Un nombre croissant de femmes célibataires proches de la quarantaine se tourne aujourd’hui vers la fécondation in vitro en Australie, affirment des responsables de cliniques de fertilité dans ce pays. Ce sont, le plus souvent, des femmes qui n’ont jamais eu de partenaire masculin stable et donc le métier leur assure des revenus suffisants pour élever seules un enfant. Michael Cook, de BioEdge, rapporte les propos de Michael Chapman, de l’Association australienne de la fertilité : « Nous voyons toujours davantage de ces dames. Des femmes qui n’arrivent pas à trouver le partenaire idéal mais qui se rendent compte que c’est une option pour elles. C’est devenu presque normal d’être une mère célibataire. Du coup, quand elles ont 38 ou 39 ans, elles se dirigent vers le don de sperme et la reproduction assistée. »
Leur nombre a progressé de 10 % au cours des trois dernières années.
Selon le Pr Gab Kovacs, de Monash IVF, ces femmes préfèrent se tourner vers la fécondation artificielle plutôt que se rabattre sur un amour d’une nuit parce que les donneurs de sperme en clinique subissent des tests de dépistage de défauts génétiques et de maladies infectieuses : « Si vous récupérez un type dans un pub, vous ne savez pas ce que vous allez avoir. »
Un article de la presse australienne donne l’exemple d’Allison Myers, « une » plombier (difficile d’écrire : plombière !) de Melbourne. A 39 ans, elle est « fière » de ce qu’elle a fait : « Regardez ce que j’ai. Elle est magnifique… D’une certaine manière, elle m’a sauvé la vie. En tant que célibataire on fait la fête, on boit, on claque son argent, on n’imagine pas un avenir positif. La voilà qui arrive et c’est fantastique, je veux la voir grandir. »
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La maman du phénomène chantant qui fait pâmer toutes les filles, Justin Bieber, a avoué récemment dans un talk-show qu'elle avait failli avorter lorsqu'elle l'attendait. Pattie Mallette, la maman, parlait à Kathie Lee Gifford de NBC.
L'histoire de Pattie était de celles dont n'importe quel partisan de l'avortement aurait fait un cas d'école pour justifier sa position. Elle avait subi des abus sexuels pendant son enfance – cela a commencé à quatre ans – on lui avait « volé sa pureté » dit-elle aujourd'hui. Elle a expliqué qu'elle savait ce que c'était de vivre avec la honte de ces abus, de s'en imaginer coupable, de se croire moins bien que les autres. Devenue adolescente, elle allait vite sombrer dans la dépression, l'alcoolisme et la drogue, et elle tenta même de se suicider en se jetant sous un camion. Mais à 17 ans, elle tomba enceinte. Toxicomane, seule au monde, même pas majeure : la solution « sage » – celle qu'on n'arrêtait pas de lui recommander en tout cas – était d'avorter. La pression était très forte. C'était en 1993 au Canada et cela faisait belle lurette que l'avortement était entré dans les mœurs. Mais pour Pattie, c'était hors de question :
« Je savais tout simplement que je ne pouvais pas faire ça. Je sais seulement que je devais le garder. Et, faire ce qui était le mieux. Je… Vous savez, je ne savais pas comment j'allais y arriver. Mais je savais simplement que je ne pouvais pas – je ne pouvais pas avorter. Je devais faire de mon mieux. Et j'étais décidée à faire tout ce qu'il faudrait. »
Cela s'appelle du courage. La jeune fille qui avait été victime du monde des adultes eut la force, toute seule, de laisser la vie à son fils – et de l'aimer. Pour elle, les premiers pleurs de Justin étaient de la « musique »… Et son père, Jeremy Bieber, à peine plus âgé, est toujours resté présent pour son fils. Récemment, Justin Bieber s'est à son tour attiré les critiques et la pression du monde des adultes quand il s'est dit opposé à l'avortement : que pouvait-il en savoir à 16 ans, disait-on ? Ben oui, à 16 ans, normalement, on va à l'école et on apprend que l'avortement est un droit… Sauf que lui, il s'en est sorti vivant.
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