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04 mai, 2025

Le cardinal Burke appelle les catholiques à réciter quotidiennement sa prière pour le conclave


Le cardinal Burke récite en français sa prière pour le conclave

Il n’est pas trop tard pour se joindre à lui !

Le cardinal Burke appelle les catholiques à dire quotidiennement la prière pour le conclave qu’il a composée, et ce jusqu’à l’élection :


Lors de la Congrégation générale du lundi 28 avril dernier, le Sacré Collège des cardinaux a fixé au 7 mai 2025 la date du début du conclave. En raison de la gravité de la situation, je demande à ceux qui termineront la neuvaine le 5 mai prochain d’en commencer aussitôt une deuxième, et de continuer à réciter la prière de la neuvaine jusqu’à l’élection du nouveau successeur de saint Pierre. Quant à ceux qui ont commencé la neuvaine après le 26 avril, je leur demande de continuer à réciter la prière de la neuvaine jusqu’à l’élection du nouveau successeur de saint Pierre. Si vous n’avez pas encore commencé à réciter la prière de la neuvaine, je vous exhorte à le faire immédiatement. 
J’exprime ma gratitude à tous ceux qui ont déjà commencé à réciter la prière de la neuvaine, comme à ceux qui commenceront à la réciter à partir d’aujourd’hui. Nous pouvons compter avec confiance sur la puissante intercession de Notre Dame de Guadalupe en faveur de l’élection d’un bon et saint pasteur pour l’Église universelle. 
Cardinal Raymond Leo BURKE
29 avril 2025

Voici sa prière, publiée sur le site du sanctuaire de Notre Dame de Guadalupe construit par le cardinal dans le Wisconsin : 






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31 mars, 2022

Prière pour hâter le triomphe du Cœur Immaculé de Marie, par Mgr Athanasius Schneider

Prière pour hâter le triomphe du
Cœur Immaculé de Marie


Ô Cœur Immaculé de Marie, Sainte Mère de Dieu et notre tendre Mère, tournez votre regard vers la détresse où vit l'humanité tout entière à cause de la montée du matérialisme, de l'impiété et de la persécution de la foi catholique. 
En ces temps qui sont les nôtres, le Corps mystique du Christ saigne d’un si grand nombre de blessures, infligées au sein même de l’Église par la propagation d'hérésies en toute impunité, la justification des péchés contre le sixième commandement, la recherche du royaume de la terre plutôt que de celui du ciel, les horribles sacrilèges contre la très sainte Eucharistie, en particulier à travers la pratique de la communion dans la main, et la forme protestante donnée à la célébration de la sainte Messe.
Au milieu de ces épreuves, la lumière de la consécration de la Russie à votre Cœur Immaculé par le Pape, en union avec les évêques du monde, a surgi. A Fatima, vous avez demandé la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Suppliez votre Divin Fils d’accorder une grâce spéciale au Pape, pour qu’il approuve la communion de réparation les premiers samedis. 
Que Dieu tout-puissant hâte le moment où la Russie se convertira à l’unité catholique, où l’humanité bénéficiera d’un temps de paix et où sera donné à l’Église un authentique renouveau dans la pureté de la foi catholique, le caractère sacré du culte divin et la sainteté de la vie chrétienne. O Médiatrice de toutes les grâces, O Reine du très saint Rosaire, et notre douce Mère, tournez vers nous vos yeux miséricordieux et exaucez avec bonté notre prière confiante. Amen.

+ Athanasius Schneider




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27 septembre, 2021

Nouvelle lettre du cardinal Burke à ceux qui prient pour lui

A la demande du cardinal Burke, qui se remet d’une forme grave du COVID-19, c’est très volontiers que j’ai traduit sa lettre du 25 septembre 2021 à tous ceux qui prient pour lui – d’autant plus volontiers que les nouvelles sont encourageantes. Ci-dessous, donc, la version française autorisée de ce texte. La version anglaise originale est en ligne ici sur le site cardinalburke.com. – J.S.

*

   Chers frères et sœurs en Jésus-Christ,

   En vous remerciant encore une fois, de tout cœur, de vos prières fidèles et généreuses pour que je recouvre la santé, je vous écris pour vous informer de la progression de ma réadaptation. En vous remerciant, je rends avant tout grâce à Notre Seigneur qui, en exauçant vos prières, m’a gardé en vie. Je remercie également Notre Dame de Guadalupe, et tous les saints par l’intercession desquels vous avez offert et continuez d’offrir des prières pour moi. 
 
   Le 3 septembre dernier, j’ai quitté l’hôpital pour m’installer dans une maison dans le voisinage de mes parents les plus proches. La maison est bien adaptée au programme de réadaptation que je poursuis. Mon secrétaire prêtre est désormais venu de Rome pour rester à mes côtés et m’aider à suivre mon programme de réadaptation. Il m’aide également à répondre à mon courrier et à gérer les nombreuses modifications d’agenda occasionnées par mon séjour à l’hôpital ainsi que par la période de plusieurs semaines dont je vais avoir besoin afin de me remettre le plus complètement possible de ma maladie. 
 
   Mes progrès, quoique réguliers, sont lents. Les médecins et les thérapeutes qui dirigent mon programme de réadaptation m’assurent qu’il en va nécessairement ainsi et que je suis en bonne voie. Pour ma part, j’essaie de grandir en patience. Pour l’instant, les principaux enjeux sont pour moi de récupérer certaines aptitudes physiques fondamentales nécessaires à ma vie quotidienne, et de surmonter la fatigue générale et des difficultés respiratoires caractéristiques chez ceux qui ont subi la contagion du virus Covid-19. Je ne peux pas prédire le moment où je serai en mesure de reprendre mes activités normales. Il semble que cela doive prendre encore plusieurs semaines. 
 
   Je regrette de ne pas pouvoir répondre individuellement à vos communications, car je dois concentrer l’énergie limitée dont je dispose pour regagner des forces. Pour cette raison également, je me vois contraint de limiter le nombre d’appels téléphoniques et de visites personnelles que je peux recevoir. Je vous suis profondément reconnaissant de votre compréhension. 
 
   Notre Seigneur a préservé ma vie en vue d’une œuvre qu’Il veut me voir réaliser, avec l’aide de Sa grâce, pour Son amour et celui de Son Corps Mystique, l’Église. Je suis déterminé à utiliser de la meilleure façon possible ce temps de réadaptation, afin d’être à même d’accomplir Son travail. Tout comme je le faisais pendant mon séjour à l’hôpital, je continue à me confier aux soins de Notre Sainte Mère, afin que mon cœur, uni à son Cœur Immaculé, repose toujours en sécurité dans le Cœur Sacré de Notre Seigneur. En sa qualité de père spirituel de l’Église, j’ai beaucoup compté sur l’aide de saint Joseph, dont le cœur très pur a embrassé le cœur de Marie, sa véritable épouse, et de Jésus, le divin fils de celle-ci qui fut confié à ses soins paternels. 
 
   Continuez, je vous prie, de prier pour mon rétablissement complet. Pour ma part, j’offre chaque jour mes prières et mes souffrances à vos nombreuses intentions. Prions et offrons tous des sacrifices pour le monde et pour l’Eglise, qui sont en proie à tant de confusion et d’erreurs, au grand préjudice, et même au préjudice mortel, de nombreuses âmes. 
 
    En demandant à Dieu de vous bénir, vous, vos foyers et tous vos travaux, je demeure

                Vôtre dans le Sacré-Cœur de Jésus,
                                                         le Cœur Immaculé de Marie,
                 et le Cœur très pur de Saint Joseph,                                                                                

                                                

                                                                  Raymond Leo Cardinal BURKE



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30 juin, 2021

Aux prêtres catholiques traditionnels : “Pourquoi votre voix ne crie-t-elle pas contre l'abus des corps des bébés avortés ?”

Bien volontiers je publie ci-dessous une lettre de Karen Darantière, initiatrice d’une neuvaine de prières de réparation pour les crimes de l’avortement et de l’exploitation de fœtus avortés à des fins de recherche médicale, cosmétique et alimentaire, et de fabrication de vaccins et de médicament. Attristée de voir que le sort des tout-petits, victimes d’avortements réalisés de manière à pouvoir récupérer ce « matériau humain » ne donne pas lieu aux protestations que le monde catholique et les personnes de bonne volontî* devraient multiplier, Karen Darantière a adressé une lettre à « un prêtre catholique traditionnel », qui s’adresse en réalité à tous les prêtres attachés à l’enseignement pérenne de l’Eglise pour leur demander de réagir.

De fait, l’affaire des vaccins COVID souillés par l’utilisation dans leur développement, leur production ou leurs tests a révélé à quel point l’utilisation de cellules fœtales avortées est devenue aujourd’hui une industrie.

Je remercie Mme Darantière de m’avoir  confié ce texte. Partagez-le, faites le connaître. – J.S.

*

Lettre à un prêtre catholique traditionnel :

Pourquoi votre voix ne crie-t-elle pas contre l'abus des corps des bébés avortés ?

écrite par Karen Darantière, au nom de sa sainte patronne, Catherine de Sienne


Père bien-aimé,

C'est grâce à vous que nous, les petits, pouvons recevoir jour après jour et année après année le Saint Sacrement d'une manière digne de notre Seigneur Eucharistique. C'est grâce à vous que nous pouvons assister à la Messe de toujours, des saints et martyrs de tous les siècles. Pour cela, nous ne pourrions jamais vous exprimer de manière adéquate notre gratitude. Cependant, ou peut-être précisément pour cette raison, j’ai été peinée d'apprendre que vous, Père bien-aimé, ainsi que la plupart de vos frères prêtres qui célèbrent la messe traditionnelle, avez jugé licite d’accepter les vaccins souillés du sang d’enfants avortés, mais je suis affligée encore plus que votre voix reste néanmoins silencieuse, plutôt que d’appeler à des actes de réparation pour l’abus innommable des corps des bébés avortés à travers leur utilisation dans le processus de production de ces médicaments. Bien que j’aie personnellement la grâce de recevoir la Sainte Communion de bons prêtres traditionnels qui sont en accord avec ma propre conviction profonde sur cette grave question, je ressens néanmoins le besoin de vous écrire cette lettre, afin de vous exhorter ainsi :

« Au Nom de Jésus-Christ crucifié et de la douce Marie : Très saint et doux père, votre pauvre indigne fille Catherine en Christ doux Jésus, se recommande à vous dans son Sang précieux avec le désir de vous voir un homme viril, libre de toute peur ou amour charnel envers vous-même, ou envers toute créature apparentée à vous dans la chair… Hélas, hélas, mon plus doux père, pardonnez ma présomption dans ce que je vous ai dit et dis ; je suis contrainte par la Douce Vérité Primordiale de le dire. Sa volonté, mon père, c’est celle-ci, et elle l’exige donc de vous. Elle  exige que vous exécutiez justice sur l'abondance des nombreuses iniquités commises par ceux qui sont nourris et pâturés dans le jardin de la Sainte Église… » (Lettre de Sainte Catherine au Pape Grégoire XI)

Comme vous le savez bien, de nombreux membres de la hiérarchie de l’Église, par leurs actions ou leur inaction, leurs propos ambigus ou leur silence retentissant, semblent parfois suggérer l'approbation d'un des crimes les plus abominables de notre époque, sinon le crime le plus abominable en toute l'histoire de l'humanité. De nombreux exemples de leur complicité apparemment tacite pourraient être donnés, entre autres l’Académie Pontificale pour la Vie qui semble maintenant dans une certaine mesure être devenue plus digne d'être rebaptisée l’Académie Pontificale pour la Mort. Le crime dont je parle, Père bien-aimé, est bien sûr le massacre des saints innocents dans le sein de leurs mères, le meurtre odieux de nos propres enfants, créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, dont le nom, qui nous est inconnu, est connu de leur Père céleste, et dont l’assassinat brutal à l’échelle d’un génocide mondial, sans précédent dans l'histoire de notre humanité déchue, crie vengeance vers le Ciel, de plus en plus fort avec chaque jour qui passe, dans un chœur toujours croissant. En vrai Père spirituel, vous déplorez ce mal, sachant très bien que nous sommes maintenant engagés dans la bataille à laquelle notre bienheureuse sœur Lucie a fait référence lorsqu’elle a écrit, dans une lettre au Cardinal Caffarra, que « la bataille finale entre le Seigneur et le règne de Satan sera sur le mariage et la famille ».

Mon Père bien-aimé et dévoué, dont le sacerdoce est entièrement consacré à défendre la Tradition de notre Sainte Mère l’Église et à nourrir fidèlement le troupeau qui vous a été confié, vous avez été confronté au grand dilemme moral de discerner si vous et votre troupeau pouvez avoir recours à des vaccins souillés par l'avortement, et, après mûre réflexion, vous considérez que oui, en effet, le berger et ses brebis peuvent le faire. Votre opinion rejoint celle du Saint-Siège qui a dit, quoique non infailliblement, qu’en cas de nécessité grave, telle que notre grande peste actuelle, nous pouvons avoir recours à de tels vaccins, au nom d'une « coopération lointaine, passive et matérielle avec mal », si j’ai bien compris votre raisonnement. Vous avez sérieusement pesé la gravité de notre fléau d’aujourd'hui, contre le mal du génocide des enfants à naître et l'abus, cruel et sans cœur, des corps des bébés avortés, privés non seulement de la vie d'une manière brutale et souvent atrocement douloureuse, mais également du respect et de la révérence dus à toutes les personnes humaines qui meurent de quelque manière que ce soit ; et vous avez déterminé que nous pouvons, pour ainsi dire, porter dans notre corps cette marque, car nous n’approuvons pas formellement ce monstrueux sacrifice à Moloch, et que nous pouvons, pour ainsi dire, être un maillon de cette « chaîne de la mort », tant notre coopération est éloignée de ce crime. Ou, pour parler de manière moins abstraite et plus tangible, d’après vous, nous nous tenons à bonne distance de ce petit garçon dont le sang, jaillissant lorsqu’on lui arrache le cœur, ne nous souille pas, comme nous en sommes suffisamment éloignés. 

Moi, « votre pauvre fille indigne Catherine », je ne suis pas théologien pour discuter avec vous sur ceci ou sur tout autre sujet, mais pardonnez-moi si je ne puis m’empêcher de vous dire que mon âme féminine résonne plus profondément et répond plus naturellement à la voix solitaire qui crie dans le désert de notre bien-aimé berger Athanase, qui, tout en s’occupant de son troupeau dans un pays lointain, a élevé la voix en signe de protestation pour qu’elle résonne haut et fort sur de vastes distances, et avec lui je préférerais me « lever et proclamer au monde entier :  « Nous n’accepterons jamais cette injustice, même si elle est déjà si répandue en médecine ! Il n'est pas permis de traiter les enfants à naître, la vie des personnes les plus faibles et les plus vulnérables du monde entier, d’une manière si dégradante, de sorte que les plus forts, ceux qui sont déjà nés, puissent bénéficier en les utilisant d’un avantage temporel pour leur santé. » Et de même lorsqu’il nous demande : « Si vous pouviez voyager dans le temps et être témoin du meurtre horrible d’un enfant à naître, du démembrement de son corps, de la récolte de ses tissus, et voir ses cellules ensuite traitées en laboratoire, même s’il y avait des centaines de processus chimiques aboutissant à ce vaccin ou médicament particulier, pourriez-vous, en conscience, accepter un tel vaccin ou médicament dans votre corps ? », ma réponse est : « Non, je ne le peux pas. » En effet, mon cœur maternel, avec beaucoup d’autres, saigne quand je vois devant les yeux de mon esprit le massacre et le démembrement de nos propres saints innocents, et pleure avec « Rachel pleurant ses fils, refusant d’être consolée, parce qu’ils ne sont plus » (Jérémie 31 :15).

Cependant, la vraie raison pour laquelle je vous adresse cette lettre aujourd'hui, Père bien-aimé, est la suivante : nous sommes d’accord avec le Saint-Siège qu’en tant que Catholiques, il est de notre « devoir de faire connaître [notre] désaccord et de demander que [notre] système de santé rendent d'autres types de vaccins disponibles » (Dignitas Personae, sur certaines questions de bioéthique, 2008). En effet, bien que nous puissions être profondément en désaccord sur la moralité de l’acquiescement aux vaccins souillés par l’avortement, nous sommes très certainement d’accord pour dire qu’il est de notre devoir de protester contre ces pratiques. Pardonnez-moi donc, mon très cher Père, si j’ai manqué d’entendre votre voix, mais, je vous le demande : n’ai-je pas au contraire surtout entendu un silence retentissant de votre part ? Vous avez apaisé les craintes de votre troupeau quant au recours éventuel à des vaccins souillés du sang d’enfants avortés, mais où est votre protestation forte, vigoureuse et virile, contre la grave immoralité de leur fabrication ? Souhaitez-vous que nos âmes s’endorment dans l'indifférence dès que vous nous aurez rassurés que nous ne commettons aucun crime en recevant ce vaccin ? Pourquoi ce silence assourdissant ? Pourquoi n’entends-je pas crier votre voix virile, paternelle, sacerdotale, d’autant plus fort que vous avez accepté le recours à un vaccin immoral, puisqu’aucun vaccin moral n’a encore été produit ? Votre propre acquiescement ne vous incite-t-il pas à crier d’autant plus vigoureusement ? « Au Nom de Jésus-Christ doux Jésus », pourquoi votre cœur de berger ne fait-il pas crier votre voix dans le désert aride de notre monde dévoyé contre cet abus inconcevable des restes de ces enfants avortés ?

Veuillez croire, mon très cher Père, que ce n’est autre que le respect révérencieux que j’éprouve au fond de mon cœur pour vous, qui m’a empêché de garder le silence et m'a poussée à vous écrire cette lettre. Comme je l’ai dit, votre acceptation des vaccins souillés du sang d’enfants avortés m’a beaucoup peinée, mais votre manque incompréhensible de protestation est encore plus pénible. Je vous prie, au nom de « Marie, Rédemptrice du genre humain » (Oratio XI), par la Médiation Maternelle de laquelle Jean-Baptiste et sainte Elisabeth ont été remplis de l’Esprit Saint, ne vous taisez pas en ce 2 juillet, fête de la Visitation selon le Vetus Ordo, mais que vos cordes vocales résonnent et que votre cœur s’unisse à celui des petits qui vous sont confiés et au mien, ainsi qu’à ceux de tous les saints et anges du Ciel, par la récitation de la prière de réparation, que j’ai mise dans le post scriptum, et qu’un saint frère prêtre a composée pour le 31 mai, pour cette même fête, célébrée ce jour-là dans le Novus Ordo, en réparation du meurtre et de l’abus des enfants à naître. Car, comme le crie notre bien-aimé évêque Athanase : « Le sang des enfants assassinés dans le sein maternel crie vers Dieu à cause des vaccins et des médicaments souillés par l'avortement ! Que le Seigneur ait pitié de nous ! Kyrie, eleison ! »

« Je vous supplie très doucement au nom du Christ crucifié d’être obéissant à la volonté de Dieu, car je sais que vous ne voulez et ne désirez rien d’autre que de faire sa volonté, afin que cette sévère réprimande ne vous tombe pas dessus : « Maudit soyez-vous, car vous n'avez pas utilisé le temps et la force qui vous ont été confiés. » Je crois, mon père, par la bonté de Dieu, et en espérant aussi de votre sainteté, que vous agirez de telle sorte que cela ne vous tombe pas dessus. Je n’en dis pas plus. Pardonnez-moi, pardonnez-moi ; car le grand amour que je porte à votre salut, et mon grand chagrin quand je vois le contraire, me font parler ainsi… » (Lettre de Sainte Catherine au Pape Grégoire XI).

« Restez dans la douce et sainte grâce de Dieu. Je vous demande humblement votre bénédiction. Pardonnez ma présomption, que je présume de vous écrire. Doux Jésus, Jésus Amour » (Lettre de Sainte Catherine au Pape Grégoire XI).

Catherine de Sienne

P.S. Voici, Père bien-aimé, la prière à réciter en la fête de la Visitation :


Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Immortel, Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, Vous êtes le principe unique et indivisible de la création de la vie humaine. Dès le premier instant, chaque âme humaine porte Votre image. Aux yeux de Votre Divine Majesté, l’humanité est aujourd’hui accablée par l’indicible culpabilité du génocide de l’enfant à naître, suscité par Satan. « Homicide dès le commencement », le malin ne se contente pas seulement de détruire la vie humaine naissante, mais inflige des indignités supplémentaires en exploitant et en commercialisant les cellules et les organes des enfants à naître assassinés, élargissant la culture de la mort dans des proportions inimaginables. 

Dieu de Compassion, que nous avons si gravement offensé, aidez-nous à amender nos vies par des actes de pénitence et de réparation pour les multiples crimes contre la vie. Aidez-nous à changer les cœurs, les esprits et les lois pour respecter, aimer, défendre et servir la dignité humaine. Aidez-nous à mettre fin au meurtre industriel d’enfants à naître dont les corps sont maltraités, traités comme des marchandises, fouillés et privés du respect dû à toute personne humaine. Aidez-nous à témoigner courageusement de la valeur incomparable et du caractère sacré de la vie de chaque enfant à naître.

Par les mains de Marie, Mère de Dieu, et par l'intercession de sainte Élisabeth et de saint Jean-Baptiste, en union avec l’inépuisable pouvoir expiatoire du Sacrifice rédempteur du Christ, j'offre à Votre Majesté cet acte de réparation. Avec un cœur contrit et un esprit humble, je viens devant Vous, ô Dieu, et je Vous offre des actes de pénitence et de réparation pour ces péchés qui crient au ciel. Écoutez humblement ma supplication et ayez pitié. Amen.

Réciter : un Pater Noster, un Ave Maria, le Gloria Patri.  Invoquer : Marie Médiatrice, Mère de Dieu, Sainte Elisabeth et Saint Jean-Baptiste, priez pour nous.

 

Illustration : Sainte Catherine de Sienne, par Giovanni Battista Tiepolo, 1746,
Kunsthistorisches Museum, Vienne (Source : Wikimedia Commons)



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31 mai, 2021

31 mai : Prière de réparation pour l'avortement et l'exploitation des enfants à naître

L’organisation pro-vie catholique Human Life International (HLI) appelle en ce 31 mai, fête de la Visitation dans le nouveau calendrier (et celle de Marie, Reine, dans le calendrier traditionnel) à participer à une Journée internationale de prière de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître par l’avortement et l’utilisation de leur corps pour diverses industries, en particulier l’industrie pharmaceutique.

Cette initiative se rapporte à l’utilisation de lignées cellulaires obtenues à la suite de prélèvements sur des fœtus avortés pour la réalisation de la plupart des vaccins anti-COVID (et la totalité de ceux distribués en France), mais pas seulement : de nombreux vaccins, médicaments, et même l'industrie alimentaire font appel à ces lignées, que ce soit pour les essais préalables, la production ou les tests de contrôle de qualité. 

Voici la présentation de l’initiative par HLI :

L’avortement a ouvert la porte au développement d’une industrie macabre : le commerce de parties du corps de fœtus pour la recherche médicale. Il nous faut faire connaître, dénoncer et mettre fin à ce mal. La vie humaine est sacrée, elle n’est pas une marchandise manufacturée.

La seule force humaine ne pourra pas chasser les ténèbres de cette industrie répugnante. Nous devons nous mettre à genoux et prier.

C'est pourquoi Human Life International inaugure une Journée de prière de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître.

En ce jour de visite, le lundi 31 mai, nous vous invitons à vous joindre à nous pour réciter la Prière de réparation pour le meurtre et l'exploitation des enfants à naître.

Soyons unis par cet acte de prière et de réparation, en étant solidaires contre le mal de l'avortement et de son industrie mortifère. Avec la grâce de Dieu, nous mettrons fin à ces crimes contre la dignité humaine et nous instaurerons une culture de la vie.
Pour lire les explications et les commentaires du P. Shenan Boquet, cliquez ici.

Et voici la prière en format image (imprimable), avec ma traduction légèrement amendée par rapport à celle fournie par le site HLI :




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P. Shenan Boquet : “Human Life International” appelle à une Journée de prière et réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître

Voici ma traduction intégrale du communiqué du P. Shenan Boquet, président de Human Life International, sur la Journée de prière et de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître en ce 31 mai.


*

« Dans l’annonce de cet Evangile, nous ne devons pas craindre l’hostilité ou l’impopularité, refusant tout compromis et toute ambiguïté qui nous conformeraient à la mentalité de ce monde (cf. Rm 12, 2). Nous devons être dans le monde mais non pas du monde (cf. Jn 15, 19; 17, 16), avec la force qui nous vient du Christ, vainqueur du monde par sa mort et sa résurrection (cf. Jn 16, 33). »
Evangelium vitae, n° 82


Notre époque est confrontée à une violence généralisée, à « une conspiration contre la vie humaine ». La culture de mort est « activement encouragée par de forts courants culturels, économiques et politiques, porteurs d’une certaine conception utilitariste de la société » (EV, n° 12). La recherche des plaisirs de la vie terrestre a provoqué une guerre des puissants contre les vulnérables. Dès lors que d’aucuns identifient le but de l’existence humaine comme étant limité à ce monde temporel, toute personne – c’est-à-dire l’enfant à naître, les personnes âgées, les malades, les handicapés et les mourants – qui se trouve sur leur chemin constitue une menace, et doit être éliminée.

Cette situation est favorisée et encouragée par l’affaiblissement progressif des consciences individuelles et de la société, qui a perdu le sens de la valeur incomparable de la personne humaine. Par conséquent, beaucoup sont incapables de discerner ce qui est bon, vrai et beau de ce qui est mauvais, faux et grotesque. Les lignes ont été tordues. Beaucoup déclarent désormais que ce qui est bon est mauvais et que ce qui est mauvais est bon. De plus, l’affaiblissement moral de notre résistance à la culture de la mort a rendu la plupart des gens insensibles, aveugles aux crimes et à la violence de l’avortement, de l’euthanasie, de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, de la traite des êtres humains, de la pornographie, de l’exploitation et de la commercialisation des enfants à naître.

En raison du flou moral généralisé et de l’environnement hostile qui en résulte, on ignore une vérité fondamentale : celle de la dignité intrinsèque de la personne humaine, qui existe dès la conception et perdure jusqu’à la mort naturelle. Les catholiques croient ceci : « Parce qu’il est à l’image de Dieu l’individu humain a la dignité de personne : il n’est pas seulement quelque chose, mais quelqu’un. Il est capable de se connaître, de se posséder et de librement se donner et entrer en communion avec d’autres personnes, et il est appelé, par grâce, à une alliance avec son Créateur, à Lui offrir une réponse de foi et d’amour que nul autre ne peut donner à sa place » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 357).

Chaque fois que la dignité d’une personne humaine est ignorée, dévalorisée ou rejetée, on ignore quelque chose d’essentiel, et les conséquences d’un tel acte pour la société et la culture sont d’une grande portée. Ainsi, la personne humaine est le fondement d’une vision morale de la société, comme l’énonce le Compendium de la doctrine sociale de l’Église : « L’origine de la vie sociale se trouve donc dans la personne humaine, et la société ne peut refuser de reconnaître son sujet actif et responsable ; toute expression de la société doit être orientée vers la personne humaine » (n° 106).

L’être humain doit donc être traité comme une « fin » et non comme un « moyen ». La vie humaine doit être infiniment estimée et traitée avec le respect dû à une personne humaine – l’homme (ou la femme) est une personne en raison de qui il est, parce qu’il est ce qu’il est, et non par ce qu’il peut faire, ou en raison des fonctions qu’il peut exercer. Par conséquent, toute personne possède une valeur incomparable, dont l’importance dépasse celle des choses et toute personne est précieuse, ce qui fonde certains droits fondamentaux en vertu de ce qu’elle est. « Le respect de la personne humaine implique celui des droits qui découlent de sa dignité de créature. Ces droits sont antérieurs à la société et s’imposent à elle » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1930). Et parce que la dignité humaine est intrinsèque, tout être humain, quels que soient son âge, sa taille, son degré de développement, ses capacités physiques ou mentales, a une égale dignité fondamentale. Il n’y a pas de moment ou de stade où la vie d’une personne peut être digne et à un autre moment être indigne.

Cette compréhension et cette conviction doivent être le point de départ de toute décision et de toute action ; elles doivent influencer notre comportement, notre façon de vivre et les choix que nous posons ; elles doivent donner forme à nos relations avec les autres, à la création de lois et à la construction des sociétés et des nations. Les êtres humains, en tant que fins, doivent être servis par des gouvernements et des institutions – dont les actions seront jugées selon qu’elles menacent ou rehaussent la vie et la dignité de la personne humaine.

Mais, tragiquement, de nombreux gouvernements et institutions ne sont pas à la hauteur. Il existe aujourd’hui un « enchaînement » de crimes contre la dignité humaine (ce que certains ont appelé une « chaîne de la mort »), qui commence par l’attaque contre les membres les plus vulnérables de la famille humaine, les enfants à naître, à travers leur meurtre à l’échelle industrielle et le prélèvement de leurs tissus et des parties de leurs corps à des fins commerciales. Dans le monde, chaque jour, plus de 150.000 enfants à naître sont victimes du crime de l’avortement, soit 50 à 60 millions par an. Cela signifie qu’au cours des 50 dernières années, pas moins de 2,5 milliards d’enfants à naître ont été délibérément assassinés. La gravité de ces crimes commis par l’industrie contre la vie, en constante expansion, avec ses partenaires biomédicaux et pharmaceutiques, ne peut être ignorée ou tolérée. La tâche principale qui nous attend est donc de démonter l’une après l’autre les couches d’obscurcissement et de tromperie et de montrer au monde qui est au centre de ce débat : la personne humaine.

Restaurer une culture de la vie, une société où la vie humaine est respectée et défendue, est un défi de taille, qui n’est pas à la portée des timorés. Quant à l’éradication de la machinerie contre la vie, de son industrie lucrative et de ses narrations d’endoctrinement, elle entraînera des sacrifices, des épreuves, des actions et des témoignages héroïques. Cependant, en tant que chrétiens et en tant que peuple de la vie, notre rôle n’est pas de calculer les coûts mais de mener le bon combat :

« Assaillis par les opinions les plus opposées, alors que beaucoup rejettent la saine doctrine au sujet de la vie humaine, nous sentons que s’adresse aussi à nous l’adjuration que Paul faisait à Timothée : “Proclame la parole, insiste à temps et à contretemps, réfute, menace, exhorte, avec une patience inlassable et le souci d’instruire” (2 Tm 4, 2) » – Evangelium Vitae, n° 82.


Une voix dans le désert

On dit qu’il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Les êtres humains sont souvent aveuglés par leurs préjugés et leurs désirs égoïstes, cherchant leurs propres intérêts, et faisant tout pour passer devant tout le monde. L’histoire tragique de la guerre, de l’oppression, de l’inégalité et de bien d’autres choses encore témoigne de ce qui se passe lorsque les gens sont aveuglés par le pouvoir, la cupidité, la luxure et l’envie. Avec une perspective biaisée, ces personnes voient le monde et ceux qui les entourent comme des moyens d’arriver à leurs fins - soit comme une menace à conquérir, soit comme une possibilité à exploiter.

Pour briser la façade des mensonges créés par la culture de la mort, qui nient la valeur, la dignité et les droits de la personne, en particulier des enfants à naître, nous devons rappeler aux personnes qui s’en désintéressent la valeur inhérente de la vie humaine, informer les consciences de la vérité sur la dignité humaine et inciter – et même recruter – les gens à participer à la « campagne en faveur de la vie humaine ».

Nous suivons de nobles traces.

Saint Jean-Baptiste a été envoyé pour préparer le chemin du Seigneur, pour appeler le peuple de Dieu à la repentance. « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : “Rendez droit le chemin du Seigneur” » (Jean 1:23). Mû par l’urgence, et pour accomplir la mission qui lui a été confiée, Jean ne laisse rien le dissuader de dire la vérité. Par exemple, sa détermination à appeler Hérode Antipas – qui avait une relation adultère – à la repentance, est ce qui a conduit à l’arrestation de Jean, à son emprisonnement et finalement à son exécution. Jusqu’à l’instant de la mort, Jean a appelé les personnes de tous bords à se repentir et à se détourner du péché, pour se tourner vers Dieu.

Le Dr Martin Luther King, Jr. s’est attaqué à une blessure profondément enracinée aux États-Unis et s’est courageusement opposé au discours culturel dominant et à ceux qui détiennent le pouvoir et l’influence. Il a exigé la justice et l’égalité, en défendant la dignité humaine de son prochain. Comme Jean-Baptiste, le Dr King était conscient de l’urgence de la situation et n’a jamais dévié de sa mission. Il a également précisé que les lois devaient être en harmonie avec la loi morale. Depuis sa cellule de prison à Birmingham, il nous a rappelé qu’« une loi juste est un code créé par l’homme qui s’accorde avec la loi morale ou la loi de Dieu. Une loi injuste est un code qui n’est pas en harmonie avec la loi morale ». De même que le Dr King a refusé de laisser l’obscurité et l’injustice régner, nous devons nous aussi refuser de laisser l’injustice et la violence contre notre prochain, l’enfant à naître, régner.

Lors du National Prayer Breakfast à Washington, D.C. en 1994, Mère Teresa a osé ouvrir son cœur et son intelligence pour dire ce qu’elle pensait d’une question cruciale, le droit à la vie :

« Par l’avortement, la mère n’apprend pas à aimer, mais va jusqu’à tuer son propre enfant pour résoudre ses problèmes. Et, par l’avortement, on dit au père qu’il n’a pas à assumer la moindre responsabilité pour l’enfant qu’il a engendré. Un tel père pourra être porté à mettre d’autres femmes dans le même pétrin. L’avortement ne fait donc qu’entraîner d’autres avortements. Tout pays qui accepte l’avortement n’apprend pas à ses habitants à aimer, mais à utiliser n’importe quelle violence pour obtenir ce qu’ils veulent. C’est pourquoi le plus grand destructeur d’amour et de paix est l’avortement. »

Mère Teresa ne s’est pas souciée de savoir si ses paroles pouvaient être offensantes pour certains, ou ce que les autres pouvaient penser d’elle. Elle était consumée par l’urgence de la situation.

Nous aussi, nous faisons face à un problème urgent !

Le massacre et l’exploitation des enfants à naître

Nous avons affaire à un entêtement, à un refus de dénoncer une injustice. La même tendance qui a conduit des pans entiers du monde à nier l’identité et la valeur des personnes de couleur et d’autres races asservies se manifeste aujourd’hui dans la façon dont les enfants à naître sont traités et considérés.


Les partisans de l’avortement et du prélèvement de leurs tissus et parties du corps dépeignent l’enfant à naître comme un objet humain sans valeur, et non comme une personne dotée d’une pleine dignité. Cela reviendrait à dire qu’un Afro-Américain n’est pas une personne à part entière en raison de la couleur de sa peau. Soit vous êtes une personne humaine, soit vous ne l’êtes pas ; la qualité de personne est inséparable de l’humanité. Malgré la pléthore d’euphémismes soigneusement élaborés pour jeter un voile de confusion sur la vie de l’enfant à naître, cette nouvelle vie, dès le moment de la conception, est un être humain vivant, une personne humaine dotée d’une dignité inaliénable et immuable.

Les actes intrinsèquement mauvais, comme l’avortement et le prélèvement de tissus et de parties du corps d’enfants à naître avortés, sont fondamentalement contraires à la loi morale ; leur objet moral est le mal. Ils ne peuvent être pratiqués en aucune circonstance, et c’est un péché grave que d’approuver ou de promouvoir délibérément ces actions. Le Catéchisme de l’Église catholique précise également qu’un acte intrinsèquement mauvais ne peut être justifié simplement parce que la personne qui l’accomplit avait l’intention d’en tirer du bien, ou en raison des circonstances environnantes.

« Il y a des actes qui par eux-mêmes et en eux-mêmes, indépendamment des circonstances et des intentions, sont toujours gravement illicites en raison de leur objet ; ainsi le blasphème et le parjure, l’homicide et l’adultère. Il n’est pas permis de faire le mal pour qu’il en résulte un bien » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1756).

La gravité de l’avortement se répercute à l’extérieur, infectant nos sociétés et nos cultures. Et l’industrie contre la vie épuise d’énormes ressources et multiplie la propagande pour nier l’humanité de l’enfant à naître et occulter la vérité. Une industrie macabre s’est développée à cause de l’avortement - la recherche et l’expérimentation médicale et pharmaceutique et le développement de produits de consommation. C’est l’utilisation utilitariste de personnes dans le cadre d’une entreprise sophistiquée, non visible à l’œil nu, que nous devons exposer, dénoncer et faire cesser. La recherche qui sauve des vies et qui est bénéfique doit préserver la dignité humaine, et non l’exploiter à son profit. La vie humaine est sacrée, elle n’est pas une marchandise manufacturée. La fin ne justifie jamais les moyens.

Nous devons nous unir et protester contre l’injustice et le mal de l’avortement, ainsi que contre son industrie macabre. De plus, nous devons exiger que les scientifiques universitaires, gouvernementaux et industriels cessent d’exploiter les enfants avortés et d’utiliser leurs restes pour la recherche dans n’importe quel domaine.


Nécessité de la prière et de la réparation

Nous ne pouvons prétendre croire qu’une simple force humaine puisse chasser les ténèbres de l’avortement et de sa répugnante industrie, et briser l’emprise de la culture de mort, qui pénètre profondément notre monde et s’insinue dans l’esprit et le cœur des gens. Pour vaincre le mal et contrer la culture de mort, nous devons nous mettre à genoux et prière, faire pénitence et offrir réparation.

Après beaucoup de prière et de réflexion, et dans le but d’attirer davantage l’attention sur le sort des enfants à naître, Human Life International (HLI) inaugure « Une journée de prière et de réparation pour le meurtre et les abus des enfants à naître ». Cet événement aura lieu chaque année le 31 mai, jour de la fête de la Visitation de la Vierge. Je demande à tous les pro-vie et aux personnes de bonne volonté, à tous les niveaux de la société ecclésiale et civile, de se joindre à moi et à la famille mondiale de HLI pour offrir cette prière et faire cet acte de réparation.

Par cet acte de prière, tout comme la Sainte Vierge, nous mettons clairement en évidence le Seigneur, et, par conséquent, la merveille de chaque enfant à naître caché dans le ventre de sa mère.

Lorsque l’archange Gabriel est apparu à la Vierge au moment de l’Annonciation, il lui a appris que sa cousine Elisabeth était enceinte. La Vierge se rendit en hâte chez Élisabeth pour s’occuper d’elle jusqu’à la naissance de son fils, Jean-Baptiste. Bien que l’Enfant divin ait déjà été conçu dans le sein de la Vierge, celle-ci ne l’avait dit à personne. Élisabeth, cependant, reconnut que l’Enfant Jésus était dans le sein de Marie et salua la Vierge en disant : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes et le fruit de vos entrailles est béni » (Luc 1:42). Et lorsque Marie répondit, Jean-Baptiste entendit la voix de la Vierge, fut sanctifié par cela, et tressaillit de joie dans le ventre d’Elisabeth. Le jeune Jean-Baptiste a tressailli de joie en rencontrant pour la première fois le Christ qui, dans le sein de la Vierge, attire à lui le monde entier, avant même sa naissance.

Il y a non seulement une joie profonde dans la rencontre entre sainte Elisabeth et la Vierge, mais aussi un sens profond de la réalité de l’humanité. La rencontre entre les deux femmes est en fait la rencontre de quatre personnes, même si saint Jean et le Divin Enfant sont cachés sous le ventre proéminent de leurs mères. L’Évangile nous rappelle la vérité fondamentale de la dignité de toute vie humaine. C’est pourquoi HLI a choisi la Visitation de la Vierge pour inaugurer la Journée de Réparation.

Les crimes contre la vie humaine, en particulier contre l’humanité de l’enfant à naître, ne cesseront jamais si nous n’exigeons pas leur fin, leur fin complète et sans équivoque. L’heure est venue de faire preuve de solidarité avec les enfants à naître. Soyons unis dans cet effort, en témoignant de la Vérité.

Cliquez ici pour réciter la « Prière de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître », composée par HLI. La prière est disponible en anglais, espagnol, italien, français, allemand et autres langues. Elle est en format PDF et peut donc être téléchargée, copiée et distribuée.

Unissons-nous par cet acte de prière et de réparation, en étant solidaires contre le mal de l’avortement et de son industrie de la mort. Avec la grâce de Dieu, nous mettrons fin à ces crimes.


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06 mars, 2021

Rencontre et prière inter-religieuses à Ur, en Irak : le pape François voit beaucoup d’étoiles

Près de ce que l’on identifie comma la demeure d’Abram avant qu’il ne quitte la ville sanctuaire d’Ur en Mésopotamie à l’appel de Dieu pour engendrer la nation d’Israël sous son nouveau nom d’Abraham, le pape François a présidé une réunion inter-religieuse samedi, l’un des points forts de son voyage apostolique en Irak. Il a appelé le lieu « maison » où l’on revient pour les représentants des différentes religions qui s’y sont réunis en une sorte d’incarnation de l’esprit du Document d’Abou Dhabi sur la Fraternité humaine signé il y a deux ans par François et par le Cheikh Ahmed el-Tayeb de l’Université Al-Azhar du Caire. Dieu y a été invoqué comme le « Très-Haut », mais pas la très Sainte Trinité, et Notre Seigneur Jésus-Christ était absent des textes. Il ne pouvait en être autrement, car il s’agissait de souligner la fraternité des religions dites « monothéistes » dont Abraham était présenté comme le fondateur.

Ce fut vrai également pour la prière commune qui n’a fait aucune distinction entre les divers croyants de la foi « abrahamique », incluant même « d’autres croyants et toutes les personnes de bonne volonté », non pas en tant qu’appelés à connaître le vrai Dieu mais en tant que personnes reconnaissantes remerciant Dieu pour l’exemple et les qualités d’Abraham.

Le pape François était l’invité principal de l’événement, occupant le siège central sur le podium construit dans la plaine d’Ur à quelque distance de la ziggourat fortement restaurée, temple du dieu de la lune dans les temps anciens. Mais de nombreuses religions étaient présentes et honorées : il a ainsi été rejoint par des représentants des communautés chrétiennes et musulmanes mais aussi par des croyants des religions yézidie, sabéenne et zoroastrienne qui ont tous prié ensemble sur un pied d’égalité.

La réunion était censée accueillir des juifs mais cela s’est avéré impossible car « il est quasi impossible pour les Juifs de demeurer en Irak », comme l’a remarqué Jean-Marie Guénois dans Le Figaro. La soi-disant « unité » des « enfants d’Abraham » a été contredite précisément lors de la réunion qui était censée la célébrer.

La réunion s’est ouverte par une lecture du livre de la Genèse, suivie du chant d’un passage du Coran sur le pardon des péchés et la prière. Un jeune chrétien et un jeune musulman qui ont fondé ensemble un magasin de vêtements à Bassorah ont témoigné de leur longue amitié.

C’est le pape François qui a prononcé le plus long discours, dont les premiers mots laissaient déjà entrevoir le principe d’égalité dans lequel s’est déroulée la rencontre inter-religieuse :

« Ce lieu béni nous reporte aux origines, aux sources de l’œuvre de Dieu, à la naissance de nos religions. Ici, où vécut Abraham, notre père, il nous semble revenir à la maison. C’est ici qu’il entendit l’appel de Dieu, d’ici il partit pour un voyage qui devait changer l’histoire. Nous sommes le fruit de cet appel et de ce voyage. »

Il faut se rappeler que ces paroles étaient adressées aux chrétiens comme aux musulmans (et, malgré leur absence physique, aux juifs) : elles étaient donc présentées comme mettant également en œuvre une réponse fidèle d’Abraham à l’appel de Dieu qui « demanda à Abraham de lever les yeux au ciel et d’y compter les étoiles » qui représentaient sa descendance.

Le pape François s’est accroché à cette image pour dépeindre l’horizon de toutes les religions, révélant une fois de plus le syncrétisme de la démarche :

« Aujourd’hui, nous, juifs, chrétiens et musulmans, avec nos frères et sœurs d’autres religions, nous honorons notre père Abraham en faisant comme lui : nous regardons le ciel et nous marchons sur la terre. Nous regardons le ciel. En contemplant, après des millénaires, le même ciel, les mêmes étoiles apparaissent. Elles illuminent les nuits les plus obscures parce qu’elles brillent ensemble. Le ciel nous livre ainsi un message d’unité : le Très-Haut au-dessus de nous nous invite à ne jamais nous séparer du frère qui est à côté de nous. »

Si tous ces « enfants » d’Abraham  – les musulmans qui se considèrent comme les descendants d’Ismaël, le fils de l’esclave, les Juifs actuels qui descendent d’Isaac, le fils légitime de Sara, et les nations chrétiennes dans la mesure où elles sont les véritables héritières de la promesse de Dieu – sont tous des étoiles nécessaires au firmament, pour ainsi dire, les trois religions sont simplement des facettes différentes de l’alliance de Dieu avec l’humanité.

Le discours du Pape contenait certes des vérités :

« L’homme n’est pas tout-puissant, il ne peut pas s’en sortir tout seul. Et s’il expulse Dieu, il finit par adorer les choses terrestres. Mais les biens du monde, qui font que beaucoup oublient Dieu et les autres, ne sont pas le motif de notre voyage sur la Terre. Nous levons les yeux vers le ciel pour nous élever des bassesses de la vanité ; nous servons Dieu afin de sortir de l’esclavage du moi, parce que Dieu nous pousse à aimer. Voici la vraie religiosité : adorer Dieu et aimer le prochain. »

Mais son insistance sur la « fraternité » entre les croyants de toutes les religions comme moyen de montrer la « paternité » de Dieu a complètement laissé de côté le vrai sens de la paternité de Dieu, que nous appelons Père en son Fils unique et par la grâce du Saint-Esprit.

Condamnant le terrorisme, le pape François a proclamé :

 « De ce lieu source de foi, de la terre de notre père Abraham, nous affirmons que Dieu est miséricordieux et que l’offense la plus blasphématoire est de profaner son nom en haïssant le frère. Hostilité, extrémisme et violence ne naissent pas d’une âme religieuse : ce sont des trahisons de la religion. »

Cette proclamation repose sur l’idée que toutes les religions sont fondées sur l’amour de Dieu et du prochain, en ignorant le fait que le Coran et les Hadiths (les paroles et enseignements de Mahomet) comportent de nombreux appels à la violence, à des degrés divers, envers les juifs, les chrétiens et les infidèles, ainsi que des appels à les traiter comme des citoyens de second rang dans la mesure où l’islam ne fait pas de distinction entre le temporel et le spirituel.

Quel est donc ce « plus grand blasphème » selon François ? Dans ce genre de discours, qui fait écho au credo humaniste des idéologies comme celui répandu par l’ONU, il se caractérise non pas par le fait de prendre en vain du nom de Dieu comme nous le disent les Dix Commandements, mais par une attitude envers ses créatures. Et s’il est vrai qu’en tant que chrétiens nous devons servir Dieu sur notre prochain, notre premier devoir est envers Dieu.

En outre, cette référence à la « haine » de nos « frères et sœurs » peut inclure le sens politique de « haine », comme dans le « discours de haine » ainsi que l’appellent les Anglosaxons, où la proclamation d’une vérité ou le désir de faire une hiérarchie entre ceux qui sont nos frères dans la foi, les membres de la famille ou les concitoyens, et les autres, est si facilement assimilé à la discrimination et au racisme.

Le pape a également appelé tout le monde à aider à protéger et à réparer les lieux saints des uns et des autres, en félicitant les jeunes bénévoles chrétiens et musulmans qui « restaurent » ensemble « des mosquées et des églises » dans l’Irak marqué par la guerre. Il a ajouté, en citant le professeur d’université musulman qui prenait la parole avant lui :

« Le professeur Ali Thajeel nous a aussi raconté le retour des pèlerins dans cette ville. Il est important de pérégriner vers les lieux sacrés : c’est le plus beau signe de la nostalgie du Ciel sur la Terre. C’est pourquoi aimer et préserver les lieux sacrés est une nécessité existentielle, en souvenir de notre père Abraham qui, en divers endroits, éleva vers le ciel des autels au Seigneur (cf Gn 12, 7.8; 13, 18; 22, 9). Que le grand patriarche nous aide à faire, des lieux sacrés de chacun, des oasis de paix et de rencontre pour tous ! »

Ici encore, le Pape a mis l’Islam, le Judaïsme et le Christianisme sur un pied d’égalité, leurs pèlerinages étant présentés comme étant pleins de valeur en tant que tels, et non parce que leur objet serait vrai et bon.

Plusieurs mots-clefs du pape François étaient présents dans son discours : il a répété, dans le contexte de la pandémie COVID-19, que « personne ne se sauve tout seul », sans aucune mention de la Rédemption par le Sacrifice de Jésus sur la Croix qui s’adresse individuellement aux hommes. Francis a également parlé du « chemin en sortie » d’Abraham, ajoutant :

« Il dut laisser terre, maison et parenté. Mais, en renonçant à sa famille, il devint père d’une famille de peuples. Il nous arrive aussi quelque chose de semblable : en chemin, nous sommes appelés à laisser ces liens et ces attachements qui, en nous enfermant dans nos groupes, nous empêchent d’accueillir l’amour infini de Dieu et de voir dans les autres des frères. »

Toujours dans la suite logique de tant de documents des Nations unies et de l’UNESCO qui présentent les religions traditionnelles comme un facteur de guerre et de division qu’il faut rejeter en tant que tel, le pape François a présenté une version modifiée des religions traditionnelles :

« Le patriarche Abraham, qui nous rassemble aujourd’hui dans l’unité, fut un prophète du Très-Haut. Une ancienne prophétie dit que les peuples, « de leurs épées, forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles » (Is 2, 4). Cette prophétie ne s’est pas réalisée ; au contraire épées et lances sont devenues missiles et bombes. D’où le chemin de la paix peut-il alors commencer ? Du renoncement à avoir des ennemis. Celui qui a le courage de regarder les étoiles, celui qui croit en Dieu, n’a pas d’ennemis à combattre. Il a un seul ennemi à affronter, qui se tient à la porte du cœur et frappe pour entrer : c’est l’inimitié. Tandis que certains cherchent à avoir des ennemis plus qu’à être amis, tandis que beaucoup cherchent leur propre bénéfice au détriment des autres, celui qui regarde les étoiles des promesses, celui qui suit les voies de Dieu ne peut pas être contre quelqu’un, mais pour tous. Il ne peut justifier aucune forme d’imposition, d’oppression et de prévarication, il ne peut pas se comporter de manière agressive. »

La version anglaise du discours retient le terme de « belligérance ».

Cela signifie-t-il qu’il ne peut y avoir de guerre juste ? Peut-on vraiment être « pour » tout le monde dans ce monde ? Jésus-Christ ne nous demande pas de ne pas avoir d’ennemis, Il nous demande d’aimer nos ennemis, ce qui signifie aussi qu’Il veut que nous leur apportions sa Vérité et que nous travaillions et priions pour qu’ils puissent eux aussi obtenir les moyens du salut.

Le Pape François a appelé l’humanité à transformer « les instruments de haine en instruments de paix », afin que les biens de cette terre soient utilisés pour les besoins et les biens de tous. Une telle coopération avec les hommes de bonne volonté n’est pas à rejeter ; lorsque le Pape dit que « la vie des enfants à naître, des personnes âgées, des migrants et des hommes et des femmes, quelle que soit la couleur de leur peau ou leur nationalité, est toujours sacrée et compte autant que la vie de tous les autres » il rappelle tout simplement le devoir de l’homme envers son prochain, fondé sur la nature même de l’homme.

Mais l’absence de référence à tout ce que les fidèles du Christ connaissent et croient, et en particulier à la Révélation qui contredit objectivement les croyances qui ne l’acceptent pas, et ce dans un contexte où tous sont censés être tournés vers Dieu, équivaut à un affaiblissement, voire à un effacement de la foi chrétienne. Car si elle est censée coexister pacifiquement avec les autres religions et doit les considérer comme ayant une valeur comparable à la sienne, alors la vérité est impossible. S’il suffit de regarder les étoiles comme une image de l’amour de Dieu pour la diversité, alors le Dieu Un et Trine n’est qu’un dieu parmi d’autres.

C’est précisément ce que semblent dire les derniers mots du discours du pape François : 

« Nous, frères et sœurs de diverses religions, nous nous sommes retrouvés ici, à la maison, et d’ici, ensemble, nous voulons nous engager afin que se réalise le rêve de Dieu : que la famille humaine devienne hospitalière et accueillante envers tous ses fils ; qu’en regardant le même ciel, elle chemine dans la paix sur la même terre. »

Le discours du Pape a été suivi par la « Prière des enfants d’Abraham ».

Elle s’est adressée à Dieu selon le plus petit dénominateur commun, comme le Tout-Puissant et le Créateur, afin que tous puissent dire la même prière sans paraître se soumettre aux autres religions. Et elle a surtout consisté en un remerciement particulier pour Abraham :

« En tant qu’enfants d’Abraham, juifs, chrétiens et musulmans, avec d’autres croyants et toutes les personnes de bonne volonté, nous vous remercions de nous avoir donné Abraham, un fils distingué de ce pays noble et bien-aimé, pour être notre père commun dans la foi.

« Nous, fils et filles d’Abraham appartenant au judaïsme, au christianisme et à l’islam, avec les autres croyants et toutes les personnes de bonne volonté, nous te remercions de nous avoir donné comme père commun dans la foi Abraham, fils éminent de cette noble et bien-aimée terre.

« Nous te remercions pour son exemple d’homme de foi qui t’a obéi jusqu’au bout, en laissant sa famille, sa tribu et sa patrie pour aller vers une terre qu’il ne connaissait pas.

« Nous te remercions aussi pour l’exemple de courage, de résistance et de force d’âme, de générosité et d’hospitalité que notre père commun dans la foi nous a donné.

« Nous te remercions en particulier pour sa foi héroïque, manifestée par sa disponibilité à sacrifier son fils afin d’obéir à ton commandement. Nous savons que c’était une épreuve très difficile dont il est sorti vainqueur parce qu’il t’a fait confiance sans réserve, que tu es miséricordieux et que tu ouvres toujours des possibilités nouvelles pour recommencer. »

La prière s’est poursuivie avec de nombreuses demandes de paix, de protection pour les faibles, d’aide pour nous « à prendre soin de la planète, maison commune », et un avenir pour ceux qui retournent dans des pays déchirés par la guerre, culminant avec l’espoir d’une « vie nouvelle, sereine et prospère ».

Et au-dessus de nous, seulement des étoiles ? Above us, only sky ? Certes, le pape ne demande pas dans le sillage de John Lennon, qu’il n’y ait plus de religion ; mais la religion universelle des religions, avec sa spiritualité globale, n’offre qu’un horizon mondain (ou pire), au lieu de proclamer la véritable espérance et  la prière pour atteindre la béatitude et l’adoration éternelles du Dieu Père, Fils et Saint-Esprit.


ADDENDUM 2021-03-10 : Mon texte ayant été repris par Campagne Québec-Vie avec une remarque préliminaire très juste d’Augustin Hamilton, je tiens à la reproduire ici : 
“Je tiens à souligner un point incongru dans le discours du pape François ― non que l’analyse de Jeanne Smits ne soit assez complète pour montrer le relativisme sous-tendant les propos du pontife. Voilà, quand le pape François dit qu’“il nous semble revenir à la maison” à Ur en Chaldée où Abraham entendit l’appel de Dieu, rien ne peut être plus erroné. Ur, d’où Abraham sortit, était le lieu d’un polythéisme abject où se côtoyaient notamment Baal et Moloch et leur culte infâme. Si Dieu a fait sortir Abraham d’Ur, c’est précisément parce qu’Il ne voulait pas que ce lieu fût sa maison, peu propice d’ailleurs au développement du peuple divin. Aussi, que signifie revenir en Chaldée et s’y sentir « à la maison » si ce n’est revenir aux cultes de Baal et de Moloch ? ― A. H.”

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