03 septembre, 2015

Leonardo Boff affirme avoir participé à la rédaction de “Laudato si’”, et se félicite de ce que l’avortement soit désormais pardonné (comme s’il ne l’avait jamais été)

Leonardo Boff, grande figure de la théologie de la Libération, vient de déclarer qu’il avait indirectement participé à la rédaction de l’encyclique du pape François sur l’écologie, Laudato si’. Il l’a affirmé au cours d’un entretien accordé à BBC Mundo, le service hispanophone du média britannique. Dans ce même entretien, il se félicite du nouveau « paradigme » dans lequel s’inscrit le souverain pontife, celui de « l’écologie intégrale » qui se décline dans tous les domaines : politique, économique, spirituelle. « Le pape est en train d’inaugurer un autre type d’Eglise, en adéquation avec la globalisation », a-t-il dit avec satisfaction. Il a également salué la décision du pape de permettre l’absolution du péché d’avortement par le confesseur lui-même, sans obligation de passer par l’autorité supérieure comme c’est le cas habituel pour les péchés qui entraînent l’excommunication.
C’est à une question du journaliste de la BBC sur sa participation à Laudato si’ que Leonardo Boff a répondu :
« Il n’est pas bon de parler de cela. Mais par trois, il m’a été demandé d’envoyer des documents par le biais de l’ambassadeur d’Argentine près le Saint-Siège. Avec grande joie, j’ai constaté que beaucoup de choses avaient été utilisées. Mais l’encyclique est celle du pape, ce n’est pas la mienne. Ce qu’il y a de nouveau dans l’encyclique, c’est qu’elle dépasse la vision de l’écologie comme d’un environnementalisme. Ce n’est pas une encyclique verte, c’est une encyclique de l’écologie intégrale, politique, économique, spirituelle, et pas seulement sur la relation avec la nature. Le pape part déjà du nouveau paradigme. »
Vrai ? Faux ? A-t-il réellement été « sollicité », comme il le dit – lui qui a vu condamner par le Vatican en 1985 son livre Eglise, charisme et pouvoir ? Lui qui vit au Brésil, interdit d’enseigner, dans une zone rurale de l’Etat de Rio de Janeiro ? Nous n’avons que sa parole. Mais ce que l’on peut constater au moins, c’est qu’il adhère à de nombreux thèmes de l’encyclique et les reconnaît comme siens.
Le reste de l’entretien n’est pas moins intéressant, même si l’on y perçoit une manière pas très honnête de tirer la couverture à soi et d’interpréter les gestes du pape dans le sens le plus progressiste possible.
Leonardo Boff explique ainsi que la décision de laisser pardonner le péché « réservé » de l’avortement par les prêtres directement, au nom de la miséricorde, est une manifestation de la manière dont le pape veut gouverner : « non par le pouvoir mais par l’amour et la miséricorde ». « Dieu aime d’un amour inconditionnel et sa miséricorde n’a pas de limites. Seul un christianisme doctrinaire, apologétique, je dirais presque machiste et sans miséricorde, est dur en cela », déclare Boff.
C’est malhonnête dans le sens où l’existence de péchés réservés – commettre l’avortement provoque l’excommunication automatique – n’implique pas du tout qu’il ne puissent être pardonnés. La procédure particulière pour en obtenir l’absolution est une manière de souligner la gravité de l’avortement pour sa victime, pour la société, pour la personne qui s’en rend coupable et vis-à-vis de Dieu. La levée temporaire de cette obligation est bien une miséricorde qui facilite le recours au sacrement de pénitence, mais elle n’est pas une manière de « dévaluer » le péché d’avortement… Boff juge quant à lui qu’il s’agit d’une « porte ouverte » ; « une porte, une fois ouverte, ne se referme plus ».
Le journaliste rebondit : « Pensez-vous que cela annonce un changement de doctrine à l’intérieur de l’Eglise ? »
Leonardo Boff : « Je crois que le pape ne va pas discuter à propos de doctrines. Il dit toujours que la réalité est au-dessus des doctrines. Si la réalité dit qu’il y a beaucoup de divorces, le concept de la famille change toujours plus, et pour lui, ce qui importe, c’est qu’il y ait de l’amour. Là où il y a de l’amour, que ce soit dans le premier ou dans le deuxième mariage, il y a quelque chose de Dieu. »
Il y a un péché cependant pour lequel il ne peut y avoir d’indulgence ni de miséricorde, si on lit bien ce que raconte Leonardo Boff. C’est celui de la pédophilie des prêtres, parce qu’ils portent atteinte aux innocents.
L’avortement ne porterait-il pas atteinte aux innocents, par hasard ?


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31 août, 2015

Rencontre mondiale des familles : des promoteurs du “Planned Parenthood”, de l’avortement, du mariage gay et des droits LGBT parmi les organisateurs. Mgr Chaput reste coi


C’est une « révélation », mais elle était à la portée de quiconque voulait bien se donner la peine et prendre le risque de mener une petite enquête sur Internet : tout est vérifiable. Le Lepanto Institute américain a publié cette semaine la liste des membres exécutifs de la Rencontre mondiale des familles à Philadelphie qui ont participé d’une façon ou d’une autre à la promotion de la culture de mort : Planning familial, avortement, « mariage » gay… Il ne s’agit pas d’accusations fantaisistes, comme le montrent les sources mises en lien et que l’on trouvera au grand complet ici. La liste des responsables de la Rencontre qui se déroule sous l’égide de l’archidiocèse de Philadelphie est par là. Mgr Charles Chaput figure naturellement en tête ; 25 personnes participent, à titre honoraire ou exécutif, parmi l’équipe d’organisation ; 7 d’entre elles présentent des profils problématiques du point de vue catholique. Pourtant, les militants pro-LGBT ont été formellement exclus des réunions de la Rencontre.
Malgré le sérieux des informations, et le contexte d’un rassemblement explicitement catholique qui accueillera le pape François lui-même, l’archidiocèse n’a pas trouvé d’autre réponse que de publier un communiqué officiel dénonçant le Lepanto Institute qui a « une fois de plus apporté la preuve qu’il ne cherche pas du tout à présenter des informations de manière utile ». Il poursuit :
« Ni la Rencontre mondiale des familles – Philadelphie 2015 ni aucun membre de son leadership ne soutient le Planned Parenthood. Le seul objectif de Lepanto est de semer la division, la confusion et le conflit au sein de l’Eglise. Les actes de cette nature sont contraires à la tradition chrétienne. Leurs informations ne doivent pas être prises au sérieux. »
Voilà qui est vif. Surtout, cela ne répond pas aux allégations précises contenues dans les divers articles que le Lepanto Institute a consacrés à l’affaire. Et pour être complet, il faut souligner que l’auteur de ces allégations n’a rien publié sans préalablement prendre contact avec le service de communication du diocèse de Philadelphie, en demandant expressément que des corrections, voire des démentis soient apportés le cas échéant, et proposant de faire figurer le éventuels commentaires de l’archidiocèse dans son article ; en l’absence de réponse il a même repoussé d’un jour la date de publication pour donner à Ken Gavin, responsable de la communication, de réagir quand même, selon le Lepanto Institute.
L’archidiocèse a préféré la voie du communiqué hostile, une fois l’article mis en ligne. Il y a fait figurer une phrase sur le Planned Parenthood à laquelle Lepanto a riposté aussitôt.
Parmi les faits allégués, je retiens ceux-ci, tristement exemplaires :
• Le président de la Rencontre mondiale des familles, Robert Ciaruffoli, a fait de multiples dons de campagnes à des personnalités politiques dont certaines soutiennent vigoureusement l’avortement ; parmi elles, Allyson Schwarz, gratifiée de 1.000 dollars en 2008 alors qu’elle a fondé une clinique du Planned Parenthood en 1975 et en a été la directrice exécutive jusqu’en 1988. Elle a voté systématiquement en faveur de la contraception, de l’avortement et du « mariage » homosexuel au cours de sa carrière politique.
• Un co-président honoraire de la Rencontre mondiale des familles est le gouverneur de la Pennsylvanie, Tom Wolf. Il a personnellement servi comme accompagnateur aux abords d’une clinique du Planned Parenthood pour « aider » les femmes à rejoindre l’avortoir malgré la présence de manifestants provie ; il soutient activement le « mariage » gay ; Cecile Richards, présidente du Planned Parenthood des Etats-Unis a soutenu sa campagne pour devenir gouverneur de la Pennsylvanie.
• Michael Nutter, maire de Philadelphie et lui aussi co-président honoraire, a personnellement vanté le caractère « sûr » des avortements pratiqués dans l’Etat où sévissait Kermit Gosnell ; il a lancé une campagne pour distribuer des préservatifs aux jeunes ; il a personnellement « marié » deux hommes diplomates israéliens.
• David L. Cohen, co-président exécutif, a levé 1,2 millions de dollars pour la deuxième campagne présidentielle d’Obama, en attendant d’organiser bientôt un événement de soutien à Hillary Clinton. Il a favorisé un activiste LGBT qu’il a nommé à la tête du conseil de la diversité de Comcast.
• A ses côtés, Brian L. Roberts, lui aussi au Conseil de la diversité de Comcast dont les programmes multiculturels font aussi de la promotion LGBT, soutenant en même temps des associations pro-avortement et pro-homosexuels.
• Au bureau exécutif, Denise Morrison, directrice exécutive de Campbell’s Soup, est à la tête d’une société qui n’a pas hésité à mettre en scène des « familles homosexuelles » dans ses publicités , à soutenir le Planned Parenthood, à promouvoir l’égalité LGBT et à sponsorisé des événements homosexuels.
• Egalement au bureau exécutif, Eric Foss, directeur exécutif d’Armark : c’est l’une des 379 sociétés américaines qui ont cosigné une intervention amicus curiae dans l’affaire Obergefell v. Hodges en vue d’obtenir une décision favorable de la Cour suprême au « mariage » gay.
Il est difficile en effet de nier tout lien entre les présidents, honoraires ou non, et les grands responsables qui « portent » la Rencontre mondiale des familles, et le Planning, contrairement à ce que prétend le diocèse de Philadelphie.
On aurait pu imaginer que celui-ci mette en avant la nécessité de coopérer avec des personnes comme le gouverneur de l’Etat ou le maire de la ville pour un événement d’une telle ampleur ; l’intérêt d’y faire participer de potentiels sponsors… Le refus de prendre en compte des couleurs politiques… Mais non. Rien. Si ce n’est un démenti qui ne tient pas une minute.
Dans ce bas monde, peut-on éviter toute forme de coopération avec des personnes qui non seulement ne partagent pas les valeurs catholiques, mais n’hésitent pas à les bafouer et à la contredire frontalement ? Sans soute non…  Nous ne vivons pas dans une société de « parfaits » ni même, tant bien que mal, dans une chrétienté où le pécheur se sait pécheur. Mais il y a une marge entre les coopérations humainement inévitables et la mise à l’honneur délibérée, entre assumer une situation de fait et refuser toute contradiction et même toute interrogation alors que nos sociétés crèvent précisément de cette culture de mort qui est au cœur de la destruction des familles elles-mêmes.

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25 août, 2015

Interview : Philippe de Villiers nous parle du don fait par Puy-du-Fou Espérance à la Fondation Jérôme-Lejeune

C'est en tant que fondateur du Puy-du-Fou que Philippe de Villiers m'a fait la grâce de cet entretien sur le don fait au début de l'été par la Fondation Espérance du grand parc français à la Fondation Jérôme-Lejeune. J'ai attendu sa parution sur LifeSiteNews, auquel il était également destiné, pour le mettre en ligne ici pour les lecteurs de ce blog. Le geste et plus largement la philosophie du grand parc étonnent et émerveillent dans le monde anglo-saxon. Ils participent de cette « espérance française » qui s'appuie sur l'enracinement, le réenracinement des jeunes Français dans leur histoire de chrétienté. — J.S.



— Philippe de Villiers, la Fondation Puy-du-Fou Espérance vient de doter la Fondation Jérôme-Lejeune d’un chèque de 50.000 euros, au cours d’une cérémonie qui a eu lieu dans le cadre du Grand Parc du Puy-du-Fou. Pourquoi avez-vous choisi la Fondation Jérôme-Lejeune ?
— Pour deux raisons. La première : c’est par fidélité à un homme qui connaissait bien le Puy-du-Fou, et qui l’aimait, et qui m’a profondément marqué personnellement, le professeur Jérôme Lejeune. La deuxième raison, c’est que la Fondation Lejeune, magistralement emmenée par Jean-Marie Le Méné, son président, fait un travail considérable et qui mérite d’être encouragé, pour protéger les enfants trisomiques qui sont souvent abandonnés par la société médiatique, et qui trouvent face à eux une difficulté nouvelle : la tentation de la société de fabriquer un modèle d’enfant sur catalogue.
— En effet, lorsque les petits trisomiques sont dépistés avant leur naissance – on sait que 96 % d’entre eux sont éliminés. Spontanément, j’ai fait le lien entre le rappel que fait le Puy-du-Fou du génocide des Vendéens avec ce nouveau génocide des imparfaits. Le faites-vous aussi ?
— Au moment de la remise du chèque de la Fondation Puy-du-Fou Espérance à la Fondation Jérôme-Lejeune, j’ai souligné la communauté d’esprit et de démarche du Puy-du Fou et de la Fondation Lejeune, et le lien entre le beau que nous cultivons ici, et le bien que cultive la Fondation Lejeune. J’ai ajouté une évidence : il y a une communauté d’attitude dans ce que j’ai appelé « le refus de l’innommable ». La laideur qui défigure le beau et l’atteinte au principe même de la vie qui défigure la civilisation…
— Les photos vous montrent, à l’occasion de la remise de ce chèque, entouré d’enfants atteint de trisomie. J’imagine qu’il y a un bonheur tout particulier à leur faire découvrir le Puy-du-Fou ?
— C’était un moment d’émerveillement contagieux. Emerveillement des enfants trisomiques, et émerveillement d’autres enfants devant l’émerveillement des enfants trisomiques. Ce qui m’a aussi beaucoup touché, ce sont les larmes de joie des parents qui voyaient enfin – c’est rare – que leurs enfants étaient non pas à la périphérie d’un grand événement qui réunissait là tous les adultes, mais au cœur même d’un événement qui était une sorte d’avènement. La vraie beauté est celle du cœur et de l’âme.
— Le Puy-du-Fou, qui est un lieu d’enracinement et même de réenracinement dans l’histoire, est-il naturellement à sa place dans ce réenracinement de l’amour paternel, maternel, de l’amour des enfants ? Faites-vous un lien, là aussi ?
— Oui, bien sûr ! C’est le dernier texte que j’ai écrit : « Peut être les enfants sauront ils deviner dans les humeurs du jour, et portée par le vent, de collines en collines, la voix d’autres enfants qui chantent et se souviennent. »
Le Puy-du-Fou est fondé sur l’idée de la transmission, l’idée de la génération, dans une société saccagée par le mondialisme qui prépare un être désaffilié, désinstitué. Toute la respiration du Puy-du-Fou se fait à travers l’idée de génération, l’idée de transmission, l’idée d’héritage et donc de réenracinement. C’est normal que l’enfant y ait la première place.
— Dans votre livre Les Secrets du Puy-du-Fou, vous parlez de la création de la Fondation Puy-du-Fou Espérance comme de la manifestation d’un « esprit de pauvreté ». Cela m’a beaucoup frappé, surtout après la lecture de Laudato si’ qui m’a laissée perplexe. L’esprit de pauvreté ne vient-il pas ici d’une grande richesse, d’une grande réussite qui se traduit par cette attention aux plus pauvres ?
 — La réussite du Puy-du-Fou a une cause, une seule. C’est la gloire passée que nous rappelons, de toutes ces générations qui ont défendu la France et la chrétienté. Qui ont vécu par la France et la chrétienté. Et qui ont porté haut les valeurs de la France et de la chrétienté. Qui les ont vécues, qui les ont défendues, qui les ont incarnées : du mouvement le plus naturel du monde. Par-delà la réussite, l’aventure du Puy-du-Fou doit demeurer dans son dépouillement initial, et ne jamais sacrifier à l’esprit de richesse. L’esprit de richesse, ce serait de succomber à l’hubris des Grecs, à l’orgueil, et croire que notre réussite vient de nous-mêmes. Or notre réussite vient du fait que nous nous sommes comportés comme des héritiers et non pas comme des enfants démiurges et thaumaturges de la table rase. Donc l’esprit de pauvreté du Puy-du-Fou, c’est l’esprit de fidélité à tous les pauvres de l’histoire de France qui ont donné leur immense richesse à la France – et qui était justement la pauvreté de leur cœur.
Le danger pour le Puy-du-Fou, serait que les jeunes Puyfolais, nimbés de compliments, oublient d’où ils viennent, oublient d’où vient le Puy-du-Fou. Le Puy-du-Fou est né d’un rêve d’enfant qui entendait réincarner un drame qui est celui de la Vendée, une déchirure. Le Puy-du-Fou réussit économiquement, commercialement, culturellement, médiatiquement, mais cette réussite n’est durable que s’il y a une piqûre de rappel à l’occasion des soirées caritatives qui portent la devise suivante : « Nous ne sommes pas là pour gagner de l’argent. » Le Puy-du-Fou ne sera jamais un business. Le Puy-du-Fou n’est pas un parc d’attractions. Le Puy-du-Fou est un creuset de la civilisation intime. Une espérance française… Un des derniers bonheurs français… C’est la raison pour laquelle le Puy-du-Fou est porté par un modèle associatif à but non lucratif. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas de dividendes et pas de subventions. Nous ne voulons pas être nourris aux amphétamines de la subventionnite et de l’actionnariat capitaliste. Nous voulons rester libres !
— Et c’est cela qui vous permet d’être généreux ?
— Le Puy-du-Fou, je l’ai conçu comme une dette morale. J’ai voulu faire un hymne pour rembourser ma dette à mon père et à ma mère, et à la Vendée, pour une enfance heureuse. Donc, ne parlons pas de notre générosité à nous. Parlons des mille ans d’héritage, des pauvres qui nous ont précédés, qui se sont dépouillés du meilleur d’eux-mêmes pour nous donner quelque chose, la plus grande de toutes les richesses : un patrimoine spirituel. Les bâtisseurs de cathédrales étaient tellement pauvres qu’on n’a même pas retenu leurs noms… Etre Français, c’est garder intacte cette richesse-là, qui est la pauvreté même : se comporter comme un maillon dans la chaîne, comme un sculpteur de cathédrale qui laisse son œuvre sans laisser son nom.
Propos recueillis par Jeanne Smits


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22 août, 2015

Avortement : la justice de l’Uruguay donne raison aux gynécologues objecteurs de conscience

La justice uruguayenne a donné raison à un groupe de 100 gynécologues face au gouvernement de l’Uruguay en reconnaissant leur droit à l’objection de conscience par rapport à l’avortement. Le groupe de médecins avait introduit un recours, il y a deux ans, contre la loi dépénalisant l’avortement dans le pays et qui limitait leur droit au seul geste abortif et à la prescription de pilules abortives.
Le Tribunal du contentieux administratif (TCA), par une décision définitive, permet à tous les gynécologues du pays, de s’abstenir de participer à n’importe quel étape que doit franchir une femme en vue d’obtenir un avortement, s’ils sont opposés à cet acte : l’ensemble sera considéré comme relevant de l’objection de conscience.
La loi obligeait tout médecin, même objecteur de conscience, à participer à la première consultation de la femme demandant un avortement légal devant une commission interdisciplinaire ; il ne pouvait pas non plus refuser de signer le formulaire autorisant l’« interruption volontaire de grossesse ».
Le TCA a suivi l’argumentation des 100 gynécologues en constatant que « quiconque signe un tel formulaire participe activement et directement au processus de l’interruption de la grossesse, il n’a pas le droit de formuler son objection, au contraire, on l’oblige à intervenir ». Il a jugé que la loi « restreignait de manière illégitime le droit à l’exercice de l’objection de conscience du personnel de santé ».
Le tribunal a annulé sept articles de la loi contestés par les médecins ; de ce fait ces obligations seront levées, y compris celle qui est faite aux médecins objecteurs d’adresser leur patiente à un médecin plus complaisant disposé à pratiquer l’avortement. En revanche, ils seront  tenus d’informer les femmes sur les autres options : l’adoption ou « le recours à une organisation d’aide aux femmes enceintes », à la grande satisfaction des avocats des objecteurs qui ont expliqué tout cela à la presse. Gianni Gutiérrez et Agustín Amonte ont souligné que « la sentence de la TCA est conforme à la défense de la liberté et à l’exercice de la profession médicale » dans la mesure où l’objection pourra s’exprimer de la manière la plus large.
C’est, de fait, une victoire dans la victoire : obliger les médecins objecteurs à exposer aux femmes les options qui existent pour garder leur bébé va encore plus loin que la simple reconnaissance de leur droit de ne pas participer à un crime.
L’un des articles controversés de la loi d’origine, obligeant les médecins objecteurs à s’inscrire sur un registre public, avait été suspendu provisoirement dès octobre dernier, mais il n’a finalement pas été annulé par le tribunal. Mais dans un contexte d’objection large, cela est (un peu) moins gênant.
Le ministère de la Santé publique de l’Uruguay a annoncé dès ce vendredi qu’il établira un registre des gynécologues objecteurs de conscience.
Car on reste tout de même dans la logique d’un « droit » à l’avortement, comme l’a souligné le porte-parole du ministère.

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20 août, 2015

La 7e vidéo du Planning familial est en ligne. Une employée témoigne : des organes ont été prélevés alors que le cœur du bébé battait

La technicienne chargée de faire des prélèvements sur les femmes et de récupérer des organes sur des fœtus à des fins de recherche au Planning familial des Etats-Unis, Holly O’Donnell, fait de nouvelles révélations sur la 7e vidéo mise en ligne par le Center for Medical Progress. Le dernier film rapporte son témoignage sur un avortement d’un fœtus déjà très développé dont elle a vu le cœur battre au moment des prélèvements. Etait-il né vivant ? C’est ce que semble indiquer le témoignage de l’ex-employée de StemExpress, qui raconte que c’est cet événement qui lui a fait prendre la décision de quitter ce travail qui avait fini ainsi de la révulser.

C’est dans la clinique Planned Parenthood Alameda de Mar Monte à San José, Californie, que Holly a vécu cette expérience traumatisante. A la suite d’un avortement que sa collègue, Jessica, était venue la chercher pour « voir quelque chose d’assez cool ». Holly s’était trouvée confrontée avec ce qu’elle avait « jamais vu de plus proche d’un bébé entièrement développé ».
« Il avait un visage. Il n’était pas complètement déchiré. Il avait un nez très prononcé. Jessica avait un de ses instruments à la main. Elle tape sur le cœur et il commence à battre. Je regarde ce fœtus, et son cœur commence à battre. Je ne sais pas si cela fait qu’il est techniquement mort, ou en vie. » Holly est saisie, mais Jessica lui explique : « C’est vraiment un bon fœtus, on dirait que nous allons récupérer beaucoup de choses dessus. »
C’est alors que Jessica lui demande de récupérer le cerveau de l’enfant à l’aide de ciseaux, à travers son visage. « Je ne peux même pas décrire ce que cela fait. C’est à ce moment que j’ai su que je ne pouvais plus travailler pour cette société – même si c’était le moyen de guérir telle ou telle maladie. »
Au cours de cette même vidéo, le Dr Ben Van Handel, vice-président de Novogenix Laboratories, confirme que « parfois, après la procédure d’avortement, le cœur bat encore ».
Le Planning familial continue de soutenir de son côté que le prélèvement d’organes sur des bébés avortés est une « entreprise humanitaire » et qu’il n’est coupable de rien. La nouvelle vidéo vient cependant au secours de l’idée que les procédures d’avortement sont adaptées afin de récupérer des fœtus intacts, qui permettent de récupérer le plus grand nombre d’organes et de tissus et par là-même les meilleurs tarifs auprès des sociétés de biotechnologie.
L’adaptation des procédures se fait éventuellement au détriment des femmes ; dans la vidéo, Perrin Larton, directrice de l’approvisionnement d’Advanced Bioscience Resources, raconte qu’elle a vu des femmes entrer dans la salle d’opération et en sortir au bout  de trois minutes.
Holly O’Donnell a rompu désormais avec ce monde. Elle raconte comment après les avortements, elle prenait souvent les petits corps dans les mains en se demandant quelle aurait pu être la vie de ces enfants. « J’ai le sentiment qu’on gâche des vies : c’est si triste que tant de gens les considèrent comme de simples “erreurs”… »
David Daleiden, responsable du tournage des vidéos clandestine dans les cliniques du Planning et de la mise en ligne de ces preuves et témoignages, évoque à l’occasion de cette nouvelle publication la « barbarie absolue de la pratique de l’avortement par le Planning familial » qui utilise parfois des bébés nés intacts et vivants. « Planned Parenthood est une organisation criminelle du haut en bas de son échelle, elle doit être immédiatement privée de tout argent public et poursuivie en raison de ses atrocités contre l’humanité », a-t-il déclaré.

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12 août, 2015

La 6e vidéo sur le trafic d’organes de bébés avortés par le Planning familial aux Etats-Unis est en ligne : le consentement des femmes fait souvent défaut

Au fur et à mesure de la mise en ligne des vidéos tournées par le Center for Medical Progress on cerne de mieux en mieux la manière dont le Planning familial des Etats-Unis s’y prend pour récupérer des tissus et des organes sur des fœtus avortés. La sixième vidéo vient d’être publiée : c’est une interview avec une ancienne employée de StemCell Inc., chargée d’obtenir des échantillons sanguins sur les femmes qui avortent et des tissus fœtaux prélevés à la suite de l’intervention. Holly O’Donnell, qui se décrit comme « pro-vie », a quitté depuis cet emploi qui la mettait au contact de scènes profondément dérangeantes : cris et pleurs dans les établissements du Planned Parenthood où elle était chargée de procurer les organes pour sa société. Elle devait théoriquement obtenir le consentement préalable des mères. Dans la pratique, Holly O’Donnell a pu constater que des organes étaient souvent prélevés sans que les femmes n’en sachent rien – « et elles n’avaient aucun moyen de savoir », précise-t-elle.
 Une nouvelle ligne de défense du Planned Parenthood est en train de tomber avec ce témoignage : alors que les responsables des avortoirs affirment qu’ils demandent toujours le consentement des patients en vue de procurer des échantillons pour la recherche, voici une indication sérieuse selon laquelle ils ont menti. O’Donnell a certainement travaillé pour StemCell, cela n’est pas contesté, et elle est formelle : « Non, on n’obtient pas le consentement à chaque fois. » Elle cite même le cas d’une femme qui avait expressément refusé et dont on a quand même pris le fœtus après l’avortement.
O’Donnell s’en est rendue compte en voyant sortir une autre technicienne sortir de la chambre où la femme attendait son avortement avec des tubes de sang. « Qu’est-ce que tu lui as dit pour avoir ce sang ? », demanda Holly. Réponse : « Rien. »
Son témoignage, profondément choquant, ne s’accompagne pas comme les précédentes vidéos d’images choc d’avortements. Mais ses paroles sont glaçantes : elle explique comment le matin, les personnes représentant les sociétés, universités et autres institutions qui récupèrent les organes viennent exposer leurs demandes du jour : un fœtus de quinze semaines, tel organe en bon état… Une feuille de commande est réalisée et comparée avec les avortements programmées du jour : jusqu’à 40 par jour, dans les cliniques du Planning implantées dans des zones pauvres.
On voit ainsi des demandes de « cerveau intact ou en morceaux »… Et les travailleurs du Planning osent encore prétendre que ce qui est récupéré n’appartient pas à un être humain ?
Qu’il y ait donc « don » à chaque fois, comme le prétend le Planning, est bien douteux. L’idée est de récupérer le maximum de spécimens : « Même les (simples) tests de grossesse » sont considérées comme des sources potentielles et la jeune femme était réprimandée dès lors qu’elle ne poussait pas les femmes venues pour un avortement à passer à l’acte et à faire don des organes de leur enfant.
« Mais si on était en présence d’une gestation plus avancée, et que les techniciens en avaient besoin, il arrivait qu’ils se contentent de prendre ce qu’ils voulaient. Et ces mères ne le savent pas. Il n’y a aucun moyen pour qu’elles le sachent », explique l’ex-employée de StemCell.
Loin de se préoccuper du sort des femmes, les employées du Planning ne cherchent que le profit, accuse Holly O’Donnell.
Elle était chargée en fin de journée d’aller porter les colis avec les tissus et organes chez FedEx. Elle avoue ne jamais avoir su quoi dire lorsqu’on lui demandait ce qu’il y avait dans les boîtes qu’elle déposait. « Qu’est-ce que j’allais leur dire ? Des morceaux de bébés ? »

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05 août, 2015

Les nouvelles directives sur la fin de vie au Royaume-Uni vont multiplier les morts accélérées

Les protocoles de fin de vie destinées à remplacer le très controversé « Liverpool Care Pathway » au Royaume-Uni, interdit à la suite d’une enquête parlementaire, sont encore plus dangereux et pourraient accélérer la mort de nombreux patients, a averti le Pr Patrick Pullicino, professeur de neuroscience clinique à l’université de Kent. Les nouvelles directives portent sur l’identification du moment où la mort est imminente et où l’on peut mettre en place l’arrêt de la nourriture et de l’hydratation associé à une sédation profonde.
Selon le Pr Pullicino, qui avait été l’un des premiers à alerter l’opinion sur les dangers des pratiques de la National Health Service (NHS), estime que les nouvelles directives du Service national de la santé britannique sont un encouragement à guetter les signes, incertains, d’une mort imminente, et à prendre des mesures qui auraient pour effet d’accélérer la mort de patients encore plus nombreux que dans le cadre du « Liverpool Care Pathway ».
Ce sont les témoignages à propos de patients privés d’eau et tentant désespérément de se désaltérer en suçant des éponges qui ont provoqué la désapprobation officielle de ce protocole l’en dernier. La semaine dernière, l’Institut national d’excellence de la santé et des soins (NICE) a publié des directives sur les soins en fin de vie à l’intention du personnel des hôpitaux.
Les soignants sont invités à identifier des « signes » et des « changements » tels l’agitation ou la fatigue, laissant penser que le patient arrive en fin de vie, et permettant la mise en place d’un protocole individualisé qui peut comprendre le retrait de l’hydratation. Ces signes, avertit  le Pr Pullicino, ne constituent pas des indices fiables permettant de prédire la mort imminente, et il ne faudrait pas prendre des décisions de cette importance parce que le patient va moins bien.
« Le diagnostic de la mort imminente était le problème principal du “Liverpool Care Pathway” et sous ce rapport le document NICE n’est pas mieux. Il comprend une liste d’éléments digne d’un livre de cuisine – ils peuvent bien suggérer que la mort soit proche mais ils sont totalement inaptes à permettre un diagnostic et ne sont pas basés sur des indices fiables. Nous sommes de nouveau dans le régime du LCP pour ce qui est du risque d’exposer des patients qui ne sont pas mourants à des traitements inappropriés et potentiellement mortels », a-t-il déclaré dans une tribune publiée par The Daily Telegraph.
Le protocole de Liverpool avait été mis hors-la-loi à la suite du rapport de la baronne Neuberger, qui avait conclu que « les patients doivent recevoir le soutien de l’hydratation et l’alimentation tant qu’il n’existe pas une forte raison pour les en priver ». Les nouvelles directives précisent que les patients mourants capables de boire doivent recevoir de l’eau s’ils la recherchent. Mais elles ajoutent qu’il faut leur dire que « la survenue de la mort aura peu de chances d’être hâtée par le fait de ne pas recevoir une hydratation cliniquement assistée », comme un goutte-à-goutte.
Cela « est totalement faux », s’insurge le Pr Pullicino : l’absence d’hydratation tue quiconque ne peut boire par ses propres moyens. Les directives NICE sont un « désastre en termes de désinformation, de distorsion et d’ambiguïté ».
Lui-même a eu le cas d’un patient qui a survécu 14 mois après avoir été libéré du protocole de Liverpool : pour Pullicino, les patients doivent recevoir une hydratation et une alimentation adéquates quel que soit leur pronostic.
« La déshydratation constituait le mécanisme central des morts dans le cadre du protocole de Liverpool. Et bien que ce dernier ait été abandonné, je suis encore fréquemment témoin de cas de déshydratation sévère chez des patients âgés dans les hôpitaux. Tant que la norme – surveillée par la Commission de qualité des soins – n’obligera pas les hôpitaux à fournir aux patients une alimentation et une hydratation conforme à leurs besoins physiologiques, à tout moment et indépendamment de leur pronostic, les soins de fin de vie demeureront létaux », affirme-t-il.
Les nouvelles directives sont actuellement en phase de consultations publiques au Royaume-Uni : les déclarations du Pr Pullicino visent donc à peser sur l’opinion et à alerter aussi bien le public que les soignants. Il n’hésite pas à dire que l’un des aspects les plus dangereux des directives NICE est de permettre aux infirmiers à faire des « prescriptions anticipées » qui les autorise à donner aux patients des sédatifs et des antalgiques sans intervention du médecin : cette pratique propre également au protocole de Liverpool a accéléré de nombreux décès, selon le neurologue.
Il assure qu’encore aujourd’hui des hôpitaux adoptent les pratiques théoriquement interdites et fait état des témoignages de personnes qui n’ont pas réussi à obtenir des « soins actifs » pour leurs proches au motif que ceux-ci avaient été jugés proches de la mort par les soignants.
Chassez l’« euthanasie lente » par la porte, elle revient par la fenêtre, en somme. C’est dès 2007 que j’écrivais ici à quel point cette euthanasie par omission était en train de s’imposer, dans une fausse opposition à l’euthanasie par piqûre létale, en jouant sur l’ambiguïté de certaines formes de sédation qui peuvent être parfaitement justifiées lorsqu’un patient est véritablement à l’agonie mais qui provoquent la mort – lentement mais sûrement – lorsqu’il ne l’est pas.

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5e vidéo de prélèvement d’organes sur un fœtus avorté de 20 semaines : le Planning familial américain face aux images insoutenables

C’est peut-être la plus choquante des vidéos mises en ligne par le Center for Medical Progress, qui dénonce le trafic d’organes de fœtus avortés par la fédération américaine de Planning familial, sur la foi d’une enquête menée depuis 30 mois. La 5e vidéo montre des images insoutenables tournées lors de la présentation d’un fœtus de 20 semaines tandis que la directrice de la recherche du Planned Parenthood de Gulf Coast (les Etats riverains du Golfe du Mexique), Melissa Farrell, explique que les avorteurs sont parfois à même de livrer des corps « intacts » aux acheteurs pour le prélèvement d’organes et pour l’expérimentation. On y voit des images extrêmement troublantes de bras et de jambes parfaitement identifiables.
Attention, images choquantes…
Melissa Farrell précise aux « acheteurs » – qui se présentent comme intermédiaires pour la récupération d’organes de fœtus avortés recherchés par l’industrie de la biotechnologie humaine – que les procédures d’avortement peuvent être modifiées afin de procurer des organes intacts, voire pour obtenir un corps de bébé intact.
« Ils peuvent s’organiser pour que cela se fasse. Nous tricotons cela dans le contrat, et dans notre protocole… nous nous écartons de nos normes habituelles afin de l’obtenir. (…) Certains parmi nos médecins le font de manière à obtenir les meilleurs spécimens, je sais donc que cela peut se faire. »
Lors d’un déjeuner avec l’équipe d’enquêteurs clandestins, Farrell explique que les sommes payées pour les organes et tissus de fœtus permettent d’obtenir une belle « diversification du flux de revenus » pour Planned Parenthood Gulf Coast. C’est un propos important, qui est même au cœur de cette affaire. Car s’il s’agit de l’aveu du fait que la fourniture d’organes prélevés sur des fœtus humains avortés procure un profit au Planning familial, cela donnerait plus de poids aux soupçons de trafic. Et indiquerait que Planned Parenthood se livre à des activités illégales : si la fourniture d’organes ne contrevient pas en soi à la loi fédérale, la vente, elle, est sévèrement punie.
Melissa Farrell propose dans la vidéo de facturer les organes à l’unité, en faisant varier les prix en fonction de leur qualité qui correspondrait à la nécessité pour les avorteurs de travailler de manière plus précautionneuse : « Si nous modifions notre procédure, et que nous parvenons à obtenir des cadavres fœtaux intacts, nous pouvons intégrer dans le budget » la couverture des « dissections » afin de détailler les spécimens pour des livraisons distinctes », l’entend-on dire.
Pour David Daleiden, qui est à l’origine du projet CMP, la preuve est désormais faite que le Planning familial recherche bien un profit à travers ces opérations. « Nous en sommes au cinquième responsable du Planned Parenthood qui évoque des paiements d’organes prélevés sur des bébés avortés sans faire le moindre lien avec les coûts réels de la “donation d’organes”. La conspiration étendue du Planning en vue de contourner la loi et gagner de l’argent au moyen de tissus de fœtus avortés est désormais incontestable », a-t-il déclaré.
Les dernières minutes de cette séquence d’un quart d’heure montrent comment une employée du Planning de Houston, Texas, sort d’un réfrigérateur une grande coupelle contenant les restes d’un bébé avorté à 20 semaines.
« C’était un jumeau », précise la jeune employée pendant qu’un technicien trie dans les restes pour récupérer un poumon. On voit clairement des mains et des pieds. Les employés expliquent ensuite qu’on arrive à trouver des organes « vraiment intacts », qui « sortent vraiment, vraiment bien », surtout sur les spécimens de « 20, 22 semaines ».
Et d’expliquer que la possibilité d’extraire les bébés intacts dépend du « degré de coopération du patient pendant la procédure », spécialement lorsqu’on est « arrivé à maximiser la tolérance à la douleur ».
Par respect de la sensibilité de mes lecteurs, je ne mets en ligne qu’une image pixellisée de cet enfant torturé, massacré, dépecé dans le sein de sa mère. On trouvera des photos parfaitement, horriblement explicites à la fin de l’article de LifeSite, ici, pour prendre la mesure de ce qui se passe dans les locaux du Planning familial aux Etats-Unis – ce Planning qui fait partie de la Fédération internationale du Planning familial au même titre que son homologue français.


Les provie américains se battent pour obtenir à tout le moins que le Planned Parenthood ne reçoive plus de fonds publics, lui qui reçoit une bonne part de ses énormes revenus de la part de l’administration américaine : 500 millions de dollars annuels pris dans la poche des contribuables. Une motion visant à faire cesser les subventions publiques au profit du Planning a échoué lundi soir au Sénat, le leader républicain Mitch McConnell ayant bloqué le vote majoritaire de 53 contre 46 en sa faveur au moyen de règles parlementaires exigeant un une majorité de 60 réactivées pour l’occasion. Barack Obama avait de toute façon annoncé qu’il opposerait son veto si la loi était votée.
Au-delà de la pratique illégale de trafic dont est accusé le Planning – et qui mérite à l’évidence une enquête pénale – les vidéos mises en ligne par le CMP montrent l’avortement lui-même dans toute son horreur.
Cet aspect est totalement passé sous silence dans la grande presse qui se contacte de qualifier les vidéos de mensongères en soutenant la posture du Planning qui affirme ne pas tirer profit des prélèvements d’organes, sans les nier.

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04 août, 2015

Gill Pharaoh, 75 ans, en pleine santé, obtient le suicide assisté en Suisse parce que la vieillesse est « épouvantable »

Gill Pharaoh, 75 ans, était infirmière, et même infirmière de soins palliatifs. Elle vient de mettre fin à sa vie dans une clinique liée à l’association « Lifecircle » qui travaille avec l’établissement « Eternal SPIRIT » à Bâle. Cette femme britannique, mère de deux enfants et vivant avec un compagnon, n’était atteinte d’aucune maladie grave. Elle ne prenait aucun médicament et était, au fond, en très bonne santé malgré quelques épisodes de mal au dos et des acouphènes. La seule raison de sa mort choisie : elle ne voulait pas se transformer en « vieille dame boitillante ». La vieillesse, dit-elle encore, est « épouvantable ».
Le suicide assisté s’est déroulé le 21 juillet dernier, sans doute après un parcours imposé par l’association « Lifecircle » qui affirme « défendre la vie » et qui à ce titre « ne propose pas d’aide au suicide », mais qui « par conséquent » (sic) « travaille avec la Fondation Eternal SPIRIT pour aider les personnes dont la souffrance est devenue insupportable, pour qu’elles puissent décider pour elles-mêmes de leur vie et de leur mort, en choisissant la mort volontaire assistée. »
Ladite Fondation n’assiste que les membres encartés de LifeCircle et possède son propre organe d’évaluation des demandes, parfois par le biais du recours à un médecin extérieur.
Gill Pharaoh, répétons-le, n’avait pas d’autre « souffrance épouvantable » que la conscience de régresser et la connaissance intime des difficultés de la vieillesse fréquemment côtoyées au titre de son métier d’infirmière des soins palliatifs.
Elle qui avait écrit deux livres sur les soins pour les personnes très âgées se sentait simplement en bout de course et elle voulait « agir tant qu’elle le pouvait encore », persuadée que les choses ne pouvaient plus aller mieux. « J’ai tant d’amis dont les partenaires sont évidemment un poids. Je sais qu’il ne faudrait pas le dire mais j’ai dans la tête l’image mentale de ce qu’il suffit, à mon âge, de se casser le col du fémur, après quoi on dégringole très vite », a-t-elle expliqué dans une interview qu’il faut bien qualifier de militante, à quelques semaines de la date programmée de son suicide.
Elle-même se sentait diminuer « d’une manière presque imperceptible » en vieillissant. Elle ne voulait en aucun cas imposer à ses enfants son éventuelle dépendance : « Beaucoup de personnes âgées s’attendent à obtenir, voire exigent de l’aide de la part de leurs enfants mais à mon avis il s’agit d’une manière de voir à la fois très égoïste et déraisonnable. » « Si vous travaillez dans une maison de soins et que vous êtes face à des personnes incontinentes, qui jurent, qui déambulent dans les pièces et de servent de tout, c’est très difficile. Ce n’est pas un travail auquel vous prenez plaisir », ajoutait-elle
D’où le voyage en Suisse. Elle était accompagnée de son partenaire, John : la veille du suicide, ils se sont promenés en ville, ont fait un bon repas sur les bords du Rhin. Le suicide a eu lieu comme prévu, après quoi John a confirmé aux deux filles de Gill que leur mère était morte.
Mme Pharaoh a elle-même organisé la cérémonie « humaniste » qui aura lieu ce mois-ci.
La décision de Gill Pharaoh, largement commentée par la presse britannique – et pas de manière très négative – s’inscrit dans une mobilisation médiatique en faveur du choix de mourir et de la rédaction de directives anticipées (les fameux « testaments de vie »).
Un sondage en ligne laisse penser que le discours soit efficace – même s’il faut tenir compte des limites évidentes de ce genre de sondage « ouvert » où chacun donne son avis, sans souci de pondérer les résultats. 44 % des répondants affirment qu’ils n’envisageraient le suicide qu’en cas de « maladie en phase terminale », mais un total de 26 % de personnes répondent « oui » (16 %) ou « peut-être » à la question : « Envisageriez-vous l’euthanasie en étant en bonne santé ? »
C’est à peine moins que le pourcentage (27 %) de personnes qui n’envisageraient l’euthanasie en aucun cas.

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Allemagne : une femme lesbienne et “pacsée” directrice d’une garderie catholique dans le diocèse du cardinal Marx

L’information a été diffusée par le site de la conférence des évêques d’Allemagne : une lesbienne « pacsée » avec sa partenaire selon la forme allemande du « partenariat de vie », pourra réintégrer son poste à la tête d’une « Maison relais » gérée par l’institution catholique Caritas. La Maison relais, ou Schülerhort, est un lieu d’accueil où les enfants peuvent faire leurs devoirs après l’école et s’inscrit à ce titre dans le cadre des maisons d’éducation catholique. Et l’affaire se passe en Haute-Bavière, sous l’autorité du cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et membre du « G9 » du pape.
Dans un premier temps, cette homosexuelle active revendiquée avait été invitée à s’expliquer lorsqu’elle avait fait part de son intention de s’engager dans un « partenariat de vie » avec son amie – l’équivalent allemand du pacs. Aux termes de la loi du travail particulière à l’Eglise il était possible de la licencier. En définitive, en avril, le contrat de travail avait été rompu d’un commun accord.
Mais depuis le 1er août, l’Eglise catholique s’est soumise, en général, à la loi commune et les lois de non discrimination s’imposent dès lors dans tous les diocèses qui s’y sont soumis. « En général » parce qu’il était possible aux diocèses de se désolidariser de l’opération afin de sauvegarder leur droit de faire respecter certaines exigences morales dans le cadre de ses établissements d’éducation ou de soins, au demeurant fort nombreux en Allemagne.
Le cardinal Marx fait partie de ceux, majoritaires en Allemagne, qui ont accepté la loi commune, quitte à se trouver dans une situation comme celle qui s’est présentée à Holzkirchen.
Dès l’instant où la modification est entrée en vigueur, le cas de cette directrice lesbienne a été réexaminé. Et son bon droit a été aussitôt reconnu : au terme d’un congé planifié de longue date – bien avant le différend actuel – elle pourra réintégrer son poste au 1er décembre prochain.
Trois évêques allemands seulement ont décidé de récuser le nouveau droit accepté par la plupart des diocèses allemands : Mgr Stefan Oster, Mgr Rudolf Vorderholzer et Mgr Gregor  Hanke. Ils ont pris la mesure des incohérences où risquait de les conduire la nouvelle législation et ont profité de leur liberté. Mgr Oster a expliqué son refus en soulignant que l’Eglise risquerait d’y laisser sa catholicité au nom de la « sécularisation » volontaire d’institutions qui ne fonctionneraient plus que selon des critères de viabilité économique et professionnelle. Vingt prêtres « libéraux » de son diocèse lui ont publiquement demandé de changer sa position.

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