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27 septembre, 2020

Donald Trump nomme Amy Coney Barrett à la Cour suprême : elle est catholique, pro-vie et mère de sept enfants

Le président Donald Trump vient d’annoncer officiellement son intention de nommer  le juge catholique pro-vie Amy Coney Barrett  pour pourvoir le siège laissé vacant de la Cour suprême des Etats-Unis par le décès de Ruth Bader Ginsburg le 18 septembre. Il reste au Sénat de confirmer la nomination de cette brillante magistrate de 48 ans, mère de sept enfants. Elle prendra alors la place d’une femme qui a soutenu la culture de mort de toutes ses forces à la Cour suprême depuis 1993, exerçant au demeurant un pouvoir démesuré dans la mesure où cette Cour a outrepassé son droit et son devoir de contrôle de constitutionnalité des lois américaines pour devenir elle-même créatrice de droit.

Dans son discours dans la roseraie de la Maison Blanche, Donald Trump a confirmé ce que divers médias, dont le New York Times et The Hill, annonçaient déjà avec confiance vendredi.

« Je me tiens devant vous aujourd’hui pour remplir l’une de mes plus hautes et plus importantes fonctions », a déclaré le président des Etats-Unis. « C’est vraiment pour moi un moment de grande fierté. »

Trump a salué en Mme Barrett l’« une des plus brillantes et talentueuses juristes de notre nation ».

« C’est une femme qui a connu des réussites sans pareille, à l’intelligence hors pair, aux compétences remarquables », a-t-il déclaré, soulignant également sa fidélité envers la Constitution américaine.

Barrett, mère de sept enfants, dont deux adoptés, sera la première femme pro-vie à la Cour suprême. Elle sera également la seule femme ayant des enfants à exercer la fonction de juge à la Cour suprême.

Sonia Sotomayor, nommée par le président Barack Obama, est divorcée et n’a jamais eu d’enfants, tandis qu’Elena Kagan, également nommée par Obama, ne s’est jamais mariée.

Les enfants et le mari de Barrett étaient dans la Roseraie, assis près de la première dame Melania Trump, lorsque la nomination de Barrett a été annoncée. Maureen Scalia, épouse du regretté juge Antonin Scalia, se trouvait également dans la Roseraie.

Pendant de nombreuses années, Barrett a enseigné le droit à l’université de Notre Dame. Elle est devenue célèbre lorsque la sénatrice californienne Dianne Feinstein l’interrogée sur sa foi catholique lors de son audience de confirmation à la Cour d’appel américaine du septième circuit en 2017.

« Lorsque vous lisez vos discours, la conclusion que l’on en tire est que le dogme vit bruyamment en vous. Et cela est inquiétant quand on aborde de grandes questions pour lesquelles un grand nombre de personnes se battent, depuis des années, dans ce pays », avait lancé la sénatrice.

Ancien clerc du défunt juge vigoureusement conservateur Antonin Scalia, Barrett est largement considérée comme une « originaliste » pro-vie. Les « originalistes » sont les juristes américains qui tiennent que les affirmations de la Constitution américaine doivent être interprétées selon la volonté de ses rédacteurs et de ceux qui étaient en vie au moment de son adoption. Une telle approche aurait empêché par exemple l’utilisation de la Constitution des Etats-Unis pour légaliser le « mariage » des couples homosexuels par l’arrêt Obergefell v. Hodges en 2015, car à l’évidence les auteurs de la Constitution n’y auraient pas été favorables en leur temps.

Amy Coney Barrett a été membre du groupe « Faculty for Life » de Notre-Dame. En 2015, elle a signé une lettre exprimant « la solidarité avec nos sœurs du monde en développement contre ce que le pape François a décrit comme des “formes de colonisation idéologique qui visent à détruire la famille” ». On dit aussi qu’elle a signé une autre lettre publiée par Becket Law critiquant la politique de l’administration Obama en matière de contraception.

Barrett a été violemment attaquée par les démocrates et les médias de gauche avant même que Trump ne l’annonce comme candidate officielle.

Le responsable de la stratégie de la campagne démocrate Dana Houle a tweeté : « J’aimerais savoir quelle agence d’adoption Amy Coney Barrett & son mari ont utilisé pour adopter les deux enfants qu’ils ont fait venir d’Haïti. »

« Voici donc une question : la presse enquête-t-elle sur les détails des adoptions des Barrett en Haïti ? Certaines adoptions en provenance d’Haïti étaient légales. Beaucoup étaient très approximatives. Et si la presse apprenait qu’elles étaient contraires à l’éthique et peut-être même illégales, le signalerait-elle ? Ou pas, parce que cela implique ses enfants », ajoutait-il.

Ces tweets ont été supprimés, mais le sénateur du Missouri Josh Hawley a mis en ligne une capture d’écran avec ce commentaire : « Lisez ceci de la part d’un militant démocrate & d’un membre de l’équipe du Hill. On se demande si #AmyConeyBarrett a adopté *illégalement* ses enfants d’Haïti, peut-être en les arrachant à leurs parents biologiques ! Voilà le jeu que les Démocrates entendent jouer. Rien d’autre que du sectarisme et de la haine. Je vous promets que ça ne se passera pas comme ça. »

Le sénateur de l’Arkansas Tom Cotton a tweeté, « Dégoûtant. La gauche s’en prend maintenant à Amy Coney Barrett pour avoir adopté des enfants. »
Si Amy Coney Barrett siège dans la plus haute cour du pays, Trump aura nommé trois juges sur neuf, les deux autres étant Brett Kavanaugh et Neil Gorsuch.

Trois juges actuels de la Cour suprême sont considérés comme de fervents libéraux : Sotomayor et Kagan, ainsi que Stephen Breyer, qui a été nommé par le président Bill Clinton.

Tous les autres juges ont été nommés par des présidents républicains. Parmi eux, le premier juge John Roberts est considéré comme ayant une voix pivotale, bien qu’il se soit rangé à plusieurs reprises du côté des libéraux, notamment dans l’affaire National Federation of Independent Business v. Sebelius, qui a sauvé le système de santé socialisant Obamacare en 2012.

Certains conservateurs ont également exprimé leur inquiétude quant à l’importance accordée par Brett Kavanaugh à la jurisprudence de la Cour, les fameux « précédents », ce qui laisse supposer qu’il pourrait ne pas annuler la décision de 1973 dans l’affaire Roe contre Wade qui a légalisé l’avortement.
Neil Gorsuch a déçu les conservateurs lorsqu’il a rédigé l’opinion majoritaire dans l’affaire Bostock contre le comté de Clayton au début de cette année, en redéfinissant le terme « sexe » dans la loi sur les droits civils de 1964 pour qu’il ne signifie pas simplement « homme » et « femme » en tant que réalités biologiques, mais aussi « orientation sexuelle » et « identité de genre ».

Josh Hammer du First Liberty Institute a appelé cette décision le  « Roe v. Wade de la liberté religieuse » – c’est en tout cas une décision qu’on aurait pu croire évitable grâce au poids des juges conservateurs.

Le plus dur reste à venir pour Amy Coney Barrett. Evoquant ses prochaines audiences de confirmation, Hammer a tweeté hier : « Cette bataille va faire passer la confirmation de Kavanaugh pour une partie de plaisir. Toute la guerre politique de la gauche que vous verrez se déployer au cours des cinq prochaines semaines visera à protéger le ‘droit’ de supprimer les enfants à naître dans le sein maternel. »

Quoi qu’il arrive, il est déjà remarquable que Donald Trump ait choisi de passer immédiatement à l’acte pour remplir le siège vacant à la Cour suprême, alors qu’il aurait pu, par tactique, décider d’attendre que l’élection présidentielle de début novembre soit passée. Du point de vue de sa campagne cela pouvait se défendre : la perspective d’une nomination déterminante à venir au sein de la Cour suprême aurait pu davantage inciter les électeurs conservateurs ou pro-vie à voter pour Trump. La nomination étant acquise, ce n’est plus une monnaie d’échange.
Mais le choix si manifeste de Donald Trump pour une candidate dont tout hurle qu’elle est opposée à la culture de mort – la carrière, les paroles, les actes – vient témoigner de sa volonté de ne pas laisser la question de la Cour suprême en suspens. C’est le moyen de laisser une marque durable, et positive, dans la vie politique américaine, quel que soit son sort à lui dans cinq semaines. Trump s’est saisi de l’occasion. Il l’a fait à sa manière, forte et entière, ne craignant pas de frapper ni de prendre des risques quand la conjoncture se présente. Un passage en force, diront certains. Mais c’est une force mise au service de la justice – la vraie.


Cet article est largement inspiré de celui de Martin Bürger et Calvin Freiburger pour LifeSiteNews.


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09 février, 2015

Belle victoire pour la vie en Italie : suspension du décret interdisant l'objection de conscience


Le Conseil d'Etat italien a donné partiellement raison au Movimento per la Vita et aux associations des médecins et des gynécologues  catholiques qui avaient fait appel contre un décret régional contre l'objection de conscience en matière de prescription de contraceptifs et de délivrance de certificats attestant d'une demande d'« interruption volontaire de grossesse ». Les associations pro-vie avaient mis en avant le droit des médecins du réseau public de ne pas participer, directement ou indirectement, à l'avortement : ces médecins voulaient continuer de pouvoir refuser la pilule du lendemain ou les dispositifs intra-utérins qui peuvent fonctionner comme des abortifs précoces. La suspension porte sur la signature des attestations de demande d'avortement.

La décision a été rendue publique par le Movimento per la Vita samedi : le Conseil d'Etat a pour partie suspendu le décret qui avait limité l'objection de conscience des médecins, le 12 mai 2014, à la grande satisfaction des pro-avortement qui se plaignent de plus en plus activement en Italie du nombre croissant de médecins objecteurs, notamment dans le Latium. Le décret portait le nom de Nicola Zingaretti, président de la région.

Ce n'est qu'une suspension, et partielle, mais le président du Mouvement italien pour la vie souligne l'importance de cette décision qui « souligne l'importance constitutionnelle de l'objection de conscience ». Carlo Casini a noté que les juges, qui ont agi par « précaution », n'ont pas voulu se prononcer sur le caractère abortif ou non des différentes pilules du lendemain, en se contentant des données fournies par les agences européennes de contrôle des médicaments. Leur hésitation, note Casini, montre « que la documentation fournie par le Mouvement pour la vie a instillé le doute dans le Conseil d'Etat ». Si le caractère potentiellement abortif de la contraception d'urgence peut être démontré, cela ouvrira la voie à un rétablissement complet du droit à l'objection de conscience.

Un autre recours est en attente de jugement devant le tribunal administratif : il concerne le droit des médecins exerçant dans les cliniques de planification familiale d'opposer leur objection de conscience dans les mêmes conditions.

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23 janvier, 2015

Rendez-vous à la Marche pour la vie du 25 janvier



Ce blog est au repos depuis quelques jours, mais pas moi ! L'actualité pro-vie est importante, je reviens bientôt à plein régime.

En attendant, rendez-vous à la Marche pour la vie à Paris, dimanche 25 janvier.

La préfecture de police de Paris ayant refusé le rendez-vous initial Place de La Bastille, les organisateurs ont choisi un nouveau point de rendez vous pour la Marche (le même que l'an dernier) :

13h30 Place Denfert Rochereau
Paris 14ème.

N'oubliez pas le double enjeu de la marche : affirmer le respect dû à la vie de toute vie humaine naissante, mais aussi manifester contre l'euthanasie qui tente, d'une manière ou d'une autre, de faire son entrée dans le droit français.

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08 novembre, 2014

Le cardinal Burke nommé “patron” de l'Ordre de Malte. Et débarqué de la Signature apostolique


Le cardinal en octobre 2013
© Olivier Figueras
Triste jour…

Il est difficile de penser que la mise à l'écart du cardinal Raymond Burke de sa charge à la tête de la Signature apostolique, qui juge en dernière analyse des affaires de nullité de mariage, n'est pas liée aux assauts actuels contre la doctrine du mariage sacramentel.

Que votre Eminence soit remerciée pour tout ce que vous nous avez apporté. Et apporterez encore.

LifeSiteNews propose une pétition pour le lui dire directement : ici.



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07 novembre, 2014

Pologne : des militants pro-vie sommés de rétracter l’affirmation selon laquelle l’avortement tue

Jacek Kotula : troisième à partir de la droite
Deux militants pro-vie polonais, Jacek Kotula et Przemysław Sycz, ont été sommés par la justice de présenter leurs « excuses » pour avoir manifesté devant l’hôpital « Pro-Familia » de Rzeszów, non loin de la frontière sud de la Pologne. Ils étaient poursuivis pour avoir organisé plusieurs manifestations pacifiques devant cet établissement qui, comme son nom ne l’indique pas, pratique des avortements, et ils ont passé les bornes, selon le juge Magdalena Kocój, en affirmant que l’hôpital « tue » des bébés.
Les deux militants, âgés respectivement de 48 et 35, font partie de la Fondation « Droit à la vie » qui manifeste en exposant des images de fœtus avortés, rapporte LifeSite.
L’hôpital Pro-Familia a réagi en saisissant un tribunal civil et un tribunal pénal pour les faire répondre de « diffamation », un délit qui encourt un an de prison en Pologne. Au cours de l’audience civile, Kotula et Sycz ont été accusés de diffuser de fausses informations en disant que l’avortement tue. Selon la partie civile, « mettre fin à une grossesse » n’est pas mettre à mort un enfant à naître : le dire, c’est une « publicité négative » qui a nui aux affaires de l’hôpital.
Le juge civil a suivi cette argumentation et condamné les deux militants pro-vie aux dépens ; Mme Kocój a en outre prescrit à Kotula de présenter des excuses en des termes qu’elle a fixés. « En organisant des piquets et des manifestations en défense des enfants à naître, je diffusais de fausses informations sur le travail de l’hôpital Pro-Familia de Rzeszow. En particulier, j’ai diffusé des informations selon lesquelles les bébés étaient tués dans cet hôpital. »
L’autocritique, ce n’est donc pas fini ?
Les motivations du jugement n’ont pas été divulguées, Magdalena Kocój ayant décidé qu’elles resteraient confidentielles ; elle a également exigé que les images prises au tribunal par la presse ne soient pas divulguées.
En attendant, cela ne fait qu’ajouter au conflit qui fait rage autour de l’hôpital. C’est en janvier dernier que le sénateur Kazimierz Jaworski a tenu une conférence de presse au cours de laquelle une sage-femme de l’hôpital, Agata Rejman, a témoigné en larmes sur les avortements qui s’y pratiquent. Elle devait très vite recevoir des menaces de poursuites de la part de l’hôpital si elle refusait de se rétracter, et notamment de retirer ses propos sur le fait qu’on y « tuait des enfants ».
« Pourquoi ne pouvons-nous pas dire que l’avortement tue ? », a demandé le sénateur Jaworski sur son site internet. « Cela est choquant en soi. Mais pire encore, nous n’avons même pas le droit de savoir pourquoi. C’est pour moi impossible à comprendre. »
Et d’autant plus étrange que la loi polonaise affirme que l’enfant est une personne dès le moment de la conception. Les manuels universitaires de médecine utilisent de manière interchangeable les termes de « fœtus » et d’« enfant ». Prendre la vie d’un fœtus, c’est donc tuer un enfant…
Kotula et Scyz ont décidé de faire appel, et entendent continuer même s’ils font l’objet d’une injonction qui leur interdit d’utiliser les mots « tuer des enfants », que ce soit auprès de l’hôpital ou dans la presse, pendant un an, s’appuyant notamment sur le droit à la liberté d’expression. « La censure est de retour », a affirmé Jacek Kotula : la Pologne est-elle encore libre ?

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22 septembre, 2014

Espagne : la marche pour la vie, un « tsunami » contre le recul de Rajoy sur l'avortement



Des milliers d'Espagnols ont participé à Madrid à la 5e marche pour la vie, alors que le gouvernement Rajoy est en train de revenir sur sa promesse de modifier la loi sur l'avortement qui a fait de « l'interruption volontaire de la grossesse » un « droit » pour les femmes pendant les 12 premières semaines de gestation.

HazteOir a mis en ligne la vidéo ci-dessus, où l'on voit le nombre et la détermination des manifestants, qui délivrent certes un message positif sur la vie mais qui n'oublient pas de dire – c'est une des grandes banderoles officielles de la marche – que l'avortement légal tue 300 enfants par jour en Espagne.

Tout en continuant de réclamer ouvertement la fin de l'avortement légal, avec le slogan « avortement zéro », le mouvement Derecho à Vivir (droit de vivre) met Rajoy devant ses responsabilités en exigeant qu'il n'abandonne pas sa loi de restriction de l'avortement – pour des raisons électorales qui plus est.

« Nous ne sommes pas un électorat captif ! », rappelle Ignacio Arsuaga, l'un des leaders du mouvement. Et de nombreuses banderoles lui font écho : « Rajoy, avec l'avortement il n'y aura pas de vote » – vous n'aurez pas nos voix.

Une soixantaine de rassemblements des Espagnols contre l'avortement avaient lieu dans autant de villes espagnoles, et 17 à l'étranger.

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25 août, 2014

Statistiques : l'avenir est aux “pro-vie” car ils ont plus d'enfants


Une étude de la Northwestern University dans l'Illinois montre que la société américaine rejette de plus en plus l'avortement, et propose comme explication le simple fait que les pro-vie américains ont davantage d'enfants. D'autres « sujets de société » controversés ne sont pas sujets à la même tendance.

L'étude porte sur les GSS (General Social Survey) de 1977 à 2010 qui ont permis de vérifier le fait que les pro-vie ont une fertilité plus élevée.

« Le soutien au droit à l'avortement n'augmente plus après avoir connu une croissance à la suite de Roe v. Wade, et ces dernières années il y a même des indicateurs d'un renversement de tendance en faveur d'attitudes plus conservatrices. Ce revirement total est particulièrement notable parmi les cohortes plus jeunes, et cela est vrai malgré une tendance au gauchissement par rapport à des sujets qui lui sont apparemment liés », ont noté les auteurs. C'est en constatant ce fait qu'ils se sont interrogé sur la variable « famille nombreuse ».

L'examen des données leur a permis d'affirmer que les pro-vie ont en moyenne 27 % d'enfants de plus que ceux qui se disent « pro-choix ».

Mais en outre, les parents pro-vie semblent avoir des chances beaucoup plus élevées de transmettre leurs convictions à leurs enfants, étant donné que l'augmentation des opinions pro-vie chez les jeunes est trop importante pour être attribuée à la seule différence de fertilité – ce qui veut dire que des enfants des « pro-choix » rejettent les opinions de leurs parents. « Ou bien les convictions pro-vie se transmettent plus fidèlement que les convictions pro-choix, ou bien il y a eu un glissement culturel vers des convictions qui sont davantage pro-vie qui se reflètent dans les corrélations parents-enfant », selon les auteurs.

Le fait que les pro-vie ont plus d'enfants représente une augmentation de 5 points, selon l'étude : autrement dit, sans ce facteur, il y aurait d'autant moins de d'opinions pro-vie aux Etats-Unis. Mieux : c'est une tendance qui est elle-même en progression, selon les auteurs. « L'étude plus poussée de cette image indique que non seulement l'attitude par rapport à l'avortement est corrélée à la fertilité, mais proportionnellement – et c'est ce qui compte en matière de changements culturels – l'écart augmente. »

Et ce même si la fertilité a diminué, globalement, pour tous, ces 30 dernières années. Mais si les pro-vie nés avant 1940 ont eu en moyenne 1,2 enfant pour chaque enfant né chez les « pro-choix », cette proportion est passée à 1,5 parmi les parents nés entre 1975 et 1980. Les convictions pro-vie pourraient donc bien profiter davantage de cette réalité démographique dans les années à venir.


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18 août, 2014

Victoire pro-vie en Argentine : volte-face sur les équipes mobiles d'avortement

La mobilisation contre la création, dans la province de Buenos Aires, d'équipes mobiles médicales chargées de procurer l'avortement aux femmes pouvant y prétendre selon les directives imposées à la suite d'une décision de la plus haute juridiction argentine, mais empêchées par l'objection de conscience des équipes médicales, a porté ses fruits. Des évêques ont parlé ; une pétition a été lancée dès l'annonce faite par le ministre provincial de la Santé, Alejandro Collia, le 4 août dernier, recueillant rapidement près de 9.000 signatures.

Ce fut alors la cacophonie. Le gouverneur de la province, Daniel Scoli, publiait une forme de démenti assurant qu'il n'avait jamais été question de créer de telles équipes. Le Dr Alejandro Collia, qui était pourtant à l'origine de l'information, renchérit en diffusant sur son compte twitter un message pour dire que « dans la province de Buenos Aires, aucun hôpital mobile pratiquant l'avortement ne fonctionne ni ne fonctionnera ».

Le même jour, le ministre affirma lors d'une conférence de presse : « Par ma foi je suis contre l'avortement, comme le gouverneur. Sans euphémisme nous sommes contre l'avortement. »

Les groupes pro-vie argentins ne sont pas dupes devant cette volte-face mais se réjouissent de ce revirement à 180 degrés par rapport aux « annonces officielles » de la semaine dernières, qu'ils n'ont pas rêvées.

Un de leurs porte-paroles, Martin Patrito de Argentinos Alerta, vient de faire part de sa satisfaction à ACIPrensa. Il note que le gouverneur Daniel Scioli évoque aujourd'hui une « confusion », mais préfère « appeler les choses par leur nom : des milliers de citoyens se sont mobilisés et ont écrit au gouverneur comme au ministre pour leur exprimer leur opposition à une mesure qui constitue une véritable apologie du délit ». Et qui, précise-t-il, porte atteinte au « droit constitutionnel à l'objection de conscience ».


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14 août, 2014

Saint Maximilien Kolbe, patron du mouvement pro-vie

En ce 14 août, jour de sa fête, rappelons-nous que S. Maximilien Kolbe est mort martyr à Auschwitz pour sauver de la mort un autre homme.

L'homélie de Jean-Paul II à l'occasion de sa canonisation le soulignait ainsi :
Priez pour nous !
«  Le P. Maximilien Kolbe, qui était lui-même un prisonnier du camp de concentration, a revendiqué, sur le lieu de la mort, le droit à la vie d'un homme innocent, l'un des quatre millions. Cet homme (Franciszek Gajowniczek) vit encore et est présent parmi nous. Pour celui-ci, le P. Kolbe a revendiqué le droit à la vie, en se déclarant prêt à mourir à sa place, parce que c'était un père de famille et que sa vie était nécessaire pour les siens. Le P. Maximilien-Marie Kolbe a ainsi réaffirmé le droit exclusif du Créateur sur la vie de l'homme innocent et il a rendu témoignage au Christ et à l'amour. L'apôtre saint Jean écrit, en effet : “À ceci, nous avons connu l'amour : celui-là a donné sa vie pour nous. Et nous devons, nous aussi donner notre vie pour nos frères.” »
C'était un saint qui parlait d'un autre saint. Et il faut rappeler que c'est S. Jean-Paul II qui a choisi de canoniser le P. Maximilien Kolbe comme « martyr », alors qu'il n'avait pas été tué en haine de la foi.

Quoique… Alors que notre siècle avance et que nous voyons de mieux en mieux en quoi la haine de la vie est  haine de Dieu, le choix du P. Kolbe de se dresser face à la barbarie nazie n'apparaît-elle pas de plus en plus clairement comme un acte de fidélité, comme un refus d'être complice avec les puissants qui idolâtrent la puissance ?  Cette idolâtrie, il l'a vaincue par l'arme de son propre sacrifice, par le renoncement et la souffrance acceptée au nom de la charité – mais aussi de la vérité.

Saint Maximilien Kolbe est honoré comme patron du mouvement pro-vie : voir ici et ici.

Qu'il nous protège.

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31 juillet, 2014

Espagne : jugement favorable pour des militantes pro-vie qui interpellent les femmes recherchant un avortement

L’audience provinciale de Badajoz vient de rendre une sentence favorable à plusieurs volontaires d’organisations pro-vie qui avaient été victimes d’insultes et de coups de la part du gérant de l’avortoir devant lequel elles avaient l’habitude de se tenir pour apporter aide et conseil aux femmes venues se faire avorter.
Margarita Cabrer, infatigable conseillère pro-vie
au pied d'une clinique d'avortement
Margarita Cabrer, vice-présidente d’un Cercle d’aide aux femmes enceintes à Badajoz, avait fait
condamner en début d’instance Pablo Luis Cubero, responsable de la clinique Guadiana-Los Arcos pour ces agressions : c’était en mars dernier ; il s’était vu débouter de ses plaintes à l’encontre de la militante pro-vie.
Cette condamnation a été confirmée par le tribunal au niveau provincial qui a refusé de censurer l’action pro-vie des militantes qui, fidèlement, essaient d’entourer les femmes qui pensent résoudre leurs problèmes grâce à la suppression de leur enfant.
« Pour gênante, voire inutile que puisse être le fait de montrer des images, des affiches et des pancartes, en utilisant même le mobilier urbain, afin de faire usage de sa liberté d’expression et d’informer les femmes de l’existence d’autres possibilités de choix, ce fait ne relève pas d’une définition pénale dès lors qu’il  ne s’accompagne pas d’action violente ou contraignante au-delà de ce qui relève du libre exercice du droit à la liberté d’expression et de l’exercice au droit de réunion », affirme le tribunal.
Pour Gador Joya, porte-parole, ce jugement justifie et soutient le « travail pacifique, patient et dévoué de tant de bénévoles qui vouent leur vie à l’aide des femmes enceintes en situation de risque, pour leur apporter les forces nécessaires afin de ne pas considérer l’enfant qu’elles portent comme une charge insupportable ».
« Si les Administrations utilisaient les ressources économiques utilisées pour payer les avortements pour des plans d’aide aux femmes enceintes le drame de l’avortement serait quasiment éliminé. (…) Mais nous assistons à une apathie permanente, spécialement celle d’un gouvernement qui a pourtant la majorité absolue et qui s’est engagé à protéger la vie humaine et à aider la femme enceinte. A ce jour, rien de tout cela n’a été fait, alors que la législature compte déjà deux ans et demi », a-t-elle ajouté.
Gador Joya a convoqué la 5e Marche pour la vie à Madrid et dans toute l’Espagne pour le 21 septembre.

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29 juillet, 2014

La lettre de remerciement d’une femme africaine à Meriam Ibrahim

Je traduis ci-dessous la lettre très émouvante de Obianuju Ekeocha à Meriam Ibrahim, la Soudanaise condamnée à mort pour « apostasie », après sa libération  et son exfiltration qui a été marquée par une première halte au Vatican. Mme Ekeocha est nigériane ; elle vit au Royaume-Uni. Cette scientifique biomédicale a fondé Culture of Life Africa et collabore avec des médias catholiques pour promouvoir la défense de la dignité et du caractère sacré de la vie.
La grande nouvelle de l’arrivée de Meriam Ibrahim m’a procuré tant de joie, tant d’enthousiasme. Les images de cette femme Africaine si gracieuse, si belle, son bébé dans les bras, descendant de l’avion appelaient les regards, spécialement après la douleur et la souffrance innommables qu’elle a vécues dans la prison soudanaise.
Alors j’ai pensé que, par une lettre très simple, je devais poser sur le papier mes réflexions et mes
pensées de gratitude pour cette intrépide fille de l’Afrique dont le monde entier célèbre aujourd’hui la libération.
Au nom de toutes les femmes africaines, je vous remercie, Meriam Ibrahim, pour avoir montré à la face du monde le courage indomptable qui est au cœur de la féminité authentique. Je dis cela parce que votre douleur et votre persécution étaient liées si clairement à votre féminité. Et par conséquent, votre triomphe a été un témoignage des plus puissants pour la vie, pour la maternité, pour le mariage, pour l’amour et pour la foi.
Vous êtes vraiment une image fidèle de la foi et de la vertu, un vrai symbole de la force et de la capacité de faire face. Vous êtes, à mon humble avis, une vraie femme de poids, une femme de poids africaine dont l’histoire remplit mon cœur de courage et d’audace pour ma propre vocation, la défense de notre culture africaine de la vie, du mariage, de la maternité, de la foi et de la famille, peu importe les difficultés, la honte ou la douleur que cela peut me causer.
Car sous le coup d’une persécution intense, vous avez refusé de renier votre foi chrétienne. Sous les menaces des extrémistes, vous êtes restée debout : témoin et martyre.
Dans la souffrance de l’incarcération, vous avez refusé de renier votre mari ou de renoncer à votre mariage.
Entravée par les lourdes chaines de la prison, vous aviez encore assez de force et de fierté pour donner la vie, pour donner naissance.
Sous le coup d’une sentence de mort certaine vous avez eu assez de détermination pour allaiter votre précieux petit bébé.
Par votre puissant exemple, le monde a pu voir la ténacité d’une jeune femme africaine qui, dans les pires conditions, a témoigné héroïquement des vertis de la foi, du mariage, de la maternité. Vos luttes indicibles, ces dernier mois, auront été le rayon lumineux le plus radieux qui a percé les nuages les plus noirs, en apportant la contradiction à un monde moderne qui nous dit que la foi ne signifie rien, que la liberté religieuse n’est pas si importante, que le mariage n’est que ce que nous voulons en faire, que la maternité doit résulter d’un choix afin de la réservé aux périodes qui nous arrangent le mieux, que nos bébés ne doivent naître qu’aux moments qui nous conviennent.
Vous, ma sœur africaine, vous êtes devenue un paratonnerre par rapport aux féministes radicales de notre temps qui répudient et dénigrent chaque vertu que vous incarnez. En votre corps, vous avez subi les marques et les cicatrices du vrai chrétien : comme épouse, mère et martyre. Et ainsi vous nous avez montré ce qu’est une femme autonome et libérée – et je suis heureuse de dire que cela n’a rien à voir avec ce que voudraient nous faire croire les radicaux et les idéologues d’Occident. Ils essaient de nous dire que pour que les femmes africaines deviennent autonomes, il leur faut devenir « sexuellement libérées » : égoïstes, individualistes et férocement autonomes. Mais vous, Meriam, par votre propre exemple, vous nous avez enseigné que la femme africaine libérée est la femme libre de vivre et de pratiquer sa foi, d’aimer son mari, et d’aimer ses enfants, nés ou pas encore nés. Une femme libérée, c’est une femme de foi, une femme pour la famille. C’est cela, la vérité qui doit être proclamée d’un bout à l’autre de l’Afrique.
Aujourd’hui, le monde entier vous regardait alors que vous respiriez l’air léger de la liberté, et que vous avez fait votre première halte, non pas à la Maison Blanche, mais plutôt à la maison de sainte Marthe – Casa Santa Marta – qui est aussi la maison du Saint-Père, le pape François. Au lieu de la poignée de main présidentielle que beaucoup auraient désirée d’abord, vous avez choisi celle du pape. Plutôt que la réception politique, vous avez choisi la bénédiction apostolique pour vous et pour votre famille. Vous avez préféré le pape au POTUS (ndlr : President of the United States of America).
Vous êtes une femme de grande sagesse, de grande force, et l’Afrique vous porte haut, elle vous honore, elle vous célèbre.
Nous sommes dans la joie avec vous et pour vous.
Nous sommes dans la joie parce que vous êtes enfin libre.
Et grâce à notre joie, je prie pour que davantage de femmes – de notre Afrique et de tous les coins du monde – réfléchissent profondément à votre expérience, afin de faire comme vous.
Je prie pour que des femmes de foi se lèvent et portent leur courageux témoignage, s’il le faut jusqu’au martyre.
Je prie pour que les femmes enceintes choisissent la vie pour leurs bébés, à tout prix.
Je prie pour les femmes qui sont épouses et mères pour qu’elles restent fidèles à leurs vœux et à leurs vocations.
Je prie pour qu’au-delà de la joie qui a gagné toute la terre, nous puissions être embellies de ne serait-ce qu’un peu de la vertu héroïque du féminisme authentique de Meriam Ibrahim, purifié et forgé dans le creuset enflammé de la persécution religieuse.
Obianuju Ekeocha,
Fondatrice et responsable de www.cultureoflifeafrica.com.


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23 juillet, 2014

Pérou : des autorités religieuses et politiques signent une charte des “principes non négociables”


L’archevêque de Lima, le cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, a participé avec des responsables d’autres confessions et des groupes politiques péruviens à la signature d’une charte intitulée « Engagement pour le Pérou » où sont énoncées les « valeurs » que chacun s’engage à défendre.
« Il s’agit de défendre la vie, la famille, le mariage, l’éducation et la liberté religieuse, c’est pourquoi je crois que c’est une plateforme constituée par ce que le pape Benoît XVI a appelé les biens et les valeurs non négociables », a déclaré le cardinal.
Les autorités ecclésiales, religieuses et politiques signataires s’engagent à unir leurs forces pour que la communion, le respect mutuel, la solidarité, la justice et le bien commun puissent prévaloir au sein de la nation, en promouvant le droit et le respect de la vie, la liberté religieuse, la défense et la promotion du mariage et de la famille, et le droit à l’éducation.
Cela représente la pensée de 95 % des Péruviens, a assuré le cardinal : tous ceux qui appartiennent aux confessions religieuses dont les responsables ont signé la charte. « C’est évidemment un rejet de l’avortement », a-t-il précisé, et notamment de « l’avortement thérapeutique » que le gouvernement péruvien tente d’imposer par voie règlementaire.
Et d’interpeller le gouvernement :
« C’est à lui de prendre des décisions, nous autres nous sommes dans le domaine des principes et des valeurs, mais c’est le gouvernement qui doit décider : par exemple, abroger ce guide de l’avortement thérapeutique serait un point de départ permettant de dialoguer davantage et savoir ce qui intéresse vraiment le pays. (…) Cette plateforme de défense de la vie, de la famille et de l’éducation a été détruite dans le monde et nous ne pouvons pas suivre ce chemin-là au Pérou. »
Les signataires de la charte, outre le cardinal de Lima et d’autres représentants de l’Eglise catholique, sont le Conseil national évangélique, l’Eglise anglicane, l’Eglise orthodoxe, l’Union des Eglises chrétiennes évangéliques, l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, l’Association islamique et les communautés bouddhiste et baha’ie, et des membres de partis politiques péruviens.
S’agit-il là d’un « dialogue interreligieux » imprudent ou malvenu ? Non : les points mis en avant relèvent de la loi naturelle et constituent le point de départ et la condition de l’organisation juste de toute nation humaine, et la collaboration sur le plan humain en vue de leur mise en œuvre n’implique aucune édulcoration de la foi.
Et avec l’islam ? On sait combien la prudence s’impose dans ce domaine. Le texte affirme le respect de la liberté religieuse : c’est déjà une manière de se garder face au totalitarisme de l’islam qui, lorsqu’il est dominant, punit – et même de mort – toute conversion d’un musulman à une autre religion.
La Charte a été solennellement signée à la Bibliothèque nationale du Pérou : le parchemin est d’ailleurs confié à sa garde et y sera exposée tel un document historique.

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20 juillet, 2014

Cristiano Ronaldo ? Si l'IVG avait été légale, il ne serait pas là !

Et encore une belle histoire pour ce dimanche…

Cristiano Ronaldo, meilleur buteur de la sélection portugaise et attaquant au prestigieux FC Real Madrid aurait pu nejamais naître. Celui que l’on donne comme seul rival sérieux de Lionel Messi dans le panorama du football mondial aurait pu succomber à l’avortement.
C’est ce que vient de révéler Dolores dos Santos, sa mère, dans sa biographie intitulée Mère Courage. Elle vivait dans la pauvreté – presque la misère – sur l’île de Madère et avait déjà trois enfants. Le père ? Absent, la plupart du temps. Il fallait travailler sans relâche pour nourrir sa famille. A l’annonce de sa quatrième grossesse, elle a demandé l’avortement. Son médecin refusa.
Ce n’est pas parce que la méthode choisie alors par Dolores est inefficace – boire de la bière brune jusqu’à n’en plus pouvoir – que l’intention de se débarrasser de cet enfant n’était pas là.
L’avortement à la demande eût-il été légal à l’époque – et il l’est aujourd’hui… – le petit Ronaldo aurait été passé par pertes et profits.
Sa mère a raconté la scène qui a sauvé la vie à son fils à l’auteur de sa biographie.
Préoccupée par les difficultés qui s’annonçaient avec ce nouvel enfant, elle s’était décidée à demander l’avortement. Nerveuse et inquiète, elle ose en parler au médecin.
— D’aucune façon ! Vous n’avez que trente ans, il n’y a aucune raison physique pour laquelle vous ne pouvez pas avoir ce bébé. Vous verrez : ce sera la joie de la maison !
Dolores raconte que ces paroles l’avaient heurtée. La joie de la maison, une bouche qu’elle n’arriverait même pas à nourrir ? C’est une voisine du village qui, connaissant les angoisses de Dolores, lui recommanda sa recette de bonne femme. Après avoir bu la bière chaude, il fallait courir, courir, et le bébé « passerait » tout seul…
Il n’en fut rien. Et c’est alors que Dolores posa la main sur son ventre, et dit : « Si la volonté de Dieu est que cet enfant naisse, qu’il en soit ainsi. » Sa foi avait gagné.
Sachez cependant que si cette histoire vous a ému, vous devriez vous endurcir un peu, cultiver le cynisme. Tous ce qui est pro-vie est à la fois suspect et risible. La preuve ? Voyez comme la raconte PureBreak, site « people » qui joue les arbitres des élégances et de la réflexion, à sa façon…

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“America's got talent” : 12 frères et sœurs séduisent le jury

La belle histoire du dimanche

Merci au site « famille » de MercatorNet, FamilyEdge, pour cette jolie vidéo d'une famille qui s'aime ! Une famille nombreuse : l'âinée a 21 ans, la plus jeune 3. Et ensemble, ils ont constitué un orchestre. Parce qu'ils aiment être ensemble, et ça se voit.

La vidéo montre la participation des douze frères et sœurs à « America's got Talent » où ils livrent une version appalache des Joies quotidiennes, parce qu'après tout ils sont cinq de plus que les von Trapp…

Et leur joie est communicative. Le jury, ébloui, se demande d'où vient toute cette joie et cette harmonie – « Une chose est sûre, leur maman doit être épuisée ! ». Eh bien, la maman, Brenda Willis, semble être plutôt la grande sœur de son aînée. « Super Mom ! », dit celle-ci.

Autant dire que le jury est ébloui, par leur talent, leur énergie, leur allure. « Adorables ! » J'ajouterai : leurs bonnes têtes. Leurs costumes sans vulgarité. La croix et la fleur de lys fièrement portées par l'aînée. Le jury n'aura que compliments pour cette famille rayonnante – cette famille nombreuse où chacun apporte son propre talent et son individualité.





Leur histoire a commencé après la venue dans leur ville américaine d'un spectacle de danse irlandais. La vue de « Riverdance » a convaincu les parents, Brenda et Troy, que c'était là l'activité artistique qu'il fallait aux quatre enfants qu'ils avaient déjà.

A partir de là, rien n'a plus arrêté les enfants. Ils forment leur orchestre familial, chantent, dansent, s'offrent le temps de remporter des titres de lutte ou de natation, ils écrivent, composent… « C'est incroyable, la créativité dont ils font preuve à l'heure de faire la vaisselle ! », commente leur papa. Ils s'installent à Nashville, Tennessee – quand on a l'intention d'être les meilleurs, c'est là qu'il faut être.

Leur histoire fut tragique au départ. Le père de Troy Willis, pasteur, et sa mère, se rendaient en van familial depuis leur domicile au Tennessee vers le Wisconscin quand un morceau de débris tombé d'un camion au chargement mal arrimé – et conduit par un homme qui avait obtenu son permis contre un dessous de table – tomba sur leur voiture, provoquant un incendie qui fit périr six des neuf enfants du couple. C'était en 1994. La famille obtint 100 millions de dollars de dommages, grâce auxquels Troy put prendre sa retraite à 30 ans et s'occuper de faire développer les talents de ses enfants, aux côtés de sa femme qui avait depuis la naissance de son premier décidé d'être mère au foyer.

Troy note que ce destin n'est pas le lot de tous. Mais il souligne : « Nous vivons notre vie à plein. J'espère que les gens qui regardent notre show sauront dépasser le côté cirque et comprendre que si les parents veulent bien investir du temps et de l'énergie et de l'amour au bénéfice de leurs enfants, ils peuvent avoir le même genre de résultats. »

Si on préfère la musique irlandaise – avec des morceaux de danse époustouflants de légèreté et de maîtrise – il y a ceci :



Et leur site – avec une video de leurs talents variés, est par.

J'oubliais de vous dire : les douze enfants Willis ont bénéficié de l'école à la maison.


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19 juillet, 2014

Affaire Bogdan Chazan : le médecin défenseur de la vie s'exprime

LifeSiteNews publie une interview du Dr Bogdan Chazan par Natalie Dueholm. Elle a pu s’entretenir avec celui qui a été sanctionné pour avoir invoqué sa conscience face à l’avortement. Le maire de Varsovie, Hanna Gronkiewicz-Waltz, a annoncé sa révocation comme directeur de l’hôpital de la Sainte-Famille après son refus d’indiquer à une femme enceinte de près de sept mois un médecin qui serait prêt à éliminer son enfant atteint de malformations.
Cette femme de 38 ans, déjà victime de quatre fausses couches, est devenue enceinte pour la 5e fois à la suite d’une fécondation artificielle à la clinique de fertilité Novum de Varsovie, qui n’assure pas le suivi des grossesses. Elle a été orientée vers le Dr Maciej Gawlak de l’hôpital de la Sainte-Famille – celui du Dr Chazan. C’est lors d’une échographie à la fin de la 21e semaine révélant des anormalités que le Dr Gawlak a expliqué à la patiente quelle est la loi polonaise et qu’il l’a renvoyée vers un établissement plus spécialisé, l’Institut de la Mère et de l’Enfant, où de nouveaux tests furent réalisés. Le Dr Gawlak avait demandé à cet Institut d’envisager l’avortement, mais cela fut refusé.
De retour à l’hôpital de la Sainte-Famille, le Dr Gawlak reçut la femme en présence du Pr Chazan. Elle fit une nouvelle demande d’avortement au jour de la fin de la 24e semaine. La loi polonaise laisse une possibilté d’avortement eugénique au-delà de cette date, dans une sorte de « zone grise » où certains médecins assurent qu’un fœtus atteint de malformations n’est pas encore viable.  L’OMS, elle, fixe le début de viabilité à la fin de la 22e semaine.
Le Dr Chazan refusa alors l’avortement pour des motifs de conscience, mais proposa de suivre la femme et son enfant et d’assurer à celui-ci les soins palliatifs.
Le Dr Gawlak renvoyé alors la patiente vers un troisième établissement, l’hôpital Bielański, connu pour pratiquer des avortements : on lui expliqua que les délais étaient dépassés. La femme décida alors de donner naissance à son enfant plutôt que d’obtenir un avortement à l’étranger. C’est dans cet hôpital qu’elle a accouché ; son petit garçon a vécu quelques jours.
Voici ma traduction de l’entretien accordé par le Pr Chazan.
— Dr Chazan, vous avez été lynché par les médias, votre hôpital a été condamné à une amende, et vous avez été renvoyé de votre poste de directeur. Est-il fréquent en Pologne que des médecins soient aussi sévèrement sanctionnés ?
— Pas très souvent. Je dirais même : très rarement. En règle générale, par rapport aux gens comme moi, les choses se règlent dans la discrétion. Par exemple, plus souvent, les grandes sociétés n’embauchent pas de gynécologues qui ne prescrivent pas la contraception. Personne n’évoque ouvertement le recours à l’« objection de conscience ». On cache les choses, on ne laisse pas de traces écrites.
J’ai eu connaissance, par exemple, du cas d’une femme pro-vie très connue à qui l’on a refusé un cursus post-doctorat. Récemment, l’un des candidats au poste de directeur du service de gynécologie à l’Université médicale a été interrogé pour savoir qu’il avait signé la Déclaration de Foi et Conscience (NDLR : il s’agit d’une lettre ouverte signée plus de 3.000 médecins polonais exprimant leur hostilité à l’avortement et s’engageant à ne pas prescrire de contraceptifs). Ayant répondu par l’affirmative, il n’a pas obtenu le poste. Il y a peut-être d’autres circonstances, mais je n’en ai pas connaissance.
Votre hôpital a été puni d’une amende parce que vous êtes accusé d’avoir abusé de la clause de conscience en refusant d’orienter une patiente vers un médecin avorteur. Un médecin polonais peut-il véritablement refuser toute collaboration avec l’avortement ?
— Très simplement, non. Et en particulier, il ne peut le faire de manière ostentatoire, ainsi que je l’ai fait.
— Ostentatoire ?
— Je parle ici d’une situation où le médecin, de manière claire et ferme, refuse d’orienter une patiente vers un autre médecin ou un autre établissement en vue d’obtenir un avortement. Le plus souvent, les médecins se contentent d’invoquer la clause de conscience pour refuser de pratiquer l’avortement. Il faut rappeler qu’en Pologne, si l’on se réfère aux statistiques, chaque année « seulement » deux avortements sont pratiqués par service de gynécologie. La plupart des médecins – une majorité significative des gynécologues – ne pratiquent pas l’avortement dans les hôpitaux, ni dans leur cabinet privé. La plupart des médecins refusent pour des raisons morales.
— Pourquoi l’hôpital s’est-il vu infliger une amende de 17.000 euros ?
— Il s’agit d’une mesure punitive. Peut-être la meilleure façon d’éviter ce genre de problèmes à l’avenir consisterait-elle à signer des contrats avec le Fonds national de santé (FNS) gouvernemental qui exclueraient explicitement les procédures d’avortement. Mais le FNS serait-il d’accord ? J’estime que tant que restera en vigueur la loi actuelle qui permet les avortements eugéniques, seuls les établissements médicaux assurant le diagnostic prénatal « devraient » pratiquer des avortements. Bien évidemment, toutefois, je suis opposé à l’avortement n’importe où et pour n’importe quelle raison.
— Vous avez été révoqué à la suite d’une inspection menée par la ville Varsovie. Pouvez-vous commenter cette décision ?
— C’est une sanction douloureuse et injuste. Depuis que j’ai pris la direction, l’hôpital s’est développé, agrandi et modernisé, et les relations médecin-patient se sont améliorées. L’hôpital a gagné en popularité dans l’ensemble de Varsovie.
Je dois préciser cependant que techniquement, je n’ai pas encore été licencié. Le maire de Varsovie n’a fait qu’annoncer mon renvoi.
— Selon le rapport de la ville de Varsovie, la patiente a demandé l’avortement alors que la 24e semaine de grossesse était déjà révolue. Vous auriez pu refuser en lui indiquant simplement  que ce délai étant passé, l’avortement n’était plus légal. Au lieu de quoi vous avez refusé en vous fondant sur votre conscience. Pourquoi avez-vous choisi cette voie ?
— Je dois préciser qu’il n’est pas exact de dire qu’en Pologne, l’avortement est illégal au-delà de  la 24e semaine. Aucun règlement ne fixe le nombre de semaines au-delà duquel l’avortement ne serait plus possible. Cela est à la discrétion du médecin.
Lorsque – ainsi que me l’avait demandé la patients – j’ai exprimé par écrit mon refus basé sur l’objection de conscience, j’ai écrit honnêtement la raison pour laquelle je n’étais pas d’accord pour qu’un avortement soit pratiqué dans mon hôpital. J’ai également déclaré à la télévision que je ne pouvais imaginer que des avortements aient lieu à l’hôpital de la Sainte-Famille, à moins de lui donner un nouveau nom : l’hôpital Felix-Dzerzhinsky, en hommage à l’odieux meurtrier de la NKVD. (NDLR : Dzerzhinsky, qui sévissait dans la police secrète soviétique d’avant le KGB, est né en Pologne.)
— Selon le même rapport, deux autres hôpitaux ont refusé l’avortement à cette femme. L’un des refus était même antérieur au vôtre. Savez-vous si ces établissements vont subir des inspections publiques ?
— Oui, probablement. Nous aimerions savoir ce qui s’y est passé. Mais dans ces hôpitaux, personne n’a exprimé son refus par écrit. Tout s’est passé oralement. Il n’y a aucune trace de ces refus dans le dossier médical de la patiente.
— Le bébé que vous avez refusé d’avorter, et qui avait été conçu in vitro, était malade et présentait des malformations…
— Au cours d’une échographie et des IRM pratiquées à l’Institut de la Mère et de l’Enfant (ce n’est pas mon hôpital) les problèmes de l’enfant ne paraissaient pas si graves. Une opération semblait possible. Cependant, selon le Pr Dębski, la situation du bébé s’est révélée être plus grave à la naissance : en réalité, il ne pourrait pas vivre.
— Ce médecin, le Dr Romuald Dębski de l’hôpital Bielański, a décrit le visage du bébé à la télévision, avec des détails insupportables. L’avocat de la femme a dit que l’enfant n’aurait jamais dû naître. Quel est votre commentaire par rapport à cette discrimination à l’égard des bébés-éprouvette ?
— Il est bien triste que mon confrère ait montré ait fait preuve d’une telle cruauté à l’égard de cet enfant, en violation de sa dignité et de son humanité. Nous ne devrions pas traiter les personnes en fonction de leur aspect. Plus tard, le Dr Dębski, et moi aussi d’ailleurs, n’aurons pas non plus un aspect très engageant, nous pourrions même être horribles à voir. Je n’aimerais pas que les gens se détournent de moi. « Traitez les autres comme vous aimeriez qu’ils vous traitent. » C’est une bonne règle.
— De nombreuses études montrent que les enfants conçus in vitro ont plus de risques de présenter des défauts.
— Oui c’est vrai, et cela mérite d’être redit : les enfants conçus in vitro ont plus de risques de présenter des défauts. Mais cela ne signifie pas que nous ne devons pas aimer ces enfants. Ils méritent notre amour. Ils sont aimés de Dieu.
Soit dit en passant : je crains que ce type de « spectacle » réalisé par le Dr Dębski à la télévision n’augmente la peur des femmes d’avoir des enfants. Je crains aussi que cela n’augmente le degré de perfectionnisme déjà recherché par certaines femmes qui envisagent de devenir mères.
— Quels sont vos projets pour l’avenir ?
— Peut-être resterai-je à mon poste de directeur de l’hôpital de la Sainte-Famille. Peut-être Mme le maire de Varsovie reviendra-t-elle sur sa décision. Sinon, je pourrai toujours travailler à l’Université, à la Commission de la population du gouvernement (Rządowa Rada Ludnościowa), au Comité de la science démographique, ou à MaterCare International… Je peux également continuer mon travail de bénévole à Isiolo au Kenya. Si j’en ai le temps, et que Dieu me prête vie et force…

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