29 août, 2014

Le secrétaire général des évêques d'Italie plaide pour l'“accueil” des divorcés “remariés”

Le secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Nunzio Galantino – nommé à ce poste en 2013 – vient de déclarer que les couples « irréguliers » subissent au sein de l’Eglise « discrimination de fait » et « préjugés » de la part d’autres fidèles. Une « exclusion » qui naît de la manière dont ceux-ci perçoivent la « discipline »  de l’Eglise, a-t-il précisé.
Mgr Galantino, évêque de Cassano all’Jonio, s’exprimait à Orvieto lors de la 65e semaine nationale liturgique organisée par le Centre d’action liturgique italien.
S’appuyant sur l’appel du pape François qui veut une Eglise qui sorte d’elle-même, le prélat a plaidé pour que chacun se sente chez soi à la messe : le vieillard, l’enfant, le pauvre, le riche, le malade, le bien-portant, le handicapé (« éliminons les barrières architecturales ! ». Il a notamment demandé que certaines habitudes paroissiales soient modifiées, comme celle de la « messe des enfants » – pour en finir avec les messes catégorielles.
Cela est à double tranchant : on comprend ce que Mgr Galantino veut dire en demandant une vraie charité pour les personnes en situation matrimoniale irrégulière, ou que l’on veuille bien considérer que les familles entières doivent venir à la messe.
Mais dans le contexte actuel,  avec la controverse déclenchée par le cardinal Kasper autour des divorcés « remariés », les paroles de Mgr Galantino sonnent comme un appel à des changements d’attitude qui risquent de minimiser la doctrine. Tout comme la dénonciation des messes « sectorielles » pour telle ou telle communauté qui font « leur » célébration en marge de la réalité paroissiale peut être perçue comme une discrète critique à l’égard des messes célébrées selon la forme extraordinaire.
Mgr Galantino déplore donc que certains se sentent « exclus », depuis le mendiant à la porte jusqu’aux personnes qui sont en « situation matrimoniale irrégulière » : « Pour eux, s’ajoute au poids du refus de l’admission aux sacrements, une discrimination de fait qui n’est pas justifiée et dont le prix est trop lourd à payer. »
Le prélat a clairement souligné que ces personnes « ne peuvent recevoir la communion eucharistique ». Mais il faut, a-t-il dit, se rappeler ce que veut le pape François, qui propose l’image d’une Eglise « qui n’est pas celle de la citadelle arcboutée sur sa défense, ni celle d’une cité immobile qui attend d’être visitée ».
Mais enfin l’homme est ainsi fait que la sanction joue un rôle préventif et un rôle de justice, et dans le cas des personnes en « situation irrégulière » – en clair, les divorcés remariés – son but est entre autres pédagogique : amener ces personnes à changer de vie, empêcher que d’autres suivent leur chemin. Sans compter le point central : celui du respect de la signification profonde du sacrement de mariage et de la dignité infinie du sacrifice eucharistique.
La rhétorique de l’accueil a ses limites : si comptent avant tout « l’accueil, de la compréhension, de l’accompagnement, du soutien », pourquoi exclure une délégation de la Gay Pride, un groupe de militantes pour l’avortement ou de franc-maçons chrétiens des églises, ou d’un de ces « parcours de vie ecclésiale » que Mgr Galantino aimerait voir fleurir.
Il a conclu son intervention en parlant de ces fidèles en situation matrimoniale irrégulière qui « vivent leur condition avec grande souffrance ». Tous ? Vraiment ? Sans aucun doute parle-t-il d’expérience, mais en semblant oublier la tendance à l’auto-justification de ceux qui font un choix de vie contraire à leurs convictions, tendance qui aboutit si souvent au rejet de ces convictions et de tout ce qui y touche, de près ou de loin…
D’après Zenit, cité par Hilary White, Mgr Galantino a donné en exemple le cardinal Kasper et le cardinal Yves Congar en tant que théologiens, expliquant que par le passé l’Eglise a considéré les personnes divorcées et civilement mariées comme « adultères », mais que le monde avait avancé par rapport à ces opinions.

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28 août, 2014

“Dis-moi dix mots”

Sous la rubrique « Actions éducatives en faveur de la langue française », le Bulletin officiel de l’Education nationale adresse aujourd'hui tous azimuts un appel à participer à l’opération nationale « Dis-moi dix mots ». Ecoliers et lycéens de tout poil, mais aussi les « jeunes placés dans les centres éducatifs fermés » et les « personnes scolarisées dans les établissements pénitentiaires » sont invités à participer à ce concours destiné à la « sensibilisation à la langue française ». Il s’agit de « produire » – collectivement, bien sûr, c’est en tant que classe que l’on participe – une œuvre littéraire ou artistique autour de dix mots choisis sous l’égide du ministère de la culture et de la communication.
Francophonie ? La question se pose…
Le « concours des dix mots » et le « concours de l’imagier des dix mots » mobilise un monde inimaginable. Leur pilotage engage le ministère de la culture, mais pas seulement : il y a aussi celui de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, celui des affaires étrangères, l’Institut français et le ministère de l’agriculture. Et pour le choix des mots, la France, la Belgique, le Québec, la Suisse et l’Organisation internationale de la francophonie regroupant 77 Etats et gouvernements « dans le monde » (sic) ont travaillé dur.
Jusque-là, tout va bien. Hormis le côté gadget.
Oui, je peux employer ce mot anglophone dans cet article sur la langue française puisque le thème de l’année 2014-2015 est celui-ci : « Dis-moi dix mots… que tu accueilles. »
Des « mots venus d’ailleurs, des mots voyageurs, empruntés à d’autres civilisations au gré de l’histoire des peuples »… C’est une « invitation au voyage » et davantage encore une invitation à l’ouverture des frontières. Bien sûr.
Donc, pour la défense et illustration de la langue française version XXIe siècle, voici les mots gagnants :
• amalgame  • bravo  • cibler  • grigri / gris-gris  • inuit(e)  • kermesse  • kitsch ou kitch  • sérendipité • wiki • zénitude.
Si, si, la zénitude !


On comprend qu’il ait fallu une telle débauche de recherche et de pourparlers.
C’est ici que vous trouverez une présentation complète du concours, avec des liens vers le site qui dit vraiment tout. Et notamment la liste de l’année dernière :
• ambiancer – à tire-larigot – charivari – s’enlivrer (non, il n’y a pas de faute) – faribole – hurluberlu – ouf – timbré – tohu-bohu – zigzag.
La culture de mort, c’est aussi la mort de la culture…

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Irlande : le refus d’avortement est une “barbarie”

Audrey Simpson
L’association britannique du planning familial a qualifié la décision d’« obliger » une jeune femme violée à donner la vie à son enfant par césarienne plutôt que d’avorter comme « rien de moins qu’une barbarie ». Cette décision « met en accusation ceux qui aimeraient obtenir un contrôle total sur les femmes et sur ce qui se passe dans leurs corps », a déclaré Audrey Simpson, présidente de l’association. « C’est une honte que les femmes puissent être l’objet d’une telle discrimination », a-t-elle ajouté.

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El Salvador : pas de grâce pour 17 mères infanticides, dit le médecin légiste

José Miguel Fortin
Le directeur de l’Institut de médecine légale d’El Salvador s’est opposé à la demande de grâce
formulée par dix-sept femmes condamnées à la prison pour infanticide, dix-sept femmes qui servent de porte-drapeaux aux associations féministes qui réclament la légalisation de l’avortement dans ce pays d’Amérique centrale.
J’avais rapporté ici les conclusions de l’enquête d’une journaliste indépendante à propos de ces femmes supposées avoir été condamnées pour avoir avorté dans des circonstances qui auraient dû les exonérer de toute peine, voire pour avoir simplement subi une fausse couche. Une agit-prop qu’avaient soutenu le Groupement citoyen pour la dépénalisation de l’avortement thérapeutique, éthique et eugénésique et Amnesty International. Evagelina Pilar del Sol a pu constater que ces femmes condamnées à 30 ou 40 années de prison ne l’avaient nullement été pour des avortements, mais bien pour des infanticides particulièrement sordides sur des nouveau-nés.
José Miguel Fortin, directeur de l’Institut de médecine légale de San Salvador, a confirmé les conclusions de cette enquête journalistique sur le plan médical et légal, assurant qu’il n’y avait eu ni naissances prématurées, ni complications obstétriques, ni urgence pour la vie de ces femmes comme le soutiennent les mouvements féministes.
« On a prélevé les poumons de ces bébés, on les a mis dans du liquide et ils ont flotté. C’est l’une des nombreuses preuves que les bébés sont bien nés. » Ils ont été tués délibérément après leur naissance.
« Ce n’est pas une affaire de fleurs langoureuses qui se fanent, comme l’a dit une de leurs publicités. Ce qu’il faut dire, c’est que ces femmes ont beaucoup de chance de vivre dans un Etat où la peine de mort n’existe pas, parce que ces personnes, dans n’importe quel lieu aux Etats-Unis, auraient été confrontées à la peine de mort », a déclaré José Miguel Fortin. « On prétend que ce sont 17 personnes victimes d’un système d’oppression, qui ont été condamnées en raison de complications obstétriques. C’est le premier grand mensonge. Il s’agit en vérité de 17 personnes qui ont été condamnées pour avoir assassiné leurs enfants. »
Une commission législative se penche elle aussi sur la demande de grâce formulée début avril en faveur de ces 17 femmes. Ernesto Angulo, son président, a fait savoir que d’ores et déjà quinze cas ont été étudiés et que pour 12 d’entre eux, la demande de grâce a reçu un avis défavorable. Il a précisé que le dernier dossier étudié était celui d’un bébé qui a vécu 20 minutes au cours desquelles il n’a cessé de pleurer ; il ne s’est tu – définitivement – que sous des coups de machette qui l’ont tué.

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Belgique : euthanasie en forte hausse

Le nombre des euthanasies a augmenté de 55 % en deux ans, aux termes d’un rapport de la commission fédérale de contrôle et d’évaluation de la loi sur l’euthanasie publié hier. Il a même quasiment doublé entre 2012 et 2013. Si les statistiques n’ont cessé d’augmenter depuis l’entrée en vigueur de la loi, on assiste désormais à une accélération spectaculaire. Sur la période 2012-2013, le petit pays a enregistré 3.239 mises à mort médicales déclarées.
La commission assure que l’on peut attribuer cette progression à une information sans cesse mieux diffusée sur l’euthanasie, aussi bien parmi les médecins qu’au sein de la population en général.
Dans 73 % des cas l’euthanasie intervient dans le cadre d’un cancer en phase terminale ou d’une dégradation importante associée à une espérance de vie très courte. Mais dans 13 % des cas, la mort n’est pas prévisible à court terme. Il s’agit d’euthanasies chez des personnes atteintes de maladies neuropsychiatriques comme Alzheimer (4 %), ou encore d’euthanasies de personnes souffrant de multiples affections, aucune n’étant mortelle (5 %). 2 % des euthanasies ont fait suite à un testament de fin de vie, c’est-à-dire dans des cas où la personne n’etait plus en état de confirmer sa volonté.
61 % des personnes euthanasiées ont plus de 70 ans ; au cours de ces deux dernières années, le nombre d’euthanasiés de plus de 79 ans a lui-même fortement augmenté – ils représentent un tiers du total. A l’autre bout de l’échelle, quatorze patients de 20 à 29 ans ont obtenu de mourir de cette façon.
Mais un rapport ne varie pas : 20 % des euthanasies concernent des Wallons, 80 % des Flamands. Aucune étude ne s’est jamais intéressée à cet écart étonnant.

Ces chiffres et cette augmentation n’inquiètent nullement la commission qui conclut n’avoir trouvé aucun problème significatif par rapport à l’application de la loi ; elle regrette seulement qu’on n’ait pas su trouver jusqu’ici de solution au manque d’efficacité pour la mise en place de testaments de fin de vie.

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27 août, 2014

Pays-Bas : la clinique de fin de vie “réprimandée” (un peu)

La clinique de fin de vie mise en place par l’Association pour le droit de choisir sa mort (NVVE) vient d’être réprimandée pour la deuxième fois en quatre mois pour avoir procuré l’euthanasie sans respecter les conditions fixées par la loi néerlandaise. La commission régionale d’évaluation des euthanasies, chargée de vérifier a posteriori la conformité de chaque euthanasie qui lui est déclarée, a jugé que la clinique a passé les limites en mettant fin à la vie d’une femme âgée pour la simple raison qu’elle ne voulait pas séjourner dans un établissement de soins.
La première évaluation défavorable avait eu lieu en avril au motif que le médecin mandaté par la clinique auprès d’une femme souffrant d’une maladie psychiatrique n’avait pas suffisamment discuté avec elle. La clinique a plus de 250 euthanasies à son actif.
Dans l’affaire présente la victime est une octogénaire qui a subi il y a dix-huit mois une hémorragie cérébrale : depuis lors elle ne pouvait plus communiquer et elle avait perdu son autonomie. La femme avait signé un testament de fin de vie il y a vingt ans, affirmant que si sa santé la conduisait à devoir entrer durablement dans un établissement de soins, elle préférait être euthanasiée. Chose qu’elle avait confirmée oralement à son médecin il y a un an et demi – peu avant son accident cérébral, donc.
Le médecin de famille n’a pas voulu donner suite à cette demande ancienne, reformulée par les enfants de sa patiente. Ceux-ci se sont retournés vers la Clinique de fin de vie, dont le préposé allait cependant constater qu’il n’était pas question chez cette femme de « souffrances insupportables » : une condition légale de dépénalisation de l’euthanasie. Le médecin avait en fait la volonté d’honorer le désir d’euthanasie de cette femme qu’il n’avait jamais soignée ni connue.
On interrogea un médecin « SCEN » – ce sont les médecins mandatés par les commissions d’évaluation pour assister les médecins de familles face aux demandes d’euthanasie – ainsi que l’exige la loi ; celui-ci conclut à la souffrance insupportable. Tout simplement parce qu’au cours de sa visite la femme proféra un juron à peine édulcoré et qu’elle lui fit l’impression d’être « frustrée ». Elle répétait les mots : « Peux pas » et prenait sa tête dans ses mains. « Dans ses yeux, le médecin a clairement vu son désespoir et son état de tristesse. »
Il est frappant de noter la raison pour laquelle la commission a tout de même conclu à la non conformité de l’euthanasie. Ce n’est pas parce que le testament datait de plus de vingt ans, ni parce que la femme était incapable d’exprimer sa volonté – un fait que la majorité des médecins néerlandais retiennent comme empêchant de pratiquer l’euthanasie.
Non : c’est parce que le médecin SCEN n’a fondé sa décision que sur le fait de la « souffrance insupportable » qui aurait résulté de l’entrée dans un établissement de soins. Le motif était « insuffisant » parce que la femme y laissait apparaître une « image changeante » : en général, selon le personnel de la maison de soins, elle était « laissait une « impression de calme et d’amabilité ».
L’affaire a été transmise au ministère public qui va décider s’il y a lieu de poursuivre le médecin de la clinique de fin de vie. Ce serait la première fois depuis l’entrée en vigueur de la loi sur l’euthanasie en 2002.

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Inséminations artificielles multiples et agressions sexuelles au Royaume-Uni

Gennadij Raivich, 58 enfants
Un professeur de médecine périnatale et de neurosciences à University College à Londres a été condamné à Londres pour agression sexuelle au cours de séances d’insémination artificielle artisanale. Gennadij Raivich n’a cessé de nier les agressions – une seule a été retenue en définitive par la justice – mais assure avoir engendré pas moins de 58 enfants, profitant de la quête désespérée de femmes souvent bien installées dans la vie professionnelle mais qui voulaient avoir un bébé.
Quinze femmes, dont une policière, un professeur de mathématiques et une conférencière ont témoigné en sa faveur : certaines avaient « obtenu » de lui deux, voire trois enfants par ce qu’il a qualifié d’« insémination artificielle plus » ou encore « insémination intra-cervicale ».
En clair, Raivich se rendait chez les femmes contactées à travers un forum internet, souvent sous un nom d’emprunt, et exigeait d’elles nombre de « faveurs » qui allaient, disait-il, faciliter l’obtention du sperme qu’il allait leur remettre. Plusieurs d’entre elles se sont plaintes par la suite d’avoir été victimes d’agressions sexuelles, mais la plupart n’ont semble-t-il rien dit. Comme l’a souligné le représentant de la couronne, ces femmes étaient assez désespérées pour accepter une rencontre douteuse, chez elles, prêtes à affronter la honte et l’humiliation pour arriver à leur fin, prêtes à ne pas en parler à leurs proches : « des victimes parfaites pour un prédateur sexuel ».
Bien sûr, la Human Fertilisation and Embryology Authority a fait savoir que ces inséminations n’avaient pas du tout été faites dans les règles – c’est avec de tels arguments qu’on justifie leur encadrement légal. Reste que l’insémination artificielle est déjà en soi une agression sexuelle et une atteinte au droit des enfants de ne pas être fabriqués comme des choses par l’entremise d’un homme qui ne pourra jamais jouer auprès d’eux son rôle de père.
On apprend dans le même temps que la HFEA vient de révéler que 504 donneurs de sperme au Royaume-Uni ont engendré plus de 6.200 enfants, soit au moins 10 enfants biologiques par donneur. Quinze donneurs ont même engendré vingt enfants ou davantage. Mais on ne saura jamais quel est le nombre le plus élevé d’enfants né d’un seul père, au motif – ça ne s’invente pas – que la HFEA ne peut pas le révéler : cela violerait la loi sur la protection des données.
Les données concernent les procédures de procréation médicalement assistée, fécondation in vitro et autres inséminations pratiquées dans les cliniques de fertilité du Royaume-Uni. La loi interdit aux donneurs d’engendrer des enfants dans plus de dix familles, outre la leur, mais le nombre d’enfants par famille n’est pas limité. Ils n’ont aucun droit ni responsabilité à l’égard de ces enfants.
Depuis 2005, toutefois, les enfants conçus par donneur ont le droit d’obtenir à 18 ans des informations qui leur permettent d’identifier celui-ci, s’ils le désirent. Mais cette levée de l’anonymat a fait chuter le nombre de donneurs au Royaume-Uni et aujourd’hui une insémination par donneur sur quatre se fait avec du sperme importé. Au total quelque 1.000 enfants par an naissent d’un don de sperme.

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26 août, 2014

Une idéologue du genre à l'Education nationale : Najat Vallaud-Belkacem

On a toujours tort de penser qu'on a touché le fond. Après Vincent Peillon et sa religion laïque, après
Benoît Hamon qui exécutait fidèlement son programme idéologique, voici Najat Vallaud-Belkacem, nouveau ministre de l'Education nationale. C'est un des postes majeurs de tout gouvernement socialiste, lieu stratégique de manipulation des esprits et de prédication capillaire des dogmes révolutionnaires. Cette nomination de l'ex-ministre des Droits des Femmes est une promotion de taille, qui récompense un sans-faute idéologique.

Laissons de côté son parcours politique, socialiste forcément ; proche de Vincent Peillon et d'Arnaud Montebourg, la jeune femme d'origine marocaine s'approche depuis longtemps des centres de pouvoir. Ou de ce qu'il en reste dans une France prisonnière de l'Union européenne, une France mondialisée. On sait bien que les gouvernements changent et que la politique imposée à la France demeure : de ce point de vue-là, la nomination de NVB pourrait laisser indifférent.

Mais voilà. Najat Vallaud-Belkacem est non seulement au service de cette pensée unique, elle en est une pasionaria. Notez que cela laisse ouverte la question de savoir si elle est elle-même une « penseuse » de la pensée unique. Seul importe ceci : elle la répand, la promeut, l'impose. Elle a fait de l'« égalité » un absolu, qui écrase tout sur son passage (ce qui est bien dans la nature de l'égalité révolutionnaire).

A ce titre le poste de ministre des Droits des Femmes lui allait comme un gant. Elle était déjà chargée des droits LGBT au parti socialiste, et s'est engagée en faveur du « mariage » des homosexuels. En quoi elle ne fait qu'exprimer la ligne du parti, pourrait-on dire. Mais ses convictions l'ont menée à inscrire cette lutte dans un ensemble, qui va de la promotion de la parité à la direction d'une mission de lutte contre l'homophobie sous Ayrault ; c'était elle, l'instigatrice des ABCD de l'Egalité.

Que ce soit elle qui prenne maintenant – et malgré les protestations qui ont abouti au « gel » de l'expérimentation autour de ces parcours dans certaines académies – la direction de la rue de Grenelle, c'est tout un symbole. Un pied de nez à ceux qui ont cru que le gouvernement faisait marche arrière.

Najat Vallaud-Belkacem a participé à la révision des lois bioéthiques, qui a consacré le droit de recherche sur l'embryon. Elle a soutenu et promu l'avortement : que ce soit à travers son remboursement à 100 % mis en place comme une priorité par le premier gouvernement de François Hollande, par la création du site officiel sur l'« IVG » pour assurer une bonne « information » des femmes qui risqueraient de changer d'avis en tombant sur des sites parlant des inconvénients de l'avortement et des possibilités d'obtenir de l'aide pour garder leur enfant, et enfin par la suppression du mot « détresse » de a loi sur l'avortement légal dans la loi sur l'égalité promulguée symboliquement le 4 août dernier.

Cette loi sur l'égalité « femmes-hommes » (respectez bien l'ordre, il y a désormais des égalités qui ne sont pas symétriques) a pour but de « changer les mentalités », comme elle l'a elle-même déclaré lors de ses derniers discours en faveur de ce texte qu'elle a porté. Elle a pour objectif de faire peu à peu disparaître les « stéréotypes de genre », que ce soit à la tête des entreprises du CAC 40 ou dans l'intimité des foyers.

Elle a tué le « bon père de famille » : en chassant ces mots de tous les codes du droit français, la loi a signé l'aboutissement de la lutte contre toute autorité paternelle, sacralisé la haine du père.

Retenez bien la dernière phrase de l'exposé des motifs de cette loi qui porte la marque de NVB : la politique pour l'égalité devra comporter « des actions visant à porter à la connaissance du public les recherches françaises et internationales sur la construction sociale des rôles sexués ». Les mots n'y sont pas, mais il s'agit bien de l'idéologie du genre. Oui, c'est une idéologue du genre qui présidera aux destinées de l'école française désormais.

La nomination de Najat Vallaud-Belkacem au poste de ministre de l'Education nationale (et du décervelage, et de l'endoctrinement) n'est pas un pied de nez, pardonnez la faiblesse de l'expression. C'est un crachat à la figure des familles. Une déclaration d'intention totalitaire.

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25 août, 2014

Statistiques : l'avenir est aux “pro-vie” car ils ont plus d'enfants


Une étude de la Northwestern University dans l'Illinois montre que la société américaine rejette de plus en plus l'avortement, et propose comme explication le simple fait que les pro-vie américains ont davantage d'enfants. D'autres « sujets de société » controversés ne sont pas sujets à la même tendance.

L'étude porte sur les GSS (General Social Survey) de 1977 à 2010 qui ont permis de vérifier le fait que les pro-vie ont une fertilité plus élevée.

« Le soutien au droit à l'avortement n'augmente plus après avoir connu une croissance à la suite de Roe v. Wade, et ces dernières années il y a même des indicateurs d'un renversement de tendance en faveur d'attitudes plus conservatrices. Ce revirement total est particulièrement notable parmi les cohortes plus jeunes, et cela est vrai malgré une tendance au gauchissement par rapport à des sujets qui lui sont apparemment liés », ont noté les auteurs. C'est en constatant ce fait qu'ils se sont interrogé sur la variable « famille nombreuse ».

L'examen des données leur a permis d'affirmer que les pro-vie ont en moyenne 27 % d'enfants de plus que ceux qui se disent « pro-choix ».

Mais en outre, les parents pro-vie semblent avoir des chances beaucoup plus élevées de transmettre leurs convictions à leurs enfants, étant donné que l'augmentation des opinions pro-vie chez les jeunes est trop importante pour être attribuée à la seule différence de fertilité – ce qui veut dire que des enfants des « pro-choix » rejettent les opinions de leurs parents. « Ou bien les convictions pro-vie se transmettent plus fidèlement que les convictions pro-choix, ou bien il y a eu un glissement culturel vers des convictions qui sont davantage pro-vie qui se reflètent dans les corrélations parents-enfant », selon les auteurs.

Le fait que les pro-vie ont plus d'enfants représente une augmentation de 5 points, selon l'étude : autrement dit, sans ce facteur, il y aurait d'autant moins de d'opinions pro-vie aux Etats-Unis. Mieux : c'est une tendance qui est elle-même en progression, selon les auteurs. « L'étude plus poussée de cette image indique que non seulement l'attitude par rapport à l'avortement est corrélée à la fertilité, mais proportionnellement – et c'est ce qui compte en matière de changements culturels – l'écart augmente. »

Et ce même si la fertilité a diminué, globalement, pour tous, ces 30 dernières années. Mais si les pro-vie nés avant 1940 ont eu en moyenne 1,2 enfant pour chaque enfant né chez les « pro-choix », cette proportion est passée à 1,5 parmi les parents nés entre 1975 et 1980. Les convictions pro-vie pourraient donc bien profiter davantage de cette réalité démographique dans les années à venir.


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24 août, 2014

Le défi du seau d'eau glacé et l'avortement



« Choisissez votre bière, choisissez votre taco, choisissez votre fonds de soutien à l'avortement ! » Dans le sillage du « défi caritatif » planétaire qui consiste à se balancer un seau d'eau glacée sur la tête avant de donner pour la recherche sur la maladie de Charcot, une journaliste texane qui a trouvé l'idée idiote a inventé quelque chose de mieux. Son défi à elle consiste à d'envoyer un don à une association de lutte pour l'avortement, d'aller ensuite prendre des tacos avec de la bière, après quoi il faut faire part de sa « BA » au monde entier par le biais d'un réseau social.

Andrea Grimes a eu cette idée après avoir donné pour la maladie de Charcot sans passer par la case douche froide. Elle s'est dit qu'on pouvait associer ce qu'elle avait fait ensuite – s'offrir un encas dans un Tex-Mex – avec une autre cause : l'avortement, et la « stigmatisation sociale » qui lui colle toujours à la peau.

Même des gens « pro-choix » en parlent en sourdine, assure Andrea Grimes : en mettant un peu d'absurde, un peu de buzz, de la bonne humeur dans l'affaire, elle espère que l'avortement ne sera plus tabou et que les dons permettront qu'il restera « sûr et légal ».

L'idée de son défi : laisser les gens « choisir ». Que ce soit la bière, le taco ou le fonds pour l'avortement… « Pro-choix » jusqu'au bout – mais surtout contre le choix de ceux qui se battent pour que l'on ne tue plus les enfants à naître.

Plusieurs fonds texans ont déjà fait part d'une montée des dons cette semaine.

Au fait, le défi apparemment plus innocent du seau d'eau sur la tête, relevé par de nombreuses célébrités dans le monde entier, cache lui aussi sa contribution à la culture de mort. Des resposables pro-vie invitent les défenseurs du respect de chaque vie à ne pas participer, étant donné qu'ALS, l'association qui récolte les fonds pour la recherche sur la maladie de Charcot, subventionne et promeut la recherche sur les cellules souches embryonnaires qui entraîne la destruction d'embryons humains. Il y a une analogie avec le Téléthon en France, qui finance notamment la recherche sur le diagnostic pré-implantatoire et prénatal pour éliminer les malades dès avant leur naissance.

L'ALS a reconnu subventionner un programme de recherche sur les cellules souches embryonnaires.


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22 août, 2014

Avortement en Irlande : l’agit-prop fonctionne

Des « milliers » ? J'en doute…
C’est reparti. L’affaire de la jeune immigrée clandestine qui s’est vu refuser un avortement en Irlande alors qu’elle menaçait de se suicider se déroule comme celle de Savita Halappanavar, avec les mêmes protagonistes, les mêmes journalistes engagés. Dès mercredi, plusieurs milliers de manifestants (selon la presse pro-avortement) ont convergé vers une place de Dublin, accusant la loi de considérer les femmes comme de simples « contenants » pour les enfants à naître.
La même journaliste de l’Irish Times qui avait lancé l’agitation autour de la mort de la jeune femme indienne d’une septicémie à l’occasion d’une fausse couche a repris le combat, publiant dès mardi les propos que lui avait tenus la protagoniste de l’affaire en cours peu après sa sortie d’hôpital, tandis que son enfant né très prématuré par césarienne est toujours en réanimation et à la charge de l’Etat irlandais. Kitty Holland parle des « souffrances » de la jeune femme qui fait « quatre ans de moins que son âge » et raconte son désespoir, sa volonté de mourir.
En effet, elle a eu de multiples contacts avec l’Association irlandaise du planning familial (IFPA) qui était prête à l’aider à obtenir un avortement en Angleterre mais qui lui a expliqué que son problème était l’argent. Un tel voyage coûtait trop chère pour la jeune immigrée qui assure : « Dans ma culture c’est une grande honte que d’être enceinte sans être mariée. »
On n’en sait pas davantage sur son identité mais pour ce qui est de l’exploitation de son récit, depuis le viol qu’elle affirme avoir subi avant d’arriver en Irlande jusqu’à ses entretiens avec des psychiatres et médecins qui n’ont pas voulu la laisser avorter, il n’y a pas une once de discrétion.
Son cas est utilisé d’une manière très contrôlée : il s’agit – en vue d’un nouveau passage devant la Cour européenne des droits de l’homme sans doute – de montrer qu’il y a une inégalité devant la loi vu le coût de l’avortement à l’étranger, une insuffisance de la loi du fait que des médecins peuvent s’opposer à l’avortement sur une femme qui se dit suicidaire, et une nécessité de modifier la Constitution irlandaise aux termes de laquelle la vie doit être protégée dès la conception au même titre que celle de la mère.
Les autorités sanitaires irlandaises (Health Service Executive, HSE) ont déjà fait savoir qu’elles discutent de tous les aspects de cette affaire, et notamment des décisions qui ont été opposées à la jeune femme, avec ses « représentants » – on devine derrière ce mot des groupes militant pour l’avortement légal –, en attendant de savoir si elles seront publiées. L’enquête conduira la HSE à s’entretenir aussi bien avec les personnels médicaux qui se sont occupées de la jeune femme, avec le ministère de la Justice et le Planning irlandais.
Cela laisse amplement le temps aux médias du monde de dénoncer la « barbarie » irlandaise : ils ne se sont pas fait prier.

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Avortement des trisomiques : Dawkins s'excuse, un peu


Devant le tollé provoqué par ses déclarations sur la trisomie 21 et l’avortement, l’universitaire athée excusé sur twitter, affirmant que la concision des « tweets » a pu le conduire à utiliser une « phraséologie abrégée qui a causé tant de désagréments ».
Richard Dawkins s’est
Répondant à une femme qui se disait incapable de savoir ce qu’elle ferait si elle était enceinte d’un trisomique, il avait écrit qu’« il serait immoral de le mettre au monde » si elle avait le choix.
Les gros médias anglophones se sont saisis du sujet et se sont émus de ces propos.
Vingt-quatre heures plus tard, Dawkins s’est donc rétracté, mais avec modération, soutenant toujours que pour aboutir à moins de souffrance l’avortement des trisomiques est la solution « réellement morale » mais précisant que rien ne pouvait lui être plus étranger que l’idée de dicter sa conduite à une femme ni d’imposer ses vues à quiconque.
Dans le même temps, il a accusé les personnes qui ont interprété ses propos comme dignes du nazisme et de l’eugénisme d’être « avides de mal comprendre ».
Que les responsables pro-vie réagissent avec force à ses propos, rien de plus normal pourtant. L’affaire se complique lorsqu’il s’agit de journaux à grande circulation. Car on ne sache pas qu’ils s’émeuvent souvent de la réalité : l’élimination massive, encouragée par le corps médical et par la société de la quasi totalité des enfants à naître dépistés trisomiques : au moins neuf sur dix dans les sociétés occidentales.
La presse ne s’émeut pas davantage de la multiplication des tests et diagnostics prénataux qui ont pour unique objectif de faciliter l’avortement en cas d’anomalie : des tests souvent présentés comme obligatoires et qui mettent une forte pression sur les femmes enceintes.
En cela Dawkins aura été un révélateur d’hypocrisie, disant tout haut ce que la « tyrannie bienveillante » qui oppresse le monde dissimule sous couleur de faire le bonheur des peuples en éliminant la souffrance et l’anormalité.

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20 août, 2014

Distribution de contraceptifs de longue durée aux Philippines

Le ministère de la Santé aux Philippines n'attend que le feu vert de la « Food and Drug Administration» locale attestant que les implants contraceptifs de provoquent pas d'avortement en inhibant la nidation pour mettre en œuvre un plan de distribution de 600.000 de ces contraceptifs hormonaux efficaces pendant trois ans.

Ils seront proposés à autant de femmes de 25 à 49 ans (les mineures devront obtenir le consentement parental) de manière totalement gratuite : un dixième du coût sera à la charge des pouvoirs publics, les 90 % restants étant financés par la Fondation Bill & Melinda Gates. Le patron de Microsoft et son épouse sont prêts à « aider » le programme jusqu'en 2016.

Leur Fondation ne fait pas mystère de sa volonté de promouvoir le contrôle des naissances, et les Philippines sont une cible de choix : l'avortement y demeure hors la loi et ce n'est qu'au terme d'années de mobilisation, de pression internationale et de propagande que la contraception officiellement distribuée y est devenue légale. On met en avant les 100 millions d'habitants des Philippines – chacun doit-il se sentir de trop ? – et des images de maternités qui débordent pour recommander la contraception chimique. Au lieu de promouvoir de meilleurs soins pour tous…

Janette Garin, sous-secrétaire du département de la Santé, a déclaré que le seul inconvénient de l'implant contraceptif sous-cutané est l'apparition éventuelle de boutons ou de maux de tête.

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Pour Richard Dawkins, ne pas avorter un trisomique est “immoral”

Grand athée devant l'Eternel, spécialiste de l'évolution et de l'éthologie, professeur émérite de l'université d'Oxford, Richard Dawkins vient de déclencher une tempête sur twitter en écrivant qu'il serait « immoral » de ne pas avorter un enfant atteint de trisomie 21, rapporte LifeSiteNews.

La « conversation » a démarré par un commentaire de Dawkins à propos de l'affaire qui agite actuellement l'Irlande, où une jeune femme a accouché par césarienne alors qu'elle réclamait un avortement au nom de ses pensées suicidaires. « L'Irlande est un pays civilisé sauf dans 1 domaine », écrivait-il en commentant un article sur l'Eglise catholique qui « préfère la barbarie médiévale à l'avortement moderne. »

L'avortement est-il donc « civilisé » ? Est-il civilisé d'éliminer ainsi les enfants trisomiques ? Oui, répond Dawkins : très. « Il s'agit de fœtus, diagnostiqués avant d'avoir des sentiments humains. »

Une femme lui écrit : « Je ne sais pas honnêtement ce que je ferais si j'étais enceinte d'un enfant atteint de trisomie 21. Un vrai dilemme éthique ». Réponse de Dawkins : « Avortez et essayez de nouveau. Il serait immoral de le mettre au monde si vous avez le choix. »

Il s'appuie ensuite sur la pratique aujourd'hui commune pour justifier son point de vue, et c'est à méditer :

« Pour en revenir aux faits, la majorité des fœtus atteints de trisomie 21 en Europe et aux Etats-Unis sont avortés. Ce que je recommande n'est pas une bizarrerie mais la norme », écrit-il. Puis : « Apparemment je suis un horrible monstre parce que je recommande CE QU'IL ADVIENT EFFECTIVEMENT aux fœtus trisomiques. Ils sont avortés. »

L'universitaire, pétri de matérialisme et d'utilitarisme – il expliquera au cours du dialogue que les autistes ont des aptitudes spéciales, alors que les trisomiques 21 n'en ont aucune – dit vrai. Si ses propos choquent encore c'est parce qu'il dit crûment ce qui se fait dans l'auto-justification ou sous la pression du corps médical et de la société. Des mots qui font mal, que l'on chercher à cacher, mais la réalité n'en est pas moins celle-là.

Dawkins s'est battu pied à pied, récusant les propos de ceux qui dénoncent son « eugénisme » : « Non, le dépistage de la trisomie 21 n'est PAS eugénique. Presque toujours cause par une anomalie chromosomique non héréditaire, lourdement influencée par l'âge maternel. » C'est une bataille de mots : les morts sont ailleurs. 

On ne dira jamais assez la responsabilité des penseurs qui brouillent les frontières du bien et du mal.

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Pour Mgr Luigi Negri, les lois anti-homophobes rappellent le fascisme

Mgr Negri revient à la charge, et insiste. Après avoir évoqué le lien entre les totalitarismes – tel le fascisme – et les lois pénalisant l'homophobie dans une interview à La Nuova Bussola (traduction intégrale ici chez Benoit-et-moi), l'évêque du diocèse italien de Ferrara-Comacchio a carrément expliqué que la proposition de loi anti-homophobe en cours le fait penser à une résurgence du fascisme et à la « noire époque de l'idéologie d'Etat » en Italie.

Il répondait cette fois aux questions de l'hebdomadaire Tempi.

La loi de pénalisation de l'homophobie, a-t-il expliqué, va introduire « pour la première fois depuis la fin du fascisme il y a 70 ans, un crime d'opinion évocateur des temps noirs et troublés, longtemps vaincus et que l'on a cru révolus, des idéologies d'Etat. Des temps où l'Etat identifiait des positions idéologiques qu'il imposait par la force, supprimant tous ceux qui n'étaient pas conformes. »

Voilà qui est intéressant : dans bien des pays, à commencer par la France qui est voisine de l'Italie, le délit d'homophobie existe depuis plusieurs années. La France est-elle donc un Etat fasciste ? La réponse s'impose d'elle-même.

« En prenant la défense d'un certain style de vie et de ses promoteurs, et spécialement ceux qui professent l'homosexualité en théorie et la pratiquent dans la société, l'Etat se rend coupable de discriminations graves et irréparable envers d'autres opinions et styles de vie », a déclaré Mgr Luigi Negri. « Notre peuple risque de perdre la liberté fondamentale d'expression, la liberté de ses choix, des options, du regard sur la vie et des conceptions de la vie qui forment le cœur de l'expérience des gens. »

Comme d'autres cardinaux et évêques en Italie, il pense que les prêtres et autres ecclésiastiques qui se bornent à citer simplement l'Ecriture sainte ou le Catéchisme de l'Eglise catholique « pourraient un jour être amenés devant les autorités ». Il n'a pas hésité à rappeler que plus de 100.000 chrétiens ont perdu la vie dans le monde ces trois dernières années par mépris de la liberté de conscience : une claire façon de faire un parallèle avec ce qui pourrait arriver si la dictature du relativisme devient plus pesante dans les temps à venir.

Source : LifeSiteNews.

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19 août, 2014

Le divorce réduit l'espérance de vie

Il existe une corrélation évidente entre le divorce et le risque de mort précoce. De nombreuses études le
suggéraient ; une méta-analyse réalisée par l'université de l'Arizona l'a confirmé de manière spectaculaire au moyen de statistiques de très large portée. Les chercheurs ont rassemblé les données de 32 études prospectives portant sur 6,5 millions d'individus, 160.000 décès et plus de 755.000 divorces dans 11 pays. Le résultat est sans appel : ils ont constaté « une augmentation significative du risque de mort précoce chez les adultes séparés ou divorcés par rapport à leurs homologues mariés ». La comparaison des adultes divorcés par rapport aux adultes mariés montre qu'ils ont une probabilité d'être morts plus élevée de 23 % à chaque récolte de données suivante ».

Les hommes présentent même un risque plus élevé que les femmes de mourir précocement après un divorce ; un risque plus important se constate aussi chez les personnes divorcées avant d'avoir 65 ans.

Chose remarquable, l'augmentation du risque, particulièrement élevé chez les jeunes hommes, se constate de manière constante dans chaque étude et dans tous les pays évalués. A tel point que « le nombre de variables de contrôle… ne change rien au risque de mortalité ».

Sur la cause du lien entre divorce et mort précoce, les chercheurs proposent des explications, comme le fait que le stress lié au divorce peut bouleverser des processus biologiques importants pour la santé et le bien-être et augmenter ainsi le risque de problèmes de santé. De toute façon, les divorcés, plus sujets aux insomnies sévères et à un mauvais rythme de sommeil, sont aussi plus grands consommateurs d'alcool et de tabac que les personnes mariées. Ils ont une moins bonne hygiène de vie, font moins d'exercice.

Pour autant le divorce n'est pas un passeport pour la mauvaise santé ni le mariage une assurance de longévité, rappellent les chercheurs : mais sur la moyenne, les comparaisons sont exactes et l'on peut dire que bien des vies ont été raccourcies depuis que le divorce est devenu monnaie courante. Délibérément banalisé.

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18 août, 2014

Victoire pro-vie en Argentine : volte-face sur les équipes mobiles d'avortement

La mobilisation contre la création, dans la province de Buenos Aires, d'équipes mobiles médicales chargées de procurer l'avortement aux femmes pouvant y prétendre selon les directives imposées à la suite d'une décision de la plus haute juridiction argentine, mais empêchées par l'objection de conscience des équipes médicales, a porté ses fruits. Des évêques ont parlé ; une pétition a été lancée dès l'annonce faite par le ministre provincial de la Santé, Alejandro Collia, le 4 août dernier, recueillant rapidement près de 9.000 signatures.

Ce fut alors la cacophonie. Le gouverneur de la province, Daniel Scoli, publiait une forme de démenti assurant qu'il n'avait jamais été question de créer de telles équipes. Le Dr Alejandro Collia, qui était pourtant à l'origine de l'information, renchérit en diffusant sur son compte twitter un message pour dire que « dans la province de Buenos Aires, aucun hôpital mobile pratiquant l'avortement ne fonctionne ni ne fonctionnera ».

Le même jour, le ministre affirma lors d'une conférence de presse : « Par ma foi je suis contre l'avortement, comme le gouverneur. Sans euphémisme nous sommes contre l'avortement. »

Les groupes pro-vie argentins ne sont pas dupes devant cette volte-face mais se réjouissent de ce revirement à 180 degrés par rapport aux « annonces officielles » de la semaine dernières, qu'ils n'ont pas rêvées.

Un de leurs porte-paroles, Martin Patrito de Argentinos Alerta, vient de faire part de sa satisfaction à ACIPrensa. Il note que le gouverneur Daniel Scioli évoque aujourd'hui une « confusion », mais préfère « appeler les choses par leur nom : des milliers de citoyens se sont mobilisés et ont écrit au gouverneur comme au ministre pour leur exprimer leur opposition à une mesure qui constitue une véritable apologie du délit ». Et qui, précise-t-il, porte atteinte au « droit constitutionnel à l'objection de conscience ».


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