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22 avril, 2016

Mexique : la mortalité maternelle n'a pas baissé avec la légalisation de l'avortement

L'avocate constitutionnaliste Ingrid Tapia est intervenue lors d'un forum organisé par l'assemblée législative du District fédéral de Mexico pour montrer que la mise en place de la légalisation de l'avortement comme moyen de contrôle des naissances n'a en rien diminué la mortalité maternelle dans la capitale mexicaine. C'est un « mythe », a-t-elle déclaré, signalant que dix ans après la dépénalisation de l'avortement dans la capitale fédérale, on peut aujourd’hui faire un bilan, et constater que trois ans après l'entrée en vigueur de la réforme la mortalité maternelle devait augmenter pour la première fois.
Ingrid Tapia intervenait lors du forum sur la législation et des politiques publiques de protection de la femme enceinte dans la ville de Mexico.
Le forum s'intéressait également aux grossesses adolescentes. Ingrid Tapia a dénoncé un autre mythe à cet égard : les grossesses adolescentes ne sont pas liées à la pauvreté, a-t-elle souligné, car si le Mexique est à la troisième place mondiale dans ce domaine, le leader se trouve être la ville de Londres. Peu suspecte d'être un haut lieu de la misère.
Pour Ingrid Tapia, c'est bien la preuve que ce sont les politiques erronées et non les conditions sociales qu'il faut pointer dans ces domaines, de même qu'il faut éviter d'associer la mortalité maternelle aux avortements clandestins. L'exemple du Chili et de l'Irlande et parlant : il s'affiche tout deux un taux de mortalité maternelle moins important que celui du Mexique ou 20 % de la population vit dans des zones où l'avortement est légal. En Inde, qui compte 25 % des morts maternelles enregistrées dans le monde, l'avortement est tout aussi légal.
Ce qui compte, a souligné l'avocate, c'est l'accès aux soins de santé et leur qualité, l'hygiène et le suivi des grossesses. Si donc le Mexique connaît une importante mortalité maternelle, cela est dû à la mauvaise qualité des services de santé du pays, qui au niveau mondial occupent la 172e place sur une liste qui en compte 180.
Près de la moitié des femmes vivant à Mexico n'ont pas accès à la sécurité sociale. On n'y compte également 1780 mères isolées qui reçoivent une aide de 200 pesos par mois : pour Ingrid Tapia, la politique sociale du gouvernement dans ce domaine est « risible ».


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23 décembre, 2014

Repénaliser l’avortement ne revient pas à multiplier les morts par avortement clandestin… la preuve !

Revenez sur la légalisation de l’avortement : vous ne réussirez qu’à renvoyer les femmes dans la clandestinité et en outre, elles recommenceront à mourir de leurs avortements clandestins ! C’est le message que répètent à l’envi ceux qui, tout en affirmant souvent leur hostilité personnelle à l’avortement, refusant d’envisager un retour à sa pénalisation. Il vaut mieux encadrer l’inévitable, disent-ils. Tout en reconnaissant que l’avortement tue un être humain, ou à tout le moins qu’il s’agit d’un acte grave, sans dire pourquoi, ils refusent de tirer les conséquences de cette réalité.
On sait combien le tabou de l’avortement légal pèse sur la vie politique française : vouloir revenir sur la loi Veil, c’est signer son arrêt de mort médiatique et renoncer à son ticket d’entrée dans le système politique. Officiellement, on invoque donc les raisons citées plus haut.
Pourtant, un pays apporte la preuve que tout cela est faux, abominablement faux. C’est le Chili, qui a repénalisé tout avortement en 1989 – l’avortement « thérapeutique », pour « sauver la vie de la mère », était légal depuis 1931.
Depuis cette date, le nombre de morts maternelles a connu une baisse de 69,2 %, passant de 41,3 à 12,7 par 100.000 femmes, souligne une nouvelle étude de l’institut Melisa signée par le Pr Elard Koch, épidémiologiste moléculaire. Le Chili connaît désormais un taux de mortalité maternelle inférieur à celui des Etats-Unis et il affiche le deuxième meilleur taux pour l’ensemble des Amériques. C’est un mouvement continu depuis la fin des années 1960.
Le Pr Koch estime que c’est l’éducation des femmes et, par conséquent, leur recours plus fréquent aux soins, lors de l’accouchement notamment, qui a permis cette avancée spectaculaire.
Une avancée que la repénalisation de l’avortement n’a pas compromise, alors même que le discours pro-avortement prévoit dans ce cas une remontée des avortements clandestins et des problèmes qui y sont liés.
Mais les faits prouvent que dans ce pays où donner naissance est de plus en plus sûr, le nombre de femmes qui recherchent à obtenir un avortement est lui-même en baisse. Selon le ministère de la santé du Chili, on enregistre de moins en moins d’hospitalisations liées à des avortements que l’on peut supposer induits : leur nombre diminue de 2 % chaque année depuis 2001. Sur la même période, les autres complications donnant lieu à des hospitalisations dans le cadre de la grossesse sont restées stables, qu’il s’agisse de fausses couches spontanées ou de grossesses ectopiques.
Les recherches du Pr Koch montrent que les candidates à l’avortement au Chili ont le plus souvent un profil « vulnérable », marqué par la coercition et par la peur : raisons invoquées par 70 % des femmes qui envisagent l’avortement. La même étude montre que l’aide proposée à ces femmes permet d’éviter la majorité des avortements clandestins : selon les groupes à risque, ce sont 69 à 94 % de vies sauvées : autant de naissances vivantes qui s’accompagnent ou non d’une procédure d’adoption.
Comme le Chili, l’Irlande et Malte ont toujours affiché des taux de mortalité maternelle extrêmement bas pendant que leurs lois interdisaient l’avortement.
L’Afrique connaît 56 % des morts maternelles dans le monde, mais la mortalité maternelle liée à l’avortement y est inférieure de plus de la moitié à celle enregistrée dans les pays développés, alors que l’avortement y est le plus souvent interdit – autrement dit, selon Personhood USA qui rapporte ces données, les pays qui mettent davantage de limites à l’avortement sont aussi ceux où moins de femmes ont besoin de soins à la suite d’avortements clandestins que dans les pays où l’avortement est « sûr et légal ».

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02 décembre, 2014

Sénégal : la Fédération internationale des droits de l’homme dénonce l’interdiction de l’avortement

Un rapport de la FIDH, en partenariat avec la ligue sénégalaise des droits de l’homme et la Raddho assure que l’interdiction de l’avortement au Sénégal « met la vie des femmes en danger ».
Paradoxe : dans ce pays, l’avortement est justement autorisé lorsque la vie de la mère est en danger. Pour la FIDH, cela ne suffit pas : les cas de viol et d’inceste doivent aussi être prévus dans ce pays où les femmes qui avortent encourent deux ans de prison.
En fait la FIDH – comme dans tous les pays où il a été fait campagne pour la légalisation de l’avortement – voudrait au fond voir légalisé l’avortement tout court puisque l’avortement clandestin se pratique « dans les pires conditions » au Sénégal. « 8 à 13 % » des décès maternels y sont liés, selon le rapport de la FIDH.
Celle-ci affirme ne pas demander la légalisation de l’avortement au Sénégal, « mais seulement d’autoriser l’avortement pour ces cas de viol et d’inceste ; c’est bien le minimum », affirme Aboubacry Mbodju de la Rencontre afrircaine de défense des droits de l’homme.
De qui se moque-t-on ? Si l’avortement clandestin est ce qui cause les morts maternelles, ce n’est pas son autorisation dans ces cas de viol et d’inceste qui va sensiblement faire baisser leur nombre.
Mais ainsi fonctionne l’agit-prop, avec l’espérance d’enfoncer la porte une fois le doigt passé dans l’ouverture. 

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25 août, 2013

Non, il n'y a pas eu un avortement légal en Irlande

La presse du monde entier vient de saluer – oui, c’est le terme – le premier « avortement » réalisé en Irlande aux termes de la nouvelle loi autorisant l’opération en cas de danger pour la vie de la mère. Il s’agirait donc, à en croire les médias unanimes, d’une mise à mort volontaire d’un enfant à naître, que Le Monde résume sous ce titre : « Premier avortement légal en Irlande. » Il aurait été pratiqué à la mi-juillet dans un hôpital de Dublin.

Les quotidiens irlandais ont les premiers répandu cette désinformation, car d’application de la nouvelle loi, il n’y en a pas eu en l’occurrence.

Ce qui importait à la grande presse, unanimement favorable à l’avortement légal (Le Monde voit d’ailleurs dans la loi irlandaise une « loi minimale » aux conditions très strictes), c’était de faire un parallèle avec l’affaire Savita Halappanavar, cette jeune femme indienne morte d’une septicémie diagnostiquée trop tard à l’occasion d’une fausse couche que la même presse avait abusivement présentée comme victime de l’interdiction de l’avortement en Irlande.

La femme en cause dans l’affaire présente souffrait d’une septicémie grave et surtout diagnostiquée qui représentait une menace grave pour sa vie alors même que les jumeaux qu’elle portait n’avait pas encore atteint le seuil de viabilité. Elle a d’abord perdu les eaux ; 24 heures plus tard, la septicémie avait atteint un tel degré de gravité que les médecins, après avoir tout fait pour essayer de sauver et la mère, et ses enfants, ont discuté avec elle et avec son compagnon, pour décider enfin de provoquer l’accouchement alors même que les deux bébés n’avaient pas de chance de survivre en dehors du sein maternel. De fait ils sont morts tous les deux après leur naissance.

Tant les médecins pro-vie irlandais que les directives de l’Institut irlandais des obstétriciens et des gynécologues affirment que les cas d’accouchement prématuré induit dans le cadre d’une septicémie mortelle ne correspondent pas à des avortements puisque l’intention n’est pas de tuer l’enfant.

Cette affaire pose évidemment des questions morales délicates mais il faut souligner plusieurs faits : les bébés n’ont pas été tués, c’est leur naissance qui a été provoquée et ils n’ont pas survécu du fait de leur prématurité, il ne s’agit donc pas d’un avortement direct. On peut souligner qu’ils n’avaient aucune chance de survie non plus dans le sein de leur mère. Et c’est en appliquant des procédures parfaitement légales sous l’ancien régime pénal de l’avortement en Irlande que la naissance a été provoquée : on ne peut pas parler d’un changement introduit grâce à la nouvelle loi.

C’est ce que confirme un communiqué du Département de la Santé irlandais selon lequel il n’y a pas encore eu d’avortement dans le cadre de la nouvelle loi en Irlande : « Cela n’a pas encore commencé. On commencera dès que ce sera faisable. Il y a des questions opérationnelles qu’il faut régler avant que ce soit possible. » Entre autres, on n’a pas encore mis en place les équipes médicales chargées de vérifier la conformité des situations avec la loi.

Plusieurs mouvements pro-vie ont dénoncé la manière dont le cas de cette femme qui vient de perdre ses deux jumeaux a été exploitée par l’Irish Times pour en faire un emblème de l’avortement légal. Même le Dr Peter Boylann qui avait plaidé en faveur de la loi d’avortement devant le Parlement irlandais, cité par LifeSite d’où je tire ces informations, a exprimé sa colère devant la divulgation des détails médicaux de l’affaire : « Il s’agit d’une scandaleuse atteinte au droit à la confidentialité », a-t-il noté, ajoutant qu’il est « totalement inacceptable de donner des détails sur un patient à la une d’un journal » et que tout médecin qui aurait donné ce type d’information à la presse devrait comparaître devant le Conseil médical. 

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09 août, 2013

Inde : une stérilisation qui tourne mal

Voici une histoire poignante. Mamatarani Behera, une jeune femme d’une vingtaine d’années, est entre la vie et la mort après avoir été victime d’une stérilisation ratée dans sa ville d’Odisha dans la province indienne de Maharasthra. Le médecin retraité qui l’a opérée a sectionné son petit intestin au lieu de couper sa trompe de Fallope.

L’erreur est humaine ? Sans doute. Mais cette affaire porte toutes les marques de la culture de mort qui est, précisément, anti-humaine.

Mamatarani faisait partie d’un groupe de plus de 90 femmes rassemblées le 24 juillet dernier au camp-hôpital gouvernemental d’Odisha pour y subir des tubectomies à la chaîne. De l’abattage. Le soir même elle était de retour à la maison pour y retrouver son mari et ses deux petits garçons.

Se plaignant dès le lendemain de fortes douleurs à la poitrine et à l’abdomen, prise de vomissements, elle a enfin été admise dans son hôpital local quatre jours après l’intervention. Avant d’être emmenée d’urgence vers un hôpital mieux équipé à Balasore, où l’erreur fut constatée. Malgré une tentative de chirurgie réparatrice, le 28 juillet, l’état de la jeune femme s’est aggravé et on l’a transférée vers un hôpital universitaire à Cuttack.

Mamatarani et sa famille ont dû se battre pour qu’elle soit prise en charge. Et ils vont sans doute devoir se battre pour obtenir une juste compensation. Certes les autorités médicales de la province ont promis une somme à la famille en réparation de l’« erreur ». Mais pas question d’affirmer que le médecin s’est rendu coupable d’une « négligence » médicale. Il n’y a aura ni enquête ni procès, a précisé le directeur du bien-être familial (sic), B.K. Mohanty.

Et si Mamatarani devait mourir de cette « erreur » qui n’est pas une « négligence », eh bien tant pis. C’est juste une opération de planning familial qui a mal tourné et comment reprocher cela à un médecin et à des autorités publiques qui conjuguent si bien leurs efforts pour lutter contre la surpopulation mondiale ?

Aussi les médias du monde n’en ont guère parlé.

Mais cette histoire fait irrésistiblement penser à une autre affaire concernant une jeune femme indienne : Savita Halappanavar, morte à la suite d’un défaut de diagnostic de septicémie au cours d’une fausse couche, a fait la une de médias du monde entier au motif qu’elle serait morte d’un refus d’avortement. Elle était à la fois d’un milieu plus aisé et utile à la cause…


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22 juillet, 2013

Royaume-Uni : l'interminable enquête sur une femme morte après une « IVG »

Voici des faits qui remontent à janvier 2012, mais dont la presse britannique et irlandaise s'empare tout juste. Il s'agit d'une jeune femme de 32 ans, venue avorter à Londres dans une clinique Marie Stopes, morte quelques heures après l'intervention dans le taxi qui la ramenait chez elle, d'une hémorragie interne. 18 mois plus tard, l'enquête policière est toujours « en cours ».

Le veuf vient de se manifester auprès des médias en assurant que le fait que lui et sa femme étaient étrangers en Irlande explique le désintérêt des enquêteurs et de la justice.

Cela ne tient pas la route. Voyez le cas Savita Halappanavar. Indienne, épouse d'un Indien. Sa mort après un « avortement refusé » – mort de septicémie en fait – avait déclenché aussitôt l'hystérie médiatique, trois enquêtes différentes furent aussitôt déclenchées et le résultat ne s'est pas fait attendre avec la légalisation de l'avortement en Irlande, dans certains cas limites et en particulière en cas de menace de suicide de la mère. Mais là, il s'agissait de promouvoir la culture de mort.

La tragédie de Londres n'avait pas le même intérêt. Au contraire, elle met en cause un de ces pourvoyeurs d'avortement à la chaîne, qui vend ses « services » sans le moindre scrupule : Marie Stopes avait tout intérêt à ce que l'affaire ne sorte pas, et tout logiquement la clinique refuse aujourd'hui de communiquer au nom de la confidentialité des dossiers des patientes.

Par le mari, qui vit désormais seul en Irlande avec le premier enfant du couple, une fillette de trois ans, on connaît cependant plusieurs éléments poignants.

Le couple avait eu son premier enfant en 2010, au terme d'une grossesse vécue avec difficulté par l'épouse qui souffrait de fibrômes : le traitement qui lui était alors proposé aurait pu la laisser stérile.

De nouveau enceinte en 2011, elle se sentait de nouveau « malade », assure son mari – mais il n'y avait aucun danger pour sa vie et elle risquait surtout une fausse couche.

Elle se dirigea pourtant vers un hôpital irlandais où il lui fut répondu qu'il n'était pas question de lui procurer un avortement pour ces motifs.

C'est alors que le couple se mit en quête de fonds et d'informations pour obtenir un avortement en Angleterre, prenant finalement rendez-vous avec Marie Stopes à Londres pour mettre fin à la grossesse qui en était alors déjà à 20 semaines…

Il n'y avait aucune urgence médicale, le bébé se portait bien, et cet avortement tardif – sur un bébé parfaitement formé – comportait quant à lui tous les risques liés aux interventions de ce style. En attendant les suites de l'enquête, toujours en cours selon la police métropolitaine de Londres, il serait hasardeux d'accuser l'avortement d'avoir causé l'hémorragie dont est morte la victime – mais notez que dans l'affaire Savita, personne n'a pris de telles précautions oratoires, alors même que l'on sait bien que l'avortement n'aurait pas de lui-même sauvé sa vie mais le traitement adéquat de sa septicémie dont le diagnostic avait été posé avec plusieurs jours de retard…

Voilà une histoire de mort et de douleur qui va, finalement, quand même être exploitée par le lobby de l'avortement pour dénoncer l'Irlande. Tout aurait pu si « bien » se terminer si la jeune femme avait pu facilement avorter dès qu'elle a commencé à se sentir en mauvaise forme, suggèrent les médias. C'est à force d'avoir dû chercher elle-même une « solution » et de réunir assez d'argent que tout a tant tardé. Elle aurait pu éviter les tracas du voyage. Elle aurait pu…

Elle aurait pu sauvegarder la vie de son enfant, et la sienne propre, si elle n'avait pas choisi la mort ! Si elle avait été soutenue dans une période difficile ! Si les avorteurs de la clinique Marie Stopes l'avaient mise en garde, s'ils lui avaient dit que l'avortement est une chose horrible et qu'à ce stade de la grossesse, il entraîne des risques et des séquelles, que rien ne le justifiait même de leur propre point de vue dévoyé !

La proportion de morts maternelles au Royaume-Uni est de 12 pour 100.000 naissances vivantes, selon les dernières statistiques de l'OMS. En Irlande, elle tombe à 6 pour 100.000…

Un enfant à naître à 19 semaines, savez-vous à quoi il ressemble ?

Voyez Walter, un petit garçon né précisément à ce stade de la grossesse lors d'une fausse couche : il vécut quelques minutes dans entouré de ses parents, fut accueilli dans sa famille ; on le considéra comme la personne qu'il fut et qu'il demeure. Ses photos ont fait le tour du monde ; en voici une mais il y en a beaucoup d'autres mis en ligne par sa mère inconsolable qui pourtant y puise consolation et la force de continuer, tant ce minuscule garçon fut entouré d'amour.




Le bébé qui est mort peu avant sa maman, à Londres, en janvier 2012, était un peu plus grand que celui-là. Il n'a pas été aimé. Il a été rejeté. Sa mère non plus n'a pas été aimée comme il le faut, et elle en est morte.

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16 février, 2013

Bolivie : une jeune femme meurt d'un avortement

Morte pour avoir « choisi » l'avortement
Il faut légaliser l'avortement pour éviter les morts maternelles : air connu. En Bolivie – où l'avortement demeure illégal – une jeune femme est décédée jeudi des suites d'un avortement. Faut-il en déduire qu'elle est morte parce que l'avortement est illégal dans ce pays ! Pas si vite…

Wendy Yabeta Pereyra n'avait que 22 ans. Elle vivait avec son petit ami et avait une petite fille de 9 mois. Sa famille ne la savait pas enceinte. C'est à la fin de cette journée du 14 février que son père, Roly Yabeta, a reçu un coup de fil de la famille de son ami, l'avertissant que sa fille n'était pas bien et se trouvait à la clinique La Transportista. Arrivé rapidement sur les lieux il a appris qu'elle devait être transportée d'urgence à la maternité en raison d'une grave hémorragie. Il a accompagné sa fille dans l'ambulance : là, elle a eu le temps de lui avouer qu'elle s'était rendue cet après-midi-là à la clinique pour se faire avorter, alors qu'elle était enceinte de près de quatre mois. Elle a également demandé pardon…

Une fois à l'hôpital, le service de réanimation n'a rien pu faire et elle est morte quarante minutes après son arrivée, victime d'une perforation de l'utérus.

Il semble que les responsables de l'hôpital aient voulu rendre le corps de la défunte sans saisir la justice ni prévoir une autopsie : c'est le père de Wendy, fou de douleur d'avoir perdu sa seule fille, qui s'est aussitôt rendu à la police criminelle pour rendre compte des faits, d'autant que l'opération aux conséquences tragiques avait été pratiquée par des médecins en exercice. Cela a déclenché une enquête qui a abouti à l'arrestation du concubin de la jeune femme, qui l'avait emmenée à la clinique, ainsi que des médecins qui ont pratiqué l'opération. Une perquisition dans la clinique a permis de découvrir le petit corps du bébé avorté ainsi que des instruments chirurgicaux ayant servi à l'opération.

La police a surtout pu constater que dans cette clinique chirurgicale qui a pignon sur rue n'offrait pas de bonnes conditions de sécurité à ses patients – quelle que soit d'ailleurs la nature de leur problème de santé.

Qu'est-ce qui ressort de cette histoire ? Qu'en Bolivie, aujourd'hui, l'interdiction de l'avortement n'implique pas que les femmes se rendent chez des faiseuses d'anges ou des bouchers sans le moindre diplôme médical lorsqu'elles veulent contourner la loi : la pauvre Wendy s'est rendue dans une clinique chirurgicale, dont elle n'avait sans doute aucune raison de croire qu'elle ne rendait pas les services affichés, pour s'y confier à des médecins diplômés.

Et c'est dans ce contexte, qui est celui de l'avortement légal dans bien des pays, qu'elle a perdu la vie du fait d'une négligence ou d'une faute médicale qui n'a rien à voir avec la légalité ou non de l'avortement. On peut seulement dire que si Wendy avait respecté la loi, ou plutôt » si son « fiancé » tout comme la famille de celui-ci ne l'avaient pas aidé à le faire (peut-être ont-ils au contraire exercé des pressions pour qu'elle choisisse la mort de son enfant…), si elle avait pu parler à son père, avant, elle serait en vie aujourd'hui. Et son petit garçon, son deuxième enfant, aussi.

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25 octobre, 2012

L'ONU refait pression sur l'Argentine pour l'avortement légal

Plusieurs pays et ONG agréées par l'ONU ont demandé à l'Argentine de garantir l'accès à l'avortement dépénalisé dans certaines circonstances, en prenant acte de la sentence de mars dernier de la Cour suprême de Justice de la Nation en ce sens, qui n'a pas encore été traduite dans les faits dans l'ensemble des provinces argentines.

Ils l'ont fait dans le cadre de la 14e session d'Examen périodique universel de la situation des droits de l'homme dans divers pays membres de l'ONU, qui se tient depuis le 22 octobre et jusqu'au 5 novembre prochain dans le cadre du Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève. L'Argentine a dû présenter son bilan et entendre les remarques des intervenants lundi dernier, jour où donc, en un tir de barrage nourri, les différents représentants de pays membres et d'organismes de droits de l'homme ont répété leur exigence de voir ce pays élargir le spectre des avortements dépénalisés.

Il faut dire que l'affaire était très téléphonée, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme ayant au préalable compilé les dires de différents rapports pour mieux orienter les pressions sur l'Argentine, suscitant implicitement une référence à l'avortement « sans danger » (sous-entendu : légalisé) qui ne figure pourtant dans aucune convention internationale ratifiée dans le cadre de l'ONU. C'est cette absence qui explique le fait qu'il ne soit pas fait mention explicite de l'avortement légal, mais cela est fortement suggéré.
« Les organismes des Nations Unies présents en Argentine ont indiqué que la  mortalité maternelle, dont la réduction restait l’un des principaux défis à relever pour réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement, avait pour cause principale les complications liées aux avortements. La mortalité infantile avait continué de baisser progressivement mais ce pays pourrait difficilement atteindre l’objectif 5 du Millénaire  prévoyant la réduction du taux de mortalité maternelle de 75 % entre 1990 et 2015 (de 52 à 13 pour 100 000 naissances vivantes). En outre, le taux de fécondité des adolescentes  restait élevé. Les grossesses précoces augmentaient les risques de mortalité maternelle et avaient des incidences sur la santé néonatale et infantile car la morbidité et la mortalité d’un nouveau-né dont la mère est adolescente sont quatre à cinq fois plus élevées. Les organismes des Nations Unies présents en Argentine ont recommandé de renforcer les politiques menées pour garantir un accès universel à la santé en matière de sexualité et de procréation et de poursuivre les efforts menés pour garantir l’intégration d’une éducation sexuelle complète dans les programmes d’enseignement de tous les établissements éducatifs du pays, l’objectif étant de réduire le taux de grossesse des adolescentes. »
 La vidéo de séance de questions au responsable argentin n'a pas encore été mise en ligne à l'heure d'écrire mais nous disposons déjà des questions écrites préparées pour la séance par différents pays.

• Pays-Bas. Entre une première question sur les droits des femmes et les violences qui leur sont faites, et une dernière sur la prévention de la torture, le représentant néerlandais n'avait qu'une seule autre préoccupation : les « avortements dangereux ». « Les chiffres semblent indiquer que les avortements  dangereux dont une cause majeure de mortalité et de morbidité maternelles. Le Gouvernement peut-il indiquer si le récent jugement de la Cour suprême (mars 2012) peut avoir un impact sur ces chiffres ? »

La Norvège est un peu moins péremptoire, mais quand même. « Selon l'OMS, 27,4 % des morts maternelles en Argentine sont la conséquence de l'avortement illégal. Considérant la gravité de ce problème, nous voudrions aimablement demander au Gouvernement argentin d'expliquer comment ils travaillent à faire baisser le taux de mortalité maternelle en général et les avortements illégaux en particulier. »

Lors des questions orales, le refrain a repris.

• L'Allemagne a salué la décision de la Cour suprême visant à assurer l'accès des victimes de viol à l'avortement sûr et légal : « Nous sommes confiants de voir le gouvernement argentin à mettre en œuvre des mesures appropriées en ce sens. »

L'Uruguay a attiré l'attention sur le rôle de l'avortement dans la maternité maternelle – après être devenu cette semaine le premier pays d'Amérique latine, hors Cuba, à légaliser l'avortement à la demande.

• La Suisse a réclamé l'accès concret à l'avortement légal.

• La Slovénie a pour sa part réclamé un meilleur accès aux services et aux produits de santé reproductive.

Du côté des ONG, le même genre de réclamations est venu de l'Equipe latino-américains pour la justice et le genre (ELA) et la Fondation pour la santé des adolescents (FUSA)pour qui « l'incrimination de l'avortement reste l'un des principaux obstacles aux droits des femmes. Mais aussi d'Amnesty International, qui parle de 500 000 avortements par an et réclame la dépénalisation dès lors que la grossesse risque de nuire à la« santé physique ou mentale ».

Les promoteurs de droits LGBT n'étaient pas en reste et la Fédération argentine de lesbiennes, gays, bisexuels et trans (FALGBT) a pu longuement s'exprimer alors que le représentant argentin se trouvait pour ainsi dire dans le box des accusés : elle s'est félicitée de la loi sur le « mariage égalitaire » au profit des homosexuels, mais elle a regretté que « les codes de contraventions incriminent les identités de genre » (en clair : les femmes transsexuelles). Elle a regretté encore que la loi sur les actes de discrimination ne reconnaisse pas, « pour l'heure, l'identité de genre et l'orientation sexuelle comme causes de discrimination » (comme le fait déjà, rappelons-le, la Charte des droits de l'UE).

Retenez aussi ceci, qui est publié sans sourciller par l'ONU : « La FALGBT estime que l’éducation religieuse reste l’une des principales sources de reproduction de préjugés, de discours discriminatoires et de harcèlement dans le milieu scolaire. » Et réclame aussi « l'éducation sexuelle » qui existe sur le papier dans un « programme complet » depuis 2006 mais qui n'est pas mise en œuvre dans les établissements scolaires. Elle parle comme Vincent Peillon en France.

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18 septembre, 2012

Pour préserver la vie de la mère, l'avortement n'est jamais nécessaire

Un symposium international sur les soins aux mères a réuni quelque 140 professionnels de la santé le 8 septembre dernier à Dublin, qui se sont mis d'accord pour publier une déclaration confirmant que l'avortement volontaire – la mise à mort directe volontaire d'un enfant avant sa naissance – n'est jamais nécessaire pour sauver la vie d'une mère.

The Dublin Declaration veut donner une information claire et sûre aussi bien aux législateurs qu'aux médecins, sur la foi d'une expérience large du suivi de la grossesse.

Le choix du lieu de cette conférence est en soi tout un programme : alors qu'en Irlande, l'avortement est toujours interdit, ce pays se situe depuis des années dans le peloton de tête des pays présentant le plus bas taux de mortalité maternelle…

Voici le texte de la Déclaration :

« En tant que praticiens et chercheurs confirmés en gynécologie et en obstétrique, 
• Nous affirmons que l'avortement direct n'est pas médicalement nécessaire pour sauver la vie d'une femme.
• Nous proclamons qu'il existe une différence fondamentale entre l'avortement et les soins médicaux nécessaires pratiqués pour sauver la vie de la mère, même si de tels soins ont pour effet la perte de la vie de son enfant à naître. 
• Nous confirmons que l'interdiction de l'avortement n'affecte d'aucune façon la disponibilité des meilleurs soins possibles aux femmes enceintes. »
Les chercheurs, gynécologues, accoucheurs, spécialistes en biologie moléculaire ou de la santé mentale ont à cette même occasion publié une série d'articles scientifiques sur la santé maternelle, abordant la question des grossesses à hauts risques, les anomalies fœtales, la santé mentale et la mortalité maternelle.

L'un des objectifs principaux de la réunion était de montrer que les arguments mettant en avant la nécessité de légaliser l'avortement au moins pour permettre de sauver la vie des femmes repose sur une tromperie qui brouille les pistes entre le fait de courir le risque de provoquer la mort de l'enfant à naître sans la rechercher, et celui de le tuer purement et simplement « pour » sauver la mère, ce que l'avortement ne fait « absolument jamais », a souligné l'organisateur du symposium, le Dr Eoghan de Faoite.

On peut ajouter quelques exemples.

Le cas relativement fréquent de la grossesse ectopique (avec une nidation ailleurs que dans l'utérus) ne fait pas exception : dans cette configuration, il n'est pas question d'avortement (sauf si l'on donne à la mère un médicament qui a pour but et effet de provoquer la mort de l'embryon), mais d'intervenir chirurgicalement sur un organe malade, la trompe de Fallope, dans le cas où elle menace de rompre et de provoquer une hémorragie mortelle. La mort de l'embryon – si elle n'est pas intervenue déjà comme cela semble être fréquemment le cas – n'est alors ni voulue ni recherchée.

Le cas de la chimiothérapie ne se situe pas non plus dans la logique de l'avortement. La chimiothérapie peut léser et tuer l'enfant dans le cadre d'un effet indirect non voulu et non recherché. Si des mères choisissent de ne pas y avoir recours tant que leur enfant n'est pas né – et que certaines, héroïquement, y laissent la vie – après avoir donné le jour à leur bébé, ce n'est pas pour ne pas avorter, mais parce qu'elles prennent la décision délibérée de mettre la vie et la santé de celui-ci avant la leur. De lui donner le maximum de chances. Nul n'exige cela d'une mère, mais ce genre de décision n'est pas inouï.

Si la Dublin Declaration vaut pour le monde entier, elle revêt une importance particulière en Irlande qui est sous le coup d'une décision de la Cour européenne des droits de l'homme pointant ses déficiences en termes de respect des droits et de la santé des femmes. La CEDH y a reproché à l'Irlande de n'avoir pas mis une femme lituanienne en position de connaître facilement le moyen de savoir si son état devait lui permettre d'aller se faire avorter en Angleterre parce que sa santé serait menacée. Le lobby de l'avortement est en train d'instrumentaliser cet arrêt, qui ne dit rien de tel, pour faire reconnaître que l'Irlande méconnaît les droits de l'homme en ne prévoyant pas une dépénalisation claire en cas de « danger pour la vie de la mère ».

Dans de nombreux pays, ce critère du « danger pour la vie de la mère » est aujourd'hui utilisé pour justifier ou tenter de justifier le refus au droit à l'objection de conscience pour les médecins dans ce cas précis, et de créer une sorte d'obligation d'avortement.

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17 août, 2012

L'avortement pour sauver la vie de la mère ? En Irlande, on dit non. Avec des chiffres

Le département de la Santé au Royaume-Uni a publié des statistiques la semaine dernière indiquant que depuis la légalisation de l'avortement en 1967 en Angleterre et au Pays de Galles et jusqu'en 2011, 0,006 % des interventions ont eu pour but de « sauver la vie de la mère » ou d'empêcher qu'elle subisse un dommage grave et permanent sur le plan physique ou mental. 143, sur plus de 6 millions…

Lord David Alton
Sur ces effarants 6 millions, 23.778 autres avortements, soit 0,37 % du total, ont été pratiqués dans ces deux pays parce que la poursuite de la grossesse comportait un plus grand « risque » pour la vie de mère que la mise en œuvre de l'avortement, selon ces chiffres publiés par Lord David Alton, ancien député travailliste qui aujourd'hui à la chambre des Lords préside un comité parlementaire pro-vie. On n'est plus là dans le cas d'un danger de mort pour la mère, mais d'une appréciation nécessairement subjective du risque.

En Irlande du Nord, signale l'association pro-vie Precious Life, le département de la Santé, des Services sociaux et de la Sécurité publique avance une moyenne de 79 avortements par an sur cinq ans pour « sauver la vie de la mère ». En deux ans, le mouchoir de poche nord-irlandais totalise donc autant de ces opérations que l'Angleterre et le Pays de Galles réunis en 44 ans. Rien ne justifie cette extraordinaire disparité, signale la directrice de Precious Life, Bernadette Smyth, d'autant que l'Irlande du Nord affiche le plus bas taux de mortalité maternelle du Royaume-Uni : « Il n'y a pas de lieu plus sûr pour accoucher. »

Precious Life a donc réitéré la demande qu'elle renouvelle depuis que des statistiques d'avortement sont publiées en Irlande du Nord : comment les services de santé peuvent-ils justifier le recours au motif de la sauvegarde de la vie de la mère vingt fois plus souvent que dans les pays voisins qui ont une population autrement plus importante, et ce alors que le fait de mettre fin à a vie d'un enfant à naître constitue un délit très grave ? « Il y a une claire distinction entre l'avortement – la mise à mort délibérée d'un enfant à naître – et un traitement médical réellement nécessaire pour sauver la vie qui peut causer la mort de l'enfant à naître sans intention de la donner », rappelle Bernadette Smyth.

Pour ce qui est de l'Angleterre et du Pays de Galles, les chiffres de l'avortement posent aussi des questions graves. Ils indiquent que dans 99,5 % des cas, l'avortement a été pratiqué alors qu'il n'y avait pas de risque pour la santé de la mère à poursuivre la grossesse, alors même que la loi de 1967 n'autorise l'opération (jusqu'à 24 semaines de gestation) qu'en cas de danger de mort pour la mère, ou si le risque lié à la poursuite de la grossesse est estimé plus important que celui lié à l'avortement, ce risque étant évalué par rapport à la santé physique ou mentale de la femme enceinte ou des enfants déjà nés dans sa famille, ou encore si l'enfant court un « risque substantiel » de souffrir d'anomalies physiques ou mentale de nature à le handicaper gravement. Dans ce dernier cas de figure, comme en France, l'avortement est autorisé jusqu'au terme.

Les statistiques officielles de l'avortement en Angleterre et au Pays de Galles montrent que dans l'immense majorité des cas, ces conditions ne sont pas remplies. De telle sorte que les mouvements pro-vie britanniques estiment que l'avortement s'y pratique à la demande.

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17 juillet, 2012

Légaliser l’avortement fait augmenter la mortalité maternelle, explique un universitaire chilien


Elard Koch

Invité à prononcer une conférence magistrale à l’Université Anahuac de Cancun, au Mexique, le directeur de recherches du département de la Santé de l’Université du Chili, Elard Koch, a démontré à l’aide des données les plus récente que la légalisation de l’avortement n’est pas nécessaire pour améliorer la santé maternelle ou éviter les morts maternelles, notamment celles liées à l’avortement.

« Tandis que les lois restrictives semblent contenir de manière adéquate le recours à l’avortement provoqué, les lois permissives aggravent le problème qui atteint alors des proportions épidémiques, comme on l’observe dans différents pays développés », a-t-il en outre constaté.

Elard Koch était l’invité du Centre d’études et de formation intégrale pour la femme (CEFIM-Cancun), où sa conférence, « Restriction de l’avortement et réduction de la mortalité maternelle : données scientifiques récentes », visait notamment à rechercher quelles sont les pratiques qui véritablement permettent de sauver des vies, pratiques qu’il faudrait promouvoir dans les pays en voie de développement.

Ce qui marche ?

« Augmenter le niveau d’éducation des femmes ; établir des programmes d’alimentation complémentaire ; promouvoir l’accès universel aux services de santé maternelle prénatale, périnatale et postnatale ; développer des unités d’urgence obstétrique et de soins spécialisés pour les cas complexes à haut risque (très importants dans la phase lente de réduction) ; encourager le développement sanitaire, comme l’accès à l’eau potable et aux réseaux d’assainissement. »

Parmi ces six facteurs, a-t-il précisé, la promotion de l’éducation des femmes est le plus important.

Meilleurs soins, meilleure hygiène, meilleur suivi des grossesses : que cela permette d’éviter les accidents mortels semble tomber sous le sens et les données du réel viennent donc le confirmer. Les promoteurs de l’avortement et de la contraception ont un autre raisonnement : qui dit moins de grossesses, et moins de grossesses menées à terme, réduit mécaniquement le nombre d’accouchements, et par le fait, les situations de risque et le nombre de morts – mais ce faisant n’améliore en rien la sécurité de celles qui accouchent…

L’autre argument des pro-avortement est d’éviter les interventions clandestines et les risques qui peuvent y être associés.

Elard Koch signale que la législation dissuasive qui fait de l’avortement une pratique « extrême » en cas de grossesse non désirée conduit à réduire sa fréquence : il a précisé, selon El Milenio, que beaucoup de femmes qui seraient prêtes à faire le choix de l’avortement n’y ont pas recours lorsque la loi pénalise l’intervention, et mènent leur grossesse à terme. Au contraire, a-t-il dit, la légalisation de la pratique produit un important changement culturel puisque l’avortement est alors employé comme un moyen de contrôle de la fertilité. Il a invoqué l’exemple des pays développés où l’avortement légalisé s’est accompagné d’une augmentation soutenue de l’avortement, spécialement chez les femmes jeunes qui en font une sorte de méthode contraceptive.

Le quotidien rapporte que le scientifique a rappelé les effets néfastes de l’avortement sur la santé mentale à moyen et à long terme, et qui entraînent « abus de drogue et d’alcool, dépression, comportements suicidaires et suicides ».



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27 mars, 2012

Uruguay : enquête sur deux morts maternelles après avortement chimique. Et une manif pro-vie

Le ministère uruguayen de la Santé publique enquête actuellement sur deux morts survenues à la suite d'avortements chimiques au moyen du Misoprostol (souvent vendu sous le nom commercial Cytotec) révèle aujourd'hui le site d'informations espectador.com. Les victimes (outre les enfants à naître) étaient toutes deux de jeunes femmes qui avaient eu recours en début de grossesse à ce médicament que l'on promeut volontiers comme solution alternative aux avortements chirurgicaux et comme un moyen d'échapper au principe d'interdiction de l'avortement.

Les investigations portent notamment sur le fait de savoir si les jeunes femmes ont reçu une assistance à propos de l'usage du Cytotec, comment elles ont obtenu le médicament,  et quel était le dosage et l'état des comprimés.

Leticia Rieppi, directrice de l'Aire de Santé sexuelle et reproductive au ministère a fait part de sa « consternation » devant ces « morts évitables » et a rappelé que toute femme confrontée à une grossesse non désirée doit pouvoir obtenir de l'information afin de diminuer les risques liés à l'avortement clandestin.

Ce sont là les dispositions de la loi 18.426 adoptée en 2010. Elle visait à légaliser l'avortement mais s'était heurtée au veto du président Tabaré Vazquez. Cet élément avait été ôtée de la loi mais ses autres éléments ont été maintenus, notamment en ce qui concerne l'assistance aux femmes décidées à avorter malgré l'interdiction légale, pour les avertir des risques liés à certaines procédures et des manières de les éviter.

La mort de deux femmes dans ces conditions est évidemment une pierre dans le jardin des partisans de l'avortement et de tous ceux qui prônent le détournement d'un médicament qui a de réelles applications thérapeutiques pour provoquer la mort d'un enfant à naître, et qui dans l'histoire de son utilisation n'en est pas à son premier accident mortel pour les femmes qui y ont recours.

La légalisation de l'avortement est toujours à l'ordre du jour en Uruguay où un nouveau projet de loi doit être examiné par la Chambre des députés dans les semaines à venir. Lundi soir, quelque 300 personnes ont manifesté pour le respect de la vie à Montevideo, selon les chiffres avancés par espectador.com. El Observador en avait compté 500, dont l'épouse de Tabaré Vazquez, Maria Auxiliadora Delgado, plusieurs députés de divers partis et des élus locaux de la capitale uruguayenne. Pancartes, chants et distributions de tracts étaient ponctués de projections vidéo sur un écran géant avec des témoignages de femmes ayant avorté – le reporter n'hésitant pas à raconter que bien des spectateurs avaient l'œil humide en les écoutant. Il y eut même un spectacle de magie, des images d'échographie et le son si émouvant du battement de cœur d'un enfant à naître, le tout commenté par une figure de la web TV, Juan Carlos Lopez, qui anime des émissions sur l'histoire, la culture, la musique et le peuple rural de son pays (c'est ici).

Un médecin-échographiste, Ana Barragués, expliqua qu'elle était là pour « sauver des vies » ce que le monde semble avoir oublié. Quand elle rencontre une femme désirant avorter, ajouta-t-elle : « Je les regarde et je leur dis (en montrant son ventre) que de là, n'importe qui te l'enlève, mais de là (en montrant sa tête) personne ne te l'ôtera jamais. »

Voici les « 500 » pro-vie de cette soirée :





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24 janvier, 2012

L'avortement 14 fois moins dangereux que l'accouchement ? Ils ont osé !

Il ne faudra sans doute pas attendre longtemps avant que ne soit goulûment diffusés sur le web francophone les résultats d'une étude américaine qui présente le risque de mourir pendant l'accouchement ou de ses suites comme 14 fois plus élevé comme celui lié à l'avortement légal aux Etats-Unis. Il n'y a pas de hasard : l'information a été publiée aux Etats-Unis au lendemain de la Marche annuelle pour la vie à Washington DC. Histoire de ridiculiser une fois de plus les centaines de milliers de personnes qui rejoignent cette March for Life, en se gardant bien de rappeler que l'avortement tue 100 % du temps, et parfois deux fois lorsque la mère meurt aussi…

L'idée est en même temps de dénoncer toutes les mesures légales prises récemment dans différents Etats pour obliger les médecins à avertir les candidates à l'avortement des risques qu'elles courent sur le plan de la santé physique et mentale, et « pire » encore du point de vue du lobby de l'avortement, de la récente loi texane, rendue opérationnelle par plusieurs décisions de justice, qui contraint les médecins à faire écouter battre le cœur de l'enfant à naître avant l'intervention, de permettre à la femme de le voir à travers l'échographie, et de décrire son état de développement.

On cherche maintenant à montrer que ce devoir d'information se focalise sur des risques marginaux en forçant une sorte de raisonnement par l'absurde : si l'accouchement est plus dangereux que l'« IVG », pourquoi ne pas obliger les médecins à en avertir leurs patientes ? Cela n'est pas dit – les commentateurs de l'étude s'en défendent même en rejetant cela comme « ridicule » – mais c'est la logique de l'affaire, avec ce corollaire : il est absurde d'obliger à parler de risques bien inférieurs.

Vers la bio de David Grimes
Les chiffres sont ceux d'Elizabeth Raymond de Gynuity Health Projects de New York City et du Dr David Grimes de la faculté de médecine de l'Université de la Caroline du Nord : entre 1998 et 2005, sur 11.000 naissances, il y a eu une mort maternelle, tandis qu'une femme sur 167.000 est morte de l'avortement légal. Les chercheurs estiment que cela est « normal » : puisque la grossesse a plus de temps de se développer jusqu'à l'accouchement, il y a davantage de temps pour que des complications surgissent.

L'agence Reuters a appelé au secours de cette étude deux spécialistes indépendants : le Dr Anne Davis, de la Columbia University, « ravie » de voir que cette information « aidera à dissiper la désinformation et les mensonges » sur le lien entre avortement et cancer (on se demande bien où est le lien), et Dr Bryna Harwood de l'Université de l'Illinois, qui a redit son irritation de se voir « empêchée » par des règlements étatiques d'informer ses patientes comme elle l'entend.

C'est dire si ces deux « experts » sont elles-mêmes partisanes de l'avortement : LifeNews nous apprend qu'Anne Davis est une plume habituelle du blog pro-avortement RH Reality Check et ancien membre du bureau des Physicians for Reproductive Choice and Health (médecins pour la santé et le choix reproductifs) ; Bryna Harwood, quant à elle, faisait partie de la même association et pratique elle-même des avortements.

Les auteurs de l'étude ont un palmarès encore plus chargé. Le Media Research Institute – organisme de veille sur les partis-pris « libéraux » des grands médias américains – signale que David Grimes était en 1990, selon le Los Angeles Times, l'un des principaux collaborateurs américains aux recherches qui ont abouti à la fabrication du RU 486, le « pesticide humain », et qu'il a voté contre les restrictions imposées à la procédure particulièrement barbare d'« avortement par naissance partielle ».

Paul Wilson, auteur de l'article, poursuit : Elizabeth Raymond considère l'avortement comme « la pièce maîtresse des questions de santé des femmes » aux termes de sa propre biographie officielle. Gynuity Health Projects, qui l'emploie, se voue à la promotion de l'accès facile aux nouvelles techniques de la santé reproductive : par exemple, en décembre dernier, en organisant des sessions au Mexique pour enseigner aux « fournisseurs mexicains » l'avortement médical au mifepristone.

LifeSite signale que Raymond et Grimes font tous deux partie de Family Health International, une organisation qui assure la promotion de la distribution sans ordonnance de la « contraception d'urgence ».

Il est difficile dès lors de parler d'une étude vraiment indépendante, ou d'une information d'agence donnée de manière équilibrée en présentant tous les points de vue…

LifeNews, de son côté, cite une très importante étude menée en 2010 sur des certificats de décès montre que parmi les femmes enceintes, le taux de mortalité est 2 à 4 fois plus élevé chez celles qui avortent que chez celles qui mettent leur enfant au monde. Une étude fondée sur la réalité et qui permet d'échapper dans une certaine mesure aux incertitudes liées à la sous-déclaration des avortements et aux manœuvres pour maquiller les décès maternels qui leur sont liés et dont les avorteurs seraient tenus pour responsables.

Il est constant aussi que les pays avec les lois d'avortement les plus restrictives sont en général parmi ceux qui affichent les plus bas taux de mortalité maternelle (voir ici) : un taux qui augmente au contraire aux Etats-Unis.

LifeSiteNews, sous la plume de Kathleen Gilbert, porte l'attention sur un autre aspect non moins important de la santé maternelle : les effets de l'avortement sur le long terme.

Le Dr Mary Davenport, president de l'American Association of Pro-Life Ob/Gyns, a réagi auprès du site pro-vie  en disant que l'avortement n'est pas sans danger « si l'on tient compte du long terme ». « Ils n'ont parlé que de mort immédiate. Si vous faites vraiment les calculs, on constate un taux bien supérieur de comportements à risque », comme les tentatives de suicide ou la toxicomanie, parmi les femmes ayant avorté.

Gerard Nadal, microbiologiste, a déclaré de son côté au micro de LifeSite que les données de l'étude ne tiennent pas compte des dommages physiques subis par les femmes à l'occasion de l'avortement : dommages aux organes reproductifs qui induisent un plus fort taux de complications au cours d'une grossesse subséquente, voire la stérilité, et le risque accru de cancer du sein que les naissances, elles, font diminuer.

Pour Angela Lanfranchi, chirurgien et spécialiste du cancer du sein, il est à l'heure actuelle impossible d'avoir des chiffres exacts sur l'avortement ; à défaut de ces statistiques, comprend-on, l'étude de Raymond et Grimes ne peut refléter la réalité.

A quoi il faut ajouter les dommages psychologiques et spirituels de l'avortement : des souffrances dont on n'a pas encore pris toutes la mesure sur la durée.

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21 janvier, 2012

Les avortements clandestins progressent-ils vraiment dans le monde ?

L'étude publiée par l'Organisation mondiale de la santé et du Guttmacher Institute l'affirme hautement, et l'information est reprise en boucle dans les gros médias, assortie de son message principal : il faut légaliser l'avortement, le rendre « sûr et sans danger », afin de faire diminuer et le nombre de morts maternelles et celui des avortements. Car on nous explique aussi que le nombre d'avortements clandestins est le plus important dans les pays qui ont les législations les plus restrictives. Autrement dit : les gogos qui demandent l'abrogation des lois autorisant l'avortement favorisent l'augmentation des morts maternelles et encore davantage d'avortements.

En France, jamais en reste quand il s'agit de promouvoir la culture de mort, Le Figaro publie l'information sans recul, d'après la dépêche d'agence. Tout comme la plupart des confrères de la presse écrite. Si je cite le Figaro, c'est qu'il passe encore chez certains pour un média plus « conservateur »…
Le nombre d'avortements clandestins tend à progresser dans le monde, selon une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Guttmacher Institute qui souligne l'effet pervers des "législations restrictives" dans les pays en développement. 
Alors que le taux d'avortement est resté globalement stable entre 2003 et 2008, la part des avortements "non médicalisés" clandestins, essentiellement pratiqués dans les pays en développement, a progressé, note cette étude, publiée jeudi dans la revue médicale britannique The Lancet.
La proportion d'avortements "non médicalisés" pratiqués dans le monde, est passée de 44% en 1995, à 47% en 2003 puis 49% en 2008, selon les chiffres de cette étude. 
Au même moment, le taux mondial d'avortement qui se calcule en nombre d'avortements pour 1.000 femmes en âge de procréer (de 15 à 44 ans), est passé de 35 pour 1.000 en 1995 à 29 pour 1.000 en 2003 puis 28 pour 1.000 en 2008.
Les avortements non médicalisés ont causé 220 décès pour 100.000 actes en 2008. "Cette mortalité se situe presque entièrement dans les pays en développement" indique dans un communiqué le Guttmacher Institute, institut basé aux Etats-Unis, spécialisé dans la reproduction et la sexualité. Selon l'étude, chaque année, environ 8,5 millions de femmes des régions en développement souffrent de complications d'avortement et parmi celles-ci trois millions ne reçoivent pas les soins nécessaires. 
Le continent africain est le principal point noir: cette région ne rassemble que 17% de la population féminine du monde en développement en âge de procréer, mais représente la moitié de la mortalité imputable à l'avortement non médicalisé.  "La mortalité et l'incapacité liées à l'avortement non médicalisé" seraient "totalement évitables", notamment avec des législations adaptées, a estimé l'un des signataires de l'étude, Iqbal H. Shah de l'OMS. Les législations restrictives en matière d'IVG ne sont pas associées à de moindres taux d'avortement, tout au contraire, relève l'étude. Les deux régions réputées les plus "restrictives", l'Afrique et l'Amérique latine, affichent des taux d'avortement élevés, de 29 et 32 pour 1.000 femmes en âge de procréer. 
Au contraire en Europe de l'Ouest où les interruptions volontaires de grossesse (IVG) sont généralement légales, le taux d'avortement n'est que de 12 pour 1.000. 
En Afrique, la région australe fait figure d'exception avec le taux d'avortement le plus faible du continent, à 15 pour 1.000, car les femmes y bénéficient de "la législation libérale d'Afrique du Sud". L'étude note toutefois une forte disparité régionale en Europe, avec un taux faible à l'ouest (12 pour 1.000) et au nord (17 pour 1.000) mais beaucoup plus élevé en Europe de l'Est (43 pour 1.000) "Cet écart s'explique par les niveaux relativement faibles des pratiques contraceptives modernes" à l'est, explique le Guttmacher Institute. 
A l'échelle mondiale, la baisse du taux d'avortement observée entre 1995 et 2003 ne s'est pas poursuivie en 2008, sans doute en conséquence d'une stagnation observée dans l'usage des contraceptifs, selon Gilda Sedgh, chercheuse au Guttmacher Institute et principal auteur de l'étude. "Sauf investissement accru dans des services de planification familiale de qualité, on peut s'attendre à ce que cette tendance persiste", observe-t-elle.
Le savez-vous ? L'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, est une institution favorable à l'avortement légal. Le savez-vous ? Avant de devenir un organisme « indépendant », le Guttmacher Institute était l'institut de recherche du Planned Parenthood américain, fondé par son propre président, Alan Guttmacher. Si les liens organiques entre l'institut et le plus grand pourvoyeur mondial d'avortement, la Fédération internationale du Planning familial, n'existent plus, il reste le « bras armé » du lobby de l'avortement sur le plan de la recherche, et milite pour l'égalité de genre, le « droit à l'avortement légal et sans danger », et les fameux « droits sexuels et reproductifs ».

C'est dire que cette étude citée sans la moindre réserve dans les grands médias, part d'un a priori entièrement favorable à l'avortement légal. Ce qui en limite singulièrement l'impact.

John Smeaton, directeur de SPUC, la plus ancienne et la plus importante organisation pro-vie au Royaume-Uni, a dénoncé cette étude publiée par The Lancet en soulignant son caractère « douteux » : « Ce rapport, c'est de la propagande pro-avortement, et il faut l'écarter comme tel. »


Il rappelle que partout dans le monde, les partisans de l'avortement ont systématiquement exagéré les chiffres des avortements clandestins et des morts maternelles qui y sont liées (Bernard Nathanson a attesté que les statistiques avaient été multipliés par cinq aux Etats-Unis, chose à laquelle il avait lui-même participé), et que les pays où l'avortement est interdit affichent des chiffres de morts maternelles bien meilleurs que les autres.

îLifeSite approfondit le dossier et prend bille en tête l'affirmation du Pr Beverly Winikoff affirmant que l'avortement clandestin est responsable d'une mort maternelle sur sept ou huit dans le monde, alors que l'avortement légal et sûr comporte un « risque de décès (pour la mère) négligeable, près de 14 fois inférieur à celui de l'accouchement ».

Première question ? D'où viennent les chiffres ? On sait (par une étude publiée par The Lancet en 2010) que les morts maternelles ont été sur-évaluées de manière importante ; une autre étude de 2010 montrait qu'une amélioration actuelle de ce chiffre est notamment due aux meilleurs soins autour de la naissance ce qui semble en effet en bonne logique constituer la première priorité.

Là où l'avortement est illégal ou l'est redevenu, les chiffres de la mortalité maternelle se sont améliorés ou maintenus aux meilleurs niveaux : c'est le cas en Irlande, championne d'Europe, mais aussi au Chili, et en Pologne qui a amélioré ces chiffres de 40 % en vingt ans depuis la repénalisation de l'avortement, les morts maternelles ont diminué de moitié à El Salvador depuis la repénalisation en 1998. L'île Maurice est championne d'Afrique alors que l'avortement y est interdit (et qu'on y promeut la régulation naturelle des naissances). En Afrique du Sud, où la loi d'avortement est l'une des plus libérales du continent, a vu les morts maternelles progresser de 20 % entre 2005 et 2007, le Planning familial ayant reconnu qu'une partie de l'augmentation est liée aux « complications de l'avortement »… légal et donc supposé sûr.

D'autres statistiques ici.

Faites circuler cette information. C'est urgent. Seuls les médias indépendants répondent aux mensonges répandus pour faire progresser l'avortement dans le monde et ridiculiser les pro-vie. Ne vous contentez plus de la grande presse qui se contente de reproduire des dépêches sans creuser les dossiers, et soutenez-nous : Présent, Riposte catholique, etc… Sans votre soutien, ce travail nécessaire ne se fera plus, à brève ou moyenne échéance.

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

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