23 octobre, 2014

Le cardinal Ruini parle du synode

Une certaine gêne, une volonté de sauvegarder la doctrine sans se poser en opposant, des déclarations fortes sur les unions civiles et la « bigamie » ou « l'adultère » des divorcés remariés mais une porte ouverte à une nouvelle « praxis » : l'interview donnée par le cardinal Ruini, ancien président de la conférence épiscopale italienne me semble un modèle de la déstabilisation opérée par la manière dont s'est déroulé le synode extraordinaire sur la famille. C'est pourquoi j'ai traduit in extenso cet entretien paru dans Il Corriere della Sera, où l'on retiendra la juste volonté de ne pas donner prise à la dialectique au sein de l'Eglise, mais où la teneur dialectique de certaines propositions n'est pas relevée, et pour cause. Les déclarations annonçant que quelque chose finira par changer se multiplient. Pour préserver « l'unité », ou par conviction.
— Eminence, c’est une Eglise divisée qui sort du synode. On a voté, les positions soutenues par le pape ont prévalu, mais de peu. Quelle impression vous en reste-t-il ?
— Celle que le pape François a exprimé dans le discours de conclusion : non celle d’une Eglise divisée, mais d’une Eglise avec des positions différentes. Une Eglise qui est communion : l’unique corps du Christ, dans lequel nous sommes membres les uns des autres. Je crois qu’on force un peu le trait en disant que certaines positions étaient soutenues par le pape plutôt que d’autres. Lui-même a voulu qu’il y ait une entière liberté de parole. Et c’est tout aussi risqué de parler de majorités et de minorités.
— Cependant, des éléments de dissension et de mauvaise humeur à l’égard de François se sont cristallisés. Est-ce normal ? Ou cela peut-il entraîner des conséquences négatives ?
— Ces éléments peuvent exister, ce ne serait certes pas la première fois. C’est arrivé aussi lors du Concile. Il pourrait y avoir des conséquences négatives si l’un ou l’autre oublie que le pape est la tête et le fondement visible de l’unité de l’Eglise.
— François a critiqué les « zélotes, les scrupuleux, les trop pressés, ceux qu’on appelle les traditionalistes, les intellectualistes » ? A qui se référait-il ?
— Mais il a aussi critiqué les « bonistes », ceux qui veulent descendre de la croix ou maquiller le depositum fidei pour faire plaisir aux gens. Placer le pape dans une partie contre l’autre, c’est faire le contraire de ce que le pape lui-même nous demande.
— Dans l’entretien avec Ferruccio de Bortoli, François a dit qu’il ne se reconnaissait pas dans la formule des valeurs non négociables. Mais cette formule a été centrale ces derniers années au Vatican, et aussi pour la Conférence épiscopale italienne.
— La formule remonte à une note de novembre 2002 de la Congrégation pour la doctrine de la foi, guidée par celui qui était alors le cardinal Ratzinger, qui l’a utilisée quelquefois en tant que pape également. L’expression se référait au travail des catholiques dans la vie politique et le sens en était précisé dans la même note : elle servait à distinguer les exigences éthiques auxquelles il est impossible de renoncer par rapport aux questions par rapport auxquelles il y a, pour les catholiques, une légitime pluralité de points de vie. J’ai moi-même utilisé cette formule. Mais je n’aime pas faire des problèmes avec les mots et je n’aurais pas de difficulté à renoncer à une expression qui a en effet été souvent équivoque ; comme si l’on privait les catholiques qui se dévouent à la politique de leur liberté et de leur responsabilité, tandis qu’en réalité elle se borne à les appeler à la cohérence, en confiant cette demande de cohérence à la liberté de chacun.
— Est-il vrai qu’un groupe de cardinaux est allé voir Ratzinger pendant le synode pour lui demander d’intervenir, et qu’ils ont essuyé un refus ?
— Je n’ai rien entendu de tel, à aucun moment. Cela me surprendrait un peu que cela se soit produit, sans qu’avant ou après je n’aie eu quelque information à ce sujet.
— Quel est aujourd’hui le rôle du pape émérite ? Avez-vous pu parler avec lui ?
— J’ai été près de lui deux fois, la dernière fois c’était en septembre. Nous avons surtout parlé de théologie. Sa fonction, c’est lui-même qui l’a précisée : il n’exerce aucune fonction de gouvernement ; il soutient l’Eglise depuis l’intérieur, par la prière et avec la force de sa pensée théologique.
— Est-il vraiment impossible de donner la communion à un divorcé sans violer l’indissolubilité du mariage ?
— Si le mariage demeure indissoluble, et donc s’il continue d’exister, contracter un nouveau mariage serait un cas de bigamie ; et avoir des relations sexuelles avec d’autres personnes serait un adultère. On ne peut pas prétendre que le mariage est indissoluble et qu’il soit possible de se comporter comme s’il ne l’était pas.
— Une règle qui ne change pas, une praxis plus élastique : serait-ce le compromis final ?
— C’est probable. Au cours de la messe d’hier on cite un psaume qui affirme : la vérité et la miséricorde se sont embrassées. Cette idée se trouve déjà dans l’Ancien Testament, elle est dans le mystère de Dieu. En faire une réalité dans le monde peut demandes des efforts. Mais nous avons un an pour trouver le juste chemin.
— Vous avez parlé du droit divin. Le pape vous a invités à vous laisser surprendre par Dieu.
— Je pense ainsi, et je dois dire ce que je pense. Le pape aussi a réaffirmé l’indissolubilité, l’unité, la fidélité, la « procréativité » du mariage, en termes très clairs.
— Etes-vous en train de dire que François a changé le langage et les thèmes, en se focalisant sur le social, mais non la doctrine ?
— Chaque pape a sa sensibilité. Wojtyla était un Polonais qui avait vécu la bataille contre le communisme, et c’est pourquoi on l’a vu comme un pape conservateur : en réalité il a défini le concile comme « la grâce la plus grande du XXe siècle ». Ratzinger est un grand théologien allemand. François est le premier pape latino-américain, et il a une sensibilité différente.
— Une appréciation fréquente est que l’Eglise est passée du conservatisme au progressisme. Est-elle fausse ?
— La vision n’est pas juste ; mais si l’on veut utiliser des catégories mondaines on peut aussi dire cela. Et il peut arriver que nous autres, hommes d’Eglise, nous donnions quelque motif pour justifier ce langage impropre. Cela ne change pas le fait que l’Eglise est quelque chose de différent. C’est une communion.
— Y a-t-il aujourd’hui une opposition dans l’Eglise ? Avec son propre chef ?
— Il n’y a pas d’opposition, et encore moins un chef de l’opposition. Je n’arrive pas à imaginer a qui on aurait pu penser pour une telle fonction ; personne n’a cette velléité.
— Avez-vous lu le livre d’Antonio Socci : Ce n’est pas François ?
— Je ne l’ai pas lu. Si vous voulez savoir ce que je pense de la thèse selon laquelle le pape aurait été élu invalidement, je vous dis tout de suite que je la considère totalement infondée et assez ridicule. Je n’ai pas entendu un seul cardinal qui ait participé au conclave dire quelque chose qui de près ou de loin ressemble à cela.
— Ne vous semble-t-il pas que dans le monde éditorial du laïcat on ait lançait « une attaque depuis la droite », qui donne voix à une partie du monde catholique qui ne se reconnaît pas dans ce pontificat ?
— Une petite attaque de ce type existe, malheureusement – peut-être aussi comme réaction à la tendance d’autres éditorialistes laïques à s’approprier le pape François pour le transformer en défenseur de thèses contraires au catholicisme. Les deux choses se télescopent ; mais la puissance médiatique de cette deuxième manière de faire est beaucoup plus forte. Les uns ont des fusils, les autres ont l’aviation.
— Symboles, vêtements, style : avez-vous été frappé par les façons de faire de François ? Y compris celle de ne pas vivre dans les Appartements ?
— Elles m’ont beaucoup frappé, mais de manière décidément favorable ? Je crois que cela a été une véritable bénédiction pour l’Eglise, cela l’a aisée à traverser un moment difficile. En particulier, le pape n’est pas à Sainte-Marthe pour des raisons « idéologiques », mais parce qu’il se trouver mieux en contact avec les gens, comme il l’a dit lui-même.
— Etes vous d’accord avec le cardinal Scola, quand il dit que l’Eglise est en retard sur l’homosexualité ?
— La question du retard ou de l’avance dépende de la direction de la marche. Quand, jeune prêtre, des homosexuels venaient me parler, parfois pour se confesser, ils disaient trouver dans l’Eglise une ambiance respectueuse et compréhensive. Quelques-uns sont devenus des amis. Aujourd’hui on considère que l’Eglise a dû retard parce qu’elle continue de soutenir que l’homosexualité n’est pas conforme à la réalité de notre être, qui s’articule en deux sexes du point de vue organique, pyschologique, et de manière générale anthropologique. Le temps dira si en soutenant cela, l’Eglise est en retard ou en avance par rapport à l’opinion dominante.
— En Italie l’accord paraît proche sur les unions civiles des homosexuels, avec l’approbation de Berlusconi. Est-ce une erreur ?
— Sur ce point, je me suis déjà exprimé dès qu’on a proposé les Dico [sorte de pacs], et je n’ai pas changé d’avis. Il est juste de protéger les droits de tous ; mais les véritables droits, pas les droits imaginaires. Si aujourd’hui il y a quelque droit non protégé qu’il serait juste de protéger, et j’en doute, il n’est pas nécessaire de reconnaître les couples comme tels : il suffit d’affirmer les droits des individus. Il me semble que c’est le seul moyen de ne pas prendre un chemin qui conduise au mariage des couples de même sexe.
— Mais en Italie, on parle d’unions civiles, pas de mariage.
— Le contenu est très semblable, cela ne sert pas à grand chose de changer le nom du contenant.
— Que pensez-vous de Marino, le maire de Rome, qui enregistre des mariages gay ?
— Un maire a le droit de soutenir ses propres opinions, mais ce n’est pas pour autant qu’il peut violer les lois de l’Etat.
— Y aura-t-il en Italie aussi un mouvement de protestation ?
— Personne ne peut l’exclure. En France le mouvement Manif pour tous n’a pas été organisé par l’Eglise ; c’est une force grande et multiple, qui a conduit le gouvernement a être plus prudente.
— Etes-vous en train de dire que la vague libertaire pourrait refluer ?
— Pendant les années 1970 aussi, beaucoup de non-marxistes étaient convaincus que le marxisme était un horizon indépassable pour la culture et l’histoire. Mais le marxisme s’est dissous et il y a eu d’autres perspectives. Je m’occupais alors des jeunes : en peu d’années tout a changé, Marx n’intéressait plus. Je ne saurais dire si quelque chose d’analogue arrivera pour l’actuelle tendance libertaire, mais je ne l’exclus pas.

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22 octobre, 2014

C'est la saint Jean Paul-II



C'est Jean-Paul II qui a défini le fléau des temps modernes en quelques mots : culture de mort.

Mort du corps, mort des intelligences, mort des âmes…

C'est lui encore qui a donné les munitions pour mener la guerre contre cette entreprise sans précédent d'annihilation de l'homme et de son identité : la prière d'abord. L'un des hommes qui a le plus marqué son siècle n'a pas été un homme de pouvoir au sens habituel, ni un activiste, ni un avide de puissance : parmi son activité débordante, il a placé Dieu au centre, priant – dit-on – sept heures par jour. Avec une force et une concentration qui en faisaient un bloc de prière.

Après la prière, l'enseignement. Alors que l'idéologie du genre allait encore déferler sur le monde, il avait déjà préparé le contre-poison avec la « Théologie du corps », révélant que la nature de l'homme est sponsale : que ce soit dans le don tout entier et sans retour du mariage indissoluble, ou dans la virginité ou le célibat consacré où l'homme se donne à Dieu, tout entier et sans retour.

Avec l'enseignement, le conseil pour l'action : « N'ayez pas peur ! »

Faire la volonté de Dieu et respecter sa loi : c'est cela que Dieu bénit. Même si cela peut paraître imprudent, humainement impossible ou, politiquement, d'un prix trop cher à payer.

Combien d'initiatives pro-vie à travers le monde ont été des réponses aux appels de Jean-Paul II ? Innombrables, c'est certain.

Je raconterai sans doute un jour ce qu'à titre personnel, et dans mon travail, je lui dois.


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20 octobre, 2014

Angleterre : même les écoles chrétiennes doivent recevoir des imams !

Une petite école indépendante confessionnelle d’Angleterre est actuellement menacée de voir sa note officielle dégradée, en attendant – en cas de ce que l’on serait tenté d’appeler « obstination dans l’hérésie » – d’être éventuellement fermée pour refus de combattre « l’extrémisme ». Il s’agit – vous l’avez deviné – d’une école chrétienne et le motif de l’inspection négative est le refus de la direction d’inviter un responsable d’une autre religion à y « conduire des assemblées » ou donner des cours. Un imam, par exemple…
Le Christian Institute britannique, cité par le Daily Telegraph, rapporte que les inspecteurs de l’organisme étatique OFSTED ont mis en garde le principal de cette école contre une dégradation de la note « bien » à « adéquat » en raison de son non respect des exigences de « promotion active » de l’harmonie entre les diverses confessions qui oblige les écoles confessionnelles à faire intervenir des représentants d’autres religions. A défaut d’une « démonstration convaincante » de la part de l’école rendant compte des mesures qu’elle prendra pour se mettre en conformité avec les nouvelles exigences, poursuit la mise en garde, elle sera soumise à une nouvelle inspection complète qui pourrait aboutir à une fermeture de l’établissement.
Les nouvelles règles ont été publiées par le gouvernement britannique (conservateur ? mais si !) : elles soulignent que le simple fait d’emmener les enfants dans des lieux de culte de différentes religions ne saurait suffire.
Le Christian Institute a en tout cas été saisi de l’affaire et vient d’adresser une lettre au ministre britannique de l'éducation, Nicky Morgan, qui s’est déjà distinguée en début de mois annonçant la traque de la « promotion d’attitudes extrémistes » dans les maternelles et centre d’accueil pour très jeunes enfants, sous peine de retrait de fonds publics : les écoles britanniques doivent apprendre à leurs élèves de tous âges à s’opposer aux « attitudes négatives et aux stéréotypes ».
La lettre, signée par Simon Calvert, président délégué de l’association de défense des droits des chrétiens, souligne que les nouvelles directives sur la « tolérance » invoquées pour dénoncer l’école britannique « portent atteinte aux droits des enfants, des parents, des professeurs et des écoles d’avoir et de mettre en pratique leurs croyances religieuses ». L’inspection a explicitement désigné l’exemple de l’imam.
De telles aberrations laissent en prévoir d’autres, notamment à propos des croyances aujourd’hui obligatoires sur le « mariage » gay et autres manifestations de la dictature du relativisme. Le Telegraph rappelle le cas d’écoles juives orthodoxes où de récentes inspections ont abouti à l’interrogatoire de jeunes filles venant d’environnements traditionnels pour savoir si on leur enseignant suffisamment ce qu’est le lesbianisme, si elles avaient des petits amis ou si elles savaient d’où viennent les bébés.
D’autres cas concernent des écoles anglicanes et catholiques.
Une porte-parole d’OFSTED a réagi en déclarant que ses inspecteurs « prêtent aujourd’hui davantage attention à la diffusion d’une éducation large et équilibrée par les écoles, afin que les jeunes soient bien préparés à la prochaine phase de leur éducation ou à l’emploi, et à la vie dans la Grande-Bretagne moderne. » « Les inspecteurs vérifieront l’efficacité de ce qui est fait par les écoles pour le développement spirituel, moral, social et culturel de leurs élèves et la manière dont les responsables et directeurs assurent activement la promotion des valeurs britanniques. Cela comprend, entre autres, l’acceptation et l’engagement d’autres fois et croyances, et leur acceptation et appréciation de l’éventail de cultures différents à l’intérieur de l’école et au dehors », a-t-elle conclu.
C’est donc bien l’Etat qui veut définir le bien « spirituel, moral, social et culturel » obligatoire, un bien qui exige le respect du « dogme » relativiste.

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19 octobre, 2014

Radio Courtoisie, à 19 h ce dimanche




Jean-Pierre Maugendre m'a fait l'honneur de m'inviter dans son émission ce dimanche 19 octobre de 8:30 à 10:00 sur Radio Courtoisie, pour parler notamment des journées de formation, Quel avenir pour la famille, organisées à Riaumont par Renaissance catholique à la fin des vacances de la Toussaint. Nous avons également évoqué le synode sur la famille. L'émission sera rediffusée ce dimanche à 19:00. Ecouter en ligne : par ici. – J.S.

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Aujourd'hui, journée mondiale de prière pour Asia Bibi

Aujourd'hui, à la demande de l'évêque d'Islamabad, c'est une journée mondiale de prière pour Asia Bibi, qui est en prison depuis juin 2009, condamnée à mort en première instance en novembre 2010, dont la condamnation a été confirmée en appel avant-hier, et qui demeure d'une inébranlable fermeté dans la foi catholique (via le blog d'Yves Daoudal).

Asia et Bhatti.jpg
Le mari d'Asia Bibi, Ashiq Masih,avec deux de leurs cinq enfants et Shahbaz Bhatti,
 alors ministre, assassiné le 2 mars 2011.

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Les trois filles d'Asia Bibi avec une photo de leur mère.

ET LE 23 OCTOBRE, MANIFESTATION CONTRE LA PENDAISON D’ASIA BIBI

L’héroïque mère de famille catholique Asia Bibi ignominieusement emprisonnée depuis des années dans une geôle du Pakistan vient d’être condamnée à la pendaison sous le prétexte ubuesque d’une parole manquant de respect à l’égard du prophète de l’Islam.
Ceci prouve, s’il en était besoin, qu’entre l’Islam de l’État islamique au Levant et celui des États islamiques internationalement reconnus, il n’y a que quelques différences de degré et pas de nature.
Devant cette nouvelle atrocité islamique, Chrétienté-Solidarité appelle les chrétiens de notre pays et tous nos compatriotes épris de liberté et de respect de la dignité humaine à venir massivement manifester 

devant l’ambassade du Pakistan 18 rue Lord-Byron, dans le 8ᵉ arrondissement de Paris 
jeudi 23 octobre à partir de 19H.

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18 octobre, 2014

Synode extraordinaire sur la famille (12) : la “relatio synodii” ou document final

Il y a un monde entre la relatio post disceptationem, rapport d'étape publié sous forme de hold-up qui a donné une importance exagérée aux positions d'une minorité, ou ultra-minorité progressiste, et le document final de ce premier synode extraordinaire sur la famille. La relatio synodii rend compte de la réaction vigoureuse de nombreux pères synodaux après une publication qui a fait tant de mal en donnant aux médias, mais aussi à de nombreux catholiques, l'impression que la doctrine et la discipline de l'Eglise avaient déjà changé – comme le raconte un prêtre cité par LifeSite. Oui, déjà des couples qui cohabitent se sont présentés pour se marier – ce qui est bien – mais en même temps, raconte-t-il, ils ne comprennent pas qu'un prêtre leur fasse une remarque sur l'irrégularité de leur vie. « Je croyais que ce nouveau pape était pour l'accueil », dit la jeune femme…

Dans le document final, le n° 14 qui était l'un des plus scandaleux a été profondément remanié pour intégrer l'ensemble de la réponse du Christ sur le divorce, alors que le rapport d'étape « oubliait » de rappeler sa conclusion : « Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas. » Les n°s 14 et suivants redisent la doctrine de l'Eglise, non sans oublier la miséricorde offerte à tous, mais non sans signaler que « le repentir et la conversion sont conditions du pardon ».

La « gradualité » a disparu. Le n° 17 qui en faisait une présentation erronée a été profondément remanié pour rappeler la doctrine de l'Eglise dans Gaudium et Spes, tandis que les approfondissements apportés par Humanae vitae et plusieurs textes de Jean-Paul II font leur entrée dès le n°18. C'est d'ailleurs d'une manière générale que le texte est enrichi de rappels doctrinaux qui n'ont rien de sec ou de lourd, avec la référence fréquente à la grâce que Dieu donne pour suivre sa loi. Le rappel sur la valeur du mariage naturel (n°22) dans la mesure où il est fondé sur « la relation stable et vraie entre un homme et une femme » n'est plus une justification de ce qu'il peut y avoir de désordonné dans les unions actuelles.

Le n°24 rappelle qu'il ne peut y avoir d'autre mariage que sacramentel pour les baptisés, et que toute « rupture est contraire à la volonté de Dieu », mais ajoute que l'Eglise est conscience de la « fragilité » de ses enfants qu'il faut « accompagner avec miséricorde et patience par les possibles étapes de croissance des personnes ». Voilà qui est déjà beaucoup moins ambigu.

Le n°25, sur les unions civiles et « rémariages » n'a bénéficié que de 140 votes favorables et 39 contre – soit que les partisans de l'élargissement l'aient trouvé trop étroit, soit que les plus traditionnels en aient jugé la rédaction insuffisamment nette, comme le note Sandro Magister : le fait est que le progrès par rapport au rapport d'étape est notable puisqu'il est clairement dit que l'Eglise a pour rôle d'aider les personnes à connaître « la divine pédagogie de la grâce » pour atteindre la plénitude du plan de Dieu pour elles. Le texte cite la « grâce qui est à l'œuvre » dans ces couples y compris pour qu'ils prennent soin l'un de l'autre.

Le n°27 sur la reconnaissance des valeurs positives de certaines formes de cohabitation stable dans la société d'aujourd'hui, fait lui aussi partie des paragraphes ayant recontré moins d'adhésion : 147 pour, 34 contre.

Le n°28 rappelle la nécessité de la conversion et la demande à la femme adultère de ne plus pécher (152 pour, 27 contre).

L'urgence de l'annonce de l'Evangile de la Vie occupe les paragraphes suivants : avec notre responsabilité qui est de semer, non de récolter, la primauté de la grâce ; et le rappel que l'enseignement de l'Eglise sur la famille est « signe de contradiction ». Cette annonce suppose une« meilleure formation » des prêtres, catéchistes, diacres… Le n°39 évoque la « chasteté » comme « précieuse condition d'une vraie croissance de l'amour interpersonnel. » Et le 40 l'assistance à la messe dominicale, si importante notamment pour les jeunes mariés.

Le n°41, évoque ceux qui ne vivent plus dans le mariage : il faut un « dialogue pastoral pour mettre en évidence les éléments de leur vie qui peuvent les conduire à une plus grande ouverture à l'Evangile de la Vie dans sa plénitude ». Avec la recherche des éléments « positifs » dans ces situations : 125 voix pour, 54 contre. Les paragraphes 42 et 43, sur les situations du mariage dans certains pays et la nécessité de les accompagner avec délicatesse, recueillent un peu plus de voix, mais pas le consensus général.

Le n°47 parle des injustices subies par les époux abandonnés, contraints à la séparation par la violence de l'autre, des victimes innocentes des divorces que sont les enfants, de la difficulté du pardon ; et propose que chaque diocèse mette en place des structures de conseil pour éviter quand c'est possible la rupture des mariages.

La procédure de reconnaissance de nullité doit être assouplie, suggère le n°48 : encore un paragraphe plus controversé (143 pour, 35 contre). L'aide et le soutien à apporter aux divorcés abandonnés qui vivent dans la fidélité à leur mariage (n°50) est soulignée, ils doivent trouver leur nourriture dans l'Eucharistie, souligne ce paragraphe approuvé par 169 pères contre 8 seulement.

Le n°52 laisse ouverte la question de la communion aux divorcés remariés, tout en soulignant qu'elle ne pourrait s'envisager que dans le cadre d'une « responsabilité personnelle diminuée ou annulée » par divers « facteurs psychiques ou sociaux » : ce manque de netteté est souligné par un nombre de voix positifs insuffisant pour l'adoption du paragraphe, 104 voix pour, 74 contre.

La majorité des deux tiers n'a pas non plus été acquise pour le n°53 sur la communion spirituelle pour les divorcés.

Sur le soin pastoral des personnes « avec une orientation homosexuelle », le n°55 (118 voix pour, 62 contre, non adopté) affirme qu'il n'est pas possible d'« établir une analogie, même lointaine, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille », mais demande « nonobstant » que les hommes et les femmes avec une tendance homosexuelle « soient accueillis avec respect et délicatesse » : il cite le catéchisme de l'Eglise catholique demandant qu'on évite à leur égard « toute marque de discrimination injuste ». On peut se demander là encore qui a voté contre ; le manque de consensus est en tout cas le signe que la matière est tellement explosive, notamment sur le plan médiatique, que la prudence est de mise.

On retrouve de nouveau un large consensus contre le lobbying en faveur des droits homosexuels (n°56), et sur les questions suivantes qui traitent de la dénatalité destructrice du tissu social et du refus de la vie. Le numéro 58 parle de la « beauté de l'ouverture inconditionnelle à la vie » : « C'est sur cette base que l'on peut appuyer un enseignement adéquat sur les méthodes naturelles pour la procréation responsable », dit-il, avec la « redécouverte du message d'Humanae vitae ». Le même paragraphe rappelle la fécondité particulière du « choix de l'adoption ».

Sur l'éducation (n°60), la déclaration finale reprend les mots du rapport d'étape, mais y ajoute que « les parents peuvent choisir librement le type d'éducation à donner à leurs enfants, selon leurs convictions. » Le 61 ajoute de son côté la nécessité de la « dévotion mariale ».

Reste, comme le signale « Voice of the Family », que l'absence de majorité sur les sujets controversés laisse la place à la « confusion » : une confusion qui « dure depuis la révolution sexuelle des années 1960 » et qui se manifeste dans l'ouverture de certains pères synodaux aux propositions « contraires à l'enseignement de l'Eglise ».

En somme : il y a eu une vraie bataille, beaucoup de « recadrages », mais l'ouverture de la discussion pendant un an laisse prévoir de nouvelles turbulences.

Au fait, puisqu'on parle de divorces, pourquoi ne pas rappeler que leur taux est très nettement inférieur chez les couples qui n'ont pas recours à la contraception ? N'est-ce pas là un constat qui peut intéresser les jeunes qui envisagent le mariage et qui, nonobstant toute la propagande anti-familiale, rêvent toujours d'un amour durable et d'une famille unie ?



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Euthanasie et don d’organes : un cas néerlandais

Une femme néerlandaise atteinte de sclérose en plaques s’est fait euthanasier et a obtenu, par la même occasion, de pouvoir donner ceux de ses organes encore « utilisables », vient de révéler l’Algemeen Dagblad qui donne la parole à sa fille, Rebecca, pour rendre compte de cette ultime générosité. Sous le titre : « Mourir soi-même en sauvant cinq vies. »
Dicky Ringeling, de Zwijndrecht, avait 61 ans. Avec son mari, elle travaillait à l’hôpital et voyait des patients attendre les organes qui pourraient leur sauver la vie. Dévouée, connue dans son quartier pour sa gentillesse – toujours prête à rendre service, à consoler des parents qui avaient perdu un bébé, à aider un vieux monsieur victime d’une chute, à être là le jour comme la nuit pour ceux qui avaient besoin d’un coup de main – Dicky est partie comme elle a vécu.
C’est du moins ce que l’on nous raconte. Car vu comme cela, qui aurait le cœur de dire que c’est une histoire de mort et de mal qu’on nous présente là ? Comment oser mettre en cause la « fierté » affichée par son mari, ses deux filles ?
Mme Ringeling était donc atteinte d’une sclérose en plaque de forme agressive, à l’espérance de vie réduite. Le diagnostic tombé, elle a décidé aussitôt qu’elle ne voulait pas souffrir de manière « insupportable ». Inscrite comme donneuse d’organes, tout comme son mari et ses deux filles qui s’étaient vu présenter le formulaire par leur papa le jour de leur 18 ans – « Signe, là » – Dicky veut en profiter pour que sa mort « ne serve pas à rien ». Aidée par ses deux filles, elle a commencé son parcours du combattant.
Il y a en effet une contradiction de procédure entre l’euthanasie et le prélèvement d’organes vitaux. L’euthanasie suppose la visite d’un médecin spécialisé chargé d’examiner le corps pour vérifier l’exécution conforme de la mise à mort. Et par ailleurs l’euthanasie est souvent pratiquée sur des personnes dont les organes ne sont plus d’une qualité suffisante pour la transplantation.
Dans le cas de Dicky Ringeling, il a été décidé de faire venir le médecin spécialisé dès le début de la procédure qui s’est déroulée dans un lit d’hôpital et non à la maison, comme c’est le plus souvent le cas. Elle a passé trois semaines dans un service d’hospice (soins palliatifs) où sa mort a été programmée, non sans avoir déterminé au préalable quels organes seraient prélevés : reins, poumons, pancréas, foie, mais aussi le cerveau qu’elle a donné à la recherche pour l’étude de la sclérose en plaques.
Il paraît que tout s’est passé le mieux possible. Mme Ringeling a plaisanté avec le médecin qui lui annonçait que l’euthanasie aurait lieu dans une chambre sans ouverture à la lumière du jour : « On pourrait s’arranger pour que ce soit un peu plus joyeux ! » Une fois la mort constatée par le médecin spécialisé, les prélèvements ont commencé dans les 5 minutes. Puis la lourde logistique de l’acheminement des organes vers les malades receveurs, parés pour l’opération, s’est mise en branle.
Sa fille Miranda raconte que Dicky Ringeling a pris congé de tous ceux qui sont venus la voire une dernière fois en disant « au revoir ». « Elle avait la sainte conviction qu’il y a autre chose après cette vie. » « Nos adieux ont été beaux… »
Après un tel récit où la générosité se le dispute à l’esprit de sacrifice, les trémolos à la résignation, il importe tout de même de dire que de tels scénarios ne sont pas admirables, que ce n’est pas une bonne idée d’ouvrir une discussion sur le don d’organes – comme le suggère l’article – avec un patient qui a obtenu le feu vert pour sa propre euthanasie. Il s’agit d’une forme subtile de marchandisation du corps humain, d’appropriation de la vie qui ne nous appartient pas, d’utilitarisme pur et dur.

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Synode extraordinaire sur la famille (11) : le message final, marqué par la platitude

Le service d’informations du Vatican a publié une traduction (hâtive) du message final de l’assemblée synodale lu à la presse par le cardinal Raymundo Damasceno Assis (Aparacida, Brésil), le cardinal Gianfranco Ravasi (conseil pontifical pour la culture), et le cardinal Oswald Gracias.
Il est en ligne ici.
D’une grande platitude, le texte présente un cliché sociologique des difficultés de la famille aujourd’hui, dans sa « réalité complexe et vivante », et affirme l’« admiration » des pères synodaux pour les familles qui « suivent le Christ, Voie, Vérité et Vie ».
Comment vous le dire, sans paraître manquer de respect ? Pourtant il le faut bien : après le maëlstrom des affrontements de la semaine passée, marqué par la franchise de ceux qui ressentent le devoir de défendre la Parole du Christ et les assauts de ceux qui, au nom d’une fausse miséricorde, voudraient mettre en évidence le « bien » dans les situations objectivement désordonnées, le côté vaguement moralisant du message déçoit. A l’heure où la famille est attaquée de toutes parts, où l’identité humaine est niée, où refus de la vie, de l’engagement, de la nature même du mariage prédominent dans tant de sociétés jadis chrétiennes, on nous propose une sorte de benoîte homélie. Elle pouvait rencontrer l’assentiment de la majorité, puisqu’il ne s’y dit pas grand chose…
Deux semaines de discussions pour en arriver là ? Tout aurait pu être écrit le premier jour.
Près de la fin, ayant noté l’importance de la participation à « l’Eucharistie dominicale », le message dit sans autre précision :
« Pour cela, dans la première étape de notre chemin synodal, nous avons réfléchi à l’accompagnement pastoral et à la question de l’accès aux sacrements des personnes divorcées-remariées. » Histoire de laisser une porte ouverte.
Bien. Et puis ?
Et puis, le rapport final, plus détaillé, devrait être voté et publié cet après-midi.
The Voice of the Family souligne d’ores et déjà combien ce message « envoie des signes faibles et ambigus sur la position de l’Eglise à propos de la morale sexuelle ». Il « aurait dû contenir une déclaration claire rejetant toute ouverture à l’homosexualité, à la cohabitation, aux soi-disant “remariages” et à la contraception ».
« Le synode a été marqué par la confusion et la manipulation. Lundi, l’archevêque Bruno Forte, le secrétaire spécial du synode, a rédigé l’un des pires documents de l’histoire de l’Eglise, cause de scandale à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du synode. Aujourd’hui le synode a publié un message qui manque totalement de clarté. Le message est une occasion manquée de donner aux familles une direction pastorale forte et claire basée sur les paroles du Christ dans l’Evangile. »

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Synode extraordinaire sur la famille (10) : le cardinal Marx soutient la communion aux divorcés remariés et une nouvelle attitude vis-à-vis des homosexuels

A un jour de la synthèse finale du synode extraordinaire sur la famille, les partisans d’une « ouverture » de l’Eglise aux unions civiles et homosexuelles sont revenus à la charge. C’est bien un noyau manipulateur, qui sait avoir l’oreille des médias, qui tente d’imposer une évolution de la doctrine.
Le plus entendu vendredi matin aura été le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et président de la conférence des évêques allemands, qui s’est exprimé en allemand lors d’une conférence de presse à laquelle participait également Mgr Georges Pontier, président de la conférence des évêques de France. Il fait également partie du collège des huit cardinaux nommés par le pape François pour l’aider à gouverner l’Eglise.
Les propos du cardinal Marx ont été longuement rapportés par La Reppublica et c’est à partir de ce texte que je les traduis. On notera tout d’abord que le cardinal invoque une « écrasante majorité » de ses frères évêques allemands qui seraient favorables à l’accès à la communion des divorcés « remariés » conformément aux propositions du cardinal Kasper.
Le quotidien de gauche trouve « importantes » les paroles du cardinal Marx sur les homosexuels :
« Nous ne pouvons dire à personne : “Vous êtes homosexuel, vous ne pouvez pas vivre l’Evangile.” Pour moi cela est impensable. »
Insinuer que les « conservateurs » aient jamais dit ou pensé cela est carrément malhonnête : chacun est appelé au pardon et au salut, et « à tout péché miséricorde », y compris pour le pécheur qui rechute et qui redemande pardon. Mais cela suppose une rupture avec le choix public d’un état de vie contraire à l’enseignement du Christ, et qui scandalise, c’est-à-dire qui banalise le péché et qui finit par dire ou laisser croire que le mal est le bien.
Précision. Le cardinal a déclaré : « La pratique sexuelle ne peut pas être acceptée. Mais toute leur vie n’est pas à condamner : si pendant plus de 30 ans ils sont restés fidèles l’un à l’autre jusqu’à la fin de leur vie, que doit dire l’Eglise ? Que cela n’est rien ? »
Certains compte-rendus de presse évoquent cela en parlant de relations « monogames », ce qui est tout de même un comble.
Une fois de plus c’est la confusion qui domine dans ce discours, et elle ne s’explique que dans l’optique où l’on refuse de qualifier un fait ou un état de vie d’intrinsèquement désordonné.
C’est la même logique qui prévaut dans les paroles du cardinal sur les divorcés « remariés » : « L’exclusion n’est pas le langage de l’Eglise, il n’est pas possible de dire à telle personne : “tu es un chrétien de seconde classe”. » Tous les chrétiens font « partie du Corps du Christ ; nous participons tous ».
Oubliée, aussi, la notion de péché mortel qui coupe de la communion avec Dieu ; dans un tel discours il n’y a d’ailleurs aucune place pour l’enfer – sauf peut-être pour les racistes. Le cardinal n’a-t-il pas déclaré approuver le propos du président de l’Eglise évangélique en Allemagne ? « L’antisémitisme, comme tous les racismes, est un blasphème. » Peu importe qu’il puisse être le fait de gens qui se disent chrétiens et se retrouver ainsi condamnés quelles que soient par ailleurs leurs bonnes actions…
« L’espoir est que dans le document final du synode on ne répète pas ce qui a toujours été dit, mais qu’il donne une forte impulsion à la pastorale », a-t-il conclu.
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Synode extraordinaire sur la famille (9) : Mgr Fisichella renvoie à la « conscience », le cardinal Schönborn s’émerveille devant certains couples homosexuels

Voice of the Family, le groupe d’associations laïques catholiques pour l’intégrité du mariage, rapporte les paroles de Mgr Rino Fisichella à La Stampa, soulignant qu’il laisse lui aussi régner la confusion en opposant droit de l’Eglise et solutions de fait. Permettriez-vous que des divorcés « remariés » accèdent à l’Eucharistie dans certains cas ?, demandait le journaliste.
Réponse : « Je ne veux pas commencer à juger et à théoriser sur des cas spécifiques. Mais qui, dans le monde d’aujorud’hui, peut dire qu’il n’a pas dans sa propre famille le cas de personnes qui vivent ensemble ou qui divorcent ? Malheureusement, nous sommes immergés dans une réalité où la beauté du mariage a été blessée. L’accent a été trop mis sur la dimension canonique, ou légale du mariage, ce qui nous a souvent conduit dans les eaux du légalisme. Récupérer la dimension sacramentelle rendrait plus facile le fait de trouver des solutions différentes, en continuité avec la doctrine d’origine. Ici nous revenons à la primauté de la conscience. Evidemment, ce doit être une conscience qui est éclairée par la Parole de Dieu, qui est réfléchie et qui accepte l’obéissance d’un chemin. »
La conséquence objective d’une telle présentation du rôle de la conscience est d’admettre qu’elle puis modifier au cas par cas la doctrine, au lieu que ce soit la Vérité qui l’éclaire et qui lui montre le chemin…
Le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne , a affirmé jeudi matin qu’il ne faut « pas de relativisme, certainement pas ! » Il a rappelé l’importance de la doctrine, mais en invoquant lui aussi la « gradualité » et expliquant qu’il est favorable à cette nouvelle « herméneutique » inventée pour assimiler les parcelles de vérité dans les autres religions à celles présentes dans les unions non sacramentelles des chrétiens. « Par exemple, que les nombreuses situations de cohabitation avant le mariage sacramentel  ne soient pas uniquement vues du point de vue de ce qui manque, mais de ce qui est déjà promesse, de ce qui est déjà là… C’est une des intentions du travail de ce synode », a-t-il dit, selon Zenit.
Sur l’homosexualité, il a pris soin distinguer entre le respect dû aux personnes et leur « comportement ». Je ne sais pas ce que sera le texte final mais certainement il y aura « l’accueil », parce que c’est élémentaire. Mais il a ajouté : « Quand j’ai dit dans mon interview, je crois au Corriere j’ai noté, à propos d’un couple de jeunes du même sexe, que je ne dis pas que je suis heureux, que je suis d’accord, mais – comme une participante allemande au synode, une auditrice l’a demandé : « S’il vous plaît, ne regardez pas d’abord dans la chambre à coucher mais dans le living room des familles » – ces deux jeunes, je peux dire que ce sont de merveilleuses personnes humaines. L’un est tombé gravement malade et la façon dont l’autre a pris soin de lui était exemplaire. Voilà. »
C’est encore et toujours la même confusion. Elle s’inscrit dans la logique de ses déclarations favorables aux partenariats civils, l’an dernier.

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Manifestation pour Asia Bibi, condamnée à mort pour sa foi, le jeudi 23 octobre à Paris

MANIFESTATION CONTRE LA PENDAISON D’ASIA BIBI

L’héroïque mère de famille catholique Asia Bibi ignominieusement emprisonnée depuis des années dans une geôle du Pakistan vient d’être condamnée à la pendaison sous le prétexte ubuesque d’une parole manquant de respect à l’égard du prophète de l’Islam.
Ceci prouve, s’il en était besoin, qu’entre l’Islam de l’État islamique au Levant et celui des États islamiques internationalement reconnus, il n’y a que quelques différences de degré et pas de nature.
Devant cette nouvelle atrocité islamique, Chrétienté-Solidarité appelle les chrétiens de notre pays et tous nos compatriotes épris de liberté et de respect de la dignité humaine à venir massivement manifester 

devant l’ambassade du Pakistan 18 rue Lord-Byron, dans le 8ᵉ arrondissement de Paris 
jeudi 23 octobre à partir de 19H.

Premiers appelants à la manifestation du jeudi 23 octobre pour Asia Bibi

-         Bernard ANTONY ( AGRIF et Chrétienté-Solidarité)
-         Christophe BILEK (Notre-Dame de Kabylie)
-         Laurent BONNET (Mission Angelus 92)
-         Arpad BOROS (consultant international de Hongrie)
-         Béatrice BOURGES
-         Anne BRASSIÉ (écrivain)
-         Cheyenne CARON (cinéaste)
-         Anne COGNAC (AGRIF)
-         David FONTEY (professeur d’histoire)
-         François FOUCART (journaliste)
-         Richard HADDAD (Chrétienté-Solidarité France-Liban)
-         Daniel HAMICHE (Observatoire de la Christianophobie)
-         Pierre HENRI (politologue)
-         Michel JANVA (Salon Beige)
-         Abbé Paul JOSEPH (Fraternité Saint Pierre)
-         Sophie KELBRENER (professeur d’histoire)
-         Jacques LARMANDE (médecin)
-         Henry de LESQUEN (Club de l’Horloge)
-         Jean-Pierre MAUGENDRE (Renaissance catholique)
-         Jean MONNERET (historien)
-         Cécile MONTMIRAIL (journaliste)
-         Karim OUCHIKH (avocat)
-         Pasteur Saïd
-         Frédéric PICHON (avocat)
-         Didier ROCHARD (journaliste)
-         Jeanne SMITS (journaliste)
-         Jean TARLET (professeur des Universités)
-         Guillaume de THIEULLOY (les 4 vérités)
-         Thibaut de la TOCNAYE (Chrétienté-Solidarité)
-         Jérôme TRIOMPHE (avocat)
-         Elish YAKO (AEMO)

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