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22 juin, 2021

Neuvaine de réparation pour l'avortement et l’utilisation de fœtus avortés dans la recherche médicale

A la suite de l’appel de Human Life International à participer à une Journée internationale de prière 
de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître par l’avortement et l’utilisation de leur corps pour diverses industries, en particulier l’industrie pharmaceutique le 31 mai, fête de la Visitation selon le nouveau calendrier liturgique, la Confrérie Marie Corédemptrice propose aux catholiques attachés au rite traditionnel romain de participer à une neuvaine aux mêmes intentions qui s’achèvera le 2 juillet, fête de la Visitation dans l’ancien calendrier.

“Puissions-nous, par notre prière, faire acte de réparation pour l’esprit profondément anti-marial qui règne dans le monde d’aujourd’hui, spécialement pour tous les péchés de notre société contre la maternité et contre les enfants à naître, pour l’abominable crime de l’avortement, du meurtre des enfants dans le sein maternel, et pour tous les crimes associés, spécialement la récolte d’organes d’enfants avortés à des fins de recherche médicale et de production de médicaments.”
C’est une très belle neuvaine qui est proposée, avec un texte de méditation pour chaque jour, inspiré notamment par des paroles de Mgr Athanasius Schneider.

La neuvaine, magnifiquement illustrée, est disponible pour le téléchargement en format pdf : cliquez ici. Elle permet notamment de découvrir le traditionnel chapelet des Sept Joies de Notre Dame.

Vous y trouverez également informations et contacts pour la Confrérie Marie Corédemptrice, fondée à l'initiative de Karen Darantière et ayant pour aumônier l’abbé Gabriel Grodziski, de la paroisse Saint-Eugène - Sainte-Cécile à Paris.

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31 mai, 2021

31 mai : Prière de réparation pour l'avortement et l'exploitation des enfants à naître

L’organisation pro-vie catholique Human Life International (HLI) appelle en ce 31 mai, fête de la Visitation dans le nouveau calendrier (et celle de Marie, Reine, dans le calendrier traditionnel) à participer à une Journée internationale de prière de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître par l’avortement et l’utilisation de leur corps pour diverses industries, en particulier l’industrie pharmaceutique.

Cette initiative se rapporte à l’utilisation de lignées cellulaires obtenues à la suite de prélèvements sur des fœtus avortés pour la réalisation de la plupart des vaccins anti-COVID (et la totalité de ceux distribués en France), mais pas seulement : de nombreux vaccins, médicaments, et même l'industrie alimentaire font appel à ces lignées, que ce soit pour les essais préalables, la production ou les tests de contrôle de qualité. 

Voici la présentation de l’initiative par HLI :

L’avortement a ouvert la porte au développement d’une industrie macabre : le commerce de parties du corps de fœtus pour la recherche médicale. Il nous faut faire connaître, dénoncer et mettre fin à ce mal. La vie humaine est sacrée, elle n’est pas une marchandise manufacturée.

La seule force humaine ne pourra pas chasser les ténèbres de cette industrie répugnante. Nous devons nous mettre à genoux et prier.

C'est pourquoi Human Life International inaugure une Journée de prière de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître.

En ce jour de visite, le lundi 31 mai, nous vous invitons à vous joindre à nous pour réciter la Prière de réparation pour le meurtre et l'exploitation des enfants à naître.

Soyons unis par cet acte de prière et de réparation, en étant solidaires contre le mal de l'avortement et de son industrie mortifère. Avec la grâce de Dieu, nous mettrons fin à ces crimes contre la dignité humaine et nous instaurerons une culture de la vie.
Pour lire les explications et les commentaires du P. Shenan Boquet, cliquez ici.

Et voici la prière en format image (imprimable), avec ma traduction légèrement amendée par rapport à celle fournie par le site HLI :




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P. Shenan Boquet : “Human Life International” appelle à une Journée de prière et réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître

Voici ma traduction intégrale du communiqué du P. Shenan Boquet, président de Human Life International, sur la Journée de prière et de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître en ce 31 mai.


*

« Dans l’annonce de cet Evangile, nous ne devons pas craindre l’hostilité ou l’impopularité, refusant tout compromis et toute ambiguïté qui nous conformeraient à la mentalité de ce monde (cf. Rm 12, 2). Nous devons être dans le monde mais non pas du monde (cf. Jn 15, 19; 17, 16), avec la force qui nous vient du Christ, vainqueur du monde par sa mort et sa résurrection (cf. Jn 16, 33). »
Evangelium vitae, n° 82


Notre époque est confrontée à une violence généralisée, à « une conspiration contre la vie humaine ». La culture de mort est « activement encouragée par de forts courants culturels, économiques et politiques, porteurs d’une certaine conception utilitariste de la société » (EV, n° 12). La recherche des plaisirs de la vie terrestre a provoqué une guerre des puissants contre les vulnérables. Dès lors que d’aucuns identifient le but de l’existence humaine comme étant limité à ce monde temporel, toute personne – c’est-à-dire l’enfant à naître, les personnes âgées, les malades, les handicapés et les mourants – qui se trouve sur leur chemin constitue une menace, et doit être éliminée.

Cette situation est favorisée et encouragée par l’affaiblissement progressif des consciences individuelles et de la société, qui a perdu le sens de la valeur incomparable de la personne humaine. Par conséquent, beaucoup sont incapables de discerner ce qui est bon, vrai et beau de ce qui est mauvais, faux et grotesque. Les lignes ont été tordues. Beaucoup déclarent désormais que ce qui est bon est mauvais et que ce qui est mauvais est bon. De plus, l’affaiblissement moral de notre résistance à la culture de la mort a rendu la plupart des gens insensibles, aveugles aux crimes et à la violence de l’avortement, de l’euthanasie, de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, de la traite des êtres humains, de la pornographie, de l’exploitation et de la commercialisation des enfants à naître.

En raison du flou moral généralisé et de l’environnement hostile qui en résulte, on ignore une vérité fondamentale : celle de la dignité intrinsèque de la personne humaine, qui existe dès la conception et perdure jusqu’à la mort naturelle. Les catholiques croient ceci : « Parce qu’il est à l’image de Dieu l’individu humain a la dignité de personne : il n’est pas seulement quelque chose, mais quelqu’un. Il est capable de se connaître, de se posséder et de librement se donner et entrer en communion avec d’autres personnes, et il est appelé, par grâce, à une alliance avec son Créateur, à Lui offrir une réponse de foi et d’amour que nul autre ne peut donner à sa place » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 357).

Chaque fois que la dignité d’une personne humaine est ignorée, dévalorisée ou rejetée, on ignore quelque chose d’essentiel, et les conséquences d’un tel acte pour la société et la culture sont d’une grande portée. Ainsi, la personne humaine est le fondement d’une vision morale de la société, comme l’énonce le Compendium de la doctrine sociale de l’Église : « L’origine de la vie sociale se trouve donc dans la personne humaine, et la société ne peut refuser de reconnaître son sujet actif et responsable ; toute expression de la société doit être orientée vers la personne humaine » (n° 106).

L’être humain doit donc être traité comme une « fin » et non comme un « moyen ». La vie humaine doit être infiniment estimée et traitée avec le respect dû à une personne humaine – l’homme (ou la femme) est une personne en raison de qui il est, parce qu’il est ce qu’il est, et non par ce qu’il peut faire, ou en raison des fonctions qu’il peut exercer. Par conséquent, toute personne possède une valeur incomparable, dont l’importance dépasse celle des choses et toute personne est précieuse, ce qui fonde certains droits fondamentaux en vertu de ce qu’elle est. « Le respect de la personne humaine implique celui des droits qui découlent de sa dignité de créature. Ces droits sont antérieurs à la société et s’imposent à elle » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1930). Et parce que la dignité humaine est intrinsèque, tout être humain, quels que soient son âge, sa taille, son degré de développement, ses capacités physiques ou mentales, a une égale dignité fondamentale. Il n’y a pas de moment ou de stade où la vie d’une personne peut être digne et à un autre moment être indigne.

Cette compréhension et cette conviction doivent être le point de départ de toute décision et de toute action ; elles doivent influencer notre comportement, notre façon de vivre et les choix que nous posons ; elles doivent donner forme à nos relations avec les autres, à la création de lois et à la construction des sociétés et des nations. Les êtres humains, en tant que fins, doivent être servis par des gouvernements et des institutions – dont les actions seront jugées selon qu’elles menacent ou rehaussent la vie et la dignité de la personne humaine.

Mais, tragiquement, de nombreux gouvernements et institutions ne sont pas à la hauteur. Il existe aujourd’hui un « enchaînement » de crimes contre la dignité humaine (ce que certains ont appelé une « chaîne de la mort »), qui commence par l’attaque contre les membres les plus vulnérables de la famille humaine, les enfants à naître, à travers leur meurtre à l’échelle industrielle et le prélèvement de leurs tissus et des parties de leurs corps à des fins commerciales. Dans le monde, chaque jour, plus de 150.000 enfants à naître sont victimes du crime de l’avortement, soit 50 à 60 millions par an. Cela signifie qu’au cours des 50 dernières années, pas moins de 2,5 milliards d’enfants à naître ont été délibérément assassinés. La gravité de ces crimes commis par l’industrie contre la vie, en constante expansion, avec ses partenaires biomédicaux et pharmaceutiques, ne peut être ignorée ou tolérée. La tâche principale qui nous attend est donc de démonter l’une après l’autre les couches d’obscurcissement et de tromperie et de montrer au monde qui est au centre de ce débat : la personne humaine.

Restaurer une culture de la vie, une société où la vie humaine est respectée et défendue, est un défi de taille, qui n’est pas à la portée des timorés. Quant à l’éradication de la machinerie contre la vie, de son industrie lucrative et de ses narrations d’endoctrinement, elle entraînera des sacrifices, des épreuves, des actions et des témoignages héroïques. Cependant, en tant que chrétiens et en tant que peuple de la vie, notre rôle n’est pas de calculer les coûts mais de mener le bon combat :

« Assaillis par les opinions les plus opposées, alors que beaucoup rejettent la saine doctrine au sujet de la vie humaine, nous sentons que s’adresse aussi à nous l’adjuration que Paul faisait à Timothée : “Proclame la parole, insiste à temps et à contretemps, réfute, menace, exhorte, avec une patience inlassable et le souci d’instruire” (2 Tm 4, 2) » – Evangelium Vitae, n° 82.


Une voix dans le désert

On dit qu’il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Les êtres humains sont souvent aveuglés par leurs préjugés et leurs désirs égoïstes, cherchant leurs propres intérêts, et faisant tout pour passer devant tout le monde. L’histoire tragique de la guerre, de l’oppression, de l’inégalité et de bien d’autres choses encore témoigne de ce qui se passe lorsque les gens sont aveuglés par le pouvoir, la cupidité, la luxure et l’envie. Avec une perspective biaisée, ces personnes voient le monde et ceux qui les entourent comme des moyens d’arriver à leurs fins - soit comme une menace à conquérir, soit comme une possibilité à exploiter.

Pour briser la façade des mensonges créés par la culture de la mort, qui nient la valeur, la dignité et les droits de la personne, en particulier des enfants à naître, nous devons rappeler aux personnes qui s’en désintéressent la valeur inhérente de la vie humaine, informer les consciences de la vérité sur la dignité humaine et inciter – et même recruter – les gens à participer à la « campagne en faveur de la vie humaine ».

Nous suivons de nobles traces.

Saint Jean-Baptiste a été envoyé pour préparer le chemin du Seigneur, pour appeler le peuple de Dieu à la repentance. « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : “Rendez droit le chemin du Seigneur” » (Jean 1:23). Mû par l’urgence, et pour accomplir la mission qui lui a été confiée, Jean ne laisse rien le dissuader de dire la vérité. Par exemple, sa détermination à appeler Hérode Antipas – qui avait une relation adultère – à la repentance, est ce qui a conduit à l’arrestation de Jean, à son emprisonnement et finalement à son exécution. Jusqu’à l’instant de la mort, Jean a appelé les personnes de tous bords à se repentir et à se détourner du péché, pour se tourner vers Dieu.

Le Dr Martin Luther King, Jr. s’est attaqué à une blessure profondément enracinée aux États-Unis et s’est courageusement opposé au discours culturel dominant et à ceux qui détiennent le pouvoir et l’influence. Il a exigé la justice et l’égalité, en défendant la dignité humaine de son prochain. Comme Jean-Baptiste, le Dr King était conscient de l’urgence de la situation et n’a jamais dévié de sa mission. Il a également précisé que les lois devaient être en harmonie avec la loi morale. Depuis sa cellule de prison à Birmingham, il nous a rappelé qu’« une loi juste est un code créé par l’homme qui s’accorde avec la loi morale ou la loi de Dieu. Une loi injuste est un code qui n’est pas en harmonie avec la loi morale ». De même que le Dr King a refusé de laisser l’obscurité et l’injustice régner, nous devons nous aussi refuser de laisser l’injustice et la violence contre notre prochain, l’enfant à naître, régner.

Lors du National Prayer Breakfast à Washington, D.C. en 1994, Mère Teresa a osé ouvrir son cœur et son intelligence pour dire ce qu’elle pensait d’une question cruciale, le droit à la vie :

« Par l’avortement, la mère n’apprend pas à aimer, mais va jusqu’à tuer son propre enfant pour résoudre ses problèmes. Et, par l’avortement, on dit au père qu’il n’a pas à assumer la moindre responsabilité pour l’enfant qu’il a engendré. Un tel père pourra être porté à mettre d’autres femmes dans le même pétrin. L’avortement ne fait donc qu’entraîner d’autres avortements. Tout pays qui accepte l’avortement n’apprend pas à ses habitants à aimer, mais à utiliser n’importe quelle violence pour obtenir ce qu’ils veulent. C’est pourquoi le plus grand destructeur d’amour et de paix est l’avortement. »

Mère Teresa ne s’est pas souciée de savoir si ses paroles pouvaient être offensantes pour certains, ou ce que les autres pouvaient penser d’elle. Elle était consumée par l’urgence de la situation.

Nous aussi, nous faisons face à un problème urgent !

Le massacre et l’exploitation des enfants à naître

Nous avons affaire à un entêtement, à un refus de dénoncer une injustice. La même tendance qui a conduit des pans entiers du monde à nier l’identité et la valeur des personnes de couleur et d’autres races asservies se manifeste aujourd’hui dans la façon dont les enfants à naître sont traités et considérés.


Les partisans de l’avortement et du prélèvement de leurs tissus et parties du corps dépeignent l’enfant à naître comme un objet humain sans valeur, et non comme une personne dotée d’une pleine dignité. Cela reviendrait à dire qu’un Afro-Américain n’est pas une personne à part entière en raison de la couleur de sa peau. Soit vous êtes une personne humaine, soit vous ne l’êtes pas ; la qualité de personne est inséparable de l’humanité. Malgré la pléthore d’euphémismes soigneusement élaborés pour jeter un voile de confusion sur la vie de l’enfant à naître, cette nouvelle vie, dès le moment de la conception, est un être humain vivant, une personne humaine dotée d’une dignité inaliénable et immuable.

Les actes intrinsèquement mauvais, comme l’avortement et le prélèvement de tissus et de parties du corps d’enfants à naître avortés, sont fondamentalement contraires à la loi morale ; leur objet moral est le mal. Ils ne peuvent être pratiqués en aucune circonstance, et c’est un péché grave que d’approuver ou de promouvoir délibérément ces actions. Le Catéchisme de l’Église catholique précise également qu’un acte intrinsèquement mauvais ne peut être justifié simplement parce que la personne qui l’accomplit avait l’intention d’en tirer du bien, ou en raison des circonstances environnantes.

« Il y a des actes qui par eux-mêmes et en eux-mêmes, indépendamment des circonstances et des intentions, sont toujours gravement illicites en raison de leur objet ; ainsi le blasphème et le parjure, l’homicide et l’adultère. Il n’est pas permis de faire le mal pour qu’il en résulte un bien » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1756).

La gravité de l’avortement se répercute à l’extérieur, infectant nos sociétés et nos cultures. Et l’industrie contre la vie épuise d’énormes ressources et multiplie la propagande pour nier l’humanité de l’enfant à naître et occulter la vérité. Une industrie macabre s’est développée à cause de l’avortement - la recherche et l’expérimentation médicale et pharmaceutique et le développement de produits de consommation. C’est l’utilisation utilitariste de personnes dans le cadre d’une entreprise sophistiquée, non visible à l’œil nu, que nous devons exposer, dénoncer et faire cesser. La recherche qui sauve des vies et qui est bénéfique doit préserver la dignité humaine, et non l’exploiter à son profit. La vie humaine est sacrée, elle n’est pas une marchandise manufacturée. La fin ne justifie jamais les moyens.

Nous devons nous unir et protester contre l’injustice et le mal de l’avortement, ainsi que contre son industrie macabre. De plus, nous devons exiger que les scientifiques universitaires, gouvernementaux et industriels cessent d’exploiter les enfants avortés et d’utiliser leurs restes pour la recherche dans n’importe quel domaine.


Nécessité de la prière et de la réparation

Nous ne pouvons prétendre croire qu’une simple force humaine puisse chasser les ténèbres de l’avortement et de sa répugnante industrie, et briser l’emprise de la culture de mort, qui pénètre profondément notre monde et s’insinue dans l’esprit et le cœur des gens. Pour vaincre le mal et contrer la culture de mort, nous devons nous mettre à genoux et prière, faire pénitence et offrir réparation.

Après beaucoup de prière et de réflexion, et dans le but d’attirer davantage l’attention sur le sort des enfants à naître, Human Life International (HLI) inaugure « Une journée de prière et de réparation pour le meurtre et les abus des enfants à naître ». Cet événement aura lieu chaque année le 31 mai, jour de la fête de la Visitation de la Vierge. Je demande à tous les pro-vie et aux personnes de bonne volonté, à tous les niveaux de la société ecclésiale et civile, de se joindre à moi et à la famille mondiale de HLI pour offrir cette prière et faire cet acte de réparation.

Par cet acte de prière, tout comme la Sainte Vierge, nous mettons clairement en évidence le Seigneur, et, par conséquent, la merveille de chaque enfant à naître caché dans le ventre de sa mère.

Lorsque l’archange Gabriel est apparu à la Vierge au moment de l’Annonciation, il lui a appris que sa cousine Elisabeth était enceinte. La Vierge se rendit en hâte chez Élisabeth pour s’occuper d’elle jusqu’à la naissance de son fils, Jean-Baptiste. Bien que l’Enfant divin ait déjà été conçu dans le sein de la Vierge, celle-ci ne l’avait dit à personne. Élisabeth, cependant, reconnut que l’Enfant Jésus était dans le sein de Marie et salua la Vierge en disant : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes et le fruit de vos entrailles est béni » (Luc 1:42). Et lorsque Marie répondit, Jean-Baptiste entendit la voix de la Vierge, fut sanctifié par cela, et tressaillit de joie dans le ventre d’Elisabeth. Le jeune Jean-Baptiste a tressailli de joie en rencontrant pour la première fois le Christ qui, dans le sein de la Vierge, attire à lui le monde entier, avant même sa naissance.

Il y a non seulement une joie profonde dans la rencontre entre sainte Elisabeth et la Vierge, mais aussi un sens profond de la réalité de l’humanité. La rencontre entre les deux femmes est en fait la rencontre de quatre personnes, même si saint Jean et le Divin Enfant sont cachés sous le ventre proéminent de leurs mères. L’Évangile nous rappelle la vérité fondamentale de la dignité de toute vie humaine. C’est pourquoi HLI a choisi la Visitation de la Vierge pour inaugurer la Journée de Réparation.

Les crimes contre la vie humaine, en particulier contre l’humanité de l’enfant à naître, ne cesseront jamais si nous n’exigeons pas leur fin, leur fin complète et sans équivoque. L’heure est venue de faire preuve de solidarité avec les enfants à naître. Soyons unis dans cet effort, en témoignant de la Vérité.

Cliquez ici pour réciter la « Prière de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître », composée par HLI. La prière est disponible en anglais, espagnol, italien, français, allemand et autres langues. Elle est en format PDF et peut donc être téléchargée, copiée et distribuée.

Unissons-nous par cet acte de prière et de réparation, en étant solidaires contre le mal de l’avortement et de son industrie de la mort. Avec la grâce de Dieu, nous mettrons fin à ces crimes.


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23 février, 2021

Pamela Acker précise et source ses affirmations sur l’utilisation de cellules provenant de bébés avortés pour produire de nombreux vaccins COVID-19 (traduction intégrale)

A la suite de l’entretien accordé à la mi-janvier par Pamela Acker à John-Henry Westen pour LifeSite, Pamela Acker a vu certaines de ses affirmations sur l’inacceptabilité de l’utilisation de lignées cellulaires trouvant leur origine dans des fœtus avortés contestés par des lecteurs. D’autres ont demandé des éclaircissements et des précisions.

Je vous propose ci-dessous ma traduction intégrale de sa réponse publiée vendredi dernier par LifeSite, où figure la totalité des sources citées par Pamela Acker par le biais de liens actifs. Il est donc possible à chacun de vérifier le sérieux de ses dires. – J.S.

*

Un certain nombre de questions ont été posées à LifeSiteNews à propos d’une interview que j’ai donnée à John-Henry Westen le 12 janvier 2021 [traduction française intégrale ici]. On m’a demandé de répondre à certaines de ces questions, en commençant par des interrogations sur l’origine de la lignée cellulaire HEK-293, qui a été utilisée dans le développement de nombreux vaccins COVID actuellement à l’essai.

Frank Graham, le chercheur qui a développé cette lignée, a tiré son nom de son origine (rein embryonnaire humain) et aussi de la méthode qu’il a utilisée pour numéroter ses expériences (c’était la 293e). Dans l’interview accordée à LifeSite, j’ai émis l’hypothèse que cette lignée cellulaire pourrait avoir été le fruit de centaines d’avortements. D’aucuns ont remis cette hypothèse en question, affirmant que Frank Graham lui-même a déclaré que ladite lignée cellulaire était basée sur un seul avortement et deux expériences. Il est allégué que par conséquent, c’est l’affirmation selon laquelle un seul avortement a été pratiqué qui est correcte, ce que cela a des répercussions sur la nature morale de la décision d’utiliser ou non ces vaccins entachés par l’avortement.

Plusieurs aspects de ce raisonnement doivent être abordés. Le premier est celui qui concerne le développement d’une lignée cellulaire.

Lorsqu’une lignée cellulaire est développée (qu’il s’agisse d’une lignée cellulaire humaine ou animale), elle est généralement produite à partir d’un échantillon de tissu provenant d’un seul individu (les lignées cellulaires hybrides font exception). Ainsi, d’une part, il est techniquement correct de dire que la lignée cellulaire a été développée en utilisant un seul bébé avorté.  Cependant, cela ne donne pas une idée exacte du nombre de vies qui ont été réellement sacrifiées dans le processus de développement d’une lignée cellulaire de fœtus avorté.

Une analogie peut être utile ici. Supposons que je fasse un gâteau pour l’anniversaire d’un ami. Je ne suis pas excellent pâtissière, alors la première tentative échoue parce que j’ai ajouté une mauvaise quantité de farine. Ensuite, j’essaie une deuxième fois de faire un gâteau et j’oublie d’ajouter la levure chimique ; ce gâteau ne monte pas et je dois le jeter. La troisième fois, un enfant en bas âge le fait peut-être tomber par terre. Finalement, au quatrième essai, je parviens à produire une pâtisserie comestible. Maintenant, il serait techniquement vrai de dire que le gâteau nécessite exactement la quantité d’ingrédients que j’ai mis dans le quatrième gâteau, mais il serait plus exact (surtout si je dois comptabiliser les achats dans le budget familial) d’admettre que les matières premières nécessaires comprennent également celles des trois gâteaux ratés.

Malheureusement, comme John-Henry Westen l’a montré récemment au travers d’un document, il n’est pas rare que les chercheurs en vaccins dissimulent de la même façon en évoquant l’utilisation de tissus fœtaux avortés dans leurs recherches. Le Dr Stanley Plotkin, qui a fait une déposition de neuf heures sur son travail avec des tissus de fœtus avortés dans des vaccins, a publiquement affirmé que seuls deux avortements étaient impliqués dans la création des lignées cellulaires utilisées dans les vaccins. Bien qu’il ne s’agisse pas techniquement d’un mensonge manifeste, cette affirmation ignore les 74 autres fœtus avortés qui ont été utilisés dans les expériences menées par le Dr Plotkin lui-même alors qu’il travaillait sur la mise au point de vaccins à base de cellules de fœtus avortés. En fait, il ne compte que les avortements qui ont abouti au « produit fini » et non ceux qui ont été impliqués dans la recherche et le développement qui ont rendu les lignées cellulaires possibles. Cela induit en erreur ceux qui tentent d’évaluer la gravité de l’utilisation de ces lignées cellulaires.

L’affirmation selon laquelle la lignée HEK-293 a été développée en utilisant un seul bébé avorté est tout aussi imprécise. Les carnets de Frank Graham de l’époque où il travaillait à l’université de Leyde n’ont pas été publiés, mais il y a des indices dans d’autres documents de recherche publics qui montrent que son travail a impliqué davantage que le seul spécimen final dont HEK-293 a été dérivé. Un article de 2002, par exemple, traite des expériences réalisées sur HEK-218 et HER-224 (rétine d’embryon humain), qui ont toutes deux été attribuées à M. Graham et qui suivent son schéma de désignation. À l’heure actuelle, on ne sait pas exactement combien de bébés ont été avortés pour ses recherches, et il est probable que le public n’en saura rien, à moins que M. Graham ne décide de rendre ses carnets publics.

L’utilisation de multiples bébés avortés pour développer des lignées cellulaires (en raison de multiples tentatives infructueuses de produire quelque chose de viable et de suffisamment robuste) a été régulièrement documentée.  De nombreuses lignées cellulaires de fœtus avortés (et toutes les lignées cellulaires de fœtus avortés utilisées dans les vaccins actuellement autorisés) sont l’aboutissement d’une série d’expériences qui ont inclus de multiples fœtus avortés. Ces informations sont publiées dans leur intégralité sur le site web « Children of God for Life », mais une brève liste suffira pour nos besoins :

a.  La lignée cellulaire WI-38 (utilisée dans les vaccins ROR et contre le zona) provient du 32e bébé qui a été utilisé dans une série d’expériences. Les autres lignées cellulaires qui sont sorties de l’Institut Wistar comprennent la lignée WI-26 (provenant du 20e bébé) et la lignée WI-44 (du 38e bébé).

b.  La lignée MRC-5 (utilisée dans les vaccins contre l’hépatite A, la rougeole et le zona) a nécessité 5 avortements avant de se développer.

c.  WALVAX2, la lignée cellulaire fœtale avortée la plus récente, provient du 9e bébé avorté d’une série.

d.  RA273, qui est le virus utilisé dans le vaccin contre la rubéole, provient du 27e bébé avorté dans le but de trouver le virus. Les mères qui ont été infectées par le virus de la rubéole pendant leur grossesse ont été activement encouragées à avorter. Quarante autres avortements volontaires de bébés exposés à la rubéole ont été pratiqués par la suite, bien que la souche RA273 soit celle qui a finalement été utilisée dans la préparation finale du vaccin.

Bien que le nombre d’avortements impliqués dans la production de ces lignées cellulaires devrait nous consterner, il convient de souligner ici qu’un seul avortement suffit à rendre illicite l’origine d’une lignée cellulaire. Nous ne devons pas nous bercer d’illusions en pensant que moins d’avortements rendraient la chose plus acceptable. Comme je ne suis pas un théologien moral, je renvoie le lecteur aux déclarations du père Phil Wolfe, du père Chad Ripperger, du père Michael Copenhagen et de Mgr Athanasius Schneider à ce sujet. C’est un point d’une importance capitale pour les catholiques : il ne suffit pas de prétendre que la participation au processus d’avortement est « matérielle » et « lointaine » lorsque les sous-produits de ces avortements sont acceptés et utilisés.

Une autre question soulevée à propos de l’utilisation de cellules foetales avortées dans les vaccins COVID consiste à dire que cette utilisation ne provoquerait pas un scandale suffisant pour qu’elle soit interdite aux fidèles, et qu’elle n’entraînera certainement pas une utilisation accrue de foetus avortés dans la recherche sur les vaccins. Hélas, ce n’est tout simplement pas vrai.

L’utilisation de lignées cellulaires de fœtus avortés dans la recherche médicale, à quelque niveau que ce soit, alimente une acceptation croissante de l’utilisation de bébés avortés dans d’autres types de recherche médicale - tant en termes de quantité de recherches effectuées que de l’escalade dans la monstruosité. Ce problème est indépendant du nombre initial d’avortements engagés pour obtenir une lignée cellulaire et ne pourra qu’être exacerbé par l’acceptation des vaccins COVID dérivés du HEK-293.

Quelques exemples devraient suffire, mais on pourrait en citer beaucoup d’autres :

a.   L’histoire est longue des nouvelles lignées cellulaires fœtales avortées qui ont été développées pour remplacer des lignées cellulaires plus anciennes et sénescentes (les lignées cellulaires provenant de fœtus avortés s’éteignent et ne sont pas véritablement immortelles). Les lignées IMR-90 et IMR-91, développées à la fin des années 1970 et au début des années 1980, sont des lignées cellulaires sur mesure obtenues à partir d’avortements afin d’imiter les lignées WI-38 et MRC-5. WALVAX2, qui a été développé en 2015, visait à offrir aux chercheurs un remplacement à ces deux mêmes lignées cellulaires, qui étaient désormais en diminution ou difficiles à obtenir au niveau international.

b.  L’utilisation croissante de lignées cellulaires de fœtus avortés conduit à s’intéresser à la recherche sur les cellules souches embryonnaires (E.S.), qui implique la création et la destruction de la vie humaine en continu. Un article paru dans le Scientific American rapporte ainsi : "Les lignées de cellules fœtales du commerce sont d’une utilité limitée pour les scientifiques car elles n’imitent pas fidèlement les tissus natifs et ne représentent qu’un sous-ensemble des types de cellules : WI-38 et MRC-5, par exemple, ont été dérivées de poumons de foetus. Les lignées peuvent également accumuler des mutations après s’être reproduites in vitro au fil du temps". En 2018, après la résiliation d’un contrat fédéral portant sur les tissus fœtaux humains, 64 institutions médicales et scientifiques ont signé un appel au Congrès pour qu'il ne perturbe pas leur approvisionnement en tissus fœtaux.

c.  La législation autorisant la recherche sur les tissus fœtaux avortés et les cellules souches embryonnaires s’est considérablement développée au cours des dernières décennies. En 1993, le président Clinton a annulé un moratoire de cinq ans sur la recherche sur les tissus de fœtus avortés. En 2001, le président Bush a ouvert le domaine de la recherche sur les cellules souches embryonnaires (CSE) en autorisant l’expérimentation sur des « embryons déjà existants ». En 2009, le président Obama a encore assoupli les restrictions sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires, permettant aux chercheurs d’obtenir délibérément davantage de cellules souches embryonnaires. Les décrets de Bush et d’Obama ont permis le financement fédéral de la recherche sur les cellules souches embryonnaires ; dans le même temps, les universités trouvaient déjà des moyens de contourner la législation gouvernementale qui restreignait la recherche, et elles utilisaient les CSE sans tenir compte des réglementations fédérales.

d.  Des sondages Gallup indiquent que le pourcentage de la population américaine qui pense que la recherche sur les cellules SE est moralement acceptable a augmenté de 14 % entre 2002 et 2020 – si bien qu’aujourd’hui près d’un tiers de tous les Américains affirment  n’être en rien gênés par cette recherche.

e.  Planned Parenthood a été accusé de manière répétée de faire du trafic de tissus provenant d’avortements pratiqués dans ses installations, et indépendamment du fait que la société « tire profit » ou non de ces tissus, elle les fournit certainement aux chercheurs sous le couvert de « dons de tissus ».

f.  Des tissus fœtaux avortés sont maintenant utilisés dans des expériences qu’il serait contraire à l’éthique d’effectuer sur des êtres humains vivants et qui ne peuvent être décrites que comme monstrueusement grotesques : comme fabriquer des souris « humanisées » pour mener des expériences sur les lésions à long terme des organes dans des modèles de maladie.  Selon un rapport publié en 2015 dans Scientific American, « Chaque mois, Lishan Su reçoit une petite éprouvette sur glace d’une entreprise de Californie. On y trouve un morceau de foie provenant d’un fœtus humain avorté entre 14 et 19 semaines de grossesse ». Dans une recherche publiée par Yash Agarwal et al. en 2020, la peau, le cuir chevelu, le foie, le thymus et la rate de fœtus avortés ont été récoltés et greffés sur des souris. Les images de cheveux de bébé sur le dos des animaux, qui ont été publiées dans le cadre de l’article de recherche, sont profondément troublantes.

Deux autres points concernant le témoignage de M. Graham sur la lignée HEK-293 méritent d’être mentionnés : le fait que les cellules qu’il a utilisées pour son expérience étaient dans le congélateur au moment de son arrivée au laboratoire et qu’il avait cru comprendre que l’avortement avait été pratiqué à des "fins thérapeutiques" car l’avortement n’était pas légal dans le pays à l’époque. Aucun de ces faits ne change la nature de la lignée cellulaire HEK-293 ou son statut moral douteux.

En particulier, le fait que les cellules aient été conservées dans le congélateur donne plus de crédit à la déduction selon laquelle HEK-293 provient d’un fœtus avorté. Le succès et la longévité de HEK-293 suggèrent que le spécimen était remarquablement bien adapté à la culture. En raison de l’impossibilité biologique de créer une lignée cellulaire vivante à partir de tissus morts, et de l’improbabilité pratique et biologique d’obtenir des tissus vivants à partir d’un fœtus avorté (fausse couche), il est beaucoup plus probable que le bébé dont HEK-293 est issu ait été avorté et vivant au moment de l’extraction du tissu - ou tout au plus décédé depuis quelques instants seulement. Dans une interview donnée à ALL, le Dr. C. Ward Kischer, embryologiste et professeur émérite d’anatomie du Collège de Médecine de l’université de l'Arizona, a déclaré ce qui suit concernant les cellules obtenues pour des lignées cellulaires de fœtus avortés : « Pour pouvoir maintenir 95 % des cellules, le tissu vivant devrait être préservé dans les 5 minutes suivant l’avortement. (…) En moins d’une heure, les cellules auraient continué à se détériorer, rendant le spécimen inutile. »

Pour finir, je sais qu’un certain nombre de questions ont également été posées à LifeSite au sujet des avortements par césarienne, et cela rejoint la déclaration de M. Graham sur les avortements thérapeutiques. Je vais citer directement un article de Children of God for life qui comprend des sections d’articles scientifiques décrivant comment ces avortements « thérapeutiques » sont pratiqués :

Les scientifiques ont noté qu’il s’agissait de fœtus intacts (et non d’embryons, soit dit en passant, puisque la plupart ont largement dépassé le stade embryonnaire).  Tout comme les avortements de New York obtenus par césarienne, ceux pratiqués à l’hôpital Lying-in/Women’s Hospital de Boston entre la fin des années 1940 et le début des années 1950 étaient également réalisés ainsi.

Selon les docteurs Enders et Wells, qui ont remporté le prix Nobel pour leurs recherches sur la polio :

Cela a été obtenu sous précautions stériles au moment d’une hystérotomie abdominale pour des raisons thérapeutiques. Des embryons de 12 à 18 semaines de gestation ont été utilisés. Rarement, des tissus ont été obtenus à partir de fœtus mort-nés, ou de prématurés lors de l’autopsie... Dans les expériences sur la propagation prolongée du virus, trois sortes de matériaux embryonnaires ont été utilisés : des éléments de peau, de tissu conjonctif et de muscle ; du tissu intestinal ; du tissu cérébral. Les tissus embryonnaires étaient préparés de la manière suivante. Chaque fois que cela était possible, l’embryon était retiré de la poche amniotique en prenant des précautions stériles, transféré dans une serviette stérile et maintenu à 5° C jusqu’à la dissection. [11]

Pour expliquer cela plus en détail, le type d’avortement pratiqué - « hystérotomie abdominale » – qui est un type de césarienne, et non une hystérectomie – était un indice révélateur de ce que faisaient ces médecins. Selon le Journal of Obstetrics and Gynecology, parce que l’hystérotomie abdominale est considérée comme une chirurgie majeure et non comme une méthode de routine pour mettre fin à une grossesse précoce, ils ont précisé : « Elle n’est pratiquée que dans des circonstances particulières, par exemple lorsqu’une stérilisation est nécessaire en plus de l’interruption de grossesse, comme dans le cas d’une maladie cardiaque, du diabète, de la tuberculose ou d’une maladie mentale. Sinon, elle est employée après le deuxième trimestre. »

Le Dr Gonzalo Herranz, professeur d’histologie et d’embryologie générale à l’Université de Navarre, en Espagne, qui est un fervent défenseur de la vie et s’oppose catégoriquement à ce type de recherche, décrit comment les avortements devraient idéalement être pratiqués lorsque du matériel fœtal est utilisé :

« La bonne manière consiste à avoir recours à la césarienne ou à l’ablation de l’utérus. C’est la seule façon de garantir la stérilité bactériologique. Dans les deux cas, donc, pour obtenir des cellules embryonnaires à mettre en culture, il faut adopter un avortement programmé, en choisissant l’âge de l’embryon et en le disséquant de son vivant pour prélever des tissus à placer dans un milieu de culture ». [12]

Citation 11 : Thomas H. Weller, John F. Enders, Frederick C. Robbins et Marguerite B. Stoddard ; Studies on the Cultivation of Poliomyelitis Viruses in Tissue Culture : I. The Propagation of Poliomyelitis Viruses in Suspended Cell Cultures of Various Human Tissue ; Journal of Immunology 1952;69;645-671

Citation 12 : Pietro Croce, MD, Vivisection or Science - a choice to make, Fetal Experimentation-Over the top ; Part 1, p. 99-108.CIVIS, 1991, Fondation Hans Ruesch.


En raison de la nécessité de maintenir une culture stérile de tissus pour le développement d’une lignée cellulaire, il semble raisonnable de conclure qu’il aura fallu - au minimum - un arrangement préalable pour obtenir des tissus stériles et non macérés du foetus utilisé pour la HEK-293. Le moyen le plus simple et le plus sûr d’y parvenir est la méthode chirurgicale d’extraction du fœtus entier que j’ai décrite dans mon interview et qui est citée ci-dessus.

En tant que catholiques, nous devons nous en tenir à l’instruction selon laquelle nous avons l’obligation de nous opposer au mal moral que représentent les lignées cellulaires de fœtus avortés dans les vaccins. Je terminerai par les mots du Catéchisme du Concile de Trente, qui enseigne si clairement quelle doit être notre réponse aux vaccins liés à des foetus avortés, dans son explication de la pétition "délivrez-nous du mal" qui nous a été donnée dans le Notre Père (c’est moi qui souligne) :

Il faut engager fortement les Fidèles, à l’exemple du Prophète, à prier de cette manière vraiment salutaire, et bien leur montrer la différence qui existe entre la prière des infidèles et celle des Chrétiens.

C’est qu’en effet les infidèles prient aussi et avec ardeur. Ils demandent à la Divinité la guérison de leurs plaies et de leurs maladies, ils la supplient de les faire sortir des maux qui les accablent, ou qui les menacent. Mais en même temps, ils placent le principal espoir de leur délivrance dans les remèdes de la nature ou de l’art. Ils vont plus loin même, car ils acceptent sans scrupule les remèdes du premier venu, quand même ils sauraient que ces remèdes ont été préparés avec sortilèges, magie et intervention du démon. Il suffit pour les déterminer qu’ils aient le moindre espoir de recouvrer la santé.

Mais la conduite des Chrétiens est bien différente. Dans leurs maladies, dans leurs adversités, Dieu est leur principal refuge et, à vrai dire, leur seul soutien. Précisément parce qu’ils Le reconnaissent, et L’adorent comme l’Auteur de tout bien, et leur Libérateur, ils n’oublient point que les remèdes n’ont de vertu curative que celle que Dieu leur a donnée, et par suite qu’ils ne sont utiles aux malades qu’autant que Dieu le veut. La médecine en effet vient de Dieu, qui l’a donnée Lui-même aux hommes pour guérir leurs maladies. De là ces paroles de l’Ecclésiastique: « Le très Haut a fait produire à la terre les remèdes, et l’homme prudent ne les dédaignera pas. » Aussi ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ne mettent point dans ces remèdes leur principal espoir de guérison ; mais ils se confient surtout en Dieu qui est le Créateur même de la médecine.

C’est pourquoi nos Saints Livres reprennent fortement ceux qui ont trop de confiance dans la science, et ne demandent aucun secours à Dieu. Il y a plus, ceux qui mènent une vie conforme aux préceptes du Seigneur, s’abstiennent de tous les remèdes que Dieu n’a pas destinés à cette fin ; quand même ils seraient assurés de guérir par ce moyen, ils ne laisseraient pas de les avoir en horreur comme des artifices et des enchantements du démon. [C’est moi qui souligne.]

Il ne devrait pas être nécessaire de recourir à une argumentation extraordinaire pour établir que Dieu n’a pas voulu que les corps des bébés assassinés soient utilisés à des fins médicales. Abstenons-nous donc de ces vaccins souillés par l’avortement et ne soyons pas coupables de refuser de suivre les lois de Dieu.

Pamela Acker

© leblogdejeannesmits pour la traduction.

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© leblogdejeannesmits

16 mars, 2016

Proposition macabre au Royaume-Uni : laisser les fœtus non viables aller à terme pour récupérer leurs organes

La NHS, système de santé publique britannique, vient de subir une vague de protestations après qu’un médecin spécialiste des greffes d’organes a suggéré que les femmes portant un enfant gravement handicapé ou « endommagé » soient encouragées à porter leur grossesse à terme, de manière à permettre la récupération des organes sur le bébé après la naissance. La proposition a été faite lors de la rencontre annuelle de la British Transplantation Society à Glasgow.
La proposition est si choquante que la SPUC (Society for the Protection of Unborn Children), la plus ancienne et la plus importante des associations provie du Royaume-Uni, a assorti le communiqué de protestation qu’elle a publié aujourd’hui de l’annonce qu’elle allait « enquêter » sur les faits. Mais les multiples sources auxquelles renvoie son communiqué ne laissent guère planer le doute sur la véracité de l’incident lui-même. Il reste maintenant à découvrir d’où émane cette proposition macabre et si la NHS s’apprête en effet à mettre en place un soutien spécifique pour ces femmes comme l’assure le tabloïde The Sun – à moins que ce ne soit déjà fait.
A l’heure actuelle, au Royaume-Uni, la grande majorité des femmes enceintes informées du dépistage d’un handicap grave chez leur enfant ou d’un trouble survenu au cours de la grossesse, décident d’avoir recours à l’avortement « médical », et ce d’autant plus si le bébé n’a guère de chances de survivre à la naissance.
Un vrai gâchis…
Après avoir fait pression pendant des années pour le « droit » des femmes à anticiper sur cette mort quasi certaine – la dernière campagne en date est en cours en Irlande du Nord où précisément cette raison d’avorter n’est pas légalement admise – voici donc que le lobby de la mort propose de changer de méthode. Comme dans le cas de l’avortement dit « médical », la NHS est sur cette longueur d’onde au vu du manque chronique d’organes vitaux pour la transplantation : pouvoir disposer de bébés nés à maturité à l’issue de neuf mois de gestation assure d’avoir accès à des organes bien formés et de taille suffisante.
Après tout, on n’est plus dans le cas de la récolte d’organes et de tissus sur des « produits d’avortement » de premier ou de deuxième semestre, à l’image de ces prélèvements reprochés au Planned Parenthood aux Etats-Unis…
Au cours de ces deux dernières années, 11 bébés de moins de deux mois sont devenus « donneurs » d’organes (comme s’ils avaient le choix…) mais avec les nouveaux protocoles les médecins espèrent jusqu’à 100 « donneurs » par an.
Niaz Armad, chirurgien spécialisé dans les transplantations au St James University Hospital de Leeds, n’a pas d’états d’âme : « Nous envisageons de mettre cela publiquement en route en tant que source viable de transplatations d’organes au niveau national. Nombre d’employés de la NHS ne savent pas que ces organes peuvent être utilisés. Ils doivent être mis au courant. Ces organes peuvent être transplantés, ils fonctionnent, et ils fonctionnent sur le long terme. »
C’est le comble de l’utilitarisme : non seulement ces enfants porteurs de défauts sont jugés bons pour l’élimination, mais celle-ci est retardée afin de pouvoir en tirer le maximum…
L’histoire ne dit pas, en effet, comment se déroulerait le prélèvement sur ces enfants que l’on ne laisserait survivre que pour les débiter en pièces détachées : quid des soins à ces nouveau-nés, de l’éventuelle réanimation ? Les organes seraient-ils prélevés à cœur battant ? Attendrait-on la mort naturelle ? La hâterait-on par la privation d’aliments ?
La prochaine étape se dessine tout aussi clairement : une fois le tabou de l’infanticide levé (pour celui de l’avortement c’est fait depuis longtemps), pourquoi ne pas demander aux mères qui veulent avorter pour des raisons de commodité, économiques ou autres pendant les délais légaux qui en Angleterre sont fixés à 24 semaines de grossesse, de conserver leur « fœtus » le temps qu’il devienne apte à « sauver des vies », comme ils disent ? Il sera toujours temps d’aller encore plus loin…
Mais pour l’heure, il est « seulement » question de bébés atteints d’affections comme l’anencéphalie, diagnostiquée à 12 semaines et de manière générale incompatible avec la vie : leurs reins, cœur, poumons, foie et autres organes sont quant à eux en bon état.
Le responsable de NHS Transplants, James Neuberger, a d’ores et déjà déclaré : « Si une famille veut donner des organes ou des tissus de leur bébé nous les aiderons et nous les soutiendrons. »
Dans le cas contraire, on les tue in utero, c’est aussi simple que cela…

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...