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04 novembre, 2014

Toujours plus de femmes stérilisées par la contraception

Le nombre de femmes ayant accès à la contraception dans les pays en voie de développement a augmenté de 8,4 millions l’an dernier, selon le dernier rapport Family Planning 2020, publié lundi, qui regrette cependant de voir que l’objectif de Londres n’ait pas été atteint.
Cet objectif avait été fixé en 2012 par le Sommet international sur le planning familial, convoqué à l’initiative de la fondation Gates, où de nombreuses organisations caritatives s’étaient engagés à verser plusieurs milliards de dollars en vue de rendre les contraceptifs modernes plus accessibles.
Le rapport affirme que le meilleur accès au planning familial a aidé à éviter 125.000 morts maternelles l’an dernier, contre 120.000 l’année précédente, ainsi que 24 millions d’avortements dangereux, contre 23 millions en 2012. Une précision remarquable pour des estimations…
Le rapport, intitulé « Partenariat pour le progrès », veut voir 120 millions de femmes supplémentaires accéder au planning familial d’ici à 2020. Il se félicite particulièrement des progrès de l’implant contraceptif à longue durée d’action, obtenue grâce notamment à une diminution du prix rendu possible par les subventions offertes dans le cadre du projet : 50 % moins cher dans 60 pays.
La promotion des contraceptifs de longue durée est actuellement au centre des projets des partisans du contrôle de la population.
Au Sénégal, au Burkina Faso, au Niger, au Sénégal, en Ouganda on propose plutôt le contraceptif injectable, « Sayana Press », qui a une efficacité de trois mois, moins dosée que le Depo-Provera, composée uniquement de progestatifs. C’est une méthode qui repose pour une large part sur l’effet anti-nidatoire qui cause la mort de l’éventuel embryon, car elle ne bloque pas l’ovulation et la fécondation reste possible. Au Burkina Faso, il en sera distribué 250.000 cette année.
Douze pays en voie de développement ont organisé des conférences sur le planning familial l’an dernier.

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09 juillet, 2014

La fondation Bill Gates finance la recherche sur une micro-puce contraceptive télécommandable

Une micro-puce contraceptive avec une durée de vie de 16 ans, activable et désactivable par télécommande, à porter sous la peau : c’est la contraception dernier cri à laquelle travaille la start-up MicroCHIPS de Lexington, Massachusetts.  Le projet est déjà bien avancé puisque les tests pré-cliniques sont programmés pour l’année prochaine. Une fois acquise l’autorisation de commercialisation de la part de la Food and Drug Administration, la micropuce pourrait être mise sur le marché américain dès 2018. Demain…
La genèse de l’objet est révélatrice. A l’origine, la recherche sur une micro-puce capable de distribuer des médicaments dans le corps sur une longue durée et grâce à une commande externe remonte aux années 1990. La population visée était celle des femmes âgées ayant besoin de recevoir régulièrement des doses de molécules pour combattre l’ostéoporose.
Il y a deux ans, Bill Gates rendait visite à Robert Langer, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), pour lui demander s’il était envisageable de créer un produit contraceptif utilisable bien au-delà des cinq ans que durent aujourd’hui les implants sous-cutanés, et capable d’être activé et désactivé par la femme elle-même à volonté. Robert Langer avait précisément participé aux travaux sur la micro-puce dont la licence avait été vendue à MicroCHIPS.

Les choses sont allées très vite. Grâce à un financement consenti par la Fondation Bill et Melinda Gates, qui soutient toutes sortes de programmes de contrôle des naissances, la recherche a déjà abouti à la création d’une micro-puce mesurant 20x20x7 millimètres, à implanter sous la peau des fesses, du bras ou de l’abdomen. Chargée de levonorgestrel, elle peut diffuser 30 microgrammes de l’hormone par jour – le dosage pouvant être modifié par un médecin. L’hormone est logée dans un réceptacle scellé par une membrane hermétique en titane et platine qui, sous l’impulsion d’une petite batterie interne, fond temporairement pour laisser passer la dose de contraceptif quotidienne.
A la femme, ensuite, d’activer ou de désactiver le système d’un simple clic, selon qu’elle veut concevoir ou non…
Merveille de technologie. Mais au-delà même du problème moral du recours à la contraception, et même au-delà de l’aspect potentiellement abortif du levonorgestrel (c’est la molécule utilisée à haute dose dans le cadre de la « contraception d’urgence », ou pilule du lendemain, et elle a un effet anti-nidatoire comme le montre une tribune publiée par LifeSite ici), se pose la question du contrôle des populations qu’autoriserait une telle méthode.
C’est la phase suivante de la recherche sur la micro-puce contraceptive, explique le Dr Robert Farra du MIT : assurer leur encryptage afin que les données circulant par transmission sans fil restent privées et que la puce ne puisse être commandée par un tiers. Il annonce que la communication avec la puce ne pourrait avoir lieu qu’à la distance qui la sépare de la peau. « Vient ensuite l’encryptage sécurisé. Elle empêche un tiers d’essayer d’interpréter les communications ou d’y interférer. »
Mais quelle confiance accorder à cet encryptage ? Même mis en place, il relèvera de manipulations informatiques dont on sait qu’elles peuvent être piratées. Et là le champ est vaste, comme l’a expliqué John Whitehead, avocat constitutionnel et fondateur de l’association libertarienne The Rutherford Institute à LifeSite : un proche, des pirates, des agences publiques travaillant dans l’illégalité – chose à envisager sérieusement puisque « quelle que soit la technologie dont nous disposions, celle du gouvernement est bien plus puissante ». Pour lui il n’y a pas de doute : « Tout ce qui sera émis par cette puce ira dans un fichier gouvernemental. La puce pourrait même “savoir” à quel moment vous avez des relations sexuelles. Donc, il n’y aura pas de respect de la vie privée, non. »
Sans compter que la puce pourrait être activée « d’une façon dommageable », ajoute-t-il, en servant à empêcher certaines personnes ou certaines catégories de personnes d’avoir des enfants.
De fait la commercialisation ou la distribution de la micro-puce contraceptive est présentée comme une aubaine pour les pays en voie de développement.
La recherche coïncide avec un engagement de plusieurs organismes internationaux, gouvernementaux et non-gouvernementaux, de financer des programmes de contraceptifs de longue durée à destination de 120 millions de femmes vivant dans les pays les plus pauvres d’ici à 2020, pour un coût estimé de 4 milliards de dollars (j’évoquais cela sur ce blog en 2012 ici).
Cela concorde avec les explications données à la BBC par Gavin Corley, ingénieur biomédical, qui voit dans l’utilisation contraceptive de cette nouvelle technologie annonciatrice des « médicaments intelligents » une « application humanitaire plutôt que la satisfaction d’un besoin du monde développé ».

ERRATUM : j'avais écrit par erreur que les données circuleraient vers la micro-puce par WIFI : il s'agit en fait d'une communication sans fil au sens large.

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26 janvier, 2013

Davos : les grands de ce monde veulent plus de contraception

A l'occasion de la réunion annuelle des Forum économique mondial à Davos, jadis discret et aujourd'hui sous les lumières des médias, la contraception et sa diffusion dans le monde a fait une entrée remarquée. Des leaders africains sont en plein accord avec leurs partenaires pourvoyeurs de fonds pour le développement se sont mis d'accord pour dire que la demande contraceptive dans leurs pays n'est pas satisfaite et qu'il faut également communiquer en direction des femmes, des familles et de leurs sociétés pour dire quels bénéfices elles peuvent tirer d'une meilleure diffusion de la contraception.

Voilà qui suscite l'enthousiasme de Karl Hofmann, président de Population Services International – un organisme d'aide au tiers-monde focalisé sur la fourniture de « services de santé reproductive » – qui s'en explique dans le Huffington Post. Il explique comment les chefs d'Etat mondiaux et autres responsables politiques, économiques et médiatiques sont en train de discuter pour savoir comment le planning familial et la santé reproductive doivent être visés dans les Objectifs du développement durable qui vont remplacer les Objectifs de développement du millénaire qui arrivent à échéance en 2015.

On trouvera la liste des orateurs lors des événements publics du Sommet ici : pour la France, il y aura Pierre Moscovici et Fleur Pellerin, mais aussi, évidemment, Jacques Attali. Car c'est la fine fleur du mondialisme qui se réunit là : on croisera David Cameron et David Tusk, Ban ki-moon et Gordon Brown (ex-Premier ministre du Royaume-Uni recyclé à l'ONU, George Soros et Ahmet Davutoglu, Medvedev et Kissinger, Viviane Reding et Pascal Lamy, Carlos Ghosn et Bill Gates… Et même Diarmuid Martin, archevêque de Dublin de son état et membre de la commission vaticane Justice et Paix.

Karl Hofman est donc heureux de voir qu'après le Sommet de Londres cet été qui a fixé l'objectif de fournir des moyens de modernes de contraception à 120 millions de femmes supplémentaires d'ici à 2020, avec promesses de dons à la clefs, Davos s'y penche au nom de « l'amélioration du monde », s'intéressant tout particulièrement aux moyens contraceptifs de longue durée.

On apprend par Associated Press que le plus haut responsable onusien pour la population, Babatunde Ostimehin (FNUAP) a déclaré à l'agence, en marge du forum de Davos, que les gouvernements doivent en faire plus pour assurer l'accès des femmes au planning familial, car un milliard de personnes vont s'ajouter à la population mondiale au cours de la décennie à venir – une nouvelle tension en vue pour les ressources de la planète, comme ils disent.

Il faut plus de « planning familial » pour faire reculer la mortalité maternelle, a-t-il déclaré, ajoutant qu'il faut donner aux jeunes filles une « éducation sexuelle complète ».

On sait ce que cela recouvre.

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22 décembre, 2012

Microsoft, Hewlett-Packard et la contraception

Concurrents sur le marché, main dans la main dès lors qu'il s'agit de promouvoir la contraception, surtout dans les pays pauvres : ainsi apparaissent des multinationales de l'informatique comme Microsoft et Hewlett-Packard à travers les « fondations caritatives » de leurs figures de proue. La Fondation Bill & Melinda Gates, la Fondation William & Flora Hewlett et la Fondation David & Lucile Packard viennent d'accorder la jolie somme de 28 millions de dollars au profit d'une initiative destinée à cette fin, précisément. L'initiative Advance Family Planning, bénéficiaire de la subvention, travaille au sein de l'Institut Bill & Melinda Gates sur la population et la santé reproductive de john Hopkins Bloomberg School, la plus grande faculté médicale dédiée à la santé publique et à la prophylaxie des Etats-Unis.

L'initiative, rapporte phys.org, vise à faire croître les ressources et l'engagement politique en faveur des programmes de planification familiale et fait suite au Sommet de Londres de juillet 2012 pour le planning familial (FP2020), en vue de permettre à un nombre croissant de femmes et de jeunes filles dans les pays les plus pauvres d'avoir accès aux contraceptifs modernes, « sans contrainte ni discrimination ».

Il s'agit notamment de réduire l'impact des freins politiques.

Neuf pays sont visés : l'Inde, l'Indonésie, le Nigeria, le Sénégal, le Burkina Faso, la RD Congo, l'Ouganda, la Tanzanie et le Kenya.

En clair, le message est le suivant : ces pays ont trop d'enfants et les enfants qui y naissent sont de trop sur cette terre, en tout cas en ce qui concerne Bill, Melinda, William, Flora, David et Lucile. Ils veulent « radicalement transformer les vies et le bien-être des femmes et des familles », assurent leurs fondations.

Comment cela fonctionne-t-il ? Il suffit de voir Melinda Gates à l'œuvre. La presse africaine rendait compte, le 18 décembre, de sa visite au Malawi où elle supervisait une campagne de planning familial financée, forcément, par les pays et fondations riches.

Notant que sa fondation avait « dès le départ » mené des campagnes conjointes sur la vaccination et le planning familial, Melinda Gates explique dans son interview que cette deuxième priorité, après avoir été temporairement repoussée au second plan, avait fait cette année un vrai pas en avant. Un choix qui pousse Melinda Gates « à en parler beaucoup plus ».

Que promet-elle aux femmes qui ont recours à la contraception ? Des études plus longues, une meilleure activité économique, plus de santé et plus de revenus pour les familles qui l'utilisent. Mais, reconnaît-elle, la contraception est controversée. « Elle est encore controversée dans mon pays, alors qu'elle ne devrait pas l'être. Dans chaque pays il faut regarder quels sont leurs problèmes religieux et à quelles contraintes sont soumises les femmes, par exemple : ont-elle du pouvoir ou non ? Une partie du problème relève simplement de l'éducation et de la disponibilité. Dès lors qu'une femme sait que ce n'est pas simplement la volonté de Dieu, qu'elle peut agir sur sa vie reproductive et qu'on l'éduque quant à ses choix possibles, cela peut s'implanter très rapidement. »

Elle parle aussi des moyens utilisés pour sensibiliser les femmes : l'approche « holistique » qui est celle du Sénégal, par exemple, consiste à faire un questionnaire type pour tous les services des cliniques publiques afin que les femmes soient interrogées sur leur recours aux contraceptifs quel que soit leur parcours, puis convaincues de la nécessité de l'utiliser ; puis c'est le secteur privé qui se charge de leur fournir les contraceptifs. De longue durée de préférence : Depo-Provera ou des dispositifs intra-utérins, ces derniers étant principalement des contragestifs interdisant l'implantation de l'œuf fécondé.

Melinda Gates souligne le nombre et les problèmes des grossesses adolescentes liées au mariage très précoce au Malawi, et y milite pour le relèvement de l'âge légal du mariage de 16 à 18 ans, dans un continent où les mariages se font souvent encore plus jeunes. Vrai problème que la contraception ne résout pas…

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24 janvier, 2012

Microsoft® soutient le “mariage” gay dans l'Etat du Washington

Vu sur le blog officiel de Microsoft® : le 19 janvier, le fournisseur mondial de logiciels et de systèmes d'opération informatiques a officiellement apporté son soutien au projet de légalisation du « mariage » homosexuel dans l'Etat du Washington.

« Chez Microsoft, nous sommes fiers de nos produits et de nos services, de notre marque, et de notre dimension globale. Mais sans la moindre hésitation, ce sont  nos employés qui sont notre plus grande richesse. 
Pour réussir, il est crucial pour nous d'avoir une force de travail aussi diverse que nos clients. Chaque jour, l'économie nationale et globale devient  plus diverse. Le sang vital d'une entreprise est constitué par sa capacité à comprendre et à être au diapason de ses clients. Aujourd'hui plus que jamais, la force de travail la plus efficace est une force de travail diverse. »
Je vous concède que disant cela, Microsoft® n'a pas dit grand-chose… Mais enfin, ça jargonne comme ça encore pendant quelques lignes sur l'inclusion, la diversité, la non-discrimination. Pour expliquer que Microsoft® s'intéresse au débat public sur la politique qui impacte la vie de ses employés et de l'entreprise.

Après avoir appuyé les lois sur la non-discrimination à raison de l'orientation sexuelle, la compagnie de Bill Gates soutient officiellement le projet de légalisation du « mariage » et s'en explique :
« Alors que d'autres Etats reconnaissent l'égalité devant le mariage, les employeurs de Washington seraient désavantagés si nous ne pouvons offrir un même environnement inclusif à nos employés de talent, nos recrues de pointe et leurs familles. Les employeurs du secteur de la technologie sont confrontés à une compétition inédite pour la recherche des meilleurs talents sur le plan national et global. Malgré des progrès accomplis ces dernières années à propos des droits du partenariat civil, les couples de même sexe dans l'Etat du Washington ont toujours un statut différent par rapport à ceux de leurs voisins. L'égalité devant le mariage dans le Washington mettrait les employeurs sur un pied d'égalité par rapport aux employeurs de six autres Etats qui reconnaissent déjà les unions durables des couples de même sexe – Connecticut, Iowa, Massachusetts, Nouveau Hampshire, New York et Vermont. Cela nous aidera à notre tour dans la compétition pour le talent. »
Le caractère controversé de la demande pousse le juriste officiel de Microsoft®, Brad Smith, signataire du blog, à protester ensuite du respect de la compagnie pour toutes les convictions contraires : « Nous ne demandons à personne de modifier ses vues pour se conformer à la position prise par la compagnie. » Et souligne que celle-ci reconnaît que le mariage possède une dimension religieuse : comme le projet de loi, du reste, ajoute-t-il, puisque celui-ci préserve selon lui les droits et la liberté religieuse des Eglises au Washington.

Mais :
« Comme la loi de New York, nous pensons que le projet de loi du Washington doit être adopté. Cela fera grandir notre Etat et notre économie. »
D'autres compagnies ont pris la même position, souligne le blog de Microsoft : le géant des équipements sportifs, Nike, mais aussi Vulcan Inc., la société d'investissements de Microsoft fondé par le cofondateur de ce dernier, Paul Allen, Concur (gestion de déplacements et de notes de frais à travers le monde), Group Health, une mutuelle santé de Washington, ou encore RealNetworks (GameHouse, RealPlayer, etc.).

Le débat sur le « mariage » gay commençait hier à Seattle.

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04 octobre, 2011

La pilule associée à un risque plus élevé d'infection par le VIH du sida

La pilule, et plus largement les moyens contraceptifs hormonaux seraient associés à un risque plus important d'infection par le virus du sida, aussi bien chez les femmes que chez les hommes, au terme d'une analyse par observation d'un échantillon randomisé de couples dont l'un des partenaires était infecté par le virus de l'immunodéficience humaine et l'autre non, en Afrique subsaharienne.

L'étude, publiée en ligne par The Lancet Infectious Diseases, estime que le risque d'infection est près deux fois plus élevé pour une femme séronégative d'être infectée par son partenaire lorsqu'elle utilise un contraceptif hormonal que pour les femmes ayant recours à une autre méthode contraceptive ou n'en utilisant aucune, selon Jared Beaten et autre de l'Université de Washington à Seattle. Cette étude souligne aussi pour la première fois qu'un homme séronégatif dont la partenaire est infectée encourt un risque accru d'infection si la femme en question utilise un contraceptif hormonal – en l'occurrence, un contraceptif de longue durée, une injection de medroxyprogesterone acetate, plus utilisée dans les 7 pays africains que les contraceptifs oraux, où un total de 3.790 couples séro-discordants ont été suivis au cours de deux études longitudinales distinctes portant sur environ une ou deux années.

L'infection des femmes séronégatives au début de l'étude a atteint 6,61 pour 100 personnes/an chez les utilisatrices de contraceptifs hormonaux contre 3,78 pour 100 personnes/an chez celles qui n'en utilisaient pas (étude sur 1.314 couples).

Chez les hommes séronégatifs au début de l'étude les taux d'infections se sont établis respectivement à 2,61 sur 100 personnes/an et 1,51 sur 100 personnes/an selon que la femme avait recours ou non à un contraceptif hormonal (étude sur 2.476 couples).

Dans les deux cas, le risque associé aux contraceptifs oraux (pilule) n'a pas été considéré comme significatif, quoique augmenté.

Les auteurs de l'étude relativisent ces observations en notant que relativement peu de personnes dans la zone étudiée sont sous contraceptifs hormonaux et que relativement peu de personnes ont été infectées ; ils ajoutent que d'autres facteurs ont pu jouer.

Il n'empêche qu'au chapitre de l'interprétation des données les auteurs recommandent que les femmes soient mises en garde par rapport au risque accru de transmission du sida, prônant la « double protection » du préservatif et le choix de méthodes non-hormonale ou à faible dosage hormonal pour les femmes infectées ou exposées au VIH.

L'étude a été financée par le National Institute of Health américain et par la Fondation Bill & Melinda Gates.

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22 janvier, 2011

« Big Brother » Bill Gates : enregistrer toutes les naissances pour mieux contrôler la natalité

Le grand bienfaiteur de l'humanité, Bill Gates – vous savez bien que lui et sa femme, Melinda, ont créé une Fondation pour améliorer la santé mondiale et réduire la natalité – a eu une nouvelle idée présentée en novembre dernier au Sommet de la « mHealth Alliance », que vient d'évoquer LifeSite. Il propose d'utiliser la technologie des téléphones portables pour enregistrer chaque naissance pour créer une nouvelle base de données pour la vaccination. Il s'agirait de prendre les empreintes digitales du nouveau-né et de consigner son lieu de naissance, ce qui permettrait de mettre en place des « systèmes pour s'assurer que l'immunisation ait bien lieu ». Et des « avertissements » automatiques pour les parents qui « oublieraient » d'amener leur enfant pour une vaccination.

L'idée d'apparence généreuse est de réduire la mortalité infantile. Objectif déjà partiellement atteint depuis 1960 : on enregistrait alors 20 millions de décès d'enfants avant leur 5e anniversaire, contre 8,5 millions « seulement » aujourd'hui. Gates attribue ce succès à la vaccination des bébés pour les deux tiers, le tiers restant de vies sauvées étant liées à une amélioration de la situation matérielle des parents, selon lui.

Mais l'objectif principal n'est pas en fait de réduire la souffrance des enfants et la tristesse des parents : pour Bill Gates, le bienfait recherché serait une baisse de la natalité. Il a expliqué devant un parterre de 2.000 personnes que les parents ont davantage d'enfants lorsque le taux de mortalité infantile est élevé, il suffit donc de réduire la mortalité pour assurer un taux de natalité plus bas comme on l'a constaté dans l'Occident urbanisé où il est tombé sous le taux de remplacement des populations (le but à atteindre ?).

La Bill and Melinda Gates Foundation finance généreusement le Planning familial et le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP).

En ce qui concerne les campagnes de vaccination, rappelle LifeSite, des cas bien documentés attestent de leur utilisation pour assurer discrètement des stérilisations féminines : ainsi la Cour suprême des Philippines a établi en 1995 que des vaccins anti-tétaniques utilisés lors d'une campagne d'UNICEF contenaient des beta-hCG, qui, administrés de cette façon, conduisent le corps féminin à considérer l'hormone de la grossesse comme un envahisseur lors d'une éventuelle grossesse ultérieure et à la rejeter, et donc à les rendre pratiquement stériles. 3 millions de femmes en âge de procréer avaient reçu ces vaccins lors de campagnes qui les visaient spécifiquement, alors que les hommes étaient deux fois plus nombreux à mourir du tétanos…

La mHealth Alliance où Bill Gates a bénéficié d'une assistance aussi nombreuse et attentive est une création de la Fondation des Nations unies, de la Fondation Rockefeller, et de la Fondation Vodafone qui l'ont lancée en 2009 pour utiliser la puissance des technologies sans fil pour améliorer les questions de santé dans les pays à revenus moyens ou pauvres. Le plan d'aide d'urgence des Présidents des Etats-Unis l'ont rejointe, puis Hewlett Packard en 2010.

Bien sûr, comme tous ces programmes, celui de mHealth propose des solutions et des aides qui sont réellement capables d'aider, de secourir et de soigner. Mais ici avec la certitude que la plupart des donateurs sont des promoteurs de la réduction de la population mondiale par le contrôle de la population, et avec l'idée inquiétante d'une sorte de « mise en ligne » mondiale des données de santé, ce qui est pour le moins à double tranchant.

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26 septembre, 2010

« Journée mondiale de la contraception »

C'était ce dimanche 26 septembre et il n'est pas inutile de donner la liste des principaux promoteurs de la contraception accessible et pour ainsi dire gratuite pour tous ( ou plutôt pour tous) – les voici, d'après le site your-life.com :


  • Asian Pacific Council on Contraception (APCOC)
  • Centro Latinamericano Salud y Mujer (CELSAM)
  • European Society of Contraception and Reproductive Health (ESC)
  • German Foundation for World Population (DSW)
  • International Federation of Pediatric and Adolescent Gynecology (FIGIJ)
  • International Planned Parenthood Federation (IPPF)
  • Marie Stopes International (MSI)
  • Pan American Health and Education Foundation (PAHEF)
  • The Population Council
  • The United States Agency for International Development (USAID)

A qui s'ajoutent PSI, un groupe d'aide au tiers monde particulièrement actif dans le domaine de la contraception, financé notamment par les gouvernements des Pays-Bas, de l'Allemagne et des Etats-Unis, et Beyer-Schering – fabricant.

Ce dernier a par exemple organisé une série de symposiums au Pakistan pour faire progresser l'usage des contraceptifs dans ce pays pauvre comme ailleurs, afin d'aboutir à ce qu'un jour « chaque grossesse soit désirée ». Ces réunions menées par des gynécologues professionnels visaient à « informer » les femmes sur l'accès aux formes modernes de contraception dont la diffusion présente du point de vue de Bayer l'avantage non négligeable d'augmenter la production et la vente. Dans le cas de la pilule classique, c'est même un système tout aussi intéressant que l'abonnement au téléphone mobile ou à internet : une clientèle multiple et susceptible de rester parmi les payeurs pendant plusieurs années.

Au même moment ou presque, la FDA (Food and Drug Administration) américaine approuvait vendredi une nouvelle pilule contraceptive orale dévelopée par Bayer : Beyaz offre la particularité de contenir du folate (acide folique), substance censée protéger les enfants à naître des risques de spina bifida par exemple. Ainsi les femmes en âge d'avoir des enfants peuvent-elles éviter d'en avoir tout en prenant un supplément d'une substance protectrice du fœtus afin de ne pas être prises de court si elles décident d'arrêter la pilule en vue d'une grossesse (désirée, forcément !) sans prendre la précaution d'aller d'abord voir un médecin pour des conseils pour la période de pré-conception.

On ne fait pas plus ubuesque, mais voilà qui laisse deviner dans un avenir qu'on espère lointain autant de contrôle et de suivi médical des femmes qui veulent concevoir que des femmes qui sont déjà enceintes…

Je lis enfin sous la plume de Nicholas Kristof, deux fois « Pulitzerisé » et éditorialiste en titre du New York Times depuis 2001, que le monde attend sa révolution contraceptive pour passer du préservatif façon téléphone portable du début des années 1990 à celui qui aura la facilité d'utilisation et l'efficacité – toutes proportions gardées – du smartphone contemporain.

Plus facile d'accès et moins cher, voilà le rêve de Kristof pour qui les remèdes contre la calvitie bénéficient aujourd'hui d'une recherche mieux dotée que les contraceptifs modernes (et tant pris si les principales organisations supranationales ou non-gouvernementales en font leur cheval de bataille), et que les recherches se font attendre.

Toutefois il y a lieu d'espérer, selon ce journaliste spécialisé dans la pauvreté dans le monde : on annonce un anneau vaginal imperceptible capable de rester efficace un an au lieu d'un mois actuellement – la recherche est commanditée par le Population Council qui reçoit des dons importants d'organismes gouvernementaux ou non et d'individus. Prix modique : 5 à 10 $.

D'autres imaginent les mêmes anneaux avec des microbicides pour éviter les MST, ou les mêmes avec des substances capables de diminuer le risque de cancer du col. Kristof se réjouit aussi de l'apparation d'un nouvel implant contraceptif, Sino-implant, qui lâche des hormones pendant 4 ou 5 ans et ne coûte que $ 3. Déjà utilisé sur quelque 100.000 femmes chinoises et pakistanaises en 2009, il semblerait que ce contraceptif sous forme de bâtonnets insérés sous la peau par un médecin ne causent aucun effet indésirable, en tout cas pour autant qu'on puisse le savoir avec si peu de recul.

Mais qu'attendent les écolos pour protester contre cette débauche d'hormones relâchés dans la nature après être passés (avec quels effets secondaires) dans les corps des femmes ?

Eh bien, ils seront peut-être plus séduits par une nouvelle forme de stérilisation masculine développée en Inde par laquelle on bouche temporairement les conduits permettant la circulation des spermatozoïdes et qu'une simple injection de solvent permet de dégager… Ou encore la recherche – en France – sur des sous-vêtements masculins qui auraient pour effet mécanique de réchauffer le sperme dans les testicules, le faisant « cuire » jusqu'à le tuer. Inoffensif là encore – assure la Fondation Bill et Melinda Gates, très intéressée.

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13 septembre, 2010

En Equateur, des graffiti recommandent l'avortement chimique

Derrière les mots, des blasphémateurs. Et des financeurs. Les habituels… mais aussi des catholiques…

Photo du site El Universo
La poussée internationale pour faire adopter globalement un médicament anti-ulcers, le Cytotec (misoprostol) pour faciliter l'accès de toutes à l'avortement pendant le premier trimestre de la grossesse, que j'évoque régulièrement ici, trouve ces jours-ci une illustration particulièrement significative dans plusieurs provinces en Equateur. Dans plusieurs petites villes des provinces de Santa Elena, Manabi et quelques autres, une campagne de graffiti fleurit sur les murs : deux mots (Aborto seguro – avortement sans danger) flanqués d'un numéro de téléphone portable, qui se révèle être une hotline de conseils sur la manière d'avorter (en toute illégalité) avec le Cytotec. Des dizaines de faits de ce genre ont été constatés à travers le pays.

Un reportage d'El Universo explique que la campagne est menée par une ONG, « Salud Mujeres » (Santé Femmes) dont le siège est à Quito et qui rassemble une Coordinatin des jeunes féministes (filles et garçons !) de 15 à 24 ans mobilisés pour défendre « l'équité de genre ».


Une journaliste a « testé » le numéro d'aide proposé sur les murs des villes : c'est une voix de femme qui répond et qui entre tout de suite dans le vif du sujet : « Raconte-moi ton problème. » « Caroline » dit qu'elle est enceinte. L'interlocutrice lui demande à quand remontent les dernières règles, prend son numéro de téléphone et annonce qu'elle va rappeler. Ce qu'elle fait dans les trois minutes, pour faire part de son calcul (8 semaines et 4 jours de grossesse, annonce-t-elle).

Sans autre question ni mise en garde que celle de dire qu'au-delà de 12 semaines, il faut chercher une autre forme d'information, elle demande à « Caroline » de prendre un crayon et du papier et de noter le nom d'un médicament « garanti par l'Organisation mondiale de la Santé » (oui – pour son usage anti-ulcéreux et anti-hémorragique post-partum seulement !), et de prendre note du nombre de pilules, avec leur dosage exact, à acheter sans ordonnance et « de préférence dans une pharmacie de quartier ». Suivent des indications sur la manière d'ingérer les comprimés : « Note bien sur ton papier ! »

La conseillère annonce ensuite que « Caroline » aura des saignements importants pendant deux ou trois jours, des coliques, des vomissements, des accès de froid, de la diarrhée – mais, pas d'inquiétude, ce sont les symptômes d'un avortement spontané. Donc, en cas de complication, il n'est pas risqué d'aller consulter un médecin qui ne pourra établir la réalité de l'avortement volontaire d'après son auscultation.

« Caroline » demande alors s'il n'y a pas de danger. « Le médicament est fiable », susurre la voix au bout du fil.

Fiable pour ses usages recommandés, sans doute. Mais pour Jesica Lopez, obstétricienne de Santa Elena (Equateur), les risques d'infection sont élevés : le Cytotec provoque des contractions utérines mais ne garantit pas qu'une partie du « produit » de la grossesse ne restera pas dans l'utérus ; elle ajoute que beaucoup de femmes ont ainsi perdu cet organe, la plupart du temps des femmes jeunes chez qui la méthode est encore plus dangereuse dans la mesure où leur utérus n'est pas arrivé à complète maturité.

El Universo signale que la Juge de l'Enfance et de l'Adolescence de Santa Elena, Ana Maria Tapie a souligné que si la Constitution de l'Equateur  garantit le droit de prendre des décisions « libres et reponsables », elle vise la responsabilité de la femme enceinte de prendre soin d'elle-même et aussi de son enfant…

L'initiative de Salud Mujeres vise clairement à promouvoir des actes contraires à la loi qui pénalise toujours l'avortement en Equateur, et particulièrement chez des mineures à qui l'on propose ainsi d'avorter à l'insu de leurs parents.

Comble de l'abjection : utiliser Marie pour l'IVG…
En allant voir le site de cette ONG qui se vante d'avoir un réseau dans l'ensemble de l'Amérique latine, j'ai pu constater que l'idée d'inciter les jeunes à l'avortement illégal, discret, gratuit, à domicile et prétendument « sans danger » a fait l'objet d'une première campagne à Quito en juin 2008. Ses militants avaient choisi d'accrocher leur banderole avec le numéro de téléphone – toujours le même – sur la statue de la Vierge du Panecillo, la colline « Pain de Sucre » qui s'élève au bout de la veille ville.

« Par cette action, on entend re-signifier les symboles catholiques pour parvenir à avoir une incidence sur l'imaginaire des personnes qui vivent dans notre société, celle-là même qui est fortement caractérisée par son catholicisme. Le message qu'on entendait donner était de dire que “toutes les femmes, nous avons le droit de poursuivre ou non nos grossesses, y compris la Sainte Vierge qui fut consultée à propos de la poursuite de sa grossesse. »

Lorsqu'on arrive à un tel degré d'inversion et de blasphème, on comprend mieux ce qui se tapit derrière le discours féministe.

 Salud Mujeres et l'association qui chapeaute cette ligne téléphonique d'assistance reçoivent des fonds et de l'aide du monde entier. Par exemple : Ipas, une ONG pro-avortement que j'ai évoqué plusieurs fois sur ce blog, notamment en mars : elle venait alors d'organiser une Journée d'appréciation des fournisseurs d'avortements

Un autre grand bailleur de fonds est le Global Fund for Women (le lien aboutit à une page de recherche qui indique le militantisme de cette ONG pour l'avortement légal). GFW refuse farouchement les fonds gouvernementaux mais qui les accepte (directement ou via leurs fondations caritatives) de la part de JPMorgan, Goldman Sachs, Microsoft, Symantec, Famille Ritz, les fondateurs de Hewlett Packard, American Express, Gap, Google, la Banque mondiale, Freddie Mac, Pfizer, Nestlé, Bill and Melinda Gates Foundation, Astraea Lesbian Foundation for Justice, Isabel Allende Foundation, etc, etc, etc. Et la fédération internationale du Planning familial.

La liste est très longue et vous la trouverez derrière ce lien, en bas de page, sous « Annual Report ».

J'y ai relevé un certain nombre de donateurs surprenants, dont on espère qu'ils auront été simplement naïfs, éblouis par les actions humanitaires de GFW (mais on a du mal à y croire, et il faudrait en tout état de cause qu'ils ouvrent les yeux). Extraits :

Benedictine Sisters, Benedictines for Peace, Brothers of Our Lady Mother of Mercy, Congregation of Notre Dame, Sacramento Catholic Workers, Sisters of Charity, Sisters of St. Dominic, etc, etc.

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10 septembre, 2010

Le misoprostol, avortement chimique facile, a le vent en poupe

Santé maternelle, culture de mort et Bill et Melinda Gates

Ce que je prévoyais et annonçais – parce que le lobby de l'avortement ne se cache pas vraiment – est donc en train de se produire : une poussée mondiale pour l'avortement chimique facile, à domicile si possible et partout, tout contrôle de la procédure échappant définitivement aux Etats quel que soit leur laxisme ou leur rigueur par rapport à « l'IVG ».

A la Conférence globale pour la santé maternelle qui s'est tenue du 30 août au 1er septembre à New Delhi (Inde) sous l'égide de la Maternal Health Task Force (MHTF), de nombreuses conférences ont jeté une lumière plus crue sur la manière dont la culture de mort avance en prétextant la lutte contre la mortalité maternelle. Où l'on se bat, pèle-mêle, d'un côté pour l'éducation des jeunes filles et un coup d'arrêt aux mariages précoces, de l'autre pour la contraception et l'avortement légal généralisés, toujours pour réduire le nombre de grossesses à travers le monde.

Très instructif, le blog de MHTF donnait par exemple la parole, ici, à Janna Oberdorf, de Women Deliver. Elle annonce 20 millions d'avortements « dangereux » (traduisez : illégaux) dans le monde chaque année ; ajoute que 13 % des morts maternelles chaque année sont consécutives à ces « avortements dangereux ».

« Imaginez que nous puissions changer cela grâce à des pilules simples et bon marché. Voilà ce que le mifépristone (ou mifégyne ou RU 486) et le misoporostol (ou Cytotec) font pour des femmes partout dans le monde. »

C'était l'objet, à New Delhi, d'une table ronde spécifique : savoir comment mettre en place et faciliter l'accès à ces avortements médicaux « simples » qui permettront de « sauver des vies » – mais pas celles des enfants – et éviter des dommages corporels. Les interventions se sont succédé, montrant que ce médicament anti-ulcéreux, également très efficace pour faire cesser des hémorragies post-accouchement, permettrait de mener facilement à leur terme des avortement mal engagés, ou d'attendre l'accès facile à la « vraie » pilule abortive, le RU 486. Commentaire de Patricio Sanhueza Smith, du secrétariat de la Santé de Mexico : « L'avortement médical avec le misoprostol seul n'est pas l'étalon or, mais c'est un devoir d'en répandre largement l'usage, en attendant que le mifégyne ne devienne disponible. »

Selma Hajiri (Center for Research and Consultancy in Reproductive Health) soulignait de son côté que l'usage du misoprostol en combinaison avec le RU 486 est véritablement « l'étalon or » de l'avortement médical, il est nécessaire de le promouvoir partout pour être utilisé seul là où le mifégyne n'est pas disponible : traduisez, là où il est illégal puisque cette molécule a pour unique application l'avortement.

On comprend ainsi la tactique, d'ailleurs clairement annoncée depuis des mois : le misoprostol, ou Cytotec, étant un médicament qui a d'autres applications et qui permet véritablement de sauver des vies en cas d'hémorragie post partum, il est difficile d'en interdire la distribution. D'autant que l'OMS l'a récemment inscrit dans la liste des médicaments de base qui devraient être faciles d'accès partout. Utilisé comme abortif, il a une efficacité de 80 %.

Facilité d'accès, possibilité d'usage à domicile en font désormais le rêve des avorteurs. Kelsey Lynd, de Stanford University, a donc captivé son auditoire en expliquant que des études ont évalué la prescription de l'avortement médical à réaliser chez soi, annonçant en même temps l'existence de tests de grossesse qui pourraient simplifier la prescription des avortements chimiques. Hillary Bracken, de Gynuity Health Projects, annonçait quant à elle la possibilité de les prescrire à domicile jusqu'à 63 jours de grossesse (12 semaines) et d'y recourir, donc pour mettre fin à une grossesse pendant tout le 1er trimestre.

Janna Oberdorf est éblouie par la liberté que cela va donner aux femmes. Parce que « recourir à l'avortement est une décision difficile et traumatique, avec des répercussions graves sur la santé » (tiens tiens !). Parce que c'est « d'autant plus dur lorsqu'il faut payer une échographie pour déterminer le délai de gestation, qu'il faut aller à la clinique pour prendre du mifégyne, y retourner deux semaines plus tard pour une visite de contrôle et une deuxième dose, avoir une deuxième échographie pour être sûr que la grossesse est terminée ». C'est une « décision chronophage et coûteuse… dont chaque étape a des conséquences émotionnelles ».

La « bonne » nouvelle, c'est qu'il existe maintenant des tests de grossesse à faire à domicile pour vérifier que tout est bien terminé : « les implications de toutes ces recherches sont bouleversantes pour l'esprit », assure Mme Oberdorf. « Je pense qu'il est évident que le fait de réduire le nombre de visites à la clinique et d'échographies gagnerait du temps (pour la femme et pour le fournisseur) et de l'argent. Mais ce sont les conséquences émotionnelles qui me sautent à la figure. La capacité des femmes à ressentir qu'elles ont un degré de contrôle sur leurs corps et leurs avortements est quelque chose dont nous avons sévèrement besoin. »

Elle note quand même que tout cela suppose de « l'éducation », du « conseil », de « l'information ». « L'avortement à la maison, c'est une chose qui fait peur. Saigner des jours et des jours fait peur. Les femmes ont besoin de comprendre quelles sont les complications qui exigent un traitements, et recevoir un certain soutien émotionnel. Nous devons guider ces femmes en leur fournissant une juste éducation, du conseil, des centres d'appel, des aides à l'emploi et davantage, si et quand nous parvenons enfin à faire de ces services non hospitaliers une réalité. »

Tout cela, je pense, se passe de commentaires.

Sauf celui-ci, et il faut même le faire savoir très largement : Maternal Health Task Force est financé et soutenu par la Fondation Bill et Melinda Gates.

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16 juillet, 2010

Pourquoi Bill Gates veut améliorer la santé mondiale

LifeSite a déterré une passionnante interview de Bill Gates, l'homme de Microsoft dont la « philanthropie » fait la une de la presse convenable chaque fois qu'il injecte des millions de dollars dans des projets d'amélioration de la santé mondiale. Il répondait l'an dernier aux questions de Chris Anderson du show populaire, TED, qui lui lança cette interrogation iconoclaste : est-ce qu'en venant au secours des malades dans le monde Bill Gates n'est pas en train « d'aggraver de manière énorme le problème de la surpopulation dans le monde » ?

Les rédacteurs de LifeSite, John-Henry Westen et Patrick B. Craine notent, sur la vidéo de l'interview, que Bill Gates s'anime alors.

« OK, c'est une question qu'il est important de bien traiter parce qu'elle a été, absolument, une question-clef pour moi. Lorsque notre Fondation a été montée, elle visait la santé reproductive. C'était la chose la plus importante que nous faisions parce que je pensais que la croissance de la population dans les pays pauvres est le problème le plus important auquel ils font face. Il fait aider les mères qui veulent limiter la taille de leur famille et avoir les outils et les moyens de le faire. C'est la seule chose qui compte vraiment. »
Mais Gates a commencé à donner pour la santé en général, pas seulement la santé reproductive, dès lors qu'il a compris que « la chose la plus cruciale que vous puissiez faire pour réduire la croissance de la population, c'est justement d'améliorer la santé ».

Cela peut paraître « contre-intuitif », avoue Bill Gates, mais il poursuit : dans de nombreux pays pauvres les parents ont de nombreux enfants pour s'assurer d'avoir au moins « deux enfants qui survivent jusqu'à l'âge adulte pour prendre soin d'eux » plus tard. Ainsi la croissance de la population est-elle selon Gates la plus forte là où les conditions sanitaires sont les moins bonnes :
« Plus le poids de la maladie est pesant, plus ils doivent avoir d'enfants pour obtenir cette forte probabilité. Il y a donc une corrélation parfaite : à mesure que vous améliorer la santé, il suffit d'une demi-génération pour faire baisser le taux de croissance démographique. »
Vidéo et transcription anglaise ici.

Voilà donc le moteur véritable de la « charité » vue par la Fondation Bill et Melinda Gates. Soigner les pauvres pour les empêcher d'avoir envie de se multiplier. Rendre au monde une part de l'immense fortune amassée grâce à Microsoft pour passer de l'ingénierie informatique à l'ingénierie sociale. Pourquoi personne ne crie au racisme ?

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09 juin, 2010

1 milliard et demi de dollars, en priorité pour le planning familial : la promesse de la Fondation Gates

La conférence « Women Deliver » (post précédent) n'est pas encore achevée à Washington mais Melinda Gates (épouse de Bill) a déjà promis de consacrer un milliard et demi de dollars supplémentaires au cours des cinq années à venir à la santé maternelle dans le monde, notamment par le financement et la diffusion du planning familial.

Melinda Gates a cité le nombre de morts maternelles enregistrées chaque année : habituellement donné à 500.000, ce dernier chiffre est celui annoncé par l'ONU et l'OMS. L'épouse de M. Microsoft a retenu, elle, le chiffre amélioré de 350.000 résultant d'une étude menée par la Fondation Gates. Mais quel qu'il soit, et bien que la mortalité maternelle soit précisément en baisse, aprfois de manière spectaculaire, dans des pays où l'avortement est illégal, bien des ONG et institutions supra-nationales fondent leur stratégie sur son impact dans l'opinion. Et cette stratégie ne consiste pas d'abord à réduire les morts maternelles et infantiles par les soins périnataux à la mère et à l'enfant, mais par la réduction du nombre des grossesses par un accès mondialisé à la contraception, abortive ou non. L'évocation de l'avortement légal comme moyen de combattre la mortalité des femmes est ici moins explicite. Mais c'est aussi une constante de ces campagnes souvent dissimulée derrière les termes : « santé reproductive » pour tous.

Forte de son don considérable; Melinda Gates entend désormais convaincre les nations donneuses à augmenter la part de leur budget consacrée à la santé maternelle et infantile, toujours selon cette perspective contraceptive.

La Banque mondiale s'est déjà affirmée prête à collaborer avec la Fondation Gates à ce propos.

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26 avril, 2010

Mortalité maternelle : guerre des chiffres et pressions

Le Figaro publiait le 13 avril dernier les résultats d'un rapport parrainé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et réalisé par le Partenariat pour la santé maternelle, du nouveau-né et de l'enfant qui fait état de près de 500.000 morts maternelles en couches chaque année (et plus de trois millions de nouveau-nés).

Réduire la mortalité maternelle est un des « Objectifs du millénaire »… qui n'a fait aucun progrès. Selon le Partenariat, il manque 16 milliards de dollars tous les ans dans le monde pour améliorer la situation. Surtout en Afrique où de produit l'immense majorité de ces décès.

Les chiffres de la mortalité maternelle sont utilisés de deux façons : par le lobby de l'avortement et de la contraception, pour exiger qu'un maximum de fonds soit dégagé pour réduire le nombre de grossesses (et donc le nombre de morts en couches) par l'avortement légal et la contraception généralisée, et par les associations qui se préoccupent des mères qui meurent, souvent seules, dans des zones où l'on envoie de l'argent pour le planning familial mais où les soins sanitaires de base sont absents.

Une information qui a été moins répercutée en France mais largement répercutée dans la presse internationale fait état d'une forte surestimation de la mortalité maternelle dans le monde. Publiée par The Lancet, elle a été financée par la fondation Bill et Melinda Gates. Elle dénonce une mauvaise utilisation des statistiques par l'ONU, l'UNICEF et l'OMS et affirme que de vrais progrès ont permis à moins de femmes de mourir en couches : elle affiche un total de 342.900 morts en 2008.

L'étude fait état d'une baisse du nombre des grossesses dans certains pays, mais aussi d'une progression des revenus par tête et un meilleur accès aux soins de base, y compris la présence d'une personne professionnellement qualifiée lors de la naissance. Le sida est une cause importante de mortalité maternelle et l'accès aux anti-rétroviraux aurait pu éviter 60.000 morts maternelles en Afrique.

C-Fam note que l'administration Obama détourne une partie des fonds anti-sida, qui pourraient servir à fournir ces médicaments, vers des campagnes pour la contraception.

Dans les pays riches où la mortalité maternelle s'accroît : Etats-Unis, Canada, Norvège, on constate par ailleurs que les lois sur l'avortement sont parmi les plus « libérales » du monde. Parngo. ailleurs 50 % des morts maternelles se produisent dans six pays seulement : L'Inde, le Nigéria, le Pakistan, l'Afghanistan, l'Ethiopie et la République démocratique du Congo.

L'étude ne mentionne pas du tout l'avortement, contrairement aux documents onusiens sur la question qui en font toujours la solution au problème sous les mots codés « santé reproductive ».

Chose intéressante : le directeur du Lancet, le Dr Richard Horton, a déclaré au New York Times qu'il avait fait l'objet de pressions de la part de « lobbies » pour retarder la publication des résultats de l'étude, afin qu'elle ne paraisse pas avant la tenue de la Commission de l'ONU sur la Population et le développement, la conférence « Women Deliver » qui aura lieu en juin à Washington, et la prochaine assemblée générale de l'ONU, afin que celles-ci puissent se tenir sur la base des chiffres plus importants. Le but étant toujours de s'en servir pour promouvoir l'avortement et la contraception.

En fait, il semble que cette publication n'ait eu aucun effet sur la Commission sur la Population et le développement qui s'est achevée sur de fortes incantations sur la « santé reproductive » – j'y reviendrai.

Beaucoup d'associations pro-vie estiment que le nombre de morts maternelles est sur-estimé en vue de promouvoir l'avortement légal dans le monde, ce que les péripéties actuelles semblent confirmer. D'un autre côté, ces associations, notamment celles qui fournissent de l'aide au Tiers-monde – tout aussi pro-vie – dénoncent plutôt l'énorme scandale de l'absence d'aide suffisante à la maternité dans le monde. Certains notent qu'il est très difficile d'évaluer le nombre réel de morts en couches puisqu'un nombre important de celles-ci se produisent dans des zones rurales reculées, les femmes étant seules, et personne ne pensant à les déclarer en tant que telles.

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17 février, 2010

La fondation Bill et Melinda Gates subventionne le planning familial

L'université de Californie, San Francisco (UCSF) a reçu une dotation de 1,15 million de dollars de la Fondation Bill et Melinda Gates (cf. Microsoft) pour déterminer si la mise en place de programmes de planning familial au sein des plans de traitement et de soins pour le virus HIV serait à même de promouvoir l'utilisation de contraceptifs et de faire diminuer les grossesses non désirées parmi les femmes séropositives, au cours d'une étude qui sera réalisée en partenariat avec l'Institut de recherche médicale du Kenya et Ibis Reproductive Health, un organisme qui promeut l'avortement (légal ou non).

Il s'agit, selon la Fondation Bill et Melinda Gates, de mettre un frein à la transmission du sida de la mère à l'enfant dans le cadre des « forts taux » de grossesse non désirée parmi les femmes séropositives en Afrique subsaharienne.

L'étude consistera à donner directement un kit contraceptif avec les médicaments pour le sida dans 12 centres médicaux de traitement pour le HIV dans la province de Nyanza au Kenya, tandis que 6 autres centres ne donneront que les médicaments et une ordonnance pour visiter une clinique de planning familial séparée. Mais au détour de l'étude le but de l'opération consiste également à multiplier le nombre de soignants capables de prescrire et de suivre une méthode contraceptive.

Le centre d'études sur le sida d'UCSF est l'un des plus importants du monde.

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26 mai, 2009

Des multimillionnaires pour la « dépopulation »

C’est une information rendue publique par Irish Central et précisée dimanche par le très sérieux Sunday Times : quelques-uns des hommes les plus riches des Etats-Unis se sont secrètement réunis, le 5 mai dernier, pour voir comment mettre leur fortune au service du règlement de la crise… notamment par le biais du ralentissement de la croissance de la population mondiale. Le journaliste John Harlow les qualifie de « philanthropes » (sans ironie semble-t-il) parce que le but qu’ils poursuivent est l’amélioration mondiale de la santé et de l’éducation.

Le but de la réunion informelle, qui s’est tenue selon diverses sources au domicile new-yorkais de Sir Paul Nurse, biochimiste britannique, prix Nobel et aujourd’hui président de l’université privée Rockefeller, était de trouver les meilleurs moyens pour ces « richissimes » de « donner de leur vivant », et de mettre en commun les efforts pour venir à bout des obstacles politiques, mais aussi religieux, à la limitation de population qu’ils veulent imposer.

Qui sont les membres du « Good Club » (le Club des Bons…), sobriquet qu’ils se sont donné ?

Inévitablement, Bill Gates, co-fondateur de Microsoft. Mais aussi George Soros, Michael Bloomberg, maire de New York et plus riche résident de cette ville, Oprah Winfrey du célèbre « talk-show », promotrice de gourous modernes, Warren Buffett, Eli et Edythe Broad, John Morgridge, ancien directeur de Cisco, David Rockefeller Jr., David Rockefeller Sr., Ted Turner de CNN…

Chacun a pu, dit-on, exprimer son point de vue pendant 15 minutes ; c’est Bill Gates qui a remis au centre (pour lui, c’est une ritournelle) la question du ralentissement de la croissance démographique mondiale, puisque ces messieurs cherchaient une « cause » capable de fédérer leurs efforts.

Selon le Sunday Times, l’un des invités a fait savoir qu’il « n’y avait pas eu quelque chose d’aussi peu raffiné qu’un vote », mais qu’un « consensus » a été dégagé autour de cette question du soutien conjugué d’une stratégie où l’accroissement de la population serait considéré et combattu comme une menace « environnementale, sociale et industrielle » potentiellement catastrophique.

De nouveaux millions vont donc financer les services de « santé reproductive ». On sait comment procéder pour limiter les naissances : contraception, avortement légalisé, programmes coercitifs de limitation du nombre d’enfants, programmes de stérilisation…

 
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