Affichage des articles dont le libellé est liberté d'enseignement. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est liberté d'enseignement. Afficher tous les articles

29 octobre, 2014

Chili : “Nicolas a deux Papas” cofinancé par l'UE et l'ambassade des Pays-Bas

Co-financé par l’Union européenne et l’ambassade des Pays-Bas, l’album pour enfants Nicolas tiene 2 Papas (« Nicolas a deux papas ») vient d’être lancé au Chili et sera distribué dans 500 classes de maternelle avec le soutien du Collège d’éducateurs des tout-petits et de l’Université du Chili. C’est également la première fois qu’une administration publique latino-américaine participe au financement d’une telle initiative qui a déclenché une avalanche de critiques ainsi qu’une pétition pour dire la colère des pères et mères de familles qui n’ont – évidemment – pas été consultés.
La pétition est en ligne ici. Elle s’adresse à l’ambassade des Pays-Bas et au représentant de l’UE au Chili et s’accompagne d’analyses, notamment d’élus de la Démocratie chrétienne qui dénoncent une atteinte à « l’innocence » des enfants passant par l’imposition d’« idéologies dans le plus pur style totalitaire ». « C’est d’autant plus grave lorsqu’il s’agit de familles vulnérables qui n’ont pas l’option de choisir un jardin d’enfants conforme à leurs croyances et de mineurs dont la sexualité n’est pas développée. »
Le 23 octobre dernier, Marion Kappeyne, ambassadrice des Pays-Bas au Chili, prononçait le discours de lancement de l’album de promotion de l’« homoparentalité », se félicitant du travail de l’auteur et de l’illustrateur du livre et de l’entrée de celui-ci dans le pays :
« Les principes de Yogyakarta sont considérés comme des principes directeurs pour le gouvernement néerlandais. Ces principes comprennent une liste des droits humains et des libertés fondamentales relatives à l’orientation sexuelle. Le noyau de ces principes est le message signifié par l’universalité des droits humains, les mêmes pour tous y compris les LGBT.
« Quand c’est possible, l’ambassade des Pays-Bas soutient les organisations qui travaillent sur le terrain de la diversité sexuelle. (…) En 2001, la Hollande fut le premier pays du monde à légaliser le mariage des couples de même sexe. Nous sommes contents d’apprendre que la présidente Bachelet a fait figurer une loi de mariage égalitaire parmi ses propositions. »
Rappelant que les Pays-Bas ont aussitôt légalisé l’adoption homosexuelle et que l’égalité totale de droits a été formalisée en 2012, elle a expliqué que n’importe qui peut y adopter, à condition d’être déclaré apte et « à l’issue d’une formation adéquate » : « hétérosexuels, homosexuels, célibataires, chrétiens, musulmans, Turcs, Marocains ». Marion Kappeyne a également cité des études selon lesquels les enfants ayant grandi dans un foyer homosexuel « sont aussi heureux ou malheureux que les autres » et font preuve d’une « identité de genre similaire » : « L’identité de genre et l’orientation sexuelle ne sont pas acquises : on naît avec elles. Ce qui importe, c’est l’amour dans toutes les familles et le respect mutuel entre tous les membres de la famille, quelle que soit sa composition. » Et pour répandre ce message, « Il faut commencer tôt ! »

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



20 octobre, 2014

Angleterre : même les écoles chrétiennes doivent recevoir des imams !

Une petite école indépendante confessionnelle d’Angleterre est actuellement menacée de voir sa note officielle dégradée, en attendant – en cas de ce que l’on serait tenté d’appeler « obstination dans l’hérésie » – d’être éventuellement fermée pour refus de combattre « l’extrémisme ». Il s’agit – vous l’avez deviné – d’une école chrétienne et le motif de l’inspection négative est le refus de la direction d’inviter un responsable d’une autre religion à y « conduire des assemblées » ou donner des cours. Un imam, par exemple…
Le Christian Institute britannique, cité par le Daily Telegraph, rapporte que les inspecteurs de l’organisme étatique OFSTED ont mis en garde le principal de cette école contre une dégradation de la note « bien » à « adéquat » en raison de son non respect des exigences de « promotion active » de l’harmonie entre les diverses confessions qui oblige les écoles confessionnelles à faire intervenir des représentants d’autres religions. A défaut d’une « démonstration convaincante » de la part de l’école rendant compte des mesures qu’elle prendra pour se mettre en conformité avec les nouvelles exigences, poursuit la mise en garde, elle sera soumise à une nouvelle inspection complète qui pourrait aboutir à une fermeture de l’établissement.
Les nouvelles règles ont été publiées par le gouvernement britannique (conservateur ? mais si !) : elles soulignent que le simple fait d’emmener les enfants dans des lieux de culte de différentes religions ne saurait suffire.
Le Christian Institute a en tout cas été saisi de l’affaire et vient d’adresser une lettre au ministre britannique de l'éducation, Nicky Morgan, qui s’est déjà distinguée en début de mois annonçant la traque de la « promotion d’attitudes extrémistes » dans les maternelles et centre d’accueil pour très jeunes enfants, sous peine de retrait de fonds publics : les écoles britanniques doivent apprendre à leurs élèves de tous âges à s’opposer aux « attitudes négatives et aux stéréotypes ».
La lettre, signée par Simon Calvert, président délégué de l’association de défense des droits des chrétiens, souligne que les nouvelles directives sur la « tolérance » invoquées pour dénoncer l’école britannique « portent atteinte aux droits des enfants, des parents, des professeurs et des écoles d’avoir et de mettre en pratique leurs croyances religieuses ». L’inspection a explicitement désigné l’exemple de l’imam.
De telles aberrations laissent en prévoir d’autres, notamment à propos des croyances aujourd’hui obligatoires sur le « mariage » gay et autres manifestations de la dictature du relativisme. Le Telegraph rappelle le cas d’écoles juives orthodoxes où de récentes inspections ont abouti à l’interrogatoire de jeunes filles venant d’environnements traditionnels pour savoir si on leur enseignant suffisamment ce qu’est le lesbianisme, si elles avaient des petits amis ou si elles savaient d’où viennent les bébés.
D’autres cas concernent des écoles anglicanes et catholiques.
Une porte-parole d’OFSTED a réagi en déclarant que ses inspecteurs « prêtent aujourd’hui davantage attention à la diffusion d’une éducation large et équilibrée par les écoles, afin que les jeunes soient bien préparés à la prochaine phase de leur éducation ou à l’emploi, et à la vie dans la Grande-Bretagne moderne. » « Les inspecteurs vérifieront l’efficacité de ce qui est fait par les écoles pour le développement spirituel, moral, social et culturel de leurs élèves et la manière dont les responsables et directeurs assurent activement la promotion des valeurs britanniques. Cela comprend, entre autres, l’acceptation et l’engagement d’autres fois et croyances, et leur acceptation et appréciation de l’éventail de cultures différents à l’intérieur de l’école et au dehors », a-t-elle conclu.
C’est donc bien l’Etat qui veut définir le bien « spirituel, moral, social et culturel » obligatoire, un bien qui exige le respect du « dogme » relativiste.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



05 septembre, 2014

Prison pour une Irlandaise qui fait l'école à la maison

Ils méritent la prison !
Monica O’Connor a 47 ans et six enfants : cette Irlandaise n’a ni tué, ni volé, elle travaille chez elle, reçu chez elle 22 enfants en tant que famille d’accueil, et exerce la profession d’assistante aux accouchements à domicile, c’est une femme épanouie et ses enfants vont bien. Tous ont été scolarisés à domicile ; deux le sont encore, les plus jeunes. Et c’est là que cette histoire ordinaire de gens heureux dérape, rapporte LifeSite : aux termes d’une nouvelle loi, Monica O’Connor a été condamnée à la prison pour avoir violé ce nouveau texte qui, sans interdire l’école à la maison, l’entoure d’obligations faramineuses.

La peine fut modeste : Monica a passé trois heures en prison, mercredi. Symbolique – mais justement, très symbolique d’une volonté de contrôler les parents chez eux, de ne pas reconnaître en eux les premiers éducateurs de leurs enfants.
Elle a été poursuivie par une toute nouvelle agence de « protection de l’enfance », TUSLA, qui pourrait bien engager de nouvelles poursuites contre Monica l’année prochaine et qui a également fait condamner son mari Edward O’Neill, qui dispense une partie des cours et qui doit encore purger sa peine.
L’ingérence dans la vie familiale est évidente et, au demeurant, interdite par la Constitution irlandaise. Mais celle-ci ne peut être directement invoquée devant les juridictions de première instance. Monica O’Connor a décidé d’en rester là sur le plan judiciaire et de ne pas faire appel : à son avis, TUSLA recherche précisément à donner une telle ampleur à l’affaire et les deux parents ne veulent pas lui donner cette satisfaction.
L’Irlande n’interdit pas l’école à la maison mais depuis l’entrée en vigueur relativement récente de la loi en 2000, les parents qui font ce choix doivent obtenir un permis au terme d’une évaluation de la part des autorités ; tant qu’ils ne l’ont pas les enfants sont considérés comme faisant l’école buissonnière. Depuis peu, la toute nouvelle agence TUSLA a été chargée de vérifier que les parents se conforment à cette loi. Si les parents sont recalés à l’examen ou refusent de suivre le processus, ils sont désormais obligés d’inscrire leurs enfants à l’école locale.
En lançant la procédure contre Monica et Edward O’Neill, les pouvoirs publics tentent selon une association de scolarisation à domicile de faire pression sur tous les parents qui font ce choix, afin qu’ils s’enregistrent.
Monica souligne qu’elle avait accepté sans difficulté d’être évaluée pour pouvoir accueillir des enfants qui n’étaient pas les siens : « Après tout, l’Etat en avait la responsabilité finale. » Mais pour les siens, pas question !
Pour avoir refusé d’enregistrer leurs enfants comme scolarisés à domicile les O’Neill ont déjà écopé d’une amende de 2.000 euros en juin 2013, puis de 1.300 euros en décembre 2013. Refusant de payer, ils ont été condamnés à 10 jours de prison. Monica a été relâchée – en libération conditionnelle – au bout de trois heures, pour « bonne conduite ». Elle devra « rester sobre » et ne pas « fréquenter les pubs », aux termes de sa libération conditionnelle.
Les voyous, on les a à l’œil !

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



26 août, 2014

Une idéologue du genre à l'Education nationale : Najat Vallaud-Belkacem

On a toujours tort de penser qu'on a touché le fond. Après Vincent Peillon et sa religion laïque, après
Benoît Hamon qui exécutait fidèlement son programme idéologique, voici Najat Vallaud-Belkacem, nouveau ministre de l'Education nationale. C'est un des postes majeurs de tout gouvernement socialiste, lieu stratégique de manipulation des esprits et de prédication capillaire des dogmes révolutionnaires. Cette nomination de l'ex-ministre des Droits des Femmes est une promotion de taille, qui récompense un sans-faute idéologique.

Laissons de côté son parcours politique, socialiste forcément ; proche de Vincent Peillon et d'Arnaud Montebourg, la jeune femme d'origine marocaine s'approche depuis longtemps des centres de pouvoir. Ou de ce qu'il en reste dans une France prisonnière de l'Union européenne, une France mondialisée. On sait bien que les gouvernements changent et que la politique imposée à la France demeure : de ce point de vue-là, la nomination de NVB pourrait laisser indifférent.

Mais voilà. Najat Vallaud-Belkacem est non seulement au service de cette pensée unique, elle en est une pasionaria. Notez que cela laisse ouverte la question de savoir si elle est elle-même une « penseuse » de la pensée unique. Seul importe ceci : elle la répand, la promeut, l'impose. Elle a fait de l'« égalité » un absolu, qui écrase tout sur son passage (ce qui est bien dans la nature de l'égalité révolutionnaire).

A ce titre le poste de ministre des Droits des Femmes lui allait comme un gant. Elle était déjà chargée des droits LGBT au parti socialiste, et s'est engagée en faveur du « mariage » des homosexuels. En quoi elle ne fait qu'exprimer la ligne du parti, pourrait-on dire. Mais ses convictions l'ont menée à inscrire cette lutte dans un ensemble, qui va de la promotion de la parité à la direction d'une mission de lutte contre l'homophobie sous Ayrault ; c'était elle, l'instigatrice des ABCD de l'Egalité.

Que ce soit elle qui prenne maintenant – et malgré les protestations qui ont abouti au « gel » de l'expérimentation autour de ces parcours dans certaines académies – la direction de la rue de Grenelle, c'est tout un symbole. Un pied de nez à ceux qui ont cru que le gouvernement faisait marche arrière.

Najat Vallaud-Belkacem a participé à la révision des lois bioéthiques, qui a consacré le droit de recherche sur l'embryon. Elle a soutenu et promu l'avortement : que ce soit à travers son remboursement à 100 % mis en place comme une priorité par le premier gouvernement de François Hollande, par la création du site officiel sur l'« IVG » pour assurer une bonne « information » des femmes qui risqueraient de changer d'avis en tombant sur des sites parlant des inconvénients de l'avortement et des possibilités d'obtenir de l'aide pour garder leur enfant, et enfin par la suppression du mot « détresse » de a loi sur l'avortement légal dans la loi sur l'égalité promulguée symboliquement le 4 août dernier.

Cette loi sur l'égalité « femmes-hommes » (respectez bien l'ordre, il y a désormais des égalités qui ne sont pas symétriques) a pour but de « changer les mentalités », comme elle l'a elle-même déclaré lors de ses derniers discours en faveur de ce texte qu'elle a porté. Elle a pour objectif de faire peu à peu disparaître les « stéréotypes de genre », que ce soit à la tête des entreprises du CAC 40 ou dans l'intimité des foyers.

Elle a tué le « bon père de famille » : en chassant ces mots de tous les codes du droit français, la loi a signé l'aboutissement de la lutte contre toute autorité paternelle, sacralisé la haine du père.

Retenez bien la dernière phrase de l'exposé des motifs de cette loi qui porte la marque de NVB : la politique pour l'égalité devra comporter « des actions visant à porter à la connaissance du public les recherches françaises et internationales sur la construction sociale des rôles sexués ». Les mots n'y sont pas, mais il s'agit bien de l'idéologie du genre. Oui, c'est une idéologue du genre qui présidera aux destinées de l'école française désormais.

La nomination de Najat Vallaud-Belkacem au poste de ministre de l'Education nationale (et du décervelage, et de l'endoctrinement) n'est pas un pied de nez, pardonnez la faiblesse de l'expression. C'est un crachat à la figure des familles. Une déclaration d'intention totalitaire.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



23 juillet, 2014

Pérou : des autorités religieuses et politiques signent une charte des “principes non négociables”


L’archevêque de Lima, le cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, a participé avec des responsables d’autres confessions et des groupes politiques péruviens à la signature d’une charte intitulée « Engagement pour le Pérou » où sont énoncées les « valeurs » que chacun s’engage à défendre.
« Il s’agit de défendre la vie, la famille, le mariage, l’éducation et la liberté religieuse, c’est pourquoi je crois que c’est une plateforme constituée par ce que le pape Benoît XVI a appelé les biens et les valeurs non négociables », a déclaré le cardinal.
Les autorités ecclésiales, religieuses et politiques signataires s’engagent à unir leurs forces pour que la communion, le respect mutuel, la solidarité, la justice et le bien commun puissent prévaloir au sein de la nation, en promouvant le droit et le respect de la vie, la liberté religieuse, la défense et la promotion du mariage et de la famille, et le droit à l’éducation.
Cela représente la pensée de 95 % des Péruviens, a assuré le cardinal : tous ceux qui appartiennent aux confessions religieuses dont les responsables ont signé la charte. « C’est évidemment un rejet de l’avortement », a-t-il précisé, et notamment de « l’avortement thérapeutique » que le gouvernement péruvien tente d’imposer par voie règlementaire.
Et d’interpeller le gouvernement :
« C’est à lui de prendre des décisions, nous autres nous sommes dans le domaine des principes et des valeurs, mais c’est le gouvernement qui doit décider : par exemple, abroger ce guide de l’avortement thérapeutique serait un point de départ permettant de dialoguer davantage et savoir ce qui intéresse vraiment le pays. (…) Cette plateforme de défense de la vie, de la famille et de l’éducation a été détruite dans le monde et nous ne pouvons pas suivre ce chemin-là au Pérou. »
Les signataires de la charte, outre le cardinal de Lima et d’autres représentants de l’Eglise catholique, sont le Conseil national évangélique, l’Eglise anglicane, l’Eglise orthodoxe, l’Union des Eglises chrétiennes évangéliques, l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, l’Association islamique et les communautés bouddhiste et baha’ie, et des membres de partis politiques péruviens.
S’agit-il là d’un « dialogue interreligieux » imprudent ou malvenu ? Non : les points mis en avant relèvent de la loi naturelle et constituent le point de départ et la condition de l’organisation juste de toute nation humaine, et la collaboration sur le plan humain en vue de leur mise en œuvre n’implique aucune édulcoration de la foi.
Et avec l’islam ? On sait combien la prudence s’impose dans ce domaine. Le texte affirme le respect de la liberté religieuse : c’est déjà une manière de se garder face au totalitarisme de l’islam qui, lorsqu’il est dominant, punit – et même de mort – toute conversion d’un musulman à une autre religion.
La Charte a été solennellement signée à la Bibliothèque nationale du Pérou : le parchemin est d’ailleurs confié à sa garde et y sera exposée tel un document historique.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



Italie : une école catholique menacée de sanctions pour “homophobie”

Le ministre italien de l’Education a menacé une école catholique de sanctions « sévères » après que sa directrice a décidé de ne pas renouveler le contrat à durée déterminée d’une enseignante au motif de son homosexualité. Stefania Giannini a annoncé dans le quotidien de gauche La Repubblica l’ouverture d’une enquête à l’encontre de Sœur Eugenia Libratore, accusée de « racisme » et de « discrimination » à l’égard de l’enseignante.
La religieuse avait interrogé ladite enseignante, objet de rumeurs persistantes, sur son « orientation sexuelle ». « Silvia » – le nom qu’elle a donné dans une interview à La Repubblica – n’a jamais confirmé qu’elle est lesbienne. « Me demander de réfuter des rumeurs à propos de mon orientation sexuelle, et faire dépendre de la réponse le renouvellement de mon contrat, était inacceptable. Comme s’il était normal de poser des questions sur ce qui se passe sous la couette des employés… »
Mais la directrice de l’école Sacro Cuore de Trente, tout en précisant que l’enseignante est une bonne professionnelle, a revendiqué le droit de cet établissement catholique de s’intéresser au comportement moral de son corps professoral pour satisfaire à son devoir de « protéger l’environnement de l’école » : « Nous avons un millier d’élèves ici. Voilà le problème : l’école catholique possède des caractéristiques et des exigences d’éducation qui lui sont propres : il nous semble que nous devons les défendre à tout prix. »
Il faut préciser qu’aussi bien des élèves et des parents de l’école, ainsi que certains collègues enseignants s’étaient plaints de la teneur de certaines déclarations faites par l’enseignante en cours. Un communiqué de la direction précise que « plusieurs personnes avaient fait part de leur désapprobation à propos du discours du professeur sur la sexualité, qu’ils considéraient inapproprié, pas à sa place et incompatible avec l’environnement scolaire ».
L’enseignante a mis en action le lourd arsenal de la dictature du relativisme en allant se plaindre à la Confédération générale du travail italienne (CGIL), non sans prévenir l’association militante pro-LGBT ArciGay qui a, de son côté, sommé le gouvernement italien de s’expliquer sur ce qui s’est passé dans cette « école privée financée par des fonds publics ». La responsable pour « l’Egalité des chances » de la province du Trentin, Sara Ferrari, a jugé pour sa part que s’il s’avère que le non-renouvellement du contrat a été en effet motivé par une considération liée à la sphère privée, ce serait « grave ».
« Silvia » accuse sœur Eugenia d’avoir interprété son refus de dire si elle avait une concubine comme « démontrant la réalité » des rumeurs. En lui proposant de rechercher la « guérison » de son attraction homosexuelle, ajoute l’enseignante, elle s’est montrée « raciste » : « Elle devrait réfléchir au concept d’homophobie. » « Silvia » s’est dite « particulièrement offensée » lorsque des recommandations sur l’homosexualité ont circulé dans l’école, où il était notamment question de « thérapie réparatrice ». »
« Ce qui m’arrive est digne du Moyen Age : cela fait penser à la discrimination subie par les Juifs ou les Noirs », a-t-elle ajouté, exprimant le souhait que les pouvoirs publics exercent un vrai contrôle à ce sujet sur les écoles privées qu’ils subventionnent.
L’enseignante a reçu le soutien d’Ivan Scalfarotto, militant homosexualiste et vice-président du Parti démocratique au pouvoir, secrétaire d’Etat à la Réforme constitutionnelle et initiateur de la loi « anti-homophobe ». Il a déclaré à La Repubblica qu’il faut une « évaluation civile-légale pour empêcher cette violation injustifiable du principe d’égalité et de non-discrimination sanctuarisé dans la Constitution, les conventions internationales et les lois » : que l’école en question reçoive des fonds publics, ajoute-t-il, « fait que cette histoire est encore plus insupportablement triste ».
Source : Hilary White, sur LifeSite.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



18 janvier, 2014

Ecole à la maison : nouvelle persécution de la famille Wunderlich

Un juge des affaires familiales allemand vient de refuser à des parents chrétiens, persécutés pour leur choix de faire l’école à la maison, la garde légale de leurs quatre enfants, afin que la famille ne puisse émigrer vers un pays où cette pratique est légale.

Les enfants Wunderlich, violemment séparés de leurs parents en août, sont retournés dans leur famille en septembre mais sous la tutelle de travailleurs sociaux, et les parents ont dû les envoyer à l’école publique contre leur volonté. Le jugement, rendu en décembre, qualifie la scolarisation à domicile de « mise en danger du bien-être de l’enfant », l’assimilant à une « camisole de force » qui condamne les enfants à « des années d’isolement ».

Le juge précisait toutefois qu’aucun effet néfaste n’avait été constaté sur ces enfants qui ont bénéficié de longues années d’école à la maison.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



15 janvier, 2014

Canada : une école catholique poursuivie pour avoir récusé une prof transgenre

Un juge canadien vient de décider que la direction d’une école catholique d’Alberta va devoir répondre devant la justice à une accusation de discrimination de la part d’une enseignante suppléante radiée en 2009 de sa liste de professeurs remplaçants au motif qu’elle est transgenre, rapporte LifeSite.

Janet Buterman, aujourd’hui âgée de 43 ans, souffre selon des documents médicaux d’un « désordre d’identité de genre » : elle se fait appeler « Jan » et porte des vêtements d’homme.

Janet Buterman
La direction de l’école catholique avait réagi aux changements affichés par la vacataire en lui adressant une lettre, en 2009, où elle soulignait qu’elle avait pour politique d’engager des personnes vivant en conformité avec l’enseignement et la doctrine de l’Eglise catholique : « Votre changement de genre n’est pas en phase avec ce qu’enseigne l’Eglise ; il serait source de confusion et de trouble auprès des élèves et des parents en tant que modèle et témoin des valeurs de la foi catholique. »

La Constitution canadienne de 1867 protège le droit des écoles confessionnelles, et donc catholiques, d’engager du personnel et de dispenser un enseignement conforme à leur appartenance religieuse.

L’école Greater St Albert Catholic School ne faisait donc qu’exercer ce droit, non sans avoir consulté l’archevêque du diocèse d’Edmonton, Richard Smith, dont la direction avait cité ces propos dans sa lettre à Janet Buterman : « Lors de discussions avec l’archevêque (…), [il a dit que] l’enseignement de l’Eglise catholique est que les personnes ne peuvent pas changer leur genre. Notre genre est considéré comme correspondant à la volonté créatrice de Dieu par rapport à chacun de nous. »

Aussitôt, Janet Buterman s’en était plainte devant la Commission des droits de l’homme d’Alberta (AHRC), arguant que l’école, en tant qu’employeur public  n’avait pas le droit de faire intervenir ses croyances dans ses décisions d’embauche. Au cours des discussions qui s’ensuivirent, la direction de la Greater St Albert School lui proposa une transaction de 78 000 $ canadiens, offre qu’elle rejeta dans la mesure où elle récusait une clause l’empêchant d’évoquer publiquement l’affaire.

D’où cette déclaration au Toronto Star en 2011 : « Je ne veux pas être muselée. Ils ne veulent pas que je parle du fait qu’en tant qu’employeurs, se réclamant de l’autorité de l’Eglise catholique, ils ont pratiqué une discrimination à mon égard en raison de ma situation médicale de personne transsexuelle. »

Sa requête auprès de la Commission des droits de l’homme fut rejetée la même année, affirmant que la plainte était « sans mérite » (en France, on dirait « sans fondement »). Le Chef de la Commission et des tribunaux devait annuler cette décision en 2012, et un examen juridique de l’affaire fut lancé.

C’est le juge Sheila Greckol qui vient de confirmer le point de vue dudit Chef de la Commission en affirmant que Janet Buterman avait droit à son procès qui n’avait été que trop retardé : « La procédure des droits de l’homme n’est pas seulement pour les “cœurs de lion” et ceux dont les talons ne sont pas usés [expression consacrée pour désigner la classe des possédants] mais aussi pour les timorés et les impécunieux : pour tous les habitants de l’Alberta. »

Impécunieuse, peut-être ; timorée, certainement pas : Janet Buterman n’a jamais caché, depuis 2009, son activité militante au sein de l’Association pour l’égalité trans d’Alberta (Trans Equality Society of Alberta).

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



03 janvier, 2014

Vœux pour la France

Lundi après-midi, 30 décembre. Messe de funérailles dans un petit village breton. L’église est bien trop petite pour accueillir les centaines de personnes venues par amitié, mais aussi par reconnaissance. On enterre une femme encore jeune, beaucoup trop jeune ; elle n’a pas encore cinquante ans, elle laisse son mari et huit enfants, et le souvenir d’une vie ordinaire de mère de famille… Mais extraordinaire aussi dans ce qu’elle a accompli, extraordinaire dans sa signification, exceptionnelle en ce qu’elle nous dit de la France en cet an de grâce qui s’achève, et cette nouvelle année qui s’annonce si mal.

Elle a perdu la bataille contre la « longue maladie » qui l’avait frappée il y a bien des mois. Elle ne l’a pas seulement subie, mais acceptée, assumée, offerte. Tant de personnes ont espéré sa guérison, prié pour l’obtenir… Mais la guérison n’est pas venue, il a fallu boire le calice jusqu’à la lie. Pourquoi ?

Pourquoi ce mystère de douleur et de souffrance, pourquoi cette vie fauchée, pourquoi cette famille brisée malgré elle ? Mais toujours aussi unie dans la présence invisible de celle qui s’en est allée ?

Pourquoi ? Devant ce mystère du mal, on ne peut que s’incliner, comme devant le Golgotha.

Pour quoi ? Pour que France, pour que chrétienté ressuscitent !

En cette journée pluvieuse et venteuse du 30 décembre, la pluie a cessé le temps de la messe et le beau soleil couchant a salué la mise en terre de cette femme que tous disent si lumineuse, si espiègle, si gaie. Celle qui résume en son histoire la « France bien élevée », qui se dresse contre le culte de la mort et l’emprise du mal.

Car c’est sur ces familles solides, généreuses et fécondes comme la sienne que la nation s’appuie et peut devenir, redevenir ce qu’elle est, fille aînée de l’Eglise, indissolublement chrétienne et française quelles que soient les vicissitudes des temps.

C’est autour de ces familles que s’établissent des communautés vivantes et résistantes : paroisses, écoles, réseaux, monastères, séminaires… librairies, maisons d’édition, journaux… Tous ces lieux où la culture vraie se préserve, se transmet et trouve un terreau pour s’épanouir. Comme un maillage invisible, elles quadrillent la France et reconstruisent peu à peu, par leur existence même, du beau, du bon, du vrai en balayant d’abord les ruines de l’apostasie généralisée et publique.

Première leçon : si la famille est la cellule de base de la société, c’est par elle que viendra le salut, et non par les urnes, pour important que soit l’environnement politique. Et politiquement, il faut donc d’abord soutenir ce qui préserve, maintient, renforce la liberté et la responsabilité des familles, leur fécondité multiple.

C’est la deuxième leçon de cette vie de résistante et de veilleuse, une leçon incarnée dans les dizaines et dizaines d’enfants au regard clair qui se pressaient dans la tribune de la petite église bretonne, pour ce dernier à Dieu : ils saluaient celle qui, avec une énergie incroyable, une générosité à toute épreuve, a créé une petite école hors contrat aujourd’hui florissante, où Dieu est premier servi et l’intelligence avec lui. Ces enfants ne savent sans doute pas la qualité et l’immensité de ce don, ni son impact pour l’avenir. Leurs parents le connaissent…

Là est la vraie lutte « contre le système », l’un des grands espoirs pour demain…

Troisième leçon : la messe de funérailles, célébrée dans le rite extraordinaire, a permis à la jeunesse de l’Eglise de faire irruption dans un village frappé par la désertification religieuse, avec deux prêtres pour une quinzaine de gros clochers. Voici des prêtres, nombreux et jeunes, des séminaristes issus à foison de la « chapelle » locale, portés eux aussi par l’esprit de résistance et la première place donnée à Dieu dans les familles. Et c’est encore une leçon d’espérance.

Quatrième leçon : la générosité et la fécondité des œuvres humaines ne sont rien si elles perdent le sens de leur but véritable, qui n’est pas ici-bas. Elles fleurissent sur le terreau du sacrifice et du don, le don de la vie et jusqu’au don de sa vie. Qui dira un jour le rôle joué par ces vies offertes, repliées dans la souffrance et dans le secret, pour que France et chrétienté continuent, ressuscitent ? La France « aura le nez dans la poussière », avait dit Marthe Robin. Et elle ajoutait, selon les paroles rapportées par le père Finet : « Il n’y aura plus rien. Mais dans sa détresse, elle se souviendra de Dieu. Alors elle criera vers lui, et c’est la Sainte Vierge qui viendra la sauver. »

Faut-il attendre que la France soit à terre pour qu’elle se mette enfin à genoux ? Là est pourtant son salut, et y travailler est à la portée de chacun, même des plus petits.

Voilà la grande espérance pour 2014, celle que Dieu confie à chacun avec la certitude que sa grâce surabondera toujours.

Confions-la à nos « Veilleurs » : Jean Madiran, et tous ceux qui sont entrés dans l’éternité après s’être opposés de tout leur être à l’apostasie mortelle.

Article extrait du n° 8012 de Présent, du mercredi 1er janvier 2014  


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



31 août, 2013

Ecole à la maison : quatre enfants enlevés de force à leurs parents en Allemagne

Jeudi matin, 8 heures. La famille Wunderlich, Dirk et Petra et leurs quatre enfants, entame sa journée d’école à la maison. Tout semble calme autour de leur maison dans les environs de Darmstadt. Mais soudain, la sonnette retentit. A travers la fenêtre, le père de famille voit une véritable armée qui investit la paisible demeure. Une vingtaine de personnes : travailleurs sociaux, officiers de police et même des agents spéciaux armés. A travers la porte, on lui signifie qu’on veut lui parler. Dirk essaie de poser une question, mais en quelques secondes trois policiers approchent avec un engin pour défoncer la porte. Il obtempère.

Brusquement, Dirk Wunderlich est poussé dans un fauteuil et immobilisé. Les forces de l’ordre sont là pour embarquer les enfants. Le tort, le seul tort des Wunderlich ? Celui de vouloir faire l’école à la maison : c’est interdit en Allemagne (comme au temps des Nazis) et même la Cour européenne des droits de l’homme – surtout elle – reconnaît le droit des Etats signataires de la Convention d’organiser comme ils l’entendent l’obligation d’instruction, pour assurer l’intégration au sein de la communauté et la mixité sociale de tous les enfants.

A cette aune les Wunderlich sont de dangereux malfaiteurs et ils ont été traités comme tels. Dirk montre-t-il le moindre signe de vouloir bouger ? Les agents spéciaux sont là pour le saisir de force.
Les quatre enfants, âgés de 7 à 14 ans, ont été emmenés sans ménagements, sans même que leur maman puisse les embrasser : « C’est trop tard maintenant », lui lance un agent spécial en l’écartant violemment. L’aînée, Machsejah, est embarquée entre deux gros policiers.

Les voisins, témoins de la scène, pleurent.

Aussitôt les enfants emmenés – kidnappés ! – les parents Wunderlich ont été convoqués par la direction des services sociaux, et ils s’y sont rendus, rejoints par leur avocat Andreas Vogt qui a sauté dans le premier train pour pouvoir venir les assister. Bien sûr, ils ont contesté l’opération de force par laquelle leurs enfants leur ont été enlevés. Réponse : il va falloir attendre que le juge rentre de ses vacances. Comme on pouvait s’y attendre, et comme l’a précisé Me Vogt au Home School Legal Defense Association (HSLDA), les Wunderlich n’ont reçu aucune marque de sympathie de la part des autorités.

HSDLA a eu accès à l’ordonnance judiciaire du 28 août, signée du juge Koenig de Darmstadt, qui a autorisé à l’emploi de la force pour faire « saisir » les enfants : il n’est question que du fait que les Wunderlich continuent de les scolariser à la maison, aucune allégation de mauvais traitements ou d’autres manquements n’y figure. Pas même une accusation d’instruction insuffisante.

Mieux, l’ordonnance précisait que l’utilisation de la force à l’encontre des enfants, si nécessaire, était autorisée, au motif que les enfants avaient « adopté les opinions de leurs parents » en ce qui concerne l’école à la maison et qu’on pouvait s’attendre à ce qu’il n’y ait « aucune coopération » de la part des parents comme des enfants.

Michael Farris, président de HSLD, a dénoncé l’opération en affirmant que « l’Allemagne a brutalement violé les droits de cette famille ». « Ce dernier épisode, la saisie de quatre beaux enfants innocente, est un acte abominable de la part d’un Etat voyou. » Et de souligner qu’une telle opération contrevient directement aux droits fondamentaux de l’homme : « L’Allemagne est partie à de nombreux traités de sauvegarde des droits de l’homme qui reconnaissent le droit des parents de donner une éducation conforme à leurs convictions religieuses. L’Allemagne a totalement méconnu ses obligations de partie à ces traités et d’Etat de démocratie libérale. »

Au-delà du côté peut-être volontairement naïf de ses remarques – depuis que les « droits de l’homme » sont affirmés, il n’y a pas de liberté pour les ennemis de la Liberté – il faut bien s’appuyer sur le droit et en son état actuel celui-ci donne évidemment raison aux familles qui choisissent la scolarisation à domicile, nonobstant toute décision contraire de tel ou tel tribunal international.

Les Wunderlich ont derrière eux un parcours semé d’embûches, faisant face – parfois avec succès – aux manœuvres totalitaires qui tentent de les priver de leur droit d’éducation. Pour fuir l’interdiction de l’école à la maison dans leur pays ils ont tenté de s’établir dans d’autres pays de l’Union européenne mais les difficultés matérielles – Dirk Wunderlich n’ayant pas réussi à trouver du travail – les a contraints de retourner en Allemagne. Dès leur arrivée l’an dernier, les passeports des enfants furent saisis pour empêcher toute nouvelle tentative de « fuite ».

Petra, son épouse, s’est dite « dévastée » par la descente des forces de l’ordre et la saisie des enfants : « Nous sommes vides. Nous avons besoin d’aide. Nous nous battons mais nous avons besoin d’aide. »

• Pour contacter l’ambassade d’Allemagne en France : Ambassade de la République fédérale d’Allemagne, 13-15 avenue Franklin D. Roosevelt, 75008 Paris.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



06 août, 2013

Manif pour tous en Italie contre la loi anti-homophobe liberticide

L’Italie, après une tentative avortée en 2009, s’apprête une nouvelle fois à se doter d’une loi « anti-homophobe ». Mais les promoteurs du texte se heurtent à une opposition ferme et argumentée de la part des médias conservateurs – y compris Avvenire, le quotidien officiel de l’épiscopat, qui parle carrément de « blitz » ou de guerre furtive éclair pour qualifier l’introduction du texte devant la chambre basse au creux de l’été.

Malgré les vacances quelque 400 personnes (selon la presse) brandissant des drapeaux de la « Manif pour tous Italia » qui revendique des liens étroits avec la Manif pour tous française ont manifesté à proximité de l’Assemblée italienne lundi soir à Rome pour dénoncer le flou du texte qui en fait, selon Il Tempo, une « loi bâillon » qui aurait pour effet d’empêcher toute critique raisonnée du « mariage » des homosexuels et de l’adoption par des couples homosexuelles. Six mois à 4 ans de prison : voilà le tarif qui pourrait s’appliquer à ceux qui continueraient de définir le mariage comme l’union entre un homme et une femme et à revendiquer le droit pour l’enfant d’avoir un père et une mère.

Pour Gianfranco Pillepich, porte-parole de l’association italienne qui revendique son caractère apolitique et aconfessionnel, affirme que son hostilité à la loi anti-homophobe et anti-transphobe s’accompagne d’une « ferme condamnation de tout acte d’humiliation, de dérision ou de violence physique ou verbale par rapport aux personnes ayant des tendances homosexuelles », ce qui n’est pas contradictoire, dit-il, avec la suite : « Nous voulons voir garanti le droits des enfants d’avoir un père et une mère naturels, tous deux nécessaires pour un sain et complet développement de leur personnalité. »

« Le peuple italien est contre la violation de la dignité de tout être humain tout comme il est opposé à la privation de la liberté de penser. Il n’a été donné au gouvernement aucun chèque en blanc pour transformer profondément notre société sans demander la permission aux citoyens italiens », a-t-il poursuivi.

La manifestation s’est achevée sur une prise de rendez-vous : la grande manifestation qui en septembre aura lieu au moment du vote au Parlement de la proposition de loi Scalfarotto-Leone « contre l’homophobie et la transphobie ».

Plus précis dans leur dénonciation de l’ajout de ces termes à la loi italienne « antiraciste » existante, de nombreux médias italiens ont commenté l’initiative en dénonçant son inscription à l’ordre du jour de manière à obtenir un débat « semi-clandestin », en présence de moins de 30 députés et même 20 en fin de séance, comme l’écrit Angelo Picariello dans Avvenire. Il parle de « risques fondés » de craindre la mise en place d’un « odieux délit d’opinion » visant la demande d’une garantie constitutionnelle de la définition de la famille ou « l’énonciation de la doctrine chrétienne » – qui souligne, rappelons-le, le caractère « désordonné » de la tendance et le caractère peccamineux de l’acte homosexuel.

Il déplore l’absence d’introduction d’une quelconque « clause de sauvegarde » qui protège l’affirmation de ces vérités et même si des amendements ont été apportés au texte pour en ôter les mentions de « l’identité de genre » ou des « rôles de genre ». Une position que partage Gianfranco Amato, le président des Giuristi per la Vita, et qu’il a fait connaître aux parlementaires dans une lettre datée du 28 juillet : « La loi risque de créer une sorte de “crime judiciaire” » en introduisant des termes mal définis au sein d’une loi existante.

Notez que cela n’a jamais empêché l’adoption en France d’une loi similaire, et que tous les outils sont ici en place pour poursuivre « l’homophobie ».

Les mises en garde de la presse annoncent la « persécution » ou sa possibilité à tout le moins à l’égard des associations religieuses ou des clercs qui dénonceraient publiquement l’acte homosexuel comme un péché, se fondant entre autres sur les tendances que l’on observe actuellement au Royaume-Uni où, au nom de l’égalité et de la non-discrimination, de telles opinions ont déjà provoqué des poursuites et des pertes d’emploi, avec, dans ce dernier cas, devrait-on ajouter, de la Cour européenne des droits de l’homme. Bientôt un délit, le fait de lire publiquement certains textes de l’Ecriture sainte condamnant les actes homosexuels ?

Hilary White de LifeSiteNews fait état des pressions de lobbies internationaux pour faire passer le texte : « Amnesty International Italia a écrit la semaine dernière à tous les députés leur demandant d’“assurer que l’orientation sexuelle et l’identité de genre soient incluses dans la liste des discriminations poursuivies. »

En même temps les associations homosexuelles se plaignent que par le jeu des amendements, le texte ait été privé de son acuité : dans sa mouture initiale, l’article 4 de la loi prévoyait même une « rééducation » des condamnés pour délits « homophobes ou transphobes » à l’issue de leur peine de prison. Le texte amendé prévoit tout de même des travaux d’intérêt général s’ajoutant à la sentence, ces travaux pouvant s’effectuer dans des associations de protection des homosexuels et des transsexuels. Et il prévoit des peines allant jusqu’à quatre ans pour quiconque participe à des associations critiquant l’homosexualité, précise Hilary White.

Dans un précédent article, elle citait des juristes et professeurs de droit pour qui l’introcution d’une loi anti-homophobe est à l’évidence un pas vers la légalisation de l’union civile, voire du « mariage » des homosexuels. Ainsi le Pr Mauro Ronco, qui enseigne le droit à l’université de Padoue, s’est-il exprimé dans La Nuova Bussola pour noter l’influence que pourra exercer sur l’interprétation de la loi la récente décision de la Cour suprême des Etats-Unis pour qui le fait de refuser le « mariage » de deux homosexuels constitue une discrimination à raison de l’identité de genre : « La loi ouvre le chemin d’une approbation morale autoritaire (de l’homosexualité), faisant du relativisme éthique de paramètre légal indiscutable. »

La précédente tentative de qualification pénale de l’homophobie avait capoté en 2009 au Parlement italien qui avait retenu le caractère inconstitutionnel d’un tel délit ; mais depuis de l’eau a coulé sous les ponts et l’adoption des lois sur le « mariage » en France et au Royaume-Uni rendent la résistance de plus en plus malaisée.

Une première manifestation contre la loi italienne avait eu lieu le 25 juillet, s’attirant des critiques acerbes sur le « Plus » du Nouvel Obs.

Nouvelles de France a évoqué le texte de loi italien ici, jugeant cependant « légitimes » les « redéfinitions des peines prévues pour violence ou discrimination à l’encontre des personnes homosexuelles ». C’est oublier, me semble-t-il, que les lois antiracistes quelles qu’elles soient ont toujours été et continuent d’être des outils judiciaires qui n'ont pas pour premier but de protéger les personnes – elles le sont déjà à travers la loi commune – mais en créant des circonstances aggravantes qui ont pour objectif d'empêcher toute forme de hiérarchisation des valeurs, que ce soit à travers la préférence nationale, le jugement sur les cultures, la discrimination en ce qu’elle a de légitime.

Ou comme le dit Giulio Meotti dans Il Foglio, en dénonçant « le cœur du mensonge gay », de telles lois ne sont pas faites pour protéger les individus « mais pour imposer un nouveau dogme odieux et totalitaire, à travers le « nouveau grand délit idéologique de notre temps ».

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



11 avril, 2013

Totalitarisme gay : menaces sur les scouts de Californie

Il ne faut pas s'y tromper : la vraie bataille du « mariage » gay est celle contre la dictature du relativisme. Voyez ce qui se passe en Californie…

Une proposition de loi présentée par le sénateur d'Etat démocrate Ricardo Lara qui pourrait priver les Boy Scouts of America de leur statut d'association sans but lucratif dans l'Etat de Californie s'ils continuent de refuser les membres de la communauté LGBT comme scouts ou comme responsables adultes. Elle vient de passer sa première étape législative avec son adoption par 5 voix contre 2 par la commission de la gouvernance et des finances. La loi vise plus largement toutes les organisations de jeunes qui se rendraient ainsi coupables de « discrimination » à l'égard des LGBT. La procédure veut que la loi, Senate Bill 323, passe devant une autre commission sénatoriale d'ici à la mi-mai.

 Ce statut « tax-exempt » assure actuellement aux scouts des Etats-Unis l'exemption des taxes et impôts sur les sociétés, qui pourraient donc à l'avenir frapper  leurs ventes et leurs revenus issus notamment de dons et de legs.

Appelée aussi « Youth Equality Act » (loi d'égalité des jeunes), la proposition a reçu de nombreux soutiens de la part d'organismes féministes ou LGBT, sans oublier bien sur ACLU (American Civil Liberties Union) et Equality California qui en est le sponsor officiel.

« Nous allons en finir avec cette pratique surannée de la discrimination et de l'exclusion », a indiqué le sénateur Lara. Sa proposition ajoute la discrimination sur la base de l'orientation sexuelle, l'identité de genre ou l'appartenance religieuse à la liste des pratiques discriminatoires qui rendent inaccessible le statut d'exemption fiscale aux mouvements de jeunesse.

Les Boy Scouts of America ont obtenu en 2000 une décision de la Cour suprême les autorisant à écarter les homosexuels de leur organisation, mais ils subissent une forte pression au niveau national, approuvée notamment par Barack Obama lui-même, pour mettre fin à cette situation. Un vote au niveau national devait avoir lieu au sein de l'organisation en février mais au bout de trois jours de consultations celui-ci a été repoussé au mois de mai.

Les organisations LGBT favorables à cette « évolution » de la part des scouts font également pression actuellement sur les grandes entreprises comme UPS, Merck et Intel afin qu'elles ne subventionnent plus les Boy Scouts of America.

Plusieurs organisations religieuses s'opposent à la proposition.

Elles citent notamment le cas des groupes de garçons ou de filles qui seraient forcées d'accueillir des personnes de l'autre sexe qui se présenteraient comme « transgenre » et soulignent le fait que le fisc aurait compétence pour définir le caractère discriminatoire des règles d'accueil ou d'embauche d'une d'organisation.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



22 mars, 2013

Interdiction d'enseigner la doctrine chrétienne sur l'homosexualité : c'est parti !

Le ministre de l'Education du Yukon (ouest du Canada) a interdit, de manière publique, l'enseignement du point de vue catholique sur l'homosexualité dans les écoles catholiques recevant des fonds publics. Par une lettre ouverte envoyée le 19 mars à l'évêque local, Mgr Gary Gordon, Scott Kent a explicitement ordonné que cet enseignement ne soit plus donné, rapporte LifeSite.

Dans un premier temps, la semaine dernière, Mgr Gordon avait donné un début de suite aux injonctions ministérielles en acceptant de ne plus faire figurer sur le site d'une école catholique le contenu de cet enseignement, tout en précisant que cet enseignement serait bien donné aux élèves au sein des écoles catholiques dépendant de son diocèse. Le ministre Scott Kent a donc réagi en disant que cela ne suffisait pas.

En clair : la loi du Territoire prime l'enseignement religieux dans toutes les écoles confessionnelles du Yukon. Ou encore : la morale laïque a préséance sur la morale confessionnelle (ou naturelle). Ou encore : non à une loi morale qui primerait sur la loi civile, comme le déclarait naguère Jacques Chirac, suivi en cela par quelques autres qui avaient pu nous sembler plus proches…

Je ne vais pas traduire l'ensemble de la lettre de Scott Kent, qui est assez longue : elle peut être consultée ici. Notons d'emblée que le ministre rappelle que les écoles « séparées » (confessionnelles) bénéficiant de fonds publics doivent respecter « toutes les obligations statutaires et légales ». A la « Corporation épiscopale » de fournir tout « matériel religieux » destiné à instruire les élèves en matière de « religion et moralité catholique romaine ». Mais cette « Corporation » s'est statutairement engagée à respecter « toutes les lois en vigueur dans le Yukon », à la fois pour le fonctionnement des écoles et pour le contenu de l'instruction religieuse.
« Au titre de ma responsabilité de ministre de l'Education, je dois établir et communiquer des buts et des objectifs au système d'éducation du Yukon. L'Education Act m'oblige expressément à promouvoir la reconnaissance de l'égalité parmi toutes les personnes du Yukon d'une manière qui soit conforme à la fois à la Charte canadienne des droits et libertés et la Loi sur les droits humains. 
L'Education du Yukon a entrepris un certain nombre d'initiatives destinées à mieux remplir cet objectif, et parmi elles la moindre n'aura pas été le développement de politiques comme la Safe and Caring Schools Policy (pour des écoles sûres et attentionnées – ndlr) et la Sexual Orientation and Gender Identity Policy. Ces politiques ont été intégrées sous l'autorité de la Education Act et en tant que telles s'appliquent à toutes les écoles bénéficiant de fonds publics dans le Yukon, y compris les écoles séparées catholiques. 
Ces deux politiques reconnaissent que des environnements scolaires attentionnés, respectueux et sûrs sont essentiels afin que les élèves puissent apprendre et acquérir un développement personnel et social sain. (…)
Dans plusieurs domaines, la politique de la Corporation épiscopale n'est pas cohérente par rapport aux politiques d'Education du Yukon et ne remplit pas toutes leurs exigences, et il en va probablement de même par rapport à d'autres lois en vigueur dans le Yukon tels le Human Rights Act et la Canadian Charter of Rights and Freedoms, ainsi que d'autres jurisprudences sur les droits à l'égalité. 
(…)
Je reconnais que toute politique scolaire et d'instruction religieuse développée et mise en œuvre dans les écoles séparées catholiques peut et doit respecter des valeurs catholiques plus larges et utiliser une terminologie acceptable dans ces écoles, toutefois elle soit d'abord et avant tout respecter et remplir les exigences des politiques d'Education du Yukon ainsi que ses lois. J'ai donné ordre au ministre délégué de l'Education du Yukon de rendre disponible le personnel nécessaire afin de travailler en collaboration avec votre communauté scolaire afin de l'aider à remplir ces objectifs, ce qui pourra se faire, je l'espère, d'une manière acceptable pour tous. »
Derrière l'apparente courtoisie du ton, le caractère totalitaire de la demande est incontestable.

Mgr Gary Cooper, évêque de Whitehorse
Et il faut savoir ce qui est effectivement visé : tout part d'une « controverse » au début du mois autour d'un document de Mgr Gordon adressé aux professeurs de l'école Vanier qui rappelle l'enseignement catholique sur l'homosexualité, expliquant – avec le Catéchisme de l'Eglise catholique » – le caractère gravement et intrinsèquement immoral des actes homosexuels et l'attirance homosexuelle « désordonnée ». L'évêque incitait également les professeurs à ne pas utiliser les termes « gay » et « lesbienne » En même temps le document qualifiait de « déplorable » la « malice violente, en parole ou en action » dont des personnes homosexuelles ont pu faire l'objet.

Tout en affirmant qu'il ne veut pas s'immiscer dans les croyances de gens, le ministre Scott Kent assure qu'il intervient pour garantir que chacun, dans n'importe quelle école, puisse se sentir « en sécurité, bien accueilli, protégé et respecté ».

En clair : là où est énoncé l'enseignement de l'Eglise sur l'homosexualité et sa condamnation morale des actes homosexuels, il est des personnes qui ne pourront pas se sentir en sécurité, bien accueillies, protégées et respectées, mais qui au contraire seront – ou se sentiront – en danger, rejetées, attaquées et méprisées.

La presse canadienne fait état de la révolte de certains professeurs de l'école secondaire Vanier contre les directives de l'évêque, accusant Mgr Gary Gordon de promouvoir la « discrimination » à l'égard des élèves gays. Une représentante de syndicat enseignant, Katherine Mackwood, accuse l'évêque d'avoir poussé trop loin ses choix pastoraux qui n'ont pas été faits en « concertation » avec les enseignants, l'affaire de l'enseignement sur l'homosexualité ayant été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...