Le cardinal brésilien Odilo Scherer condamne l’avortement pour microcéphalie, mais l’utilisation du préservatif, dit-il, est une « décision personnelle »
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Nouvelles internationales de la culture de vie et de la culture de mort
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Libellés : avortement, Brésil, Culture de vie, ivg, justice, mineure, recif
Une méga-cérémonie a réuni
plus de 1.500 personnes dans les magasins du port de Rio de Janeiro
« Utopia », aménages en
scène pour accueillir une cérémonie-spectacle : le « mariage »
de 153 couples de même sexe. C’est la cinquième cérémonie collective de ce type
organisé dans l’Etat brésilien où un jugement du Tribunal suprême fédéral a
entériné en mai 2011 une pratique qui n’est pas reconnue par la loi ;
c’est aussi la plus importante cérémonie de ce type au Brésil et dans le monde.Libellés : avortement, Brésil, ivg, mariage gay, sondage, statistiques
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| Vaccination au Gardasil au Chili, au début du mois |
Une jeune fille enceinte de 16 semaines a obtenu vendredi du tribunal de justice de São Paulo, au Brésil, une décision l'autorisant à « interrompre » sa grossesse du fait de la malformation de son enfant. Une échographie avait permis d'établir que le bébé souffrait du syndrome d'Edwards (la trisomie 18). La presse brésilienne dans son ensemble répète que cette condition est incompatible avec la vie extra-utérine. S'il est vrai que la plupart des fœtus atteints meurent avant même de voir le jour, le diagnostic de survie de ceux qui naissent vivants est de plusieurs mois, voire, dans de très rares cas, de plusieurs années : jusqu'à 18 ou 19.
Tout cela fait de ce jugement une affaire évidemment idéologique. Le juge Ricardo Cardozo de Mello Tucunduva, de la 6e chambre criminelle du tribunal, a infirmé le refus du premier juge d'accéder à la demande de la jeune femme en faisant comme si le bébé n'avait strictement aucune chance de survie, et en ajoutant foi à l'allégation selon laquelle la mère risquait sa vie si elle poursuivait sa grossesse. Pourquoi ? Aucune source brésilienne ne confirme ce motif qu'elle a avancé en appel : garder le fœtus en son sein, disait-elle, était « potentiellement dangereux », car cela pouvait porter atteinte à sa santé voire la mettre en péril de mort.
A ce compte-là, en parlant de danger potentiel, on pourrait justifier de mettre fin à n'importe quelle grossesse…
Le juge avait manifestement envie de créer sa jurisprudence, après celle qui a autorisé l'avortement des anencéphales au Brésil au printemps. C'était déjà une entorse à la loi, l'article 128 du code pénal brésilien n'excusant l'avortement (depuis 1940 !) que dans deux cas : danger de mort pour la femme ou grossesse résultant d'un viol.
Le juge a expliqué que la loi ayant plus de 70 ans, elle doit être interprétée avec une certaine « élasticité » (pour lui faire dire ce qu'elle n'a pas dit), et il est allé plus loin, expliquant que la nouvelle rédaction de l'article 128, aujourd'hui en discussion devant le Sénat brésilien, crée de nouveaux cas d'avortement légal et qu'en somme il ne faisait qu'anticiper.
Anticiper sur un texte qui n'a pas été voté, qui n'a pas reçu sa « bénédiction » démocratique, c'est ça l'Etat de droit ? Réponse : oui, pourvu que cela aille dans le sens des progrès de la culture de mort…
Le juge Cardozo de Mello le dit clairement : le projet de loi comporte une incise qui correspond précisément à l'affaire, où, respectant les exigences d'une loi qui n'existe pas encore, on a pris soin de faire constater la malformation de l'enfant par deux médecins. « L'incise III décrit une hypothèse qui s'ajuste à ce cas comme un gant », écrit-il.
« Comme un gant »… pas tout à fait puisqu'en dehors de l'anencéphalie, le texte prévoit que les anomalies constatées rendent « la vie extra-utérine non viable » : ce n'était pas le cas ici.
On lit dans le projet de loi d'autres motifs d'avortement légal, qui à l'aune de cette jurisprudence pourraient être invoqués en dehors de tout vote ou promulgation du texte :
— Danger pour la vie ou pour la santé de la femme enceinte ;
— Si la grossesse « résulte d'une violation de la dignité sexuelle » (sic) ou de « l'emploi non consenti d'une technique de reproduction assistée » ;
— Anencéphalie ou anomalie incompatible avec la vie extra-utérine ;
— A le demande de la femme enceinte, jusqu'à la 12e semaine de gestation, si un médecin ou un psychologue atteste que la femme ne présente pas les conditions psychologiques lui permettant de faire face à la grossesse.
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Romandie.com reproduit cette dépêche de l'AFP :
« RIO DE JANEIRO - La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a déploré vendredi que le texte final de la conférence de l'ONU Rio+20 ait exclu la mention sur le droit des femmes à décider d'avoir ou non des enfants.
Si je suis très satisfaite de ce que le document assure les droits sexuels et reproductifs ainsi que l'accès universel au planning familial, pour atteindre nos objectifs sur le développement durable, nous devons aussi assurer les droits reproductifs des femmes, a affirmé Mme Clinton dans son discours au sommet Rio+20.
Il faut donner aux femmes le pouvoir de décider si elles veulent des enfants et combien elles en veulent, a-t-elle souligné. (Lire la suite…)Dans le langage codé des féministes, les « droits reproductifs » désignent les droits absolus des femmes sur la décision de procréer, et cela comprend le « droit à l'avortement ». Ce code est si bien connu que les Etats attachés au respect de la vie travaillent d'arrache-pied à chaque nouvelle rencontre internationale où l'on tente d'introduire ces mots dans les déclarations finales ou les traités, pour éviter qu'ils n'y figurent et ne donnent prise à ceux qui prétendent introduire le « droit à l'avortement sûr et légal » un nouveau droit de l'homme, protégé par les instruments internationaux.
« Alors que le Saint-Siège a cherché à promouvoir une conclusion qui respecte la dignité de la personne humaine, nous continuons de voir certaines délégations tenter de promouvoir des thèmes comme la “dynamique de population” ou les “droits reproductifs” comme une forme de développement durable. Ces propositions sont basées sur l'idée erronée selon laquelle le développement durable et la protection de l'environnement ne peuvent être atteints qu'avec la garantie qu'il y ait moins d'hommes sur notre planète. Fondée sur une herméneutique de la suspicion qui blesse profondément la solidarité humaine, cette idéologie a provoqué une alarmante destruction de la famille et, fondamentalement, elle prive la planète de sa plus grande ressource, la personne humaine, qui est au centre du développement durable. »Vendredi, s'adressant au Sommet Rio+20, le cardinal Scherer a dit les choses encore plus nettement (lien vers le texte complet en portugais sur cette page.)
« Le rôle unique et fondamental de la famille (…) mérite ici une mention spéciale, parce que de fait, l'éducation et le développement humain commencent dans la famille, où tous ces principes sont transmis et assimilés par les générations futures, de manière à ce que leurs membres assument leurs responsabilités propres dans la société. »Tous les droits afffimés à Rio – accès à l'eau, à la nourriture, la santé – sont au service de la personne, affirme le cardinal :
« Le risque d'obscurcir cette relation se manifeste de manière particulière dans le domaine du droit à la santé, où l'on observe que la promotion d'une certaine conception de la santé menace profondément la dignité de la personne humaine. Une sentence de mort imposée sur les vies humaines les plus vulnérables – c'est-à-dire, celle qui sont dans le sanctuaire le plus sûr qu'est le sein de leurs mères – ne peut, selon quelque hypothèse que ce soit, être présentée sous la nomenclature des “soins de santé” ou simplement de la “santé”. Cela ne rend pas un véritable service au développement humain authentique ni à sa véritable appréciation ; c'est injustifiable dès lors que le développement, à tous les stades de la vie, est au service de la vie humaine. »Il a achevé son discours avec ces mots : « Que Dieu nous éclaire tous ! »
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Le gouvernement de Dilma Rousseff a été dénoncé hier par des experts de l'ONU qui l'accusent de n'avoir pas agi pour éviter la mort de 200.000 morts par an à l'occasion d'avortements à risque (ces chiffres invraisemblables sont ceux cités par le Jornal do Comercio). C'est à l'occasion de la 51e session du Comité pour l'élimination de la discrimination contre les femmes (CEDAW) a demandé au gouvernement brésilien, mis sur le gril au cours d'une séance de cinq heures, de mettre fin à la pénalisation de l'avortement qui selon ses « experts » est directement responsable de l'hécatombe annoncée.
La Suissesse Patricia Schulz a ainsi déclaré : « Que comptez-vous faire de ce problème politique énorme que vous avez ? » Elle faisait allusion aux actuelles dissensions autour de la question de l'avortement : la nouvelle présidente, Dilma Rousseff, s'est dite personnellement favorable à l'avortement mais a dû, pour se faire élire, s'engager à ne pas le légaliser sous la pression de l'opinion publique, tandis que la nouvelle ministre aux droits des femmes, Eleonora Menicucci, a avoué avoir été formée à pratiquer des avortements et à en avoir subi elle-même deux pendant son passé de terroriste armée en Colombie.
C'est précisément Eleonora Menicucci qui a été envoyée à Genève pour présenter le point de vue du gouvernement brésilien… Elle s'est engagée à ne pas parler de ses opinions personnelles sur le sujet et n'a consacré que deux minutes à répondre aux injonctions de CEDAW sur la légalisation de l'avortement.
Deux hommes, Caros Nogueira de Campos, 27 ans, et Rafael Corrêa Bispo, 26 ans, ont été condamnés respectivement à 14 mois et un an de prison, vendredi au Brésil, pour avoir forcé une femme à avaler trois comprimés de cytotec, molécule interdite dans ce pays en raison de ses effets abortifs. Ils ont également introduit un comprimé de Cytotec dans son vagin pour mieux s'assurer de son action, puis ils l'ont endormie à l'éther avant de s'enfuir.
Ils avaient fait beaucoup de bruit dans son appartement et, les voisins ayant appelé la police, ils avaient été appréhendés en sortant de l'immeuble ; Carlos avait alors tenté de se débarrasser discrètement d'un calibre 38 mais la police s'était aperçue de la manœuvre.
La jeune femme, emmenée immédiatement aux urgences, a subi à temps un lavage de l'estomac et l'avortement n'a donc pas eu lieu. Raison pour laquelle les malfrats n'ont pas écopé de 3 à 10 ans de prison, peine prévue pour l'avortement forcé.
Au fil du procès les deux jeunes hommes ont avoué qu'ils devaient recevoir 2000 Reis pour la commission du crime, sans en révéler le commanditaire ; ils ont seulement fait allusion aux tractations qui avaient eu lieu avec un intermédiaire qui leur avait promis la somme à remettre une fois que le « service » aurait été « achevé ».
Où l'on comprend que le crime organisé sait, lui, au moins, ce qu'est un avortement : la mise à mort d'un être humain. La preuve, c'est que cela peut rapporter gros.
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Un médecin brésilien spécialiste de la fécondation in vitro (FIV) est soupçonné d'avoir triché lors de l'implantation d'embryons en ne respectant pas l'identité des parents. Roger Abdelmassih, actuellement en fuite après avoir été convaincu de 39 viols et agressions sexuelles sur des femmes entre 1995 et 2008, aurait implanté des embryons qui n'avaient aucun lien biologique avec leurs « parents » clients de sa clinique très réputée, et très chère, qui se vantait d'obtenir 50 % de réussite après une FIV chez les femmes de moins de 35 ans.
Parmi leurs clients célèbres : le joueur de football légendaire, Pelé.
C'est la revue Epoca qui révèle cette nouvelle affaire qui frappe un homme de 67 ans déjà condamné l'an dernier à 278 ans de prison pour divers crimes et délits sexuels (les peines s'additionnent, mais le maximum exécutable est de 30 ans) : une enquête du ministère public de la région de São Paulo aurait ainsi permis d'établir que plusieurs des 8.000 bébés « fabriqués » dans la clinique avaient des ADN incompatibles avec au moins un ou deux parents, là où existait une promesse de faire naître des enfants des deux parents, éventuellement malgré une suspicion de l'infertilité du mari.
L'un des couples affectés assure que lorsqu'un doute avait surgi dans l'esprit du mari, qui avait dit lors d'une consultation avoir l'intention de faire vérifier l'ADN de ses jumeaux à naître, le Dr Abdelmassih les avait expulsés de son bureau. La femme assure même que le bon médecin lui a donné, au rendez-vous suivant, deux comprimés à avaler : s'étant sentie mal après le premier, elle n'avait pas avalé le second : il s'est avéré qu'il s'agissait de pilules abortives, qui n'ont pas eu d'effet du fait qu'elle n'avait pas ingéré la dose complète.
Le test ADN après la naissance devait en effet établir que les jumeaux étaient bien de la mère, mais non du père.
L'histoire s'était achevée par une négociation, le médecin acceptant de payer une forte somme pour que le couple fasse une déclaration antidatée établissant qu'il acceptait un don de sperme pour la procédure de FIV. Mais un divorce allait suivre, le père s'occupant seul de ces enfants qui n'étaient pas les siens, parce que la mère avait été « traumatisée » par l'affaire.
D'après Epoca, le taux élevé de réussite des FIV dans la clinique serait lié à ce recours, qui pourrait bien être fréquent, à des embryons étrangers à au moins un membre du couple.
Sources : ici, et BioEdge.
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Un petit air de déjà vu pour ce fait divers sordide brésilien : tout le monde se souvient de l'affaire de la petite fille de Recife, tombée enceinte à 9 ans de jumelles à la suite de viols répétés par son beau-père et dont l'avortement donna lieu à une énorme kabbale contre Mgr Cardoso Sobrinho, l'évêque de Recife qui avait essayé de sauver les trois vies en cause. Aujourd'hui, ce qui se passe à Rio Branco do Sul dans l'Etat du Parana est en quelque sorte à l'opposé de cette histoire-là.
Une jeune fille de 14 ans à peine vient de perdre les jumeaux qu'elle portait parce que sa mère et son beau-père voulaient dissimuler les abus sexuels « constants » dont elle avait été victime depuis l'an dernier. C'est avec le consentement de sa concubine que le « beau-père » passait un jour sur deux avec celle-là, l'autre avec sa fille, en présence de sa sœur qui avait un an de moins à laquelle ledit « beau-père » offrait des jouets, des robes et des souliers pour abuser d'elle aussi.
C'est lorsque la jeune fille a su qu'elle était enceinte de jumeaux et que sa mère l'a découvert que la tragédie a pris un nouveau tournant : c'était samedi dernier. La mère et son concubin l'ont violemment attaquée avec l'intention de la faire avorter : lui en l'asphyxiant, elle en se laissant tomber à genoux de tout son poids sur le ventre de l'adolescente. Celle-ci, voulant sauver sa propre vie et celle de ses enfants, s'était enfuie, réussissant à rejoindre un conseil de tutelle qui l'a conduite auprès de la police pour faire sa déposition.
Un examen médical devait alors révéler que la jeune fille était effectivement enceinte de jumeaux, « mais malheureusement les bébés étaient morts », a déclaré le délégué du conseil de tutelle qui s'est occupé de son cas, Voltaire Garcia. Après une hospitalisation de quelques jours la jeune fille a été conduite vers un abri, alors que la mère et le beau-père ont été arrêtés lundi dernier. D'après un journal local, c'est en apprenant la mort de ses jumeaux que la jeune fille, révoltée, a tout dit sur les agressions dont elle avait été victime.
Pourquoi vous dire ces faits affreux, mais, somme toute, seulement de l'ordre du fait divers ?
Parce que le fait divers est ici révélateur.
Parce qu'ici l'avortement de deux bébés, fussent-ils le fruit d'un abominable abus d'une jeune fille par le concubin de sa mère, n'est pas présentée comme un bien. Parce que la presse a pris fait et cause pour la victime adolescente, mais aussi pour ses jumeaux, personne ne s'avisant de les traiter de « fœtus ». L'acte violent, et en l'occurrence meurtrier, de l'homme et de la femme complices dans l'horreur, apparaît pour ce qu'il est.
L'avortement légal, dans ce cas précis, aurait constitué une solution de facilité pour la mère dénaturée et son concubin – solution qui aurait permis de tout enterrer.
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Une mère de famille brésilienne qui avait obtenu de la justice locale, le 10 février, la permission d'avorter le bébé anencéphale qu'elle portait, à dix semaines de gestation, a décidé finalement de renoncer à cette extrémité et de porter son enfant jusqu'à sa naissance, a-t-elle fait savoir par sa belle-sœur. Un juge du tribunal de justice de São Paulo a en effet suspendu l'autorisation judiciaire et, surtout, l'Eglise brésilienne s'est mobilisée pour supplier la jeune femme au foyer de ne pas donner suite à se première décision.
C'est l'évêque du diocèse de Catanduva, en collaboration avec le curé de Palmares Paulista (près de Rio Preto) dont dépend la jeune femme, qui a convoqué une commission de prêtres pour étudier le cas et tenter de la convaincre de ne pas avorter. Une première intervention du curé, le P. Marcelo Delalibera, n'avait pas réussi à l 'empêcher de saisir la justice dans un premier temps.
L'enfant anencéphale a peu de chances de vivre au-delà de quelques mois. Mais c'est un enfant, comme le souligne ce site d'informations sur la malformation, sensible à son entourage et surtout à l'amour qui lui est donné.
En prenant fait et cause pour le tout-petit l'évêque de Catanduva, dom Octacilio Rodrigues, ainsi que le curé ont voulu montrer ce que représente a violence d'une mise à mort volontaire d'un enfant à naître innocent et exceptionnellement fragile : violence dont la mère est aussi victime puisque c'est elle qui devra vivre, ensuite, avec la conscience d'avoir tué son propre enfant, même si elle croyait le faire pour son bien.
La mobilisation de l'Eglise a un autre motif : au Brésil, le débat sur l'avortement dépénalisé s'est focalisé sur le cas des bébés anencéphales pour justifier les dérogations régulièrement sollicitées devant la justice.
Dans ce contexte, la courageuse décision de la jeune femme de poursuivre sa grossesse si dramatique mérite d'être saluée.
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La presse brésilienne reprend largement cette information portée sur le devant de la scène par l'agence de presse USP : selon une étude réalisée au sein de l'école d'infirmières de Ribeirão Preto, l'avortement entraîne chez une majorité de femmes des problèmes de dépression à différents niveaux, ainsi qu'une baisse de l'estime de soi.
Ce qu'il y a de très intéressant, c'est que l'infirmière en psychiatrie qui a réalisé l'étude au titre de son examen de thèse, Mariana Gondim Mariutti Zeferino, ne semble pas avoir été mue par des considérations religieuses, d'autant qu'elle se place sur le terrain de l'évitement des grossesses non désirées qui ont pour « conséquence » l'avortement provoqué, et sur celui de l'assistance psychologique à prévoir femmes qui se trouvent avoir avorté.
L'étude, réalisée entre août 2008 et septembre 2009 a été réalisée auprès de 120 femmes hospitalisées dans un hôpital public de São Paulo avec un diagnostic d'avortement. Pas moins de 57 % d'entre elles présentaient des signes de dépression, qui selon les cas était légère et de longue durée (33 % des cas), modérée (22 %) ou grave (13 %). 109 femmes, la très grande majorité, donc, présentaient un niveau d'estime de soi de moyen ou bas.
La plupart des femmes soumises à l'étude étaient jeunes, célibataires, dans une relation stable, catholique, ayant peu de loisirs, sans revenus propres, non propriétaires de leur maison mais ayant une résidence fixe depuis plus d'un an, sans problèmes relationnels ou de violence au cours de le grossesse. Mais celles qui eurent des problèmes invoquèrent l'usage de drogues ou l'abus d'alcool au sein de la famille, et l'étude révèle quand même une relation entre la violence familiale et l'avortement provoqué.
Parmi les femmes plus âgées, la plupart se déclarant célibataires mais ayant un partenaire et un travail, des ressources stables, âgées de plus de 40 ans, croyantes, avaient d'autant moins de signes de dépression qu'elles bénéficiaient d'un vrai soutien familial qui augmentait leur « résilience » (« la capacité de traverser des moments difficiles tout en conservant l'espérance et la santé mentale »). Quand elles sont heureuses, « elles aident les autres, racontent plus de blagues et se sentent bien », explique Mariana. « Mais beaucoup d'entre elles ont raconté que lorsqu'elles ressentent de la colère, elles s'isolent, se taisent et pleurent, et vont jusqu'à crier. »
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On ne peut penser qu’une société puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante.
(Benoît XVI, 16 septembre 2006)