28 juin, 2015

La lucidité du cardinal Caffarra : l'idéologie du genre est l'œuvre du diable. « C'est la fin. L'Europe est en train de mourir. »

Le cardinal Carlo Caffarra a longuement évoqué l'idéologie du genre, le « mariage » gay et la « glorification de l'homosexualité » qui annonce toujours la fin des civilisations, dans un entretien qu'il a accordé au journal italien Il Tempo à la veille de la marche pour la famille à Rome le 20 juin dernier. Je vous propos ici ma traduction de ce texte important, qui est un appel à ne jamais baisser les armes, quoi qu'il en coûte. – J.S.

Le cardinal Carlo Caffarra,
évêque de Bologne
Plusieurs réflexions m’ont traversé l’esprit à l’occasion de la motion votée par le Parlement européen. La première est celle-ci : c’est la fin. L’Europe est en train de mourir. Et peut-être même n’a-t-elle aucune envie de vivre, car il n’y a pas de civilisation qui ait survécu à la glorification de l’homosexualité. Je ne dis pas : à l’exercice de l’homosexualité. Je parle de la glorification de l’homosexualité. Et je fais une incise : on pourrait observer qu’aucune civilisation n’est allée jusqu’à  proclamer le mariage entre personnes de même sexe. En revanche, il faut rappeler que la glorification est quelque chose de plus que le mariage. Dans divers peuples l’homosexualité était un acte sacré. De fait, l’adjectif utilisé dans le Lévitique pour juger la glorification de l’homosexualité à travers le rite sacré est celui d’« abominable ». Elle avait un caractère sacré dans les temples et dans les rites païens.
C’est si vrai que les deux seules réalités civiles, appelons-les ainsi, les deux seuls peuples qui ont résisté pendant de nombreux millénaires – en ce moment je pense surtout au peuple juif – ont été ces deux peuples qui ont été les deux seuls à contester l’homosexualité : le peuple juif et le christianisme. Où sont les Assyriens ? Où sont les Babyloniens ? Et le peuple juif était une tribu, il paraissait n’être rien par rapport aux autres réalités politico-religieuses. Mais la réglementation de l’exercice de la sexualité que nous rencontrons, par exemple, dans le livre du Lévitique, est devenu un facteur de civilisation extrêmement important. Voilà ma première pensée : c’est la fin.
Ma deuxième réflexion est purement de foi. Devant de tels faits je me demande toujours : mais comment est-il possible que dans l’esprit de l’homme puissent s’obscurcir des évidences aussi originelles, comment est-ce possible ? Et je suis arrivé à cette réponse : tout cela est une œuvre diabolique. Littéralement. C’est le dernier défi que le diable lance au Dieu créateur, en lui disant : « Je vais te montrer comment je construis une création alternative à la tienne et tu verras que les hommes diront : on est mieux ainsi. Toi, tu leur promets la liberté, je leur propose d’être arbitres. Toi, tu leur donnes l’amour, moi je leur offre des émotions. Tu veux la justice, et moi, l’égalité parfaite qui annule toute différence.
J’ouvre une parenthèse. Pour quoi dis-je : « création alternative » ? Parce que si nous retournons, comme Jésus nous le demande, au Principe, au dessein originel, à la manière dont Dieu a pensé la création, nous voyons que ce grand édifice qu’est la création est érigée sur deux colonnes : la relation homme-femme (le couple) et le travail humain. Nous parlons maintenant de la première colonne, mais la deuxième aussi est en train de se détruire… Nous sommes, par conséquent, face à l’intention diabolique de construire une création alternative, qui défie Dieu dans l’intention de voir l’homme finir par penser qu’on se trouve mieux dans cette création alternative ?
Troisième réflexion: « Jusques à quand, Seigneur ? » La réponse qu’il nous donne fait référence au livre du Nouveau Testament, l’Apocalypse…
Dans ce livre on raconte que les pieds de l’autel céleste sont ceux qui sont assassinés par la justice, par les martyrs qui disent sans cesse : « Jusqu’à quand vas-tu rester sans venger notre sang ? » (Ap. 6, 9-10). Et cette réponse me vient spontanément : Jusqu’à quand Seigneur, ne défendras-tu pas ta création ? Et une nouvelle fois la réponse de l’Apocalypse résonne en moi : « Il leur fut dit qu’ils attendissent en repos encore un peu de temps, jusqu’à ce que fût rempli le nombre de ceux qui étant leurs frères et serviteurs comme eux, devaient aussi bien qu’eux souffrir la mort. » Quel grand mystère que la patience de Dieu ? Je pense à la blessure de son Cœur, qui est devenue visible, historique, lorsqu’un soldat a ouvert le côté du Christ. Parce que de chaque chose, de chaque créature créée, la Bible dit : « Et Dieu vit que cela était bon. » Pour finir, au sommet de la création, après la création de l’homme et de la femme, elle dit : « Et Dieu vit que tout cela était très bon. » La joie du grand artiste ! Aujourd’hui cette grande œuvre d’art est totalement défigurée. Et lui, Il est patient et miséricordieux. Et il dit, à celui qui lui demande « jusques à quand ? », qu’il attende. « Tant que le nombre des élus ne sera pas atteint. »
Et voici ma dernière réflexion. Un jour, lorsque j’étais archevêque de Ferrera, j’étais dans un des villages les plus éloignés du diocèse, dans le delta du Pô. Un lieu qui ressemblait au bout de la terre, au milieu d’un de ces tortueux méandres que décrit le grand fleuve, qui avant d’atteindre la mer, va là où il veut. Là j’ai rejoint un groupe de pêcheurs, des gens qui passent littéralement la plus grande partie de leur vie en mer. Un de ceux-là m’a posé cette question : « Imaginez que le monde est un de ces conteneurs cylindriques où nous mettons les poissons que nous venons de pêcher : eh bien, le monde est une espèce de baril et nous sommes comme des poissons qui viennent d’être pêchés. Ma question est celle-ci : le fond de ce baril, comment s’appelle-t-il ? Quel est son nom ? »
Imaginez-vous ce pêcheur qui pose la question qui est au principe de n’importe quelle philosophie : comment s’appelle le fond des choses ? Et moi, alors, étonné par cette question, je lui ai répondu : « Le fond ne s’appelle pas le hasard ; il se nomme gratuité et tendresse de Quelqu’un qui nous embrasse tous. » Ces jours-ci j’ai recommencé à penser à cette question et à la réponse que j’ai donnée à ce vieux pêcheur je me demande : toute cette volonté de détruire et de détruire la création a-t-elle assez de force pour pouvoir vaincre à la fin ? Non. Je pense qu’il y a une force plus puissante qui est l’acte rédempteur du Christ, Redemptor Hominis Christus, le Christ rédempteur des hommes. »
Mais j’ai eu une autre réflexion, suscitée précisément par les pensées de ces derniers jours. Mais moi, en tant que pasteur, comment puis-je aider mes gens, mon peuple, à garder dans leur esprit et dans leur conscience morale la vision originelle ? Comment puis-je empêcher l’obscurcissement des cœurs ? Je pense aux jeunes, à ceux qui ont encore le courage de se marier, aux enfants. Et alors je pense à ce que l’on fait normalement dans le monde lorsqu’il faut faire face à une pandémie. Les organismes publics responsables de la santé des citoyens, que font-ils ? Ils agissent toujours selon deux lignes directrices. La première est de soigner, en principe, celui qui est malade et d’essayer de le sauver. Le deuxième, non moins importante, et même décisive, est d’essayer de comprendre le pourquoi, les causes de la pandémie pour pouvoir ainsi définir une stratégie de la victoire.
La pandémie est là, désormais. Et en tant que pasteur, j’ai la responsabilité de guérir, et d’empêcher que les gens ne tombent malades. Mais dans le même temps j’ai l’important devoir de commencer un processus, c’est-à-dire une action d’intervention qui exigera de la patience, de l’engagement, du temps. Et la lutte sera toujours plus ardue et cela est tellement certain que je dis parfois à mes prêtres : je suis sûr que je mourrai dans mon lit, mais je ne le suis pas pour mon successeur. Il mourra probablement en prison. Par conséquent, nous parlons d’un processus qui sera long, et qui nous verra aux prises avec un dur combat. En résumé : nous sommes appelés à faire les deux choses : intervention d’urgence et lutte de longue durée, stratégie d’urgence et long processus éducatif.
Mais qui seront les acteurs d’une entreprise qui va requérir du temps et une capacité de sacrifice ? A mon avis, il y en aura, fondamentalement, deux : les pasteurs de l’Eglise et, plus concrètement, les évêques. Et les époux chrétiens. Pour moi, ce sont ceux-ci qui recommenceront à construire les évidences originelles dans le cœur des hommes.
Les pasteurs de l’Eglise, parce qu’ils sont là pour ça. Ils ont reçu une consécration dont la fin est celle-ci, la puissance du Christ est en eux ? « Cela fait deux mille ans que l’évêque constitue, en Europe, l’un des ganglions vitaux, non seulement de la vie éternelle, mais de la civilisation » ('G. De Luca). Et une civilisation, c’est aussi l’humble et magnifique vie quotidienne du peuple engendrée par l’Evangile que prêche l’évêque. Et ensuite les époux. Parce que le discours rationnel vient après la perception d’une beauté, d’un bien que tu vois devant tes yeux, le mariage chrétien.
Et pour ce qui est de l’intervention d’urgence ? Je dois admettre que j’ai moi-même des difficultés. Et cela parce qu’il n’est pas rare que l’allié me manque ; le cœur humain. Je pense à la situation parmi les jeunes. Ils viennent et ils me demandent : « Pourquoi devons-nous nous engager pour toujours, alors que nous ne sommes même pas sûrs de continuer à nous aimer, la nuit venue ? » Eh bien, face à cette question je n’ai qu’une seule réponse : recueille-toi en toi-même et pense à ton expérience quand tu as dit à une jeune fille, ou dans le cas d’une jeune fille, à un garçon : « Je t’aime, je t’aime réellement. Par hasard as-tu pensé en toi-même, en ton cœur : « Je me donne tout entier à l’autre, mais seulement pour un quart d’heure ou au plus tard jusqu’à la nuit » ? Cela ne fait pas partie de l’expérience de l’amour, qui est don. C’est l’expérience d’un prêt, qui est calcul. Mais si tu parviens à guider la personne vers cette écoute intérieure (Augustin), tu l’as sauvée. Parce que le cœur ne trompe pas. L’Eglise a toujours enseigné sa grande thèse dogmatique : le péché n’a pas radicalement corrompu l’homme. L’homme a été cause de grands désastres, mais l’image de Dieu est restée. Je vois aujourd’hui que les jeunes sont toujours moins capables de ce retour à eux-mêmes. C’est le drame même d’Augustin lorsqu’il avait leur âge.
Et au fond, à la fin, qu’est-ce qui a ému Augustin ? C’est de voir un évêque, Ambroise, et de voir une communauté qui chantait avec le cœur plus encore qu’avec les lèvres la beauté de la création, Deus creator omnium, la très belle hymne d’Ambroise. Aujourd’hui cela est très difficile avec les jeunes, mais à mon avis c’est une intervention d’urgence. Il n’y en a pas d’autre. Si nous perdons cet allié qu’est le cœur humain – le cœur humain est allié de Evangile, parce que le cœur humain a été créé dans le Christ en correspondance avec le Christ – je disais que si nous perdons cet allié je ne vois pas d’autre chemin.
Je voudrais ajouter une chose pour terminer. Plus ma vie a avancé, plus je découvre l’importance qu’ont dans la vie de l’homme, pour que sa vie soit bonne, les lois civiles. J’ai entendu ce que disait Héraclite : « Il est nécessaire que le peuple combatte pour la loi comme pour les murs de la cité. » Plus je vieillissais et plus je me rendais compte de l’importance de la loi dans la vie d’un peuple. Aujourd’hui, il semble que l’Etat ait abdiqué de sa tâche législative, qu’il ait abdiqué de sa dignité, en se réduisant à n’être qu’une bande enregistreuse des désirs des individus, dont le résultat est la création d’une société d’égoïsmes opposés, ou de fragiles convergences d’intérêts contraires. Tacite dit : « Corruptissima re publica, plurimae leges. » Les lois sont extrêmement nombreuses lorsque l’Etat est corrompu. Quand l’Etat est corrompu, les lois se multiplient. C’est la situation actuelle.
C’est un cercle vicieux parce qu’une partie des lois semblent se réduire, précisément, à n’être qu’une bande enregistreuse de désirs. C’est cela qui rend le social inévitablement conflictuel, une lutte pour la suprématie du plus puissant sur le plus faible, c’est-à-dire, la corruption de l’idée même de bien commun, de la chose publique. Alors on essaie de résoudre les choses avec des lois en oubliant qu’il n’y aura jamais de lois si parfaites que l’exercice des vertus en devienne inutile. Il n’y en aura jamais. En cela, à mon avis, nous autres pasteurs portons une grande responsabilité pour avoir permis le désengagement culturel des catholiques dans la société. Nous l’avons permis, nous l’avons même parfois justifié. Quand l’Eglise a-t-elle fait cela ? Les grands pasteurs de l’Eglise ont-ils jamais fait cela ?
[Interrogé sur la marche pour la famille qui allait avoir lieu à Rome le 20 juin, le cardinal a répondu :]
Je n’ai aucune hésitation à dire que c’est une manifestation positive parce que, comme je le disais, nous ne pouvons pas nous taire. Malheur à nous si le Seigneur devait nous reprendre avec les paroles du prophète : « Chiens qui n’avez pas aboyé ». Nous le savons, dans les systèmes démocratiques la délibération politique est fondée sur le système de la majorité. Et cela me paraît bien, car les têtes, il vaut mieux les compter que de les couper. Mais devant des faits comme ceux-ci, il n’y a pas de majorité qui puisse me faire taire. Dans le cas contraire, je serais un chien qui n’aboie pas.
Ce qui me m’encourage d’abord, et que j’ai beaucoup apprécié, c’est que cette journée ait pour objectif la défense des enfants. Le pape François a dit que les enfants ne peuvent être traités comme des cobayes. On fait des expériences pseudo-pédagogiques sur les enfants. Mais avons-nous le droit de faire cela ? La chose la plus terrible, le logos le plus sévère prononcé par Jésus avait à voir avec la défense des enfants. Par conséquent, à mon avis, l’initiative romaine est une chose qu’il fallait obligatoirement faire. Le lendemain, le Parlement votera peut-être une loi qui reconnaisse les unions entre personnes de même sexe. Qu’il le fasse, mais il doit savoir que c’est quelque chose de profondément injuste. Et c’est cela qu’il nous faut dire cet après-midi à Rome. Lorsque le Seigneur dit au prophète Ezéchiel : « Toi, recommence à appeler », il semble que le prophète réponde : « Oui, mais ils ne m’écoutent pas. » Toi, recommence à appeler et celui que tu auras appelé sera de nouveau responsable, et pas toi, car toi, tu as recommencé à l’appeler. Mais si tu ne recommençais pas à l’appeler, ce serait toi le responsable.
Si nous devions nous taire face à une telle chose, nous serions coresponsables de la grave injustice envers les enfants, qui ont été transformés de sujets de droit qu’ils étaient, comme chaque personne humaine, en objets de désir des adultes. Nous sommes revenus au paganisme, où l’enfant n’avait aucun droit. Il était seulement un objet « à la disposition de ». Et donc, je le répète, à mon avis c’est une initiative qu’il faut soutenir, on ne peut pas se taire.

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27 juin, 2015

Big Business : la Cour suprême américaine impose le “mariage” gay sous la pression des multinationales

Tout le monde parle de la décision de la Cour suprême des Etats-Unis qui impose à tous les Etats de la fédération la reconnaissance du « mariage gay ». On dit moins que 379 grandes sociétés multinationales et nationales américaines ont joué de leur influence auprès des juges pour obtenir ce véritable « putsch judiciaire » par lequel cinq magistrats non élus ont contredit la réalité au nom de toute une nation.

Les 379 sociétés ont co-signé un amicus curiae brief, des conclusions soumises au nom d'une tierce partie comme le permet le droit anglosaxon. Sociétés commerciales ou associations d'employeurs, les 379 ont exhorté la Cour suprême à déclarer anticonstitutionnelles les interdictions opposées par certains Etats – de manière démocratique – au « mariage » gay.

« Les employés sont mieux servis par une règle uniforme du mariage qui donne une dignité égale aux relations de leurs employés. (…) Permettre aux couples de même sexe de se marier améliore le moral et la productivité des employés, réduit l'incertitude, et écarte les coûteuses lourdeurs administratives entraînées par l'actuelle disparité des lois des Etats », écrivent les 379 signataires.

La liste complète des signataires comprend des institutions LGBT à part entière – des chambres de commerces dédiées, par exemple – mais aussi un grand nombre de banques et de multinationales connues dans le monde entier. La liste complète a été reprise sur le Huffington Post, ici.

Extraits : 

Accenture
Amazon
American Airlines
American Express
Apple
AT&T
Bank of America
Barclays
Ben & Jerry's
Bloomberg L.P.
Coca-Cola
Colgate-Palmolive
Credit Suisse Securities
Delta Air Lines
Deutsche Bank AG
Dropbox
DuPont
eBay
Ernst & Young
Estée Lauder
Facebook
First Data Corporation
General Electric
General Mills
GlaxoSmithKLine
Goldman Sachs
Google
Groupon
Hewlett-Packard
Hilton
HSBC
Intel
Johnson & Johnson
JP Morgan Chase
Kimberly-Clark
Levi Strauss
Marriott
Microsoft
Moody's
Morgan Stanley
Nike
Office Depot
Ogilvy Group
PepsiCo
Pfizer
PricewaterhouseCoopers
Procter & Gamble
Replacements
Staples
Starbucks
Symantec
Thomson Reuters
Twitter
United Air Lines
Verizon
Viacom
Visa
Walt Disney Company
Wells Fargo
Xerox

Qu'on le veuille ou non, qu'on soit d'accord ou non, dans le monde entier on est soumis à cette dictature du relativisme, à cette révolte contre la loi divine.


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19 juin, 2015

Belgique : « Laura », 24 ans, sera euthanasiée cet été. Elle est en excellente santé

La Belgique est en train de devenir folle. Et ceux qui prévenaient, lorsqu’elle adoptait l’une des premières lois d’euthanasie au monde, qu’elle s’engageait sur une pente glissante qui l’enfonce de plus en plus loin dans l’horreur voient leurs avertissements confirmés. La dernière histoire en date est contée par De Morgen, qui a rencontré « Laura », 24 ans, candidate à l’euthanasie. Elle est en excellente santé physique. De nombreux amis l’entourent. Elle apprécie de sortir – au théâtre notamment – et elle aime le bon café. Sa vie prendra fin cet été. Pourquoi ? Parce qu’elle n’a pas envie de vivre. Les dépressions la tourmentent : depuis trop longtemps, elle s’imagine que « vivre, ce n’est pas son truc ».
L’histoire de la jeune femme est terrible. Elle naît dans une famille qui éclatera du fait de la violence et de l’alcoolisme de son père : la séparation s’imposera en raison du dangercet la petite passera beaucoup de temps chez ses grands-parents maternels, qui lui offrent sécurité, affection, structure. Malgré tout, dès la grande section, elle se demande se qu’elle fait sur terre. A six ans, elle rêve de se tuer. C’est le début d’un long tunnel, qui passera par l’automutilation, l’incompréhension, les souffrances.
Laura a besoin de croire que ce n’est pas son enfance chaotique qui lui a donné ce désir d’autodestruction : « Même si elle a contribué à ma souffrance, je suis convaincue que j’aurais eu ce désir de mort si j’avais grandi dans une famille tranquille et stable. Je n’ai tout simplement jamais voulu vivre. »
Après une scolarité difficile, marqué par les comportements autodestructeurs dont la gravité n’a pas frappé les responsables de l’école, « Laura » se lance dans le théâtre, emménage avec une amie : « J’avais tout en fait : un appartement sympa, une passion amoureuse très agréable, j’étais occupée à plein temps par le théâtre ». La voilà donc au sein d’une relation homosexuelle qu’elle lâche après s’être disputée avec son amie en raison de sa dépression.
A ce moment-là un psychiatre la met au défi de se faire interner, en abandonnant le théâtre. Elle se laisse convaincre et découvre une vie « lourde » : ses automutilations augmentent en intensité, elle se frappe contre les murs. Elle a l’impression d’abriter un monstre qui cherche à s’échapper de son corps. L’agressivité, la colère, la douleur ne sont en rien soignés par les psychiatres et Laura est une patiente si difficile qu’elle est régulièrement renvoyée chez elle pour que le personnel puisse souffler.
C’est à l’asile psychiatrique qu’elle rencontre « Sarah », qui organise précisément sa propre euthanasie. « Laura » est séduite : les deux femmes parlent de la mort et elle décide de réclamer elle aussi une piqûre mortelle.
Entre la demande et l’exécution, il faut compter entre un an et dix-huit mois. Laura l’a faite ; l’échéance est pour l’été. Il lui a fallu d’abord acquérir la conviction – à l’aide de sa thérapie – que son enfance n’était pas la cause de ses souffrances, mais quelque chose qu’elle porte en elle.
Poignant récit… Abîmée par la vie, par la désespérance qui la hante, par on ne sait quelles thérapies et autres pédagogies qui ont peut-être aggravé sa situation. Laura ne se supporte pas… Elle souffre d’un mal de notre temps, lié à l’identité et à l’être.
Trois médecins ont décidé qu’elle souffrait de manière insupportable et qu’elle doit pouvoir mourir.
A l’heure actuelle, Laura s’efforce d’offrir à ses proches – sa mère, ses grands-parents – le plus de présence possible. Et elle organise tout : sa mort dans le studio où elle passe deux jours par semaine, ses funérailles… « Je trouve cela agréable d’y penser. » Elle prépare ses dernières paroles.
Voilà où mène l’autonomie du patient, poussée à l’extrême.
Voilà où mène la faillite d’un système qui ne sait plus donner de raisons de vivre.


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18 juin, 2015

Déclaration de “Voice of the Family” sur l'encyclique Laudato Si’

Communiqué

ROME, le 18 Juin 2015


La coalition internationale Voice of the Family est profondément préoccupée par l’absence, dans la lettre encyclique Laudato Si’,  de toute réaffirmation de l'enseignement de l'Église contre la contraception et  pour la procréation comme fin première de l'acte sexuel.


L'encyclique publiée ce matin affirme opportunément  que « la défense de la nature n’est pas compatible … avec la justification de l’avortement » (n° 120) et « que la croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire »" (n° 50).


Néanmoins, l'omission de toute référence à l'enseignement de l'Église sur la contraception laisse les catholiques mal préparés pour résister  au programme international de contrôle de la population.

« Dieu a commandé à l'homme : “Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la” (Gn 1,28) », a déclaré Maria Madise, porte-parole de Voice of the Family, « mais le mouvement écologiste voit la croissance de la population comme une menace ». « Les pays en développement  croulent sous les contraceptifs et sont soumis à de fortes pressions pour légaliser l'avortement. Étant donné que la contraception et l'écologie vont si souvent main dans la main, il est profondément troublant que l'enseignement de l’Église sur la primauté de la procréation ne soit pas réaffirmée », a-t-elle déploré.


Patrick Buckley, lobbyiste à l’ONU pour la Société pour la protection des enfants à naître (SPUC), a noté que « l’encyclique  appelle, aux paragraphes 173-175,  à renforcer l'action internationale en matière d'environnement, mais oublie en même temps de préparer les catholiques  aux conséquences évidentes de cette même action : une recrudescence des  tentatives d'imposer encore davantage la contraception et l'avortement aux pays en développement ».

Le Pr Hans Schellnhuber a été parmi les personnalités choisies par le Saint-Siège pour présenter ce matin l'encyclique à la presse. Schellnhuber est connu pour avoir déclaré que la « “capacité  d’accueil” de la planète » se situe « en dessous d’un milliard de personnes ». La population mondiale devrait donc être réduite de plus de 80 % pour atteindre cet objectif.


John-Henry Westen, co-fondateur de Voice of the Family et rédacteur en chef de LifeSiteNews, a commenté : « Le professeur Schellnhuber est un activiste favorable à  la création d'un gouvernement mondial doté de pouvoirs pour imposer des mesures  nécessaires pour résoudre la crise de l'environnement, laquelle, selon lui, exige une  diminution de la population. Dans ce contexte, les références dans l'encyclique à la nécessité d’une “véritable autorité politique mondiale” avec le pouvoir de “sanctionner”, sont profondément troublantes. »

Il a été  annoncé hier que le professeur Schellnhuber  venait d’être nommé membre de l'Académie pontificale des Sciences par le pape François.

En novembre prochain, l’Académie pontificale des Sciences accueillera un colloque pour discuter comment utiliser les enfants comme « agents du changement ». Il prévoit dans son ordre du jour de réfléchir aux stratégies possibles pour faire appel aux enfants  comme émissaires  du programme écologiste mondial.  De telles  actions semblent être approuvées par l'encyclique aux paragraphes 209-215. Certains de ceux qui sont impliqués dans les ateliers du colloque, tels Jeffrey Sachs, sont parmi les promoteurs les plus véhéments de la contraception et de l'avortement comme moyens indispensables  au contrôle de la natalité.


John Smeaton, co-fondateur de Voice of the Family et directeur du SPUC, a déclaré: « Le mouvement écologiste international cherche souvent à convaincre les enfants que le monde est surpeuplé et que cela doit être résolu par le contrôle de la natalité  au moyen de la contraception et de l'avortement. Il  existe aujourd’hui un danger grave que nos enfants soient exposés à ce programme, sous couvert de sensibilisation aux questions écologiques. Les projets de l’Académie pontificale des Sciences et l'absence dans l'encyclique d’un enseignement clair sur ces dangers, nous laissent sur nos gardes. Les parents catholiques doivent résister à toutes les attaques contre nos enfants, même quand elles proviennent de l'intérieur du Vatican. »

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Qui sommes-nous ?
Voice of the family peut être contactée par email à l’adresseenquiry@voiceofthefamily.info ou par téléphone au +44 (0)20 7820 3148  (ligne fixe au Royaume-Uni).

Vous pouvez suivre Voice of the Family par :
  Abonnement aux bulletins informatiques via notre site Internet
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Voice of the Family est une coalition internationale d’organisations pro-vie et pro-famille, animées par des laïcs engagés, avec le but d’offrir leur expertise et leurs ressources aux responsables de l’Église, aux médias, aux organismes à but non lucratif et aux gouvernements, avant, pendant et après le Synode des évêques catholiques sur la famille.
Voice of the Family réunit 24 organisations-membres dans les cinq continents :

• Acción Vida y Familia   (Panama)
• Alfa Szövetség/Alpha Alliance  (Hongrie)
• Campagne Québec-Vie (Canada)
• Campaign Life Catholics (Canada)
• Campaign Life Coalition  (Canada)
• Catholic Democrats (Irlande)
• Catholic Voice  (Irlande)
• CENAP (République Tchèque)
• Culture of Life Africa  (Afrique)
• European Life Network (Irlande)
• Famiglia Domani (Italie)
• Family Life International NZ (Nouvelle Zélande)
• Friends of Human Life Foundation/Klub Przyjaciół Ludzkiego Życia (Pologne)
• Holy Family Apostolate (Ecosse)
• Hnutí Pro život ČR  (République Tchèque)
• Human Life International (HLI)  (international)
• Liga pár páru ČR (République Tchèque)
• LifeSiteNews.com  (international)
• National Association of Catholic Families (NACF) (Angleterrre)
• Observatorio Católico del Ecuador (Equateur)
• Profesionales por la Ética  (Espagne)
• Res Claritatis (République Tchèque)
• Society for the Protection of Unborn Children (SPUC)  (Royaume-Uni)
• Voto Catolico Colombia (Colombie)

Les vérités suivantes sont au cœur de l’action de Voice of the Family :
• Le mariage sacramentel qui unit les parents par un lien indissoluble est le plus grand protecteur de tous les enfants, nés ou à naître.
• La séparation artificielle des dimensions unitive et procréative de l'acte conjugal est un composant essentiel de la culture de mort.
• Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants et c’est par l'éducation et la formation des parents et des futurs parents que l’on doit bâtir la culture de vie.

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“Laudato si” : deux microdifférences entre le texte définitif et le texte fuité

Elles ont été relevées sur le blog de Sandro Magister il y a quelques minutes, et concernent toutes deux les prières composées pour conclure l'encyclique “Laudato Si” (la deuxième est celle des chrétiens)  :

• La première prière, œcuménique, ne commence plus par les mots « Seigneur Très-Haut », remplacé par « Dieu Tout-puissant ».

• Les mots « Père des pauvres » y sont remplacés par :  « O Dieu des pauvres. »




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In Memoriam : Jeanne-Marie Kegelin, † 18-06-2004

Elle est morte, après avoir été horriblement torturée, il y a 11 ans aujourd'hui. La petite Jeanne-Marie Kegelin, figure de rayonnante innocence, a, je le crois et je le sais, une grande puissance d'intercession.

Lorsque je travaillais encore dans un quotidien qui m'a quittée il y a un an, la maman de la petite Jeanne-Marie m'avait écrit qu'elle serait notre petite collaboratrice du ciel. C'était un ou deux ans après sa mort. Je peux témoigner qu'elle l'a été.

Depuis lors j'ai toujours considéré Jeanne-Marie comme une consœur.

Je l'ai embarquée dans mes bagages. Qu'elle veille sur ce blog !



“Laudato sii” : la première version pilonnée ? L'encyclique du pape François révisée ?

On saura tout à l'heure si l'encyclique « environnementale » du pape François, Laudato sii, correspond à la version qui en a été « fuitée » mardi par le magazine italien L'Espresso. Si des changements sont constatés, voilà qui ajoutera foi à une information de plusieurs sources italiennes comme le quotidien Il Libero Quotidiano et Il Giorno, selon lesquelles la destruction d'une première version « originale » de l'encyclique a été ordonnée. Laudato sii « 1 » mis au pilon ?

Le 14 juin – avant la fuite – ces sources annonçaient que la Librairie éditrice vaticane avait reçu « il y a quelques jours » le texte bon à tirer de l'encyclique du pape François sur la sauvegarde de la Création, Laudato sii, afin de l'imprimer en plusieurs langues. L'impression était déjà en cours depuis « quelques heures » lorsqu'est arrivé l'ordre de cesser l'impression de l'encylique, assorti d'un deuxième : détruire complètement tous les exemplaires imprimés depuis lors, afin qu'il n'en subsiste pas trace.

Il Giorno notait que le caractère péremptoire de l'ordre fait penser que les erreurs à corriger n'étaient pas de petite importance, mais que le pape entendait apporter des corrections majeures au texte. On sait en tout cas que la date de présentation de l'encyclique a été déplacée : prévue à l'origine pour le 16 juin, elle a été repoussée à ce jeudi 18 juin.

La lecture de la version mise en ligne mardi par L'Espresso – la version définitive ou justement pas ? – comporte des éléments inquiétants. Il est question de l'établissement d'une autorité globale, de la prise en compte de l'émergence de l'homme à travers un processus d'évolution, certes en tant que « nouveauté qualitative » mais sans que la création de l'âme ne soit mentionnée : l'âme n'est mentionnée, en passant, que dans une note de bas de page. Et s'il est beaucoup parlé du malaise éthique généralisé et de la pauvreté, de l'inégalité, elles ne sont nulle part mises en relation avec l'abandon massif de la vie chrétienne, orientée vers l'éternité et soumise à l'autorité et à l'enseignement de l'Eglise.

Dans le même temps, la version fuitée affiche le rejet du malthusianisme, de l'idéologie du genre, de l'écologisme radical…



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Révoltant ! Une maman découvre la photo de sa fille trisomique dans une pub pour le diagnostic prénatal

Voici l’une des histoires les plus poignantes que l’on puisse imaginer… Celle d’une jeune mère de famille canadienne, Christie Hoos, qui a découvert avec horreur la photo de sa fille atteinte de trisomie 21 sur la publicité d’un laboratoire pharmaceutique suisse de diagnostic prénatal. C’était une photo qu’elle avait – exceptionnellement – postée sur son blog, soheresus.com. La société Genoma l’avait utilisée pour illustrer son site où vantait la précision de son « test d’ADN fœtal », sous le nom commercial « Tranquillity », mais aussi sur une bannière publicitaire affichée sur un immeuble en Espagne.
Le message est sans ambiguïté. Avec « Tranquillilty », le « test d’ADN fœtal non-invasif le plus complet », les futurs parents peuvent être… tranquilles. Genoma revendique sur son site la « précision » et la « précocité » du diagnostic de « trisomie 21 et autres désordres chomosomiques » obtenu sur une simple prise de sang prélevée sur la future mère.
« En vous informant à l’avance du risque spécifique de voir se développer une maladie, ou en permettant le diagnostic très précoce d’une maladie, Genoma vous aide à prendre à temps les bonnes décisions médicales. Votre bébé ou vous-même pouvez recevoir immédiatement les traitements médicaux adéquats », assure Genoma sur son site.
Les tests prénataux très précoces sur simple analyse du sang maternel ont la particularité de pouvoir se réaliser dès avant la 10e semaine de grossesse. C’est-à-dire dans une période où, dans la plupart des pays où l’avortement est légal, la procédure est à la fois simple à obtenir et peu onéreuse. En revanche, on ne connaît pas de procédures médicales qui permettent de soigner, et encore moins de guérir les anomalies génétiques des enfants in utero, et on ne sache pas que les rares traitements ou possibilités d’opérations anténatales qui existent se pratiquent jamais avant 10 semaines de grossesse…
Cas d’école de désinformation, la publicité de Genoma a un but réel et un seul : signaler aux futurs parents qu’en dépistant tôt et facilement une trisomie 21 ou une autre anomalie génétique, la décision d’avorter en sera grandement facilitée. A l’heure où, selon les pays, le taux des enfants dépistés avant la naissance comme étant porteurs de trisomie 21, et avortés, peut atteindre 95 %. Une telle publicité fait de la propagande pour l’eugénisme, souligne Christie Hoos.
Pire, en utilisant l’image de sa propre petite fille aux traits caractéristiques de la trisomie 21, avec toute la douceur de l’ange de Reims, Genoma envoie un message simple, clair, glaçant, perceptible sans l’ombre d’une ambiguïté dans le contexte  : Avec Tranquillité, cette petite fille ne serait jamais née. Ou encore : Assurez-vous contre la trisomie 21.
Christie Hoos, d’Aldergrove en Colombie-Britannique, raconte comment elle a découvert, abasourdie, l’utilisation de l’image de sa très chère petite fille. Elle était précisément à son chevet, à l’hôpital – la petite est atteinte d’un cancer et suit une longue et pénible chimiothérapie – lorsqu’une amie, elle-même mère d’un enfant atteint de trisomie 21, l’a appelée. Elle venait de trouver la photo qu’elle avait déjà vue sur le blog de Christie sur Internet, utilisée pour « vendre » les tests qui servent à éliminer ces enfants.
Stupeur, colère, indignation… Pour Christie Hoos, la découverte de la photo a été un cauchemar. Non seulement la photo de sa fille avait été volée – par un site de fourniture de photos gratuites « sans droits d’auteur », www.FreeLargeImages.com – mais une société commerciale qui s’enrichit de la vente de tests eugéniques l’y avait récupérée à ses odieuses fins. La petite fille était devenue le symbole publicitaire du diagnostic prénatal dont le seul but, dans l’immense majorité des cas, est de permettre de détruire les enfants malades avant qu’il ne soit trop tard.
Le directeur général de Genoma, Frédéric Amar, a répondu au moyen d’une déclaration publique assurant que l’utilisation de la photo avait été le résultat d’une « erreur de communication interne » et qu’elle avait été enlevée de tous les supports publicitaires où elle avait pu figurer : elle avait été téléchargée de bonne foi depuis un « site qui la proposait d’une manière apparemment légale ».
Il est allé jusqu’à prétendre que les tests génétiques sanguins permettent de « sauver des vies » en évitant que les mères aient à recourir à l’amniocentèse qui comporte un risque de fausse couche. Comme si les tests positifs n’étaient pas utilisés pour choisir ou recommander l’avortement !
Christie a souligné dans son blog qu’au-delà de l’horreur spécifique de l’utilisation de la photo de sa fille pour vanter un test prénatal, il y a aussi le problème de l’utilisation totalement illégale de la photo de la fillette. En France la protection de la vie privée, et d’autant plus lorsqu’il s’agit de l’image d’une mineure, permettrait des poursuites au succès assuré. C’est aussi le cas au Canada. Mais ici il est question d’une image volée par un site allemand dont le nom de domaine est enregistrée à Istanbul, utilisée par une société suisse sur Internet et, matériellement, en Espagne.
Les images d’enfants atteints de trisomie ont depuis été enlevés du site de « photos gratuites ».
L’affichage de la bannière publicitaire en Espagne avait déjà provoqué un tollé sur place, de nombreux parents ou associations de parents d’enfants handicapés ayant protesté contre l’utilisation de l’image de la fillette. Genoma, sur ce plan-là, fait la sourde oreille.
Mais un internaute s’était demandé sur un réseau social quel parent pouvait bien être suffisamment sans cœur pour permettre une telle utilisation de l’image de sa fille dans une elle campagne.
« Pas moi. Jamais. Je ne l’aurais jamais permis », répond Christie.
Cela tombe sous le sens. Sauf pour Genoma…

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17 juin, 2015

Mgr Johan Bonny, partisan d'une forme de “reconnaissance” des unions homosexuelles, sera père synodal

La nomination de Mgr Johan Bonny, évêque d'Anvers, comme représentant de la Belgique au prochain synode sur la famille, a été confirmée par le service de presse du Vatican.

Il a plaidé ces derniers mois pour une meilleure « pastorale » à l''égard des divorcés remariés et pour les couples qui cohabitent sans être mariés, mais aussi pour une forme de reconnaissance de la part de l'Eglise à l'égard des paires homosexuelles – sans aller toutefois jusqu'à bénédiction de ces couples. Il a déclaré que les « valeurs » que l'on rencontre dans ces couples « sont plus importantes » pour lui que la question « institutionnelle » lors d'un entretien en décembre dernier.

Contrairement à d'autres qui prétendent vouloir changer la pastorale sans modifier la doctrine, Mgr Bonny a souligné que vouloir opposer les deux est contraire à la tradition de l'Eglise : « Le soin pastoral a tout à voir avec la doctrine et la doctrine a tout à voir avec le soin pastoral. »

En toute logique, il plaide donc pour une nouvelle approche des droits de la conscience individuelle et verrait bien un petit changement par rapport à Humanae vitae. Voir ici l'analyse que j'avais faite de ses déclarations pour LifeSite au début de l'année.


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15 juin, 2015

Cardinal Müller : parler des partenariats homosexuels au synode n'a pas de sens

Lors d'une visite en Pologne, le cardinal Gerhard Müller s'est de nouveau distancié du courant mené par les cardinaux Reinhard Marx et Walter Kasper qui demande une nouvelle forme d'attention « pastorale » pour les divorcés remariés et les homosexuels dans le cadre du synode sur la famille.

Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi a déclaré : 

« Cela n'a aucun sens de parler du problème des partenariats homosexuels lors du synode. »

De fait, le synode sur la famille s'intéresse… à la famille, et non à des pseudo formes de familles dont l'évocation à cette occasion équivaut à les mettre sinon sur un plan d'égalité, du moins dans une catégorie comparable à celle de la famille dans le cadre du plan de Dieu pour l'humanité.

Le cardinal Müller a tenu ces propos lors d'une conférence à Torun, sur le thème L'Evangile du mariage et de la famille. Il l'a placée sous le signe de l'enseignement de Jean-Paul II.

Sous le titre : « La famille, espoir de l'Eglise ; l'Eglise, espoir de la famille », le cardinal Müller a tenu des propos d'une grande clarté.




« Pour définir la famille, l'honnêteté intellectuelle est toujours une exigence élémentaire de discernement et de décision. Dans le cadre du synode de la famille, sa définition – profondément enracinée dans la Révélation – doit rester inviolable. Personne n'a le droit d'ignorer la Parole de Dieu, qui s'est exprimée clairement et avec une force particulière ; changer cette définition apparaît comme une insulte à Dieu. 
« Les idées ont des conséquences. Cela n'a aucun sens d'introduire dans l'ordre du jour du synode, dont le thème est « la vocation de la famille et de la mission dans l'Église et le monde d'aujourd'hui » la questions des unions de même sexe. Cela ne se peut pour des raisons formelles, puisque la famille est l'union de l'homme et de la femme – exclusive et indissoluble. Mais surtout, ce sont la crainte de Dieu et le respect de la vérité révélée sur laquelle la famille se construit l'interdisent. 
(…) 
« L'herméneutique de la continuité et le développement présenté par le pape Benoît XVI comme un cadre pour le ministère des théologiens dans l'Église est toujours valide. Aucun d'entre nous a le droit de rompre avec l'enseignement constant de l'Église depuis le début, enseignement qui a été rappelé par le premier synode de l'histoire de la famille de l'Église en 1980, et présenté par saint Jean-Paul II, sans  l'Exhortation post-synodale Familiaris consortio. »
Soulignant que l'on avait trop tendance à aborder la question du mariage et de la famille du seul point de vue du droit canonique, notamment en ce qui concerne l'accès à la communion, le cardinal Müller a demandé que l'on cesse de se focaliser sur les règles juridiques : « Le droit canonique est important et nécessaire, mais on en reste à un pur formalisme, privé de profondeur, si l'on ne considère par le mariage à travers le prisme de la théologie spirituelle. » Et ne pas oublier, notamment, de voir en la famille une « église domestique ».

L'Eglise est  témoin de toute la vérité – même des vérités impopulaires. L'évangélisation exige de ne pas de brouiller la vérité révélée, pour trouver le “plus petit dénominateur commun”, acceptable par un monde sécularisé. Pour évangéliser, l'Évangile doit pénétrer tous les domaines de la vie personnelle, conjugale et familiale, sociale, culturelle, économique et politique », rappelait plus loin le cardinal.

Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi a rappelé que la velléité de « séparer la vie de la doctrine » est une « tentative indigne de manipulation intellectuelle de la théologie », puisque « l'ethos du mariage découle de sa vérité ontologique. Cet ethos n'existe pas pour lui-même, dans un monde d'idées platonicien, mais s'applique dans la praxis. L'une des préoccupations pastorales les plus élémentaires de l'Eglise est et reste la préservation de l'unité vitale entre la doctrine et la vie de la foi. Preuve en est cette règle ancienne : Lex orandi, lex credendi. »


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14 juin, 2015

Pologne : Bogdan Chazan, révoqué pour avoir refusé de se rendre complice d'un avortement, blanchi par une commission de discipline

Bogdan Chazan
Bogdan Chazan, le médecin polonais qui a été révoqué de son poste de directeur de l’hôpital de la Sainte Famille à Varsovie l’été dernier pour avoir refusé de pratiquer l’avortement sur une femme dont l’enfant avait de graves malformations, vient d’obtenir une victoire devant la commission de discipline chargée de son cas. Il ne s’est pas rendu coupable d’une « faute professionnelle » dans le traitement d’une patiente et sa dénonciation n’était pas justifiée, a jugé vendredi la commission.
Bogdan Chazan avait osé invoquer son droit à l’objection de conscience, dans un pays où la malformation fœtale constitue l’une des rares « excuses » justifiant l’avortement. Il expliquait à l’époque qu’il avait fait le choix d’exprimer par écrit les raisons de son refus, de manière « ostentatoire ». Il a en effet refusé d’indiquer à la candidate à l’avortement un autre établissement où l’on accéderait à sa demande, comme l’exige la loi en Pologne qui limite ainsi de manière injuste l’objection de conscience.
Ce gynécologue, connu pour ses positions provie, est ainsi resté fidèle à ses convictions de toujours ; on ne peut pas exclure d’ailleurs qu’il ait fait l’objet d’une opération de « testing » puisque l’hostilité personnelle du Dr Chazan est bien connue en Pologne.
La femme qui lui réclamait un avortement avait bénéficié d’une fécondation in vitro dans une clinique qui n’assure pas le suivi des grossesses. Elle s’était adressée à l’hôpital de la Sainte Famille dirigée par le Dr Chazan où le médecin chargé de cette patiente avait décelé une anomalie à l’échographie à 21 semaines de grossesse. Ce médecin l’avait renvoyée vers un hôpital plus « accommodant », l’Institut de la Mère et de l’Enfant, en demandant à celui-ci d’envisager l’avortement… Refus.
De retour à l’hôpital de la Sainte Famille, la femme – désormais enceinte de plus de 24 semaines – demanda de nouveau l’avortement. Le Dr Bogdan Chazan refusa, en lui indiquant les raisons de son refus et en soulignant qu’il ne pouvait faire autrement en tant que catholique pratiquant, mais en proposant de suivre la femme et l’enfant et d’assurer à celui-ci, après la naissance, les soins palliatifs.
Cette fois ce fut la femme qui refusa et qui s’adressa à un autre hôpital connu pour pratiquer des avortements : à l’hôpital Bielański, on lui expliqua que les délais étaient dépassés et c’est là que l’enfant devait naître, un petit garçon qui vécut quelques jours.
Les politiques se sont aussitôt engouffrés dans la brèche. Le maire de Varsovie, Hanna Gronkiewicz-Waltz, imposait des sanctions immédiates sans que le médecin puisse se défendre. Le Premier ministre libéral, Donald Tusk, osait déclarer : « Quoi que lui dicte sa conscience, un médecin doit accomplir la loi. Chaque patient doit avoir la certitude que le médecin accomplira toutes les procédures conformément à la loi et à son devoir. » Le leader de l’Alliance de la gauche démocratique, Leszek Miller, a déclaré que le refus du Pr Chazan de participer à l’avortement relève de la« psychopathie ». (L’asile psychiatrique pour ceux qui pensent mal ?) L’hôpital de la Sainte Famille fut soumis à une forte amende et le Dr Bogdan Chazan relevé de ses fonctions de directeur.
Le ministère polonais de la Santé avait soutenu la sanction, assurant que Bogdan Chazan avait contrevenu aux normes de la bonne pratique médicale en refusant de signaler à la patiente un établissement ou un médecin disposé à pratiquer l’avortement (eugénique) qu’elle réclamait.
Totalement blanchi par la commission disciplinaire, le Dr Bogdan Chazan a indiqué qu’il entend désormais réclamer aux autorités qu’ils le rétablissent à son poste de directeur de l’hôpital.
« J’ai subi une peine très lourde et je considère qu’elle n’était ni raisonnable ni juste », a-t-il indiqué à la presse polonaise, ajoutant que la décision de la commission de discipline lui a fait retrouver la « foi en la justice ».
Alors qu'une plainte déposée auprès du procureur a été classée sans suite, la décision du Dr Chazan n'ayant entraîné aucun danger pour la mère, on assure du côté des autorités municipales de Varsovie que la décision de la commission de discipline relative à l'objection de conscience est une chose, mais que les responsabilités du médecin en tant que directeur de l'hôpital en sont une autre. L'histoire n'est pas terminée.

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12 juin, 2015

Le Dr Dukan dénonce la destruction de la famille par la pilule et le “mariage pour tous ”

Invité aux Grandes Gueules sur RMC aujourd'hui, le Dr Dukan – oui, l'inventeur du régime du même nom qui a au moins pour lui la notoriété ! – a lancé un cri d'alarme sur l'obésité et le diabète qui tuent désormais davantage que la malnutrition. Il accuse la destruction de la famille. Ses propos sont retranscrits ici, commentés par BFM TV. On attend l'indignation médiatique…

 Dans son livre, le Dr Dukan donne ses explications à l'explosion du surpoids et de l'obésité. Pour lui, la destruction de la famille est une des raisons. « Après la seconde guerre, les pays vainqueurs ont décidé de refaire un monde autour d'un totem fondamental: la croissance. Cela veut dire produire plus, ce qui implique d'avoir toujours plus de consommateurs. Cela a conduit à détruire ce qui est naturellement épanouissant dans l'être humain : la spiritualité, le travail, la nature, le corps, la famille », a-t-il argumenté sur RMC. 
Un lien entre la destruction de la famille et le surpoids ? Devant la réprobation de la Grande gueule Marie-Anne Soubré, le DR Dukan a répliqué : « 1945, planning familial. 1950, découverte de la pilule. Et ainsi de suite jusqu'au mariage pour tous. Vous croyez qu'on ne détruit pas la famille ? » « Depuis 1945 nous montons décennie après décennie des marches. Et à chaque marche, on cogne sur la famille. Un adolescent aujourd'hui il est paumé. La famille c'est le palpitant du bonheur. Et pour compenser, on mange. » 




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