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30 juin, 2021

Aux prêtres catholiques traditionnels : “Pourquoi votre voix ne crie-t-elle pas contre l'abus des corps des bébés avortés ?”

Bien volontiers je publie ci-dessous une lettre de Karen Darantière, initiatrice d’une neuvaine de prières de réparation pour les crimes de l’avortement et de l’exploitation de fœtus avortés à des fins de recherche médicale, cosmétique et alimentaire, et de fabrication de vaccins et de médicament. Attristée de voir que le sort des tout-petits, victimes d’avortements réalisés de manière à pouvoir récupérer ce « matériau humain » ne donne pas lieu aux protestations que le monde catholique et les personnes de bonne volontî* devraient multiplier, Karen Darantière a adressé une lettre à « un prêtre catholique traditionnel », qui s’adresse en réalité à tous les prêtres attachés à l’enseignement pérenne de l’Eglise pour leur demander de réagir.

De fait, l’affaire des vaccins COVID souillés par l’utilisation dans leur développement, leur production ou leurs tests a révélé à quel point l’utilisation de cellules fœtales avortées est devenue aujourd’hui une industrie.

Je remercie Mme Darantière de m’avoir  confié ce texte. Partagez-le, faites le connaître. – J.S.

*

Lettre à un prêtre catholique traditionnel :

Pourquoi votre voix ne crie-t-elle pas contre l'abus des corps des bébés avortés ?

écrite par Karen Darantière, au nom de sa sainte patronne, Catherine de Sienne


Père bien-aimé,

C'est grâce à vous que nous, les petits, pouvons recevoir jour après jour et année après année le Saint Sacrement d'une manière digne de notre Seigneur Eucharistique. C'est grâce à vous que nous pouvons assister à la Messe de toujours, des saints et martyrs de tous les siècles. Pour cela, nous ne pourrions jamais vous exprimer de manière adéquate notre gratitude. Cependant, ou peut-être précisément pour cette raison, j’ai été peinée d'apprendre que vous, Père bien-aimé, ainsi que la plupart de vos frères prêtres qui célèbrent la messe traditionnelle, avez jugé licite d’accepter les vaccins souillés du sang d’enfants avortés, mais je suis affligée encore plus que votre voix reste néanmoins silencieuse, plutôt que d’appeler à des actes de réparation pour l’abus innommable des corps des bébés avortés à travers leur utilisation dans le processus de production de ces médicaments. Bien que j’aie personnellement la grâce de recevoir la Sainte Communion de bons prêtres traditionnels qui sont en accord avec ma propre conviction profonde sur cette grave question, je ressens néanmoins le besoin de vous écrire cette lettre, afin de vous exhorter ainsi :

« Au Nom de Jésus-Christ crucifié et de la douce Marie : Très saint et doux père, votre pauvre indigne fille Catherine en Christ doux Jésus, se recommande à vous dans son Sang précieux avec le désir de vous voir un homme viril, libre de toute peur ou amour charnel envers vous-même, ou envers toute créature apparentée à vous dans la chair… Hélas, hélas, mon plus doux père, pardonnez ma présomption dans ce que je vous ai dit et dis ; je suis contrainte par la Douce Vérité Primordiale de le dire. Sa volonté, mon père, c’est celle-ci, et elle l’exige donc de vous. Elle  exige que vous exécutiez justice sur l'abondance des nombreuses iniquités commises par ceux qui sont nourris et pâturés dans le jardin de la Sainte Église… » (Lettre de Sainte Catherine au Pape Grégoire XI)

Comme vous le savez bien, de nombreux membres de la hiérarchie de l’Église, par leurs actions ou leur inaction, leurs propos ambigus ou leur silence retentissant, semblent parfois suggérer l'approbation d'un des crimes les plus abominables de notre époque, sinon le crime le plus abominable en toute l'histoire de l'humanité. De nombreux exemples de leur complicité apparemment tacite pourraient être donnés, entre autres l’Académie Pontificale pour la Vie qui semble maintenant dans une certaine mesure être devenue plus digne d'être rebaptisée l’Académie Pontificale pour la Mort. Le crime dont je parle, Père bien-aimé, est bien sûr le massacre des saints innocents dans le sein de leurs mères, le meurtre odieux de nos propres enfants, créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, dont le nom, qui nous est inconnu, est connu de leur Père céleste, et dont l’assassinat brutal à l’échelle d’un génocide mondial, sans précédent dans l'histoire de notre humanité déchue, crie vengeance vers le Ciel, de plus en plus fort avec chaque jour qui passe, dans un chœur toujours croissant. En vrai Père spirituel, vous déplorez ce mal, sachant très bien que nous sommes maintenant engagés dans la bataille à laquelle notre bienheureuse sœur Lucie a fait référence lorsqu’elle a écrit, dans une lettre au Cardinal Caffarra, que « la bataille finale entre le Seigneur et le règne de Satan sera sur le mariage et la famille ».

Mon Père bien-aimé et dévoué, dont le sacerdoce est entièrement consacré à défendre la Tradition de notre Sainte Mère l’Église et à nourrir fidèlement le troupeau qui vous a été confié, vous avez été confronté au grand dilemme moral de discerner si vous et votre troupeau pouvez avoir recours à des vaccins souillés par l'avortement, et, après mûre réflexion, vous considérez que oui, en effet, le berger et ses brebis peuvent le faire. Votre opinion rejoint celle du Saint-Siège qui a dit, quoique non infailliblement, qu’en cas de nécessité grave, telle que notre grande peste actuelle, nous pouvons avoir recours à de tels vaccins, au nom d'une « coopération lointaine, passive et matérielle avec mal », si j’ai bien compris votre raisonnement. Vous avez sérieusement pesé la gravité de notre fléau d’aujourd'hui, contre le mal du génocide des enfants à naître et l'abus, cruel et sans cœur, des corps des bébés avortés, privés non seulement de la vie d'une manière brutale et souvent atrocement douloureuse, mais également du respect et de la révérence dus à toutes les personnes humaines qui meurent de quelque manière que ce soit ; et vous avez déterminé que nous pouvons, pour ainsi dire, porter dans notre corps cette marque, car nous n’approuvons pas formellement ce monstrueux sacrifice à Moloch, et que nous pouvons, pour ainsi dire, être un maillon de cette « chaîne de la mort », tant notre coopération est éloignée de ce crime. Ou, pour parler de manière moins abstraite et plus tangible, d’après vous, nous nous tenons à bonne distance de ce petit garçon dont le sang, jaillissant lorsqu’on lui arrache le cœur, ne nous souille pas, comme nous en sommes suffisamment éloignés. 

Moi, « votre pauvre fille indigne Catherine », je ne suis pas théologien pour discuter avec vous sur ceci ou sur tout autre sujet, mais pardonnez-moi si je ne puis m’empêcher de vous dire que mon âme féminine résonne plus profondément et répond plus naturellement à la voix solitaire qui crie dans le désert de notre bien-aimé berger Athanase, qui, tout en s’occupant de son troupeau dans un pays lointain, a élevé la voix en signe de protestation pour qu’elle résonne haut et fort sur de vastes distances, et avec lui je préférerais me « lever et proclamer au monde entier :  « Nous n’accepterons jamais cette injustice, même si elle est déjà si répandue en médecine ! Il n'est pas permis de traiter les enfants à naître, la vie des personnes les plus faibles et les plus vulnérables du monde entier, d’une manière si dégradante, de sorte que les plus forts, ceux qui sont déjà nés, puissent bénéficier en les utilisant d’un avantage temporel pour leur santé. » Et de même lorsqu’il nous demande : « Si vous pouviez voyager dans le temps et être témoin du meurtre horrible d’un enfant à naître, du démembrement de son corps, de la récolte de ses tissus, et voir ses cellules ensuite traitées en laboratoire, même s’il y avait des centaines de processus chimiques aboutissant à ce vaccin ou médicament particulier, pourriez-vous, en conscience, accepter un tel vaccin ou médicament dans votre corps ? », ma réponse est : « Non, je ne le peux pas. » En effet, mon cœur maternel, avec beaucoup d’autres, saigne quand je vois devant les yeux de mon esprit le massacre et le démembrement de nos propres saints innocents, et pleure avec « Rachel pleurant ses fils, refusant d’être consolée, parce qu’ils ne sont plus » (Jérémie 31 :15).

Cependant, la vraie raison pour laquelle je vous adresse cette lettre aujourd'hui, Père bien-aimé, est la suivante : nous sommes d’accord avec le Saint-Siège qu’en tant que Catholiques, il est de notre « devoir de faire connaître [notre] désaccord et de demander que [notre] système de santé rendent d'autres types de vaccins disponibles » (Dignitas Personae, sur certaines questions de bioéthique, 2008). En effet, bien que nous puissions être profondément en désaccord sur la moralité de l’acquiescement aux vaccins souillés par l’avortement, nous sommes très certainement d’accord pour dire qu’il est de notre devoir de protester contre ces pratiques. Pardonnez-moi donc, mon très cher Père, si j’ai manqué d’entendre votre voix, mais, je vous le demande : n’ai-je pas au contraire surtout entendu un silence retentissant de votre part ? Vous avez apaisé les craintes de votre troupeau quant au recours éventuel à des vaccins souillés du sang d’enfants avortés, mais où est votre protestation forte, vigoureuse et virile, contre la grave immoralité de leur fabrication ? Souhaitez-vous que nos âmes s’endorment dans l'indifférence dès que vous nous aurez rassurés que nous ne commettons aucun crime en recevant ce vaccin ? Pourquoi ce silence assourdissant ? Pourquoi n’entends-je pas crier votre voix virile, paternelle, sacerdotale, d’autant plus fort que vous avez accepté le recours à un vaccin immoral, puisqu’aucun vaccin moral n’a encore été produit ? Votre propre acquiescement ne vous incite-t-il pas à crier d’autant plus vigoureusement ? « Au Nom de Jésus-Christ doux Jésus », pourquoi votre cœur de berger ne fait-il pas crier votre voix dans le désert aride de notre monde dévoyé contre cet abus inconcevable des restes de ces enfants avortés ?

Veuillez croire, mon très cher Père, que ce n’est autre que le respect révérencieux que j’éprouve au fond de mon cœur pour vous, qui m’a empêché de garder le silence et m'a poussée à vous écrire cette lettre. Comme je l’ai dit, votre acceptation des vaccins souillés du sang d’enfants avortés m’a beaucoup peinée, mais votre manque incompréhensible de protestation est encore plus pénible. Je vous prie, au nom de « Marie, Rédemptrice du genre humain » (Oratio XI), par la Médiation Maternelle de laquelle Jean-Baptiste et sainte Elisabeth ont été remplis de l’Esprit Saint, ne vous taisez pas en ce 2 juillet, fête de la Visitation selon le Vetus Ordo, mais que vos cordes vocales résonnent et que votre cœur s’unisse à celui des petits qui vous sont confiés et au mien, ainsi qu’à ceux de tous les saints et anges du Ciel, par la récitation de la prière de réparation, que j’ai mise dans le post scriptum, et qu’un saint frère prêtre a composée pour le 31 mai, pour cette même fête, célébrée ce jour-là dans le Novus Ordo, en réparation du meurtre et de l’abus des enfants à naître. Car, comme le crie notre bien-aimé évêque Athanase : « Le sang des enfants assassinés dans le sein maternel crie vers Dieu à cause des vaccins et des médicaments souillés par l'avortement ! Que le Seigneur ait pitié de nous ! Kyrie, eleison ! »

« Je vous supplie très doucement au nom du Christ crucifié d’être obéissant à la volonté de Dieu, car je sais que vous ne voulez et ne désirez rien d’autre que de faire sa volonté, afin que cette sévère réprimande ne vous tombe pas dessus : « Maudit soyez-vous, car vous n'avez pas utilisé le temps et la force qui vous ont été confiés. » Je crois, mon père, par la bonté de Dieu, et en espérant aussi de votre sainteté, que vous agirez de telle sorte que cela ne vous tombe pas dessus. Je n’en dis pas plus. Pardonnez-moi, pardonnez-moi ; car le grand amour que je porte à votre salut, et mon grand chagrin quand je vois le contraire, me font parler ainsi… » (Lettre de Sainte Catherine au Pape Grégoire XI).

« Restez dans la douce et sainte grâce de Dieu. Je vous demande humblement votre bénédiction. Pardonnez ma présomption, que je présume de vous écrire. Doux Jésus, Jésus Amour » (Lettre de Sainte Catherine au Pape Grégoire XI).

Catherine de Sienne

P.S. Voici, Père bien-aimé, la prière à réciter en la fête de la Visitation :


Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Immortel, Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, Vous êtes le principe unique et indivisible de la création de la vie humaine. Dès le premier instant, chaque âme humaine porte Votre image. Aux yeux de Votre Divine Majesté, l’humanité est aujourd’hui accablée par l’indicible culpabilité du génocide de l’enfant à naître, suscité par Satan. « Homicide dès le commencement », le malin ne se contente pas seulement de détruire la vie humaine naissante, mais inflige des indignités supplémentaires en exploitant et en commercialisant les cellules et les organes des enfants à naître assassinés, élargissant la culture de la mort dans des proportions inimaginables. 

Dieu de Compassion, que nous avons si gravement offensé, aidez-nous à amender nos vies par des actes de pénitence et de réparation pour les multiples crimes contre la vie. Aidez-nous à changer les cœurs, les esprits et les lois pour respecter, aimer, défendre et servir la dignité humaine. Aidez-nous à mettre fin au meurtre industriel d’enfants à naître dont les corps sont maltraités, traités comme des marchandises, fouillés et privés du respect dû à toute personne humaine. Aidez-nous à témoigner courageusement de la valeur incomparable et du caractère sacré de la vie de chaque enfant à naître.

Par les mains de Marie, Mère de Dieu, et par l'intercession de sainte Élisabeth et de saint Jean-Baptiste, en union avec l’inépuisable pouvoir expiatoire du Sacrifice rédempteur du Christ, j'offre à Votre Majesté cet acte de réparation. Avec un cœur contrit et un esprit humble, je viens devant Vous, ô Dieu, et je Vous offre des actes de pénitence et de réparation pour ces péchés qui crient au ciel. Écoutez humblement ma supplication et ayez pitié. Amen.

Réciter : un Pater Noster, un Ave Maria, le Gloria Patri.  Invoquer : Marie Médiatrice, Mère de Dieu, Sainte Elisabeth et Saint Jean-Baptiste, priez pour nous.

 

Illustration : Sainte Catherine de Sienne, par Giovanni Battista Tiepolo, 1746,
Kunsthistorisches Museum, Vienne (Source : Wikimedia Commons)



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22 juin, 2021

Neuvaine de réparation pour l'avortement et l’utilisation de fœtus avortés dans la recherche médicale

A la suite de l’appel de Human Life International à participer à une Journée internationale de prière 
de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître par l’avortement et l’utilisation de leur corps pour diverses industries, en particulier l’industrie pharmaceutique le 31 mai, fête de la Visitation selon le nouveau calendrier liturgique, la Confrérie Marie Corédemptrice propose aux catholiques attachés au rite traditionnel romain de participer à une neuvaine aux mêmes intentions qui s’achèvera le 2 juillet, fête de la Visitation dans l’ancien calendrier.

“Puissions-nous, par notre prière, faire acte de réparation pour l’esprit profondément anti-marial qui règne dans le monde d’aujourd’hui, spécialement pour tous les péchés de notre société contre la maternité et contre les enfants à naître, pour l’abominable crime de l’avortement, du meurtre des enfants dans le sein maternel, et pour tous les crimes associés, spécialement la récolte d’organes d’enfants avortés à des fins de recherche médicale et de production de médicaments.”
C’est une très belle neuvaine qui est proposée, avec un texte de méditation pour chaque jour, inspiré notamment par des paroles de Mgr Athanasius Schneider.

La neuvaine, magnifiquement illustrée, est disponible pour le téléchargement en format pdf : cliquez ici. Elle permet notamment de découvrir le traditionnel chapelet des Sept Joies de Notre Dame.

Vous y trouverez également informations et contacts pour la Confrérie Marie Corédemptrice, fondée à l'initiative de Karen Darantière et ayant pour aumônier l’abbé Gabriel Grodziski, de la paroisse Saint-Eugène - Sainte-Cécile à Paris.

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31 mai, 2021

31 mai : Prière de réparation pour l'avortement et l'exploitation des enfants à naître

L’organisation pro-vie catholique Human Life International (HLI) appelle en ce 31 mai, fête de la Visitation dans le nouveau calendrier (et celle de Marie, Reine, dans le calendrier traditionnel) à participer à une Journée internationale de prière de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître par l’avortement et l’utilisation de leur corps pour diverses industries, en particulier l’industrie pharmaceutique.

Cette initiative se rapporte à l’utilisation de lignées cellulaires obtenues à la suite de prélèvements sur des fœtus avortés pour la réalisation de la plupart des vaccins anti-COVID (et la totalité de ceux distribués en France), mais pas seulement : de nombreux vaccins, médicaments, et même l'industrie alimentaire font appel à ces lignées, que ce soit pour les essais préalables, la production ou les tests de contrôle de qualité. 

Voici la présentation de l’initiative par HLI :

L’avortement a ouvert la porte au développement d’une industrie macabre : le commerce de parties du corps de fœtus pour la recherche médicale. Il nous faut faire connaître, dénoncer et mettre fin à ce mal. La vie humaine est sacrée, elle n’est pas une marchandise manufacturée.

La seule force humaine ne pourra pas chasser les ténèbres de cette industrie répugnante. Nous devons nous mettre à genoux et prier.

C'est pourquoi Human Life International inaugure une Journée de prière de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître.

En ce jour de visite, le lundi 31 mai, nous vous invitons à vous joindre à nous pour réciter la Prière de réparation pour le meurtre et l'exploitation des enfants à naître.

Soyons unis par cet acte de prière et de réparation, en étant solidaires contre le mal de l'avortement et de son industrie mortifère. Avec la grâce de Dieu, nous mettrons fin à ces crimes contre la dignité humaine et nous instaurerons une culture de la vie.
Pour lire les explications et les commentaires du P. Shenan Boquet, cliquez ici.

Et voici la prière en format image (imprimable), avec ma traduction légèrement amendée par rapport à celle fournie par le site HLI :




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P. Shenan Boquet : “Human Life International” appelle à une Journée de prière et réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître

Voici ma traduction intégrale du communiqué du P. Shenan Boquet, président de Human Life International, sur la Journée de prière et de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître en ce 31 mai.


*

« Dans l’annonce de cet Evangile, nous ne devons pas craindre l’hostilité ou l’impopularité, refusant tout compromis et toute ambiguïté qui nous conformeraient à la mentalité de ce monde (cf. Rm 12, 2). Nous devons être dans le monde mais non pas du monde (cf. Jn 15, 19; 17, 16), avec la force qui nous vient du Christ, vainqueur du monde par sa mort et sa résurrection (cf. Jn 16, 33). »
Evangelium vitae, n° 82


Notre époque est confrontée à une violence généralisée, à « une conspiration contre la vie humaine ». La culture de mort est « activement encouragée par de forts courants culturels, économiques et politiques, porteurs d’une certaine conception utilitariste de la société » (EV, n° 12). La recherche des plaisirs de la vie terrestre a provoqué une guerre des puissants contre les vulnérables. Dès lors que d’aucuns identifient le but de l’existence humaine comme étant limité à ce monde temporel, toute personne – c’est-à-dire l’enfant à naître, les personnes âgées, les malades, les handicapés et les mourants – qui se trouve sur leur chemin constitue une menace, et doit être éliminée.

Cette situation est favorisée et encouragée par l’affaiblissement progressif des consciences individuelles et de la société, qui a perdu le sens de la valeur incomparable de la personne humaine. Par conséquent, beaucoup sont incapables de discerner ce qui est bon, vrai et beau de ce qui est mauvais, faux et grotesque. Les lignes ont été tordues. Beaucoup déclarent désormais que ce qui est bon est mauvais et que ce qui est mauvais est bon. De plus, l’affaiblissement moral de notre résistance à la culture de la mort a rendu la plupart des gens insensibles, aveugles aux crimes et à la violence de l’avortement, de l’euthanasie, de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, de la traite des êtres humains, de la pornographie, de l’exploitation et de la commercialisation des enfants à naître.

En raison du flou moral généralisé et de l’environnement hostile qui en résulte, on ignore une vérité fondamentale : celle de la dignité intrinsèque de la personne humaine, qui existe dès la conception et perdure jusqu’à la mort naturelle. Les catholiques croient ceci : « Parce qu’il est à l’image de Dieu l’individu humain a la dignité de personne : il n’est pas seulement quelque chose, mais quelqu’un. Il est capable de se connaître, de se posséder et de librement se donner et entrer en communion avec d’autres personnes, et il est appelé, par grâce, à une alliance avec son Créateur, à Lui offrir une réponse de foi et d’amour que nul autre ne peut donner à sa place » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 357).

Chaque fois que la dignité d’une personne humaine est ignorée, dévalorisée ou rejetée, on ignore quelque chose d’essentiel, et les conséquences d’un tel acte pour la société et la culture sont d’une grande portée. Ainsi, la personne humaine est le fondement d’une vision morale de la société, comme l’énonce le Compendium de la doctrine sociale de l’Église : « L’origine de la vie sociale se trouve donc dans la personne humaine, et la société ne peut refuser de reconnaître son sujet actif et responsable ; toute expression de la société doit être orientée vers la personne humaine » (n° 106).

L’être humain doit donc être traité comme une « fin » et non comme un « moyen ». La vie humaine doit être infiniment estimée et traitée avec le respect dû à une personne humaine – l’homme (ou la femme) est une personne en raison de qui il est, parce qu’il est ce qu’il est, et non par ce qu’il peut faire, ou en raison des fonctions qu’il peut exercer. Par conséquent, toute personne possède une valeur incomparable, dont l’importance dépasse celle des choses et toute personne est précieuse, ce qui fonde certains droits fondamentaux en vertu de ce qu’elle est. « Le respect de la personne humaine implique celui des droits qui découlent de sa dignité de créature. Ces droits sont antérieurs à la société et s’imposent à elle » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1930). Et parce que la dignité humaine est intrinsèque, tout être humain, quels que soient son âge, sa taille, son degré de développement, ses capacités physiques ou mentales, a une égale dignité fondamentale. Il n’y a pas de moment ou de stade où la vie d’une personne peut être digne et à un autre moment être indigne.

Cette compréhension et cette conviction doivent être le point de départ de toute décision et de toute action ; elles doivent influencer notre comportement, notre façon de vivre et les choix que nous posons ; elles doivent donner forme à nos relations avec les autres, à la création de lois et à la construction des sociétés et des nations. Les êtres humains, en tant que fins, doivent être servis par des gouvernements et des institutions – dont les actions seront jugées selon qu’elles menacent ou rehaussent la vie et la dignité de la personne humaine.

Mais, tragiquement, de nombreux gouvernements et institutions ne sont pas à la hauteur. Il existe aujourd’hui un « enchaînement » de crimes contre la dignité humaine (ce que certains ont appelé une « chaîne de la mort »), qui commence par l’attaque contre les membres les plus vulnérables de la famille humaine, les enfants à naître, à travers leur meurtre à l’échelle industrielle et le prélèvement de leurs tissus et des parties de leurs corps à des fins commerciales. Dans le monde, chaque jour, plus de 150.000 enfants à naître sont victimes du crime de l’avortement, soit 50 à 60 millions par an. Cela signifie qu’au cours des 50 dernières années, pas moins de 2,5 milliards d’enfants à naître ont été délibérément assassinés. La gravité de ces crimes commis par l’industrie contre la vie, en constante expansion, avec ses partenaires biomédicaux et pharmaceutiques, ne peut être ignorée ou tolérée. La tâche principale qui nous attend est donc de démonter l’une après l’autre les couches d’obscurcissement et de tromperie et de montrer au monde qui est au centre de ce débat : la personne humaine.

Restaurer une culture de la vie, une société où la vie humaine est respectée et défendue, est un défi de taille, qui n’est pas à la portée des timorés. Quant à l’éradication de la machinerie contre la vie, de son industrie lucrative et de ses narrations d’endoctrinement, elle entraînera des sacrifices, des épreuves, des actions et des témoignages héroïques. Cependant, en tant que chrétiens et en tant que peuple de la vie, notre rôle n’est pas de calculer les coûts mais de mener le bon combat :

« Assaillis par les opinions les plus opposées, alors que beaucoup rejettent la saine doctrine au sujet de la vie humaine, nous sentons que s’adresse aussi à nous l’adjuration que Paul faisait à Timothée : “Proclame la parole, insiste à temps et à contretemps, réfute, menace, exhorte, avec une patience inlassable et le souci d’instruire” (2 Tm 4, 2) » – Evangelium Vitae, n° 82.


Une voix dans le désert

On dit qu’il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Les êtres humains sont souvent aveuglés par leurs préjugés et leurs désirs égoïstes, cherchant leurs propres intérêts, et faisant tout pour passer devant tout le monde. L’histoire tragique de la guerre, de l’oppression, de l’inégalité et de bien d’autres choses encore témoigne de ce qui se passe lorsque les gens sont aveuglés par le pouvoir, la cupidité, la luxure et l’envie. Avec une perspective biaisée, ces personnes voient le monde et ceux qui les entourent comme des moyens d’arriver à leurs fins - soit comme une menace à conquérir, soit comme une possibilité à exploiter.

Pour briser la façade des mensonges créés par la culture de la mort, qui nient la valeur, la dignité et les droits de la personne, en particulier des enfants à naître, nous devons rappeler aux personnes qui s’en désintéressent la valeur inhérente de la vie humaine, informer les consciences de la vérité sur la dignité humaine et inciter – et même recruter – les gens à participer à la « campagne en faveur de la vie humaine ».

Nous suivons de nobles traces.

Saint Jean-Baptiste a été envoyé pour préparer le chemin du Seigneur, pour appeler le peuple de Dieu à la repentance. « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : “Rendez droit le chemin du Seigneur” » (Jean 1:23). Mû par l’urgence, et pour accomplir la mission qui lui a été confiée, Jean ne laisse rien le dissuader de dire la vérité. Par exemple, sa détermination à appeler Hérode Antipas – qui avait une relation adultère – à la repentance, est ce qui a conduit à l’arrestation de Jean, à son emprisonnement et finalement à son exécution. Jusqu’à l’instant de la mort, Jean a appelé les personnes de tous bords à se repentir et à se détourner du péché, pour se tourner vers Dieu.

Le Dr Martin Luther King, Jr. s’est attaqué à une blessure profondément enracinée aux États-Unis et s’est courageusement opposé au discours culturel dominant et à ceux qui détiennent le pouvoir et l’influence. Il a exigé la justice et l’égalité, en défendant la dignité humaine de son prochain. Comme Jean-Baptiste, le Dr King était conscient de l’urgence de la situation et n’a jamais dévié de sa mission. Il a également précisé que les lois devaient être en harmonie avec la loi morale. Depuis sa cellule de prison à Birmingham, il nous a rappelé qu’« une loi juste est un code créé par l’homme qui s’accorde avec la loi morale ou la loi de Dieu. Une loi injuste est un code qui n’est pas en harmonie avec la loi morale ». De même que le Dr King a refusé de laisser l’obscurité et l’injustice régner, nous devons nous aussi refuser de laisser l’injustice et la violence contre notre prochain, l’enfant à naître, régner.

Lors du National Prayer Breakfast à Washington, D.C. en 1994, Mère Teresa a osé ouvrir son cœur et son intelligence pour dire ce qu’elle pensait d’une question cruciale, le droit à la vie :

« Par l’avortement, la mère n’apprend pas à aimer, mais va jusqu’à tuer son propre enfant pour résoudre ses problèmes. Et, par l’avortement, on dit au père qu’il n’a pas à assumer la moindre responsabilité pour l’enfant qu’il a engendré. Un tel père pourra être porté à mettre d’autres femmes dans le même pétrin. L’avortement ne fait donc qu’entraîner d’autres avortements. Tout pays qui accepte l’avortement n’apprend pas à ses habitants à aimer, mais à utiliser n’importe quelle violence pour obtenir ce qu’ils veulent. C’est pourquoi le plus grand destructeur d’amour et de paix est l’avortement. »

Mère Teresa ne s’est pas souciée de savoir si ses paroles pouvaient être offensantes pour certains, ou ce que les autres pouvaient penser d’elle. Elle était consumée par l’urgence de la situation.

Nous aussi, nous faisons face à un problème urgent !

Le massacre et l’exploitation des enfants à naître

Nous avons affaire à un entêtement, à un refus de dénoncer une injustice. La même tendance qui a conduit des pans entiers du monde à nier l’identité et la valeur des personnes de couleur et d’autres races asservies se manifeste aujourd’hui dans la façon dont les enfants à naître sont traités et considérés.


Les partisans de l’avortement et du prélèvement de leurs tissus et parties du corps dépeignent l’enfant à naître comme un objet humain sans valeur, et non comme une personne dotée d’une pleine dignité. Cela reviendrait à dire qu’un Afro-Américain n’est pas une personne à part entière en raison de la couleur de sa peau. Soit vous êtes une personne humaine, soit vous ne l’êtes pas ; la qualité de personne est inséparable de l’humanité. Malgré la pléthore d’euphémismes soigneusement élaborés pour jeter un voile de confusion sur la vie de l’enfant à naître, cette nouvelle vie, dès le moment de la conception, est un être humain vivant, une personne humaine dotée d’une dignité inaliénable et immuable.

Les actes intrinsèquement mauvais, comme l’avortement et le prélèvement de tissus et de parties du corps d’enfants à naître avortés, sont fondamentalement contraires à la loi morale ; leur objet moral est le mal. Ils ne peuvent être pratiqués en aucune circonstance, et c’est un péché grave que d’approuver ou de promouvoir délibérément ces actions. Le Catéchisme de l’Église catholique précise également qu’un acte intrinsèquement mauvais ne peut être justifié simplement parce que la personne qui l’accomplit avait l’intention d’en tirer du bien, ou en raison des circonstances environnantes.

« Il y a des actes qui par eux-mêmes et en eux-mêmes, indépendamment des circonstances et des intentions, sont toujours gravement illicites en raison de leur objet ; ainsi le blasphème et le parjure, l’homicide et l’adultère. Il n’est pas permis de faire le mal pour qu’il en résulte un bien » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1756).

La gravité de l’avortement se répercute à l’extérieur, infectant nos sociétés et nos cultures. Et l’industrie contre la vie épuise d’énormes ressources et multiplie la propagande pour nier l’humanité de l’enfant à naître et occulter la vérité. Une industrie macabre s’est développée à cause de l’avortement - la recherche et l’expérimentation médicale et pharmaceutique et le développement de produits de consommation. C’est l’utilisation utilitariste de personnes dans le cadre d’une entreprise sophistiquée, non visible à l’œil nu, que nous devons exposer, dénoncer et faire cesser. La recherche qui sauve des vies et qui est bénéfique doit préserver la dignité humaine, et non l’exploiter à son profit. La vie humaine est sacrée, elle n’est pas une marchandise manufacturée. La fin ne justifie jamais les moyens.

Nous devons nous unir et protester contre l’injustice et le mal de l’avortement, ainsi que contre son industrie macabre. De plus, nous devons exiger que les scientifiques universitaires, gouvernementaux et industriels cessent d’exploiter les enfants avortés et d’utiliser leurs restes pour la recherche dans n’importe quel domaine.


Nécessité de la prière et de la réparation

Nous ne pouvons prétendre croire qu’une simple force humaine puisse chasser les ténèbres de l’avortement et de sa répugnante industrie, et briser l’emprise de la culture de mort, qui pénètre profondément notre monde et s’insinue dans l’esprit et le cœur des gens. Pour vaincre le mal et contrer la culture de mort, nous devons nous mettre à genoux et prière, faire pénitence et offrir réparation.

Après beaucoup de prière et de réflexion, et dans le but d’attirer davantage l’attention sur le sort des enfants à naître, Human Life International (HLI) inaugure « Une journée de prière et de réparation pour le meurtre et les abus des enfants à naître ». Cet événement aura lieu chaque année le 31 mai, jour de la fête de la Visitation de la Vierge. Je demande à tous les pro-vie et aux personnes de bonne volonté, à tous les niveaux de la société ecclésiale et civile, de se joindre à moi et à la famille mondiale de HLI pour offrir cette prière et faire cet acte de réparation.

Par cet acte de prière, tout comme la Sainte Vierge, nous mettons clairement en évidence le Seigneur, et, par conséquent, la merveille de chaque enfant à naître caché dans le ventre de sa mère.

Lorsque l’archange Gabriel est apparu à la Vierge au moment de l’Annonciation, il lui a appris que sa cousine Elisabeth était enceinte. La Vierge se rendit en hâte chez Élisabeth pour s’occuper d’elle jusqu’à la naissance de son fils, Jean-Baptiste. Bien que l’Enfant divin ait déjà été conçu dans le sein de la Vierge, celle-ci ne l’avait dit à personne. Élisabeth, cependant, reconnut que l’Enfant Jésus était dans le sein de Marie et salua la Vierge en disant : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes et le fruit de vos entrailles est béni » (Luc 1:42). Et lorsque Marie répondit, Jean-Baptiste entendit la voix de la Vierge, fut sanctifié par cela, et tressaillit de joie dans le ventre d’Elisabeth. Le jeune Jean-Baptiste a tressailli de joie en rencontrant pour la première fois le Christ qui, dans le sein de la Vierge, attire à lui le monde entier, avant même sa naissance.

Il y a non seulement une joie profonde dans la rencontre entre sainte Elisabeth et la Vierge, mais aussi un sens profond de la réalité de l’humanité. La rencontre entre les deux femmes est en fait la rencontre de quatre personnes, même si saint Jean et le Divin Enfant sont cachés sous le ventre proéminent de leurs mères. L’Évangile nous rappelle la vérité fondamentale de la dignité de toute vie humaine. C’est pourquoi HLI a choisi la Visitation de la Vierge pour inaugurer la Journée de Réparation.

Les crimes contre la vie humaine, en particulier contre l’humanité de l’enfant à naître, ne cesseront jamais si nous n’exigeons pas leur fin, leur fin complète et sans équivoque. L’heure est venue de faire preuve de solidarité avec les enfants à naître. Soyons unis dans cet effort, en témoignant de la Vérité.

Cliquez ici pour réciter la « Prière de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître », composée par HLI. La prière est disponible en anglais, espagnol, italien, français, allemand et autres langues. Elle est en format PDF et peut donc être téléchargée, copiée et distribuée.

Unissons-nous par cet acte de prière et de réparation, en étant solidaires contre le mal de l’avortement et de son industrie de la mort. Avec la grâce de Dieu, nous mettrons fin à ces crimes.


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21 juillet, 2020

Mgr Schneider lance une croisade de réparation eucharistique en raison des péchés contre le Saint-Sacrement


Mgr Athanasius Schneider, bien connu pour sa dénonciation de la communion dans la main, vient de lancer une Croisade eucharistique pour laquelle il propose une prière qu'il a lui-même composée ; vous en trouverez le texte ci-dessous.

Dans une explication qu'il m'a demandé de traduire, enrichie de nombreuses citations de saints, Mgr Schneider donne les raisons de son appel qui s'achève sur les mots de saint Pierre Julien Eymard : « Un âge prospère ou décline en proportion de sa dévotion à l'Eucharistie. »


A ce propos : n'ayant pas sous la main toutes les versions françaises originales ou les traductions admises de tous les textes cités (je signale cela par les mots « d'après » placés avant la source) je se serais très reconnaissante à ceux de mes lecteurs qui pourraient me fournir l'une ou l'autre de ces citations, car je n'ai pas tous les livres cités sous la main.

Voici en tout cas ma traduction de l'appel et de la prière de Mgr Schneider, relue et autorisée par ce dernier. – J.S.


*

Les péchés contre le Saint-Sacrement
et la nécessité d’une croisade de réparation eucharistique

Par Mgr Athanasius Schneider


JAMAIS, dans toute l’histoire de l’Eglise, il n’y a eu de moment où le sacrement de l’Eucharistie a été bafoué et outragé à un degré aussi alarmant et grave qu’au cours des cinq dernières décennies, en particulier depuis l’introduction officielle de la pratique de la communion dans la main, qui a reçu l’approbation du Pape en 1969. Ces abus sont en outre aggravés, par la pratique répandue dans de nombreux pays où des fidèles qui n’ont pas reçu le sacrement de Pénitence depuis de nombreuses années, reçoivent néanmoins régulièrement la sainte communion. Le summum des outrages vis-à-vis de la sainte Eucharistie est l’admission à la sainte communion de couples vivant dans un état public et objectif d’adultère, qui violent ainsi leurs liens sacramentels indissolubles et valides, comme c’est le cas des personnes dites « divorcées et remariées ». Cette admission est officiellement légalisée dans certaines régions par des normes spécifiques ; dans la région de Buenos Aires en Argentine, de telles normes ont même été approuvées par le Pape. À ces abus s’ajoute la pratique de l’admission officielle des conjoints protestants dans les mariages mixtes à la Sainte-Cène, par exemple dans certains diocèses en Allemagne.

Affirmer que le Seigneur ne souffre pas à cause des outrages commis contre Lui dans le sacrement de la sainte Eucharistie peut conduire à minimiser la gravité des atrocités commises. Certains disent : Dieu est offensé par l’outrage au Saint-Sacrement, mais le Seigneur ne souffre pas personnellement. Il s’agit là toutefois d’une vision trop étroite sur le plan théologique et spirituel. Bien que le Christ se trouve désormais dans son état glorieux, n’étant donc plus sujet à la souffrance d’une manière humaine, Il est néanmoins affecté et touché en son Sacré-Cœur par les abus et les outrages contre sa majesté divine et l’immensité de son amour dans le Saint-Sacrement. Notre Seigneur a confié à nombre de saints ses plaintes et sa douleur face aux sacrilèges et aux outrages par lesquels les hommes L’offensent. On peut comprendre cette vérité à partir des paroles adressées par Notre Seigneur à sainte Marguerite Marie Alacoque, comme le rapporte Pie XI dans son encyclique Miserentissimus Redemptor :

« Dans ses apparitions à Marguerite-Marie, quand Il lui dévoilait son infinie charité, le Christ laissait en même temps percevoir comme une sorte de tristesse, en se plaignant des outrages si nombreux et si graves que Lui faisait subir l’ingratitude des hommes. Puissent les paroles qu'Il employait alors ne jamais s’effacer de l’âme des fidèles : “Voici ce Cœur ― disait-Il ― qui a tant aimé les hommes, qui les a comblés de tous les bienfaits, mais qui, en échange de son amour infini, non seulement ne reçoit pas de reconnaissance, mais ne recueille que l’oubli, la négligence et des injures, et cela parfois de la part de ceux-là même qui sont tenus de lui témoigner un amour spécial.” » (n. 12)

Frère Michel de la Sainte Trinité a donné une explication théologique profonde du sens de la « souffrance » ou de la « tristesse » de Dieu à cause des offenses que les pécheurs commettent contre Lui :
« Cette “souffrance”, cette “tristesse” du Père céleste, ou de Jésus depuis son Ascension, doivent être comprises de manière analogique. Elles ne sont pas subies passivement comme chez nous, mais au contraire librement voulues et choisies comme l’expression ultime de leur miséricorde envers les pécheurs appelés à la conversion. Elles ne sont qu’une manifestation de l’amour de Dieu pour les pécheurs, un amour souverainement libre et gratuit, et qui n’est pas irrévocable. » (d’après Toute la vérité sur Fatima, vol. I, pp. 1311-1312)

Cette signification spirituelle analogique de la « tristesse » ou de la « souffrance » de Jésus dans le mystère eucharistique a été confirmée par les paroles de l’Ange lors de son apparition en 1916 aux enfants de Fatima et surtout par les paroles et l’exemple de la vie de saint Francisco Marto. Les enfants ont été invités par l’Ange à réparer les offenses faites à Jésus Eucharistie et à le consoler, comme on peut le lire dans les Mémoires de sœur Lucie :

« Pendant que nous étions là, l’Ange nous apparut une troisième fois, tenant à la main un calice, et, au-dessus de celui-ci une Hostie, d’où tombaient dans le calice quelques gouttes de sang. Laissant le calice et l’Hostie suspendus en l'air, il se prosterna à terre, et répéta trois fois cette prière : “Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit…” Puis, se levant, il prit de nouveau le calice et me donna l’hostie, et donna à boire ce que contenait le calice à Jacinthe et à François, en disant en même temps : “Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu !” » (Mémoires de sœur Lucie, éd. Pierre Téqui.)

Dans son récit de la troisième apparition du 13 juillet 1917, sœur Lucie a souligné comment François percevait le mystère de Dieu et la nécessité de le consoler à cause des offenses des pécheurs :

« Ce qui l’a le plus impressionné [François] et l’a entièrement absorbé, c’est Dieu, la Très Sainte Trinité, perçu dans cette lumière qui a pénétré au plus profond de nos âmes. Il a dit ensuite : “Nous étions en feu dans cette lumière qui est Dieu, et pourtant nous n’avons pas été brûlés ! Qu’est-ce que Dieu ? Nous n’avons jamais pu le mettre en mots. Oui, c’est effectivement une chose que nous ne pourrons jamais exprimer ! Mais quel dommage qu’Il soit si triste ! Si seulement je pouvais Le consoler !” (d’après les Mémoires de sœur Lucie).

Sœur Lucie a décrit comment François a perçu la nécessité de consoler Dieu, ayant compris qu’Il était « triste » à cause des péchés des hommes :

« Un jour, je lui demandai :
— François, qu’est-ce que tu aimes le mieux : consoler Notre-Seigneur ou convertir les pécheurs afin qu’il n’y ait plus d’âmes à aller en enfer ?
— J’aime mieux consoler Notre-Seigneur. Tu n’as pas remarqué combien Notre-Dame, le mois dernier, est devenue triste lorsqu’Elle nous a dit qu’il ne fallait plus offenser Dieu, Notre-Seigneur, car Il est déjà trop offensé ? Je voudrais consoler Notre-Seigneur et, ensuite, convertir les pécheurs afin qu’ils ne L’offensent plus » (d'après les Mémoires de sœur Lucie).
Dans ses prières et dans l’offrande de ses souffrances, saint Francisco Marto a donné la priorité à l’intention de « consoler Jésus caché », c’est-à-dire Jésus-Eucharistie. Sœur Lucie a rapporté ces paroles que François lui a dites : « Quand tu quittes l’école, va et reste un moment près de Jésus caché, et ensuite, rentre à la maison toute seule. » Lorsque Lucie a interrogé François sur ses souffrances, il lui a répondu : « Je souffre pour consoler Notre Seigneur. Je le fais d’abord pour consoler Notre Seigneur et Notre Dame, puis, ensuite, pour les pécheurs et pour le Saint-Père. (…) Plus que toute autre chose, je veux Le consoler » (d’après les Mémoires de sœur Lucie).

Jésus-Christ continue de façon mystérieuse sa Passion à Gethsémani à travers les âges dans le mystère de son Église et aussi dans le mystère eucharistique, le mystère de son immense Amour. Elle est bien connue, l’expression de Blaise Pascal : « Jésus est sera en agonie jusqu’à la fin du monde. Il ne faut pas dormir pendant ce temps‑là » (Pensées, n. 553). Le cardinal Karol Wojtyła nous a laissé une réflexion profonde sur le mystère des souffrances du Christ à Gethsémani, qui, en un certain sens, se poursuivent dans la vie de l’Église. Le cardinal Wojtyła a également parlé du devoir de l’Église de consoler le Christ :

« Et maintenant l’Église cherche à recouvrer cette heure à Gethsémani – l’heure perdue par Pierre, Jacques et Jean – afin de remédier au manque de compagnie du Maître, qui a augmenté la souffrance de son âme. Le désir de recouvrer cette heure est devenu un besoin réel pour de nombreux cœurs, en particulier pour ceux qui vivent aussi pleinement que possible le mystère du cœur divin. Le Seigneur Jésus nous permet de Le rencontrer à cette heure-là, il nous invite à partager la prière de son cœur.  Face à toutes les épreuves que l’homme et l’Église doivent subir, il existe un besoin constant de retourner à Gethsémani et de prendre part ainsi à la prière du Christ, Notre Seigneur » (Le signe de contradiction, chapitre 17, « La prière à Gethsémani »).

Jésus-Christ n’est pas indifférent et insensible dans le mystère eucharistique au comportement que les hommes adoptent à son égard dans ce sacrement de l’amour. Le Christ est présent dans ce sacrement également avec son âme, qui est unie à sa Personne divine par l’union hypostatique. Le théologien romain Antonio Piolanti a présenté une solide explication théologique à cet égard. Même si le corps du Christ dans l’Eucharistie ne peut pas voir ni percevoir sensiblement ce qui se passe ou ce qui est dit dans le lieu de sa présence sacramentelle, le Christ dans l’Eucharistie « entend tout et voit avec une connaissance supérieure ». Piolanti cite alors le cardinal Franzelin :

« La bienheureuse humanité du Christ voit toutes choses en elles-mêmes en vertu de l’abondante connaissance infuse due au Rédempteur de l’humanité, au Juge des vivants et des morts, au Premier-né de toute créature, au Centre de toute l’histoire céleste et terrestre. Tous ces trésors de la vision béatifique et de la connaissance infuse sont certainement dans l’âme du Christ, y compris dans la mesure où elle est présente dans l’Eucharistie. En plus de ces raisons, à un autre titre spécial, précisément parce que l’âme du Christ est formellement dans l’Eucharistie, et dans le même but que celui de l’institution du mystère, elle voit tous les cœurs des hommes, toutes les pensées et les affections, toutes les vertus et tous les péchés, tous les besoins de l’Église entière et de ses membres individuels, les travaux, les angoisses, les persécutions, les triomphes – en un mot, toute la vie interne et externe de l’Église, son Épouse, nourrie de sa chair et de son Précieux Sang. Ainsi, à un triple titre (si l’on peut dire), le Christ à l’état sacramentel voit et perçoit d’une certaine manière divine toutes les pensées et les affections, le culte, les hommages et aussi les insultes et les péchés de tous les hommes en général, de tous ses fidèles et de ses prêtres en particulier ; Il perçoit les hommages et les péchés qui se réfèrent directement à ce mystère ineffable de l’amour » (d'après De Eucharistia, pp. 199-200, cité dans Il Mistero Eucaristico, Firenze 1953, pp. 225-226).

L’un des plus grands apôtres de l’Eucharistie des temps modernes, saint Pierre Julien Eymard, nous a laissé ces profondes réflexions sur les affections de l’amour sacrificiel du Christ dans l’Eucharistie :

« En instituant son Sacrement, Jésus a perpétué les sacrifices de sa Passion. (…) Il connaissait tous les nouveaux Judas ; Il les comptait parmi les siens, parmi ses enfants bien-aimés. Mais rien de tout cela ne pouvait l’arrêter ; Il voulait que Son amour aille plus loin que l’ingratitude et la malice de l’homme ; Il voulait dépasser la malice sacrilège de l’homme. Il connaissait d’avance la tiédeur de Ses disciples : Il connaissait la mienne ; Il savait le peu de fruits que nous tirerions de la sainte communion. Mais Il voulait aimer tout de même, aimer plus qu’Il n’était aimé, plus que l’homme ne pouvait rendre. Y a-t-il autre chose ? Mais n’est-ce rien d’avoir adopté cet état de mort alors qu’Il a la plénitude de la vie, une vie glorifiée et surnaturelle ? N’est-ce rien que d’être traité et considéré comme un mort ? Dans cet état de mort, Jésus est sans beauté, sans mouvement et sans défense ; Il est enveloppé dans les espèces sacrées comme dans un linceul et déposé dans le tabernacle comme dans un tombeau. Mais Il est là, Il voit tout et entend tout. Il se soumet à tout comme s’Il était mort. Son amour jette un voile sur sa puissance, sa gloire, ses mains, ses pieds, son beau visage et ses lèvres sacrées ; son amour a tout caché. Il ne Lui a laissé que son Cœur pour nous aimer et son état de victime pour intercéder en notre faveur » (d’après La présence réelle, 29. Le Très Saint Sacrement n’est pas aimé !, III).

Saint Pierre Julien Eymard a écrit cette profession, émouvante et quasi mystique, de l’amour eucharistique du Christ, avec un appel ardent à la réparation eucharistique :

« Le Cœur qui a enduré les souffrances avec tant d’amour est ici, dans le Saint Sacrement ; il n’est pas mort, mais vivant et actif ; il n’est pas insensible, mais encore plus affectueux. Jésus ne peut plus souffrir, c’est vrai ; mais hélas ! l’homme peut encore être coupable envers Lui d’ingratitudes monstrueuses. Nous voyons les chrétiens mépriser Jésus dans le Très Saint Sacrement et faire preuve de mépris pour le Cœur qui les a tant aimés et qui se consume d’amour pour eux. Pour le mépriser librement, ils profitent du voile qui le cache. Ils l’insultent par leurs irrévérences, leurs pensées pécheresses et leurs regards criminels en sa présence. Pour exprimer leur mépris à son égard, ils se servent de sa patience, de la bonté qui souffre tout en silence, comme ce le firent les soldats impies de Caïphe, d’Hérode et de Pilate. Ils blasphèment de manière sacrilège contre le Dieu de l’Eucharistie. Ils savent que son amour le rend muet. Ils le crucifient même dans leurs âmes coupables. Ils le reçoivent. Ils osent prendre ce Cœur vivant et le lier à un cadavre immonde. Ils osent le livrer au diable qui est leur seigneur ! Non ! Jamais, même aux jours de sa Passion, Jésus n’a reçu autant d’humiliations que dans son Sacrement ! Pour Lui, la terre est un calvaire d’ignominie. Dans son agonie, il a cherché un consolateur ; sur la Croix, il a demandé quelqu’un pour compatir à ses afflictions. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons faire amende honorable au Cœur adorable de Jésus. Répandons en abondance nos adorations et notre amour sur l’Eucharistie. Au Cœur de Jésus vivant dans le Très Saint Sacrement, l’honneur, la louange, l’adoration et la puissance royale pour les siècles des siècles ! » (d’après La présence réelle, 43. Le Sacré-Cœur de Jésus, III).

Dans sa dernière encyclique Ecclesia de Eucharistia, le pape Jean-Paul II nous a laissé des exhortations lumineuses par lesquelles il a souligné l’extraordinaire sainteté du mystère eucharistique et le devoir des fidèles de traiter ce sacrement avec le plus grand respect et un amour ardent. De toutes ses exhortations, cette déclaration est la plus importante : « Il n’y a aucun risque d'exagération dans l’attention que l’on porte à ce Mystère, car “dans ce Sacrement se résume tout le mystère de notre salut” (Saint Thomas d’Aquin, Summa Theologiae, III, q. 83, a. 4c) » (n. 61).

Que l’Eglise établisse dans tous les diocèses du monde une « Journée annuelle de réparation des crimes contre la Très Sainte Eucharistie » serait une mesure pastoralement urgente et spirituellement fructueuse. Ce pourrait être le jour de l’octave de la Fête-Dieu. L’Esprit Saint donnera des grâces spéciales de renouveau à l’Église de notre temps là où – et seulement quand ce sera la cas – le Corps eucharistique du Christ sera adoré avec tous les honneurs divins, aimé, traité avec prévenance et défendu comme étant réellement le Saint des Saints. Saint Thomas d’Aquin dit dans l’hymne Sacris solemniis : « O Seigneur, visitez-nous dans la mesure où nous vous vénérons dans ce sacrement » (sic nos Tu visita, sicut Te colimus). Nous pouvons dire sans le moindre doute : O Seigneur, vous visiterez votre Église en notre temps dans la mesure où la pratique moderne de la communion dans la main reculera et dans la mesure où nous vous offrirons des actes de réparation et d’amour. »

Dans l’actuelle « urgence de la pandémie COVID-19 », les horribles offenses à l’égard du Très Saint Sacrement ont encore augmenté. De nombreux diocèses à travers le monde ont imposé la communion dans la main, et dans ces lieux, le clergé, souvent de manière humiliante, refuse aux fidèles la possibilité de recevoir le Seigneur à genoux et sur la langue, faisant ainsi preuve d’un cléricalisme déplorable et affichant un comportement de néo-pélagiens rigides. En outre, dans certains endroits, l’adorable Corps eucharistique du Christ est distribué par le clergé et reçu par les fidèles avec des gants de ménage ou jetables. Le fait de toucher le Saint-Sacrement avec des gants conçus pour le traitement des ordures est un abus eucharistique inqualifiable.

Au vu des horribles mauvais traitements infligés à Jésus Eucharistie –continuellement piétiné à cause de la communion dans la main, au cours de laquelle de petits fragments de l’hostie tombent presque toujours sur le sol ; traité de manière minimaliste, privé de son caractère sacré, comme un biscuit, ou traité comme un déchet par l’utilisation de gants ménagers – aucun véritable évêque catholique, prêtre ou fidèle laïc ne peut rester indifférent et se contenter de rester passif.

Il faut lancer une croisade mondiale de réparation et de consolation du Seigneur eucharistique. Comme manière concrète d’offrir à Jésus Eucharistie des actes de réparation et de consolation dont Il a un besoin urgent, chaque catholique pourrait promettre de consacrer chaque mois au moins une heure complète à l’adoration eucharistique, soit devant le Saint Sacrement dans le tabernacle, soit devant le Saint Sacrement exposé dans l’ostensoir. La Sainte Écriture dit : « Là où le péché abonde, la grâce surabonde » (Rm. 5:20), et nous pouvons ajouter par analogie : « Là où les offenses à l’Eucharistie ont abondé, les actes de réparation surabonderont. »

Le jour où, dans toutes les églises du monde catholique, les fidèles recevront le Seigneur eucharistique, caché sous les espèces de la petite hostie sacrée, avec une foi véritable et un cœur pur, dans le geste biblique d’adoration (proskynesis), c’est-à-dire à genoux, et dans l’attitude d’un enfant, ouvrant la bouche et se laissant nourrir par le Christ lui-même dans un esprit d’humilité, alors sans aucun doute se rapprochera l’authentique printemps spirituel de l’Église. L’Église grandira dans la pureté de la foi catholique, dans le zèle missionnaire du salut des âmes et dans la sainteté du clergé et des fidèles. Le Seigneur visitera son Église en acte, avec ses grâces, dans la mesure où nous le vénérerons dans son ineffable sacrement d’amour (sic nos Tu visita, sicut Te colimus).

Dieu fasse que, grâce à la croisade eucharistique de réparation, le nombre d’adorateurs, d’amoureux, de défenseurs et de consolateurs de Jésus Eucharistie augmente. Que les deux petits apôtres eucharistiques de notre temps, saint Francisco Marto et le futur bienheureux Carlo Acutis (qui sera béatifié le 10 octobre 2020), ainsi que tous les saints de l’Eucharistie, soient les protecteurs de cette croisade eucharistique. Car voici, comme le rappelle saint Pierre Julien Eymard, la vérité irrévocable : « Un âge prospère ou décline en proportion de sa dévotion à l’Eucharistie. C’est la mesure de sa vie spirituelle, de sa foi, de sa charité et de sa vertu. »

+ Athanasius Schneider,
évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte Marie à Astana

*

Prière de la Croisade de réparation au Cœur eucharistique de Jésus


Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime ! Je demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne t’aiment pas. (3 fois)

Ô Divin Cœur Eucharistique de Jésus, regardez-nous qui nous prosternons avec un cœur contrit et plein d’adoration devant la majesté de votre amour rédempteur dans le Très Saint Sacrement. Nous sommes prêts à réparer par l’expiation volontaire, non seulement nos offenses personnelles, mais aussi et spécialement les indignes outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels vous êtes offensés en ces temps dans le Très Saint Sacrement de votre amour divin, spécialement par la pratique de la communion dans la main et la réception de la sainte communion dans un état d’incrédulité et de péché mortel.

Plus l’incrédulité attentera à votre Divinité et à votre Présence réelle dans l’Eucharistie, plus nous croirons en vous et plus nous vous adorerons, ô Cœur eucharistique de Jésus, en qui réside toute la plénitude de la Divinité !

Plus vos sacrements seront outragés, plus nous croirons fermement en eux et plus nous voulons les recevoir avec respect, ô Cœur eucharistique de Jésus, source de vie et de sainteté !

Plus votre Très Saint Sacrement sera dénigré et blasphémé, plus nous le proclamerons solennellement : « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas », ô Cœur eucharistique de Jésus, très digne de toutes les louanges !

Plus vous serez abandonné et oublié dans vos églises, plus nous voulons vous visiter, vous qui habitez parmi nous dans les tabernacles de nos églises, ô Cœur eucharistique de Jésus, Maison de Dieu et Porte du Ciel !

Plus la célébration du Sacrifice Eucharistique sera privée de son caractère sacré, plus nous voulons soutenir une célébration respectueuse de la Sainte Messe, extérieurement et intérieurement orientée vers vous, ô Cœur Eucharistique de Jésus, Tabernacle du Très-Haut !

Plus vous serez reçu dans la main par des communiants debout, d’une manière dépourvue de tout signe d’humilité et d’adoration, plus nous voulons vous recevoir à genoux et sur la langue, avec la petitesse du publicain et la simplicité de l’enfant, ô Cœur eucharistique de Jésus, d’une majesté infinie !

Plus vous serez reçu dans la Sainte Communion par des cœurs non purifiés en état de péché mortel, plus nous voulons faire des actes de contrition et purifier notre cœur par une réception fréquente du sacrement de Pénitence, ô Cœur Eucharistique de Jésus, notre Paix et notre Réconciliation !

Plus l’enfer travaillera à la perte des âmes, plus notre zèle pour leur salut brûlera par le feu de votre amour, ô Cœur eucharistique de Jésus, le salut de ceux qui espèrent en vous !

Plus la diversité des religions sera déclarée comme étant la volonté positive de Dieu et comme un droit fondé sur la nature humaine, et plus le relativisme doctrinal grandira, plus nous confesserons avec intrépidité que vous êtes l’unique Sauveur de l’humanité et l’unique chemin vers Dieu le Père, ô Cœur eucharistique de Jésus, Roi et centre de tous les cœurs !

Plus les autorités de l’Eglise continueront à ne pas se repentir de l’étalage des idoles païennes dans les églises, même à Rome, plus nous confesserons la vérité : « Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et des idoles ? » (2 Cor. 6:16), plus nous condamnerons avec vous « l’abomination de la désolation, établie dans le lieu saint » (Matt. 24:15), ô Cœur Eucharistique de Jésus, Temple saint de Dieu !

Plus vos saints commandements seront oubliés et transgressés, plus nous voulons les observer avec l’aide de votre grâce, ô Cœur eucharistique de Jésus, abîme de toutes les vertus !

Plus la sensualité, l’égoïsme et l’orgueil règneront parmi les hommes, plus nous voulons vous consacrer notre vie dans un esprit de sacrifice et d’abnégation, ô Cœur eucharistique de Jésus, rassasié d'opprobres !

Plus les portes de l’enfer s’ouvriront violemment sur votre Église et le rocher de Pierre à Rome, plus nous croirons en l’indestructibilité de votre Église, ô Cœur eucharistique de Jésus, source de toute consolation, qui n’abandonnez pas votre Église et le rocher de Pierre même dans les plus grandes tempêtes !

Plus les gens se sépareront les uns des autres dans la haine, la violence et l’égoïsme, plus nous voulons, en tant que membres de l’unique famille de Dieu dans l’Église, nous aimer les uns les autres en vous, ô Cœur eucharistique de Jésus, plein d'amour et de bonté !

Ô Divin Cœur Eucharistique de Jésus, accordez-nous votre grâce, afin que nous soyons des adorateurs fidèles et humbles, amoureux, défenseurs et consolateurs de votre Cœur Eucharistique dans cette vie, et que nous puissions recevoir les gloires de votre amour dans la vision béatifique pour l’éternité. Amen.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime ! Je demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas. (3 fois)

Notre-Dame du Saint-Sacrement, priez pour nous !

Saint Thomas d’Aquin, saint Pierre Julien Eymard, saint Francisco Marto, saint Padre Pio et tous les saints de l’Eucharistie, priez pour nous !

Écrit par Mgr Athanasius Schneider
pour cette Croisade eucharistique de réparation




© leblogdejeannesmits pour la traduction.
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14 décembre, 2019

Le cardinal Burke demande que l'on continue de réparer l'idolâtrie de la Pachamama : “Nous avons une seule sainte mère, la Mère de Dieu”

Le cardinal Raymond Burke vient d’appeler une nouvelle fois les catholiques à prier et à jeûner pour réparer les acte d’« idolâtrie » à l’égard de la Pachamama au Vatican et dans la Basilique Saint-Pierre à l’occasion du récent synode sur l'Amazonie. Condamnant cette « manifestation choquante de la façon dont Satan est entré dans l'Église », il a appelé les catholiques à se tourner vers « l'unique sainte mère, la Mère de Dieu, la Vierge de Guadalupe, pas la Pachamama ».

« Satan erre dans le monde, semant chez l'homme la confusion à propos de sa propre nature, de l'inviolabilité de la vie humaine sans défense, de l'intégrité du saint mariage », a déclaré le cardinal Burke à l’occasion une homélie qu'il a prononcée jeudi dernier dans le sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe à La Crosse, Wisconsin à l'occasion de sa fête liturgique, le 12 décembre.

« Satan fait preuve d'audace pour semer ses mensonges et les graines de la confusion et de la destruction jusque dans l'Église. Une des manifestations les plus choquantes de l'entrée de Satan dans l'Église a été le récent culte rendu à l'idole païenne, la Pachamama, la Terre Mère, dans les jardins du Vatican, et plus gravement encore, devant la tombe de saint Pierre dans la basilique Saint-Pierre », a-t-il dit.

Le cardinal a rappelé que de nombreux catholiques ont offert des prières et des jeûnes pour réparer « l'offense la plus grave à Dieu : la violation manifeste et inadmissible du Premier commandement », Un seul Dieu tu adoreras.

« La tentation de l'idolâtrie existe à toute époque. Nous cherchons le salut éternel ailleurs qu'au seul endroit où il se trouve : dans l'union de nos cœurs avec le Sacré-Cœur de Jésus », a ajouté le cardinal.
Il a demandé à la congrégation de prier pour réparer cette idolâtrie et d'autres formes d’idolâtrie au sein de l'Eglise, rapporte Dorothy Cummings McClean sur LifeSiteNews, à qui j’emprunte ici l’essentiel de cet article.

« Prions aujourd'hui d'une manière particulière par l'intercession de Notre-Dame de Guadalupe…,  notre mère, en réparation de l'idolâtrie qui est entrée dans la vie de l'Eglise »… « Prions par son intercession pour que le Christ, seul Roi du Ciel et de la Terre, règne dans nos cœurs, qu’Il règne dans le monde entier », a-t-il insisté.

Le cardinal Burke a encouragé les familles catholiques à honorer l'image du Cœur Immaculé de Marie et l'image du Cœur Sacré de Jésus dans leurs foyers catholiques afin que ces images puissent y rappeler des vérités chrétiennes importantes : « Puisse cette vérité imprégner nos maisons : nous venons de la main de Dieu, et non de la déesse, et nous avons une seule sainte mère, la Mère de Dieu, la Vierge de Guadalupe, pas la Pachamama. »

Le cardinal Burke avait déjà évoqué la vénération des statues de la Pachamama en encourageant l’initiative de ce blog appelant à faire un acte de réparation le 12 décembre à l’occasion de la fête de Notre Dame de Guadalupe. LifeSite a évoqué ici cette interview, où le cardinal Burke déclarait que des « forces diaboliques » étaient entrées au Vatican avec l'idole de la Pachamama et que des prières de réparation étaient nécessaires pour les vaincre.

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12 décembre, 2019

Aujourd'hui, 12 décembre, fête de Notre Dame de Guadalupe

Un petit rappel : c'est aujourd'hui la fête liturgique de Notre Dame de Guadalupe.

Un immense merci au Forum Catholique qui le premier m'a permis de relayer cet appel à réparer l'offense faite contre la Vierge enceinte de Guadalupe par les épisodes idolâtres autour de la Pachamama au Vatican pendant le synode sur l'Amazonie !

Jean-Pierre Maugendre de Renaissance catholique a eu la gentillesse de me faire parler à ce sujet : c'est par ici.

L'initiative a reçu le soutien du cardinal Burke, de Mgr Schneider et d'Alexander Tschugguel (le jeune homme qui a jeté les Pachamama dans le Tibre).

Je réitère mon invitation : dire aujourd'hui un chapelet et une prière de réparation, si possible publiquement (dans une église, chapelle, sanctuaire), ou auprès d'un malade ou d'une personne âgée, ou chez soi…

Cette longue prière est très belle. 

Celle que j'ai retenue pour l'image taille missel que je proposais ici – hélas, elles sont parties comme des petits pains et je n'en ai plus – est celle-ci : 

Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. 
Ô Marie, ma Mère très Sainte, désirant réparer les offenses que reçoit votre Cœur Douloureux et Immaculé et spécialement les blasphèmes dirigés contre Vous, je vous offre ces humbles louanges, dans le but de vous consoler de tant de fils ingrats qui ne vous aiment pas, et de consoler le très saint Cœur de Jésus qui est si offensé et attristé par les injures dirigées contre Vous. 
Daignez très douce Mère, recevoir mon humble et pauvre hommage : faites que je vous aime et me sacrifie pour Vous, chaque jour davantage ; et regardez avec des yeux pleins de miséricorde tous ces malheureux, afin qu’ils ne tardent pas à se réfugier, repentis, dans votre sein maternel.
Amen. 
Daignez, Vierge Sacrée, accepter ma louange.
Donnez-moi la force contre vos ennemis. 
Gloire à la Très Sainte Vierge Marie, Fille bien-aimée du Père,
Gloire à la Très Sainte Vierge Marie, Mère immaculée du Fils,
Gloire à la Très Sainte Vierge Marie, Epouse virginale du Saint-Esprit


Prière à réciter en réparation pour les outrages commis contre Notre Dame de Guadalupe, qui imprima son image sur la tilma d’un humble indigène du Mexique, S. Juan Diego, le 12 décembre 1531.

Je l'ai choisie notamment en pensant au converti du judaïsme, Roy Schoeman (auteur de Le Salut vient des juifs) parce qu'il eut une rencontre bouleversante avec la Vierge Marie au cours d'un songe qui acheva de le convertir à la foi catholique. Gêné de ne pas savoir le « Je vous salue Marie », et comme elle lui avait dit qu'il pouvait poser des questions, il lui demanda comment elle aime qu'on s'adresse à elle.

Elle lui répondit une phrase en portugais. Les recherches que mena Schoeman par la suite lui montrèrent qu'il s'agissait de l'invocation :
« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »
Toujours ennuyé de ne pas savoir dire le « Je vous salue Marie », il insista : quel était le titre préféré de la Vierge ?

Réponse :

Je vous salue Marie, Fille de Dieu le Père,
Je vous salue Marie, Mère de Dieu le Fils,
Je vous salue Marie, Epouse de Dieu le Saint-Esprit
Cela m'avait bouleversée parce que ma chère Maman commençait toujours son chapelet en ajoutant ces trois invocations sur les trois premiers « Ave » du début.

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