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01 mai, 2018

Le petit Alfie Evans est-il mort naturellement, ou a-t-il été poussé à mourir ? Il a reçu quatre médicaments non identifiés avant son dernier souffle…

C’est La Nuova Bussola Quotidiana, le journal dont la direction a rendu possible la rencontre entre Tom Evans et le pape François au Vatican, qui l'affirme : deux heures avant de mourir, peu après minuit le samedi matin du 28 avril, le petit Alfie Evans a reçu quatre médicaments. Sa situation s'est rapidement dégradée, de telle sorte que la journaliste Benedetta Frigerio l'affirme aujourd'hui : il n'est plus possible aujourd'hui d'affirmer avec certitude, comme on avait pu le penser, qu’Alfie est mort de mort naturelle. Si on l'a effectivement poussé à mourir, l’hôpital Alder Hey a appliqué une forme d'euthanasie doublée – si les affirmations de La Nuova Bussola sont exactes – d'une torture aussi cruelle pour l'enfant que pour ses parents.

Certes, rien ne permet de dire combien de temps Alfie aurait pu survivre, lui qui a fait preuve d'une exceptionnelle combativité, d'une vraie rage de vivre après son extubation. Rien ne permet non plus de savoir si une recherche de diagnostic précis et un hypothétique traitement auraient pu lui assurer des mois ou des années de vie supplémentaires. Ce qui est certain, c'est qu’Alder Hey voulait sa mort.

La Nuova Bussola a publié le film des événements depuis l’instant où Alfie Evans a été hospitalisé en décembre 2016. A l’époque, l'équipe médicale a décidé après un mois à peine qu'il fallait arrêter ces traitements. Intubé, il aurait pu profiter d’une trachéotomie. Mais alors que se déroulait la bataille judiciaire que l'on sait autour du petit garçon, on l'a laissé dépendant d'un tube respiratoire passant par le nez, qui a été remplacé seulement au bout de cinq mois – à l’époque, Tom Evans avait publié des photos dudit matériel, dont l'intérieur s'était révélé couvert de moisissures.

C'est après son extubation, toujours selon La Nuova Bussola, qu’Alfie a été soumis à un traitement indigne. Alors que ses poumons avaient pris l'habitude d'être dilatés mécaniquement depuis une si longue période, il aurait fallu le sevrer doucement plutôt que de lui arracher le ventilateur de manière brutale, afin de ne pas provoquer sa mort immédiate. Il ne reçut pourtant aucun secours, même lorsqu'il a contracté une nouvelle infection pulmonaire après l'arrêt du ventilateur.

Un médecin italien en lien avec Tom Evans lui a alors dit qu’Alfie devait recevoir des antibiotiques, qui lui furent également refusés. Malgré cela, le petit garçon a continué de respirer de manière autonome pendant plusieurs heures après cet arrêt de l'assistance respiratoire à 21:15 heure locale, le lundi 23 avril.

Face à cette situation, Thomas Evans a lancé un appel pour qu'on apporte de l'oxygène à l’hôpital. Ce fut fait mais impossible d'y pénétrer en raison du barrage policier…  L'un des avocats de la famille, que le jeune père venait d'appeler de manière désespérée, est arrivé à ce moment-là : Pavel Stroilov a pu passer le barrage. Plusieurs personnes, dont l'une portant  un masque à oxygène, ont essayé de profiter de l'instant pour passer avec lui, sans succès. Mais cette femme a eu l'idée de lancer le masque par-dessus la rangée de policiers pour que l'avocat puisse l'attraper et le remettre aux parents d’Alfie. C'est à partir de ce moment-là qu'il a reçu cette aide à respirer, lui qui selon l’avocat de l’hôpital, Michael Mylonas, devait mourir dans les minutes suivant son extubation, ainsi qu'il l’avait dit lors de la dernière audience devant le juge Hayden.

Les médecins de l'hôpital ont alors essayé d'enlever le masque à oxygène au petit garçon, au motif qu'il ne s'agissait pas de matériel hospitalier propre à Alder Hey, et ce par deux fois. Tom Evans a fini par obtenir gain de cause en soulignant que le protocole de mort approuvé par le juge Hayden ne parlait ni de privation d'oxygène ni d'arrêt de la nourriture. C'est en invoquant ce même fait qu'il a fini par obtenir que son fils soit nourri – mais seulement 36 heures après l’extubation,  un délai interminable pour cet enfant qui avait déjà subi le choc de l’arrêt violent de sa  ventilation. Nourriture maintenue au niveau minimal, mais Alfie a continué de vivre, protégé des médecins par ses parents, ouvrant les yeux de temps en temps et faisant preuve de réactions.

La Nuova Bussola affirme qu'en échange d'une promesse de Tom de ne plus parler à la presse, l’hôpital Alder Hey s'est alors engagé à donner à Alfie davantage d’oxygène et d'assistance pour ses fonctions vitales. Peu après minuit, le samedi 28 avril, Alfie affichait une saturation oxygène de 98 pour 60 battements de cœur par minute, et sa situation était tellement stable que le jeune père espérait pouvoir ramener son fils à la maison dans de brefs délais – comme l'administration de l'hôpital le lui avait dit le vendredi après-midi.

Selon LifeSiteNews, qui cite une source proche de la famille Evans (celle-ci n'ayant pas répondu aux demandes de commentaires présentées par le site pro-vie) Tom a alors été convoqué à une réunion au beau milieu de la nuit, inhabituelle, et il s'est absenté de la chambre. C'est alors, comme l’affirme aussi La Nuova Bussola,  qu'une infirmière est entrée dans la pièce où la maman d’Alfie, Kate James, somnolait, et où se trouvait un autre membre de la famille. L'infirmière a annoncé qu'elle allait administrer quatre médicaments à Alfie, sans préciser lesquels. Cela a été fait par injection, selon LifeSite.

A peine 30 minutes plus tard, le taux de saturation en oxygène d’Alfie était tombée à 15, et deux heures plus tard, il était mort.

Des médecins consultés par LifeSiteNews affirment ne pas comprendre pourquoi l’enfant  aurait reçu quatre médicaments différents. On pourrait expliquer l’administration d'un ou deux médicaments, pour sédater l’enfant ou combattre la douleur s'il était en état de détresse. Qu'il y en eût quatre leur paraît « mystérieux ». Ils recommande des analyses toxicologiques indépendantes.

 Ce que l'on sait, c'est qu'avant l’extubation d’Alfie, les médecins d’Alder Hey avaient signifié aux parents dans un document juridique qu'ils avaient l'intention d'utiliser un cocktail médicamenteux comprenant du Midazolam et du Fentanyl au titre du « plan de fin de vie » d’Alfie : ce sont des médicaments qui entraînent une dépression respiratoire. Tom Evans avait parlé à l'époque de « plan d’exécution »  de son fils.

Un généticien italien cité par La Nuova Bussola a souligné dans un premier temps que la privation de nourriture assurerait à elle seule qu’Alfie ne puisse survivre longtemps : Bruno Dalla Dallapiccola a expliqué ainsi que sans nourriture par goutte-à-goutte, on ne pouvait certes dire combien de temps Alfie pourrait tenir, mais qu'il s'agissait en tout cas, qu'il respire ou non de façon indépendante, d'une « urgence ».

Dans une affaire qui a scandalisé le Royaume-Uni en 2012, une infirmière à Alder Hey a parlé de sa détresse lorsqu'un garçon de 14 ans mourant du cancer a connu une fin épouvantable parce que, privé d'hydratation, il souffrait de la soif, la langue collée au palais…

Mercredi, deux jours après le retrait de la ventilation d'Alfie, un autre généticien italien réputé, Angelo Selicorni,  se posait des questions sur le fait de savoir si Alfie été réellement en phase « terminale » étant donnée la durée de sa survie malgré l'assistance respiratoire : « Détaché des machines, l'enfant a résisté pendant des heures sans avoir la moindre intention de mourir », soulignait-il.

Voilà autant de questions auxquelles il faudrait que l’hôpital apporte une réponse.  Mais il ne faudra pas trop y compter : la mort d’Alfie était réellement recherchée et l'administration de médicaments pour la hâter dans ce type de situation n'est que trop habituelle. L'euthanasie est déjà bien plus largement parmi nous que le corps médical ne veut l'admettre.

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19 mai, 2015

Inde : Aruna Shanburg, le Vincent Lambert de Bombay, est morte naturellement, pleurée par ses infirmières

Aruna Shanbaugh avant son agression
Aruna Shanbaug, l’infirmière indienne qui a été au centre d’une demande d’euthanasie lancée par une « amie » partisane du « droit de mourir dans la dignité », est morte de sa mort naturelle à 67 ans ce lundi après 42 ans dans un état dit « végétatif », aimée et soignée jusqu’au bout.
Son cas avait défrayé la chronique en 2011 alors que l’écrivain et militante indienne de l’euthanasie, Pinki Virani, avait saisi la justice pour qu’Aruna cesse de recevoir hydratation et nourriture et qu’on la « laisse mourir »  pour la libérer de ses souffrances au bout de 37 ans de « coma », comme le disent les grands médias anglophones. « Laisser mourir » est en l’occurrence un euphémisme qui cache une réalité violente : on la demande pour des patients qui ne sont pas malades et qui, avec des soins de base, n’ont aucune raison de mourir. C’est la privation de nourriture et de l’hydratation qui provoque la mort : une mort de faim et de soif.
Dans cette affaire qui rappelle celle de Terri Schiavo aux Etats-Unis et celle de Vincent Lambert en France – toujours pendante devant la Cour européenne des droits de l’homme – on a affaire à une personne qui malgré son handicap profond n’est pas abandonnée de ses proches, ou du moins une partie d’entre eux. Dans le cas d’Aruna Shanbaug, la Cour suprême de l’Inde avait pris en 2011 une décision de principe autorisant « l’euthanasie passive » pour les patients se trouvant dans sa situation mais sans l’appliquer à l’intéressée, au motif que Pinki Virani n’avait pas qualité pour demander qu’elle meure.

Comme Vincent Lambert, Aruna Shanbaug a été décrétée en “état végétatif”

Les « proches » d’Aruna auront été ceux qui l’ont défendue et soignée sans relâche, et qui aujourd’hui pleurent sa mort comme celle d’un être cher, et non comme l’arrêt d’une mécanique corporelle qui ne serait qu’une coquille vide depuis l’entrée de la jeune femme dans son « coma » il y a 42 ans – comme l’a déclaré pourtant Pinki Virani à la presse indienne.
Aruna n’avait que 25 ans lorsqu’elle a subi l’agression qui l’a laissée tétraplégique et dans un « état végétatif permanent, comme le dit la presse, ou dans un état de conscience minimale, comme le constatent ceux qui la soignaient. Elle était infirmière au King Edward Memorial Hospital de Mumbai (Bombay) ; elle s’était éclipsée dans un local pour se changer, le soir du 27 novembre 1973. Un balayeur l’avait suivie, l’avait étranglée avec une chaîne pour chiens et l’avait violée en la sodomisant ; puis l’avait laissée pour morte. Lorsqu’elle fut retrouvée – le lendemain seulement – les médecins constatèrent que par manque d’oxygène, son cerveau avait été gravement abîmé, notamment son cortex.
Son fiancé – un médecin du même hôpital – devait l’attendre quatre ans. Mais son état n’évolua pas. Il quitta le pays, s’établit et se maria à l’étranger.

Aruna Shanbaug a été soignée le mieux possible jusqu'à sa mort naturelle

Depuis lors, Aruna Shanbaug est restée au KEM Hospital dans une petite chambre individuelle où le personnel soignant lui prodigua toute l’attention, l’affection et la sollicitude possible. La famille lui rendait souvent visite, mais peu à peu sa présence se fit moins soutenue et la dernière sœur de la patiente mourut en 2013.
Qu’importe : les infirmières, les aides soignantes se succédaient quotidiennement au chevet d’Aruna ; ce sont elles qui se sont mobilisées pour empêcher sa mise à mort en se portant devant la Cour suprême pour contrer l’initiative de Pinki Virani.
Un premier épisode de pneumonie fut jugulé en 2013, mais la semaine dernière, Aruna Shanbaug a contracté une nouvelle infection pulmonaire. Loin d’abandonner la patiente, le personnel médical de KEM Hospital lui a administré des antibiotiques et l’a mise sous ventilation artificielle. Mais Aruna est partie lundi matin, sa vie était vraiment arrivée à son terme.
A-t-elle vécu pendant ces 42 années où elle était clouée dans son lit, incapable de parler, une affreuse « torture » comme le soutiennent les partisans de l’euthanasie ? Pour les infirmières de KEM Hospital, certainement pas. Elles sont nombreuses, encore en activité ou parties à la retraites, qui ont défilé dans la minuscule chambre d’hôpital où elle était restée depuis le début, pour rendre leurs derniers hommages à Aruna, pleurant celle qui avait été pour elles autant une amie qu’une source d’inspiration.
Aruna Shanbaug, “la pierre d'angle de notre vie d'infirmières”
« Elle était la pierre d’angle de notre vie d’infirmières. C’est auprès d’elle que nous cherchions l’inspiration, à travers son combat et à travers sa vie. Nous fêtions ses anniversaires, nous lui donnions du curry de poisson et de la purée de pulpe de mangue, qu’elle aimait bien », raconte l’infirmière en chef, Anuradha Parade. Shanti Tai, qui s’occupait quotidiennement d’Aruna, ajoute comment on lui apportait des fleurs : « Elle souriait et hochait la tête quand elle sentait la fragrance des fleurs. Aruna n’a jamais été une patiente pour nous, mais un membre de la famille, une sœur qui a enfin trouvé le repos. »
L’ancien doyen de l’hôpital, le Dr Pradnya Pai, avait l’habitude quant à lui de parler à Aruna dans sa langue natale, le Konkani ; il lui lisait des histoires et lui racontait des blagues, et lui montrait des photos de son enfance pour l’aider à raviver ses souvenirs. Il faisait aussi le cerbère, écartant de la petite chambre les curieux et surtout les inconnus : Aruna tremblait et paniquait dès qu’un homme inconnu entrait dans la chambre…
De nombreuses infirmières ont assisté à la crémation d’Aruna, pleurant son départ lors d’une cérémonie empreinte d’émotion. Ce n’est pas une morte-vivante qu’elles ont accompagnée pour son dernier voyage…
Aruna n’a pas obtenu justice face à son prédateur, qui a pris sept ans pour vol et tentative de meurtre (il a été libéré au bout de six ans). Sohanlal Bharta Valmiki n’a pas été condamné pour viol parce que le rapport médical de l’agression de sa victime montre qu’elle a été sodomisée, ce qui ne correspond pas à la définition indienne du viol…
Mais elle a obtenu le respect de sa vie, jusqu’au bout, dans une bienveillance réelle de la part de soignants qui ont compris qu’elle n’a jamais cessé de leur rendre bien pour bien en les amenant à donner le meilleur d’eux-mêmes.

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