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28 février, 2022

Importante sous-déclaration des effets indésirables des vaccins COVID : le constat d’une société d’assurance-maladie en Allemagne

Une importante compagnie d’assurance-maladie allemande s’inquiète d’un phénomène de forte sous-déclaration des effets indésirables du vaccin expérimental COVID-19 par les autorités gouvernementales, phénomène que révèlent ses propres données.

Andreas Schöfbeck, membre du conseil d’administration de BKK ProVita, a fait part des observations de la société d’assurance à l’Institut Paul Ehrlich (PEI), qui avait signalé en début d’année 244.576 cas présumés d’effets secondaires liés aux injections génomiques au cours de l’année civile 2021.

Le PEI est l’Institut fédéral des vaccins et des biomédicaments, une agence du ministère fédéral allemand de la santé chargée de veiller à la sécurité des médicaments.

Schöfbeck a également envoyé sa lettre officielle à l’Association médicale allemande et à la Commission permanente des vaccinations.

L’analyse qu’il a publiée ne fournit aucune information détaillée sur le type ou la gravité des effets secondaires documentés, si ce n’est que les patients ont demandé une aide médicale professionnelle pour les soigner.
À propos du chiffre de 244.576 cas avancé par le PEI, Schöfbeck écrit : « Les données dont dispose notre société nous portent à croire qu’il existe une sous-déclaration très importante des cas suspects d’effets secondaires de la vaccination après réception de l’injection. »

Précisant que leur échantillon comprend 10.937.716 clients assurés et que les données disponibles ne couvrent que les sept premiers mois et demi de 2021, la lettre indique que leur seule société avait déjà enregistré 216.695 cas d’effets indésirables sur cette période.

En transposant ce ratio à l’ensemble de l’année, puis en l’appliquant à la population totale de l’Allemagne (environ 83 millions d’habitants), on peut estimer que 2,5 millions à 3 millions de personnes ont été traitées par des professionnels de la santé pour de tels effets indésirables.

« D’après nos calculs, nous considérons qu’il est réaliste d’estimer que 400.000 consultations médicales déclarées par nos assurés concernaient des complications liées à la vaccination. Extrapolée à la population totale, cette valeur serait de trois millions », a déclaré Schöfbeck à WELT News.

Commentant la divulgation de sa lettre, Schöfbeck a déclaré à WELT : « Les chiffres qui résultent de notre analyse sont très éloignés des chiffres annoncés publiquement. Il serait contraire à l’éthique de ne pas en parler. »

Il signale dans sa lettre qu’il s’agit d’un « signal d’alarme important », car cela « signifie qu’environ 4 à 5 % des personnes vaccinées ont reçu un traitement médical pour des effets secondaires », soit un taux environ 10 fois supérieur aux chiffres communiqués par le gouvernement.

Andreas Schöfbeck s’est ensuite penché sur les causes de cette sous-déclaration. Il avance qu’étant donné que les organismes de santé ne sont pas rémunérés pour le signalement des effets secondaires des vaccins, qu’il faut déployer des efforts considérables pour ce faire – 30 minutes par rapport – et qu’environ trois millions de rapports auraient potentiellement pu être déposés, cela équivaudrait à 1,5 million d’heures de travail, soit « quasiment la charge de travail annuelle de 1.000 médecins ».

Un rapport de Project Veritas publié en septembre aux États-Unis corrobore cette analyse, en faisant état de très nombreux patients hospitalisés souffrant de lésions dues au vaccin COVID que « personne » ne signale au système fédéral de notification des effets indésirables des vaccins (VAERS) « parce qu’il faut plus d’une demi-heure pour rédiger ce fichu document ».

Ces énormes lacunes dans la déclaration des effets indésirables des vaccins dans le cadre des systèmes passifs gouvernementaux ont été confirmées par des études et sont bien connues depuis de nombreuses années. Ainsi, une étude réalisée en 2010 à Harvard et commandée par le département de la santé et des services sociaux (HHS) a révélé que les dommages liés aux vaccins signalés au VAERS représentent « moins de 1 % des dommages liés aux vaccins ».

Une autre étude réalisée à la demande du fabricant de vaccins Connaught Laboratories aboutit quant à elle au constat d’une probable sous-déclaration d’effets indésirables de l’ordre de cinquante fois moins que la réalité.

En ce qui concerne les injections génomiques, les travaux détaillés de Steve Kirsch et autres ont fait apparaître que la sous-déclaration des décès liés au vaccin COVID-19 avait pu conduire à déclarer vingt fois moins de morts qu’il n’y en a eu en réalité. Leur estimation totale des décès dépassait les 150.000 au moment où le VAERS n’en indiquait que 7 149 (États-Unis / Territoires / Inconnu), le 27 août 2021.

Alors qu’il a promis à plusieurs reprises des millions de dollars à toute personne compétente et qualifiée capable de réfuter ses thèses sur ce sujet, Steve Kirsch n’a toujours trouvé personne pour remettre en cause son raisonnement.

Ce texte est traduit d’après un récent article de Patrick Delaney sur LifeSiteNews.


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30 juin, 2021

Aux prêtres catholiques traditionnels : “Pourquoi votre voix ne crie-t-elle pas contre l'abus des corps des bébés avortés ?”

Bien volontiers je publie ci-dessous une lettre de Karen Darantière, initiatrice d’une neuvaine de prières de réparation pour les crimes de l’avortement et de l’exploitation de fœtus avortés à des fins de recherche médicale, cosmétique et alimentaire, et de fabrication de vaccins et de médicament. Attristée de voir que le sort des tout-petits, victimes d’avortements réalisés de manière à pouvoir récupérer ce « matériau humain » ne donne pas lieu aux protestations que le monde catholique et les personnes de bonne volontî* devraient multiplier, Karen Darantière a adressé une lettre à « un prêtre catholique traditionnel », qui s’adresse en réalité à tous les prêtres attachés à l’enseignement pérenne de l’Eglise pour leur demander de réagir.

De fait, l’affaire des vaccins COVID souillés par l’utilisation dans leur développement, leur production ou leurs tests a révélé à quel point l’utilisation de cellules fœtales avortées est devenue aujourd’hui une industrie.

Je remercie Mme Darantière de m’avoir  confié ce texte. Partagez-le, faites le connaître. – J.S.

*

Lettre à un prêtre catholique traditionnel :

Pourquoi votre voix ne crie-t-elle pas contre l'abus des corps des bébés avortés ?

écrite par Karen Darantière, au nom de sa sainte patronne, Catherine de Sienne


Père bien-aimé,

C'est grâce à vous que nous, les petits, pouvons recevoir jour après jour et année après année le Saint Sacrement d'une manière digne de notre Seigneur Eucharistique. C'est grâce à vous que nous pouvons assister à la Messe de toujours, des saints et martyrs de tous les siècles. Pour cela, nous ne pourrions jamais vous exprimer de manière adéquate notre gratitude. Cependant, ou peut-être précisément pour cette raison, j’ai été peinée d'apprendre que vous, Père bien-aimé, ainsi que la plupart de vos frères prêtres qui célèbrent la messe traditionnelle, avez jugé licite d’accepter les vaccins souillés du sang d’enfants avortés, mais je suis affligée encore plus que votre voix reste néanmoins silencieuse, plutôt que d’appeler à des actes de réparation pour l’abus innommable des corps des bébés avortés à travers leur utilisation dans le processus de production de ces médicaments. Bien que j’aie personnellement la grâce de recevoir la Sainte Communion de bons prêtres traditionnels qui sont en accord avec ma propre conviction profonde sur cette grave question, je ressens néanmoins le besoin de vous écrire cette lettre, afin de vous exhorter ainsi :

« Au Nom de Jésus-Christ crucifié et de la douce Marie : Très saint et doux père, votre pauvre indigne fille Catherine en Christ doux Jésus, se recommande à vous dans son Sang précieux avec le désir de vous voir un homme viril, libre de toute peur ou amour charnel envers vous-même, ou envers toute créature apparentée à vous dans la chair… Hélas, hélas, mon plus doux père, pardonnez ma présomption dans ce que je vous ai dit et dis ; je suis contrainte par la Douce Vérité Primordiale de le dire. Sa volonté, mon père, c’est celle-ci, et elle l’exige donc de vous. Elle  exige que vous exécutiez justice sur l'abondance des nombreuses iniquités commises par ceux qui sont nourris et pâturés dans le jardin de la Sainte Église… » (Lettre de Sainte Catherine au Pape Grégoire XI)

Comme vous le savez bien, de nombreux membres de la hiérarchie de l’Église, par leurs actions ou leur inaction, leurs propos ambigus ou leur silence retentissant, semblent parfois suggérer l'approbation d'un des crimes les plus abominables de notre époque, sinon le crime le plus abominable en toute l'histoire de l'humanité. De nombreux exemples de leur complicité apparemment tacite pourraient être donnés, entre autres l’Académie Pontificale pour la Vie qui semble maintenant dans une certaine mesure être devenue plus digne d'être rebaptisée l’Académie Pontificale pour la Mort. Le crime dont je parle, Père bien-aimé, est bien sûr le massacre des saints innocents dans le sein de leurs mères, le meurtre odieux de nos propres enfants, créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, dont le nom, qui nous est inconnu, est connu de leur Père céleste, et dont l’assassinat brutal à l’échelle d’un génocide mondial, sans précédent dans l'histoire de notre humanité déchue, crie vengeance vers le Ciel, de plus en plus fort avec chaque jour qui passe, dans un chœur toujours croissant. En vrai Père spirituel, vous déplorez ce mal, sachant très bien que nous sommes maintenant engagés dans la bataille à laquelle notre bienheureuse sœur Lucie a fait référence lorsqu’elle a écrit, dans une lettre au Cardinal Caffarra, que « la bataille finale entre le Seigneur et le règne de Satan sera sur le mariage et la famille ».

Mon Père bien-aimé et dévoué, dont le sacerdoce est entièrement consacré à défendre la Tradition de notre Sainte Mère l’Église et à nourrir fidèlement le troupeau qui vous a été confié, vous avez été confronté au grand dilemme moral de discerner si vous et votre troupeau pouvez avoir recours à des vaccins souillés par l'avortement, et, après mûre réflexion, vous considérez que oui, en effet, le berger et ses brebis peuvent le faire. Votre opinion rejoint celle du Saint-Siège qui a dit, quoique non infailliblement, qu’en cas de nécessité grave, telle que notre grande peste actuelle, nous pouvons avoir recours à de tels vaccins, au nom d'une « coopération lointaine, passive et matérielle avec mal », si j’ai bien compris votre raisonnement. Vous avez sérieusement pesé la gravité de notre fléau d’aujourd'hui, contre le mal du génocide des enfants à naître et l'abus, cruel et sans cœur, des corps des bébés avortés, privés non seulement de la vie d'une manière brutale et souvent atrocement douloureuse, mais également du respect et de la révérence dus à toutes les personnes humaines qui meurent de quelque manière que ce soit ; et vous avez déterminé que nous pouvons, pour ainsi dire, porter dans notre corps cette marque, car nous n’approuvons pas formellement ce monstrueux sacrifice à Moloch, et que nous pouvons, pour ainsi dire, être un maillon de cette « chaîne de la mort », tant notre coopération est éloignée de ce crime. Ou, pour parler de manière moins abstraite et plus tangible, d’après vous, nous nous tenons à bonne distance de ce petit garçon dont le sang, jaillissant lorsqu’on lui arrache le cœur, ne nous souille pas, comme nous en sommes suffisamment éloignés. 

Moi, « votre pauvre fille indigne Catherine », je ne suis pas théologien pour discuter avec vous sur ceci ou sur tout autre sujet, mais pardonnez-moi si je ne puis m’empêcher de vous dire que mon âme féminine résonne plus profondément et répond plus naturellement à la voix solitaire qui crie dans le désert de notre bien-aimé berger Athanase, qui, tout en s’occupant de son troupeau dans un pays lointain, a élevé la voix en signe de protestation pour qu’elle résonne haut et fort sur de vastes distances, et avec lui je préférerais me « lever et proclamer au monde entier :  « Nous n’accepterons jamais cette injustice, même si elle est déjà si répandue en médecine ! Il n'est pas permis de traiter les enfants à naître, la vie des personnes les plus faibles et les plus vulnérables du monde entier, d’une manière si dégradante, de sorte que les plus forts, ceux qui sont déjà nés, puissent bénéficier en les utilisant d’un avantage temporel pour leur santé. » Et de même lorsqu’il nous demande : « Si vous pouviez voyager dans le temps et être témoin du meurtre horrible d’un enfant à naître, du démembrement de son corps, de la récolte de ses tissus, et voir ses cellules ensuite traitées en laboratoire, même s’il y avait des centaines de processus chimiques aboutissant à ce vaccin ou médicament particulier, pourriez-vous, en conscience, accepter un tel vaccin ou médicament dans votre corps ? », ma réponse est : « Non, je ne le peux pas. » En effet, mon cœur maternel, avec beaucoup d’autres, saigne quand je vois devant les yeux de mon esprit le massacre et le démembrement de nos propres saints innocents, et pleure avec « Rachel pleurant ses fils, refusant d’être consolée, parce qu’ils ne sont plus » (Jérémie 31 :15).

Cependant, la vraie raison pour laquelle je vous adresse cette lettre aujourd'hui, Père bien-aimé, est la suivante : nous sommes d’accord avec le Saint-Siège qu’en tant que Catholiques, il est de notre « devoir de faire connaître [notre] désaccord et de demander que [notre] système de santé rendent d'autres types de vaccins disponibles » (Dignitas Personae, sur certaines questions de bioéthique, 2008). En effet, bien que nous puissions être profondément en désaccord sur la moralité de l’acquiescement aux vaccins souillés par l’avortement, nous sommes très certainement d’accord pour dire qu’il est de notre devoir de protester contre ces pratiques. Pardonnez-moi donc, mon très cher Père, si j’ai manqué d’entendre votre voix, mais, je vous le demande : n’ai-je pas au contraire surtout entendu un silence retentissant de votre part ? Vous avez apaisé les craintes de votre troupeau quant au recours éventuel à des vaccins souillés du sang d’enfants avortés, mais où est votre protestation forte, vigoureuse et virile, contre la grave immoralité de leur fabrication ? Souhaitez-vous que nos âmes s’endorment dans l'indifférence dès que vous nous aurez rassurés que nous ne commettons aucun crime en recevant ce vaccin ? Pourquoi ce silence assourdissant ? Pourquoi n’entends-je pas crier votre voix virile, paternelle, sacerdotale, d’autant plus fort que vous avez accepté le recours à un vaccin immoral, puisqu’aucun vaccin moral n’a encore été produit ? Votre propre acquiescement ne vous incite-t-il pas à crier d’autant plus vigoureusement ? « Au Nom de Jésus-Christ doux Jésus », pourquoi votre cœur de berger ne fait-il pas crier votre voix dans le désert aride de notre monde dévoyé contre cet abus inconcevable des restes de ces enfants avortés ?

Veuillez croire, mon très cher Père, que ce n’est autre que le respect révérencieux que j’éprouve au fond de mon cœur pour vous, qui m’a empêché de garder le silence et m'a poussée à vous écrire cette lettre. Comme je l’ai dit, votre acceptation des vaccins souillés du sang d’enfants avortés m’a beaucoup peinée, mais votre manque incompréhensible de protestation est encore plus pénible. Je vous prie, au nom de « Marie, Rédemptrice du genre humain » (Oratio XI), par la Médiation Maternelle de laquelle Jean-Baptiste et sainte Elisabeth ont été remplis de l’Esprit Saint, ne vous taisez pas en ce 2 juillet, fête de la Visitation selon le Vetus Ordo, mais que vos cordes vocales résonnent et que votre cœur s’unisse à celui des petits qui vous sont confiés et au mien, ainsi qu’à ceux de tous les saints et anges du Ciel, par la récitation de la prière de réparation, que j’ai mise dans le post scriptum, et qu’un saint frère prêtre a composée pour le 31 mai, pour cette même fête, célébrée ce jour-là dans le Novus Ordo, en réparation du meurtre et de l’abus des enfants à naître. Car, comme le crie notre bien-aimé évêque Athanase : « Le sang des enfants assassinés dans le sein maternel crie vers Dieu à cause des vaccins et des médicaments souillés par l'avortement ! Que le Seigneur ait pitié de nous ! Kyrie, eleison ! »

« Je vous supplie très doucement au nom du Christ crucifié d’être obéissant à la volonté de Dieu, car je sais que vous ne voulez et ne désirez rien d’autre que de faire sa volonté, afin que cette sévère réprimande ne vous tombe pas dessus : « Maudit soyez-vous, car vous n'avez pas utilisé le temps et la force qui vous ont été confiés. » Je crois, mon père, par la bonté de Dieu, et en espérant aussi de votre sainteté, que vous agirez de telle sorte que cela ne vous tombe pas dessus. Je n’en dis pas plus. Pardonnez-moi, pardonnez-moi ; car le grand amour que je porte à votre salut, et mon grand chagrin quand je vois le contraire, me font parler ainsi… » (Lettre de Sainte Catherine au Pape Grégoire XI).

« Restez dans la douce et sainte grâce de Dieu. Je vous demande humblement votre bénédiction. Pardonnez ma présomption, que je présume de vous écrire. Doux Jésus, Jésus Amour » (Lettre de Sainte Catherine au Pape Grégoire XI).

Catherine de Sienne

P.S. Voici, Père bien-aimé, la prière à réciter en la fête de la Visitation :


Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Immortel, Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, Vous êtes le principe unique et indivisible de la création de la vie humaine. Dès le premier instant, chaque âme humaine porte Votre image. Aux yeux de Votre Divine Majesté, l’humanité est aujourd’hui accablée par l’indicible culpabilité du génocide de l’enfant à naître, suscité par Satan. « Homicide dès le commencement », le malin ne se contente pas seulement de détruire la vie humaine naissante, mais inflige des indignités supplémentaires en exploitant et en commercialisant les cellules et les organes des enfants à naître assassinés, élargissant la culture de la mort dans des proportions inimaginables. 

Dieu de Compassion, que nous avons si gravement offensé, aidez-nous à amender nos vies par des actes de pénitence et de réparation pour les multiples crimes contre la vie. Aidez-nous à changer les cœurs, les esprits et les lois pour respecter, aimer, défendre et servir la dignité humaine. Aidez-nous à mettre fin au meurtre industriel d’enfants à naître dont les corps sont maltraités, traités comme des marchandises, fouillés et privés du respect dû à toute personne humaine. Aidez-nous à témoigner courageusement de la valeur incomparable et du caractère sacré de la vie de chaque enfant à naître.

Par les mains de Marie, Mère de Dieu, et par l'intercession de sainte Élisabeth et de saint Jean-Baptiste, en union avec l’inépuisable pouvoir expiatoire du Sacrifice rédempteur du Christ, j'offre à Votre Majesté cet acte de réparation. Avec un cœur contrit et un esprit humble, je viens devant Vous, ô Dieu, et je Vous offre des actes de pénitence et de réparation pour ces péchés qui crient au ciel. Écoutez humblement ma supplication et ayez pitié. Amen.

Réciter : un Pater Noster, un Ave Maria, le Gloria Patri.  Invoquer : Marie Médiatrice, Mère de Dieu, Sainte Elisabeth et Saint Jean-Baptiste, priez pour nous.

 

Illustration : Sainte Catherine de Sienne, par Giovanni Battista Tiepolo, 1746,
Kunsthistorisches Museum, Vienne (Source : Wikimedia Commons)



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22 juin, 2021

Neuvaine de réparation pour l'avortement et l’utilisation de fœtus avortés dans la recherche médicale

A la suite de l’appel de Human Life International à participer à une Journée internationale de prière 
de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître par l’avortement et l’utilisation de leur corps pour diverses industries, en particulier l’industrie pharmaceutique le 31 mai, fête de la Visitation selon le nouveau calendrier liturgique, la Confrérie Marie Corédemptrice propose aux catholiques attachés au rite traditionnel romain de participer à une neuvaine aux mêmes intentions qui s’achèvera le 2 juillet, fête de la Visitation dans l’ancien calendrier.

“Puissions-nous, par notre prière, faire acte de réparation pour l’esprit profondément anti-marial qui règne dans le monde d’aujourd’hui, spécialement pour tous les péchés de notre société contre la maternité et contre les enfants à naître, pour l’abominable crime de l’avortement, du meurtre des enfants dans le sein maternel, et pour tous les crimes associés, spécialement la récolte d’organes d’enfants avortés à des fins de recherche médicale et de production de médicaments.”
C’est une très belle neuvaine qui est proposée, avec un texte de méditation pour chaque jour, inspiré notamment par des paroles de Mgr Athanasius Schneider.

La neuvaine, magnifiquement illustrée, est disponible pour le téléchargement en format pdf : cliquez ici. Elle permet notamment de découvrir le traditionnel chapelet des Sept Joies de Notre Dame.

Vous y trouverez également informations et contacts pour la Confrérie Marie Corédemptrice, fondée à l'initiative de Karen Darantière et ayant pour aumônier l’abbé Gabriel Grodziski, de la paroisse Saint-Eugène - Sainte-Cécile à Paris.

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29 avril, 2021

Vaccins et cellules fœtales avortées : la réponse de Pamela Acker à Emmanuele Barbieri de “Corrispondenza Romana”


Un débat de fond, pas toujours très élégant, oppose aujourd’hui des catholiques – y compris traditionnels – favorables à la vaccination anti-COVID, y compris par des vaccins développés au moyen 
de lignées de cellules fœtales obtenues à partir de bébés avortés, et de ceux qui, à l’instar de Mgr Athanasius Schneider, estiment que ces vaccins « souillés par l’avortement », doivent ou devraient être refusés en conscience pour cette raison, rejetant par là même l’argument de la « coopération éloignée au mal » ou du « volontaire indirect ».

Dans un récent article paru sous la signature d’Emmanuele Barbieri dans Corrispondenza Romana, une charge violente a été menée contre Pamela Acker, l’une des porte-parole du mouvement d’opposition à l’utilisation de vaccins produits ou testés (voire les deux) au moyen de cellules fœtales avortées. Ses capacités scientifiques, sa bonne foi, ses motivations, et même ses capacités de raisonnement ordinaires sont attaquées. Je dois dire que l’ensemble est déplaisant, dans un contexte où l’on parle tout de même de choses graves.

Je vous avoue ne pas avoir la patience, du fait de sa tonalité, de traduire ce texte de Barbieri, qui reflète de toute façon la vision aujourd’hui majoritaire. Je vous propose plutôt, grâce à l’aide du CEP (Centre d’études et de prospective sur la science) qui m’a transmis une traduction par Roberto Bonato de la réponse de Pamela Acker à Barbieri dans LifeSite en m’autorisant aimablement à la diffuser.

C’est cette traduction, légèrement retouchée, que je vous propose de découvrir ci-dessous. Le texte m’a particulièrement intéressée par la qualité de ses sources. Vous noterez qu’il émane d’une femme qui a mis sa peau au bout de ses idées, puisqu’elle a mis fin à une prometteuse carrière universitaire pour ne pas collaborer à une étude dont elle a appris qu’elle aboutirait, en cas de réussite, à la production d’un vaccin réalisé au moyen d’une lignée de cellules souches fœtales. – J.S.


Vérités scientifiques, sophismes logiques et consentement au mal : 
une réponse à Emmanuele Barbieri

par Pamela Acker 

On m’a demandé à plusieurs reprises de répondre à un récent article d’Emmanuele Barbieri, « Vaccins COVID-19 : Vérités scientifiques et Fake News ». Je trouve décevant qu’un tel article gagne en audience auprès de personnes raisonnables, car il commence par un sophisme ad hominem, se termine par un empoisonnement du débat, et il est truffé d’arguments épouvantail et d’erreurs pures et simples. Le ton fait appel à la fois à l’émotion et  à l’autorité, car tout au long de son argumentation, l’auteur suggère – voire affirme carrément – que ceux qui ne sont pas d’accord avec lui sont soit ineptes, soit fourbes. En tout cela, il ignore la réalité du lien entre l’avortement et la science biomédicale – pourtant clairement documenté par les chercheurs eux-mêmes ] et contribue à la confusion croissante qui entoure la question du vaccin actuel contre le coronavirus, une technologie expérimentale contraire à l’éthique, imposée à la population à une échelle qui aurait été inconcevable il y a seulement un an.  

Malheureusement, cette réfutation sera beaucoup plus longue que l’article original, car il faut toujours plus de mots pour étayer une argumentation que pour gribouiller une diatribe.

Des problèmes dès le départ

Malgré son titre prometteur et sa prétendue tentative de faire la différence entre la science réelle et les « fake news », l’article de M. Barbieri contient des affirmations profondément inexactes sur l’histoire des lignées de cellules fœtales avortées et sur la science qui les sous-tend, notamment celles-ci :

–      Les preuves de l’existence des avortements par césarienne proviennent principalement de clips vidéo tournés par David Daleiden ; en réalité, elles proviennent de la littérature scientifique (1, 2, 3), notamment de plusieurs documents de recherche décrivant le développement des vaccins contre la polio.  

L’expérimentation sur le tissu fœtal était interdite avant la légalisation de l’avortement ; En réalité, de telles expériences ont été menées dès les années 1930 (1) et il y eut même des fournisseurs internationaux de tissus de fœtus avortés (notamment l’Institut Karolinska) tout au long des années 1950-70, qui ont continué à fournir des tissus de fœtus avortés pour la recherche jusqu’à ce jour.

Aucune expérimentation sur tissu fœtal n’a été réalisée dans l’intention de produire des vaccins ; en réalité, le développement du vaccin contre la polio a alimenté la recherche sur des lignées de cellules de fœtus avortés (1, 2, 3) et le vaccin contre la rubéole (4) a été produit à l’aide de virus obtenus à partir de fœtus avortés, au lieu d’utiliser simplement un écouvillon nasal sur un enfant infecté (comme cela a été fait au Japon). Il existe en effet une longue histoire de complicité entre les vaccins et l’avortement.

La quantité d’ADN fœtal résiduel dans les vaccins est négligeable, selon trois études statistiques hypothétiques (ayant toutes le même auteur principal) ; en réalité, les données expérimentales montrent que la quantité et la dimension de l’ADN fœtal présent dans les vaccins posent un réel problème, et peuvent atteindre 200 fois la limite de sécurité établie par l’Organisation Mondiale de la Santé. (5)

La recherche sur les vaccins et une carrière interrompue
par les cellules de fœtus avortés

Bien que cet article porte principalement sur la recherche sur les fœtus avortés et les vaccins, il semble prudent d’aborder le fait que M. Barbieri commence son commentaire en m’accusant de n’avoir « aucune expertise spécifique » et donc de n’être pas qualifiée pour parler des vaccins. Son argument repose principalement sur le fait que je n’ai pas de publications scientifiques à mon actif.  Il y a une raison très simple et très valable pour laquelle je n’ai publié dans aucune revue scientifque : le travail que j’ai effectué dans le domaine du développement de vaccins concernait un vaccin contre le VIH qui utilisait des lignées cellulaires HEK-293 dans le cadre du projet.  Mon propre volet de ce projet portait sur des lignées cellulaires éthiques (hamster chinois, souris et lignée cellulaire cancéreuse humaine) et a consisté à rechercher et à développer des façons d’utiliser de courts peptides de signalisation pour cibler le véhicule du vaccin – qui était en fait un vecteur viral, une technologie similaire à celle utilisée par les vaccins COVID-19 de Johnson & Johnson et AstraZeneca – afin qu’il soit directement capté par les cellules dendritiques, l’un des acteurs cellulaires les plus importants impliqués dans le déclenchement d’une bonne réponse immunitaire. J’ai quitté le laboratoire dans lequel je travaillais au bout de dix mois, lorsque j’ai découvert que les antigènes qui seraient utilisés dans le produit final du vaccin étaient produits sur des cellules de fœtus avortés – une décision qui était en accord avec les devoirs du chercheur décrits dans Dignitas Personae, en particulier les paragraphes 34 et 35.  Si j’avais figuré en tant qu’auteur sur l’un des articles en question (qui sont tous disponibles en ligne sur la page des publications du Dr Venigalla Rao (6), ma crédibilité aurait par la suite été entachée par le fait que mon nom était directement associé dans la littérature scientifique aux cellules de fœtus avortés.  

En ce qui concerne les commentaires de M. Barbieri sur mon livre, je le citerai intégralement ci-dessous (un grand merci à un ami italien qui a fourni une traduction de son article) : 

« Plus en détail, la seule publication connue de Pamela Acker - Vaccination : A Catholic Perspective, publiée par le Kolbe Center for the Study of Creation - traite de la question du vaccin COVID-19 de manière presque marginale (pp. 73-77, soit 5 pages sur 85) ; elle vise en fait à promouvoir le rejet de toute forme possible de vaccination. La thèse que le livre tente de démontrer (voir “Good Health”, pp. 80-83) est que tous les vaccins sont nocifs pour la santé  et devraient être remplacés par l’exercice en plein air, une alimentation saine et des remèdes naturels. Pamela Acker vient de comprendre que les découvertes faites par des scientifiques comme Edward Jenner, Louis Pasteur ou Robert Koch n’ont jamais été bénéfiques pour l’humanité ; elle veut persuader ses lecteurs que ces découvreurs ont tous perdu leur temps, mais ne parvient pas à fournir de preuves substantielles pour étayer une affirmation aussi audacieuse. »

L’affirmation selon laquelle ma thèse consisterait à dire que tous les vaccins devraient être remplacés par l’exercice, une alimentation saine et des remèdes naturels est au mieux fragile (je mets même en garde le lecteur catholique fidèle contre certains remèdes naturels) et constitue une simplification excessive de la thèse réelle, à savoir que l’idée de traiter la maladie par une intervention inefficace et artificielle – avant même que nous soyons exposés à l’agent pathogène – a besoin d’être remplacée par une compréhension appropriée du système immunitaire et de la manière de le soutenir tel qu’il a été conçu par Dieu pour nous protéger contre une grande variété d’expositions à la maladie, et pas seulement à l'égard des maladies contre lesquelles nous nous vaccinons habituellement.  Ces distinctions sont importantes : la thèse que M. Barbieri m’attribue faussement est beaucoup plus facile à rejeter que celle que je défends réellement.

Comme preuve, j’offre 85 pages d’arguments avec 379 notes de bas de page, qui incluent, parmi d’autres notions importantes, les faits suivants :

Les expériences de Jenner furent de nature anecdotique, entraînèrent une augmentation de l’incidence des maladies transmises par le sang chez les vaccinés et provoquèrent la mort prématurée des deux premiers vaccinés (son propre fils et un garçon du voisinage).  Tous deux décédèrent d’une tuberculose qui, très probablement, leur avait été transmise au cours du processus de vaccination. 
 
La baisse de mortalité due aux maladies qui fut observée au début de la vaccination a beaucoup plus à voir avec l’assainissement et l’amélioration des conditions de vie qu’avec quelque intervention médicale que ce soit faite à l’époque. 
 
La mise en avant de l’hypothèse des anticorps était fondée sur des expériences erronées avec deux types d’agents pathogènes qui se comportent de manière très différente de tout ce contre quoi nous nous vaccinons aujourd’hui. 
 
Les vaccins peuvent échouer, et échouent effectivement, à des fréquences qui rendent théoriquement impossible une immunité collective par la vaccination. 
 
Les vaccins déclenchent une chaîne d’activation immunitaire inappropriée qui conduit à l’activation de cellules auto-réactives.  Chez certains individus, ce phénomène se transformera en maladie auto-immune à part entière.  Chez d’autres, un processus similaire peut entraîner le développement de réactions allergiques à vie, lorsque le vaccin active les cellules immunitaires contre des substances inoffensives. 
 
Tous les vaccins présentent des contre-indications - des conditions qui peuvent mettre en danger la vie de certaines personnes - qui ne sont pas décelées avant l’administration des vaccins infantiles de routine. 
 
La vaccination de masse entraîne un remplacement des souches (un phénomène analogue à la résistance aux antibiotiques chez les bactéries) et peut déplacer la sensibilité de la population vers des tranches d’âge qui tolèrent mal la maladie visée. 
 
Le fait d’être passé par un processus d’infection par les maladies infantiles normales et d’avoir développé une réponse immunitaire normale à ces maladies, peut protéger contre le développement de maladies chroniques ultérieures au cours de la vie, notamment l’auto-immunité et le cancer.

En bref, l’induction de la réponse immunitaire par la vaccination est artificielle, temporaire et inférieure à l’immunité naturelle et, pour un nombre croissant de personnes, elle est carrément dangereuse.  Le système immunitaire est beaucoup plus complexe que tout ce que nous en comprenions dans les années 1800, et il fait intervenir des molécules et des processus que les premiers concepteurs et fournisseurs de vaccins n’auraient jamais pu imaginer.  Il n’est donc pas logique de continuer à utiliser sans discernement une intervention médicale archaïque qui a été mise au point dans l’ignorance absolue de cette prodigieuse complexité.  

Le lien entre l’avortement et les vaccins

Passons maintenant à la véritable question qui nous occupe : quelle est la nature du lien entre l’avortement et l’industrie des vaccins, en particulier tel qu’il se manifeste dans les vaccins actuels contre le coronavirus ?  Et en quoi cela est-il important ?

La thèse de l’article de M. Barbieri semble être non seulement que les vaccins dévéloppés à l’aide de fœtus avortés, y compris les vaccins à coronavirus récemment mis au point, sont éthiques et licites pour les catholiques, mais aussi que ceux qui choisissent de mener la guerre contre l’avortement sur le front de la suppression de la recherche biomédicale sur les tissus fœtaux sont mal avisés.  J’aborderai d’abord la première affirmation, qui semble reposer sur deux prémisses principales (si l’on écarte les erreurs mentionnées plus haut dans cet article) : les avortements qui ont donné lieu aux tissus pour les lignées cellulaires n’ont pas été obtenus dans le but de développer le vaccin, d’une part, et les vaccins eux-mêmes ne contiennent pas de cellules fœtales résiduelles ou de matériel biologique préoccupant, d’autre part. 

Les lignées cellulaires actuellement utilisées pour le développement du vaccin COVID-19 sont HEK-293 et PER C6 (7). M. Barbieri a raison de dire qu’aucune des deux lignées cellulaires n’a été fabriquée spécifiquement pour les vaccins :  HEK-293 a été produite à des fins de recherche fondamentale, et PER C6 a été produite pour cultiver des vecteurs adénoviraux (8). Toutefois, cette dernière lignée cellulaire, qui a été mise au point en 1995, a effectivement été produite spécifiquement dans l’optique d’une recherche biomédicale.  Selon le Dr Van Der Eb, « PER C6 a été fabriquée uniquement pour la fabrication pharmaceutique de vecteurs adénoviraux » (9). Ce sont ces mêmes vecteurs que Johnson & Johnson utilise pour développer son vaccin COVID-19, qui est produit sur la PER C6.  Il semble donc que le lien ne soit pas aussi éloigné que certains voudraient nous le faire croire.

Toutefois, même si les deux lignées cellulaires ont été produites sans l’intention d’être utilisées pour le développement de médicaments ou de vaccins, la déclaration de l’Église dans Dignitas Personae est claire quant au caractère illicite des lignées cellulaires entachées par l’avortement :  

« Un autre cas de figure à prendre en considération lorsque les chercheurs utilisent du « matériel biologique » d’origine illicite, produit en dehors de leur centre de recherche ou qui se trouve dans le commerce. L’Instruction Donum vitae a formulé le principe général à observer en ces cas: “Les cadavres d’embryons ou de fœtus humains, volontairement avortés ou non, doivent être respectés comme les dépouilles des autres êtres humains. En particulier, ils ne peuvent faire l’objet de mutilations ou autopsies si leur mort n’a pas été constatée, ou sans le consentement des parents ou de la mère. De plus, il faut que soit sauvegardée l’exigence morale excluant toute complicité avec l’avortement volontaire, de même que tout danger de scandale.” (10)
« A ce propos, demeure insuffisant le critère d’indépendance formulé par certains comités d’éthique, à savoir l’affirmation selon laquelle l’utilisation du « matériel biologique » d’origine illicite est éthiquement licite à condition qu’il y ait une séparation claire d’une part entre ceux qui le produisent, font congeler et font mourir les embryons et d’autre part les chercheurs qui développent des expériences scientifiques. Le critère d’indépendance ne suffit pas pour éviter une contradiction dans l’attitude de celui qui dit ne pas approuver l’injustice commise par d’autres, mais qui, dans le même temps, accepte pour son travail le « matériel biologique » que d’autres obtiennent par le biais de cette injustice. Quand ce qui est illicite est approuvé par les lois qui régissent le système sanitaire et scientifique, on doit se dissocier des aspects iniques de ce système, afin de ne pas donner l’impression d’une certaine tolérance ou d’une acceptation tacite des actions gravement injustes. (11)  (…) 
« Parfois on objecte que les considérations précédentes semblent supposer que les chercheurs de bonne conscience auraient le devoir de s’opposer activement à toutes les actions illicites menées dans le domaine médical, élargissant ainsi leur responsabilité éthique de manière excessive. Le devoir d’éviter la coopération au mal et le scandale touche en fait leurs activités professionnelles courantes, qu’ils doivent orienter de manière droite et à travers lesquelles ils sont appelés à rendre témoignage à la valeur de la vie, en s’opposant aux lois gravement injustes. C’est pourquoi il convient de préciser [qu'il existe un] devoir de refuser ce « matériel biologique » – même en l’absence de tout lien étroit des chercheurs avec les actions des techniciens de la procréation artificielle ou de ceux qui ont pratiqué l’avortement provoqué, et même en l’absence d’un accord préalable avec les centres de procréation artificielle. » (Italiques dans l'original).

Ainsi, nous voyons que l’argument selon lequel les lignées de cellules fœtales en question n’ont pas été spécifiquement développées pour être utilisées dans des vaccins n’est pas pertinent pour discuter de la licéité de leur utilisation.  Leur origine seule suffit à rendre illicite leur utilisation dans tout vaccin.

L’utilisation des « tests de confirmation » dans les vaccins Pfizer et Moderna

Un autre problème se pose dans le débat sur les vaccins actuels contre le coronavirus.  On a beaucoup parlé de l’expression « tests de confirmation » pour écarter les préoccupations éthiques concernant l’utilisation de cellules foetales avortées dans le développement des vaccins synthétiques à ARNm contre le coronavirus.  Cependant, ce n’est pas un simple test de confirmation après commercialisation qui a eu recours à ces cellules, comme le suggère l’expression et la façon dont elle est généralement présentée ; au contraire, des cellules de fœtus avortés ont été utilisées dans de multiples phases de conception et de développement pour les vaccins Pfizer et Moderna. La littérature scientifique met les choses au clair :

1. Un test fondamental, qui faisait partie intégrante de la phase de conception, a été effectué sur des cellules de fœtus avortés pour les vaccins Pfizer (12) et Moderna (13).  La protéine spike originale était instable lorsqu’elle n’était pas attachée au virus entier ; aussi les développeurs de vaccins ont-ils introduit quelques mutations dans la séquence (ainsi que quelques mutations supplémentaires pour stabiliser l’ARNm et éviter qu’il ne se dégrade trop rapidement dans l’organisme après la vaccination).  Les développeurs devaient vérifier que la nouvelle séquence d’ARNm synthétique générait bien la structure tridimensionnelle qu’ils attendaient.  Pour ce faire, ils ont modifié génétiquement des cellules humaines afin de produire la protéine spike mutée, puis l’ont extraite des cellules.  La production de la protéine a été réalisée dans des cellules HEK-293 (Pfizer a utilisé spécifiquement les cellules Expi293F, qui sont une lignée dérivée des HEK-293 originales).

2. Les cellules HEK-293 ont été utilisées pour tester l’expression de l’ARNm. Pour ce faire, les chercheurs ont placé l’ARNm développé pour le vaccin dans un milieu de culture avec des cellules humaines, ainsi que certains produits chimiques qui augmentent la capacité des cellules à absorber l’information génétique. Ils ont ensuite mesuré la quantité de protéine spike que les cellules ont fabriquée. Cette opération a été réalisée sur des cellules de fœtus avortés pour les vaccins Pfizer (12) et Moderna (14).

3. Des cellules HEK-293 ont été utilisées pour tester l’administration du vaccin via la nouvelle technologie des nanoparticules lipidiques.  Les chercheurs devaient voir s’ils pouvaient faire pénétrer l’ARNm dans les cellules à l’intérieur de nanoparticules, car ce serait la seule façon de gérer l’administration du vaccin chez une personne vivante. Le processus est très similaire au test que nous venons de décrire, sauf que l’ARNm est maintenant enfermé dans une nanoparticule lipidique et qu’aucun produit chimique spécial n’est utilisé. Cela a été fait dans des cellules de fœtus avortés pour le vaccin Moderna (15).  

4. Des cellules HEK-293T surexprimant l’ACE-2 ont été utilisées pour créer des pseudovirus pour un test de neutralisation visant à détecter la présence d’anticorps. Cela signifie que les concepteurs du vaccin avaient besoin de virus non infectieux pour déterminer si les personnes vaccinées produisaient des anticorps de liaison au virus. Ces pseudovirus (qui exprimaient les protéines spike mais n’infectaient pas réellement les humains) ont été cultivés dans des cellules de fœtus avortés et récoltées à partir de ces cultures cellulaires. Pfizer (12) et Moderna (16) ont tous deux utilisé des HEK-293 pour ces tests. 

Tout ceci démontre que l’implication des lignées de cellules de fœtus avortés est beaucoup plus importante que ne le suggèrent les récentes déclarations sur la moralité des vaccins – ce qui, en soi, justifierait la possibilité de demander respectueusement une réévaluation de ces arguments, car leurs points de départ sont inadéquats. Cela est spécialement pertinent quant à l’argument d’une coopération lointaine avec le mal, qui sera traitée dans une section ultérieure de cet article.  

Conséquences naturelles des violations de la loi naturelle

Des précisions doivent à nouveau être apportées concernant la deuxième raison pour laquelle M. Barbieri soutient que les vaccins à base de fœtus avortés peuvent être utilisés : l’idée selon laquelle les vaccins ne contiennent pas de cellules fœtales résiduelles ou de matériel biologique dangereux. Il est tout à fait vrai que les vaccins produits à partir de cellules fœtales avortées ne contiennent probablement pas de cellules humaines intactes : pour que les produits fabriqués dans les cellules soient utilisables dans un vaccin donné, les cellules doivent être lysées (par fracture de leur membrane) et leur contenu purifié pour éliminer le plus possible de débris cellulaires. À première vue, cela semble rassurant. Cependant, comme le sait tout scientifique ayant travaillé sur la purification du matériel moléculaire, aucun processus de purification – aussi rigoureux fût-il – ne permet d’obtenir une préparation absolument pure des matériaux souhaités.  Il restera toujours quelques débris.

Contrairement au Dr Paul Offit, qui se contente de faire des déclarations générales et souvent inexactes sur la sécurité des vaccins et la crédibilité de ceux qui les remettent en question, le Dr Theresa Deisher et ses collègues de Sound Choice Pharmaceuticals ont réellement mesuré la quantité d’ADN fœtal résiduel présent dans les vaccins. La limite de sécurité établie par l’OMS est de 10 nanogrammes (ng) d’ADN par dose – une limite qui a été revue à la hausse par un facteur de 1.000 depuis l’établissement initial des limites de sécurité dans les années 1980 (17). Malheureusement, il n’existe actuellement aucun contrôle obligeant les fabricants à se conformer réellement à ces directives, mais seulement la suggestion de procéder à une « évaluation des risques » pour chaque vaccin (18). Ce manque de surveillance a conduit à la production de vaccins contenant une quantité beaucoup plus importante d’ADN résiduel : le vaccin contre la rubéole contient 150 ng/dose, celui contre l’hépatite A 300 ng/dose et celui contre la varicelle 2 000 ng/dose (19) – soit une concentration double de celle de l’ingrédient actif du vaccin contre la varicelle. Ces fragments d’ADN sont généralement petits, en raison du processus de lyse cellulaire (qui peut également être suivi d’une digestion de l’ADN), mais cela ne réduit pas le risque que représentent les contaminants fœtaux. Au contraire, les fragments courts sont idéaux pour une mutation par insertion dans la cellule hôte (20). Cette mutation insertionnelle ne présente pas seulement un risque potentiel de cancer, mais aussi un risque de troubles du développement neurologique, notamment la schizophrénie infantile, les troubles bipolaires et l’autisme (21). Il est possible que l’ADN du fœtus humain puisse également induire une réaction auto-immune contre l’ADN de l’enfant lui-même, en particulier dans le vaccin contre la varicelle où la concentration est aussi élevée.  L’existence de ces conséquences ne devrait pas nous surprendre en tant que catholiques – la loi naturelle a clairement été violée dans la fabrication de ces vaccins, entachés comme ils le sont par le crime d’avortement, et nous devrions donc nous attendre à quelques conséquences biologiques naturelles de cette violation.

Coopération avec le mal et cause sérieuse

Si l’origine illicite des lignées cellulaires et le caractère illicite de leur utilisation par les chercheurs ont été amplement établies, le lecteur peut encore se demander : qu’en est-il de la distance qui me sépare de l’avortement original ?  Dois-je encore me demander si ces vaccins sont licites pour mon usage personnel, surtout au vu des récentes déclarations du Vatican et de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) ?

Il est évident que le patient qui reçoit le vaccin n’a pas le même degré de proximité avec le mal que le chercheur qui poursuit activement des expériences sur des lignées de cellules fœtales.  Même un technicien de laboratoire de Pfizer, qui travaille à la mise au point du vaccin mais n’a pas son mot à dire sur la façon dont les vaccins sont fabriqués, est moins coupable que le chercheur principal qui a d'abord décidé d’utiliser des lignées de cellules fœtales avortées. Cependant, soyons clairs sur ce que le Magistère enseigne réellement : il doit y avoir une raison grave et proportionnée pour justifier l’utilisation de ces vaccins.  Ce point est abordé précisément dans la conclusion du paragraphe 35 de Dignitas Personae :

« Dans ce cadre général, il existe naturellement des responsabilités différenciées et des motifs graves qui peuvent être moralement proportionnés pour justifier l’utilisation de ce “matériel biologique”. Par exemple, face à un danger pour la santé des enfants, les parents peuvent autoriser l’utilisation d’un vaccin pour la préparation duquel on s’est servi de lignées cellulaires d’origine illicite, restant sauf le devoir de tous d’exprimer leur propre désaccord à ce sujet et de demander que les systèmes de santé mettent à leur disposition d’autres types de vaccins. D’autre part, on doit tenir compte du fait que, dans les entreprises qui utilisent des lignées de cellules d’origine illicite, la responsabilité de ceux qui décident de l’orientation de la production n’est pas la même que la responsabilité de ceux qui n’ont aucun pouvoir de décision. » [Souligné dans l’original]

Un article récent écrit par un bon prêtre explique très clairement que, dans le cas du coronavirus SARS-CoV-2, la circonstance n’est pas grave, et donc la permission conditionnelle d’utiliser les vaccins contaminés par l’avortement ne s’applique pas.  Il déclare :  « On peut moralement accepter l’utilisation d’interventions thérapeutiques entachées par l'avortement, comme les vaccins, pour neutraliser une menace pour la santé, si toutes les conditions nécessaires suivantes sont réunies » :
1. Il n'existe pas d’intervention thérapeutique moralement irréprochable        disponible qui neutralise la menace sanitaire en question. 
2. Il doit exister une cause proportionnée pour le recours à une intervention thérapeutique entachée d’avortement, compte tenu des risques encourus. 
3. Il doit exister une menace grave et réelle pour votre santé ou celle d’autrui si vous vous abstenez de suivre l’intervention thérapeutique entachée par l’avortement qui est proposée. 
4. Il faut s’opposer au fait que l'avortement entache l’intervention thérapeutique.

Le Père explique ensuite, très clairement, que seul le critère n°4 peut être rempli dans la situation actuelle du coronavirus.  Cela indiquerait qu’il est inapproprié d’invoquer l’utilisation de la « cause grave » dans le débat actuel sur les vaccins. Je ne répéterai pas ici toutes ses déclarations, mais me contenterai de renvoyer le lecteur à son analyse dont le lien figure ci-dessus.

Malheureusement, l’absence de motif grave n’est pas une nouvelle pour ceux qui comprennent le fondement des arguments concernant les vaccins, l’avortement et la coopération avec le mal. Même le cas du syndrome de rubéole congénitale (SRC), qui a été utilisé par le passé pour établir une cause grave pour l’utilisation de vaccins qui utilisent des fœtus avortés, s’avère discutable comme point de départ pour l’argument moral d’une coopération licite avec le mal.  La diminution des cas de SRC ne fut pas la conséquence de la vaccination mais de la légalisation de l’avortement et de la baisse des taux de fécondité (22), et l’immunité de groupe contre la rubéole n’a pratiquement pas été affectée par l’utilisation des vaccins (23). Au lieu d’être plus protectrices, les vaccinations massives contre la rubéole (avec un vaccin dont le développement a nécessité au moins 99 avortements différents) ont au contraire tout d’abord augmenté l’incidence du SRC et ensuite rendu les mères enceintes plus susceptibles d’être sensibles à la maladie en cas d’échec du rappel vaccinal (24).

L’appropriation du mal  

Même si notre proximité avec l’avortement original était suffisamment éloignée pour justifier une coopération licite, il est utile de se rappeler que lorsque nous utilisons ces vaccins, nous ne pouvons éviter ce que les théologiens moraux appellent « l’appropriation du mal ».  C’est une distinction qui est importante dans le cas des vaccins actuels COVID-19.

La structure fondamentale des actions impliquées dans les problèmes de coopération et d’appropriation est la même.  Dans les deux types de cas, un agent auxiliaire effectue une action qui, d’une manière ou d’une autre, facilite ou soutient les efforts de l’agent principal dans l’exécution de sa propre action. Ce qui diffère dans chaque cas, ce sont les identités respectives de l’agent confronté à une décision morale quant à la poursuite ou non d’une action particulière, et de l’agent qui a déjà décidé d’accomplir un acte moralement répréhensible. En bref, dans les cas de coopération, l’agent auxiliaire est le décideur qui, selon sa conscience morale, doit décider de ce qu’il doit faire à la lumière de la contribution probable de son action future à un acte mauvais accompli par l’agent principal.  Dans les cas d’appropriation, les rôles sont inversés. Alors, c’est l’agent principal qui est le décideur, qui doit décider en conscience de poursuivre une action qui utilise les fruits ou les sous-produits d’un acte moralement répréhensible accompli par l’agent auxiliaire.

Dans les cas de coopération, le mal à faire est prospectif ; l’action du coopérateur contribue par voie de causalité à l’exécution de l’action illicite par l’agent principal. D’un point de vue qui se concentre sur la dimension externe des actes humains, les problèmes de coopération sont évidents ; nous pouvons voir comment l’action du coopérateur alimente l’acte mauvais d’un autre agent. Mais une telle perspective rend les dangers moraux de l’appropriation pratiquement invisibles. Les appropriateurs ne contribuent pas par voie de causalité à l’action maléfique dont ils s’approprient les fruits ou les sous-produits ; en général (mais pas toujours), au moment où ils sont confrontés à la décision d’agir ou non, l’acte mauvais a déjà été commis. L’effet principal de la décision de s’approprier l’action mauvaise d’autrui est interne ; en choisissant de lier leur action à l’action mauvaise d’un autre, les appropriateurs façonnent leur caractère d’une manière qui peut ne pas avoir de conséquences immédiates et tangibles dans le monde extérieur.  En bref, l’impact immédiat de la décision de s’approprier l’acte illicite d’autrui est profondément intérieur ; il modifie le caractère de l’appropriateur (25).

Ce problème ne peut pas être simplement écarté par des déclarations sur l’immunité de groupe et les pandémies – dont la plupart ne sont pas soutenues par des preuves réelles.  De plus, il est important pour ceux qui défendent l’idée d’une coopération licite de noter le fait suivant : si la coopération avec le mal peut être licite dans des circonstances proportionnellement graves, elle n’est jamais exigée du fidèle catholique.  Ceux qui choisissent de « ne pas participer » à ce mal, et d’encourager les autres à agir ainsi, ne violent pas la saine doctrine morale.

Pour conclure

M. Barbieri termine son article par l’affirmation injustifiée selon laquelle « ceux qui s’obstinent à affirmer que l’avortement n’existe que dans la mesure où il sert les intérêts de l’industrie pharmaceutique mentent délibérément, ou plutôt, ils ignorent tout simplement la réalité de la culture de l’avortement ». Il est difficile de voir comment une telle déclaration a pu être faite de bonne foi, d’autant plus que ceux qui dénoncent le lien entre l’avortement et l’industrie pharmaceutique ne suggèrent pas que l’avortement n’existe qu’à des fins de recherche biomédicale (j’ose dire que ceux d’entre nous qui avancent cet argument ont une connaissance suffisante du péché originel pour comprendre que l’avortement existe pour servir le désir égoïste de l’homme de ne pas respecter les interdits des 6e et 9e commandements), mais insistent – à juste titre – sur le fait que l’acceptation silencieuse des cellules de tissu fœtal avorté dans les vaccins a alimenté une acceptation croissante non seulement de l’avortement mais aussi de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, qui a été condamnée à maintes reprises par l’Église. Cela s’ajoute à l’extension de la recherche sur les tissus de foetus avortés dans le cadre d’autres pratiques barbares et grotesques qui nécessitent un approvisionnement constant en tissus frais.  Pour justifier la poursuite de ces pratiques qui impliquent la création et la destruction immédiates de la vie humaine, on affirme souvent que les vaccins dont nous dépendons aujourd’hui ont été développés sur du tissu fœtal.  Cette question n’est pas hors de propos, mais constitue un aspect très négligé de la bataille à multiples facettes visant à vaincre l’anti-culture de mort et à restaurer la dignité de la personne humaine.  

Enfin, lorsqu’il évoque ses arguments contre les réticences à l’utilisation de lignées de cellules de fœtus avortés dans les vaccins, M. Barbieri exprime également son opinion selon laquelle il est « désinvolte » de parler du fait que des avortements visant à obtenir des tissus vivants pour la recherche ont été faits par césarienne.  Je ne suis pas d’accord. Par imprégnation culturelle, nous sommes devenus si insensibles à la réalité de l’avortement – à son horreur et à son lien avec les principes gnostiques occultes auxquels M. Barbieri lui-même fait référence à la fin de son propre article – qu’il semble presque nécessaire d’humaniser à nouveau ses victimes. Il ne s’agit pas de sensationnalisme : donner la parole aux enfants avortés en décrivant leur dernière agonie n’est pas une tactique bon marché pour attirer l’attention dans un débat.  C’est un aperçu qui donne à réfléchir sur la façon dont nous nous sommes habitués aux avantages spécieux de notre coopération avec le mal.

Notes

[1] Albert B Sabin, Peter K. Olitsky, Proceedings of the Society for Experimental Biology and medicine, Cultivation of Poliomyelitis Virus in vitro in human embryonic tissue. Proc Soc Exp Biol Med 1936, 34:357-359.

[2] Joan C. Thicke, Darline Duncan, William Wood, A. E. Franklin and A. J. Rhodes; Cultivation of Poliomyelitis Virus in Tissue Culture; Growth of the Lansing Strain in Human Embryonic Tissue, Canadian Journal of Medical Science, 1952; 30: 231-245.

[3] Thomas H. Weller, John F. Enders, Frederick C. Robbins and Marguerite B. Stoddard; Studies on the Cultivation of Poliomyelitis Viruses in Tissue Culture : I. The Propagation of Poliomyelitis Viruses in Suspended Cell Cultures of Various Human Tissue; J Immunol 1952; 69: 645-671.

[4] Plotkin S, et al. Attenuation of RA27/3 Rubella Virus in WI-38 Human Diploid Cell, Amer J Dis of Children, 1969; 118: 178-179.

[5] Deisher TA, et al. Impact of environmental factors on the prevalence of autistic disorder after 1979. J Pub Health Epidem, 2014; 6(9): 271-286.

[6] Toutes les publications du Rao Lab sont disponibles ici: https://www.t4lab.net/Publications.htm Those that use HEK-293 cells are the ones directly involved with the HIV vaccine development.

[7] Alors que le site Children of God for Life liste la lignée MRC-5 comme étant utilisée pour les vaccins AstraZeneca, je n’ai pas trouvé la preuve de l’utilisation de cette lignée cellulaire  dans les articles qu’il cite.

[8] FDA, Center for Biologics and Evaluation of Research. Vaccines and Related Biological Products Advisory Committee, Meeting, 26 March 2001. https://wayback.archive-it.org/7993/20170404095417/https:/www.fda.gov/ohrms/dockets/ac/01/transcripts/3750t1_01.pdf

[9] Ibid.

[10] Note de bas de page de Dignitas Personae: Congregation for the Doctrine of the Faith, Instruction Donum vitae, I, 4: AAS 80 (1988), 83.

[11] Note de bas de page de Dignitas Personae: Cf. John Paul II, Lettre encyclique Evangelium vitae, 73: AAS 87 (1995), 486: « L’avortement et l’euthanasie sont donc des crimes qu’aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer. Des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s’y opposer par l’objection de conscience. » Le droit à l’objection de conscience, en tant qu’expression du droit à la liberté de conscience, doit être protégée par la loi.

[12] Vogel LB, et al. A prefusion SARS-CoV-2 spike RNA vaccine is highly immunogenic and prevents lung infection in non-human primates. bioRxiv 2020.09.08.280818; doi: https://doi.org/10.1101/2020.09.08.280818

[13] Wrapp D, et al. Cryo-EM structure of the 2019-nCoV spike in the prefusion conformation. Science; 13 Mar 2020: 1260-1263.

[14] Corbett, K.S., Edwards, D.K., Leist, S.R. et al. SARS-CoV-2 mRNA vaccine design enabled by prototype pathogen preparedness. Nature 586, 567–571 (2020). https://doi.org/10.1038/s41586-020-2622-0

[15] Moderna. US Patent 10,583,203. 10 Mar 2020. http://patft.uspto.gov/netacgi/nph-Parser?Sect1=PTO1&Sect2=HITOFF&d=PALL&p=1&u=%2Fnetahtml%2FPTO%2Fsrchnum.htm&r=1&f=G&l=50&s1=10,583,203.PN.&OS=PN/10,583,203&RS=PN/10,583,203

[16] Jackson LA, et al. An mRNA Vaccine against SARS-CoV-2 — Preliminary Report. N Engl J Med 12 Nov 2020; 383:1920-1931

[17] Yang H. Establishing Acceptable Limits of Residual DNA. PDA JPST, 2013; 67(2): 155-163.

[18] Ibid.

[19] Jarzyna P, Doan NV, Deisher TA. Insertional Mutagenesis and Autoimmunity Induced Disease Caused by Human Fetal and Retrovial Residual Toxins in Vaccines. Issues in Law & Medicine, 2001; 31(2): 221-234.

[20] Ibid.

[21] Ibid.

[22] Ravitz J. Before Zika: The virus that helped legalize abortion in the US. CNN, 11 Aug 2016. https://www.cnn.com/2016/08/09/health/rubella-abortion-zika/index.html. Accessed 21 April 2020.

[23] Diodati CJM. Immunization: History, Ethics, Law and Health. Ontario, CN: Integral Aspects Incorporated, 1999, p. 18.

[24] Ibid.

[25] Kaveny, MC. Appropriation of Evil: Cooperation’s Mirror Image, Theological Studies, Jun 2000; 61: 284-286.


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