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15 mars, 2015

Idéologie du genre : et maintenant, l’avortement pour les hommes

On croit trop facilement avoir touché le fond… C’est dans le plus récent numéro du doyen des hebdomadaires des Etats-Unis, The Nation, fondé en 1865 pour combattre l’esclavage, que l’on peut trouver un article évoquant la revendication étrange qui demande que l’avortement ne soit plus présenté un droit des femmes. L’avortement, dit cette étonnante théorie, peut intéresser les hommes : les hommes transgenre par exemple, et encore des personnes qui ne se conforment pas à leur genre d’origine.
Pendant la plus grande partie de l’histoire, reconnaissent ses tenants, ce sont les femmes et les jeunes filles qui avortaient. « Plus maintenant. Les gens avortent. Ce sont des patients qui avortent. Il y a des hommes qui avortent. » Prétendre le contraire, c’est faire preuve de cissexisme : ce nouveau préjugé discriminatoire qui affecte les institutions et la société qui favorisent « les individus qui s’identient au genre qui leur a été assigné à la naissance (cisgenres), au détriment des individus s’identifiant à un genre autre que celui assigné à la naissance (trans) ».
Attention, ce n’est pas de la transphobie, concept bien trop étroit pour dénoncer les micro-agressions et l’invisibilité structurelle dont sont victimes les personnes trans, et qui se traduisent par les « privilèges » que se réserve la « majorité transgenre ». (Je cite, évidemment.)
Il est donc urgent de cesser de parler de la « guerre contre les femmes » menée par les opposants à l’avortement, assurent quelques féministes activistes.
L’auteur de l’article de The Nation, Katha Pollitt, n’est pas d’accord. Parce que c’est faire trop peu de cas des femmes qui constituent « 99,999 % » des personnes qui attendent un enfant. A parler ainsi, l’avortement perd son sens historique, symbolique et social au cœur du combat féministe. « Mettre un frein à l’avortement, c’est garder les femmes sous la domination masculine : c’est tout le sens du patriarcat qui veut contrôler les capacités sexuelles et reproductrices de la femme. » Les femmes, soutient-elles, doivent pouvoir continuer de se nommer elles-mêmes « femmes ».
Katha Pollitt, féministe pro-avortement
Merci pour elles !
En attendant, le féminisme de la base est en train d’imposer l’idée de l’avortement pour tous, sans distinction de sexe, observe Katha Pollitt. C’est déjà le cas de certains fonds d’aide pour l’avortement qui financent les opérations non prises en charge par Medicaid ou l’assurance santé : depuis quelques années et en toute discrétion, ils ont enlevé toute référence à la femme de leurs messages et de leur publicité pour se montrer plus accueillants aux hommes transgenres, ou aux femmes qui ne s’identifient pas comme telles et qui tombent néanmoins enceintes (cruelle nature…).
Le New York Abortion Access Fund a ainsi banni le mot femme de ses messages publics depuis 2012 : il annonce vouloir aider « quiconque », « toute personne », « les gens qui appellent notre hotline ». L’Eastern Massachusetts Abortion Fund apporte son aide aux « appelants ». Le Lilith Fund s’occupe des « Texans ». Et pas plus tard que l’an dernier, le Fund Texas Women, de plus en plus actif alors que les avortoirs de l’Etat ferment les uns après les autres, a changé de nom : il s’appelle aujourd’hui Fund Texas Choice, histoire de ne pas « exclure publiquement les trans qui avaient besoin d’un avortement mais qui n’étaient pas des femmes ». « Nous refusons de continuer de nier l’existence et l’humanité des personnes trans », assure le fonds avec grandiloquence.
Et tant pis si les trans sont capables de porter et de donner naissance à un enfant parce qu’elles sont… femmes.
Il est caractéristique du climat d’autocensure et de dictature idéologique que Katha Pollitt ait longuement hésité avant de publier son avis sur la question. « Je sais que je vais offenser, blesser et décevoir certaines personnes, y compris des activistes de fonds pour l’IVG que j’aime tendrement. » Elle a commencé, recommencé son papier depuis des mois ; elle avoue qu’elle a peut-être tort, qu’elle devrait peut-être changer d’avis. Comment être une bonne féministe et se conformer en tous points à l’idéologie du genre ? Epineux débat, finalement…
N’allez pas croire que ces élucubrations sont celles de quelques marginales. The Nation est une revue de gauche éminemment respectable au sein de l’établissement américain. Sa directrice, Katrina vanden Heuvel est membre du Council on Foreign Relations – le fameux CFR – et de quelques autres organismes globalistes qui se penchent sur la politique mondiale. Du monde qui compte…

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08 décembre, 2014

District fédéral de Mexico : les jeunes filles de 12 ans pourraient avorter à l’insu de leurs parents

C’est l’objectif d’une proposition de loi présentée par le député Alejandro Roblez Gomez le mardi 25 novembre : sous l’intitulé « Loi des filles, des garçons et des adolescents de la Ville de Mexico », elle affirmerait le droit des mineurs d’avoir accès sans conditions à la contraception, aux préservatifs, à l’« interruption légale de la grossesse », au « plein exercice » de leur droit à la sexualité, un droit à l’intimité opposable aux parents ou aux tuteurs.
Dès 12 ans, ils pourraient changer de sexe, sans le moindre droit de regard des parents ou de leurs responsables légaux. Au nom de leur droit à « l’identité de genre »…

« Les filles, les garçons et les adolescents ont le droit de recevoir une éducation psychosexuelle en accord avec leur âge et leur maturité, le droit à l’accès au matériel d’information, à recevoir des préservatifs et d’autres moyens de protection et de prévention des infections sexuellement transmissibles et de la grossesse, à exercer leur sexualité de manière responsable, et à ce qu’elle soit respectée, à prendre des décisions relatives à la grossesse et à être en mesure d’accéder à l’interruption légale de celle-ci, sans avoir besoin du consentement de ceux qui exercent l’autorité paternelle, la garde ou la tutelle, ou de ceux qui les représentent légalement », affirme l’initiative.
Des parents mexicains ont mis en place une pétition pour éviter qu’une telle loi qui les obligerait à promouvoir l’avortement, la contraception et la sexualité irresponsable ne soit adoptée, la conséquence inévitable d’une telle loi étant « le libertinage, la promiscuité, les grossesses non désirées chez les adolescentes et les très jeunes filles, les infections sexuellement transmissibles », ainsi que les délits qui leur sont liés : « traite des personnes, pornographie, pédérastie, tourisme sexuel infantile, gangs et jusqu’au crime organisé ».
La pétition est par .

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04 décembre, 2014

Maine : un élève transgenre fait condamner son école à 75000 $, et le droit pour ses semblables d’aller aux toilettes chez les filles

Voilà une procédure qui touche à sa fin. Nicole Maines, 17 ans, vient d’obtenir la condamnation du Département scolaire d’Orono, dans le Maine, qui lui avait interdit d’accéder aux toilettes des filles à l’école primaire et au collège. Au terme de sept ans de conflit judiciaire, la Penonscot County Superior Court vient d’enjoindre aux autorités scolaires de ne plus se livrer à de telles pratiques « discriminatoires » à l’égard d’élèves transgenres, comme l’est Nicole Maines.
La même décision condamne le Département scolaire d’Orono à verser 75.000 $ à l’association de défense LGBT Gay & Lesbian Advocates & Defenders (GLAD) qui représentait l’élève et ses parents. Une bonne part de cette somme sera versée à cette famille, a assuré une représentante de GLAD.
L’affaire avait démarré il y a sept ans lorsque la famille de Nicole avait porté l’affaire devant la Commission des droits humains de l’Etat du Maine. C’était la première plainte dans le cadre d’un refus d’accès aux toilettes correspondant au « genre » auquel s’identifiait un élève « transgenre ». Nicole avait donc 11 ans à l’époque… La Commission des droits humains devait s’associer à la famille pour engager des poursuites judiciaires en 2009.
 Né garçon – et baptisé Wyatt, avec un frère jumeau, Jonas Maines – mais se sentant fille depuis l’âge de 2 ans, « Nicole » s’était vu refuser l’accès aux toilettes des filles à l’école élémentaire Asa Adams d’Orono après que le grand-père d’un autre élève, un garçon, eut protesté contre l’autorisation donnée dans un premier temps. On lui avait accordé la permission d’utiliser les toilettes des professeurs.
La famille de Wyatt-Nicole a estimé que cette solution était « discriminatoire ».
Désormais l’adolescent, qui souffre selon un diagnostic médical de « dysphorie de genre » (un « trouble de l’identité de genre » qui fait que le patient s’identifie avec le sexe opposé au sien) rêve de subir une opération pour changer de sexe biologique.
Nicole a été nommée en octobre parmi les 50 « héroïnes ordinaires » de l’année, les « femmes qui inspirent » récompensées tous les ans par Glamour Magazine.

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10 novembre, 2014

« Mariage LGBT » à Saint-Pétersbourg

Deux « épouses » pour un mariage : alors que la loi russe définit le mariage comme résultant du consentement d’un homme et d’une femme, un « mariage LGBT » a eu lieu vendredi dernier à Saint-Pétersbourg où une femme officier d’état civil a enregistré l’union sans poser de questions.
Légalement l’affaire semble régulière puisque Alyona et celle qui se présente comme Irina sont en réalité une femme et un homme ; mais ce dernier est transsexuel. Il lui a suffi de présenter ses papiers d’état civil et d’identité pour prouver qu’en tant qu’homme, il peut épouser une femme.
Il se dit « psychologiquement » femme et subit un traitement hormonal pour en avoir l’apparence physique. Il y a eu de toute évidence de la part du couple une volonté de choquer et de provoquer, et il est difficile de croire que les autorités municipales de Saint-Pétersbourg n’aient pas été au moins un peu complices pour faire entrer le « mariage » gay par la petite porte.
Russia Today signale que le parlementaire Vitaly Milonov, élu de Saint-Pétersbourg, entend faire déclencher une enquête pour vérifier la légalité de ce mariage, qui constitue « une offense à l’égard de millions de familles russes ». « Ils ont abordé l’affaire de manière formelle : ils ont vu des passeports et non des personnes », a-t-il affirmé, décidé à empêcher de tels faits à l’avenir.
Les activistes LGBT, de leur côté, ne sont pas convaincus. L’un des plus connus d’entre eux, Nikolay Alekseev, a déclaré : « Il ne s’agit en aucun cas d’un mariage de même sexe. C’est une question de transgenre, pas d’homosexualité. Il y a déjà eu de tels cas. Un certain genre est indiqué dans le passeport, mais la manière dont ils s’habillent pour se marier est leur affaire. »

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Les élèves néerlandais veulent des toilettes transgenre

Les élèves d’une centaine d’écoles secondaires participeront mercerdi à une opération de revendication de toilettes transgenre. Les lycéens qui ne savent pas, ou « pas encore » s’ils sont filles ou garçons en ont assez d’hésiter chaque jour pour savoir s’ils doivent aller chez les filles ou chez les garçons veulent des toilettes à leur intention. Au lieu de se retenir toute la journée… Ils entendent mettre des autocollants sur les wc pour indiquer que tous peuvent y aller : filles, garçons, indéfinis.



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06 mars, 2014

“Jessica”, homme transgenre – et agresseur sexuel

« Jessica »
Christopher Hambrook, 37 ans, est biologiquement un homme. Mais voilà quelque temps qu'il se présente comme transgenre. Et comme on ne doit pas faire de discrimination à l'encontre des transgenre – ce sont les droits LGBT – dans un pays aussi évolué que le Canada, il a pu en profiter pour obtenir la possibilité de s'introduire dans un abri pour femmes de Toronto. Bilan : plusieurs agressions sexuelles en 2012.

C'était l'année où le gouvernement de l'Ontario venait de passer sa loi sur l'identité de genre. Les opposants à la loi l'avaient qualifiée de « loi toilettes » (Bathroom bill) en expliquant qu'elle conduirait à permettre aux hommes s'identifiant avec le sexe féminin à utiliser les toilettes et autres lieux réservés aux femmes à des fins d'agression.

Le cas Hambrook est venu confirmer cette interprétation et s'est achevé, la semaine dernière, avec la
décision d'un juge de Toronto, de le faire incarcérer de manière « indéfinie » au motif qu'il s'agit d'un « délinquant dangereux ».

En tant que « Jessica », il avait agressé une femme endormie en lui arrachant ses vêtements et s'en était pris à plusieurs reprises à une femme sourde, la contraignant à le toucher, l'épiant alors qu'elle prenait sa douche.

Des agressions sans viols en l'occurrence, mais Hambrook n'est pas un perdreau de l'année. Avant de s'installer à Toronto en 2009 comme « Jessica », il vivait au Québec où il était stripteaser et escort… man. En 2002, il était condamné à quatre ans de prison pour avoir agressé sexuellement une fillette de cinq ans. Libéré sous caution, il avait alors violé une femme de 27 ans souffrant d'un handicap mental.

Le procureur (ou son équivalent devant la justice canadienne) a facilement pu faire valoir que Hambrook représentait une menace importante et qu'une condamnation indéfinie était seule en mesure d'assurer la protection du public. Le juge McMahon a retenu cette peine en se disant « sûr qu'il n'y a pas d'espoir raisonnable qu'une mesure moins sévère soit de nature à protéger efficacement le public face à Christopher Hambrook ».

La condamnation de ce prédateur a permis à divers responsables de mouvements pro-famille et pro-vie canadiens à demander le retrait immédiat de la « Bathroom Bill ». « On n'a pas besoin d'être neurochirurgien pour comprendre que le fait de permettre aux hommes d'accéder aux toilettes et à d'autres lieux privés allait fatalement aboutir à des agressions », a déclaré Jack Fonseca de Campaign Life Coalition à LifeSiteNews, d'où je tire cette histoire exemplaire.

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15 janvier, 2014

Canada : une école catholique poursuivie pour avoir récusé une prof transgenre

Un juge canadien vient de décider que la direction d’une école catholique d’Alberta va devoir répondre devant la justice à une accusation de discrimination de la part d’une enseignante suppléante radiée en 2009 de sa liste de professeurs remplaçants au motif qu’elle est transgenre, rapporte LifeSite.

Janet Buterman, aujourd’hui âgée de 43 ans, souffre selon des documents médicaux d’un « désordre d’identité de genre » : elle se fait appeler « Jan » et porte des vêtements d’homme.

Janet Buterman
La direction de l’école catholique avait réagi aux changements affichés par la vacataire en lui adressant une lettre, en 2009, où elle soulignait qu’elle avait pour politique d’engager des personnes vivant en conformité avec l’enseignement et la doctrine de l’Eglise catholique : « Votre changement de genre n’est pas en phase avec ce qu’enseigne l’Eglise ; il serait source de confusion et de trouble auprès des élèves et des parents en tant que modèle et témoin des valeurs de la foi catholique. »

La Constitution canadienne de 1867 protège le droit des écoles confessionnelles, et donc catholiques, d’engager du personnel et de dispenser un enseignement conforme à leur appartenance religieuse.

L’école Greater St Albert Catholic School ne faisait donc qu’exercer ce droit, non sans avoir consulté l’archevêque du diocèse d’Edmonton, Richard Smith, dont la direction avait cité ces propos dans sa lettre à Janet Buterman : « Lors de discussions avec l’archevêque (…), [il a dit que] l’enseignement de l’Eglise catholique est que les personnes ne peuvent pas changer leur genre. Notre genre est considéré comme correspondant à la volonté créatrice de Dieu par rapport à chacun de nous. »

Aussitôt, Janet Buterman s’en était plainte devant la Commission des droits de l’homme d’Alberta (AHRC), arguant que l’école, en tant qu’employeur public  n’avait pas le droit de faire intervenir ses croyances dans ses décisions d’embauche. Au cours des discussions qui s’ensuivirent, la direction de la Greater St Albert School lui proposa une transaction de 78 000 $ canadiens, offre qu’elle rejeta dans la mesure où elle récusait une clause l’empêchant d’évoquer publiquement l’affaire.

D’où cette déclaration au Toronto Star en 2011 : « Je ne veux pas être muselée. Ils ne veulent pas que je parle du fait qu’en tant qu’employeurs, se réclamant de l’autorité de l’Eglise catholique, ils ont pratiqué une discrimination à mon égard en raison de ma situation médicale de personne transsexuelle. »

Sa requête auprès de la Commission des droits de l’homme fut rejetée la même année, affirmant que la plainte était « sans mérite » (en France, on dirait « sans fondement »). Le Chef de la Commission et des tribunaux devait annuler cette décision en 2012, et un examen juridique de l’affaire fut lancé.

C’est le juge Sheila Greckol qui vient de confirmer le point de vue dudit Chef de la Commission en affirmant que Janet Buterman avait droit à son procès qui n’avait été que trop retardé : « La procédure des droits de l’homme n’est pas seulement pour les “cœurs de lion” et ceux dont les talons ne sont pas usés [expression consacrée pour désigner la classe des possédants] mais aussi pour les timorés et les impécunieux : pour tous les habitants de l’Alberta. »

Impécunieuse, peut-être ; timorée, certainement pas : Janet Buterman n’a jamais caché, depuis 2009, son activité militante au sein de l’Association pour l’égalité trans d’Alberta (Trans Equality Society of Alberta).

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01 octobre, 2013

Un « homme transgenre » euthanasié en Belgique

Nathan Verlhelst, 44 ans, a été euthanasié lundi à 14 heures en Belgique pour cause de souffrances pyschiques insupportables. Il n'était ni malade ni encore moins en phase terminale. Mais il – elle ? – était mal dans sa tête et dans son corps. Et il a fait les frais d'un air du temps qui justifie toutes les aberrations. Car s'il (elle ?) était si mal qu'il voulait mourir, c'est qu'il avait subi depuis 2009  des opérations pour devenir homme. Et qu'apparemment, il ne l'a pas supporté.

A l'origine il s'agissait de Nancy Verhelst, née dans la ville flamande de Hamme dans une famille qui comptait également trois garçons. Il n'est pas difficile de trouver la cause de son mal-être : Nancy est mal accueillie en tant que fille. « Alors que mes frères étaient portés aux nues, on m'a donné un kagibi au dessus du garage comme chambre à coucher. “Ah, si tu avais été un garçon”, se plaignait ma mère.” On me tolérait, c'est tout. »

C'est ce que « Nathan » a raconté dans une longue interview dans Het Laatste Nieuws (quotidien hélas introuvable à Paris et qui ne peut s'acheter au numéro en ligne… si quelqu'un pouvait me le procurer…). L'interview a paru ce matin, moins d'un jour après sa mort – ou comment tirer profit d'un cadavre au lieu de venir en aide à une personne !

Arrivée à l'adolescence Nancy décide qu'elle ferait mieux de passer pour un homme. Elle se rase, s'habille en « mec », s'amourache de femmes. Son rêve ? Changer de sexe. Devenir un homme…

Et comme il est politiquement incorrect de faire soigner une tendance homosexuelle (dans certains lieux c'est même illégal) mais admirable d'être transgenre et d'aller jusqu'au bout, cela a été possible.

Après une cure d'hormones en 2009, Nancy subit l'amputation des seins dans la foulée. En 2012, on lui fabrique un « pénis ».

Apparemment aucune des deux opérations n'a donné le résultat escompté : « Nathan » se sentait toujours prisonnier d'un corps dont il ne voulait pas. D'après La Meuse,  il a été euthanasié par le spécialiste de la chose, Wim Distelmans, qui a estimé que toutes les conditions nécessaires étaient réunies.

La petite fille dont personne ne voulait est devenue la femme (l'homme ?) que la société a techniquement considéré comme un déchet, un raté, impossible à aider et mieux six pieds sous terre.

Car c'est bien cela qui s'est passé : Nancy n'a jamais reçu la structure affective, mentale, humaine – voire grammaticale – qui l'aurait aidée à savoir qui elle était.


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12 novembre, 2012

Un homme dans le vestiaire des filles ? Oui, s'il est transgenre…

“Colleen Francis”
Cette histoire de non-discrimination se passe dans une université publique de l'Etat de Washington. Les responsables ont décidé de ne pas empêcher un étudiant de 45 ans d'utiliser le vestiaire des filles, ni même de l'y empêcher de se prélasser nu… parce qu'il est « transgenre ». Eh oui, celui qui se désigne comme « Colleen Francis » se perçoit comme une femme. Et ce serait de la « transphobie » (notion récemment ajoutée à l'arsenal anti-raciste français par l'équipe de François Hollande) que de le renvoyer chez les messieurs.

Le vestiaire est partagé par plusieurs écoles et équipes sportives locales et accueille notamment des fillettes et des jeunes filles de 6 à 18 ans faisant partie d'équipes de natation. Le 26 septembre dernier, ce sont elles qui ont aperçu le… personnage entièrement nu derrière la vitre d'un sauna, ne cachant rien de ses attributs malgré tout masculins.

Des parents portèrent plainte avec le coach de l'équipe, des témoignages furent recueillis, mais, la direction d'Evergreen State College ayant indiqué qu'elle ne tiendrait pas compte de « l'identité biologique » de « Colleen Francis », l'affaire s'arrêta là. L'équivalent du ministère public de l'Etat de Washington a indiqué qu'il ne poursuivra pas pour exhibitionnisme.

L'université s'est contentée d'installer des rideaux afin que les jeunes filles puissent se changer sans être vues de l'intéressé. Ce qui ne garantit en rien qu'elles ne le verront pas, elles… Ou aurais-je dû dire : « l'intéressée », et : « ne la verront pas » ? De peur de passer pour transphobique ?

Voilà où mène le discours des droits…

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18 juin, 2012

Les LGBT à la Maison Blanche : champagne, petits fours, Obama et une « demande en mariage »

Le 15 juin dernier, les représentants des grands mouvements militants des « LGBT » (lesbiennes, gays, bi, trans) étaient reçus dans les salons de la Maison Blanche, en présence de Barack Obama qui a prononcé un discours de soutien à leurs revendications.

Animée par un orchestre militaire – le US Marine Band – la réception des « LGBT Pride » a été marquée d'un événement assez exceptionnel pour être rapporté dans la presse : la demande en mariage d'une des invitées, Liz Margolies, directrice exécutive du National LGBT Cancer Network (réseau de soutien aux cancéreux LGBT), par son « compagnon » depuis trois ans et demi. Sobrement nommé et prénommé « Scout » au titre de son nouvel état civil, ce personnage transgenre mûrissait son plan de faire sa demande dans le cadre de la Maison Blanche, mais il n'avait pas pensé à fixer l'endroit où il le ferait. Alors il s'est mis à genoux au beau milieu du grand hall de la résidence présidentielle.

Moment de gêne sur fond de petits fours et champagne. Non pas du public, ravi du spectacle, mais de la Dulcinée (si l'on peut dire) qui depuis longtemps s'oppose avec véhémence à l'institution du mariage. Pour finir, le romantisme a gagné et Liz Margolies s'est jetée dans les bras de son « amant », qu'elle épousera sans difficulté puisque, transgenre, il (elle) est considéré légalement comme un homme.

Il faut le voir pour le croire. D'autant que…




…Barack Obama, à cette occasion, à défaut de légaliser le « mariage » homosexuel, a clairement épousé la cause des LGBT. Il a rappelé qu'il était fidèle à ce rendez-vous de juin depuis son élection à la présidence : le rendez-vous de « l'égalité pour tous ».

« Je vous ai dit par le passé que je ne vous conseillerais jamais d'être patients ; qu'il n'était pas plus juste de vous dire d'être patients que pour d'autres de le conseiller aux femmes il y a un siècle, ou de dire aux Afro-Américains d'être patients il y a un demi-siècle. Après des décennies d'inertie et d'indifférence, vous avez pleinement raison de faire pression, bruyamment et fortement, pour l'égalité. Mais il y a trois ans, je vous promettais également ceci : j'ai dit que même si cela prenait plus de temps que nous ne le souhaitions, nous serions témoins de progrès, que nous verrions le succès, et un changement réel et durable. »

Et de détailler ces succès : contre les violences homophobes, la discrimination à l'égard des séropositifs, la tenue la conférence internationale sur le sida aux Etats-Unis pour la première fois en 20 ans, les soins aux malades du sida, l'interdiction de refuser l'assurance aux LGBT, l'égalité de droits fiscaux et sociaux…

« Nous avons soutenu les efforts au sein du Congrès pour mettre fin à la prétendue loi sur la défense du mariage (Defense of Marriage Act). Et tandis que nous attendons de voir cette loi rejetée, nous avons cessé de défendre sa constitutionnalité dans les cours. »

Tout cela en attendant de nouvelles loi d'anti-discrimination, notamment à l'embauche et dans l'emploi.

« Aussi longtemps que j'aurai le privilège d'être votre Président, a conclu Obama, vous n'aurez pas seulement un ami à la Maison Blanche, vous aurez un avocat fraternel… »

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09 juin, 2012

Première application de la loi d'“identité de genre” en Argentine

A la sortie du bureau de l'état civil…
Cinq transsexuels ont obtenu la modification de leur état civil en Argentine en application de la loi d'identité de genre entrée en vigueur dans ce pays depuis un mois. Ils sont les premiers à profiter des nouvelles dispositions qui permettent d'inscrire le « genre » selon l'identité ressentie et non d'après des critères objectifs ; la modification se fait par une reformulation du certificat de naissance. Les cinq intéressés ont fait savoir qu'ils avaient vécu l'événement comme « une nouvelle naissance ».

Les cinq certificats ont été délivrés à Buenos Aires, quatre à des hommes qui se sentent femmes et un à une femme qui se sent homme. La démarche ne requiert que l'expression de la volonté du demandeur et s'applique donc aussi bien aux transsexuels qu'aux travestis, et leur ouvre tous les droits, notamment matrimoniaux, selon le nouveau genre inscrit à leur état civil.

Aucune autre démarche ou formalité n'est exigée : pas de procédure médicale, pas de passage obligé devant le psychologue, pas de complications juridiques…

Les asssociations LGBT argentines se réjouissent bien entendu en soulignant que la loi de leur pays est la plus « avancée » du monde entier, appelant à ce qu'elle soit désormais imitée dans le reste du monde. La procédure étant ouverte aux migrants, elles appellent les « trans » des autres pays à venir changer d'identité en Argentine.


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17 janvier, 2009

Protection des “transgenres”. Et les autres ?

C'est mal, on le sait, de se rendre coupable de discrimination envers les « LGBT » (lesbiennes, gays, bi, trans). A Gainesville, Floride,le message a été si bien reçu que le conseil municipal a décidé d'imposer l'égal accès pour tous dans les toilettes publiques. Histoire de ne pas empêcher les transsexuels d'aller chez les messieurs ou chez les dames, conformément à leur identité ressentie.

Immédiatement, un groupe de défense des bonnes politique a fait réaliser un message publicitaire diffusé par les chaînes locales. A voir ici.

Attention : tout sentiment d'inquiétude pouvant vous effleurer à la vue de cette vidéo pourrait relever de l'homophobie...

15 novembre, 2006

New York : confusion des genres

La municipalité de New York envisage de modifier radicalement ses règles de l'état civil, afin de permettre à quiconque de changer l'indication de son sexe dans le registre des naissances, même en l'absence d'opération pour changement de sexe. Cette proposition émane du "Board of Health" (les services de santé de la Ville) et s'accompagne de quelques conditions :

  • naissance à New York
  • production d'attestations d'un médecin généraliste et d'un psychiatre exposant les raisons justifiant la demande, et assurant que le changement aurait un caractère permanent
  • changement de nom
  • production d'éléments montrant que le demandeur a déjà adopté depuis deux ans son nouveau "genre".

Cette proposition hallucinante vise à éliminer les difficultés nées de situations incertaines (ex : un barbu qui porterait des implants mammaires - sic !) ou du coût de l'opération de changement de sexe, mais s'appuie également sur le succès croissant de l'idéologie du genre, selon laquelle le sexe est une notion de culture et non de biologie, et que l'orientation sexuelle est l'expression du libre choix de l'intéressé. La réussite prévisible de l'initiative, selon le New York Times, vient de la puissance du lobby "transgenre", sans commune mesure avec son caractère marginal ; huit experts du "transgenre" ont participé aux pourparlers menés avec les responsables de la santé de l'Etat du New York.

Parmi les questions ouvertes, il y a celle de la confidentialité de la démarche, qui interdirait à une agence d'adoption de connaître le sexe d'origine d'un candidat sans passer par une demande auprès des tribunaux.

Le New York Times rapporte en guise d'illustration le cas d'un homme qui dit "se vivre" comme "une femme dans un corps d'homme mais lesbienne" - et qui a été expulsé à son grand dam des toilettes réservées aux femmes pour y avoir fait des propositions indécentes : l'homme estimait jouir de droits particuliers au titre de son appartenance à plusieurs catégories protégées.

Où mène le brouillage des repères fondamentaux...

Source : ici

Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...