25 mai, 2013

Les provocs à prévoir pour dimanche

Une « source bien informée », selon l'expression consacrée, annonce que les pouvoirs publics se concertent avec les médias pour bien mettre en exergue les débordements qui auront lieu demain à la Manif pour tous – foi d'animanual – afin de mieux justifier la répression qui s'annoncent pour demain.

Gabrielle Cluzel, dans une talentueuse mise en boîte de Frigide – c'est ici – est donc fondée à prévoir les provocs :
« Les dernières fois, au milieu de cette foule poupine et joyeuse en pantalon pastel, on voyait les flics en civil — tout de noir vêtus et qui faisaient la gueule — comme le nez au milieu de la figure. Si l’on veut qu’ils se fondent dans la masse, qu’on leur apprenne donc à sourire et qu’on leur offre un polo rose. C’est fou ça, il faut tout lui dire, à Valls. »
Il se trouve qu'on m'a fourni quelques photos prises le 24 mars à Montparnasse. Ça vous donnera une idée.








Il semble que le garçon à terre ait cherché à photographier une intervention policière.

Rien que de très normal dans la France de François Hollande.


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Le Saint-Siège dénonce la “pilule du lendemain” comme abortive à l'OMS

Le président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, Mgr Zygmunt Zilowski, est intervenu le 22 mai devant la 66e assemblée mondiale de la santé à Genève qui se déroule jusqu'à mardi prochain, pour condamner très explicitement la qualification par l'OMS de la « pilule du lendemain » ou contraception d'urgence comme « produit d'importance vitale ». Il a souligné que dans le cas où la conception a déjà eu lieu, « certaines substances contenues dans la pilule du lendemain produisent un effet abortif »

La résolution EB132.R4 de l'Organisation Mondiale de la Santé a classé la contraception d'urgence parmi les 13 « produits d'importance vitale » (ou « produits pour sauver des vies ») dont les Etats membres sont poussés à améliorer la qualité, les stocks et l'utilisation.

Mgr Zimowski, tout en saluant les efforts de l'OMS dans le cadre de ses initiatives pour promouvoir une « vieillesse active » qui est au centre des débats de cette semaine, et son engagement pour sauver les vies des mères et des enfants comme le veulent les « Objectifs du Millénaire », a consacré un quart de son temps de parole à la question de la pilule du lendemain.
J'emprunte à Zenit la traduction de son intervention à ce sujet :
« Le Saint-Siège est tout à fait d’accord sur la nécessité de réaliser une réduction ultérieure des pertes de vies humaines et la prévention des maladies moyennant un meilleur accès à des interventions moins coûteuses mais respectueuses de la vie et de la dignité des mères et des enfants, à chaque étape de la vie, depuis sa conception jusqu'à sa fin naturelle. 
A ce propos, la délégation du Saint-Siège veut soulever de sérieuses préoccupations au sujet du Rapport du Secrétariat et de la Résolution recommandée par le Comité Exécutif pour promouvoir la réalisation des recommandations de la Commission sur les produits d’importance vitale pour les femmes et les enfants. Tandis que certaines de ces recommandations entendent véritablement “sauver la vie”, celles concernant la “contraception d’urgence” peuvent difficilement être considérées comme telles du moment que, comme on le sait très bien, lorsque la conception a déjà eu lieu certaines substances employées dans la “contraception d’urgence” produisent un effet abortif. 
Pour ma Délégation, il est tout à fait inacceptable de se référer à un produit médical qui constitue une atteinte directe à la vie de l'enfant in utero comme à un “produit d’importance vitale” et, pire encore, d'encourager  “un usage plus étendu de ces substances dans toutes les régions du monde”. »
Cette déclaration est à rapprocher, bien sûr, de l'affaire qui a avait éclaté en Allemagne au printemps lorsqu'une femme victime de viol s'était vu refuser la pilule du lendemain par deux établissements de santé catholique. Devant le tollé des médias, le cardinal Meisner avait affirmé que la pilule du lendemain doit être fournie en cas de viol et la presse avait retenu que la Conférence des évêques d'Allemagne l'autorisait donc en cette circonstance.

Par la suite, une clarification emberlificotée avait précisé qu'il ne s'agissait que des pilules du lendemain non abortives. Qui n'existent pas. Voir ici par exemple.

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24 mai, 2013

A propos de Frigide Barjot

Au nom de l’AGRIF et des associations amies
Bernard Antony communique :

Nous serons à la Manif pour tous. Nous ne serons pas avec Frigide Barjot que les autres dirigeants bien ternes n’ont pas voulu, ou pu, ou su contrôler. Elle détourne l’objet de la Manif pour tous dans l’ahurissant mélange de ses folies d’homolâtrie et de ses connivences avec les islamistes.

Nous ne serons évidemment pas avec des « groupuscules extrémistes ». Elle a apporté beaucoup d’eau à leur moulin par ses aberrations. Elle en instrumentalise les enjeux pour s’exhiber encore médiatiquement et se jette dans les bras protecteurs de Manuel Valls.

C’est une indécente piqûre de scorpionne pour tuer une immense réaction dont elle voulait faire sa propriété.

Nous serons à Paris en cette fin de printemps bien peu prometteur mais ayant décidé d’être coûte que coûte avec la grande masse de nos compatriotes indignés.

Nous prierons aux messes du matin pour la France humiliée et trahie. Nous utiliserons la journée pour parler aux autres manifestants, pour leur dire que rien ne pourra être reconstruit sans l’émergence d’un grand mouvement politique défendant les valeurs du Décalogue et de l’âme chrétienne de la France.

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23 mai, 2013

Frigide Barjot hésite à venir à la Manif dimanche…

Sur Radio Notre-Dame : ici.

Elle prend prétexte du suicide de Dominique Venner, et dénonce des « attaques d'extrême-droite » pour craindre des « violences » de la part de ceux qui ne sont pas d'accord avec elle, sans rappeler le vrai désaccord, qui est son militantisme contre « l'homophobie », mot de guerre, et celui pour « l'alliance civile ».

"J'ai la responsabilité de millions de gens dans ce pays », assure-t-elle, demandant des « garanties » sur la protection et la ligne de la Manif pour tous.

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“Au nom de l'Enfant”

Un bien joli texte… Je viens de le découvrir ici sur le blog de Silvestre Baudrillart.

Pour se mettre dans la peau d'un enfant victime de la loi Taubira.

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Dominique Venner

Il n'y aurait pas particulièrement de raison de publier ici la nécrologie de Dominique Venner, qui s'est donné la mort mardi au pied de l'autel de Notre-Dame de Paris, si la « grande » presse n'avait lié son suicide au combat contre le « mariage pour tous », le présentant comme un militant de cette cause dont le but aurait été d'attirer l'attention sur elle.

L'historien et homme de culture qu'était Dominique Venner avait en effet clairement affirmé sa condamnation du « mariage » des homosexuels.

Mais les articles et les lettres qu'il a laissés en prévision de sa mort montrent que là n'était pas le détonateur de son geste, et qu'il ne se reconnaissait pas dans les mouvements et la manière de la Manif pour tous. Il a dit chercher avant tout à attirer l'attention sur le « Grand remplacement » qui par l'arrivée massive de populations immigrées non européennes sur le Vieux Continent.

Et il en accusait notamment l'Eglise.

Pour clarifier, donc, voici ce que j'ai écrit hier dans Présent. – J.S.
On hésite, pour cette première nécrologie dans Présent de l’historien et essayiste qui s’est suicidé mardi après-midi, à accoler une croix à son nom. Pourtant, né sur une terre chrétienne, passionnément amoureux de cette terre, chrétienne en quelque sorte malgré lui, Dominique Venner est aujourd’hui face à Dieu. Le sien comme le nôtre. Qu’on l’honore ou qu’on le répudie. Et parce que ce Dieu est miséricorde, et à défaut de faire l’éloge de ce geste mortel dont Dominique Venner a voulu faire un message, nous disons en l’implorant : « Requiem aeternam dona ei Domine, et lux perpetua luceat ei. » 
Parce qu’il nous est demandé de prier pour « ceux qui ont le plus besoin » de la miséricorde. Parce que, si Dominique Venner revendiquait son paganisme et voyait en la religion de Jésus-Christ la cause de la décadence de notre Europe, il était aussi un homme de courage et d’engagement, qui a payé de sa personne contre le déshonneur de l’abandon de l’Algérie – emprisonné en 1961 pour avoir rejoint l’OAS – et qui a placé ses convictions au-dessus de son confort personnel. 
Dominique Venner, âgé de 78 ans, avait minutieusement préparé son ultime défi « joué » sur les marches de l’autel de Notre-Dame de Paris. Il venait de confier, dimanche dernier, la Nouvelle Revue d’Histoire dont il assurait jusqu’alors la direction à Philippe Conrad. Dans le numéro de janvier-février de la NRH, il annonçait déjà son suicide à mots couverts : « Sous sa forme illustrée par les samouraïs et les “vieux Romains” », la mort « peut constituer la plus forte des protestations contre une indignité autant qu’une provocation à l’espérance »
Ce fut donc une mort médiatique, minutée, organisée pour faire le plus de bruit possible. Mardi, Dominique Venner venait de déjeuner avec ses amis Philippe Conrad, l’historien, Bernard Lugan l’africaniste et Jean-Yves Le Gallou, ancien du FN qui dirige aujourd’hui la fondation Polemia : ils ne remarquèrent rien d’inhabituel. Leur émission sur Radio Courtoisie était programmée pour 18 heures dans l’après-midi. 
Vers 16 heures, Dominique Venner, qui était entré dans le cœur et dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame, haut lieu de la chrétienté française, portant un vieux pistolet belge à un coup , s’est approché de l’autel. Il y a posé une lettre – il en portait trois autres sur lui. Debout sur les marches, il s’est tiré une balle dans la bouche. Le prêtre qui confessait alors dans la cathédrale a accouru pour l’assister ; il était cependant trop tard pour lui donner les derniers sacrements. On évacua la cathédrale. Dix minutes plus tard, les grands médias répercutaient déjà la nouvelle. 
On peut s’extasier, comme je l’ai entendu sur Radio Courtoisie où Conrad, Lugan, Le Gallou puis Henry de Lesquen se sont retrouvés pour évoquer, bouleversés, l’ami, l’intellectuel, l’historien, le nationaliste disparu, sur son « sacrifice héroïque », son « message de volonté et de grandeur », son « sens du sacrifice et son sens du sacré ». Avant de lancer – inévitablement – Le Crépuscule des dieux dirigé par Karajan, en hommage au défunt. 
Il est certain que Dominique Venner ne croyait pas en Dieu, ni même en ses dieux, ni en l’au-delà, et qu’il adorait (puisqu’il faut bien adorer !) notre terre d’Europe et son histoire préchrétienne. Qu’il a choisi de mourir, comme il l’a dit, « comblé d’amour » par sa femme et ses enfants, attaché donc à cette vie qu’il a volontairement déposée : 
« J’offre ce qui me reste de vie dans une intention de protestation et de fondation. Je choisis un lieu hautement symbolique, la cathédrale Notre Dame de Paris que je respecte et admire, elle qui fut édifiée par le génie de mes aïeux sur des lieux de cultes plus anciens, rappelant nos origines immémoriales. » 
Mais comment ne pas voir en ce « sacrifice » revendiqué une contrefaçon du vrai Sacrifice offert par le Christ non pour la grandeur des hommes, d’une race, d’un orgueil dressé, et encore moins pour conjurer une désespérance mortelle, mais pour déverser la miséricorde de son Père sur les pécheurs, les plus grands et les plus petits, pour ouvrir à chacun mais d’abord aux plus humbles la vraie patrie qui est l’héritage commun des enfants de Dieu. 
L’intellectuel que fut Dominique Venner, passionné d’armes et de chasse, défenseur des droits des peuples chez eux, ami de la première heure de la Nouvelle Droite, homme courtois mais toujours prêt à croiser le fer pour dénoncer l’Eglise, a voulu quant à lui susciter un sursaut national à la manière d’un Mishima, avec autant de recherche et de minutie, de romantisme et même de grandiloquence, en dénonçant une dernière fois toutes les complicités qui aujourd’hui mettent la France et l’Europe en risque de soumission à l’étranger ; l’étranger islamique particulièrement. 
Sur son blog, mardi matin, il avait parlé de la manifestation du 26 mai contre la loi sur le mariage, « loi infâme », qui pourra bien être supprimée un jour, par l’islam : « Il faut bien voir qu’une France tombée au pouvoir des islamistes fait partie des probabilités. » Non sans accuser l’Eglise d’y avoir, avec le patronat et « tous les partis sauf le FN », « travaillé activement ». 
Et d’ajouter : « Il ne suffira pas d’organiser de gentilles manifestations de rue pour l’empêcher… Il faudra certainement des gestes nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences, secouer les consciences anesthésiées et réveiller la mémoire de nos origines. » 
Dominique Venner a-t-il consciemment choisi le sacrilège et la profanation que constitue un crime de sang dans un lieu sacré, au cœur de ce lieu sacré ? L’ultime accusation qu’il a lancée contre l’Eglise, et son mépris affiché pour la voie du Christ, semblent l’indiquer. Mais nous ne sondons ni les reins ni les cœurs. 
Il nous appartient seulement de dire que son exemple n’en est pas un, car c’est un chemin de révolte et d’idolâtrie. Et de noter qu’après une messe de réparation célébrée par Mgr Beau sur l’autel profané, une veillée pour la vie a rassemblé des milliers de personnes au pied de la Vierge en cette cathédrale suscitée par la foi et construite par amour ; à l’invitation des évêques présents, on chanta un Ave pour l’âme de Dominique Venner. 
C’est tout le paradoxe : il s’est assuré, sans le vouloir, des prières que jamais il n’aurait obtenues en mourant dans son lit.
www.present.fr 


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22 mai, 2013

Argentine : un tribunal juge inconstitutionnelles les directives locales pour l'avortement dépénalisé

Encore une belle victoire pour la vie ! La nouvelle nous en vient d'Argentine, où un tribunal de la ville de Cordoba, capitale de la province éponyme, vient de juger que le guide des avortements non punissables qui y a été imposé l'an dernier aux autorités sanitaires est contraire à la Constitution de la province, qui oblige à respecter et protéger la vie des enfants à naître.

On se souviendra qu'une décision de la Cour suprême argentine avait posé en 2012 que l'on ne peut punir un avortement commis sur une femme victime d'un viol, ce qui avait élargi les cas où l'avortement, aux termes du code pénal de la nation, est dépénalisé. A la suite de cet arrêt les autorités sanitaires nationales avaient imposé aux provinces de mettre en œuvre cette jurisprudence en créant localement des codes de bonnes pratiques et des conditions requises pour permettre l'avortement dans les « cas limites » où la loi le dépénalise, afin d'éviter notamment une procédure judiciaire préalable en vue de s'assurer l'absence de poursuites.

Tout le petit monde de l'avortement avait sauté sur la décision de la Cour suprême pour en déduire un droit à l'avortement dans des cas exceptionnels, voués d'ailleurs à devenir très habituels puisque dans la province de Cordoba la femme désireuse d'obtenir un avortement pouvait se contenter de signer un document jurant que sa grossesse résultait d'un viol.

Le tribunal de Cordoba, en une décision définitive selon Argentinos Alerta, a réduit à néant le sophisme qui sous-tend ce nouveau régime.

« Le code pénal n'accorde pas une autorisation d'avorter dans les cas énumérés dans l'article 86 (du code pénal national), et il octroie encore moins un droit pour le faire. (…) Il existe une distance immense entre le fait de dépénaliser une conduite et reconnaître un droit à y avoir recours », a affirmé le tribunal, statuant à l'unanimité.

« Le fait que le législateur pénal ait exempté de peine une conduite déterminée ne transforme pas nécessairement celle-ci en conduite licite et encore moins en droit exigible. Mais la distance est encore plus lointaine si nous comparons cela avec la reconnaissance d'un droit qui rend exigibles les moyens matériels pour en jouir. »

Une chose est d'avoir de la compassion et même de l'organiser en faveur d'une femme en situation de grande souffrance, tout autre est la généralisation d'une fausse compassion préalable.

De fait, le protocole sur les avortements dépénalisés imposé à la province obligeait les hôpitaux publics à pratiquer ces avortements dès lors qu'ils rentraient dans le cadre de l'article 68.

C'est l'ensemble du protocole qui a été censuré et pour ce faire, le tribunal s'est clairement appuyé sur le droit à la vie des enfants à naître dans la province, affirmant que la création d'une norme réglementaire ouvertement contraire non seulement à l'esprit, mais à lettre des lois régissant l'exercice de la médecine, ainsi que la constitution qui affirme le respect de la vie de l'enfant à naître.

Les juges ont aussi souligné que le système du protocole d'accès à l'avortement permet, en cas de viol, au violeur de rester anonyme et donc impuni :

« La solution qui consiste à “la faire avorter” va normalement entraîner une blessure psychologique et en outre, cela favorise l'“occultation” du vrai problème subjacent dans la plupart des cas, à savoir l'existence de situations de violence familiale ; elle laisse les responsables impunis et favorisent leur pérennisation par le silence. »

La province de Cordoba, par ce jugement, affirme également son droit de ne pas se voir régentée par les autorités fédérales « qui peuvent bien décider ou non de dépénaliser l'avortement dans tel ou tel cas, mais de là à imposer à la province (…) d'apporter l'aide et l'assistance matérielle, il y a encore une immense distance. »

Ce jugement, obtenu grâce à la constitution de partie civile d'une association pro-vie, « Portal de Belen », a donc obtenu qu'un frein soit posé contre l'avortement – sauf dans les hôpitaux nationaux présents dans la provinces, qui dépendent directement de la loi fédérale.

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Le Conseil de l’Europe fera de la promotion LGBT le 24 mai à Paris

Un communiqué de presse du Conseil de l’Europe annonce une réunion de Commission sur l’égalité et la non-discrimination dans ses bureaux parisiens du COE, 55 avenue Kleber, toute la journée.

On attend à cette occasion l’adoption de l’avant-projet de résolution sur la lutte contre « la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et sur l’identité de genre », dont le rapporteur, Håkon Haugli, socialiste et norvégien, présentera l’ultime mouture.

Vrai document de combat en faveur d’une longue liste de droits LGBT – de la dépénalisation de l’activité homosexuelle à la reconnaissance des droits homoparentaux – ce rapport pousse encore plus loin le militantisme du Conseil de l’Europe en vue d’imposer l’idéologie du genre. Un militantisme qui aboutit dans la tête des juges de la Cour européenne des droits de l’homme, qui lui donnent toujours davantage force de loi dans les 47 pays du Conseil.

Dans son dernier mémorandum sur l’évolution du dossier, Håkon Haugli écrit notamment : « En France, un projet de loi sur le mariage et l’adoption par des couples homosexuels a été débattu en 2013 et approuvé par la chambre basse du Parlement. Si la loi est approuvée, la France rejoindra les onze pays qui ont déjà légalisé le mariage homosexuel. “Avec 60 millions d’habitants, soulignent certains observateurs, la France arriverait en tête en termes de poids économique et d’influence diplomatique.” Des manifestations ont été organisées en soutien et contre cette proposition. Il importe de rappeler que cette mesure a une importante légitimité démocratique, puisqu’elle représentait un élément important du programme politique qui a conduit à l’élection du Président Hollande. »

Lors de la réunion du 24 mai, l’ordre du jour prévoit également, entre autres, des interventions d’Andrea Rigoni sur « le congé parental, moyen d’encourager l’égalité des sexes » et de Robert Biedron (Pologne, SOC) sur sa participation au 5e Colloque international sur le droit de l’enfant et de l’adolescent à son orientation sexuelle et à son identité de genre, à l’Institut Universitaire Kurt Bösch (IUKB), les 2-4 mai 2013 à Sion (Suisse), en collaboration avec le Conseil de l’Europe.


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21 mai, 2013

Manif du 26 mai à Paris : rendez-vous près du Jardin des Plantes !

Nous avons le tracé définitif de la Manif pour tous contre la loi Taubira.

Avec Riposte Catholique, l'AGRIF, Chrétienté-Solidarité, l'abbé Ribeton, l'abbé de Tanoüarn et de nombreuses personnalités, nous vous appelons à rejoindre notre rendez-vous devant les grilles du Jardin des Plantes, place Valhubert, Paris 5e, dès 13 heures dimanche (en face du pont d'Austerlitz).

APPEL POUR LA MANIF POUR TOUS DU 26 MAI 2013 

Nous participerons, très déterminés, à la Marche pour tous du 26 mai contre le « mariage homo », pour y défendre l’exigence morale et politique et non politicienne, l’exigence trans-partisane d’abroger purement et simplement la loi nihiliste Hollande-Taubira de désintégration familiale et sociale. 
Nous marcherons poussés par notre fidélité aux valeurs chrétiennes et humaines du respect de la vie et de la famille. 
Nous marcherons contre le racisme véritablement anti-humain qui prétend substituer à l’humanité constituée par le couple de l’homme et de la femme une dialectique d’appartenance homosexuelle ou hétérosexuelle. 
Nous marcherons parce qu’enfin, à l’évidence, la majorité des marcheurs réprouve désormais expressément le traquenard d’une dialectique d’instrumentalisation des concepts psychiatriques de « phobie » et de « philie » qui aurait pu aboutir à un véritable détournement de la Marche. On a trop connu cela avec l’abomination des rééducations psychiatriques dans le monde soviétique. 
Nous marcherons dans le calme, l’amitié et la liberté, en effet pour tous, de manifester selon sa foi et sa sensibilité et non selon un carcan dictatorialement imposé.
Nos amis pourront bien sûr à leur gré défiler avec leurs délégations provinciales, d’autres avec des mouvements selon leur sensibilité.

PREMIERS APPELANTS :

• Bernard Antony
• Richard Haddad, éditeur, ancien président du Cercle National des étudiants de Paris
• Daniel Hamiche, rédacteur en chef de L’Observatoire de la Christianophobie
• Vivien Hoch, chercheur en philosophie
• Jacques Le Morvan, Chrétienté-Solidarité, vice-président du Centre Henri et André Charlier
• Cécile Montmirail, vice-présidente de l’AGRIF
• Abbé Vincent Ribeton
• Pasteur Saïd, communautés chrétiennes d’Afrique du nord
• Michel Seamb, Convergences Africaines
• Jeanne Smits, directrice de Présent
• Yvonne Soleil, Chrétienté-Solidarité-Persécutions
• Abbé Guillaume de Tanouärn, Centre Saint Paul
• Guillaume de Thieulloy, directeur de Riposte catholique
• Jérôme Triomphe, avocat de l’AGRIF
• François Wagner, avocat de l’AGRIF



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19 mai, 2013

Le premier “mariage” gay a eu lieu à Cannes

Vendredi soir. Le mariage n'est plus. Le Conseil constitutionnel l'a vidé de son sens au nom de la « normalité » homosexuelle.

On en a eu un petit goût à Cannes où un festival « Queer » se déroule en marge de la compétition officielle.

A la veille, donc, de la promulgation de la loi Taubira, toutes affaires cessantes, par François Hollande le 18 mai, la compagnie Troma qui fait dans le film LGBT humoristico-gore a organisé un pseusdo mariage sur la  Croisette.

Une photo vaut mieux qu'un long discours :



Et une deuxième :




Pardon de vous infliger ça, mais à partir de maintenant va falloir s'y habituer. Et ne pas faire la moue, encore, sous peine de paraître « crispé » (c'est grave) ou « homophobe » (c'est un délit).

Le Figaro est bien de cet avis, qui rend compte de cet « événement » dans ses pages culture (sic).

Mais s'il y a donc un festival marginal pour les LGBT depuis quelques années, il n'y en a plus vraiment besoin. La thématique gay est omniprésente cette année à Cannes. Le Figaro trouve ça très bien.
Vendredi, troisième jour de compétition et enfin un film excitant: L'Inconnu du Lac, en sélection Un Certain Regard. Alain Guiraudie y filme des hommes «en condition» qui ont tôt fait d'abandonner toute pudeur. Une étendue d'eau, des pins dressés dans le ciel du Var… Un cadre parfait pour la caméra du réalisateur qui «voulait réunir grandeur des sentiments et trivialité des organes» (Télérama). Au menu des trivialités: des orgies mâles, où l'on s'attrape sans ménagement, avec ou sans préservatifs. À peine cesse-t-on de s'affairer lorsqu'un corps est repêché sur le rivage. Il y a le feu au lac.
Et ça continue :
Behind the Candelabra dégaine en premier, en compétition. Ce vrai-faux biopic inspiré de la vie du pianiste fantasque Liberace (Michael Douglas), et de son chauffeur-amant (Matt Damon) a été acheté par la chaîne de télé américaine HBO, jugé «trop gay» par Hollywood, d'après son réalisateur, Steven Soderbergh. À 68 ans, Michael Douglas y jouerait, à monte-la-dessus, une partition étonnante. Thierry Frémaux, le délégué général du Festival, a insisté auprès du cinéaste pour qu'il présente ce long-métrage sur cette kitschissime icône gay du music-hall.
Et encore :
La compétition attend aussi le cinquième film d'Abdellatif Kechiche, mercredi 22 mai. Le cinéaste triplement césarisé en 2008 doit dévoiler mercredi prochain La vie (sexuelle) d'Adèle, dans son adaptation du roman graphique le Bleu est une couleur chaude de Julie Maroh. Chaude, cette chronique sur le couple lesbien formé par Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux (très sexy aujourd'hui en allumeuse dans Grand Central de Rebecca Zlotowski) doit l'être, excessivement, si l'on en croit les dires et les impressions de Thierry Frémaux, pourtant pas réputé pour sa pudibonderie. Dans le film de Kechiche, Adèle, 15 ans, découvre son attirance pour une jeune femme à la chevelure azur. On vous le donne en mille, cette amazone est une militante de la cause LGBT.
Pas encore d'indigestion ?

Alors je vous livre ce que j'ai trouvé d'opportun dans la page wikipedia sur le 18 mai, date de la loi Taubira.

— C'est, en 1924, la date de naissance de Lucien Neuwirth. C'est sa loi qui a légalisé la pilule et « normalisé » la contraception en France. Belle continuité. Il a ouvert la voie au mariage construit sur le plaisir dont l'enfant peut être exclu. Pourquoi l'interdire aux homos qui font de la contraception sans même avoir besoin d'y penser ?

— Le 18 mai, c'est aussi la Journée mondiale du vaccin contre le Sida. A croire qu'ils ont fait exprès !


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18 mai, 2013

APPEL POUR LA MANIF POUR TOUS DU 26 MAI 2013

Nous participerons, très déterminés, à la Marche pour tous du 26 mai contre le « mariage homo », pour y défendre l’exigence morale et politique et non politicienne, l’exigence trans-partisane d’abroger purement et simplement la loi nihiliste Hollande-Taubira de désintégration familiale et sociale.

Nous marcherons poussés par notre fidélité aux valeurs chrétiennes et humaines du respect de la vie et de la famille.

Nous marcherons contre le racisme véritablement anti-humain qui prétend substituer à l’humanité constituée par le couple de l’homme et de la femme une dialectique d’appartenance homosexuelle ou hétérosexuelle.

Nous marcherons parce qu’enfin, à l’évidence, la majorité des marcheurs réprouve désormais expressément le traquenard d’une dialectique d’instrumentalisation des concepts psychiatriques de « phobie » et de « philie » qui aurait pu aboutir à un véritable détournement de la Marche. On a trop connu cela avec l’abomination des rééducations psychiatriques dans le monde soviétique.

Nous marcherons dans le calme, l’amitié et la liberté, en effet pour tous, de manifester selon sa foi et sa sensibilité et non selon un carcan dictatorialement imposé.

Nos amis pourront bien sûr à leur gré défiler avec leurs délégations provinciales, d’autres avec des mouvements selon leur sensibilité.

Nous, avec les militants et adhérents et amis de nos organisations qui le souhaitent, vous donnerons rendez-vous [sur un point d'un des parcours dès que les tracés seront définitifs – J.S.].


PREMIERS APPELANTS :

Bernard Antony

Richard Haddad, éditeur, ancien président du Cercle National des étudiants de Paris

Daniel Hamiche, rédacteur en chef de L’Observatoire de la Christianophobie

Vivien Hoch, chercheur en philosophie

Jacques Le Morvan, Chrétienté-Solidarité, vice-président du Centre Henri et André Charlier

Cécile Montmirail, vice-présidente de l’AGRIF

Abbé Vincent Ribeton

Pasteur Saïd, communautés chrétiennes d’Afrique du nord

Michel Seamb, Convergences Africaines

Jeanne Smits, directrice de Présent

Yvonne Soleil, Chrétienté-Solidarité-Persécutions

Abbé Guillaume de Tanouärn, Centre Saint Paul

Guillaume de Thieulloy, directeur de Riposte catholique

Jérôme Triomphe, avocat de l’AGRIF

François Wagner, avocat de l’AGRIF



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17 mai, 2013

La paroisse Saint Jean-Baptiste de la Salle de Paris appelle à une neuvaine en vue de la Manif du 26 mai

Une manifestation “consistante” est annoncée pour le dimanche 26 mai. Que nous y soyons favorables, indifférents, hostiles nous sentons bien, en tant que chrétiens, que l’essentiel se jouera dans la prière. C’est pourquoi nous vous proposons une neuvaine à “Marie qui défait les noeuds

  • Pourquoi une neuvaine ? Parce qu’entre Ascension et Pentecôte les disciples et la Vierge Marie (cf Actes 1,14) prièrent neuf jours au Cénacle et le dixième jour ils reçurent l’Esprit Saint. Depuis ce temps là la pratique des neuvaines a fait ses preuves dans l’histoire de l’Eglise.
  • Pourquoi la Vierge Marie ? Parce que nous sommes au mois de mai ; parce que beaucoup d’entre nous ont reçu il y a peu le message de Notre Dame de Pontmain,”Mais priez mes enfants ; parce que Marie est épouse et mère de famille et que c’est bien la famille qui est en question.
  • Pourquoi “Marie qui défait les noeuds” ? Parce que depuis saint Irénée de Lyon (+ 207) on invoque la Vierge Marie qui a dénoué par sa foi ce que Eve avait noué par son incrédulité. Parce que cette dévotion est chère au coeur de notre pape François qui en a été un des principaux propagateurs en Argentine et dans le monde. Parce qu’il est bien vrai que la situation de notre pays semble humainement inextricable...
La neuvaine commence le vendredi 17 mai pour s’achever dimanche 26 mai. Durant ces neuf jours chacun aura a cœur de réciter son chapelet et de dire la prière suivante:


Prière à "Marie qui défait les noeuds" :


Vierge Marie, Mère du bel Amour, Mère qui n'as jamais abandonné un enfant qui crie au secours, Mère dont les mains travaillent sans cesse pour tes enfants bien aimés, car elles sont poussées par l'Amour divin et l'infinie Miséricorde qui déborde de ton coeur, tourne ton regard plein de compassion vers moi. Vois le paquet de "noeuds" qui étouffent ma vie. Tu connais mon désespoir et ma douleur. Tu sais combien ces noeuds me paralysent. Marie, Mère que Dieu a chargée de défaire les "noeuds" de la vie de tes enfants, je dépose le ruban de ma vie dans tes mains. Personne, pas même le Malin, ne peut le soustraire à ton aide miséricordieuse. Dans tes mains, il n'y a pas un seul noeud qui ne puisse être défait. Mère toute puissante, par ta grâce et par ton pouvoir d'intercession auprès de ton Fils Jésus, notre Libérateur, reçois aujourd'hui ce "noeud"..... (le nommer, si possible). Pour la gloire de Dieu, je te demande de le défaire, et de le défaire pour toujours. J'espère en Toi. Tu es la Consolatrice que Dieu nous a donnée, tu es la forteresse de nos forces fragiles, la richesse de nos misères, la délivrance de tout ce qui nous empêche d'être avec le Christ. Accueille mon appel. Garde-moi, guide-moi, protège-moi. Tu es mon refuge assuré. Marie qui défait les nœuds, prie pour moi.
Les prêtres et diacre de Saint Jean-Baptiste de La Salle
Père Guillaume de Menthière, Robert Jorens, Armel d’Harcourt, Alexandre Comte, M. Patrick Declety
  




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16 mai, 2013

Le pape célébrera une messe pour la vie à Rome le 16 juin

Le pape François célébrera une messe « pour la vie » le dimanche 16 juin sur la place Saint-Pierre, à Rome, point d'orgue de la célébration annuelle de Evangelium Vitae qui aura cette année une envergure  exceptionnelle par la volonté du Conseil pour la Nouvelle Evangélisation, nous apprend le Friday Fax d'Austin Ruse.

C'est Benoît XVI qui avait lancé cette initiative d'une célébration annuelle proposant notamment une messe pour les figures du mouvement pro-vie.

Cette année il y aura trois jours d'activités diverses, comprenant une conférence du cardinal Burke et d'autres interventions confiées notamment à des organisations pro-vie américaines comme l'Alliance Defending Freedom, le Secrétariat Pro-vie de la conférence des évêques des Etats-Unis et Priests for Life.

Le samedi verra les pèlerins se rendre sur le tombeau de saint Pierre et une adoration eucharistique sera proposée dans plusieurs églises environnantes pendant l'après-midi ; le soir, procession aux flambeaux conduite par Mgr Augustine di Noia, vice-président de la commission Ecclesia Dei. Comme elle s'achèvera près du Vatican d'aucuns espèrent déjà que le pape viendra la saluer comme il l'a fait le 12 mai pour la Marche pour la vie, en sortant de son circuit habituel sur la place Saint-Pierre pour rejoindre la tête du cortège dans sa papamobile.

Le message d'Austin Ruse annonce la participation de nombreuses associations pro-vie européennes, sans donner de nom.

Le pape François tweetait hier :

15 maiC’est Dieu qui donne la vie. Respectons et aimons la vie humaine, particulièrement celle qui est sans défense dans le sein maternel.
ERRATUM, 6 h 32 le vendredi 17 mai : J'ai par erreur repris le communiqué affirmant que Mgr Di Noia est préfet de la Congrégation pour le culte divin. L'article est rectifié désormais. Mille excuses.

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Euthanasie lente : la loi Leonetti donne à la famille un droit de veto

Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Toulon-Fréjus, vient de publier une analyse approfondie et passionnante de l'ordonnance de référé du tribunal de Châlons-en-Champagne qui a fait rétablir la nourriture et l'hydratation – les soins ordinaires et normaux – de Vincent Lambert, condamné à mort par une « décision collégiale » pilotée par le chef de service des soins palliatifs du CHU Sébastopol de Reims.

Il y rejoint notre analyse publiée dans les heures qui avaient suivi cette décision, mais surtout il y soulève un élément de la plus haute importance non seulement pour Vincent, mais pour tous ceux qui un jour risquent de se trouver dans une situation semblable à la sienne, c'est-à-dire n'importe qui en France.

S'appuyant sur le rapport de la deuxième mission d'évaluation de la loi sur la fin de vie, publiée sous la signature de Jean Leonetti, Pierre-Olivier Arduin constate que, dans le cadre de la procédure collégiale qui doit obligatoirement précéder l'arrêt des traitements (auxquels la loi assimile à tort l'alimentation artificielle, ndlr) en cas d'« obstination déraisonnable» ou d'« acharnement thérapeutique », le constat d'un désaccord parmi les membres de la famille et proches du défunt doit stopper la procédure.

Autrement dit : l'avis de la famille est un droit de veto, l'équipe médicale doit en tenir compte, c'est-à-dire le respecter. Et une seule opposition suffit.

Voici ce que note Pierre-Olivier Arduin : 
D’ailleurs, quand bien même la procédure collégiale aurait été suivie, la survenue d’un désaccord au sein de la famille (patent ici) et/ou de l’équipe médicale (ce qui semble être également le cas dans cette affaire, plusieurs soignants ayant fait part de leur réserve quant à la décision prise) aurait dû stopper immédiatement le protocole de retrait de l’alimentation. La procédure collégiale ne produit pas une décision selon un processus de type majoritaire. Il suffit qu’une des personnes impliquées ne juge pas le choix final comme moralement bon pour suspendre la procédure. 
La seconde mission parlementaire sur la fin de vie qui a réexaminé ce dispositif de la loi a été très claire sur ce point dans son rapport final : « Un constat de désaccord doit conduire à poursuivre les orientations thérapeutiques suivies antérieurement. » 
D’ailleurs, suite au rapport rendu en 2008, le gouvernement de l’époque avait décidé de renforcer le rôle de la famille qui doit être non seulement partie prenante du choix effectué mais aussi peut désormais déclencher de son propre chef la procédure qui était auparavant laissée à l’initiative du seul corps médical (décret du 29 janvier 2010). Les professionnels de santé ne peuvent donc en aucun cas s’opposer à l’avis de la famille, surtout lorsque celui-ci vise à protéger la vie d’un de ses proches.
Ce point de la loi étant ainsi clairement établi, on peut dire que Vincent Lambert est maintenant hors de danger.

Et ce malgré les fulminations du médecin responsable qui en rétablissant de mauvaise grâce l'alimentation du jeune homme clamait qu'il allait refaire la procédure collégiale, dans les formes cette fois, pour lui couper de nouveau les vivres.

Il y a donc des remparts contre la loi Leonetti dont il faut connaître l'existence et se servir : pour soi, faire des directives anticipées qui lient les équipes médicales, et pour un parent ou un proche, connaître cet aspect de la loi qui donne le dernier mot à ceux qui sont pour le maintien de la vie.

A contrario, il ne faut pas oublier que la loi Leonetti permet l'euthanasie lente par inanition, même quand le patient n'est pas en fin de vie, même si la demande initiale émane des proches, dès lors que la décision collégiale se prend dans les formes et que toutes les personnes consultées sont d'accord.

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15 mai, 2013

Des nouvelles de Vincent Lambert – et une mise en garde pour tous !

Non seulement Vincent Lambert est sauvé, il commence à reprendre des forces !

C'est l'excellente, la magnifique nouvelle d'hier : à ses parents venus à son chevet, nourri et hydraté de nouveau depuis samedi après-midi, Vincent Lambert a souri. Souri d'un petit sourire en coin, joli et complice, qui le rend aux yeux de ceux qui l'aiment plus beau que n'importe quelle star.

C'est l'une des gentilles aides-soignantes qui a obtenu ce sourire. Ces sourires. Ce sont elles qui soignent Vincent au jour le jour. Elles ont pour lui une affection visible, véritable. J'imagine qu'elles sont contentes de le voir revivre, après l'avoir vu volontairement privé de nourriture et d'une grande part d'hydratation par « décision collégiale » de « l'équipe médicale » du CHU de Reims.

— Vous avez vu ? Quand je passe la main dans les cheveux de Vincent, il sourit, dit une des aides-soignantes.

Et de joindre le geste à la parole : 

— M. Lambert ? Vous me reconnaissez ? Je suis revenue. Souriez-moi : je vais vous passer la main dans les cheveux.

Et Vincent de sourire.

Elle le lui dit deux fois encore : « Souriez ! » Et il l'a fait.

Les parents, bouleversés de bonheur, ont vu qu'il ne s'agissait pas d'un rictus. Mais d'une réponse.

C'est le moment de préciser un détail de ce dossier. J'avais parlé de « coma pauci-relationnel » à propos de Vincent Lambert. Un professeur de neurologie contacté par Jérôme Triomphe, avocat de la famille Lambert, a souligné qu'il est dans le cas de Vincent impropre de parler de « coma » : il est dans un « état pauci-relationnel », puisqu'il est conscient de son entourage et interagit avec lui.

Si bien qu'une pièce versée au dossier par le CHU de Reims – pour justifier l'euthanasie lente de Vincent Lambert ! – note qu'un examen approfondi réalisé par des spécialistes du coma en Belgique ont conclu que le patient est dans un « état de conscience minimale plus », « avec une perception de la douleur et des émotions préservées ».

Faut-il s'étonner dès lors que Vincent Lambert avait des épisodes « de pleurs, de cris, de sanglot (sic) » comme le précise le mémoire de défense du CHU de Reims par lequel il tentait de justifier la « décision médicale » de l'affamer à mort ?

Ce même mémoire croit pouvoir déceler des directives anticipées informelles de la part de Vincent Lambert, dont parlent sa femme et certains de ses frères et sœurs en expliquant qu'il a dit à l'occasion, avant son accident, ne pas vouloir être maintenu artificiellement en vie.

A la fin du mémoire de défense, on ose invoquer ceci :
« La volonté émise avant son accident par M. Lambert Vincent de ne pas être artificiellement maintenu en vie dans un état pauci-relationnel, a été rapportée par plusieurs membres de sa fratrie au Dr (…). »
Sans compter que la nourriture et l'hydratation ne maintiennent pas « artificiellement » la vie, fût-ce en état de coma, notons ici l'incroyable glissement. Peut-on vraiment imaginer que ce jeune homme ait su ce qu'est un état pauci-relationnel ? Qu'il l'ait prévu, et prévu aussi quel serait son sentiment en ce cas ? Prévu qu'il demanderait à mourir faute de nourriture et d'eau ? Deux, trois mots prononcés au détour d'une conversation permettent-ils de faire cette incroyable extrapolation dont un médecin peut s'emparer pour couper les vivres à un malade ?

Si c'est le cas – et c'est bien l'esprit de la loi Leonetti – il devient urgent de faire des directives anticipées écrites demandant de ne pas faire l'objet d'une décision d'abstention de soins ordinaires ayant pour objet de provoquer la mort ! Je crois bien qu'il va falloir rédiger une lettre type avec l'aide de médecins et de juristes spécialisés.

Voici donc Vincent Lambert, 37 ans, tiré d'affaire, souriant,  montrant un visage apaisé à ses parents.

Il s'agit maintenant d'obtenir son transfert d'un service de soins palliatifs où il n'a rien à faire sous la houlette de spécialistes en gériatrie vers une unité capable de prendre en charge son handicap profond aussi bien que son état conscience diminuée mais réelle, avec une prise en compte de ses besoins émotionnels, puisqu'il ressent aussi bien la tristesse que la joie.

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14 mai, 2013

Adoption aux Etats-Unis : homos obligatoires ?

Un proposition de loi américaine portée par un démocrate – John Lewis – et une républicaine – Ileana Ros-Lehtinen, propose de couper tous fonds fédéraux aux agences d'adoption, fussent-elles des associations à but non lucratif confessionnelles, qui donneraient la priorité aux couples hétérosexuels mariés.

Il s'agirait ainsi d'empêcher la « discrimination » à l'égard des concubins – et surtout des homosexuels. Car même si ceux-ci n'ont pas encore accès au « mariage » dans tous les Etats, il ne leur est pas interdit d'adopter aux Etats-Unis.

Comme le note Tony Perkins sur LifeSite, une telle loi aboutirait à instituer une politique officielle pénalisant les organismes qui tiennent compte du bien-être des enfants dans le choix de leur placement.

Mais attention, dire cela est déjà suspect. Car cela suppose d'ajouter foi à – par exemple – l'étude universitaire d'un Mark Regnerus qui a conclu à la moindre réussite des enfants élevés dans des foyers où l'un des parents avait une relation homosexuelle. Cette étude a beau avoir été soutenue par l'Université du Texas, et confirmée par d'autres travaux du chercheur, elle a le goût de l'interdit.

Le même article souligne que dès 2014, le ministère de l'Education des Etats-Unis – le Department of Education – remplacera les rubriques « père » et « mères » sur ses formulaires officiels par « parent 1 » et « parent 2 ».

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La CEDH demande plus de clarté sur le suicide assisté

Affaire Gross c. Suisse

Après une salve d'affaires où la Cour européenne des droits de l'homme a refusé de juger en faveur d'un droit au suicide dans les pays membres du Conseil de l'Europe, la CEDH vient de rendre une décision où elle fait un pas en direction de la libéralisation du suicide assisté. Elle a conclu à la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit au respect de la vie privée et familiale) du fait qu'une ressortissante suisse aujourd'hui âgée de plus de 82 ans n'a pas eu accès, du fait de la formulation de la loi, à des informations assez claires sur les cas où la Suisse autorise le suicide assisté.

Ladite Alda Gross, née en 1931, ne souffre d'aucune pathologie clinique, c'est juste l'âge qui l'atteint et le déclin de ses forces physiques et mentales. Elle trouve sa vie de plus en plus monotone. Elle ne peut plus faire de longues marches et voit ses facultés mentales décliner. Cela fait depuis 2005 qu'elle cherche à obtenir des médicaments permettant de mettre fin à ses jours (juste parce qu'elle vieillit) : le refus des médecins qu'elle a consultés de lui prescrire une dose mortelle de pentobartibal sodique l'a conduite à se tourner vers la direction de la santé du canton de Zurich, qui en 2009 rejeta sa demande. Refus confirmé par les tribunaux.

Il était motivé par le fait que ne souffrant d'aucune pathologie, les médecins craignaient d'être poursuivis pour cette prescription permise lorsque le demandeur est très malade, à quoi s'ajoute le fait que la déontologie professionnelle le leur interdit. La Cour suprême fédérale devait, le 12 avril 2010, préciser que l'Etat n'est pas tenu de garantir à un individu l'accès à une dose mortelle de médicament. L'affaire Haas c. Suisse était alors pendante devant la CEDH, qui devait confirmer cette affirmation.

La CEDH ne modifie pas ce point précis de sa jurisprudence mais n'exclut nullement que l'on puisse prescrire un poison à une personne en bonne santé pour qu'elle puisse mettre fin à ses jours.

Elle a considéré, selon le communiqué de presse de la CEDH, « que le souhait de Mme Gross d’obtenir une dose mortelle de médicament afin de mettre fin à ses jours relève du droit au respect de la vie privée garanti par l’article 8. Dans l’affaire Haas c. Suisse, elle a déjà reconnu que le droit d’un individu de choisir quand et comment mourir, à condition que celui-ci soit en état de prendre sa décision librement et d’agir en conséquence, constituait l’un des aspects du droit au respect de la vie privée ».

La Cour réitère ensuite que l'objet essentiel de cet article 8 est de protéger les individus par rapport à l'interférence arbitraire des autorités publiques, qui ne se justifie que par rapport à la loi et à ce qui « est nécessaire dans une société démocratique 7.

Observant que le code pénal suisse ne réprime l'incitation et l'assistance au suicide que lorsqu'elles sont faites pour des « motifs égoïstes », et que le médecin peut prescrire un poison mortel dès lors qu'il a discuté avec son patient d'autres moyens de lui venir en aide et que celui-ci agit librement et de manière réfléchie. La CEDH reproche à la législation suisse de ne pas préciser si cette prescription ne peut se faire qu'en phase terminale de maladie. Le communiqué de presse précise :

La Cour considère que cette absence de directives claires posées par la loi est susceptible d’avoir un effet dissuasif sur les médecins, qui pourraient sinon être enclins à fournir à une personne dans la situation de Mme Gross l’ordonnance demandée. C’est ce que confirme le fait que les médecins consultés par elle ont rejeté sa demande parce qu’ils redoutaient d’être entraînés dans des procédures judiciaires longues ou de s’exposer à des conséquences négatives sur le plan professionnel. 
Cette incertitude quant à l’issue de sa demande dans une situation concernant un aspect particulièrement important de sa vie a dû causer à Mme Gross une angoisse considérable. Cela ne se serait pas produit s’il y avait eu des directives claires et approuvées par l’État définissant les circonstances dans lesquelles les médecins sont autorisés à délivrer une ordonnance lorsqu’une personne a pris librement la décision grave de mettre fin à ses jours sans qu’elle soit proche de la mort à cause d’une maladie donnée.
Ces considérations suffisent à la Cour pour conclure que la législation suisse, tout en offrant la possibilité d’obtenir une dose létale de médicament sur ordonnance médicale, ne fournit pas des directives suffisantes définissant avec clarté l’ampleur de ce droit. Dès lors, il y a eu violation de l’article 8 de ce chef.

On notera que l'arrêt de chambre rapporte ce que le gouvernement suisse a fait valoir pour sa défense : le fait que Mme Gross n'a pas beaucoup insisté pour avoir sa dose de pentobarbital, se bornant à deux entretiens d'une heure et demie avec son médecin, puis à trois tentatives chez d'autres médecins : ainsi elle n'aurait pas « démontré » qu'il lui avait été impossible d'avoir accès à la prescription demandée. Cela laisse songeur…

Le gouvernement suisse notait aussi qu'il y a de multiples façons d'attenter à sa propre vie, et que donc le refus de prescription ne portait pas atteinte au droit de Mme Gross, en tant que personne en bonne santé, de mettre fin à ses jours.

Mais la Cour a tenu à aller plus loin en jugeant qu'il faut établir clairement quand le suicide assisté doit être en quelque sorte assisté par la loi et le corps médical, étant entendu qu'il n'y a pas de limite a priori :
La Cour reconnaît qu'il peut y avoir des difficultés à trouver le nécessaire consensus politique sur des questions aussi controversées qui ont un impact éthique et moral profond. Cependant ces difficultés sont inhérentes à n'importe quel processus démocratiques et ne peuvent absoudre l'abstention des autorités de remplir leur tâche en la matière.
Au nom du « principe de subsidiarité », la Cour réitère cependant qu'il appartient à l'Etat de décider dans quelles conditions générales un individu doit pouvoir prétendre à la fourniture de son poison final.

On peut dire, quoi qu'il en soit, que toute cette affaire a pour le moins rompu la monotonie de la vie de Mme Gross.

Et se poser aussi la question : les médecins qui ont constaté ses idées suicidaires lui ont-ils apporté l'aide dont elle a sans doute beaucoup plus besoin que d'un cachet de départ ?

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12 mai, 2013

Le Pape François a participé à la Marche pour la Vie à Rome !



A la surprise générale le pape François a participé à la 4e Marche pour la Vie à Rome qui a réuni 40.000 participants aujourd'hui : il a pris sa papamobile depuis le Palais apostolique pour saluer les marcheurs qui étaient en train de remonter  la Via della Conciliazione, et il les a bénis.

Le déplacement avait été manifestement préparé, souligne Hilary White de LifeSiteNews, mais maintenu secret : le chemin du pape avait été préparé par des barrières qui l'encadraient le long de la Via della Conciliazione qu'il a parcourue à l'issue du Regina Coeli pour atteindre le point d'arrivée de la Marche à laquelle participaient notamment le Dr Xavier Dor, une représentante de la Marche pour la Vie française, Blandine Serieyx, des représentants de Droit de Naître en France et de nombreux délégués américains (comme la charmante et convaincante Lila Rose), irlandais, polonais et d'ailleurs.

La Marche s'ouvrait avec un petit train touristique « détourné » pour l'occasion pour transporter des dizaines d'enfants portant des ballons et était émaillée de banderoles aux slogans clairs : « Non à la 194 » (la loi autorisant l'avortement), « Nous tuons notre avenir », « l'avortement est violence », « Halte au génocide ». D'ailleurs le maire de Rome, Gianni Alemanno, a pris la parole pour dénoncer le « massacre des innocents » que constitue l'avortement.

Des jeunes, des vieux, des familles, mais aussi des congrégations religieuses défilant derrière leurs bannières participaient à la Marche : les Franciscains de l'Immaculée, notamment, et des religieuses priant ouvertement. L'institut du Verbe incarné, regroupant de nombreuses jeunes religieuses et jeunes prêtres, était lui aussi fortement et joyeusement représenté.

Beaucoup de photos ici sur le site de Corrispondenza Romana. Et bien d'autres sur le blog « live » de la Marche ici.

Virginia Coda Nunziante, porte-parole de l'organisation italienne Marcia per la Vita, à côté du Dr Dor.

 Et voici une belle vidéo de la Marche, disponible ici, avec les images du Pape vers la fin.




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Euthanasie en France : référé gagné ! Vincent Lambert vivra… Mais il reste menacé

Extraordinaire victoire, samedi après-midi, pour le respect de la vie ! Devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, un référé-liberté plaidé en faveur de Vincent Lambert, 37 ans, a abouti à une ordonnance qui a reconnu le droit de ses parents et d’une partie de ses proches de s’opposer à ce qu’il soit tué lentement par l’arrêt de son alimentation.

Me Jérôme Triomphe venait de plaider avec passion contre la mise à mort volontaire du patient, au nom de ses parents, de sa sœur et de son demi-frère ; Me Jean Paillot avait exposé l’éthique biomédicale qui exige le respect de la vie. L’audience, chargée d’émotion, avait duré plus de deux heures. Ils ont été entendus et compris.

Vincent Lambert : oui, c’est le vrai nom de celui que jusqu’ici, dans un souci de discrétion visant à donner un maximum de chances aux démarches pour sauver sa vie, j’ai appelé « Hervé ».

C’est un jeune homme frappé il y a quatre ans et demi par un accident de voiture qui l’a laissé gravement handicapé. D’abord maintenu dans un coma artificiel, il est resté ensuite pendant deux ans dans un coma végétatif. Puis il est entré dans un coma pauci-relationnel, qui correspond chez lui à un état de « conscience minimale plus » où existe une interaction avec l’environnement : Vincent peut suivre des yeux, réagir aux voix familières, manifester la conscience de ses émotions. Il sourit. Ou plutôt : il souriait.

Depuis qu’une équipe médicale a décidé que, sa « qualité de vie » étant insuffisante, il convenait de lui couper l’alimentation et une bonne part de son hydratation en vue de le faire mourir, il pleure lorsque sa mère ou ses proches viennent le voir…

Cet arrêt de l’alimentation et la diminution drastique de son hydratation, réduite de 3 litres au total à 500 ml par 24 heures, ont été mis en place depuis le 10 avril dernier, avec le consentement de son épouse, mais malgré l’opposition expresse de ses parents et d’une partie de sa famille qui n’ont été d’aucune façon entendus à propos de cette décision médicale, qui n’est rien d’autre qu’un arrêt de mort par cessation des soins.

C’est très exactement une euthanasie par omission.

Le juge des référés, Mme Catherine Monbrun, a ordonné samedi après-midi à 16 h 45 que l’alimentation et l’hydratation normales de Vincent Lambert soient rétablies, annulant par ce fait la « décision collégiale » qui avait été prise le 8 avril par l’équipe médicale du CHU Sébastopol de Reims, de le faire mourir à petit feu au motif que ces soins apparaissent aujourd’hui comme « inutiles, disproportionnels et ayant comme seul effet le maintien artificiel de la vie ».

Elle a ainsi reconnu qu’il y avait une « atteinte grave et manifestement illégale » à une « liberté fondamentale » qu’il s’agissait de sauvegarder : la vie même de Vincent Lambert, menacée, et le droit de ses proches qui ne souhaitaient pas le voir tué. L’urgence étant caractérisée par l’affaiblissement déjà très avancé du patient du fait de ce refus de nourriture et d’eau.

Au nom du principe du « respect de la vie » affirmé par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme, que doit respecter notamment « toute personne morale de droit public » tel un hôpital public, l’ordonnance de référé rappelle que le juge des référés peut prendre toutes les mesures de nature à faire cesser le danger « lorsque l’action ou la carence d’un tel établissement crée un danger caractérisé et imminent pour la vie d’un patient, portant ainsi une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté fondamentale ».

Vincent Lambert, à l’heure où j’écris ces lignes, est hors de danger. Par l’effet de l’ordonnance de référés, on a recommencé à lui administrer du glucose et son alimentation est rétablie avec toute la précaution et la progressivité que requiert son état. Sa vie est sauvée.

Mais pour combien de temps ? Le résultat du référé a provoqué la « rage » du chef de service de l’unité de soins palliatifs où Vincent est hospitalisé. Une colère que m’a décrite Me Triomphe : il l’a constatée sur place au CHU de Reims, samedi après-midi, où le médecin chargé de soigner Vincent Lambert a clamé qu’il ferait tout pour procéder quand même à l’arrêt de la nourriture et de l’essentiel de l’hydratation de Vincent Lambert, refusant son transfert dans un autre hôpital plus respectueux de la vie au motif qu’ils sont « responsables » du jeune homme, rejetant encore et encore la volonté expresse de ses parents et d’une partie de sa famille de ne pas le voir ainsi volontairement poussé vers la mort. L'idée ? Relancer la « procédure collégiale », dans les règles cette fois (manière de reconnaître que tout avait été fait dans l'illégalité), mais avec la volonté préméditée de passer outre à la volonté des parents de Vincent Lambert.

Ce que l'on constate chez ce médecin, c'est une pure volonté de tuer – et j’écris cela en pesant mes mots, sans craindre de me voir contredire – puisque tel est l’objectif unique de l’arrêt de la nourriture et de l’hydratation.

Ce médecin qui a pris en toute illégalité – c’est ce qu’établit l’ordonnance de référé – la décision de faire mourir Vincent Lambert de faim et de soif, entend donc maintenant refaire toute la procédure de manière respectueuse de la loi, cette fois, pour lui couper encore les vivres.

Comment peut-il prétendre cela ?

Un élément peut, selon la manière dont on interprète la loi, lui donner raison, et il faut que la France le connaisse, qu’elle sache qu’aujourd’hui la loi française peut permettre de tuer un patient en le précipitant vers sa fin de vie.

Un deuxième lui donne tort, absolument et d’emblée, nous allons voir comment.

*

1. La décision d’arrêter les traitements, même en l’absence de situation de maladie en phase terminale, est une possibilité offerte aux médecins dans le cadre de la loi Leonetti. Cela correspond à la volonté d’éviter qu’une « obstination médicale déraisonnable » n’impose d’inutiles souffrances au patient ; c’est le refus de l’« acharnement thérapeutique » qui permet de refuser les traitements « inutiles, disproportionné ou qui n’ont d’autre objet que le maintien artificiel de la vie ».

« Traitement » : le mot dit bien ce qu’il veut dire et ne désigne pas de lui-même les soins ordinaires dus à tout patient et d’ailleurs à tout homme dans la mesure du possible : un toit, l’hygiène, la nourriture et l’eau.

L’entourloupe de la loi Leonetti, qui apparaît dans ses travaux préparatoires et qui est confirmée dans le rapport d’évaluation de l’application de la loi par le même Jean Leonetti, consiste à classer le soins ordinaire qu’est la nourriture (même administrée par sonde) au nombre des « traitements médicaux ».
L’ordonnance de samedi prend acte de cette possibilité et suit non la lettre de la loi, mais ces éclairages plus que douteux du point de vue du droit, puisque la loi interdit au médecin tout acte de nature à provoquer la mort.

On peut craindre que le droit français ne finisse par entériner cette interprétation qui aboutit à donner aux médecins un pouvoir de vie et mort sur leurs patients, même des patients qui comme Vincent Lambert vivent comme tout être humain grâce à l’absorption de nourriture et d’eau et qui ne souffrent d’aucune maladie qu’il faudrait soigner.

La morale et le bon sens imposent cependant de noter que la nourriture et l’hydratation même administrées autrement que par la bouche ne sont pas des soins extraordinaires ni un traitement médical : la vie qui est maintenue ainsi n’est pas plus « artificielle » que celle d’un nourrisson que l’on nourrit ou d’un malade trachéotomisé qui reçoit sa « ration de survie » par sonde. Il ne s’agit pas de prolonger par des moyens techniques disproportionnés une vie qui ne tient plus qu’à un fil. La preuve : c’est le refus de nourriture qui va opérer la dégradation de la santé du patient et provoquer, lentement mais sûrement, une mort cruelle.

2. Mais cette décision de refuser la nourriture et l’essentiel de l’hydratation doit répondre à des règles strictes. Il faut tenir compte de la volonté du patient si elle peut s’exprimer. Sinon, l’équipe médicale doit tenir compte, le cas échéant, si elles existent, de ses directives anticipées, mais ne peut prendre sa décision de mort sans consulter la famille et les proches du patient.

Et s’il y a opposition, il faut aussi en tenir compte.

Dans le cas de Vincent Lambert, ainsi que le plaida Me Jérôme Triomphe et ainsi que les pièces produites devant le juge allaient l’établir, la décision de mettre fin à sa vie a été envisagée dès le mois de janvier, et que l’épouse du jeune homme y a été « associée » dès début février. Mais ses parents n’en ont pas été tenus informés : certes on a parlé à sa mère, le 5 avril, sans précisions, mais assez pour que celle-ci manifeste sa ferme opposition à toute éventualité d’une telle décision.

Elle a été prise pourtant le 8 avril et mise en œuvre le 10 avril.

Les médecins qui soignent Vincent Lambert assurent que sa famille a été régulièrement tenue au courant… à partir du 25 avril. En effet ! Mme Lambert a été alertée par certains de ses enfants que Vincent, à ce qu’ils avaient remarqué, n’était plus nourri, et c’est elle qui s’est précipitée à Reims pour aller dire aux médecins son refus absolu d’une telle procédure qui constitue une mise à mort volontaire !
C’est sur ce point de non-respect de la procédure prévue par l’article 2. 4127-37 du code la santé publique que le juge des référés a donné raison à M. et Mme Lambert.

L’ordonnance souligne le défaut d’information dont ont ils été victimes par rapport à la mise en œuvre de la procédure collégiale par laquelle un médecin, conforté par l’avis favorable d’un autre médecin étranger au cas, peut décider de couper les vivres à un patient pour le faire mourir.  L’ordonnance dénonce aussi que le fait que les parents « n’ont pas été informés de la nature et des motifs de cette décision ». Plus important encore, le juge souligne que « la décision d’arrêter l’alimentation et de limiter l’hydratation n’a pas pris en compte les souhaits des parents de M. Vincent », et ce quand bien même une partie de ses frères et sœurs et son épouse se sont montrés d’accord avec elle.

Autrement dit, en cas d’opposition de la famille, en l’occurrence le père et la mère de la victime qui sont tout de même on ne peut plus proches, les médecins ont l’obligation d’en tenir compte.

C’est un frein réel à l’application mortifère de la loi Leonetti, et cette affaire a eu pour premier mérite de le mettre en évidence.

Lorsque le médecin de Reims prétend remettre en route une procédure collégiale, cette fois en respectant les conditions posées par la loi, non seulement il soulignent en creux la manière illégale dont ils ont agi, mais il méconnaît ce droit des parents qu'en tout état de cause il doit respecter en s'abstenant de prendre une décision de mise à mort.

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Il n’est pas inutile de noter que les documents médicaux produits par le CHU de Reims en défense de sa décision démontrent l’état de conscience réel quoique apparemment très diminué et le fait qu’il ressent des émotions. Ni que la décision de faire cesser son alimentation et de limiter fortement son hydratation ont fait suite à ce que l’équipe médicale appelle des « signes d’opposition comportementale de la part de M. Lambert lors des actes de “nursing” a fait suspecter un refus de vivre et a suscité une réflexion éthique au sein de l’équipe médicale ».

En clair : il a montré son inconfort lors de la toilette, des soins de bouche…

Cela leur a suffi.

Nous parlerons de cette affaire avec Me Jérôme Triomphe sur Radio Courtoisie à partir de 8 h 30 ce dimanche matin, l’émission sera rediffusée à 21 h 30 : on peut l’écouter partout dans le monde sur http://www.radiocourtoisie.fr.



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