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13 septembre, 2015

Le “Daily Mail” donne un nom à un ovule fécondé au stade de deux cellules : c’est Jaycie, conçue in vitro

Le journal populaire anglais Daily Mail publiait le 27 août les photos de l’itinéraire d’une jolie petite fille conçue in vitro depuis sa fécondation jusqu’à ses 15 mois. Ce sont les parents de la petite Jaycie qui ont décidé de publier son album de naissance : pour la plupart des enfants, hormis une éventuelle échographie, tout commence avec un petit être fripé doté d’orteils format petits pois, et dans le meilleur des cas, de cheveux.
Pour Jaycie, la fécondation in vitro a permis de prendre des clichés dès les tout premiers moments de sa vie, avant même son implantation. La clinique de fertilité qui a réalisé l’intervention a envoyé le « film » des premiers jours de la fillette à ses parents qui l’ont regardée avec émotion grandir : deux cellules, puis quatre, puis huit et ainsi de suite.
Il n’est venu à personne l’idée de leur dire qu’il ne s'agissait que d’un amas de cellules. Ils savent qu’ils l’ont vu dès le début de sa vie sur leur écran de télévision. Le médecin, Simon Fishel, a commenté les images en exprimant « l’émerveillement » qu’elles font naître « devant le mystère magique de la conception et du développement humains ».
Le Daily Mail publie une série de photos : « Jaycie moment de la fécondation », « Jaycie à 2 cellules » ; « Jaycie à 8 cellules »… Et puis après la naissance : « Jaycie à deux jours. »
Jaycie, tout juste. Ces deux cellules de départ, c’est elle et personne d’autre. Toute l’information est là. Comment ne pas faire le lien avec l’avortement et son langage pipé de ses partisans qui refusent de parler d’enfant à naître, de bébé, d’être humain ?
Hélas, l’histoire est moins belle qu’elle n’y paraît. Si l’on ne peut que se réjouir et s’attendrir devant la petite fille qui a vu le jour, cela ne dispense pas de s’interroger devant la technicité de sa conception in vitro.
Même le film de ses tout premiers jours a son côté amer : les clichés ont été pris toutes les vingt minutes non seulement d’elle, mais de tous les embryons fécondés au moment de la procédure : c’est sous le microscope que les médecins ont décidé lequel d’entre eux leur semblait avoir la meilleure chance de s’implanter. Le choix est tombé sur Jaycie. Et les autres ? L’histoire ne le dit pas. Peut-être existe-t-il aussi des films de ses frères et sœurs… Détruits, congelés, ou utilisés pour la recherche, qui sait.
Quant aux heureux parents, Paula Chapman, 37 ans, et Paul Jones, 34 ans, ils vont s’attaquer désormais à leur deuxième projet, ayant réussi à réaliser le premier, la naissance d’un enfant. Ils vont se marier.

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26 décembre, 2014

Création de pré-ovules et de pré-spermatozoïdes à partir de cellules de la peau

Une équipe britannique du Gurdon Institute de Cambridge, en coopération avec le Weizmann Institute israélien, a réussi à créer des formes primitives de spermatozoïdes et d'ovules humains à partir de cellules de peau humaine. On annonce déjà que la découverte pourrait profiter à des couples infertiles : il serait donc possible de créer des gamètes à partir de la peau des hommes ou des femmes qui ne les produisent pas.

Dans un premier temps, les chercheurs avaient utilisé avec succès des cellules souches embryonnaires.

L'équipe ne peut pas dire pour l'instant si elle peut espérer obtenir des gamètes matures à l'avenir, ni si celles-ci seront en ce cas capables de servir à la reproduction humaine, mais rien n'est exclu. Ni la fécondation in vitro, ni d'autres applications pour répondre par exemple aux maladies liées au vieillissement : les cellules germinales primordiales ne contiennent que l'ADN sans les substances chimiques qui les entourent et pourraient mieux faire comprendre les changements épigénétiques qui provoquent ces maladies.

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18 novembre, 2014

En 2050, on choisira la PMA comme un mode de vie

Un avenir sans « grossesses non désirées » et « sans avortements » : c’est ce que prévoit le Pr Carl Djerassi pour 2050, date à laquelle, pense-t-il, une bonne part des bébés du monde occidental naîtront par fécondation in vitro, par procréation médicalement assistée, donc. Connu comme l’un des inventeurs de la pilule contraceptive, le professeur austro-américain envisage l’obsolescence de son invention : jeunes hommes et jeunes femmes congèleront leurs gamètes, et se feront stériliser, certains de pouvoir recourir à la PMA, estime-t-il.
Dans une interview au Daily Telegraph, le scientifique justifie ses prédictions par le taux de succès grandissant des fécondations artificielles, ce qui permettra selon lui de les envisager en dehors du contexte d’infertilité, tout en rassurant la « génération mañana » sur le fait qu’elle pourra tranquillement remettre la maternité ou la paternité à plus tard – avec la certitude que sperme et ovules, prélevés dans leur jeunesse, sont de « meilleure qualité ».
A la manière d’un Jacques Attali, Djerassi croit tout pouvoir prédire – mais il est vrai que la culture ambiante pousse en ce sens. « La grande majorité des femmes qui choisiront la FIV à l’avenir seront des femmes fertiles qui ont congelé leurs ovules et remis leur grossesse à plus tard. Les femmes de vingt ans choisiront d’abord cette approche comme une forme d’assurance, qui leur procure la liberté face aux décisions professionnelles, ou en l’absence du bon partenaire, ou du tic-tac inexorable de l’horloge biologique. Cependant, je prédis que beaucoup d’entre elles décideront d’être fertilisées par IVF en raison des avancées des diagnostics génétiques préimplantatoires. Et une fois que cela se produira, l’IVF deviendra une façon normale, non-coïtale, d’avoir des enfants », pense-t-il.
Ce sera l’ultime séparation entre le sexe et la reproduction, assure cet homme de 91 ans qui aura accompagné la « libération sexuelle » des années 1960 avant d’en produire l’aboutissement logique.
Dans ces prévisions dignes du Meilleur des mondes, on voit bien la conjonction contre nature entre la maîtrise absolue de la fécondité, l’eugénisme total, et la dénaturation de la sexualité. Et de la paternité et de la maternité : combien de temps durerait l’envie d’être parents biologiques de ses enfants, si un « produit » de meilleure qualité devenait ainsi facilement accessible ? Et pourquoi, à ce moment-là, ne pas généraliser ce qui se fait déjà aujourd’hui de manière exceptionnelle : « louer » une mère porteuse pour ne pas abîmer son corps, interrompre sa carrière, vivre les affres de la grossesse ?
De toute façon, l’activité sexuelle n’aurait plus alors aucune signification : dénuée de sa finalité procréatrice, elle serait du même coup vidée de sa finalité unitive, pour ne garder qu’une dimension « récréative », sans responsabilité et sans conséquence. Un monde totalement inhumain…
Ce n'est pas cela, pourtant, que lui reprochent les nombreux articles critiques parus dans la presse britannique à la suite de cet entretien : on met l'accent sur le danger de mettre tous ses « œufs » dans le même panier, sur la manière dont de telles promesses peuvent tromper les gens sur la maîtrise absolue de la fertilité, qui reste hors de portée. Mais sur le principe ? Pas de problème !

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27 août, 2014

Inséminations artificielles multiples et agressions sexuelles au Royaume-Uni

Gennadij Raivich, 58 enfants
Un professeur de médecine périnatale et de neurosciences à University College à Londres a été condamné à Londres pour agression sexuelle au cours de séances d’insémination artificielle artisanale. Gennadij Raivich n’a cessé de nier les agressions – une seule a été retenue en définitive par la justice – mais assure avoir engendré pas moins de 58 enfants, profitant de la quête désespérée de femmes souvent bien installées dans la vie professionnelle mais qui voulaient avoir un bébé.
Quinze femmes, dont une policière, un professeur de mathématiques et une conférencière ont témoigné en sa faveur : certaines avaient « obtenu » de lui deux, voire trois enfants par ce qu’il a qualifié d’« insémination artificielle plus » ou encore « insémination intra-cervicale ».
En clair, Raivich se rendait chez les femmes contactées à travers un forum internet, souvent sous un nom d’emprunt, et exigeait d’elles nombre de « faveurs » qui allaient, disait-il, faciliter l’obtention du sperme qu’il allait leur remettre. Plusieurs d’entre elles se sont plaintes par la suite d’avoir été victimes d’agressions sexuelles, mais la plupart n’ont semble-t-il rien dit. Comme l’a souligné le représentant de la couronne, ces femmes étaient assez désespérées pour accepter une rencontre douteuse, chez elles, prêtes à affronter la honte et l’humiliation pour arriver à leur fin, prêtes à ne pas en parler à leurs proches : « des victimes parfaites pour un prédateur sexuel ».
Bien sûr, la Human Fertilisation and Embryology Authority a fait savoir que ces inséminations n’avaient pas du tout été faites dans les règles – c’est avec de tels arguments qu’on justifie leur encadrement légal. Reste que l’insémination artificielle est déjà en soi une agression sexuelle et une atteinte au droit des enfants de ne pas être fabriqués comme des choses par l’entremise d’un homme qui ne pourra jamais jouer auprès d’eux son rôle de père.
On apprend dans le même temps que la HFEA vient de révéler que 504 donneurs de sperme au Royaume-Uni ont engendré plus de 6.200 enfants, soit au moins 10 enfants biologiques par donneur. Quinze donneurs ont même engendré vingt enfants ou davantage. Mais on ne saura jamais quel est le nombre le plus élevé d’enfants né d’un seul père, au motif – ça ne s’invente pas – que la HFEA ne peut pas le révéler : cela violerait la loi sur la protection des données.
Les données concernent les procédures de procréation médicalement assistée, fécondation in vitro et autres inséminations pratiquées dans les cliniques de fertilité du Royaume-Uni. La loi interdit aux donneurs d’engendrer des enfants dans plus de dix familles, outre la leur, mais le nombre d’enfants par famille n’est pas limité. Ils n’ont aucun droit ni responsabilité à l’égard de ces enfants.
Depuis 2005, toutefois, les enfants conçus par donneur ont le droit d’obtenir à 18 ans des informations qui leur permettent d’identifier celui-ci, s’ils le désirent. Mais cette levée de l’anonymat a fait chuter le nombre de donneurs au Royaume-Uni et aujourd’hui une insémination par donneur sur quatre se fait avec du sperme importé. Au total quelque 1.000 enfants par an naissent d’un don de sperme.

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26 novembre, 2013

Réflexions sur la conception en l'an 2013

Au hasard d'une de ces publicités spontanées qui surgissent à la faveur des navigations sur internet les plus anodines, je suis tombée sur le site de la plus importante clinique de fertilité de Barcelone – la ville où tout est possible en matière de « santé reproductive », depuis l'avortement tardif comme l'a montré l'affaire Carlos Morin jusqu'aux techniques de fécondation les plus avancées.

La clinique Eugin se vante donc d'être la plus grosse affaire du style dans capitale catalane, proposant ses services aux étrangers et notamment à ceux chez qui la fécondation in vitro et toutes les formes de PMA sont légalement réservés aux couples mariés.

Aussi ai-je tenté de m'inscrire, juste pour voir.

— Je suis une femme, évidemment. La clinique s'adresse aux femmes.

— Je demande un « pré-diagnostic », et le devis qui va avec.

— J'ai une compagne.

— J'ai 35 ans. (Puisqu'après tout j'ai décidé de raconter n'importe quoi, voir la réponse précédente…)

— Je n'ai pas d'insuffisance ovarienne, je ne suis pas séropositive, je n'ai pas subi de ligature des trompes, dans ma famille il n'existe pas de maladie héréditaire ni d'altération chromosomique.

Bref, je suis dans la case « lesbienne en bonne santé ».



Eh bien, ce n'est pas un problème. Ou si problème il y a, ce sera une question d'argent : on me réclamera la coquette somme de 1.490 € pour une insémination artificielle avec sperme de donneur (ça fait cher la passe, dirais-je si je voulais être triviale), et trois fois plus pour une fécondation in vitro avec « ovules propres et sperme de donneur » : 4.440 €. L'addition peut monter en cas de séropositivité ou de maladie héréditaire ou les autre difficultés nommées plus haut (5.690 € si on a recours au don d'ovules pour la FIV). 

Et la loi française ? Tout le monde s'en moque. L'important est de passer à la caisse.


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12 novembre, 2013

Pays-Bas : méga-étude sur la santé des « bébés-PMA »

L'hôpital universitaire AMC (Centre médical académique) d'Amsterdam lance une grande enquête sur in vitro. Le but de l'étude est de comprendre pourquoi, en moyenne, ces personnes ont de plus gros risques de présenter un diabète ou une maladie cardio-vasculaire sur le long terme.
la santé des « bébés FIV », ces enfants nés à la suite d'une fécondation

Pour Tessa Rosenboom, professeur à l'AMC, l'inquiétude à propos de la santé des « bébés FIV » (ou PMA) ne date pas d'aujourd'hui : on sait qu'en grandissant, ces enfants ont une pression artérielle un peu plus élevée que celle des autres enfants de leur classe d'âge, de même que leur taux de glucose est un peu plus important. Dans l'ensemble, ils ont également un poids plus élevé. On parle ici d'enfants en bonne santé générale, « mais présentant un petit déficit de santé pour laquelle il n'existe pas, pour l'heure, d'explication », souligne Mme Rosenboom. « Nous voulons vraiment savoir quelle en est la cause », explique le professeur.

Ces différences laissent présager de plus grandes différences et un plus gros risque de diabète ou de maladies cardiovasculaires, soulignent les chercheurs au moment de mettre en place leur enquête, qui ne saurait donner dans l'immédiat de résultats définitifs sur les pourcentages de risque : aux Pays-Bas, le plus « vieux » bévé-FIV vient d'avoir 30 ans, tandis que la première d'entre eux, Louise Brown, vient seulement d'avoir 35 ans.

La recherche portera sur les particularités des cliniques de fertilité ainsi que sur l'état de santé des parents (mais quid en cas de donneur anonyme ?) ; elle s'intéressera aussi au traitement de stimulation hormonale subi par la mère, pour comprendre si celui-ci joue un rôle.

Pas moins de 30.000 enfants sont nés aux Pays-Bas au cours de ces dernières dix années à la suite d'une fécondation in vitro réalisée dans l'une des 13 cliniques de fertilité du pays. Tous leurs dossiers seront pris en compte dans l'étude, facilitée par le fait que ces enfants ont fait l'objet d'un suivi serré.

Les enfants eux-mêmes pourraient participer dans un deuxième temps à l'étude en se soumettant à des analyses, sur la base du volontariat.

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08 juillet, 2013

Fécondation “in vitro” : bientôt du low-cost

Doctors develop $260 test-tube baby system for poor worldUne nouvelle technique de fécondation in vitro pourrait permettre de la rendre accessible jusque dans les pays très pauvres où la stérilité est aujourd'hui vécue comme une catastrophe, provoquant le rejet de la famille et l'exclusion sociale. C'est donc très bien, non ? C'est en tout cas ainsi que l'on tente de nous « vendre » cette affaire…

En clair, il s'agit d'une simplification spectaculaire des techniques requises pour réussir la fabrication d'embryons humains en éprouvette. Procédure aujourd'hui ultra-coûteuse – au Royaume-Uni on compte ainsi 5.000 livres, soit environ 5.500 euros pour une FIV, par cycle, réussie ou non. La nouvelle technique permet de ramener ce prix à quelque 170 livres (moins de 200 euros par cycle), et donc d'envisager de créer des cliniques de « fertilité » jusqu'en Afrique subsaharienne. Sans compter les pays riches où l'on aime aussi les bonnes affaires et où le « low-cost » pourrait provoquer une explosion de la demande…

Douze enfants sont déjà nés en utilisant cette technique dont les promoteurs assurent qu'elle présente un taux de réussite comparable à celui de la FIV « classique ». (Ce qui n'est pas forcément énorme : la FIV est en tout état de cause forte consommatrice d'embryons… Le taux « normal » de réussite invoqué est de 30 %.)

Développée en Belgique au Genk Institute for Fertility Technology, la procédure simplifiée permet selon ses inventeurs d'éviter l'utilisation de coûteux incubateurs au dioxyde de carbone requérant des gaz de qualité médicale et une purification de l'atmosphère pour contrôler les taux d'acidité dans l'environnement où l'on fait pousser les embryons. Les ingrédients chers sont remplacés par de l'acide citrique et de la bicarbonate de soude, deux produits très courants permettant de produire du dioxyde de carbone.

Comme le dit l'un des chercheurs, le Pr William Ombelet : « Nous avons réussi en utilisant une technique qui ressemble presque à celle de l'Alka-Seltzer. Nos premiers résultats suggèrent que cela marche au moins aussi bien qu'une FIV normale et nous avons déjà douze bébés en bonne santé qui sont nés. »

La technique ne peut pas être envisagé pour chaque cas de stérilité « traitée » par une FIV – on ne peut pas l'utiliser pour les cas où l'ovule est directement fécondé par un spermatozoïde par injection intra-cytoplasmique  – mais permettrait de répondre déjà largement, selon ses promoteurs, aux besoins des pays pauvres ou des plus pauvres dans les pays riches.

Et ce, bien sûr, au nom de la justice sociale.

La recherche s'est pour l'instant déroulée dans un grand laboratoire occidental, mais l'institut belge qui l'a réalisée envisage désormais de faire des tests au Ghana, en Ouganda ou au Cap. En attendant, en Belgique, on construit actuellement un centre de fertilité « low-cost » qui pourrait servir de modèle pour des réalisations similaires dans les pays pauvres : son coût ne devrait pas dépasser les 300.000 euros contre 1,5 à 3 millions d'euros en version « riche ». Et on y formera, en principe dès novembre, des médecins des pays en voie de développement.

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16 avril, 2013

Embryons à vendre : le filon d'une clinique californienne

Vache ou humain, qu'est-ce que ça change ?

Une clinique de fertilité de Davis, Californie, vient de lancer une innovation commerciale. Histoire de proposer une procréation médicalement assistée un peu moins chère, elle a décidé de mettre en vente des embryons aux couples stériles en vue de leur implantation. Cela permet de leur éviter toute l'onéreuse procédure de la récolte de gamètes et de la fécondation in vitro, rapporte l'Irish Examiner.

Jusqu'ici il était possible aux Etats-Unis d'acheter des gamètes – sperme ou ovules – séparément. La clinique californienne brûle désormais les étapes en créant une « fournée » d'embryons obtenus à partir d'un donneur de sperme et d'une donneuse d'ovules, pour après les vendre à des patients multiples. A 9.800 $ (7.500 €) l'embryon, le gain n'est pas négligeable.

Evidemment, les embryons vendus ainsi n'ont aucun lien génétique avec leurs acheteurs.

Depuis quelque temps, les couples en Californie se sont vu offrir la possibilité d'« adopter » des embryons surnuméraires résultant de traitements de fertilité, ce qui ne relève pas tout à fait de la même logique puisqu'il s'agit alors de ne pas laisser mourir des embryons laissés pour compte. La nouvelle « offre » suppose la création volontaire d'embryons surnuméraires en vue de la vente. Et elle passe sous silence la possibilité ultérieure d'inceste si des un garçon et une fille conçus ainsi tombent amoureux par la suite sans se savoir frère et sœur.

Un juriste de la Harvard Law School, Glenn Cohen, estime que le fait de vendre des embryons n'est pas par nature différent de la vente de gamètes et ne voit pas bien où est le problème ». Mais il note que la procédure laisse tout de même des questions ouvertes quant aux droits parentaux sur les embryons : il se demande si la clinique a des droits parentaux ou de tutorat, et pose aussi la question de savoir qui aurait les droits parentaux en cas de faillite de la clinique…

STOP !

L'urgence serait de montrer que la fécondation in vitro est en soi aberrante et indigne du petit d'homme, surtout si elle implique des cellules reproductrices extérieures au couple bénéficiaire.

Cela aurait évité d'expliquer aux homosexuels candidats au « mariage » et à l'homoparentalité qu'ils n'ont pas droit à la PMA, mais les couples composés d'un homme et d'une femme, oui, alors même que cela pose tout autant le problème de la filiation.

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07 mars, 2013

10 000 dollars pour avorter ? Une mère porteuse dit non

Voici une histoire qui montre où peuvent mener la gestation pour autrui, le don de gamètes et l'eugénisme. Elle se termine de manière étonnante…

Tout commence avec un couple du Connecticut désespéré à l'idée de ne pas pouvoir avoir un quatrième enfant après trois fécondations in vitro réussies. Trois petites filles, donc, mais aussi la conscience d'avoir quelque part dans l'« enceinte concentrationnaire » des embryons surgelés « surnuméraires ». Ils cherchaient une mère porteuse, la femme ne pouvant plus mener une grossesse à bien.

La mère porteuse, c'est Crystal Kelley, qui avait déjà deux filles mais aussi deux fausses couches à son actif, et le désir, à cause de ces dernières, d'« aider » un couple en détresse, moyennant finances bien sûr : c'était aussi une entreprise commerciale. Pour 22.000 $, elle était prête à porter deux embryons congelés.

L'un des embryons devait mourir après l'implantation, mais l'autre se développait bien… jusqu'au jour où, lors de l'échographie du 5e mois, on décela un bec-de-lièvre, un kyste au cerveau et une anomalie cardiaque complexe. Elle avait de bonnes chances de survivre après la naissance mais aurait environ 25 % de chances de mener une vie « normale », selon les médecins.

Les parents biologiques tentèrent alors de convaincre Crystal d'avorter, alors que celle-ci disait haut et fort vouloir « donner une chance au bébé » : une petite fille.

On proposa de faire une amniocentèse pour confirmer le diagnostic. Crystal était prête à l'accepter mais pour les parents du bébé, le résultat n'allait de toute façon rien changer : que Crystal avorte – « Qu'elle tente d'être comme Dieu, miséricordieuse pour l'enfant, et qu'elle la laisse partir. »

La jeune mère porteuse refusa : ils l'avaient choisie pour porter et protéger cette enfant, et c'était cela qu'elle entendait faire. Elle leur répondit qu'il ne leur appartenait pas de jouer à être Dieu. Pour autant elle ne voulait pas être la mère de l'enfant : elle portait bien le bébé pour une autre famille, non pour avoir un enfant à elle… Une représentante de Surrogacy International (une agence de mères porteuses), rRita Kron, venait de l'avertir : si elle choisissait de mener la grossesse à terme, les parents biologiques n'accepteraient pas d'être les parents légaux du bébé.

C'est alors que les parents biologiques lui proposèrent 10.000 $ supplémentaires si elle avortait. De quoi tenter cette jeune femme qui s'était toujours dite pro-vie mais qui avait besoin d'argent… D'autant que Rita Kron emmena Crystal déjeuner pour lui expliquer par le menu toutes les difficultés qu'elle rencontrerait avec un enfant handicapé et malade, sans compter le gouffre financier, et combien ses propres enfants allaient en souffrir.

« Dans un moment de faiblesse, raconte Crystal, je lui ai dit que j'avorterais pour 15.000 $. » Elle le regretta aussitôt remontée dans sa voiture… Mais les parents biologiques refusèrent le marché, et Crystal resta décidée à ne choisir l'avortement en aucun cas.

C'est alors que commença une nouvelle pression. Six jours s'étaient écoulés depuis l'échographie : le 22  février 2012, Crystal fut contactée par l'avocat de ses clients qui annonça qu'en refusant d'avorter, elle se rendait coupable d'une violation de ses obligations contractuelles, puisqu'elle s'était engagée à le faire  en cas de « grave anomalie fœtale ». On la menaça de procès pour récupérer les sommes déjà versées plus 8.000 $, sans compter les frais médicaux et légaux.

Crystal obtint alors l'assistance bénévole d'un avocat qui soutint l'impossibilité de la forcer à avorter, quels que soient les termes du contrat. Contre-offensive des parents : qu'elle poursuive la grossesse, ils accepteraient de prendre la responsabilité légale de l'enfant et l'abandonneraient aussitôt, faisant de la fillette une pupille de l'Etat. L'avocat de Crystal lui expliqua que malgré sa répugnance à voir l'enfant abandonné à une famille d'accueil elle devrait accepter cette solution faute de pouvoir obtenir autre chose d'un tribunal.

Mais Crystal choisit une autre option. Avec ses deux filles, enceinte de 6 mois, elle quitta le Connecticut pour l'Etat le plus proche où elle, en donnant le jour à l'enfant, serait considérée comme sa mère, et non les parents biologiques, mais aussi où les soins médicaux seraient les plus à même de venir au secours de l'enfant. Le meilleur service pédiatrique du pays se trouvait justement, d'après ses recherches, à l'université du Michigan. C'est là qu'elle s'installa, profitant d'une sous-location proposée par un étudiant ; MediAid allait lui donner la possibilité d'accéder à un suivi médical pour les grossesses à hauts risques.

Restait à savoir si elle garderait l'enfant alors que, mère célibataire de deux enfants, sans travail et sans domicile permanent, elle n'en avait pas les moyens. Mais elle s'était « attachée émotionnellement » à l'enfant qu'elle portait, et elle n'arrivait pas à se décider. Elle finit néanmoins par trouver un couple désirant adopter le bébé.

C'est alors, à un mois du terme prévu, que les parents biologiques intentèrent une action pour faire reconnaître leurs droits parentaux dans le Connecticut… Et c'est là qu'ils avouèrent que la « mère biologique » n'avait en réalité pas de lien génétique avec l'enfant, puisque les embryons avaient été fabriqués avec des ovules donnés par une femme restée anonyme.

A la naissance de l'enfant, le 25 juin, on ne savait toujours pas comment l'affaire allait être résolue. Trois semaines plus tard, on négocia un accord : le père acceptait d'abandonner ses droits parentaux contre l'assurance de pouvoir obtenir des nouvelles de la santé de l'enfant auprès de la famille adoptante. Depuis, le père biologique a pu rendre visite à la fillette et la tenir dans ses bras.

L'état de santé du bébé s'est révélé bien plus grave que ce que les échographies avaient laissé supposé. Un gros problème cérébral – les deux hémisphères mal séparés – des organes comme le foie et l'estomac mal placés, deux rates, un bec-de-lièvre et des défauts cardiaques importants ont conduit « Baby S » à subir plusieurs opérations et il lui en faudra d'autres. Ses parents adoptifs savent qu'elle mourra peut-être bientôt, et que si elle vit, elle ne marchera ni parlera normalement, mais ils voient en elle, avant tout, un bébé plein de joie de vivre, qui rit avec ses frères et sœurs, joue et se méfie des gens qu'elle ne connaît pas.

Le dernier mot à Crystal Kelley :

« Je ne peux vous dire combien de gens m'ont dit que j'étais mauvaise, que j'avais tort, que j'aurais dû me faire avorter, que je serais damnée en enfer. (…) Mais personne ne ressentait cette grossesse comme moi je le faisais. Personne d'autre ne la sentait bouger et donner des coups de pieds de l'intérieur. Je savais depuis le début que cette petite fille avait un esprit combatif étonnant, et que tous les défis qui lui étaient lancés seraient relevés par elle avec chaque once de courage dont elle dispose. Peu importe ce qu'on m'a dit, je suis devenue sa mère. »

En attendant, on pourrait s'économiser beaucoup d'imbroglios procréatifs en reconnaissant qu'un enfant devrait naître de l'acte d'amour de son père et de sa mère !



Photos : ici.


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17 février, 2013

Allemagne : un tribunal affirme le droit des enfants nés d'un donneur de connaître leur père

Source photo : BioEdge.
Une cour d'appel allemande vient de juger qu'une jeune femme âgée de 21 ans doit pouvoir connaître l'identité du donneur de sperme à qui elle doit la vie, au nom du droit de connaître son père biologique. « L'intérêt de la plaignante à connaître sa parenté doit être jugé comme prévalant sur les intérêts de la défense et sur le droit à de ne pas divulguer des informations sur le donneur », a estimé cette juridiction de Hamm.

Reste à savoir si les données relatives au père biologique ont été archivées ou détruites, mais le principe est bien posé : la jeune femme, qui a découvert il y a quatre ans que l'homme qui l'a élevée n'est pas son père, subit un tort du fait qu'elle n'a pas pu connaître son père véritable.

« Sarah P » a ainsi fait valoir l'application d'une jurisprudence de la Cour constitutionnelle qui affirmait, en 1989, que l'accès à l'héritage génétique constitue un droit de la personne. Mais la manière de consigner les éléments permettant d'identifier un donneur n'a été fixée qu'en 2007 par un nouveau jugement imposant qu'ils soient consignés et conservés par le médecin responsable pendant 30 ans, non pas  pour permettre de retrouver le père biologique, mais pour permettre un meilleur dépistage des maladies héréditaires et infectieuses.

Il est maintenant question d'imposer la tenue d'un registre officiel qui permette de stocker de manière permanente les données des enfants conçus à la suite d'un don de sperme et de leur père biologique. On estime à 100.000 environ le nombre de personnes nées d'un don de sperme anonyme en Allemagne.

Une fois son identité connue, le père biologique peut être mis en demeure de subvenir aux besoins de son enfant, ainsi qu'à ceux de sa mère pendant les trois premières années après la naissance, et les services sociaux – qui apportent cette aide alimentaire en cas de père inconnu – ont le droit de rechercher le géniteur d'un enfant à cette fin.

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27 décembre, 2012

Costa Rica : l'Eglise condamne la ”fécondation in vitro”, malgré la Cour interaméricaine des droits de l'homme

La Cour interaméricaine des droits de l'homme a décidé le 28 novembre, dans un arrêt rendu public il y a une semaine, de condamner le Costa Rica pour son interdiction générale de la fécondation in vitro, interdiction fondée sur le respect de la vie affirmé par la constitution costaricaine, et l'a enjoint de lever au plus tôt l'interdit afin que les personnes désirant avoir recours à cette technique de reproduction puissent y avoir recours sans rencontrer d'empêchement.

Le même arrêt oblige le Costa Rica à prendre les mesures nécessaires pour encadrer la pratique et en vérifier l'exécution selon des normes de qualité à préciser, et impose dans le même temps l'intégration de ce moyen de traitement de l'infertilité dans les programmes de sécurité sociale afin de mettre un terme à la « discrimination » causée par l'interdit.

L'arrêt fleuve, dont on trouvera ici un « résumé » officiel de 14 pages, s'attarde en effet longuement sur le droit comparé, la « discrimination de genre » dont souffrent les femmes qui sont les premières « victimes » de l'interdit puisqu'il s'agit par la FIV de venir au secours de leur infertilité, et la « discrimination indirecte relative à la situation économique » puisque les femmes riches peuvent se rendre à l'étranger pour obtenir une procréation médicalement assistée.

Le statut de l'embryon fait l'objet de longs développements où la qualité d'être humain de l'enfant à naître est nié jusqu'à la naissance.

Tous les évêques du Costa Rica ont co-signé un document dénonçant le jugement de la Cour interaméricaine, faisant preuve d'un rare courage politique et moral… On ne connaît pas beaucoup d'exemples, en effet, d'évêques catholiques qui osent prendre clairement et publiquement position contre les techniques de procréation assistée qui ne respectent pas l'intégrité de l'acte conjugal, seul lieu digne de la conception d'une nouvelle vie humaine.

Voici ma traduction de leur déclaration.
En tant que pasteurs du Peuple de Dieu, chargés du grave devoir de donner un jugement moral lorsque cela est nécessaire pour sauvegarder les droits fondamentaux de la personne humaine ou pour sauver les âmes, nous voulons exprimer en direction des fidèles catholiques et de toutes les personnes de bonne volonté notre position par rapport à une disposition intrinsèquement incompatible avec la dignité de la personne humaine. 
Nous n'avons jamais ignoré le désir légitime et naturel de beaucoup de couples mariés d'avoir des enfants ; à travers notre attention pastorale pour les foyers, nous connaissons pour l'avoir entendue exprimer de vive voix la douleur que fait vivre l'infertilité. 
Nous avons constaté comment le « Défenseur des habitants », la presse nationale et certains secteurs de la société ont collaboré, d'une manière peu objective et partiale, a faire naître une opinion favorable à la fécondation in vitro (FIV) parmi les citoyens, en la présentant comme une solution inoffensive aussi bien pour l'enfant que pour la mère, et gratifiante pour ces couples. 
En opposition avec cette thèse, l'Eglise a insisté sur le fait que le désir d'engendrer ne constitue pas un droit en soi. De même, nous avons insisté sur le fait que l'enfants a le droit d'être conçu naturellement, porté dans les entrailles, mis au monde et éduqué dans le cadre du mariage (cf. Jean-Paul II, Donum vitae n° 11). 
La FIV est et sera, jusqu'à preuve absolue du contraire, un procédé déshumanisant pour le bébé. Dans cette affaire, nous sommes malheureusement surpris de voir qu'à aucun moment, on ne décrit l'embryon comme un être humain : non, il est décrit comme un produit qui, éventuellement, peut être éliminé, que ce soit par la volonté des parents ou pour l'intérêt médical. 
Notre position se fonde sur la légitime aspiration à protéger la vie humaine depuis sa première étape de développement, et c'est pour cela que le Costa Rica a interdit cette pratique depuis l'an 2000, raison pour laquelle elle est aujourd'hui condamnée par l'arrêt de la Cour interaméricaine, qui se permet un jugement absolu sur un aspect aussi grave que l'est la vie humaine en sa première étape. 
Cette condamnation du Costa Rica est une action fondée sur les critères subjectifs de fonctionnaires internationaux, dont les critères particuliers ont porté atteinte à la souveraineté juridique et constitutionnelle du Pays. 
Cette résolution, cependant, ne nous prend pas par surprise. Premièrement, les experts présentés par l'Etat costaricain à l'audience devant la Cour interaméricaine des droits de l'homme se sont livrés à des contradictions. De même, certains juges, au cours des interrogatoires, ont fait des commentaires en contradiction directe avec ce qu'établit la Convention américaine sur les Droits de l'homme : « Toute personne a droit au respect de sa vie. Ce droit est protégé par la loi et, en général, depuis l'instant de la conception »  (Art. 4), et ce pour s'affirmer favorables à la FIV. 
Nous en appelons à la Tradition costaricaine de défense et de respect du droit international, pour dire que cet arrêt est un triste exemple de l'idéologie de la culture de mort qui contredit la loi naturelle et le principe judéochrétien du respect de la dignité humaine, niant aussi bien en théorie que dans la pratique la valeur transcendante de la personne. 
Ce thème, comme touts les thèmes relatifs à la vie humaine, doit être considéré au-delà des perspectives partielles d'ordre médical, économique, sociologique ou idéologique, « à la lumière d'une saine vision intégrale de l'homme et de sa vocation, non seulement humaine et terrestre, mais aussi surnaturelle et éternelle » (Paul VI, Humanae vitae n° 7). 
Les systèmes constitutionnels démocratiques doivent se fonder sur un sain consensus moral et non sur des accords précaires, provisoires ou historiques, et c'est pourquoi nous regrettons que les constitutions nationales et les systèmes de valeurs qui les sous-tendent se voient altérés par le biais de l'abus d'interprétation de juges en faveur d'une mentalité anti-vie. 
En tant qu'évêques et citoyens, nous continuerons d'insister sur le fait que la vie humaine possède un caractère sacré, et c'est pourquoi toute attaque contre cette vie doit rencontrer une ferme et claire opposition de la part des croyants, fils et filles de l'Eglise. Même si cette technique est légalisée, alors que les embryons humains sont assassinés, elle sera toujours immorale. 
On ne peut pas construire le bien commun sans reconnaître et protéger le droit à la vie comme le pilier sur lequel s'appuie toute la société civile. 
Que Jésus-Christ, l'enfant-Dieu conçu dans les entrailles d'une Femme et né à Bethlehem, source et fondement de la vie, nous donne à tous la force de l'annoncer comme « Chemin, Vérité et Vie » afin qu'en lui, nous construisions l'avenir de nos familles et de toute la nation. 
Que cette déclaration soit lue lors de la sainte messe en cette fin de semaine, à la veille de la Nativité de Notre Seigneur. 
San José, le 21 décembre 2012.

La liste des signataires est ici.

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11 novembre, 2012

En Australie, plus de femmes d'affaires choisissent la PMA pour devenir mères célibataires

Un nombre croissant de femmes célibataires proches de la quarantaine se tourne aujourd’hui vers la fécondation in vitro en Australie, affirment des responsables de cliniques de fertilité dans ce pays. Ce sont, le plus souvent, des femmes qui n’ont jamais eu de partenaire masculin stable et donc le métier leur assure des revenus suffisants pour élever seules un enfant. Michael Cook, de BioEdge, rapporte les propos de Michael Chapman, de l’Association australienne de la fertilité : « Nous voyons toujours davantage de ces dames. Des femmes qui n’arrivent pas à trouver le partenaire idéal mais qui se rendent compte que c’est une option pour elles. C’est devenu presque normal d’être une mère célibataire. Du coup, quand elles ont 38 ou 39 ans, elles se dirigent vers le don de sperme et la reproduction assistée. »
Leur nombre a progressé de 10 % au cours des trois dernières années.

Selon le Pr Gab Kovacs, de Monash IVF, ces femmes préfèrent se tourner vers la fécondation artificielle plutôt que se rabattre sur un amour d’une nuit parce que les donneurs de sperme en clinique subissent des tests de dépistage de défauts génétiques et de maladies infectieuses : « Si vous récupérez un type dans un pub, vous ne savez pas ce que vous allez avoir. »

Un article de la presse australienne donne l’exemple d’Allison Myers, « une » plombier (difficile d’écrire : plombière !) de Melbourne. A 39 ans, elle est « fière » de ce qu’elle a fait : « Regardez ce que j’ai. Elle est magnifique… D’une certaine manière, elle m’a sauvé la vie. En tant que célibataire on fait la fête, on boit, on claque son argent, on n’imagine pas un avenir positif. La voilà qui arrive et c’est fantastique, je veux la voir grandir. »


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10 septembre, 2012

Fécondation “in vitro” : la pression monte sur le Costa Rica

Dans la procédure en cours pour tenter d'imposer au Costa Rica la légalisation de la fécondation in vitro, trois juges de la Cour interaméricaine des droits de l'homme – l'équivalent, en gros, de la Cour européenne des droits de l'homme – ont mené une audience publique où ils ont clairement, et même de manière goguenarde, affirmé leurs préjugés. Tout montrait que leur opinion était faite : la manière d'interroger les représentants du gouvernement costaricain, leurs commentaires, leurs mauvaises blagues. Pour Rita Chaves, secrétaire de l'Assemblée législative du Costa Rica, qui a assisté aux séances des 5 et 6 septembre, la partialité des juges ne fait pas de doute, ainsi qu'elle l'a fait savoir en publiant un communiqué à l'issue de  la dernière audience.

« A l'expert juridique, ils ont posé des questions scientifiques ; à l'expert juridique, des questions scientifiques : leur objectif évident était d'embrouiller et de décontextualiser leurs réponses », a-t-elle noté. Et en écoutant les représentants du Costa Rica parler, les juges ne se sont pas privés de gesticuler pour montrer leur désaccord ; quand ils ont évoqué le fait que la fécondation in vitro aboutit à la destruction de nombreux embryons, les juges se sont carrément moqués d'eux.

La même élue costaricaine a observé que la salle où se déroulaient les audiences et le salle contiguë où on pouvait les suivre étaient blindées par un public trié sur le volet – des membres d'associations favorables à la fécondation in vitro et toutes les personnes participant actuellement à une session de formation organisée par la Cour. Les personnes réclamant le droit à la fécondation artificielle étaient aussi présentes, entourées de nombreux proches selon les officiels de la Cour. La presse avait aussi été convoquée en grand nombre. En revanche, Rita Chaves a eu le plus grand mal à obtenir le droit d'entrer…

Tout cela pour voir le président de la Cour, Diego Garcia Sayan, la juge jamaïcaine Margarette May Macauly et l'Uruguayen Alberto Perez Perez manifester ostensiblement leur soutien à l'avortement et aux techniques de procréation artificielle…

Le directeur du Population Research Institute pour l'Amérique latin, Carlos Polo, a fait remarquer que si la Cour juge avec la partialité dont on fait preuve ces juges à l'audience, les lois et constitutions protégeant la vie qui restent en vigueur en Amérique latine seraient en grand danger  : « Ainsi, on laissera le champ libre aux organisations internationales abortistes et cette protection de l'enfant à naître risque d'être renversée », a-t-il observé.

Sans compter que la Cour interaméricaine, ce faisant, outrepasserait sa compétence, puisqu'il lui revient uniquement de se prononcer sur les droits que protège la convention américaine des droits de l'homme, la Pacto de San José. Ni celle-ci, ni aucun instrument international, a-t-il ajouté, ne peut être interprété de manière à imposer au Costa Rica d'autoriser et de réguler la fécondation in vitro.


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30 juillet, 2012

Argentine : les avocats catholiques contre la “FIV”

La Corporation des avocats catholiques d'Argentine a publié vendredi un argumentaire en treize points contre la loi autorisant la fécondation artificielle qui vient d'être approuvée en ce pays par la chambre des députés. Belle synthèse, non confessionnelle dans ses arguments, mais précisément appuyée sur la loi naturelle et le bien de l'enfant qui devrait éclairer chacun, croyant ou non. A ce titre elle n'est pas seulement d'intérêt local pour l'Argentine, même si elle s'intéresse de près aux dispositions particulières de cette loi. Je vous donne ici une traductuion succincte de la déclaration signée par Eduardo A. Sambrizzi et Cosme Maria Beccar Varela, respectivement président et secrétaire de la Corporacion de Abogados Catolicos.

1. La possibilité de recourir au don de gamètes et d'embryons porte atteinte au droit constitutionnellement reconnu des enfants à leur identité.

2. L'absence de limite pour les dons de gamètes augmente le risque de pratiquer des fécondations entre proches par le sang.

3. L'absence d'obligation pour les centres de recueil de gamètes de consigner l'identité des donneurs porte atteinte au droit à l'identité des enfants conçus à partir de ces dons.

4. On n'a pas limité le recours à la fécondation artificielle aux couples souffrant d'une infertilité ou d'une stérilité médicalement constatée.

5. La cryoconservation des embryons, n'étant pas interdite pas le texte, est donc autorisée, avec un risque pour leur vie alors que la Constitution argentine reconnaît que ce sont des personnes humaines.

6. Pas de limitation des ovules à féconder ni du nombre d'ovules fécondés à implanter lors de chaque tentative, ce qui peut être préjudiciable aux embryons ou de la femme.

7. Le texte ne limite pas l'accès à la technique de procréation artificielle aux femmes mariées ou du moins vivant en couple – avec un homme.

8. Le texte n'interdit pas non plus l'accès à la FIV aux personnes mariées ou vivant avec une personne du même sexe, « ce qui prive l'enfant aussi bien de son identité que de son droit d'avoir un père et une mère.

9. Le texte ne prévoit aucune instance de veille ou de contrôle sur le plan pénal, administratif ou civil, pas même pour sanctionner le non respect de ses propres dispositions.

10. Le fait de permettre aux donateurs de gamètes de rétracter leur consentement jusqu'après la fécondation et avant l'implantation entraîne la privation pour l'enfant de son droit de se développer jusqu'à la naissance.

11. La loi ne prévoit aucune objection de conscience, ni pour les médecins, ni pour les institutions où ils travaillent.

12. Elle méconnaît un avant-projet en voie d'adoption qui entend insérer dans le code civil et commercial de la nation argentine une loi spéciale de protection de l'embryon non implanté dans la mère.

13. Elle impose la couverture des techniques de procréation artificielle par le Programme médical obligatoire, avec des hausses de prix subséquentes pour les cotisations pour le secteur privé, ou la baisse des moyens de ce secteur.

On notera que la déclaration des avocats catholiques ne prend pas la question de front, n'avançant pas les arguments par lesquels l'Eglise condamne toute forme de fécondation artificielle. En revanche elle souligne quel serait le minimum éthique à respecter, en pointant les incohérences de la loi et en rappelant que les fécondations in vitro avec donneur posent un réel problème pour les enfants qui sont par ce biais coupés de leurs origines. La déclaration pose également le principe du respect de la vie de chaque embryon, dès qu'il existe, et cherche à limiter l'accès à la FIV aux couples « hétérosexuels » stables.

Il ne s'agit pas de dire que dans certains cas la fécondation artificielle est un bien, mais de montrer quels sont les points qui, en la matière, ne souffrent aucune discussion, aucune négociation, pour que le bien commun de la société soit sauvegardé.

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28 juillet, 2012

Fécondation à trois : cela existe et pose des problèmes


La proposition britannique d’autoriser une technique de fécondation qui fait intervenir le matériel génétique de trois parents, présentée comme une nouveauté, a fait couler beaucoup d’encre, mais la technique est déjà utilisée depuis quinze ans, rapporte Angela O’Brien de LifeSite. Des rapports mis au jour sur le site mercola.com, du Dr Joseph Mercola, rendent compte de cas répertoriés aux Etats-Unis dès 1997, soit douze grossesses effectives après implantation, avec des naissances à la clef.

C’est l’Institute for Reproductive Medicine and Science of Saint Barnabas, au New Jersey, qui annonçait en 2001 la naissance de ces enfants « génétiquement modifiés ».

Ces bébés ont été « créés » en éprouvette par la technique du remplacement du cytoplasme d’un ovule défectueux de la mère par le cytoplasme d’un ovule sain d’une autre femme, avant de le féconder. La manipulation peut résulter en la transmission d’ADN de l’autre femme par la mitochondrie contenue dans le cytoplasme.

De fait, sur les enfants nés à la suite de cette manipulation, deux possédaient du matériel génétique de la donneuse : les tests ont révélé « qu’outre le mtADN maternel, on a observé une petite portion de mtADN de la donneuse » : en d’autres termes, ces enfants ont un père génétique mais deux mères génétiques.

Un rapport sur les enfants du New Jersey fait lors d’un congrès mondial à Berlin en 2003 sur les « Controverses en obstétrique, gynécologie et infertilité », sous le titre « Transfert cytoplasmique, quels risques ? », observe que ces mitochondries, étant transmises par voie maternelle, l’ADN altéré peut être transmis à une éventuelle descendance.

Le même rapport souligne que l’un des enfants a été diagnostiqué à 18 mois comme souffrant d’un désordre de développement général.

Le Dr Mercola observe sur son site que la technique a été utilisée « de manière répétée alors même que personne ne connaît les conséquences que peut avoir pour l’individu ou pour ses futurs enfants d’avoir les traits génétiques de trois personnes ». On apprend en effet par l’Oxford Journal que « plusieurs cliniques de FIV » ont eu recours au transfert cytoplasmique.

Selon Mercola, c’est une technique qui est au premier plan parmi les généticiens mais la presse grand public n’en parle que très rarement, alors même qu’elle pose d’importants problèmes éthiques. « Il est un peu déconcertant de voir qu’une si grande part de cette recherche se fait sans un débat ouvert sur les questions éthiques qui lui sont liées. »



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22 juillet, 2012

Royaume-Uni : ces bébés éprouvette qu'on avorte…


Près de 130 bébés conçus lors d’une fécondation in vitro ont été avortés en 2011 au Royaume-Uni en raison d’une « anomalie » détectée avant la naissance, rapporte Michael Cook sur BioEdge, citant le quotidien britannique  Daily Mail. On sait que 31 de ces « interruptions médicales » (comme on dit en France) ont coûté la vie à des enfants trisomiques 21, 19 présentaient une anomalie fœtale, et 15 avaient le syndrome d’Edward. Ces chiffres pourraient être plus élevés dans la mesure où les raisons de l’avortement médical ne font pas l’objet d’une déclaration obligatoire.

Les associations pro-vie britanniques soulignent le côté « triste », « cruel », voire « égoïste » de ces décisions d’avorter prises alors que le choix de la fécondation in vitro, procédure particulièrement lourde pour la femme, est signe d’une volonté désespérée d’avoir un enfant. »

En revanche, Marie Stopes International, organisme de fourniture d’avortements, a répondu par la voix d’une porte-parole : « Nous encourageons quiconque se trouve dans une telle situation a rassembler autant d’information que possible sur les implications d’une poursuite de la grossesse avant de prendre leur décision. »



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15 mai, 2012

Obama, Romney, « mariage gay » et bricolage procréatif

Barack Obama a souligné lundi l’« important contraste » entre son adversaire républicain Mitt Romney et lui-même sur la question du droit des homosexuels à se « marier », qu’il a officiellement soutenu pour la première fois la semaine dernière. « Le gouverneur Romney dit que nous devrions avoir un amendement constitutionnel qui instaurerait la notion selon laquelle les mariages entre homosexuels ne peuvent pas avoir lieu », a relevé le président américain, qui compte donc pouvoir engranger des voix grâce à sa prise de position.

De son côté Mitt Romney suscite des questions auprès des Américains conservateurs depuis que son fils aîné, Tagg, a annoncé sur Facebook la naissance de ses jumeaux en remerciant la mère porteuse qui vient de leur donner le jour, après avoir déjà porté l’un des six enfants du couple, conçus à chaque fois à partir du « matériel génétique » de Tagg et de sa femme. Selon le biographe de Mitt Romney, Ronald B. Scott, trois des fils du candidat ont eu recours à la fécondation in vitro pour obtenir une descendance.

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12 mai, 2012

Académie pontificale pour la vie : clarifications et révélations

Le site d'information catholique Catholic News Agency annonce que le président de l'Académie pontificale pour la vie (APV), Mgr Ignacio Carrasco de Paula, a présenté ses excuses pour les deux lettres envoyées au nom de cette institution à des personnes s'inquiétant des dérives éthiques constatées de manière particulièrement évidente lors du congrès international qu'elle avait organisée sur le traitement de l'infertilité en février, et dans le choix des orateurs lors d'un autre congrès sur les cellules souches prévu en avril qui, lui, a été annulé. A la même occasion, le prélat a réitéré son « entier engagement » au service de l'Evangile de la vie.

Cette lettre datée du 8 mai reconnaît, selon CNA, qu'une lettre d'avril 2012 critiquant certains « activistes pro-vie » pour avoir dénoncé certains aspects du congrès sur les cellules souches « contenaient certaines formulations malheureuses qui, mal comprises, pouvaient avoir heurté la sensibilité de certaines personnes ». Derrière la langue de bois, une réalité : il y avait bien matière à apporter des éclaircissements et Mgr Carrasco de Paula s'est trouvé dans l'embarras à cause de la démarche de Josef Seifert, rapportée hier sur ce blog, et d'autres membres historiques de l'APV.

Les mots offensants ne cherchaient pas « à faire montre d'irrespect, et encore moins à ceux avec qui nous collaborons de manière étroite et reconnaissante depuis des années au service de la vie humaine et de sa défense », écrit Mgr Carrasco de Paula.

CNA rapporte qu'un autre membre dirigeant de l'APV lui a assuré qu'aussi bien la conférence de février sur l'infertilité que celle, annulée, sur les cellules souches, n'avait pas été organisée par l'APV – le bruit court qu'il s'agit d'une école de médecine catholique – et que « tous les membres du conseil de gouvernement » de l'APV avaient exprimé leur « consternation ». Lui-même a parlé de cette « effarante conférence sur l'infertilité ».

Mais de cette « consternation », on n'avait rien su. Qu'elle apparaisse à l'occasion d'une confidence anonyme à un organe d'information pose en soi beaucoup de questions.

Le même interlocuteur a évoqué le fait que le congrès pour les cellules souches avait lui aussi organisé par « d'autres », l'APV n'apportant que son patronage : « J'espère que de dures leçons auront été apprises  », a-t-il déclaré selon CNA. Il a souhaité plus de « vigilance » de l'APV lorsqu'elle sous-traite l'organisation de tels événements et rappelé la manière dont cela se passait du temps du cardinal Sgreccia. Celui-ci appelait tous les intervenants prévus à un congrès « quatre mois » avant sa tenue. « Chaque orateur devait présenté sa conférence écrite au préalable, telle qu'elle serait donnée. De telle sorte qu'il n'y eût pas de surprises ».

Avant lui, le cardinal Angelini présidait l'APV et il avait carrément pour habitude d'interrompre l'orateur qui dirait quelque chose de contraire à la vérité morale, en soulignant avec force que cela était contraire à l'enseignement de l'Eglise.

De son coté Vatican Insider publie une note publiée le 10 mai par l'APV à la suite des critiques exprimée par le Pr Seifert et d'autres. (Ma traduction.)

« Les incompréhensions qui se sont récemment fait jour autour de certains événements organisés par l'Académie pontificale pour la vie doivent être considéreés comme une occasion d'examiner et de réaffirmer l'identité de l'Académie. 
L'APV a été fondée par le bienheureux Jean-Paul II pour étudier et informer à propos des principaux problèmes de la biomédecine et du “biodroit” par rapport à la promotion et à la défense de la vie humaine. Cela signifie que l'Académie continuera sur la voie d'un dialogue ouvert avec le monde scientifique, tout en restant dans le même temps totalement fidèle à l'enseignement du Magistère catholique. 
Pour cette raison, même si cela peut être parfois astreignant, le dialogue interne avec les membres apparaît comme fondamental pour notre mission et notre unité, et requiert de notre part tous les efforts possibles. Nous tendons tous vers la même fin à laquelle nous nous employons : la défense de la vie humaine depuis sa conception jusqu'à la mort naturelle, et ce avec intégrité et dans une sincère adhésion à la Vérité, suivant les objectifs de l'Académie au service de l'Eglise. »
La publication d'une telle note est tout sauf anodine. Si une telle protestation de fidélité était devenue nécessaire, c'est bien qu'il y avait un (gros) problème. Pourquoi ce changement de ton ? Décidé et imposé par qui ? Il donne en tout cas raison à ceux qui se démènent comme des lions depuis des mois et même des années pour faire respecter la parole de l'Eglise même dans les « cas limites » dont ses adversaires se servent si bien pour tenter de vider son message de son contenu.

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