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13 janvier, 2023

Décès du cardinal George Pell : la réaction attristée du cardinal Burke, qui lui avait rendu visite la veille

Je publie volontiers ci-dessous le communiqué du cardinal Raymond Burke publié le 11 janvier à la suite du décès du cardinal George Pell, mort à l’âge de 81 ans de complications cardiaques au cours d’une opération de la hanche.


Avec le cardinal Pell disparaît un grand serviteur du Christ, un prince de l’Eglise profondément atteint par la confusion régnant aujourd’hui. – J.S.











*

Décès du Cardinal George PELL
11 janvier 2023

Le décès soudain du cardinal George Pell a privé l’Église du compagnonnage terrestre d’un pasteur sage et aimant, plein de joie et de courage. J’ai quant à moi perdu le compagnonnage terrestre d’un grand ami, qui fut un exemple au sein du Sacré Collège des Cardinaux. J’ai longuement rendu visite au cardinal Pell l’après-midi qui a précédé son hospitalisation pour une opération de remplacement de la hanche, et j’en garde le vif souvenir de son amour ardent pour le Christ et pour l’Église, son Épouse.

Le cardinal Pell était un défenseur infatigable et intrépide des vérités de la foi, à commencer par les préceptes fondamentaux de la loi morale relatifs à l’inviolabilité de la vie humaine innocente et sans défense, à la sauvegarde du sens intégral du mariage et de sa fructification dans la famille, et à la liberté de pratique de la religion, non pas en raison de quelque conviction idéologique mais parce que, prêtre du Christ, il L’aimait et désirait Le servir fidèlement. La « divine jalousie » de saint Paul à l’égard de l’Eglise l’animait, il ne cessait d’œuvrer pour la « présenter au Christ comme une vierge pure » (2 Co 11, 2). Je l’ai ainsi trouvé, à la veille de son hospitalisation, plein d’énergie pour aider toutes ces personnes qui souffrent aujourd’hui de la confusion et de la division qui règnent dans l’Eglise et qui sont, par conséquent, profondément découragées, se sentant même abandonnées par ceux qui ont été ordonnés pour être leurs pères spirituels.

La vie du cardinal Pell au service du Christ et de son Epouse, l’Eglise, fut remarquablement féconde. Je ne chercherai pas à décrire toute la richesse de sa vie sacerdotale et épiscopale, de peur d’omettre quelque aspect important du mystère du Christ à l’œuvre en lui afin qu’il enseigne, sanctifie et gouverne le troupeau qui lui fut confié. La biographie de Tess Livingstone, George Pell : Defender of the Faith Down Under (Ignatius Press, 2005), son article, « A life lived for the Church and its founder » dans The Australian (11 janvier 2023), et les trois volumes du Journal de Prison de la plume-même du cardinal (Ignatius Press, 2020-2021) offrent d’excellentes ressources pour connaître et réfléchir au mystère du saint sacerdoce dans la vie du Cardinal Pell.

Je ne proposerai qu’une seule réflexion. Au cours des nombreuses années pendant lesquelles j’ai connu le cardinal Pell et bénéficié de son amitié, j’ai tout particulièrement admiré la romanité de son cœur. Il a toujours été un fier fils de l’Australie et il parlait volontiers de sa patrie, mais son cœur était romain. Son cœur appartenait au Cœur du Christ qui guide son Église, une dans le monde entier, depuis le Siège de Pierre, à travers le ministère de son Vicaire sur la terre, le Successeur de saint Pierre, et des Évêques en communion avec le Pontife romain. Comme chez tout catholique fidèle originaire des contrées les plus diverses de notre monde, le cœur de George Pell, sans oublier les précieuses racines le reliant à sa patrie, battait de l’amour-même du Christ qui embrasse le monde entier. En rendant grâce à Dieu pour la vie et la vocation sacerdotale du cardinal Pell, je chéris, tout spécialement, son cœur romain. 

Prions pour le repos éternel de l’âme immortelle du cardinal Pell. Qu’il repose en paix.

Raymond Leo cardinal BURKE

© leblogdejeannesmits pour la traduction autorisée. Le texte original en anglais est ici.

©Olivier Figueras pour la photo.

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01 janvier, 2023

Requiescat in pace, Benoît XVI ! L'hommage du cardinal Raymond Burke


Benoît XVI a été rappelé par le Père le 31 décembre. Que Dieu l’accueille dans sa miséricorde infinie, et qu’Il lui fasse partager la joie ineffable de son paradis de gloire !

Le cardinal Raymond Burke vient de rendre un hommage à ce pape de la douceur et de la clarté qu’il a fidèlement servi pendant son pontificat, de 2005 à 2013. Je publie volontiers ci-dessous son communiqué « à l’occasion de la mort du Pape émérite », en sa version française.

C’est avec les plus profonds sentiments de tristesse et de gratitude que j’ai appris la nouvelle du décès du Pape émérite Benoît XVI. Il est triste de perdre la compagnie terrestre d'un Successeur de Saint Pierre qui, même après son abdication de la charge pétrinienne, a continué à être une source de nombreuses grâces pour l’Église, en particulier par l’offrande de ses prières et de ses souffrances pour tant de besoins de l’Église de notre temps. En même temps, je suis profondément reconnaissant à Dieu tout-puissant pour la vie de Joseph Ratzinger. Celui-ci a répondu fidèlement à la vocation à la sainte prêtrise, jusqu’à accepter le poids inimaginable de servir comme évêque de l’Église universelle, et il a mis ses talents considérables entièrement au service du Christ Bon Pasteur comme prêtre et évêque agissant en sa personne pour l’enseignement, la sanctification et le gouvernement du troupeau du Père, et finalement comme Vicaire du Christ sur terre. Il était un enseignant particulièrement doué de la foi catholique, avec une appréciation particulière de l'expression la plus élevée et la plus parfaite de la foi : le Culte divin. Son enseignement sûr, notamment en ce qui concerne la sainte Liturgie, demeure un héritage durable et vivant.

J’ai eu l'honneur de le servir en tant que Préfet du Suprême Tribunal de la Signature Apostolique. Lors de mes rencontres avec lui, alors qu’il était encore Pontife Romain et après son abdication, j’ai toujours été impressionné par son intelligence et sa connaissance extraordinaires, associées à une douceur rappelant celle du Christ. Il a vraiment servi, selon les mots inspirés de sa devise épiscopale, comme l’un des « cooperatores veritatis » [« compagnons de travail dans la vérité »] de Notre-Seigneur (3 Jn 8).

Je vous invite à prier avec moi pour le repos éternel de son âme immortelle. Qu’il repose en paix.


Raymond Leo Cardinal BURKE



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09 avril, 2021

Alors, les vaccinés contre le COVID risquent-ils davantage de mourir ? Oui, selon deux documents officiels.



J’ai dû me pincer en lisant cette phrase attribuée par Europe 1 à Olivier Véran, citée à de multiples reprises dans les médias français et non démentie à ce jour :

« Les personnes vaccinées sont aussi celles qui sont les plus exposées aux formes graves et aux décès en cas d’inefficacité initiale du vaccin ou de réinfection post-vaccinale ou de la virulence d’un variant. »

 

Il s’agit de la citation d’un mémoire, auquel Europe 1 a eu accès, produit par le ministre de la santé pour contester la demande d’un octogénaire qui prétendait obtenir en référé du Conseil d’Etat le droit de ne pas se soumettre aux nouvelles restrictions COVID en mars, du fait qu’il avait reçu ses deux doses du vaccin Pfizer en janvier.

Relisez bien les propos de Véran : il reconnaît qu’être vacciné entraîne un risque plus grand de faire un COVID grave et d’en mourir pendant (suppose-t-on) la période où ledit vaccin n’a pas atteint sa pleine efficacité. Combien de temps ? Pour le requérant, cela faisait entre 6 et 8 semaines. Et puis il y a les ratés. Les cas où le vaccin n’est pas efficace du tout, et ils existent puisqu’aucun vaccin COVID n’affiche une efficacité à 100 %, et par ailleurs on sait que les défenses immunitaires des personnes très âgées – celles qui ne faisaient pas partis des essais initiaux de ces vaccins qui en sont encore à la phase expérimentale – ne répondent pas aussi bien que celles des jeunes.

Donc, au moins pour une partie de la population, le vaccin conduit à plus de risques, et non à moins, de mourir du COVID, puisqu’elles sont (je cite Olivier Véran) « les plus exposées aux formes graves et aux décès » dans certaines conditions.

Il faut y ajouter, toujours avec Olivier Véran, les cas de « réinfection post-vaccinale » : en termes clairs, les personnes qui ont eu le COVID, en le sachant ou non, et qui se font vacciner, ont un risque plus grand de mourir en cas de réinfection après le vaccin (qui donc n’est même pas supposé protéger de ce risque).

Vous me suivez ? Direction Royaume-Uni, maintenant, et un article d’un journal mainstream, le Daily Telegraph, qui s’étonne d’un « paragraphe extraordinaire » au sein d’un rapport de modélisation pessimiste soumis par l’Imperial College de Londres et publié sur un site du gouvernement britannique. Tout comme les prédictions fumeuses de Neil Ferguson au printemps dernier avaient entraîné le monde dans ses premiers confinement, c’est ce rapport qui a conduit Boris Johnson à retarder l’allégement prévu des mesures COVID au nom d’une troisième vague meurtrière qu’il s’agirait d’éviter.

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Le Telegraph dénonce les « données défectueuses » retenues pour l’établissement de ce rapport, et s’étrangle devant cette phrase :

« La recrudescence des hospitalisations et des décès est dominée par les personnes qui ont reçu deux doses du vaccin, soit environ 60 % et 70 % de la vague respectivement. Cela peut être attribué aux niveaux élevés de prise du vaccin dans les groupes d’âge les plus à risque. »

 Le rapport fonde son calcul sur une efficacité à 90 % des vaccins, donc 10 % des plus de 50 ans non protégés, soit 2,9 millions de personnes vaccinées et non protégées dans cette catégorie d’âge, avec à la clef près de 40.000 morts en cas de levée complète des restrictions, voire 59.900 selon un autre modèle signé Warwick, qui prévoit tout cela à la centaine près ! On arriverait ainsi à un décès sur 70 dans la catégorie des personnes de plus de 50 ans ou vulnérables, au lieu de 1 décès sur 200 dans cette même catégorie au cours des 1e et 2e vagues. 

Bien sûr, on navigue en pleine science-fiction. Mais cela mérite tout de même d’être souligné : les vaccins étaient supposés conditionner la levée des restrictions, et voilà que les modélisateurs commencent à dire que la couverture vaccinale associée à cette levée peut encore aggraver la situation.

Ne trouvez-vous pas que cela commence à faire un peu beaucoup ?

 


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06 avril, 2021

Hans Küng est mort. Le théologien progressiste jadis condamné par Rome, a reçu l'hommage du président de la Conférence épiscopale d’Allemagne

Hans Küng, l’un des théologiens les plus connus au monde et fondateur de la Global Ethic Foundation, est mort paisiblement mardi à son domicile de Tübingen à l’âge de 93 ans. Le Suisse, qui a enseigné à Tübingen de 1960 à 1996, a joué un rôle majeur dans la propagation des idées progressistes au sein de l’Église catholique. Et s’il a été condamné par Rome pour diffusion d’idées non conformes à la doctrine, il est aujourd’hui salué par Mgr Georg Bätzing, président de la Conférence des évêques d’Allemagne.

Ses livres sont devenus des best-sellers, note la presse allemande. Au cours de ces 30 dernières années, Küng s’était particulièrement engagé dans le dialogue des religions du monde, notamment dans le « Global Ethic Project » créé à l’université de Tübingen en 2011 parce qu’il souhaitait que l’œuvre de sa vie soit poursuivie après sa mort, ainsi qu’il l’avait déclaré à l’époque.

Le projet repose sur la conviction que sans la paix entre les religions, il ne peut y avoir de paix entre les États : une idée promue par l’UNESCO depuis sa fondation et que l’on retrouve chez les promoteurs de la spiritualité globale comme Robert Muller, secrétaire de plusieurs Secrétaires généraux de l’ONU. Küng avait d’ailleurs voisiné avec Muller et le Dalai Lama au bureau de la « United Religions Initiative ».  En 1990, Küng publiait notamment le livre Projekt Weltethos (« Projet d’éthique mondiale »), dans lequel, suivant la philosophie d’Emmanuel Kant, il explorait la question d’un ensemble de valeurs unissant tous les peuples et toutes les religions. 

A l’époque, Rome lui avait déjà retiré sa licence d’enseignement, entre autres en raison de ses critiques à l’égard de la doctrine de l’infaillibilité du pape. C’était en 1979. Par la suite, Küng se fit le féroce adversaire de Jean-Paul II. Il était bien sûr favorable à l’abolition du célibat sacerdotal et à l’ordination des femmes. Mais comme l’écrivait Le Monde en 2006, il était surtout le partisan de l’entrée de l’Eglise catholique (et de l’islam, et du judaïsme) dans le « paradigme de l’âge moderne ».

Ce même article citait les paroles irritées de Küng à la suite du discours de Ratisbonne de Benoît XVI : 

« Il n’a jamais travaillé la théologie de la Réforme ni l’exégèse historico-critique du Nouveau Testament. Comment ose-t-il aujourd’hui faire la leçon aux musulmans sur la raison ? Vous croyez que, pour eux, notre religion chrétienne, avec son Dieu fait homme et son Dieu en trois personnes, est une religion rationnelle ? »

Moderniste, Küng l’a toujours été. Avant même le concile Vatican II, Küng  plaidait pour un renouveau intérieur de l’Eglise et une ouverture œcuménique avec pour objectif l’unification des églises. Il était cofondateur de la revue de théologie Concilium.

Küng avait résumé ses griefs à l’égard de l’Eglise dans le journal populaire Der Spiegel. « Il y a un bouillonnement dans l’Eglise depuis longtemps. Cela s’est manifesté le plus clairement dans la dissimulation, pendant des décennies, des agressions sexuelles commises par des clercs contre des enfants », a-t-il déclaré dans une interview en 2011. « Nous avons perdu des dizaines de milliers de prêtres depuis le Concile des années 1960, des centaines de paroisses sont sans pasteurs, les ordres religieux masculins et féminins s’éteignent, ils ne trouvent plus de sang neuf. La fréquentation des services religieux est en baisse constante. »

Mais même ce constat d’échec ne l’a pas porté à remettre en cause l’aggiornamento dans l’Eglise : au contraire, il en demandait toujours davantage, pour finir de la diluer dans la spiritualité globale.

Le président de la Conférence épiscopale d’Allemagne, Mgr Georg Bätzing, lui a rendu cet hommage posthume et appuyé sur le site officiel de l’Eglise catholique en Allemagne :

« Avec le décès du Prof. Dr. Hans Küng, la science théologique perd un chercheur reconnu et controversé. Dans son travail de prêtre et de scientifique, Hans Küng s’est attaché à rendre compréhensible le message de l’Évangile et à lui donner une place dans la vie des fidèles. Je pense en particulier à ses efforts pour promouvoir un œcuménisme vivant, à son engagement en faveur du dialogue inter-religieux et interculturel, et à la Fondation Global Ethic qu’il a fondée, avec ses importantes recherches et projets sur la paix, la justice et l’intégrité de la création.

« Hans Küng n’a jamais manqué de défendre ses convictions. Même s’il y a eu des tensions et des conflits à cet égard, je le remercie tout spécialement en cette heure d’adieu pour ses nombreuses années d’engagement en tant que théologien catholique dans la communication de l’Évangile. Le dialogue des religions dans l’effort d’une éthique globale était, pour lui, un grande préoccupation. Hans Küng a été profondément influencé par le Concile Vatican II, dont il s’est efforcé d’assurer la réception théologique.

« En cette heure, je me souviens également de la visite du professeur Hans Küng au pape Benoît XVI en septembre 2005, peu après son élection. Hans Küng laisse derrière lui un riche héritage théologique. Nous pleurons cette personnalité ; puisse-t-elle désormais trouver sa paix dans la main de Dieu. »

 

(Feue ?) l’Académie pontificale pour la vie a également tweeté sa tristesse devant la disparition du théologien hétérodoxe :


« Disparaît une grande figure de la théologie du siècle dernier,
dont les idées et les analyses doivent toujours
nous conduire à réfléchir sur
l’Eglise catholique, les Eglises, la société, la culture. »


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10 juillet, 2020

Messes du bout de l'an pour Vincent Lambert ce samedi 11 juillet.

A l'occasion du 1er anniversaire du décès de Vincent Lambert le 11 juillet, en
la fête de Saint Benoit,
des messes seront célébrées pour le repos de son âme, en particulier :

• à 9h en la cathédrale Saint Pierre à Lisieux
• à 10h en l'abbaye Sainte Madeleine, 84330 Le Barroux
• à 10h30 en l'église Saint Roch, 296 rue Saint Honoré, Paris 1er
• à 18h30 en l'église Saint Nicolas du Chardonnet 23 rue des Bernardins Paris 5ème, métro Maubert Mutualité

Si vous avez connaissance d'autres messes, merci de me les signaler par mail à jeanne.smits@gmail.com.



J'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ;
j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger.





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30 juin, 2020

Michèle Madiran, R.I.P.



























Michèle Arfel Madiran a été rappelée à Dieu ce matin, 30 juin, au terme d'une longue maladie, sept ans après le décès de son époux, Jean Madiran, qui lui manquait tant.

Elle s'est éteinte après plusieurs mois d'hospitalisation, ayant reçu la grâce des derniers sacrements, très entourée.

De Michèle, je garde le souvenir lumineux d'une femme chaleureuse, amicale, droite. Elle avait une belle admiration pour Jean Madiran, elle était son soutien ; que de jolie complicité entre eux deux !

Je me souviens de sa voix posée, grave et rassurante. De son accueil si amical, de son humour pince-sans-rire.

Beaucoup de prières l'ont accompagnée vers son grand départ dans l'autre monde, le vrai, où Dieu daigne l'accueillir et la réunir au plus vite avec ceux qu'elle a tant aimés et qui l'ont précédée là-haut.

Requiescat in pace.

Le site de Notre-Dame de Chrétienté a publié une version plus longue de cet hommage ce matin : on peut le retrouver ici.

© photo : Olivier Figueras


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04 avril, 2020

Dr Xavier Dor, R.I.P. Un hommage…

Le Dr Xavier Dor a été emporté ce samedi en tout début d’après-midi par le coronavirus. Cet immense défenseur de la vie, grand dévot de la Vierge Marie –offrant la Médaille miraculeuse à tous, amis comme ennemis – est mort à l’hôpital, ayant eu la grâce immense de recevoir mardi dernier, avant son hospitalisation, les derniers sacrements.

Il avait 91 ans.

Il faudra certainement raconter l’histoire de la vie de ce médecin embryologiste que les événements ont conduit à Cuba et en Afrique, dans les avortoirs et dans les tribunaux, et même en prison – puni pour avoir pris la défense des enfants à naître.

Mais pour l’heure, quelques souvenirs émus, qui donnent l’espérance de croire qu’il ne tardera pas à recevoir sa récompense éternelle, lui qui a défendu sans relâche les tout-petits, au nom des droits de Dieu ! Que Dieu l’accueille bien vite dans sa gloire, si ce n’est déjà fait.

Xavier Dor, c’était une foi lumineuse, une bonté qui enveloppait les bons comme les méchants, la pitié pour tous ceux qui étaient atteints par l’horreur de l’assassinat des enfants à naître, une innocence dans le regard, une candeur qui le rendait capable d’insister à temps et à contretemps pour que cesse le massacre des innocents, et ce sourire plein de douceur qui semble avoir plus que tout activé la haine des partisans de l’avortement.

Je me souviens de toutes ces fois où – j’étais encore à Présent – il nous avertissait d’une action ou d’une prière publique qu’il allait mener, me donnait un entretien, me demandait de déchiffrer un communiqué qu’il avait écrit à la main, on ne sait trop comment, car il était quasiment aveugle.
Je me souviens de ces heures passées au tribunal et devant la cour d’appel, où le Dr Dor était traîné devant la justice pour avoir averti les femmes qu’elles souffriraient abominablement d’avoir tué leur enfant. Je me rappelle l’avocat d’en face qui brandissait une petite paire de chaussons que le Dr Dor avait coutume de donner aux futures mamans tentées par l’« IVG », en dénonçant « la violence des chaussons ! »

Nous habitions le même quartier, à quelques rues, près du métro Ségur à Paris. Que de fois est-il passé à la maison pour parler, raconter une manifestation, présenter un initiative, et même faire le récit de son pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle à vélo, déjà bien âgé et sans rien y voir ou presque. S’excusant d’avoir utilisé ce moyen de locomotion bien confortable, lui qui aimait marcher ! Mais que l’on voyait circuler à vélo dans le dense trafic parisien en se disant que son ange gardien devait avoir suivi des entraînements de survie.

Mon mari l’a d’ailleurs un jour vu – le Dr Dor –, près de la maison, aider un aveugle à traverser. Cela nous faisait sourire. Mais c’était aussi le symbole, une manifestation de son grand cœur ; de sa volonté de secourir les plus faibles.

Que de fois sommes-nous passés chez lui, accueillis toujours avec la même bonté, la même hospitalité. C’est aussi – cela me revient – le Dr Dor qui m’a prescrit de la chloroquine à prendre préventivement avant de me rendre au Gabon pour un court séjour il y a quelques années…

Xavier Dor était un homme de science mais la foi assistait sa raison, et il avait cette certitude fondamentale : le crime contre les enfants à naître, un crime public et organisé par l’Etat, est un crime contre Dieu qui est le maître de la vie. C’est pourquoi il avait choisi la voie difficile du témoignage public et religieux, organisant sans relâche des prières devant les lieux où l’avortement légal est pratiqué. L’avortement est un drame, un péché et une tragédie personnels, mais il est bien plus que cela, une révolte de la société contre Dieu, qu’il s’agit aussi de réparer.

Prière et pénitence… Prière du chapelet, pénitence acceptée lorsqu’on lui lançait des insultes, alors qu’il témoignait pacifiquement avec un petit groupe de courageux, lorsqu’il était poursuivi et jugé, lorsqu’il passa plusieurs semaines en prison (il en profita pour distribuer des médailles miraculeuses à tout va) pour avoir « entravé l’IVG ». Je crois que le Malin ne supportait pas sa voix ni sa douceur.
Et encore des souvenirs… Ce jour où il me donna rendez-vous, sans autre explication, tel un agent secret, dans un café non loin de chez lui. M’embarquait dans un taxi avec un ami photographe, pour aller demander l’asile à la nonciature à Paris. Il y eut une longue attente dans le salon de la nonciature, des discussions, le refus d’accueillir le Dr Dor qui allait de fait se retrouver derrière les barreaux quelques jours plus tard. Les innocents paient toujours.

Xavier Dor était un homme émerveillé. Admiratif devant la beauté de la vie, la joie de la conversion, la splendeur du tout-petit et la majesté de Dieu.

C’était un homme d’un incroyable courage dans sa faiblesse, dénonçant sans relâche les transgressions qui sont le moteur de la franc-maçonnerie et allant jusqu’à organiser des manifestations près du Grand-Orient, où il entra même un jour de portes ouvertes pour voir et discuter lui-même avec ceux qui préparent des lois de mort.

La Providence a voulu que je puisse lui parler, mardi, au téléphone, peu avant son départ pour l’hôpital… et le ciel. Il n’avait pas changé d’un iota. Il était si heureux d’avoir pu recevoir la visite d’un prêtre, la veille, et de se confesser, de recevoir les derniers sacrements. Il parlait d’une voix  claire, paisible.

« Oh, que je suis heureux ! Oh, que je suis content… »

Ces mots, je les garde désormais précieusement dans ma mémoire, comme un A Dieu. Ils revenaient si volontiers dans sa bouche qu’ils semblaient dessiner un programme de vie. Et un engagement à ne pas abandonner le combat.

Prions pour le repos de son âme. Mais prions aussi pour que le bon Dr Dor plaide auprès du bon Dieu pour qu’Il écourte l’épreuve que nous vivons, celle de l’éclipse de l’Eglise, après celle du droit naturel et du bon sens.


*

Pour le Dr Xavier Dor : un “rosaire en mode confiné” aura lieu ce dimanche 5 avril à 11h45, organisé par ses enfants.

Participerez-vous ?

© Photo : Olivier Figueras.


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06 mars, 2020

Le coronavirus peut aider à réduire les populations âgées et dépendantes : un analyste économique explique

Jeremy Warner, analyste économique du Telegraph de Londres, a choqué de nombreux lecteurs de sa chronique du 3 mars sur les effets économiques du coronavirus. Ce sont les vieux et les plus fragiles qui mourront, a-t-il affirmé, evoquant un possible « léger effet bénéfique à long terme ».

Le journaliste analysait les effets de l’épidémie du COVID-19 sur l’offre de biens qui connaîtra une baisse mécanique dès lors que la baisse de production en Chine fera sentir ses effets à retardement, compte-tenu du délai d’acheminement par containers de cinq à six semaines.

D’autres pandémies, comme celle de la grippe espagnole, ont eu des effets économiques dépresseurs à long terme. Aux États-Unis, selon les calculs des Centers for Disease Control, un épisode infectieux similaire entraînerait aujourd’hui, au niveau de population actuel, quelque 270.000 décès – et une chute initiale de 1,5 % du PIB.
« Il y a cependant quelques différences clefs, la moindre n’étant pas le fait que la grippe espagnole touchait prioritairement la population en âge d’activité professionnelle maximale [de 25 à 49 ans], alors que le coronavirus tue d’abord les vieillards. Lors de l’épidémie de la Première Guerre mondiale il y eut donc des effets durables sur l’offre, et de nombreuses familles subirent la perte de leur principal soutien de famille. 
«  Il y a peu de chances que cela se produise cette fois-ci. Pour dire les choses sans circonlocutions, depuis une perspective économique totalement désintéressée, le COVID-19 pourrait même révéler un léger effet positif à long terme en éliminant de manière disproportionnée des personnes dépendantes âgées. »

Voilà qui a au moins le mérite d’être clair. Warner a choisi d’utiliser le verbe « to cull », qui en anglais signifie la réduction d’une population animale par l’abattage sélectif.

Face au barrage de commentaires outrés sous son article, l’accusant de considérer des êtres humains comme de simples unités économiques, Jeremy Warner a précisé le lendemain : « A la réflexion, je n’aurais pas dû employer le mot “cull”. Mais je ne me repentis pas en ce qui concerne l’argument économique que j’essayais d’avancer. Toute réduction des personnes en âge d’activité professionnelle maximale entraîne un choc sur l’offre bien plus important que lorsqu’il s’agit de retraités âgés. Évidemment, pour ce qui sont frappés il s’agit d’une tragédie humaine quel que soit leur âge, mais l’article concernait l’économie, et non la somme des misères humaines. »

Ce n’est pas faux. La froide prise en considération des effets économiques d’une épidémie ou de quelque autre événement n’est pas tabou – même si dans le domaine de l’humain, il paraît justement inhumain de ne pas l’assortir d’une réflexion sur les priorités des uns et des autres. Il s’agit de ne pas franchir le pas entre le constat et le souhait, justement parce que toute activité et même tout désir humain doit être soumise à une considération morale. Et cela va mieux en le disant.

C'est pour la même raison que l'interview sur la surpopulation récemment donnée par Alain de Benoist à Boulevard Voltaire était à ce point choquante, d'autant qu'il s'exprimait, lui, d'un point de vue soi-disant moral. Rappelons qu'il suggérait que « les épidémies » pourraient peut-être régler la question de la surpopulation.

Peut-être la chronique de Jeremy Warner pourra-t-elle cependant avoir elle-même un « léger effet bénéfique » en faisant prendre conscience du fait que d’autres réalités du jour, comme l’inflation des légalisations de l’euthanasie à travers le monde et de la hausse des euthanasies dans les pays où elle est déjà légale peuvent bien être voulues pour des motifs économiques.


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11 juillet, 2019

Vincent Lambert, victime d'une barbarie programmée


Vincent Lambert est mort ce matin. Ses parents, Viviane et Pierre, ses frère et sœur David et Anne, ses avocats Jérôme Triomphe et Jean Paillot ont gagné pour lui six années de vie à force de courage et d’amour. Six précieuses années dont nous n’apprendrons la valeur surnaturelle que dans l’au-delà : pour lui, pour son salut, pour les proches qui l’ont défendu, pour les plus petits, pour la justice, et même pour l’humanité. Six années qui ont valeur d’éternité.

Six années qui ont permis de porter sur la place publique la réalité de la barbarie où la France s’est enfoncée, dès lors qu’elle a accepté que des médecins tuent délibérément l’innocent. L’affaire Vincent Lambert a commencé le jour de l’adoption de la loi Giscard-Chirac-Veil, le 17 janvier 1975.

François Mollins, le Procureur général qui a plaidé pour la mort de Vincent Lambert devant la Cour de cassation, le 24 juin dernier, a dit cela en une formule lapidaire et terriblement exacte dans sa concision :

« Eriger la vie en valeur suprême serait remettre en cause la loi Leonetti et le droit à l’IVG. »

C’est parce que la France (ou ceux qui la gouvernement) ne veut pas rompre avec la barbarie qu’elle s’est acharnée à faire mourir Vincent Lambert. Son euthanasie (car c’en est une) n’ouvre pas les digues, elle les élargit, elle facilitera la marche vers l’euthanasie sans ambiguïté – ou pas… Car il est au fond plus confortable d’avoir une loi qui autorise l’euthanasie déguisée au nom de la prétendue « autonomie » du patient là où des médecins rechignent encore à pousser la seringue.

Le décès de Vincent Lambert a rendu visible comme jamais la logique de la culture de mort qui recherche la mort (et son compagnon, le refus de la vie), pour elle-même, comme « solution » aux souffrances et aux difficultés des hommes. Il en a révélé toute la cruauté, habituellement camouflée sous les oripeaux de la fausse empathie.

Que de souvenirs…

Je me rappelle le premier article que j’ai consacré à Vincent, sans révéler son nom. Viviane Lambert venait d’apprendre que son fils était privé de nourriture et d’une grande partie de son hydratation en vue de le faire mourir, et elle cherchait qui pouvait défendre sa vie.

C’était dans Présent du 2 mai 2013. J’écrivais :

« Cela se passe aujourd’hui et maintenant, quelque part en France, en pleine légalité et par application de la loi Leonetti. Un jeune homme – appelons-le Hervé – dans le coma depuis plusieurs années après avoir été victime d’un accident de la route, a fait l’objet d’une décision d’“arrêt de soins”. Non pas des soins d’acharnement, d’interventions lourdes et pénibles. Non : on lui a supprimé la nourriture, et réduit de manière drastique la quantité de liquide administrée. De 3 litres en 24 heures, son hydratation a été ramenée à quelque 100 ml sur la même période. [En fait, ai-je appris plus tard, Vincent recevait 500 ml par jour.] 
« Il n’y a qu’une issue possible, c’est l’issue recherchée : la mort. 
« En France, aujourd’hui, alors qu’on fait mine de débattre autour de l’euthanasie, le corps médical peut décider de faire mourir un malade de faim et de soif, et les proches n’y peuvent rien. Ils ne peuvent que le regarder partir, la mort dans l’âme, bouleversés de voir que cette mort est voulue et organisée pour elle-même. C’est la définition de l’euthanasie. “Euthanasie par omission”, en l’occurrence. Mais euthanasie quand même. »
J’ai publié à l’époque cet article sur mon blog, c’est par ici.

Je me rappelle que les Lambert, à force de chercher, ont trouvé pour les défendre devant la justice Jérôme Triomphe. Je souviens de son travail acharné. Il est arrivé à temps pour sauver la vie de leur fils. Vous connaissez la suite…

Il y a eu beaucoup de raisonnements, d’interprétations de la loi, de péripéties médicales et judiciaires, mais au cœur de tout cela, il y a toujours eu la volonté de Vincent Lambert, ou plutôt celle qui lui était prêtée.

Pourquoi ? Parce que la loi Leonetti de 2005, et celle de 2016 qui a fini par emporter sa vie, posent deux principes.

Le premier, c’est que le médecin est en droit (voire en devoir) de faire mourir un patient dans un état de handicap profond mais qui n’est pas en fin de vie, en s’abstenant de lui apporter des soins ordinaires : la nourriture, selon la loi de 2005, la nourriture et toute l’hydratation selon la loi de 2016.

Le deuxième, plus clairement affirmé dans Leonetti 2, reconnaît au patient le droit de refuser ce type de soins afin de pouvoir mourir de la privation de nourriture et d’hydratation si tel est son désir, affirmé de vive voix ou exprimé d’avance dans des directives anticipées.

Je me souviens qu’à l’époque de la première tentative de mise à mort de Vincent je bouillais, comme je l’avais fait neuf ans plus tôt, devant l’incroyable refus de l’immense majorité des bien-pensants – même catholiques – de comprendre que la loi Leonetti appliquée à Vincent Lambert sous le regard des médias était, a toujours été une loi d’euthanasie. Je l’avais écrit dès 2004, avec l’impression de hurler face à un mur.

Mais ce fut toujours la même rengaine, et elle persiste : la loi Leonetti est une bonne loi. Et l’affaire Lambert en était au mieux une application dévoyée.

Il y a eu au début des voix discordantes : mon chère confrère Yves Daoudal, d'emblée ; Mgr Vingt-Trois et le grand rabbin de Paris qui publièrent une excellente réflexion sur le thème « tu ne tueras pas » (mais c'était en 2007), et quelques autres, si je me souviens bien, au sein Conférence des évêques de France.

L'affaire Lambert devait par la suite provoquer l'admirable mobilisation que nous avons connue : Viviane et Pierre Lambert n'étaient plus seuls, ils ont été entourés d'avocats, de grands spécialistes, d'associations comme l'AGRIF et la Fondation Jérôme-Lejeune, l'ECLJ, des journalistes, des écrivains, des gens d'Eglise, et puis ces milliers de gens qui ont compris la gravité de ce qui se jouait dans une chambre d'hôpital à Reims. Tout cela n'aura pas été vain.

Il faudra revenir sur cette introduction subreptice de l’euthanasie – euthanasie lente mais euthanasie quand même – dans la loi française.

La singulière cruauté de la procédure appliquée à Vincent Lambert, qui n’a pas reçu une sédation profonde contrairement aux dispositions de la loi, et que ses proches ont vu gémir, pleurer, étouffer pendant les premiers jours de son jeûne abominablement contraint, va certainement ouvrir les vannes d’un nouveau débat en faveur de la légalisation de l’euthanasie pure et dure.

Que Vincent repose en paix, que ses parents et ses proches obtiennent du Ciel un regain de force et beaucoup de consolations.

Et que justice soit faite aussi. « J’avais soif et tu ne m’as pas donné à boire… » Pour la France l’heure n’est pas au deuil, et encore moins au soulagement, mais à l’examen de conscience.


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11 mai, 2019

Vincent Lambert, alerte exécution ! Vincent Sanchez veut l'euthanasier dès le 20 mai



Les avocats de Viviane et Pierre Lambert communiquent :


Le docteur SANCHEZ du CHU de REIMS vient d’annoncer ce 10 mai 2019 à la famille de Vincent LAMBERT qu’il mettrait sa décision du 9 avril 2018 à exécution la semaine du 20 mai 2019, sans autre précision.

Dès cette annonce du docteur SANCHEZ, la famille a découvert la mise en place par le CHU de REIMS d’un plan vigipirate contre on ne sait quels terroristes.

Si cette décision était exécutée, Vincent LAMBERT mourrait en quelques jours, entouré probablement de forces de l’ordre en nombre, et le docteur SANCHEZ pourrait remettre à Viviane LAMBERT un fils mort pour la fête des mères le 26 mai prochain.

C’est au mépris des mesures provisoires ordonnées par l’ONU le 3 mai 2019 au profit de Vincent LAMBERT, handicapé, vulnérable et sans défense, que le docteur SANCHEZ a décidé qu’il mourrait dans le couloir de la mort dans lequel il est enfermé à clés depuis des années.

Les experts judiciaires désignés ont pourtant clairement affirmé que Vincent LAMBERT n’était pas en situation d’obstination déraisonnable. Il s’agit en fait de l’euthanasie d’une personne handicapée pour la seule raison qu’elle est handicapée.

Il n’y a aucune urgence médicale à arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent LAMBERT et rien ne justifie une violation aussi éhontée du droit international et des mesures provisoires réclamées par l’ONU.

Comment la France peut-elle prétendre prendre la présidence du Conseil de l’Europe le 24 mai prochain quand elle viole aussi délibérément les traités qu’elle ratifie, qui plus est à la veille des élections européennes ? Quel message pour les Français et pour la communauté internationale !

Nous en appelons dès à présent au défenseur des droits, qui a été chargé par la France de veiller à l’application stricte de la Convention internationale des droits des personnes handicapées. 

Nous en appelons également au Président de la République qui est le garant de la parole donnée de la France pour que notre pays ne se déshonore pas.

Nous saisissons la justice pour que soit respecté le droit international au profit de Vincent LAMBERT.

Strasbourg et Paris, le 11 mai 2019

Jean PAILLOT Jérôme TRIOMPHE
Avocats des parents, frère et sœur de M. Vincent LAMBERT

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11 décembre, 2018

Robert Spaemann est mort le lundi 10 décembre 2018 : défenseur de la messe traditionnelle, il dénonçait aussi “Amoris laetitia”

Le Pr Robert Spaemann a été rappelé à Dieu le lundi 10 décembre, au terme d'une longue maladie. Cet ami personnel du pape émérite, Benoît XVI, était un penseur catholique attaché à la philosophia perennis,  et – par un goût somme toute voisin parce que cohérent – à la forme traditionnelle de la liturgie latine, et en particulier de la messe. Il fut conseiller de Jean-Paul II, mais c’est seulement après l’élection au pontificat de son cher compatriote Josef Ratzinger qu’il a vu la messe tridentine retrouver son droit de cité. Après l'élection du pape François, il devait annoncer clairement son opposition non seulement aux interprétations hétérodoxes d’Amoris laetitia mais à au moins une contradiction directe à l'égard de l'enseignement traditionnel de l'Eglise contenue dans cette Exhortation apostolique.

J'emprunte à Rorate-Caeli quelques éléments de la biographie insolite de ce philosophe profondément traditionnel. Né en 1927 à Berlin, il fait son entrée dans le monde dans un milieu on ne peut plus éloigné du catholicisme. Son père, Heinrich Spaemann, est un écrivain socialiste d'origine protestante ; sa mère, Ruth Krämer, disciple de Mary Wigman, est danseuse d’avant-garde. Leur conversion en 1930 va bouleverser leur vie. Cette année-là, le petit Robert est baptisé catholique. Ruth meurt en 1936 ; Heinrich se plonge dans des études de théologie et sera ordonné prêtre en 1942 par le bienheureux Clemens von Galen, évêque de Münster. Robert a 15 ans.

Lui-même a étudié la philosophie, histoire, la théologie et les langues latines avant d'entamer une carrière d'universitaire dont la mise en place le mènera de Louis de Bonald et des origines de la sociologie qu'il explore dans sa thèse de doctorat, à une monographie sur la controverse entre Fénelon et Bossuet qui lui vaudra sa nomination de professeur. Les universités de Münster, Stuttgart, Heidelberg et Münich l'accueilleront au fil des ans.

Robert Spaemann, en une époque malade du relativisme et du nominalisme – qui atteint son paroxysme dans l'idéologie du genre – s'est imposé comme un penseur réaliste dans le sillage d'Aristote dont il défend la réflexion téléologique sur la nature. En 1978, dans un essai remarqué, Nature, Spaemann explique même que l'oubli de cette compréhension de la nature appuyée sur la finalité a dès les débuts de la modernité ouvert la voie à la crise actuelle de la civilisation.
Il n'est pas non plus affecté par le défaut du moralisme – choses à avoir à l'esprit en considérant sa manière d'aborder les confusions actuelles dans l’Eglise –  puisqu'avec Aristote et la pensée chrétienne il voit dans le bonheur le fondement de l’éthique. Le bonheur selon sa conception classique, s’entend… Cohérence toujours : c'est au nom de cette éthique du bonheur qu'il s'oppose aux utopies marxistes et même à toutes les utopies politiques en général. En tant que philosophe, il a vigoureusement défendu le droit de vivre des enfants à naître.

Rorate-Caeli rappelle que Spaemann avait assisté à la conférence liturgique de 2001 à Fontgombault avec son ami le ardinal Ratzinger. La nécrologie publiée par ce site anglophone rapporte une anecdote contée par Robert Spaemann à sa rédaction en 2016 :
« J’ai assisté un jour à une procession de Fête-Dieu dans le diocèse de Feltkirch en Autriche. Elle était présidée par l’évêque, qui est membre de l’Opus Dei. Aux autels reposoirs, l’évêque tournait le dos à l'ostensoir en récitant les prières. Je me suis dit que si un enfant voyait cela, il lui serait désormais impossible de croire que le Seigneur est présent dans la sainte Hostie, car les petits savent très bien que lorsqu'on parle à quelqu'un, on ne lui tombe pas le dos. Des choses comme celles-là sont très importantes. Cela ne sert à rien que l'enfant étudie son catéchisme si ce qu'il apprend est contredit sous ses propres yeux. Je crois donc que la première chose à faire est de retourner l’autel. Il me semble que cela est plus important que le retour au latin. Personnellement, j'ai de nombreuses raisons d'apprécier le latin, mais ce n'est pas la question la plus fondamentale. Pour ma part, j'aimerais mieux une messe traditionnelle dite en allemand à une nouvelle messe dite en latin. »
Ces dernières années, Robert Spaemann s'est exprimé à plusieurs reprises sur la confusion semée par Amoris laetitia à la suite des deux synodes sur la famille.

Homme à la pensée claire, attaché au sens des mots et à leur relation avec la réalité, Spaemann refusait ainsi de tourner autour du pot en ce qui concerne certains propos contenus dans le cette exhortation apostolique du pape François. Interrogé sur le fait de savoir si une lecture d’Amoris laetitia conforme à la tradition de l’Eglise est possible, il répondait en avril 2016 à la Catholic News Agency :

« Cela est possible pour la majeure partie, et ce même alors que sa ligne générale permet des interprétations qu'il n'est pas possible de rendre compatibles avec l'enseignement de l'Eglise. Mais l'article 305 ainsi que la note 351, où il est dit que les fidèles qui se trouvent dans une “situation objective de péché” peuvent être admis aux sacrements en raison de “circonstances atténuantes”, contredit directement l'article 84 de l'exhortation Familiaris consortio de Jean-Paul II. »

J'ai traduit l'ensemble de cet entretien sur ce blog, c'est vraiment à lire dans son intégralité. Spaemann achevait ses propos par un appel à professer droitement l'enseignement de l'Eglise sur le mariage et l’eucharistie :

« Chaque cardinal, mais aussi chaque évêque et chaque prêtre est appelé à la mesure de son pouvoir de maintenir pleinement la discipline catholique des sacrements et de la professer publiquement. Dans l'hypothèse où le pape n'est pas disposé à apporter des corrections, il appartiendra à un pontificat ultérieur de remettre officiellement de l’ordre. »
Il n'avait pas manqué au passage d'avertir du risque de schisme dans la situation actuelle, ajoutant cette mise en garde :

« Il faut s’attendre à une nouvelle poussée vers la sécularisation et à une nouvelle diminution du nombre des prêtres dans d’importantes parties du monde. On constate déjà depuis longtemps que les évêques et les diocèses qui ont une attitude sans équivoque en matière de foi et de morale ont aussi le plus de prêtres pour la relève. On pense aux paroles de Saint-Paul dans sa lettre aux Corinthiens : “Si la trompette ne rend qu’un son confus, qui se préparera au combat (du Saint Esprit) ?” (1 Cor, 14, 8). »

Sur le même sujet, Robert Spaemann avait confié dès août 2014 une tribune à First Things, que j’ai traduite ici – c’était à la suite des propositions Kasper en vue du  synode extraordinaire sur la famille qui allait se tenir quelque mois plus tard.

Le site « benoit-et-moi » publiait en 2016 la traduction française de l'interview donnée par Spaemann à La nuova bussola où il apportait son soutien aux cardinaux Brandmüller, Burke, Caffarra et Meisner qui venaient d’adresser leurs questions sur Amoris laetitia sous forme de « doutes » (Dubia) au pape François – des questions toujours restées sans réponse. Il disait, notamment : « Il est regrettable que quatre cardinaux seulement aient pris l'initiative dans cette histoire. »

N’oublions pas de prier pour le repos de l’âme de ce grand défenseur de la foi, de la vérité et de l’intelligence occidentale.

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13 août, 2018

A mon cher Papa…

André Smits cette année
Veghel (Pays-Bas), 1919 -  Saint-Congard 2018
J'ai la très grande douleur de vous faire part du décès de mon cher Papa, Andreas Maria Smits, rappelé à Dieu le dimanche 12 août, après la brusque dégradation d'une santé qu'il avait insolente et qui lui a permis d'atteindre ses 99 ans en conservant intacts sa joie de vivre, son humour et son esprit combatif face aux folies du monde actuel. Il vivait seul jusqu'à début juillet…

Lui qui a grandi dans un petit village brabançon dans les Pays-Bas catholiques a eu une enfance d'un autre âge, puis au fil de ses voyages et de ses lectures il a découvert un monde en plein changement, et en pleine déliquescence. Optimiste de caractère, il n'en voyait pas moins l'avenir de la France, de l'Europe et d'un monde d'un œil inquiet – sans doute vous parlerai-je un peu plus de lui car les souvenirs affluent, avec la gratitude d'avoir eu (pardon à tous vous autres) le meilleur et le plus gentil père du monde entier !

En attendant, je vous quémande la charité d'une prière pour le repos de son âme, en remerciant Dieu de lui avoir accordé la mort qu'il voulait. Surtout pas pendant son sommeil, surtout pas subite à la faveur de quelque hémorragie : non, mon cher Papa voulait se voir partir, et il a eu la grâce d'être lucide jusqu'au bout, et de recevoir deux jours avant sa mort l'extrême onction et tous les secours de l'Eglise.

Ses obsèques seront célébrées le jeudi 16 août en l'église de Saint-Congard (56140) à 14 h 30.

Nous avons eu la joie de pouvoir le faire ramener dans sa maison et il repose ici dans sa Bretagne d'adoption, en attendant de rejoindre sa dernière demeure auprès de ma Maman qu'il aimait tant, et de mon grand frère qui l'a précédé dans la mort.

Une fois de plus j'ai pu mesurer combien la vie est précieuse, jusque dans ses derniers instants et ses derniers dépouillements qui sont comme un délestage pour rejoindre le ciel.

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01 mai, 2018

Le petit Alfie Evans est-il mort naturellement, ou a-t-il été poussé à mourir ? Il a reçu quatre médicaments non identifiés avant son dernier souffle…

C’est La Nuova Bussola Quotidiana, le journal dont la direction a rendu possible la rencontre entre Tom Evans et le pape François au Vatican, qui l'affirme : deux heures avant de mourir, peu après minuit le samedi matin du 28 avril, le petit Alfie Evans a reçu quatre médicaments. Sa situation s'est rapidement dégradée, de telle sorte que la journaliste Benedetta Frigerio l'affirme aujourd'hui : il n'est plus possible aujourd'hui d'affirmer avec certitude, comme on avait pu le penser, qu’Alfie est mort de mort naturelle. Si on l'a effectivement poussé à mourir, l’hôpital Alder Hey a appliqué une forme d'euthanasie doublée – si les affirmations de La Nuova Bussola sont exactes – d'une torture aussi cruelle pour l'enfant que pour ses parents.

Certes, rien ne permet de dire combien de temps Alfie aurait pu survivre, lui qui a fait preuve d'une exceptionnelle combativité, d'une vraie rage de vivre après son extubation. Rien ne permet non plus de savoir si une recherche de diagnostic précis et un hypothétique traitement auraient pu lui assurer des mois ou des années de vie supplémentaires. Ce qui est certain, c'est qu’Alder Hey voulait sa mort.

La Nuova Bussola a publié le film des événements depuis l’instant où Alfie Evans a été hospitalisé en décembre 2016. A l’époque, l'équipe médicale a décidé après un mois à peine qu'il fallait arrêter ces traitements. Intubé, il aurait pu profiter d’une trachéotomie. Mais alors que se déroulait la bataille judiciaire que l'on sait autour du petit garçon, on l'a laissé dépendant d'un tube respiratoire passant par le nez, qui a été remplacé seulement au bout de cinq mois – à l’époque, Tom Evans avait publié des photos dudit matériel, dont l'intérieur s'était révélé couvert de moisissures.

C'est après son extubation, toujours selon La Nuova Bussola, qu’Alfie a été soumis à un traitement indigne. Alors que ses poumons avaient pris l'habitude d'être dilatés mécaniquement depuis une si longue période, il aurait fallu le sevrer doucement plutôt que de lui arracher le ventilateur de manière brutale, afin de ne pas provoquer sa mort immédiate. Il ne reçut pourtant aucun secours, même lorsqu'il a contracté une nouvelle infection pulmonaire après l'arrêt du ventilateur.

Un médecin italien en lien avec Tom Evans lui a alors dit qu’Alfie devait recevoir des antibiotiques, qui lui furent également refusés. Malgré cela, le petit garçon a continué de respirer de manière autonome pendant plusieurs heures après cet arrêt de l'assistance respiratoire à 21:15 heure locale, le lundi 23 avril.

Face à cette situation, Thomas Evans a lancé un appel pour qu'on apporte de l'oxygène à l’hôpital. Ce fut fait mais impossible d'y pénétrer en raison du barrage policier…  L'un des avocats de la famille, que le jeune père venait d'appeler de manière désespérée, est arrivé à ce moment-là : Pavel Stroilov a pu passer le barrage. Plusieurs personnes, dont l'une portant  un masque à oxygène, ont essayé de profiter de l'instant pour passer avec lui, sans succès. Mais cette femme a eu l'idée de lancer le masque par-dessus la rangée de policiers pour que l'avocat puisse l'attraper et le remettre aux parents d’Alfie. C'est à partir de ce moment-là qu'il a reçu cette aide à respirer, lui qui selon l’avocat de l’hôpital, Michael Mylonas, devait mourir dans les minutes suivant son extubation, ainsi qu'il l’avait dit lors de la dernière audience devant le juge Hayden.

Les médecins de l'hôpital ont alors essayé d'enlever le masque à oxygène au petit garçon, au motif qu'il ne s'agissait pas de matériel hospitalier propre à Alder Hey, et ce par deux fois. Tom Evans a fini par obtenir gain de cause en soulignant que le protocole de mort approuvé par le juge Hayden ne parlait ni de privation d'oxygène ni d'arrêt de la nourriture. C'est en invoquant ce même fait qu'il a fini par obtenir que son fils soit nourri – mais seulement 36 heures après l’extubation,  un délai interminable pour cet enfant qui avait déjà subi le choc de l’arrêt violent de sa  ventilation. Nourriture maintenue au niveau minimal, mais Alfie a continué de vivre, protégé des médecins par ses parents, ouvrant les yeux de temps en temps et faisant preuve de réactions.

La Nuova Bussola affirme qu'en échange d'une promesse de Tom de ne plus parler à la presse, l’hôpital Alder Hey s'est alors engagé à donner à Alfie davantage d’oxygène et d'assistance pour ses fonctions vitales. Peu après minuit, le samedi 28 avril, Alfie affichait une saturation oxygène de 98 pour 60 battements de cœur par minute, et sa situation était tellement stable que le jeune père espérait pouvoir ramener son fils à la maison dans de brefs délais – comme l'administration de l'hôpital le lui avait dit le vendredi après-midi.

Selon LifeSiteNews, qui cite une source proche de la famille Evans (celle-ci n'ayant pas répondu aux demandes de commentaires présentées par le site pro-vie) Tom a alors été convoqué à une réunion au beau milieu de la nuit, inhabituelle, et il s'est absenté de la chambre. C'est alors, comme l’affirme aussi La Nuova Bussola,  qu'une infirmière est entrée dans la pièce où la maman d’Alfie, Kate James, somnolait, et où se trouvait un autre membre de la famille. L'infirmière a annoncé qu'elle allait administrer quatre médicaments à Alfie, sans préciser lesquels. Cela a été fait par injection, selon LifeSite.

A peine 30 minutes plus tard, le taux de saturation en oxygène d’Alfie était tombée à 15, et deux heures plus tard, il était mort.

Des médecins consultés par LifeSiteNews affirment ne pas comprendre pourquoi l’enfant  aurait reçu quatre médicaments différents. On pourrait expliquer l’administration d'un ou deux médicaments, pour sédater l’enfant ou combattre la douleur s'il était en état de détresse. Qu'il y en eût quatre leur paraît « mystérieux ». Ils recommande des analyses toxicologiques indépendantes.

 Ce que l'on sait, c'est qu'avant l’extubation d’Alfie, les médecins d’Alder Hey avaient signifié aux parents dans un document juridique qu'ils avaient l'intention d'utiliser un cocktail médicamenteux comprenant du Midazolam et du Fentanyl au titre du « plan de fin de vie » d’Alfie : ce sont des médicaments qui entraînent une dépression respiratoire. Tom Evans avait parlé à l'époque de « plan d’exécution »  de son fils.

Un généticien italien cité par La Nuova Bussola a souligné dans un premier temps que la privation de nourriture assurerait à elle seule qu’Alfie ne puisse survivre longtemps : Bruno Dalla Dallapiccola a expliqué ainsi que sans nourriture par goutte-à-goutte, on ne pouvait certes dire combien de temps Alfie pourrait tenir, mais qu'il s'agissait en tout cas, qu'il respire ou non de façon indépendante, d'une « urgence ».

Dans une affaire qui a scandalisé le Royaume-Uni en 2012, une infirmière à Alder Hey a parlé de sa détresse lorsqu'un garçon de 14 ans mourant du cancer a connu une fin épouvantable parce que, privé d'hydratation, il souffrait de la soif, la langue collée au palais…

Mercredi, deux jours après le retrait de la ventilation d'Alfie, un autre généticien italien réputé, Angelo Selicorni,  se posait des questions sur le fait de savoir si Alfie été réellement en phase « terminale » étant donnée la durée de sa survie malgré l'assistance respiratoire : « Détaché des machines, l'enfant a résisté pendant des heures sans avoir la moindre intention de mourir », soulignait-il.

Voilà autant de questions auxquelles il faudrait que l’hôpital apporte une réponse.  Mais il ne faudra pas trop y compter : la mort d’Alfie était réellement recherchée et l'administration de médicaments pour la hâter dans ce type de situation n'est que trop habituelle. L'euthanasie est déjà bien plus largement parmi nous que le corps médical ne veut l'admettre.

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...