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27 avril, 2020

COVID-19 : au Canada, l’aide aux entreprises passe par les fourches caudines du politiquement correct et de la non « discrimination »

Justin Trudeau profitera de la crise économique liée au confinement qui a mis le Canada à l’arrêt comme tant d’autres pays pour sélectionner les entreprises et associations habilitées à profiter de l'aide gouvernementale en fonction de leur conformité au politiquement correct. Pour accéder aux prêts d’urgence sans intérêt il leur faudra « confirmer » qu’elles ne pratiquent pas de « discrimination » en raison du « genre », de la « religion » et de «  l’orientation sexuelle », entre autres. Ainsi, le COVID-19 qui met tant d’affaires et d’entités à but non lucratif sur la paille sert en même temps à déterminer quelles sont celles qui recevront un traitement de survie.

Le Canada a ainsi mis en place un compte spécialisé public en vue d’octroyer cette aide d’urgence, le Canada Emergency Business Account (CEBA), qui soumet aux candidats aux prêts gouvernementaux un document par lequel ils doivent accepter cette clause de « non discrimination », sous peine d’exclusion.

Les prêts CEBA sont plafonnés à 40 000 dollars et ont pour objectif de permettre aux entreprises commerciales et aux associations à but non lucratif dont une partie au moins des revenus provienne de la vente de biens et de services.

Les conditions générales du programme CEBA exigent des demandeurs qu’ils s’engagent «  à ne pas promouvoir la violence, inciter à la haine ou pratiquer la discrimination en raison du sexe, du genre, de l’orientation sexuelle, de la race, d’ethnie, de la religion, de la culture, de la région, de l’éducation, de l’âge ou d’un handicap mental ou physique ».

On retrouve ici l’utilisation frauduleuse, introduite par l’idéologie dite « antiraciste », du concept de discrimination, par lequel on condamne toute préférence nationale, religieuse, etc., et toute différence de traitement en fonction de critères imposés par le politiquement correct. Par exemple : le refus d’embauche d’un activiste homosexuel comme enseignant dans une école. Ou le militantisme en faveur de la définition traditionnelle du mariage.

Selon un représentant du Centre de justice pour les libertés constitutionnelles, basé à Calgary (JCCF), la terminologie employée par CEBA laisse craindre une discrimination à l’encontre d’entités religieuses. En particulier, parce que celles-ci doivent pouvoir embaucher des personnes qui partagent leur foi. La loi le permet explicitement au Canada, mais par exception. Et les règles de l’octroi des prêts ne font aucune référence.

Ce ne serait pas tout à fait une première au Canada puisque le parti libéral de Trudeau a mis en place en 2018 une clause d’octroi des subventions pour les jobs d’été (Canada Summer Jobs) exigeant des employeurs qu’ils signent une attestation de soutien aux « droits reproductifs » (parmi lesquels l’avortement) et aux droits « transgenre ».


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15 juin, 2019

Critique cinglante du document de la Congrégation pour l’éducation catholique sur l’idéologie du genre par le Pr Gerard van den Aardweg

La récente publication par la Congrégation pour l’éducation catholique d’un document intitulé “Il les créa homme et femme” ; pour un chemin de dialogue sur la question du “genre” dans l’éducation a suscité quelque enthousiasme du fait d’une certaine critique de l’idéologie du genre qu’on y trouve.

Ce document non-magistériel, publié le 10 juin, a suscité une vague de protestations dans le monde « LGBT », notamment parce qu’il affirme clairement que les personnes humaines sont soit mâles, soit femelles. D’aucuns accusent le Vatican d’en être resté à « l’âge des ténèbres, faisant la promotion d’un enseignement erroné qui repose sur le mythe, la rumeur et les mensonges ».

Mais il ne s’agit pas là d’une garantie d’orthodoxie. Le psychiatre néerlandais Gerard van den Aardweg (membre de la nouvelle Académie Jean-Paul II pour la vie humaine et la famille), auteur d’ouvrages sur la tromperie du mariage des couples de même sexe et des revendications du lobby LGBT, estime au contraire que la Congrégation pour l’éducation catholique a publié un texte « idéologique » qui se refuse à rappeler clairement l’enseignement de l’Eglise sur la sexualité et le mariage, n’apportant aucun conseil vraiment utile aux parents catholiques qui ont le devoir d’éduquer leurs enfants aux « vertus nécessaires à la vie chrétienne ».

Comment « dialoguer », en effet, avec les tenants d’une idéologie aussi radicalement contraire à la vérité que la « théorie » (ou plutôt, l’idéologie) du genre, en opposition frontale avec la doctrine de l’Eglise, cherchant en même temps à pervertir le sens des réalités et les exigences objectives de la loi naturelle ?

Diane Montagna, correspondante de LifeSiteNews à Rome, a interrogé le Pr van den Aardweg à propos du document. Ça décape… Traduction par mes soins. – J.S.


Diane Montagna : Dr van den Aardweg, quelle impression générale vous a laissée le nouveau document du Vatican sur la théorie du genre ?

Gerard van den Aardweg : Il s'agit essentiellement d'un document idéologique. Il n'est pas spécifiquement catholique, en dépit de quelques vœux pieux. Il s'agit essentiellement d'un plaidoyer en faveur d'une sorte d'éducation sexuelle athée, humaniste et socialiste, présentée comme plus ou moins catholique. Il s’extasie sur les avantages d'un modèle social d'éducation sexuelle contrôlé par des « experts professionnels » sur le fondement d'une vision de la sexualité de la part des sciences humaines actuelles qu’il suppose naïvement toujours plus approfondie. Ce document est un exemple du genre de discours illusoire et sentimental sur l'éducation et l'« affectivité » caractéristique de la psychologie humaniste immature et superficielle des années 1960 : la voici élevée au rang de « sagesse supérieure » par une Congrégation du Vatican dont les membres ont cinquante ans de retard. On en revient une nouvelle fois au « dialogue », a l’« écoute », à l’« ouverture ». Mais il n’est pas question d'écouter les enseignements divins de l'Eglise catholique sur la sexualité, le mariage et la famille (car ceux-ci semblent avoir besoin d'une « restructuration »). Enseigner et prêcher ces enseignements à un monde paganisé ne serait pas, semble-t-il, la voie à suivre. Le grand rêve est celui d’une « alliance » avec le néo-paganisme qui caractérise l'idéologie sexuelle, conjugale et familiale de l'ONU et des pays européens anti-chrétiens.

« Ecouter » ? Eh bien, en écoutant attentivement les formulations et les suggestions vagues et ambiguës du document afin de discerner vers quoi il tend, on peut discerner son objectif principal : le changement révolutionnaire.

D.M. Que pensez-vous de son analyse de la théorie du genre ?

G.v.d.A. Les observations sur la théorie du genre sont ambiguës et peu claires, ce qui les rend suspectes. Au premier abord, certaines expressions semblent correctes et « orthodoxes », comme le rejet de l’affirmation selon laquelle l'identité sexuelle n'est pas un choix de l'individu [« L’identité humaine est laissée à une option individualiste »] et les platitudes comme  « la sexualité » (le sexe) est « une composante fondamentale de la personnalité » ou chaque cellule du corps est masculine ou féminine [« les cellules de l’homme sont différentes de celles de la femme dès la conception »].

Mais ces affirmations sont dans le même temps affaiblies par des déclarations telles que (je résume) : « La bonne approche de la théorie du genre est la voie du dialogue. » Pourquoi en serait-il ainsi ? Il n’y a pas de réponse, parce que nous sommes dans le domaine de l'idéologie. A propos de quoi pourrait-on dialoguer ? Nous connaissons savons où mène le dialogue grâce à l’expérience avec les communistes. Les ennemis du christianisme vont dialoguer avec vous à leur manière, en imposant leurs conditions. Au bout du compte, on n’arrivera à rien d’autre qu’au le dialogue avec le diable. L'idéologie sexuelle néo-païenne agressive du monde n'a aucune sagesse que nous pourrions partager. La tâche de l'Eglise n'est pas de dialoguer mais d'enseigner et de corriger. Nous sommes au milieu d’une guerre spirituelle sans pitié dans le domaine de la sexualité, du mariage et de la famille.

Autre exemple : « Il ne manque pas de recherches sur le genre qui s’efforcent d’approfondir de manière appropriée », phrase suivie d’une vague référence à des ouvrages sur « la façon dont on vit dans les diverses cultures la différence sexuelle entre homme et femme ». Ici comme partout dans ce document, seules des suggestions ou des insinuations sont proposées, sans l’ombre d’une preuve. Alors, qu’entend-on ici par des « recherches » prétendument meilleures ? Je subodore que les auteurs se réfèrent aux écrits autrefois populaires de Ruth Benedict et Margaret Mead, les féministes lesbiennes qui ont tenté de montrer la relativité des rôles et fonctions sexuelles dans les sociétés non occidentales. Mais leurs affirmations ont longtemps été réfutées comme étant fondées sur des preuves fausses, et même en partie frauduleuses.

La relativisation de l’impopulaire vision biblique des relations homme-femme et des « rôles » sociaux, qui constitue un soutien apparent à l'indignation féministe (et gay ?), apparaît également dans l’invocation désinvolte de « subordinations injustes » qui auraient « tristement marqué l’histoire et  (…) eu une influence même à l’intérieur de l’Eglise ». L'Eglise aurait violé « l'égale dignité de l'homme et de la femme » du fait « d’un certain masculinisme plus ou moins camouflé derrière des motivations religieuses ». S'il ne s'agit pas d'une raillerie à l'égard des enseignements catholiques sur l'homme en tant que chef et la femme en tant que cœur de la famille, et sur le devoir de la femme d'obéir à son mari, que cherche-t-on à suggérer ? Ou bien, vu sous un angle différent, qui peut croire que les auteurs de ce texte sont encore capables de transmettre les enseignements divins immuables des Apôtres, de saint Augustin, des papes Léon XIII et de Pie XI ? Probablement, ces auteurs, aveuglés par l'esprit du temps (Zeitgeist), ne les comprennent même plus, et ils ne semblent pas non plus connaître et comprendre la vision anthropologique et psychologique correcte de sainte Edith Stein selon laquelle « la femme est par nature mère et compagne de l'homme ». Car tout catholique qui connaît et comprend cette vérité en aurait fait la pierre angulaire d'un discours sur la valeur égale de l'homme et de la femme.

Tout aussi inquiétante est l'appréciation discutable des auteurs de la famille naturelle : « La définir à travers des concepts de nature idéologique, qui n’ont une force qu’à un moment donné de l’histoire, puis périclitent signifie en trahir la valeur. » Les enseignements apostoliques susmentionnés appartiennent-ils à la catégorie des « idéologies » historiques temporaires relatives au masculin et au féminin ? Si ce n'est pas le cas, pourquoi ne sont-ils pas du tout recommandés ? Et quels sont les faux concepts idéologiques qui ont été attachés à la famille et qui ne sont pas essentiels ? Par exemple, le concept traditionnel de la famille chrétienne, considéré à la lumière des perspectives éclairées actuelles, a-t-il été rétréci par nos préjugés culturels ? En résumé, donnez une définition claire et sans ambiguïté de la famille naturelle et de la famille voulue par Dieu et rejetez sans ambiguïté la définition politique proposée par les démocrates chrétiens, entre autres.

D.M. Le document cite fréquemment Jean-Paul II. Que pensez-vous de l’utilisation de ses écrits ?

G.v.d.A. Le pape Jean-Paul II est cité, mais de manière assez hypocrite. On abuse de son prestige pour créer une impression d'orthodoxie, une caractéristique que l’écrit dans son ensemble n’est pas en droit de revendiquer. Les auteurs ont même le courage pervers de citer le nom de Don Bosco, dont les enseignements et les efforts étaient diamétralement opposés aux leurs et étaient donc vraiment exemplaires.

D.M. Le document part-il du principe que l'éducation sexuelle devrait toujours être disponible dans les écoles ? La position du document à cet égard est-elle conforme à l'enseignement constant de l'Église ?

G.v.d.A. Les droits parentaux en matière d’éducation sont professés avec des mots, mais dans son ensemble et par essence l'organisation socialiste-bureaucratique visant à éduquer la « sexualité et l'affectivité » des enfants et des jeunes dont rêvent ces utopistes va sans doute bientôt réduire les droits des parents jusqu’à les faire disparaître totalement. Les « professionnels » de l'éducation proposés à l'intérieur et à l'extérieur de l'école, avec leur « éducation permanente » qui leur vient des « universités », etc., forts de leur association étroite avec les organisations laïcistes (« locales, nationales et internationales » !) avec leurs nouveaux « supports, guides pédagogiques et
manuels didactiques », payés par qui d'autre que l'Etat, garantiront une éducation sexuelle politiquement correcte. Le document propose une « alliance éducative entre la famille, l'école et la société » idéalisée : venez aux Pays-Bas, en Allemagne ou en Grande-Bretagne pour voir comme elle fonctionne bien... Personne ne s'y oppose : aucune école, aucun collectif de parents catholiques, sauf parfois tel rare professeur catholique, tel solitaire, quelques parents catholiques exceptionnels, qui refusent de coopérer avec ces joyeux « programmes » violent l'innocence de leurs élèves et de leurs enfants. En effet, comme le fait remarquer ce document du Vatican, « la famille ne peut être laissée seule face au défi éducatif. » Et l'« autorisation » des parents est un bon principe, mais « dans une certaine mesure ».

D.M. Avez-vous d'autres commentaires ?

G.v.d.A. La conclusion du document, bien qu'elle évite elle aussi un langage honnête, simple et sans ambiguïté, aide à en saisir le sens et les objectifs réels. Considérez ces déclarations de haut vol : « Les éducateurs ont la fascinante mission éducative d’“enseigner plutôt un cheminement quant aux diverses expressions de l’amour, à l’attention réciproque, à la tendresse respectueuse, à la communication riche de sens” » ; « coopérer à la formation de jeunes ouverts et intéressés par la réalité qui les entoure, capables de soin et de tendresse ».

C'est précisément l'argumentaire de vente du Mouvement néo-païen pour la réforme sexuelle depuis au moins un siècle. Toutes sortes de relations sexuelles ou « amoureuses » s'inscrivent dans cet idéal, qu'elles soient hors mariage ou homosexuelles. Il n'y a rien dans le texte du Vatican sur le péché sexuel, la lutte pour la chasteté, la masturbation, l'infidélité dans le mariage, la cohabitation hors mariage, la chasteté dans le mariage ; pas une phrase de conseils judicieux pour les parents qui essaient d'éduquer leurs enfants aux vertus nécessaires à une vie chrétienne et contre la pression du milieu néo-païen, de l'école, voire de l'église ; rien sur la contraception, la stérilisation, l'avortement.

Pour finir, le style de ce document est épouvantable : il est imprégné d'un langage pompeux et sentimental, d'une onction hypocrite. Le niveau intellectuel est médiocre. Aucun concept utilisé n'est défini, aucune affirmation n'est prouvée ni même soutenue par quelque argumentation ; les références et remarques relatives à l'anthropologie et à la psychologie (« les sciences humaines ») sont déplacées ou carrément absurdes, et pourtant elles sont présentées sans rire comme une sagesse supérieure.
Une Congrégation du Vatican qui ose produire et émettre un tel document devrait sérieusement envisager de mettre la clef sous la porte.

Propos recueillis par Diane Montagna pour LifeSiteNews© leblogdejeannesmits pour la traduction. Crédit photo : Steve Jalsevac.



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26 août, 2014

Une idéologue du genre à l'Education nationale : Najat Vallaud-Belkacem

On a toujours tort de penser qu'on a touché le fond. Après Vincent Peillon et sa religion laïque, après
Benoît Hamon qui exécutait fidèlement son programme idéologique, voici Najat Vallaud-Belkacem, nouveau ministre de l'Education nationale. C'est un des postes majeurs de tout gouvernement socialiste, lieu stratégique de manipulation des esprits et de prédication capillaire des dogmes révolutionnaires. Cette nomination de l'ex-ministre des Droits des Femmes est une promotion de taille, qui récompense un sans-faute idéologique.

Laissons de côté son parcours politique, socialiste forcément ; proche de Vincent Peillon et d'Arnaud Montebourg, la jeune femme d'origine marocaine s'approche depuis longtemps des centres de pouvoir. Ou de ce qu'il en reste dans une France prisonnière de l'Union européenne, une France mondialisée. On sait bien que les gouvernements changent et que la politique imposée à la France demeure : de ce point de vue-là, la nomination de NVB pourrait laisser indifférent.

Mais voilà. Najat Vallaud-Belkacem est non seulement au service de cette pensée unique, elle en est une pasionaria. Notez que cela laisse ouverte la question de savoir si elle est elle-même une « penseuse » de la pensée unique. Seul importe ceci : elle la répand, la promeut, l'impose. Elle a fait de l'« égalité » un absolu, qui écrase tout sur son passage (ce qui est bien dans la nature de l'égalité révolutionnaire).

A ce titre le poste de ministre des Droits des Femmes lui allait comme un gant. Elle était déjà chargée des droits LGBT au parti socialiste, et s'est engagée en faveur du « mariage » des homosexuels. En quoi elle ne fait qu'exprimer la ligne du parti, pourrait-on dire. Mais ses convictions l'ont menée à inscrire cette lutte dans un ensemble, qui va de la promotion de la parité à la direction d'une mission de lutte contre l'homophobie sous Ayrault ; c'était elle, l'instigatrice des ABCD de l'Egalité.

Que ce soit elle qui prenne maintenant – et malgré les protestations qui ont abouti au « gel » de l'expérimentation autour de ces parcours dans certaines académies – la direction de la rue de Grenelle, c'est tout un symbole. Un pied de nez à ceux qui ont cru que le gouvernement faisait marche arrière.

Najat Vallaud-Belkacem a participé à la révision des lois bioéthiques, qui a consacré le droit de recherche sur l'embryon. Elle a soutenu et promu l'avortement : que ce soit à travers son remboursement à 100 % mis en place comme une priorité par le premier gouvernement de François Hollande, par la création du site officiel sur l'« IVG » pour assurer une bonne « information » des femmes qui risqueraient de changer d'avis en tombant sur des sites parlant des inconvénients de l'avortement et des possibilités d'obtenir de l'aide pour garder leur enfant, et enfin par la suppression du mot « détresse » de a loi sur l'avortement légal dans la loi sur l'égalité promulguée symboliquement le 4 août dernier.

Cette loi sur l'égalité « femmes-hommes » (respectez bien l'ordre, il y a désormais des égalités qui ne sont pas symétriques) a pour but de « changer les mentalités », comme elle l'a elle-même déclaré lors de ses derniers discours en faveur de ce texte qu'elle a porté. Elle a pour objectif de faire peu à peu disparaître les « stéréotypes de genre », que ce soit à la tête des entreprises du CAC 40 ou dans l'intimité des foyers.

Elle a tué le « bon père de famille » : en chassant ces mots de tous les codes du droit français, la loi a signé l'aboutissement de la lutte contre toute autorité paternelle, sacralisé la haine du père.

Retenez bien la dernière phrase de l'exposé des motifs de cette loi qui porte la marque de NVB : la politique pour l'égalité devra comporter « des actions visant à porter à la connaissance du public les recherches françaises et internationales sur la construction sociale des rôles sexués ». Les mots n'y sont pas, mais il s'agit bien de l'idéologie du genre. Oui, c'est une idéologue du genre qui présidera aux destinées de l'école française désormais.

La nomination de Najat Vallaud-Belkacem au poste de ministre de l'Education nationale (et du décervelage, et de l'endoctrinement) n'est pas un pied de nez, pardonnez la faiblesse de l'expression. C'est un crachat à la figure des familles. Une déclaration d'intention totalitaire.

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31 juillet, 2014

La conférence d'Yves Daoudal sur l'idéologie du genre

Yves Daoudal a mis en ligne sa conférence sur Jean-Paul II et le « genre » – ce pape qui a non
seulement participé au renversement du communisme, mais qui a, définitivement, intellectuellement, philosophiquement, spirituellement réglé son compte à l'infernale idéologie.

C'est à télécharger et à lire ici.

C'est une présentation circonstanciée des catéchèses de Jean-Paul II sur la « théologie du corps », nouvellement et heureusement traduites par Yves Semen qui en a fait une présentation scientifique aux éditions du Cerf.

C'est aussi une magnifique mise en lumière de l'œuvre prophétique réalisée par Karol Wojtyla, puis Jean-Paul II, en nous donnant avant même qu'ils déferlent sur le monde les réponses aux fléaux du mensonge et du néant du refus de l'œuvre de Dieu, « Homme et femme il les créa 7.

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13 septembre, 2013

Égalité = IVG

L’arme du « genre »

Plus de 220 000 avortements légaux déclarés en France par an, cela ne leur suffit donc pas ? Un rapport qui vient d’être mis en ligne par le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, HCEfh, demande que le ministre des Droits des femmes fasse quelque chose pour rendre plus accessible une « information de qualité » sur le droit à l’avortement. Il s’agit de contrebalancer les sites pro-vie qui sont, horreur ! souvent mieux référencés et plus visibles sur internet, avec leurs présentations « fallacieuses », leur « information biaisée, voire hostile à la pratique de l’avortement ».

C’est urgent, Najat Vallaud-Belkacem qui exerce le « porte-parolat » (sic) du gouvernement, commanditaire du rapport, doit créer un site internet institutionnel pour les femmes et les professionnels de l’« IVG » ; il faut un numéro de téléphone national, « guichet unique » à quatre chiffres, anonyme et gratuit, une équipe nationale de veille et d’animation, fruit d’un partenariat entre l’Etat et des associations pro-mort, et pour finir organiser la première campagne nationale d’information sur le droit à l’avortement : par radio, affiches et encore mieux par la télévision.

C’est le « discours public volontariste » que le HCEfh appelle de ses vœux : l’Etat doit vouloir, aimer, promouvoir la mise à mort volontaire des tout-petits après l’avoir légalisée, remboursée, et pour finir rendue gratuite en janvier dernier.

Au-delà de cette campagne sur l’information, tellement cruciale qu’elle a justifié la publication de ce pré-rapport, l’organisme se penche sur l’accès global à l’avortement, à propos duquel un nouveau rapport est attendu pour octobre.

En attendant, il s’agit de ne laisser aucune femme passer entre les mailles de l’IVG : lui assurer un accès rapide à l’opération, lui éviter d’être hors-délais, et lui permettre d’exercer « un droit fondamental sans supplément d’angoisse et/ou de culpabilisation ».

Le rapport cite plusieurs sites pro-vie (qu’il nomme « anti-choix ») qui arrivent en tête des référencements internet : ivg.net, avortementivg.com, avortement.net, enceinteinquiete.org, sos-tout-petits.org, sosbebe.org, ecouteivg.org. Les rapporteurs notent qu’on trouve sur certains des numéros de téléphone en 0800 qui paraissent institutionnels, et un vocabulaire révélateur qui parle de la « détresse » des femmes… L’avortement, ce n’est plus pour les femmes en détresse ! L’IVG est un outil de l’égalité ! L’objectif du HCEfh n’est-il pas de combattre les stéréotypes de genre ?

Et là, les « anti-choix » (comme le dit le rapport officiel d’un organisme où se côtoient Roselyne Bachelot, Frédéric Taddéi, Bertrand Fragonard, président délégué du Haut Conseil de la famille, Nathalie Bajos, spécialiste des nouvelles pratiques sexuelles…) sont carrément au rebours du sens de l’histoire. « Insidieusement », ils portent atteinte au droit à l’IVG, en cherchant à « entraver indirectement le droit à l’avortement par une information qui, derrière l’apparence de la neutralité, cherche systématiquement à décourager les femmes d’exercer leur droit à l’avortement ».

Appeler la police ?

Alors, faut-il les poursuivre ? Le rapport désigne clairement les conseils ou l’« information volontairement tronquée » des sites pro-vie comme une « forme de pression psychologique » qualifiée et réprimée par le code de la santé publique, mais estime les poursuites difficiles : alors il faut changer la loi.

« A l’heure où le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes comprend un article 17 souhaitant l’extension des obligations des hébergeurs et fournisseurs d’accès internet à toutes formes d’incitation à la haine fondée sur le sexe, l’orientation ou l’identité sexuelle, il convient de réfléchir à étendre également le périmètre d’application du délit d’entrave. Les informations contenues sur internet ne peuvent pas contrevenir à nombre de règles, principes ou dispositions légales » : voilà une autre « piste » proposée par le rapport. Une autre imagine d’imposer à tout site parlant d’IVG de donner les adresses où l’on peut avorter… L’ensemble menace directement tous les sites pro-vie, et on pourrait même imaginer à terme que tout discours contre l’avortement soit interdit.

Il faut bien comprendre que les avorteurs ne veulent pas seulement ôter toute dimension morale à l’avortement, ils obéissent à une logique bien plus large. Tant que la femme n’aura pas le choix absolu de donner la vie ou non, d’échapper ou non à l’« aliénation » de la maternité et de la famille, elle ne pourra, aux yeux des idéologues du genre, vivre exactement comme un homme, dans l’indifférenciation radicale qui porte la marque infernale de la haine du réel.

C’est maintenant qu’il faut se mobiliser ; le pire de la culture de mort est encore à venir.

Cet article a paru dans Présent daté du 14 septembre 2013.

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11 septembre, 2013

Nigeria : tentative avortée d'étendre l'avortement légal ?

La vie reste décidément une « valeur » en Afrique noire, comme le démontre cette tentative probablement ratée de légaliser l'avortement dans l'Etat d'Imo, au Nigeria.

C'est à la faveur d'une loi pénalisant la violence contre les personnes (loi N° 12) qu'on a tenté de dépénaliser l'avortement en cas d'agression sexuelle, de viol, d'inceste, de danger pour la santé physique, psychique, psychologique ou émotionnelle de la mère : elle précise que « chaque femme… aura le droit de déterminer les processus relatifs à la reproduction dans son corps ». Un comble pour une loi qui justement entend interdire toute forme de violence, qu'elle soit gratuite, domestique ou liée à des pratiques traditionnelles qualifiées de dommageables par les pouvoirs publics.

Etrange droit nigérian qui apparemment peut être fixé à l'insu des citoyens : la loi aurait été promulguée en mai 2012 et portée à la connaissance des leaders chrétiens de la région seulement au début de septembre 2013.

La région, précise Kirsten Andersen de LifeSite, est profondément catholique. C'est donc la colère qui a prédominé lorsque le contenu de la loi N° 12 a été porté à la connaissance du public, d'autant plus qu'une tentative similaire en 2010 avait abouti à une prise d'assaut du parlement d'Imo le jour où le texte devait être débattu, et le projet avait finalement été abandonné. La loi N° 12, elle, a été adoptée sans débat public.

Rochas Okorocha
Devant le tollé, le gouverneur de l'Etat d'Imo, Rochas Okorocha, a convoqué une session d'urgence du
parlement en lui demandant d'abroger les sections de la loi relatifs à l'avortement, assurant, en présentant ses excuses, qu'il avait mal interprété les termes du texte. Il a demandé aux leaders chrétiens de lui pardonner. Il affirme avoir signé la loi parce qu'elle lui a été présentée comme visant à prévenir les violences contre les femmes et qu'il l'a également signée en raison de son « amour des enfants ». IL a déclaré avoir appelé le parlement à « revoir les aspects de la loi qui vont à l'encontre de la foi chrétienne » : « J'aime les enfants plus que n'importe qui. »

A l'heure d'écrire, je ne trouve pas trace d'une abrogation effective de la loi par le parlement de l'Etat d'Imo.

Par ailleurs, le médecin nigérian pro-vie qui a alerté l'opinion sur cette manœuvre des pro-avortement (non identifiés), le Dr Phillip Njemanze de l'association des praticiens médicaux catholiques, vient de porter plainte contre le gouvernement d'Imo qui menace de le chasser d'un terrain où un consortium de médecins provie dont il fait partie a commencé la construction d'un établissement de santé : il affirme avoir des titres de propriété en règle.

Dans un interview à Information Nigeria, il ajoute que les excuses du gouverneur ne suffisent pas, ni même l'abrogation des dispositions contestées de la loi N° 12 : il rappelle qu'une loi plus ancienne, sur le Genre et l'Egalité des chances, signée quatre jours avant son départ par un ancien gouverneur d'Imo, le chef traditionnel Achike Udenwa, permet déjà l'avortement dans de nombreux cas.

Un point de vue que soutient l'archevêque catholique de la province ecclésiastique d'Owerri, Mgr
Anthony J.V. Obinna. A la suite des excuses présentées par le gouverneur Okorocha il a déclaré : « Personne ne doit se laisser tromper par ce qu'a fait le gouverneur mardi dernier. L'Etat d'Imo reste sous l'emprise de la loi d'avortement signée par le Chef Achike Udenwa en 2007. » Soulignant que d'autres aspects des lois en cause sont contestables, il a ajouté que la meilleure chose à faire par rapport à une loi mauvaise est de la « révoquer complètement ».

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26 juin, 2013

Interdire les toilettes à un garçon que ses parents croient fille ? Discrimination !

Coy est l'enfant le plus près du papa.
Le garçon en question a six ans. Oui, six ans ! A Denver, Colorado, le petit Coy Mathis fréquente une école élémentaire depuis la rentrée 2011. En l'inscrivant, ses parents avaient demandé qu'il soit traité, comme il l'était déjà à la maison, en petite fille, expliquant qu'il est « transgenre » : jusqu'à l'hiver dernier, le petit Coy avait donc accès aux toilettes des filles, là où il y avait des toilettes séparées. Mais, sans que l'école rende la raison publique, cela lui a été interdit au retour des vacances. Il lui était proposé d'utiliser les toilettes des garçons, celles des professeurs ou celles de l'infirmière de l'école.

Colère et indignation des parents !

Sa maman, Kathryn Mathis, a souligné combien il était « dangereux » pour une petite fille de devoir utiliser les toilettes des garçons… Avec son époux, Jeremy, un ancien Marine, elle en a fait une affaire très médiatisée, accordant des interviews à la presse et apparaissant dans des talk-shows à la télévision.

Les Mathis, assistés du « Transgender Legal Defense and Education Fund », se sont aussitôt tournés vers la Division des droits civiques du Colorado – nous sommes alors en février. Le 18 juin, le directeur de cet organisme, Steven Chavez, explique que l'attitude de l'école rappelle la ségrégation qui avait cours avant le mouvement des droits civiques, cette ségrégation qui reposait sur le principe que les Noirs et les Blancs sont « séparés mais égaux ». Donc, les droits de Coy Mathis avaient été violés. Et son école y est qualifiée d'« hostile, discriminatoire et n'offrant pas un environnement sûr » en raison de son refus de laisser le garçonnet faire usage des toilettes des filles.

Il n'est peut-être pas nécessaire de préciser que c'est une première…

Coy Mathis a une grande sœur, autiste, et une petite sœur, et aussi une sœur et un frère nés en même temps que lui : l'autre garçon est autiste lui aussi, et la sœur triplée a été victime d'un virus à la naissance qui l'a laissée paraplégique et elle nécessite des soins constants.

C'est à cinq mois que ses parents ont commencé à « s'apercevoir » que Coy se sentait fille – parce qu'il avait attrapé la couverture rose d'une de ses sœurs. Plus tard, il ne montrait guère d'intérêt pour les jouets traditionnellement « mâles » et avait plutôt tendance à graviter vers les jouets et les vêtements des filles. A quatre ans, il a expliqué à ses parents que quelque chose clochait dans son corps.

Déprimé quand on lui coupait les cheveux, il a commencé à refleurir, assurent les parents, lorsqu'ils ont commencé à le traiter comme une fille (ou plus exactement, sans doute, comme ses sœurs…), sur la recommandation d'un psychiatre qui l'a diagnostiqué « transgenre ». Tout le monde s'adresse à lui avec des pronoms féminins et il paraît que, revêtu de robes à froufrous, il (pardon, toute la presse américaine dit « elle ») a retrouvé le sourire. Sans compter que sa mère donne des interviews sur son cas en sa présence.

Que ce garçon soit victime d'un désordre, soit de lui-même, soit en raison des circonstances familiales, et même pour toute autre raison, paraît évident. Ce qui est notable, c'est le refus de vouloir essayer de traiter le désordre qu'on ne qualifie plus comme tel depuis que l'Association psychiatrique américaine l'a décidé. On a pourtant de nombreux exemples de thérapies réussies qui ont permis à un enfant biologiquement fille ou garçon de se sentir à l'aise dans sa propre identité.

LifeSite cite la vice-présidente de l'American College of Pediatricians qui, après avoir souligné que les enfants intègrent des messages émis par leurs parents même pendant la petite enfance et que si ces messages sont confus ou brouillés, ce qui peut se refléter dans l'affirmation qu'ils aimeraient faire partie de l'autre sexe. « Le sexe biologique n'est pas un désordre ; permettre à un enfant de désavouer son sexe biologique l'est bel et bien. Personne ne naît transgenre : cela a été établi grâce à des études sur les jumeaux », affirme-t-elle.

L'université John Hopkins a cessé de pratiquer des opérations de changement de sexe en constatant qu'elles n'entraînent aucune conséquence bénéfique, tandis que certaines personnes opérées finissent même par revenir à leur identité d'origine. Le responsable de ces opérations a abandonné en expliquant qu'« on ne donne pas de liposuccion à un anorexique ».

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28 mars, 2013

Garçons-filles : casser les stéréotypes dès avant l'école !

Telle est la conclusion d'un rapport commandé à Brigitte Grésy et Philippe Georges, de l'IGAS (Inspection générale des affaires sociales) par le ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, lui a été remise ce jeudi.

Les métiers de la petite enfance sont marqués par une forte « division sexuelle » (pas assez de nounous, trop de nounoues ?), et – honte ! – on attribue aux intéressés des « caractéristiques féminines ».
« Au cours des échanges verbaux, “les professionnels interrompent plus fréquemment les filles que les garçons”, relève aussi cette enquête. 
Les jouets utilisés renvoient également à “un monde binaire”. Ainsi, ceux des garçons sont “plus nombreux et diversifiés que ceux des filles et sont associés à l'extérieur”, alors que ceux des filles “sont plus limités en nombre” et “souvent réduits au champ des activités domestiques et maternelles”. Ces jouets renvoient à des compétences différentes: plutôt verbales pour les filles, plutôt mathématiques et scientifiques pour les garçons. 
Les stéréotypes sont aussi présents dans la littérature enfantine: ainsi, sur 78% des couvertures de livres pour enfants figure un personnage masculin, peu décrit par un attribut de genre (comme la barbe ou une casquette). A l'inverse, les personnages féminins “ne sont décrits qu'à l'aide d'attributs considérés comme propres à leur sexe” (vêtements, éléments de coiffure...)
Bref, va falloir que ça change ! Quitte à payer de coûteuses sessions de formation professionnelle pour expliquer que Léa doit jouer au foot pendant que Léo apprend à se maquiller ?


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26 mars, 2013

“Education sexuelle” : pour réagir, c'est maintenant !

En attendant le retrait de la loi légalisant le « mariage » des couples de même sexe, il y a la loi Peillon et sa promotion accélérée de l'« éducation sexuelle ». Et il faut comprendre que tout cela relève d'une même logique, et d'une même logique qui s'applique dans de très nombreux pays du monde. C'est une entreprise globale d'incitation à la débauche qui, comme le « mariage pour tous », porte une signature qu'il n'est pas bien difficile déchiffrer.

Trois brefs exemples aujourd'hui.

• Une association dite « caritative » en Irlande, financée par des fonds publics (et aussi par google), vient de se voir retoquer pour avoir publié en ligne des conseils pour les relations sexuelles à trois, sur un site destiné aux adolescents.

Spunout.ie a été contraint de modifier un peu la page qui faisait carrément la promotion de ces pratiques en affirmant que c'était le moyen d'« injecter un peu de passion sérieuse dans leurs activités dans la chambre à coucher ». Et de mettre en garde : « Si vous êtes au sein d'une relation mais flashez secrètement sur quelqu'un d'autre, inviter  ce garçon ou cette fille pour une relation à trois pourrait entraîner de profondes blessures : mieux vaut garder cette pratique juste pour l'amusement. »

Le public étant évidemment moins « avancé » que ces idéologues de l'amoralité, lorsque l'affaire a été ébruitée, des protestations se sont fait entendre et la page contient maintenant des conseils moins évidemment choquants. Il n'empêche : l'idée est quand même de dire que ce type de relation est acceptable pourvu que les participants soient d'accord et ne se sentent pas piégés, et qu'à ce « respect » il faut systématiquement ajouter l'usage de préservatifs. En pensant bien à en changer en cas de changement de partenaires, « sans quoi tu risques d'attraper des infections assez méchantes ».

L'idée est d'avertir les jeunes avant même qu'ils aient eu leur première expérience sexuelle. Le message est clair : allez-y, rien que pour l'amusement !

• En Espagne, c'est le gouvernement de la région andalouse, la Junta, qui vient de distribuer un e brochure sur l'éducation affective et sexuelle dans les écoles publiques et destiné aux enfants dès 12 ans. Cette information d'ABC reprise par HazteOir révèle qu'on y enseigne aux très jeunes adolescents la meilleure position pour leur première fois en précisant qu'à leur âge tout cela est très normal. Le bon moment pour commencer : celui où les « membres du couple sont capables de jouir et d'arriver à l'orgasme, seuls ou ensemble ». En ajoutant que cela « n'a absolument rien à voir avec l'âge ».

Bien sûr, pour éviter que tout cela ne le fasse passer pour hétéronormé, le gouvernement a fait préciser à l'intention de ces jeunes qu'il existe trois manifestations de l'identité sexuelle : l'hétérosexualité, l'homosexualité et la bisexualité, également valables.

Quant à la finalité de la sexualité ? Les autorités éducatives d'Andalousie font savoir qu'entre 11 et 16 ans, il s'agit de « nous sentir bien, de nous connaître nous-mêmes et de connaître notre partenaire, de faire des expériences nouvelles. » Je vous passe les détails : ils sont donnés crûment.

Parmi les « aspects secondaires », toujours selon la Junta, « faire l'expérience de sentiments amoureuxn avoir des enfants ou nous charger d'énergie positive ».

HazteOir organise une pétition pour que les parents puissent faire connaître leur colère et demander le retrait immédiat de la brochure.

• A Chicago, les autorités chargées des écoles publiques viennent de développer un programme d'éducation sexuelle qui y sera obligatoirement enseigné dès 2016 à partir des classes maternelles. A priori, les parents d'élèves pourront choisir de ne pas faire participer leurs enfants. Mais ça y est, le curriculum est fixé et prévoit un enseignement progressif tout au long de l'école primaire : cela commence avec la découverte du corps et le droit de se défendre pour aboutir en classe de 7e à la reproduction humaine et à la contraception. A ce moment-là ils auront déjà « couvert » les aspects physiques, sociaux et émotionnels de la puberté ainsi que les manières d'attraper le sida.

J'allais oublier : le programme comporte également une sensibilisation aux questions de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre…

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30 novembre, 2012

Les stéréotypes de genre au Parlement européen

C'est une élue néerlandaise de gauche dure, Kartika Tamara Liotard, qui vient de signer un projet de rapport sur l'élimination des stéréotypes liés au genre dans l'Union européenne, et cela n'a rien que de très logique : n'est-ce pas la forme la plus achevée de la lutte des classes que de dresser une moitié de l'humanité contre l'autre moitié ?

On y lit des choses ahurissantes, comme nous allons le voir.

Mais avant de donner quelques exemples, il importe de comprendre que l'origine gauchiste de l'initiative n'en fait pas une démarche marginale, forcément inopérante en raison du caractère extrême de ses partisans. Ce qu'exprime ce rapport, on le retrouve non seulement dans la bouche de bien des féministes, mais dans de nombreuses lois déjà adoptées dans les pays de l'Union européenne et dans les recommandations des officines qui ont un réel pouvoir d'influence et un vrai poids sur les lois et la jurisprudence.

Donc : il faut que les femmes fassent le même genre d'études que les hommes, le même genre de travaux, qu'elles soient payées de la même manière, bref, qu'on cesse de leur faire incomber « la responsabilité des enfants » grâce à un matraquage médiatique, éducatif et public sans relâche. Digne de l'Union soviétique qui envoyait les femmes faire les travaux de force aux champs, des Etats-Unis qui envoient les femmes militaires au feu au nom de la non-discrimination, ou du Portugal où les balayeurs municipaux sont bien souvent des balayeuses !

Mais c'est les enfants qu'il faut attraper d'abord, comme l'explique le rapport :

« Afin d'accroître la participation des femmes sur le marché du travail et dans la prise de
décision économique et politique, les points suivants doivent être abordés:  
« • Les stéréotypes liés au genre dans les écoles primaires et secondaires influencent la
perception qu'ont les jeunes enfants et les adolescents de la façon dont les hommes et
les femmes doivent se comporter. Il convient dès lors d'introduire des programmes et
des manuels d'enseignement spéciaux, dans lesquels les hommes et les femmes sortent
de leurs “rôles traditionnels”, à savoir l'homme comme soutien de famille et la femme
prenant soin des enfants ;
« • En ce qui concerne les médias et la publicité, il faut aussi noter que, de plus en plus,
les enfants et les jeunes ont accès à la télévision sans surveillance à un âge très
précoce. Les stéréotypes négatifs liés au genre peuvent donc considérablement porter
atteinte à la confiance et à l'estime de soi des jeunes femmes, en particulier des
adolescentes,
qui réfrènent dès lors leurs aspirations, leurs choix et leurs perspectives
de carrière. Compte tenu de l'influence significative des médias sur la perception de
l'égalité des sexes dans l'opinion publique, des formations spéciales sur les stéréotypes
liés au genre sont nécessaires pour les commissions nationales chargées des normes de
la publicité et les organismes d'autoréglementation afin de les sensibiliser à l'influence
négative de la discrimination et des stéréotypes liés au genre dans les médias ; »

Ailleurs, on nous explique que « 
les enfants sont confrontés aux stéréotypes liés au genre dès leur plus 
jeune âge par le biais des séries et des publicités télévisées, des manuels et des
programmes scolaires, ce qui retentit sur leur perception du comportement que devraient 
adopter les figures masculines et féminines ».



Bref, dès l'instant où l'on montre Maman qui coud et Papa qui fume la pipe, la fille qui cueille des fleurs pendant que le garçon fait fonctionner son pistolet à billes, la bonne qui pouponne et le boucher qui transporte sa demi-carcasse, on est déjà dans le message inacceptable qu'il fait à tout prix corriger. Dans les manuels comme dans les sitcoms.



Trop absurde pour être significatif ? Détrompez-vous. Cela est à la base de l'idéologie du genre, et c'est elle qu'on enseigne dans les lycées français en 1e comme une science…




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08 octobre, 2012

Argentine : peut-on défendre une église ?

Dignes, debout, pacifiques, priant. Un groupe d'Argentins – beaucoup de jeunes hommes, mais aussi des jeunes filles et des personnes moins jeunes, ont supporté pendant de longues minutes les assauts d'un « rassemblement de femmes » réclamant le droit à l'avortement et le reste devant la cathédrale de Posadas. Ils récitaient le chapelet. Sans réagir aux badigeons de peinture. Ni aux crachats. Ni aux hurlements des femmes qui s'approchaient en hurlant, certaines en se dénudant. Ni aux insultes aux prêtres, à l'Eglise, à Dieu. Ils priaient : les jeunes hommes protégeaient les jeunes femmes ; ensemble ils empêchaient l'accès à la cathédrale pendant que le « rassemblement des femmes » taggait les murs accessibles, les trottoirs, mais aussi, bien d'autres monuments de Posadas où des habitants se plaignent des dégradations qui ont touché toute la ville.

Elles réclamaient « l'avortement pour ne pas mourir, des contraceptifs pour ne pas avorter ».

On peut voir ci-dessous ce déchaînement infernal.



C'était dimanche soir, une centaine de personnes appartenant, selon le curé de la cathédrale, le P. Barros, au « Red Federal de Familias » (réseau fédéral des familles), avaient pris acte des menaces du rassemblement des femmes pour venir protéger le lieu saint.



Ledit P. Barros s'est longuement épanché sur l'agressivité et la bêtise… des defenseurs de la cathédrale en expliquant que le diocèse avait décidé de ne pas bouger face aux annonces des féministes. « Nous savions qu'il était très probable que cela se passe ainsi, c'est pourquoi nous avions fermé la cathédrale et il ne devait y avoir personne. Nous, ça ne nous intéresse pas de défendre des pierres mais ces gens n'ont pas compris que l'intention des Posadeños était de laisser ces femmes violentes se discréditer toutes seules et de ne pas leur donner l'occasion de mener des agressions, ainsi que l'a fait la police qui a évité un massacre sans fournir le moindre motif pour que la violence augmente. »

Il a accusé ces catholiques qui selon lui n'étaient pas du diocèse de Posadas de ne pas avoir voulu écouter les demandes des responsables de la cathédrales de quitter le parvis et de n'avoir pas compris que c'était cela, la posture intelligente : « Ils m'ont même insulté, les rosaires à la main. »

Le prêtre a expliqué qu'il préférait voir les violentes agir de manière visible, ce qu'elles auraient fait de toute manière « parce que ce sont des groupes “in-dialoguables” », afin que tous puissent constater leur violence. Il a précisé que l'évêque de Posadas convoquera une conférence de presse pour expliquer son choix de la passivité ; il entend laisser la cathédrale souillée de graffiti quelques jours « afin que les gens voient ce que peut faire la folie de l'intolérance ».

Le P. Barros, lui, a carrément accusé les… catholiques intolérants, une fois de plus, de « vivre la foi de manière conflictuelle qui instrumentalisent la cathédrale » qui après tout peut se repeindre, et voilà.

La marche des Femmes à Posadas a rassemblé quelque 20.000 personnes, parmi lesquelles plusieurs centaines ont participé aux attaques contre la cathédrale : des lesbiennes revendiquées, selon la presse locale.

Je veux bien que l'on choisisse la non-violence (ou l'enfouissement, peut-être ?). Mais devant tant de haine, d'insultes, de christianophobie, la présence pacifique des catholiques était-elle vraiment un problème ? Etaient-ce eux les violents? On déplore apparemment un seul coup contre une femme qui essayait de s'infiltrer parmi les catholiques pour aller tagger la façade de l'église, et l'homme qui l'a donné est parti aussitôt : les autres son restés stoïques, rappelant que les chrétiens ont un honneur à défendre et des réparations publiques à offrir…

Mais on comprend un peu mieux en apprenant que le P. Alberto Barros est connu pour ses abus liturgiques, selon un blog argentin : « Il y a peu des amis qui ont essayé de communier à genoux à l'une de ses messes, ont été rejetés – sans pouvoir communier – avec ce cri : “Allez ailleurs, ici nous n'acceptons pas les fondamentalistes.” »

Il avait préalablement indiqué avoir suspendu les messes qui devaient avoir lieu dimanche soir lors de la marche où « normalement se produisent ces incidents », regrettant d'avance que des catholiques « peu intelligents » et « minoritaires » puissent se déplacer pour défendre le lieu. Il a accusé « le diocèse très conservateur de San Rafael-Mendoza » d'envoyer ces catholiques d'une « ONG pro-vie ». Et d'insister que dans l'ensemble la « rencontre annuelle des femmes » est pacifique et cherche à ouvrir le débat et le dialogue sur les droits des femmes…

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11 juin, 2012

L'homosexualité serait-elle plus violente ?

La maltraitance et les violences au sein des couples gays est une réalité occultée, affirme la « plateforme citoyenne » HazteOir. On commence à s'interroger sur le sujet en Espagne alors que l'application de la loi sur la violence de genre, adoptée sous Zapatero, est de plus en plus perçue comme porteuse d'injustice puisque les méfaits sur les femmes sont davantage pénalisés que ceux commis sur les hommes. Ainsi El Pais, dans un article illustré par le transport de la dépouille d'un homme tué par son ex-amant dans un club de gym en 2011, affirme que 32 hommes sont morts au cours de ces dernières sous les coups de leur « pareja » – le mot espagnol signifiant la personne avec qui l'on vit en couple sans préciser s'il s'agit d'un homme ou d'une femme. Mais le journal, observe HazteOir, ne précise pas si ces violences sont homosexuelles ou hétérosexuelles.

Il y a pourtant de quoi se poser la question au vu d'une étude menée en 2010 par Elaine Zahnd du Centre de politique de la santé d'UCLA (université de Californie Los Angeles) tendant à établir que les gays et lesbiennes sont deux fois plus exposés aux violences domestiques que les adultes « hétérosexuels ». 27,9 % des gays et lesbiennes ont subi une forme de violence domestique au cours de leur vie, affirme l'étude, et même 40,6 % des bisexuels ; seuls 16,7 % des « hétéros » affirment avoir souffert des incidents violents. L'étude ne fournit pas d'explication sur la cause des violences entre membres de la communauté LGBT.

Et les hommes espagnols battus dans tout ça ? El Pais – journal de gauche – finit enfin par avouer que les hommes sont victimes de discrimination à cet égard par rapport aux femmes, puisque l'agression d'un homme contre une femme encourt une peine plus lourde que celle d'une femme sur un homme, discrimination justifiée en 2008 par le Tribunal constitutionnel. Celui-ci avançait alors des « raisons statistiques et historiques ».

Résultat : lorsqu'un homme battu appelle la ligne de secours aux personnes maltraitées mise en place par les pouvoirs publics, on peut lui répondre : « Désolé. Ici nous ne nous occupons que des femmes. Faites le 010 et demandez les services sociaux. »


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09 juin, 2012

Première application de la loi d'“identité de genre” en Argentine

A la sortie du bureau de l'état civil…
Cinq transsexuels ont obtenu la modification de leur état civil en Argentine en application de la loi d'identité de genre entrée en vigueur dans ce pays depuis un mois. Ils sont les premiers à profiter des nouvelles dispositions qui permettent d'inscrire le « genre » selon l'identité ressentie et non d'après des critères objectifs ; la modification se fait par une reformulation du certificat de naissance. Les cinq intéressés ont fait savoir qu'ils avaient vécu l'événement comme « une nouvelle naissance ».

Les cinq certificats ont été délivrés à Buenos Aires, quatre à des hommes qui se sentent femmes et un à une femme qui se sent homme. La démarche ne requiert que l'expression de la volonté du demandeur et s'applique donc aussi bien aux transsexuels qu'aux travestis, et leur ouvre tous les droits, notamment matrimoniaux, selon le nouveau genre inscrit à leur état civil.

Aucune autre démarche ou formalité n'est exigée : pas de procédure médicale, pas de passage obligé devant le psychologue, pas de complications juridiques…

Les asssociations LGBT argentines se réjouissent bien entendu en soulignant que la loi de leur pays est la plus « avancée » du monde entier, appelant à ce qu'elle soit désormais imitée dans le reste du monde. La procédure étant ouverte aux migrants, elles appellent les « trans » des autres pays à venir changer d'identité en Argentine.


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22 avril, 2012

Uruguay : un évêque parle de l'avortement, des droits de la famille et du bien de la patrie

L’Uruguay fêtait jeudi sa patronne nationale, la Vierge du Verdun honorée chaque année d’un pèlerinage qui a attiré cette fois-ci des milliers et des milliers de catholiques. Au sanctuaire national l’évêque de Minas, Mgr Jaime Fuentes, a prêché sur la famille et ses droits et sur le respect de la vie, à l’heure où l’Uruguay, comme bien des pays sud-américains, est sous le coup de pressions pour faire dépénaliser l’avortement. Je vous propose ma traduction des passages les plus significatifs de son homélie à cet égard. Le texte en espagnol est ici.

Nous nous trouvons au temps pascal, essayant d’imaginer et de revivre ces jours uniques où Jésus Ressuscité remplissait de joie ses disciples et les saintes femmes par sa glorieuse présence. C’étaient nos premiers frères qui formaient, avec Lui et avec Marie, la première Eglise : ils étaient la famille des enfants de Dieu. Quand Jésus s’en ira au Ciel, c’est alors que la Vierge commencera à exercer sa « vie publique » comme Mère de l’Eglise. C’est elle qui la maintient rassemblée, qui l’édifie continument. 
Cet après-midi, alors que nous nous trouvons aussi « en famille », je voudrais réfléchir quelques minutes avec vous, en présence de Dieu et de la Vierge, à propos d’une grande préoccupation que nous partageons tous, et qui est en même temps une grande espérance : je me réfère, justement, à la famille. 
N’est-il pas vrai, si nous y réfléchissons un peu, qu’à la racine de la violence et de l’insécurité qui nous affecte tous, et à la base de beaucoup de comportements devenus déjà si courants qu’ils ne sont même plus une nouvelle, tant ils sont monnaie courante dans notre société (concubinages, grossesses précoces, séparations et divorces totalement inattendus, avortements, etc.), se trouve une crise de l’idée même de ce qu’est la famille ? Comment ne pas être préoccupés par ces expressions douloureuses, et d’autres encore, qui parlent d’elles-mêmes de la faiblesse dont souffre l’institution familiale, qui a toujours été et qui demeure le lieu naturel où naissent et grandissent les enfants, où ils sont éduqués ; elle est l’école des vertus fondamentale, où l’on apprend à cultiver le respect, l’obéissance, la générosité, l’amitié, l’accomplissement de son devoir… où l’on apprend à prier et à aimer Dieu ?
 (…) 
Alors que la crise de la famille est une grave préoccupation pour tous, voici que la rejoint ce que nous a dit le bienheureux Jean-Paul II lorsqu’il était parmi nous : « Ce sont les familles chrétiennes qui feront que notre monde recommence à sourire. » 
C’est pourquoi, en ce jour de grande fête, mettons entre les mains de Notre Dame du Verdun notre préoccupation pour les familles avec, en même temps, la certitude qu’elle, qui est Mère de Dieu et notre Mère, nous aidera à transformer cette préoccupation en espérance : sans espérance, nul ne peut vivre.  
Enfants de Dieu, nous sommes des hommes et des femmes d’espérance : nous savons que la vie est un temps, bref, que nous avons pour conquérir la vie éternelle en faisant le bien ; et le bien fondamental, pour l’immense majorité des hommes et des femmes, c’est de former et d’éduquer les enfants, en leur transmettant le sens chrétien de l’existence, de manière à ce qu’à leur tour, ils le transmettent à leurs enfants.
C’est pourquoi je voudrais encourager les couples mariés, les pères et les mères de famille, les grands-pères et les grands-mères, ceux qui ont l’intention de contracter prochainement mariage… je voudrais les encourager à dire OUI et à dire NON. 
A dire OUI à la fidélité, pendant les fiançailles et pendant la vie maritale ; à dire OUI aux enfants que Dieu voudra leur envoyer, parce qu’ils sont la couronne et la joie du mariage ; à dire OUI à l’engagement pris devant Dieu et la société d’être fidèles jusqu’à ce que la mort les sépare ; à dire OUI au travail d’éducation des enfants pour en faire des enfants de Dieu. Nous savons tous qu’il n’est pas facile de garder ce OUI en toutes circonstances, mais nous ne pouvons oublier que nous comptons sur l’aide du Ciel qui nous parvient à travers les sacrements et par l’intercession de la Mère de Dieu. 
Le fait de dire OUI ainsi à Dieu et au monde, entraîne nécessairement avec lui l’engagement de dire NON à des conduites qui, pour être très répandues dans la société, n’en sont pas moins incompatibles avec notre manière chrétienne de voir la vie. 
L’an dernier, en cette fête de la Vierge du Verdun, je vous transmettais une chose qui reste au premier plan de notre vie nationale et que je dois répéter en actualisant quelques dates : aujourd’hui nous fêtons les 7 ans de l’élection du Saint Père Benoît XVI ; il nous invite en permanence à penser, à utiliser les capacités de notre raison. Il disait, il n’y a pas longtemps : « Il existe des tendances culturelles qui essaient d’anesthésier les consciences pour des raisons présomptueuses. En ce qui concerne l’embryon dans le sein de sa mère, la science elle-même met en relief son autonomie capable d’interaction avec la mère, la coordination des processus biologiques, le caractère continu du développement, la complexité croissante de l’organisme. Il ne s’agit pas d’une accumulation de matériau biologique, mais d’un nouvel être vivant, dynamique et merveilleusement ordonnancé, un nouvel individu de l’espèce humaine. Jésus fut ainsi dans le sein de Marie ; il en a été ainsi pour chacun de nous dans le sein de notre mère. (…) Il n’existe aucune raison de ne pas le considérer comme une personne depuis sa conception » (Vêpres du 1er dimanche de l’Avent 2010). 
Dans cette même ligne, voici un peu plus de trois ans, l’alors président Tabaré Vázquez, prestigieux professionnel de la médecine, opposa son veto à la dépénalisation de l’avortement, expliquant que la science révèle de manière évidente (…) la réalité de l’existence de la vie humaine à l’étape de la gestation. (…) Depuis le moment de la conception s’y trouve une nouvelle vie humaine, un nouvel être. Nous pouvons nous demander : la science aurait-elle changé au cours de ces trois ans, de telle sorte que cet argument scientifique n’ait plus de valeur ? L’ex-Président poursuivait : Le véritable degré de civilisation d’une nation se mesure à la manière dont elle protège ceux qui en ont le plus besoin. C’est pour cela qu’il faut protéger davantage ceux qui sont plus faibles. Parce que le critère ne peut plus être la valeur du sujet mesurée à l’aune des sentiments qu’il suscite chez les autres, ou l’utilité qu’il représente, mais la valeur qui résulte de sa simple existence. 
Si l’un des projets de loi qui prétendent légaliser ou dépénaliser l’avortement devait prospérer, chacun devra savoir clairement dans sa conscience que même si cent parlements devaient approuver une loi de ce type, l’avortement ne laisserait pas d’être un délit gravissime, une grande offense à Dieu. Elle reste d’actualité, la proposition faite par le président Vázquez, que je cite expressément pour montrer que le problème de l’avortement n’est pas une affaire religieuse, mais le plus humain des problèmes ; il disait : pour le résoudre, le mieux est de chercher une solution basée sur la solidarité qui permet de soutenir la femme et aussi son enfant, en lui octroyant la liberté de pouvoir choisir d’autres chemins et ainsi, de sauver les deux. 
Nous disons NON à l’avortement parce que nous disons un grand OUI à la vie humaine, le plus grand des dons reçus de Dieu. De même nous disons NON aux programmes d’éducation qui présentent une vision purement biologiste de la sexualité humaine, parce que nous disons un OUI fort en faveur des pères et des mères de familles, qui ont le droit et le devoir premiers d’expliquer à leurs enfants le fantastique plan de Dieu qui a voulu que les hommes, créés à son image et à sa ressemblance, participent à son pouvoir créateur.
 Nous disons NON à la prétention de l’idéologie du genre, qui tente de gommer les différences entre les femmes et les hommes, parce que le plan de Dieu est un OUI définitif à la grandeur de la femme, au point qu’Il a voulu s’incarner dans celle que nous vénérons toujours comme L’IMMACULÉE. 
Il va de soi que nous ne prétendons IMPOSER ce que nous croyons à personne, mais nous disons OUI au droit de le proposer, sereinement, en respectant les autres options et en réclamant le respect pour les nôtres. 
Mes frères, je voudrais vous persuader que ce n’est pas en rabaissant les exigences de notre foi et des enseignements de l’Eglise, que nous parviendrons à aider notre patrie à grandir ; au contraire, c’est en diffusant par l’exemple et par la parole le trésor que nousre avons, que nous pourrons accomplir le commandement du Christ d’être LE SEL DE LA TERRE ET LA LUMIÈRE DU MONDE.
Mgr Jaime  Fuentes



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© leblogdejeannesmits pour la traduction.

18 avril, 2012

Nouveau code civil argentin : “perspective de genre” ?

Le nouveau Code civil argentin, actuellement à l'état d'avant-projet, révèle des tendances idéologiques très… tendance justement, puisque l'idéologie du genre est promue en Amérique du Sud comme dans les pays riches de l'hémisphère Nord. Le projet veut éliminer l'exigence de donner aux enfants des noms qui ne soient pas équivoques quant au sexe de la personne à laquelle ils sont imposés. La loi en vigueur interdit également les noms « extravagants, ridicules, contraires à nos coutumes, qui expriment des tendances politiques ou idéologiques ».

Le projet en discussion en Argentine fait disparaître le concept de nom de baptême – il devient « prénom » – et interdit uniquement de donner en premier prénom celui déjà porté par un frère ou une sœur vivants, ainsi que les « prénoms extravagants ».

La presse argentine, spécialisée en droit comparé notamment, a dénoncé cette possibilité qui s'annonce de donner des prénoms qui ne coïncident pas avec le sexe de l'enfant ou laissent planer le doute.

Il faut préciser que la langue espagnole ne connaît pas, comme le français, les prénoms indifférenciés comme Dominique, Claude, Camille…

Pour le Centro de Bioética, Persona y Familia, la « réforme n'est pas innocente et semble s'inscrire dans la tendance à faire de la perspective de genre le critère ultime d'évaluation de la personne humaine, qui perd la richesse de la différence entre homme et femme et se dilue dans une forme de vie où la sexualité est pure construction de la culture ». Le communiqué poursuit : « Il est très grave que l'on autorise des actions sur les enfants permettant de manipuler leur identité en fonction du désir des adultes. »



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21 janvier, 2012

C'est la grossesse qui n'est pas “éthique” !

Anna Smajdor au premier plan
Source photo : progress.org.uk
Les fonds publics devraient servir à la recherche sur l'ectogenèse – la gestation en utérus artificiel – pour mettre fin à la réalité « barbare » de la grossesse et de l'accouchement. C'est ce que propose une « bioéthicienne » britannique reconnue, Anna Smajdor, pour qui c'est là la seule façon de mettre un terme aux inégalités entre hommes et femmes.

C'est l'idéologie du genre poussée à son paroxysme – mais en même temps il ne s'agit pas d'une proposition considérée comme aberrante ou extrémiste puisqu'elle s'exprime dans une revue universitaire de premier plan, le Cambridge Quarterly of Healthcare Ethics, et qu'elle émane d'un professeur d'éthique à l'université d'East Anglia.

Anna Smajdor soutient que la grossesse et l'accouchement sont si douloureux, si risqués et imposent tant de limites aux femmes sur le plan social qu'aucune société libérale ne devrait les tolérer.

Aujourd'hui l'utérus artificiel est de l'ordre de la science-fiction, affirme Anne Smajdor, mais il n'est pas impossible de le réaliser. Et il le faut, estime-t-elle :
« Le changement des structures financières et sociales peuvent bien améliorer les choses à la marge, mais il faut trouver une meilleure solution. Soit nous considérons les femmes comme des porteuses de bébés qui doivent subordonner leurs autres intérêts au bien de leurs enfants, ou bien nous devons admettre que nos valeurs sociales et notre niveau d'expertise médicale ne sont désormais plus compatibles avec la reproduction “naturelle”. »
Pour Anna Smajdor, la grossesse est un processus « barbare », rapporte l'excellent site australien BioEdge à qui j'emprunte cette information : une maladie comparable à la rougeole, fatale à l'occasion, mais qui ne dure pas neuf mois…

La chercheuse a bénéficié du soutien financier de la Wellcome Trust (la deuxième fondation mondiale pour la recherche médicale après celle de Bill et Melinda Gates) pour sa thèse de doctorat et pour co-réaliser un court-métrage sur la fécondation in vitro sur une femme scientifique qui, cherchant à échapper aux restrictions légales imposées à la recherche, en fécondant un de ses ovules à partir de sperme fabriqué avec sa propre moelle osseuse.

Le Dr Jean-Pierre Dickès a décidément raison d'annoncer que le véritable objectif de la procréation artificielle est de permettre de créer L'homme artificiel

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...