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19 décembre, 2014

Le Mozambique légalise l’avortement

Armando Guebuza avait d'abord opposé son veto à la loi.
Le Mozambique est devenu jeudi l’un des seuls pays Africains à autoriser largement l’avortement, un coin enfoncé dans la culture largement  pro-vie du continent noir. C’est en toute discrétion que le président Armando Guebuza a signé la loi révisant le code pénal qui dépénalise les avortements pratiqués au cours des 12 premières semaines de grossesse, pourvu qu’ils soient pratiqués dans des centres de santé reconnus et désignés par les pouvoirs publics, par des praticiens qualifiés.
La femme doit soumettre une demande écrite et l’avortement sera possible dans la mesure où la grossesse représenterait un risque pour sa vie ou sa santé physique, psychologique ou mentale. La raison officielle de cette légalisation est la lutte contre la mortalité liée aux avortements clandestins.
Le délai de l’avortement légal est étendu à 16 semaines en cas de viol ; à 24 semaines pour les cas de malformation fœtale sévère.
Le président Guebuza avait opposé son veto dans un premier temps, obligeant le Parlement à se prononcer de nouveau sur le texte : il fut adopté à l’unanimité le 28 novembre dernier.
L’Eglise catholique dans ce pays qui compte 28 % de catholiques n’a pas pu empêcher l’adoption de la loi par le Parlement en juillet. Des partisans de l’avortement légal expliquaient en octobre que la surprenante facilité avec laquelle la nouvelle loi a été votée a été « aidée » par le fait qu’« après l’indépendance en 1975, le régime laïque marxiste de Frelimo a raboté l’influence et le pouvoir de l’Eglise ».
Le même article explique qu’en l’absence de loi, une directive ministérielle de 1987 avait facilité l’avortement procuré dans certains grands hôpitaux. « Dans la province de Gaza, un projet avait permis de former les infirmières à la pratique des avortements (…). Lorsqu’un directeur catholique a repris la main, il a mis fin à ces services. » De là date le militantisme féministe accéléré en faveur d’une loi.
Les seuls autres pays africains autorisant l’avortement sont le Cap Vert, l’Afrique du Sud et la Tunisie.
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17 novembre, 2014

Contraception bon marché : pour inonder les pays pauvres

Les laboratoires Pfizer se sont entendus avec des organisations d'aide internationale pour créer une
version peu chère (grâce aux subventions) et facilement transportable du contraceptif injectable Depo-Provera, dont l'efficacité sur trois mois est très recherchée, paraît-il, par les femmes des régions les plus pauvres du monde, et notamment en Afrique. L'intérêt d'une injection trimestrielle étant que l'homme, au sein du couple, n'a pas à être nécessairement au courant, contrairement à ce qui se passe pour les contraceptifs oraux – et chers.

Jusqu'ici les seuls obstacles à une diffusion du Depo-Provera dans les zones reculées des pays en voie de développement était son coût et sa présentation, qui rendait l'administration par des soignants qualifiés obligatoire, et obligeait par la même les femmes à de grands déplacements, tous les trois mois, pour venir chercher leur piqûre.

Pfizer en a donc développé une nouvelle version, largement financée par des groupes comme la Bill & Melinda Gates Foundation, Children's Investment Fund Foundation et USAID ; ils aideront également à subventionner sa distribution.

Au lieu de se présenter comme une injection classique où le produit doit être introduit dans une seringue au moment de la piqûre, le nouveau contraceptif « léger », baptisé Sanaya Press, comporte une dose un peu réduite qui est conditionnée dans un système « Uniject » : une sorte de bulle de plastique avec une courte aiguille. Le produit est injecté en sous-cutané en pressant sur la bulle et peut être administré sans formation particulière.

A 1,50 $ la dose, le produit reste cher à l'aune africaine, par exemple, mais l'aide internationale fera que le produit puisse être vendu à 1 $ la dose aux institutions de santé des pays « aidés » par le biais de la stérilisation de leurs femmes… Sanaya Press devrait ensuite être administré gratuitement, ou moyennant une très petite somme, à celles qui le demandent.

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14 novembre, 2014

Botswana : un juge reconnaît des droits aux militants LGBT

Un juge a renversé l'interdit gouvernemental qui pesait sur un groupe de lobbying LGBT, LEGABIBO, affirmant qu'il devait être enregistré comme association légale et qu'il pourra faire campagne en vue d'obtenir le changement de la législation anti-homosexuelle en vigueur au Botswana.
Le juge Rannoane (à droite) avec
le président du Botswana

Le juge Terrence Rannoane a précisé que cette législation, qui interdit les actes homosexuels au
Botswana, reste en vigueur. Mais au nom de la démocratie, il a jugé que « la liberté d'expression, le rassemblement et l'association sont des valeurs importantes » protégées par la constitution du pays.

Et d'expliquer que la décision de refuser l'enregistrement de LEGABIBO avait été prise selon la « croyance erronée que les demandeurs avaient l'intention d'accomplir des actes homosexuels, ce qui est un crime ».

On peine à croire en effet que des groupes LGBT demandent des droits en tant que tels alors en se référant à leur seule attirance subjective et privée. 


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13 novembre, 2014

“EcoPop” : une initiative mortifère des écologistes radicaux suisses

Je lis sous la plume d’un ami, Vivien Hoch, un éloge de l’initiative « EcoPop » en Suisse (reprise ici par le Salon beige), par laquelle des écologistes demandent une limitation sévère de l’immigration. Vivien Hoch y voit un moyen de retrouver le « chez soi » européen : le sens du « ré-enracinement ». Si je suis évidemment d’accord avec lui sur l’importance de l’« enracinement », en revanche il ne faut pas prendre l’initiative EcoPop pour ce qu’elle n’est pas. Il s’agit en réalité d’une proposition inacceptable qui profite d’un sentiment populaire d’exaspération par rapport aux excès de l’immigration pour faire avaler autre chose : un programme de contrôle de la population qui s’inscrit dans une tradition malthusienne à l’origine du véritable « racisme » contemporain, qui a la haine des populations pauvres.
EcoPop est une initiative fédérale populaire lancée par un « militant indépendant pour le développement durable », Alex Gagneux, qui précise, sur son site, qu’il est « sans enfant ». Le principal ressort de sa campagne est la diffusion de la planification familiale, qui est au cœur des « actions pour le développement » des organisations internationales comme l’ONU, de multiples ONG et des fondations dérivées des grandes multinationales – mais aussi des militants de la Deep Ecology et plus généralement des écologistes qui voient en l’homme le principal ennemi de la planète. Elle sous-tend aussi des actions contre le « réchauffement climatique ». Cela fait du monde… C’est même « le monde », celui du pouvoir : celui, dominant, de la culture de mort.
Le sigle même de l’initiative est tout un programme : l’écologie progresse lorsque la population
diminue, suggère-t-il.
L’initiative Ecopop sera soumise à la votation des Suisses le 30 novembre prochain.
On a beaucoup mis en avant sa proposition n°2, qui vise à modifier la Constitution helvétique en imposant une limite à la croissance de la population attribuable au solde migratoire : celui-ci « ne peut excéder 0,2 % par an sur une moyenne de trois ans ».
On présente cela comme un moyen de permettre d’éviter « le grand remplacement » de population. Tel n’est pourtant pas l’objectif de cette mesure qui pèche déjà par son côté mécanique. Elle vise prioritairement à contrôler la population de manière contraignante.
La proposition n°1 donne la clef : « La Confédération s’attache à faire en sorte que la population résidant en Suisse ne dépasse pas un niveau qui soit compatible avec la préservation durable des ressources naturelles. Elle encourage également d’autres pays à poursuivre cet objectif, notamment dans le cadre de la coopération internationale au développement. »
La proposition n°3 donne les moyens : « Sur l’ensemble des moyens que la Confédération consacre à la coopération internationale au développement, elle en affecte 10 % au moins au financement de mesures visant à encourager la planification familiale volontaire. » Autrement dit : l’accès à la contraception sous toutes ses formes artificielles, qui est à la racine de la culture de mort.
La proposition n°4 verrouille le tout : « La Confédération ne peut conclure de traité international qui contreviendrait au présent article ou qui empêcherait ou entraverait la mise en œuvre de mesures propres à atteindre les objectifs visés par le présent article. »
En faisant du volume de la population suisse une prérogative de l’Etat, l’initiative EcoPop est en elle-même d’essence totalitaire. Sa mise en œuvre ouvrirait un droit étatique – sanctuarisé par son adoption par référendum et sa présence dans la Constitution helvétique – d’édicter des lois limitant la liberté des couples de procréer. Comme cela existe en Chine, avec son cortège d’avortements et de stérilisations forcés, de contraintes économiques et de mesures vexatoires. La nouveauté, ce serait de faire adopter une telle mesure par le plus « démocratique » des pays par le biais le plus « démocratique » qui soit : le référendum d’initiative populaire. C’est ce que souligne un communiqué de Choisir la Vie Suisse.
C’est d’autant plus ahurissant que la Suisse a un indice de fécondité d’1,47 enfant par femme (en 2012), bien en deçà de celui qui permet le simple remplacement des générations. A ce rythme, sa population commencera à décroître d’ici à 20 ans. Pour le plus grand bonheur de ceux pour qui l’homme est d’abord une « empreinte écologique »… EcoPop le dit assez clairement : la Suisse souffre aujourd’hui d’un trop plein : « Bouchons sur les routes, trains bondés, loyers en hausse, terres agricoles construites, disparition des espèces: la pression démographique réduit la qualité de vie et évince la nature. »
Tout le texte suinte le malthusianisme qui s’autorise de la « Grande Peur » répandue par les idéologues de l’écologie extrémiste, exactement comme dans les années 1970 les époux Paul et Anne Ehrlich, auteurs de The Population Bomb, annonçaient la surpopulation apocalyptique et la famine mondiale pour les années 1980. Aucune de leurs prédictions ne s’est réalisée : si la population mondiale augmente – notamment et surtout, dans de nombreux pays, par l’allongement de la durée de la vie – les ressources alimentaires ont progressé plus vite per capita, et la faim dans le monde est davantage liée à des difficultés de distribution et des problèmes politiques qu’à un manque de nourriture.

Voici un film de propagande d'EcoPop :





EcoPop s’inscrit très clairement dans cette logique de lutte contre la surpopulation qui est à l’œuvre dans les organisations internationales depuis les prédictions d’Ehrlich. Comme le Saint-Siège n’a cessé de le dire, de nombreux pays ont été soumis à une obligation de contrôle de la population et de programmes de planning familial immoraux en échange d’aide au développement depuis lors. Car pour cette puissante faction du mondialisme, l’ennemi, c’est l’homme. Ce n’est pas un hasard si le site d’EcoPop renvoie vers des vidéos présentant des initiatives de diffusion de la contraception du FNUAP en Afrique (Fonds des Nations unies pour la Population) : cet organisme qui est à la pointe de la lutte pour le libre accès à la contraception et à l’avortement.
Anne-Marie Rey, fondatrice d'EcoPop
Cette « aide » des pays développés aux pays pauvres est d’un cynisme sans fin : elle préfère subventionner les contraceptifs (qui n’ont pas moins de contre-indications physiques et morales pour les femmes africaines que pour les femmes des pays riches !) plutôt que de venir en aide à la misère réelle : la mortalité maternelle et infantile liée à des structures sanitaires déficientes, le manque d’hygiène, le défaut de distribution d’eau, la concentration dans les mégapoles là où les populations pauvres ont elles aussi besoin d’enracinement…
Il faut noter pour finir – avec Choisir la Vie Suisse – que le leader historique d’EcoPop n’est autre qu’Anne-Marie Rey, une féministe de la première heure, socialiste, pro-avortement, pionnière du « droit » à l’avortement et figure de proue de la bataille pour sa décriminalisation en 2002.



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04 novembre, 2014

Toujours plus de femmes stérilisées par la contraception

Le nombre de femmes ayant accès à la contraception dans les pays en voie de développement a augmenté de 8,4 millions l’an dernier, selon le dernier rapport Family Planning 2020, publié lundi, qui regrette cependant de voir que l’objectif de Londres n’ait pas été atteint.
Cet objectif avait été fixé en 2012 par le Sommet international sur le planning familial, convoqué à l’initiative de la fondation Gates, où de nombreuses organisations caritatives s’étaient engagés à verser plusieurs milliards de dollars en vue de rendre les contraceptifs modernes plus accessibles.
Le rapport affirme que le meilleur accès au planning familial a aidé à éviter 125.000 morts maternelles l’an dernier, contre 120.000 l’année précédente, ainsi que 24 millions d’avortements dangereux, contre 23 millions en 2012. Une précision remarquable pour des estimations…
Le rapport, intitulé « Partenariat pour le progrès », veut voir 120 millions de femmes supplémentaires accéder au planning familial d’ici à 2020. Il se félicite particulièrement des progrès de l’implant contraceptif à longue durée d’action, obtenue grâce notamment à une diminution du prix rendu possible par les subventions offertes dans le cadre du projet : 50 % moins cher dans 60 pays.
La promotion des contraceptifs de longue durée est actuellement au centre des projets des partisans du contrôle de la population.
Au Sénégal, au Burkina Faso, au Niger, au Sénégal, en Ouganda on propose plutôt le contraceptif injectable, « Sayana Press », qui a une efficacité de trois mois, moins dosée que le Depo-Provera, composée uniquement de progestatifs. C’est une méthode qui repose pour une large part sur l’effet anti-nidatoire qui cause la mort de l’éventuel embryon, car elle ne bloque pas l’ovulation et la fécondation reste possible. Au Burkina Faso, il en sera distribué 250.000 cette année.
Douze pays en voie de développement ont organisé des conférences sur le planning familial l’an dernier.

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05 septembre, 2013

Planning familial en Afrique : des pressions sur la presse

Natural Family Planning and CommunicationLa composante africaine de la Fédération internationale du Planning familial (IPPF) vient de lancer un concours qui permettra à un journaliste du continent noir de remporter le Prix du reportage sur le Planning familial des journalistes africains. La cible de cette campagne ? Les journalistes « pionniers » de l'Afrique sub-saharienne. Son objectif est évident : promouvoir les moyens contraceptifs auprès des populations noires en multipliant les informations dans la presse à leur sujet.

Les organisateurs entendent récompenser les reportages qui auront fait progresser le dialogue à propos des politiques de planning nationales ou régionales et qui auront mis en demeure les gouvernements de respecter leurs engagements en la matière, tout en mettant l'accent sur les méthodes innovantes rendant les services de planification familiale et de contraception plus facilement accessibles.

Muni d'une telle feuille de route le journaliste n'a plus qu'à écrire le papier qu'on lui demande : la date limite de dépôt est fixée au 28 septembre, cela laisse le temps d'exécuter cette consigne bien détaillée.

Les finalistes se verront offrir un voyage pour rejoindre Addis Abeba, en Ethiopie, pour y assister à la soirée de gala de remise des prix qui se tiendra en marge de la conférence internationale sur le Planing familial qui doit s'y tenir en novembre de cette année.

L'IPPF estime à 26 % des femmes mariées en Afrique sub-saharienne la proportion d'entre elles qui n'ont pas accès à la méthode contraceptive dont elles auraient besoin (attention, on ne parle pas de ce qu'elles auraient demandé ou voulu) : Mme Lucien Kouakou voudrait que leur nombre soit divisé par deux d'ici à 2020 :

« Les médias seront d'une importance capitale si nous voulons réaliser cet objectif. Ils jouent un rôle majeur dans le renforcement et l'accroissement de la couverture des questions liées à la planification familiale. Ce prix met en valeur les journaliste qui sont des convaincus passionnés du planning familial et qui se sont voués à la promotion de cet aspect très important de la santé et des droits de la santé sexuelle et reproductive. »

Cette première édition du prix a été dotée par la Packard Foundation, la fondation liée aux fondateurs de Hewlett-Packard, géant de l'informatique qui à l'instar de nombreuses multinationales participe au financement de la promotion et de la distribution de la contraception.

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08 juillet, 2013

Fécondation “in vitro” : bientôt du low-cost

Doctors develop $260 test-tube baby system for poor worldUne nouvelle technique de fécondation in vitro pourrait permettre de la rendre accessible jusque dans les pays très pauvres où la stérilité est aujourd'hui vécue comme une catastrophe, provoquant le rejet de la famille et l'exclusion sociale. C'est donc très bien, non ? C'est en tout cas ainsi que l'on tente de nous « vendre » cette affaire…

En clair, il s'agit d'une simplification spectaculaire des techniques requises pour réussir la fabrication d'embryons humains en éprouvette. Procédure aujourd'hui ultra-coûteuse – au Royaume-Uni on compte ainsi 5.000 livres, soit environ 5.500 euros pour une FIV, par cycle, réussie ou non. La nouvelle technique permet de ramener ce prix à quelque 170 livres (moins de 200 euros par cycle), et donc d'envisager de créer des cliniques de « fertilité » jusqu'en Afrique subsaharienne. Sans compter les pays riches où l'on aime aussi les bonnes affaires et où le « low-cost » pourrait provoquer une explosion de la demande…

Douze enfants sont déjà nés en utilisant cette technique dont les promoteurs assurent qu'elle présente un taux de réussite comparable à celui de la FIV « classique ». (Ce qui n'est pas forcément énorme : la FIV est en tout état de cause forte consommatrice d'embryons… Le taux « normal » de réussite invoqué est de 30 %.)

Développée en Belgique au Genk Institute for Fertility Technology, la procédure simplifiée permet selon ses inventeurs d'éviter l'utilisation de coûteux incubateurs au dioxyde de carbone requérant des gaz de qualité médicale et une purification de l'atmosphère pour contrôler les taux d'acidité dans l'environnement où l'on fait pousser les embryons. Les ingrédients chers sont remplacés par de l'acide citrique et de la bicarbonate de soude, deux produits très courants permettant de produire du dioxyde de carbone.

Comme le dit l'un des chercheurs, le Pr William Ombelet : « Nous avons réussi en utilisant une technique qui ressemble presque à celle de l'Alka-Seltzer. Nos premiers résultats suggèrent que cela marche au moins aussi bien qu'une FIV normale et nous avons déjà douze bébés en bonne santé qui sont nés. »

La technique ne peut pas être envisagé pour chaque cas de stérilité « traitée » par une FIV – on ne peut pas l'utiliser pour les cas où l'ovule est directement fécondé par un spermatozoïde par injection intra-cytoplasmique  – mais permettrait de répondre déjà largement, selon ses promoteurs, aux besoins des pays pauvres ou des plus pauvres dans les pays riches.

Et ce, bien sûr, au nom de la justice sociale.

La recherche s'est pour l'instant déroulée dans un grand laboratoire occidental, mais l'institut belge qui l'a réalisée envisage désormais de faire des tests au Ghana, en Ouganda ou au Cap. En attendant, en Belgique, on construit actuellement un centre de fertilité « low-cost » qui pourrait servir de modèle pour des réalisations similaires dans les pays pauvres : son coût ne devrait pas dépasser les 300.000 euros contre 1,5 à 3 millions d'euros en version « riche ». Et on y formera, en principe dès novembre, des médecins des pays en voie de développement.

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21 janvier, 2013

Le cardinal Sarah dénonce l’éthique laïque

Le cardinal guinéen Robert Sarah, responsable pour le Saint-Siège de l’aide catholique au développement, a parlé avec force, vendredi, contre l’invasion de « la mentalité contraceptive occidentale » et « l’idéologie du genre » parmi les travailleurs humanitaires catholiques.

« Certains membres de l’Eglise qui travaillent dans le domaine de la charité se sont laissé séduire et formater par l’éthique purement laïque des agences d’aide de la gouvernance mondiale, jusqu’à établir des partenariats inconditionnels et adopter les mêmes objectifs de déstructuration anthropologique, les mêmes langages et les mêmes slogans », a dénoncé le cardinal Sarah, président du Conseil pontifical « Cor Unum ».

Il a évoqué « une double peine imposée à l’Afrique : l’imposition d’un modèle économique et social par les donateurs et l’imposition d’un modèle anthropologique étranger à l’Afrique ». Ce sont des « modèles destructeurs » : une « vision négative et destructrice de l’homme et de la femme » véhiculée, parfois « avec violence », par « certains organismes internationaux », a déclaré Mgr Sarah à l’ouverture de l’assemblée plénière de son ministère. Mercredi, le cardinal Sarah avait déjà critiqué les conditions posées par les agences d’aide au développement, « souvent liées au contrôle des naissances ou à la promotion de ce que l’on appelle “les nouveaux droits” ».


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27 novembre, 2011

Préservatif : à l'ONU, le Vatican tient bon

John-Henry Westen de LifeSite rapporte les propos clairs du représentant du Saint-Siège auprès de l'ONU, le P. Philippe Bené, lors d'une réunion du Troisième comité de l'Assemblée générale mardi dernier. Il a réitéré l'opposition du Vatican au préservatif, y compris dans le but d'éviter le sida. Il est intéressant de noter que l'on discutait précisément à propos des Droits de l'enfant, ce qui évoque à la fois le fait de ne pas « éviter » l'enfant comme une MST, et le devoir de ne pas imposer aux jeunes une fausse moralité contraire à leur dignité d'être humains en leur prêchant la capote.

« Le Saint-Siège n'approuve d'aucune manière la contraception ou l'utilisation de préservatifs, que ce soit comme moyen de planification familiale ou dans le cadre de programmes visant à éviter le virus HIV et le sida », a-t-il déclaré.

Ce n'est qu'une répétition mais elle est en soi une nouvelle dans la mesure où une certaine presse voudrait croire que depuis l'an dernier et le livre d'entretiens de Benoît XVI avec Peter Seewald la position du Pape et du Vatican auraient évolué vers plus de « libéralisme » ou de « tolérance » : des journaux et des commentateurs réputés sérieux ont soutenu alors que le Saint-Père justifiait le recours au préservatif s'il s'agissait d'éviter de transmettre le sida, voire qu'il l'approuvait tout à fait dans ce cadre.

On y avait même vu une tentative de revenir sur une tempête médiatique après des propos de Benoît XVI lors de sa première visite papale en Afrique, où il avait déclaré que la politique du préservatif était même de nature à aggraver les problèmes de contamination virale. Cela lui avait été si peu pardonné que des gouvernements occidentaux (France, Espagne, etc) avaient dénoncé ses propos et le parlement belge s'était même offert le luxe du ridicule en condamnant la prise de position par 95 voix contre 18.

Lors de son voyage au Bénin la semaine dernière Benoît XVI n'a pas évoqué directement le préservatif mais a souligné que le sida est un « problème éthique » dont les solutions se trouvent dans « l'abstinence sexuelle, le rejet de la promiscuité sexuelle et la fidélité au sein du mariage » : pas exactement une justification du préservatif, mais certains journaux ont encore voulu y voir une édulcoration de la doctrine morale catholique.

Les propos du P. Bené montrent qu'il n'en est rien.

Westen commente : « Cela démontre qu'il existe une nouvelle stratégie de la hiérarchie de l'Eglise catholique de se confronter à la culture de manière directe même sur les cas les plus difficiles. Il semble que la tactique souvent utilisée – et inefficace – d'éviter les situations difficiles, d'obscurcir les questions ou de s'engager dans la compromission, soit en train d'être mise de côté. »

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04 octobre, 2011

La pilule associée à un risque plus élevé d'infection par le VIH du sida

La pilule, et plus largement les moyens contraceptifs hormonaux seraient associés à un risque plus important d'infection par le virus du sida, aussi bien chez les femmes que chez les hommes, au terme d'une analyse par observation d'un échantillon randomisé de couples dont l'un des partenaires était infecté par le virus de l'immunodéficience humaine et l'autre non, en Afrique subsaharienne.

L'étude, publiée en ligne par The Lancet Infectious Diseases, estime que le risque d'infection est près deux fois plus élevé pour une femme séronégative d'être infectée par son partenaire lorsqu'elle utilise un contraceptif hormonal que pour les femmes ayant recours à une autre méthode contraceptive ou n'en utilisant aucune, selon Jared Beaten et autre de l'Université de Washington à Seattle. Cette étude souligne aussi pour la première fois qu'un homme séronégatif dont la partenaire est infectée encourt un risque accru d'infection si la femme en question utilise un contraceptif hormonal – en l'occurrence, un contraceptif de longue durée, une injection de medroxyprogesterone acetate, plus utilisée dans les 7 pays africains que les contraceptifs oraux, où un total de 3.790 couples séro-discordants ont été suivis au cours de deux études longitudinales distinctes portant sur environ une ou deux années.

L'infection des femmes séronégatives au début de l'étude a atteint 6,61 pour 100 personnes/an chez les utilisatrices de contraceptifs hormonaux contre 3,78 pour 100 personnes/an chez celles qui n'en utilisaient pas (étude sur 1.314 couples).

Chez les hommes séronégatifs au début de l'étude les taux d'infections se sont établis respectivement à 2,61 sur 100 personnes/an et 1,51 sur 100 personnes/an selon que la femme avait recours ou non à un contraceptif hormonal (étude sur 2.476 couples).

Dans les deux cas, le risque associé aux contraceptifs oraux (pilule) n'a pas été considéré comme significatif, quoique augmenté.

Les auteurs de l'étude relativisent ces observations en notant que relativement peu de personnes dans la zone étudiée sont sous contraceptifs hormonaux et que relativement peu de personnes ont été infectées ; ils ajoutent que d'autres facteurs ont pu jouer.

Il n'empêche qu'au chapitre de l'interprétation des données les auteurs recommandent que les femmes soient mises en garde par rapport au risque accru de transmission du sida, prônant la « double protection » du préservatif et le choix de méthodes non-hormonale ou à faible dosage hormonal pour les femmes infectées ou exposées au VIH.

L'étude a été financée par le National Institute of Health américain et par la Fondation Bill & Melinda Gates.

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20 septembre, 2011

Ile Maurice : manœuvres pour imposer l'avortement

Je lis sur Terrafemina l'information suivante :
« Récemment, le gouvernement de l’île Maurice a signé la Convention sur l’élimination des discrimination à l’égard des femmes (CEDAW). La légalisation de l'avortement dans certaines circonstances fait partie des recommandations de ce programme pour lequel l'ile de l'océan indien doit signifier sa position aux nations unies en octobre 2011.
Les ministres préparent un projet de loi de dépénalisation en vue d'une présentation début octobre, lors de la rentrée parlementaire. Les parlementaires devront se prononcer sur l'amendement de l’article 235 du Code pénal, datant de 1838 interdisant l’avortement.
Le projet de loi vise à l'autoriser pour les victimes de viol et d’inceste ou quand la vie de la femme enceinte est menacée par l'accouchement; La classe politique est divisée et peu d'élus osent s'exprimer publiquement sur ce sujet sensible dans un pays ou l'église, politiquement très active, garde une influence majeure.
Satyajit Boolell, directeur des poursuites publiques (DPP), déclare qu'il existe des lacunes dans la loi de 1838, devenue désuète, qui explique le nombre élevé d’avortements clandestins à Maurice.
L’ évêque de Port-Louis, Maurice Piat mène une campagne musclée, depuis plusieurs mois, pour obtenir le retrait de cette loi. Le 8 septembre 2011 au cours d’une messe,  Piat a publiquement demandé aux députés de voter contre toute modification de la loi. Les responsables religieux musulmans se sont joints à lui en se prononçant contre la dépénalisation de l'ivg.
L'église estime que le code pénal qui prévoit une peine maximale de 10 années de réclusion ne doit subir aucun amendement. Vidya Charan, directrice de la Mauritius Family Planning & Welfare Association (MFPWA) plaide en faveur du droit des femmes à disposer de leurs corps et déclare :
« l’avortement ou l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est un choix qui incombe à la femme ».
Croyante, elle clame avoir le respect de sa religion mais affirme que celle-ci n'a pas à imposer ses opinions à l'ensemble de la population. Officiellement on estime le nombre d'avortements à environ 22000 annuels et 20 000 cas de complications post-abortum qui finissent dans les hopitaux. »
On sent la manipulation d'emblée, avec la référence au texte de CEDAW, un document onusien qui ne contient en réalité aucune référence explicite à l'avortement ; ce sont ses promoteurs qui tentent de l'imposer comme un « droit ».

A noter, aussi, que l'Eglise catholique par la voix de son évêque, Mgr Maurice Piat, rejette clairement et frontalement la dépénalisation de l'« IVG » même dans ce qu'il est convenu d'appeler les « cas limites » : viol, inceste, vie de la mère menacée par l'accouchement.

On présente des chiffres impressionnants d'avortements clandestins : ici, on considère même que la quasi totalité d'entre eux aboutissent par des complications nécessitant une hospitalisation. L'expérience du « lobbying » pro-avortement montre que ces chiffres sont toujours exagérés.

Généthique rapportait la semaine dernière des propos de Mgr Piat à ce sujet qui s'en prenait aux « dictats des conventions onusiennes ». Le reste ici.

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07 août, 2011

Malawi : pas de droits homosexuels ? Pas d'argent !

Le Malawi n'est pas un pays riche ; il a actuellement besoin de fonds pour assurer certains de ses besoins les plus élémentaires. Les pays occidentaux ont décidé de subordonner cette aide à la mise en place d'une politique pro-gay. Cette année, selon HazteOir, les Etats-Unis ont déjà annulé près de 350 millions de dollars en raison d'amendements au code pénal qui sanctionnent l'activité homosexuelle comme un délit.

Hetherwick Ntaba
Si bien que le Malawi a fini par obtempérer en changeant sa législation.

« Nous ne pouvons pas échapper au fait que nous avons besoin de cette aide, mais il est absurde que ces pays soient en train de contraindre le nôtre à adopter des cultures immorales. Nous sommes un Etat souverain et nous avons le droit d'être traités comme tel, avec ou sans aide », a déclaré le Dr Hetherwick Ntaba, conseiller politique du Président.

Les Etats-Unis n'auront pas été seuls. Le mois dernier, selon HazteOir, l'Allemagne a retiré la moitié de ses 33 millions de dollars d'aide pour sanctionner l'absence de « droits homosexuels » et de « liberté de la presse », au Malawi. Même chose du côté du Fonds mondial de lutte contre le sida qui a refusé une demande de 560 millions de dollars pour pouvoir assurer l'accès de la population à la nourriture et à l'eau.

La Millenium Challenge Corporation (MCC) a quant à elle annulé un programme d'investissement dans le domaine de la production électrique qui, outre une amélioration des infrastructures, aurait fourni du travail à la population locale.

HazteOir rappelle qu'à l'heure actuelle presque toutes les législations du monde pénalisent divers comportements sexuels, tels la pédophilie et l'inceste.

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12 mars, 2011

La nouvelle Terri Schiavo américaine a été « rebranchée »

Qui se souciera du sort de la Rwandaise privée de nourriture et d'hydratation en vue de la faire mourir, parce que les soins pour la maintenir en vie ) la suite d'une attaque qui l'avait laissée dans en « état végétatif permanent », comme on dit ?, demandai-je ici. Eh bien, plusieurs personnes et organisations, notamment l'Alliance Defense Fund, organisme de défense juridique chrétienne pour les libertés fondamentales qui a pris à sa charge la défense de Rachel Nyirahabiyambere, 58 ans, condamnée à la mort lente dans un pays riche parce qu'elle est pauvre, après avoir échappé au génocide et aux dangers des camps de réfugiés dans son Afrique natale. Et l'ADF, intervenant à la demande de la famille de cette grand-mère, a obtenu gain de cause.

Ne voulant plus supporter les frais du maintien en vie de la grand-mère rwandaise, qui n'avait droit à aucune assurance santé dans le système américain bien qu'elle eût occupé un emploi salarié, l'hôpital – catholique… – de Georgetown University avait décidé de passer outre aux demandes de ses enfants pour la mettre sous la tutelle d'un avocat désigné par l'hôpital. Mme Andrea Sloan avait décidé qu'il fallait ne plus la nourrir, ni l'hydrater, pour que les ressources de santé disponibles puissent bénéficier plutôt à d'autres qui pourraient en tirer profit.

Mme Nyirahabiyambere a été débranchée le 19 février dernier. 21 jours plus tard, elle était toujours en vie. Et c'est à ce moment-là que Casey Maddox, avocat de l'ADF, a obtenu une injonction provisoire retirant à Andrea Sloan le droit de contrôler l'administration de nourriture et de liquides à la patiente ainsi que la destination de ses restes mortels, dans l'éventualité de son décès. Le rétablissement de l'alimentation et de l'hydratation a été ordonné également tant qu'une décision judiciaire n'aura pas décidé le contraire.

Source : Lifesite.

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Casey Maddox s'est dite heureuse de cette injonction qui empêche de faire délibérément mourir de faim une personne innocente, survivante qui plus est d'un terrible génocide.

15 novembre, 2010

Contre “l'avortement dangereux” en Afrique : mobilisation internationale pour… l'avortement “sans danger”

Une conférence réunissant 250 personnalités africaines politiques, juridiques, du monde de la santé s'est déroulée du 8 au 11 novembre au Ghana au Collège des Médecins et des Chirurgiens pour s'attaquer à « l'avortement dangereux » (unsafe abortion) qui cause selon les organisateurs quelque 67.000 morts maternelles dans le monde chaque année, dont plus de la moitié en Afrique, et surtout chez les femmes de moins de 25 ans.

Vrai problème : mais au lieu de mettre l'accent sur l'aide nécessaire aux femmes enceintes, l'éducation à l'abstinence sexuelles chez les femmes jeunes et avant le mariage, l'existence de soins adéquats aux futures mères pendant leur grossesse et leur accouchement, les conférenciers ont préféré plaider pour l'avortement légal, supposé sûr, sans danger et sans conséquences néfastes pour la mère.

La conférence bénéficiait de l'accueil des autorités ghanéennes, représentées par le ministre local de la Santé, et se trouvait principalement promue par l'ONG pro-avortement Ipas, d'envergure mondiale. Parmi les principaux intervenants on notait la présence d'un représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et d'un représentant de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique, l'idée étant de progresser vers l'accomplissement de l'Objectif du Millénaire numéro 5, ou la réduction des morts maternelles.

Mais de nombreuses ONG entouraient également Ipas : FEMNET, désormais actif sous le nom d'African Network for medical abortion, AMNA, un organisme pan-africain luttant pour l'accès de toutes à l'avortement médicalisé et légal, la Fédération internationale du Planning familial (IPPF) et Marie Stopes International.

Ensemble, ils ont demandé la mise en œuvre du Protocole de Maputo signé en 2003, qui demande explicitement l'accès à l'avortement pour toutes les femmes africaines.

Parmi les intervenants, le Dr Haile Gebreselassie d'Ipas a détaillé le coût lié aux complications d'avortements clandestins, notant que désormais, une procédure d'avortement simple, accessible et réalisable à domicile permettrait de faire d'énormes économies. Cette poussée vers l'avortement banalisé et non chirurgical se fait décidément de plus en plus précise. Voir dans ce blog les messages relatifs au Cytotec…

Il a été particulièrement question lors de la conférence de « l'influence indue de la religion » – « fondamentaliste » ou « intégriste », bien sûr – dans les affaires de santé publique. Selon les pays, les intervenants ont dénoncé l'emprise des leaders religieux sur les populations elles-mêmes, par la présentation de l'avortement comme un acte peccamineux, ou le poids de la pression de certaines Eglises sur ceux qui prennent les décisions politiques.

L'Eglise catholique était particulièrement visée comme responsable de cet état de fait, par son opposition « d'un autre âge » à l'avortement et à la contraception ; une représentante ghanéenne d'Ipas a dénoncé le rôle de la hiérarchie catholique au Kenya qui a selon elle obtenu que soit muselée une ministre après sa décision de mettre en place l'accès aux soins post-avortement. Le rôle de Human Life International pour promouvoir le respect de la vie a également été dénoncé.

D'un autre côté, la parole a longuement été donnée à Clara Banoeng-Yakubo qui au nom de l'islam, a expliqué que les musulmans admettent parfaitement l'avortement pendant les 120 premiers jours de la grossesse, et ensuite en cas de danger pour la vie de la mère au nom de la théorie du moindre mal. Il faut donc, a-t-elle expliqué, s'appuyer sur les leaders religieux de l'islam pour permettre l'avancée de l'accès à l'avortement légal – en prenant soin, toutefois, d'assurer un minimum d'information aux femmes sur leurs droits dans la mesure où celles-ci sont trop souvent sous la coupe des hommes dans l'islam (tiens, tiens).

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19 août, 2010

Lien entre avortement et naissance prématurée : une nouvelle étude confirme

Steven Ertelt de LifeNews cite un nouveau rapport paru dans la prestigieuse revue, American Journal of Obstetrics and Gynecology, qui vient confirmer des données antérieures : selon son auteur, Dr Jay Iams, « contrairement à la croyance générale, des études basées sur la population ont établi que les avortements volontaires pendant les 1er et 2e trimestres sont associés à une augmentation très petite, mais apparemment réel, du risque de naissance avant terme spontanée par la suite ».

Une infirmière bloggueuse pro-vie très lue aux Etats-Unis, Jill Stanek, réagit à cette déclaration certes timide, mais qui marque une rupture dans le monde des chercheurs en vue aux Etats-Unis qui refusent d'en parler. Elle souligne que Iams parle d'une « croyance générale » qui résulte en réalité de la mise à l'écart systématique des études qui font état de ce lien entre avortement et risque de prématurité lors d'une grossesse suivante : or il y en a 114, et aucune en sens contraire. 114 études qui ne sont jamais citées lorsqu'il est question dans la littérature professionnelle des complications liées à l'avortement.

Jill Stanek apporte aussi un éclairage plus précis sur cette « augmentation très petite » du risque avouée par le Pr Iams, donnée qu'il relie à une étude citée qui avait constaté une augmentation de risque de 36 %, ce qui n'est pas rien ! Elle rappelle que 50 % des femmes qui avortent le font plus d'une fois : en ce cas, les études diverses font état d'un risque de naissance prématurée augmenté de 60 à 90 % lors des grossesses suivantes.

La bloggueuse souligne enfin que dans le résumé de son étude, le Pr Iams constate sans trouver d'explication que les Afro-Américaines ont des naissances prématurées récurrentes deux fois plus nombreuses que les femmes d'autres origines – il ne note pas, par exemple, que les Afro-Américaines ont 3 fois plus d'avortements que ces dernières. Parmi les explications officiellement avancées, généralement, se trouve l'hypothèse que les femmes d'origine africaine pourraient avoir une faiblesse génétique raciale des tissus cervicaux…

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07 août, 2010

La « santé maternelle » par la culture de mort : l'aide britannique au tiers-monde

C-Fam dénonce dans son édition de vendredi une nouvelle initiative britannique visant à protéger la santé maternelle dans les pays en voie de développement, pour son agressivité en matière de planning familial. Au-delà de son insistance sur la contraception pour tous, le programme « Choice for Women – Wanted Pregnancies, Safe Births » (Le choix pour les femmes : grossesses désirées, naissances sans danger), le programme fait la promotion de l’avortement et des « droits » sexuels pour les enfants.


Le Département britannique pour le développement international (DFID) a présenté le programme la semaine dernière par la voix d’Andrew Mitchell, soulignant que pour la première fois le planning familial fera partie intégrante de tous les plans d’aide quels que soient leurs destinataires.

Rappelez-vous que le but de cette initiative est de lutter contre la mortalité maternelle. Eh bien, les moyens qu’il se donne, dans l’ordre, sont : « Augmenter le taux d’accès au planning familial », puis « S’attaquer au problème des avortements dangereux » (« dangereux » parce que clandestins, bien sûr : on ne veut pas abolir l’avortement mais la clandestinité). Ce n’est qu’après, soulignent les collaborateurs de C-Fam, Susan Yoshihara et Terrence McKeegan, qu’il est question de « rendre l’accouchement sans danger » par le traitement des hémorragies, des infections, de l’hypertension et des autres complications médicales.

Un récent rapport publié par The Lancet démontre pourtant que le meilleur moyen d’éviter les morts maternelles est de rendre accessibles des personnels qualifiés pour assister les parturientes, ainsi que les soins obstétricaux de base et l’éducation des femmes.

Mais pour le Royaume-Uni comme, d’ailleurs, pour de nombreuses agences de l’ONU qui misent sur la contraception et l’avortement, la question est idéologique. Au risque de paraître totalement ringards…

09 juin, 2010

Un des membres du couple homo condamné, puis grâcié au Malawi fait son “coming-out”

Le couple homosexuel qui avait annoncé ses « fiançailles » au Malawi éclate…

Après une pseudo cérémonie de « mariage » Steven Monjeza et Tiwonge Chimbalange avaient été arrêtés par la police de leur pays, puis condamnés le 20 mai dernier à 14 ans de prison en vertu des lois anti-homosexuelles du Malawi pour « actes indécents ». Sous la pression internationale – de Madonna notamment – ils devaient rapidement être grâciés.

Mais pour Tiwonge, les histoires d'amour se sont arrêtées là. Steven l'a quitté pour une femme de 24 ans, en affirmant qu'il avait été contraint de participer à cette relation homosexuelle. Et maintenant il aime la jeune Dorothy…

Tout ça, pour ça ?

Selon AfrikNews, il y a une autre explication. « Le couple homosexuel gracié par le président du Malawi de leur peine de 14 ans de prison s’est séparé six mois après son mariage, apprend-on sur Mail Guardian. “Je ne suis plus amoureux de Tiwonge Chimbalanga. J’aime une femme, Dorothy Gulo”, a déclaré Steven Monjeza. Chimbalanga estime que Monjeza a cédé à “la pression de son oncle” et de ses proches, qui l’incitaient à se marier à une femme. »

Pourtant, il n'y a là rien que de très naturel…

05 avril, 2010

Mortalité maternelle : accompagner les accouchements plutôt que de vendre la planification des naissances !

L'organisation caritative Mater Care International (MCI), une ONG d'obstétriciens catholiques, demande que l'on envoie davantage de professionnels de santé qualifiés dans les pays en voie de développement pour aider les futures mères et assister aux accouchements plutôt que de mettre en place des « programmes de santé reproductive » comprenant « le contrôle de la natalité » par la diffusion de préservatifs et de « l'avortement sûr » (légal).

Le directeur de MCU, le Dr Robert Walley, vient de critiquer lors d'une interview à EuropaPress les « milliers de millions de dollars » dépensés pour ces programmes alors qu'une « petite proportion de ces sommes, seulement, est allouée à la fourniture de services assurant aux mères et aux bébés la survie pendant la grossesse ».

« Il est tout à fait grossier de faire croire aux mères africaines que leurs vies et leur santé seront meilleures en mettant à mort leurs enfants puisque les causes de leurs souffrances ne vont pas disparaître avec davantage de mort et de désespérance », a-t-il souligné, rappelant que la plupart des mères, surtout en Afrique, veulent des enfants parce qu'elles savent qu'ils sont l'avenir de leur famille, de leur communauté et de leur pays.

« Beaucoup d'agences d'aide internationale, soumises à leur idéologie, continuent d'insister sur l'idée que la principale stratégie pour réduire le nombre de morts dans les pays en voie de développement sont le contrôle des naissances et l'avortement », a-t-il souligné.

Il faudrait beaucoup plus de médecins qualifiés et d'hôpitaux dans le Tiers monde pour assister les mères, spécialement dans les zones rurales, à l'heure où l'OMS évalue à 529.000 par an le nombre de femmes qui meurent à la suite de complications de l'accouchement, tandis qu'elles sont vingt fois plus à souffrir de lésions, l'infections ou de maladies après avoir donné le jour. Hémorragies, infections mortelles, bassin trop étroit chez des parturientes trop jeunes, hypertension, malaria, sida ou anémie sévère figurent parmi les causes fréquentes de décès, tandis l'apparition de fistules s'accompagnant d'incontinences diverses peut aboutir à la « mort sociale » des jeunes femmes. « Les morts maternelles et les lésions lors de l'accouchement sont l'une des plus grandes tragédies de notre temps, particulièrement en ce sens qu'on peut les prévenir ou les traiter. » Au rythme actuel, la diminution des trois quarts du nombre des morts maternelles inscrite aux Objectifs du Millénaire pour 2015, pourra être atteinte en 2282, assure le Dr Walley.

Affirmation à creuser : « L'Eglise, qui a une longue histoire d'aide aux mères, n'est pas assurée de pouvoir continuer ce ministère car elle souffre à ce propos aussi bien d'une dissidence interne et d'attaques depuis l'extérieur de la part des gouvernements et des agences de financement qui (…) qui discriminent les ONG catholiques et retirent aux médecins catholiques le droit de pratiquer leur profession en accord avec leur conscience. »

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01 décembre, 2009

Les évêques africains rappellent que le préservatif n'est pas la réponse au sida

Le Symposium des conférences des évêques d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) a publié un message à l’occasion de la journée mondiale du sida, ce 1er décembre. Comme le Pape au printemps, les évêques dénoncent la stratégie du préservatif.


S’adressant aux catholiques, à tous les hommes de bonne volonté et plus spécialement aux séropositifs et malades du sida, le représentant des évêques africains, le cardinal Polycarp Pengo, archevêque de Dar-es-Salaam, rappelle – faisant écho aux paroles de Benoît XVI lors de son voyage dans l’Afrique sub-saharienne – qu’aucun organisme n’en fait davantage que l’Eglise catholique quand il s’agit de confronter le sida en Afrique et de soigner et aider ses victimes directes et indirectes.

« A l’heure où la préoccupation officielle à propos de la pandémie régresse, nous réaffirmons théologiquement que le Corps du Christ est touché par le sida, et nous exprimons notre détermination pastorale, en tant que Famille de Dieu, à fournir des réponses adéquates. Car notre continent demeure le plus affecté. »

Il rappelle qu’aujourd’hui en Afrique, seulement 30 % de ceux qui en ont besoin reçoivent un traitement, que de ceux-ci seuls 60 % sont encore traités au-delà de deux ans, que pour deux personnes traitées, on dénombre cinq personnes nouvellement infectées, tandis que le nombre d’enfants orphelins, maltraités ou infectés « croît de manière exponentielle ».

Le cardinal souligne aussi la pauvreté qui empêche l’accès au minimum de nourriture nécessaire pour le fonctionnement du traitement : « La faim qui progresse et le désespoir poussent les gens vers le sexe comme moyen de survivre : toute réponse qui tente de s’attaquer isolément au virus HIV et au sida est condamnée à l’échec. »

« Avec le Saint-Père, le pape Benoît XVI, nous faisons cet avertissement grave : le problème ne pourra être résolu en faisant uniquement ou d’abord confiance à la distribution de préservatifs. Seule une stratégie fondée sur l’éducation à la responsabilité individuelle dans le cadre d’une vision morale de la sexualité humaine, spécialement par la fidélité conjugale, peut avoir un impact réel sur la prévention de cette maladie.


« La manière dont l’Eglise comprend le mariage, c’est-à-dire une communion d’amour totale, réciproque et exclusive entre un homme et une femme, conduit aux comportements les plus efficaces pour prévenir la transmission sexuelle de la maladie : soit l’abstinence avant le mariage et la fidélité dans le mariage.


« Nous nous adressons particulièrement à nos jeunes, en qui nous croyons fermement. Que personne ne vous incite mensongèrement à croire que vous ne pouvez pas vous contrôler. L’abstinence est la meilleure protection. Pour ceux qui ne sont pas mariés, c’est aussi la seule manière d’agir conforme à la morale. Dès lors, la formation de la personne humaine est la vraie recette, la clef de tout, et nous avons pour objectif de vous préparer à être, demain, le sel de la terre et la lumière du monde, des membres actifs, généreux et responsables de la société et de l’Eglise. »
(Notre traduction.)

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...