07 février, 2016

Une première : l’ONU émet des timbres postaux pour l’égalité LGBT

L’administration postale de l’ONU a dévoilé jeudi une série de timbres commémoratifs pour promouvoir la campagne globale en faveur des droits LGBT lancée par le Haut commissariat aux droits de l’homme (OHCHR). La campagne « Libres et égaux » pour l’égalité des lesbiennes, bi, gays et trans apparaît ainsi comme un combat de pointe de l’ONU dans son ensemble. C’est la première fois que l’organisme international affiche ainsi ses choix homosexualistes sur des timbres postaux. Dans d’autres pays, on a pu voir des timbres célébrant des militants gays, des drapeaux arc-en-ciel ou de « l’art homo-érotique comme en Suède », mais il semble bien que les Nations unies soient pionnière dans l’étalage d’une « diversité » imposée.
La série de six timbres postaux montre des images dessinées et multicolores allant de la foule bariolée à deux femmes ou deux hommes qui s’embrassent, sans oublier la fillette portée sur les épaules de l’un de ses « deux papas » ou d’une femme aux ailes de papillon.
Les timbres pour l’égalité LGBT
veulent refléter la “diversité sexuelle”
Celle-ci, a signalé l’artiste chargé de leur conception, représente le transgenre ; celui qui « devient ce qu’il est vraiment, s’ouvrant comme une fleur ». Sergio Baradat, d’origine cubaine, a grandi à Miami : cette histoire l’a influencé, dit-il, tout comme son appréciation du style Art Déco.
« Nous vivons dans un monde où, même si les nations développées ont  embrassé le mariage égalitaire et l’égalité LGBT, nous avons encore beaucoup, beaucoup de chemin à parcourir, mais nous faisons quelque progrès. Il y a encore des pays dans le monde aujourd’hui où non seulement on ne nous célèbre ni ne nous respecte, mais où nous sommes battus et tués. Et j’ai pensé que ce serait une merveilleuse occasion d’utiliser l’art, d’utiliser des timbres postaux comme un média : utiliser l’art pour changer les cœurs et les esprits », a-t-il déclaré, selon un communiqué officiel de l’ONU.
Bref, c’est l’ONU dans son ensemble qui participe à cette campagne dont on aura noté qu’elle ne se borne pas à dénoncer la cruauté ou l’injustice à l’égard d’êtres humains mais vise spécifiquement à « célébrer » le comportement homosexuel, l’adoption par les couples de même sexe et la reconnaissance d’une sexualité choisie.
Les responsables de l’ONU tancés par le Nigeria
Cela n’a pas été du goût de l’ambassadeur du Nigeria aux Nations unies, Usman Sarki. Celui-ci a directement mis en cause le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, ainsi que l’ensemble de la bureaucratie onusienne, rappelant que ce sont les pays membres qui devraient exercer le pouvoir, et non des fonctionnaires qui servent des causes autour desquelles aucun « consensus » n’existe.
« Ce que beaucoup comprennent aujourd’hui, c’est que l’ONU a désormais décidé sans la moindre réserve ni hésitation à prendre le parti d’une minorité d’Etats membres et de personnes qui choisissent ce style de vie, sans tenir un tant soit peu compte des désirs et des préoccupations de la majorité de ses Etats membres et des populations que ceux-ci représentent », a-t-il déclaré.
« L’ONU ne doit pas prendre de décision unilatérale en ces matières hautement sensibles qui blessent la sensibilité de la majorité de ses Etats membres, en contredisant leurs croyances religieuses, leurs traditions et leurs lois », a-t-il ajouté lors d’une réunion officielle, invitant les responsables à mettre fin à l’initiative et à ne lui consacrer aucun financement sur les fonds des Nations unies.
Des timbres postaux portent
le message de l’ONU sur les droits LGBT
Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois : Usman Sarki a rappelé qu’un autre timbre qui avait fait scandale par immixtion dans un différend entre la Chine et Taïwan avait été annulé en 2007.
La serie de timbres postaux LGBT a obtenu le soutien officiel de plusieurs pays et régions qui le « sponsorisent » : les missions permanentes de l’Argentine, de l’Australie, du Chili, d’El Salvador, d’Allemagne, d’Israël, des Pays-Bas, de la Norvège, du Royaume-Uni, des Etats-Unis, ainsi que la délégation de l’Union européenne ont participé à l’initiative aux côtés de l’OHCHR et de l’Administration postale de l’ONU (UNPA).
La série de timbres comprend deux vignettes en français, deux en anglais et deux en allemand, libellés en francs suisses, euro et dollars américains : ils ont été mis en vente vendredi et pourront être utilisés respectivement pour affranchir exclusivement des lettres postées depuis les quartiers de l’ONU à Genève, New York et Vienne.

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06 février, 2016

Etats-Unis : pas d’alcool sans contraception, recommandent les CDC aux femmes de 15 à 44 ans

Voilà une recommandation pour le moins radicale : les Centers for Disease Control and Prevention (CDC, Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des Etats-Unis) ont publié mardi une note demandant aux femmes d’éviter toute absorption d’alcool si elles n’utilisent pas une forme de contraception. Le risque d’une « grossesse non planifiée » est trop grand chez une femme en âge de procréer pour qu’elles boivent sans contraceptif.
« L’alcool peut causer des dommages irréversibles à un bébé qui se développe avant même que la femme ne sache qu’elle est enceinte », assure Anne Schuchat, directrice déléguée principale des CDC. « Environ la moitié des grossesses aux Etats-Unis ne sont pas planifiées, et même si elles le sont, la plupart des femmes ignorent qu’elles ont enceintes au cours du premier mois, alors qu’elles boivent peut-être encore. Le risque est réel. Pourquoi le prendre ? »
Les femmes de 15 à 44 ans ne doivent pas boire
en raison des grossesses non planifiées
L’esprit de la Prohibition n’a pas encore abandonné l’Amérique… En fait, la recommandation des CDC intervient quelques mois après l’annonce par l’American Academy of Pediatrics de la dangerosité de la moindre goutte d’alcool tout au long de la grossesse. Comme il n’est pas envisageable de demander aux femmes de s’abstenir à longueur d’année en vue d’une hypothétique grossesse, l’idée d’imposer la contraception systématique serait donc une sorte de compromis.
Au passage, les CDC détaillent les problèmes que peuvent rencontrer les enfants nés d’une mère qui a touché à l’alcool pendant sa grossesse : ils ont tendance à avoir un moindre poids à la naissance, et peuvent présenter des problèmes cardiaques, rénaux, cérébraux, un mauvais QI et des difficultés d’apprentissage, des troubles de l’attention, de l’hyperactivité, des difficultés à communiquer en « situation sociale » (même pour trinquer ?)… Mais aussi des faiblesses de raisonnement et de jugement. En quoi ils ne sont pas seuls…
Aux Etats-Unis, les CDC réinventent la Prohibition
Les réseaux sociaux américains se sont enflammés face au ton moralisateur des autorités sanitaires. Une association de restaurateurs, l’American Beverage Institute, les accuse de « puritanisme ». Bien vu, à ceci près qu’elles n’ont pas eu l’idée de recommander l’abstinence sexuelle à celles qui ne seraient pas sous contraceptifs… C’est l’étape suivante, et elle viendra ! 

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Le cardinal brésilien Odilo Scherer condamne l’avortement pour microcéphalie, mais l’utilisation du préservatif, dit-il, est une « décision personnelle »

Pour regarder des extraits de l'entretien,
c'est par là
Interrogé par la BBC sur les recommandations actuelles autour du virus Zika, au Brésil, le cardinal-archevêque de São Paulo a clairement condamné l’avortement pour microcéphalie, car « personne ne peut décider de la vie et de la mort d’un être humain ». Mais alors que dans de nombreux pays d’Amérique latine les autorités recommandent aux mères de remettre à plus tard une grossesse, le cardinal Odilo Scherer a répondu de manière beaucoup moins nette sur le préservatif, assurant que l’Eglise catholique laisse « beaucoup de place à la décision personnelle de chacun ».
Celui qu’on donnait pour « papabile » après la renonciation de Benoît XVI n’a pas voulu donner d’indication claire sur l’enseignement de l’Eglise en matière de contraception : on le voit tenter d’éluder la question, souriant, gêné…
Le cardinal Scherer a encouragé les femmes enceintes d’un enfant microcéphale à considérer son accueil comme une « mission, mettant en garde contre l’« eugénisme » que constituerait l’avortement à la suite d’un dépistage. « C’est un être humain. En formation, mais c’est un être humain. L’enfant à naître, qu’il en soit seulement à 12 semaines de gestation ou à 20 semaines, est homme depuis le premier moment de la conception. S’il ne l’est pas au départ, il ne peut pas l’être ensuite… »

Le virus Zika utilisé pour promouvoir l’avortement et le préservatif au Brésil

En revanche, le recours aux contraceptifs est « très différent », a-t-il dit. « Il n’y a pas de solution simpliste : utilisez-les ou ne les utilisez pas. Les couples savent très bien comment éviter une grossesse non désirée. Ce n’est pas moi qui vais leur apprendre. »
L’enseignement de l’Eglise est pourtant clair : recourir à des moyens artificiels pour entraver la possibilité d’une conception est un acte gravement peccamineux : « Dom Odilo » ne le saurait-il pas ? Il explique : « Dans le cas des contraceptifs, il n’est pas question d’une vie déjà engendrée, mais d’éviter la génération d’une nouvelle vie. Dans le cas de l’avortement, on intervient pour supprimer une vie. »

Le cardinal Odilo Scherer dit que l’utilisation des contraceptifs relève d’une décision personnelle

« C’est à chacun de prendre ses responsabilités », a-t-il insisté, demandent qu’on n’attende pas de lui qu’il dise : « L’Etat le permet ; l’Eglise le permet. » « Si on prend la responsabilité d’utiliser » des préservatifs ou des contraceptifs, « alors il faut assumer cette responsabilité, en tenant compte de sa propre responsabilité… Evidemment, l’Eglise pose un cadre, donne des références. Mais l’Eglise dit aussi : maintenant, c’est vous qui décidez, et votre décision engage votre responsabilité personnelle. »
Ce n’est en effet pas lui qui veut apprendre au catholiques comment ils doivent vivre ; ni leur rappeler la gravité de l’enseignement de Humanae vitae.
Tel est le pouvoir du moustique porteur du virus Zika…


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05 février, 2016

Virus Zika, avortement, microcéphalie : le commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, demande le respect des « droits reproductifs »

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 Al Zeid Ra'ad Al-Hussein, prince jordanien
et partisan de la “santé reproductive” pour tous
Le lien (non définitivement établi) entre le virus Zika et la prévalence actuelle de la microcéphalie en Amérique latine devrait conduire à des changements dans les lois sur la « santé reproductive » en Amérique latine, vient de déclarer le haut commissaire de l’ONU au droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein. Ce sera le seul moyen pour que « la réponse à cette urgence de santé soit efficace », selon ses propos rapportés dans un communiqué du Haut commissariat, alors que se répand depuis quelques semaines dans les médias le discours sur la nécessité d’autoriser l’avortement là où il est encore interdit, en raison de l’épidémie du virus Zika.
C’est au nom des « droits humains » de la femme que le prince jordanien réclame l’abrogation des lois et des politiques qui restreignent l’accès aux « services de santé sexuelle et reproductive, en contradiction avec les normes internationales ». Il veut aussi voir les Etats « prendre des mesures concrètes afin que les femmes puissent accéder aux informations, au soutien et aux services dont elles ont besoin pour exercer leurs droits en vue de déterminer si elles veulent devenir enceintes, et à quel moment ».

Le virus Zika et la microcéphalie, un prétexte pour légaliser l’avortement ?

« Les conseils de certains gouvernements disant aux femmes qu’elles doivent remettre une grossesse à plus tard, ne tiennent pas compte de la réalité : de nombreuses femmes et jeunes filles ne peuvent tout simplement pas exercer de contrôle sur le fait de devenir enceintes ou non, ni à quel moment, ni en quelles circonstances, spécialement dans un environnement où la violence sexuelle est si répandue », a déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein.
Dressant un tableau très noir des lieux où la violence sexuelle est répandue et ou les services de santé reproductives sont « soit interdits par la loi pénale ou tout simplement inaccessibles », le prince a demandé que les hommes prennent fait et cause pour les droits des femmes et que l’on prenne « des mesures fortes pour venir à bout de ces problèmes ».
Le communiqué du Haut commissariat rappelle que le lien entre la microcéphalie est « possible » et reste en cours d’évaluation. Cela n’empêche pas l’ONU de réclamer pour les hommes et pour les femmes des « services intégraux de santé sexuelle et reproductive », « y compris la contraception d’urgence, les soins de maternité et des services d’avortement sûrs autant que la loi le permette ».

Le commissaire de l’ONU aux droits de l’homme veut faire respecter les droits reproductifs en Amérique latine

Al Hussein n’a pas osé ou voulu réclamer ouvertement le « droit » à l’avortement mais le cœur y est. En demandent que toute loi restreignant l’accès à la santé reproductive, conformément à la « dignité » de la femme et dans le respect de sa « vie privée », mais on sait que les évaluations des agences de droits de l’homme de l’ONU dénonce régulièrement les pays qui continuent de pénaliser l’avortement dans tous les cas.
Silvia Camurça, directrice du groupe féministe SOS Corpo au Brésil, a reconnu que les peurs suscitées par le virus Zika ont été une aubaine pour les partisans de l’avortement légalisé : « Elles nous ont fourni une ouverture rare pour contrer les fondamentalistes religieux qui, chaque année, mettent en danger la vie de milliers de femmes au Brésil chaque année, afin de conserver des lois qui appartiennent à l’âge des ténèbres. »

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01 février, 2016

Le virus Zika « justifie » l’avortement – mais Ana Carolina Caceres, une jeune femme microcéphale raconte son bonheur de vivre

Ana Carolina Caceres n’aurait jamais dû vivre. Le jour de sa naissance au Brésil – il y a 24 ans – les
médecins en étaient sûrs. La petite fille microcéphale allait mourir bientôt. Si ce n’était pas tout de suite, ce serait au terme d’un lent calvaire pour ses parents : « Elle ne marchera pas, elle ne parlera pas, et, avec le temps, elle entrera dans un état végétatif et elle mourra », annonça le docteur. Aujourd’hui le virus Zika fait des ravages au Brésil, on le pense responsable d’une montée inédite de cas de microcéphalie, et comme ailleurs en Amérique latine les féministes réclament la légalisation de l’avortement pour les femmes atteintes, et enceintes. Le discours des médecins n’a pas changé d’un iota.
Les parents de la petite Ana Carolina étaient des gens simples. Loin d’accepter la condamnation de leur bébé par le corps médical, ils se sont battus – nous allons voir comment. 24 ans plus tard, Mlle Caceres, après avoir eu une scolarité normale, a fait des études à l’université, et elle est journaliste : un métier qu’elle a choisi pour être la voix des sans voix.
« Quand j’ai lu le reportage sur l’action en vue de la libéralisation de l’avortement en cas de microcéphalie actuellement devant le Tribunal suprême fédéral, je l’ai pris comme une atteinte personnelle. Je me suis sentie offensée. Je me suis sentie attaquée », écrit la jeune journaliste.

Ana Carolina Caceres, atteinte de microcéphalie
et diplômée d’université

Son histoire est étonnante. Lorsqu’elle est née, son père, technicien de laboratoire, était au chômage. Sa mère était aide soignante dans un hôpital – le couple était pauvre, mail cela lui permettait de bénéficier d’une petite assurance maladie. L’accouchement était pris en charge, mais que faire pour venir en aide au bébé qui avait du mal à respirer en raison de sa morphologie crânienne ? L’assurance maladie ne couvrait aucun examen exceptionnel, et encore moins la chirurgie nécessaire à l’état de la petite Ana Carolina.
Alors, toute la famille s’est réunie. « L’oncle, la tante, les gens de toutes parts, et chacun donné ce qu’il pouvait pour payer examens et opérations. » Chez les Caceres, on taillait dans les dépenses, on faisait des économies, on ne se permettait pas le moindre écart : « Notre maison a dû attendre avant d’être achevée, il a fallu construire un mur en terre pour économiser et jusqu’à aujourd’hui il y a des endroits où on ne peut même pas accrocher un tableau, parce que le mur s’effrite », raconte la jeune fille.
Mais tout cela a permis de financer ses opérations : elle avait neuf jours lors de la première, il y en aurait quatre autres.
« Ce ne fut pas facile, évidemment. Chez nous, tout était une bataille. Nous sommes une famille humble… » Humble mais obstinée, pour le bien.

L’avortement pour cause de virus Zika ? un arrêt de mort

Ana Carolina ne mourut pas, mais fut sujette aux convulsions tout au long de son enfance. « C’est une chose qui arrivera à tout porteur de microcéphalie – mais du calme, il y a des médicaments qui permettent de les contrôler. Je prenais du Gardanel et du Tegretol jusqu’à l’âge de 12 ans – depuis lors je n’en ai plus jamais eu besoin. (Et aujourd’hui je joue même du violon !) », écrit-elle.
Après avoir enragé en lisant le reportage sur l’action menée devant le Tribunal suprême fédéral, la journaliste raconte comment elle s’est rassérénée après une relecture plus calme, constatant qu’étaient également demandés l’éradication du moustique porteur du virus, de meilleures aides pour les mères qui ont des enfants comme elle, et « une politique sexuelle plus ample, allant de la distribution de préservatifs jusqu’à l’avortement ». Ana Carolina est une jeune fille de son temps…
Mais elle précise : « Cela m’a calmée. Je sais que l’avortement ne servirait qu’à prévenir le problème et je sais que le plus important, c’est le traitement : un accompagnement psychologique, de la physiothérapie et la neurologie. Tout cela dès la naissance. Je sais aussi que la microcéphalie peut entraîner des conséquences plus graves que celles que j’ai eues, et je sais que tous n’auront pas la même vie que moi. »

Le bonheur est possible si la vie est respectée

Alors qu’on ne parle aujourd’hui que d’avortement en cas de microcéphalie, Ana Carolina Caceres veut qu’on la regarde et qu’on l’écoute.
« Avec l’explosion de cas au Brésil, le besoin d’information est encore plus grand et il y a beaucoup de gens qui doivent dépasser leurs préjugés et s’informer davantage. Le ministre de la Santé, par exemple. Il dit que le Brésil aura une “génération d’idiots” à cause de la microcéphalie. Si je l’avais en face, je lui dirais : “Fiston, plus idiot que ce que tu viens de dire, ça n’existe pas, non.” Car la microcéphalie est une boîte à surprises. Il peut y avoir des problèmes plus graves, ou non. Je crois que celui qui choisit l’avortement ne donne même pas une chance à l’enfant de l’emporter et de survivre, comme cela m’est arrivé et comme cela arrive à tant de gens qui travaillent, font des études, vivent normalement – avec leur microcéphalie. Les mères de ces personnes n’ont pas choisi  l’avortement. C’est pour cela que nous existons. »
Ana Carolina Caceres dit les choses simplement. Que les femmes fassent tranquillement leur test prénatal et qu’alors, surtout, elles trouvent un neurologue, « de préférence avant la naissance du bébé ». Elle est la preuve vivante qu’on n’a pas le droit de tuer ceux qui lui ressemblent.

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Avortements chimiques clandestins gratuits pour les mères porteuses du virus Zika : “Women on Waves” mobilise

L’ONG néerlandaise Women on Waves, qui s’est fait une spécialité de fournir des pilules abortives en mouillant son bateau dans les eaux internationales au large des pays où l’avortement reste illégal, se mobilise pour venir en « aide » aux femmes latino-américaines infectées par le virus Zika. La maladie transmise par le moustique porteur du virus est soupçonnée de provoquer la microcéphalie chez les femmes enceintes et les autorités sanitaires de plusieurs pays, comme El Salvador, l’Equateur et la Colombie, ont recommandé de remettre à plus tard tout projet de grossesse alors que l’épidémie se répand. L’OMS a renforcé la panique en annonçant la probable infection de quelque 4 millions de personnes à travers le continent américain. Alors ? Avortements chimiques gratuits pour tout le monde !
Women on Waves vient en effet d’annoncer son intention d’acheminer des pilules abortives vers la Colombie, la Bolivie, le Chili, la Guadeloupe, le Paraguay, le Venezuela, l’Argentine, le Suriname, le Guatemala, le Honduras, El Salvador, Panama, Haïti et la République Dominicaine : les femmes peuvent s’inscrire en ligne pour une consultation virtuelle pour demander les « médicaments » (ce que le Pr Lejeune appelait le « pesticide anti-humain »).

Le virus Zika semble associé à la microcéphalie

Dans ces pays, les femmes sont encouragées à se protéger des piqûres de moustiques et à éviter la conception. Mais les insecticides coûtent cher, la contraception n’est pas accessible à toutes et l’avortement est la plupart du temps interdit, regrette Women on Waves. Au lieu de distribuer des répulsifs à insectes et des moustiquaires, au lieu de souligner que le lien entre microcéphalie et Zika n’est pas établi avec certitude, au lieu de tenir compte qu’il y a quelque chose de pire que d’avoir un enfant microcéphale – c’est de le tuer – les féministes du groupe néerlandais préfèrent promouvoir l’avortement. Leur objectif premier.
D’ailleurs elles soulignent bien le problème supplémentaire que représentent les convictions catholiques dans ces pays. Debora Diniz, qui a introduit un recours au Brésil pour demander la légalité de l’avortement en cas de microcéphalie du fœtus, a déclaré à Reuters : « Nous aurons bientôt une génération de femmes pauvres dont le destin sera de prendre soin à plein temps d’enfants extrêmement dépendants. »

“Women on Waves” procure des avortements chimiques clandestins

Les femmes, regrette Women on Waves, ont du mal à savoir si elles ont été infectées par le virus Zika qui le plus souvent ne provoque pas de symptômes visibles (dans 80 % des cas). Les tests coûtent cher – plus de 200 euros – et ne permettent pas de dépister le virus au-delà de la première semaine d’infection. « Les femmes sont obligées d’attendre une échographie pour savoir si leur bébé est atteint de microcéphalie »…
Leur seule solution, à ce moment-là, affirme Women on Waves, sera de se procurer un avortement clandestins, et dangereux.
L’idée est donc de donner des abortifs chimiques aux femmes malgré leur illégalité.

Avortements gratuits pour tous en Amérique latine ?

Sachant que l’avortement chimique est en principe limité au début de la grossesse – 7 semaines de gestation en milieu hospitalier, en France, au-delà c’est considéré comme trop dangereux – qui sont donc les femmes visées ? Women on Waves va un peu plus loin, et recommande l’avortement chimique jusqu’à 12 semaines de grossesse.
Quoi qu’il en soit, la microcéphalie n’est en principe pas dépistée avant 32 semaines. Les femmes sont invitées à réclamer des pilules abortives si elles n’ont pas passé le cap des 9 semaines, pour laisser le temps de l’acheminement des comprimés.
Autrement dit, l’ONG Women on Waves est en train de recommander à toutes les femmes enceintes d’un grand nombre de pays latino-américains de se fournir auprès d’elle pour pratiquer des avortements médicamenteux… préventifs. Sans même savoir si le bébé attendu est atteint.
Voilà qui prend des allures génocidaires.


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31 janvier, 2016

La légalisation de l’avortement en Uruguay n’a pas provoqué la diminution des grossesses adolescentes

Après la légalisation de l’avortement en Uruguay – c’était en octobre 2012 – le nombre des grossesses adolescentes n’a pas reculé dans ce pays d’Amérique du Sud, alors même que la diminution des maternités très précoces était l’un des prétextes invoqués pour « justifier » l’élimination des enfants à naître.
« La loi d’IVG en Uruguay n'a pas eu d’impact sur la fécondité des adolescentes », et « il n’existe pas de changement notable du nombre des naissances » parmi les jeunes filles, constate une étude du Département d’économie de la faculté des sciences sociales du pays portant sur l’Evaluation de la dépénalisation de l’avortement en Uruguay par rapport à la fécondité adolescente.
Son auteur, Zuleika Ferre, a analysé les naissances de 2010 à 2013 pour déterminer si l’entrée en vigueur de la loi avait eu un effet sur le nombre d’entre elles survenues chez des adolescentes.
Très libérale, la loi uruguayenne permet l’avortement à la demande au cours des 12 premières semaines de gestation. Le nombre de naissances hebdomadaires chez des mères adolescentes est ainsi passé de 67,9 à 66,5 par semaine. Négligeable ou quasi.
L’entrée en vigueur de la loi n’a pas non plus eu de conséquences sur le nombre de grossesses planifiées ou non : les grossesses planifiées par les adolescentes représentaient une moyenne de 22,5 par semaine avant la loi, et de 23 ensuite. Les non planifiées sont passées de 45,3 à 43,5. Là encore, la variation n’est pas significative.
Si l’entrée en vigueur de la loi ne semble pas avoir produit de « changement radical du comportement reproductif » des adolescentes, Zuleika Ferre note que « le nombre d’avortements réalisés s’est avéré très inférieur aux estimations » d’avant la loi.
En Uruguay comme ailleurs, le nombre d’avortements clandestins invoqué pour faire accepter la dépénalisation de l’avortement a été sur-estimé, ce que la situation des adolescentes en 2013 vient confirmer à sa façon.
Des données plus récentes publiées par le ministère de la Santé publique révèlent cependant que depuis l’entrée en vigueur de la loi, le nombre d’avortements augmente de plus en plus rapidement : en 2014, 20 % des femmes qui y ont eu recours avaient moins de 20 ans. En au cours de cette même années, le nombre total des avortements a progressé de 20 %, concernant 12 pour mille femmes de 15 à 45 ans.
Alors que les établissements de santé doivent informer les femmes candidates à l’avortement des aides qui peuvent leur être données, seules 9 % d’entre elles ont renoncé en 2014 à se faire avorter.

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La Fondation Bill & Melinda Gates s’engage à verser 120 millions de dollars sur trois ans pour l’accès la contraception

C’est par le biais d’un message enregistré que Melinda Gates, l’épouse du multimilliardaire fondateur de Microsoft, a fait connaître à la Conférence internationale sur la contraception de Bali, l’intention de la Fondation Bill & Melinda Gates de donner 120 millions de dollars sur trois ans pour financer l’accès à la « contraception moderne » d’autant de femmes et de jeunes filles.
Devant les quelque 4.000 experts et promoteurs de la planification familiale présents pour la rencontre annuelle convoquée cette année en Indonésie, le président du Développement global de la Bill & Melinda Gates, Chris Elias, a détaillé les intentions de l’organisme « philanthropique ».
Il s’agira de financer la pression sur les gouvernements : un travail de lobbying destiné à pousser les pouvoirs publics à maintenir et à multiplier les programmes de planning familial. L’argent sera également utilisé pour améliorer l’accès à l’information sur la contraception et pour aider les femmes à obtenir plus facilement des contraceptifs modernes de leurs choix. Enfin, des programmes urbains d’accès à la contraception seront renforcés à travers l’Afrique et l’Asie.
La Fondation Bill & Melinda Gates entend ainsi aider à remplir les objectifs du sommet de Londres de 2012 sur le planning familial : assurer l’accès de 120 millions de femmes et de jeunes filles des pays les plus pauvres du monde à la contraception avant 2020. Un programme qui fonctionne aujourd’hui au ralenti en raison de la crise économique globale : les fonds disponibles sont en baisse de 20 millions de dollars par an et représentent aujourd’hui à peine davantage qu’en 2012, a regretté Chris Elias. L’idée est donc de combler le trou et même d’aller plus vite.
Cette course vers le contrôle de la population, surtout dans les pays pauvres et par des moyens contraceptifs qui comportent des effets secondaires parfois très dangereux, est clairement inscrite dans le cadre des Objectifs du développement durable (ODD) de l’ONU.
La planification familiale jouera un « rôle critique » dans leur réalisation alors qu’un tiers de la population mondiale a aujourd’hui entre 10 et 24 ans, et qu’un nombre « sans précédent » de jeunes arrivent actuellement à l’âge de la reproduction.
Ce sont bien les plus jeunes qui sont donc visés par ces campagnes de promotion de la contraception. Lundi dernier, la Fondation Gates lançait également un programme de 30 millions de dollars avec la Children’s Investment Fund Foundation afin de permettre l’accès aux contraceptifs et de réduire le nombre de grossesses chez les jeunes filles de 15 à 19 ans en Ethiopie, en Tanzanie et au Nigeria, à travers le projet Adolescents 360.
Il n’est pas inutile de rappeler que Melinda Gates se dit catholique pratiquante. Ce qui ne l’empêche pas de s’opposer publiquement et concrètement à l’enseignement de l’Eglise qui proscrit la contraception. Melinda Gates, qui joue un rôle important dans les choix de la Fondation, pourrait donc consacrer ces sommes considérables au soutien aux familles et à la formation à la régulation naturelle des naissances. Il est vrai que celle-là est gratuite et n’enrichit aucun laboratoire…

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Pour l'Eglise et pour la famille avec le cardinal Burke : rendez-vous pour le chapelet du 1er février



Vous-êtes vous inscrit pour le chapelet mensuel du 1er du mois, en union d'intention avec le cardinal Burke qui célébrera ce 1er février sa messe aux intentions de l'Eglise ?

Le cardinal Raymond Burke a demandé aux catholiques fidèles de « prendre le ciel d’assaut » pour obtenir espérance et conseil afin de sortir de la situation actuelle de confusion dans l’Eglise. Il a
lancé cet appel à l’association de laïcs catholiques Catholic Action for Faith and Family, lors d’une messe qu’il a célébrée le 8 décembre dernier, comme je le rapportais ici.

On peut toujours s'inscrire ici : objectif, un million !


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29 janvier, 2016

L'Exhortation post-synodale contiendrait des éléments « profondément troublants »

Edward Pentin, vaticaniste très sérieux, a appris d'une source « fiable et bien informée » que le texte de l'exhortation apostolique post-synodale du pape François contient des éléments « profondément troublants » au regard de l'enseignement traditionnel de l'Eglise. Elle « remettrait en question la loi morale naturelle », selon un théologien moral du Vatican, qui a souhaité rester anonyme.

LifeSite rapporte que selon Pentin, la date prévue pour la publication du document est le 19 mars, fête de saint Joseph et 3e anniversaire de la messe inaugurale du pape. Participant à une session de formation sur la famille au Portugal, Mgr Paglia, président du Conseil pontifical pour la famille, vient d'annoncer que l'exhortation qui fait suite aux synodes sur la famille sera publiée avant la fin du mois prochain, comme je l'indiquais ici hier soir.

Plusieurs sources vaticanes ont indiqué à Edward Pentin que le principal rédacteur du texte est l'un des plus proches conseillers du pape, l'archevêque argentin Victor Manuel Fernandez, recteur de l'Université Pontificale Catholique d'Argentine, à Buenos Aires, et que le texte en serait à sa troisième mouture.

Une autre source, « haut responsable au Vatican », a dit à Pentin qu'il avait entendu dire « que le projet de texte était bon, mais que cela faisait “quelque temps” » : le responsable pensait que l'exhortation serait dans la ligne du rapport final du synode ordinaire. Le cardinal Burke a souligné les graves faiblesses de ce document. Je l'avais analysé ici à chaud.

On sait en tout cas quelle est la méthode de Mgr Fernandez, puisqu'il s'est exprimé sur la manière dont le pape procède pour obtenir « le changement ».

LifeSite rappelle également ses propos : « Le pape va lentement parce qu'il veut s'assurer de ce que que les changements produisent un effet profond. L'allure lente est nécessaire pour assurer l'efficacité des changements. Il sait qu'il y a des gens qui espèrent que le prochain pape reviendront sur tout. En allant lentement, c'est plus difficile de revenir en arrière… Il faut prendre conscience de ce qu'il vise une réforme qui soit irréversible », disait-il alors. LifeSite commentait cet entretien donné par Mgr Victor Manuel Fernandez en mai 2015 en rapportant a que, selon le conseiller du pape François, celui-ci « est convaincu que les choses qu'il a déjà écrites ou dites ne peuvent pas être condamnées en tant qu'erreurs. Donc, à l'avenir, n'importe qui peut répéter ces choses sans craindre de sanctions », disait-il.

Dans un autre entretien, Mgr Fernandez a évoqué l'un des paragraphes controversés du rapport final du synode extraordinaire, sur l'homosexualité, qui n'a pas reçu la majorité requise. « Il y a probablement eu un manque de volonté de dire, avec le pape François, « Qui sommes-nous pour juger les gays ? »

Andrea Gagliarducci, vaticaniste de la Catholic News Agency, a pour sa part rapporté en début de semaine que selon ses sources, le projet d'exhortation avait déjà été revu par trois fois par le pape François, et qu'il a fait l'objet d'un long commentaire – 40 pages ! –  assorti de remarques doctrinales de la part de la Congrégation pour la Doctrine de la foi.

Tout ne serait donc pas joué mais même si le pire n'est pas certain, le refus fréquent du pape de parler de manière claire et nette, ainsi que ses gestes controversés risquent de se retrouver dans ce document si attendu.

La neuvaine à Saint-Joseph ne sera pas de trop dans la perspective de sa publication.


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Mgr Paglia : l’exhortation post-synodale sur la famille sera publiée en mars par le pape François

ADDENDUM : Edward Pentin fait état de la présence d'« éléments profondément troublants », selon une source bien informée.

L’exhortation apostolique du pape François à la suite des synodes des évêques sur la famille sera publiée en mars, a indiqué le  président du Conseil pontifical pour la famille, Mgr Vicenzo Paglia. Le prélat a fait cette annonce lors des journées de formation du clergé de la province ecclésiastique du sud du Portugal, à Albufeira, rapporte l’agence catholique officielle du pays, Ecclesia. Mgr Paglia s’est dit « convaincu » que ce texte montrerait une Eglise « en sortie » (selon l’expression chère au pape François), proche des familles à tous les moments de la vie.
« Je suis convaincu que l’exhortation sera un hymne à l’amour, à un amour rempli de zèle pour le bien des enfants, qui sache être proche des familles blessées pour leur donner de la force, qui veut être proche des pus âgés, à un amour dont toute l’humanité a besoin », a-t-il dit.
C’est à titre personnel, en tant que responsable du Conseil pontifical pour la famille, que Mgr Paglia a poursuivi son intervention.
« Aujourd’hui, hélas, nous voyons un grand fossé entre la famille et la paroisse : les familles sont très peu ecclésiales, elles se tournent facilement vers elles-mêmes, tandis que les paroisses sont peu familiales, car elles se trouvent étouffées par le poids de la bureaucratie ou vieillies par le fonctionnarisme. Il y a peu de chaleur, peu d’accueil, peu d’accompagnement », a-t-il déclaré.
Et pan sur les prêtres qui se retrouvent à la tête de dix ou vingt clochers, devant des assemblées vieillissantes, et une jeunesse qui ne sait plus rien de sa foi – mais est-ce la faute à la « bureaucratie » ? Quelle est la « chaleur » qui attirera les jeunes familles ? L’embrasement du sacré, le feu d’une foi vive et d’une liturgie digne et belle ? Ou autre chose ?
Mgr Paglia s’est également exprimé sur les « divorcés remariés » et le couples vivant dans des unions de fait :
« Le défi pour les chrétiens est d’être à leurs côtés, sans leur mettre d’étiquette, sans les critiquer… l’Eglise doit parler pour changer. C’eût été dramatique si Jésus n’avait pas parlé avec la Samaritaine. Voilà quelle est l’attitude du pape François : être à côté, chercher le côté positif de la question et le faire croître. »
On se rappellera cependant que le « côté positif » recherché par le Christ lorsqu’il posa son regard d’amour et de bienveillance sur la Samaritaine consista à lui dire d’aller chercher son mari, puis : « Tu as raison de dire que tu n'as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari : là, tu dis vrai. » Voilà des paroles qui ne cherchent pas précisément à maintenir le statu quo, mais à mettre en lumière la vérité d’une situation, pour permettre à cette femme d’en sortir – pour aller vers le vrai bien, cette eau vive qui étanche toute soif d’amour…
Il ne lui a pas parlé de son dévouement à son cinquième mari.

On trouvera ici les informations données par Edward Pentin sur le projet d'Exhortation et ses « éléments profondément troublants ».

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26 janvier, 2016

« Ne poursuivez pas David Daleiden ! » La pétition de soutien à celui qui a révélé le trafic d'organes de fœtus de “Planned Parenthood”

Mardi, un « grand jury » du Texas saisi d'une enquête à l'encontre du Planning familial à la suite des vidéos cachées qui ont révélé un infâme trafic d'organes de bébés avortés, a décidé de classer sans suite les accusations. Dans le même mouvement, il a décidé de l'inculpation, de la mise en examen de deux militants du Center for Medical Progress, David Daleiden et Sandra, pour avoir proposé d'acheter des organes fœtaux alors que la loi du Texas l'interdit. Leur but était pourtant de révéler et de dénoncer ce trafic auquel le Planning semblait vouloir consentir avec empressement dans la dizaine de vidéos mises en ligne l'an dernier.


LifeSiteNews a mis en ligne une pétition de soutien à David Daleiden : c'est par là

Soulignant l'horreur des pratiques mises au jour par Daleiden et son équipe, la pétition dénonce la décision de faire passer le jeune homme devant le tribunal alors qu'il s'est contenté d'avoir recours « aux méthodes acceptées du journalisme d'investigation infiltré ».

Les signataires demandent au grand jury de Harris County de retirer les « accusations absurdes » à l'encontre de David Daleiden et de porter leur attention sur « les pratiques inhumaines de Planned Parenthood, qui utilise les corps des bébés qu'ils ont tués pour en tirer du profit ».

David Daleiden a rendu un insigne service aux enfants à naître : il ne faut pas le laisser seul face à une justice aberrante.


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15 janvier, 2016

Contre la confusion dans l’Eglise : le cardinal Burke encourage les catholiques à « prendre le ciel d’assaut » par un rosaire mensuel

HeavenByStorm-1026x233.jpgLe cardinal Raymond Burke a demandé aux catholiques fidèles de « prendre le ciel d’assaut » en se joignant d’intention à lui pour une messe qu'il célébrera chaque mois et en récitant le chapelet ce jour-là. Il a lancé cet appel à l’association de laïcs catholiques Catholic Action for Faith and Family, lors d’une messe qu’il a célébrée le 8 décembre dernier, affirmant la nécessité de prier pour obtenir espérance et conseil pour sortir de la situation actuelle de confusion dans l’Eglise.
L’association a créé un site internet pour soutenir cette initiative « Storm Heaven » afin que les « soldats du rosaire » puisse s’y joindre nommément à ce qui ressemble à un effort de guerre : une guerre qui ne peut être gagnée sans le secours divin. Objectif : un million !
Le porte-parole de l’association, Thomas McKenna, a présenté l’initiative à LifeSiteNews il y a quelques jours :
« En tant que catholiques nous nous trouvons au cœur d’une crise générale de la culture. Nous semblons perdre la bataille contre le mariage homosexuel, nous voyons le Planned Parenthood tuer des bébés et vendre leurs corps par morceaux, et personne ne fait rien pour y mettre fin ; et l’euthanasie arrive par la petite porte », a-t-il souligné, à quoi s’ajoute le fait que la « confusion » au sein de l’Eglise elle-même trouve sa source dans des déclarations publiques faites par des hautes figures de sa propre hiérarchie.
« Le cardinal Burke reçoit les confidences de catholiques du monde entier et il croit qu’ils sont en danger de se décourager et de se laisser abattre. Il leur dit que la réponse réside dans la prière emplie d’espérance. Alors nous proposons un moyen pour se battre, en s’unissant dans la prière », a poursuivi McKenna.
Le cardinal Burke s’est engagé à célébrer la messe du 1er de chaque mois aux intentions générales et personnelles des « soldats du rosaire », chacun d’entre eux promettant à son tour de prier aux intentions de tous.
Les fidèles qui s’inscrivent sur le site s’engagent de leur côté à dire le chapelet le 1er de chaque mois pour « prendre le ciel d’assaut », répondant en cela à une exhortation déjà ancienne – le bienheureux Pie IX disait dans hésiter : « Je ferai la conquête du monde si j'avais une armée qui dise le chapelet. »
Parmi les intentions personnelles et générales proposées par Storm Heaven : la famille, institution si attaquée à travers le monde, la conversion des pécheurs à la vraie Foi, la rédemption de chaque âme, la sanctification de chaque catholique, la grâce d’être un soldat fidèle du Christ dans le combat contre le monde, la chair et le démon, les grâces nécessaires pour mettre fin à l’avortement, pour faire cesser l’offensive de la révolution homosexuelle, pour revenir sur la légalisation du mariage homosexuel, pour arrêter l’avancée du suicide assisté et de l’euthanasie, pour mettre fin à la culture de mort sous toutes ses formes et pour établir la culture de vie dans toutes les âmes, dans tous les esprits et dans tous les cœurs, et pour chaque nation sur terre.
S’y ajoutent des prières pour l’Eglise elle-même : « Pour notre sainte Mère l’Eglise, afin que Notre Seigneur guide le pape, les évêques et tous les membres du clergé vers la sainteté en toutes choses, qu’ils soient de fidèles pasteurs, des phares de vérité, les défenseurs du bien… Que toute confusion soit chassée des cœurs et des esprits de tous et que la lumière de la vérité les éclaire. »
Pour s’inscrire – en anglais pour l’heure – c’est par là.

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