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22 avril, 2016

Mexique : la mortalité maternelle n'a pas baissé avec la légalisation de l'avortement

L'avocate constitutionnaliste Ingrid Tapia est intervenue lors d'un forum organisé par l'assemblée législative du District fédéral de Mexico pour montrer que la mise en place de la légalisation de l'avortement comme moyen de contrôle des naissances n'a en rien diminué la mortalité maternelle dans la capitale mexicaine. C'est un « mythe », a-t-elle déclaré, signalant que dix ans après la dépénalisation de l'avortement dans la capitale fédérale, on peut aujourd’hui faire un bilan, et constater que trois ans après l'entrée en vigueur de la réforme la mortalité maternelle devait augmenter pour la première fois.
Ingrid Tapia intervenait lors du forum sur la législation et des politiques publiques de protection de la femme enceinte dans la ville de Mexico.
Le forum s'intéressait également aux grossesses adolescentes. Ingrid Tapia a dénoncé un autre mythe à cet égard : les grossesses adolescentes ne sont pas liées à la pauvreté, a-t-elle souligné, car si le Mexique est à la troisième place mondiale dans ce domaine, le leader se trouve être la ville de Londres. Peu suspecte d'être un haut lieu de la misère.
Pour Ingrid Tapia, c'est bien la preuve que ce sont les politiques erronées et non les conditions sociales qu'il faut pointer dans ces domaines, de même qu'il faut éviter d'associer la mortalité maternelle aux avortements clandestins. L'exemple du Chili et de l'Irlande et parlant : il s'affiche tout deux un taux de mortalité maternelle moins important que celui du Mexique ou 20 % de la population vit dans des zones où l'avortement est légal. En Inde, qui compte 25 % des morts maternelles enregistrées dans le monde, l'avortement est tout aussi légal.
Ce qui compte, a souligné l'avocate, c'est l'accès aux soins de santé et leur qualité, l'hygiène et le suivi des grossesses. Si donc le Mexique connaît une importante mortalité maternelle, cela est dû à la mauvaise qualité des services de santé du pays, qui au niveau mondial occupent la 172e place sur une liste qui en compte 180.
Près de la moitié des femmes vivant à Mexico n'ont pas accès à la sécurité sociale. On n'y compte également 1780 mères isolées qui reçoivent une aide de 200 pesos par mois : pour Ingrid Tapia, la politique sociale du gouvernement dans ce domaine est « risible ».


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08 décembre, 2014

Evêques favorables au « mariage » gay : l’archevêque de Xalapa est dans le vent

Mgr Reyes Larios,
évêque tolérant et pluriel
Mgr Hipolito Reyes Larios, archevêque de Xalapa au Mexique, s’est dit plein de respect devant le premier « mariage » gay de sa province de Veracruz, parce que la société actuelle est « très plurielle » et qu’il appartient à chacun de suivre sa manière de pensée et ses préférences.
Il était interviewé à l’issue de la messe de clôture de l’Année jubilaire.
Le prélat a affirmé qu’il appartient seulement aux catholiques d’êtres en accord et cohérents avec leur foi. « Celui qui a une autre idéologie du genre, qui vient de l’ONU, ce n’est pas que nous pensions ou que nous croyions cela, mais nous le respectons parce que nous sommes dans un monde pluriel et nous devons être très tolérants les uns à l’égard des autres », a-t-il affirmé. Relativisme : certainement. Dictature du relativisme ? Cela y ressemble.
Une telle union peut-elle bénéficier d’une bénédiction, lui a demandé un journaliste. Dieu est infiniment bon et miséricordieux, il fait lever le soleil pour chacun et il fait tomber la pluie sur les champs des bons et des mauvais, de ceux qui croient et qui ne croient pas, et il est plus que les humains, a répondu Mgr Reyes Larios.
« C’est pourquoi nous ne devons pas mettre un tel frein à cette affaire, respectons, si telle est leur conviction respectons-les et que Dieu les aide », a-t-il assuré.
Avec de tels évêques, on comprend que d’aucuns ait cru pouvoir détourner le synode de la famille pour faire progresser les droits LGBT…

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District fédéral de Mexico : les jeunes filles de 12 ans pourraient avorter à l’insu de leurs parents

C’est l’objectif d’une proposition de loi présentée par le député Alejandro Roblez Gomez le mardi 25 novembre : sous l’intitulé « Loi des filles, des garçons et des adolescents de la Ville de Mexico », elle affirmerait le droit des mineurs d’avoir accès sans conditions à la contraception, aux préservatifs, à l’« interruption légale de la grossesse », au « plein exercice » de leur droit à la sexualité, un droit à l’intimité opposable aux parents ou aux tuteurs.
Dès 12 ans, ils pourraient changer de sexe, sans le moindre droit de regard des parents ou de leurs responsables légaux. Au nom de leur droit à « l’identité de genre »…

« Les filles, les garçons et les adolescents ont le droit de recevoir une éducation psychosexuelle en accord avec leur âge et leur maturité, le droit à l’accès au matériel d’information, à recevoir des préservatifs et d’autres moyens de protection et de prévention des infections sexuellement transmissibles et de la grossesse, à exercer leur sexualité de manière responsable, et à ce qu’elle soit respectée, à prendre des décisions relatives à la grossesse et à être en mesure d’accéder à l’interruption légale de celle-ci, sans avoir besoin du consentement de ceux qui exercent l’autorité paternelle, la garde ou la tutelle, ou de ceux qui les représentent légalement », affirme l’initiative.
Des parents mexicains ont mis en place une pétition pour éviter qu’une telle loi qui les obligerait à promouvoir l’avortement, la contraception et la sexualité irresponsable ne soit adoptée, la conséquence inévitable d’une telle loi étant « le libertinage, la promiscuité, les grossesses non désirées chez les adolescentes et les très jeunes filles, les infections sexuellement transmissibles », ainsi que les délits qui leur sont liés : « traite des personnes, pornographie, pédérastie, tourisme sexuel infantile, gangs et jusqu’au crime organisé ».
La pétition est par .

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09 août, 2014

Le démon ne supporte pas que les époux s’aiment, affirme un exorciste


Le P. Sante Babolin devant les prêtres mexicains
C’est son expérience d’exorciste et ses échanges avec un esprit mauvais qui ont permis au P. Sante Babolin d’obtenir cette réponse révélatrice : interpellé sur la raison des tourments qu’il infligeait à la femme d’un ami du prêtre, il lâcha aussitôt : « Je ne supporte pas qu’ils s’aiment ! »
Et pourquoi cette haine ? L’exorciste italien, qui a reçu cette charge dans le diocèse de Padoue en 2007 après avoir enseigné trente ans à l’université grégorienne, a donné son explication dans l’hebdomadaire Desde la Fé : Satan déteste le mariage parce que c’est le sacrement le plus proche de l’Eucharistie.
« Je m’explique : dans l’Eucharistie, nous offrons au Seigneur le pain et le vin, qui par l’action du Saint-Esprit, deviennent le Corps et le Sang de Jésus. Dans le sacrement du mariage il se produit quelque chose de similaire : par la grâce de l’Esprit-Saint, l’amour humain devient amour divin, de telle sorte que, d’une manière réelle et particulière, les époux, consacrés par le sacrement du mariage, réalisent ce que dit l’Ecriture sainte : “Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu en lui.” »
Aujourd’hui, a-t-il commenté, le nombre de séparations augmente, dues pour la plupart à la dégradation de l’amour entre l’homme et la femme. Citant Deus Caritas est, le P. Babolin souligne que réduit au sexe, « l’éros se transforme en marchandise » et avec lui l’homme. « Et n’importe quelle boutique a besoin de rénover sa marchandise pour la vendre – il en va ainsi du mariage fondé sur le sexe sans éros véritable », commente l’exorciste. Ce véritable amour n’est pas plus instinctif que la foi au Christ : « Il a besoin d’être cultivé, il a besoin de vigilance et de patience. »
Une bataille de tous les jours – celle des petites fidélités – parce que « le diable tente les époux chrétiens pour les mener vers l’infidélité, très exactement parce qu’il est haine, et qu’il ne tolère pas l’amour ».
Le remède et la force dans cette bataille ? C’est le rosaire récité en commun, affirme le P. Babolin, outre toutes les activités qui fortifient l’union. Et aussi le pardon, qui peut jouer « un rôle décisif » en tant qu’il « renouvelle la grâce du sacrement », mais qui devrait  être exceptionnel : « Vivre le mariage dans une constante recherche de pardon, signifie vivre l’amour dans une salle de réanimation. »
« L’idéal serait de découvrir, avec l’aide de personnes compétentes en matière de vie de la foi et de dynamique psychologique des relations, les pièges de l’Ennemi de l’Amour. Le sacrement de mariage offre la force de l’Esprit Saint pour que les époux constituent une sorte de personnalité corporative, accomplissant un chemin de sainteté partagée. »
Vierge de Guadalupe
Vierge très puissante…
L’hebdomadaire Desde la Fé interrogeait l’exorciste lors de son passage au Mexique, fin juillet, pour faire part de son expérience à des prêtres, rapporte de son côté Portaluz.org. Tant dans ses batailles frontales lors d’exorcismes qu’au sein du confessionnal où le démon est aussi chassé, assure le P. Sante Babolin, c’est la Très Sainte Vierge qui montre son exceptionnelle puissance et sa volonté de mère de ne pas voir sens enfants abîmés. Et parmi tous ses vocables, c’est celui de Vierge de Guadalupe qui l’a le plus marqué.
L’exorciste a ainsi raconté aux prêtres mexicains que face à un jeune possédé de Padoue, il a compris
tout à coup qu’il devait l’invoquer, elle.
« Notre Dame de Guadalupe, reine du Tepeyac, libérez-le ! », se rappelle-t-il avoir lancé.
« A cet instant le démon a répondu avec violence : “Avant elle, tout cela était à moi, là-bas !” : il se référait au Mexique. » Le P. Babolin s’est alors souvenu de Tonanzin – la déesse Terre de la mythologie indigène du Mexique, et il raconte avoir alors fait cette invocation : « Notre Dame de Guadalupe, toi qui as détruit l’empire de Tonanzin… »
Il ne put achever sa phrase car le démon l’interrompit avec force : « “Coatlicue !”, qui signifie serpent, et qui – comme concept sacré du mal – fait partie de cette mythologie. »
L’exorcisme terminé, le jeune homme libéré, le P. Babolin lui demanda s’il connaissait quelque chose du Mexique ou de son histoire ; il lui demanda même de prononcer le mot « Coatlicue ». Mais le jeune n’avait aucune idée de ce pays et encore moins de ses origines et de sa culture préhispaniques.
Depuis, dans son ministère d’exorciste, le P. Babolin invoque toujours Notre Dame de Guadalupe en l’appelant « Sainte Marie, Mère de Dieu, Notre Dame de Guadalupe, Mère de miséricorde ». Cette invocation est très puissante face au démon pour deux raisons, selon le prêtre : « En premier lieu parce qu’elle exprime une tendresse maternelle et qu’elle construit son empire par l’amour, et non par la terreur » ; ensuite « parce que son image de Mère exalte la famille, unie par son esprit maternel, qui offre l’amour aux parents et aux enfants ; et ce même esprit maternel travaille afin que tout le peuple se retrouve dans une fraternité humaine. Tout cela contrarie le démon. »

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04 juillet, 2014

Mexico : échec à la pilule du lendemain pour les adolescentes de 12 ans

Le chef du gouvernement du District Fédéral de Mexico, Miguel Angel Mancera, a opposé son veto à
la « Loi Jeunesse » adoptée par l’assemblée législative du district qui autorisait notamment l’accès à la pilule du lendemain pour les jeunes filles dès 12 ans, sans consentement ni information des parents, rapporte ACIPrensa.
Dans sa première mouture, le texte prévoyait même l’accès à l’avortement pour les jeunes filles dès 12 ans, sans consentement parental et sans obligation de les informer. Plusieurs groupes parlementaires se sont mis d’accord pour retirer cette disposition du texte.
Il n’en a pas été ainsi pour la pilule du lendemain, potentiellement abortive, ni pour le changement de sexe que les adolescents devaient donc pouvoir obtenir sans en informer leur parents ni obtenir leur consentement, dès 12 ans là aussi.
C’est au nom du droit des parents d’éduquer leurs enfants que plusieurs réseaux de défense de la famille sont entrés en action pour dénoncer cette atteinte aux droits parentaux ; une pétition lancée sur CitizenGo demandant au chef du gouvernement du District fédéral d’opposer son veto au texte a obtenu 10.000 signatures.
Ce qu’il a fait lundi dernier, en application du Statut du gouvernement de la ville de Mexico et de la loi organique de l’assemblée législative : le text devra repasser devant les élus pour être révisé.

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22 octobre, 2013

Mexique : un évêque justifie le refus d'une élève qui a “deux papas”

L'archevêque de Monterrey, au Mexique, a le souci de la cohérence. Aussi vient-il de prendre la défense d'une école de son diocèse qui s'est vue accuser de discrimination pour avoir refusé d'accueillir une petite fille qui a « deux papas », « mariés » il y a un an à Mexico : son père biologique et l'amant de celui-ci.

Mgr Rogelio Cabrera s'en est expliqué dans une interview exclusive avec LifeSite, assurant que les écoles ont le droit de se protéger face à de telles influences. Si une école, « qu'elle soit ou non catholique, compte cela au nombre de ses principes, il est juste qu'elle procède ainsi », a-t-il dit.

En ce qui concerne les enfants adoptés par des homosexuels, Mgr  Cabrera a déclaré : « C'est le gouvernement qui l'a décidé, mais les homosexuels ne devraient pas avoir le droit d'adopter quoi qu'il en soit. »

L'école maternelle en question s'appelle le Hills Institute, prestigieuse institution totalement laïque, où le père a inscrit la fillette de deux ans au début de l'année sans difficulté. C'est en s'apercevant de la situation que la directrice, trois jours après la rentrée, a demandé aux deux hommes de respecter un certain nombre de conditions pour que la petite fille puisse demeurer dans l'école : ne pas assister ensemble aux fêtes d'école et autres événements impliquant la présence des parents, ne pas venir à la fête des mères (!), ne jamais se présenter ensemble pour venir la chercher, etc. Des choses « ridicules et discriminatoires », assurent-ils : ils ont aussitôt alerté divers services de protection des droits de l'homme et de lutte contre la discrimination.

Au départ l'archevêque avait été cité par les médias comme ayant déclaré que la fillette avait « droit à l'éducation », à la grande satisfaction des associations LGBT qui avaient rapproché ses paroles des mots du pape François : « Qui suis-je pour juger ? »
Mais Mgr Cabrera a expliqué à LifeSite que ses paroles avaient été citées hors contexte.

« J'ai dit que la fillette avait droit de recevoir une éducation. Mais j'ai également dit qu'une école privée a le droit de fixer ses propres conditions quant à l'accueil des élèves. »

Voilà qui a rendu furieux Alex et Pepe. Ils ont réussi à mobiliser la commission locale des droits de l'homme ; ils ont également porté plainte pour discrimination. Mais ils n'auront pas besoin d'attendre la procédure pour voir l'école punie : la directrice de l'école encourt des amendes pour avoir refusé de se présenter des audiences organisées par l'organisme local de protection des consommateurs, et l'école se trouve sous le feu groupé d'enquêtes menées par plusieurs autorités publiques, un état de fait qui semble directement lié à l'affaire de « discrimination ».

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12 février, 2013

Mexico : l'avortement ne suffit pas


A l'occasion d'une exposition intitulée « Nos corps, nos vies, quatre décennies pour le droit de choisir au Mexique », la commission des droits de l'homme du District fédéral de Mexico a fait savoir, par la voix de son président, que la légalisation de l'avortement ne suffit pas. Il faut aussi en finir avec la « stigmatisation » de l'avortement qui empêche des femmes d'y avoir recours.

Luis Gonzales Placencia assure aussi la fonction de médiateur dans la capitale mexicaine, et à ce titre, au cours d'une table ronde sur la « discrimination, les droits humains et  l'avortement », il a souligné qu'une personne sur deux dans le pays pense qu'une femme qui avorte devrait être punie.

Remarque révélatrice à plus d'un titre. Si l'avortement tue, et il est difficile de le nier, la justice exige en théorie du moins une réparation. Hélas, pour bien des femmes qui aujourd'hui sont assurées d'échapper à la peine pénale lorsqu'elles avortent (ce qui peut s'admettre vu les pressions qu'elles subissent et bien d'autres facteurs qui rendent la femme vulnérable pendant la grossesse), la vraie punition est ailleurs : dans la conscience d'avoir mis fin à la vie de celui ou de celle pour qui elle aurait assurément voulu déposer sa vie, si elle l'avait connu : son enfant.

L'idée de la « discrimination » montre également ici son efficacité et son extraordinaire versatilité. Le simple fait de le prononcer met les bonnes consciences de votre côté, annihilant toute pensée rationnelle – on le voit aussi dans l'affaire du « mariage » gay, où l'on est prêt à tout plutôt que de s'en voir taxé.

Enfin, dans ces affaires, la majorité n'a pas raison, à en croire le promoteur des droits humains. Peu importe qu'un Mexicain sur deux pense que l'avortement est un mal : la démocratie n'a d'intérêt que lorsqu'elle donne raison au progressistes, défenseurs de valeurs absolues.

Gonzales Placencia s'est d'ailleurs félicité de l'intelligence politique de ceux et surtout celles qui, en 2007, ont fini par obtenir la dépénalisation de l'avortement dans le District fédéral de Mexico, en « passant outre aux divisions partisanes », en se mettant d'accord sur « un agenda commun qu'elles ont su faire avancer ».

Une autre intervenante, Jacqueline L'Hoist Tapia, responsable du Conseil de prévention  d'élimination de la discrimination dans la Ville de Mexico, a attribué à la « discrimination » le fait que bien des femmes n'exercent pas leur droit d'avorter ou le font en cachette malgré les « avancées législatives ». Il faut plus de centres d'avortement, plus de fonds publics pour les faire fonctionner.

Une responsable du Conseil national pour la prévention de la discrimination, cette fois, Hilda Tellez Lino, a plaidé quant à elle pour la légalisation nationale de l'avortement, qui se cantonne pour l'instant à la capitale fédérale, afin d'en finir avec la stigmatisation, estimant que la réforme constitutionnelle en cours en matière de droits  humains oblige l'Etat à « harmoniser » le droit et assurer l'égalité des femmes à cet égard.

Sans trop de surprise, on apprend que les « Catholiques pour le droit de choisir » étaient aux premier rang des organisatrices de cette table ronde et de l'exposition qui se tient – cela ne s'invente pas – dans le musée Mémoire et Tolérance de Mexico, dans le centre historique.

Présentée sous forme d'installations d'art contemporain, l'exposition présente depuis fin novembre une apologie de l'avortement, avec des panneaux explicatifs visant à rejeter les « mythes » à propos de cette pratique. Où l'on s'attache à affirmer « scientifiquement » que l'avortement ne fait pas de mal à la femme, qu'il n'y a pas de syndrome post-abortif, qu'il y a moins de dépressions après un avortement qu'après une naissance, que l'avortement fait baisser le taux de délinquance à moyen terme en évitant la venue au monde d'enfants non désirés… Propagande à hautes doses : on explique qu'affirmer que l'ovule fécondé est une personne revient à dire qu'un œuf de poule est un poulet (alors que l'œuf fécondé de poule contient bel et bien un poulet en devenir, et qu'un poulet se tue et se mange, un être humain, non !).

Mieux, on explique aux femmes qu'être mère implique d'aimer son enfant plus que soi-même, et qu'il faut donc avoir le courage de dire qu'on n'est pas prête à le faire, quitte à supprimer cet enfant porté…

Et pour couronner le tout, on va jusqu'à expliquer que la loi de l'Eglise, le droit canon, autorise les femmes à avorter lorsqu'elles le font à la suite d'un viol ou parce qu'elles sont en danger de mort, puisqu'il ne prévoit pas d'excommunication en ce cas. D'autant que la « dignité des personnes est fondées sur l'exercice de la liberté de conscience », assure la directrice de « Catholiques pour le droit de décider » au Mexique.

C'est bien la différenciation du bien et du mal et la préoccupation morale qui sont ici montrées du doigt comme facteurs de discrimination. Une rhétorique que nous allons connaître de mieux en mieux à l'occasion de la légalisation du « mariage » gay, qui a tristement passé sa première étape en France en ce mardi 12 février…

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01 décembre, 2012

Un cardinal mexicain baptise des enfants sauvés de l'avortement

En présence de leurs familles et de membres et d'amis du Comité Nacional Pro-Vida, le cardinal-archevêque de Mexico, Mgr Norberto Rivera, a baptisé 21 enfants sauvés de l'avortement grâce à l'aide apportée par le réseau aux mamans alors qu'en détresse, elles envisageaient la mort pour leur bébé.

Le cardinal a souligné au long de son homélie que ces enfants dont la vie physique a été sauvée doivent maintenant voir nourrie la vie spirituelle, la vie d'enfants de Dieu qui leur a été donnée par le baptême, puisqu'ils sont désormais « incorporés au Corps du Christ ». « Vous devrez les conduire jusqu'à l'Eucharistie, ce n'est qu'en étant nourris de Dieu qu'ils trouveront la vie éternelle », a-t-il lancé aux parents et aux parrains et marraines des 21 bébés.

Pourquoi Dieu nous confie-t-il des enfants ?, a-t-il poursuivi. « Parce que la vie divine en eux doit être protégée continuellement pour que les enfants grandissent et se développent », a-t-il expliqué.

Ces enfants baptisés sont âgés de deux à six ans. Leur baptême par le cardinal en personne a été reçu comme « une bénédiction, un honneur et une joie énorme » par le président du Comité national pro-vie, Jorge Serrano Limon.

Comment la vie de ces enfants a-t-elle été sauvée dans la capitale mexicaine où l'avortement a déjà provoqué la mort de plus de 80.000 enfants à naître depuis sa légalisation ? C'est le travail de personne à personne qui a permis cela : ces mamans ont été accueillies et informées quant aux possibilités de préserver leur grossesse, elles ont pu voir des échographies de leur enfant, elles ont reçu une information complète et vraie sur l'avortement et ses conséquences physiques et psychologiques à la fois pour la mère et pour le père de l'enfant mis à mort. Sur le plan pratique, l'association les a aidées à recevoir les soins nécessaires, à trouver du travail ou même une formation, un hébergement, ou encore des services d'adoption.

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18 juillet, 2012

Mexique, Colombie : large exagération du nombre des avortements clandestins


Et revoilà Elard Koch, universitaire, spécialiste d’épidémiologie moléculaire, master en sciences, directeur de recherches du département de Santé familiale de la faculté de médecine de l’Universidad de Chile. Lors de sa série d’interventions devant des universités mexicaines, après avoir explosé à celle d’Anahuac, de Cancun, quelques mythes sur l’avortement légalisé et la baisse de la mortalité maternelle, a avancé des données scientifiques pour montrer que les statistiques de l’avortement clandestin ont été délibérément surestimées pour peser en faveur de la légalisation à la fois auprès de l’opinion publique et des gouvernements. Cette conférence-ci se déroulait à l’université catholique du Valle de Atemajac, à Zapopan, Jalisco.

De telles exagérations ont été constatées en Amérique latine, et notamment au Mexique où l’institut Guttmacher – anciennement institut de recherche sur l’avortement et la contraception dépendant de la Fédération du Planning familial – qui avançait le chiffre de 750.000 à 1 million d’avortements clandestins par an dans ce pays en 2006 pour justifier la légalisation de l’« IVG ». Ces résultats étaient basés sur… des enquêtes d’opinion.

Une méthodologie pour le moins défaillante qui a été démentie récemment par une enquête publiée dans la revue Ginecologia y Obstetricia de Mexico : fondée sur des études épidémiologiques réalisées par le Centre de Médecine embryonnaire, couplées avec des statistiques sur la fécondité. On arrive alors à un total maximal d’environ 53.000 avortements clandestins par an pour l’ensemble du Mexique.
Aujourd’hui l’avortement est légal dans le district fédéral de Mexico.

Elard Koch a rappelé que les chiffres avancés pour la Colombie par l’institut Guttmacher affichaient quelque 400.000 avortements clandestins par an : 18 fois de plus que le maximum de 22.000 auquel aboutit le croisement des études épidémiologiques et des données statistiques sur la fertilité.
« En d’autres termes, le nombre estimé à partir de la méthodologie développée par l’institut Guttmacher est plus élevé que ce qui est empiriquement possible. »

La manipulation n’est pas nouvelle : c’est ainsi qu’une exagération du nombre des avortements clandestins a présidé à la mise en place de la légalisation de l’avortement en France, ou très récemment au Portugal où les avortements légaux ont été loin d’atteindre les niveaux envisagés par les partisans de la légalisation.

Elard Koch a répété à cette occasion que la légalisation de l’avortement ne diminue pas la mortalité maternelle : au contraire, au Chili, celle-ci est passée de 41,3 pour 100.000 naissances vivantes alors que l’avortement était encore légal à 12,7 pour 100.000 depuis qu’il a été repénalisé. Période sur laquelle l’éducation de la femme a progressé : la durée de scolarisation des jeunes filles est passée de 3,5 ans en moyenne en 1957 à 12 ans.


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17 juillet, 2012

Légaliser l’avortement fait augmenter la mortalité maternelle, explique un universitaire chilien


Elard Koch

Invité à prononcer une conférence magistrale à l’Université Anahuac de Cancun, au Mexique, le directeur de recherches du département de la Santé de l’Université du Chili, Elard Koch, a démontré à l’aide des données les plus récente que la légalisation de l’avortement n’est pas nécessaire pour améliorer la santé maternelle ou éviter les morts maternelles, notamment celles liées à l’avortement.

« Tandis que les lois restrictives semblent contenir de manière adéquate le recours à l’avortement provoqué, les lois permissives aggravent le problème qui atteint alors des proportions épidémiques, comme on l’observe dans différents pays développés », a-t-il en outre constaté.

Elard Koch était l’invité du Centre d’études et de formation intégrale pour la femme (CEFIM-Cancun), où sa conférence, « Restriction de l’avortement et réduction de la mortalité maternelle : données scientifiques récentes », visait notamment à rechercher quelles sont les pratiques qui véritablement permettent de sauver des vies, pratiques qu’il faudrait promouvoir dans les pays en voie de développement.

Ce qui marche ?

« Augmenter le niveau d’éducation des femmes ; établir des programmes d’alimentation complémentaire ; promouvoir l’accès universel aux services de santé maternelle prénatale, périnatale et postnatale ; développer des unités d’urgence obstétrique et de soins spécialisés pour les cas complexes à haut risque (très importants dans la phase lente de réduction) ; encourager le développement sanitaire, comme l’accès à l’eau potable et aux réseaux d’assainissement. »

Parmi ces six facteurs, a-t-il précisé, la promotion de l’éducation des femmes est le plus important.

Meilleurs soins, meilleure hygiène, meilleur suivi des grossesses : que cela permette d’éviter les accidents mortels semble tomber sous le sens et les données du réel viennent donc le confirmer. Les promoteurs de l’avortement et de la contraception ont un autre raisonnement : qui dit moins de grossesses, et moins de grossesses menées à terme, réduit mécaniquement le nombre d’accouchements, et par le fait, les situations de risque et le nombre de morts – mais ce faisant n’améliore en rien la sécurité de celles qui accouchent…

L’autre argument des pro-avortement est d’éviter les interventions clandestines et les risques qui peuvent y être associés.

Elard Koch signale que la législation dissuasive qui fait de l’avortement une pratique « extrême » en cas de grossesse non désirée conduit à réduire sa fréquence : il a précisé, selon El Milenio, que beaucoup de femmes qui seraient prêtes à faire le choix de l’avortement n’y ont pas recours lorsque la loi pénalise l’intervention, et mènent leur grossesse à terme. Au contraire, a-t-il dit, la légalisation de la pratique produit un important changement culturel puisque l’avortement est alors employé comme un moyen de contrôle de la fertilité. Il a invoqué l’exemple des pays développés où l’avortement légalisé s’est accompagné d’une augmentation soutenue de l’avortement, spécialement chez les femmes jeunes qui en font une sorte de méthode contraceptive.

Le quotidien rapporte que le scientifique a rappelé les effets néfastes de l’avortement sur la santé mentale à moyen et à long terme, et qui entraînent « abus de drogue et d’alcool, dépression, comportements suicidaires et suicides ».



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28 juin, 2012

A Mexico, 34 % des candidates à l’avortement finissent par choisir la vie


Des statistiques officielles faisant le bilan de cinq ans d’avortement légal à la demande, rendues publiques par le secrétaire à la Santé de la ville de Mexico, révèlent que sur 125.000 demandes d’avortement auprès d’établissements publics, seules 82.000 ont été effectivement suivies de l’intervention. 34 % des femmes changent d’avis en prenant connaissance des aides qui leur sont proposées par le gouvernement de Mexico pour poursuivre leur grossesse.

Les soins de santé proposés pendant la grossesse, puis pour l’enfant après la naissance, ainsi que l’option de pouvoir faire adopter l’enfant sont les aides déterminantes pour ce bon tiers de « repentirs » : cela fait tout de même 43.000 vies sauvées en 2012.

C’est tout le paradoxe de ces services publics schizophrènes qui ont iimposé le crime financé par l’argent public mais qui dans le même temps contribuent eux-mêmes, modestement, à limiter les dégâts. Paradoxe puisque de manière générale, comme le note Matthew Cullinan Hoffman de LifeSite, les Planning familials et autres promoteurs de l’avortement font pression contre le caractère systématique des entretiens préalables où sont exposées les raisons de garder l’enfant et les aides proposées. Ainsi aux Etats-Unis, en 2010, Planned Parenthood a réalisé 330.000 avortements contre 841 organisations d’adoptions.

Au Mexique, seule la ville de Mexico a voté l’avortement légal. Que ce soit dans la capitale fédérale ou dans le reste du pays, le Comité national pro-vie intervient en amont en offrant un abri et des soins médicaux aux femmes enceintes en difficulté, et propose des échographies gratuites aux abords des avortoirs pour que les femmes puissent être pleinement informées de la portée de leur geste.

Des dizaines de milliers de vies sont ainsi sauvées tous les ans au Mexique.



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24 avril, 2012

Mexique : la force des entrepreneurs catholiques

Mexico : 15.000 avortements
par an.
La lutte contre l'avortement, c'est l'affaire de tous et chacun a son rôle à jouer en fonction de son pouvoir : c'est la leçon d'une analyse parue dans le journal mexicain El Economista qui se fait l'écho de la colère d'une féministe qui voit des obstacles se dresser à l'accès au meurtre des tout-petits. Martha Lamas, s'exprimant à l'occasion du 5e anniversaire de la dépénalisation de l'avortement dans la capitale fédérale Mexico, accuse carrément les entrepreneurs catholiques du pays.
« Le problème n'est pas tant Provida, qui fait du bruit et qui se plante devant les cliniques pour prier le rosaire, le problème, ce sont les entrepreneurs catholiques qui ont menacé les chaînes de télévisions de retirer leurs publicités si elles organisent des débats publics autour de l'avortement. (…) Il y a une droite très organisée qui peut s'appuyer sur des moyens publics. »
Si cela est vrai, quelle leçon et quel exemple. Lorsque le tissu social d'un pays, ses corps intermédiaires, ses forces vives prennent à cœur d'agir pour le bien avec tous les moyens qu'ils ont à leur disposition, ils peuvent réellement peser sur le cours des choses. Car tout pouvoir rend responsable.

On apprend à la même occasion que la ville de Mexico a été le lieu de 75.524 avortements légaux depuis la dépénalisation, dont quelque 20 % sur des femmes venant d'autres Etats du Mexique. Mais plusieurs chaînes de cliniques dépendant des autorités fédérales, regrette Martha Lamas, se refusent toujours à pratiquer l'avortement bien qu'il soit dépénalisé dans le District et spécifiquement pour ce genre d'établissements.


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28 septembre, 2011

Mexique : la Cour suprême tient bon !

Le nombre de juges (« ministres ») de la Cour suprême des Etats-Unis du Mexique à avoir rejeté une décision proposée qui visait à déclarer contraire à la constitution les amendements pro-vie contenus dans 18 constitutions des Etats vient de passer à quatre. Ainsi est écarté le danger de voir la Cour prendre cette décision contraire au respect de la vie, puisque ce genre de décision visant à renverser au niveau fédéral une loi constitutionnelle d'un Etat requiert la majorité qualifiée de 8 sur 11.

Les différents « ministres » ont fait connaître leur avis au compte-gouttes : le quatrième qui s'est prononcé ainsi pour la vie aujourd'hui l'a fait sur l'un des deux amendements plus directement visés par le juge Franco (lire ici) mais on s'attend à une décision similaire pour l'autre amendement, écrit Matthew Hoffman, de LifeSite
Jorge Pardo

Le juge Jorge Pardo observe en effet dans son explication de vote décisif que la loi mexicaine fédérale protège depuis longtemps la vie des enfants à naître et que l'amendement adopté en Basse-Californie, qui affirme le respect de la vie depuis la naissance jusqu'à la « mort naturelle ou non induite » ne peut donc être en conflit avec la constitution mexicaine.

L'autre amendement qui reste à examiner a été pris dans l'Etat de San Luis Potosi où le « droit à la vie » depuis « l'instant de la conception » a été proclamé comme « fondement de tous les autres droits ». Cet amendement précise : « La peine de mort est interdite, et ne peut être appliquée en aucune circonstance. »

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27 septembre, 2011

Le Mexique attend une décision cruciale sur ses lois pro-vie

D'ici à demain, rapporte LifeSite, la Cour suprême des Etats-Unis du Mexique doit rendre une décision sur la constitutionnalité de deux amendements qui protègent les droits des enfants à naître dans deux Etats mexicains. L'enjeu est de taille puisqu'il concerne au total 18 Etats mexicains qui ont inscrit de telles dispositions dans leurs constitutions, alors que le District de Mexico, lui, autorise l'avortement depuis plusieurs années.

C'est un juge (dit « ministre ») de la Cour suprême, Fernando Franco, qui a pris l'initiative d'un projet de décision sur les amendements en écrivant : « On ne peut donner la préséance à aucun droit – même pas le droit à la vie – sur un autre droit constitutionnel. » Ce relativisme forcené s'accompagne de prises de position clairement orientées en faveur d'un supposé « droit » particulier : celui des femmes dont le juge explique que les amendements pro-vie les « dégradent » en les cantonnant « dans un rôle déterminé et en leur imposant un fardeau disproportionné » qui « n'est pas seulement incompatible avec la dignité des femmes, spécialement celles qui ne veulent pas procréer, mais aussi avec leurs droits individuels et leurs libertés fondamentales, et plus concrètement leur liberté reproductive, qui est protégée par la constitution et par les traités ».

La décision proposée par le juge Franco sera adoptée si elle recueille 8 voix sur 11. La manœuvre, si elle réussit, montrerait une fois de plus combien les partisans de la culture de mort se moquent des décisions majoritaires dès lors qu'elles ne vont pas dans leur sens…

Plus de 140 organisations pro-vie au Mexique se sont mobilisées au sein d'une coalition « Union des volontés » qui s'est engagée à combattre « par tous les moyens légaux et autorisés » le propos du juge Franco de faire « approuver le crime abominable de l'avortement » dans l'ensemble du pays. Le Service de communication du diocèse de Mexico précise que la Coalition a annoncé son action dimanche dans la cathédrale métropolitaine de la ville dans un communiqué adressé au cardinal Norberto Rivera, archevêque de Mexico.

« C'est une véritable agression contre la dignité humaine, face à lesquelles nous, catholiques, ne pouvons rester sans rien faire, passifs et silencieux, sans commettre un grave péché d'omission », a déclaré le porte-parole de la Coalition, qui a appelé à une « intense » journée de prières pour la vie, « spécialement pour demander à la Vierge de Guadalupe la conversion des ministres de la Cour suprême de Justice de la Nation, et de tous ceux qui portent atteinte à la vie humaine ».

Derrière ce lien, les adresses courrielles des juges.

Une manifestation de deux heures devait ensuite réunir dimanche au « Monument à la Mère » de la ville quelque 500 personnes autour du slogan : « Si tu veux la paix, défends la vie ».

Le cardinal Norberto Rivera avait prêché contre l'avortement au cours de la messe dominicale en expliquant que « ce n'est jamais une solution » et insistant sur le fait que l'Eglise veut aller à la rencontre des femmes qui sont sous pression de la part de leurs familles, de leurs employeurs et d'elles-mêmes, pour leur rappeler, à chacune, la valeur de la maternité, et les aider personnellement à résoudre les problèmes auxquels elles font face. « Une injustice ne peut pas être réparée au moyen d'une autre injustice », a-t-il rappelé.

Rejetant en même temps toute forme d'avortement et la procréation assistée qui ne respecte pas la vie « comme un don qui possède une dignité personnelle unique et irremplaçable » : « Il faut éviter de substituer à la logique de l'amour celle de la reproduction qui voudrait que l'être humain soit un produit de marché ».

Evoquant la prochaine décision de la Cour suprême, le cardinal a jouté que « la violence dans le pays commence avec le mépris de la vie à son commencement ».

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08 août, 2011

JMJ de Madrid : “Cristiadas”, un film à voir


« Vive le Christ Roi ! »

Non, ce ne sera pas le thème de ces JMJ qui se tiendront à Madrid la semaine prochaine ; mais pour autant le Christ Roi sera présent puisque la première mondiale du film Cristiada aura lieu à cette occasion. C’est dans la capitale espagnole que cet hommage aux Cristeros du Mexique sera étrenné, dans le cadre des activités qui seront proposées au jeunes du monde entier.

Tout un symbole, puisque le film réalisé par Dean Wright, qui avait reçu un Oscar pour les meilleurs effets spéciaux pour la trilogie du Seigneur des anneaux, exalte la résistance des catholiques mexicains face au gouvernement maçonnique du président Plutarco Elias Calles, et ses lois anticléricales de 1926.

Ce fut une résistance armée. Un combat pour la « liberté religieuse »… des catholiques, qui donna à l’Eglise des martyrs et des saints. La présentation qu’en fait le film n’est pas monolithique : à côté d’un avocat mort pour sa foi (et béatifié par Benoît XVI en 2005), Anacleto Gonzales Flores, interprété par l’acteur pro-vie Eduardo Verastegui, on verra un saint prêtre, qui recherche la paix, un autre, moins, qui prend les armes…

Eva Longoria, Peter O’Toole et bien d’autres acteurs très connus dans le monde hispanophone ont participé à cette œuvre à contre-courant qui va certainement faire renaître dans le monde entier l’intérêt pour l’histoire édifiante des Cristeros, qui mouraient en criant « vive le Christ Roi ! ».

D’autres films seront gratuitement proposés aux jeunes pèlerins dans 16 salles madrilènes, comme Popieluszko, Katyn, La Passion du Christ, There be Dragons ou encore (forcément) Des hommes et des dieux.

Article paru dans Présent daté du 9 août 2011.


05 avril, 2011

Mexique : le cardinal Sandoval Iñiguez contre la “préférence sexuelle”

L'archevêque de Guadalajara, le cardinal Juan Sandoval Iñiguez, a dénoncé dans son éditorial hebdomadaire dans El Semanario, l'organe de presse de son diocèse, le caractère anti-démocratique de la réforme constitutionnelle qui prétend « protéger » les « préférences sexuelles » de la « discrimination». Et il avertit tous les pères de famille du « danger couru par leurs enfants » en raison de ce projet.

La réforme constitutionnelle, adoptée par le Sénat le 8 mars dernier après avoir été approuvée par les députés, n'attend plus que l'approbation du Congrès des Etats pour prendre valeur de norme suprême au Mexique.

Son article 5, paragraphe 1 présente comme « positives » les « préférences sexuelles », termes qui ne se trouvent, rappelle le cardinal, dans aucun instrument international. Puis il dit les choses avec une grande franchise, une franchise qui sous d'autres cieux où la protection de l'« orientation sexuelle » est déjà bien installée, provoquerait sûrement un tollé (vous voyez le cardinal Vingt-Trois parler ainsi ?).

C'est donc à titre documentaire, et pour faciliter les comparaisons d'un pays à l'autre, que je vous propose ma traduction de ces larges extraits.
Cela semble être une expression inoffensive et sans grandes conséquences, mais elle est dangereuse et terrible parce qu'elle exclut de la protection toutes les autres préférences. Elle crée une limite en évoquant explicitement les préférences sexuelles, ce qui exclut les préférences religieuses, politiques, sportives, etc., qui ainsi se trouvent “déprotégées” par la Constitution.
En outre, si l'on protège les préférences sexuelles, on ouvre la porte à toutes sortes d'irrégularités et d'aberrations, parce qu'il faut bien signaler qu'il existe des préférences sexuelles très aberrantes, comme par exemple la pédophilie et la zoophilie, entre autres. Ainsi des pratiques comme le prétendu « mariage » entre personnes de même sexe, seront pour ainsi dire consacrées par cette réforme. Par ailleurs, par l'amendement de l'article 3, on solennise le fait que l'éducation doit être dispensée en accord avec l'« idéologie du genre » et que par conséquent, il faut enseigner aux enfants à respecter tous les genres et préférences sexuelles, malgré les désordres et les irrégularités que cela implique. Ainsi, les maîtres ont le champ libre pour enseigner tout ce qu'ils veulent.
Ces instructions ont été mises en avant au sein de la « Charte des droits des enfants », où l'on inclut les pré-pubères de 10 ans en même temps que les jeunes de 18 ans, alors qu'à l'évidence, il existe de grandes différences.
Selon cette Charte, il faut enseigner aux enfants comment démarrer leur vie sexuelle, l'utilisation des préservatifs et des contraceptifs, comment se protéger des maladies, à des âges aussi disparates.
Et cela se produit dans les classes des enfants sous la protection du Secrétariat à la Santé et du Secrétariat à l'Education.
Le cardinal dénonce une réforme faite « en catimini » et exhorte tous les parents qui seront, espère-t-il, alertés par son message, à s'organiser avec de bons juristes pour ne pas laisser  passer la réforme.

14 mars, 2011

Un évêque mexicain pour les « droits LGBT »

L'évêque de Saltilla, Fr. Raul Vera Lopez
Le diocèse mexicain de Saltillo soutiendra, du 25 au 27 mars, une rencontre organisée par une association LGBT (lesbienne, gay, bi, trans), la « Comunidad San Aelredo » pour faire changer le regard des Mexicains et plus précisément des catholiques mexicains sur tout ce qui n'est pas « hétérosexuel ». Pour en finir avec « les préjugés, l'intolérance, l'hostililté » contre les personnes homosexuelles – avec son lot de « violences » et de « rejet familial et social », le 4e Forum de la Diversité sexuelle, familiale et religieuse organisera forums, projections, réunions, etc. Et même une messe dominicale, célébrée à 15 h le 27 mars par l'évêque diocésain lui-même, le Frère Raul Vera Lopez O.P.

« Frère » Julian Cruzalta
Un « frère dominicain », Julian Cruzalta, présentera « L'homosexualité vue par l'Eglise » – mais, rappelle Infocatolica, l'Ordre dominicain a averti à de multiples reprises que ce promoteur et « chapelain » des « Catholiques pour le droit de choisir », organisation pro-avortement, a quitté l'Ordre après avoir été ordonné diacre et qu'il ne peut se prévaloir de l'état religieux. Cela n'a pas non plus ému le responsable du diocèse de Saltillo.

Il va de soi qu'une présentation d'une « commission pour la diversité sexuelle » est prévue dans le cadre du Plan diocésain de pastorale du diocèse de Saltillo.

Le tout se tient dans une salle de cinéma, on n'est donc tout de même pas à l'échelle de la conférence grand public. Mais cette affaire qu'on eût souhaitée plus marginale encore est annoncée officiellement dans les communiqués de presse du diocèse.

Il ne s'agit pas, comme on aurait pu l'espérer, d'une rencontre pour aider les personnes homosexuelles à faire le point sur les difficultés particulières que revêt pour elles l'exercice de la vertu de chasteté et sur l'accueil maternel qu'elles sont en droit d'espérer de l'Eglise pour les aider à vivre réellement de sa vie.

Non : sont prévues des conférences sur les réseaux LGBT, l'importance de la « communauté homosexuelle » pour la société, la sécurité sociale pour les couples de même sexe, le « premier forum législatif pour les droits humains des lesbiennes au Mexique », et – le pompon – une table ronde sur « Las Dos Mamis, Activismo Virtual » : il s'agit du blog de « deux mamans » qui viendront en personne parler de leur bonheur de jeunes mariées et de leurs deux fils, et de leurs lutte pour les droits gay.

Le groupe San Aelredo s'est placé sous le patronage d'un saint anglais du XIIe, Aelred, supposé (depuis les travaux d'un activiste gay du XXe siècle) avoir promu les droits homosexuels puisqu'il a écrit un livre intitulé L'amitié spirituelle. Manque de chance, il est aussi auteur de traités d'ascétisme où il prêche énergiquement contre tout acte sexuel immoral…

Il y en a quand même qui se font débarquer pour moins que ça…

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01 mars, 2011

« Normalisation » complète : premier « divorce gay » au Mexique

Il fallait bien s'y attendre. Le 23 janvier dernier, rapporte ACIPrensa, la ville de Piedras Negras dans l'Etat de Coahuila a été le théâtre du premier « divorce » homosexuel, Mlles Maria Marcela Orozco, 38 ans, et Sandra Elvira Nava Jimenez, 45 ans, ayant mis un terme au pacte civil de solidarité où elles s'étaient engagées dès l'approbation de cette forme d'union par Coahuila en janvier 2007.

Adieu, droits aux pensions, aux testaments assortis d'avantages fiscaux et civils et autres bénéfices quasi-matrimoniaux accordés à la couple… Madame et Madame se crêpaient le chignon. Le monde entier sera donc au courant de leurs accusations d'infidélité et de gaspillage. Alors, comme le plus tristement banal des ménages mariés, elles ont consommé leur rupture. Imitant le mariage jusque dans l'échec.

Tout comme ? Eh bien, pas tout à fait. L'Institut mexicain d'orientation sexuelle (précisons qu'il s'agit d'un organisme qui ne fait pas la promotion de la culture gay) estime en effet que « les unions homosexuelles tendant à avoir une durée de vie plus courte que les unions hétérosexuelles ».

C'est ce qu'a expliqué son président, Oscar Rivas, à l'agence de presse catholique. Selon les études menées par l'IMOS, cela est notamment dû à ce que les cas d'infidélité sont trois fois plus nombreux chez les homos que chez les autres, la fidélité elle-même étant entendue dans un sens très différent.

Les couples homosexuelles « établissent une distinction entre la fidélité émotionnelle et la fidélité sexuelle et disent, dans certains cas, ne pas prêter attention à la fidélité sexuelle mais à la fidélité émotionnelle ».

C'est bien pour cela, affirme l'IMOS, qu'une institution comme le mariage ne correspond pas à l'union homosexuelle, puisque le vœu matrimonial « parle de fidélité, d'aide mutuelle, de procréation : dans le cas des couples homosexuels, tout cela est très différent ». Selon Rivas, ces couples ont une durée de vie de trois à six ans, les unions les plus durables étant presque toujours celles de femmes. Au Mexique, les couples hétérosexuels durent en moyenne 10 à 15 ans d'après les registres civils.

Rivas attribue à la complémentarité entre la femme, plus intuitive et à l'homme, plus rationnel, l'équilibre psychologique qui explique cette plus grande longévité, tandis que ce principe d'équilibre n'est pas très présent dans les couples de femmes – et encore moins dans les couples d'hommes.

Juan Dabdoub Giacoman, président de l'association mexicaine Familia mundial, estime pour sa part que l'instabilité affective qui conduit à ces ruptures plus fréquentes des couples gay est précisément la raison pour laquelle les personnes homosexuelles recherchent un partenaire du même sexe. Citant la statistique espagnole selon laquelle un homme homosexuel majeur dans ce pays a des relations durables avec 39 personnes distinctes au cours de sa vie, il plaide pour qu'une aide soit donnée à « nos frères homosexuels ».

Ben oui, on aurait envie de rigoler en apprenant le « divorce » de ceux qui ne peuvent pas s'engager dans un mariage naturel. Mais c'est injuste, car ils en souffrent et en souffrent sans doute d'autant plus que la société leur hurle qu'ils font le bon choix.

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...