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11 octobre, 2021

COVID, grippe, et baisse de l’immunité au Royaume-Uni à cause des « restrictions prolongées des contacts sociaux »

La directrice de l'Agence britannique de sécurité sanitaire, le Dr Jenny Harries, a déclaré ce lundi que le Covid n'était peut-être pas plus dangereux que la grippe – en tout cas aujourd’hui – et semble ne plus constituer la menace la plus « importante » pour la santé au Royaume-Uni. Il pourrait bien être supplanté par la grippe, et ce d’autant, a-t-elle indiqué, que l’immunité à l’égard de la grippe pourrait être moindre cette année.

Pourquoi ? Eh bien, nous explique-t-on sans rire, parce que l’on craint que les restrictions prolongées des contacts sociaux aient laissé la Grande-Bretagne peu immunisée…

Autrement dit, l’avertissement de spécialistes affirmant, dès le début des confinements qui ont mis de si nombreux pays quasiment à la l’arrêt, que la diminution drastique des contacts humains aurait des conséquences négatives du fait du manque de sollicitation des réponses immunitaires, se voit aujourd’hui confirmé par un « sachant » officiel. Dire qu’on les traitait de complotistes !

Cela dit, l’observation ridiculisée hier a aujourd’hui son utilité du point de vue des nos tyrans sanitaires : elle justifie au Royaume-Uni une campagne de vaccination sans précédent… contre la grippe.

Comme l’explique Jenny Harries : « Il est important de se rappeler que pour une saison de grippe moyenne, il y a environ 11.000 décès par an, et que ce chiffre se situe entre quatre (mille) et 22.000 au cours des quatre ou cinq dernières années. » Pour la saison 2021-2022,  le nombre des décès dus à la grippe pourrait atteindre un record depuis la grippe de Hong Kong en 1968, en dépassant les 60.000, assurent les autorités britanniques.

Plus de 35 millions de personnes se verront donc offrir la vaccination contre la grippe cet hiver, « alors que l'on craint que les restrictions prolongées des contacts sociaux aient laissé la Grande-Bretagne peu immunisée », pour reprendre l’expression du Daily Telegraph. Vaccins qui pourraient bien rater leur cible, car la disparition de la grippe des radars l’an dernier rend difficile l’identification de la souche qui pourrait circuler cette année?

On ne s’étonnera pas de ce que Mme Harries continue de recommander le vaccin anti-COVID et, plus particulièrement, les rappels pour les personnes âgées fragiles. Les choix du pouvoir sont là, parfaitement alignés d’un pays à l’autre : comme en France, on renonce peu ou prou au Royaume-Uni à imposer le masque à l’école. L’important, dit Jenny Harries, étant de veiller à ce que « les enfants ne soient pas à l’école s’ils sont réellement infectieux ».

Ce n’est pas encore le retour du bon sens. Au contraire, on s’applique toujours à faire peur, et à bricoler des solutions dont les tenants et les aboutissants restent impossibles à maîtriser. Mais des vérités émergent, et cela est toujours bon.


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22 avril, 2016

Mexique : la mortalité maternelle n'a pas baissé avec la légalisation de l'avortement

L'avocate constitutionnaliste Ingrid Tapia est intervenue lors d'un forum organisé par l'assemblée législative du District fédéral de Mexico pour montrer que la mise en place de la légalisation de l'avortement comme moyen de contrôle des naissances n'a en rien diminué la mortalité maternelle dans la capitale mexicaine. C'est un « mythe », a-t-elle déclaré, signalant que dix ans après la dépénalisation de l'avortement dans la capitale fédérale, on peut aujourd’hui faire un bilan, et constater que trois ans après l'entrée en vigueur de la réforme la mortalité maternelle devait augmenter pour la première fois.
Ingrid Tapia intervenait lors du forum sur la législation et des politiques publiques de protection de la femme enceinte dans la ville de Mexico.
Le forum s'intéressait également aux grossesses adolescentes. Ingrid Tapia a dénoncé un autre mythe à cet égard : les grossesses adolescentes ne sont pas liées à la pauvreté, a-t-elle souligné, car si le Mexique est à la troisième place mondiale dans ce domaine, le leader se trouve être la ville de Londres. Peu suspecte d'être un haut lieu de la misère.
Pour Ingrid Tapia, c'est bien la preuve que ce sont les politiques erronées et non les conditions sociales qu'il faut pointer dans ces domaines, de même qu'il faut éviter d'associer la mortalité maternelle aux avortements clandestins. L'exemple du Chili et de l'Irlande et parlant : il s'affiche tout deux un taux de mortalité maternelle moins important que celui du Mexique ou 20 % de la population vit dans des zones où l'avortement est légal. En Inde, qui compte 25 % des morts maternelles enregistrées dans le monde, l'avortement est tout aussi légal.
Ce qui compte, a souligné l'avocate, c'est l'accès aux soins de santé et leur qualité, l'hygiène et le suivi des grossesses. Si donc le Mexique connaît une importante mortalité maternelle, cela est dû à la mauvaise qualité des services de santé du pays, qui au niveau mondial occupent la 172e place sur une liste qui en compte 180.
Près de la moitié des femmes vivant à Mexico n'ont pas accès à la sécurité sociale. On n'y compte également 1780 mères isolées qui reçoivent une aide de 200 pesos par mois : pour Ingrid Tapia, la politique sociale du gouvernement dans ce domaine est « risible ».


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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

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