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08 février, 2024

L'Equateur innove en autorisant l’euthanasie « avolontaire » : un nouveau pas dans l'abomination

La Cour constitutionnelle de l'Equateur n’a pas seulement dépénalisé l’euthanasie, comme le répètent les médias du monde entier, ravis de voir un pays qui demeure à majorité catholique prendre ainsi le même chemin qu’ont emprunté seulement 8 autres pays dans le monde. Les juges ont innové – il me semble que c’est une première mondiale – en autorisant l’euthanasie décidée par un tiers sur un patient qui ne peut pas exprimer sa propre volonté et dont la vie n’est plus jugée « digne ». J’ai commenté ce nouveau pas vers la gestion publique de la mort sur reinformation.tv ; mon article est à lire ici.

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27 septembre, 2020

Donald Trump nomme Amy Coney Barrett à la Cour suprême : elle est catholique, pro-vie et mère de sept enfants

Le président Donald Trump vient d’annoncer officiellement son intention de nommer  le juge catholique pro-vie Amy Coney Barrett  pour pourvoir le siège laissé vacant de la Cour suprême des Etats-Unis par le décès de Ruth Bader Ginsburg le 18 septembre. Il reste au Sénat de confirmer la nomination de cette brillante magistrate de 48 ans, mère de sept enfants. Elle prendra alors la place d’une femme qui a soutenu la culture de mort de toutes ses forces à la Cour suprême depuis 1993, exerçant au demeurant un pouvoir démesuré dans la mesure où cette Cour a outrepassé son droit et son devoir de contrôle de constitutionnalité des lois américaines pour devenir elle-même créatrice de droit.

Dans son discours dans la roseraie de la Maison Blanche, Donald Trump a confirmé ce que divers médias, dont le New York Times et The Hill, annonçaient déjà avec confiance vendredi.

« Je me tiens devant vous aujourd’hui pour remplir l’une de mes plus hautes et plus importantes fonctions », a déclaré le président des Etats-Unis. « C’est vraiment pour moi un moment de grande fierté. »

Trump a salué en Mme Barrett l’« une des plus brillantes et talentueuses juristes de notre nation ».

« C’est une femme qui a connu des réussites sans pareille, à l’intelligence hors pair, aux compétences remarquables », a-t-il déclaré, soulignant également sa fidélité envers la Constitution américaine.

Barrett, mère de sept enfants, dont deux adoptés, sera la première femme pro-vie à la Cour suprême. Elle sera également la seule femme ayant des enfants à exercer la fonction de juge à la Cour suprême.

Sonia Sotomayor, nommée par le président Barack Obama, est divorcée et n’a jamais eu d’enfants, tandis qu’Elena Kagan, également nommée par Obama, ne s’est jamais mariée.

Les enfants et le mari de Barrett étaient dans la Roseraie, assis près de la première dame Melania Trump, lorsque la nomination de Barrett a été annoncée. Maureen Scalia, épouse du regretté juge Antonin Scalia, se trouvait également dans la Roseraie.

Pendant de nombreuses années, Barrett a enseigné le droit à l’université de Notre Dame. Elle est devenue célèbre lorsque la sénatrice californienne Dianne Feinstein l’interrogée sur sa foi catholique lors de son audience de confirmation à la Cour d’appel américaine du septième circuit en 2017.

« Lorsque vous lisez vos discours, la conclusion que l’on en tire est que le dogme vit bruyamment en vous. Et cela est inquiétant quand on aborde de grandes questions pour lesquelles un grand nombre de personnes se battent, depuis des années, dans ce pays », avait lancé la sénatrice.

Ancien clerc du défunt juge vigoureusement conservateur Antonin Scalia, Barrett est largement considérée comme une « originaliste » pro-vie. Les « originalistes » sont les juristes américains qui tiennent que les affirmations de la Constitution américaine doivent être interprétées selon la volonté de ses rédacteurs et de ceux qui étaient en vie au moment de son adoption. Une telle approche aurait empêché par exemple l’utilisation de la Constitution des Etats-Unis pour légaliser le « mariage » des couples homosexuels par l’arrêt Obergefell v. Hodges en 2015, car à l’évidence les auteurs de la Constitution n’y auraient pas été favorables en leur temps.

Amy Coney Barrett a été membre du groupe « Faculty for Life » de Notre-Dame. En 2015, elle a signé une lettre exprimant « la solidarité avec nos sœurs du monde en développement contre ce que le pape François a décrit comme des “formes de colonisation idéologique qui visent à détruire la famille” ». On dit aussi qu’elle a signé une autre lettre publiée par Becket Law critiquant la politique de l’administration Obama en matière de contraception.

Barrett a été violemment attaquée par les démocrates et les médias de gauche avant même que Trump ne l’annonce comme candidate officielle.

Le responsable de la stratégie de la campagne démocrate Dana Houle a tweeté : « J’aimerais savoir quelle agence d’adoption Amy Coney Barrett & son mari ont utilisé pour adopter les deux enfants qu’ils ont fait venir d’Haïti. »

« Voici donc une question : la presse enquête-t-elle sur les détails des adoptions des Barrett en Haïti ? Certaines adoptions en provenance d’Haïti étaient légales. Beaucoup étaient très approximatives. Et si la presse apprenait qu’elles étaient contraires à l’éthique et peut-être même illégales, le signalerait-elle ? Ou pas, parce que cela implique ses enfants », ajoutait-il.

Ces tweets ont été supprimés, mais le sénateur du Missouri Josh Hawley a mis en ligne une capture d’écran avec ce commentaire : « Lisez ceci de la part d’un militant démocrate & d’un membre de l’équipe du Hill. On se demande si #AmyConeyBarrett a adopté *illégalement* ses enfants d’Haïti, peut-être en les arrachant à leurs parents biologiques ! Voilà le jeu que les Démocrates entendent jouer. Rien d’autre que du sectarisme et de la haine. Je vous promets que ça ne se passera pas comme ça. »

Le sénateur de l’Arkansas Tom Cotton a tweeté, « Dégoûtant. La gauche s’en prend maintenant à Amy Coney Barrett pour avoir adopté des enfants. »
Si Amy Coney Barrett siège dans la plus haute cour du pays, Trump aura nommé trois juges sur neuf, les deux autres étant Brett Kavanaugh et Neil Gorsuch.

Trois juges actuels de la Cour suprême sont considérés comme de fervents libéraux : Sotomayor et Kagan, ainsi que Stephen Breyer, qui a été nommé par le président Bill Clinton.

Tous les autres juges ont été nommés par des présidents républicains. Parmi eux, le premier juge John Roberts est considéré comme ayant une voix pivotale, bien qu’il se soit rangé à plusieurs reprises du côté des libéraux, notamment dans l’affaire National Federation of Independent Business v. Sebelius, qui a sauvé le système de santé socialisant Obamacare en 2012.

Certains conservateurs ont également exprimé leur inquiétude quant à l’importance accordée par Brett Kavanaugh à la jurisprudence de la Cour, les fameux « précédents », ce qui laisse supposer qu’il pourrait ne pas annuler la décision de 1973 dans l’affaire Roe contre Wade qui a légalisé l’avortement.
Neil Gorsuch a déçu les conservateurs lorsqu’il a rédigé l’opinion majoritaire dans l’affaire Bostock contre le comté de Clayton au début de cette année, en redéfinissant le terme « sexe » dans la loi sur les droits civils de 1964 pour qu’il ne signifie pas simplement « homme » et « femme » en tant que réalités biologiques, mais aussi « orientation sexuelle » et « identité de genre ».

Josh Hammer du First Liberty Institute a appelé cette décision le  « Roe v. Wade de la liberté religieuse » – c’est en tout cas une décision qu’on aurait pu croire évitable grâce au poids des juges conservateurs.

Le plus dur reste à venir pour Amy Coney Barrett. Evoquant ses prochaines audiences de confirmation, Hammer a tweeté hier : « Cette bataille va faire passer la confirmation de Kavanaugh pour une partie de plaisir. Toute la guerre politique de la gauche que vous verrez se déployer au cours des cinq prochaines semaines visera à protéger le ‘droit’ de supprimer les enfants à naître dans le sein maternel. »

Quoi qu’il arrive, il est déjà remarquable que Donald Trump ait choisi de passer immédiatement à l’acte pour remplir le siège vacant à la Cour suprême, alors qu’il aurait pu, par tactique, décider d’attendre que l’élection présidentielle de début novembre soit passée. Du point de vue de sa campagne cela pouvait se défendre : la perspective d’une nomination déterminante à venir au sein de la Cour suprême aurait pu davantage inciter les électeurs conservateurs ou pro-vie à voter pour Trump. La nomination étant acquise, ce n’est plus une monnaie d’échange.
Mais le choix si manifeste de Donald Trump pour une candidate dont tout hurle qu’elle est opposée à la culture de mort – la carrière, les paroles, les actes – vient témoigner de sa volonté de ne pas laisser la question de la Cour suprême en suspens. C’est le moyen de laisser une marque durable, et positive, dans la vie politique américaine, quel que soit son sort à lui dans cinq semaines. Trump s’est saisi de l’occasion. Il l’a fait à sa manière, forte et entière, ne craignant pas de frapper ni de prendre des risques quand la conjoncture se présente. Un passage en force, diront certains. Mais c’est une force mise au service de la justice – la vraie.


Cet article est largement inspiré de celui de Martin Bürger et Calvin Freiburger pour LifeSiteNews.


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10 mars, 2016

Rachel Lambert nommée tutrice de Vincent Lambert…

Les parents de Vincent Lambert ont appris par voie de presse que Rachel, leur belle-fille, a été désignée comme tutrice par le juge des tutelles. Rachel qui veut que l'on cesse d'alimenter son mari, tétraplégique et en état de conscience minimale, afin qu'il meure.

Ils vont faire appel de cette décision ahurissante.

La justice devait nommer un tuteur pour sortir du conflit opposant Pierre et Viviane Lambert et deux de leurs enfants à Rachel Lambert. En définitive, elle a pris parti : parti pour la mort.

C'est une odieuse manipulation. 

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23 novembre, 2015

Un juge britannique autorise la mort par déshydratation d’une femme en état de conscience minimale

Dans une décision destinée à faire jurisprudence, un juge britannique a décidé qu’une femme totalement dépendante et incapable de communiquer doit être privée de nourriture et d’hydratation dans l’objectif de la faire mourir. La patiente, âgée de 68 ans, est en dernière phase de sclérose en plaques. La Cour de protection avait été saisie par la fille de la malade, dont le nom n’a pas été divulgué, et il ne s’y est trouvé personne pour prendre la défense de sa vie. C’est la première fois qu’un juge britannique ordonne l’arrêt de la nourriture et de l’hydratation d’une personne diagnostiquée en « état de conscience minimale ».
Cela veut dire que cette femme qui a encore quelque conscience du monde qui l’entoure, qui ressent plaisir et douleur, va mourir de soif.
Jusqu’ici, ce type de décision était réservé aux personnes jugées en « état végétatif – ce qui n’est d’ailleurs pas plus moral mais relève d’une autre logique. En tout état de cause, il s’agit d’euthanasie lente.
La fille de cette patiente a saisi la justice au motif que sa mère « n’aurait pas voulu vivre ainsi ». Elle a rapporté la manière dont cette femme était toujours d’apparence « immaculée », très soucieuse de sa dignité, vivant toujours sa vie en plénitude : « C’est ce qui constituait son système de croyance, c’est pour cela qu’elle vivait. Tout cela a disparu maintenant et malheureusement ma maman a souffert durant tant d’années d’une profonde humiliation et d’indignité », a-t-elle déclaré.
Le juge Hayden a souligné que sa décision faisait évoluer le droit jurisprudentiel mais que la malade aurait jugé « grotesques » les efforts consistant à lui procurer une nutrition pour la maintenir en vie.
Des avocats avaient été désignés pour représenter ses intérêts ; ils étaient du même avis.
Le juge s’est appuyé sur le Mental Capacity Act, une loi britannique qui autorise explicitement le retrait de la nourriture et de l’hydratation aux personnes ayant une lésion cérébrale mais qui ne sont pas en phase terminale, avec l’objectif de mettre fin à leur vie, sur la base de leurs « intérêts ».
Le Dr Peter Saunders, de Care not Killing a qualifié la décision de « précédent dangereux » en ce qu’elle exploite la faille de la loi de manière de plus en plus avancée, « ce qui pourrait mettre en danger la vie de bien d’autres personnes vulnérables, malades et handicapées ».
« Les victimes de lésions cérébrales qui ne sont pas en danger de mort imminente doivent être nourries, hydratées, recevoir des anti-douleur et être traitées de la manière la plus aimable, avec amour et respect, jusqu’au jour où elles meurent paisiblement de leur mort naturelle. Nous ne devons pas les déshydrater délibérément jusqu’à ce qu’elles meurent. »
Comme souvent, c’est une progression de la culture de mort obtenue par la décision des juges, éléments clefs du processus révolutionnaire.

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23 avril, 2015

Pays-Bas : un juge ordonne de laisser partir une femme d'un établissement de soins pour obtenir l'euthanasie

Le foyer d'un des établissements WVO
(“Au service des plus anciens”)
Un établissement de soins de Vlissingen (Flessingue), aux Pays-Bas s’est vu contraint, mardi, de laisser partir une femme de 80 ans en compagnie de ses proches en vue d’obtenir l’euthanasie, alors même qu’elle n’était plus en mesure d’exprimer sa volonté. La femme, dont le nom n’a pas été révélé, a été euthanasiée mercredi par le truchement de la Clinique de fin de vie qui se charge notamment des cas où le médecin soignant refuse d’accéder à la demande d’euthanasie de son patient.
La décision d’ordonner la remise de la femme entre les mains de sa famille a été prise à la demande de cette dernière par un juge des référés d’Utrecht, à l’issue d’une nouvelle audience de référé qui s’est déroulée dans l’urgence mardi après-midi. Dans un premier temps, la famille avait saisi le juge des référés de Middelburg, obtenant une première victoire judiciaire face à l’établissement Ter Reede et à l’association qui la gère, WVO, qui arguaient  de l’incapacité de la femme à exprimer sa volonté, sur la foi du jugement de son médecin traitant et d’un pyschologue. Le juge avait refusé d'ordonner une enquête sur la capacité de la femme à prendre une telle décision, comme l'avait demandé WVO.
Apprenant que les proches de la patiente voulaient la faire euthanasier dans de très brefs délais, l’association WVO avait aussitôt saisi le juge pour faire suspendre l’exécution de la première décision jusqu’à son examen par une cour d’appel, soulignant qu’il s’agissait d’une « situation d’urgence ». L’éventuelle décision de la cour d’appel n’était attendue que pour le mois de mai prochain.
L’avocate de la famille a fait valoir à l’audience que cette attente serait « insupportable » pour la femme qui a déjà pris congé de sa famille une première fois au mois de mai et qui allait devoir recommencer.
Le juge Sap d’Utrecht a fermement rejeté la demande de l’établissement de soins soulignant qu’il se réclamait à tort d’une situation d’urgence. « Il ne s’agit pas d’une incapacité. Vous ne voulez pas accepter la décision. Vous vous mettez vous-même dans cette situation. Je pars du principe que vous allez respecter le souhait de Madame. C’est la dernière chose que vous puissez faire pour elle. »
Deux juges ont ainsi suivi l’opinion de la famille de la victime et de sa famille selon lesquels la femme avait le désir de mourir aux termes d’une décision qu’elle avait prise alors qu’elle était en pleine possession de ses moyens. C’est  la première fois qu’un tel conflit autour d’un refus d’euthanasie aboutit ainsi devant la justice. Et la première fois aussi qu’un juge donne plus de poids à l’avis de la Clinique de fin de vie (Levenseindekliniek) qu’à celui du médecin traitant qui est proche d’une patiente qu’il connaît bien, et d’une institution qui affirme aujourd’hui avoir voulu protéger une personne âgée vulnérable.

La Clinique de fin de vie a fait évaluer l’état de l’octogénaire par un médecin qu’elle avait mandaté, un deuxième médecin indépendant qui fait partie des médecins-conseil chargés de conseiller les médecins saisis de demandes d’euthanasie, et par un psychiatre indépendant, qui ont tous jugé que la femme était en situation d’exprimer sa volonté, au moins en ce qui concerne un désir d’euthanasie.
Steven Pleiter, directeur de la
Clinique de fin de vie
L’établissement où elle était soignée avait au contraire tenu compte de sa situation cognitive d’ensemble, faisant appel au médecin traitant, au psychologue « maison » et à l’ensemble du personnel. Le juge d’Utrecht a estimé cela insuffisant, puisqu’ils n’était pas apparu qu’ils avaient la connaissance ni l’expérience spécialisées que l’on peut attendre en matière d’évaluation de demandes d’euthanasie. La Clinique de fin de vie estime en effet si bien cibler ses conversations avec des candidats à l'euthanasie qu'une heure d'entretien est bien plus révélatrice que les mois, voire les années d'une relation de soins personnalisée. Steven Pleiter, son directeur ajoute qu'on peut prendre plaisir à boire du chocolat chaud à la chantilly, à chanter dans une chorale et faire des blagues et avoir quand même un désir de mort…
Ainsi se dessine un nouveau pas vers la « démocratisation » de l’euthanasie aux Pays-Bas : l’évaluation des demandes est ici jugée plus juste et plus certaine lorsqu’elle émane d’une organisation spécialisée, fût-ce une association qui milite pour un accès plus facile à la « mort choisie » ?

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...