre NorthShore University HealthSystem. Le changement radical de politique et les réparations pécuniaires substantielles exigés par le règlement apporteront une forte dose de justice aux employés de NorthShore qui ont été impitoyablement contraints de choisir entre leur conscience et leur emploi. Ce règlement devrait également servir d’avertissement fort à tous les employeurs de la nation, leur montrant qu’ils ne peuvent pas refuser de trouver des aménagements pour leurs employés qui ont des objections religieuses sincères vis-à-vis de la vaccination forcée. »

 Mat Staver, fondateur et président de Liberty Counsel a déclaré : « Ce règlement collectif qui offre une compensation et la possibilité de retourner au travail est le premier de son genre dans la nation concernant l’obligation vaccinale COVID. Ce règlement devrait servir d’avertissement à tout employeur qui n’a pas proposé un aménagement ou exempté les employés qui s’opposaient aux injections COVID pour des raisons religieuses. Que cette affaire serve d’avertissement pour les employeurs qui ont violé le Titre VII. Il est particulièrement significatif et gratifiant que ce premier règlement COVID collectif protège les travailleurs de la santé. Les travailleurs de la santé sont des héros qui donnent quotidiennement leur vie pour protéger et traiter leurs patients. On a besoin d’eux maintenant plus que jamais. »




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10 mars, 2022

Mgr Hector Aguer soutient Mgr Daniel Fernández Torres, destitué de son siège à Porto Rico pour avoir défendu l’objection de conscience par rapport au “vaccin” anti-COVID

Mgr Hector Aguer, archevêque émérite de La Plata en Argentine qui a dû quitter son siège épiscopal quasiment du jour au lendemain dans des circonstances invraisemblables pour laisser la place à Mgr Victor Manuel “Tucho” Fernandez, très proche du pape François, vole au secours dans un communiqué à son confrère d’Arecibo, Porto Rico, « miséricordié » comme il dit pour avoir défendu l’objection de conscience face au “vaccin” expérimental contre le COVID. C’est en termes particulièrement forts, que je vous livre ici au terme d’une traduction rapide, que le prélat argentin s’indigne devant la sanction romaine.

J’y ajoute la traduction de la belle lettre écrite par Mgr Fernandez à tous les catholiques de son diocèse, où il dit son incompréhension devant une mesure qui ne respecte même pas les exigences les plus simples du droit canonique. – J.S.

*

Un bon évêque « miséricordié »



Le progressisme imposé par le Saint-Siège avance sans relâche, sans se soucier des victimes qu’il fait parmi des hommes de Dieu dont l’action fait pourtant fleurir l’Église. L’évêque d'Arecibo, à Porto Rico, Mgr Daniel Fernández Torres, a été renvoyé de son diocèse pour avoir défendu l’[objection de conscience face à la ridicule « obligation morale » de la vaccination imposée par le Saint-Siège.

Mgr Daniel Fernandez Torres
L’Église d’aujourd'hui ne se préoccupe plus de Dieu, ni du mandat d'évangélisation du Christ, mais uniquement d'imposer de « nouveaux paradigmes » et d’adhérer aux principes d’un Nouvel Ordre Mondial, qui est étranger au droit naturel et à la révélation chrétienne. Le cas de Mgr Fernandez Torres est un exemple clair de la manière dont l’Église s’éloigne de ce que devrait être sa mission. Peu importe que le diocèse d’Arecibo ait connu une floraison de vocations, et qu’il se distingue par le plein exercice de ce que devrait être la mission de l’Église. Un faux concept de « synodalité » oblige les bons évêques à se plier aux absurdités décidées par les conférences épiscopales, ou les par groupuscules officialisés qui adhèrent aux nouvelles positions de Rome.

Il y a quelques années, j’ai été invité par Mgr Daniel à prêcher les Exercices spirituels auxprêtres de son diocèse. J’ai alors pu voir comment une Église particulière s’épanouit lorsque son évêque est un homme de Dieu, fidèle à la grande Tradition ecclésiale. Mais Rome ne s’intéresse pas à cela. Comme jamais avant ce temps, la « centralité » de Rome est imposée au nom de l’« unité ». Ces positions nous font aspirer à la liberté que les grands papes ont favorisée, en soutenant l’épiscopat engagé au service de la croissance de l’Église et de l’évangélisation de ceux qui étaient encore hors de son sein.

Par ces lignes, je souhaite assurer Mgr Fernandez Torres, son vicaire général et tout le clergé de ce cher diocèse de ma proximité spirituelle et de mes prières. Je prie également pour que cette mesure injuste, et draconienne, ne conduise pas à la destruction de tant d’initiatives véritablement catholiques qui y ont vu le jour et s’y sont développées. Que Dieu fasse en sorte que les autres évêques de Porto Rico se souviennent de ce qu’il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes (Actes 5:29), même si ces hommes vivent au Vatican.

+ Héctor Aguer
Archevêque émérite de La Plata

*





Lorsque vous recevrez la nouvelle de mon remplacement comme évêque à la tête du diocèse d’Arecibo, je veux que vous sachiez qu’il ne m’appartient pas de vous expliquer une décision que je ne peux pas expliquer moi-même, bien que je l’accepte avec la patience du Christ pour le bien de l’Église. Il ne vous appartient pas non plus de juger ce que seuls Dieu et l’histoire feront en temps voulu.

En réagissant à ce qui s’est passé, je me considère bienheureux d’avoir à souffrir la persécution et la calomnie (cf. Mt 5, 10-11) pour avoir proclamé la vérité de la dignité de l’homme dans des circonstances comme celles que nous vivons actuellement, comme celui qui « nous incommode, et qui est contraire à notre manière d'agir » (Sg 2, 12). Aujourd’hui, je peux garder la tête haute et même si je suis imparfait et pécheur, je sais que j’ai fait ce qui était juste, et cela me procure une grande paix intérieure. Je suis également réconforté par la signification hébraïque du nom Daniel, que j’ai providentiellement reçu lors de mon baptême, « Dieu est mon juge ».

Je regrette beaucoup que dans l’Église, où l’on prêche tant la miséricorde, certaines personnes n’aient pas, dans la pratique, le moindre sens de la justice. Je n’ai pas été poursuivi, ni accusé formellement de quoi que ce soit. Un jour le délégué apostolique m’a simplement informé, verbalement, que Rome me demandait de démissionner. Aujourd’hui un successeur des apôtres est remplacé sans même qu’on ait engagé la procédure canonique qu’on ouvrirait pour révoquer un curé.

J’ai été informé de ce que je n’avais commis aucun crime, mais que j’avais prétendument « manqué d’obéissance au pape et n’avais pas été suffisamment en communion avec mes frères évêques de Porto Rico ». Il m’a été suggéré que si je démissionnais du diocèse, je resterais au service de l’Église au cas où l’on aurait besoin de moi à un autre poste ; une offre qui prouve en fait mon innocence. Cependant, je n’ai pas démissionné parce que je ne voulais pas me rendre complice d’une action totalement injuste dont j’ai encore du mal à croire qu’elle puisse se produire au sein de notre Église.

Cette expérience personnelle, en revanche, m’a aidé à prendre conscience d’une manière nouvelle de la sérieuse responsabilité qui incombe à tous les évêques dans le gouvernement de l’Église, qui est apostolique et non pyramidale, synodale et non autocratique. Je crois que depuis un certain temps, beaucoup d’entre nous, évêques, observons avec inquiétude ce qui se passe dans l’Église et hésitons à croire ce qui se passe. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons nous rappeler notre vocation à être des prophètes.

Nous vivons des moments difficiles, mais ne perdons pas espoir. Les paroles du pape émérite Benoît XVI, s’exprimant en tant que prêtre, peuvent nous encourager : « Il me semble certain que des temps très difficiles attendent l’Église. Sa crise véritable a à peine commencé. Il faut s’attendre à des secousses considérables. Mais je suis certain aussi de ce qui restera à la fin : non l’Église du culte politique, qui est déjà exsangue, mais l’Église de la foi. Elle ne dominera jamais plus la société avec la puissance qu’elle a eue jusqu’à une époque récente. Mais elle va fleurir de nouveau et elle se manifestera aux hommes comme une patrie qui leur donne vie et espérance au-delà de la mort. »

Je célèbre humblement ce que nous avons pu faire ensemble dans le cadre du diocèse d’Arecibo, au cours de ces presque douze années, dans la pastorale des jeunes et des vocations, dans la lutte pour la dignité de l’amour humain, la famille et le respect de la vie, dans la liberté de l’Église face aux interférences politiques, dans la formation de saints prêtres et dans le fait d’avoir donné une « Maison » à la Vierge dans notre sanctuaire diocésain. Si, en essayant d’être fidèle à Dieu, je suis remplacé dans ma fonction, cela en vaut la peine, car en tant qu’évêque, je peux être utile à l’Église par mon propre témoignage. Je me souviens des paroles de saint Jean d’Avila : « combien, à chercher l’honneur de Dieu, nous sommes honorés à être déshonorés ».

J’exprime ma communion dans la foi catholique, avec le Pape et mes frères dans l’épiscopat, malgré ma perplexité face à un arbitraire incompréhensible. Et si, à partir de maintenant, je peux vous rendre un quelconque service, je vous fais part de mon entière disponibilité.

Aujourd’hui comme toujours, mes plus grands remerciements vont à Dieu et à Notre Dame du Perpétuel Secours, notre patronne. Je remercie également tous les prêtres, parce qu’ils constituent un clergé bon et fdèle. Merci à tous les fidèles de mon cher diocèse d’Arecibo pour votre affection et vos prières. Merci à tout le personnel de l’évêché, parce qu’il forme vraiment une famille élargie. Merci à ma famille pour son soutien inconditionnel, comme toujours. Merci également à mes frères et sœurs de différentes confessions chrétiennes pour les moments où, ensemble, nous avons élevé la voix pour défendre la famille.

Que Dieu vous bénisse tous.

Dans le Christ mort et ressuscité,

+Daniel
(Mgr Daniel Fernandez Torres)



© leblogdejeannesmits pour la traduction.


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28 février, 2022

Importante sous-déclaration des effets indésirables des vaccins COVID : le constat d’une société d’assurance-maladie en Allemagne

Une importante compagnie d’assurance-maladie allemande s’inquiète d’un phénomène de forte sous-déclaration des effets indésirables du vaccin expérimental COVID-19 par les autorités gouvernementales, phénomène que révèlent ses propres données.

Andreas Schöfbeck, membre du conseil d’administration de BKK ProVita, a fait part des observations de la société d’assurance à l’Institut Paul Ehrlich (PEI), qui avait signalé en début d’année 244.576 cas présumés d’effets secondaires liés aux injections génomiques au cours de l’année civile 2021.

Le PEI est l’Institut fédéral des vaccins et des biomédicaments, une agence du ministère fédéral allemand de la santé chargée de veiller à la sécurité des médicaments.

Schöfbeck a également envoyé sa lettre officielle à l’Association médicale allemande et à la Commission permanente des vaccinations.

L’analyse qu’il a publiée ne fournit aucune information détaillée sur le type ou la gravité des effets secondaires documentés, si ce n’est que les patients ont demandé une aide médicale professionnelle pour les soigner.
À propos du chiffre de 244.576 cas avancé par le PEI, Schöfbeck écrit : « Les données dont dispose notre société nous portent à croire qu’il existe une sous-déclaration très importante des cas suspects d’effets secondaires de la vaccination après réception de l’injection. »

Précisant que leur échantillon comprend 10.937.716 clients assurés et que les données disponibles ne couvrent que les sept premiers mois et demi de 2021, la lettre indique que leur seule société avait déjà enregistré 216.695 cas d’effets indésirables sur cette période.

En transposant ce ratio à l’ensemble de l’année, puis en l’appliquant à la population totale de l’Allemagne (environ 83 millions d’habitants), on peut estimer que 2,5 millions à 3 millions de personnes ont été traitées par des professionnels de la santé pour de tels effets indésirables.

« D’après nos calculs, nous considérons qu’il est réaliste d’estimer que 400.000 consultations médicales déclarées par nos assurés concernaient des complications liées à la vaccination. Extrapolée à la population totale, cette valeur serait de trois millions », a déclaré Schöfbeck à WELT News.

Commentant la divulgation de sa lettre, Schöfbeck a déclaré à WELT : « Les chiffres qui résultent de notre analyse sont très éloignés des chiffres annoncés publiquement. Il serait contraire à l’éthique de ne pas en parler. »

Il signale dans sa lettre qu’il s’agit d’un « signal d’alarme important », car cela « signifie qu’environ 4 à 5 % des personnes vaccinées ont reçu un traitement médical pour des effets secondaires », soit un taux environ 10 fois supérieur aux chiffres communiqués par le gouvernement.

Andreas Schöfbeck s’est ensuite penché sur les causes de cette sous-déclaration. Il avance qu’étant donné que les organismes de santé ne sont pas rémunérés pour le signalement des effets secondaires des vaccins, qu’il faut déployer des efforts considérables pour ce faire – 30 minutes par rapport – et qu’environ trois millions de rapports auraient potentiellement pu être déposés, cela équivaudrait à 1,5 million d’heures de travail, soit « quasiment la charge de travail annuelle de 1.000 médecins ».

Un rapport de Project Veritas publié en septembre aux États-Unis corrobore cette analyse, en faisant état de très nombreux patients hospitalisés souffrant de lésions dues au vaccin COVID que « personne » ne signale au système fédéral de notification des effets indésirables des vaccins (VAERS) « parce qu’il faut plus d’une demi-heure pour rédiger ce fichu document ».

Ces énormes lacunes dans la déclaration des effets indésirables des vaccins dans le cadre des systèmes passifs gouvernementaux ont été confirmées par des études et sont bien connues depuis de nombreuses années. Ainsi, une étude réalisée en 2010 à Harvard et commandée par le département de la santé et des services sociaux (HHS) a révélé que les dommages liés aux vaccins signalés au VAERS représentent « moins de 1 % des dommages liés aux vaccins ».

Une autre étude réalisée à la demande du fabricant de vaccins Connaught Laboratories aboutit quant à elle au constat d’une probable sous-déclaration d’effets indésirables de l’ordre de cinquante fois moins que la réalité.

En ce qui concerne les injections génomiques, les travaux détaillés de Steve Kirsch et autres ont fait apparaître que la sous-déclaration des décès liés au vaccin COVID-19 avait pu conduire à déclarer vingt fois moins de morts qu’il n’y en a eu en réalité. Leur estimation totale des décès dépassait les 150.000 au moment où le VAERS n’en indiquait que 7 149 (États-Unis / Territoires / Inconnu), le 27 août 2021.

Alors qu’il a promis à plusieurs reprises des millions de dollars à toute personne compétente et qualifiée capable de réfuter ses thèses sur ce sujet, Steve Kirsch n’a toujours trouvé personne pour remettre en cause son raisonnement.

Ce texte est traduit d’après un récent article de Patrick Delaney sur LifeSiteNews.


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06 février, 2022

Spectaculaire sur-morbidité chez les militaires américains depuis la mise en place de la vaccination obligatoire : le DOD nie, mais les questions demeurent

Le Département de la Défense des Etats-Unis (DOD) est sur la sellette depuis que le sénateur Ron Johnson, organisateur d’une table ronde sur la crise du COVID (“COVID-19 : A Second Opinion”) dans le cadre de la sous-commission permanente des enquêtes du Sénat américain, a demandé au Secrétaire à la défense de lui faire savoir s’il y a bien eu une augmentation des diagnostics de maladie en ambulatoire depuis un an chez les militaires. Le sénateur a pris très au sérieux les dépositions de trois médecins militaires, rapportées devant la commission par leur avocat Thomas Renz le 24 janvier dernier : ils ont cité les chiffres alarmants d’une base de données du DOD qui font état d’une sur-morbidité spectaculaire en 2021 par rapport aux cinq années précédentes (2016-2020). Cette augmentation coïncide avec la mise en place de la « vaccination » COVID obligatoire des personnels militaires américains en janvier 2021.

Disons-le d’emblée : le Secrétaire à la défense Lloyd Austin a d’ores et déjà répondu au sénateur en affirmant que les diagnostics avaient été largement sous-estimés entre 2016 et 2020 : une fois corrigés, assure-t-il, on peut constater que les valeurs pour 2021 ne sont pas exceptionnelles. Nous reviendrons plus loin sur la crédibilité de cette ligne de défense. Elle suppose que les statistiques de la DMED (Defense Medical Epidemiology Database) ont pu comporter des erreurs – tout aussi spectaculaires que la sur-morbidité dénoncée par les lanceurs d’alerte – pendant cinq longues années sans que personne ne s’en soit aperçu. Ce serait un scandale en soi !

On parle en effet de chiffres faramineux. Le tableau des chiffres et une série de graphiques permettant de visualiser l’augmentation de nombre de maladies et de situations médicales anormales (comme la fausse-couche) est disponible ici sur le site truthforhealth.org. Truth for Health (Vérité pour la santé) est une fondation américaine à but non lucratif dont le conseil de direction compte comme membres et conseillers scientifiques le Dr Elizabeth Lee Vliet, le Dr Peter McCullough, le Dr Michael Yeadon… Et aussi sœur Deirdre Byrne, médecin militaire, colonel à la retraite ayant aussi travaillé comme missionnaire catholique.

Voici quelques-unes de ces statistiques alarmantes, telles que transmises par Ron Johnson au Département de la défense américain :

– Hypertension : augmentation de 2.181 % en 2021 par rapport à la moyenne au cours des cinq années précédentes, soit 21,8 fois plus de cas en 2021.

– Maladies du système nerveux : augmentation de 1.048 % (près de 10,5 fois plus).

– Tumeurs malignes de l’œsophage : augmentation de 894 % (près de 9 fois plus).

– Sclérose en plaques : augmentation de 680 %.

– Tumeurs malignes des organes digestifs : augmentation de 624 %.

– Syndrome de Guillain-Barré : augmentation de 551 %.

– Cancer du sein : augmentation de 487 %.

– Démyélinisation : augmentation de 487 %.

– Tumeurs malignes de la thyroïde et d'autres glandes endocrines : augmentation de 474 %.

– Infertilité féminine : augmentation de 472 %.

– Embolie pulmonaire : augmentation de 468 %.

– Migraines : augmentation de 452 %.

– Dysfonctionnement ovarien : augmentation de 437 %.

– Cancer des testicules : augmentation de 369 %.

– Tachycardie : augmentation de 302 %.

Ces données concernent le personnel militaire actif, faut-il le rappeler, soit une population plutôt jeune et en bonne santé.

Un bref coup d’œil sur d’autres affections énumérées dans le Rapport DMED à la date du 26 janvier 2022 – après l’audition par la commission d’enquête de Ron Johnson, donc – et cité par Truth for Health, permet de relever d’autres chiffres non moins inquiétants :

– Dyspnée : 4.968 cas par an en moyenne entre 2016 et 2020.
44.990 cas de janvier à novembre 2021, soit plus de 9 fois plus, qui plus est sur onze mois seulement, les chiffres de décembre n’étant pas encore reportés.

– Infarctus aigu du myocarde : 612 par an en moyenne entre 2016 et 2020, 1.650 de janvier à novembre 2021, soit 269 % d’augmentation.

– Péricardite aiguë : 589 par an en moyenne entre 2016 et 2020 ; 1.029 en 2021, soit 175 % d’augmentation, 1,75 fois plus.

– Myocardite aiguë : 127 par an en moyenne ; 363 en 2021, soit 285 % d’augmentation.

– Embolie pulmonaire : 747 par an en moyenne ; 3.489 en 2021 (467 % d’augmentation)

– AVC : 873 par an en moyenne ; 3.438 en 2021 (393 % d’augmentation).

– Paralysie faciale : 460 par an en moyenne ; 1.470 en 2021 (3,19 fois plus).

– Coagulation intravasculaire disséminée : 7,4 par an en moyenne ; 87 en 2021 (près de 12 fois plus).

– Syndrome de Guillain-Barré : 1.454 par an en moyenne ; 3.635 en 2021 (250 % d’augmentation).

– HIV : 454 par an en moyenne ; 2.681 en 2021 (590 % d’augmentation).

– Immunodéficiences : 1.152 par an en moyenne, 3.172 en 2021, soit 2,75 fois plus.

– Purpura thrombopénique immunologique : 175 par an en moyenne ; 564 en 2021 (+ 322 %).

– Irrégularité menstruelle : 4.810 par an en moyenne ; 22.938 en 2021(+ 476 %).

– Sclérose en plaques : 707 par an en moyenne ; 3.444 en 2021 (4,87 fois plus).

– Néoplasmes : 38.678 par an en moyenne ; 114.645 en 2021 (près de 3 fois plus).

– Hémorragie méningée et hémorragie intracérébrale non traumatiques : 595 par an en moyenne, 1.858 en 2021 (plus de 3 fois plus).

– Avortement spontané (fausse-couche) : 1.500 par an en moyenne, 4.602 en 2021 (plus de 3 fois plus).

– Thrombocytopénie : 663 par an en moyenne ; 1.611 en 2021 (+ 242 %).


On apprend par ailleurs que le nombre de tentatives de suicide parmi le personnel militaire américain a avoisiné les 2.000 en 2021, contre environ 500 par an de 2017 à 2020. Sont en baisse, en moyenne, les cas de fièvre typhoïde, de fièvre pourprée des tiques, de maladie de Lyme…

Dans un article mis à jour par le Dr Lee Vliet de Truth for Health, celle-ci indique que la banque de données DMED a été « nettoyée » depuis l’alerte lancée au Sénat par l’avocat de trois médecins militaires, de telle sorte que les chiffres de 2021 se rapprochent sensiblement de ceux des cinq années précédentes. Le site de Truth for Health a choisi de publier les chiffres non modifiés que je cite ci-dessus.

Le Dr Lee Vliet reproduit également les propos de Peter Graves, porte-parole du Defense Health Agency’s Armed Forces Surveillance Division, envoyés par courriel à PolitiFact, un site de « vérification des faits » appartenant au Poynter Institute de formation journalistes (Facebook, TikTok, Microsoft, Google News Foundation font partie des donateurs) :

« En réponse aux questions soulevées dans les médias la division a examiné les données dans le rapport DMED et a constaté que les données étaient incorrectes pour les années 2016-2020."

« Les responsables ont comparé les chiffres de la DMED avec les données sources de la DMSS et ont constaté que le nombre total de diagnostics médicaux de ces années “ne représentait qu’une petite fraction des diagnostics médicaux réels”. Les chiffres de 2021, cependant, étaient à jour, donnant l’“apparence d'une augmentation significative de l'occurrence de tous les diagnostics médicaux en 2021 en raison des données sous-déclarées pour 2016-2020”, a déclaré Graves.

« Le système DMED a été mis hors ligne pour “identifier et corriger la cause profonde de la corruption des données”, a déclaré M. Graves. »

Commentaire ironique du Dr Lee Vliet :

« C’est une coïncidence que les années arbitrairement retenues par le lanceur d’alerte, de 2016 à 2020, se trouvent être exactement les années où des informations auraient été incorrectement saisies dans le système. Il est également surprenant que les pathologies que de nombreux médecins s'attendaient à voir augmenter aient en effet augmenté dans la base de données, alors que les pathologies qu’ils ne s’attendaient pas à voir affectées, sont restées relativement stables. Je suppose qu'ils ont simplement introduit de manière incorrecte les troubles suspectés avant même que l’on ne connaisse l’existence du COVID, tout en conservant sans les changer les données des troubles qui n’étaient pas affectés par le covid alors inexistant ! »

En tout cas, Truth for Health n’a pas hésité à titrer son article : « Les données DOD DMED prouvent qu’ils savaient qu’ils empoisonnent les militaires. » La fondation cherche désormais à mettre la main sur les nouvelles données dans le rapport « corrigé » et les commentera le temps venu.

Dans sa lettre à Lloyd Austin, publiée par wispolitics, le sénateur Ron Johnson du Wisconsin s’inquiète des données communiquées sous serment par les médecins à l’avocat Thomas Renz et présentées par ce dernier à la sous-commission permanente et fait explicitement le lien avec l’administration du vaccin COVID, obligatoire dans l’armée américaine. Il attire notamment l’attention sur un propos que lui a tenu Thomas Renz, avocat des médecins militaires qui ont lancé l’alerte sur ces chiffres : il lui a déclaré que « des diagnostics enregistrés de myocardite avaient été supprimés de la base de données ».  « A la suite de l’allégation selon laquelle les données DMED avaient été falsifiées, je vous ai immédiatement écrit le 24 janvier pour vous demander de conserver tous les documents se rapportant à DMED.  Je n’ai pas encore appris si vous avez donné suite à cette demande », ajoutait Johnson dans cette lettre datée du 1er février.

Et voici la suite de la lettre :

« Lors de la table ronde, Renz a révélé les noms des courageux dénonciateurs qui ont découvert ces informations dans DMED : les docteurs Samuel Sigoloff, Peter Chambers et Theresa Long.   Toute mesure de représailles prise à l'encontre de ces personnes ne sera pas tolérée et fera l'objet d'une enquête immédiate.  Afin de mieux comprendre ce que le DoD sait, le cas échéant, des dommages causés par le vaccin COVID-19 aux militaires, je vous demande de fournir les informations suivantes :
 

« 1. Le DoD est-il conscient de l'augmentation des diagnostics enregistrés de fausses couches, de cancer ou d'autres affections médicales dans la DMED en 2021 par rapport à une moyenne sur cinq ans de 2016 à 2020 ?  Si oui, veuillez expliquer quelles actions le DoD a prises pour enquêter sur la cause profonde des augmentations de ces diagnostics.

« 2. Les diagnostics de myocardite enregistrés dans DMED ont-ils été supprimés de la base de données de janvier 2021 à décembre 2021 ?  Si oui, veuillez expliquer pourquoi et quand ces informations ont été supprimées et identifier qui les a supprimées.

« Veuillez fournir ces informations dès que possible, et au plus tard le 15 février 2022.  Nous vous remercions de l'attention que vous porterez à cette question. »

Pour l’heure, on a donc la brève réponse faite à Politifact, ainsi qu’une réponse dans le même sens, à peine plus détaillée, du Major Charlie Dietz, porte-parole de DOD à The Epoch Times.

Thomas Renz a répondu énergiquement à The Epoch Times :

« Le DOD a affirmé que les données DMED des années 2016-2020 étaient incorrectes. C’est absurde. Nous dépensons des millions de dollars par an pour DMED et pour les personnes qui suivent les données DMED, l’une des premières bases de données épidémiologiques au monde. L’exactitude de cette base de données est d’une importance capitale car elle est utilisée pour surveiller les problèmes de santé de nos troupes.

« Le DOD voudrait nous faire croire que la base de données DMED était erronée de 2016 à 2020, mais qu’elle a été corrigée comme par magie en 2021, alors qu’ils n'avaient pas remarqué qu’elle était erronée jusqu’à ce que nous signalions les chiffres lors de notre déposition devant le sénateur Johnson. De plus, on nous demande de croire qu’en 2020, l’année de ce qu’ils prétendent être celle de la plus grande pandémie depuis 1918, et malgré le fait qu’il est établi que le CDC surveillait également cette base de données, personne n’a remarqué une erreur de plus de 20 millions de codes de dommages/maladies par an. »
 
On pourrait ajouter ceci : si les chiffres de 2021 sont dans la norme, comme l’affirme le Département de la défense des Etats-Unis, cela voudrait dire :

– soit que la période 2016-2020 a été marquée par des baisses spectaculaires par rapport à cette norme, et que ces baisses, liées selon les autorités à une sous-déclaration systématique de certaines affections très précises, n’ont attiré l’attention de personne ;

– soit que la période 2016-2020 était déjà dans la norme, elle-même fruit d’une sous-déclaration systématique de ces mêmes affections depuis une durée qui resterait à déterminer.

Difficile à croire, à l'ère des Big Data ! Il va en tout cas falloir que le ministère de la défense américain apporte des explications et des preuves à l’appui de ses dires.


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21 janvier, 2022

Le cardinal Burke s’exprime sur le COVID, la vaccination obligatoire et “Traditionis Custodes” chez Raymond Arroyo sur EWTN

Bien remis de son épisode de COVID-19 cet été, le cardinal Raymond Burke a accordé une interview d’une demi-heure à Raymond Arroyo dans son émission The World Over sur EWTN, jeudi. Le cardinal, désormais de retour à Rome, y évoque sa guérison qu’il juge miraculeuse, sa volonté d’accomplir le travail que Notre-Seigneur lui confie au travers de cette guérison, et son opposition non au « vaccin » mais aux mesures de vaccination forcée, notamment à travers la perte d’emploi en cas de refus : il les juges contraires aux droits humains fondamentaux. Il précise que la réception du vaccin COVID constitue la participation à une expérimentation compte tenu de leur état actuel.

Le cardinal Burke s’exprime également avec vigueur sur le motu proprio Traditionis custodes et sur le droit de cité de la messe traditionnelle dans l’Eglise, invitant les prêtres et les fidèles qui en tirent leur nourriture spirituelle à se battre pour ce droit.

J’ai retranscrit et traduit l’essentiel de cette interview, omettant seulement la dernière partie consacrée à l’Ordre de Malte que le Saint-Siège est en train de priver de sa souveraineté. – J.S.

*

Cardinal Burke. – De manière générale, je me sens très bien et je retrouve plus ou moins un rythme de vie normal. L’effet persistant concerne mes poumons. Les médecins m’ont dit qu’ils n’en savent pas beaucoup à ce sujet, et qu’ils ne savent pas combien de temps cela prendra, mais que cela pourrait durer environ un an. Je reprends des forces chaque jour, mais cet effet persistant continue d’être présent. Bien sûr, j’ai été sous respirateur pendant neuf jours, neuf jours perdus pour moi – je n’en ai aucun souvenir – et quand je suis sorti de l’intubation, je ne pouvais même pas me tenir debout. J’ai dû retrouver toute ma capacité à me tenir debout, à marcher, à monter ou descendre des escaliers, et grâce à Dieu, cela s’est bien passé, et c’est en partie la raison de ce rétablissement prolongé. Et puis, comme les personnes qui ont vécu cela vous le diront, j’ai ressenti une fatigue extrême. J’ai quitté l’hôpital le 3 septembre et pendant environ un mois, j’étais tout le temps fatigué : peu importe le nombre d’heures de sommeil la nuit, je me réveillais le matin fatigué. C’est une chose terrible, mais cela aussi est passé, grâce à Dieu, et oui, je suis fatiguée un peu plus tôt dans la journée qu’avant, mais pendant la journée, je vais très bien.

(...)

Je suis tombé malade assez brusquement et on m’a très vite mis sous respirateur, mais quand j’en suis sorti, je crois que c’était le 20 août, et que j’ai commencé à lire ces messages et à apprendre que tant de personnes priaient pour moi, j’ai été vraiment bouleversé et rempli d’une profonde gratitude. Je dois dire que lorsqu’ils m’ont désintubé et que j’ai repris conscience, j’ai immédiatement eu le sentiment que notre Sainte Mère avait pris soin de moi pendant tout ce temps, et je dis cela très sincèrement. Les médecins avaient informé ma chère sœur Marie qu’il n’y avait vraiment aucun espoir que je survive à cela, et qu’elle devait mettre mes affaires en ordre, et je n’ai aucun doute dans mon esprit que ce sont toutes ces prières qui ont été adressées à Notre Seigneur et les prières qu’Il a entendues, qui m’ont sauvé pour quelque travail qu’Il attend désormais de moi. Mais j’ai eu immédiatement ce sentiment très fort et il est resté en moi ; c’était vraiment miraculeux, et nous ne devrions jamais douter de la puissance de la prière. Mais dans ce cas précis, je l’ai vécu d’une manière remarquable, car je savais que j’étais mourant et je n’étais vraiment pas du tout certain de survivre. Lorsque j’ai repris conscience, j’ai appris que toutes ces prières avaient été offertes et j’ai compris ce qui s’était passé.

Raymond Arroyo. – Dans de nombreux articles rapportant votre maladie, vous avez été dépeint, Votre Éminence, comme un négationniste et un sceptique des vaccins. Même le pape a fait référence à vous en tant que négationniste dans l’avion papal au retour de son voyage de Slovaquie en septembre. Il a dit : « Même dans le collège des cardinaux, il y a quelques négationnistes et l’un d’entre eux, le pauvre, est hospitalisé avec le virus : ironie de la vie. » Qu’avez-vous pensé en entendant ces commentaires selon lesquels vous étiez négationniste et sceptique à l’égard vaccins ? L’êtes-vous ?

Eh bien non, je n’ai jamais dit à personne qu’il ne fallait pas se faire vacciner. J’ai insisté sur le fait que la question de la vaccination est une décision personnelle, c’est l’exercice d’un droit humain fondamental, et je suis absolument opposé à la vaccination forcée, à ces contraintes. Mais je n’ai pas pris position contre le vaccin. D’autre part, nous n’avons qu’un seul Sauveur, notre Seigneur Jésus-Christ : nous nous en remettons à Lui, et ce n’est pas en vaccinant le monde entier que l’on va sauver le monde. Et il y a aujourd’hui ce genre de rhétorique où les gens pensent que si tout le monde était vacciné, tout irait bien ; pour un chrétien ce n’est pas une pensée juste.

Et scientifiquement non valide, pourrais-je ajouter, comme les événements l’ont prouvé en particulier avec le variant Omicron. Cependant, Eminence, le Vatican, rend actuellement obligatoire la vaccination de tous ses employés. Il encourage la vaccination de tous, y compris des enfants. Plusieurs membres de la Garde suisse pontificale ont perdu leur emploi pour ne pas avoir reçu le vaccin. Nous ne disposons d’aucun chiffre sur les autres emplois perdus jusqu’à présent, nous n’en savons rien. Quelle est votre réaction à l’obligation vaccinale au Vatican, en particulier maintenant que, comme nous l’avons mentionné, il a été largement rapporté que le vaccin n’est pas efficace contre l’omicron, et que plusieurs pays européens – notamment l’Angleterre et l’Espagne – ont maintenant levé leurs contraintes de vaccination ?

La position du Vatican à ce sujet est très sévère, il n’y a aucun doute là-dessus. Vous ne pouvez pas entrer, par exemple, dans le palais apostolique ou dans d’autres bureaux du Vatican, à moins de pouvoir prouver que vous êtes vacciné. Je crois savoir – je n’en ai pas la connaissance personnelle mais c’est ainsi que je comprends la situation – qu’il y a un certain nombre de personnes qui ne peuvent pas venir travailler parce qu’elles ne sont pas vaccinées, et bien sûr leur absence du travail est considérée comme injustifiée et elles ne sont donc pas payées. J’ai également entendu dire qu’un certain nombre de gardes suisses ont dû quitter le service des gardes parce qu’ils avaient choisi de ne pas être vaccinés. Comme je l’ai déjà dit, je crois que la vaccination forcée est une violation des droits de l’homme, et il y a par ailleurs des précautions normales qui peuvent être prises en ce qui concerne la propagation de n’importe quel type de maladie, et ces précautions doivent être prises. Mais c’est vrai : il y a beaucoup de personnes qui ont été vaccinées qui ont maintenant contracté apparemment ce variant Omicron. Pour moi, l’essentiel est que la vaccination, telle qu’elle se présente aujourd’hui, est expérimentale. Nous n’avons pas l’expérience nécessaire par rapport à ce vaccin, et donc les personnes qui se font vacciner acceptent de faire partie d’une expérience.

Oui, et comme vous l’avez mentionné, il y a même eu des fonctionnaires du Vatican qui ont maintenant contracté le COVID, beaucoup d’entre eux ayant reçu une triple vaccination dans certains cas. Dites-moi comment cela s’accorde avec l’enseignement catholique, car le document de la CDF de l’année dernière, de décembre dernier, disait que vous pouvez en bonne conscience et en tant que bon catholique décider de ne pas prendre ces vaccins, et que cela est parfaitement licite. Mais maintenant nous semblons recevoir un message différent, au moins en paroles, du Vatican, sans parler de ces obligations qu’ils ont imposées aux employés.

Ce qu’a dit la Congrégation pour la Doctrine de la Foi est l’enseignement catholique. Une vaccination forcée des gens ne fait pas partie de l’enseignement catholique et c’est tout ce que je peux dire : cela n’a jamais fait partie de l’enseignement de l’Église, y compris dans le document de la Congrégation. La CDF a été claire à ce sujet et je pensais que cela avait été compris. Mais le Vatican lui-même a adopté cette position qui ne correspond pas à cet enseignement et qui entraîne beaucoup de souffrances.

Éminence, je voudrais passer à un autre sujet : le soutien à et les attaques continuelles contre la messe latine traditionnelle depuis le motu proprio « Gardiens de la tradition » du pape François, publié en juillet. Dans l’archidiocèse de Chicago, où la messe en latin est pratiquement interdite, le cardinal Blase Cupich a publié le mois dernier, le jour de Noël, des règles interdisant l’utilisation de la liturgie traditionnelle à Noël, le dimanche de Pâques, le premier dimanche de chaque mois et lors d’autres jours saints, « pour favoriser et rendre manifeste l’unité de cette église locale et aussi pour fournir à tous les catholiques de l’archidiocèse une occasion d’offrir une manifestation concrète de l’acceptation de l’enseignement du Concile Vatican II et de ses livres liturgiques ». Cardinal Burke, sur quoi se fonde la peur de l’ancien rite, et la célébration actuelle de la messe en latin est-elle dans votre esprit un défi pour le concile Vatican II ou des livres liturgiques qui en sont issus ?

Absolument pas. Dans de nombreux diocèses, depuis de nombreuses années, certains fidèles assistent à la célébration de la sainte messe, en particulier les jours de fête, selon l’usage le plus ancien, l’usus antiquior, la forme extraordinaire comme on l’appelle aujourd’hui. Cela n’a pas été une cause de désunion. De fait, j’ai servi dans deux diocèses et c’était une grande bénédiction d’avoir ces communautés qui suivaient ces anciens rites tels qu’ils nous ont été transmis depuis l’époque du pape Grégoire le Grand et même avant, et je ne veux pas en parler comme s’il s’agissait de simples antiquités, pas du tout ! La sainte liturgie est une réalité vivante : c’est le Christ lui-même qui agit au milieu de nous pour nous sanctifier, et dans la sainte messe de la manière la plus merveilleuse qui soit, en renouvelant sacramentellement son sacrifice sur le calvaire, puis en nous nourrissant de son propre corps et de son sang. Et cela reste la réalité, de sorte que la forme de la Messe telle qu’elle a été établie après le Concile de Trente mais telle qu’elle avait existé pendant des siècles auparavant est une réalité vivante, et nul ne peut le nier.

En ce qui concerne le Concile Vatican II, de nombreuses choses qui se sont produites après le Concile en ce qui concerne la sainte liturgie n’ont aucun fondement dans les documents sur la sainte liturgie, et les personnes intelligentes qui ont étudié ces questions savent bien qu’il y a eu de nombreux abus après le Concile – le soi-disant esprit du Concile, et toute la manière dont la liturgie a été réformée, dont les rites ont été réformés. Il y a donc des questions légitimes. Certaines d’entre elles ont été abordées, d’autres doivent encore l’être. Mais le pape saint Jean-Paul II, par exemple, dans les dernières années de son pontificat, n’a cessé d’insister sur la nécessité de s’occuper de la sainte liturgie et de restaurer la transcendance de l’action liturgique, à savoir que c’est Jésus-Christ lui-même qui agit au milieu de nous, qui entre en nous par la liturgie sacrée. Et bien sûr, le pape Benoît XVI a été un merveilleux professeur à cet égard, et Summorum Pontificum, son motu proprio par lequel il a rendu plus accessible la célébration de la forme extraordinaire, comme il l’a appelée, a été un grand cadeau et a été le résultat de l’exercice de ce cadeau. L’utilisation de ce don était un grand don dans l’Eglise. Je ne comprends pas la situation actuelle. J’ai beaucoup de contacts avec les oratoires et les paroisses qui célèbrent la forme extraordinaire, et avec les prêtres, et tout est positif. Ils ne se considèrent pas comme la véritable Église ou comme de meilleurs catholiques que quiconque : ils trouvent simplement une formidable nourriture spirituelle dans ces rites anciens, la forme traditionnelle de la messe. Et pourquoi cela devrait-il leur être refusé ?

Votre Éminence, un prêtre du diocèse de Chicago a demandé à être autorisé à utiliser la posture ad orientem, faisant face à l’Est pendant la messe : cela lui a été refusé. Lorsqu’il a protesté, il a été accusé d’incitation à la désobéissance contre l’évêque diocésain. La posture ad orientem a-t-elle été abrogée, interdite par le Concile ou l’Église et qu’est-ce que tout cela a à voir avec la messe en latin ?

Toute messe peut être célébrée face au Seigneur ou face à l’Orient, ad orientem versus Dominum, et en fait, beaucoup de gens me disent, et c’est parfaitement logique, que c’est une très belle chose d’avoir le prêtre à la tête de l’assemblée qui offre la messe lorsque tout le monde est face à Notre Seigneur, et cela montre clairement que le sacrifice est le sacrifice de Notre Seigneur. Nous adorons en esprit et en vérité en Notre Seigneur Jésus-Christ. Il est vrai que l’usage le plus ancien était certainement de célébrer la Messe face au Seigneur, face à l’est, mais je ne trouve rien dans les documents du Concile Vatican II qui puisse conduire à l’interdiction de la manière traditionnelle, de la posture ou de la position traditionnelle du prêtre pendant la célébration de la Messe ; et je ne comprends pas pourquoi cela est maintenant remis en cause.

Votre Éminence, l’effet pratique de ceci, je pense que les gens n’y ont pas prêté attention à Rome, ce que j’entends, c’est que beaucoup de ces communautés catholiques – ce sont certes de petits groupes de catholiques mais ils sont fervents, l’église est remplie pour ces messes traditionnelles en latin – beaucoup d’entre eux se dirigent maintenant vers ces chapelles de la Fraternité Saint-Pie X. L’intention de certains à Rome est-elle de pousser ces catholiques attachés à ce rite vers la Fraternité Saint-Pie X et de les déclarer schismatiques à une date ultérieure ? Pourquoi créer cette division tout en parlant d’accompagnement ?

Je ne sais pas. On m’a dit aussi que la pensée de certains est que toute personne qui est attirée par l’usage plus ancien devrait simplement se rendre à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, mais c’est absolument faux parce que l’usage plus ancien fait partie intégrante de la vie de l’Église ; il l’a été tout au long des siècles. Même après l’introduction du Novus Ordo, comme on l’appelle dans l’usage plus récent, l’Église a toujours permis aux individus et aux groupes la possibilité de suivre l’usage plus ancien. Et donc cette idée que d’une certaine manière si vous êtes attiré par l’usus antiquior vous êtes un schismatique, je veux dire que c’est tout simplement faux et c’est mal de pousser les gens dans cette direction. Mais Notre Seigneur est avec nous dans l’Église : Il nous a dit qu’il resterait toujours avec nous dans l’Église, et donc nous devons rester dans l’Église et lutter pour préserver, promouvoir et cultiver la vie liturgique de l’Église, y compris à travers la forme extraordinaire. Et donc je dis aux gens que nous n’avons pas le choix.

Saint Athanase a été exilé, il a été excommunié, il a subi tant d’humiliations pour avoir défendu la vérité de la foi, mais il n’a jamais quitté l’Église. Padre Pio est un autre exemple plus récent : il a beaucoup souffert aux mains du Vatican et pourtant il est resté fidèlement dans l’Église, et c’est ce que nous devons faire. Notre Seigneur ne va pas permettre – je le sais – Notre Seigneur ne va pas permettre que ce beau cadeau de l’usage plus ancien, le beau cadeau de ces rites soit perdu. Il est clair qu’Il ne l’a pas permis et depuis l’époque du Concile, il y a eu une croissance continue et un intérêt grandissant pour l’usage plus ancien. Je connais tant de fidèles laïcs et de prêtres qui m’ont dit que le fait de pouvoir assister à la sainte messe selon l’usus antiquior les a aidés à approfondir leur compréhension, leur appréciation et leur participation à la sainte messe.

Un certain nombre de prêtres m’ont dit que ce n’est que lorsqu’ils ont assisté à l’ancien rite ou l’ont célébré qu’ils ont pleinement compris et apporté une nouvelle sacralité et une nouvelle dévotion au nouveau rite, parce que l’un nourrit l’autre, il se tient sur les épaules de l’autre. Mais comme vous l’avez mentionné, Votre Éminence – et j’ajouterais le nom de Mère Angelica à cette liste de martyrs de la foi qui se sont battus et ont été abusés par les autorités à propos de la liturgie, soyons réalistes – il est curieux et bizarre pour moi qu’au moment même où le Vatican invite les protestants et les anglicans à marcher avec l’Église catholique romaine dans ce synode, nous traitions les catholiques très fidèles d’une belle tradition vivante de l’Église comme s’ils étaient des lépreux, et que nous disions qu’il n’y avait pas de place pour eux à l’auberge. George Weigel a qualifié Traditionis custodes de « théologiquement incohérent, pastoralement diviseur et inutile ». L’évêque Thomas Tobin de Providence appelle l’Église à soutenir ceux qui sont attachés à l’ancien rite. Pensez-vous qu’il s’agira d’une lutte permanente ici, et comment la combattre au mieux ?

Ce sera le cas, et mon conseil aux gens est le suivant : continuez à faire ce que vous avez fait. C’est ainsi que vous nourrissez votre foi, que vous nourrissez votre proximité avec votre évêque et votre proximité avec toute l’Église, et c’est ainsi que nous pouvons le mieux mener cette bataille. Ensuite il faut faire valoir nos droits dans l’Église, faire des recours lorsque des injustices sont commises envers des communautés légitimes de fidèles. Et bien sûr, il y a aussi des instituts de vie consacrée ou des sociétés de vie apostolique dont le charisme particulier est la célébration de la liturgie selon le rite romain selon l’usage le plus ancien, et de la promouvoir. C’est leur droit de le faire. Je crois donc qu’il continuera à y avoir une réponse très forte à la situation, et si Dieu veut –et je suis sûr que Notre Seigneur bénira cela – nous reviendrons à un usage régulier et libre de l’usage plus ancien du rite romain.

En attendant, cela va être très difficile quand beaucoup de ces prêtres ne seront pas autorisés à célébrer la Messe en latin dans une paroisse ; alors je suppose que cela deviendra clandestin comme c’était le cas autrefois et en Chine communiste – je suppose que c’est dans cette situation que le monde entier se trouve désormais.

Votre Éminence, en décembre, le pape François a écrit une lettre louant le travail de la sœur Jeannine Gramick, qui dirige les très controversés New Ways Ministries, un groupe condamné par la Conférence des évêques des États-Unis et par les deux pontificats précédents. Le pape a fait l’éloge de son travail pour son action auprès des catholiques LGBTQ. Sa lettre contredit totalement les admonitions de Jean-Paul II et de Ratzinger en 1999 contre son travail. Que pensez-vous de cette lettre et du message qu’elle envoie à l’Église et au monde entier ?

Eh bien, la réponse de l’Église au New Ways Ministry, et à l’époque où il étaitt encore en vie, le père Nugent et à sœur Jeanine Gramick, se trouve dans un document de la Congrégation pour la doctrine de la foi qui a été publié dans les Acta Apostolici Sedes, l’organe officiel de communication de l’Église, en 1999, et vous pouvez l’y lire. Ce qui y est écrit est aussi vrai aujourd’hui que lorsque cela a été écrit. Ce que sont ces actes personnels du pape, c’est exactement cela : ce sont des actes qu’il assume personnellement, mais qui n’ont rien à voir avec l’enseignement de l’Église, en ce qui me concerne. Ce que j’ai lu et qui a été cité dans les médias de cette lettre – ou  ces lettres, je ne suis pas sûr – écrite à sœur Jeanine, ce sont simplement les opinions d’un homme, mais celles-ci n’ont rien à voir avec le magistère de l’Église. C’est ce qu’on trouve exposé très soigneusement dans ce document : lorsqu’un document est publié dans les Acta Apostolici Sedes, c’est très significatif : cela nous indique qu’il est, d’une manière particulière, l’expression de la doctrine et de la discipline de l’Église.

Propos recueillis par Raymond Arroyo


© leblogdejeannesmits pour la traduction

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