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19 janvier, 2021

Le cardinal Sandoval Iñiguez dénonce le nouvel ordre mondial et le vaccin anti-COVID-19 (traduction intégrale)

Le cardinal Juan Sandoval Iñiguez, ancien archevêque de Guadalajara, au Mexique, a diffusé le 12 janvier une vidéo accusant les partisans du Nouvel ordre mondial de promouvoir leur cause par la mise en œuvre la pandémie du COVID-19 et par les restrictions et mesures qui leur permettent d'affaiblir les nations et les économies. Il les accuse également d'avoir « l'intention » de mettre dans les vaccins COVID-19 une « puce » qui serait la « marque de la bête » de l'Apocalypse sans laquelle il serait impossible « d'acheter ou de vendre ».

Peu après que la vidéo a été postée sur la page Facebook du cardinal Sandoval, elle a été censurée par Facebook qui a ajouté un indicateur de « fausse information » et les mots : « Cette publication reprend des informations relatives au COVID-19 que des médias de vérification indépendants jugent fausses. » Selon certaines sources, la vidéo n'était pas accessible, mais au moment de la rédaction de cet article, les internautes peuvent choisir d'ignorer le message pour la voir. 

Sous le titre « La Trame de un nuevo orden mundial sin Cristo » (Le complot en vue d'un nouvel ordre), la vidéo est disponible sur YouTube sans censure.

Sandoval a directement accusé Bill Gates et d'autres d'avoir les moyens et la volonté de propager d'autres virus, comme la variole, afin d'éradiquer jusqu'à cinq ou six milliards de personnes et de mettre en place une nouvelle religion mondiale qui idolâtrerait la "terre mère".

Voilà qui n’est pas vérifiable, du moins en l’état actuel. Ce que l’on voit bien, c’est que la glorification de l’unification humaine existe bien dans de nombreux propos officiels ; et que la religion de la terre mère a ses promoteurs explicites – c’est bien à la nature qu’on est prié de sacrifier son mode de vie aujourd’hui.

Mais le message du cardinal est avant tout un message d'espoir : Sandoval a insisté sur le fait que si les « globocrates » réussissent, ce ne sera que « temporaire », citant les promesses de Notre Seigneur tout-puissant selon lesquelles « les portes de l'enfer ne prévaudront pas », et Il sera avec nous « tous les jours, jusqu'à la fin du monde ». En tant que natif du pays où Notre-Dame de Guadalupe est apparue « à l'aube » de son évangélisation, il a également invoqué la Sainte Vierge qui nous dit que nous n'avons « rien à craindre ». Le « triomphe définitif » appartient à « Notre Seigneur Jésus », a rappelé le cardinal Sandoval.





Voici ma traduction du texte espagnol du vidéo-message du cardinal Sandoval, retranscrit par mes soins. – J.S.

*

Le complot en vue d’un nouvel ordre mondial sans le Christ


Très chers amis, ce sera long. Cette pandémie ne sera pas terminée dans un mois ou deux : peut-être toute cette année, peut-être encore trois, quatre, cinq ou six ans... ce que ces messieurs voudront. Ce sera long. C’est une situation dure et difficile, telle qu’on n’en a jamais vu dans l’histoire de l’humanité.

Et celui qui menace est un certain Bill Gates, que vous connaissez tous, car il est prophète et il prédit l’avenir ; et tout comme il a prédit cette pandémie du coronavirus, il a aussi déjà affirmé qu’une attaque de variole pourrait survenir, cette maladie que l’on croyait vaincue, éradiquée.

Mais il s’avère – « par hasard », « normalement » – que dans un laboratoire d’Atlanta, dont Bill Gates est un bienfaiteur et un parrain, il y a une souche de variole. Alors, soyons également préparés à cette nouvelle pandémie, cette nouvelle menace.

La question est de savoir ce que ces messieurs ont l’intention de faire. Ce sont des gens très haut placés quant au pouvoir, dans la finance, ils sont très haut placés et très cachés, même si nous connaissons maintenant le nom de plusieurs d’entre eux : qu’ont-ils donc en tête ?

Ils ont créé ce virus et maintenant celui-ci attaque beaucoup plus de nations sur la terre. Quelles sont leurs intentions ? Ils veulent un gouvernement mondial ; pour arriver à un nouvel ordre qui est vanté depuis quelques années déjà. Le nouvel ordre, c’est-à-dire un gouvernement mondial unique, où il n’y a qu’un seul gouvernement, bien sûr, une armée, une monnaie, une économie et aussi une seule religion, qui ne sera certainement pas la religion chrétienne : ils la combattront. Ce sera la religion de la terre, de la terre mère, la religion de l’homme, de l’humanité, de la fraternité universelle.

Et à quoi servent ces pandémies ? Elles affaiblissent les nations, elles les affaiblissent et les appauvrissent. Elles les endettent beaucoup plus, ce qui fait que l’économie se dégrade. Elles affaiblissent et suppriment l’éducation par les écoles fermées, l’enseignement à distance, les très longues périodes de vacances.

On empêche la pratique religieuse, comme cela s’est vu pendant toute l’année qui vient de s’écouler, on ferme les temples, on réduit le nombre de personnes. On empêche les réunions, etc., etc.

Mais surtout, on suscite la peur, une peur terrible dans la population, et une peur qui est néfaste, car cette peur rend les gens malades. Les médecins le savent, qu’ils le disent : la peur inhibe les défenses, et comme on dit, elle annihile le système immunitaire de l’organisme. Nous ne devons pas vivre dans la peur.

Ils veulent réduire la population, parce qu’ils disent que nous sommes nombreux, qu’il y a sept milliards et demi de personnes sur terre, qu’elles sont nombreuses, que la terre ne peut pas les nourrir, et que nous devons en éliminer quelque 5 ou 6 milliards, pour qu’il ne reste plus qu’eux, bien sûr.

Et la question est de savoir : vont-ils réussir? Réussiront-ils ? Il se peut qu’ils y arrivent temporairement ; il se peut que oui, temporairement.

Par exemple, la lutte des États-Unis en ce moment n’est pas entre Biden et Trump, ce sont deux personnes humaines qui passent ; elles viennent et puis s’en vont. En ce moment, la lutte se déroule entre ceux qui veulent l’ordre mondial, c’est-à-dire les « globocrates », et les nationalistes qui veulent l’indépendance de cette grande nation que sont les États-Unis, et cela ferait beaucoup de bien si elle était indépendante pour influencer les autres nations, afin qu’elles soient elles aussi indépendantes.

Mais il y a sûrement beaucoup de gens aux États-Unis qui soutiennent le nouvel ordre. Et dans d’autres pays du monde, aussi, de nombreux dirigeants sont en faveur du nouvel ordre, et aussi au milieu de la guerre entre les bureaucrates, les dirigeants, les ploutocrates, il doit y avoir des gens en faveur du nouvel ordre qui parfois se cachent et dissimulent leur visage. Que cela se sache.

Il se peut qu’ils parviennent temporairement à mettre en œuvre ce nouvel ordre. Et je dis cela aussi parce que dans la Révélation divine, l’Ancien et le Nouveau Testament, il y a des paroles mystérieuses qui commencent à s’accomplir maintenant. Des mots mystérieux ; par exemple : « entre dans ta  chambre ; ferme tes portes sur toi, et cache-toi pour un moment » ; c’est dans Isaïe, chapitre 26, 20.

La puce qu’ils ont l’intention de mettre dans le vaccin pour vous garder sous contrôle est la marque de la bête, comme il est dit dans l’Apocalypse, chapitre 13 : celui qui n’a pas la marque de la bête dans sa main ou sur son front, ne peut ni acheter ni vendre. En d’autres termes, ils le paralyseront.

Notre Jésus-Christ a parlé d’une grande tribulation, d’une période difficile dans laquelle, d’une manière ou d’une autre, Il viendra, et Il se demandait : quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la Terre ? Y aura-t-il encore la foi sur la Terre ? En d’autres termes, c’est comme s’il était question d’une grande défection par rapport à la foi en Jésus-Christ.

Et pourtant, dit le Seigneur, ces jours seront raccourcis, raccourcis à cause des élus, afin que les élus ne soient pas perdus, ne fassent pas défection.

En d’autres termes, il y a des mots mystérieux dans l’Écriture Sainte. Toute la littérature apocalyptique est remplie de ces choses mystérieuses, que l’on ne prend pas au sérieux ou que l’on ne comprend pas jusqu’à ce qu’elles soient advenues, ou qu’elles sont en train de se produire comme c’est le cas actuellement.

Mais j’ai dit, oui, j’ai dit que temporairement le nouvel ordre peut gagner – le nouvel ordre peut venir dans le monde, je ne l’exclus pas – mais définitivement, ce ne sont pas eux qui gagneront. Le Christ notre Dieu va gagner définitivement, Il a déjà gagné définitivement.

Il y a une parole très forte quand le Seigneur se réfère à l’Église, une parole très forte du Seigneur, mystérieuse mais forte, où Il dit, en parlant de son Église : les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle, les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle.

Si tout ce complot mondial des partisans du nouvel ordre est anti-chrétien, pensez-vous qu’il triomphera ? Non, il ne va pas triompher – celui qui va triompher est le Christ notre Seigneur, qui est en outre avec nous, car il nous a quittés en disant : « Je serai avec vous pour toujours, jusqu’à la fin du monde. »

C’est le Seigneur ! Il se rend compte de ce qui se passe, Il regarde du haut du ciel et Il se rit des plans des hommes. Il peut les briser d’un seul souffle, Il peut très facilement les briser et changer les choses d’une autre manière.

Chers frères, chers frères, ils nous tiennent enfermés, effrayés, paralysés, afin qu’il soit plus facile de nous gouverner et de faire de la terre entière un immense troupeau, où quelques bergers, depuis des places très élevées, très cachés, très en sécurité, nous dictent ce que nous devons faire et comment nous devons vivre. Mais bien plus haut qu’eux, bien plus puissant qu’eux, se trouve Notre Seigneur Jésus-Christ, Roi immortel des siècles, qui porte sur ses épaules la marque du pouvoir et de la royauté ; Roi des rois, Seigneur des seigneurs.

Ne vivons pas dans la peur, nous qui croyons en Dieu, nous qui croyons en Jésus-Christ. Notre destin, ô Seigneur, est entre vos mains. Et vous nous délivrerez, selon votre immense miséricorde et votre immense bonté.

Que la Sainte Vierge nous protège, en particulier la Vierge de Guadalupe qui s’est engagée auprès de nous lorsqu’elle est venue à l’aube de l’évangélisation : « Tu n’as rien à craindre, ne suis-je pas là, moi, qui suis ta Mère ? N’es-tu pas dans mon giron ? »

Ayons donc confiance, nous qui croyons, et vivons avec Dieu, et sans craindre les hommes.

Et que Dieu Tout-Puissant, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, vous bénisse, amen.


© leblogdejeannesmits pour la traduction.

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© leblogdejeannesmits

15 février, 2020

Les financiers potentiels du Pacte pour l'éducation du pape François selon Jeffrey Sachs : l'ONU, le FMI, l'UE, Bill Gates et quelques autres grands de ce monde

L’économiste américain, Jeffrey Sachs, partisan avoué du contrôle de la population, a annoncé au Vatican le nom de certains partenaires financiers potentiels du Pacte mondial pour l’éducation que le pape François lancera le 14 mai prochain en vue de créer un « nouvel humanisme ». Sur la liste – présentée sur écran lors d’un atelier sur ledit Pacte organisé à l’Académie pontificale des sciences les 6 et 7 février derniers – figurent le milliardaire américain Bill Gates, le magnat des affaires le plus riche de Chine, Jack Ma, Mukesh Ambani, patron de la plus grosse société pétrochomique de l’Inde et l’homme le plus riche d’Asie, l’UNESCO et plusieurs autres agences des Nations Unies, ainsi que la Banque islamique de développement.

Une grande partie des informations et des développements de cet article sont repris dans l’excellent article publié hier par Diane Montagna sur LifeSiteNews, en particulier le compte-rendu de son très révélateur entretien avec Mgr Sanchez Sorondo, organisateur de l'atelier.

Entre l’éducation et la réduction de la fertilité, il y a un lien que les malthusiens contemporains soulignent volontiers. Le propre chancelier de l’Académie pontificale des sciences, Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, avait affirmé lors d’un précédent colloque sur la biodiversité – où il n’avait pas hésité à inviter des partisans de premier plan de la contraception et de l’avortement – que les femmes ayant un plus haut degré d’instruction ont en moyenne moins d’enfants que les autres. Il présentait cela comme une sorte de solution éthique pour que les femmes « aient un ou deux enfants au lieu de sept ».

Notez qu’un tel taux de fécondité serait globalement suicidaire : pour remplacer les générations dans les pays développés, il faut 2,1 enfant par femme, nettement plus dans les pays pauvres. Même là où mortalité maternelle et infantile sont peu importantes, ce sont les familles nombreuses qui doivent compenser l’absence d’enfants chez les femmes qui pour diverses raisons ne peuvent ou ne veulent en avoir.

Sachs et plusieurs de ces bailleurs de fonds potentiels mettent égalemennt l’éducation en avant comme un moyen essentiel pour réduire à terme la population mondiale, au motif que les couples – et surtout les femmes – instruits ont des bébés plus tard et comprennent l’avantage matériel qu’il peut y avoir à avoir moins d’enfants.

Les ambitions du Pacte mondial pour l’éducation sont extrêmement élevées. Jeffrey Sachs a ainsi déclaré qu’il avait « parlé avec certaines des personnes les plus riches du monde » : il se dit convaincu de la possibilité de faire abonder un fonds pour l’éducation à hauteur de 26 milliards de dollars par an.

« Voici où nous allons trouver les fonds », a-t-il proclamé en présentant une diapositive intitulée « Partenaires pour le Pacte mondial pour l’éducation et un nouveau fonds pour l’éducation ». En voici la transcription :
Gouvernements donateurs
L’Union européenne
Les grands philanthropes (Bill Gates, Jack Ma, Mukesh Ambani)
Banque islamique de développement
UNESCO, UNICEF, autres agences des Nations unies
Fonds monétaire international
Les promoteurs des ODD du Secrétaire général de l’ONU
L’ONG Global Citizens
« Youth for the Future »
La plupart de ces financeurs potentiels se distinguent par leur hostilité militante à l’égard des principes du catholicisme : on les retrouve généralement à travers le monde dans les entreprises de promotion de la « santé reproductive ». Parmi leur nombre : le programme 2030 des Objectifs du développement durable (ODD) de l’ONU.

« Global Citizens » se présente comme un « mouvement de citoyens » ayant pour objectif de combattre l’extrême pauvreté. Ses leaders, financiers et artistes sont un véritable catalogue des grands de ce monde. Cette ONG milite pour les « droits gays » et a félicité le Canada pour son action en faveur de « l’avortement sûr ». Parmi ses sponsors, pas une seule institution ou association caritative catholique.

Outre ses entretiens apparemment fructueux avec Bill Gates, Jack Ma et Mukesh Ambani, ainsi que les responsables de la Banque islamique de développement, Jeffrey Sachs a évoqué ses pourparlers avec le Fonds monétaire international. Il estime donc pouvoir compter sur le FMI qui l’a assuré, dit-il, de son « engagement total » au service du Pacte. Le conseiller du pape François en matière de « changement climatique » a également annoncé aux participants à l’« Atelier sur l’éducation : le Pacte mondial » que l’ONG Global Citizens comprend « de nombreuses stars du rock et certains des artistes les plus célèbres du monde ».

Mieux : Greta Thunberg et d’autres jeunes sont « prêts à s’y joindre ». Youpi !

Jeffrey Sachs a en outre déclaré qu’en consacrant 26 milliards de dollars à l’Afrique on pourrait de « scolariser tous les enfants africains jusqu’au niveau secondaire ». Avec les programmes d’éducation de l’UNESCO ?

« Le pape François est notre plus grand mobilisateur de (vie) décente dans le monde, et lorsque le pape François appelle à un Pacte mondial pour l’éducation, profitons de l’occasion pour mobiliser le financement de base afin que cela devienne une réalité, et pas seulement une grande idée », a-t-il lancé aux participants.

Jeffrey Sachs, désormais figure incontournable des réunions de l’Académie pontificale des sciences, a également déclaré : « Je crois que si nous nous recommandons du pape François, avec son leadership unique au monde, pour aller chercher ces fonds, si chacun d’entre nous va frapper à la porte de son milliardaire préféré, de ses voisins, des gens qui peuvent faire la différence, nous y arriverons, même d’ici au mois de mai. »

Sachs a ajouté que « certaines personnalités les plus riches du mondeé veulent être à Rome lors du lancement du Pacte mondial pour l’éducation de mai 2020. « Mais je pense qu’il faut clarifier le fait qu’une partie de l’objectif n’est pas seulement le merveilleux but de l’amélioration du contenu, mais qu’il s’agit en fait de faire en sorte que les enfants aient une salle de classe et un siège pour qu’ils puissent bénéficier de ce contenu. »

Si l’objectif d’offrir une éducation de qualité aux enfants du monde entier est incontestablement noble, note Diane Montagna, il est souvent assorti de conditions.

Jeffrey Sachs préconise depuis longtemps la réduction de la population, en particulier en Afrique subsaharienne, en éduquant les filles à « la santé sexuelle et reproductive, et sur les options de contraception ». Il est lui-même favorable à l’avortement légal, en particulier pour réparer les ratés de la contraception.

D’ailleurs, le « lien de causalité » entre le niveau d’éducation et le contrôle de la population a été soulevé lors de cet atelier de deux jours à l’Académie pontificale des sciences.

Dans un exposé sur « l’interaction de l’éducation avec la santé et la démographie de la population », David E. Bloom, professeur d’économie et de démographie à Harvard, a souligné comme un élément positif le fait que l’éducation « réduit les taux de fécondité et de croissance de la population ».
Le développement de l’éducation « est probablement mieux abordé de manière multisectorielle, par un mélange de politiques de santé, de population et d’éducation – en particulier celles qui promeuvent la santé des enfants comme les soins prénataux, la vaccination des enfants et les investissements dans les infrastructures d’eau et d’assainissement des écoles », a-t-il ajouté.
Bloom a cependant évité d’exprimer en ce lieu sa conviction – développée de longue date – selon laquelle la promotion de l’éducation implique également, selon ses propres termes, de fournir « un accès accru aux services de planification familiale » et de « répondre aux besoins considérables non satisfaits en matière de contraception », ainsi qu’il l’écrivait dans une tribune publiée par le New York Times en mai 2011.

Il y affirmait que le « défi de taille » de la croissance démographique en Afrique (selon ses estimations, les femmes africaines ont 4,5 enfants en moyenne) implique également de « modérer les taux élevés de fécondité désirée » observés sur une grande partie du continent. Cela « se produira naturellement à mesure que le statut et l’éducation des femmes s’amélioreront et que les couples reconnaîtront de plus en plus qu’ils seront mieux lotis avec des familles moins nombreuses », écrivait-il.

L’annonce par Jeffrey Sachs que Bill Gates était un partenaire financier potentiel pour le Pacte mondial pour l’éducation du pape François a été suivie quelques jours plus tard, le 10 février, par la publication de la lettre annuelle de la Fondation Bill et Melinda Gates annonçant que « la crise climatique et l’égalité des sexes » sont devenues des priorités pour leurs futurs dons « philanthropiques ».

Melinda Gates affirme dans cette lettre qu’elle veut concentrer ses propres efforts sur l’égalité des sexes, y compris les « droits reproductifs ». « Mon parcours d’engagement public a commencé avec le planning familial », écrit-elle. « Il y a plus de 200 millions de femmes dans les pays en développement qui ne veulent pas tomber enceintes mais qui n’utilisent pas de contraceptifs modernes. »

Elle y déclare en outre  que sa fondation, qui travaille en étroite collaboration avec Jeffrey Sachs, a depuis lors renforcé ses « engagements en matière de planning familial » tout en développant « des stratégies qui donnent la priorité à l’égalité des sexes ».

Au début de ce mois, Edward Pentin du National Catholic Register a indiqué que le Vatican s’était « rapproché » de la Fondation Gates au cours des derniers mois. Des sources fiables ont indiqué au Register qu’en novembre dernier, le pape François avait reçu Melinda Gates lors d’une audience privée qui n’a reçu aucune publicité.

Dans une interview accordée en 2018, Obianuju Ekeocha, militante pro-vie et auteur de Target Africa, notait que le pape François (à l’instar de Jean-Paul II) avait dénoncé le phénomène croissant des pays, entités et fondations occidentales qui viennent en Afrique avec de l’« aide » et des « dons » assortis de « conditions ».

Mme Ekeocha, une scientifique de la médecine biomédicale née au Nigeria et résidant actuellement au Royaume-Uni, expliquait alors :
« Ils avancent dans leurs projets d’aide humanitaire, nous font des cadeaux, et en même temps essaient de nous amener à nous aligner avec eux sur le plan idéologique sur des questions qui sont assez importantes pour les Africains : des questions comme l’avortement, la contraception, le contrôle de la population, ce qui se passe avec la jeunesse et la sexualité humaine, l’identité sexuelle. (…) Ils introduisent cela dans le cadre de leurs projets d’aide aux pays en développement, et c’est en fait assez dangereux pour nous parce que c’est nous qui sommes leur cible. Non seulement nous recevons l’argent, mais nous recevons aussi tout ce qui va avec, tout ce qui menace maintenant de porter atteinte à notre propre vision et à nos valeurs culturelles. »
Elle ajoutait que l’Église est « en plein cœur de la tempête », identifiant la Fondation Gates comme l’une des principales fondations qui se présentent comme « amie » et essaient de « s’associer avec l’Église, parce que l’Église dispose d’un si grand réseau partout sur le continent africain ». « L’Eglise voit alors des programmes de contraception, des programmes de préservatifs cibler les enfants. Les évêques s’expriment et appellent cela par son nom : de l’impérialisme culturel ou du néocolonialisme idéologique. »

« L’Eglise doit être le rempart face à ces initiatives », ajoutait-elle.

En 2012, Mme Ekeocha écrivait une lettre ouverte à Melinda Gates en réponse à son plan et à sa promesse de « planter les graines » de son « héritage » – en rassemblant 5 milliards de dollars de promesses – dans 69 des pays les plus pauvres du monde, dont la plupart se trouvent en Afrique subsaharienne, afin d’obtenir que la femme africaine soit moins fertile. La « Lettre ouverte d’une femme africaine à Melinda Gates » est disponible intégralement sur le site du Conseil pontifical pour les laïcs.

Lors de la session du matin de l’atelier du 6 février (avant que Sachs n’ait fait son annonce), Diane Montagna s’est entretenu au nom de LifeSiteNews avec Monseigneur Vincenzo Zani, secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique, que le pape François a chargé de superviser le Pacte global pour l’éducation.

A la question de savoir qui allait financer cet événement, Mgr Zani a répondu : « Nous recherchons des fondations qui nous donneront un coup de main. Le Vatican n’a presque rien, nous cherchons une aide extérieure. »

Après la conférence de Jeffrey Sachs, LifeSite s’est entretenu dans l’après-midi avec le chancelier de l’Académie pontificale des sciences, l’Argentin Mgr Marcelo Sánchez Sorondo.

Celui-ci a déclaré à LifeSite que l’atelier des 6 et 7 février avait été organisé en réponse à une demande de la Congrégation pour l’éducation catholique et constituait une sorte de réunion consultative sur le contenu du Pacte mondial pour l’éducation. Il a ajouté que l’académie est « très heureuse » de voir l’enseignement obligatoire se répandre dans le monde entier. Mais d’ajouter : « Comme l’a expliqué Jeffrey Sachs, le grand problème est l’argent. Nous n’avons pas l’argent nécessaire. »

Mgr Sánchez a confirmé que les personnes et les organisations citées par Jeffrey Sachs étaient des collaborateurs potentiels du Pacte éducatif. Il a ajouté que « ce n’est rien en réalité pour les personnes qui ont de l’argent réel. »

« Il y a un milliard de personnes sans instruction, et celle-ci est la clé du développement des personnes et de la personne », a-t-il déclaré.

À la question de savoir si le Pacte mondial pour l’éducation est donc un moyen de mobiliser des fonds afin de les orienter vers l’éducation, Mgr Sánchez a répondu : « Cela en fait partie. L’autre question est celle-ci : quel type d’éducation ? »

Le prélat argentin a affirmé que selon le pape François, en matière d’éducation « nous avons besoin du langage de l’esprit » mais aussi « du langage des valeurs, du langage du cœur ». Il est très important, a dit Sánchez Sorondo, d’avoir une éducation qui mette la personne humaine, la dignité de la personne humaine au centre », ainsi que « la question du genre, la question de la femme ».
Il a précisé que le contenu du Pacte mondial pour l’éducation sera particulièrement axé sur les femmes, en partie pour lutter contre les nouvelles formes d’esclavage et de traite des êtres humains.

Le chancelier de la PAS a également déclaré qu’il espérait que le Pacte se focalisera sur « la vérité qui vient des sciences », telles que « le changement climatique » et « l’évolution ». Soit deux théories…

Sánchez Sorondo a également reconnu que la relation entre le Pacte mondial pour l’éducation et la réalisation des objectifs de développement durable pour 2030 est « très étroite », mais il a ajouté que « le pape veut mettre davantage l’accent sur la question des valeurs et de l’éthique, et sur la question de la femme. En ce sens, il y a des différences ».

Diane Montagna a alors rappelé que ce certains ODD, notamment ceux concernant l’égalité des sexes, la santé et l’éducation, sont en contradiction avec l’enseignement de l’Église. En particulier, a-t-elle rappelé, les Nations unies aimeraient former les filles africaines à l’utilisation de la contraception, et leur conseiller d’avorter si elles tombent enceintes et ne veulent pas garder leur bébé. Rappelant également l’enseignement des Écritures sur le combat entre le monde et l’Église, elle a demandé à Mgr Sánchez comment l’Église pouvait collaborer avec les Nations unies sur cette question.

« Ça, c’est typique du peuple américain, en particulier de la droite : exagérer idée selon laquelle l’avortement est inclus dans ces objectifs, et ce n’est pas vrai », a-t-il rétorqué.

Diane Montagna lui a alors fait remarquer que les organisations que Sachs pressent comme partenaires financiers du pacte sont les mêmes que celles contre lesquelles Ekeocha et d’autres se battent parce qu’elles font la promotion de la contraception et de l’avortement auprès des populations africaines, et ceci contre leur gré.

Réponse de Mgr Sanchez Sorondo : « Oui, mais cela dépend du pays. Cela ne dépend pas des Nations unies, c’est la question. Les Nations unies ne sont pas favorables à l’avortement. Peut-être certains des bureaucrates, mais ce n’est pas dans les documents. Les documents ne parlent pas de l’avortement. »

Confronté au fait que l’ONU a recours au langage des « droits reproductifs » et de la « santé reproductive » pour signifier la contraception et l’avortement, Mgr Sorondo a une fois de plus nié. « C’est une question typique. Ils ne disent pas cela », a-t-il dit.

Mais ils le font – et même explicitement. L’ODD 3 de l’ONU sur la santé vise à « élargir l’accès aux méthodes modernes de contraception » d’ici à 2030, et présente cela comme « essentiel pour assurer l’accès universel aux services de santé sexuelle et reproductive ».

L’ODD sur l’égalité des sexes (5.6.1) vise, d’ici à 2030, à « assurer l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive et aux droits reproductifs », y compris « l’utilisation de la contraception » et « les soins de santé » – terme que la Fédération internationale Planned Parenthood utilise volontiers pour désigner l’avortement.

L’ODD sur l’éducation (4.7) vise à garantir que « tous les apprenants acquièrent les connaissances et les compétences nécessaires pour promouvoir… des modes de vie durables (et) l’égalité des sexes ». Selon des économistes comme Sachs et Bloom, la réduction de la fécondité des femmes africaines est essentielle pour atteindre cet objectif.

Mais les « droits reproductifs » renvoient à la famille selon l’interprétation de l’Eglise », a insisté Mgr Sánchez. « Nous pouvons avoir une interprétation et pas l’autre ».

D’où la question de savoir comment l’Eglise pourra garantir qu’un pacte d’éducation financé par les personnes et les organisations figurant sur la liste de Sachs ne conduira pas à ce que les filles africaines reçoivent un enseignement sur la contraception et l’avortement.

Mgr Sánchez a répondu en rappelant une rencontre qu’il avait eue avec un prêtre catholique en 1971 à l’université du Latran. Mgr Sánchez a déclaré que le prêtre lui avait dit que « la solution au problème de la reproduction est la nécessité pour la femme d’étudier, car ayant étudié, elle aura un esprit critique, et lorsqu’elle se mariera, elle sera plus intelligente et n’épousera pas le premier venu. Ensuite, elle pourra avoir un ou deux enfants, mais pas plus. »

« C’est la vérité », a dit Sanchez Sorondo en riant.

Oui, en riant…

Diane Montagna a insisté auprès du prélat sur le problème de la participation aux ateliers de personnalités tel David Bloom, qui souligne le « lien de causalité » entre l’éducation et le contrôle de la population, notamment à la lumière des écrits et des déclarations de Jeffrey Sachs sur la nécessité de réduire la fécondité en Afrique.

« Pas ici », a rétorqué Mgr Sánchez à propos des déclarations de Sachs. « C’est un autre mythe » que Jeffrey Sachs soutienne la contraception et l’avortement en Afrique, a-t-il ajouté.

En 2011, Sachs déclarait à CNN que l’éducation est l’un des meilleurs moyens de parvenir à une baisse « volontaire » de la fécondité. Et dans son ouvrage de 2015, The Age of Sustainable Development, il préconisait d’instruire les filles en Afrique sub-saharienne quant à  « la santé sexuelle et reproductive, et sur les options de contraception ».

Interrogé sur la sagesse de conclure un pacte éducatif avec des personnes dont la vision des ODD prévoit d’inonder les Africains de contraceptifs et d’entreprises de lobbying pour l’avortement légal, Sánchez Sorondo a rétorqué que « l’Église a une politique complètement différente ».

Le pape François n’est d’accord qu’« en partie » avec l’objectif d’éducation des ODD, car « il n’y a rien à propos des valeurs », a déclaré Sánchez Sorondo, qui a ajouté avoir « critiqué » Jeffrey Sachs « à de nombreuses reprises » pour « ne pas avoir mis la famille au centre » de ses objectifs.

Interrogé sur la manière dont le Vatican va garantir, dans le cadre du Pacte mondial pour l’éducation, que les filles africaines soient informées de la véritable signification de la famille et non de la contraception, Mgr Sánchez a répondu que l’« accord » vise à « garantir ces choses ». C’est, selon lui, la « différence entre l’accord du Pape et l’accord des Nations unies ».

Interrogé sur le fait de savoir s’il pensait que Melinda Gates serait d’accord avec cela, Sánchez a répondu « non ». « Nous n’avons pas d’accord avec Melinda Gates », a-t-il déclaré. « C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas l’argent de ces gens ».

Lorsqu’il a été souligné que Jeffrey Sachs avait inscrit la Fondation Gates et d’autres organisations pro-contraception et pro-avortement sur la liste des bailleurs de fonds potentiels du Pacte mondial pour l’éducation, le prélat a affirmé que ces partenaires étaient « pour les objectifs [de Sachs] ».
Lorsqu’on lui a fait remarquer que Sachs avait intitulé sa liste « Partenaires pour le Pacte mondial pour l’éducation et un nouveau fonds pour l’éducation », Mgr Sánchez a répondu : « Je ne sais pas, mais il est clair que le pape est contre cela ; le pape l’a dit, à maintes reprises. »

« Beaucoup d’Américains nous critiquent pour les mêmes raisons. Alors pourquoi le pape collaborerait-il avec ces gens ? », a-t-il demandé, perplexe.

Et Diane Montagna de répondre :

« Je ne sais pas. Nous voyons qu’il y a une coopération croissante entre les Nations unies et le Vatican. Saint Paul parle de l’inimitié entre l’Église et le monde. Les valeurs de l’Église catholique ne sont souvent pas en accord avec les valeurs de ces organismes supranationaux, comme les Nations unies. Nous ne voulons pas donner l’esprit de nos enfants aux Nations unies pour que celles-ci les éduquent. Car que vont-ils leur enseigner ? Si j’avais une petite fille, on lui enseignerait qu’à 13 ou 14 ans, elle peut être sous contraception. Et on ne lui apprendra rien sur la famille. On lui apprendra qu’elle a des “droits”. »

« Alors, quelle est la solution pour vous, ne collaborer en rien avec quoi que ce soit ? », a rétorqué Sánchez Sorondo.

Lorsque Diane Montagna lui a répondu que la solution est la clarté et que les catholiques pratiquants voient bien qu’une bataille fait rage à propos de la famille, il a répondu : « Désolé, quelle est la solution, ne pas parler avec ces gens ? Dire : nous ne voulons pas parler avec vous, vous êtes complètement entre les mains du diable ? »

Lorsqu’elle a répété que l’Église et l’Académie pontificale avaient besoin de clarté, il a insisté : « C’est très clair, il n’y a aucune ambiguïté. Jeffrey Sachs connaît parfaitement notre position. Parfaitement. »

Il reste donc à savoir si les organisations pressenties au nom du Vatican par Jeffrey Sachs vont ouvrir leur tiroir-caisse. Car on le sait bien : qui paye décide.



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04 novembre, 2014

Toujours plus de femmes stérilisées par la contraception

Le nombre de femmes ayant accès à la contraception dans les pays en voie de développement a augmenté de 8,4 millions l’an dernier, selon le dernier rapport Family Planning 2020, publié lundi, qui regrette cependant de voir que l’objectif de Londres n’ait pas été atteint.
Cet objectif avait été fixé en 2012 par le Sommet international sur le planning familial, convoqué à l’initiative de la fondation Gates, où de nombreuses organisations caritatives s’étaient engagés à verser plusieurs milliards de dollars en vue de rendre les contraceptifs modernes plus accessibles.
Le rapport affirme que le meilleur accès au planning familial a aidé à éviter 125.000 morts maternelles l’an dernier, contre 120.000 l’année précédente, ainsi que 24 millions d’avortements dangereux, contre 23 millions en 2012. Une précision remarquable pour des estimations…
Le rapport, intitulé « Partenariat pour le progrès », veut voir 120 millions de femmes supplémentaires accéder au planning familial d’ici à 2020. Il se félicite particulièrement des progrès de l’implant contraceptif à longue durée d’action, obtenue grâce notamment à une diminution du prix rendu possible par les subventions offertes dans le cadre du projet : 50 % moins cher dans 60 pays.
La promotion des contraceptifs de longue durée est actuellement au centre des projets des partisans du contrôle de la population.
Au Sénégal, au Burkina Faso, au Niger, au Sénégal, en Ouganda on propose plutôt le contraceptif injectable, « Sayana Press », qui a une efficacité de trois mois, moins dosée que le Depo-Provera, composée uniquement de progestatifs. C’est une méthode qui repose pour une large part sur l’effet anti-nidatoire qui cause la mort de l’éventuel embryon, car elle ne bloque pas l’ovulation et la fécondation reste possible. Au Burkina Faso, il en sera distribué 250.000 cette année.
Douze pays en voie de développement ont organisé des conférences sur le planning familial l’an dernier.

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09 juillet, 2014

La fondation Bill Gates finance la recherche sur une micro-puce contraceptive télécommandable

Une micro-puce contraceptive avec une durée de vie de 16 ans, activable et désactivable par télécommande, à porter sous la peau : c’est la contraception dernier cri à laquelle travaille la start-up MicroCHIPS de Lexington, Massachusetts.  Le projet est déjà bien avancé puisque les tests pré-cliniques sont programmés pour l’année prochaine. Une fois acquise l’autorisation de commercialisation de la part de la Food and Drug Administration, la micropuce pourrait être mise sur le marché américain dès 2018. Demain…
La genèse de l’objet est révélatrice. A l’origine, la recherche sur une micro-puce capable de distribuer des médicaments dans le corps sur une longue durée et grâce à une commande externe remonte aux années 1990. La population visée était celle des femmes âgées ayant besoin de recevoir régulièrement des doses de molécules pour combattre l’ostéoporose.
Il y a deux ans, Bill Gates rendait visite à Robert Langer, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), pour lui demander s’il était envisageable de créer un produit contraceptif utilisable bien au-delà des cinq ans que durent aujourd’hui les implants sous-cutanés, et capable d’être activé et désactivé par la femme elle-même à volonté. Robert Langer avait précisément participé aux travaux sur la micro-puce dont la licence avait été vendue à MicroCHIPS.

Les choses sont allées très vite. Grâce à un financement consenti par la Fondation Bill et Melinda Gates, qui soutient toutes sortes de programmes de contrôle des naissances, la recherche a déjà abouti à la création d’une micro-puce mesurant 20x20x7 millimètres, à implanter sous la peau des fesses, du bras ou de l’abdomen. Chargée de levonorgestrel, elle peut diffuser 30 microgrammes de l’hormone par jour – le dosage pouvant être modifié par un médecin. L’hormone est logée dans un réceptacle scellé par une membrane hermétique en titane et platine qui, sous l’impulsion d’une petite batterie interne, fond temporairement pour laisser passer la dose de contraceptif quotidienne.
A la femme, ensuite, d’activer ou de désactiver le système d’un simple clic, selon qu’elle veut concevoir ou non…
Merveille de technologie. Mais au-delà même du problème moral du recours à la contraception, et même au-delà de l’aspect potentiellement abortif du levonorgestrel (c’est la molécule utilisée à haute dose dans le cadre de la « contraception d’urgence », ou pilule du lendemain, et elle a un effet anti-nidatoire comme le montre une tribune publiée par LifeSite ici), se pose la question du contrôle des populations qu’autoriserait une telle méthode.
C’est la phase suivante de la recherche sur la micro-puce contraceptive, explique le Dr Robert Farra du MIT : assurer leur encryptage afin que les données circulant par transmission sans fil restent privées et que la puce ne puisse être commandée par un tiers. Il annonce que la communication avec la puce ne pourrait avoir lieu qu’à la distance qui la sépare de la peau. « Vient ensuite l’encryptage sécurisé. Elle empêche un tiers d’essayer d’interpréter les communications ou d’y interférer. »
Mais quelle confiance accorder à cet encryptage ? Même mis en place, il relèvera de manipulations informatiques dont on sait qu’elles peuvent être piratées. Et là le champ est vaste, comme l’a expliqué John Whitehead, avocat constitutionnel et fondateur de l’association libertarienne The Rutherford Institute à LifeSite : un proche, des pirates, des agences publiques travaillant dans l’illégalité – chose à envisager sérieusement puisque « quelle que soit la technologie dont nous disposions, celle du gouvernement est bien plus puissante ». Pour lui il n’y a pas de doute : « Tout ce qui sera émis par cette puce ira dans un fichier gouvernemental. La puce pourrait même “savoir” à quel moment vous avez des relations sexuelles. Donc, il n’y aura pas de respect de la vie privée, non. »
Sans compter que la puce pourrait être activée « d’une façon dommageable », ajoute-t-il, en servant à empêcher certaines personnes ou certaines catégories de personnes d’avoir des enfants.
De fait la commercialisation ou la distribution de la micro-puce contraceptive est présentée comme une aubaine pour les pays en voie de développement.
La recherche coïncide avec un engagement de plusieurs organismes internationaux, gouvernementaux et non-gouvernementaux, de financer des programmes de contraceptifs de longue durée à destination de 120 millions de femmes vivant dans les pays les plus pauvres d’ici à 2020, pour un coût estimé de 4 milliards de dollars (j’évoquais cela sur ce blog en 2012 ici).
Cela concorde avec les explications données à la BBC par Gavin Corley, ingénieur biomédical, qui voit dans l’utilisation contraceptive de cette nouvelle technologie annonciatrice des « médicaments intelligents » une « application humanitaire plutôt que la satisfaction d’un besoin du monde développé ».

ERRATUM : j'avais écrit par erreur que les données circuleraient vers la micro-puce par WIFI : il s'agit en fait d'une communication sans fil au sens large.

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26 janvier, 2013

Davos : les grands de ce monde veulent plus de contraception

A l'occasion de la réunion annuelle des Forum économique mondial à Davos, jadis discret et aujourd'hui sous les lumières des médias, la contraception et sa diffusion dans le monde a fait une entrée remarquée. Des leaders africains sont en plein accord avec leurs partenaires pourvoyeurs de fonds pour le développement se sont mis d'accord pour dire que la demande contraceptive dans leurs pays n'est pas satisfaite et qu'il faut également communiquer en direction des femmes, des familles et de leurs sociétés pour dire quels bénéfices elles peuvent tirer d'une meilleure diffusion de la contraception.

Voilà qui suscite l'enthousiasme de Karl Hofmann, président de Population Services International – un organisme d'aide au tiers-monde focalisé sur la fourniture de « services de santé reproductive » – qui s'en explique dans le Huffington Post. Il explique comment les chefs d'Etat mondiaux et autres responsables politiques, économiques et médiatiques sont en train de discuter pour savoir comment le planning familial et la santé reproductive doivent être visés dans les Objectifs du développement durable qui vont remplacer les Objectifs de développement du millénaire qui arrivent à échéance en 2015.

On trouvera la liste des orateurs lors des événements publics du Sommet ici : pour la France, il y aura Pierre Moscovici et Fleur Pellerin, mais aussi, évidemment, Jacques Attali. Car c'est la fine fleur du mondialisme qui se réunit là : on croisera David Cameron et David Tusk, Ban ki-moon et Gordon Brown (ex-Premier ministre du Royaume-Uni recyclé à l'ONU, George Soros et Ahmet Davutoglu, Medvedev et Kissinger, Viviane Reding et Pascal Lamy, Carlos Ghosn et Bill Gates… Et même Diarmuid Martin, archevêque de Dublin de son état et membre de la commission vaticane Justice et Paix.

Karl Hofman est donc heureux de voir qu'après le Sommet de Londres cet été qui a fixé l'objectif de fournir des moyens de modernes de contraception à 120 millions de femmes supplémentaires d'ici à 2020, avec promesses de dons à la clefs, Davos s'y penche au nom de « l'amélioration du monde », s'intéressant tout particulièrement aux moyens contraceptifs de longue durée.

On apprend par Associated Press que le plus haut responsable onusien pour la population, Babatunde Ostimehin (FNUAP) a déclaré à l'agence, en marge du forum de Davos, que les gouvernements doivent en faire plus pour assurer l'accès des femmes au planning familial, car un milliard de personnes vont s'ajouter à la population mondiale au cours de la décennie à venir – une nouvelle tension en vue pour les ressources de la planète, comme ils disent.

Il faut plus de « planning familial » pour faire reculer la mortalité maternelle, a-t-il déclaré, ajoutant qu'il faut donner aux jeunes filles une « éducation sexuelle complète ».

On sait ce que cela recouvre.

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22 décembre, 2012

Microsoft, Hewlett-Packard et la contraception

Concurrents sur le marché, main dans la main dès lors qu'il s'agit de promouvoir la contraception, surtout dans les pays pauvres : ainsi apparaissent des multinationales de l'informatique comme Microsoft et Hewlett-Packard à travers les « fondations caritatives » de leurs figures de proue. La Fondation Bill & Melinda Gates, la Fondation William & Flora Hewlett et la Fondation David & Lucile Packard viennent d'accorder la jolie somme de 28 millions de dollars au profit d'une initiative destinée à cette fin, précisément. L'initiative Advance Family Planning, bénéficiaire de la subvention, travaille au sein de l'Institut Bill & Melinda Gates sur la population et la santé reproductive de john Hopkins Bloomberg School, la plus grande faculté médicale dédiée à la santé publique et à la prophylaxie des Etats-Unis.

L'initiative, rapporte phys.org, vise à faire croître les ressources et l'engagement politique en faveur des programmes de planification familiale et fait suite au Sommet de Londres de juillet 2012 pour le planning familial (FP2020), en vue de permettre à un nombre croissant de femmes et de jeunes filles dans les pays les plus pauvres d'avoir accès aux contraceptifs modernes, « sans contrainte ni discrimination ».

Il s'agit notamment de réduire l'impact des freins politiques.

Neuf pays sont visés : l'Inde, l'Indonésie, le Nigeria, le Sénégal, le Burkina Faso, la RD Congo, l'Ouganda, la Tanzanie et le Kenya.

En clair, le message est le suivant : ces pays ont trop d'enfants et les enfants qui y naissent sont de trop sur cette terre, en tout cas en ce qui concerne Bill, Melinda, William, Flora, David et Lucile. Ils veulent « radicalement transformer les vies et le bien-être des femmes et des familles », assurent leurs fondations.

Comment cela fonctionne-t-il ? Il suffit de voir Melinda Gates à l'œuvre. La presse africaine rendait compte, le 18 décembre, de sa visite au Malawi où elle supervisait une campagne de planning familial financée, forcément, par les pays et fondations riches.

Notant que sa fondation avait « dès le départ » mené des campagnes conjointes sur la vaccination et le planning familial, Melinda Gates explique dans son interview que cette deuxième priorité, après avoir été temporairement repoussée au second plan, avait fait cette année un vrai pas en avant. Un choix qui pousse Melinda Gates « à en parler beaucoup plus ».

Que promet-elle aux femmes qui ont recours à la contraception ? Des études plus longues, une meilleure activité économique, plus de santé et plus de revenus pour les familles qui l'utilisent. Mais, reconnaît-elle, la contraception est controversée. « Elle est encore controversée dans mon pays, alors qu'elle ne devrait pas l'être. Dans chaque pays il faut regarder quels sont leurs problèmes religieux et à quelles contraintes sont soumises les femmes, par exemple : ont-elle du pouvoir ou non ? Une partie du problème relève simplement de l'éducation et de la disponibilité. Dès lors qu'une femme sait que ce n'est pas simplement la volonté de Dieu, qu'elle peut agir sur sa vie reproductive et qu'on l'éduque quant à ses choix possibles, cela peut s'implanter très rapidement. »

Elle parle aussi des moyens utilisés pour sensibiliser les femmes : l'approche « holistique » qui est celle du Sénégal, par exemple, consiste à faire un questionnaire type pour tous les services des cliniques publiques afin que les femmes soient interrogées sur leur recours aux contraceptifs quel que soit leur parcours, puis convaincues de la nécessité de l'utiliser ; puis c'est le secteur privé qui se charge de leur fournir les contraceptifs. De longue durée de préférence : Depo-Provera ou des dispositifs intra-utérins, ces derniers étant principalement des contragestifs interdisant l'implantation de l'œuf fécondé.

Melinda Gates souligne le nombre et les problèmes des grossesses adolescentes liées au mariage très précoce au Malawi, et y milite pour le relèvement de l'âge légal du mariage de 16 à 18 ans, dans un continent où les mariages se font souvent encore plus jeunes. Vrai problème que la contraception ne résout pas…

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24 janvier, 2012

Microsoft® soutient le “mariage” gay dans l'Etat du Washington

Vu sur le blog officiel de Microsoft® : le 19 janvier, le fournisseur mondial de logiciels et de systèmes d'opération informatiques a officiellement apporté son soutien au projet de légalisation du « mariage » homosexuel dans l'Etat du Washington.
« Chez Microsoft, nous sommes fiers de nos produits et de nos services, de notre marque, et de notre dimension globale. Mais sans la moindre hésitation, ce sont  nos employés qui sont notre plus grande richesse. 
Pour réussir, il est crucial pour nous d'avoir une force de travail aussi diverse que nos clients. Chaque jour, l'économie nationale et globale devient  plus diverse. Le sang vital d'une entreprise est constitué par sa capacité à comprendre et à être au diapason de ses clients. Aujourd'hui plus que jamais, la force de travail la plus efficace est une force de travail diverse. »
Je vous concède que disant cela, Microsoft® n'a pas dit grand-chose… Mais enfin, ça jargonne comme ça encore pendant quelques lignes sur l'inclusion, la diversité, la non-discrimination. Pour expliquer que Microsoft® s'intéresse au débat public sur la politique qui impacte la vie de ses employés et de l'entreprise.

Après avoir appuyé les lois sur la non-discrimination à raison de l'orientation sexuelle, la compagnie de Bill Gates soutient officiellement le projet de légalisation du « mariage » et s'en explique :
« Alors que d'autres Etats reconnaissent l'égalité devant le mariage, les employeurs de Washington seraient désavantagés si nous ne pouvons offrir un même environnement inclusif à nos employés de talent, nos recrues de pointe et leurs familles. Les employeurs du secteur de la technologie sont confrontés à une compétition inédite pour la recherche des meilleurs talents sur le plan national et global. Malgré des progrès accomplis ces dernières années à propos des droits du partenariat civil, les couples de même sexe dans l'Etat du Washington ont toujours un statut différent par rapport à ceux de leurs voisins. L'égalité devant le mariage dans le Washington mettrait les employeurs sur un pied d'égalité par rapport aux employeurs de six autres Etats qui reconnaissent déjà les unions durables des couples de même sexe – Connecticut, Iowa, Massachusetts, Nouveau Hampshire, New York et Vermont. Cela nous aidera à notre tour dans la compétition pour le talent. »
Le caractère controversé de la demande pousse le juriste officiel de Microsoft®, Brad Smith, signataire du blog, à protester ensuite du respect de la compagnie pour toutes les convictions contraires : « Nous ne demandons à personne de modifier ses vues pour se conformer à la position prise par la compagnie. » Et souligne que celle-ci reconnaît que le mariage possède une dimension religieuse : comme le projet de loi, du reste, ajoute-t-il, puisque celui-ci préserve selon lui les droits et la liberté religieuse des Eglises au Washington.

Mais :
« Comme la loi de New York, nous pensons que le projet de loi du Washington doit être adopté. Cela fera grandir notre Etat et notre économie. »
D'autres compagnies ont pris la même position, souligne le blog de Microsoft : le géant des équipements sportifs, Nike, mais aussi Vulcan Inc., la société d'investissements de Microsoft fondé par le cofondateur de ce dernier, Paul Allen, Concur (gestion de déplacements et de notes de frais à travers le monde), Group Health, une mutuelle santé de Washington, ou encore RealNetworks (GameHouse, RealPlayer, etc.).

Le débat sur le « mariage » gay commençait hier à Seattle.

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04 octobre, 2011

La pilule associée à un risque plus élevé d'infection par le VIH du sida

La pilule, et plus largement les moyens contraceptifs hormonaux seraient associés à un risque plus important d'infection par le virus du sida, aussi bien chez les femmes que chez les hommes, au terme d'une analyse par observation d'un échantillon randomisé de couples dont l'un des partenaires était infecté par le virus de l'immunodéficience humaine et l'autre non, en Afrique subsaharienne.

L'étude, publiée en ligne par The Lancet Infectious Diseases, estime que le risque d'infection est près deux fois plus élevé pour une femme séronégative d'être infectée par son partenaire lorsqu'elle utilise un contraceptif hormonal que pour les femmes ayant recours à une autre méthode contraceptive ou n'en utilisant aucune, selon Jared Beaten et autre de l'Université de Washington à Seattle. Cette étude souligne aussi pour la première fois qu'un homme séronégatif dont la partenaire est infectée encourt un risque accru d'infection si la femme en question utilise un contraceptif hormonal – en l'occurrence, un contraceptif de longue durée, une injection de medroxyprogesterone acetate, plus utilisée dans les 7 pays africains que les contraceptifs oraux, où un total de 3.790 couples séro-discordants ont été suivis au cours de deux études longitudinales distinctes portant sur environ une ou deux années.

L'infection des femmes séronégatives au début de l'étude a atteint 6,61 pour 100 personnes/an chez les utilisatrices de contraceptifs hormonaux contre 3,78 pour 100 personnes/an chez celles qui n'en utilisaient pas (étude sur 1.314 couples).

Chez les hommes séronégatifs au début de l'étude les taux d'infections se sont établis respectivement à 2,61 sur 100 personnes/an et 1,51 sur 100 personnes/an selon que la femme avait recours ou non à un contraceptif hormonal (étude sur 2.476 couples).

Dans les deux cas, le risque associé aux contraceptifs oraux (pilule) n'a pas été considéré comme significatif, quoique augmenté.

Les auteurs de l'étude relativisent ces observations en notant que relativement peu de personnes dans la zone étudiée sont sous contraceptifs hormonaux et que relativement peu de personnes ont été infectées ; ils ajoutent que d'autres facteurs ont pu jouer.

Il n'empêche qu'au chapitre de l'interprétation des données les auteurs recommandent que les femmes soient mises en garde par rapport au risque accru de transmission du sida, prônant la « double protection » du préservatif et le choix de méthodes non-hormonale ou à faible dosage hormonal pour les femmes infectées ou exposées au VIH.

L'étude a été financée par le National Institute of Health américain et par la Fondation Bill & Melinda Gates.

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22 janvier, 2011

« Big Brother » Bill Gates : enregistrer toutes les naissances pour mieux contrôler la natalité

Le grand bienfaiteur de l'humanité, Bill Gates – vous savez bien que lui et sa femme, Melinda, ont créé une Fondation pour améliorer la santé mondiale et réduire la natalité – a eu une nouvelle idée présentée en novembre dernier au Sommet de la « mHealth Alliance », que vient d'évoquer LifeSite. Il propose d'utiliser la technologie des téléphones portables pour enregistrer chaque naissance pour créer une nouvelle base de données pour la vaccination. Il s'agirait de prendre les empreintes digitales du nouveau-né et de consigner son lieu de naissance, ce qui permettrait de mettre en place des « systèmes pour s'assurer que l'immunisation ait bien lieu ». Et des « avertissements » automatiques pour les parents qui « oublieraient » d'amener leur enfant pour une vaccination.

L'idée d'apparence généreuse est de réduire la mortalité infantile. Objectif déjà partiellement atteint depuis 1960 : on enregistrait alors 20 millions de décès d'enfants avant leur 5e anniversaire, contre 8,5 millions « seulement » aujourd'hui. Gates attribue ce succès à la vaccination des bébés pour les deux tiers, le tiers restant de vies sauvées étant liées à une amélioration de la situation matérielle des parents, selon lui.

Mais l'objectif principal n'est pas en fait de réduire la souffrance des enfants et la tristesse des parents : pour Bill Gates, le bienfait recherché serait une baisse de la natalité. Il a expliqué devant un parterre de 2.000 personnes que les parents ont davantage d'enfants lorsque le taux de mortalité infantile est élevé, il suffit donc de réduire la mortalité pour assurer un taux de natalité plus bas comme on l'a constaté dans l'Occident urbanisé où il est tombé sous le taux de remplacement des populations (le but à atteindre ?).

La Bill and Melinda Gates Foundation finance généreusement le Planning familial et le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP).

En ce qui concerne les campagnes de vaccination, rappelle LifeSite, des cas bien documentés attestent de leur utilisation pour assurer discrètement des stérilisations féminines : ainsi la Cour suprême des Philippines a établi en 1995 que des vaccins anti-tétaniques utilisés lors d'une campagne d'UNICEF contenaient des beta-hCG, qui, administrés de cette façon, conduisent le corps féminin à considérer l'hormone de la grossesse comme un envahisseur lors d'une éventuelle grossesse ultérieure et à la rejeter, et donc à les rendre pratiquement stériles. 3 millions de femmes en âge de procréer avaient reçu ces vaccins lors de campagnes qui les visaient spécifiquement, alors que les hommes étaient deux fois plus nombreux à mourir du tétanos…

La mHealth Alliance où Bill Gates a bénéficié d'une assistance aussi nombreuse et attentive est une création de la Fondation des Nations unies, de la Fondation Rockefeller, et de la Fondation Vodafone qui l'ont lancée en 2009 pour utiliser la puissance des technologies sans fil pour améliorer les questions de santé dans les pays à revenus moyens ou pauvres. Le plan d'aide d'urgence des Présidents des Etats-Unis l'ont rejointe, puis Hewlett Packard en 2010.

Bien sûr, comme tous ces programmes, celui de mHealth propose des solutions et des aides qui sont réellement capables d'aider, de secourir et de soigner. Mais ici avec la certitude que la plupart des donateurs sont des promoteurs de la réduction de la population mondiale par le contrôle de la population, et avec l'idée inquiétante d'une sorte de « mise en ligne » mondiale des données de santé, ce qui est pour le moins à double tranchant.

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26 septembre, 2010

« Journée mondiale de la contraception »

C'était ce dimanche 26 septembre et il n'est pas inutile de donner la liste des principaux promoteurs de la contraception accessible et pour ainsi dire gratuite pour tous ( ou plutôt pour tous) – les voici, d'après le site your-life.com :


  • Asian Pacific Council on Contraception (APCOC)
  • Centro Latinamericano Salud y Mujer (CELSAM)
  • European Society of Contraception and Reproductive Health (ESC)
  • German Foundation for World Population (DSW)
  • International Federation of Pediatric and Adolescent Gynecology (FIGIJ)
  • International Planned Parenthood Federation (IPPF)
  • Marie Stopes International (MSI)
  • Pan American Health and Education Foundation (PAHEF)
  • The Population Council
  • The United States Agency for International Development (USAID)

A qui s'ajoutent PSI, un groupe d'aide au tiers monde particulièrement actif dans le domaine de la contraception, financé notamment par les gouvernements des Pays-Bas, de l'Allemagne et des Etats-Unis, et Beyer-Schering – fabricant.

Ce dernier a par exemple organisé une série de symposiums au Pakistan pour faire progresser l'usage des contraceptifs dans ce pays pauvre comme ailleurs, afin d'aboutir à ce qu'un jour « chaque grossesse soit désirée ». Ces réunions menées par des gynécologues professionnels visaient à « informer » les femmes sur l'accès aux formes modernes de contraception dont la diffusion présente du point de vue de Bayer l'avantage non négligeable d'augmenter la production et la vente. Dans le cas de la pilule classique, c'est même un système tout aussi intéressant que l'abonnement au téléphone mobile ou à internet : une clientèle multiple et susceptible de rester parmi les payeurs pendant plusieurs années.

Au même moment ou presque, la FDA (Food and Drug Administration) américaine approuvait vendredi une nouvelle pilule contraceptive orale dévelopée par Bayer : Beyaz offre la particularité de contenir du folate (acide folique), substance censée protéger les enfants à naître des risques de spina bifida par exemple. Ainsi les femmes en âge d'avoir des enfants peuvent-elles éviter d'en avoir tout en prenant un supplément d'une substance protectrice du fœtus afin de ne pas être prises de court si elles décident d'arrêter la pilule en vue d'une grossesse (désirée, forcément !) sans prendre la précaution d'aller d'abord voir un médecin pour des conseils pour la période de pré-conception.

On ne fait pas plus ubuesque, mais voilà qui laisse deviner dans un avenir qu'on espère lointain autant de contrôle et de suivi médical des femmes qui veulent concevoir que des femmes qui sont déjà enceintes…

Je lis enfin sous la plume de Nicholas Kristof, deux fois « Pulitzerisé » et éditorialiste en titre du New York Times depuis 2001, que le monde attend sa révolution contraceptive pour passer du préservatif façon téléphone portable du début des années 1990 à celui qui aura la facilité d'utilisation et l'efficacité – toutes proportions gardées – du smartphone contemporain.

Plus facile d'accès et moins cher, voilà le rêve de Kristof pour qui les remèdes contre la calvitie bénéficient aujourd'hui d'une recherche mieux dotée que les contraceptifs modernes (et tant pris si les principales organisations supranationales ou non-gouvernementales en font leur cheval de bataille), et que les recherches se font attendre.

Toutefois il y a lieu d'espérer, selon ce journaliste spécialisé dans la pauvreté dans le monde : on annonce un anneau vaginal imperceptible capable de rester efficace un an au lieu d'un mois actuellement – la recherche est commanditée par le Population Council qui reçoit des dons importants d'organismes gouvernementaux ou non et d'individus. Prix modique : 5 à 10 $.

D'autres imaginent les mêmes anneaux avec des microbicides pour éviter les MST, ou les mêmes avec des substances capables de diminuer le risque de cancer du col. Kristof se réjouit aussi de l'apparation d'un nouvel implant contraceptif, Sino-implant, qui lâche des hormones pendant 4 ou 5 ans et ne coûte que $ 3. Déjà utilisé sur quelque 100.000 femmes chinoises et pakistanaises en 2009, il semblerait que ce contraceptif sous forme de bâtonnets insérés sous la peau par un médecin ne causent aucun effet indésirable, en tout cas pour autant qu'on puisse le savoir avec si peu de recul.

Mais qu'attendent les écolos pour protester contre cette débauche d'hormones relâchés dans la nature après être passés (avec quels effets secondaires) dans les corps des femmes ?

Eh bien, ils seront peut-être plus séduits par une nouvelle forme de stérilisation masculine développée en Inde par laquelle on bouche temporairement les conduits permettant la circulation des spermatozoïdes et qu'une simple injection de solvent permet de dégager… Ou encore la recherche – en France – sur des sous-vêtements masculins qui auraient pour effet mécanique de réchauffer le sperme dans les testicules, le faisant « cuire » jusqu'à le tuer. Inoffensif là encore – assure la Fondation Bill et Melinda Gates, très intéressée.

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13 septembre, 2010

En Equateur, des graffiti recommandent l'avortement chimique

Derrière les mots, des blasphémateurs. Et des financeurs. Les habituels… mais aussi des catholiques…

Photo du site El Universo
La poussée internationale pour faire adopter globalement un médicament anti-ulcers, le Cytotec (misoprostol) pour faciliter l'accès de toutes à l'avortement pendant le premier trimestre de la grossesse, que j'évoque régulièrement ici, trouve ces jours-ci une illustration particulièrement significative dans plusieurs provinces en Equateur. Dans plusieurs petites villes des provinces de Santa Elena, Manabi et quelques autres, une campagne de graffiti fleurit sur les murs : deux mots (Aborto seguro – avortement sans danger) flanqués d'un numéro de téléphone portable, qui se révèle être une hotline de conseils sur la manière d'avorter (en toute illégalité) avec le Cytotec. Des dizaines de faits de ce genre ont été constatés à travers le pays.

Un reportage d'El Universo explique que la campagne est menée par une ONG, « Salud Mujeres » (Santé Femmes) dont le siège est à Quito et qui rassemble une Coordinatin des jeunes féministes (filles et garçons !) de 15 à 24 ans mobilisés pour défendre « l'équité de genre ».


Une journaliste a « testé » le numéro d'aide proposé sur les murs des villes : c'est une voix de femme qui répond et qui entre tout de suite dans le vif du sujet : « Raconte-moi ton problème. » « Caroline » dit qu'elle est enceinte. L'interlocutrice lui demande à quand remontent les dernières règles, prend son numéro de téléphone et annonce qu'elle va rappeler. Ce qu'elle fait dans les trois minutes, pour faire part de son calcul (8 semaines et 4 jours de grossesse, annonce-t-elle).

Sans autre question ni mise en garde que celle de dire qu'au-delà de 12 semaines, il faut chercher une autre forme d'information, elle demande à « Caroline » de prendre un crayon et du papier et de noter le nom d'un médicament « garanti par l'Organisation mondiale de la Santé » (oui – pour son usage anti-ulcéreux et anti-hémorragique post-partum seulement !), et de prendre note du nombre de pilules, avec leur dosage exact, à acheter sans ordonnance et « de préférence dans une pharmacie de quartier ». Suivent des indications sur la manière d'ingérer les comprimés : « Note bien sur ton papier ! »

La conseillère annonce ensuite que « Caroline » aura des saignements importants pendant deux ou trois jours, des coliques, des vomissements, des accès de froid, de la diarrhée – mais, pas d'inquiétude, ce sont les symptômes d'un avortement spontané. Donc, en cas de complication, il n'est pas risqué d'aller consulter un médecin qui ne pourra établir la réalité de l'avortement volontaire d'après son auscultation.

« Caroline » demande alors s'il n'y a pas de danger. « Le médicament est fiable », susurre la voix au bout du fil.

Fiable pour ses usages recommandés, sans doute. Mais pour Jesica Lopez, obstétricienne de Santa Elena (Equateur), les risques d'infection sont élevés : le Cytotec provoque des contractions utérines mais ne garantit pas qu'une partie du « produit » de la grossesse ne restera pas dans l'utérus ; elle ajoute que beaucoup de femmes ont ainsi perdu cet organe, la plupart du temps des femmes jeunes chez qui la méthode est encore plus dangereuse dans la mesure où leur utérus n'est pas arrivé à complète maturité.

El Universo signale que la Juge de l'Enfance et de l'Adolescence de Santa Elena, Ana Maria Tapie a souligné que si la Constitution de l'Equateur  garantit le droit de prendre des décisions « libres et reponsables », elle vise la responsabilité de la femme enceinte de prendre soin d'elle-même et aussi de son enfant…

L'initiative de Salud Mujeres vise clairement à promouvoir des actes contraires à la loi qui pénalise toujours l'avortement en Equateur, et particulièrement chez des mineures à qui l'on propose ainsi d'avorter à l'insu de leurs parents.

Comble de l'abjection : utiliser Marie pour l'IVG…
En allant voir le site de cette ONG qui se vante d'avoir un réseau dans l'ensemble de l'Amérique latine, j'ai pu constater que l'idée d'inciter les jeunes à l'avortement illégal, discret, gratuit, à domicile et prétendument « sans danger » a fait l'objet d'une première campagne à Quito en juin 2008. Ses militants avaient choisi d'accrocher leur banderole avec le numéro de téléphone – toujours le même – sur la statue de la Vierge du Panecillo, la colline « Pain de Sucre » qui s'élève au bout de la veille ville.

« Par cette action, on entend re-signifier les symboles catholiques pour parvenir à avoir une incidence sur l'imaginaire des personnes qui vivent dans notre société, celle-là même qui est fortement caractérisée par son catholicisme. Le message qu'on entendait donner était de dire que “toutes les femmes, nous avons le droit de poursuivre ou non nos grossesses, y compris la Sainte Vierge qui fut consultée à propos de la poursuite de sa grossesse. »

Lorsqu'on arrive à un tel degré d'inversion et de blasphème, on comprend mieux ce qui se tapit derrière le discours féministe.

 Salud Mujeres et l'association qui chapeaute cette ligne téléphonique d'assistance reçoivent des fonds et de l'aide du monde entier. Par exemple : Ipas, une ONG pro-avortement que j'ai évoqué plusieurs fois sur ce blog, notamment en mars : elle venait alors d'organiser une Journée d'appréciation des fournisseurs d'avortements

Un autre grand bailleur de fonds est le Global Fund for Women (le lien aboutit à une page de recherche qui indique le militantisme de cette ONG pour l'avortement légal). GFW refuse farouchement les fonds gouvernementaux mais qui les accepte (directement ou via leurs fondations caritatives) de la part de JPMorgan, Goldman Sachs, Microsoft, Symantec, Famille Ritz, les fondateurs de Hewlett Packard, American Express, Gap, Google, la Banque mondiale, Freddie Mac, Pfizer, Nestlé, Bill and Melinda Gates Foundation, Astraea Lesbian Foundation for Justice, Isabel Allende Foundation, etc, etc, etc. Et la fédération internationale du Planning familial.

La liste est très longue et vous la trouverez derrière ce lien, en bas de page, sous « Annual Report ».

J'y ai relevé un certain nombre de donateurs surprenants, dont on espère qu'ils auront été simplement naïfs, éblouis par les actions humanitaires de GFW (mais on a du mal à y croire, et il faudrait en tout état de cause qu'ils ouvrent les yeux). Extraits :

Benedictine Sisters, Benedictines for Peace, Brothers of Our Lady Mother of Mercy, Congregation of Notre Dame, Sacramento Catholic Workers, Sisters of Charity, Sisters of St. Dominic, etc, etc.

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