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27 juillet, 2024

L'AGRIF agira en justice contre le spectacle sacrilège et profanatoire de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris




















Je vous annonce d’ores et déjà, en attendant le communiqué officiel de l’AGRIF, Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne et de son président, Bernard Antony,  que celle-ci engagera plusieurs actions contre les mises en scène profanatoires, sacrilèges et ultra-violentes diffusées dans le monde entier vendredi soir au nom de la France à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, sur décision unanime de son bureau réuni ce matin.

La parodie de la sainte Cène, totalement assumée, mettant en scène des figurants au genre indéterminé déployant toute l’outrance de la culture « drag », mais aussi un enfant, moque et outrage ouvertement la foi de plusieurs milliards de chrétiens et porte délibérément atteinte à ce qu’il y a de plus sacré et de plus saint.

Ce spectacle vomitoire n’a pas craint de glorifier la décapitation de la reine Marie-Antoinette, dans une exaltation immonde de l’assassinat politique et de la jouissance terroriste affichée par les égorgeurs islamistes.

Nous demanderons raison de cette abomination financée avec nos impôts et étalée aux yeux du monde.

Jeanne Smits
Vice-présidente
 



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03 décembre, 2021

Une Américaine obtient une décision de justice pour faire traiter son père à l’ivermectine : il est sorti guéri de l’hopital après avoir été intubé un mois

La fille d’un Hongkongais qui a été hospitalisé pour COVID-19 le 14 octobre à l’hôpital Edward à Naperville, dans l’Illinois (Etats-Unis), vient de publier un communiqué indiquant que son rétablissement n’a été possible que grâce à une décision du juge du comté de DuPage, qui a enjoint à plusieurs reprises à l’hôpital d’autoriser le patient d’être soigné au moyen de l’ivermectine.

Sun Ng, 71 ans, avait été traité, sans succès, au remdesivir, et son état s’était tellement détérioré qu’un médecin avait témoigné devant la justice qu’il n’avait guère que 10 ou 15 % de chances de survie.

Intubé et placé en coma artificiel pendant un mois, Sun Ng était « en fait sur son lit de mort », a reconnu ce médecin.

S’étant renseignée sur les traitements possibles du COVID_19, la fille de Sun Ng, le Dr Man Kwan Ng, a demandé fin octobre que l’on administre de l’ivermectine. Devant le refus de l’hôpital, elle a intenté le 1er novembre une action en justice contre Edward-Elmhurst Health et obtenu une ordonnance en ce sens, que l’hôpital a refusé d’exécuter. Une nouvelle audience le 5 novembre a abouti à un commandement similaire, dans lequel le juge Paul Fullerton notait que les effets indésirables potentiels de l’ivermectine (vertiges, démangeaisons, diarrhée) « étaient tellement minimes que la situation actuelle de M. Ng dépasse de cent fois ce risque ».

Après un nouveau refus de l’hôpital, au motif que le médecin qui devait administrer le traitement n’était pas vacciné et que le médecin chef de l’établissement n’était pas en mesure de le faire à sa place, il a fallu un nouveau référé pour qu’enfin l’ivermectine soit administrée par le médecin choisi par la famille.

Sun Ng pu quitter l’hôpital le 27 novembre, selon un communiqué de presse de Mauck & Baker, LLC, le cabinet d’avocats qui a représenté la famille dans cette affaire. Il respire sans assistance, a commencé à réapprendre à manger seul avant de quitter l’hôpital et peut se déplacer avec un déambulateur.

Le Dr Ng a déclaré dans un communiqué de presse daté du 29 novembre que le rétablissement de son père a « dépassé les attentes » de ses proches, « Dieu soit loué ». Elle ajoutait : « Notre famille remercie tout particulièrement le juge Paul Fullerton. Sans lui, nous n’aurions pas pu ramener mon père à la maison et nous n’aurions pas pu le voir nous sourire à nouveau. Nous remercions aussi très sincèrement le Dr Alan Bain de nous avoir accompagnés et d’administré l’ivermectine à mon père. »

Joseph Monahan, l’avocat de l’hôpital Edward, avait précédemment soutenu que Ng avait manifesté une amélioration dès avant avoir reçu de l’ivermectine. Selon la presse locale, Monahan a également déclaré que l’hôpital n’était pas en mesure de confirmer le contenu du médicament administré parce que le médecin l’avait obtenu en ligne depuis l’Inde. Bien sûr…
L’hôpital, lui, a refusé tout commentaire.



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25 avril, 2018

Les recours des parents d’Alfie Evans rejetés par la cour d’appel de Londres : il est dans son « intérêt bien compris » de mourir

Ecœurant. La décision de la cour d’appel de Londres de rejeter les recours de Tom Evans et de Kate James en affirmant que rien ne permet de dire que le juge de Manchester, Justice Anthony Paul Hayden avait eu en tous points raison d’empêcher les parents d’Alfie Evans d’essayer de le faire soigner à Rome ou à Münich relève à la fois de l’horreur, de la torture et du mensonge. C’est toujours la même histoire : Alfie, dont le cerveau a subi des dommages « irréversibles » selon les médecins et les juges, ne doit plus recevoir autre chose que des « soins palliatifs » par ce qu’il est dans son intérêt « bien compris » de mourir.

Ce juge Hayden qui a noté dans son jugement du 20 février dernier que Tom Evans s’est « entiché » (ou « obnubilé » : besotted) de son petit garçon…

Ecœurant parce que ce sont les autorités judiciaires qui ont sollicité les pauvres parents, qui depuis lundi soir se battent aux côtés de leur petit « guerrier », entourés de forces de l’ordre, surveillés, fouillés chaque fois qu’ils reviennent dans la chambre de leur enfant, en leur expliquant que trois juges se tenaient prêts pour eux.

Trois juges prêts, en effet : prêts à simplement confirmer ce qu’avait dit leur confrère la veille. Lord Justice Andrew McFarlane, Lord Justice Peter Coulson et Lady Justice Eleanor King, dans toute la majesté de leurs robes et de leurs perruques, ont dit au bout de cinq heures d’audience et de délibéré, par la voix du premier d’entre eux : « Tout cela est affreux pour tous ceux qui sont impliqués. Nous sommes au milieu d’un plan de soins palliatifs à Alder Hey et je  ne vois aucun fondement pour affirmer que le juge [Hayden] avait tort. »

Le juge Andrew McFarlane, qui connaît les appels en matière de droit familial, a jugé en novembre dernier qu'un couple d'homosexuels devait obtenir la garde de l'enfant né sur commande d'une mère porteuse qui prétendait le garder sans avoir de lien biologique avec lui parce qu'il était dans l'intérêt de l'enfant de vivre avec son parent génétique.

Pour quoi cette torture de l’attente et des faux espoirs ? Etait-ce pour donner encore plus de solennité à la décision, plus de poids au droit de l’Etat et de la justice de décider ce qui est « bien » pour un enfant, intimider davantage des parents aussi intrépides ? Dans un pays de droit jurisprudentiel, c’est en tout cas une décision qui compte. Il faut réduire à rien, écraser les droits de ces parents qui luttent. Tom Evans, épuisé, a fait savoir qu’il n’avait pas dormi depuis trois jours. Il continue. M’est avis qu’on l’utilise : il s’agit de montrer que rien ne sert de résister une fois que l’Etat a décidé ce qui est « bien ».

(Saluons donc le pape François, le président Duda de Pologne, le président du parlement européen Tajani qui ont vigoureusement pris fait en cause pour le petit Alfie – et ce père qui reste lucide, concentré, volontaire face à ceux qui ont décidé que cette petite vie ne vaut pas d’être vécue…)

Mensonge, parce que des médecins de l’hôpital d’Alder Hey sont venus expliquer à la barre que tout le monde parmi le corps médical a trouvé normal qu’Alfie continue de respirer de manière autonome après le retrait de la ventilation. Devant un juge antérieur, ils avaient déclaré tout aussi doctement que l’on pouvait s’attendre à une mort dans les quelques minutes, en tout cas « très rapide ». A l’heure d’écrire, cela fait plus de 48 heures qu’Alfie respire seul.

Au bout de 33 heures, il a enfin reçu un peu de nourriture… Mais les médecins et leurs conseils ont fait savoir à la cour de Londres qu’il est tout à fait possible qu’atteint par telle ou telle infection respiratoire, Alfie ne meure subitement dans l’unité de soins intensifs où il se trouve toujours (sans soins intensifs).

On a appris au cours de la procédure ce mercredi que la veille, Tom Evans a cherché à porter plainte pour conspiration pour meurtre à l'encontre de trois médecins.

De son côté, la police de Merseyside a publié un communiqué menaçant de conséquences et de poursuites ceux qui, sur les médias sociaux, se laissent aller à des commentaires excessifs à l’encontre du personnel soignant ou des juges. « On surveille tous les messages »…

C’est une abominable tyrannie qui s’installe. L’affaire Alfie Evans a des répercussions dont on commence tout juste à percevoir les débuts.

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De l’affaire Alfie Evans au lobby LGBT : le juge Hayden qui refuse son transfert est un activiste pro-gay



Le juge Anthony Paul Hayden qui a rendu plusieurs décisions de mort dans l’affaire Alfie Evans fait partie d'une association judiciaire pro LGBT, et il est également le coauteur d'un manuel juridique sur les enfants des couples de même sexe. L'histoire ne dit pas s'il est également franc-maçon, mais il est à l’évidence l'homme de la situation, le magistrat qu'il fallait pour aider la culture de mort à faire sa mue en dictature de la culture de mort.

En tant que membre du BLAGG (Bar Lesbian and Gay Group : groupe lesbien et gay du barreau), Anthony Paul Hayden fait partie de ces juristes qui soutiennent les « lesbiennes, homme gay, bisexuel et personne transgenre à tous les niveaux » des professions judiciaires. BLAGG s'est ainsi réjoui de sa nomination en tant que juge de la Haute Cour de Manchester en 2013, avec une spécialisation dans les affaires familiales. Le 23 novembre 2016, le juge Hayden prenait la parole aux côtés des responsables de cette association pour une soirée de « réseautage » à laquelle étaient invités les « membres LGBT » et autres professionnels du barreau.

Avec les cas médicaux relatifs aux adultes vulnérables, ce sont les cas impliquant des enfants – particulièrement sur le plan des libertés civiles – qui l'intéressent au plus haut point.


Le juge Anthony Paul Hayden qui a décrété la mort d’Alfie Evans
est un activiste pro-gay


 Après une carrière d’avocat – style ténor du barreau –  et sa nomination par la reine comme haut magistrat, il a été fait chevalier par Sa Majesté comme le précise une note officielle du Premier ministre datée du 8 octobre 2013.

Dans le livre qu'il a cosigné avec quatre autres auteurs, le juge Anthony Paul Hayden s'intéresse à tous les aspects de l'homoparentalité, avec des conseils spécifiques, notamment pour ceux qui veulent avoir recours à une mère porteuse (la GPA) rémunérée,  pratique interdite au Royaume-Uni où la gestation pour autrui est autorisée dans la mesure où elle est gratuite seulement. On trouve ainsi toutes sortes  d'indications sur la manière de réaliser une GPA commerciale à l’étranger : chose possible si on arrive à démontrer qu'on a défrayé l’intéressée des dépenses encourues (ou le manque à gagner professionnel ?).

Le même livre s'attarde sur l'idée de la disparition de la « vieille présomption » selon laquelle le parent biologique est automatiquement le parent légal.

Bref, une approche totalement révolutionnaire visant à exploser le modèle familial traditionnel ; d'ailleurs le juge Hayden évoque dans la préface de l’ouvrage « le concept en perpétuelle évolution de la famille ». «  Nous faisons plus attention à notre manière de parler aujourd’hui », ajoute-t-il, faisant référence à la série de lois de non-discrimination adoptée au Royaume-Uni : «  Elles fournissent le cadre d'une société beaucoup plus juste pour l'avenir où les options pour les enfants seront étendues, en les maintenant au centre du processus légal. » C’est un livre qui n'aurait pas pu être écrit il y a 20 ou même 10 ans, note un chroniqueur. En effet…

On comprend mieux l'irritation du juge lorsque l’avocat de Tom Evans, Paul Diamond, évoquait mardi des questions de « civilisation » pour réclamer le droit des parents de prendre les décisions médicales pour leurs enfants.

Un juge pour le lobby LGBT

Pour ce qui est de la possible franc-maçonnerie du juge,  on se bornera à la conjecture. Depuis 2009, au Royaume-Uni, les juges n'ont plus l'obligation de déclarer s'ils font partie de cette fraternité. C'est la date à laquelle le Secrétaire à la justice d’alors, Jack Straw, mettait fin à une règle qu'il avait lui-même introduite 11 ans plus tôt en tant que ministre de l'Intérieur obligeant les membres « de sociétés secrètes comme la franc-maçonnerie » devaient se manifester, parce que cette appartenance pouvait faire naître des soupçons quant à leur impartialité et leur objectivité.

C'est sous la pression de l’United Grand Lodge of England que Jack Straw est revenu sur cette exigence en 2009, après que ladite loge eut menacé d’engager des poursuites à la faveur d'une récente décision de la Cour européenne des droits de l’homme. C'est en 2007 que la CEDH avait donné raison à des maçons italiens voulant faire connaître que l'obligation pour un fonctionnaire de déclarer son appartenance à la franc-maçonnerie portait atteinte à son droit à la libre association et constituait une discrimination.

Justifiant sa décision de 2009, Jack Straw affirmait qu'une enquête avait révélé qu'on n’avait trouvé aucun élément indiquant qu'il y eût des «  irrégularités ou des fautes professionnelles » liées à l'appartenance d'un juge à la franc-maçonnerie et que le maintien de la règle serait « disproportionné ».

De toute façon il est aujourd'hui possible, comme le montre le cas du juge Hayden, d'être magistrat et d'afficher ses préférences pour la défense de l’idéologie LGBT et de la redéfinition (ou plutôt, la dénaturation) de la famille.

Retrait de l’alimentation à une personne en état de conscience minimale

En novembre 2017, signale Claire Chretien de LifeSiteNews, le juge Hayden a rendu une décision ordonnant que l'alimentation et l’hydratation d'une femme de 72 ans en état de conscience minimale à la suite d'une rupture d'anévrisme à la suite d'une chute soient retirées, parce qu'elle aurait trouvé sa situation « non seulement intolérable mais humiliante ». En cette occurrence, l'hôpital voulait continuer de la nourrir par le biais d'une sonde nasogastrique qu'elle avait arrachée une cinquantaine de fois ; sa fille était favorable à l'arrêt de l'alimentation pour la faire mourir et le juge a retenu un courriel de la dame, envoyé en 2013, où elle évoquait son désir de ne pas vivre si elle se trouvait gravement handicapée.

Pour la petite histoire, le juge Hayden a reçu entre 2005 et 2006, alors qu'il était encore avocat,  l'équivalent de près de 350.000 euros bruts au titre de l'aide juridictionnelle pour des affaires concernant des enfants, faisant ainsi partie des 10 avocats ayant sur cet exercice perçu les plus fortes sommes sur les deniers publics.

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22 août, 2015

Avortement : la justice de l’Uruguay donne raison aux gynécologues objecteurs de conscience

La justice uruguayenne a donné raison à un groupe de 100 gynécologues face au gouvernement de l’Uruguay en reconnaissant leur droit à l’objection de conscience par rapport à l’avortement. Le groupe de médecins avait introduit un recours, il y a deux ans, contre la loi dépénalisant l’avortement dans le pays et qui limitait leur droit au seul geste abortif et à la prescription de pilules abortives.
Le Tribunal du contentieux administratif (TCA), par une décision définitive, permet à tous les gynécologues du pays, de s’abstenir de participer à n’importe quel étape que doit franchir une femme en vue d’obtenir un avortement, s’ils sont opposés à cet acte : l’ensemble sera considéré comme relevant de l’objection de conscience.
La loi obligeait tout médecin, même objecteur de conscience, à participer à la première consultation de la femme demandant un avortement légal devant une commission interdisciplinaire ; il ne pouvait pas non plus refuser de signer le formulaire autorisant l’« interruption volontaire de grossesse ».
Le TCA a suivi l’argumentation des 100 gynécologues en constatant que « quiconque signe un tel formulaire participe activement et directement au processus de l’interruption de la grossesse, il n’a pas le droit de formuler son objection, au contraire, on l’oblige à intervenir ». Il a jugé que la loi « restreignait de manière illégitime le droit à l’exercice de l’objection de conscience du personnel de santé ».
Le tribunal a annulé sept articles de la loi contestés par les médecins ; de ce fait ces obligations seront levées, y compris celle qui est faite aux médecins objecteurs d’adresser leur patiente à un médecin plus complaisant disposé à pratiquer l’avortement. En revanche, ils seront  tenus d’informer les femmes sur les autres options : l’adoption ou « le recours à une organisation d’aide aux femmes enceintes », à la grande satisfaction des avocats des objecteurs qui ont expliqué tout cela à la presse. Gianni Gutiérrez et Agustín Amonte ont souligné que « la sentence de la TCA est conforme à la défense de la liberté et à l’exercice de la profession médicale » dans la mesure où l’objection pourra s’exprimer de la manière la plus large.
C’est, de fait, une victoire dans la victoire : obliger les médecins objecteurs à exposer aux femmes les options qui existent pour garder leur bébé va encore plus loin que la simple reconnaissance de leur droit de ne pas participer à un crime.
L’un des articles controversés de la loi d’origine, obligeant les médecins objecteurs à s’inscrire sur un registre public, avait été suspendu provisoirement dès octobre dernier, mais il n’a finalement pas été annulé par le tribunal. Mais dans un contexte d’objection large, cela est (un peu) moins gênant.
Le ministère de la Santé publique de l’Uruguay a annoncé dès ce vendredi qu’il établira un registre des gynécologues objecteurs de conscience.
Car on reste tout de même dans la logique d’un « droit » à l’avortement, comme l’a souligné le porte-parole du ministère.

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30 janvier, 2015

“Avortement injustifié” : pas de réparation pour une femme dont l'enfant, éliminé à 22 semaines, était normal

Un couple vivant au nord-est des Etats-Unis a poursuivi les services de santé et les médecins qui les ont convaincus d’avorter un enfant parfaitement sain sur la base de diagnostics erronés. Déjà ancienne, l’affaire vient d’être médiatisée par le Daily Beast, sous la rubrique « Tragique ». L’avortement ne serait-il donc tragique que lorsqu’il est « injustifié » ?
Colleen Abbott (le nom a été modifié) avait 37 ans, et une histoire médicale de trois fausses couches, lorsqu’elle a conçu un enfant dans le cadre d’une grossesse jugée « viable » par ses médecins. Déjà mère d’un garçon, elle espérait une fille. Les premières échographies allaient la combler – mais révéler, en même temps, ce qui ressemblait à une anomalie dans le cerveau de l’enfant. Vu l’âge de la mère, on procéda à d’autres examens.
L’amniocentèse ne révéla aucun « défaut », mais le bébé, fit-on rapidement savoir aux Abbott, était en réalité un garçon. Nouvelle échographie : l’appareil génital de l’enfant était « ambigu ». Il était « intersexe ». Et risquait donc des anomalies hormonales et des dysfonctionnements.
Aussitôt, le couple prit rendez-vous avec la conseillère génétique. Colleen assure que celle-ci dressa un tableau dramatique : l’enfant allait faire face au « traumatisme social » lié à son état, risquait des problèmes de rein et de foie, et peut-être même une mort précoce. Le choix était simple : avorter – ou risquer d’avoir un « monstre ». Les Abbott avaient de la chance, aurait-elle dit, d’être encore dans les délais de l’avortement légal.
Le bébé avait 22 semaines…
Du côté du conseiller, le récit est un peu différent. Lors du procès qui allait suivre, c’est celui que le jury a retenu comme le plus vraisemblable, et conforme à « l’éthique médicale » (sic). Elle assure avoir dit à Colleen qu’il lui restait deux semaines jusqu’à la fin du délai légal d’avortement dans son Etat, soit 24 semaines. Et avoir suggéré au couple d’attendre un diagnostic chromosomique complet, qui était en cours.
Quoi qu’il en soit, Colleen est entrée à l’hôpital le 16 novembre 2009 pour subir un avortement, après sa rencontre avec la conseillère génétique. Les médecins ont « arrêté le cœur » du bébé. Deux jours plus tard, il venait au monde, mort-né. Et sans le moindre défaut, ainsi que devait le confirmer l’autopsie.
Entre-temps, au lendemain du jour où les médecins « arrêtèrent le cœur » du bébé, le laboratoire responsable de l’amniocentèse appela pour dire qu’il y avait eu erreur : une secrétaire s’était trompée, elle avait tapé les lettres « XY » au lieu de « XX » dans le champ « genre ».
La procédure engagée par les Abbott a abouti à la reconnaissance de la négligence du laboratoire, mais non de l’hôpital, des médecins, et de la conseillère génétique. Et en tout état de cause, les juges ont refusé d’accorder des dommages pour « avortement injustifié » et pour la douleur morale subie ; leur décision a été confirmée par une cour d’appel en février dernier.
Le cas n’est semble-t-il pas si rare. Quelle est sa fréquence ? On ne peut le savoir, car en général le bébé avorté n’est pas soumis à autopsie et les parents ne savent pas que le diagnostic qui les a poussés à l’éliminer était erroné. Le Daily Beast souligne que les tests prénataux sont de plus en plus nombreux et simples à mettre en œuvre ; aux Etats-Unis, deux femmes sur trois s’y soumettent et selon les anomalies génétiques, elles sont une majorité (entre 50 et 90 %) à choisir d’avorter en ce cas. Depuis 2011, les tests non invasifs – sur simple analyse du sang de la mère – ont envahi le marché. Leurs résultats sont loin d’être sûrs à 100 %, beaucoup sont erronés une fois sur deux, mais de nombreuses femmes, comme Colleen Abbott, prennent la décision d’avorter sur leur base sans subir de tests plus précis.
Et dans la grande majorité des cas, lorsque des poursuites sont engagées, les tribunaux refusent de dédommager pour l’avortement d’un enfant sain et « désiré ».
En revanche, les tribunaux américains offrent de fortes compensations pour les « naissances injustifiées », tenant compte des frais auxquels les parents font face du fait de la maladie de leur enfant : une pratique qui expose les médecins à des risques considérables et qui les pousse à multiplier tests et diagnostics, et à se « couvrir » par des comptes-rendus pessimistes.


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03 janvier, 2015

Le prisonnier belge sera euthanasié le 11 janvier

Les autorités belges pensaient ne pas annoncer l’euthanasie de Frank Van Den Bleeken, 51 ans, ce conduit par  minibus vers la section hospitalière de la centrale de Bruges vendredi prochain ; il devrait être euthanasié à la fin de sa « permission », dimanche. C’est ce qu’a annoncé une porte-parole du ministre de la justice Koen Geens au quotidien flamand De Morgen.
condamné pour viol et meurtre qui a obtenu de la justice le droit d’être transféré vers un hôpital carcéral, afin d’y obtenir une piqûre létale. Finalement, le prisonnier de Turnhout, a-t-on appris samedi, sera
La justice s’est en fait contentée d’approuver en référé la demande de transfert de 48 heures : la décision d’accorder l’euthanasie est d’ordre « médical » et ce sera son médecin qui décidera en dernière analyse.
En attendant, le prisonnier, très atteint sur le plan psychiatrique, profite de ses derniers jours de vie pour prendre congé de ses amis de détention.
Frank Van Den Bleeken avait demandé dans un premier temps un transfert vers un établissement carcéral spécialisé aux Pays-Bas pour y recevoir les soins psychiatriques requis par son état – il s’estime lui-même trop dangereux pour être remis en liberté – mais la justice belge avait décidé que le ministre de la justice, qu’il avait saisi de la demande, n’était pas compétent pour ordonner le transfert. Subsidiairement, l’avocat du prisonnier avait demandé qu’il puisse être placé en situation d’obtenir l’euthanasie, au motif que les souffrances psychiques du prisonnier étaient insupportables et sans aucun espoir. Il est en prison depuis près de 30 ans et n’a aucune perspective de libération.
Van Den Bleeken a été examiné par plusieurs psychiatres au cours de ces dernières années : sans se concerter, ils ont tous diagnostiqué une maladie mentale et affirment qu’il souffre terriblement de sa détention.
Ce qui constitue tout de même un aspect substantiel de la vie en prison : c’est bel et bien une « peine ». Mais l’absence de soins psychiatriques pour les détenus aggrave la situation. Et souligne en même temps que l’incarcération longue peut sembler bien plus cruelle pour les détenus que la peine de mort…
Depuis que Van Den Bleeken a obtenu la possibilité de se faire euthanasier, au moins quinze détenus ont demandé une « solution » semblable, et on s’attend même à une accélération de la demande une fois que l’acte aura été accompli.
Beaucoup de questions se posent dans ce dossier : quel est le degré de responsabilité pénale de ce malade de l’esprit ? Pourquoi ne reçoit-il pas de soins ? Physiquement, il n’est pas en fin de vie… L’euthanasie n’est-elle pas ici une sorte de solution de facilité, voire une peine de mort déguisée qui au fond arrange tout le monde ?
Que la société belge s’en accommode avec si peu d’émotion est sans doute le signe d’une « démocratisation » croissante de la mort choisie, fût-ce au moyen d’une hypocrisie qui l’arrange bien.
Les sœurs de Christiane Remacle, la jeune victime de Van Den Bleeken, battue, violée et étranglée à 19 ans, observent de leur côté que personne ne s’intéresse à la souffrance qui les consume depuis 1989, date du crime : une souffrance qui a eu raison de la santé et de la vie de leur mère, morte de chagrin. Le meurtrier mourra « paisiblement » et sans douleur, dans un lit, entouré de ceux qui l’aiment et d’un prêtre : rien de tel pour la victime que tous ont oubliée… Elles souhaiteraient pour leur part que l’homme reste en prison jusqu’à la fin de ses jours.

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19 décembre, 2014

Brésil : la justice autorise un avortement sur une fillette violée ; les médecins l’estiment trop dangereux pour elle

Le bureau de l’enfance et de la jeunesse du tribunal de Bauru (Etat de São Paulo) a autorisé cette semaine un avortement sur une fillette de 12 ans, enceinte après avoir été violée par son oncle : une première pour ce tribunal mais non pour le Brésil où la loi prévoit qu’en cas de viol l’avortement puisse avoir lieu avec l’accord de la justice. Mais en l’occurrence, la jeune fille est enceinte de 5 mois et les médecins ont estimé que la procédure était bien trop dangereuse : c’est elle qui a décidé de ne pas s’y soumettre.
Elle vivait avec sa mère et son oncle et entretenait avec celui-ci des relations sexuelles consenties depuis des temps indéterminés, dans une grande « harmonie » comme devait l’expliquer la fillette ; sa mère était au courant. Mais consenties ou non, lorsque la jeune fille a moins de 14 ans elles sont considérées comme un viol sur personne vulnérable, à plus forte raison lorsque l’homme adulte qui s’y livre a une relation d’autorité à l’égard de la victime. La mère a perdu la garde de sa fille, l’oncle est en prison, et la fillette a été placée dans une famille d’accueil.

Malgré l’autorisation judiciaire d’avorter, les médecins de la maternité Sainte-Isabelle qui avaient été sollicités pour pratiquer l’intervention ont expliqué à la jeune fille les dangers d’un avortement aussi tardif. Il peut avoir des « conséquences irréversibles », ont-ils souligné.
Douglas Aprobato Simões, directeur clinique de la maternité, précise : « Ce fœtus est déjà formé. Il peut entendre. Tout son petit corps est formé, il a toute sa structure osseuse, il pèse déjà quelque 400 grammes. Déclencher le travail, l’avortement lui-même constitue une procédure traumatique pour cette fillette et les choses peuvent échapper au contrôle : il peut y avoir une hémorragie, une chirurgie d’urgence, et même, au pire des cas, elle peut perdre son utérus. » Les médecins peuvent en effet se prévaloir d’une disposition qui leur permet de refuser l’avortement s’ils estiment que celui-ci peut causer de graves dommages à la santé de la mère. »
La décision appartient au corps médical, a confirmé le responsable de la commission des droits de l’enfance et de la jeunesse, dont la parole est déterminante par rapport à la « viabilité de l’avortement ».
Une vie sauvée. Une fillette sauvée du traumatisme post-avortement. Les féministes brésiliennes – qui déjà contestent la nécessité de passer par la justice pour autoriser les avortements pour viol – vont-elles oser dénoncer ce « paternalisme »… bienfaisant ?

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17 décembre, 2014

Avortement : la Cour suprême d’Ecosse refuse l’objection de conscience aux sages-femmes

Connie Wood et Mary Doogan.
A elles deux, elles ont mis plus de 10.000 bébés au monde.
Deux sages-femmes écossaises, Mary Doogan et Connie Wood, ont vu rejeter leur demande de reconnaissance de leur droit de ne pas superviser des avortements pratiqués en salle de travail par la Cour suprême d’Ecosse ce mercredi matin. Catholiques toutes deux, étaient en conflit depuis plusieurs années avec le « National Health Service » – NHS, le service public britannique de la santé – de leur secteur, qui cherchait à les obliger à exercer une surveillance hiérarchique de leurs subordonnées dans les procédures d’avortement. Une mesure perçue comme vexatoire alors que les avortements ne représentent qu’une petite partie de la charge de travail dans leur service à l’hôpital de Glasgow qui les emploie : il aurait été très facile d’aménager leur travail afin que leur droit à l’objection de conscience puisse être respecté.
Une cour d’appel d’Edinbourg avait donné raison aux deux sages-femmes l’an dernier, affirmant que Mary Doogan et Connie Wood pouvaient au titre de l’objection de conscience récuser toute forme de participation à l’avortement, y compris la surveillance hiérarchique d’autres personnes qui le pratiqueraient.
Les deux femmes ont réagi en soulignant que la décision de la Cour suprême aboutit à un aménagement de la clause de conscience « qui la rend désormais en pratique sans objet pour les sages-femmes responsables d’une salle de travail ».
L’archevêque catholique de Glasgow, Philip Tartaglia, qui est également président de la conférence des évêques d’Ecosse, a aussitôt déclaré au Scottish Observer : « Je suis consterné et déçu par cette décision de la Cour suprême qui a des répercussions fondamentales sur le droit de chaque citoyen de ce pays d’agir en accord avec sa conscience sur son lieu de travail. Cette affaire n’a jamais été celle du bien-fondé ou non de l’avortement. Ce n’était pas non plus une affaire de religion. Il s’agissait du droit du citoyen ordinaire de voir sa conscience respectée dans la société et au travail. La société tout entière est devenue plus pauvre, moins respectueuse et moins tolérante à cause de cette décision. »
Il souligne – involontairement sans doute – les limites imposées au débat sur l’avortement par l’approche de l’objection de conscience, qui se place forcément sur le plan relatif : le subjectivisme des uns face aux exigences imposées par les autres, les plus forts. On en oublierait que l’objection de conscience n’a de sens que devant des pratiques objectivement rejetées par la conscience au titre d’un interdit moral général. En l’occurrence : « Tu ne tueras pas. » C’est l’existence de cet interdit moral qui explique que l’objection de conscience par rapport au service militaire, par exemple, ait pu être pris en compte. Ne pas porter le débat sur ce plan, c’est déjà une forme de défaite.
La SPUC (Société pour la protection de l’enfant à naître, plus ancienne et plus importante association pro-vie britannique) a soutenu les deux sages-femmes dans leur combat judiciaire, prenant notamment à sa charge les frais judiciaires. Elle a réagi en dénonçant les termes très larges de la décision qui font peser de nouvelles menaces sur les professions de santé britanniques. Son secrétaire général, Paul Tully, a publié ce communiqué :
« La SPUC reconnaît l’immense dette de toute la communauté pro-vie à l’égard de Mary Doogan et Connie Wood qui ont mené ce combat pendant ces sept dernières années. Elle se sont battues non seulement pour leurs propres carrières, mais pour tous les membres actuels et à venir de la professions qui voudraient défendre le droit à la vie de chacun, depuis l’instant de la conception, sans discrimination. Nous sommes amèrement déçus pour elles. 
La décision de ce jour rend probable, malheureusement, que des sages-femmes en poste de responsabilité qui refusent de tuer des bébés doivent quitter leur profession. Les sages-femmes plus jeunes pourront peut-être encore exercer dans des salles de travail où se pratiquent des avortements mais elles seront au  mieux limitées au statut de “membre du staff”. Elles pourraient facilement être placées dans une situation impossible par des supérieurs pro-avortement, et ne pourraient bénéficier d’une promotion à un poste de responsabilité sans craindre de devoir violer leur conscience. Cela aura des répercussions pour toute personne qui s’oppose à l’avortement, qu’elle professe une religion ou qu’elle n’en professe aucune. Cela créera un statut de seconde classe parmi les sages-femmes pour celles qui se limitent à mettre les bébés au monde et qui ne les tuent pas. 
En outre, la Cour a saisi l’occasion de cette affaire pour décider que la clause de conscience de la loi sur l’avortement ne s’appliquait pas aux généralistes, et que les médecins hospitaliers à qui l’on demandera de prescrire des produits abortifs ne seront pas davantage couverts par la clause de conscience. Nous prévoyons que cela conduira à des efforts renouvelés de la part de la hiérarchie des services de santé pour contraindre les médecins ayant une objection de conscience par rapport à l’avortement, soit à compromettre leur respect de la vie humaine, soit à quitter la profession. SPUC soutiendra les médecins et les encouragera à résister à de telles manœuvres d’intimidation. 
Le lobby de l’avortement a longtemps soutenu que les objecteurs de conscience devaient être contraints à renvoyer les femmes cherchant à obtenir un avortement légal vers d’autres praticiens. Des institutions comme le Département de la santé ont restreint le champ de cette obligation en affirmant que cela ne vat que lorsque les conditions légales pour un avortement sont réunies, mais la Cour suprême a décidé que tout professionnel de la médecine qui refuse de procurer un avortement doit renvoyer la patiente vers quelqu’un qui soit disposé à le pratiquer. Cela semble dépasser de très loin le champ de la loi sur l’avortement, et en outre il ne s’agit même pas d’une question sur laquelle la Cour avait à décider dans cette affaire. 
La Cour a pourtant déclaré que les sages-femmes et les médecins qui sont objecteurs de conscience sont obligés de renvoyer les patientes qui réclament l’avortement vers des collègues qui ne sont pas objecteurs. Cela va plus loin que le Conseil général de la médecine dont les directives actuelles affirment que les médecins doivent renvoyer la patiente vers un autre médecin, mais sans exiger qu’ils vérifient que ce dernier soit certifié “pro-avortement”. »

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04 décembre, 2014

Maine : un élève transgenre fait condamner son école à 75000 $, et le droit pour ses semblables d’aller aux toilettes chez les filles

Voilà une procédure qui touche à sa fin. Nicole Maines, 17 ans, vient d’obtenir la condamnation du Département scolaire d’Orono, dans le Maine, qui lui avait interdit d’accéder aux toilettes des filles à l’école primaire et au collège. Au terme de sept ans de conflit judiciaire, la Penonscot County Superior Court vient d’enjoindre aux autorités scolaires de ne plus se livrer à de telles pratiques « discriminatoires » à l’égard d’élèves transgenres, comme l’est Nicole Maines.
La même décision condamne le Département scolaire d’Orono à verser 75.000 $ à l’association de défense LGBT Gay & Lesbian Advocates & Defenders (GLAD) qui représentait l’élève et ses parents. Une bonne part de cette somme sera versée à cette famille, a assuré une représentante de GLAD.
L’affaire avait démarré il y a sept ans lorsque la famille de Nicole avait porté l’affaire devant la Commission des droits humains de l’Etat du Maine. C’était la première plainte dans le cadre d’un refus d’accès aux toilettes correspondant au « genre » auquel s’identifiait un élève « transgenre ». Nicole avait donc 11 ans à l’époque… La Commission des droits humains devait s’associer à la famille pour engager des poursuites judiciaires en 2009.
 Né garçon – et baptisé Wyatt, avec un frère jumeau, Jonas Maines – mais se sentant fille depuis l’âge de 2 ans, « Nicole » s’était vu refuser l’accès aux toilettes des filles à l’école élémentaire Asa Adams d’Orono après que le grand-père d’un autre élève, un garçon, eut protesté contre l’autorisation donnée dans un premier temps. On lui avait accordé la permission d’utiliser les toilettes des professeurs.
La famille de Wyatt-Nicole a estimé que cette solution était « discriminatoire ».
Désormais l’adolescent, qui souffre selon un diagnostic médical de « dysphorie de genre » (un « trouble de l’identité de genre » qui fait que le patient s’identifie avec le sexe opposé au sien) rêve de subir une opération pour changer de sexe biologique.
Nicole a été nommée en octobre parmi les 50 « héroïnes ordinaires » de l’année, les « femmes qui inspirent » récompensées tous les ans par Glamour Magazine.

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19 novembre, 2014

Stérilisation infernale : la mobilisation contre Essure continue

Le ressort Essure. Synonyme d'enfer
pour beaucoup.
Plus de 11.000 femmes se mobilisent actuellement aux Etats-Unis contre les effets secondaires parfois terribles de l’implant contraceptif Essure, cette petite spirale métallique que le médecin glisse dans les trompes de Fallope pour que la scarification des tissus qu’elle provoque aboutisse à leur obstruction complète en quelque trois mois. La société Conceptus, qui l’a développée, et Bayer qui la commercialise, vantent un produit discret, sans chirurgie, sans hormones et efficace à 99 %.
Mais sur les 750.000 femmes qui l’ont adoptée, ce groupe non négligeable de 11.000 personnes regrettent amèrement leur décision. L’an dernier je signalais qu’Erin Brokovich s’était emparée du dossier. L’affaire est de nouveau sous les projecteurs dans la presse américaine où des femmes viennent témoigner, devant les caméras, de l’« enfer » qu’est devenue leur vie.
Une mère de cinq enfants parle de ses problèmes de poids, de migraines insupportables, d’hémorragies, de douleurs. Telle autre raconte comment elle se sent littéralement déchirée de l’intérieur du fait de la présence de ces corps étrangers : on lui a proposé une hystérectomie, et des traitements hormonaux… Sueurs, mal-être, douleurs de toutes sortes, fatigue chronique sont quelques-uns des effets secondaires débilitantes rapportées par des femmes en colère contre Essure. Chez certaines, l’implant a migré, endommageant d’autres organes. On compte même des grossesses : une page Facebook rassemble les photos d’enfants conçus par des femmes qui avaient eu recours à cette procédure de stérilisation.
L’affaire poursuit donc son cours avec la difficulté, déjà signalée l’an dernier, liée au bénéfice de la « loi de préemption » qui met Bayer à l’abri de toute procédure légale en réparation des dommages causés par Essure. La Food and Drug Administration ayant eu accès à toutes les études préalables à la mise sur le marché, et ce nombre étant considéré comme exhaustif et suffisant, le produit est estimé « sûr » et les femmes qui l’adoptent ne peuvent plus faire constater l’inverse.
Dans une vidéo mise en ligne par KFOR, un responsable de Bayer se dédouane à sa façon : tous les effets indésirables d’Essure étant listés dans la notice du produit, les femmes ne peuvent pas se plaindre si elles en sont victimes.


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14 novembre, 2014

Botswana : un juge reconnaît des droits aux militants LGBT

Un juge a renversé l'interdit gouvernemental qui pesait sur un groupe de lobbying LGBT, LEGABIBO, affirmant qu'il devait être enregistré comme association légale et qu'il pourra faire campagne en vue d'obtenir le changement de la législation anti-homosexuelle en vigueur au Botswana.
Le juge Rannoane (à droite) avec
le président du Botswana

Le juge Terrence Rannoane a précisé que cette législation, qui interdit les actes homosexuels au
Botswana, reste en vigueur. Mais au nom de la démocratie, il a jugé que « la liberté d'expression, le rassemblement et l'association sont des valeurs importantes » protégées par la constitution du pays.

Et d'expliquer que la décision de refuser l'enregistrement de LEGABIBO avait été prise selon la « croyance erronée que les demandeurs avaient l'intention d'accomplir des actes homosexuels, ce qui est un crime ».

On peine à croire en effet que des groupes LGBT demandent des droits en tant que tels alors en se référant à leur seule attirance subjective et privée. 


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07 novembre, 2014

Pologne : des militants pro-vie sommés de rétracter l’affirmation selon laquelle l’avortement tue

Jacek Kotula : troisième à partir de la droite
Deux militants pro-vie polonais, Jacek Kotula et Przemysław Sycz, ont été sommés par la justice de présenter leurs « excuses » pour avoir manifesté devant l’hôpital « Pro-Familia » de Rzeszów, non loin de la frontière sud de la Pologne. Ils étaient poursuivis pour avoir organisé plusieurs manifestations pacifiques devant cet établissement qui, comme son nom ne l’indique pas, pratique des avortements, et ils ont passé les bornes, selon le juge Magdalena Kocój, en affirmant que l’hôpital « tue » des bébés.
Les deux militants, âgés respectivement de 48 et 35, font partie de la Fondation « Droit à la vie » qui manifeste en exposant des images de fœtus avortés, rapporte LifeSite.
L’hôpital Pro-Familia a réagi en saisissant un tribunal civil et un tribunal pénal pour les faire répondre de « diffamation », un délit qui encourt un an de prison en Pologne. Au cours de l’audience civile, Kotula et Sycz ont été accusés de diffuser de fausses informations en disant que l’avortement tue. Selon la partie civile, « mettre fin à une grossesse » n’est pas mettre à mort un enfant à naître : le dire, c’est une « publicité négative » qui a nui aux affaires de l’hôpital.
Le juge civil a suivi cette argumentation et condamné les deux militants pro-vie aux dépens ; Mme Kocój a en outre prescrit à Kotula de présenter des excuses en des termes qu’elle a fixés. « En organisant des piquets et des manifestations en défense des enfants à naître, je diffusais de fausses informations sur le travail de l’hôpital Pro-Familia de Rzeszow. En particulier, j’ai diffusé des informations selon lesquelles les bébés étaient tués dans cet hôpital. »
L’autocritique, ce n’est donc pas fini ?
Les motivations du jugement n’ont pas été divulguées, Magdalena Kocój ayant décidé qu’elles resteraient confidentielles ; elle a également exigé que les images prises au tribunal par la presse ne soient pas divulguées.
En attendant, cela ne fait qu’ajouter au conflit qui fait rage autour de l’hôpital. C’est en janvier dernier que le sénateur Kazimierz Jaworski a tenu une conférence de presse au cours de laquelle une sage-femme de l’hôpital, Agata Rejman, a témoigné en larmes sur les avortements qui s’y pratiquent. Elle devait très vite recevoir des menaces de poursuites de la part de l’hôpital si elle refusait de se rétracter, et notamment de retirer ses propos sur le fait qu’on y « tuait des enfants ».
« Pourquoi ne pouvons-nous pas dire que l’avortement tue ? », a demandé le sénateur Jaworski sur son site internet. « Cela est choquant en soi. Mais pire encore, nous n’avons même pas le droit de savoir pourquoi. C’est pour moi impossible à comprendre. »
Et d’autant plus étrange que la loi polonaise affirme que l’enfant est une personne dès le moment de la conception. Les manuels universitaires de médecine utilisent de manière interchangeable les termes de « fœtus » et d’« enfant ». Prendre la vie d’un fœtus, c’est donc tuer un enfant…
Kotula et Scyz ont décidé de faire appel, et entendent continuer même s’ils font l’objet d’une injonction qui leur interdit d’utiliser les mots « tuer des enfants », que ce soit auprès de l’hôpital ou dans la presse, pendant un an, s’appuyant notamment sur le droit à la liberté d’expression. « La censure est de retour », a affirmé Jacek Kotula : la Pologne est-elle encore libre ?

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...