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28 février, 2022
Importante sous-déclaration des effets indésirables des vaccins COVID : le constat d’une société d’assurance-maladie en Allemagne
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30 juin, 2021
Aux prêtres catholiques traditionnels : “Pourquoi votre voix ne crie-t-elle pas contre l'abus des corps des bébés avortés ?”
Père bien-aimé,C'est grâce à vous que nous, les petits, pouvons recevoir jour après jour et année après année le Saint Sacrement d'une manière digne de notre Seigneur Eucharistique. C'est grâce à vous que nous pouvons assister à la Messe de toujours, des saints et martyrs de tous les siècles. Pour cela, nous ne pourrions jamais vous exprimer de manière adéquate notre gratitude. Cependant, ou peut-être précisément pour cette raison, j’ai été peinée d'apprendre que vous, Père bien-aimé, ainsi que la plupart de vos frères prêtres qui célèbrent la messe traditionnelle, avez jugé licite d’accepter les vaccins souillés du sang d’enfants avortés, mais je suis affligée encore plus que votre voix reste néanmoins silencieuse, plutôt que d’appeler à des actes de réparation pour l’abus innommable des corps des bébés avortés à travers leur utilisation dans le processus de production de ces médicaments. Bien que j’aie personnellement la grâce de recevoir la Sainte Communion de bons prêtres traditionnels qui sont en accord avec ma propre conviction profonde sur cette grave question, je ressens néanmoins le besoin de vous écrire cette lettre, afin de vous exhorter ainsi :« Au Nom de Jésus-Christ crucifié et de la douce Marie : Très saint et doux père, votre pauvre indigne fille Catherine en Christ doux Jésus, se recommande à vous dans son Sang précieux avec le désir de vous voir un homme viril, libre de toute peur ou amour charnel envers vous-même, ou envers toute créature apparentée à vous dans la chair… Hélas, hélas, mon plus doux père, pardonnez ma présomption dans ce que je vous ai dit et dis ; je suis contrainte par la Douce Vérité Primordiale de le dire. Sa volonté, mon père, c’est celle-ci, et elle l’exige donc de vous. Elle exige que vous exécutiez justice sur l'abondance des nombreuses iniquités commises par ceux qui sont nourris et pâturés dans le jardin de la Sainte Église… » (Lettre de Sainte Catherine au Pape Grégoire XI)Comme vous le savez bien, de nombreux membres de la hiérarchie de l’Église, par leurs actions ou leur inaction, leurs propos ambigus ou leur silence retentissant, semblent parfois suggérer l'approbation d'un des crimes les plus abominables de notre époque, sinon le crime le plus abominable en toute l'histoire de l'humanité. De nombreux exemples de leur complicité apparemment tacite pourraient être donnés, entre autres l’Académie Pontificale pour la Vie qui semble maintenant dans une certaine mesure être devenue plus digne d'être rebaptisée l’Académie Pontificale pour la Mort. Le crime dont je parle, Père bien-aimé, est bien sûr le massacre des saints innocents dans le sein de leurs mères, le meurtre odieux de nos propres enfants, créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, dont le nom, qui nous est inconnu, est connu de leur Père céleste, et dont l’assassinat brutal à l’échelle d’un génocide mondial, sans précédent dans l'histoire de notre humanité déchue, crie vengeance vers le Ciel, de plus en plus fort avec chaque jour qui passe, dans un chœur toujours croissant. En vrai Père spirituel, vous déplorez ce mal, sachant très bien que nous sommes maintenant engagés dans la bataille à laquelle notre bienheureuse sœur Lucie a fait référence lorsqu’elle a écrit, dans une lettre au Cardinal Caffarra, que « la bataille finale entre le Seigneur et le règne de Satan sera sur le mariage et la famille ».Mon Père bien-aimé et dévoué, dont le sacerdoce est entièrement consacré à défendre la Tradition de notre Sainte Mère l’Église et à nourrir fidèlement le troupeau qui vous a été confié, vous avez été confronté au grand dilemme moral de discerner si vous et votre troupeau pouvez avoir recours à des vaccins souillés par l'avortement, et, après mûre réflexion, vous considérez que oui, en effet, le berger et ses brebis peuvent le faire. Votre opinion rejoint celle du Saint-Siège qui a dit, quoique non infailliblement, qu’en cas de nécessité grave, telle que notre grande peste actuelle, nous pouvons avoir recours à de tels vaccins, au nom d'une « coopération lointaine, passive et matérielle avec mal », si j’ai bien compris votre raisonnement. Vous avez sérieusement pesé la gravité de notre fléau d’aujourd'hui, contre le mal du génocide des enfants à naître et l'abus, cruel et sans cœur, des corps des bébés avortés, privés non seulement de la vie d'une manière brutale et souvent atrocement douloureuse, mais également du respect et de la révérence dus à toutes les personnes humaines qui meurent de quelque manière que ce soit ; et vous avez déterminé que nous pouvons, pour ainsi dire, porter dans notre corps cette marque, car nous n’approuvons pas formellement ce monstrueux sacrifice à Moloch, et que nous pouvons, pour ainsi dire, être un maillon de cette « chaîne de la mort », tant notre coopération est éloignée de ce crime. Ou, pour parler de manière moins abstraite et plus tangible, d’après vous, nous nous tenons à bonne distance de ce petit garçon dont le sang, jaillissant lorsqu’on lui arrache le cœur, ne nous souille pas, comme nous en sommes suffisamment éloignés.Moi, « votre pauvre fille indigne Catherine », je ne suis pas théologien pour discuter avec vous sur ceci ou sur tout autre sujet, mais pardonnez-moi si je ne puis m’empêcher de vous dire que mon âme féminine résonne plus profondément et répond plus naturellement à la voix solitaire qui crie dans le désert de notre bien-aimé berger Athanase, qui, tout en s’occupant de son troupeau dans un pays lointain, a élevé la voix en signe de protestation pour qu’elle résonne haut et fort sur de vastes distances, et avec lui je préférerais me « lever et proclamer au monde entier : « Nous n’accepterons jamais cette injustice, même si elle est déjà si répandue en médecine ! Il n'est pas permis de traiter les enfants à naître, la vie des personnes les plus faibles et les plus vulnérables du monde entier, d’une manière si dégradante, de sorte que les plus forts, ceux qui sont déjà nés, puissent bénéficier en les utilisant d’un avantage temporel pour leur santé. » Et de même lorsqu’il nous demande : « Si vous pouviez voyager dans le temps et être témoin du meurtre horrible d’un enfant à naître, du démembrement de son corps, de la récolte de ses tissus, et voir ses cellules ensuite traitées en laboratoire, même s’il y avait des centaines de processus chimiques aboutissant à ce vaccin ou médicament particulier, pourriez-vous, en conscience, accepter un tel vaccin ou médicament dans votre corps ? », ma réponse est : « Non, je ne le peux pas. » En effet, mon cœur maternel, avec beaucoup d’autres, saigne quand je vois devant les yeux de mon esprit le massacre et le démembrement de nos propres saints innocents, et pleure avec « Rachel pleurant ses fils, refusant d’être consolée, parce qu’ils ne sont plus » (Jérémie 31 :15).Cependant, la vraie raison pour laquelle je vous adresse cette lettre aujourd'hui, Père bien-aimé, est la suivante : nous sommes d’accord avec le Saint-Siège qu’en tant que Catholiques, il est de notre « devoir de faire connaître [notre] désaccord et de demander que [notre] système de santé rendent d'autres types de vaccins disponibles » (Dignitas Personae, sur certaines questions de bioéthique, 2008). En effet, bien que nous puissions être profondément en désaccord sur la moralité de l’acquiescement aux vaccins souillés par l’avortement, nous sommes très certainement d’accord pour dire qu’il est de notre devoir de protester contre ces pratiques. Pardonnez-moi donc, mon très cher Père, si j’ai manqué d’entendre votre voix, mais, je vous le demande : n’ai-je pas au contraire surtout entendu un silence retentissant de votre part ? Vous avez apaisé les craintes de votre troupeau quant au recours éventuel à des vaccins souillés du sang d’enfants avortés, mais où est votre protestation forte, vigoureuse et virile, contre la grave immoralité de leur fabrication ? Souhaitez-vous que nos âmes s’endorment dans l'indifférence dès que vous nous aurez rassurés que nous ne commettons aucun crime en recevant ce vaccin ? Pourquoi ce silence assourdissant ? Pourquoi n’entends-je pas crier votre voix virile, paternelle, sacerdotale, d’autant plus fort que vous avez accepté le recours à un vaccin immoral, puisqu’aucun vaccin moral n’a encore été produit ? Votre propre acquiescement ne vous incite-t-il pas à crier d’autant plus vigoureusement ? « Au Nom de Jésus-Christ doux Jésus », pourquoi votre cœur de berger ne fait-il pas crier votre voix dans le désert aride de notre monde dévoyé contre cet abus inconcevable des restes de ces enfants avortés ?Veuillez croire, mon très cher Père, que ce n’est autre que le respect révérencieux que j’éprouve au fond de mon cœur pour vous, qui m’a empêché de garder le silence et m'a poussée à vous écrire cette lettre. Comme je l’ai dit, votre acceptation des vaccins souillés du sang d’enfants avortés m’a beaucoup peinée, mais votre manque incompréhensible de protestation est encore plus pénible. Je vous prie, au nom de « Marie, Rédemptrice du genre humain » (Oratio XI), par la Médiation Maternelle de laquelle Jean-Baptiste et sainte Elisabeth ont été remplis de l’Esprit Saint, ne vous taisez pas en ce 2 juillet, fête de la Visitation selon le Vetus Ordo, mais que vos cordes vocales résonnent et que votre cœur s’unisse à celui des petits qui vous sont confiés et au mien, ainsi qu’à ceux de tous les saints et anges du Ciel, par la récitation de la prière de réparation, que j’ai mise dans le post scriptum, et qu’un saint frère prêtre a composée pour le 31 mai, pour cette même fête, célébrée ce jour-là dans le Novus Ordo, en réparation du meurtre et de l’abus des enfants à naître. Car, comme le crie notre bien-aimé évêque Athanase : « Le sang des enfants assassinés dans le sein maternel crie vers Dieu à cause des vaccins et des médicaments souillés par l'avortement ! Que le Seigneur ait pitié de nous ! Kyrie, eleison ! »« Je vous supplie très doucement au nom du Christ crucifié d’être obéissant à la volonté de Dieu, car je sais que vous ne voulez et ne désirez rien d’autre que de faire sa volonté, afin que cette sévère réprimande ne vous tombe pas dessus : « Maudit soyez-vous, car vous n'avez pas utilisé le temps et la force qui vous ont été confiés. » Je crois, mon père, par la bonté de Dieu, et en espérant aussi de votre sainteté, que vous agirez de telle sorte que cela ne vous tombe pas dessus. Je n’en dis pas plus. Pardonnez-moi, pardonnez-moi ; car le grand amour que je porte à votre salut, et mon grand chagrin quand je vois le contraire, me font parler ainsi… » (Lettre de Sainte Catherine au Pape Grégoire XI).« Restez dans la douce et sainte grâce de Dieu. Je vous demande humblement votre bénédiction. Pardonnez ma présomption, que je présume de vous écrire. Doux Jésus, Jésus Amour » (Lettre de Sainte Catherine au Pape Grégoire XI).Catherine de SienneP.S. Voici, Père bien-aimé, la prière à réciter en la fête de la Visitation :Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Immortel, Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, Vous êtes le principe unique et indivisible de la création de la vie humaine. Dès le premier instant, chaque âme humaine porte Votre image. Aux yeux de Votre Divine Majesté, l’humanité est aujourd’hui accablée par l’indicible culpabilité du génocide de l’enfant à naître, suscité par Satan. « Homicide dès le commencement », le malin ne se contente pas seulement de détruire la vie humaine naissante, mais inflige des indignités supplémentaires en exploitant et en commercialisant les cellules et les organes des enfants à naître assassinés, élargissant la culture de la mort dans des proportions inimaginables.Dieu de Compassion, que nous avons si gravement offensé, aidez-nous à amender nos vies par des actes de pénitence et de réparation pour les multiples crimes contre la vie. Aidez-nous à changer les cœurs, les esprits et les lois pour respecter, aimer, défendre et servir la dignité humaine. Aidez-nous à mettre fin au meurtre industriel d’enfants à naître dont les corps sont maltraités, traités comme des marchandises, fouillés et privés du respect dû à toute personne humaine. Aidez-nous à témoigner courageusement de la valeur incomparable et du caractère sacré de la vie de chaque enfant à naître.Par les mains de Marie, Mère de Dieu, et par l'intercession de sainte Élisabeth et de saint Jean-Baptiste, en union avec l’inépuisable pouvoir expiatoire du Sacrifice rédempteur du Christ, j'offre à Votre Majesté cet acte de réparation. Avec un cœur contrit et un esprit humble, je viens devant Vous, ô Dieu, et je Vous offre des actes de pénitence et de réparation pour ces péchés qui crient au ciel. Écoutez humblement ma supplication et ayez pitié. Amen.Réciter : un Pater Noster, un Ave Maria, le Gloria Patri. Invoquer : Marie Médiatrice, Mère de Dieu, Sainte Elisabeth et Saint Jean-Baptiste, priez pour nous.
22 juin, 2021
Neuvaine de réparation pour l'avortement et l’utilisation de fœtus avortés dans la recherche médicale
“Puissions-nous, par notre prière, faire acte de réparation pour l’esprit profondément anti-marial qui règne dans le monde d’aujourd’hui, spécialement pour tous les péchés de notre société contre la maternité et contre les enfants à naître, pour l’abominable crime de l’avortement, du meurtre des enfants dans le sein maternel, et pour tous les crimes associés, spécialement la récolte d’organes d’enfants avortés à des fins de recherche médicale et de production de médicaments.”
29 avril, 2021
Vaccins et cellules fœtales avortées : la réponse de Pamela Acker à Emmanuele Barbieri de “Corrispondenza Romana”
– Les preuves de l’existence des avortements par césarienne proviennent principalement de clips vidéo tournés par David Daleiden ; en réalité, elles proviennent de la littérature scientifique (1, 2, 3), notamment de plusieurs documents de recherche décrivant le développement des vaccins contre la polio.− L’expérimentation sur le tissu fœtal était interdite avant la légalisation de l’avortement ; En réalité, de telles expériences ont été menées dès les années 1930 (1) et il y eut même des fournisseurs internationaux de tissus de fœtus avortés (notamment l’Institut Karolinska) tout au long des années 1950-70, qui ont continué à fournir des tissus de fœtus avortés pour la recherche jusqu’à ce jour.− Aucune expérimentation sur tissu fœtal n’a été réalisée dans l’intention de produire des vaccins ; en réalité, le développement du vaccin contre la polio a alimenté la recherche sur des lignées de cellules de fœtus avortés (1, 2, 3) et le vaccin contre la rubéole (4) a été produit à l’aide de virus obtenus à partir de fœtus avortés, au lieu d’utiliser simplement un écouvillon nasal sur un enfant infecté (comme cela a été fait au Japon). Il existe en effet une longue histoire de complicité entre les vaccins et l’avortement.− La quantité d’ADN fœtal résiduel dans les vaccins est négligeable, selon trois études statistiques hypothétiques (ayant toutes le même auteur principal) ; en réalité, les données expérimentales montrent que la quantité et la dimension de l’ADN fœtal présent dans les vaccins posent un réel problème, et peuvent atteindre 200 fois la limite de sécurité établie par l’Organisation Mondiale de la Santé. (5)
par les cellules de fœtus avortés
« Plus en détail, la seule publication connue de Pamela Acker - Vaccination : A Catholic Perspective, publiée par le Kolbe Center for the Study of Creation - traite de la question du vaccin COVID-19 de manière presque marginale (pp. 73-77, soit 5 pages sur 85) ; elle vise en fait à promouvoir le rejet de toute forme possible de vaccination. La thèse que le livre tente de démontrer (voir “Good Health”, pp. 80-83) est que tous les vaccins sont nocifs pour la santé et devraient être remplacés par l’exercice en plein air, une alimentation saine et des remèdes naturels. Pamela Acker vient de comprendre que les découvertes faites par des scientifiques comme Edward Jenner, Louis Pasteur ou Robert Koch n’ont jamais été bénéfiques pour l’humanité ; elle veut persuader ses lecteurs que ces découvreurs ont tous perdu leur temps, mais ne parvient pas à fournir de preuves substantielles pour étayer une affirmation aussi audacieuse. »
− Les expériences de Jenner furent de nature anecdotique, entraînèrent une augmentation de l’incidence des maladies transmises par le sang chez les vaccinés et provoquèrent la mort prématurée des deux premiers vaccinés (son propre fils et un garçon du voisinage). Tous deux décédèrent d’une tuberculose qui, très probablement, leur avait été transmise au cours du processus de vaccination.
− La baisse de mortalité due aux maladies qui fut observée au début de la vaccination a beaucoup plus à voir avec l’assainissement et l’amélioration des conditions de vie qu’avec quelque intervention médicale que ce soit faite à l’époque.
− La mise en avant de l’hypothèse des anticorps était fondée sur des expériences erronées avec deux types d’agents pathogènes qui se comportent de manière très différente de tout ce contre quoi nous nous vaccinons aujourd’hui.
− Les vaccins peuvent échouer, et échouent effectivement, à des fréquences qui rendent théoriquement impossible une immunité collective par la vaccination.
− Les vaccins déclenchent une chaîne d’activation immunitaire inappropriée qui conduit à l’activation de cellules auto-réactives. Chez certains individus, ce phénomène se transformera en maladie auto-immune à part entière. Chez d’autres, un processus similaire peut entraîner le développement de réactions allergiques à vie, lorsque le vaccin active les cellules immunitaires contre des substances inoffensives.
− Tous les vaccins présentent des contre-indications - des conditions qui peuvent mettre en danger la vie de certaines personnes - qui ne sont pas décelées avant l’administration des vaccins infantiles de routine.
− La vaccination de masse entraîne un remplacement des souches (un phénomène analogue à la résistance aux antibiotiques chez les bactéries) et peut déplacer la sensibilité de la population vers des tranches d’âge qui tolèrent mal la maladie visée.
− Le fait d’être passé par un processus d’infection par les maladies infantiles normales et d’avoir développé une réponse immunitaire normale à ces maladies, peut protéger contre le développement de maladies chroniques ultérieures au cours de la vie, notamment l’auto-immunité et le cancer.
« Un autre cas de figure à prendre en considération lorsque les chercheurs utilisent du « matériel biologique » d’origine illicite, produit en dehors de leur centre de recherche ou qui se trouve dans le commerce. L’Instruction Donum vitae a formulé le principe général à observer en ces cas: “Les cadavres d’embryons ou de fœtus humains, volontairement avortés ou non, doivent être respectés comme les dépouilles des autres êtres humains. En particulier, ils ne peuvent faire l’objet de mutilations ou autopsies si leur mort n’a pas été constatée, ou sans le consentement des parents ou de la mère. De plus, il faut que soit sauvegardée l’exigence morale excluant toute complicité avec l’avortement volontaire, de même que tout danger de scandale.” (10)« A ce propos, demeure insuffisant le critère d’indépendance formulé par certains comités d’éthique, à savoir l’affirmation selon laquelle l’utilisation du « matériel biologique » d’origine illicite est éthiquement licite à condition qu’il y ait une séparation claire d’une part entre ceux qui le produisent, font congeler et font mourir les embryons et d’autre part les chercheurs qui développent des expériences scientifiques. Le critère d’indépendance ne suffit pas pour éviter une contradiction dans l’attitude de celui qui dit ne pas approuver l’injustice commise par d’autres, mais qui, dans le même temps, accepte pour son travail le « matériel biologique » que d’autres obtiennent par le biais de cette injustice. Quand ce qui est illicite est approuvé par les lois qui régissent le système sanitaire et scientifique, on doit se dissocier des aspects iniques de ce système, afin de ne pas donner l’impression d’une certaine tolérance ou d’une acceptation tacite des actions gravement injustes. (11) (…)« Parfois on objecte que les considérations précédentes semblent supposer que les chercheurs de bonne conscience auraient le devoir de s’opposer activement à toutes les actions illicites menées dans le domaine médical, élargissant ainsi leur responsabilité éthique de manière excessive. Le devoir d’éviter la coopération au mal et le scandale touche en fait leurs activités professionnelles courantes, qu’ils doivent orienter de manière droite et à travers lesquelles ils sont appelés à rendre témoignage à la valeur de la vie, en s’opposant aux lois gravement injustes. C’est pourquoi il convient de préciser [qu'il existe un] devoir de refuser ce « matériel biologique » – même en l’absence de tout lien étroit des chercheurs avec les actions des techniciens de la procréation artificielle ou de ceux qui ont pratiqué l’avortement provoqué, et même en l’absence d’un accord préalable avec les centres de procréation artificielle. » (Italiques dans l'original).
1. Un test fondamental, qui faisait partie intégrante de la phase de conception, a été effectué sur des cellules de fœtus avortés pour les vaccins Pfizer (12) et Moderna (13). La protéine spike originale était instable lorsqu’elle n’était pas attachée au virus entier ; aussi les développeurs de vaccins ont-ils introduit quelques mutations dans la séquence (ainsi que quelques mutations supplémentaires pour stabiliser l’ARNm et éviter qu’il ne se dégrade trop rapidement dans l’organisme après la vaccination). Les développeurs devaient vérifier que la nouvelle séquence d’ARNm synthétique générait bien la structure tridimensionnelle qu’ils attendaient. Pour ce faire, ils ont modifié génétiquement des cellules humaines afin de produire la protéine spike mutée, puis l’ont extraite des cellules. La production de la protéine a été réalisée dans des cellules HEK-293 (Pfizer a utilisé spécifiquement les cellules Expi293F, qui sont une lignée dérivée des HEK-293 originales).2. Les cellules HEK-293 ont été utilisées pour tester l’expression de l’ARNm. Pour ce faire, les chercheurs ont placé l’ARNm développé pour le vaccin dans un milieu de culture avec des cellules humaines, ainsi que certains produits chimiques qui augmentent la capacité des cellules à absorber l’information génétique. Ils ont ensuite mesuré la quantité de protéine spike que les cellules ont fabriquée. Cette opération a été réalisée sur des cellules de fœtus avortés pour les vaccins Pfizer (12) et Moderna (14).3. Des cellules HEK-293 ont été utilisées pour tester l’administration du vaccin via la nouvelle technologie des nanoparticules lipidiques. Les chercheurs devaient voir s’ils pouvaient faire pénétrer l’ARNm dans les cellules à l’intérieur de nanoparticules, car ce serait la seule façon de gérer l’administration du vaccin chez une personne vivante. Le processus est très similaire au test que nous venons de décrire, sauf que l’ARNm est maintenant enfermé dans une nanoparticule lipidique et qu’aucun produit chimique spécial n’est utilisé. Cela a été fait dans des cellules de fœtus avortés pour le vaccin Moderna (15).4. Des cellules HEK-293T surexprimant l’ACE-2 ont été utilisées pour créer des pseudovirus pour un test de neutralisation visant à détecter la présence d’anticorps. Cela signifie que les concepteurs du vaccin avaient besoin de virus non infectieux pour déterminer si les personnes vaccinées produisaient des anticorps de liaison au virus. Ces pseudovirus (qui exprimaient les protéines spike mais n’infectaient pas réellement les humains) ont été cultivés dans des cellules de fœtus avortés et récoltées à partir de ces cultures cellulaires. Pfizer (12) et Moderna (16) ont tous deux utilisé des HEK-293 pour ces tests.
« Dans ce cadre général, il existe naturellement des responsabilités différenciées et des motifs graves qui peuvent être moralement proportionnés pour justifier l’utilisation de ce “matériel biologique”. Par exemple, face à un danger pour la santé des enfants, les parents peuvent autoriser l’utilisation d’un vaccin pour la préparation duquel on s’est servi de lignées cellulaires d’origine illicite, restant sauf le devoir de tous d’exprimer leur propre désaccord à ce sujet et de demander que les systèmes de santé mettent à leur disposition d’autres types de vaccins. D’autre part, on doit tenir compte du fait que, dans les entreprises qui utilisent des lignées de cellules d’origine illicite, la responsabilité de ceux qui décident de l’orientation de la production n’est pas la même que la responsabilité de ceux qui n’ont aucun pouvoir de décision. » [Souligné dans l’original]
1. Il n'existe pas d’intervention thérapeutique moralement irréprochable disponible qui neutralise la menace sanitaire en question.
2. Il doit exister une cause proportionnée pour le recours à une intervention thérapeutique entachée d’avortement, compte tenu des risques encourus.
3. Il doit exister une menace grave et réelle pour votre santé ou celle d’autrui si vous vous abstenez de suivre l’intervention thérapeutique entachée par l’avortement qui est proposée.
4. Il faut s’opposer au fait que l'avortement entache l’intervention thérapeutique.
[1] Albert B Sabin, Peter K. Olitsky, Proceedings of the Society for Experimental Biology and medicine, Cultivation of Poliomyelitis Virus in vitro in human embryonic tissue. Proc Soc Exp Biol Med 1936, 34:357-359.
[2] Joan C. Thicke, Darline Duncan, William Wood, A. E. Franklin and A. J. Rhodes; Cultivation of Poliomyelitis Virus in Tissue Culture; Growth of the Lansing Strain in Human Embryonic Tissue, Canadian Journal of Medical Science, 1952; 30: 231-245.
[3] Thomas H. Weller, John F. Enders, Frederick C. Robbins and Marguerite B. Stoddard; Studies on the Cultivation of Poliomyelitis Viruses in Tissue Culture : I. The Propagation of Poliomyelitis Viruses in Suspended Cell Cultures of Various Human Tissue; J Immunol 1952; 69: 645-671.
[4] Plotkin S, et al. Attenuation of RA27/3 Rubella Virus in WI-38 Human Diploid Cell, Amer J Dis of Children, 1969; 118: 178-179.
[5] Deisher TA, et al. Impact of environmental factors on the prevalence of autistic disorder after 1979. J Pub Health Epidem, 2014; 6(9): 271-286.
[6] Toutes les publications du Rao Lab sont disponibles ici: https://www.t4lab.net/Publications.htm Those that use HEK-293 cells are the ones directly involved with the HIV vaccine development.
[7] Alors que le site Children of God for Life liste la lignée MRC-5 comme étant utilisée pour les vaccins AstraZeneca, je n’ai pas trouvé la preuve de l’utilisation de cette lignée cellulaire dans les articles qu’il cite.
[8] FDA, Center for Biologics and Evaluation of Research. Vaccines and Related Biological Products Advisory Committee, Meeting, 26 March 2001. https://wayback.archive-it.org/7993/20170404095417/https:/www.fda.gov/ohrms/dockets/ac/01/transcripts/3750t1_01.pdf
[9] Ibid.
[10] Note de bas de page de Dignitas Personae: Congregation for the Doctrine of the Faith, Instruction Donum vitae, I, 4: AAS 80 (1988), 83.
[11] Note de bas de page de Dignitas Personae: Cf. John Paul II, Lettre encyclique Evangelium vitae, 73: AAS 87 (1995), 486: « L’avortement et l’euthanasie sont donc des crimes qu’aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer. Des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s’y opposer par l’objection de conscience. » Le droit à l’objection de conscience, en tant qu’expression du droit à la liberté de conscience, doit être protégée par la loi.
[12] Vogel LB, et al. A prefusion SARS-CoV-2 spike RNA vaccine is highly immunogenic and prevents lung infection in non-human primates. bioRxiv 2020.09.08.280818; doi: https://doi.org/10.1101/2020.09.08.280818
[13] Wrapp D, et al. Cryo-EM structure of the 2019-nCoV spike in the prefusion conformation. Science; 13 Mar 2020: 1260-1263.
[14] Corbett, K.S., Edwards, D.K., Leist, S.R. et al. SARS-CoV-2 mRNA vaccine design enabled by prototype pathogen preparedness. Nature 586, 567–571 (2020). https://doi.org/10.1038/s41586-020-2622-0
[15] Moderna. US Patent 10,583,203. 10 Mar 2020. http://patft.uspto.gov/netacgi/nph-Parser?Sect1=PTO1&Sect2=HITOFF&d=PALL&p=1&u=%2Fnetahtml%2FPTO%2Fsrchnum.htm&r=1&f=G&l=50&s1=10,583,203.PN.&OS=PN/10,583,203&RS=PN/10,583,203
[16] Jackson LA, et al. An mRNA Vaccine against SARS-CoV-2 — Preliminary Report. N Engl J Med 12 Nov 2020; 383:1920-1931
[17] Yang H. Establishing Acceptable Limits of Residual DNA. PDA JPST, 2013; 67(2): 155-163.
[18] Ibid.
[19] Jarzyna P, Doan NV, Deisher TA. Insertional Mutagenesis and Autoimmunity Induced Disease Caused by Human Fetal and Retrovial Residual Toxins in Vaccines. Issues in Law & Medicine, 2001; 31(2): 221-234.
[20] Ibid.
[21] Ibid.
[22] Ravitz J. Before Zika: The virus that helped legalize abortion in the US. CNN, 11 Aug 2016. https://www.cnn.com/2016/08/09/health/rubella-abortion-zika/index.html. Accessed 21 April 2020.
[23] Diodati CJM. Immunization: History, Ethics, Law and Health. Ontario, CN: Integral Aspects Incorporated, 1999, p. 18.
[24] Ibid.
[25] Kaveny, MC. Appropriation of Evil: Cooperation’s Mirror Image, Theological Studies, Jun 2000; 61: 284-286.
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