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22 août, 2015

Avortement : la justice de l’Uruguay donne raison aux gynécologues objecteurs de conscience

La justice uruguayenne a donné raison à un groupe de 100 gynécologues face au gouvernement de l’Uruguay en reconnaissant leur droit à l’objection de conscience par rapport à l’avortement. Le groupe de médecins avait introduit un recours, il y a deux ans, contre la loi dépénalisant l’avortement dans le pays et qui limitait leur droit au seul geste abortif et à la prescription de pilules abortives.
Le Tribunal du contentieux administratif (TCA), par une décision définitive, permet à tous les gynécologues du pays, de s’abstenir de participer à n’importe quel étape que doit franchir une femme en vue d’obtenir un avortement, s’ils sont opposés à cet acte : l’ensemble sera considéré comme relevant de l’objection de conscience.
La loi obligeait tout médecin, même objecteur de conscience, à participer à la première consultation de la femme demandant un avortement légal devant une commission interdisciplinaire ; il ne pouvait pas non plus refuser de signer le formulaire autorisant l’« interruption volontaire de grossesse ».
Le TCA a suivi l’argumentation des 100 gynécologues en constatant que « quiconque signe un tel formulaire participe activement et directement au processus de l’interruption de la grossesse, il n’a pas le droit de formuler son objection, au contraire, on l’oblige à intervenir ». Il a jugé que la loi « restreignait de manière illégitime le droit à l’exercice de l’objection de conscience du personnel de santé ».
Le tribunal a annulé sept articles de la loi contestés par les médecins ; de ce fait ces obligations seront levées, y compris celle qui est faite aux médecins objecteurs d’adresser leur patiente à un médecin plus complaisant disposé à pratiquer l’avortement. En revanche, ils seront  tenus d’informer les femmes sur les autres options : l’adoption ou « le recours à une organisation d’aide aux femmes enceintes », à la grande satisfaction des avocats des objecteurs qui ont expliqué tout cela à la presse. Gianni Gutiérrez et Agustín Amonte ont souligné que « la sentence de la TCA est conforme à la défense de la liberté et à l’exercice de la profession médicale » dans la mesure où l’objection pourra s’exprimer de la manière la plus large.
C’est, de fait, une victoire dans la victoire : obliger les médecins objecteurs à exposer aux femmes les options qui existent pour garder leur bébé va encore plus loin que la simple reconnaissance de leur droit de ne pas participer à un crime.
L’un des articles controversés de la loi d’origine, obligeant les médecins objecteurs à s’inscrire sur un registre public, avait été suspendu provisoirement dès octobre dernier, mais il n’a finalement pas été annulé par le tribunal. Mais dans un contexte d’objection large, cela est (un peu) moins gênant.
Le ministère de la Santé publique de l’Uruguay a annoncé dès ce vendredi qu’il établira un registre des gynécologues objecteurs de conscience.
Car on reste tout de même dans la logique d’un « droit » à l’avortement, comme l’a souligné le porte-parole du ministère.

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12 mars, 2015

Et si nous offrions à nos enfants ce dont ils rêvent vraiment à Noël ou pour leur anniversaire ?

Les hispanophones parmi vous, chers lecteurs, vont s'enthousiasmer pour la petite vidéo qui suit.

Elle s'appelle « L'autre lettre ».


Il s'agit d'une petite expérience menée par Ikea en Espagne avec dix familles, sous le titre : « Pourquoi nous obstinons-nous à ne pas offrir aux enfants les cadeaux dont ils rêvent à Noël ? »

En Espagne, ce sont les rois mages qui apportent les cadeaux à Noël le jour de l'Epiphanie. Et un abondant courrier leur est adressé par les enfants.

Ici, on les voit faire leurs listes : une guitare, une wii, « ça, ça, ça et ça » (en regardant un catalogue), une licorne qui vole… Et le courrier pour les rois mages est rangé dans un carton.

Mais aussitôt, les voilà invités à écrire une deuxième lettre. A papa et maman. « Que demanderiez-vous à vos papa et maman, ce Noël ? »

Les réponses, ce sont justement les papas et les mamans qui les lisent.

« Je voudrais que nous dînions ensemble plus souvent »… « Je voudrais que tu joues aux cowboys avec moi »… Ou au football… Du temps avec papa et maman !

Emus, les parents avouent qu'ils ne sont pas étonnés. « De toute façon, ils ont trop de jouets. – Ils ont besoin du meilleur, et le meilleur pour eux, c'est nous ! – S'ils le demandent, c'est qu'ils en ont besoin, non ? »

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Les enfants ont dû choisir. S'ils ne pouvaient envoyer qu'une des deux lettres : celle des rois mages, ou celle pour leurs parents, que feraient-ils ?

Je vous laisse découvrir leurs visages à la fin de la petite vidéo. Je vous dirai juste qu'ils ont tous répondu la même chose…

Les enfants comblés trouvent leur joie dans leur famille.

Et ce n'est pas la moindre victoire de la culture de mort que d'avoir vidé les foyers et accaparé le temps des parents.

Merci à MercatorNet, qui m'a fait découvrir ce joli sujet.


P.S. Vous aurez constaté que ce blog sommeille beaucoup en ce moment, alors que l'actualité est si riche. D'autres tâches m'accaparent, compliquées d'une grippe et d'un bon coup de fatigue. Mais il faut que je m'y remette. Du moins, si vous y tenez ? 

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01 janvier, 2015

Vœux pour 2015

Chers lecteurs,

Il y a un an, mes « vœux pour la France » saluaient une femme que je ne connaissais pas. Le hasard de la vie et des amitiés nous avait conduits à assister à son enterrement. Elle venait de mourir, jeune, laissant son mari et huit enfants, et une œuvre qui perdure : une école hors contrat où les intelligences sont formées et aussi les âmes, dans l’amour de Dieu. L’enterrement, le sacrifice, le Golgotha : mystère de la souffrance féconde et de la fidélité en tout. Pour quoi ? Pour que France, pour que chrétienté ressuscitent.
A la veille de 2015, par une journée de froid et de gel et un beau soleil d’hiver, nous avons assisté à un mariage. Les enfants chrétiens de deux familles chrétiennes s’unissaient devant Dieu après avoir reçu dès leur enfance l’enseignement et l’exemple du mariage vrai. Ils font partie de cette petite minorité de Français qui pratiquent toujours, pour qui l’engagement fidèle va de soi : ceux qu’on a vus, joyeux et frais, pauvres ou riches, issus souvent de familles nombreuses qui aujourd’hui sont les authentiques non-conformistes, défendre des évidences sur la famille et sur la vie dans les rues de nos villes.
Chaque cérémonie à sa manière, l’enterrement comme le mariage, renvoient vers une même réalité : cet accroissement du peuple des élus, dans la patrie céleste, qui est le vœu permanent de Dieu pour l’humanité.
Prenons en cette année 2015 l’exacte mesure des combats qui sont les nôtres. Des combats politiques, pour la souveraineté, pour les droits des Français (et des catholiques) en France : tout cela est nécessaire.
Mais sachons aussi, c’est ce que je souhaite et vous souhaite, qu’il n’y a pas mille façons de sortir de la crise spirituelle, intellectuelle et morale où nous sommes plongés, cause de toutes les autres crises. Si nous ne recherchons pas d’abord le royaume de Dieu, nous pouvons en être sûrs : le reste ne nous sera pas donné par surcroît. Ou alors, tout au plus, une paix et une prospérité matérielles trompeuses qui, par les temps que nous vivons, ne seraient que tranquillité du désordre.
Car les désordres sont nombreux.
Ceux qui s’en lamentent, ceux qui les combattent, ceux qui prient et qui agissent pour qu’ils cessent sont volontiers rejetés comme ne s’intéressant qu’aux problèmes « sociétaux », éloignés des « préoccupations du peuple ». Mais ce sont ces désordres qui sont à la racine des préoccupations du peuple. L’avortement et le refus de la vie apportent leur propre rançon : ils ont fait une nation faible, ouverte à tous vents, risquant son identité et ses droits, économiquement menacée, croulant sous les dettes, et par ce biais elle est aux mains de ceux qui les possèdent.
On peut déplorer la situation et même espérer en venir à bout par les urnes ou des choix politiques, encore qu’aucun pays n’ait réussi à ce jour de se soustraire à l’emprise de ce pouvoir dont l’objectif est de détruire aussi bien l’homme que ses communautés naturelles, et qui peut mettre n’importe quelle nation à genoux.
Mais plus encore il faut, comme le disait Benoît XVI, des « minorités créatives ». La même sorte de minorité a sauvé la civilisation malgré la chute de l’Empire romain s’enfonçant dans une même décadence haineuse de la vie que celle de notre époque. La même qui, entourée par le culte de la mort des Aztèques, a vécu le miracle des conversions indigènes en étant ce qu’elle devait être. La même que celle d’une Jeanne d’Arc et de quelques capitaines qui ont œuvré autant qu’il le fallait sur le plan humain, mais qui n’ont pas oublié l'essentiel : « Dieu premier servi. »
Nous vivons des temps de refus radical de Dieu – et c’est pourquoi, me semble-t-il, le « politique d’abord » ne suffit plus, en tout cas celui de la politique politicienne du jeu démocratique où le refus de Dieu et de sa Loi est un préalable, un « ticket d’entrée ».
C’est en gardant ou en restaurant Dieu dans nos familles, dans nos écoles, dans nos modes de vie, dans nos fidélités, dans notre culture – et cela peut se faire, justement, à l’échelle de la personne et de la famille – que nous pourrons changer les choses de l’intérieur. Si la famille est la cellule fondamentale de la société, eh bien, les mariages vrais – et leur manière irremplaçable d’enraciner les nouvelles générations dans nos patries d’ici-bas – peuvent la reconstruire pas à pas.
Dieu sait pourtant combien elle est abîmée. Nous vivons dans des lieux et des temps où sur la pente descendante de la culture de mort, ce sont les fondements et les « fondamentaux » qui sont en train de céder. Et c’est bien pour cela qu’il ne sert pas à grand-chose d’œuvrer pour tel ou tel légitime bien temporel s’il n’y a pas en même temps, et même d’abord au point ou nous en sommes, une réaffirmation, une défense, une remise en place des vérités et des lois les plus basiques : le respect de la vie humaine, le respect des lois qui gouvernent la constitution et la vie des familles, la défense des droits prioritaires des parents sur l’éducation des enfants. A quoi s’ajoute le devoir et donc le droit d’honorer Dieu par son choix de vie et par sa manière de vivre. Cela étant sauf – et c’est à chacun de le mettre, autant que possible, en œuvre dans sa vie – nous pouvons espérer de commencer à guérir notre « dissociété ».
D’autres diront : « politique d’abord ». Ce fut la leçon de Jeanne d’Arc, qui commença par faire sacrer le roi légitime… Mais ce fut une réponse aux prières des Français, n’en doutons pas. Et elle vivait en chrétienté. Même l'ennemi qu'elle combattait légitimement vivait en chrétienté. Aujourd’hui la chrétienté est bannie de l'espace public. Et la légitimité se cache, elle est oubliée ou niée : le seul accord partagé est celui qui consiste à rejeter l’essentiel.
Oui, la France, comme bien d’autres nations jadis chrétiennes et soucieuses de justice, est à genoux…
Mon souhait pour 2015 est que nous en prenions acte, où que nous vivions. Car nous sachant mis à genoux, nous pouvons décider de l’être, véritablement, parce que c’est à genoux que l’on prie, parce que Dieu est le vrai maître de notre histoire. Aussi l’an de grâce 2015 sera-t-il une année enracinée dans l’espérance : celle qui nous est permise, celle qui est même notre devoir quand tout semble perdu.

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23 décembre, 2014

Repénaliser l’avortement ne revient pas à multiplier les morts par avortement clandestin… la preuve !

Revenez sur la légalisation de l’avortement : vous ne réussirez qu’à renvoyer les femmes dans la clandestinité et en outre, elles recommenceront à mourir de leurs avortements clandestins ! C’est le message que répètent à l’envi ceux qui, tout en affirmant souvent leur hostilité personnelle à l’avortement, refusant d’envisager un retour à sa pénalisation. Il vaut mieux encadrer l’inévitable, disent-ils. Tout en reconnaissant que l’avortement tue un être humain, ou à tout le moins qu’il s’agit d’un acte grave, sans dire pourquoi, ils refusent de tirer les conséquences de cette réalité.
On sait combien le tabou de l’avortement légal pèse sur la vie politique française : vouloir revenir sur la loi Veil, c’est signer son arrêt de mort médiatique et renoncer à son ticket d’entrée dans le système politique. Officiellement, on invoque donc les raisons citées plus haut.
Pourtant, un pays apporte la preuve que tout cela est faux, abominablement faux. C’est le Chili, qui a repénalisé tout avortement en 1989 – l’avortement « thérapeutique », pour « sauver la vie de la mère », était légal depuis 1931.
Depuis cette date, le nombre de morts maternelles a connu une baisse de 69,2 %, passant de 41,3 à 12,7 par 100.000 femmes, souligne une nouvelle étude de l’institut Melisa signée par le Pr Elard Koch, épidémiologiste moléculaire. Le Chili connaît désormais un taux de mortalité maternelle inférieur à celui des Etats-Unis et il affiche le deuxième meilleur taux pour l’ensemble des Amériques. C’est un mouvement continu depuis la fin des années 1960.
Le Pr Koch estime que c’est l’éducation des femmes et, par conséquent, leur recours plus fréquent aux soins, lors de l’accouchement notamment, qui a permis cette avancée spectaculaire.
Une avancée que la repénalisation de l’avortement n’a pas compromise, alors même que le discours pro-avortement prévoit dans ce cas une remontée des avortements clandestins et des problèmes qui y sont liés.
Mais les faits prouvent que dans ce pays où donner naissance est de plus en plus sûr, le nombre de femmes qui recherchent à obtenir un avortement est lui-même en baisse. Selon le ministère de la santé du Chili, on enregistre de moins en moins d’hospitalisations liées à des avortements que l’on peut supposer induits : leur nombre diminue de 2 % chaque année depuis 2001. Sur la même période, les autres complications donnant lieu à des hospitalisations dans le cadre de la grossesse sont restées stables, qu’il s’agisse de fausses couches spontanées ou de grossesses ectopiques.
Les recherches du Pr Koch montrent que les candidates à l’avortement au Chili ont le plus souvent un profil « vulnérable », marqué par la coercition et par la peur : raisons invoquées par 70 % des femmes qui envisagent l’avortement. La même étude montre que l’aide proposée à ces femmes permet d’éviter la majorité des avortements clandestins : selon les groupes à risque, ce sont 69 à 94 % de vies sauvées : autant de naissances vivantes qui s’accompagnent ou non d’une procédure d’adoption.
Comme le Chili, l’Irlande et Malte ont toujours affiché des taux de mortalité maternelle extrêmement bas pendant que leurs lois interdisaient l’avortement.
L’Afrique connaît 56 % des morts maternelles dans le monde, mais la mortalité maternelle liée à l’avortement y est inférieure de plus de la moitié à celle enregistrée dans les pays développés, alors que l’avortement y est le plus souvent interdit – autrement dit, selon Personhood USA qui rapporte ces données, les pays qui mettent davantage de limites à l’avortement sont aussi ceux où moins de femmes ont besoin de soins à la suite d’avortements clandestins que dans les pays où l’avortement est « sûr et légal ».

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19 décembre, 2014

Brésil : la justice autorise un avortement sur une fillette violée ; les médecins l’estiment trop dangereux pour elle

Le bureau de l’enfance et de la jeunesse du tribunal de Bauru (Etat de São Paulo) a autorisé cette semaine un avortement sur une fillette de 12 ans, enceinte après avoir été violée par son oncle : une première pour ce tribunal mais non pour le Brésil où la loi prévoit qu’en cas de viol l’avortement puisse avoir lieu avec l’accord de la justice. Mais en l’occurrence, la jeune fille est enceinte de 5 mois et les médecins ont estimé que la procédure était bien trop dangereuse : c’est elle qui a décidé de ne pas s’y soumettre.
Elle vivait avec sa mère et son oncle et entretenait avec celui-ci des relations sexuelles consenties depuis des temps indéterminés, dans une grande « harmonie » comme devait l’expliquer la fillette ; sa mère était au courant. Mais consenties ou non, lorsque la jeune fille a moins de 14 ans elles sont considérées comme un viol sur personne vulnérable, à plus forte raison lorsque l’homme adulte qui s’y livre a une relation d’autorité à l’égard de la victime. La mère a perdu la garde de sa fille, l’oncle est en prison, et la fillette a été placée dans une famille d’accueil.

Malgré l’autorisation judiciaire d’avorter, les médecins de la maternité Sainte-Isabelle qui avaient été sollicités pour pratiquer l’intervention ont expliqué à la jeune fille les dangers d’un avortement aussi tardif. Il peut avoir des « conséquences irréversibles », ont-ils souligné.
Douglas Aprobato Simões, directeur clinique de la maternité, précise : « Ce fœtus est déjà formé. Il peut entendre. Tout son petit corps est formé, il a toute sa structure osseuse, il pèse déjà quelque 400 grammes. Déclencher le travail, l’avortement lui-même constitue une procédure traumatique pour cette fillette et les choses peuvent échapper au contrôle : il peut y avoir une hémorragie, une chirurgie d’urgence, et même, au pire des cas, elle peut perdre son utérus. » Les médecins peuvent en effet se prévaloir d’une disposition qui leur permet de refuser l’avortement s’ils estiment que celui-ci peut causer de graves dommages à la santé de la mère. »
La décision appartient au corps médical, a confirmé le responsable de la commission des droits de l’enfance et de la jeunesse, dont la parole est déterminante par rapport à la « viabilité de l’avortement ».
Une vie sauvée. Une fillette sauvée du traumatisme post-avortement. Les féministes brésiliennes – qui déjà contestent la nécessité de passer par la justice pour autoriser les avortements pour viol – vont-elles oser dénoncer ce « paternalisme »… bienfaisant ?

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15 décembre, 2014

A l’appel des évêques dominicains : chaîne de prières contre l’avortement

Tous les évêques de la République dominicaine ainsi que les secrétaires adjoints de la Conférence épiscopale ont cosigné vendredi un appel à une grande chaîne de prières pour ce lundi afin de prier pour la vie, à la veille du débat de la chambre des députés sur la proposition de dépénalisation de l’avortement présentée par le président du pays.
« Au vu de cette situation, nous vous invitons à redoubler de prière pour que soit ratifié le code pénal tel qu’il a été approuvé par les deux chambres législatives et qu’ainsi prévale le droit à la vie de la mère enceinte et de l’enfant qui est dans son ventre, et qu’en même temps, soit respecté l’article 37 de notre Constitution dominicaine qui affirme : “Le droit à la vie est inviolable depuis la conception jusqu’à la mort.” »
Toutes les paroisses, communautés, familles ont été invitées à réciter chaque jour une prière composée à cette intention ; ce lundi à midi, avec le concours de la radio, de la télévision, et des réseaux sociaux, tout le pays était invité à s’unir dans une chaîne de prières retransmise depuis le siège de la Conférence des évêques dominicains.
« Nous sommes sûrs que Notre Seigneur guidera les esprits et les cœurs du président de la République et des législateurs pour qu’ils donnent à la République dominicaine un code pénal attaché à la vérité et à la vie », concluent les évêques.
Voici la prière qui a été récitée ce lundi à midi :
« Père bon, toi qui es l’auteur de la vie, et qui as envoyé ton Fils au monde pour que tous aient la vie et l’aient en abondance, nous te demandons d’envoyer ton esprit de sagesse à M. le président de la République et aux législateurs, pour que soit ratifié le code pénal tel qu’il a été approuvé et pour que soit donné à la société dominicaine un instrument qui respecte notre Constitution. Par Jésus-Christ, Notre-Seigneur.
Notre Père… Gloire soit au Père… »

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12 décembre, 2014

Aujourd'hui, fête de Notre Dame de Guadalupe

La vierge enceinte revêtue d'étoiles, Notre Dame de la culture de vie.

En ce jour où la France découvre les contours de la future loi d'euthanasie lente que veut le président François Hollande, c'est vers elle qu'il faut se tourner.

Elle qui a libéré le continent sud-américain de son culte infernal, avec ses sacrifices humains et ses « dons d'organes » homicides que d'aucuns répliquent aujourd'hui en prélevant des cœurs battants, non pour faire tourner le soleil mais pour faire « tourner » d'autres vies…

Elle qui a demandé au petit Juantzin Diegotzin de ne pas craindre :

Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta mère ?
N'es tu pas sous mon ombre et ma protection ?
Ne suis-je pas la source de ta joie ?
N'es-tu pas dans le creux de mon manteau, dans le creux de mes bras ?
As-tu besoin d'autre chose ?





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08 décembre, 2014

ONU : des leaders pro-famille de 39 pays demandent une protection pour la “famille naturelle”

Le vendredi 5 décembre, 200 leaders politiques, chercheurs, intellectuels et responsables sociaux représentant 39 pays du monde se sont réunis au siège de l’ONU à New York pour présenter au Secrétaire général Ban Ki-moon un manifeste demandant une protection institutionnelle pour la famille naturelle. Ils ont en même temps mis en avant la « violation systématique » des droits des pères, des mères et de la famille au niveau mondial, parlant de l’urgence de mettre en œuvre des politiques publiques et des législations au niveau des Etats.
Le manifeste qu’ils ont solennellement signé vendredi dit l’urgence d’intégrer dans les « Objectifs du millénaire » de l’ONU le renforcement et la protection de la famille naturelle, composée par un père, une mère et leurs enfants.
C’est à l’occasion du XXe anniversaire de l’Année internationale de la famille que s’est tenu le Sommet transatlantique des représentants politiques et sociaux. Il a voulu mettre en évidence l’absence de toute protection de la famille parmi les objectifs du programme de « développement durable » après 2015.
Les responsables ont remis à Ban Ki-moon une « Déclaration des droits de la famille » à faire respecter au niveau international : « La famille, basée sur le mariage entre un homme et une femme, est l’unité naturelle et fondamentale de la société qui mérite protection de la part de la société et de l’Etat », en tant notamment que premier moteur du développement économique et social durable dans le monde entier, affirme-t-elle.
Cette déclaration dénonce les « tentatives délibérées de dévaluer la famille, institution sociale par excellence, en particulier celles dirigées contre la nature authentique du mariage, les valeurs de fidélité et de solidarité de l’amour conjugal, et contre le respect du droit à la vie ». Elle met aussi en évidence les dégâts causés par le non respect des droits et de l’intégrité de la famille.
Rappelant que la famille est la seule communauté, au service du « bien commun », « conçue spécialement pour donner la vie, éduquer les enfants et pour protéger et prendre soin de ses membres les plus vulnérables », cette déclaration affirme l’inquiétude des signataires devant le fait « que la base même des droits humains soit délibérément distordue pour favoriser l’avancée d’intérêt personnels et idéologiques particuliers ».
Les signataires s’engagent, selon leurs responsabilités propres, à promulguer des lois favorables aux droits de la famille, à faire de ces droits des « priorités ».
Liste partielle des signataires

Zoltán Balog, ministre des ressources humaines et membre de l’Assemblée nationale de Hongrie ;
Jaime Mayor Oreja, membre du Parlement européen et ancien ministre des Affaires intérieures, Espagne ;
Jan Figel, vice-président du Conseil national de la République de Slovaquie ;
Katalin Novák, secrétaire d’Etat des ressources humaines pour le bien-être et l’inclusion sociale, Hongrie ;
Laima Andrikiene, membre du Parlement européen pour la Lituanie ;
György Hölvényi, membre du Parlement européen ;
Gergely Prőhle, sous-secrétaire d’Etat pour les affaires internationales et des Etats-Unis de Hongrie ;
Lynda Rose, Royaume-Uni ;
Robert Harris, Coordinateur conjoint du groupe famille et protaction des enfants de la Chambre des communes, Royaume-Uni ;
Cyril Svoboda, membre du Parlement, République Tchèque ;
Carina Joao Oliveira, membre du Parlement, Portugal ;
Lidia Bulcão, membre du Parlement, Portugal ;
Antonio Proa, membre du Parlement, Portugal ;
Javier Puente, membre du Parlement, Espagne ;
Luis Peral, membre du Sénat, Espagne ;
José María Alonso, membre du Parlement, Espagne ;
Margarita Durán, sénatrice d’Espagne ;
Rocío López González, membre du Parlement, Espagne.

Et en outre :
José Ignacio Echániz, ministre de la santé du gouvernement de Castilla-La Mancha ;
Lourdes Méndez Monasterio, membre du Parlement, Espagne ;
Liliana Negre, sénatrice d’Argentin ;
Luis Fernando Torres, membre du Parlement d’Equateur ;
Julio Rosas, membre du Parlement, Perou ;
José Darío Salazar, membre du Sénat, Colombie ;
Mariano Gervan, membre du Parlement d’Argentine ;
João Heliofar de Jesús Villar, procureur fédéral du Brasil ;
Les parlementaires mexicains Orlando Anaya, Raquel Jiménez, Luis Treviño Cabello, Alfredo Botello, Lucía Pérez, Fernando Rodríguez Doval, Lisbeth Lecona, Tanya Morgan, Carolina Garza, Kalyope Rodríguez, ainsi que les sénateurs Martha Palafox, José María Martínez y Daniel Ávila Ruiz.
Ilva Myriam Hoyos, procureur fédéral pour les droits des enfants et des familles, Colombie;
Martha Chávez, José Urquizo, et Martín Rivas Teixeira, membres du Parlement, Pérou ;
Steve King, représentant du district de l’Iowa ;
Chrisantus Wamalwa Wakhungu y Francis Njenga, membre du Parlement du Kenya, entre autres.

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01 décembre, 2014

Jolie vague de sympathie pour un jeune trisomique

Manuel avec ses parents. Source photo : Ouest-France
Parfois la presse française nous réserve de jolies histoires. Comme celle-ci.

« Trisomique, il reçoit 30.000 cartes postales pour ses 30 ans. »

Le jeune homme, Manuel Parisseaux, habite Calais ; pendant la semaine il est pris en charge dans un établissement médico-social, les samedis et dimanches, il les passe avec ses parents… qui l'aiment.

L'idée de la surprise venait de sa maman, qui connaît le goût de Manuel pour le courrier et les cartes. L'appel est vite lancé sur Facebook. Et la réponse sera extraordinaire : alors que le jour de l'anniversaire approche – le 22 novembre – le courrier arrive de plus en plus dru. Du monde entier. De telle sorte que le facteur cède la place à un camion de la Poste, qui achemine les cartes – parfois signées par des classes entières d'enfants – et les petits cadeaux : chocolats, porte-clefs, gâteaux…

« Je ne comprends pas pourquoi ça a pris une telle ampleur. Manuel est comme nous, il est ému et en larmes… », raconte Mme Parisseaux, heureuse du bonheur de son fils.

Il est « comme nous », c'est exactement ça ! Mais aujourd'hui, cela ne va pas de soi…

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26 novembre, 2014

Le cardinal Medina parle des chrétiens en politique

Le cardinal Jorge Medina Estevez, préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, a présenté au Chili son livre Le chrétien et la politique, qui aborde des thèmes brûlants – pour les catholiques – comme la légalisation de l'avortement, la vie, la famille. Thèmes qui sont précisément à l'ordre du jour au Chili, mais qui intéressent plus largement  les fidèles du monde entier.




« Les enquêtes, même si elles sont importantes, ne sont ni ne peuvent être le critère ultime et définitif pour choisir une option en tant qu'elle conduit au bien commun et à l'accomplissement de l'être humain », a-t-il affirmé lors d'une conférence organisée par l'Ecole nationale des leaders catholiques de Santiago.

Dénonçant le « relativisme » et la croyance au « dogme de la toute-puissance des majorités », il a félicité les « politiciens sensés, même s'ils sont agnostiques, la stratégie du dialogue ».

Mais, a-t-il précisé, « il est nécessaire d'avertir que le dialogue ne signifie pas partir de zéro, comme si tout était discutable et négociable ». « Un dialogue sincère implique de poser les points de départ de base des parties qui dialogue, et il ne prétend pas à ce qu'à travers des stratégies, des pressions, des menaces ou la prépotence, l'une des parties renonce à des principes non négociables ».

Dénonçant la prétention de militants homosexuels de faire taire l'Eglise dans la vie politique à leur propos, le cardinal Medina a souligné : « Ce que recherchent les mouvements homosexuels – et ce qu'ils obtiennent dans certains lieux – c'est que l'on reconnaisse l'activité homosexuelle comme totalement légitime, et que tout jugement négatif à ce propos puisse en venir à être considéré et même puni comme un délit. »

A propos de l'avortement, il a rappelé : « Nul n'a le droit de tuer un être humain innocent, parce que cette action a le nom terrible d'assassinat. Là il n'y pas de négociation possible. Cela explique le pourquoi de la très sévère peine d'excommunication que l'Eglise applique à ceux qui se rendent responsables de la réalisation d'un avortement. »

Le cardinal Medina a dit enfin le devoir de l'Eglise : « Notre lutte a pour objet d'obtenir que la vérité soit respectée, parce que nous croyons fermement que c'est sur elle que s'appuie la grandeur et la plénitude de chaque être humain, ainsi que celles des communautés et des sociétés où nous réalisons notre existence temporelle. »

Que peuvent faire les familles face aux menaces qu'elles affrontent ? Il a donné la clef : « La première arme dont dispose la familles pour se défendre, c'est la prière. Le père Peyton disait : “La famille qui prie ensemble, reste ensemble.” Je pense qui si dans la famille chrétienne aujourd'hui – dans toutes les familles – on disait le saint rosaire tous les jours, les choses iraient mieux. »


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19 novembre, 2014

La photo du jour

Voici un bébé « photographié » in utero au moyen de l'échographie 4D. Il s'appelle Leo Hargreaves, il a ici 31 semaines. Et il a l'air franchement heureux…




Et c'est un bébé qui a continué de sourire, dès sa naissance…

Source : ici.

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15 novembre, 2014

Veillées pour la vie : c'est dans quinze jours !



Le samedi 29 novembre, partout en France… Pour la cinquième fois, à l'orée du “Nouvel an liturgique”, nous prierons pour le respect de la vie.


Ainsi se perpétue l'initiative de Benoît XVI qui avait demandé en 2010 la célébration des premières vêpres du 1er dimanche de l'Avent pour la cause de la vie naissante.

Toutes les informations sont ici.


Pour trouver le rendez-vous le plus proche,
la carte des veillées déjà en place est par là.


Il est encore temps, bien sûr, de se mobiliser pour organiser une veillée plus près de chez soi, et de l'inscrire sur le site veilleespourlavie.com.

Il semble que cet appel de Benoît XVI ne continue d'être massivement entendu qu'en France, où plusieurs évêques participeront : Mgr Aillet, Mgr Carré, Mgr d'Ornellas, Mgr Delmas, Mgr Scherrer, Mgr Leborgne…


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10 novembre, 2014

Espagne : soutenez les partis nouveaux qui défendent la vie, le mariage et la famille, dit Mgr Reig Pla

Mgr Juan Antonio Reig Pla est connu en Espagne pour ses déclarations courageuses et nettes sur la vie et la famille – il était venu à la Marche pour la vie à Paris au début de l’année – et aujourd’hui il exhorte les catholiques à s’engager en politique pour défendre la vie et l’institution de la famille. « Si les partis traditionnels ne répondent pas, il faudra penser à d’autres partis nouveaux, qui eux, répondront aux exigences de la vie, du mariage et de la famille. Ces partis devront défendre les principes non négociables établis par Benoît XVI dans l’exhortation apostolique Sacramentum Caritatis. »
L’évêque d’Alcala de Henares a fait ces déclarations en recevant le Prix Mission à la famille de la revue Mission, de la fondation espagnole Logos, le 3 novembre dernier. Il était récompensé pour « sa courageuse défense de la famille et de la vie, et son engagement sans complaisance au service de la protection de la dignité des personnes », ainsi que pour son rôle comme président de la sous-commission épiscopale pour la famille et de la vie de 1999 à 2014.
Expliquant qu’il est devenu ce qu’il est grâce à l’amour de ses parents, le prélat a déclaré que le mariage et la famille sont l’un des domaines « les plus urgents et les plus nécessaires dans la pastorale de l’Eglise », et aujourd’hui « il est encore plus urgent d’y travailler, parce que c’est au sein de la famille que l’on peut construire véritablement une société digne des personnes ».
« Les catholiques doivent repenser leur responsabilité pour ce qui est de régénérer les partis qui existent déjà et aussi faire naître d’autres réalités qui puissent répondre au besoin du vote catholique de se faire avec toutes les garanties pour soutenir les piliers essentiels sur lesquels repose la société. En définitive, ce sont les principes non négociables indiqués par Benoît XVI au paragraphe 8.3 de l’exhortation post-synodale Sacramentum Caritatis. Ces piliers sont : le respect de la dignité de la vie humaine, depuis l’instant de la fécondation jusqu’à la mort naturelle, l’éducation dans la liberté et donc, le primat des parents par rapport à l’éducation de leurs enfants ; le bien du mariage et de la famille et les lois qui protègent ces réalités ; la justice sociale et l’attention portée au manque de travail et à la paupérisation qui a surgi ces dernières années dans la société espagnole. (…) Si les partis traditionnels de répondent pas, il faudra penser à de nouveaux partis qui eux, répondront à ces exigences », a-t-il déclaré.
Les Espagnols feront savoir au Partido Popular qu’il a trahi ses engagements par rapport à la modification de la loi sur l’avortement, après le retrait du projet qui constituait un léger mieux par rapport à la loi de droit à l’avortement de Zapatero.
On peut transposer la situation espagnole à la situation française : aucun grand parti ne propose l’abrogation de la loi autorisant l’avortement et les multiples dispositions protégeant ce crime, aucun ne propose une révision de la loi Leonetti sur la fin de vie pour la débarrasser de ses éléments euthanasiques ; aucun n’affirme clairement le droit des parents sur l’éducation de leurs enfants ; aucun ne propose l’abrogation des lois qui d’une façon ou d’une autre donnent un statut à l’union homosexuelle en tant que telle ; aucun ne propose une protection juridique, fiscale et sociale du mariage indissoluble.

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Une femme de Floride s’éveille après 45 minutes sans pouls

Ruby Graupera-Cassimiro, 40 ans, a eu un arrêt cardiaque inopiné à la suite d’une césarienne sans complications. Victime d’une embolie amniotique, événement rare où le liquide amniotique pénètre entre dans le circuit sanguin, causant l'arrêt de la respiration et de la circulation, cette femme de Boca Raton est restée 45 minutes sans pouls peu après avoir donné naissance à une petite fille en bonne santé – et avoir subi deux heures d'intubation alors qu'elle ne respirait plus.
Pendant ces longues minutes, une équipe de 12 médecins et infirmières ont tenté de réanimer la patiente, raconte l’Albuquerque Journal : tout semblait perdu et le mari, la mère et la sœur ont été appelés au bloc opératoire pour venir faire leurs adieux, après avoir prié pendant près de trois heures au cours desquelles la mère de Ruby suppliait Dieu de la prendre, elle, plutôt que sa fille. On arrêta toutes les procédures de réanimation ; il ne restait plus qu’à vérifier le monitoring cardiaque pour enregistrer l’heure exacte de la mort.
C’est alors que l’impossible se produit : le bip des pulsations cardiaque reprend. Et un autre. Et encore un autre.




Il n’a fallu que quelques heures pour que Ruby Graupera-Cassimiro reprenne suffisamment ses esprits pour communiquer avec sa famille. Dès le lendemain, on lui avait enlevé tous les soins de réanimation.
Elle s’est totalement rétablie et n’a aucune séquelle, ni cérébrale, ni circulatoire ; pas même de brûlure ou d’hématome qu’auraient pu causer les chocs électriques et les compressions du thorax administrés pour faire redémarrer son cœur.

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03 novembre, 2014

Brittany Maynard : chronique d'un suicide annoncé

Brittany Maynard, 29 ans, victime d’un cancer du cerveau incurable, s’est donnée la mort le 1er novembre en avalant des barbituriques qui lui avaient été légalement prescrits dans l’Etat de l’Oregon, où elle avait emménagé quelques mois plus tôt pour bénéficier de l’assistance légale au suicide. Elle était entourée de ses amis et de ses proches. Elle venait de fêter l’anniversaire de son mari deux jours plus tôt – elle avait attendu la Toussaint précisément pour être avec lui pour cette dernière fois.
C’est au début du mois d’octobre que Britanny Maynard a rendu son projet de mort public. Les médias internationaux ont aussitôt répercuté son annonce, faite en collaboration avec l’association de promotion du suicide assisté, Compassion and Choices. La vidéo qu’elle a diffusée pour raconter son histoire a été vue plus de neuf millions de fois.
Histoire poignante. Britanny s’est mariée l’an dernier avec Dan Diaz. Peu après son mariage, souffrant de terribles maux de tête, elle consulte. Le diagnostic est rude : elle a un cancer du cerveau, et peut-être dix ans à vivre. Mais au mois de janvier de cette année, les choses vont plus mal encore. Elle a en fait cancer terminal : un glioblastome multiforme. En avril les médecins lui donnent six mois, et la jeune femme apprend qu’elle va souffrir beaucoup, que sa mort sera pénible.
Non seulement elle va décider de se donner la mort, en fixant la date et en organisant son déménagement à cette fin, elle va utiliser son état pour promouvoir le « droit de mourir dans la dignité », comme ils disent, décidée à œuvrer pour promouvoir l’euthanasie.
Les reportages et les appels poignants se succéderont. Deux jours avant sa mort, Brittany publiait une vidéo tournée quinze jours plus tôt dans laquelle elle racontait l’un des derniers voyages faits avec son mari : elle se sentait bien ; « Ça ne semble pas être le bon moment », dit elle. « Je me sens encore assez bien, j’ai encore suffisamment de joie, je ris et je souris avec ma famille et mes amis » : l’annonce va susciter de l’espoir parmi les nombreux mouvements pro-vie qui ont dénoncé le choix de la jeune femme et qui ont prié pour elle. « Mais ce moment viendra, car je me sens plus malade. C’est pire chaque semaine. » Elle y expliquait notamment qu’elle ne voulait pas risquer d’être trop atteinte par son cancer pour pouvoir prendre une décision de suicide en possession de ses moyens.
C’est lors de cette deuxième vidéo que Brittany a révélé que derrière son choix, il y a avait un propos politique : obtenir des « changements positifs » afin que l’ensemble des Etats-Unis légalisent le « droit de mourir ». Sa famille a expliqué par la suite qu’elle avait été « dévastée » par l’idée que certains avaient pris ce deuxième récit pour une reculade.
Est-ce pour cela qu’elle a maintenu, coûte que coûte, sa décision de mourir samedi ? N’y a-t-il pas plutôt une volonté de culpabiliser ceux qui l’ont contestée ? Une chose est certaine : son histoire a fait l’objet d’une campagne médiatique parfaitement huilée et calculée.

Un séminariste catholique, Philip Johnson, avait plaidé pour la vie de Brittany Maynard dans une lettre bouleversante où il raconte comment il a lui-même connu les peurs et les souffrances d’un grave cancer du cerveau. Au moment du diagnostic, il préparait un bel avenir d’officier de marine. On lui donnait dix-huit mois. Rentré du Golfe en urgence, le voilà face aux rayons et à la chimiothérapie – et à une nouvelle question : répondre ou non à l’appel à la prêtrise qu’il entendait depuis l’âge de 19 ans. Six ans plus tard, il prépare le diaconat et attend son ordination l’an prochain : six années difficiles, marquées par les maux de têtes, les crises, les bouleversements continus.
« Comme Brittany, je n’ai pas envie de mourir, et je ne veux pas faire face à l’issue probable de cette maladie. Je crois que personne n’a envie de mourir ainsi. » Philip Johnson a été lui aussi averti ; il perdra le contrôle de ses fonctions corporelles, il passera de la paralysie à l’incontinence, il sait qu’il perdra très probablement ses facultés mentales et il éprouvera confusion et hallucinations avant de mourir.
« Cela me terrifie, mais je ne vaux pas moins comme personne pour autant. Ma vie a une signification pour moi, pour Dieu, pour la famille et mes amis ; et mis à part une guérison miraculeuse, elle continuera d’avoir une signification bien après que je serai paralysé, en soins palliatifs. Ma famille et mes amis m’aiment tel que je suis, et non pour les traits de ma personnalité qui vont peu à peu m’abandonner si cette tumeur progresse et prend ma vie. »
Le séminariste raconte ses doutes et même son désir de mort, mais aussi l’extraordinaire richesse que lui a apportée sa maladie qui l’a rendu capable de vraie compassion pour ceux qui souffrent, et de comprendre le sens de la souffrance – de la souffrance rédemptrice, « si oubliée de nos jours ». « Nous ne recherchons pas la souffrance pour elle-même, mais notre souffrance peut avoir une grande signification si nous essayons de l’associer à la Passion du Christ et que nous l’offrons pour la conversion ou les intentions d’autrui. »
Son appel passionné n’a pas été entendu.

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