21 février, 2017

“Amoris laetitia” L'appel de Mgr Schneider à la prière pour le pape sur TVLibertés

J'ai eu le plaisir d'être interviewée par Jean-Pierre Maugendre dans l'émission “Terre de Mission” à propos de l'appel urgent à la prière pour le pape lancé par Mgr Athanasius Schneider en raison de la confusion semée par Amoris laetitia – appel publié sur ce blog, à sa demande, ainsi que sur le blog de “L'Homme nouveau”.

C'est par ici :






Pour découvrir (ou relire) l'appel de Mgr Schneider, c'est par là.


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“Amoris laetitia” : les critères donnés par la conférence des évêques d'Allemagne



Les prélats allemands, à la suite de Walter Kasper, sont peut-être les plus exacts interprètes de la volonté du pape François quant à l'interprétation d'“Amoris laetitia” : la question de la communion pour les divorcés remariés à été soulevée par Kasper et le cardinal Reinhard Marx – membre de la garde rapprochée du pape – tout comme plusieurs évêques allemands ont clairement affirmé leurs positions progressistes à ce sujet.

Pour mieux connaître leur pensée, je vous propose de découvrir ci-dessous la traduction intégrale des passages essentiels du document consacré au sujet par la Conférence des évêques d'Allemagne, grâce à l'important travail d'un jeune et talentueux ami, Jean-Marie d'Aythienne.

C'est également à lui que l'on doit les intéressantes « remarques de traduction » en fin de texte et les commentaires qu'il y ajoute, et auxquels je souscris entièrement.

Les parties du texte directement en rapport avec les aspects litigieux d'“Amoris laetitia” se présentent avec un interlignage augmenté, et j'ai mis les passages les plus contestables en caractères gras.

Je remercie chaleureusement le traducteur, Jean-Marie d'Aythienne, de m'avoir confié ce document pour mon blog. – J.S.


COMMUNIQUÉ DE PRESSE
DE LA CONFÉRENCE
DES ÉVÊQUES D’ALLEMAGNE

« La Joie de l’amour, vécue dans les familles
est également la joie de l’Église »
 texte adopté par le conseil permanent de la conférence des évêques
allemande le 23 janvier 2017 à Würzburg.
Invitation à  une pastorale du mariage et de la famille
renouvelée à la lumière d’Amoris laetitia
Des évêques
Nous nous réjouissons beaucoup du grand cadeau fait par le pape François qu’est l’exhortation apostolique postsynodale Amoris laetitia, et qui s’adresse à l’Église et à tous les hommes de bonne volonté qui construisent une vie maritale et familiale réussie. En se servant des avancées du synode, il a résumé et poursuivi le chemin emprunté par l’Église avec lui en 2014 et 2015. Il est parvenu à mêler l’enseignement de la Bible, la tradition et son expérience pastorale personnelle, formant ainsi un ensemble d’idées et de considérations dont l’unité nous semble particulièrement convaincante. Le pape François parle du mariage, de la vie de couple, de la sexualité, du rôle parental et de la famille mais avant tout de l’amour dans un langage du quotidien, pratique et vivant, ce qui fait d’Amoris laetitia une source d’inspiration pour la vie maritale et familiale. Nous vous invitons tous cordialement à lire et étudier cet écrit du pape. Cette invitation vaut, comme le pape le rappelle avec insistance « tant pour les familles que pour les agents de pastorale familiale, s’ils l’approfondissent avec patience, morceau par morceau, ou s’ils cherchent en elle ce dont ils peuvent avoir besoin dans chaque circonstance concrète. » (AL Nr. 7) Nous recommandons particulièrement la lecture du chapitre 4 sur « L’amour dans le mariage ». Dans la contemplation du chapitre 1 Cor 13 le Saint-Père voit une bonne base pour analyser les différents défis pastoraux à la lumière des saintes écritures et les poursuivre par des actes concrets. Parce que « Le sacrement de mariage n’est ni une convention sociale, ni un rite vide, ni le simple signe extérieur d’un engagement. Le sacrement est un don pour la sanctification et le salut des époux, car s'appartenant l'un à l'autre, ils représentent réellement, par le signe sacramentel, le rapport du Christ à son Église » (AL Nr. 72). Ainsi le mariage chrétien est un signe visible de l’amour de Dieu: une partie de l’Église vivante. C’est pourquoi l’Église compare le mariage et la famille à une petite église, une « église domestique ».

Nous remercions en premier lieu non seulement le Saint-Père pour son impulsion mais également tous ceux qui se sont engagés dans la préparation et l’accompagnement du synode en réalisant les enquêtes préalables ainsi que leur soutien technique. Merci également pour toutes les prières qui ont accompagné les participants aux synodes et leurs conseillers. Tous ont, à leur manière, contribué afin que ce chemin synodal soit celui de toute l’Église.
Sur ce chemin, les diverses situations de vie des couples mariés et des familles d’aujourd’hui sont pour nous claires. Nous regardons avec grand respect les hommes qui s’efforcent de faire face à leur travail et à l’éducation dans la société contemporaine. Tous, par les fidèles relations quotidiennes, l’amour parental, les soins et l’éducation, la solidarité entre les générations et les relations droites vécues dans l’environnement de leur famille apportent une contribution infiniment précieuse à la société, mais surtout aux uns et aux autres. L’infatigable engagement des parents pour soutenir leurs enfants dans la vie et les éduquer à la responsabilité est irremplaçable. C’est pourquoi nous remercions particulièrement les mariés et les familles pour leur témoignage de vie et de foi. Dans la mesure du possible nous souhaitons les aider dans ce chemin.
Quelles sont les conséquences d’Amoris laetitia dans l’accompagnement pastoral des mariés et des familles en Allemagne ? Beaucoup de ces conséquences devront être développées dans des situations pastorales concrètes. Nous ne mentionneront que quelques orientations essentielles. Ce sont sur ces priorités que nous consacrerons nos efforts dans un premier temps. Mais la richesse d’Amoris laetitia sera loin d’être épuisée. Nous souhaitons poursuivre l'étude de l’évangile de la famille,  dans le même esprit que celui développé dans Amoris laetitia, et développer d’autres thèmes. Pour le moment nous aborderons les suivants :
      La préparation au mariage ;
      L’accompagnement dans le mariage ;
      Le renforcement de la famille comme lieu de transmission de la foi ;

      Comment recréer le lien avec les personnes en situation de fragilité : accompagnement - discernement – insertion.

[…]
Comment recréer le lien avec les personnes en situation de fragilité : accompagnement - discernement - insertion
Malgré toute la bonne volonté des conjoints et toute la préparation au mariage,  il arrive que des relations se brisent. Les hommes envisagent une union pour toute une vie avant de se retrouver dans une situation désastreuse. Ils souffrent  d’avoir échoué dans la réalisation de leur idéal d’un amour et d’une relation  conjugale de toute une vie. À leurs propres doutes s’ajoutent souvent des inquiétudes économiques. Les enfants sont en particulier affectés de ces relations détruites. Et c’est dans cette situation critique qu’il est du devoir de l’église d’accompagner et de soutenir ces personnes. Ce service est dans de nombreux cas procuré par les centres de conseil de l’Eglise et l’accompagnement pastoral des parents célibataires. Et il est justement nécessaire dans l’accompagnement régulier[1] de ces personnes d’avoir une oreille bien plus attentive et un cœur plus ouvert, afin d’arriver au but « d’encourager l’ouverture à la grâce » (AL Nr. 37).
Ainsi nous voulons aussi développer la question des relations de l’Église vis à vis des personnes qui après un divorce civil se remarient et qui désirent recevoir les sacrements de réconciliation et de l’eucharistie. L’indissolubilité du mariage est un indispensable bien de la foi de l’Église. Amoris laetitia laisse tout aussi peu de doute quant à la nécessité de différencier son regard en fonction de chaque situation de vie des personnes. « Il faut éviter des jugements qui ne tiendraient pas compte de la complexité des diverses situations ; il est également nécessaire d’être attentif à la façon dont les personnes vivent et souffrent à cause de leur condition » (AL Nr. 296) Amoris laetitia présente les trois aspect accompagnement - discernement - intégration - comme les principes directeurs centraux, à partir de la constatation fondamentale que « Personne ne peut être condamné pour toujours, parce que ce n’est pas la logique de l’Évangile » (AL Nr. 297). Les personnes touchées par ces aléas de la vie, qui sont souvent vécus de manière suffisamment stressante et pénible, doivent sentir que l’Église ne les laisse pas tomber. L’Église doit faire vraiment comprendre aux divorcés remariés qu’ils appartiennent à l’Église, que Dieu ne les prive pas de son amour et qu’ils sont appelés à aimer Dieu et leur prochain en restant des témoins authentiques de Jésus Christ. Le Saint-Père souligne clairement l’aspect de l’accompagnement en disant « Non seulement ils ne doivent pas se sentir excommuniés, mais ils peuvent vivre et mûrir comme membres vivants de l’Église, la sentant comme une mère qui les accueille toujours, qui s’occupe d’eux avec beaucoup d’affection et qui les encourage sur le chemin de la vie et de l’Évangile. » (AL Nr. 299)
Ce que pense le pape dans ce contexte lorsqu’il parle de discernement est rendu plus clair par le fait qu’il mette en exergue dans Amoris laetitia : « L’Église a une solide réflexion sur les conditionnements et les circonstances atténuantes. Par conséquent, il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite ‘‘irrégulière’’ vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante » (AL Nr. 301). Amoris laetitia affirme a cet égard qu’il n’existe pas de règle générale et qu’il n’y a pas d’automatisme qui orienterait vers une généralisation tolérant les divorcés-civils-remariés d’accéder aux sacrements. Amoris laetitia n’ignore ni la lourde culpabilité que beaucoup de personnes s’imposent dans ces situations de rupture et d’échec de leur relation maritale ; ni la problématique engendrée par le fait que le re-mariage civil contredit les signes visible du sacrement du mariage, même si la personne concernée alors innocente a été abandonnée. Amoris laetitia ne s’en tient néanmoins pas à l'exclusion catégorique et irréversible des sacrements. La note 336 (AL Nr. 300) fait clairement état que le discernement de ceux qui « peu[vent] reconnaître que dans une situation particulière il n’y a pas de faute grave », doit conduire à des conséquences différenciées pour ce qui touche aux Sacrements. La note 351 (AL Nr. 305) indique qu’un homme qui est également dans une situation objectivement irrégulière, mais qui subjectivement n’est pas ou du moins pas totalement coupable « puisse vivre dans la grâce de Dieu, qu’[il] puisse aimer, et qu’[il] puisse également grandir dans la vie de la grâce et dans la charité » (AL Nr. 305), de surcroît s'il obtient l'aide de l'Eglise et dans certains cas aussi l'aide des sacrements. Aussi ceci défend la possibilité de recevoir les sacrements dans ces situations.
Tous les croyants, dont le mariage est cassé, et qui sont civilement divorcés et remariés, ne peuvent  pas recevoir sans discernement les sacrements. Ce qui est nécessaire, si le mariage ne peut être annulé, ce sont des solutions différenciées qui pourront entrer en vigueur, pour répondre de manière individuelle à chaque cas. Dans ce contexte nous encourageons tous ceux qui ont des doutes fondés sur la réelle validité de leur mariage, d’adresser une demande au tribunal ecclésiastique des mariages, afin le cas échéant leur permettre un nouveau [2] mariage à l’Église. Nous remercions tous ceux qui travaillent dans les tribunaux ecclésiastiques pour leur discrétion et leur engagement dans l’accompagnement pastoral.
Amoris laetitia a encouragé ce processus de prise de décision, qui doit être soutenu d’un accompagnateur pastoral. À la condition préalable que ce processus de prise de décision soit conduit en pleine conscience de la part de tous les acteurs, Amoris laetitia ouvre la possibilité de recevoir les sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie. Dans Amoris laetitia le Pape François insiste sur l’importance de laisser aux personnes décider selon leur conscience : « Il nous coûte aussi de laisser de la place à la conscience des fidèles qui souvent répondent de leur mieux à l’Évangile avec leur limites et peuvent exercer leur propre discernement dans des situations où tous les schémas sont battus en brèche. Nous sommes appelés à former les consciences, mais non à prétendre nous substituer à elles » (AL Nr. 37). La fin de ce processus spirituel, dont l’objectif doit toujours être l’intégration des personnes, ne sera en aucun cas la réception systématique des sacrements de pénitence ou de l’eucharistie. Cette décision individuelle qui  qui font qu’une personne dans ces circonstances particulières ne s’estime pas ou pas encore en mesure de recevoir les sacrements, mérite* attention et respect. Mais le choix de recevoir les sacrements se doit*[3] aussi d’être respecté [4]. Afin d’éviter une attitude aussi bien laxiste d’un examen de conscience pas assez approfondi dans l’accompagnement, le discernement et l’intégration qu’une attitude rigoriste, il faudra prendre son temps avant de rendre des jugements trop rapides de ces situation dites irrégulières. Pour éviter ces attitudes extrêmes, cette phase de discernement (lat. discretio) doit avoir lieu lors d’entretiens individuels avec la personne. Nous considérons qu’il est de notre devoir d’approfondir la formation de la conscience des fidèles. Pour rendre nos accompagnateurs pastoraux[5] aptes à cette tâche, il est nécessaire de leur mettre entre les mains des critères. Ces critères de formation des consciences nous sont donnés par le Saint-Père de manière détaillée et de façon exceptionnelle dans Amoris laetitia (s. AL Nr. 298–300).
Aussi bien pour les conseillers spirituels que pour les croyants ce concept directeur de l’accompagnement, le discernement et l’insertion signifie de grandes exigences et un grand défi. De manière générale, mais encore plus particulièrement dans ces situations d’échecs, les hommes devraient être en mesure de savoir que l'Église les accompagne et les invite à marcher avec elle. « Les Pasteurs, qui proposent aux fidèles l’idéal complet de l’Évangile et la doctrine de l’Église, doivent les aider aussi à assumer la logique de la compassion avec les personnes fragiles et à éviter les persécutions ou les jugements trop durs ou impatients » (AL Nr. 308). Le Pape François a évoqué beaucoup de situation dans ses écrits : que ce soit un parent seul, des migrants ou des familles en fuite, des couples interconfessionnels, interreligieux ou interculturels, des couples dans lesquels l’un des deux est croyant et l’autre peu ou pas du tout, des familles, ceux vivant dans la pauvreté, ceux s’occupant des personnes âgées, des malades ou des personnes nécessitant une attention particulière dans leur famille, mais également des couples qui ne peuvent se décider pour le mariage, et des couples de divorcés-remariés civilement. Avec certains nous ne marcherons ensemble qu’un petit bout de chemin ou maintiendrons seulement une lointaine relation ; il y en aura d’autres que nous pourrons soutenir intensément, et certains seront en permanence avec nous. C’est là que nous ne devons pas renier l’Évangile de la famille. « Nous priverions le monde des valeurs que nous pouvons et devons apporter » (AL Nr. 35). Soutenir les couples en crises, divorcés et remariés civilement, signifie également un défi et une chance de pouvoir évoquer à nouveau avec eux l’Église et sa conception du mariage.
Nous encourageons tous ceux qui, sur le chemin du mariage et de la famille, veulent marcher avec l’Église,  à lire le texte précurseur [6] qu’est Amoris laetitia d’y réfléchir personnellement et de découvrir dans sa propre vie la richesse de l’évangile sur la famille. Nous soutiendrons, suivront, et accompagnerons tous les couples et toutes les familles sur ce chemin. Le Saint-Père nous donne lui-même ceci pour le chemin : « Tous, nous sommes appelés à maintenir vive la tension vers un au-delà de nous-mêmes et de nos limites, et chaque famille doit vivre dans cette stimulation constante. Cheminons, familles, continuons à marcher ! Ce qui nous est promis est toujours plus. Ne désespérons pas à cause de nos limites, mais ne renonçons pas non plus à chercher la plénitude d’amour et de communion qui nous a été promise » (AL Nr. 325).
——————

Remarques de traduction :
[1] Le texte original parle de « accompagnement quotidien » en utilisant le terme « alltäglich » et non « täglich ». L’idée qui sous-tend l’utilisation de ce mot, est qu’on en fasse une sorte de norme de l’accompagnement pastoral et pas quelque chose d'exceptionnel. D’où notre choix de traduire par « accompagnement régulier ».
[2] Le mot « nouveau » est bien présent en Allemand bien qu’il soit en parfaite contradiction avec l’indissolubilité du mariage rappelé dans le 2ème paragraphe du même chapitre.
[3] Une gradation est notable dans le respect à accorder aux choix le premier mérite*, l’autre se doit*.
[4] La construction de cette phrase sous-entend très clairement que la personne est dans la même situation, c’est-à-dire en situation objectivement irrégulière. On devrait comprendre la phrase de la façon suivante : « Mais si jamais une personne dans les mêmes circonstances prenait la décision de recevoir les sacrements, ce choix se devra aussi d’être respecté. »
[5] « Seelsorger » a été traduit par accompagnateur pastoral, mais pourrait l’être aussi par directeur de conscience ou aumônier, ce sont ceux qui exercent des tâches pastorales. En Allemagne elles sont aussi réalisées par des laïcs rémunérés par l’Église. Dans le document il n’est jamais précisé si ces tâches pastorales devront être réalisées par des consacrés ou des laïcs.
[6]  Ouvre des perspectives, porteur d’avenir sont d’autres possibilités de traduction.
Il est notable qu’à l’exception des extraits d’Amoris laetitia les parties importantes expliquant les raisons ou les moyens permettant aux divorcés remariés d’accéder aux sacrements sont écrites à l’aide de compliquées et longues constructions grammaticales.

Remarque d’ordre générale :
Dans le résumé de ce communiqué disponible sur la page de la conférence des évêques d’Allemagne, on comprend que l’essentiel de ce document réside dans la possibilité, après discernement, de l’accès aux sacrements de pénitence et de l’eucharistie aux personnes remariées civilement. Les points de la préparation au mariage, l’accompagnement des couples, le renforcement de la famille comme lieu de transmission de la foi, n’ont été abordés que succinctement et n’ont pas été traduits ici.
Le dernier chapitre qui est donc développé sur plusieurs pages justifie uniquement à l’aide d’Amoris laetitia que même des personnes vivant dans « une situation objectivement irrégulière » pourront recevoir les sacrements. Le Saint-Père, le pape François, avec Amoris laetitia « ouvre des perspectives ». Et il est aisément compréhensible de voir l’Église allemande encenser Amoris laetitia qui lui donne des arguments d’autorité pour faire avancer son point de vue.
Ce document prouve l’utilité des dubia posées au Pape. En effet les dubia, manifestant  un doute sur de telles interprétations d’Amoris laetitia en contradiction évidente avec l’enseignement du Christ et de son Église, demandait au Pape de clarifier ses intentions. – J.-M. d'A
© pour la traduction : Jean-Marie d'Aythienne

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© leblogdejeannesmits



27 janvier, 2017

colloque sur la famille les 1er et 2 février à l'ICES, La Roche-sur-Yon

Il s'annonce passionnant et très complet  du point de vue juridique et historique, il fallait bien cela tant le sujet est aujourd'hui brûlant.


Et se présente ainsi : 


« Depuis quelques décennies, la famille est dans tous ses états. Des familles dites monoparentales, recomposées et même homoparentales ont vu le jour, dans les faits et dans le droit. Qui plus est, de récentes évolutions tant techniques (procréation médicalement assistée, gestation pour autrui) qu'idéologiques (théorie du genre) ont bouleversé l'univers familial. Mais, tous ces phénomènes ont-ils vraiment éclipsé la famille « traditionnelle » et fait éclater la notion ?
La famille est à la confluence de l'individuel et du collectif. Elle conjugue des motivations religieuses et des contraintes politiques. Elle articule vie privée et ordre public. Elle engage des sentiments et des patrimoines. Elle agrège autant des individus qu'elle associe des corps sociaux. Elle unit des ascendants à des descendants. Elle s'enracine dans le passé et se projette dans l'avenir. Dans la famille, le culturel s'entremêle avec le biologique.
« Si d'aucuns l'appréhendent comme une institution sociale, d'autres ne voient en elle qu'une rencontre de volontés individuelles. Si certains pensent qu'elle implique un lignage, d'autres l'envisagent centrée sur le couple. Au final, quelques uns déclarent la haïr, tandis que d'autres lui font des déclarations d'amour.
« Dans ces conditions, il était naturel que l'ICES consacre à la famille un colloque pluridisciplinaire où l'histoire et le droit, la philosophie et la théologie, l'économie et la sociologie marieraient leurs approches. »

Voici le programme : 


1er février
8h45 Accueil des participants, M. Éric de LABARRE, président de l'ICES
9h00 Introduction, M. Jean-Didier LECAILLON, professeur à l'Université de Paris II, président du Conseil scientifique de l'ICES

L'histoire de la famille, sous la présidence de M. Pascal Gourgues

9h20 "La famille dans la tragédie grecque", M. Stamatios TZITSIS, directeur de recherche CNRS, directeur-adjoint de l'Institut de criminologie et de droit pénal de Paris, chargé de cours à l'ICES, membre du comité d'honneur du CRICES
9h40 "La famille dans le droit romain", Mme Dominique THIRION, maître de conférences (HDR) à l'Université de Paris II
10h00 Débat et pause
10h40 "La famille dans la théologie chrétienne", Mgr Bernard ARDURA, docteur en théologie, docteur en histoire, président du Comité pontifical pour les sciences historiques
11h00 "La famille dans le droit canonique : l'institution de la famille dans les conciles gaulois et hispaniques et sa réception dans les manuscrits latins des collections canoniques du Haut Moyen-Âge (Ve-VIIIe siècles)", M. Bernard CALLEBAT, professeur à l'Institut Catholique de Toulouse, directeur du cycle de doctorat
11h20 Débat
12h30 Pause déjeuner
14h00 "La famille dans le droit coutumier", M. Nicolas WAREMBOURG, professeur à l'Université de Paris I
14h20 "La famille dans l'ancien droit français",M. Arnould BETHERY de la BROSSE, docteur en droit, directeur des ressources humaines du Puy du Fou, chargé de cours à l'ICES
14h40 Débat

Les doctrines sur la famille, sous la présidence de Mgr Bernard Ardura

15h00 "La famille vue par le libéralisme", M. Thomas SIRET, docteur en histoire, chargé de cours à l'ICES
15h20 "La famille vue par le collectivisme", M. Jean-Pierre DESCHODT, maître de conférences HDR, directeur du département d'histoire de l'ICES, membre du Conseil scientifique de l'ICES, du CRICES et du CRIHAM (Poitiers)
15h40 Débat et pause
16 h00 "La famille vue par la doctrine sociale de l'Église", M. Roberto DE MATTEI, professeur honoraire à l'Université de Cassino (Italie), ancien vice-président du Conseil national de la recherche (CNR), professeur à l'Université européenne de Rome
16h20 "La famille vue par l'islam(isme)", M. Olivier HANNE, agrégé et docteur en histoire, professeur à l'ESM Saint-Cyr, chercheur associé au laboratoire Telemme, Université d'Aix-Marseille, chargé de cours à l'ICES, membre du CRICES
16h40 Débat
17h00 Fin de la 1ère journée

2 février

Les différents visages de la famille, sous la présidence de M. François Saint-Bonnet

9h00 "La famille face à la sociologie", M. Julien DAMON, docteur en sociologie, professeur associé à Sciences-Po Paris
9h20 "La famille face à la psychologie", Mme Vassiliki-Piyi CHRISTOPOULOU, docteur en psychopathologie fondamentale et psychanalyse, maître assistante à la faculté de philosophie à l'Institut catholique de Paris
9h40 "La famille face à la philosophie", M. Jean-Marc JOUBERT, ancien élève de l'ENS, agrégé et docteur en philosophie, directeur du département de Lettres de l'ICES, membre du CRICES
10h00 Débat et pause
10h40 "La famille face à la l'économie", M. Jean-Didier LECAILLON, professeur à l'Université de Paris II, président du Conseil scientifique de l'ICES
11h 00 "La famille face aux finances publiques", M. Pierre-Édouard du CRAY, docteur en droit, consultant en finances publiques et fiscalité
11h20 Débat
12h30 Pause déjeuner

L'encadrement juridique de la famille, sous la présidence de M. Bernard Callebat

14h 00 "La famille et le droit civil", Mme Aude MIRKOVIC, maître de conférences à l'Université d'Evry
14h20 "La famille et la bioéthique", M. Jean-René BINET, professeur à l'Université de Rennes I, membre de l'Institut universitaire de France
14h40 "La famille et le droit social", M. Éric VERHAEGHE, ancien élève de l'ENA, ancien président de l'APEC, directeur du cabinet Parménide.
15h00 Débat et pause
15h40 "La famille et le droit des libertés", M. François SAINT-BONNET, professeur à l'Université de Paris II, directeur du CRICES
16h00 "La famille et le droit public interne", M. Alexandre DESRAMEAUX, maître de conférences à l'Université de Besançon, chargé de cours à l'ICES
16h20 "La famille et le droit public international", M. Éric POMÈS, chargé de cours à l'ICES et à l'ESM Saint-Cyr, secrétaire général du CRICES
16h40 Débat
17h00 Conclusions, M. Guillaume BERNARD, maître de conférences (HDR) à l'ICES, membre du CRICES
17h20 Fin du colloque



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Le discours historique de Mike Pence à la Marche pour la vie à Washington

A la demande expresse du président Trump, le vice-président Mike Pence a pris la parole aujourd'hui à la Marche pour la vie à Washington.

Son discours est proprement incroyable… par les temps qui courent. Obama est parti, et enfin, c'est yes we can pour la vie ! Le premier des droits sur lesquels est bâtie l'Amérique.


Mike Pence y salue notamment les « trois générations » d'Américains qui n'ont jamais faibli dans leur défense de la vie.

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26 janvier, 2017

Mike Pence, vice-président des Etats-Unis, sera à la Marche pour la vie à Washington



En 44 ans on n'avait pas vu ça ! Le vice-président des Etats-Unis sera présent à la Marche pour la vie à Washington vendredi, vient de confirmer la Maison Blanche.

On annonce également la présence de Kellyanne Conway, directrice de campagne et aujourd'hui conseillère du président. Catholique et mère de quatre enfants, elle est connue, comme Pence, pour son engagement pro-vie. 

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