Affichage des articles dont le libellé est alliance pour les droits de la vie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est alliance pour les droits de la vie. Afficher tous les articles

23 octobre, 2012

Alliance Vita à La Défense

Album…

C'était tout à l'heure, à la « pause déjeuner »



Temps idéal, presque chaud, les troupes des Papas et des Mamans ne cessent de se renforcer


Quel est cet oiseau à peine sorti du nid ?


Un être fragile, qui a besoin de ses deux ailes…




« Papa, Maman, on ne ment pas aux enfants ! Papa, Maman… »




Un bébé en chair et en os. Il a forcément… un Papa et une Maman.






Vu de loin et de haut. Ils étaient bien 1.500…





Une légende ? Pas besoin de légende !



Un peu de douceur dans le monde du costume sombre - cravate…




Autant d'hommes que de femmes pour entourer le plus fragile de tous : celui qui va naître.



Tout seul, c'est dur !



Ils sont très, très, nombreux. Et c'était pareil dans 75 villes de France.


Tugdual Derville
Tout enfant a un père et une mère. Lui dire le contraire…
c'est mentir. Le priver volontairement de l'un ou de l'autre…
c'est de la maltraitance.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits





17 septembre, 2012

Royaume-Uni : huit ans de prison pour un avortement tardif

Cette photo de Sarah Catt était dans tous les journaux
Une femme de trente-cinq ans vient d'être condamnée à huit ans de prison par un juge britannique pour avoir pratiqué un auto-avortement qui a provoqué la mort de son bébé à 39 semaines de grossesse. Sarah Louise Catt, de Sherburn-in-Elmet, dans le Yorkshire, avait déjà deux enfants de son mari au moment où elle a découvert qu'elle était enceinte d'un collègue de travail qui était son amant depuis plusieurs années. Hors-délais pour un avortement légal – elle a découvert sa grossesse à 30 semaines lors d'une échographie, et l'avortement n'est autorisé « que » jusqu'à 24 semaines en Grande-Bretagne – elle s'est procuré du misoprostol par internet, et a donné naissance à un garçon mort-né qu'elle dit avoir enterré.

Le cadavre de l'enfant n'a jamais été retrouvé mais l'affaire a été prise au sérieux. On a en effet constaté que l'échographie n'avait jamais été suivie d'une inscription à l'état-civil, ce qui a éveillé les soupçons. Sarah Catt a soutenu qu'elle avait subi un avortement légal dans une clinique de Manchester.  Mais une enquête policière policière a permis de trouver trace dans son ordinateur de recherches sur l'avortement médicamenteux tardif ainsi que de sa commande de misoprostol en Inde. Elle a d'ailleurs plaidé coupable, tout en refusant de révéler où elle avait enterré le corps de son enfant.

Son mari n'était pas au courant de la grossesse et elle s'est éloignée de son amant pendant les mois autour de l'avortement.

Le juge a refusé de considérer l'affaire comme un homicide involontaire, jugeant que si le bébé avait été tué quelques jours plus tard à la naissance, Mme Catt aurait été accusée de meurtre. Il a donc prononcé une sentence assez lourde, précisant que celle-ci sanctionne le « choix délibéré, en pleine connaissance de la date du terme de la grossesse, d'avoir mis fin à celle-ci » alors qu'elle était parfaitement au courant que l'avortement était illégal :

« Ce que vous avez fait, c'est de voler à un enfant apparemment en bonne santé, vulnérable et sans défense, de la vie qu'il s'apprêtait à commencer. L'enfant encore dans le sein était si proche de la naissance, qu'à mon jugement toute personne qui pense droit estimerait ce délit plus grave que l'homicide involontaire », a dit le juge Cooke.

Au cours du procès Mme Catt a été présentée comme froide et calculatrice, quoique bonne mère de ses deux enfants… survivants.

Elle a en fait donné son premier enfant à l'adoption. D'un commun accord avec son mari, elle a fait avorter le second. Troisième grossesse : deuxième tentative d'avortement mais là aussi elle était hors-délais, et l'enfant est né. Elle a caché sa quatrième grossesse à son mari jusqu'à la naissance. Mais – a dit son avocat – elle est une excellente mère pour ces deux enfants gardés…

Le jugement de la cour de Leeds est à l'opposé de celui qui, en France, a abouti à l'acquittement d'une femme qui a tué son nouveau-né, par lequel l'infanticide est légalisé de fait, comme le souligne Yves Daoudal.

Et c'est en effet « une extension logique du droit à l'avortement », comme il le précise.

Dans le cas britannique, c'est la logique inverse qui est à l'œuvre, mais de manière bien bancale puisque la promesse de vie – guère plus – dont le juge a condamné la destruction ne commence à valoir qu'à 30 ou 39 semaines. Ou 24 semaines et un jour. Et encore : si l'enfant à naître n'est pas porteur d'un gros handicap « justifiant » son élimination.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

18 avril, 2012

Nouveau code civil argentin : “perspective de genre” ?

Le nouveau Code civil argentin, actuellement à l'état d'avant-projet, révèle des tendances idéologiques très… tendance justement, puisque l'idéologie du genre est promue en Amérique du Sud comme dans les pays riches de l'hémisphère Nord. Le projet veut éliminer l'exigence de donner aux enfants des noms qui ne soient pas équivoques quant au sexe de la personne à laquelle ils sont imposés. La loi en vigueur interdit également les noms « extravagants, ridicules, contraires à nos coutumes, qui expriment des tendances politiques ou idéologiques ».

Le projet en discussion en Argentine fait disparaître le concept de nom de baptême – il devient « prénom » – et interdit uniquement de donner en premier prénom celui déjà porté par un frère ou une sœur vivants, ainsi que les « prénoms extravagants ».

La presse argentine, spécialisée en droit comparé notamment, a dénoncé cette possibilité qui s'annonce de donner des prénoms qui ne coïncident pas avec le sexe de l'enfant ou laissent planer le doute.

Il faut préciser que la langue espagnole ne connaît pas, comme le français, les prénoms indifférenciés comme Dominique, Claude, Camille…

Pour le Centro de Bioética, Persona y Familia, la « réforme n'est pas innocente et semble s'inscrire dans la tendance à faire de la perspective de genre le critère ultime d'évaluation de la personne humaine, qui perd la richesse de la différence entre homme et femme et se dilue dans une forme de vie où la sexualité est pure construction de la culture ». Le communiqué poursuit : « Il est très grave que l'on autorise des actions sur les enfants permettant de manipuler leur identité en fonction du désir des adultes. »



• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

13 mars, 2012

Argentine : reconnaissance d'un “droit” d'avorter en cas de viol

Pour les médias argentins, l'information est « historique » : la Cour suprême de Justice de la nation vient d'avaliser la sentence du tribunal suprême de la province de Chubut dispensant de toute démarche judiciaire  en vue d'autoriser un avortement en cas de grossesse consécutive à un viol. Cela faisait longtemps que les lobbies de la mort tentaient d'imposer un tel état de choses, se fondant sur les exceptions de dépénalisation contenues dans le code pénal fédéral.

Jusqu'ici, les affaires pouvant relever de cet article 68 donnaient lieu à une démarche auprès de la justice, le juge se chargeant de vérifier si l'une des conditions de dépénalisation était remplie, ce qui mettait tout de même un obstacle à la réalisation de l'avortement.

C'est à l'unanimité que les juges de la Cour suprême ont posé le principe du non recours au juge, en se prononçant sur des recours formulés à l'occasion du viol d'une adolescente de 15 ans par son parrain en mars 2010. L'arrêt affirme qu'il ne faut pas « judiciariser » les affaires de ce type et qu'il faut au contraire mettre en œuvre des protocoles sanitaires permettant à toutes les femmes enceintes à la suite d'un viol d'avoir accès directement à l'avortement. La Cour ait dans le même temps fixé la jurisprudence sur un deuxième point en interprétant la loi dans un sens large : ce ne sont plus seulement les femmes « vulnérables » violées, mais toutes les victimes de viol qui pourraient se prévaloir de l'accès à l'avortement non punissable au nom de la priorité des « droits de la femme ».

Les intentions des juges sont clairement exprimées dans l'arrêt : il s'agit d'ôter la décision d'avorter ou non des juges et des médecins qui peuvent avoir un regard personnel sur la question au nom de leurs convictions morales ou religieuses.

Mais l'arrêt laisse bien des points en suspens. Qui peut juger, en effet, de l'exactitude des faits si le simple fait de se dire violée ouvre automatiquement la porte à l'avortement qui en tout autre circonstance ne pourrait qu'encourir des peines pénales ? Les médecins peuvent-il exiger une enquête de police ? Comment celle-ci ne serait-elle pas sanctionnée par voie judiciaire ? Quid enfin de l'objection de conscience des médecins : se verront-ils contraints de concourir à des avortements au motif qu'ils ont été décrétés non punissables en certaines circonstances ?

Autre originalité : les arrêts de la Cour suprême ne sont pas obligatoirement appliqués dans l'ensemble des provinces de l'Argentine, l'interprétation de la loi fédérale peut varier d'un lieu à l'autre tant que les affaires ne remontent pas jusqu'à Buenos Aires.

C'est ce qui aurait dû se passer ici puisque un premier appel dans la province de Chubut avait abouti au refus de l'avortement, puis le Tribunal Supérieur de la province avait décidé l'inverse en mars 2010, et l'avortement avait eu lieu. Il n'y avait donc pas lieu d'aller plus loin sur le plan judiciaire.

Je notais ici, le 7 mai 2011, que divers groupes pro-avortement ont fait pression pour que la Cour suprême de Justice argentine accepte de juger l'affaire, sans trop de mal semble-t-il vu l'unanimisme des juges trop ravis de s'en saisir. Parmi les groupes de pression, il y avait Human Rights Watch et l'association irlandaise du Planning familial.



• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

31 octobre, 2011

La “famille” “homoparentale” au programme de la Terminale L

A l'intention des gogos qui croient encore en la bonne foi du gouvernement à propos de l'idéologie du genre au programme des Premières du bac général…

Dès la rentrée 2012, les élèves de Terminale de série L (littéraire) devront étudier la « famille homoparentale » dans  la spécialité « droit et grands enjeux du monde contemporain ».

Extrait de LCI :

Selon le Journal officiel, la disposition entrera en application à la rentrée scolaire 2012-2013. L'étude des familles homoparentales va désormais figurer, au même titre que les autres types de familles, au programme des classes de terminale littéraire dans la spécialité "Droit et grands enjeux du monde contemporain"(DGEMC), selon le Bulletin officiel spécial du ministère de l'Education nationale.
  
Le texte du programme initial intitulé « L'évolution de la famille » stipulait : « Après avoir constaté l'absence de définition de la famille, on montrera, par une analyse juridique et historique qu'elle a profondément évolué et qu'elle est devenue multiforme (famille biologique, adoptive, monoparentale, recomposée, nucléaire, élargie) et on proposera aux élèves d'en rechercher une définition. » Le nouveau texte ajoute désormais la mention « homoparentale » entre les mots « monoparentale et recomposée ».
Le ministère de l'Education s'en félicite en ajoutant qu'il ne s'agit pas d'une « reconnaissance » ni d'une « définition légale » mais que l'homoparentalité « fait débat » et suscite des décisions sur le plan de la loi et de la jurisprudence.

Hypocrites ! Pourquoi ne pas proposer d'étudier la « famille incestueuse », qui elle aussi existe, ou la « famille polygame » façon Lies Hebbadj ? Ne pas le faire ne constitue-t-il pas une discrimination insoutenable ?

Il va de soi que l'association des familles homoparentales est ravie…

© leblogdejeannesmits

19 octobre, 2011

Connaître et défendre l'objection de conscience

Vu cette note sur le Salon beige :




En partenariat avec des experts, l’Alliance pour les droits de la vie organise à Paris un week-end de formation sur le thème : « L’objection de conscience : un défi à relever »

Date : les 3 et 4 décembre 2011.
Public concerné : les professionnels de la santé, en activité ou jeunes en formation dans les filières médicales.

Lieu : Paris (6, rue Albert de Lapparent, 7°).

Inscriptions : sur le site www.universitedelavie.fr, à partir du 20 octobre 2011, avec les autres renseignements pratiques (horaires, tarifs).

Les intervenants sont médecin, philosophe, historien, moraliste, juriste… Ils croiseront leurs analyses avec des soignants et des responsables associatifs confrontés au quotidien à ces problèmes, en particulier le docteur Xavier Mirabel, Président, et Caroline Roux, Secrétaire Générale de l’Alliance pour les Droits de la Vie.

La formation est parrainée par l’Université de la Vie, dont le cycle général a déjà formé plus de 1.500 personnes en six ans pour comprendre les enjeux de la bioéthique et agir au service de la vie.

Dans notre société qui tend à imposer un ordre moral parfois contraire à la dignité de l’homme, les menaces sur la liberté de conscience se multiplient. Pouvoir dire « non » à une situation immorale ou à un ordre illégitime, avec ou sans clause de conscience, devient un enjeu crucial pour tout citoyen soucieux de rester en cohérence avec ses valeurs fondamentales. Les professions liées à la santé sont très directement impliquées (médecins, sages-femmes, infirmières, pharmaciens, chercheurs …), mais la question peut aussi se poser pour des juristes, des acteurs de l’action sociale, des fonctionnaires, etc.

Merci de diffuser largement cette invitation à toutes les personnes de votre entourage (famille, amis et connaissances du secteur médical) que vous pensez intéressées par ce thème. Il n’existe pratiquement aucune formation dans ce domaine en France, et cette initiative mérite d’être largement connue.

Voilà, c'est chose faite !

10 octobre, 2011

Irlande : mécanique du politiquement correct

C'est aujourd'hui que l'Irlande rendait avec l'ONU son rapport périodique d'évaluation des droits humains au Conseil des droits de l'homme à Genève dans le cadre de l'Assemblée générale : c'est la procédure « UPR » par laquelle chaque pays est théoriquement jugé par ses pairs tous les quatre ans pour déterminer les points de non-respect des droits humains qui devront être améliorés au cours de la période suivante.

C'est une procédure à laquelle coopère l'Etat évalué et dans le cas de l'Irlande, de larges consultations de la société civile et des associations ont précédé les auditions à Genève la semaine dernière.

Au bout du compte l'Irlande a eu droit à un rapport portant sur 126 recommandations précises dont elle a accepté d'emblée 62 et promis d'« étudier de près » 49 autres, 15 ayant été rejetées d'emblée.

Sur ces 15 pas moins de 6 portaient sur l'établissement à un « droit » à l'avortement, selon des critères différents selon les pays demandeurs :

1. La Norvège demandait l'alignement de la loi irlandaise sur la convention internationale sur les droits civils et politiques (voir ici sur ce blog) qui ne parle pas de l'avortement mais que le Secrétaire général interprète abusivement en ce sens.

2. Le Royaume-Uni demandait que l'Irlande légifère afin de se mettre en conformité avec l'affaire A,B,C contre Irlande jugée par la Cour européenne des droits de l'homme (analyse ici).

3. Danemark : autoriser l'avortement en cas de viol ou d'inceste ou danger pour la santé physique ou mentale, ou encore le bien-être de la femme enceinte (on ne dit pas « mère », bien sûr).

4. Slovénie : autoriser l'avortement lorsque la grossesse constitue un risque pour la santé de la femme enceinte.

5. Espagne : protéger les droits personnels des femmes en matière de santé reproductive et dépénaliser l'avortement dans certains cas.

6. Pays-Bas : création d'un groupe d'experts chargé de recommander la mise en place d'un cadre légal cohérent sur l'avortement, y compris la fourniture de services.

Au cours des auditions, la France avait également prôné la mise en œuvre de la jurisprudence A, B, C qui oblige l'Irlande à fournir aux femmes un cadre plus sûr pour connaître leur « droit » à l'avortement dans des situations données.

Loin de s'insurger contre ces déclarations, le ministre des Affaires étrangères irlandais Alan Shatter que son pays avait déjà mis en place un groupe d'experts pour correspondre à ces exigences, le rejet des six recommandations est donc relatif. Plusieurs groupes pro-vie irlandais ont dénoncé le manque de clarté des propos ministériels alors que l'Irlande détient précisément le record des meilleurs soins offerts aux futures mères, avec le taux de morts maternelles le plus bas du monde, « malgré » ou plutôt à cause d'une législation pro-vie où seul le danger de mort pour la mère permet d'entreprendre des actes d'urgence destinés à sauver sa vie.

Mais le rapport va plus loin, beaucoup plus loin, et parfois de manière ubuesque.

Des pays du tiers monde demandant à l'Irlande d'améliorer son système d'éducation ; l'Algérie recommandant d'en finir avec la violence sexuelle et de genre ; la Turquie notant que le système d'éducation en Irlande est toujours « principalement dominé par l'Eglise catholique » – sans oublier le coup de patte à propos des abus d'enfants… Le Ghana veut plus d'égalité de genre et la promotion des droits des femmes, l'Egypte plaide pour le respect des droits culturels et se dit « inquiète à propos de la discrimination religieuse de fait » (et les Coptes ?). Timor-Leste, sans doute un modèle du genre, et l'Ouzbékistan veulent voir en Irlande des prisons moins surpeuplées et mieux équipées. La Suisse a déploré que certains organismes sociaux, médicaux, religieux, éducatifs aient le droit de refuser des demandes d'emploi des personnes homosexuelles ou célibataires. L'Autriche aimerait voir l'Irlande respecter les traités onusiens pour les femmes. L'Iran s'est ému de la situation du racisme, de la xénophobie et de la discrimination à l'égard des musulmans, de la violence domestique contre les femmes (!) et de l'absence d'accès aux soins pour les migrants, réfugiés et demandeurs d'asile. Pakistan veut voir plus de fonds dépensés pour lutter contre le racisme et de meilleurs soins pour les gens du voyage. L'Allemagne dénonce la persistance des stéréotypes de genre à propos de rôles dans la société.

Parmi les recommandations acceptées d'emblée, l'Irlande s'est engagée à respecter celles demandent la mise en place améliorée d'une Commission des droits de l'homme couplée avec un organisme sur l'« Egalité », ainsi que d'une infrastructure indépendante chargée de surveiller leur mise en œuvre. Elle surveillera les inégalités de genre au travail pour les élimine. Elle combattra (comme le lui demande l'Iran) l'intolérance religieuse y compris à l'égard des musulmans, ainsi que l'islamophobie, et mettra les musulmans en mesure de pratiquer leur religion – demande formulée aussi par la Turquie. Elle poursuivra toute forme de « discrimination raciale » et protégera particulièrement les gens du voyage. Elle améliorera les prisons comme le lui demande l'Algérie et développera les peines alternatives (Autriche).

L'Irlande s'est engagé à réfléchir sur plusieurs recommandations – donc à les accepter : j'en relève quelques-unes :

Retirer des réserves à la ratifications de traités internationaux de droits humains, combattre la « discrimination » dans l'Education selon les directives de l'UNESCO, mise en place d'une loi de parité (demandée par la France), retirer les dispositions pénalisant le blasphème depuis le 1er janvier 2010 au nom de la liberté d'expression (encore la France) ; faire du racisme une circonstance aggravante pour les crimes, répertorier et agir contre la « violence domestique » (Pakistan) ; interdire toute forme de punition corporelle au sein de la famille (Uruguay) ; empêcher la discrimination à l'égard des parents homosexuels ou non mariés (Suisse). L'Irlande accueille également pour l'étudier la demande turque de voir encouragée la « diversité et la tolérance des autres fois et croyances dans le système éducatif » tout en traquant les « incidents racistes ».

Et pour couronner le tout, l'Irlande n'a pas rejeté d'emblée cette demande espagnole :

« Approfondir la réforme de la loi sur le mariage homosexuel et modifier le concept de la famille traditionnelle telle que le sacralise la Constitution. »

Voilà, c'est comme cela que ça marche. De réunion d'officine en appel devant le tribunal du politiquement correct, et que ce soit de bon gré, en plus ! Vous ne serez pas étonné d'apprendre que les représentants de l'Irlande ont chaleureusement remercié les autres pays de l'ONU pour la qualité de leurs recommandations et la pertinence de leurs remarques, et même d'avoir pris le temps de les faire !

© leblogdejeannesmits.

11 février, 2011

La manifestation de l'ADV contre le dépistage des « non conformes »

Le Salon beige publie le communiqué et quelques photos de la manifestation organisée par l'Alliance pour les droits de la vie à 12 h 45 près de l'Assemblée nationale. Voici quelques photos de plus…

Il y avait là des personnes de toutes portes : porteuses de handicaps graves, parents d'enfants handicapés, une jeune femme enceinte, et des gens supposés normaux. Et des « zéro défaut » ? Aucun, bien sûr.


C'est Mozart qu'on assassine. Mais avec le tri génétique, façon XXIe siècle, Lincoln ne serait pas né non plus…





…ni Beethoven, ni Einstein.


Alors, lui aussi, il serait « en trop » ? Non : plus courageux et plus humain que les prétendus « surhommes », prêt à opposer sa fragilité aux rêves nietzschéens des savants fous.


Blandine est née malgré une spina bifida (aujourd'hui, on en tue 90 %
avant la naissance. Et elle respire la joie de vivre.

Tugdual Derville, délégué général de l'Alliance générale pour les droits de la vie.
Capacité d'indignation intacte.



© Photos : Olivier Figueras.

08 février, 2011

Michael Lonsdale donne sa voix à l’embryon

Révision des lois bioéthiques

A la veille de l’examen du projet de loi de révision des lois bioéthiques, l’initiateur de la pétition en ligne pour un moratoire sur la recherche embryonnaire, les2ailes.com, a remis devant l’Assemblée nationale les 11 000 signatures récoltées en quelques semaines. Stanislas de Larminat n’avait l’appui d’aucune association ; il n’avait pas de fichier d’adresses ; pas d’appareil. Il a simplement estimé que devant la perspective d’une autorisation de principe de la recherche, ou de la prorogation du régime dérogatoire qui tout en interdisant la recherche la rend possible depuis les lois bioéthiques de 2004, il était impossible de ne rien faire.

Sa pétition, on pourrait la qualifier d’artisanale. Elle s’est propagée comme une traînée de poudre, de personne à personne. Elle est, de ce fait, éminemment représentative d’une réelle inquiétude des Français, à qui l’ensemble des gros médias fait pourtant avaler quotidiennement une ration d’arguments en faveur de la culture de mort.

Lundi matin, c’est Michael Lonsdale qui, aux côtés de Stanislas de Larminat, a présenté la pétition à la presse, avant d’accompagner un modeste cortège de 2CV vers l’Assemblée. Les deux hommes ne se connaissaient pas. L’acteur – le « Frère Luc » des Hommes et des dieux qui a touché 3,5 millions de cœurs – s’est associé avec enthousiasme à la démarche au nom de son amour pour la vie. Parce que les choses doivent être claires. Parce qu’en l’état actuel de la science, qui détruit des embryons au nom de sa « liberté », on peut craindre, demain, la création d’embryons artificiels.

L'arrivée en "Deuche"
Parenthèse pateline. On se souviendra de l’arrivée des 2CV bleu-blanc-rouge amenant Lonsdale, Larminat, la pétition… Les voitures grimpent sur le trottoir devant la façade « Seine » du Palais-Bourbon. S’y garent insolemment devant les policiers de garde. Elles y resteront – petit miracle ! – tout le temps de la petite cérémonie qui voit la remise symbolique d’une des 570 enveloppes destinées aux députés à Xavier Breton, élu UMP de Bourg-en-Bresse, qui anime un petit groupe parlementaire soucieux de limiter les dégâts de la loi bioéthique.

Celui-ci a déposé un amendement d’interdiction pure et simple de toute recherche sur l’embryon, et des amendements « de repli » pour obtenir au moins son arrêt provisoire par un moratoire, et à tout le moins le régime d’interdiction de principe.

Il faut lire la pétition de Stanislas de Larminat sur son site, où elle reste active. Elle dénonce ces députés qui, en votant la possibilité de considérer l’embryon – « être humain », incontestablement – comme un « matériau de laboratoire », se rendraient « coupables d’être irresponsables ».

L’objectif est parcellaire : s’opposer, sur un point précis, à une nouvelle dérive de la culture de mort tout en limitant les dégâts dans la situation existante. Pourrait-on obtenir davantage ? J’ai entendu un député de la majorité, la semaine dernière, expliquer que la remise en cause de l’avortement à l’Assemblée nationale était aujourd’hui totalement « taboue ». C’était « off », bien sûr. Devant l’urgence de la révision des lois bioéthiques, il faut bien en tenir compte. Mais il ne fait pas de doute que la démarche de Larminat s’inscrit dans un cadre clair de respect de la vie de tout être humain conçu :« N’est-ce pas le refus d’engager ce débat – et donc celui du statut de l’embryon – qui conduit le parlement à envisager la libéralisation totale de la recherche embryonnaire ? »

Michael Lonsdale répond à “Présent”

J’ai demandé à Michael Lonsdale, connu pour son engagement catholique et sa foi affirmée, s’il était venu là en tant que chrétien.

— Je suis venu parce que je crois à la vie et que c’est infiniment précieux, et qu’il faut la protéger. Ne pas laisser faire tous ces projets de recherche scientifique qui sont proprement hallucinants – quand on pense qu’on va laisser trifouiller la vie à son départ, il faut être très présent dans ce débat. Il s’agit de la vie, de la vie honnête, et de la vie belle ! Il ne faut pas que ces embryons soient soumis à des manipulations… Dieu sait pour quoi ! Parce qu’il y a toujours le Mauvais qui est là-dedans.


— Qu’est-ce qu’un embryon, donc, Michael Lonsdale ?

— Oh là là ! Ne me demandez pas de précisions scientifiques ! C’est un petit bout de machin de truc-chose, mais c’est toute la vie qui est incluse là-dedans !


Xavier Breton, aussi
Le député de Bourg-en-Bresse a également répondu à une question de Présent.

— Peut-on défendre une « exception française » en matière de bioéthique par rapport à beaucoup d’autres pays qui autorisent ce genre de recherches ?


— Nous pouvons être fiers, en France, d’avoir des lois de bioéthique qui montrent que nous ne sommes pas dans un vide complet. Il y a aujourd’hui des pays qui sont dans une logique d’ultralibéralisme très dangereux en matière éthique. Je crois que la France, depuis les lois de 1994 révisées en 2004, a su se doter de lois faites d’équilibre dont on peut être satisfait en partie, ou complètement, mais c’est en tout cas tout à notre honneur d’avoir un débat comme celui-là, qui, je l’espère, continuera à affermir les positions de notre pays.


De fait, il y a beaucoup de choses plus que contestables dans la loi, mais tout de même une volonté de ne pas tout laisser faire.

L’Alliance pour les droits de la Vie, la Fondation Jérôme-Lejeune, Frigide Barjot qui sur appelalaverite.com a lancé tout récemment une autre pétition contre la recherche embryonnaire, et Chrétienté-Solidarité étaient présents à la conférence de presse de lundi pour apporter leur soutien et dire leur solidarité avec la pétition de Stanislas de Larminat.

Source : www.present.fr

© photos : Olivier Figueras

25 janvier, 2011

Le “happening” de l'ADV lors du vote sur l'euthanasie

L'Alliance pour les droits de la vie a organisé une performance très réussie pour sensibiliser les médias à son opposition à l'euthanasie et aux dangers de celle-ci. Le communiqué de l'ADV est ici.

En cadeau, quelques photos de la « manifestation scénographiée » qui s'est déroulée de 12 h 45 à 13 h 30 ce mardi aux abords du Sénat.

Des figurants très convaincus…

“Quaerens quem devoret”

Des handicapés ont participé à l'événement

Danse macabre

Le repos des “morts”

Maryannick Pavageau, Légion d'honneur pour son engagement contre l'euthanasie,
 paralysée et victime d'un “Locked-in syndrome”
Joie de vivre

Pourvoyeurs de mort, médecins tueurs de demain ? 
L'attente méditative

Gag : à 19 €, il y en aurait pour tout le monde !
© Photos : Olivier Figueras

 
[]