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29 avril, 2021

Vaccins et cellules fœtales avortées : la réponse de Pamela Acker à Emmanuele Barbieri de “Corrispondenza Romana”


Un débat de fond, pas toujours très élégant, oppose aujourd’hui des catholiques – y compris traditionnels – favorables à la vaccination anti-COVID, y compris par des vaccins développés au moyen 
de lignées de cellules fœtales obtenues à partir de bébés avortés, et de ceux qui, à l’instar de Mgr Athanasius Schneider, estiment que ces vaccins « souillés par l’avortement », doivent ou devraient être refusés en conscience pour cette raison, rejetant par là même l’argument de la « coopération éloignée au mal » ou du « volontaire indirect ».

Dans un récent article paru sous la signature d’Emmanuele Barbieri dans Corrispondenza Romana, une charge violente a été menée contre Pamela Acker, l’une des porte-parole du mouvement d’opposition à l’utilisation de vaccins produits ou testés (voire les deux) au moyen de cellules fœtales avortées. Ses capacités scientifiques, sa bonne foi, ses motivations, et même ses capacités de raisonnement ordinaires sont attaquées. Je dois dire que l’ensemble est déplaisant, dans un contexte où l’on parle tout de même de choses graves.

Je vous avoue ne pas avoir la patience, du fait de sa tonalité, de traduire ce texte de Barbieri, qui reflète de toute façon la vision aujourd’hui majoritaire. Je vous propose plutôt, grâce à l’aide du CEP (Centre d’études et de prospective sur la science) qui m’a transmis une traduction par Roberto Bonato de la réponse de Pamela Acker à Barbieri dans LifeSite en m’autorisant aimablement à la diffuser.

C’est cette traduction, légèrement retouchée, que je vous propose de découvrir ci-dessous. Le texte m’a particulièrement intéressée par la qualité de ses sources. Vous noterez qu’il émane d’une femme qui a mis sa peau au bout de ses idées, puisqu’elle a mis fin à une prometteuse carrière universitaire pour ne pas collaborer à une étude dont elle a appris qu’elle aboutirait, en cas de réussite, à la production d’un vaccin réalisé au moyen d’une lignée de cellules souches fœtales. – J.S.


Vérités scientifiques, sophismes logiques et consentement au mal : 
une réponse à Emmanuele Barbieri

par Pamela Acker 

On m’a demandé à plusieurs reprises de répondre à un récent article d’Emmanuele Barbieri, « Vaccins COVID-19 : Vérités scientifiques et Fake News ». Je trouve décevant qu’un tel article gagne en audience auprès de personnes raisonnables, car il commence par un sophisme ad hominem, se termine par un empoisonnement du débat, et il est truffé d’arguments épouvantail et d’erreurs pures et simples. Le ton fait appel à la fois à l’émotion et  à l’autorité, car tout au long de son argumentation, l’auteur suggère – voire affirme carrément – que ceux qui ne sont pas d’accord avec lui sont soit ineptes, soit fourbes. En tout cela, il ignore la réalité du lien entre l’avortement et la science biomédicale – pourtant clairement documenté par les chercheurs eux-mêmes ] et contribue à la confusion croissante qui entoure la question du vaccin actuel contre le coronavirus, une technologie expérimentale contraire à l’éthique, imposée à la population à une échelle qui aurait été inconcevable il y a seulement un an.  

Malheureusement, cette réfutation sera beaucoup plus longue que l’article original, car il faut toujours plus de mots pour étayer une argumentation que pour gribouiller une diatribe.

Des problèmes dès le départ

Malgré son titre prometteur et sa prétendue tentative de faire la différence entre la science réelle et les « fake news », l’article de M. Barbieri contient des affirmations profondément inexactes sur l’histoire des lignées de cellules fœtales avortées et sur la science qui les sous-tend, notamment celles-ci :

–      Les preuves de l’existence des avortements par césarienne proviennent principalement de clips vidéo tournés par David Daleiden ; en réalité, elles proviennent de la littérature scientifique (1, 2, 3), notamment de plusieurs documents de recherche décrivant le développement des vaccins contre la polio.  

L’expérimentation sur le tissu fœtal était interdite avant la légalisation de l’avortement ; En réalité, de telles expériences ont été menées dès les années 1930 (1) et il y eut même des fournisseurs internationaux de tissus de fœtus avortés (notamment l’Institut Karolinska) tout au long des années 1950-70, qui ont continué à fournir des tissus de fœtus avortés pour la recherche jusqu’à ce jour.

Aucune expérimentation sur tissu fœtal n’a été réalisée dans l’intention de produire des vaccins ; en réalité, le développement du vaccin contre la polio a alimenté la recherche sur des lignées de cellules de fœtus avortés (1, 2, 3) et le vaccin contre la rubéole (4) a été produit à l’aide de virus obtenus à partir de fœtus avortés, au lieu d’utiliser simplement un écouvillon nasal sur un enfant infecté (comme cela a été fait au Japon). Il existe en effet une longue histoire de complicité entre les vaccins et l’avortement.

La quantité d’ADN fœtal résiduel dans les vaccins est négligeable, selon trois études statistiques hypothétiques (ayant toutes le même auteur principal) ; en réalité, les données expérimentales montrent que la quantité et la dimension de l’ADN fœtal présent dans les vaccins posent un réel problème, et peuvent atteindre 200 fois la limite de sécurité établie par l’Organisation Mondiale de la Santé. (5)

La recherche sur les vaccins et une carrière interrompue
par les cellules de fœtus avortés

Bien que cet article porte principalement sur la recherche sur les fœtus avortés et les vaccins, il semble prudent d’aborder le fait que M. Barbieri commence son commentaire en m’accusant de n’avoir « aucune expertise spécifique » et donc de n’être pas qualifiée pour parler des vaccins. Son argument repose principalement sur le fait que je n’ai pas de publications scientifiques à mon actif.  Il y a une raison très simple et très valable pour laquelle je n’ai publié dans aucune revue scientifque : le travail que j’ai effectué dans le domaine du développement de vaccins concernait un vaccin contre le VIH qui utilisait des lignées cellulaires HEK-293 dans le cadre du projet.  Mon propre volet de ce projet portait sur des lignées cellulaires éthiques (hamster chinois, souris et lignée cellulaire cancéreuse humaine) et a consisté à rechercher et à développer des façons d’utiliser de courts peptides de signalisation pour cibler le véhicule du vaccin – qui était en fait un vecteur viral, une technologie similaire à celle utilisée par les vaccins COVID-19 de Johnson & Johnson et AstraZeneca – afin qu’il soit directement capté par les cellules dendritiques, l’un des acteurs cellulaires les plus importants impliqués dans le déclenchement d’une bonne réponse immunitaire. J’ai quitté le laboratoire dans lequel je travaillais au bout de dix mois, lorsque j’ai découvert que les antigènes qui seraient utilisés dans le produit final du vaccin étaient produits sur des cellules de fœtus avortés – une décision qui était en accord avec les devoirs du chercheur décrits dans Dignitas Personae, en particulier les paragraphes 34 et 35.  Si j’avais figuré en tant qu’auteur sur l’un des articles en question (qui sont tous disponibles en ligne sur la page des publications du Dr Venigalla Rao (6), ma crédibilité aurait par la suite été entachée par le fait que mon nom était directement associé dans la littérature scientifique aux cellules de fœtus avortés.  

En ce qui concerne les commentaires de M. Barbieri sur mon livre, je le citerai intégralement ci-dessous (un grand merci à un ami italien qui a fourni une traduction de son article) : 

« Plus en détail, la seule publication connue de Pamela Acker - Vaccination : A Catholic Perspective, publiée par le Kolbe Center for the Study of Creation - traite de la question du vaccin COVID-19 de manière presque marginale (pp. 73-77, soit 5 pages sur 85) ; elle vise en fait à promouvoir le rejet de toute forme possible de vaccination. La thèse que le livre tente de démontrer (voir “Good Health”, pp. 80-83) est que tous les vaccins sont nocifs pour la santé  et devraient être remplacés par l’exercice en plein air, une alimentation saine et des remèdes naturels. Pamela Acker vient de comprendre que les découvertes faites par des scientifiques comme Edward Jenner, Louis Pasteur ou Robert Koch n’ont jamais été bénéfiques pour l’humanité ; elle veut persuader ses lecteurs que ces découvreurs ont tous perdu leur temps, mais ne parvient pas à fournir de preuves substantielles pour étayer une affirmation aussi audacieuse. »

L’affirmation selon laquelle ma thèse consisterait à dire que tous les vaccins devraient être remplacés par l’exercice, une alimentation saine et des remèdes naturels est au mieux fragile (je mets même en garde le lecteur catholique fidèle contre certains remèdes naturels) et constitue une simplification excessive de la thèse réelle, à savoir que l’idée de traiter la maladie par une intervention inefficace et artificielle – avant même que nous soyons exposés à l’agent pathogène – a besoin d’être remplacée par une compréhension appropriée du système immunitaire et de la manière de le soutenir tel qu’il a été conçu par Dieu pour nous protéger contre une grande variété d’expositions à la maladie, et pas seulement à l'égard des maladies contre lesquelles nous nous vaccinons habituellement.  Ces distinctions sont importantes : la thèse que M. Barbieri m’attribue faussement est beaucoup plus facile à rejeter que celle que je défends réellement.

Comme preuve, j’offre 85 pages d’arguments avec 379 notes de bas de page, qui incluent, parmi d’autres notions importantes, les faits suivants :

Les expériences de Jenner furent de nature anecdotique, entraînèrent une augmentation de l’incidence des maladies transmises par le sang chez les vaccinés et provoquèrent la mort prématurée des deux premiers vaccinés (son propre fils et un garçon du voisinage).  Tous deux décédèrent d’une tuberculose qui, très probablement, leur avait été transmise au cours du processus de vaccination. 
 
La baisse de mortalité due aux maladies qui fut observée au début de la vaccination a beaucoup plus à voir avec l’assainissement et l’amélioration des conditions de vie qu’avec quelque intervention médicale que ce soit faite à l’époque. 
 
La mise en avant de l’hypothèse des anticorps était fondée sur des expériences erronées avec deux types d’agents pathogènes qui se comportent de manière très différente de tout ce contre quoi nous nous vaccinons aujourd’hui. 
 
Les vaccins peuvent échouer, et échouent effectivement, à des fréquences qui rendent théoriquement impossible une immunité collective par la vaccination. 
 
Les vaccins déclenchent une chaîne d’activation immunitaire inappropriée qui conduit à l’activation de cellules auto-réactives.  Chez certains individus, ce phénomène se transformera en maladie auto-immune à part entière.  Chez d’autres, un processus similaire peut entraîner le développement de réactions allergiques à vie, lorsque le vaccin active les cellules immunitaires contre des substances inoffensives. 
 
Tous les vaccins présentent des contre-indications - des conditions qui peuvent mettre en danger la vie de certaines personnes - qui ne sont pas décelées avant l’administration des vaccins infantiles de routine. 
 
La vaccination de masse entraîne un remplacement des souches (un phénomène analogue à la résistance aux antibiotiques chez les bactéries) et peut déplacer la sensibilité de la population vers des tranches d’âge qui tolèrent mal la maladie visée. 
 
Le fait d’être passé par un processus d’infection par les maladies infantiles normales et d’avoir développé une réponse immunitaire normale à ces maladies, peut protéger contre le développement de maladies chroniques ultérieures au cours de la vie, notamment l’auto-immunité et le cancer.

En bref, l’induction de la réponse immunitaire par la vaccination est artificielle, temporaire et inférieure à l’immunité naturelle et, pour un nombre croissant de personnes, elle est carrément dangereuse.  Le système immunitaire est beaucoup plus complexe que tout ce que nous en comprenions dans les années 1800, et il fait intervenir des molécules et des processus que les premiers concepteurs et fournisseurs de vaccins n’auraient jamais pu imaginer.  Il n’est donc pas logique de continuer à utiliser sans discernement une intervention médicale archaïque qui a été mise au point dans l’ignorance absolue de cette prodigieuse complexité.  

Le lien entre l’avortement et les vaccins

Passons maintenant à la véritable question qui nous occupe : quelle est la nature du lien entre l’avortement et l’industrie des vaccins, en particulier tel qu’il se manifeste dans les vaccins actuels contre le coronavirus ?  Et en quoi cela est-il important ?

La thèse de l’article de M. Barbieri semble être non seulement que les vaccins dévéloppés à l’aide de fœtus avortés, y compris les vaccins à coronavirus récemment mis au point, sont éthiques et licites pour les catholiques, mais aussi que ceux qui choisissent de mener la guerre contre l’avortement sur le front de la suppression de la recherche biomédicale sur les tissus fœtaux sont mal avisés.  J’aborderai d’abord la première affirmation, qui semble reposer sur deux prémisses principales (si l’on écarte les erreurs mentionnées plus haut dans cet article) : les avortements qui ont donné lieu aux tissus pour les lignées cellulaires n’ont pas été obtenus dans le but de développer le vaccin, d’une part, et les vaccins eux-mêmes ne contiennent pas de cellules fœtales résiduelles ou de matériel biologique préoccupant, d’autre part. 

Les lignées cellulaires actuellement utilisées pour le développement du vaccin COVID-19 sont HEK-293 et PER C6 (7). M. Barbieri a raison de dire qu’aucune des deux lignées cellulaires n’a été fabriquée spécifiquement pour les vaccins :  HEK-293 a été produite à des fins de recherche fondamentale, et PER C6 a été produite pour cultiver des vecteurs adénoviraux (8). Toutefois, cette dernière lignée cellulaire, qui a été mise au point en 1995, a effectivement été produite spécifiquement dans l’optique d’une recherche biomédicale.  Selon le Dr Van Der Eb, « PER C6 a été fabriquée uniquement pour la fabrication pharmaceutique de vecteurs adénoviraux » (9). Ce sont ces mêmes vecteurs que Johnson & Johnson utilise pour développer son vaccin COVID-19, qui est produit sur la PER C6.  Il semble donc que le lien ne soit pas aussi éloigné que certains voudraient nous le faire croire.

Toutefois, même si les deux lignées cellulaires ont été produites sans l’intention d’être utilisées pour le développement de médicaments ou de vaccins, la déclaration de l’Église dans Dignitas Personae est claire quant au caractère illicite des lignées cellulaires entachées par l’avortement :  

« Un autre cas de figure à prendre en considération lorsque les chercheurs utilisent du « matériel biologique » d’origine illicite, produit en dehors de leur centre de recherche ou qui se trouve dans le commerce. L’Instruction Donum vitae a formulé le principe général à observer en ces cas: “Les cadavres d’embryons ou de fœtus humains, volontairement avortés ou non, doivent être respectés comme les dépouilles des autres êtres humains. En particulier, ils ne peuvent faire l’objet de mutilations ou autopsies si leur mort n’a pas été constatée, ou sans le consentement des parents ou de la mère. De plus, il faut que soit sauvegardée l’exigence morale excluant toute complicité avec l’avortement volontaire, de même que tout danger de scandale.” (10)
« A ce propos, demeure insuffisant le critère d’indépendance formulé par certains comités d’éthique, à savoir l’affirmation selon laquelle l’utilisation du « matériel biologique » d’origine illicite est éthiquement licite à condition qu’il y ait une séparation claire d’une part entre ceux qui le produisent, font congeler et font mourir les embryons et d’autre part les chercheurs qui développent des expériences scientifiques. Le critère d’indépendance ne suffit pas pour éviter une contradiction dans l’attitude de celui qui dit ne pas approuver l’injustice commise par d’autres, mais qui, dans le même temps, accepte pour son travail le « matériel biologique » que d’autres obtiennent par le biais de cette injustice. Quand ce qui est illicite est approuvé par les lois qui régissent le système sanitaire et scientifique, on doit se dissocier des aspects iniques de ce système, afin de ne pas donner l’impression d’une certaine tolérance ou d’une acceptation tacite des actions gravement injustes. (11)  (…) 
« Parfois on objecte que les considérations précédentes semblent supposer que les chercheurs de bonne conscience auraient le devoir de s’opposer activement à toutes les actions illicites menées dans le domaine médical, élargissant ainsi leur responsabilité éthique de manière excessive. Le devoir d’éviter la coopération au mal et le scandale touche en fait leurs activités professionnelles courantes, qu’ils doivent orienter de manière droite et à travers lesquelles ils sont appelés à rendre témoignage à la valeur de la vie, en s’opposant aux lois gravement injustes. C’est pourquoi il convient de préciser [qu'il existe un] devoir de refuser ce « matériel biologique » – même en l’absence de tout lien étroit des chercheurs avec les actions des techniciens de la procréation artificielle ou de ceux qui ont pratiqué l’avortement provoqué, et même en l’absence d’un accord préalable avec les centres de procréation artificielle. » (Italiques dans l'original).

Ainsi, nous voyons que l’argument selon lequel les lignées de cellules fœtales en question n’ont pas été spécifiquement développées pour être utilisées dans des vaccins n’est pas pertinent pour discuter de la licéité de leur utilisation.  Leur origine seule suffit à rendre illicite leur utilisation dans tout vaccin.

L’utilisation des « tests de confirmation » dans les vaccins Pfizer et Moderna

Un autre problème se pose dans le débat sur les vaccins actuels contre le coronavirus.  On a beaucoup parlé de l’expression « tests de confirmation » pour écarter les préoccupations éthiques concernant l’utilisation de cellules foetales avortées dans le développement des vaccins synthétiques à ARNm contre le coronavirus.  Cependant, ce n’est pas un simple test de confirmation après commercialisation qui a eu recours à ces cellules, comme le suggère l’expression et la façon dont elle est généralement présentée ; au contraire, des cellules de fœtus avortés ont été utilisées dans de multiples phases de conception et de développement pour les vaccins Pfizer et Moderna. La littérature scientifique met les choses au clair :

1. Un test fondamental, qui faisait partie intégrante de la phase de conception, a été effectué sur des cellules de fœtus avortés pour les vaccins Pfizer (12) et Moderna (13).  La protéine spike originale était instable lorsqu’elle n’était pas attachée au virus entier ; aussi les développeurs de vaccins ont-ils introduit quelques mutations dans la séquence (ainsi que quelques mutations supplémentaires pour stabiliser l’ARNm et éviter qu’il ne se dégrade trop rapidement dans l’organisme après la vaccination).  Les développeurs devaient vérifier que la nouvelle séquence d’ARNm synthétique générait bien la structure tridimensionnelle qu’ils attendaient.  Pour ce faire, ils ont modifié génétiquement des cellules humaines afin de produire la protéine spike mutée, puis l’ont extraite des cellules.  La production de la protéine a été réalisée dans des cellules HEK-293 (Pfizer a utilisé spécifiquement les cellules Expi293F, qui sont une lignée dérivée des HEK-293 originales).

2. Les cellules HEK-293 ont été utilisées pour tester l’expression de l’ARNm. Pour ce faire, les chercheurs ont placé l’ARNm développé pour le vaccin dans un milieu de culture avec des cellules humaines, ainsi que certains produits chimiques qui augmentent la capacité des cellules à absorber l’information génétique. Ils ont ensuite mesuré la quantité de protéine spike que les cellules ont fabriquée. Cette opération a été réalisée sur des cellules de fœtus avortés pour les vaccins Pfizer (12) et Moderna (14).

3. Des cellules HEK-293 ont été utilisées pour tester l’administration du vaccin via la nouvelle technologie des nanoparticules lipidiques.  Les chercheurs devaient voir s’ils pouvaient faire pénétrer l’ARNm dans les cellules à l’intérieur de nanoparticules, car ce serait la seule façon de gérer l’administration du vaccin chez une personne vivante. Le processus est très similaire au test que nous venons de décrire, sauf que l’ARNm est maintenant enfermé dans une nanoparticule lipidique et qu’aucun produit chimique spécial n’est utilisé. Cela a été fait dans des cellules de fœtus avortés pour le vaccin Moderna (15).  

4. Des cellules HEK-293T surexprimant l’ACE-2 ont été utilisées pour créer des pseudovirus pour un test de neutralisation visant à détecter la présence d’anticorps. Cela signifie que les concepteurs du vaccin avaient besoin de virus non infectieux pour déterminer si les personnes vaccinées produisaient des anticorps de liaison au virus. Ces pseudovirus (qui exprimaient les protéines spike mais n’infectaient pas réellement les humains) ont été cultivés dans des cellules de fœtus avortés et récoltées à partir de ces cultures cellulaires. Pfizer (12) et Moderna (16) ont tous deux utilisé des HEK-293 pour ces tests. 

Tout ceci démontre que l’implication des lignées de cellules de fœtus avortés est beaucoup plus importante que ne le suggèrent les récentes déclarations sur la moralité des vaccins – ce qui, en soi, justifierait la possibilité de demander respectueusement une réévaluation de ces arguments, car leurs points de départ sont inadéquats. Cela est spécialement pertinent quant à l’argument d’une coopération lointaine avec le mal, qui sera traitée dans une section ultérieure de cet article.  

Conséquences naturelles des violations de la loi naturelle

Des précisions doivent à nouveau être apportées concernant la deuxième raison pour laquelle M. Barbieri soutient que les vaccins à base de fœtus avortés peuvent être utilisés : l’idée selon laquelle les vaccins ne contiennent pas de cellules fœtales résiduelles ou de matériel biologique dangereux. Il est tout à fait vrai que les vaccins produits à partir de cellules fœtales avortées ne contiennent probablement pas de cellules humaines intactes : pour que les produits fabriqués dans les cellules soient utilisables dans un vaccin donné, les cellules doivent être lysées (par fracture de leur membrane) et leur contenu purifié pour éliminer le plus possible de débris cellulaires. À première vue, cela semble rassurant. Cependant, comme le sait tout scientifique ayant travaillé sur la purification du matériel moléculaire, aucun processus de purification – aussi rigoureux fût-il – ne permet d’obtenir une préparation absolument pure des matériaux souhaités.  Il restera toujours quelques débris.

Contrairement au Dr Paul Offit, qui se contente de faire des déclarations générales et souvent inexactes sur la sécurité des vaccins et la crédibilité de ceux qui les remettent en question, le Dr Theresa Deisher et ses collègues de Sound Choice Pharmaceuticals ont réellement mesuré la quantité d’ADN fœtal résiduel présent dans les vaccins. La limite de sécurité établie par l’OMS est de 10 nanogrammes (ng) d’ADN par dose – une limite qui a été revue à la hausse par un facteur de 1.000 depuis l’établissement initial des limites de sécurité dans les années 1980 (17). Malheureusement, il n’existe actuellement aucun contrôle obligeant les fabricants à se conformer réellement à ces directives, mais seulement la suggestion de procéder à une « évaluation des risques » pour chaque vaccin (18). Ce manque de surveillance a conduit à la production de vaccins contenant une quantité beaucoup plus importante d’ADN résiduel : le vaccin contre la rubéole contient 150 ng/dose, celui contre l’hépatite A 300 ng/dose et celui contre la varicelle 2 000 ng/dose (19) – soit une concentration double de celle de l’ingrédient actif du vaccin contre la varicelle. Ces fragments d’ADN sont généralement petits, en raison du processus de lyse cellulaire (qui peut également être suivi d’une digestion de l’ADN), mais cela ne réduit pas le risque que représentent les contaminants fœtaux. Au contraire, les fragments courts sont idéaux pour une mutation par insertion dans la cellule hôte (20). Cette mutation insertionnelle ne présente pas seulement un risque potentiel de cancer, mais aussi un risque de troubles du développement neurologique, notamment la schizophrénie infantile, les troubles bipolaires et l’autisme (21). Il est possible que l’ADN du fœtus humain puisse également induire une réaction auto-immune contre l’ADN de l’enfant lui-même, en particulier dans le vaccin contre la varicelle où la concentration est aussi élevée.  L’existence de ces conséquences ne devrait pas nous surprendre en tant que catholiques – la loi naturelle a clairement été violée dans la fabrication de ces vaccins, entachés comme ils le sont par le crime d’avortement, et nous devrions donc nous attendre à quelques conséquences biologiques naturelles de cette violation.

Coopération avec le mal et cause sérieuse

Si l’origine illicite des lignées cellulaires et le caractère illicite de leur utilisation par les chercheurs ont été amplement établies, le lecteur peut encore se demander : qu’en est-il de la distance qui me sépare de l’avortement original ?  Dois-je encore me demander si ces vaccins sont licites pour mon usage personnel, surtout au vu des récentes déclarations du Vatican et de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) ?

Il est évident que le patient qui reçoit le vaccin n’a pas le même degré de proximité avec le mal que le chercheur qui poursuit activement des expériences sur des lignées de cellules fœtales.  Même un technicien de laboratoire de Pfizer, qui travaille à la mise au point du vaccin mais n’a pas son mot à dire sur la façon dont les vaccins sont fabriqués, est moins coupable que le chercheur principal qui a d'abord décidé d’utiliser des lignées de cellules fœtales avortées. Cependant, soyons clairs sur ce que le Magistère enseigne réellement : il doit y avoir une raison grave et proportionnée pour justifier l’utilisation de ces vaccins.  Ce point est abordé précisément dans la conclusion du paragraphe 35 de Dignitas Personae :

« Dans ce cadre général, il existe naturellement des responsabilités différenciées et des motifs graves qui peuvent être moralement proportionnés pour justifier l’utilisation de ce “matériel biologique”. Par exemple, face à un danger pour la santé des enfants, les parents peuvent autoriser l’utilisation d’un vaccin pour la préparation duquel on s’est servi de lignées cellulaires d’origine illicite, restant sauf le devoir de tous d’exprimer leur propre désaccord à ce sujet et de demander que les systèmes de santé mettent à leur disposition d’autres types de vaccins. D’autre part, on doit tenir compte du fait que, dans les entreprises qui utilisent des lignées de cellules d’origine illicite, la responsabilité de ceux qui décident de l’orientation de la production n’est pas la même que la responsabilité de ceux qui n’ont aucun pouvoir de décision. » [Souligné dans l’original]

Un article récent écrit par un bon prêtre explique très clairement que, dans le cas du coronavirus SARS-CoV-2, la circonstance n’est pas grave, et donc la permission conditionnelle d’utiliser les vaccins contaminés par l’avortement ne s’applique pas.  Il déclare :  « On peut moralement accepter l’utilisation d’interventions thérapeutiques entachées par l'avortement, comme les vaccins, pour neutraliser une menace pour la santé, si toutes les conditions nécessaires suivantes sont réunies » :
1. Il n'existe pas d’intervention thérapeutique moralement irréprochable        disponible qui neutralise la menace sanitaire en question. 
2. Il doit exister une cause proportionnée pour le recours à une intervention thérapeutique entachée d’avortement, compte tenu des risques encourus. 
3. Il doit exister une menace grave et réelle pour votre santé ou celle d’autrui si vous vous abstenez de suivre l’intervention thérapeutique entachée par l’avortement qui est proposée. 
4. Il faut s’opposer au fait que l'avortement entache l’intervention thérapeutique.

Le Père explique ensuite, très clairement, que seul le critère n°4 peut être rempli dans la situation actuelle du coronavirus.  Cela indiquerait qu’il est inapproprié d’invoquer l’utilisation de la « cause grave » dans le débat actuel sur les vaccins. Je ne répéterai pas ici toutes ses déclarations, mais me contenterai de renvoyer le lecteur à son analyse dont le lien figure ci-dessus.

Malheureusement, l’absence de motif grave n’est pas une nouvelle pour ceux qui comprennent le fondement des arguments concernant les vaccins, l’avortement et la coopération avec le mal. Même le cas du syndrome de rubéole congénitale (SRC), qui a été utilisé par le passé pour établir une cause grave pour l’utilisation de vaccins qui utilisent des fœtus avortés, s’avère discutable comme point de départ pour l’argument moral d’une coopération licite avec le mal.  La diminution des cas de SRC ne fut pas la conséquence de la vaccination mais de la légalisation de l’avortement et de la baisse des taux de fécondité (22), et l’immunité de groupe contre la rubéole n’a pratiquement pas été affectée par l’utilisation des vaccins (23). Au lieu d’être plus protectrices, les vaccinations massives contre la rubéole (avec un vaccin dont le développement a nécessité au moins 99 avortements différents) ont au contraire tout d’abord augmenté l’incidence du SRC et ensuite rendu les mères enceintes plus susceptibles d’être sensibles à la maladie en cas d’échec du rappel vaccinal (24).

L’appropriation du mal  

Même si notre proximité avec l’avortement original était suffisamment éloignée pour justifier une coopération licite, il est utile de se rappeler que lorsque nous utilisons ces vaccins, nous ne pouvons éviter ce que les théologiens moraux appellent « l’appropriation du mal ».  C’est une distinction qui est importante dans le cas des vaccins actuels COVID-19.

La structure fondamentale des actions impliquées dans les problèmes de coopération et d’appropriation est la même.  Dans les deux types de cas, un agent auxiliaire effectue une action qui, d’une manière ou d’une autre, facilite ou soutient les efforts de l’agent principal dans l’exécution de sa propre action. Ce qui diffère dans chaque cas, ce sont les identités respectives de l’agent confronté à une décision morale quant à la poursuite ou non d’une action particulière, et de l’agent qui a déjà décidé d’accomplir un acte moralement répréhensible. En bref, dans les cas de coopération, l’agent auxiliaire est le décideur qui, selon sa conscience morale, doit décider de ce qu’il doit faire à la lumière de la contribution probable de son action future à un acte mauvais accompli par l’agent principal.  Dans les cas d’appropriation, les rôles sont inversés. Alors, c’est l’agent principal qui est le décideur, qui doit décider en conscience de poursuivre une action qui utilise les fruits ou les sous-produits d’un acte moralement répréhensible accompli par l’agent auxiliaire.

Dans les cas de coopération, le mal à faire est prospectif ; l’action du coopérateur contribue par voie de causalité à l’exécution de l’action illicite par l’agent principal. D’un point de vue qui se concentre sur la dimension externe des actes humains, les problèmes de coopération sont évidents ; nous pouvons voir comment l’action du coopérateur alimente l’acte mauvais d’un autre agent. Mais une telle perspective rend les dangers moraux de l’appropriation pratiquement invisibles. Les appropriateurs ne contribuent pas par voie de causalité à l’action maléfique dont ils s’approprient les fruits ou les sous-produits ; en général (mais pas toujours), au moment où ils sont confrontés à la décision d’agir ou non, l’acte mauvais a déjà été commis. L’effet principal de la décision de s’approprier l’action mauvaise d’autrui est interne ; en choisissant de lier leur action à l’action mauvaise d’un autre, les appropriateurs façonnent leur caractère d’une manière qui peut ne pas avoir de conséquences immédiates et tangibles dans le monde extérieur.  En bref, l’impact immédiat de la décision de s’approprier l’acte illicite d’autrui est profondément intérieur ; il modifie le caractère de l’appropriateur (25).

Ce problème ne peut pas être simplement écarté par des déclarations sur l’immunité de groupe et les pandémies – dont la plupart ne sont pas soutenues par des preuves réelles.  De plus, il est important pour ceux qui défendent l’idée d’une coopération licite de noter le fait suivant : si la coopération avec le mal peut être licite dans des circonstances proportionnellement graves, elle n’est jamais exigée du fidèle catholique.  Ceux qui choisissent de « ne pas participer » à ce mal, et d’encourager les autres à agir ainsi, ne violent pas la saine doctrine morale.

Pour conclure

M. Barbieri termine son article par l’affirmation injustifiée selon laquelle « ceux qui s’obstinent à affirmer que l’avortement n’existe que dans la mesure où il sert les intérêts de l’industrie pharmaceutique mentent délibérément, ou plutôt, ils ignorent tout simplement la réalité de la culture de l’avortement ». Il est difficile de voir comment une telle déclaration a pu être faite de bonne foi, d’autant plus que ceux qui dénoncent le lien entre l’avortement et l’industrie pharmaceutique ne suggèrent pas que l’avortement n’existe qu’à des fins de recherche biomédicale (j’ose dire que ceux d’entre nous qui avancent cet argument ont une connaissance suffisante du péché originel pour comprendre que l’avortement existe pour servir le désir égoïste de l’homme de ne pas respecter les interdits des 6e et 9e commandements), mais insistent – à juste titre – sur le fait que l’acceptation silencieuse des cellules de tissu fœtal avorté dans les vaccins a alimenté une acceptation croissante non seulement de l’avortement mais aussi de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, qui a été condamnée à maintes reprises par l’Église. Cela s’ajoute à l’extension de la recherche sur les tissus de foetus avortés dans le cadre d’autres pratiques barbares et grotesques qui nécessitent un approvisionnement constant en tissus frais.  Pour justifier la poursuite de ces pratiques qui impliquent la création et la destruction immédiates de la vie humaine, on affirme souvent que les vaccins dont nous dépendons aujourd’hui ont été développés sur du tissu fœtal.  Cette question n’est pas hors de propos, mais constitue un aspect très négligé de la bataille à multiples facettes visant à vaincre l’anti-culture de mort et à restaurer la dignité de la personne humaine.  

Enfin, lorsqu’il évoque ses arguments contre les réticences à l’utilisation de lignées de cellules de fœtus avortés dans les vaccins, M. Barbieri exprime également son opinion selon laquelle il est « désinvolte » de parler du fait que des avortements visant à obtenir des tissus vivants pour la recherche ont été faits par césarienne.  Je ne suis pas d’accord. Par imprégnation culturelle, nous sommes devenus si insensibles à la réalité de l’avortement – à son horreur et à son lien avec les principes gnostiques occultes auxquels M. Barbieri lui-même fait référence à la fin de son propre article – qu’il semble presque nécessaire d’humaniser à nouveau ses victimes. Il ne s’agit pas de sensationnalisme : donner la parole aux enfants avortés en décrivant leur dernière agonie n’est pas une tactique bon marché pour attirer l’attention dans un débat.  C’est un aperçu qui donne à réfléchir sur la façon dont nous nous sommes habitués aux avantages spécieux de notre coopération avec le mal.

Notes

[1] Albert B Sabin, Peter K. Olitsky, Proceedings of the Society for Experimental Biology and medicine, Cultivation of Poliomyelitis Virus in vitro in human embryonic tissue. Proc Soc Exp Biol Med 1936, 34:357-359.

[2] Joan C. Thicke, Darline Duncan, William Wood, A. E. Franklin and A. J. Rhodes; Cultivation of Poliomyelitis Virus in Tissue Culture; Growth of the Lansing Strain in Human Embryonic Tissue, Canadian Journal of Medical Science, 1952; 30: 231-245.

[3] Thomas H. Weller, John F. Enders, Frederick C. Robbins and Marguerite B. Stoddard; Studies on the Cultivation of Poliomyelitis Viruses in Tissue Culture : I. The Propagation of Poliomyelitis Viruses in Suspended Cell Cultures of Various Human Tissue; J Immunol 1952; 69: 645-671.

[4] Plotkin S, et al. Attenuation of RA27/3 Rubella Virus in WI-38 Human Diploid Cell, Amer J Dis of Children, 1969; 118: 178-179.

[5] Deisher TA, et al. Impact of environmental factors on the prevalence of autistic disorder after 1979. J Pub Health Epidem, 2014; 6(9): 271-286.

[6] Toutes les publications du Rao Lab sont disponibles ici: https://www.t4lab.net/Publications.htm Those that use HEK-293 cells are the ones directly involved with the HIV vaccine development.

[7] Alors que le site Children of God for Life liste la lignée MRC-5 comme étant utilisée pour les vaccins AstraZeneca, je n’ai pas trouvé la preuve de l’utilisation de cette lignée cellulaire  dans les articles qu’il cite.

[8] FDA, Center for Biologics and Evaluation of Research. Vaccines and Related Biological Products Advisory Committee, Meeting, 26 March 2001. https://wayback.archive-it.org/7993/20170404095417/https:/www.fda.gov/ohrms/dockets/ac/01/transcripts/3750t1_01.pdf

[9] Ibid.

[10] Note de bas de page de Dignitas Personae: Congregation for the Doctrine of the Faith, Instruction Donum vitae, I, 4: AAS 80 (1988), 83.

[11] Note de bas de page de Dignitas Personae: Cf. John Paul II, Lettre encyclique Evangelium vitae, 73: AAS 87 (1995), 486: « L’avortement et l’euthanasie sont donc des crimes qu’aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer. Des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s’y opposer par l’objection de conscience. » Le droit à l’objection de conscience, en tant qu’expression du droit à la liberté de conscience, doit être protégée par la loi.

[12] Vogel LB, et al. A prefusion SARS-CoV-2 spike RNA vaccine is highly immunogenic and prevents lung infection in non-human primates. bioRxiv 2020.09.08.280818; doi: https://doi.org/10.1101/2020.09.08.280818

[13] Wrapp D, et al. Cryo-EM structure of the 2019-nCoV spike in the prefusion conformation. Science; 13 Mar 2020: 1260-1263.

[14] Corbett, K.S., Edwards, D.K., Leist, S.R. et al. SARS-CoV-2 mRNA vaccine design enabled by prototype pathogen preparedness. Nature 586, 567–571 (2020). https://doi.org/10.1038/s41586-020-2622-0

[15] Moderna. US Patent 10,583,203. 10 Mar 2020. http://patft.uspto.gov/netacgi/nph-Parser?Sect1=PTO1&Sect2=HITOFF&d=PALL&p=1&u=%2Fnetahtml%2FPTO%2Fsrchnum.htm&r=1&f=G&l=50&s1=10,583,203.PN.&OS=PN/10,583,203&RS=PN/10,583,203

[16] Jackson LA, et al. An mRNA Vaccine against SARS-CoV-2 — Preliminary Report. N Engl J Med 12 Nov 2020; 383:1920-1931

[17] Yang H. Establishing Acceptable Limits of Residual DNA. PDA JPST, 2013; 67(2): 155-163.

[18] Ibid.

[19] Jarzyna P, Doan NV, Deisher TA. Insertional Mutagenesis and Autoimmunity Induced Disease Caused by Human Fetal and Retrovial Residual Toxins in Vaccines. Issues in Law & Medicine, 2001; 31(2): 221-234.

[20] Ibid.

[21] Ibid.

[22] Ravitz J. Before Zika: The virus that helped legalize abortion in the US. CNN, 11 Aug 2016. https://www.cnn.com/2016/08/09/health/rubella-abortion-zika/index.html. Accessed 21 April 2020.

[23] Diodati CJM. Immunization: History, Ethics, Law and Health. Ontario, CN: Integral Aspects Incorporated, 1999, p. 18.

[24] Ibid.

[25] Kaveny, MC. Appropriation of Evil: Cooperation’s Mirror Image, Theological Studies, Jun 2000; 61: 284-286.


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08 mars, 2021

Une centaine de femmes – parmi lesquelles Wanda Półtawska, amie de Jean-Paul II – appellent au rejet des vaccins « souillés » par l’avortement

Un groupe international de près de cent femmes – médecins, religieuses consacrées et responsables et militantes pro-vie – ont lancé un appel aux chrétiens et à toutes les personnes de bonne volonté pour que l’on cesse de justifier moralement l’utilisation de vaccins « souillés par l’avortement », c’est-à-dire ayant recours pour leur développement, leur production ou leur contrôle à des lignées de cellules provenant de bébés avortés. La déclaration, que j’ai moi-même eu l’honneur de signer, souligne que le fait de ne pas s’opposer à cette pratique alimente et fait avancer la culture de la mort à travers le trafic et l’exploitation de bébés avortés à des fins d’expérimentation médicale.

Sa publication initiale en anglais a été faite par le vaticaniste Edward Pentin.

Parmi les signataires, originaires de 25 pays de par le monde, figure le docteur Wanda Półtawska (photo ci-dessus), médecin polonais centenaire, amie personnelle de feu le pape Jean-Paul II et victime d’expériences pseudo-médicales menées par le médecin personnel d’Adolf Hitler dans le camp de concentration nazi de Ravensbrück. Le Dr. Półtawska, également spécialiste en psychiatrie, aujourd’hui âgée de 100 ans, a consacré ces 70 dernières années à œuvrer pour la vie et pour la famille.

On notera aussi la présence, parmi les signataires, de trois anciens membres de l’Académie pontificale pour la vie : le Dr Pilar Calva (Mexique), Mercedes Wilson de Arzu (Guatemala) et Christine de Marcellus Vollmer (Venezuela). Ainsi que de l’Allemande Gabriele Kuby, amie de Benoît XVI.

Parmi les autres signataires figurent Abby Johnson, une militante américaine anti-avortement qui a travaillé comme directrice de clinique pour Planned Parenthood jusqu’en 2009, et dont les mémoires ont servi de scénario pour le film Unplanned de 2019 ; et sœur Deirdre Byrne, ancienne chirurgienne générale militaire et ancienne missionnaire qui a servi au Kenya, en Afghanistan, en Haïti, en Irak et au Soudan, et dont la prise de position en faveur des enfants à naître a attiré l’attention de la nation américaine en août 2020.

L’opposition aux vaccins développés ou produits au moyen de cellules fœtales obtenues lors d’avortements a déjà suscité la controverse en France et ailleurs, autour de la question de savoir si le recours aux vaccins constitue une coopération au mal, et à quel degré. Le pape et les instances vaticanes ont implicitement ou ouvertement rejeté cette opposition en allant jusqu’à dire que la réception du vaccin constitue un devoir de charité pour le catholique.

Le texte ci-dessous rejette cette approche en insistant sur le caractère barbare des avortements qui sont pratiqués, certes à la demande de la femme, mais organisés dans des conditions optimales pour augmenter les chances de réussite pour les chercheurs : avortements tardifs, prélèvement des organes sans anesthésie lorsqu’ils se font sur des tout-petits encore vivants…

En effet, les chercheurs ont besoin d’organes formés pour récolter des cellules vivantes capables de produire une lignée dite « immortelle » qui se prêtera le mieux à l’ingénierie génétique et à la reproduction autonome pendant de longues années (mais avec une limite dans le temps qui conduit à pratiquer de nouveaux avortements pour tenter d’aboutir à de nouvelles lignées exploitables). Ainsi les cellules HEK-293 aujourd’hui largement vendues et utilisées, ont-elles été obtenues au cours des années 1970 au terme de 293 expériences pratiquées sur des cellules prélevées sur des reins (kidneys en anglais) d’un nombre indéterminé d’« embryons humains » – ou plutôt des fœtus, vu le moment de la gestation.

A l’heure actuelle, le bénéfice attendu des agents biologiques Pfizer et Moderna, qui font tous les deux appel à ces lignées pour leurs tests, comme celui du vaccin à adénovirus AstraZeneca qui les utilise dans sa production, reste très modeste – même en admettant les statistiques d’efficacité présentées par leurs producteurs – eu égard au peu de létalité du COVID-19 parmi la population jeune et en en bonne santé, d’autant que rien ne permet aujourd’hui d’affirmer qu’ils protègent contre la contagion. Par ailleurs leurs effets indésirables immédiats, nettement plus fréquents que pour le vaccin anti-grippal, par exemple, ainsi que le nombre non négligeable de décès après vaccination et l’ignorance des effets à long terme d’une technique jamais utilisée à ce jour, constituent autant de circonstances dont il faut tenir compte dans le jugement moral que l’on porte sur ces vaccins « souillés par l’avortement ». Et quoi qu’il en soit de la réponse, il nous appartient de  contester de manière claire le recours de plus en plus fréquent dans le monde de la recherche médicale aux « matériaux » fournis par des fœtus délibérément avortés. Car d’autres solutions existent.

A titre personnel, tout cela m’est une raison suffisante pour avoir signé le texte que je vous présente ci-dessous. Puisse cette démarche entreprise par des femmes au nom de l’amour maternel aider à cette prise de conscience.
Sans quoi, la logique de l’exploitation des enfants avortés (comme on l’a vu avec l’affaire du Planning familial vendant ou fournissant des « produits d’avortement » pour la recherche dans des conditions abominables) ne fera que s’étendre.

Si demain, la recherche médicale devait présenter comme un remède miracle une substance tirée de lignées de cellules souches embryonnaires récoltées sur des embryons produits in vitro, puis détruits par et pour la recherche, devrions-nous l’accepter à son tour ? 

Ci-dessous, ma traduction intégrale de la déclaration. Toutes les notes, avec leurs liens, sont en fin de message. – J.S.

*

La voix des femmes pour la défense des enfants à naître
et en opposition aux vaccins souillés par l’avortement


L’avortement est le massacre des Saints Innocents des temps modernes. En tant que femmes, nous souhaitons que notre cri féminin soit entendu dans le monde entier. Cette déclaration vient du plus profond de nos cœurs maternels qui se consacrent à défendre la cause de la vie et à combattre la culture de la mort. Nous l’affirmons donc de tout cœur : « Nous ne serons pas complices du massacre des Saints Innocents des temps modernes et nous refusons donc d’accepter tout vaccin fabriqué en utilisant des cellules provenant de fœtus humains avortés. »


L’avortement : source du tissu fœtal

Regardons honnêtement la réalité de l’avortement. Environ une grossesse sur cinq dans le monde se termine par un avortement ; on estime que cela représente environ 40 à 50 millions d’avortements par an dans le monde (1). Depuis que l’industrie de l’avortement a commencé à fonctionner pour de bon, pas moins de 2,5 milliards de bébés à naître ont été assassinés dans le ventre de leur mère. Réfléchissons un instant à ce chiffre, et essayons de sonder cet abîme sans fond.

La cruauté exceptionnellement barbare du XXe siècle, avec ses deux guerres mondiales meurtrières et ses idéologies plus meurtrières encore, est sans commune mesure avec l’immense ampleur de ce massacre mondial des plus impuissants de tous les êtres humains. Comment ne pas garder ce fait fermement à l’esprit alors que nous réfléchissons à la moralité des vaccins fabriqués en utilisant des cellules provenant de fœtus humains avortés ?

Ce génocide des enfants à naître est impensable par son ampleur, mais il est tout aussi inadmissible par son odieuse brutalité : la manière dont ils sont assassinés est d’une barbarie qui dépasse l’entendement. Plaçons sous nos yeux quelques-unes des méthodes d’avortement chirurgical les plus utilisées (2). Imaginons un bébé garçon à neuf semaines après la conception : il peut faire des culbutes, froncer les sourcils et avaler. Pour avorter ce garçon à naître, un tube creux muni d’une lame acérée à son extrémité est inséré dans le ventre de sa mère et relié à un puissant aspirateur, qui le déchiquette en petits morceaux qui seront aspirés dans un flacon, puis jetés.

Imaginons maintenant une petite fille à naître, à la fin du troisième mois dans le ventre de sa mère : elle peut pleurer en silence, et elle le fait parfois, et elle peut ressentir la douleur. Pour avorter cette fillette, on insère une paire de pinces dans le ventre de sa mère pour saisir, briser et détacher ses os par torsion, jusqu’à ce que son corps soit totalement démembré, sa colonne vertébrale très probablement brisée et son crâne écrasé quand elle sera arrachée au corps de sa mère.

Enfin, imaginons un garçon à naître à 20 semaines : il peut reconnaître la voix de sa mère. Pour l’avorter, le médecin insère une longue aiguille dans l’abdomen de sa mère et lui injecte une forte solution saline, qu’il avale ; le poison corrosif le brûle à l’intérieur et à l’extérieur. En l’espace d’un jour, sa mère donnera effectivement naissance à son bébé mort ou mourant. Beaucoup de ces bébés naissent vivants, puis sont laissés seuls pour mourir. C’est une mort plus cruelle que celle des enfants sacrifiés dans la Géhenne, la vallée près de Jérusalem où les anciens Israélites sacrifiaient autrefois leurs propres enfants, les brûlant vivants entre les mains de l’idole cananéenne, Moloch. Les feux de l’infanticide les ont consumés plus rapidement que ne le sont les minuscules victimes d’aujourd’hui. Aujourd’hui, dans les mains de Moloch, il fait un froid glacial : le petit garçon frissonne avant de devenir silencieux et immobile, couché dans une mare de sang qui se refroidit rapidement. Autrefois emmailloté au chaud dans le ventre de sa mère, il gît maintenant sans vie dans une pièce stérile, nu de la tête aux pieds, sans personne pour le pleurer, sans que personne ne soit en deuil à cause de lui. (3)


Le « fruit » de la recherche sur le tissu fœtal

Comme si le nombre et la brutalité barbare de ces avortements ne suffisaient pas, on récolte aujourd’hui des parties de corps de bébés avortés (4) à des fins de recherche médicale dans une sorte d’histoire d’horreur de fœticide des temps modernes. Les avorteurs ont reconnu avoir modifié les procédures chirurgicales (5) afin de s’assurer que certaines parties du corps soient laissées intactes et utilisables par les chercheurs. Imaginez le même petit garçon, non pas brûlé par une solution saline, mais livré vivant à une horreur comparable au sacrifice humain des Aztèques, qui arrachaient les cœurs des vaincus alors qu’ils étaient étendus, haletants, sur les autels des sacrifices. Après avoir été mis au monde, peut-être par césarienne (6), le petit garçon ressent une douleur atroce lorsque l’avorteur lui prélève très rapidement un rein – sans anesthésie – pour que son organe puisse être expédié d’un jour sur l’autre afin de le garder bien frais pour le chercheur complice (7). Sachant cela, comment pouvons-nous volontairement tirer profit de leur sacrifice en usant d’un vaccin qui a utilisé le corps de ces bébés avortés à un moment quelconque du processus de production, peu importe depuis combien de temps ?

Pourtant, certains diront que ce mal est derrière nous, qu’il date de plusieurs décennies, alors que d'autres soutiennent que l'utilisation d'un vaccin souillé par l'avortement est moralement licite parce que la coopération au mal est « lointaine » (8).  Mais ces positions reflètent-elles la véritable ampleur et la gravité de la situation ? Le mal que représente l’utilisation de lignées cellulaires fœtales avortées ne se limite pas à l’assassinat initial : s’y ajoutent la commercialisation permanente du corps de l’enfant, ainsi que le refus ultime de donner une sépulture à ses restes profanés. En outre, l’utilisation de tissus fœtaux avortés dans le cadre du développement d’interventions médicales alimente très certainement, et alimentera toujours la recherche de nouveaux tissus fœtaux avortés (9). Les lignées de cellules fœtales ne durent en effet pas indéfiniment (10), et les fabricants de vaccins sont fortement poussés à créer de nouvelles lignées qui correspondent aux anciennes – en choisissant de mener des expériences avec des bébés avortés du même sexe et à peu près du même âge (11). Cela s’est produit à de multiples reprises au cours des dernières décennies, la lignée cellulaire fœtale avortée la plus récente ayant été mise au point en 2015 (12). En outre, en raison de l’absence notable de protestations à propos des lignées cellulaires, la recherche biomédicale sur les enfants avortés s’est élargie au cours des dernières décennies pour s’étendre à la collecte des corps de bébés à naître assassinés (13) pour les utiliser dans le cadre de recherches qui seraient normalement considérées comme non éthiques sur un être humain (14). Moloch n’est jamais rassasié.




Les vaccins COVID-19 et le tissu fœtal

Examinons maintenant le cas actuel des vaccins COVID-19, dont beaucoup utilisent des lignées cellulaires de fœtus avortés (21), soit directement au cours du processus de fabrication, soit indirectement par le biais de tests. Tous ces maux ne pourront qu’être perpétués et encouragés par l’acceptation passive, « à titre temporaire » d’un vaccin entaché sur le plan moral. Réfléchissons au fait que le vaccin ROR, développé en 1971 et commercialisé par Merck, a été présenté comme une obligation morale (15) en raison de son potentiel de réduction du syndrome de rubéole congénitale (ce à quoi il ne parvient pas (16)). Le ROR contient un composant rubéoleux contestable sur le plan moral dont l’obtention a nécessité près de 100 avortements distincts (17), et malgré les déclarations de nos prélats selon lesquelles les catholiques qui utilisent le vaccin doivent s’opposer à son utilisation par d’autres moyens (18), il est toujours utilisé cinquante ans plus tard. Ni les voix des bergers ni les fidèles n’ont étouffé l’approbation tacite manifestée par leurs actions. En effet, le consentement généralisé aux vaccins souillés par l’avortement, en particulier de la part des chrétiens, n’a fait que contribuer à la culture de la mort (19). Nous ne pouvons pas rester les bras croisés alors que l'utilisation de fœtus humains avortés dans la recherche médicale est peu à peu normalisée en tant qu’élément « malencontreux » de la médecine moderne. Il est temps que le clergé et les laïcs affrontent cette horreur avec audace et qu'ils défendent le droit à la vie des plus vulnérables avec « la plus grande détermination » (20).  Il faut en finir avec ce fruit maléfique de l’avortement ! que leur utilisation n’est pas seulement morale, mais qu’elle constitue un véritable acte de charité envers son prochain (22), compte tenu de la gravité de la pandémie. Nous suggérons humblement que de telles déclarations, y compris certaines déclarations officielles émises par des évêques (23) et même par le Vatican (24), sont fondées sur une évaluation incomplète de la science de la vaccination et de l’immunologie, et nous supplions leurs auteurs de repenser leurs déclarations à la lumière des faits suivants :

1. Les candidats vaccins dont on dit qu’ils utilisent des cellules fœtales avortées « uniquement pendant la phase des tests » ont utilisé les cellules HEK-293 [Human Embryonic Kidney-293, « rein d’embryon humain »] comme partie intégrante du développement (25) de leur candidat ARNm, et les ont utilisées à nouveau pour confirmer l’efficacité de l’ARNm, parfois par le biais de plusieurs types de tests (26) de confirmation.

2. Les vaccins candidats en question n’ont pas été rigoureusement testés quant à leur efficacité pour prévenir l’infection ou la propagation du SARS-CoV-2 (27), mais seulement pour la réduction de la gravité des symptômes chez les personnes qui développent des « cas confirmés » de COVID-19. Même cette évaluation d’un effet protecteur modeste a pu être considérablement exagérée (28).

3. Le taux moyen de survie à l’infection par le SARS-CoV-2 est supérieur à 98,3 % (29), et il est peu probable que des vaccins aussi peu efficaces aient un impact significatif sur ce taux.

4. Le vaccin présente 5 à 10 fois plus de risques de provoquer des réactions indésirables que les vaccins anti-grippaux et provoque 15 à 26 fois plus de maux de tête, de fatigue et d’étourdissements (selon les données du VAERS (30) [organisme américain qui enregistre les effets indésirables liés aux vaccins]). Le vaccin a également provoqué bien d’autres réactions graves et de nombreux décès (31). Les données de sécurité recueillies sont insuffisantes pour identifier les éventuels effets à long terme (32).

5. Du fait de la nature expérimentale du vaccin (33), inciter, contraindre ou obliger des personnes à le recevoir constitue une violation directe de la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme (34).

Pris ensemble, tous ces facteurs indiquent que les déclarations qui justifient l’utilisation des vaccins candidats COVID souillés par l’avortement non seulement passent sous silence la gravité et l’immédiateté des crimes commis contre les enfants à naître, mais ignorent également les données scientifiques sur la maladie, et l’inadéquation des vaccins candidats actuels et leurs risques connus et inconnus.

Pour conclure notre réflexion, en tant que chrétiens nous sommes appelés à nous revêtir de l’esprit du Christ et d’unir nos cœurs au Sacré-Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie. C’est pourquoi nous ne coopérerons plus avec cette immense secte infanticide. Nous ne pouvons plus offrir ce grain d’encens à Moloch. L’heure est venue pour nous d’imiter les premiers chrétiens dans leur disposition à donner leur vie pour la Vérité. Nous ne serons pas complices. L’heure est venue de se lever !

+ 8 mars, 2021

Fête de saint Jean de Dieu, saint patron des hôpitaux et des malades
Journée internationale de la Femme


SIGNATAIRES (86 femmes de 25 pays)


SIGNATAIRES DE RENOMMÉE INTERNATIONALE : (2)

Dr. Wanda Półtawska, médecin polonais, spécialiste en psychiatrie, victime d’expériences pseudo-médicales au camp de concentration nazi de Ravensbrück

Abby Johnson, militante anti-avortement américaine

***

AUTRES SIGNATAIRES PAR RÉGION GEOGRAPHIQUE :

AFRIQUE (6)

Lésotho
Sr. Celestina Tiheli, directrice de Human Life International Lesotho

Kenya
Maximiliane Muninzwa, travailleuse pro-vie

Namibie
Marion Matheis, infirmière libérale, militante pro-vie

Tanzanie
Alice Kawonga Hagamu, Human Life International Tanzania 

Zimbabwe
Monica Chihambakwe, Human Life International Zimbabwe

Veronica Chawasemerwa, Human Life International Zimbabwe


AMERIQUES (56)

Amérique centrale

Guatemala
Mercedes Wilson de Arzu, fondatrice et directrice de Familia de las Americas

Costa Rica
Clara Milena Perdomo, spécialiste en psycho-pédagogie, membre d’ Opciones Heroicas, moniteur en planification familiale naturelle pour la conférence des évêques du Costa Rica

Amérique du Nord

Mexique 
Dr. Pilar Calva MD, specialiste en génétique clinique, professeur de bioéthique, conseiller de Derechos del Concebido

Arlene Gugino Gaytán, membre de Mision Guadalupana et du conseil diocésain de Merida pour les chapelles d’adoration perpétuelle

Laura Rebeca Lecuanda Gómez, directrice du Centro de Ayuda Para la Mujer en Ensenada, Baja California 

Marcela Vaquera Guevara, présidente du Frente Nacional por la Familia en Baja California

Effy de Lille, licenciée en science de la famille, Centro cultural Mater Dei

María del Carmen Limón, coordinatrice, Asociación Mexicana para la Superación Integral de la Familia

Rubí Peniche de Mac Gregor, militante pro-vie, Chiapas 

Brenda Lourdes Del Río Machín, militante pour les droits humains de la femme, directrice de Que viva Mexico

Patricia López Mancera, présidente de Centro de estudios y formación integral para la mujer et coordinatrice du Frente Nacional por la familia Quintana

Mercedes Pizzuto de Marván, historienne de l’art, master en conseil familial, présidente de Por la Vida y la Familia a Querétaro

Marta Eugenia Menéndez Losa, membre de 40 dias por la Vida

Gladys Noemí Alayola Montañez, femme consacrée à l’Instituto para la Liberación y Crecimiento Espiritual de las Almas

Gabriela Tejeda Morales, conseillère familiale, directrice de Vida y familia

Rossana Villares Moreno, Movimiento Frena

Silvia Rovelo Nájera, Grupo Apostolico Betel 

Luz Marie Orcí, professeur d’université et fondatrice de l’Organización para la Restauración, Consolidación e Integración de la Familia 

Lilia Pastrana, membre de 40 días Por la Vida

Patricia Pesqueira de Erosa, membre de Mision Guadalupana

Veronica Dorbecker Puerto, membre de Mision Guadalupana

Claudia Susana Nevárez Quintana, licenciée en relations industrielles, membre de Red de Apoyo a la Familia

Fernanda Patricia Teran Quintero, licenciée en Affaires internationales, coordinatrice d’action politique pour Coalicion de grupos a favor de la vida y la familia 

Mireya del Carmen Rivera Ramirez, femme consacrée à Instituto para la Liberación y Crecimiento Espiritual de las Almas 

Alma Elisa Saldaña Rivera, licenciée en droit, coordinatrice de Coalicion de grupos a favor de la vida y la familia 

María de los Angeles Pavón Rodriguez, membere de l’Asociación Católica Internacional Consecratio Mundi

Susana Troyo Rodríguez, femme consacrée à Instituto para la Liberación y Crecimiento Espiritual de las Almas 

Aida Rosa Cardin de Rosado, membre de Mision Guadalupana

Alejandra Yáñez Rubio, juriste à Conciencia y Derechos Humanos

Adriana Olguín Ruiz, membre de Familia Religiosa del Inmaculado Corazón y de la Divina Misericordia

Maria Luisa Rubio Barthell de Ayuso, membre de Mision Guadalupana

Carmen Moreno Sánchez, member de Mision Guadalupana

Ileana López Rscoffie, Mision Guadalupana

Suhad Serna Slim, Director, licenciée in education élémentaire, représentante d’Ola Celeste SalvemosLas2Vidas

Dr María de Lourdes Pérez Soto, médecin-anesthésieur

Antonieta López Valdés, licenciée en bioéthique

Cecilia Alvarez Vales, membre de Mision Guadalupana

Andrea Ana Paula del Villar, directrice et fondatrice de Fundación Tu Decide

Isabel Olguín Villar, membre des Brigadas Católicas

Haydee Namur Zurita, membre d’Asociación Católica Internacional Consecratio Mundi

Etats-Unis d’Amérique

Pamela Acker, Master ès sciences, auteur de “Vaccination: A Catholic Perspective” (2020)

Sr/Dr Deirdre M. Byrne, POSC, Little Workers of the Sacred Hearts, chirurgie générale

Dr. Grazie Christie, MD, radiologue, conseillère politique de The Catholic Association, animatrice de l’émission radio d’EWTN “Conversations with Consequences”

Dr. Angela Lanfranchi, MD, co-fondatrice du Breast Cancer Prevention Institute

Debi Vinnedge, fondatrice de Children of God for Life

Amérique du Sud

Argentine
Marcela Errecalde, porte-parole de Latinoamerica por las 2 Vidas, militante pro-vie

Yamila Alfonsina Ríos, obstetricienne

Brazil
Anna Carolina Papa Tavares de Oliveira, avocate pro-vie

Chirlei Matos Santos, infirmière

Christine Nogueira dos Reis Tonietto, élue au congrès, pro-vie

Ecuador
Sonia Maria Crespo, psychothérapeute familiale, directrice de Fundación Familia y Futuro

Amparito Medina Guerrero, coordinatrice de projets de développement social, militante des droits de l’homme,  Red Vida y Familia

Ximena Izquierdo, directrice d’EWTN en Amérique latine

Paraguay
Hadhara Brunstein, médecin et endocrinologue, présidente de Médicos por la Vida Paraguay 


Venezuela
Christine de Marcellus Vollmer, president de Provive, Alive to the World


ASIE (13)

Japon
Sakura Izumi, militante pro-vie

Shigeko Ooka, secretaire du mouvement pro-vie du Japon

Kazakhstan
Dina Khalelova, pédiatre et militante pro-vie, Kazakhstan

Asel Schultz, ministère de guérison post-avortement, bénévole à “Give Life”, Kazakhstan

Malaysie
Dorothy Kuek, Human Life Service Miri, Malaysia

Philippines
Dr. Ligaya Acosta, directrice régionale Asie et Océanie, Human Life International

Dr. Cynthia Domingo, Doctors for Life 

Dr. Jacqueline King, Doctors for Life 

Dr. Dolores Octavia No, ancienne présidente immédiate, Doctors for Life 

Dr. Eleanor Palabyab, ancienne présidente, Doctors for Life

Taiwan
Sr. Fideles, directrice de Saint Gianna Beretta Molla Prolife Center 

Meilin Liang, Saint Gianna Beretta Molla Prolife Center 

Ruihua Wong, Saint Gianna Beretta Molla Prolife Center


EUROPE (11)

Autriche
Dr. Eva-Maria Hobiger, MD, radio-oncologue, Vienne

France
Karen Darantière, Catholic mother, cofondatrice de la Confraternité de Marie Coredemptrice

Jeanne Smits, Master en droit, journaliste and bloggueuse pro-vie

Allemagne
Hedwig v. Beverfoerde, porte-parole d’Aktionsbündnis für Ehe und Familie – DemoFürAlle

Dorothee Ehrhardt, membre du bureau d’Europäishce Ärzteaktion

Gabriele Kuby, sociologue and auteur de “The Global Sexual Revolution: Destruction of Freedom in the Name of Freedom” (2015)

Inge M. Thürkauf, actrice, journaliste and conférencière pro-famille

Pologne
Kaja Godek, fondatrice, Life and Family Foundation

Russie
Olga Kukhtenkova Ph.D., rédactrice en chef Russie d’IFamNews, militante des droits de la famille

Alexandra Mashkova, coordinatrice de campagne  de l’ONG “For Family Rights”, foundatrice d’“Immune Response,” mouvement contre la vaccination forcée

Espagne
Dr. Isabel Bellostas Escudero, pédiatre, membre de Médicos por la verdad


NOTES

1. Thomas D. Williams, PhD, “Global Abortions Surpass 1.1 Million in First Ten Days of New Year”, Breitbart, 10 janvier 2021.


3. Nos remerciements à Karen Darantière, “Devons-nous refuser les vaccins fabriqués à partir de cellules dérivées de fœtus humains avortés?”, Le Blog de Jeanne Smits, 26 janvier 2021.

4. Meredeth Wadman, “The Truth about Fetal Tissue Research”, Nature Magazine, 9 décembre 2015.

5. Debra Vinnedge, “Forsaking God for the Sake of Science”, Children of God for Life, 13 juin 2012.

6. Ibid.


8. Fraternité Saint Pie X, “Is it Morally Permissible to Receive the Covid-19 Vaccine?”, Society of Saint Pius X, 4 décembre, 2020.

9. Dr. Theresa Deisher, “Recently Aborted Baby DNA in Vaccines”, Sound Choice Pharmaceutical Institute, 1er novembre 2019.


11. Christine Beiswanger PhD, “A Brief History of IMR-90”, Coriell Institute for Medical Research, 2004

12. Carol Szczepaniak, “The Ethics of the Walvax-2 Cell Strain”, Nebraska Coalition for Ethical Research, 14 mars 2016.

13. “Coalition Fetal Tissue Research Letter”, Endocrine Society, 16 septembre 2019.

14. Stacy Trasancos, “How Aborted Children are Used in Medical Research in 2020”, National Catholic Register, 15 décembre 2020.

 
16. Catherine J.M. Diodati, “Immunization: history, ethics, law and health”, Integral Aspects, 1999.

17. Debra Vinnedge, “Vaccines from Abortion: Time to Report the Truth”, Children of God for Life, 20 mai 2019.

18.  “Instruction Dignitas Personae sur certaines questions bioéthiques”, Congrégation pour la Doctrine de la foi, 8 septembre 2008.

19. Jean-Paul II, “Encyclique Evangelium Vitae”, 25 mars 1995.


21. “Covid-19 Vaccines and Treatments in Development”, Children of God for Life, 12 janvier 2021.


23. Président du Committee on Doctrine and the Committee on Pro-Life Activities, “Moral Considerations Regarding the New Covid-19 Vaccines”, Conférence des évêques des Etats-Unis.

24. “Note on the morality of using some anti-Covid-19 vaccines”, Congrégation pour la Doctrine de la foi, 21 décembre 2020.

25. Daniel Wrapp, et al. “Cryo-EM structure of the 2019-nCoV spike in the prefusion conformation”, Science Magazine, 13 mars 2020.

26. “Guidance on Getting the COVID-19 Vaccine”, Children of God for Life.



29. John P. A. Ioannidis, “Infection fatality rate of COVID-19 inferred from seroprevalence data”, Bulletin of the World Health Organization, 14 octobre 2020. Article ID: BLT.20.265892.


31.  Amanda Woods, “23 die in Norway after receiving Pfizer Covid-19 vaccine: officials”, New York Post, 15 janvier 2021.

32. Entretien avec Bill Gates, “Vaccine Safety Compromise”, BBC Breakfast, 12 avril 2020




© leblogdejeannesmits pour la traduction.

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