Le “Daily Mail” donne un nom à un ovule fécondé au stade de deux cellules : c’est Jaycie, conçue in vitro

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Vache ou humain, qu'est-ce que ça change ? |
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Source photo : BioEdge. |
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En tant que pasteurs du Peuple de Dieu, chargés du grave devoir de donner un jugement moral lorsque cela est nécessaire pour sauvegarder les droits fondamentaux de la personne humaine ou pour sauver les âmes, nous voulons exprimer en direction des fidèles catholiques et de toutes les personnes de bonne volonté notre position par rapport à une disposition intrinsèquement incompatible avec la dignité de la personne humaine.
Nous n'avons jamais ignoré le désir légitime et naturel de beaucoup de couples mariés d'avoir des enfants ; à travers notre attention pastorale pour les foyers, nous connaissons pour l'avoir entendue exprimer de vive voix la douleur que fait vivre l'infertilité.
Nous avons constaté comment le « Défenseur des habitants », la presse nationale et certains secteurs de la société ont collaboré, d'une manière peu objective et partiale, a faire naître une opinion favorable à la fécondation in vitro (FIV) parmi les citoyens, en la présentant comme une solution inoffensive aussi bien pour l'enfant que pour la mère, et gratifiante pour ces couples.
En opposition avec cette thèse, l'Eglise a insisté sur le fait que le désir d'engendrer ne constitue pas un droit en soi. De même, nous avons insisté sur le fait que l'enfants a le droit d'être conçu naturellement, porté dans les entrailles, mis au monde et éduqué dans le cadre du mariage (cf. Jean-Paul II, Donum vitae n° 11).
La FIV est et sera, jusqu'à preuve absolue du contraire, un procédé déshumanisant pour le bébé. Dans cette affaire, nous sommes malheureusement surpris de voir qu'à aucun moment, on ne décrit l'embryon comme un être humain : non, il est décrit comme un produit qui, éventuellement, peut être éliminé, que ce soit par la volonté des parents ou pour l'intérêt médical.
Notre position se fonde sur la légitime aspiration à protéger la vie humaine depuis sa première étape de développement, et c'est pour cela que le Costa Rica a interdit cette pratique depuis l'an 2000, raison pour laquelle elle est aujourd'hui condamnée par l'arrêt de la Cour interaméricaine, qui se permet un jugement absolu sur un aspect aussi grave que l'est la vie humaine en sa première étape.
Cette condamnation du Costa Rica est une action fondée sur les critères subjectifs de fonctionnaires internationaux, dont les critères particuliers ont porté atteinte à la souveraineté juridique et constitutionnelle du Pays.
Cette résolution, cependant, ne nous prend pas par surprise. Premièrement, les experts présentés par l'Etat costaricain à l'audience devant la Cour interaméricaine des droits de l'homme se sont livrés à des contradictions. De même, certains juges, au cours des interrogatoires, ont fait des commentaires en contradiction directe avec ce qu'établit la Convention américaine sur les Droits de l'homme : « Toute personne a droit au respect de sa vie. Ce droit est protégé par la loi et, en général, depuis l'instant de la conception » (Art. 4), et ce pour s'affirmer favorables à la FIV.
Nous en appelons à la Tradition costaricaine de défense et de respect du droit international, pour dire que cet arrêt est un triste exemple de l'idéologie de la culture de mort qui contredit la loi naturelle et le principe judéochrétien du respect de la dignité humaine, niant aussi bien en théorie que dans la pratique la valeur transcendante de la personne.
Ce thème, comme touts les thèmes relatifs à la vie humaine, doit être considéré au-delà des perspectives partielles d'ordre médical, économique, sociologique ou idéologique, « à la lumière d'une saine vision intégrale de l'homme et de sa vocation, non seulement humaine et terrestre, mais aussi surnaturelle et éternelle » (Paul VI, Humanae vitae n° 7).
Les systèmes constitutionnels démocratiques doivent se fonder sur un sain consensus moral et non sur des accords précaires, provisoires ou historiques, et c'est pourquoi nous regrettons que les constitutions nationales et les systèmes de valeurs qui les sous-tendent se voient altérés par le biais de l'abus d'interprétation de juges en faveur d'une mentalité anti-vie.
En tant qu'évêques et citoyens, nous continuerons d'insister sur le fait que la vie humaine possède un caractère sacré, et c'est pourquoi toute attaque contre cette vie doit rencontrer une ferme et claire opposition de la part des croyants, fils et filles de l'Eglise. Même si cette technique est légalisée, alors que les embryons humains sont assassinés, elle sera toujours immorale.
On ne peut pas construire le bien commun sans reconnaître et protéger le droit à la vie comme le pilier sur lequel s'appuie toute la société civile.
Que Jésus-Christ, l'enfant-Dieu conçu dans les entrailles d'une Femme et né à Bethlehem, source et fondement de la vie, nous donne à tous la force de l'annoncer comme « Chemin, Vérité et Vie » afin qu'en lui, nous construisions l'avenir de nos familles et de toute la nation.
Que cette déclaration soit lue lors de la sainte messe en cette fin de semaine, à la veille de la Nativité de Notre Seigneur.
San José, le 21 décembre 2012.
Libellés : Australie, fécondation in vitro, mère célibataire, pma, procréation assistée
La Corporation des avocats catholiques d'Argentine a publié vendredi un argumentaire en treize points contre la loi autorisant la fécondation artificielle qui vient d'être approuvée en ce pays par la chambre des députés. Belle synthèse, non confessionnelle dans ses arguments, mais précisément appuyée sur la loi naturelle et le bien de l'enfant qui devrait éclairer chacun, croyant ou non. A ce titre elle n'est pas seulement d'intérêt local pour l'Argentine, même si elle s'intéresse de près aux dispositions particulières de cette loi. Je vous donne ici une traductuion succincte de la déclaration signée par Eduardo A. Sambrizzi et Cosme Maria Beccar Varela, respectivement président et secrétaire de la Corporacion de Abogados Catolicos.
1. La possibilité de recourir au don de gamètes et d'embryons porte atteinte au droit constitutionnellement reconnu des enfants à leur identité.
2. L'absence de limite pour les dons de gamètes augmente le risque de pratiquer des fécondations entre proches par le sang.
3. L'absence d'obligation pour les centres de recueil de gamètes de consigner l'identité des donneurs porte atteinte au droit à l'identité des enfants conçus à partir de ces dons.
4. On n'a pas limité le recours à la fécondation artificielle aux couples souffrant d'une infertilité ou d'une stérilité médicalement constatée.
5. La cryoconservation des embryons, n'étant pas interdite pas le texte, est donc autorisée, avec un risque pour leur vie alors que la Constitution argentine reconnaît que ce sont des personnes humaines.
6. Pas de limitation des ovules à féconder ni du nombre d'ovules fécondés à implanter lors de chaque tentative, ce qui peut être préjudiciable aux embryons ou de la femme.
7. Le texte ne limite pas l'accès à la technique de procréation artificielle aux femmes mariées ou du moins vivant en couple – avec un homme.
8. Le texte n'interdit pas non plus l'accès à la FIV aux personnes mariées ou vivant avec une personne du même sexe, « ce qui prive l'enfant aussi bien de son identité que de son droit d'avoir un père et une mère.
9. Le texte ne prévoit aucune instance de veille ou de contrôle sur le plan pénal, administratif ou civil, pas même pour sanctionner le non respect de ses propres dispositions.
10. Le fait de permettre aux donateurs de gamètes de rétracter leur consentement jusqu'après la fécondation et avant l'implantation entraîne la privation pour l'enfant de son droit de se développer jusqu'à la naissance.
11. La loi ne prévoit aucune objection de conscience, ni pour les médecins, ni pour les institutions où ils travaillent.
12. Elle méconnaît un avant-projet en voie d'adoption qui entend insérer dans le code civil et commercial de la nation argentine une loi spéciale de protection de l'embryon non implanté dans la mère.
13. Elle impose la couverture des techniques de procréation artificielle par le Programme médical obligatoire, avec des hausses de prix subséquentes pour les cotisations pour le secteur privé, ou la baisse des moyens de ce secteur.
On notera que la déclaration des avocats catholiques ne prend pas la question de front, n'avançant pas les arguments par lesquels l'Eglise condamne toute forme de fécondation artificielle. En revanche elle souligne quel serait le minimum éthique à respecter, en pointant les incohérences de la loi et en rappelant que les fécondations in vitro avec donneur posent un réel problème pour les enfants qui sont par ce biais coupés de leurs origines. La déclaration pose également le principe du respect de la vie de chaque embryon, dès qu'il existe, et cherche à limiter l'accès à la FIV aux couples « hétérosexuels » stables.
Il ne s'agit pas de dire que dans certains cas la fécondation artificielle est un bien, mais de montrer quels sont les points qui, en la matière, ne souffrent aucune discussion, aucune négociation, pour que le bien commun de la société soit sauvegardé.
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Barack Obama a souligné lundi l’« important contraste » entre son adversaire républicain Mitt Romney et lui-même sur la question du droit des homosexuels à se « marier », qu’il a officiellement soutenu pour la première fois la semaine dernière. « Le gouverneur Romney dit que nous devrions avoir un amendement constitutionnel qui instaurerait la notion selon laquelle les mariages entre homosexuels ne peuvent pas avoir lieu », a relevé le président américain, qui compte donc pouvoir engranger des voix grâce à sa prise de position.
De son côté Mitt Romney suscite des questions auprès des Américains conservateurs depuis que son fils aîné, Tagg, a annoncé sur Facebook la naissance de ses jumeaux en remerciant la mère porteuse qui vient de leur donner le jour, après avoir déjà porté l’un des six enfants du couple, conçus à chaque fois à partir du « matériel génétique » de Tagg et de sa femme. Selon le biographe de Mitt Romney, Ronald B. Scott, trois des fils du candidat ont eu recours à la fécondation in vitro pour obtenir une descendance.
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Le site d'information catholique Catholic News Agency annonce que le président de l'Académie pontificale pour la vie (APV), Mgr Ignacio Carrasco de Paula, a présenté ses excuses pour les deux lettres envoyées au nom de cette institution à des personnes s'inquiétant des dérives éthiques constatées de manière particulièrement évidente lors du congrès international qu'elle avait organisée sur le traitement de l'infertilité en février, et dans le choix des orateurs lors d'un autre congrès sur les cellules souches prévu en avril qui, lui, a été annulé. A la même occasion, le prélat a réitéré son « entier engagement » au service de l'Evangile de la vie.
Cette lettre datée du 8 mai reconnaît, selon CNA, qu'une lettre d'avril 2012 critiquant certains « activistes pro-vie » pour avoir dénoncé certains aspects du congrès sur les cellules souches « contenaient certaines formulations malheureuses qui, mal comprises, pouvaient avoir heurté la sensibilité de certaines personnes ». Derrière la langue de bois, une réalité : il y avait bien matière à apporter des éclaircissements et Mgr Carrasco de Paula s'est trouvé dans l'embarras à cause de la démarche de Josef Seifert, rapportée hier sur ce blog, et d'autres membres historiques de l'APV.
Les mots offensants ne cherchaient pas « à faire montre d'irrespect, et encore moins à ceux avec qui nous collaborons de manière étroite et reconnaissante depuis des années au service de la vie humaine et de sa défense », écrit Mgr Carrasco de Paula.
CNA rapporte qu'un autre membre dirigeant de l'APV lui a assuré qu'aussi bien la conférence de février sur l'infertilité que celle, annulée, sur les cellules souches, n'avait pas été organisée par l'APV – le bruit court qu'il s'agit d'une école de médecine catholique – et que « tous les membres du conseil de gouvernement » de l'APV avaient exprimé leur « consternation ». Lui-même a parlé de cette « effarante conférence sur l'infertilité ».
Mais de cette « consternation », on n'avait rien su. Qu'elle apparaisse à l'occasion d'une confidence anonyme à un organe d'information pose en soi beaucoup de questions.
Le même interlocuteur a évoqué le fait que le congrès pour les cellules souches avait lui aussi organisé par « d'autres », l'APV n'apportant que son patronage : « J'espère que de dures leçons auront été apprises », a-t-il déclaré selon CNA. Il a souhaité plus de « vigilance » de l'APV lorsqu'elle sous-traite l'organisation de tels événements et rappelé la manière dont cela se passait du temps du cardinal Sgreccia. Celui-ci appelait tous les intervenants prévus à un congrès « quatre mois » avant sa tenue. « Chaque orateur devait présenté sa conférence écrite au préalable, telle qu'elle serait donnée. De telle sorte qu'il n'y eût pas de surprises ».
Avant lui, le cardinal Angelini présidait l'APV et il avait carrément pour habitude d'interrompre l'orateur qui dirait quelque chose de contraire à la vérité morale, en soulignant avec force que cela était contraire à l'enseignement de l'Eglise.
De son coté Vatican Insider publie une note publiée le 10 mai par l'APV à la suite des critiques exprimée par le Pr Seifert et d'autres. (Ma traduction.)
« Les incompréhensions qui se sont récemment fait jour autour de certains événements organisés par l'Académie pontificale pour la vie doivent être considéreés comme une occasion d'examiner et de réaffirmer l'identité de l'Académie.
L'APV a été fondée par le bienheureux Jean-Paul II pour étudier et informer à propos des principaux problèmes de la biomédecine et du “biodroit” par rapport à la promotion et à la défense de la vie humaine. Cela signifie que l'Académie continuera sur la voie d'un dialogue ouvert avec le monde scientifique, tout en restant dans le même temps totalement fidèle à l'enseignement du Magistère catholique.
Pour cette raison, même si cela peut être parfois astreignant, le dialogue interne avec les membres apparaît comme fondamental pour notre mission et notre unité, et requiert de notre part tous les efforts possibles. Nous tendons tous vers la même fin à laquelle nous nous employons : la défense de la vie humaine depuis sa conception jusqu'à la mort naturelle, et ce avec intégrité et dans une sincère adhésion à la Vérité, suivant les objectifs de l'Académie au service de l'Eglise. »La publication d'une telle note est tout sauf anodine. Si une telle protestation de fidélité était devenue nécessaire, c'est bien qu'il y avait un (gros) problème. Pourquoi ce changement de ton ? Décidé et imposé par qui ? Il donne en tout cas raison à ceux qui se démènent comme des lions depuis des mois et même des années pour faire respecter la parole de l'Eglise même dans les « cas limites » dont ses adversaires se servent si bien pour tenter de vider son message de son contenu.
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On ne peut penser qu’une société puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante.
(Benoît XVI, 16 septembre 2006)