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09 avril, 2020

Coronavirus : le rapport de l’ONU qui annonce la globalisation des solutions en vue d’une société “plus égalitaire et plus inclusive”

Il devient difficile de trouver des informations qui parlent d’autre chose que du coronavirus chinois, le COVID-19. Et pourtant : au-dessus de nos têtes, dans les hautes sphères de l’ONU, on ne se focalise pas sur l’épidémie qui a permis de mettre le monde en mode arrêt. Ou pas exactement. L’intérêt du petit ennemi invisible, qui fait que chacun considère son prochain comme un potentiel porteur de mort, est d’avoir rendu la peur universelle. Peur de la maladie et peur du lendemain, alors que le « sang » de l’économie ne circule plus. Comment s’en sortir ? L’ONU a un plan, une feuille de route. Son secrétaire général, Antonio Guterres, a présenté son rapport spécial le 31 mars dernier, avec sa mesure la plus spectaculaire : consacrer plus de 10 % du PIB global à la résolution de la crise présente, sous la houlette des institutions internationales. Une mondialisation massive…

Reinformation.tv présentait il y a quelques jours ce plan de mainmise sur les souverainetés nationales. Mais il faut s’attarder encore un peu sur cette proposition d’Antonio Guterres, ancien président de l’Internationale socialiste. Car celui qui paye commande. Avec 10 % du PIB mondial en mains, on peut imposer sa vision des choses. Quelle est-elle ? Le rapport de l’ONU, intitulé « Responsabilité partagée, solidarité globale : la réponse aux effets socio-économiques du COVID-19 », en dresse un portrait assez détaillé. Dans ce Meilleur des mondes de demain, l’ONU voudrait appliquer le socialisme à grande échelle : socialisme au sens de redistribution des revenus à l’échelle mondiale et dépendance de tous à l’égard de l’Etat – une dépendance aux allures de soumission…

Lire la suite de mon analyse détaillée sur Reinformation.tv, ici.

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03 avril, 2020

Antonio Guterres et l’ONU réclament des solutions « globales » contre le coronavirus en vue du « rebirthing » de la société

On entend et on lit ces jours-ci de bons chrétiens qui espèrent voir surgir, à la faveur de la sortie de la crise du coronavirus, une organisation plus juste d’une société qui, excédée par le mondialisme dont on constaterait les limites, reviendrait à un modèle plus humain, voire plus respectueux de la loi naturelle. Dieu les entende… Cela signifierait l’échec inespéré d’une poussée on ne peut plus visible vers davantage de globalisme. Et même vers ce « nouveau paradigme » mondial fait d’» empathie » et de « solidarité » par lequel le monde s’unifierait dans la lutte contre l’ennemi commun. Ces objectifs sont parfaitement manifestes dans le dernier rapport de l’ONU, présenté au monde le 31 mars par Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations unies. Il y appelle le monde à consacrer 10 % de son PIB à la crise et à ses conséquences, à travers « une réponse massive, coordonnée, englobante et multilatérale ».

Sous la conduite de l’ONU, bien sûr ! Celle-ci mettrait ainsi en dernière analyse la main sur 10 % des dépenses globales – davantage pour les pays développés, moins pour les pays pauvres, bien entendu, car l’objectif reste de faire couler l’argent et les richesses des premiers vers les seconds, non par charité mais par obligation.

Et c’est une réponse qui fera mal, nous sommes avertis par le rapport…

J'analyse ce rapport pour reinformation.tv, vous pourrez lirez la suite de mon article ici. Avec notamment quelques considérations sur ce que le rapport de l'ONU appelle de ses vœux : le « rebirthing » de la société. New Age, le retour !



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06 mars, 2020

Les religions doivent se soumettre à l'ONU en matière de droits des femmes, droits LGBT… selon un rapport sur les droits de l'homme

Il est urgent d'abroger les lois qui « discriminent » à l'encontre des femmes et de la communauté LGBT+ au nom de la religion : telle est la conclusion, en substance, d'un rapport publié fin février par le rapporteur spécial de l'ONU sur la liberté de religion et de croyance, le Maldivien Ahmed Shaheed. Le rapport est téléchargeable ici.

La photo ci-dessus illustre le communiqué de presse de l'ONU à son sujet ; elle représente un couple lors de la Gay Pride de Ney York en 2018.

Son rapport met dans le même sac la lapidation pour adultère et l'interdiction de l'avortement, les mariages précoces ou forcés et les « stéréotypes de genre » qui impose tel ou tel rôle aux hommes et aux femmes en fonction de leur sexe, la criminalisation des actes homosexuels et l'accès aux droits familiaux pour les LGBT.

Ce rapporteur onusien chargé d'assurer le droit de chacun de pratiquer sa religion (ou de n'en avoir point) met en balance deux types d'approche : d'une part, une série de droits absolus dont l'ONU assure systématiquement la défense – droits relatifs au genre, droits des femmes, droit à la santé reproductive, etc. –et de l'autre, les droits liés à la religion, plus relatifs, qui peuvent être restreints dès lors qu'ils portent atteint aux premiers. Ces droits d'ordre religieux comprennent évidemment tous les préceptes de la morale traditionnelle qui doive céder le pas devant la nouvelle anti-morale globale.

Précisons tout de suite qu’Ahmed Shaheed, expert indépendant et d'ailleurs non rémunéré pour ce rapport n'émet que des avis consultatifs. Il n'empêche que sa prose est distribuée par les canaux d'information de l'ONU et entre dans le corpus des documents internationaux où il est d'usage qu'on se cite mutuellement, et que la terminologie utilisée dans les documents contraignants en soit affectée.

S'agit-il dans le cas du rapport présenté au Conseil des droits de l'homme de l'ONU de proposer que les religions traditionnelles modifient leurs croyances et leurs préceptes moraux ? Comme l’observe Rebecca Oas de l’organisation pro-famille C-Fam, Shaheed ne va pas jusque-là, mais il pose que le christianisme et l’islam sont susceptibles d'être interprété de manière « patriarcale » ou non, et il cite des universitaires favorables à des réinterprétations « progressistes » des grandes religions traditionnelles.

On retrouve ici l'idée force du mondialisme actuel qui s'accommode de l'existence de religions mais à la condition de leur restructuration afin de les rendre compatibles avec le relativisme global qui les met toutes sur un pied d'égalité, sous la coupole des droits de l'homme est au service d'une prétendue harmonie d'ensemble.

Cette approche permet au demeurant de mettre toutes les religions dans le même sac, sans faire de distinction, par exemple, entre la reconnaissance de mariages forcés dans le cadre musulman et l'interdiction de l'avortement pour quelque motif que ce soit dans des pays de tradition catholique ou chrétienne.

Le rapport dénonce de même comme abusivement fondées sur des considérations religieuses des restrictions imposées en Pologne sur la revendication de « droits LGBT » ou de l'expression de ce mode de vie.

C'est ainsi que le résume le rapport d’Ahmed Shaheed :
« Il est particulièrement préoccupant de constater que dans toutes les régions du monde, les acteurs invoquant des justifications religieuses pour leurs actions ont plaidé auprès des gouvernements et du grand public pour la préservation ou l'imposition de lois et de politiques directement ou indirectement discriminatoires à l'égard des femmes, des filles et des personnes LGBT+. Dans toutes les régions du monde, le rapporteur spécial a identifié des lois promulguées dans le but d'imposer des normes de conduite prétendument exigées par une religion particulière qui privent effectivement les femmes et d'autres personnes du droit à l'égalité et à la non-discrimination sur la base de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. »
Voici ce qu'affirme le rapport à propos de l'avortement, de l’accès à la procréation artificielle, à la contraception et au changement de sexe :

« Le rapporteur spécial note que dans un certain nombre de pays du monde, les gouvernements continuent de maintenir des interdictions partielles ou totales d'accès à l'avortement, et que des personnalités religieuses ont à la fois encouragé ces mesures et plaidé contre les efforts de réforme des lois. Lors des consultations tenues en Amérique latine, il a été affirmé que les lois et les politiques qui restreignent les droits sexuels et reproductifs dans la région sont inspirées par des édits religieux discriminatoires, y compris les interdictions partielles ou totales de l'accès à l'avortement et à la contraception, les interdictions des technologies de reproduction assistée et de la chirurgie de réassignation sexuelle, et la limitation de l'offre d'une éducation sexuelle factuelle. »

Autre exemple :

« Les participants à la consultation ont également indiqué que les lois restrictives sur l'accès à l'avortement et à la contraception en Afrique subsaharienne étaient pour la plupart héritées des lois coloniales antérieures à l'indépendance, mais qu'elles sont maintenues, en partie, en raison des pressions exercées par certains groupes religieux.  Environ 13,2 % des décès maternels dans la région “peuvent être attribués à des avortements non médicalisés”. »

En clair, il s'agit d'une revendication mondiale de la légalisation sans condition de l'avortement, et d’une dénonciation des constitutions protectrices de la vie dès la conception – comme aux Philippines – mais aussi des revendications en dans le sens de la moralité traditionnelle, attribuées à une conception « patriarcale » de la religion.

Lisez plutôt :

« Le rapporteur spécial est profondément préoccupé par les nombreux rapports qu'il a reçus et par les informations fournies à d'autres mécanismes des Nations unies pour les droits de l'homme, selon lesquels des groupes d'intérêt religieux seraient engagés dans des campagnes qualifiant d'“immoraux” les défenseurs des droits qui luttent contre la discrimination fondée sur le sexe et qui cherchent à saper la société en épousant “une idéologie de genre” préjudiciable aux enfants, aux familles, aux traditions et à la religion. Invoquant des principes religieux ainsi que la pseudoscience, ces acteurs plaident pour la défense de valeurs traditionnelles ancrées dans les interprétations des enseignements religieux sur les rôles sociaux des hommes et des femmes en fonction de leurs prétendues capacités physiques et mentales naturellement différentes ; ils demandent souvent aux gouvernements d'adopter des politiques discriminatoires. D'autres Procédures spéciales des Nations unies et des participants à des consultations régionales ont également documenté les activités de groupes de mieux en mieux coordonnés qui abusent, disent-elles,de la liberté de religion ou de conviction sur les différents continents dans les médias, par le biais de litiges et de campagnes politiques visant à contrer les droits de l'homme au nom de la religion ou des croyances. »
Ahmed Shaheed se défend cependant de s’en prendre aux religions en tant que telles en soulignant l’existence de tendances diverses en leur sein :

« Le rapporteur spécial note cependant que le rôle des groupes religieux dans la perpétuation des normes qui favorisent les attitudes inéquitables entre les sexes est complexe car les communautés religieuses elles-mêmes ne sont pas monolithiques. Une multitude de voix s'élèvent au sein des groupes et institutions religieux, y compris des acteurs confessionnels qui font campagne pour les droits des femmes, des filles et des personnes LGBT+ et travaillent à promouvoir l'égalité des sexes au sein de leur confession. Les défenseurs des religions, à travers de multiples traditions, ont longtemps cherché à contester les normes et les attentes qui sapent les droits humains des femmes, des filles et des personnes LGBT+ ; beaucoup ont élargi les rôles de direction et d'influence des femmes dans les religions et ont contesté les interprétations des textes religieux qui sont utilisés pour “justifier” la discrimination et d'autres pratiques néfastes à l'encontre des femmes, des filles et des personnes LGBT+.  
« Leurs travaux montrent clairement que les religions ne sont pas nécessairement la source de la discrimination et de la violence fondées sur le sexe, mais que ce sont plutôt les interprétations de ces croyances, qui ne sont pas protégées en soi et qui ne sont pas nécessairement partagées par tous les membres d'une communauté religieuse, qui sont souvent à l'origine de la violence et de la discrimination fondées sur le sexe. »

En clair, l'ONU ne protège pas ou ne devrait pas protéger les religions en tant que telle mais uniquement les droits individuels de leurs fidèles, et ce à condition que lesdits fidèles se soumettent à l'obligatoire protection des droits du genre, de la « santé reproductive », etc.

Ahmed Shaheed l’exprime ainsi, évoquant « l'intersection » entre les droits religieux et des droits des femmes et des LGBT+ en général :

« Une part essentielle du droit à la liberté de religion ou de conviction est que la liberté de religion ou de conviction ne doit pas être utilisée à des fins incompatibles avec la Charte des Nations Unies ou les instruments pertinents des droits de l'homme. »
L'une de ses recommandations les plus parlantes doit être citée :

« Abroger les lois discriminatoires, y compris celles qui ont été adoptées en référence à des considérations religieuses, qui criminalisent l'adultère, qui criminalisent les personnes sur la base de leur orientation sexuelle ou de leur identité ou expression de genre, réelle ou perçue, qui criminalisent l'avortement dans tous les cas ou qui facilitent les pratiques religieuses qui violent les droits de l'homme. »

D'ailleurs, il réclame ouvertement les restrictions à l'objection de conscience dès lors qu'il s'agit de protéger l'accès à l'avortement par exemple :

« Veiller à ce que les protections juridiques permettant aux individus de manifester leur religion ou leurs convictions, par exemple dans le cadre des soins de santé, n'aient pas pour effet de priver les femmes, les filles ou les minorités fondées sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre du droit à la non-discrimination ou d'autres droits ; dans tous les cas, les États devraient garantir le droit à l'intégrité physique et mentale ainsi que le droit à la santé, y compris à la santé génésique, des femmes, des adolescents et des personnes LGBT+, ainsi que l'accès effectif aux services de santé génésique et à une éducation sexuelle complète, conformément aux normes internationales. »

Voilà comment s'exprime le totalitarisme « soft » de l'ONU : d'abord à travers des textes non contraignants comme celui-ci, mais avec l'objectif à peine dissimulée de disposer à l'avenir d'une argumentation qui permette peu à peu de restreindre la liberté, chrétienne notamment, d'affirmer la morale naturelle.


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15 février, 2020

Les financiers potentiels du Pacte pour l'éducation du pape François selon Jeffrey Sachs : l'ONU, le FMI, l'UE, Bill Gates et quelques autres grands de ce monde

L’économiste américain, Jeffrey Sachs, partisan avoué du contrôle de la population, a annoncé au Vatican le nom de certains partenaires financiers potentiels du Pacte mondial pour l’éducation que le pape François lancera le 14 mai prochain en vue de créer un « nouvel humanisme ». Sur la liste – présentée sur écran lors d’un atelier sur ledit Pacte organisé à l’Académie pontificale des sciences les 6 et 7 février derniers – figurent le milliardaire américain Bill Gates, le magnat des affaires le plus riche de Chine, Jack Ma, Mukesh Ambani, patron de la plus grosse société pétrochomique de l’Inde et l’homme le plus riche d’Asie, l’UNESCO et plusieurs autres agences des Nations Unies, ainsi que la Banque islamique de développement.

Une grande partie des informations et des développements de cet article sont repris dans l’excellent article publié hier par Diane Montagna sur LifeSiteNews, en particulier le compte-rendu de son très révélateur entretien avec Mgr Sanchez Sorondo, organisateur de l'atelier.

Entre l’éducation et la réduction de la fertilité, il y a un lien que les malthusiens contemporains soulignent volontiers. Le propre chancelier de l’Académie pontificale des sciences, Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, avait affirmé lors d’un précédent colloque sur la biodiversité – où il n’avait pas hésité à inviter des partisans de premier plan de la contraception et de l’avortement – que les femmes ayant un plus haut degré d’instruction ont en moyenne moins d’enfants que les autres. Il présentait cela comme une sorte de solution éthique pour que les femmes « aient un ou deux enfants au lieu de sept ».

Notez qu’un tel taux de fécondité serait globalement suicidaire : pour remplacer les générations dans les pays développés, il faut 2,1 enfant par femme, nettement plus dans les pays pauvres. Même là où mortalité maternelle et infantile sont peu importantes, ce sont les familles nombreuses qui doivent compenser l’absence d’enfants chez les femmes qui pour diverses raisons ne peuvent ou ne veulent en avoir.

Sachs et plusieurs de ces bailleurs de fonds potentiels mettent égalemennt l’éducation en avant comme un moyen essentiel pour réduire à terme la population mondiale, au motif que les couples – et surtout les femmes – instruits ont des bébés plus tard et comprennent l’avantage matériel qu’il peut y avoir à avoir moins d’enfants.

Les ambitions du Pacte mondial pour l’éducation sont extrêmement élevées. Jeffrey Sachs a ainsi déclaré qu’il avait « parlé avec certaines des personnes les plus riches du monde » : il se dit convaincu de la possibilité de faire abonder un fonds pour l’éducation à hauteur de 26 milliards de dollars par an.

« Voici où nous allons trouver les fonds », a-t-il proclamé en présentant une diapositive intitulée « Partenaires pour le Pacte mondial pour l’éducation et un nouveau fonds pour l’éducation ». En voici la transcription :
Gouvernements donateurs
L’Union européenne
Les grands philanthropes (Bill Gates, Jack Ma, Mukesh Ambani)
Banque islamique de développement
UNESCO, UNICEF, autres agences des Nations unies
Fonds monétaire international
Les promoteurs des ODD du Secrétaire général de l’ONU
L’ONG Global Citizens
« Youth for the Future »
La plupart de ces financeurs potentiels se distinguent par leur hostilité militante à l’égard des principes du catholicisme : on les retrouve généralement à travers le monde dans les entreprises de promotion de la « santé reproductive ». Parmi leur nombre : le programme 2030 des Objectifs du développement durable (ODD) de l’ONU.

« Global Citizens » se présente comme un « mouvement de citoyens » ayant pour objectif de combattre l’extrême pauvreté. Ses leaders, financiers et artistes sont un véritable catalogue des grands de ce monde. Cette ONG milite pour les « droits gays » et a félicité le Canada pour son action en faveur de « l’avortement sûr ». Parmi ses sponsors, pas une seule institution ou association caritative catholique.

Outre ses entretiens apparemment fructueux avec Bill Gates, Jack Ma et Mukesh Ambani, ainsi que les responsables de la Banque islamique de développement, Jeffrey Sachs a évoqué ses pourparlers avec le Fonds monétaire international. Il estime donc pouvoir compter sur le FMI qui l’a assuré, dit-il, de son « engagement total » au service du Pacte. Le conseiller du pape François en matière de « changement climatique » a également annoncé aux participants à l’« Atelier sur l’éducation : le Pacte mondial » que l’ONG Global Citizens comprend « de nombreuses stars du rock et certains des artistes les plus célèbres du monde ».

Mieux : Greta Thunberg et d’autres jeunes sont « prêts à s’y joindre ». Youpi !

Jeffrey Sachs a en outre déclaré qu’en consacrant 26 milliards de dollars à l’Afrique on pourrait de « scolariser tous les enfants africains jusqu’au niveau secondaire ». Avec les programmes d’éducation de l’UNESCO ?

« Le pape François est notre plus grand mobilisateur de (vie) décente dans le monde, et lorsque le pape François appelle à un Pacte mondial pour l’éducation, profitons de l’occasion pour mobiliser le financement de base afin que cela devienne une réalité, et pas seulement une grande idée », a-t-il lancé aux participants.

Jeffrey Sachs, désormais figure incontournable des réunions de l’Académie pontificale des sciences, a également déclaré : « Je crois que si nous nous recommandons du pape François, avec son leadership unique au monde, pour aller chercher ces fonds, si chacun d’entre nous va frapper à la porte de son milliardaire préféré, de ses voisins, des gens qui peuvent faire la différence, nous y arriverons, même d’ici au mois de mai. »

Sachs a ajouté que « certaines personnalités les plus riches du mondeé veulent être à Rome lors du lancement du Pacte mondial pour l’éducation de mai 2020. « Mais je pense qu’il faut clarifier le fait qu’une partie de l’objectif n’est pas seulement le merveilleux but de l’amélioration du contenu, mais qu’il s’agit en fait de faire en sorte que les enfants aient une salle de classe et un siège pour qu’ils puissent bénéficier de ce contenu. »

Si l’objectif d’offrir une éducation de qualité aux enfants du monde entier est incontestablement noble, note Diane Montagna, il est souvent assorti de conditions.

Jeffrey Sachs préconise depuis longtemps la réduction de la population, en particulier en Afrique subsaharienne, en éduquant les filles à « la santé sexuelle et reproductive, et sur les options de contraception ». Il est lui-même favorable à l’avortement légal, en particulier pour réparer les ratés de la contraception.

D’ailleurs, le « lien de causalité » entre le niveau d’éducation et le contrôle de la population a été soulevé lors de cet atelier de deux jours à l’Académie pontificale des sciences.

Dans un exposé sur « l’interaction de l’éducation avec la santé et la démographie de la population », David E. Bloom, professeur d’économie et de démographie à Harvard, a souligné comme un élément positif le fait que l’éducation « réduit les taux de fécondité et de croissance de la population ».
Le développement de l’éducation « est probablement mieux abordé de manière multisectorielle, par un mélange de politiques de santé, de population et d’éducation – en particulier celles qui promeuvent la santé des enfants comme les soins prénataux, la vaccination des enfants et les investissements dans les infrastructures d’eau et d’assainissement des écoles », a-t-il ajouté.
Bloom a cependant évité d’exprimer en ce lieu sa conviction – développée de longue date – selon laquelle la promotion de l’éducation implique également, selon ses propres termes, de fournir « un accès accru aux services de planification familiale » et de « répondre aux besoins considérables non satisfaits en matière de contraception », ainsi qu’il l’écrivait dans une tribune publiée par le New York Times en mai 2011.

Il y affirmait que le « défi de taille » de la croissance démographique en Afrique (selon ses estimations, les femmes africaines ont 4,5 enfants en moyenne) implique également de « modérer les taux élevés de fécondité désirée » observés sur une grande partie du continent. Cela « se produira naturellement à mesure que le statut et l’éducation des femmes s’amélioreront et que les couples reconnaîtront de plus en plus qu’ils seront mieux lotis avec des familles moins nombreuses », écrivait-il.

L’annonce par Jeffrey Sachs que Bill Gates était un partenaire financier potentiel pour le Pacte mondial pour l’éducation du pape François a été suivie quelques jours plus tard, le 10 février, par la publication de la lettre annuelle de la Fondation Bill et Melinda Gates annonçant que « la crise climatique et l’égalité des sexes » sont devenues des priorités pour leurs futurs dons « philanthropiques ».

Melinda Gates affirme dans cette lettre qu’elle veut concentrer ses propres efforts sur l’égalité des sexes, y compris les « droits reproductifs ». « Mon parcours d’engagement public a commencé avec le planning familial », écrit-elle. « Il y a plus de 200 millions de femmes dans les pays en développement qui ne veulent pas tomber enceintes mais qui n’utilisent pas de contraceptifs modernes. »

Elle y déclare en outre  que sa fondation, qui travaille en étroite collaboration avec Jeffrey Sachs, a depuis lors renforcé ses « engagements en matière de planning familial » tout en développant « des stratégies qui donnent la priorité à l’égalité des sexes ».

Au début de ce mois, Edward Pentin du National Catholic Register a indiqué que le Vatican s’était « rapproché » de la Fondation Gates au cours des derniers mois. Des sources fiables ont indiqué au Register qu’en novembre dernier, le pape François avait reçu Melinda Gates lors d’une audience privée qui n’a reçu aucune publicité.

Dans une interview accordée en 2018, Obianuju Ekeocha, militante pro-vie et auteur de Target Africa, notait que le pape François (à l’instar de Jean-Paul II) avait dénoncé le phénomène croissant des pays, entités et fondations occidentales qui viennent en Afrique avec de l’« aide » et des « dons » assortis de « conditions ».

Mme Ekeocha, une scientifique de la médecine biomédicale née au Nigeria et résidant actuellement au Royaume-Uni, expliquait alors :
« Ils avancent dans leurs projets d’aide humanitaire, nous font des cadeaux, et en même temps essaient de nous amener à nous aligner avec eux sur le plan idéologique sur des questions qui sont assez importantes pour les Africains : des questions comme l’avortement, la contraception, le contrôle de la population, ce qui se passe avec la jeunesse et la sexualité humaine, l’identité sexuelle. (…) Ils introduisent cela dans le cadre de leurs projets d’aide aux pays en développement, et c’est en fait assez dangereux pour nous parce que c’est nous qui sommes leur cible. Non seulement nous recevons l’argent, mais nous recevons aussi tout ce qui va avec, tout ce qui menace maintenant de porter atteinte à notre propre vision et à nos valeurs culturelles. »
Elle ajoutait que l’Église est « en plein cœur de la tempête », identifiant la Fondation Gates comme l’une des principales fondations qui se présentent comme « amie » et essaient de « s’associer avec l’Église, parce que l’Église dispose d’un si grand réseau partout sur le continent africain ». « L’Eglise voit alors des programmes de contraception, des programmes de préservatifs cibler les enfants. Les évêques s’expriment et appellent cela par son nom : de l’impérialisme culturel ou du néocolonialisme idéologique. »

« L’Eglise doit être le rempart face à ces initiatives », ajoutait-elle.

En 2012, Mme Ekeocha écrivait une lettre ouverte à Melinda Gates en réponse à son plan et à sa promesse de « planter les graines » de son « héritage » – en rassemblant 5 milliards de dollars de promesses – dans 69 des pays les plus pauvres du monde, dont la plupart se trouvent en Afrique subsaharienne, afin d’obtenir que la femme africaine soit moins fertile. La « Lettre ouverte d’une femme africaine à Melinda Gates » est disponible intégralement sur le site du Conseil pontifical pour les laïcs.

Lors de la session du matin de l’atelier du 6 février (avant que Sachs n’ait fait son annonce), Diane Montagna s’est entretenu au nom de LifeSiteNews avec Monseigneur Vincenzo Zani, secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique, que le pape François a chargé de superviser le Pacte global pour l’éducation.

A la question de savoir qui allait financer cet événement, Mgr Zani a répondu : « Nous recherchons des fondations qui nous donneront un coup de main. Le Vatican n’a presque rien, nous cherchons une aide extérieure. »

Après la conférence de Jeffrey Sachs, LifeSite s’est entretenu dans l’après-midi avec le chancelier de l’Académie pontificale des sciences, l’Argentin Mgr Marcelo Sánchez Sorondo.

Celui-ci a déclaré à LifeSite que l’atelier des 6 et 7 février avait été organisé en réponse à une demande de la Congrégation pour l’éducation catholique et constituait une sorte de réunion consultative sur le contenu du Pacte mondial pour l’éducation. Il a ajouté que l’académie est « très heureuse » de voir l’enseignement obligatoire se répandre dans le monde entier. Mais d’ajouter : « Comme l’a expliqué Jeffrey Sachs, le grand problème est l’argent. Nous n’avons pas l’argent nécessaire. »

Mgr Sánchez a confirmé que les personnes et les organisations citées par Jeffrey Sachs étaient des collaborateurs potentiels du Pacte éducatif. Il a ajouté que « ce n’est rien en réalité pour les personnes qui ont de l’argent réel. »

« Il y a un milliard de personnes sans instruction, et celle-ci est la clé du développement des personnes et de la personne », a-t-il déclaré.

À la question de savoir si le Pacte mondial pour l’éducation est donc un moyen de mobiliser des fonds afin de les orienter vers l’éducation, Mgr Sánchez a répondu : « Cela en fait partie. L’autre question est celle-ci : quel type d’éducation ? »

Le prélat argentin a affirmé que selon le pape François, en matière d’éducation « nous avons besoin du langage de l’esprit » mais aussi « du langage des valeurs, du langage du cœur ». Il est très important, a dit Sánchez Sorondo, d’avoir une éducation qui mette la personne humaine, la dignité de la personne humaine au centre », ainsi que « la question du genre, la question de la femme ».
Il a précisé que le contenu du Pacte mondial pour l’éducation sera particulièrement axé sur les femmes, en partie pour lutter contre les nouvelles formes d’esclavage et de traite des êtres humains.

Le chancelier de la PAS a également déclaré qu’il espérait que le Pacte se focalisera sur « la vérité qui vient des sciences », telles que « le changement climatique » et « l’évolution ». Soit deux théories…

Sánchez Sorondo a également reconnu que la relation entre le Pacte mondial pour l’éducation et la réalisation des objectifs de développement durable pour 2030 est « très étroite », mais il a ajouté que « le pape veut mettre davantage l’accent sur la question des valeurs et de l’éthique, et sur la question de la femme. En ce sens, il y a des différences ».

Diane Montagna a alors rappelé que ce certains ODD, notamment ceux concernant l’égalité des sexes, la santé et l’éducation, sont en contradiction avec l’enseignement de l’Église. En particulier, a-t-elle rappelé, les Nations unies aimeraient former les filles africaines à l’utilisation de la contraception, et leur conseiller d’avorter si elles tombent enceintes et ne veulent pas garder leur bébé. Rappelant également l’enseignement des Écritures sur le combat entre le monde et l’Église, elle a demandé à Mgr Sánchez comment l’Église pouvait collaborer avec les Nations unies sur cette question.

« Ça, c’est typique du peuple américain, en particulier de la droite : exagérer idée selon laquelle l’avortement est inclus dans ces objectifs, et ce n’est pas vrai », a-t-il rétorqué.

Diane Montagna lui a alors fait remarquer que les organisations que Sachs pressent comme partenaires financiers du pacte sont les mêmes que celles contre lesquelles Ekeocha et d’autres se battent parce qu’elles font la promotion de la contraception et de l’avortement auprès des populations africaines, et ceci contre leur gré.

Réponse de Mgr Sanchez Sorondo : « Oui, mais cela dépend du pays. Cela ne dépend pas des Nations unies, c’est la question. Les Nations unies ne sont pas favorables à l’avortement. Peut-être certains des bureaucrates, mais ce n’est pas dans les documents. Les documents ne parlent pas de l’avortement. »

Confronté au fait que l’ONU a recours au langage des « droits reproductifs » et de la « santé reproductive » pour signifier la contraception et l’avortement, Mgr Sorondo a une fois de plus nié. « C’est une question typique. Ils ne disent pas cela », a-t-il dit.

Mais ils le font – et même explicitement. L’ODD 3 de l’ONU sur la santé vise à « élargir l’accès aux méthodes modernes de contraception » d’ici à 2030, et présente cela comme « essentiel pour assurer l’accès universel aux services de santé sexuelle et reproductive ».

L’ODD sur l’égalité des sexes (5.6.1) vise, d’ici à 2030, à « assurer l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive et aux droits reproductifs », y compris « l’utilisation de la contraception » et « les soins de santé » – terme que la Fédération internationale Planned Parenthood utilise volontiers pour désigner l’avortement.

L’ODD sur l’éducation (4.7) vise à garantir que « tous les apprenants acquièrent les connaissances et les compétences nécessaires pour promouvoir… des modes de vie durables (et) l’égalité des sexes ». Selon des économistes comme Sachs et Bloom, la réduction de la fécondité des femmes africaines est essentielle pour atteindre cet objectif.

Mais les « droits reproductifs » renvoient à la famille selon l’interprétation de l’Eglise », a insisté Mgr Sánchez. « Nous pouvons avoir une interprétation et pas l’autre ».

D’où la question de savoir comment l’Eglise pourra garantir qu’un pacte d’éducation financé par les personnes et les organisations figurant sur la liste de Sachs ne conduira pas à ce que les filles africaines reçoivent un enseignement sur la contraception et l’avortement.

Mgr Sánchez a répondu en rappelant une rencontre qu’il avait eue avec un prêtre catholique en 1971 à l’université du Latran. Mgr Sánchez a déclaré que le prêtre lui avait dit que « la solution au problème de la reproduction est la nécessité pour la femme d’étudier, car ayant étudié, elle aura un esprit critique, et lorsqu’elle se mariera, elle sera plus intelligente et n’épousera pas le premier venu. Ensuite, elle pourra avoir un ou deux enfants, mais pas plus. »

« C’est la vérité », a dit Sanchez Sorondo en riant.

Oui, en riant…

Diane Montagna a insisté auprès du prélat sur le problème de la participation aux ateliers de personnalités tel David Bloom, qui souligne le « lien de causalité » entre l’éducation et le contrôle de la population, notamment à la lumière des écrits et des déclarations de Jeffrey Sachs sur la nécessité de réduire la fécondité en Afrique.

« Pas ici », a rétorqué Mgr Sánchez à propos des déclarations de Sachs. « C’est un autre mythe » que Jeffrey Sachs soutienne la contraception et l’avortement en Afrique, a-t-il ajouté.

En 2011, Sachs déclarait à CNN que l’éducation est l’un des meilleurs moyens de parvenir à une baisse « volontaire » de la fécondité. Et dans son ouvrage de 2015, The Age of Sustainable Development, il préconisait d’instruire les filles en Afrique sub-saharienne quant à  « la santé sexuelle et reproductive, et sur les options de contraception ».

Interrogé sur la sagesse de conclure un pacte éducatif avec des personnes dont la vision des ODD prévoit d’inonder les Africains de contraceptifs et d’entreprises de lobbying pour l’avortement légal, Sánchez Sorondo a rétorqué que « l’Église a une politique complètement différente ».

Le pape François n’est d’accord qu’« en partie » avec l’objectif d’éducation des ODD, car « il n’y a rien à propos des valeurs », a déclaré Sánchez Sorondo, qui a ajouté avoir « critiqué » Jeffrey Sachs « à de nombreuses reprises » pour « ne pas avoir mis la famille au centre » de ses objectifs.

Interrogé sur la manière dont le Vatican va garantir, dans le cadre du Pacte mondial pour l’éducation, que les filles africaines soient informées de la véritable signification de la famille et non de la contraception, Mgr Sánchez a répondu que l’« accord » vise à « garantir ces choses ». C’est, selon lui, la « différence entre l’accord du Pape et l’accord des Nations unies ».

Interrogé sur le fait de savoir s’il pensait que Melinda Gates serait d’accord avec cela, Sánchez a répondu « non ». « Nous n’avons pas d’accord avec Melinda Gates », a-t-il déclaré. « C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas l’argent de ces gens ».

Lorsqu’il a été souligné que Jeffrey Sachs avait inscrit la Fondation Gates et d’autres organisations pro-contraception et pro-avortement sur la liste des bailleurs de fonds potentiels du Pacte mondial pour l’éducation, le prélat a affirmé que ces partenaires étaient « pour les objectifs [de Sachs] ».
Lorsqu’on lui a fait remarquer que Sachs avait intitulé sa liste « Partenaires pour le Pacte mondial pour l’éducation et un nouveau fonds pour l’éducation », Mgr Sánchez a répondu : « Je ne sais pas, mais il est clair que le pape est contre cela ; le pape l’a dit, à maintes reprises. »

« Beaucoup d’Américains nous critiquent pour les mêmes raisons. Alors pourquoi le pape collaborerait-il avec ces gens ? », a-t-il demandé, perplexe.

Et Diane Montagna de répondre :

« Je ne sais pas. Nous voyons qu’il y a une coopération croissante entre les Nations unies et le Vatican. Saint Paul parle de l’inimitié entre l’Église et le monde. Les valeurs de l’Église catholique ne sont souvent pas en accord avec les valeurs de ces organismes supranationaux, comme les Nations unies. Nous ne voulons pas donner l’esprit de nos enfants aux Nations unies pour que celles-ci les éduquent. Car que vont-ils leur enseigner ? Si j’avais une petite fille, on lui enseignerait qu’à 13 ou 14 ans, elle peut être sous contraception. Et on ne lui apprendra rien sur la famille. On lui apprendra qu’elle a des “droits”. »

« Alors, quelle est la solution pour vous, ne collaborer en rien avec quoi que ce soit ? », a rétorqué Sánchez Sorondo.

Lorsque Diane Montagna lui a répondu que la solution est la clarté et que les catholiques pratiquants voient bien qu’une bataille fait rage à propos de la famille, il a répondu : « Désolé, quelle est la solution, ne pas parler avec ces gens ? Dire : nous ne voulons pas parler avec vous, vous êtes complètement entre les mains du diable ? »

Lorsqu’elle a répété que l’Église et l’Académie pontificale avaient besoin de clarté, il a insisté : « C’est très clair, il n’y a aucune ambiguïté. Jeffrey Sachs connaît parfaitement notre position. Parfaitement. »

Il reste donc à savoir si les organisations pressenties au nom du Vatican par Jeffrey Sachs vont ouvrir leur tiroir-caisse. Car on le sait bien : qui paye décide.



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11 mai, 2019

Affaire Vincent Lambert : Gregor Puppinck nous parle des obligations de la France vis-à-vis du CDPH dans un entretien exclusif

Nouveau coup de théâtre dans l’affaire Vincent Lambert : ignorant délibérément la décision de mesures provisoires du comité des droits des personnes handicapées de l’ONU enjoignant à la France de surseoir à l’exécution du protocole de fin de vie décidée par le Dr Vincent Sanchez du CHU de Reims, soutenu par la juridiction administrative française, le dit médecin à fait savoir par lettre aux parents du jeune tétraplégique qu’il  fera retirer son hydratation et son alimentation au cours de la semaine du 20 mai.

J’ai voulu en savoir davantage sur les engagements exacts de la France vis-à-vis de la convention internationale des droits des personnes handicapées et sur la portée de la décision à son encontre du CDPH. Gregor Puppinck, directeur du Centre européen pour la loi et la justice (ECLJ), a accompagné de nombreuses procédures devant les instances internationales de défense des droits de l’homme. Il a bien voulu répondre à mes questions. – J.S.

Gregor Puppinck, vous connaissez très bien les rouages du Conseil de l'Europe, de la Cour européenne des droits de l'homme, des comités de l'ONU. Quelle réaction provoque chez vous cette décision française de passer outre à la demande du CDPH concernant le cas de Vincent Lambert ?

La stupéfaction de voir le gouvernement violer ses engagements internationaux de façon manifeste dans le seul but de faire mourir plus rapidement une personne handicapée : un but symbolique et politique parce que Vincent Lambert est le symbole du conflit social qui traverse la France sur la fin de vie et plus particulièrement sur l'euthanasie. La mort de Vincent Lambert est devenue une nécessité d'ordre politique pour les tenants de l'euthanasie et ils sont prêts à violer leur propre engagements internationaux pour y parvenir. Je crois que le gouvernement a peur de la décision du Comité des droits des personnes handicapées ; il n’a pas confiance en sa propre position et préfère donc d'emblée arrêter la procédure plutôt que de la suivre et de respecter ses propres engagements.

Il faut souligner une chose importante, c’est qu’outre les aspects factuels – Vincent Lambert n’est pas en état végétatif, en tout cas pas tout le temps – il existe un aspect important en droit, et en droit international : le fait qu’à ce jour de nombreuses questions n'ont pas été jugées en droit international. Elles n’ont pas été jugées par la Cour européenne des droits de l'homme qui a refusé de se prononcer sur un certain nombre de questions de violation importantes des droits de l'homme, et elles sont posées maintenant au Comité des droits des personnes handicapées, spécialisé dans la défense des droits des personnes handicapées et compétent en la matière. Aujourd'hui de nombreuses violations restent en attente d'un jugement, notamment l’absence de soins dont est victime Vincent Lambert, et le refus de son transfert.

Il faut aussi souligner le fait qu’il y a entre l’instance de Strasbourg et celle de Genève une différence importante quant à la question de l'hydratation et de l’alimentation. La Cour européenne des droits de l'homme avait refusé de prendre position sur la question de savoir si l’alimentation et l’hydratation sont des soins qui peuvent être arrêtés, et s’était contentée d'invoquer l’absence d'un consensus entre les États européens pour ne pas juger elle-même, et pour laisser à la France une marge d’appréciation. La Cour européenne a simplement dit : il n’y a pas d'accord en Europe, donc nous ne disons rien.

A l’inverse, la Convention sur les droits des personnes handicapées dans son article 25 dit très précisément que l’alimentation et l’hydratation ne peuvent pas être retirées au malade en raison de son handicap. C'est là la question centrale. Je crois qu'il faut insister sur cet article 25 parce qu'il répond très clairement à la situation de Vincent Lambert.

Mais si j’ai bien compris ce qu’a dit le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et ce qui est également répercuté par les médias, c’est que le gouvernement français reconnaît que cela est vrai pour les handicapés, mais que Vincent Lambert, cérébrolésé et en état végétatif, n’est pas un handicapé. Qu’en pensez-vous ?

La réponse est évidente. D’abord, Vincent Lambert est bien handicapé. Il n'est pas malade, il n’est pas non plus en fin de vie. Il est simplement handicapé : il ne reçoit pas de traitement particulier, il est simplement nourri et hydraté. Vincent Lambert entre parfaitement dans la définition du handicap que donne la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées. Elle mentionne notamment le handicap cérébral, qui peut être dû bien sûr à un accident, comme c’est le cas pour Vincent Lambert.

Deuxièmement, il faut savoir que les requêtes qui sont adressées au Comité des droits des personnes handicapées font l’objet d'un premier tri par le secrétariat. Celui-ci élimine d’emblée tous les recours qui sont manifestement hors sujet – et il y en a beaucoup. Le fait que le secrétariat ait enregistré la requête prouve que celle-ci entre bien dans le champ de compétences du comité des droits des personnes handicapées, et donc là-dessus ce que dit Mme Buzyn est un argument très faible, sans valeur, déjà contredit par les faits.

Le ministère des Affaires étrangères n’a à aucun moment dans sa communication laisser entrevoir que le Comité ne serait pas compétent pour juger l’affaire Lambert par rapport à la situation de handicap. Si Vincent Lambert n'était pas handicapé le comité ne serait pas compétent. Il n’y a pas de contestation possible.

L'ennui, quand même, c’est que si la France procède comme elle souhaite le faire, et comme le docteur Vincent Sanchez l’a annoncé, Vincent Lambert sera effectivement tué par euthanasie lente. Quels seraient les moyens de contrainte du CDPH, pour empêcher ce geste, et quelles pourraient être ses actions postérieures si jamais cet acte devait se produire ?

Le CDPH va certainement être informé de la décision du gouvernement, si ce n’est déjà fait. Que peut-il faire ? Dans l’immédiat il peut répondre au gouvernement français pour lui rappeler son obligation de respecter ses engagements internationaux, de façon plus ferme.  Avec le comité, le Haut Commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies peut intervenir éventuellement, puisque le comité fait partie pour son secrétariat de ce Haut commissariat. Pour l’instant, c’est donc simplement un rappel ferme de la part du comité. Éventuellement, la pression diplomatique pourra s’exercer.

Maintenant, il est vrai que l’on a l’impression que le gouvernement français est dans une attitude radicale, déterminé à  violer le droit international, donc je ne sais pas quel peut être le poids de la pression internationale face à cette détermination honteuse du gouvernement.

En toute hypothèse, le refus par le gouvernement français, s’il est maintenu, d’appliquer les mesures provisoires conduira à la condamnation de la France de ce chef. C'est une chose qui est certaine puisqu'il y a déjà des précédents dans d’autres affaires, notamment par le Comité des droits de l'homme, qui est un comité onusien jumeau du Comité des droits des handicapés, qui fonctionne exactement selon le même principe et qui lui est légèrement supérieur en terme de hiérarchie des normes.

Je peux vous citer une affaire de 2013 contre la Biélorussie. La Biélorussie avait condamné un homme à mort. Le Comité des droits de l’homme a demandé des mesures provisoires pour que cet homme ne soit pas exécuté. La Biélorussie l’a quand même fait. Eh bien, le comité des droits de l'homme a condamné la Biélorussie à des dommages et intérêts, et à déclaré très clairement dans un considérant de principe : « Le non-respect par les États parties d’une telle demande de ‘mesures provisoires’ constituait une violation de l’obligation qui leur est faite de coopérer de bonne foi au titre du Protocole facultatif se rapportant au Pacte. »

Cela est évidemment applicable à la situation en l’espèce.

En anglais les termes sont encore plus forts : “Drawing the State parties' attention to the fact that non-respect of ‘interim measures’ constitutes a violation by State parties of their obligations to cooperate in good faith under the optional protocol to the Covenant.”

Là, très clairement, c'est une violation manifeste du droit international, et qui sera condamnée, mais qui risque d'être condamnée trop tard et à une date où de toute façon Mme Buzyn ne sera plus en poste. On est dans une affaire politique.

Une décision favorable du CDPH, qu’il s’agisse d’une condamnation de la France ou d’une pression suffisante pour empêcher la mise à exécution du plan Sanchez, mettrait-elle en cause la loi française Leonetti-Claeys sur la fin de vie ?

Tout à fait. Lorsque des comités des Nations Unies, tout comme d'ailleurs la Cour européenne des droits de l’homme, constatent une violation dans une décision, ils demandent – ils ne font que demander mais en droit international l’Etat doit en tenir compte – une réparation du dommage particulier subi par la victime, mais ils demandent aussi au gouvernement de prendre des mesures d’ordre général pour empêcher qu’un tel dommage ne se reproduise. Parmi ces mesures d’ordre général, le comité peut demander de façon ferme au gouvernement de modifier sa loi.

Cela a été le cas, vous le savez, à l’encontre de l’Irlande à propos de l’avortement, au titre des mesures générales.

Une telle demande reste suivie par le Comité, qui exerce éventuellement des pressions. Cela fait certainement partie des attributions possibles du comité.

On peut dire dans une certaine mesure que la décision finale du comité n’est pas directement : elle est contraignante mais pas comme l’est une décision de justice en droit interne, évidemment. En revanche les mesures provisoires sont, elles, de mon point de vue, directement contraignantes parce qu’elles sont d'ordre procédural. Or le gouvernement s'est engagé à participer à la procédure.
Dire, comme le fait le gouvernement, que les décisions du comité ne sont pas obligatoires stricto sensu, et donc a fortiori, les mesures provisoires non plus, c’est faux. Les mesures provisoires relèvent de la procédure.

Or la France doit par exemple respecter les délais, notamment quand on lui demande de répondre dans un délai de 6 mois. Il en va de même pour les mesures provisoires. Très clairement la France s’est engagée en ratifiant la Convention : les mesures provisoires en font partie.

Plus généralement, il y a l'application de plusieurs règles du droit international : avec notamment deux articles de la Convention de Vienne de 1969 sur le droit des traités. Un premier article dit que les traités doivent être appliqués de bonne foi, chose essentielle. Un deuxième affirme qu’un Etat ne peut pas invoquer son droit interne pour prétendre déroger à une obligation de droit international.
Or c’est précisément ce que fait le gouvernement français, puisqu'il a invoque sa loi Leonetti, en disant qu’elle est tellement bien qu’on n’appliquera pas les mesures provisoires. Ce sont des violations manifeste du droit international, il n'y a aucun doute.

Propos recueillis par Jeanne Smits

Que peut faire le citoyen de base peut-il faire quelque chose dans cette affaire ? On pourrait imaginer d’écrire au gouvernement ou au CDPH, mais il semble plus opportun de se manifester, avec une ferme courtoisie, auprès du Dr Sanchez, responsable de l’unité de soins palliatifs du CHU de Reims (vsanchez@chu-reims.fr).



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Vincent Lambert, alerte exécution ! Vincent Sanchez veut l'euthanasier dès le 20 mai



Les avocats de Viviane et Pierre Lambert communiquent :


Le docteur SANCHEZ du CHU de REIMS vient d’annoncer ce 10 mai 2019 à la famille de Vincent LAMBERT qu’il mettrait sa décision du 9 avril 2018 à exécution la semaine du 20 mai 2019, sans autre précision.

Dès cette annonce du docteur SANCHEZ, la famille a découvert la mise en place par le CHU de REIMS d’un plan vigipirate contre on ne sait quels terroristes.

Si cette décision était exécutée, Vincent LAMBERT mourrait en quelques jours, entouré probablement de forces de l’ordre en nombre, et le docteur SANCHEZ pourrait remettre à Viviane LAMBERT un fils mort pour la fête des mères le 26 mai prochain.

C’est au mépris des mesures provisoires ordonnées par l’ONU le 3 mai 2019 au profit de Vincent LAMBERT, handicapé, vulnérable et sans défense, que le docteur SANCHEZ a décidé qu’il mourrait dans le couloir de la mort dans lequel il est enfermé à clés depuis des années.

Les experts judiciaires désignés ont pourtant clairement affirmé que Vincent LAMBERT n’était pas en situation d’obstination déraisonnable. Il s’agit en fait de l’euthanasie d’une personne handicapée pour la seule raison qu’elle est handicapée.

Il n’y a aucune urgence médicale à arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent LAMBERT et rien ne justifie une violation aussi éhontée du droit international et des mesures provisoires réclamées par l’ONU.

Comment la France peut-elle prétendre prendre la présidence du Conseil de l’Europe le 24 mai prochain quand elle viole aussi délibérément les traités qu’elle ratifie, qui plus est à la veille des élections européennes ? Quel message pour les Français et pour la communauté internationale !

Nous en appelons dès à présent au défenseur des droits, qui a été chargé par la France de veiller à l’application stricte de la Convention internationale des droits des personnes handicapées. 

Nous en appelons également au Président de la République qui est le garant de la parole donnée de la France pour que notre pays ne se déshonore pas.

Nous saisissons la justice pour que soit respecté le droit international au profit de Vincent LAMBERT.

Strasbourg et Paris, le 11 mai 2019

Jean PAILLOT Jérôme TRIOMPHE
Avocats des parents, frère et sœur de M. Vincent LAMBERT

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27 mars, 2017

Journée internationale du bonheur et ODD : l’ONU propose l’idéal Schtroumpf

Le saviez-vous ? Le 20 mars, nous fêtions la « Journée internationale du bonheur », nouveau gadget de l'ONU mis en place à la suite d'une résolution de l'Assemblée générale en 2012 à partir de l'idée que chacun a « droit au bonheur ». L'initiative est fortement liée à la réalisation des Objectifs du développement durable (ODD) que l'on pourrait résumer en quelques mots : réduction des inégalités par l'alignement des niveaux de vie à travers le monde (ce qui implique la décroissance dans les pays riches), lutte contre le « changement climatique », et imposition de l'égalité de genre à travers, notamment, le droit à la « santé sexuelle et reproductive » qui en langage onusien, renvoie à l'accès à la contraception et à l'avortement légal. Cette année, l'ONU a dévoilé un peu davantage la réalité de ces objectifs en proposant d'idéal Schtroumpf. Rien de moins.
Ce lundi, les acteurs américains qui ont donné leur voix aux petits êtres bleus dans le film d'animation Les Schtroumpfs et le village perdusur les écrans français le 5 avril prochain – rejoindront des responsables de l'ONU, de l'Unicef et de la fondation des Nations unies à l’Empire State Building à New York pour marquer l'événement, qui verra le gratte-ciel éclairé en bleu. La campagne « Petits Schtroumpfs, grands objectifs » prendra ainsi une dimension planétaire, toute centrée sur l'endoctrinement des enfants et des jeunes.
La Journée internationale du bonheur, un concept d’origine bouddhiste
Les célébrations avaient commencé dès le samedi 20 mars au siège de l'ONU qui accueillait 1.500 jeunes ayant bien mérité des ODD – méritants parce qu'ils ont à titre personnel assuré la promotion de ces objectifs – en présence des mêmes acteurs, Demi Lovato, Joe Manganiello et Mandy Patinkin qui ont offert, aux trois lauréats du concours, des « clefs » du village des Schtroumpfs. Manière de dire que chacun peut contribuer au bonheur et le trouver dans une organisation sociale qui élimine la pauvreté, la discrimination, le manque d'accès aux soins…
Tout cela se fait dans le cadre des nouveaux outils d'évaluation du développement qui tienne compte de « l'indice du bonheur », un instrument de mesure largement inspiré par le Bhoutan, pionnier en la matière. C'est en 1972 que ce pays a fait du bonheur de sa population un objectif de sa politique en le raisonnant, plutôt que de recourir au PIB, en termes de « bonheur national brut ». L'idée repose sur les valeurs spirituelles bouddhistes et s'impose de manière autoritaire : ainsi le Bhoutan connaît depuis longtemps la journée mensuelle sans voiture et la vente de cigarettes y est interdite…
Il ne faut donc pas perdre de vue la dimension « spirituelle » de ce nouveau gadget aux ramifications très profondes. C’est une « spiritualité » pour laquelle le bonheur est possible sur terre, et « ne se limite pas à la prospérité économique seule ». Ce bonheur onusien s'acquiert grâce à des décisions politiques sur le plan des Etats et à l’accomplissement des rêves de chacun au niveau des individus. Tout cela se fait sur la base de critères matériels, en oubliant que notre monde est une « vallée de larmes »…
L’idéal Schtroumpf, modèle du bonheur pour l’ONU
S'il faut en croire les organisateurs de la Journée du bonheur, la terre entière aspire aujourd'hui à devenir un monde merveilleux à l'image du village imaginé par Peyo. Au cours des rencontres de samedi au siège de l’ONU, Cristina Gallach, Secrétaire générale adjointe de l'ONU pour la communication et l'information a déclaré, le plus sérieusement du monde, comme le rapporte le communiqué officiel des Nations unies :
« Nos amis, les Schtroumpfs nous ont montré comment ils ont créé un village Schtroumpf heureux en vivant en harmonie ensemble (…) une leçon qui est très importante pour nous tous. Nous pouvons réussir de grandes choses. »
Vraiment ? Les Schtroumpfs vivent sans doute heureux dans l'univers imaginaire de Peyo. Mais c'est un univers collectiviste, sans argent, où chacun accomplit la tâche qui lui est imposée par le chef, en échange du gîte et du couvert (à la cantine commune). C’est aussi – et cela est parfaitement logique – une société sans famille, où la seule femme est la Schtroumpfette, fabriquée par l’ennemi mortel des Schtroumpfs, Gargamel, pour semer la discorde, puis transformée par le Grand Schtroupf en ravissante blonde qui s’occupe du seul bébé du village, tombé du ciel. Un monde sans Dieu, aussi, et sans religion…
La Journée internationale du bonheur au service des ODD
Comme pension pour jeunes garçons, c’est assez sympathique, et Peyo, puis ses successeurs ont le chic pour dénoncer les petits travers humains et les défauts des enfants. Comme critique sociale et projet politique, c’est une autre histoire ; on y a vu alternativement un rêve fasciste et une interprétation bédérastique de l’histoire de l’URSS. Totalitaire quoi qu’il en soit. Bienvenue en Onusie ?
Avec le film qui sortira bientôt, cette vision sera sans doute complétée et améliorée du point de vue des Nations unies puisque des Schtroumpfs désobéissants y vont à la découverte d'un nouveau village dont le chef est une femme Schtroumpf, politiquement correct oblige.
En attendant, l'ONU ne fait pas mystère de sa volonté de changer le regard des jeunes sur le monde à travers les ODD présenté comme instruments du bonheur. Samedi, la journée s'est déroulée dans le cadre de « Simul'ONU – un exercice de simulation des travaux de l'Assemblée générale et d'autres organes du système des Nations Unies pour initier les jeunes (collégiens, lycéens, étudiants) à la citoyenneté mondiale » : c'est ainsi que le présente officiellement le centre d’actualités de l'ONU.
Les ODD du ONU et idéal Schtroumpf… collectiviste
Dans une autre dépêche consacrée au Festival mondial des idées pour le développement durable qui s’est tenu début mars, on apprend d’ailleurs, toujours de la bouche de Mme Gallach, que les jeunes « savent que la planète ne va pas bien et qu'ils héritent de quelque chose de vraiment mauvais, alors ils veulent faire partie de la transformation. » Il s’agit bien de les conditionner. Vous pouvez d’ailleurs vérifier : il suffit de se glisser dans la peau d’un jeune et de répondre au quizz mis en ligne sur le site parrainé par les ODD, l’UNICEF et quelques autres, www.smallsmurfsbiggoals.com. Le quizz promet de vous révéler « vos » Objectifs du développement durable favoris. Sans laisser aucune place à une quelconque réponse négative. Les ODD ? Vous allez les aimer, c’est obligé ! Et vous serez heureux comme un Schtroumpf…
Que l'argent ne fasse pas le bonheur, à vrai dire, l'humanité le sait depuis très longtemps, ou l’ignore à ses dépens. Mauvais maître, c'est pourtant un bon serviteur indispensable à l'exercice de nombreuses libertés, et bien utile à l’exercice individuel, personnel de la charité ! Comme le disait Margaret Thatcher : « Personne ne se souviendrait du bon Samaritain s'il n'avait eu que de bonnes intentions : il avait aussi de l'argent. » Et bien des vertus…
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Mais le « bonheur » vers lequel les institutions internationales veulent nous conduire de force, à l'instar de tous les totalitarismes qui promettent des lendemains qui chantent, est d'un autre ordre. C’est un bonheur qui ignore les vertus classiques et préfère la conversion écologique. C'est un cauchemar socialiste avec sa fausse morale qui exige de tout sacrifier à la planète, y compris l'homme, et qui, surtout, écrase totalement toute dimension surnaturelle. La souffrance ne peut y être rédemptrice parce que la vie sur terre n'y est pas ordonnée à la vie éternelle.

Ce texte a paru le 20 mars dernier sur reinformation.tv.

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...