Affichage des articles dont le libellé est Brésil. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Brésil. Afficher tous les articles

06 février, 2016

Le cardinal brésilien Odilo Scherer condamne l’avortement pour microcéphalie, mais l’utilisation du préservatif, dit-il, est une « décision personnelle »

Pour regarder des extraits de l'entretien,
c'est par là
Interrogé par la BBC sur les recommandations actuelles autour du virus Zika, au Brésil, le cardinal-archevêque de São Paulo a clairement condamné l’avortement pour microcéphalie, car « personne ne peut décider de la vie et de la mort d’un être humain ». Mais alors que dans de nombreux pays d’Amérique latine les autorités recommandent aux mères de remettre à plus tard une grossesse, le cardinal Odilo Scherer a répondu de manière beaucoup moins nette sur le préservatif, assurant que l’Eglise catholique laisse « beaucoup de place à la décision personnelle de chacun ».
Celui qu’on donnait pour « papabile » après la renonciation de Benoît XVI n’a pas voulu donner d’indication claire sur l’enseignement de l’Eglise en matière de contraception : on le voit tenter d’éluder la question, souriant, gêné…
Le cardinal Scherer a encouragé les femmes enceintes d’un enfant microcéphale à considérer son accueil comme une « mission, mettant en garde contre l’« eugénisme » que constituerait l’avortement à la suite d’un dépistage. « C’est un être humain. En formation, mais c’est un être humain. L’enfant à naître, qu’il en soit seulement à 12 semaines de gestation ou à 20 semaines, est homme depuis le premier moment de la conception. S’il ne l’est pas au départ, il ne peut pas l’être ensuite… »

Le virus Zika utilisé pour promouvoir l’avortement et le préservatif au Brésil

En revanche, le recours aux contraceptifs est « très différent », a-t-il dit. « Il n’y a pas de solution simpliste : utilisez-les ou ne les utilisez pas. Les couples savent très bien comment éviter une grossesse non désirée. Ce n’est pas moi qui vais leur apprendre. »
L’enseignement de l’Eglise est pourtant clair : recourir à des moyens artificiels pour entraver la possibilité d’une conception est un acte gravement peccamineux : « Dom Odilo » ne le saurait-il pas ? Il explique : « Dans le cas des contraceptifs, il n’est pas question d’une vie déjà engendrée, mais d’éviter la génération d’une nouvelle vie. Dans le cas de l’avortement, on intervient pour supprimer une vie. »

Le cardinal Odilo Scherer dit que l’utilisation des contraceptifs relève d’une décision personnelle

« C’est à chacun de prendre ses responsabilités », a-t-il insisté, demandent qu’on n’attende pas de lui qu’il dise : « L’Etat le permet ; l’Eglise le permet. » « Si on prend la responsabilité d’utiliser » des préservatifs ou des contraceptifs, « alors il faut assumer cette responsabilité, en tenant compte de sa propre responsabilité… Evidemment, l’Eglise pose un cadre, donne des références. Mais l’Eglise dit aussi : maintenant, c’est vous qui décidez, et votre décision engage votre responsabilité personnelle. »
Ce n’est en effet pas lui qui veut apprendre au catholiques comment ils doivent vivre ; ni leur rappeler la gravité de l’enseignement de Humanae vitae.
Tel est le pouvoir du moustique porteur du virus Zika…


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



© leblogdejeannesmits



29 décembre, 2015

Sara « Winter » Giromin, Femen repentie au Brésil, dénonce le féminisme et l’avortement et s’excuse auprès des chrétiens

C’est un retournement total. Sara Fernanda Giromin, dite « Sara Winter », est la fondatrice des Femen au Brésil où elle a lancé le mouvement féministe en 2012. Avec une poignée d’autres jeunes femmes, elle menait les opérations « seins nus » pour protester contre l’exploitation des femme. En octobre, elle a publiquement renié son engagement en dénonçant les abus dont elle a fait l’objet de la part d’un mouvement qui lui a fait beaucoup de mal. Elle a surtout dit son regret d’avoir avorté jadis, et elle est allée jusqu’à présenter ses excuses aux chrétiens.
Ce qui a provoqué ce qu’il faut bien appeler une conversion, c’est la naissance de son deuxième enfant, qui lui a fait prendre conscience de la signification de la vie.
Au mois d’octobre, Sara Giromin a fait paraître ce message sur sa page Facebook : « Je me suis repentie d’avoir eu un avortement et aujourd’hui je demande pardon. Il y a un mois hier que mon bébé est né et ma vie a un sens nouveau. J’écris ceci pendant qu’il dort sereinement sur mes genoux. C’est la sensation la plus extraordinaire du monde entier. »
« S’il vous plaît, vous ces femmes qui cherchez désespérément à avorter, réfléchissez-y, faites attention. Je regrette énormément de l’avoir fait. Je ne veux pas qu’il vous arrive la même chose », écrit-elle.
Depuis lors Sara Giromin a raconté à ses lecteurs ses déceptions par rapport au féminisme et à l’idéologie du genre, rejetant à titre personnel son orientation « bisexuelle ». Mieux, elle s’est excusée auprès des chrétiens pour avoir échangé un baiser lesbien avec une autre jeune femme seins nus sur fond de crucifix et d’église – celle de Notre Dame de Candelaria à Rio de Janeiro. La photo était devenue un symbole du mépris des LGBT à l’égard du christianisme au Brésil.
Aujourd’hui Sara Giromin regrette d’avoir délibérément offensé les chrétiens, reconnaissant qu’elle était allée « beaucoup trop loin » au risque de blesser de nombreuses personnes religieuses ou non : le geste avait été organisé comme un « blasphème ». Elle-même annonce avoir fait des « progrès » dans sa vie spirituelle.
Comme bien d’autres Femen, Sara Giromin a quitté le mouvement assez tôt après l’avoir intégré, en 2013, dénonçant le « business » qui en était à la base. Elle a alors créé un autre mouvement féministe composé de femmes et d’hommes, cette fois : les Bastardxs qui continuaient sur la lancée des manifestations seins nus.
Mais aujourd’hui « Sara Winter » a totalement rompu avec le féminisme, qu’elle dénonce comme une « secte » qui utilise les femmes comme des objets, fait la promotion du lesbianisme et couvre même la pédophilie parmi ses rangs.
« J’ai vu le mouvement féministe couvrir des faits de PEDOPHILIE. J’ai vu le mouvement féministe PERSECUTER DES FEMMES… Je suis témoin du fait qu’aujourd’hui, dans le mouvement féministes, les femmes n’ont aucune importance mais ne servent que de carburant pour alimenter la haine que la secte féministe ne peut pas se permettre de laisser mourir », écrit-elle.
Elle explique ainsi comment elle s’était sentie sous pression pour se dire bisexuelle afin d’être mieux respectée. Les lesbiennes et les « bi » sont les mieux vues au sein du mouvement : « A mesure que les jours passaient, je déconstruisais mon hétérosexualité et j’y substituais une bisexualité artificielle », explique Sara Giromin, qui par la même occasion a rejeté l’idéologie du genre, « obligatoire » au sein du mouvement.
La jeune femme publie un livre de témoignage sous le titre Vadia não ! Sete vezes que fui traída pelo feminismo (« Je ne suis pas une catin ! Sept fois trahie par le féminisme »). Elle y explique qu’elle a été poussée à consommer des drogues et à avoir des rapports sexuels avec des inconnus : elle a même été molestée par une lesbienne, tout cela dans un milieu de féministes qui prétendaient se battre pour le droit des femmes.
Sara Giromin espérait trouver dans ce milieu une aide après être entrer dans la prostitution à l’adolescence. S’en étant ouverte à une universitaire féministe, celle-ci l’avait félicitée pour cette activité au lieu de lui trouver les moyens d’en sortir. Ce n’est qu’auprès d’une femme plus âgée, réputée « conservatrice », « antiféministe », qu’elle a trouvé une oreille compatissante : cette femme l’avait traitée comme si elle avait été sa propre fille.
L’ex-Femen donne aujourd’hui des conférences pour dénoncer le féminisme, l’idéologie du genre et le marxisme culturel, en compagnie d’une psychologue évangélique, Maria Lobo.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



23 décembre, 2014

Brésil : enquête contre des médecins qui ont dénoncé des femmes ayant eu recours à l’avortement clandestin


Le Conseil régional de la Médecine de São Paulo au Brésil (CREMESP) va ouvrir une enquête sur des médecins qui ont dénoncé des femmes ayant avorté, révèle de journal O Estado de S. Paulo de dimanche, après avoir signalé que 33 femmes ont été détenues pour avortement illégal dans l’ensemble du pays en 2014. Nombre d’entre elles avaient été dénoncées par un médecin ; dans le seul Etat de São Paulo, 7 au moins parmi les 12 femmes arrêtées auraient ainsi été victimes d’une rupture du secret médical.
Le président du CREMESP, João Ladislau Rosa, a qualifié les dénonciations d’« effrayantes » de la part de ses collègues : il a promis de vérifier toutes les procédures policières en cause et de voir « quelles erreurs ont été commises ».
Le secret médical interdit au médecin de « révéler un fait dont il a connaissance en vertu de l’exercice de sa profession » : c’est notamment le cas pour les faits qui « pourraient exposer le patient à une procédure pénale ».
Il s’est engagé qu’après un examen au cas par cas, des sanctions seront prononcées. Elles peuvent aller jusqu’à l’interdiction d’exercer la profession de médecin.
Il est intéressant de voir ainsi invoquer le code d’éthique de la médecine. A bon escient, sans doute ; le secret médical est une vraie nécessité pour que chaque personne ayant besoin de soins puisse les obtenir sans craindre pour sa personne.
Mais on notera que le serment d’Hippocrate, qui fut pendant des siècles le code déontologique des médecins, interdit la pratique de l’avortement.
On notera aussi que le secret de la confession, qui est autrement plus nécessaire pour permettre aux pénitents d’aller rechercher sans crainte la miséricorde de Dieu et le salut éternel, et non plus les soins du corps, est quant à lui vivement contesté. Pensez aux affaires de pédophilie. Aux lois qui prétendent y opposer des limites…
Dans le cas brésilien, il est certainement plus intéressant les médecins qui pratiquent l’avortement clandestin, comme l’ont montré de récentes mises au jour de véritables réseaux du crime contre les plus petits. Quant aux femmes, faut-il les poursuivre ? Elles sont le plus souvent les deuxièmes victimes de l’avortement : leur enfant en meurt, et elles en portent l’affreux souvenir.
En France, le Centre Charlier et l’AGRIF ont proposé une « loi pour la vie » qui prévoit justement de ne pas poursuivre les femmes en cas d’avortement, mais ceux qui les y poussent, les y contraignent ou qui participent à la commission de l’acte homicide. C’est à lire ici.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



19 décembre, 2014

Brésil : la justice autorise un avortement sur une fillette violée ; les médecins l’estiment trop dangereux pour elle

Le bureau de l’enfance et de la jeunesse du tribunal de Bauru (Etat de São Paulo) a autorisé cette semaine un avortement sur une fillette de 12 ans, enceinte après avoir été violée par son oncle : une première pour ce tribunal mais non pour le Brésil où la loi prévoit qu’en cas de viol l’avortement puisse avoir lieu avec l’accord de la justice. Mais en l’occurrence, la jeune fille est enceinte de 5 mois et les médecins ont estimé que la procédure était bien trop dangereuse : c’est elle qui a décidé de ne pas s’y soumettre.
Elle vivait avec sa mère et son oncle et entretenait avec celui-ci des relations sexuelles consenties depuis des temps indéterminés, dans une grande « harmonie » comme devait l’expliquer la fillette ; sa mère était au courant. Mais consenties ou non, lorsque la jeune fille a moins de 14 ans elles sont considérées comme un viol sur personne vulnérable, à plus forte raison lorsque l’homme adulte qui s’y livre a une relation d’autorité à l’égard de la victime. La mère a perdu la garde de sa fille, l’oncle est en prison, et la fillette a été placée dans une famille d’accueil.

Malgré l’autorisation judiciaire d’avorter, les médecins de la maternité Sainte-Isabelle qui avaient été sollicités pour pratiquer l’intervention ont expliqué à la jeune fille les dangers d’un avortement aussi tardif. Il peut avoir des « conséquences irréversibles », ont-ils souligné.
Douglas Aprobato Simões, directeur clinique de la maternité, précise : « Ce fœtus est déjà formé. Il peut entendre. Tout son petit corps est formé, il a toute sa structure osseuse, il pèse déjà quelque 400 grammes. Déclencher le travail, l’avortement lui-même constitue une procédure traumatique pour cette fillette et les choses peuvent échapper au contrôle : il peut y avoir une hémorragie, une chirurgie d’urgence, et même, au pire des cas, elle peut perdre son utérus. » Les médecins peuvent en effet se prévaloir d’une disposition qui leur permet de refuser l’avortement s’ils estiment que celui-ci peut causer de graves dommages à la santé de la mère. »
La décision appartient au corps médical, a confirmé le responsable de la commission des droits de l’enfance et de la jeunesse, dont la parole est déterminante par rapport à la « viabilité de l’avortement ».
Une vie sauvée. Une fillette sauvée du traumatisme post-avortement. Les féministes brésiliennes – qui déjà contestent la nécessité de passer par la justice pour autoriser les avortements pour viol – vont-elles oser dénoncer ce « paternalisme »… bienfaisant ?

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



24 novembre, 2014

Brésil : « mariage » gay collectif à Rio de Janeiro

Une méga-cérémonie a réuni plus de 1.500 personnes dans les magasins du port de Rio de Janeiro « Utopia »,  aménages en scène pour accueillir une cérémonie-spectacle : le « mariage » de 153 couples de même sexe. C’est la cinquième cérémonie collective de ce type organisé dans l’Etat brésilien où un jugement du Tribunal suprême fédéral a entériné en mai 2011 une pratique qui n’est pas reconnue par la loi ; c’est aussi la plus importante cérémonie de ce type au Brésil et dans le monde.
Elle a été conjointement organisée par le tribunal de justice de Rio de Janeiro et par le Secrétaire d’Etat à l’assistance sociale et aux droits de l’homme, en partenariat avec l’association des responsables des registres des personnes ressortissant de l’Etat.
Tout a commencé avec la performance d’un travesti, Jane Di Castro qui a interprété Emoções de Roberto Carlos : « elle » vit en couple avec son compagnon depuis 47 ans : « Nous sommes en train de vivre un paradis, c’est un accomplissement et une victoire. » Un acte militant, en effet, et un nouvel épisode de la nouvelle campagne qui met les « trans » en scène dans les instances officielles du monde pour promouvoir leur image.
La cérémonie s’est achevée par une réception offerte par le gouvernement de Rio.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



08 septembre, 2014

80 % des Brésiliens sont opposés à la légalisation de l’avortement

Une écrasante majorité de Brésiliens est opposée à la dépénalisation de l’avortement, s’il faut en croire un sondage réalisé par l’institut Ibope pour le journal O Estado de São Paulo et O Globo TV : 79 % des personnes interrogées se sont prononcées contre, seuls 16 % soutiennent ce projet qui refait surface de loin en loin dans la vie politique brésilienne, et sur lequel la présidente Dilma Rousseff a dû se montrer discrète. Le groupe des 16-24 ans s’oppose à l’avortement à 77 %.
C’est une proportion énorme de quelque manière que l’on retourne les chiffres. Bien sûr, un sondage ne vaut que ce qu’il vaut, et dans le cas présent il ne semble pas qu’on ait publié les conditions dans lesquelles il a été réalisé ni la taille de l’échantillon retenu. Il est évidemment impossible d’avoir une réponse exacte au pourcent près… Mais de tels résultats ne peuvent mentir dans les grandes lignes, et ce d’autant plus qu’ils vont à l’encontre de la pensée dominante et de la tendance médiatique répandue dans la plupart des pays de tradition chrétienne de soutenir les options les plus progressistes.
A quoi s’ajoute, au Brésil comme dans tant d’autres pays d’Amérique latine, la pression considérable des groupes féministes pour faire légaliser l’avortement par le biais des « cas limites » – qu’on se souvienne du cas de la petite fille de Recife !
C’est en réalité sur l’ensemble des sujets de société que les Brésiliens, tels que les dessine ce sondage, ont exprimé des opinions conservatrices, voire très conservatrices. Comme pour l’avortement, 79 % des sondés contre 16 % se sont prononcés contre la dépénalisation du cannabis. 80 % soutiennent la réduction de l’âge de la majorité pénale.
Le rejet du « mariage » gay est un peu moins spectaculaire dans un pays où la pression des lobbies LGBT est importante et où les lois d’égalité atteignent des niveau de terrorisme intellectuel impressionnants : tout de même, ce sont 53 % des sondés qui ne sont pas d’accord, contre 40 % qui les soutiennent. Même en tenant compte des marges d’erreur, l’image reste claire.
A l’heure actuelle les « mariages » de couples de même sexe sont possibles au Brésil du fait d’une résolution du Conseil national de la justice qui a court-circuité le pouvoir législatif en obligeant les notaires à enregistrer ces unions, mais aucun parti politique majeur n’ose seulement porter le projet dans son programme électoral.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner




© leblogdejeannesmits



07 septembre, 2014

Vaccin anti-HPV : trois adolescentes brésiliennes à l’hôpital

Vaccination au Gardasil au Chili, au début du mois
Trois jeunes filles de 11 à 13 ont été hospitalisées la semaine dernière à Bertioga, au nord de São Paulo au Brésil, après avoir été vaccinées contre le papillomavirus humain (HPV), avec des symptômes similaires : fortes douleurs à la tête, rougeurs sur tout le corps et perte de sensibilité des jambes. Huit autres jeunes filles ont manifesté le même genre de symptômes mais, moins gravement atteintes et soignées dans des points de secours d’urgence, elles ont pu regagner leurs foyers.
Toutes les jeunes filles en question venaient de recevoir le vaccin dans le cadre de leur école.
Bien sûr, la préfecture de Bertioga a fait savoir qu’il était « encore trop tôt » pour établir un lien entre les vaccins et ces « effets non désirables », se bornant à dire que le lot de vaccins utilisés n’était pas « périmé » et avait été gardé au froid selon les règles de l’art ; elle a précisé que l’on allait continuer de vacciner les jeunes filles contre le HPV dans cet Etat, et avec ce lot encore, conformément aux recommandations du secrétaire à la Santé.
Les trois jeunes filles hospitalisées ont dû être transférées dans un hôpital de Santos où elles doivent subir des examens plus approfondis.
Les autorités brésiliennes espèrent vacciner jusqu’à 80 % des (très jeunes) adolescentes du pays dans les mois à venir, bien que l’infection HPV, qui est à l’origine de cancers du col de l’utérus et autres cancers génitaux, se transmette dans la grande majorité des cas par contact sexuel avec des partenaires multiples, que les effets secondaires rapportés sont nombreux et parfois très graves, et qu’on n’ait pas de recul quant à leurs effets à long terme.
Malgré la pression mondiale pour faire distribuer la coûteuse piqûre – et en plus il en faut deux ! – l’immunisation obtenue est loin d’être certaine puisque les femmes vaccinées sont tout de même invitées à utiliser le préservatif et à se soumettre régulièrement aux frottis de dépistage dès l’âge de 25 ans.

En Colombie aussi…

La nouvelle survient en tout cas peu de semaines après une affaire similaire en Colombie, où plus de 200 jeunes filles d’El Carmen de Bolivar ont présenté des symptômes allant des maux de tête aux évanouissements et aux pertes de sensibilité dans les mains. Agées de 9 à 16 ans, elles avaient toutes en commun d’avoir été vaccinées contre le HPV ces derniers mois – toujours le fameux Gardasil à 105 euros la dose…
FoxNews Latino rapporte que d’aucuns accusent une « hystérie collective » d’être à l’origine des symptômes mais pour les parents d’El Carmen de Bolivar, le doute n’est pas permis puisqu’ils ont systématiquement été constatés chez des jeunes filles récemment vaccinées. Ils ont organisé une manifestation, il y a deux semaines, pour exiger une enquête approfondie.
Le maire de cette petite ville de 95.000 habitants, Francisco Vega – lui-même médecin – a précisé que les cas s’étaient manifestés depuis le mois de mais et qu’en un seul week-end, fin août, 120 jeunes filles ont dû être hospitalisées dans des conditions difficiles, les infrastructures sanitaires étant insuffisantes pour faire face à un tel afflux. Toutes ont pu, depuis, rentrer chez elles, a-t-il affirmé. Lui aussi s’abrite derrière les autorisations de mise sur le marché obtenues dans de nombreux pays du monde pour assurer que rien ne prouve le lien entre le vaccin et la maladie collective.
Quant au ministre de la santé colombien, Alejandro Graviria, il a accusé « les opinions et les préjugés moraux » d’être à l’origine de la fronde contre les vaccins.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits



03 septembre, 2012

Un tribunal brésilien autorise un avortement en anticipant sur la réforme du code pénal

Une jeune fille enceinte de 16 semaines a obtenu vendredi du tribunal de justice de São Paulo, au Brésil, une décision l'autorisant à « interrompre » sa grossesse du fait de la malformation de son enfant. Une échographie avait permis d'établir que le bébé souffrait du syndrome d'Edwards (la trisomie 18). La presse brésilienne dans son ensemble répète que cette condition est incompatible avec la vie extra-utérine. S'il est vrai que la plupart des fœtus atteints meurent avant même de voir le jour, le diagnostic de survie de ceux qui naissent vivants est de plusieurs mois, voire, dans de très rares cas, de plusieurs années : jusqu'à 18 ou 19.

Tout cela fait de ce jugement une affaire évidemment idéologique. Le juge Ricardo Cardozo de Mello Tucunduva, de la 6e chambre criminelle du tribunal, a infirmé le refus du premier juge d'accéder à la demande de la jeune femme en faisant comme si le bébé n'avait strictement aucune chance de survie, et en ajoutant foi à l'allégation selon laquelle la mère risquait sa vie si elle poursuivait sa grossesse. Pourquoi ? Aucune source brésilienne ne confirme ce motif qu'elle a avancé en appel : garder le fœtus en son sein, disait-elle, était « potentiellement dangereux », car cela pouvait porter atteinte à sa santé voire la mettre en péril de mort.

A ce compte-là, en parlant de danger potentiel, on pourrait justifier de mettre fin à n'importe quelle grossesse…

Le juge avait manifestement envie de créer sa jurisprudence, après celle qui a autorisé l'avortement des anencéphales au Brésil au printemps. C'était déjà une entorse à la loi, l'article 128 du code pénal brésilien n'excusant l'avortement (depuis 1940 !) que dans deux cas : danger de mort pour la femme ou grossesse résultant d'un viol.

Le juge a expliqué que la loi ayant plus de 70 ans, elle doit être interprétée avec une certaine « élasticité » (pour lui faire dire ce qu'elle n'a pas dit), et il est allé plus loin, expliquant que la nouvelle rédaction de l'article 128, aujourd'hui en discussion devant le Sénat brésilien, crée de nouveaux cas d'avortement légal et qu'en somme il ne faisait qu'anticiper.

Anticiper sur un texte qui n'a pas été voté, qui n'a pas reçu sa « bénédiction » démocratique, c'est ça l'Etat de droit ? Réponse : oui, pourvu que cela aille dans le sens des progrès de la culture de mort…

Le juge Cardozo de Mello le dit clairement : le projet de loi comporte une incise qui correspond précisément à l'affaire, où, respectant les exigences d'une loi qui n'existe pas encore, on a pris soin de faire constater la malformation de l'enfant par deux médecins. « L'incise III décrit une hypothèse qui s'ajuste à ce cas comme un gant », écrit-il.

« Comme un gant »… pas tout à fait puisqu'en dehors de l'anencéphalie, le texte prévoit que les anomalies constatées rendent « la vie extra-utérine non viable » : ce n'était pas le cas ici.

On lit dans le projet de loi d'autres motifs d'avortement légal, qui à l'aune de cette jurisprudence pourraient être invoqués en dehors de tout vote ou promulgation du texte :

— Danger pour la vie ou pour la santé de la femme enceinte ;

— Si la grossesse « résulte d'une violation de la dignité sexuelle » (sic) ou de « l'emploi non consenti d'une technique de reproduction assistée » ;

— Anencéphalie ou anomalie incompatible avec la vie extra-utérine ;

— A le demande de la femme enceinte, jusqu'à la 12e semaine de gestation, si un médecin ou un psychologue atteste que la femme ne présente pas les conditions psychologiques lui permettant de faire face à la grossesse.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

24 juin, 2012

Premières Dames… Hilary Clinton défend les “droits reproductifs” à Rio+20 (et un cardinal parle vrai)

Romandie.com reproduit cette dépêche de l'AFP :

« RIO DE JANEIRO - La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a déploré vendredi que le texte final de la conférence de l'ONU Rio+20 ait exclu la mention sur le droit des femmes à décider d'avoir ou non des enfants. 
Si je suis très satisfaite de ce que le document assure les droits sexuels et reproductifs ainsi que l'accès universel au planning familial, pour atteindre nos objectifs sur le développement durable, nous devons aussi assurer les droits reproductifs des femmes, a affirmé Mme Clinton dans son discours au sommet Rio+20. 
Il faut donner aux femmes le pouvoir de décider si elles veulent des enfants et combien elles en veulent, a-t-elle souligné. (Lire la suite…)
Dans le langage codé des féministes, les « droits reproductifs » désignent les droits absolus des femmes sur la décision de procréer, et cela comprend le « droit à l'avortement ». Ce code est si bien connu que les Etats attachés au respect de la vie travaillent d'arrache-pied à chaque nouvelle rencontre internationale où l'on tente d'introduire ces mots dans les déclarations finales ou les traités, pour éviter qu'ils n'y figurent et ne donnent prise à ceux qui prétendent introduire le « droit à l'avortement sûr et légal » un nouveau droit de l'homme, protégé par les instruments internationaux.

Une nouvelle fois, grâce notamment aux efforts du Saint Siège qui a statut d'observateur aux réunions de l'ONU – Rio+20, sommet sur le développement durable, est sous le patronage des Nations unies – et à plusieurs pays qui lui ont emboîté le pas, ces mots ont été évités.

C'était pourtant la première fois que de multiples personnalités et organisations internationales, gouvernementales ou non, établissaient un lien aussi clairement affirmé entre la croissance démographique et le « développement non durable », et ainsi le document final sur la protection de la planète et « l'économie verte » inclut-il un article sur le droit universel à la contraception. On comprend d'après l'intervention de la Secrétaire d'Etat Hilary Clinton devant le Sommet, que l'accès à l'avortement est un facteur nécessaire pour « atteindre nos buts en matière de développement durable ».

S'exprimant mardi lors d'un événement en marge du sommet, le légat pontifical, chef de la délégation du Saint-Siège, le cardinal Odilo Scherer, s'est exprimé sur la nature réelle du « développement durable », le respect de la création et le caractère central de l'homme : de son long et intéressant discours, je retiendrai ce paragraphe particulièrement significatif venant éclairer sa critique du néo-malthusianisme :
« Alors que le Saint-Siège a cherché à promouvoir une conclusion qui respecte la dignité de la personne humaine, nous continuons de voir certaines délégations tenter de promouvoir des thèmes comme la “dynamique de population” ou les “droits reproductifs” comme une forme de développement durable. Ces propositions sont basées sur l'idée erronée selon laquelle le développement durable et la protection de l'environnement ne peuvent être atteints qu'avec la garantie qu'il y ait moins d'hommes sur notre planète. Fondée sur une herméneutique de la suspicion qui blesse profondément la solidarité humaine, cette idéologie a provoqué une alarmante destruction de la famille et, fondamentalement, elle prive la planète de sa plus grande ressource, la personne humaine, qui est au centre du développement durable. »
Vendredi, s'adressant au Sommet Rio+20, le cardinal Scherer a dit les choses encore plus nettement (lien vers le texte complet en portugais sur cette page.)

Le cardinal y rappelle que l'« économie verte », une plus grande solidarité humaine, une répartition plus juste des biens et une vraie protection de la « maison terrestre » supposent « par dessus tout de sauvegarder la relation adéquate des moyens avec leur fin » : la personne humaine qui est au centre du monde créé. « Toute vie humaine, depuis la conception jusqu'à la mort naturelle, a même valeur et dignité. » Cela englobe toutes les préoccupations actuelles, à quoi le cardinal ajoute :
« Le rôle unique et fondamental de la famille (…) mérite ici une mention spéciale, parce que de fait, l'éducation et le développement humain commencent dans la famille, où tous ces principes sont transmis et assimilés par les générations futures, de manière à ce que leurs membres assument leurs responsabilités propres dans la société. »
Tous les droits afffimés à Rio – accès à l'eau, à la nourriture, la santé – sont au service de la personne, affirme le cardinal :
« Le risque d'obscurcir cette relation se manifeste de manière particulière dans le domaine du droit à la santé, où l'on observe que la promotion d'une certaine conception de la santé menace profondément la dignité de la personne humaine. Une sentence de mort imposée sur les vies humaines les plus vulnérables – c'est-à-dire, celle qui sont dans le sanctuaire le plus sûr qu'est le sein de leurs mères – ne peut, selon quelque hypothèse que ce soit, être présentée sous la nomenclature des “soins de santé” ou simplement de la “santé”. Cela ne rend pas un véritable service au développement humain authentique ni à sa véritable appréciation ; c'est injustifiable dès lors que le développement, à tous les stades de la vie, est au service de la vie humaine. »
 Il a achevé son discours avec ces mots : « Que Dieu nous éclaire tous ! »

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

22 avril, 2012

Brésil : des médecins se rebiffent contre l'avortement des anencéphales


Le Tribunal fédéral suprême du Brésil a donné son feu vert à l’avortement des anencéphales, mais tous les médecins du Brésil ne sont pas d’accord, loin s’en faut. Le vice-président du Conseil fédéral pour la médecine, le Dr Carlos Vital, n’a pas perdu de temps pour mener une contre-attaque, s’exprimant dans le plus populaire des magazines d’informations de son pays, Veja.

Et il l’a fait de la manière la plus frappante, expliquant de façon brutale la manière dont les bébés anencéphales seront légalement mis à mort dans le sein de leur mère.

Notant que l’avortement d’un anencéphale se pratique au cours du 2e ou du 3e trimestre, le Dr Vital a souligné que les médecins avaient le choix entre deux méthodes : le curetage ou l’aspiration.

Le curetage se pratique avec un couteau en forme de boucle qui permet de découper le bébé en morceaux, puis de racler son corps ainsi que le placenta fixé à la paroi utérine pour les évacuer. L’aspiration se fait au moyen d’un appareil à fort pouvoir de succion qui permet également de déchiqueter l’enfant avant de le séparer de sa mère.

Si ces méthodes ne suffisaient pas, comme c’est la cas aux stades plus avancés de la grossesse – or l’avortement des anencéphales peut être pratiqué sans limite jusqu’à son terme – il faudrait utiliser la procédure de dilatation-évacuation où l’on utilise une pince pour faciliter le découpage et l’extraction.

Le Dr Vital a précisé que les médecins ne sont pas d’accord sur les critères du diagnostic de l’anencéphalie, qui consiste en un développement incomplet ou absent de la partie supérieure du cerveau et rend difficile ou impossible la survie de l’enfant en dehors du sein maternel – encore que certains aient pu survivre plusieurs mois, jours ou années avec cette affection.

Des médecins ont tiré argument du fait que ces enfants n’ont pas conscience de leur existence ou de leur environnement ; le Tribunal fédéral du suprême du Brésil les a considérés comme étant dans un état similaire à celui de la mort cérébrale, jugeant que leur avortement est « une procédure semblable à l’extraction d’un cadavre ».
Le Père Luis Lodi da Cruz, très présent dans le mouvement pro-vie brésilien, a qualifié cela de « monstrueux », dénonçant avec ironie le juge Marco Aurélio qui expliquait que l’enfant anencéphale mourra de toute façon dans un bref délai : « Dites-moi, comment peut-il mourir s’il est déjà mort ? »

Quant aux parents qui ont choisi la vie pour leur petit anencéphale – de moins en moins nombreux dans les pays d’avortement légal, où la plupart de ces enfants sont éliminés avant leur naissance – ils témoignent de ce que ces enfants ont une conscience différente, mais réelle de leur environnement et y réagissent de manière très spécifique.

Source : LifeSite, sous la plume de Matthew Cullinan Hoffman.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

14 avril, 2012

Brésil : l’avortement eugénique imposé par voie judiciaire


 Le Tribunal suprême fédéral du Brésil a affirmé, jeudi, par 8 voix contre 2 et une abstention, le droit des femmes enceintes de choisir d’avorter si l’enfant qu’elles portent est anencéphale, c’est-à-dire privé de tout ou partie du cerveau. Ainsi, par voie judiciaire, est augmenté le nombre d’« exceptions » où l’avortement est dépénalisé (actuellement, les cas de viol ou de danger pour la vie de la mère en cas de poursuite de la grossesse).

L’anencéphalie interdit quasiment tout espoir de survie en dehors du sein maternel, d’où cette affirmation d’un des « ministres » de la Cour suprême, Marco Aurelio Mello, expliquant que « l’interruption de grossesse » ne porte pas atteinte aux droits fondamentaux : « L’avortement est un crime contre la vie et dans le cas de l’anencéphale il n’y a pas de vie possible. »

Double erreur. Dans le sein maternel, la vie est là, et la naissance ne change rien à la nature de l’être humain. Et d’autre part, le Brésil connaît bien le cas d’une fillette, Marcela de Jesus Ferreira, née anencéphale, qui a vécu 1 an et 8 mois. Sa mère a témoigné de la valeur et de la beauté de sa courte existence.

La tentative de faire légaliser l’avortement des anencéphales – c’est la politique des petits pas pour arriver à une dépénalisation de plus en plus large – avait échoué devant le Congrès national ; aux termes de sondages récents, pas moins de 80 % des Brésiliens y sont opposés.

Il ne restait plus au lobby de l’avortement qu’à adopter la voie judiciaire, laissant à une poignée de juges le pouvoir d’introduire l’avortement eugénique dans un pays qui n’en voulait pas. Il faut savoir que les 11 juges de la Cour suprême sont nommés directement par le président de la République du Brésil.

Dès le lendemain de la décision de la Cour suprême, le ministère brésilien a annoncé qu’il va augmenter le nombre d’hôpitaux publics habilités à pratiquer des avortements dépénalisés : actuellement il y en a 65, le ministre Alexandre Padilha a déjà prévu d’en autoriser 30 de plus pour répondre à la nouvelle situation.

Le même jour, le Conseil fédéral de la médecine a annoncé la création d’une commission pour établir de nouveaux critères de diagnostic de l’anencéphalie, dont les conclusions devront être rendues dan un délai de 60 jours.

Dans un communiqué, l’épiscopat brésilien a dénoncé la décision du Tribunal suprême, l’accusant d’usurper le pouvoir législatif du Congrès national. La Conférence épiscopale a estimé que du coup les fœtus atteints d’anencéphalie sont « abusivement diagnostiqués comme en état de mort cérébrale », leur avortement est « l’élimination d’un être humain fragile et sans défense », précise le communiqué : « L’éthique interdit l’élimination d’un être humain innocent, sans exceptions. »

Les évêques ajoutent que l’attente d’un enfant anencéphale « est un drame pour la famille, et spécialement pour la mère » ; mais « considérer l’avortement comme la meilleure option pour la femme, outre que cela nie le droit inviolable de l’enfant à naître, ignore au bout du compte les conséquences psychologiques négatives pour la mère. »


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

18 février, 2012

Le Brésil poussé à légaliser l'avortement par un comité de l'ONU

Le gouvernement de Dilma Rousseff a été dénoncé hier par des experts de l'ONU qui l'accusent de n'avoir pas agi pour éviter la mort de 200.000 morts par an à l'occasion d'avortements à risque (ces chiffres invraisemblables sont ceux cités par le Jornal do Comercio). C'est à l'occasion de la 51e session du Comité pour l'élimination de la discrimination contre les femmes (CEDAW) a demandé au gouvernement brésilien, mis sur le gril au cours d'une séance de cinq heures, de mettre fin à la pénalisation de l'avortement qui selon ses « experts » est directement responsable de l'hécatombe annoncée.

La Suissesse Patricia Schulz a ainsi déclaré : « Que comptez-vous faire de ce problème politique énorme que vous avez ? » Elle faisait allusion aux actuelles dissensions autour de la question de l'avortement : la nouvelle présidente, Dilma Rousseff, s'est dite personnellement favorable à l'avortement mais a dû, pour se faire élire, s'engager à ne pas le légaliser sous la pression de l'opinion publique, tandis que la nouvelle ministre aux droits des femmes, Eleonora Menicucci, a avoué avoir été formée à pratiquer des avortements et à en avoir subi elle-même deux pendant son passé de terroriste armée en Colombie.

C'est précisément Eleonora Menicucci qui a été envoyée à Genève pour présenter le point de vue du gouvernement brésilien… Elle s'est engagée à ne pas parler de ses opinions personnelles sur le sujet et n'a consacré que deux minutes à répondre aux injonctions de CEDAW sur la légalisation de l'avortement.

Eleonora Menicucci. Elle sait faire
des avortements, elle en a subi deux, et
elle a avoué des liaisons lesbiennes.
Elle fut aussi terroriste armée.
Et aujourd'hui ? Ministre brésilienne
 des Politiques pour les femmes. 
L'opposition du gouvernement du Brésil à l'avortement se montre ainsi encore plus ambiguë que par le passé. Eleonora Menicucci a déclaré devant le CEDAW que l'avortement était au nombre des 5 premières causes de mortalité féminine dans le pays, tandis qu'une représentante du ministre de la Santé a tenu à souligner que 60 établissements y sont accrédités pour réaliser les avortements dans les conditions actuelles de dépénalisation (viol, malformation fœtale…), et que ce réseau sera élargi.

Notez au passage le paradoxe – apparent. Les promoteurs de l'avortement annoncent toujours qu'il faut légaliser l'avortement dans les cas extrêmes pour préserver la santé des femmes, c'est donc déjà le cas au Brésil. Les pressions de CEDAW montrent que cela n'est jamais qu'une exigence d'étape. C'est avec la même virulence qu'on demande maintenant une libéralisation de la loi… pour préserver la santé des femmes.

Quoi qu'il en soit la réponse  de la représentante du Brésil n'a pas satisfait les « experts », qui font le maximum pour promouvoir l'avortement tout en sachant qu'ils n'en ont pas le droit. Ainsi Magaly Acocha a insisté pour dire que le Brésil ne peut pas se justifier à travers ses dissensions internes alors qu'« il y a des morts ». « Le Comité de l'ONU ne peut pas promouvoir l'avortement. Mais nous voulons que l'Etat garantisse aux femmes le droit de veiller sur leurs propres vies. »

Eleonora Menicucci n'a évidemment pas pris la franche défense de la position de son gouvernement, se bornant à dire que l'affaire ne concernait pas ce dernier mais le Congrès brésilien où une loi est actuellement en discussion : « Nous savons notre responsabilité quant à la prévention des morts féminines et maternelles. »

Le comité onusien n'a pas été totalement rasséréné. Car une autre proposition de loi est en train est en discussion devant la Chambre pour inscrire dans le droit brésilien un véritable statut de l'enfant à naître. «  Une femme ne peut pas être seulement la barque où grandit le fœtus. On ne peut pas donner la totale priorité au bébé et laisser la femme de côté », a déclaré Patricia Schulz. Approuvée aussitôt par Magaly Arocha : « Si le Congrès devait approuver cela, nous serions en présence d'une immense régression de nos droits reproductifs. »

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner

© leblogdejeannesmits

08 octobre, 2011

Brésil : deux hommes condamnés pour tentative d'avortement forcé

Deux hommes, Caros Nogueira de Campos, 27 ans, et Rafael Corrêa Bispo, 26 ans, ont été condamnés respectivement à 14 mois  et un an de prison, vendredi au Brésil, pour avoir forcé une femme à avaler trois comprimés de cytotec, molécule interdite dans ce pays en raison de ses effets abortifs. Ils ont également introduit un comprimé de Cytotec dans son vagin pour mieux s'assurer de son action, puis ils l'ont endormie à l'éther avant de s'enfuir.

Ils avaient fait beaucoup de bruit dans son appartement et, les voisins ayant appelé la police, ils avaient été appréhendés en sortant de l'immeuble ; Carlos avait alors tenté de se débarrasser discrètement d'un calibre 38 mais la police s'était aperçue de la manœuvre.

La jeune femme, emmenée immédiatement aux urgences, a subi à temps un lavage  de l'estomac et l'avortement n'a donc pas eu lieu. Raison pour laquelle les malfrats n'ont pas écopé de 3 à 10 ans de prison, peine prévue pour l'avortement forcé.

Au fil du procès les deux jeunes hommes ont avoué qu'ils devaient recevoir 2000 Reis pour la commission du crime, sans en révéler le commanditaire ; ils ont seulement fait allusion aux tractations qui avaient eu lieu avec un intermédiaire qui leur avait promis la somme à remettre une fois que le « service » aurait été « achevé ».

Où l'on comprend que le crime organisé sait, lui, au moins, ce qu'est un avortement : la mise à mort d'un être humain. La preuve, c'est que cela peut rapporter gros.

© leblogdejeannesmits


21 mai, 2011

Brésil : la FIV, pas toujours sans scrupules

Un médecin brésilien spécialiste de la fécondation in vitro (FIV) est soupçonné d'avoir triché lors de l'implantation d'embryons en ne respectant pas l'identité des parents. Roger Abdelmassih, actuellement en fuite après avoir été convaincu de 39 viols et agressions sexuelles sur des femmes entre 1995 et 2008, aurait implanté des embryons qui n'avaient aucun lien biologique avec leurs « parents » clients de sa clinique très réputée, et très chère, qui se vantait d'obtenir 50 % de réussite après une FIV chez les femmes de moins de 35 ans.

Parmi leurs clients célèbres : le joueur de football légendaire, Pelé.

C'est la revue Epoca qui révèle cette nouvelle affaire qui frappe un homme de 67 ans déjà condamné l'an dernier à 278 ans de prison pour divers crimes et délits sexuels (les peines s'additionnent, mais le maximum exécutable est de 30 ans) : une enquête du ministère public de la région de São Paulo aurait ainsi permis d'établir que plusieurs des 8.000 bébés « fabriqués » dans la clinique avaient des ADN incompatibles avec au moins un ou deux parents, là où existait une promesse de faire naître des enfants des deux parents, éventuellement malgré une suspicion de l'infertilité du mari.

L'un des couples affectés assure que lorsqu'un doute avait surgi dans l'esprit du mari, qui avait dit lors d'une consultation avoir l'intention de faire vérifier l'ADN de ses jumeaux à naître, le Dr Abdelmassih les avait expulsés de son bureau. La femme assure même que le bon médecin lui a donné, au rendez-vous suivant, deux comprimés à avaler : s'étant sentie mal après le premier, elle n'avait pas avalé le second : il s'est avéré qu'il s'agissait de pilules abortives, qui n'ont pas eu d'effet du fait qu'elle n'avait pas ingéré la dose complète.

Le test ADN après la naissance devait en effet établir que les jumeaux étaient bien de la mère, mais non du père.

L'histoire s'était achevée par une négociation, le médecin acceptant de payer une forte somme pour que le couple fasse une déclaration antidatée établissant qu'il acceptait un don de sperme pour la procédure de FIV. Mais un divorce allait suivre, le père s'occupant seul de ces enfants qui n'étaient pas les siens, parce que la mère avait été « traumatisée » par l'affaire.

D'après Epoca, le taux élevé de réussite des FIV dans la clinique serait lié à ce recours, qui pourrait bien être fréquent, à des embryons étrangers à au moins un membre du couple.

Sources : ici, et BioEdge.

© leblogdejeannesmits.

09 mai, 2011

Le Brésil reconnaît le « mariage » homosexuel, au mépris de sa propre Constitution


Après la reconnaissance jurisprudentielle par le tribunal suprême du Brésil du principe du « mariage » homosexuel, il n’est pas inintéressant de noter que la Conférence épiscopale catholique du Brésil s’était impliquée dans la défense de la définition traditionnelle du mariage devant cette instance, dépêchant un avocat, Hugo Cysneiros, pour parler en son nom.

Il a soutenu que la « pluralité connaît des limites », rappelant que le chapitre 7 de la Constitution brésilienne reconnaît explicitement le mariage comme « l’union stable entre l’homme et la femme en tant qu’entité familiale ».

« L’épiscopat ne vient pas brandir son catéchisme en ce lieu », avait-il plaidé ; « il demande simplement que l’on raisonne en ayant pour point de référence la Constitution. »

Cela paraît effectivement la moindre des choses devant une instance chargée de la défendre.

Où l’on comprend combien cette affaire est idéologique, et que « l’état de droit » ne suffit pas à assurer le respect de la loi naturelle.

Jeudi dernier, au bout de cinq heures de délibéré, les juges ont décidé à l’unanimité de concéder aux unions de fait homosexuelles tous les droits réservés aux couples légitimement mariés, en l’absence de toute loi et contrairement à la lettre de la Constitution.

16 avril, 2011

Brésil : la jeune fille, la mère, le beau-père et les jumeaux…

Un petit air de déjà vu pour ce fait divers sordide brésilien : tout le monde se souvient de l'affaire de la petite fille de Recife, tombée enceinte à 9 ans de jumelles à la suite de viols répétés par son beau-père et dont l'avortement donna lieu à une énorme kabbale contre Mgr Cardoso Sobrinho, l'évêque de Recife qui avait essayé de sauver les trois vies en cause. Aujourd'hui, ce qui se passe à Rio Branco do Sul dans l'Etat du Parana est en quelque sorte à l'opposé de cette histoire-là.

Une jeune fille de 14 ans à peine vient de perdre les jumeaux qu'elle portait parce que sa mère et son beau-père voulaient dissimuler les abus sexuels « constants » dont elle avait été victime depuis l'an dernier. C'est avec le consentement de sa concubine que le « beau-père » passait un jour sur deux avec celle-là, l'autre avec sa fille, en présence de sa sœur qui avait un an de moins à laquelle ledit « beau-père » offrait des jouets, des robes et des souliers pour abuser d'elle aussi.

C'est lorsque la jeune fille a su qu'elle était enceinte de jumeaux et que sa mère l'a découvert que la tragédie a pris un nouveau tournant :  c'était samedi dernier. La mère et son concubin l'ont violemment attaquée avec l'intention de la faire avorter : lui en l'asphyxiant, elle en se laissant tomber à genoux de tout son poids sur le ventre de l'adolescente. Celle-ci, voulant sauver sa propre vie et celle de ses enfants, s'était enfuie, réussissant à rejoindre un conseil de tutelle qui l'a conduite auprès de la police pour faire sa déposition.

Un examen médical devait alors révéler que la jeune fille était effectivement enceinte de jumeaux, « mais malheureusement les bébés étaient morts », a déclaré le délégué du conseil de tutelle qui s'est occupé de son cas, Voltaire Garcia. Après une hospitalisation de quelques jours la jeune fille a été conduite vers un abri, alors que la mère et le beau-père ont été arrêtés lundi dernier. D'après un journal local, c'est en apprenant la mort de ses jumeaux que la jeune fille, révoltée, a tout dit sur les agressions dont elle avait été victime.

Pourquoi vous dire ces faits affreux, mais, somme toute, seulement de l'ordre du fait divers ?

Parce que le fait divers est ici révélateur.

Parce qu'ici l'avortement de deux bébés, fussent-ils le fruit d'un abominable abus d'une jeune fille par le concubin de sa mère, n'est pas présentée comme un bien. Parce que la presse a pris fait et cause pour la victime adolescente, mais aussi pour ses jumeaux, personne ne s'avisant de les traiter de « fœtus ». L'acte violent, et en l'occurrence meurtrier, de l'homme et de la femme complices dans l'horreur, apparaît pour ce qu'il est.

L'avortement légal, dans ce cas précis, aurait constitué une solution de facilité pour la mère dénaturée et son concubin – solution qui aurait permis de tout enterrer.

© leblogdejeannesmits.

24 février, 2011

Brésil : la justice, l'évêque et le bébé anencéphale…

Une mère de famille brésilienne qui avait obtenu de la justice locale, le 10 février, la permission d'avorter le bébé anencéphale qu'elle portait, à dix semaines de gestation, a décidé finalement de renoncer à cette extrémité et de porter son enfant jusqu'à sa naissance, a-t-elle fait savoir par sa belle-sœur. Un juge du tribunal de justice de São Paulo a en effet suspendu l'autorisation judiciaire et, surtout, l'Eglise brésilienne s'est mobilisée pour supplier la jeune femme au foyer de ne pas donner suite à se première décision.

C'est l'évêque du diocèse de Catanduva, en collaboration avec le curé de Palmares Paulista (près de Rio Preto) dont dépend la jeune femme, qui a convoqué une commission de prêtres pour étudier le cas et tenter de la convaincre de ne pas avorter. Une première intervention du curé, le P. Marcelo Delalibera, n'avait pas réussi à l 'empêcher de saisir la justice dans un premier temps.

L'enfant anencéphale a peu de chances de vivre au-delà de quelques mois. Mais c'est un enfant, comme le souligne ce site d'informations sur la malformation, sensible à son entourage et surtout à l'amour qui lui est donné.

En prenant fait et cause pour le tout-petit l'évêque de Catanduva, dom Octacilio Rodrigues, ainsi que le curé ont voulu montrer ce que représente a violence d'une mise à mort volontaire d'un enfant à naître innocent et exceptionnellement fragile : violence dont la mère est aussi victime puisque c'est elle qui devra vivre, ensuite, avec la conscience d'avoir tué son propre enfant, même si elle croyait le faire pour son bien.

La mobilisation de l'Eglise a un autre motif : au Brésil, le débat sur l'avortement dépénalisé s'est focalisé sur le cas des bébés anencéphales pour justifier les dérogations régulièrement sollicitées devant la justice.

Dans ce contexte, la courageuse décision de la jeune femme de poursuivre sa grossesse si dramatique mérite d'être saluée.

© leblogdejeannesmits.

12 décembre, 2010

Brésil : une étude confirme les troubles psychologiques post-abortifs

La presse brésilienne reprend largement cette information portée sur le devant de la scène par l'agence de presse USP : selon une étude réalisée au sein de l'école d'infirmières de Ribeirão Preto, l'avortement entraîne chez une majorité de femmes des problèmes de dépression à différents niveaux, ainsi qu'une baisse de l'estime de soi.

Ce qu'il y a de très intéressant, c'est que l'infirmière en psychiatrie qui a réalisé l'étude au titre de son examen de thèse, Mariana Gondim Mariutti Zeferino, ne semble pas avoir été mue par des considérations religieuses, d'autant qu'elle se place sur le terrain de l'évitement des grossesses non désirées qui ont pour « conséquence » l'avortement provoqué, et sur celui de l'assistance psychologique à prévoir femmes qui se trouvent avoir avorté.

L'étude, réalisée entre août 2008 et septembre 2009 a été réalisée auprès de 120 femmes hospitalisées dans un hôpital public de São Paulo avec un diagnostic d'avortement. Pas moins de 57 % d'entre elles présentaient des signes de dépression, qui selon les cas était légère et de longue durée (33 % des cas), modérée (22 %) ou grave (13 %). 109 femmes, la très grande majorité, donc, présentaient un niveau d'estime de soi de moyen ou bas.

La plupart des femmes soumises à l'étude étaient jeunes, célibataires, dans une relation stable, catholique, ayant peu de loisirs, sans revenus propres, non propriétaires de leur maison mais ayant une résidence fixe depuis plus d'un an, sans problèmes relationnels ou de violence au cours de le grossesse. Mais celles qui eurent des problèmes invoquèrent l'usage de drogues ou l'abus d'alcool au sein de la famille, et l'étude révèle quand même une relation entre la violence familiale et l'avortement provoqué.

Parmi les femmes plus âgées, la plupart se déclarant célibataires mais ayant un partenaire et un travail, des ressources stables, âgées de plus de 40 ans, croyantes, avaient d'autant moins de signes de dépression qu'elles bénéficiaient d'un vrai soutien familial qui augmentait leur « résilience » (« la capacité de traverser des moments difficiles tout en conservant l'espérance et la santé mentale »). Quand elles sont heureuses, « elles aident les autres, racontent plus de blagues et se sentent bien », explique Mariana. « Mais beaucoup d'entre elles ont raconté que lorsqu'elles ressentent de la colère, elles s'isolent, se taisent et  pleurent, et vont jusqu'à crier. »

© leblogdejeannesmits.

 
[]