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06 novembre, 2016

La nouvelle idolâtrie : politique de non discrimination d'Airbnb

J’ai reçu l’autre jour dans ma boîte aux lettres électronique un courriel d’Airbnb, la plate-forme en ligne de chambres d’hôtes consultée, sans doute, lors de voyages ces derniers mois : il m’annonçait une mise à jour des conditions d’utilisation. Le titre de l’e-mail m’a interpellée : « Discrimination et sentiment d'appartenance : ce que cela signifie pour vous. » Je n’allais pas être déçue. L’équipe Airbnb m’avertissait qu’à compter du 1er novembre, j’allais devoir adhérer à une nouvelle charte, L’engagement de la communauté. Son objectif ? Garantir mon adhésion à une politique de non discrimination et d’inclusion de la part de tous les utilisateurs.
On peut trouver le texte complet en français des explications d’Airbnb sur cette nouvelle charte obligatoire, ici.
Passons sur le langage on ne peut plus convenu sur l’harmonie entre les peuples, l’inclusion et le respect. Cela n’engage pas à grand-chose.
En revanche, lorsqu’Airbnb enjoint à ses utilisateurs, qu’ils soient loueurs ou qu’ils réservent un logement via le site, d’adhérer à ladite charte, très bavarde, et de s’engager à ne pas refuser un voyageur « à cause… de sa religion, de son orientation sexuelle, de son identité de genre ou de situation familiale », il y a pour toute personne attachée à la moralité naturelle une difficulté de taille.
En clair : l’hôte Airbnb est censé prendre explicitement l’engagement, si la situation devait se présenter, d’héberger un couple gay dans la même chambre, de respecter l’orientation sexuelle de ses hôtes, de professer l’importance de l’identité de genre, de respecter l’exigence d’un transgenre d’être traité selon son sexe choisi.
Seule exception : les hôtes recevant des voyageurs dans leur propre logement et partageant « des lieux de vie » comme les toilettes ou la cuisine.
Mais de manière générale, on peut dire que nous y sommes. C'est une adhésion personnelle qui est demandée, un engagement qu'il faut souscrire, trois grains d’encens à brûler devant la nouvelle idole de l’identité de genre.
Tous ceux qui accordent de l’importance à leur parole et qui ne s’engagent pas à la légère, et qui ne veulent pas apporter leur écot à l’idéologie du genre, s’en trouvent automatiquement exclus de la plateforme Airbnb.
D’aucuns diront qu’Airbnb n’a guère les moyens de contrôler le comportement de ses hôtes et que les exclusions éventuelles seraient difficiles à mettre en œuvre. Qu’il sera donc facile de tricher.
Mais la question n’est pas là. Elle est dans le fait que depuis le 1er novembre dernier, on passe obligatoirement par l’étape de l’acceptation expresse de la politique de non-discrimination d’Airbnb. Se soumettre, ou mentir si l’on tient absolument à aller de l’avant.
On peut exprimer tout cela ainsi : pour « commercer » avec la plateforme, M. Tout-le-Monde ne pourra ni vendre ni acheter sans avoir été estampillé idéologiquement correct grâce à son assentiment expresse.
Il y en a qui parlent avec effroi des puces implantées sous la peau pour pouvoir payer dans le monde de demain – mais c’est une technique, moralement neutre.
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Ce qui ne l’est pas du tout, et c’est discrètement en train de commencer ici et maintenant, c’est de soumettre le droit d’échanger à l’acceptation d’un mal et d’un mensonge.

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23 juillet, 2014

Italie : une école catholique menacée de sanctions pour “homophobie”

Le ministre italien de l’Education a menacé une école catholique de sanctions « sévères » après que sa directrice a décidé de ne pas renouveler le contrat à durée déterminée d’une enseignante au motif de son homosexualité. Stefania Giannini a annoncé dans le quotidien de gauche La Repubblica l’ouverture d’une enquête à l’encontre de Sœur Eugenia Libratore, accusée de « racisme » et de « discrimination » à l’égard de l’enseignante.
La religieuse avait interrogé ladite enseignante, objet de rumeurs persistantes, sur son « orientation sexuelle ». « Silvia » – le nom qu’elle a donné dans une interview à La Repubblica – n’a jamais confirmé qu’elle est lesbienne. « Me demander de réfuter des rumeurs à propos de mon orientation sexuelle, et faire dépendre de la réponse le renouvellement de mon contrat, était inacceptable. Comme s’il était normal de poser des questions sur ce qui se passe sous la couette des employés… »
Mais la directrice de l’école Sacro Cuore de Trente, tout en précisant que l’enseignante est une bonne professionnelle, a revendiqué le droit de cet établissement catholique de s’intéresser au comportement moral de son corps professoral pour satisfaire à son devoir de « protéger l’environnement de l’école » : « Nous avons un millier d’élèves ici. Voilà le problème : l’école catholique possède des caractéristiques et des exigences d’éducation qui lui sont propres : il nous semble que nous devons les défendre à tout prix. »
Il faut préciser qu’aussi bien des élèves et des parents de l’école, ainsi que certains collègues enseignants s’étaient plaints de la teneur de certaines déclarations faites par l’enseignante en cours. Un communiqué de la direction précise que « plusieurs personnes avaient fait part de leur désapprobation à propos du discours du professeur sur la sexualité, qu’ils considéraient inapproprié, pas à sa place et incompatible avec l’environnement scolaire ».
L’enseignante a mis en action le lourd arsenal de la dictature du relativisme en allant se plaindre à la Confédération générale du travail italienne (CGIL), non sans prévenir l’association militante pro-LGBT ArciGay qui a, de son côté, sommé le gouvernement italien de s’expliquer sur ce qui s’est passé dans cette « école privée financée par des fonds publics ». La responsable pour « l’Egalité des chances » de la province du Trentin, Sara Ferrari, a jugé pour sa part que s’il s’avère que le non-renouvellement du contrat a été en effet motivé par une considération liée à la sphère privée, ce serait « grave ».
« Silvia » accuse sœur Eugenia d’avoir interprété son refus de dire si elle avait une concubine comme « démontrant la réalité » des rumeurs. En lui proposant de rechercher la « guérison » de son attraction homosexuelle, ajoute l’enseignante, elle s’est montrée « raciste » : « Elle devrait réfléchir au concept d’homophobie. » « Silvia » s’est dite « particulièrement offensée » lorsque des recommandations sur l’homosexualité ont circulé dans l’école, où il était notamment question de « thérapie réparatrice ». »
« Ce qui m’arrive est digne du Moyen Age : cela fait penser à la discrimination subie par les Juifs ou les Noirs », a-t-elle ajouté, exprimant le souhait que les pouvoirs publics exercent un vrai contrôle à ce sujet sur les écoles privées qu’ils subventionnent.
L’enseignante a reçu le soutien d’Ivan Scalfarotto, militant homosexualiste et vice-président du Parti démocratique au pouvoir, secrétaire d’Etat à la Réforme constitutionnelle et initiateur de la loi « anti-homophobe ». Il a déclaré à La Repubblica qu’il faut une « évaluation civile-légale pour empêcher cette violation injustifiable du principe d’égalité et de non-discrimination sanctuarisé dans la Constitution, les conventions internationales et les lois » : que l’école en question reçoive des fonds publics, ajoute-t-il, « fait que cette histoire est encore plus insupportablement triste ».
Source : Hilary White, sur LifeSite.

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13 décembre, 2013

Le boulanger qui aime mieux la prison que le “mariage” gay…

Pour la justice de Denver, Colorado, un pâtissier qui refuse de fournir un gâteau de mariage pour un « mariage » gay mérite une lourde amende, peut-être même la prison. C'est ce qu'a appris Jack Phillips à ses dépens, lui qui a été condamné la semaine dernière à fabriquer des gâteaux de mariage – appelons-les « pour tous » – sous la menace d'une peine qui reste à définir. Le jugement est ici.

Les faits remontent au 19 juillet 2012, date à laquelle deux hommes sont entrés dans le magasin de Jack Phillips, « Masterpiece Cakeshop » pour voir les gâteaux de mariage, des pâtisseries qu'il fabrique avec une telle conviction, un tel art qu'il estime rendre hommage à son Créateur, à Jésus-Christ son sauveur en les faisant du mieux qu'il peut – ainsi que le note le juge.

Mullins et Craig, le jour de leur “mariage”
David Mullins et Charlie Craig, après avoir fait le tour de la boutique, ont commencé à expliquer ce
qu'ils voulaient. Dès l'instant où il a compris qu'il s'agissait de participer, d'une certaine manière, à leur « mariage », Phillips a décliné. Leur faire des brownies, ou n'importe quelle autre pâtisserie pour la fête, ça oui. Mais la pièce montée, le gâteau symbole de la fête qui a, aux Etats-Unis, une telle importance, c'était non. Un non poli, tranquille, mais définitif.

David et Charlie tournent les talons, furieux. Ils vont lui faire payer ! De fait, dès les jours suivants, il y aura des manifs devant le magasin, et des menaces de mort, et des insultes de la part de la communauté LGBT » contre la « pâtisserie homophobe ».

Les deux hommes n'en resteront pas là. Avec l'aide de l'ACLU (association laïciste) ils porteront plainte contre Phillips devant la commission des droits civiques du Colorado, s'appuyant sur les lois de non-discrimination de l'Etat qui, depuis 2008, font figurer « l'orientation sexuelle » au nombre des catégories protégées.

Jack Phillips et ses gâteaux
Phillips s'est défendu en invoquant trois choses : le fait que la Constitution américaine garantit son droit
de vivre et de travailler en conformité avec ses croyances religieuses, le fait que la Constitution du Colorado définit le mariage comme pouvant exister exclusivement entre un homme et une femme, et le fait que la loi de non-discrimination protège aussi la religion. Il faut noter en effet que les deux « mariés », ne pouvant obtenir la cérémonie dans leur propre Etat, sont allés célébrer leur union dans le Massachusetts voisin, où le « mariage » gay a été officialisé par la jurisprudence en 2004, seule la fête se déroulant dans le Colorado.

Le juge n'a rien voulu savoir. « Il peut sembler raisonnable qu'une entreprise privée puisse décider de refuser un service à quiconque. Ce point de vue, cependant, refuse de tenir compte ce que cela coûte à la société et la douleur causée aux personnes à qui l'on refuse un service simplement pour ce qu'ils sont », a-t-il estimé.

Certes il n'y a pas de « mariage » gay au Colorado, ajoute le jugement, mais Phillips s'est rendu coupable de « discrimination à raison de l'orientation sexuelle », agissant comme s'il avait refusé de fabriquer un gâteau pour un « mariage inter-racial » (sic) parce qu'il aurait été personnellement contre les mariages inter-raciaux.

On peut s'étonner devant cet étrange raisonnement, mais c'est bien la logique de toutes les lois réprimant le « racisme » et la « discrimination » à travers le monde. Et notamment en France.

Interrogé il y a quelques jours sur Fox News, Jack Phillips a expliqué qu'il ne céderait pas. Il préfère encore fermer son magasin et perdre son emploi que de participer aux « mariages gays », a-t-il affirmé, flanqué de son avocate. Est-il prêt à aller en prison ? « Vous savez, je le ferai si c'est ce qu'il faut. Ce n'est pas une histoire d'avoir choisi telle équipe ou telle autre. Il s'agit de qui je suis, de ce que je crois. »

Phillips ne travaille pas seulement pour les dollars que lui rapporte son métier. « Je n'ai pas l'intention de laisser tomber ma foi religieuse. Je ne crois pas devoir participer à leur mariage, et quand je fais un gâteau, j'ai le sentiment de participer à la cérémonie ou à l'occasion à travers ce gâteau. Mes priorités me portent vers ma foi plutôt que vers ma sûreté ou ma sécurité. »


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08 juillet, 2013

Pérou : résistance contre la dictature LGBT

La réunion plénière du Congrès du Pérou a rejeté, le 4 juillet, la proposition d’un de ses membres
d’inclure les discriminations en raison de l’« orientation sexuelle » et de « l’identité de genre » parmi les circonstances aggravantes du délit de « discrimination », en soulignant au passage que le Pérou n’a jamais signé aucun traité international qui l’impose et que la Constitution péruvienne ne les reconnaît pas davantage.

La défaite du lobby gay est non seulement réelle, elle est importante puisque 56 membres contre 27 ont rejeté la proposition du congressiste Carlos Bruce, promoteur du texte.

Celui-ci avait passé outre à la décision de la commission de la justice qui avait déjà, dans un premier temps, écarté les termes « orientation sexuelle » et « identité de genre » de son texte : Bruce l’a présenté quand même tel quel, avec le soutien de quelques autres membres du Congrès. Le site catholique ACIPrensa observe que ses alliés se trouvaient surtout parmi ceux et celles qui font pression pour légaliser l’avortement au Pérou ou pour laisser les mineures accéder dès 14 ans à la contraception à l’insu de leurs parents.

Carlos Bruce a voulu faire adopter son texte au motif que même ceux qui « n’apprécient pas » le style de vie des personnes ne peuvent manquer de condamner les attaques « quotidiennes » dont sont victimes les LGBT – attaques qui vont jusqu’aux « assassinats ».

Notez qu’on n’a pas besoin d’une loi interdisant n’importe quelle « discrimination » à l’égard de ces personnes pour dénoncer, poursuivre et punir les crimes dont elles peuvent être victimes – mais voilà, il se trouve qu’on a les chiffres du Rapport annuel sur les droits humaines des personnes trans, lesbiennes, gays et bisexuelles au Péro en 2012. Ils font état de 7 assassinats au cours de l’année dernière.

Sept ? Oui, dont trois au moins commis par le partenaire homosexuel de la victime. Sur les quatre restants, l’un a été commis par un ami du défunt, un autre dans le cadre d’un vol d’ordinateur, un troisième était un règlement de comptes : seul le motif du dernier reste inconnu. Il s’agit d’une attaque à l’arme blanche causant une blessure à la jambe de la victime à l’intérieur de son local commercial. Discrimination anti-gay ? Personne n’en sait rien…

On ne s’étonnera pas d’apprendre que le nommé Bruce fait aussi campagne pour le « mariage » des homosexuels.

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28 février, 2013

Jugement liberticide pour homophobie au Canada

La Cour Suprême du Canada a condamné à l’unanimité un militant chrétien (d’une secte protestante « born again ») pour avoir distribué des tracts contre la propagande homosexualiste à l’école ou dénonçant les petites annonces de rencontres d’un journal gay recherchant des mineurs. Non seulement il devra verser une amende pénale mais il est en outre condamné à tous les dépens d’une procédure qui traîne depuis 2001 – et ces frais pourraient atteindre plusieurs centaines de milliers de dollars canadiens, souligne Peter Baklinski, de LifeSite.

Autrement dit, la vie de Bill Whatcott est « finie, telle que je la connais », a-t-il déclaré. « La décision tout comme le raisonnement qui le sous-tend sont effroyables. Ils ont osé utilisé le concept qui veut que la vérité ne soit pas un élément de défense. »

En matière de « discrimination » et de « haine raciale », en effet, ce genre de préjugé fait partie de l’ensemble : ainsi en France il n’est pas possible d’apporter la preuve d’un propos poursuivi comme diffamatoire afin d’« exciper de sa bonne foi », pour reprendre les termes juridiques dans leur précision, dès lors que la diffamation visée concerne la race, la religion, l’ethnie… enfin toutes les catégories protégées par la loi « antiraciste ».

Bill Whatcott a appris à ses dépens qu’il en va de même pour l’« homophobie » au Canada. Sa défense était bâtie sur le fait que ses tracts – au ton vif, voire virulent – ne s’en prennent pas aux personnes et à leurs tendances mais dénoncent un comportement et des actes. La « sodomie », pour être clair, et l’enseignement de la pratique homosexuelle dans les écoles sous couleur d’« éducation sexuelle ».

On peut en juger soi-même, les tracts étant annexés au jugement mis en lien ci-dessus.

La Cour a bien entendu l’argumentation de Whatcott qui assure aimer les personnes homosexuelles d’un amour chrétien fraternel et qui déclare ne dénoncer que leur activité sexuelle, à la suite de la Bible qu’il cite abondamment.

Distinguer entre le pécheur et le péché ? Pas question, répond la Cour qui affirme :

«  Je suis d’accord pour dire que l’orientation sexuelle et le comportement sexuel peuvent être différenciées à certaines fins. Cependant, dans les cas ou le langage de haine vise un comportement en vue de masquer la véritable cible, le groupe vulnérable, cette distinction ne doit pas être invoquée pour servir à éviter » l’article de la loi réprimant le langage de haine. « Les Cours ont reconnu qu’il existe un lien fort entre l’orientation sexuelle et la conduite sexuelle et là où cette conduite ciblée par les propos constitue un aspect crucial de l’identité d’un groupe vulnérable, les attaques vis-à-vis de cette conduit tiennent lieu et place d’attaques contre le groupe lui-même. »

Autrement dit : les homosexuels étant définis par leur pratique sexuelle, il n’est pas licite de dénoncer celle-ci car il est impossible de le faire sans porter atteinte dans le même temps aux personnes.

C’est bien des croyances religieuses et des choix moraux qui sont ici la cible de la justice et qui se voient bâillonnées sous peine d’amende et de condamnations­­ lourdes.

La Catholic Civil Rights League s’est dit inquiet à cause de la décision dans la mesure où identifier l’activité homosexuelle avec la personne homosexuelle elle-même aboutit à transformer la critique de l’activité homosexuelle en « propos haineux à l’égard d’une minorité identifiable ».



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22 février, 2013

Australie : l'Eglise sous le feu des lois anti-discrimination

Voici, je le crois, une information annonciatrice d'une tendance qui va s'étendre dans le monde : un rapport parlementaire sur les projets de lois travaillistes contre la discrimination en Australie vient d'estimer, au terme d'une enquête, qu'il faut en extirper les « exemptions » permettant aux organisations religieuses de « discriminer » à l'égard des personnes dans le cadre de la fourniture de services – des services sociaux par exemple – chaque fois qu'une telle discrimination serait interdite de manière générale.

Ces exemptions prévues pour permettre notamment à l'Eglise catholique de se conformer à sa doctrine en matière d'embauche et de fournitures de services dans ses écoles, ses hôpitaux, son aide sociale constituent une « menace pour la liberté religieuse » et aura des conséquences pour « les services sociaux offerts par les établissements de santé et les écoles catholiques », a fait savoir la Conférence des évêques d'Australie dans un communiqué envoyé à l'agence vaticane Fides.

En son état actuel, le projet de loi prévoit par exemple qu'une école catholique puisse refuser d'embaucher un maître homosexuel, qu'un service d'adoption puisse ne pas retenir la candidature d'adoptants gays ou que des services offerts aux couples homme-femme soient refusés aux couples gays.

Un comité du Sénat australien a demandé que ces exceptions soient écartées en expliquant qu'« aucune organisation ne devrait jouir d'une dérogation fondée sur un principe discriminatoire lorsqu'elle est active dans la prestation de services à la communauté en général ». Ce rapport, adopté par la majorité travailliste-verte au sein du comité des affaires légales et constitutionnelles, demande que la loi suive le modèle tasmanien qui ne reconnaît quasiment pas de droits spécifiques aux organisations religieuses, au lieu de poser le principe de la dérogation.

Dans sa mouture actuelle, le projet conserve des prérogatives, hormis en ce qui concerne l'accès des couples de même sexe aux établissements pour personnes âgées financées par l'Etat en raison des difficultés qu'ils risquent de rencontrer à trouver un abri pour leurs vieux jours.

L'opposition s'est dressée contre le projet qui dessine les contours d'une véritable persécution judiciaire, à contre l'Eglise catholique notamment, en ouvrant la voie aux procès faits devant la Commission des droits de l'homme qui aboutiraient devant la Cour fédérale pour faits de « discrimination » de la part d'écoles ou d'hôpitaux…

« Les personnes qui professent une religion – et cela représente sept Australiens sur dix – ont le droit d'attendre du gouvernement que celui-ci maintienne ses ambitions d'ingénierie sociale loin de leurs croyances », a déclaré le chef des affaires légales de la Coalition de l'opposition, George Brandis.

D'autres voix se sont élevées pour dire que même dans sa mouture actuelle, la loi de non-discrimination porte atteinte aux libertés religieuses.


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20 février, 2013

Appel de l’AGRIF pour la mise hors d'état de nuire des FEMEN

Considérant que le groupement de section d’assaut du lobby LGBT-OGM des « femhaines » ne cesse de se livrer à de violentes provocations antichrétiennes.

Observant qu’en Ukraine ces femhaines se sont très exactement comportées comme les talibans en Afghanistan, en démolissant des œuvres d’art religieux.

Rappelant l’évidence que nul ne saurait contester que si elles s’avisaient de faire de même irruption dans la grande mosquée de Paris  ou dans la grande synagogue, elles seraient immédiatement mises hors d’état de nuire, incarcérées, jugées en flagrant délit et leur organisation dissoute.

N’acceptant pas que les chrétiens soient donc traités comme des citoyens de catégorie inférieure, comme véritables parias devant supporter indéfiniment non seulement les injures et la dérision mais désormais les voies de fait et les agressions délibérées.

Dénonce le climat de racisme qui se développe contre eux, rappelant les périodes annonciatrices des persécutions et exterminations perpétrées par le jacobinisme, le nazisme et le communisme, selon les cas contre les chrétiens ou contre les juifs.

Loubna Meliane (le 2 août à Londres), ancienne
attachée parlementaire de Malek Boutih, FEMEN.
Source photo :
“Le Monde”
Considérant que le groupe relève de l’article L212-1 du code de la sécurité intérieure disposant que : « Sont dissous, par décret en conseil des ministres, toutes les associations ou groupements de fait qui, soit provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence. »

Réclame du gouvernement la dissolution du groupe raciste des femhaines.

****************

Premiers appelants :

– Bernard Antony, président de l’AGRIF.

– Jeanne Smits, directrice de Présent.

– François Foucart, chroniqueur religieux.

– Richard Haddad, éditeur.

– Jérôme Triomphe, avocat au Barreau de Paris.

Anne-Charlotte Lundi, Livres en Famille.

Pierre Bernard, ancien député-maire de Montfermeil.

Louis Chagnon, professeur d'histoire.

Daniel Hamiche, Observatoire de la Christianophobie.

Guillaume de Thieulloy, rédacteur en chef Les 4 Vérités.

Cécile Montmirail, journaliste, vice-présidente de l'AGRIF.

Pierre Henri, politologue.

Sans attendre, adressez à l'AGRIF vos signatures et celles de vos proches, en cliquant ici.

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22 décembre, 2012

Microsoft, Hewlett-Packard et la contraception

Concurrents sur le marché, main dans la main dès lors qu'il s'agit de promouvoir la contraception, surtout dans les pays pauvres : ainsi apparaissent des multinationales de l'informatique comme Microsoft et Hewlett-Packard à travers les « fondations caritatives » de leurs figures de proue. La Fondation Bill & Melinda Gates, la Fondation William & Flora Hewlett et la Fondation David & Lucile Packard viennent d'accorder la jolie somme de 28 millions de dollars au profit d'une initiative destinée à cette fin, précisément. L'initiative Advance Family Planning, bénéficiaire de la subvention, travaille au sein de l'Institut Bill & Melinda Gates sur la population et la santé reproductive de john Hopkins Bloomberg School, la plus grande faculté médicale dédiée à la santé publique et à la prophylaxie des Etats-Unis.

L'initiative, rapporte phys.org, vise à faire croître les ressources et l'engagement politique en faveur des programmes de planification familiale et fait suite au Sommet de Londres de juillet 2012 pour le planning familial (FP2020), en vue de permettre à un nombre croissant de femmes et de jeunes filles dans les pays les plus pauvres d'avoir accès aux contraceptifs modernes, « sans contrainte ni discrimination ».

Il s'agit notamment de réduire l'impact des freins politiques.

Neuf pays sont visés : l'Inde, l'Indonésie, le Nigeria, le Sénégal, le Burkina Faso, la RD Congo, l'Ouganda, la Tanzanie et le Kenya.

En clair, le message est le suivant : ces pays ont trop d'enfants et les enfants qui y naissent sont de trop sur cette terre, en tout cas en ce qui concerne Bill, Melinda, William, Flora, David et Lucile. Ils veulent « radicalement transformer les vies et le bien-être des femmes et des familles », assurent leurs fondations.

Comment cela fonctionne-t-il ? Il suffit de voir Melinda Gates à l'œuvre. La presse africaine rendait compte, le 18 décembre, de sa visite au Malawi où elle supervisait une campagne de planning familial financée, forcément, par les pays et fondations riches.

Notant que sa fondation avait « dès le départ » mené des campagnes conjointes sur la vaccination et le planning familial, Melinda Gates explique dans son interview que cette deuxième priorité, après avoir été temporairement repoussée au second plan, avait fait cette année un vrai pas en avant. Un choix qui pousse Melinda Gates « à en parler beaucoup plus ».

Que promet-elle aux femmes qui ont recours à la contraception ? Des études plus longues, une meilleure activité économique, plus de santé et plus de revenus pour les familles qui l'utilisent. Mais, reconnaît-elle, la contraception est controversée. « Elle est encore controversée dans mon pays, alors qu'elle ne devrait pas l'être. Dans chaque pays il faut regarder quels sont leurs problèmes religieux et à quelles contraintes sont soumises les femmes, par exemple : ont-elle du pouvoir ou non ? Une partie du problème relève simplement de l'éducation et de la disponibilité. Dès lors qu'une femme sait que ce n'est pas simplement la volonté de Dieu, qu'elle peut agir sur sa vie reproductive et qu'on l'éduque quant à ses choix possibles, cela peut s'implanter très rapidement. »

Elle parle aussi des moyens utilisés pour sensibiliser les femmes : l'approche « holistique » qui est celle du Sénégal, par exemple, consiste à faire un questionnaire type pour tous les services des cliniques publiques afin que les femmes soient interrogées sur leur recours aux contraceptifs quel que soit leur parcours, puis convaincues de la nécessité de l'utiliser ; puis c'est le secteur privé qui se charge de leur fournir les contraceptifs. De longue durée de préférence : Depo-Provera ou des dispositifs intra-utérins, ces derniers étant principalement des contragestifs interdisant l'implantation de l'œuf fécondé.

Melinda Gates souligne le nombre et les problèmes des grossesses adolescentes liées au mariage très précoce au Malawi, et y milite pour le relèvement de l'âge légal du mariage de 16 à 18 ans, dans un continent où les mariages se font souvent encore plus jeunes. Vrai problème que la contraception ne résout pas…

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06 septembre, 2012

“Mariage” homo : discrimination, le mot qui tue

Prenant tout le monde de court, Jean-Marc Ayrault a annoncé à la sortie du premier Conseil des ministres de la rentrée, le 22 août, que le projet de loi visant à légaliser le « mariage » et l’adoption allait être déposé dès la fin du mois d’octobre. Une contre-proposition, par laquelle les Verts cherchent à s’imposer dans le débat en prenant à leur tour les socialistes de court, a été déposée sur le bureau du Sénat le 27 août (voir notre numéro de mardi). L’histoire s’accélère. Il ne reste au mieux qu’une cinquantaine de jours avant que la machinerie lourde du projet gouvernemental, assuré – a priori – de la majorité absolue au Parlement, soit mise en mouvement.

La mobilisation contre le « mariage » ouvert aux couples de même sexe, c’est ici et maintenant. Par tous les moyens. Tout ce qui ira contre, tout ce qui voudra empêcher cette loi folle, sera bon à prendre et à saluer.

Il faudra se méfier des mots. Le débat, tel qu’il doit se tenir, tel qu’il faudra l’exiger afin que l’on puisse parler en toute vérité d’une question que les gros médias, à la remorque de l’agitation mondiale en faveur de la reconnaissance des unions des couples de même sexe, ont réussi à confisquer, se jouera sur une notion clef : celle de la discrimination.

Et c’est une notion pipée, faussée, dangereuse à manier.

La non-discrimination est aujourd’hui, au cœur de la « morale laïque », une « valeur » qui ne se discute pas, qui s’est médiatiquement imposée, qui est à ce point chargée d’émotion et de bons sentiments que nul ou presque n’ose dire que la discrimination n’est pas toujours un mal. Qu’elle peut être un bien, une nécessité, une prudence.

Avec le refus de la « discrimination à raison de l’orientation sexuelle », aujourd’hui inscrite dans la loi française et aussi, de manière plus agressive encore, dans la Charte européenne des droits fondamentaux, un pas décisif a été accompli pour fausser et confisquer le débat. Celui-ci exige de clarifier d’abord les termes. Je vois avec inquiétude des initiatives et des déclarations contre le « mariage » gay qui s’empressent d’emblée d’affirmer qu’il faut combattre toute discrimination à l’égard des personnes en raison de leur orientation sexuelle. Non pas par mauvaise volonté : c’est une manière, bien entendu, de dire que l’on ne veut pas de mal aux homosexuels que nous respectons et que nous devons aimer en tant que personnes, et approcher avec bienveillance, en voulant leur bien. Mais par une sorte d’automatisme imposé par le langage ambiant : il a fait perdre le sens des mots.

Qu’est-ce que la discrimination ? Littré l’appelait « la faculté de discerner, de distinguer ». Et fait la citation d’un psychologue qui la décrit comme « le fondement de notre intelligence ». Une définition moderne, celle du Larousse, rend compte du glissement de sens actuel : « Fait de distinguer et de traiter différemment (le plus souvent plus mal), quelqu’un ou un groupe par rapport au reste de la collectivité ou par rapport à une autre personne. »

Le fait de s’interdire toute « discrimination », supposée mauvaise parce qu’elle traduit une différence de traitement, à l’égard des homosexuels, c’est déjà accepter de débattre selon les termes imposés, non par « les homosexuels », mais par le lobby qui veut ouvrir l’accès au mariage aux couples de même sexe. C’est le mythe égalitariste. Il a très bien fonctionné en Argentine, par exemple, où, contre la volonté d’une population largement attachée au mariage naturel, traditionnel, normal, le « mariage » gay a été imposé comme le « mariage égalitaire », accessible à tous au nom de la non-discrimination. C’est une logique de plus en plus acceptée dans le domaine juridique. Une notion dangereuse aux conséquences parfois insoupçonnées.

Peut-il être juste de discriminer à l’égard de personnes, de groupes de personnes, d’une religion ? Bien sûr que oui ! Une religion qui prône la mise à mort des apostats peut et doit être discutée ; une secte qui repose sur l’extorsion de fonds et les abus sexuels mérite d’être interdite ; le fait de réserver les postes de fonctionnaires ou de militaires aux nationaux d’un pays est légitime ; interdire l’embauche d’un pédophile condamné pour certains emplois est une mesure de prudence ; refuser l’ordination aux femmes est un droit de l’Eglise catholique ; tant que cela durera, évidemment. Préférer ne pas engager un homosexuel comme assistante maternelle est une liberté – mais à condition de ne pas le dire ainsi, car cela tombe déjà sous le coup de la loi sur la discrimination à l’embauche.

Une discrimination est toujours un choix, et ce choix peut être injuste, méchant, arbitraire. Mais elle est une opération normale et nécessaire de l’intelligence. La nouvelle loi « antiraciste » chilienne, par exemple, moins extrémiste que la nôtre, pénalise les « discriminations injustifiées ».

L’expérience de plusieurs pays plus avancés que la France sur le chemin de l’égalitarisme forcené devrait nous inciter à réfléchir.

Au Royaume-Uni, un couple de chrétiens propriétaires d’une pension de famille qui est aussi son domicile a été condamné pour avoir refusé une chambre à un couple d’homosexuels. Aux Etats-Unis, des procédures s’ouvrent contre des établissements louant des salles pour des mariages qui les ont refusées pour des « mariages » gays. Au Brésil, la loi antiraciste en cours de discussion veut punir de deux ans de prison toute réaction négative à une manifestation d’affectivité d’un couple homosexuel dans tout lieu « ouvert au public » (une église, c’est ouvert au public). Dans les pays scandinaves, en Espagne, des procès ont été intentés contre des prêtres ou des pasteurs qui ont condamné l’acte homosexuel comme moralement mauvais. En France, en application de la loi, il est possible d’être condamné si l’on refuse de louer un appartement à un couple homosexuel en raison de son orientation sexuelle.

Accepter le discours sur la discrimination, c’est se soumettre d’emblée à la dictature du relativisme. C’est ouvrir la porte, demain, à la persécution des religions qui ont un discours moral traditionnel sur le comportement homosexuel.

C’est un danger qu’il ne faut pas minimiser.

Cet article a été publié par le quotidien Présent daté du 7 septembre 2012. Vous a-t-il intéressé ? Faites-le suivre : utilisez l'option « share » ci-dessous.

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30 juillet, 2012

Suède : Examen raté pour un élève qui a qualifié l'homosexualité d'“anormale”

Un élève d'école secondaire suédoise vient de rater son examen de biologie pour avoir exprimé l'opinion selon laquelle l'homosexualité est « anormale », selon LifeSite qui site la source d'informations suédoise svt.se.

L'élève en question, voyant sa mauvaise note, a demandé une explication. Son professeur lui aurait répondu que c'était en raison de ses opinions, étant donné que le but du programme de son école était de voir les élèves montrer du respect pour les différentes orientations sexuelles, et que la prise de position de l'élève n'était pas conforme à ce but.

La direction de l'école, saisie par les parents de l'élève, a conclu que cet élève aurait dû être davantage « soutenu » et que ses parents auraient dû être avertis par l'enseignant du risque d'échec de leur enfant en biologie – étant entendu, bien sûr, qu'il est supposé évident que le « respect pour les différentes orientations sexuelles » est nécessairement partagé par tous.

Un peu comme le fait de ne pas adhérer au communisme en ex-Union soviétique justifiait que l'on vous envoie à l'asile vite fait…

L'avenir scolaire de l'élève n'a pas été compromis, vu qu'il a obtenu son diplôme de sortie de cycle, la direction ne donnera donc pas suite à la plainte des parents. C'est peut-être mieux ainsi…


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22 juillet, 2012

Poursuites pour homophobie en Uruguay contre un professeur d'université


Un procureur uruguayen, Carlos Negro, a déclenché une enquête d’office pour « racisme » à l’encontre de Mercedes Rovira, professeur à l’université de Montevideo, pour avoir déclaré que l’homosexualité est une « anomalie » et que ce critère est pris en compte lors du choix des enseignants. Mme Rovira a été inculpée mercredi par le juge Mariana Mota d’infraction à la loi de 1910 contre le racisme, la xénophobie et la discrimination.

Mercedes Rovira
Les déclarations de Mercredes Rovira avaient déjà provoqué son désistement du poste de recteur de l’université qu’elle devait assumer prochainement. Les propos, publiés le 12 juillet dernier par l’hebdomadaire Busqueda, rapporte ACIPrensa, avaient été aussitôt dénoncés par le collectif gay uruguayen « Ovejas Negras » (« moutons noirs ») qui la menaçaient de poursuites. Mme Rovira s’étant retiré du poste de recteur de l’université, décision annoncée le 14 juillet par un communiqué commun du professeur et de l’université de Montevideo, le collectif avait renoncé à porter plainte.

Mais cela n’a pas suffi.

Mercedes Rovira n’échappe pas à la justice alors même qu’elle s’est platement excusée de nouveau.
Pourtant l’université de Montevideo assure sur son site internet que sa mission et ses objectifs « répondent à l’idéal éducatif développé par saint Josemaria Escriva de Balaguer ». Il s’agit donc d’un établissement confessionnel catholique, qui se doit de respecter l’enseignement de l’Eglise sur l’activité homosexuelle et de professer cette doctrine morale.

La revue Busqueda avait demandé à Mme Rovira ce qui se passerait si un enseignant de cette université devait révéler publiquement son homosexualité. Réponse :

« Nous sommes très clairs quant à ce que nous recherchons. Le respect de la personne n’est pas atteint par le fait que nous considérions que la vérité est ce que propose la nature humaine. La nature humaine fait que nous sommes hommes et femmes, et la différentiation entre les sexes est de nature, biologique et déterminante. Qu’il y ait des anomalies, bien sûr qu’il y en a. Il y a aussi des trèfles à quatre feuilles. »

Interrogé sur le fait de savoir si l’homosexualité est prise en compte lors de la désignation des enseignants, elle a répondu :

« Evidemment elle joue. Car nous sommes en train de dire que l’enseignant n’a pas seulement à enseigner en salle de cours, mais qu’il est un référent. Serais-je prête à mettre ma main au feu en disant que 100 % de nos professeurs sont des modèles de vie ? Non, je ne peux pas être voir au domicile de chacun. »

La mobilisation gay aura eu rapidement raison de ces déclarations puisque, à la suite du communiqué officiel de l’université, Mercedes Rovira a pris le soin de se dédire encore davantage. Dans une lettre ouverte, elle a déclaré que ses propos avaient été mal interprétés, qu’elle n’a jamais utilisé l’orientation sexuelle comme facteur de choix pour un enseignant et qu’« il n’avait pas été adéquat de parler d’anomalie ».

L'université a été invitée à faire un audit de sa pratique d'embauche par la Direction des Droits humains.

On a également demandé « pardon » aux personnes qui auraient pu se sentir blessées… et à « l'opinion publique en général ».


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21 mars, 2012

Pas de procession “athée” à Madrid le Jeudi Saint…

Victoire des chrétiens en Espagne : l'organisation « MasLibres.org » a obtenu de la Délégation du gouvernement de Madrid l'interdiction d'une « procession » athée qui devait avoir lieu le Jeudi Saint à Madrid, au motif, entre autres, que l'événement témoignait d'une « évidente volonté de provocation » à l'égard des catholiques.

Mas Libres, qui a été constitué il y a un an, obtient ainsi un nouveau succès. L'an dernier, l'association de défense des droits des chrétiens avait déjà obtenu l'interdiction de la marche athée convoquée par plusieurs groupements athées pour le Jeudi Saint ; ceux-ci s'étaient malgré tout réunis à une autre date, le 13 mai, hurlant des slogans blasphématoires et promettant un « génocide religieux » semblable à celui que l'Espagne a vécu pendant les années 1930. (On peut voir la vidéo ici sur HazteOir).

Mas Libres se félicite de l'interdiction obtenue pour le 5 avril mais annonce rester vigilant pour que les organisateurs de la « procession athée » n'obtiennent pas une autre date en catimini.

Cette fois-ci l'organisation apportera la preuve du caractère insultant et « discriminatoire » (pour reprendre le mot tel qu'il est employé dans le droit français) de l'événement tout simplement en faisant visionner ses images. Mas Libres a également engagé deux actions en justice, actuellement pendantes, dans des affaires de ce type, notamment contre les organisateurs de la « procession athée » de l'an dernier accusés de « provocation à la haine et à la violence pour des motifs religieux », de « réunion ou de manifestation illicite », d'« atteinte au sentiment religieux » (spécifiquement visé par l'article 525.1 du code pénal espagnol), et du délit d'« apologie du génocide » tel que le qualifie l'article 607.2 du même code.


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17 mars, 2012

Royaume-Uni : interdiction de porter une croix au travail ?

Dans l'ensemble, la presse britannique qualifie l'affaire de « dingue » : après la décision d'un magistrat d'appel de juger légale l'interdiction faite à deux femmes de porter des petites croix sur leur lieu de travail, le gouvernement britannique s'exprimera en ce sens devant la Cour européenne des droits de l'homme qui a été saisie du différend.

C'est ce qu'a révélé tout récemment le Sunday Telegraph  qui a eu accès aux conclusions des ministres qui seront chargés de présenter le point de vue britannique devant la Cour de Strasbourg face aux deux requérantes chrétiennes. Leur argumentation repose sur le fait que le port d'une croix n'est pas une « exigence » de la foi ; par conséquent les employeurs n'enfreignent aucun droit en interdisant les croix sous peine de licenciement.

Le document émane du ministère des Affaires étrangères et assure que la plainte des femmes en question est « mal fondée ».

Il s'agit de Nadia Eweida, qui avait été suspendue en 2006 par son employeur British Airways, et placée en congé sans solde, pour avoir enfreint les règles de l'uniforme qu'elle devait porter à l'enregistrement des passagers de la compagnie en refusant d'ôter la petite croix qu'elle porte à une chaîne autour du cou. Au long de son parcours judiciaire elle fut systématiquement déboutée, le juge Stephen Sedley de la Cour d'appel l'accusant même d'avoir des objectifs sectaires. Elle n'a même pas obtenu le droit d'être entendue par la Cour suprême.

Mieux, elle s'entendit dire que les symboles d'autres religions ne peuvent être cachés et sont par conséquent acceptables, rappelle LifeSite. De fait la loi d'Egalité si tatillonne pour traquer la moindre inégalité de traitement (par exemple, le refus de l'adoption homosexuelle qui a conduit à priver les agences d'adoption catholiques de la possibilité de continuer leur travail) prévoit des aménagements pour les turbans sikhs, le bracelet kara ou le hijab…

Le bruit causé par l'affaire a tout de même conduit British Airways à modifier son code vestimentaire et à autoriser le port de croix à son personnel ; en attendant la compagnie n'a jamais eu à dédommager Nadia Eweida car il a été jugé qu'elle n'avait à aucun moment commis une « discrimination » à son égard.

Il n'est pas inutile de préciser que Nadia Eweida, 61 ans, est copte. Et qu'en matière de vraie persécution, ses coreligionnaires en connaissent un rayon…
Shirley Chaplin
La deuxième requérante, Shirley Chaplin, infirmière, a été carrément empêchée de travailler auprès des malades du Royal Devon and Exeter NSS Trust, toujours pour avoir refusé d'enlever la petite croix qu'elle portait elle aussi autour du cou. Ce fut la fin d'une carrière de 31 ans.

Deux autres affaires se joindront à celles de Nadia Edeiwa et Shirley Chaplin : celle de Lillian Ladele, responsable de l'état civil à Islington, Londres, poussée à la démission en 2007 par harcèlement, assure-t-elle, pour avoir refusé de présider à des cérémonies d'union civile pour des homosexuels. Gary MacFarlane, lui, a été licenciée par l'organisme « Relate » pour avoir refusé d'assurer des thérapies sexuelle pour des couples homosexuels.

Il appartient désormais à la CEDH de décider si les recours sont recevables.

En attendant la presse britannique s'indigne devant le lent étouffement des libertés des chrétiens, ou ridiculise ce gouvernement qui dépense l'argent public pour donner raison à des employeurs aussi mesquins.

A telle enseigne que la communication du Premier ministre, David Cameron, s'affole et assure que si le gouvernement abonde dans le sens des chasseurs de croix et de crucifix, c'est parce qu'il est obligé de défendre la position des décisions de justice prises au Royaume-Uni. A défaut d'une décision favorable aux libertés de manifester sa foi de la part de la CEDH, a laissé entendre un porte-parole, le Premier ministre pourrait promouvoir l'adoption d'une loi qui règle la question en faveur des chrétiens.

Peut-être. Mais qu'il faille en venir là pour défendre le port d'une petite croix-bijou dans un pays christianisé dès la fin du 2e siècle, c'est cela le vrai problème.



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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...