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26 mars, 2020

A Fatima, 22 pays se sont consacrés au Sacré Cœur et au Cœur Immaculé de Marie

Vingt-deux nations se sont consacrées au Sacré Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie le 25 mars au soir, après la récitation du chapelet, dans la basilique de Notre Dame du Rosaire à Fatima, alors que l'Espagne souffre particulièrement du coronavirus.

La vidéo de l'événement est ici.

La consécration a été faite, avec beaucoup d'émotion, par le cardinal de Leiria-Fatima, don Antonio Marto, au nom de du Portugal et de l'Espagne. Les conférences épiscopales des pays suivants s'y étaient officiellement associées : Albanie, Bolivie, Colombie, Costa Rica, Cuba, Slovaquie,Guatemala, Hongrie, Inde, Mexique, Moldavie, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Pologne, Kenya, République Dominicaine, Roumanie et Timor oriental. Le cardinal a aussi évoqué les innombrables clercs et laïcs qui se sont manifestés pour annoncer qu'ils s'associaient à la démarche.

Celle-ci était consécutive à une pétition de fidèles portugais présentée le 19 mars aux évêques du Portugal, qui y ont répondu favorablement dès le lendemain.

En Irlande, le cardinal Eamon Martin, archevêque d'Armagh, a lui aussi consacré son pays à Jésus par le Cœur Immaculé de Marie, à l'heure de l'Angelus de midi en la fête de l'Annonciation. Dans sa belle prière, il a demandé à Marie d'aider son peuple à faire la volonté de Dieu et de le conduire à Jésus. Le cardinal Martin a écrit dans un tweet que ce fut « l'un des moments les plus émouvants de son sacerdoce ».

Voici le texte français de la consécration à Notre Dame de Fatima, tel qu'il a été mis en ligne par le site du sanctuaire de Fatima.

*

Consécration de l’Église du Portugal et d’Espagneau Sacré Coeur de Jésus et au Coeur Immaculé de Marie 
Sanctuaire de Fatima, Basilique de Notre-Dame du Rosaire, 25 mars 2020 


Cœur de Jésus Christ, médecin des âmes, Fils aimé et visage de la miséricorde du Père, l’Église, pèlerine sur la terre, au Portugal et en Espagne, nations qui sont les Tiennes, regarde vers Ton côté ouvert, sa source de salut, et te supplie : 

– en cette heure particulière de souffrance, assiste Ton Église, inspire les gouvernants des nations, écoute les pauvres et les affligés, élève les humbles et les opprimés, guéris les malades et les pécheurs, relève les abattus et les déprimés, libère les captifs et les prisonniers, et délivre-nous de la pandémie qui nous touche. 

Cœur de Jésus Christ, médecin des âmes, élevé en haut de la Croix et touché par les doigts du disciple dans l’intimité du cénacle, lÉglise, pèlerine sur la terre, au Portugal et en Espagne, nations qui sont les Tiennes, Te contemple comme image du Père qui embrasse l’humanité, ce geste que nous voulons partager, dans l’Esprit de l’Amour,
les uns avec les autres selon Ton commandement au lavement des pieds, et supplie : 
– en cette heure particulière de souffrance, soutiens les enfants, les anciens et les plus vulnérables, réconforte les médecins, les infirmiers, les professionnels de santé et les bénévoles soignants, rapproche les familles et renforce-nous dans la citoyenneté et la solidarité, sois la lumière des mourants, accueille dans Ton royaume les défunts, éloigne de nous tout mal et délivre-nous de la pandémie qui nous touche. 

Cœur de Jésus Christ, médecin des âmes et Fils de la Vierge Sainte Marie, par le Cœur de Ta Mère,à qui se donne l’Église, pèlerine sur la terre, au Portugal et en Espagne, Ses nations depuis des siècles, et tant d’autres pays, accepte la consécration de Ton Église à Ton Cœur Sacré. L’Église s’abandonne au soin du Cœur Immaculé deMarie, configuré par la lumière de Ta Pâque et ici révélé à trois enfants comme le refuge et le chemin qui conduit à Ton cœur. Que la Vierge Marie, la Sainte Dame du Rosaire de Fatima, sois la Santé des Malades et le Refuge de Tes disciples engendrés au pied de la Croix de Ton amour. Que le Cœur Immaculé de Marie, à qui nous nous remettons, dise avec nous : 
– en cette heure particulière de souffrance, accueille ceux qui périssent, redonne du souffle à ceux qui se consacrent à Toi et renouvelle l’univers et l’humanité. 

Amen.




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24 mars, 2020

Consécration du Portugal et de l'Espagne au Cœur Immaculé de Marie par les évêques : une initiative de laïcs !

Si les évêques du Portugal ont décidé unanimement de renouveler la consécration de leur pays au Sacré Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie à la suite d'une pétition de laïcs lancée le 19 mars dernier. Elle porte d'abord la signature d'un médecin anesthésiste, João Duarte Bleck, et de trois membres de sa famille. Puis viennent plusieurs membres de la famille de Bragance, à commencer par le prétendant au trône du Portugal, Dom Duarte de Bragança et son épouse Dona Isabel, ainsi que leurs trois enfants.

1.550 autres laïcs – parmi eux, beaucoup de grands noms de l'histoire du Portugal – ont signé l'appel avant sa remise au cardinal-patriarche de Lisbonne, près de 4.000 nouvelles signatures étant ajoutées par la suite.

Dès le 20 mars dans l'après-midi, un communiqué de la conférence épiscopale portugaise annonçait que la consécration aurait bien lieu. Ce sera le 25 mars à Fatima, et à ce jour la conférence des évêques d'Espagne a demandé à être associée à l'événement. Les conférences épiscopales du monde entier ont été invitées par les évêques portugais à faire de même. Aucune trace, pour le moment, de demandes en ce sens. Il est encore temps !

Le site officiel du Sanctuaire de Fatima souligne que l'initiative des évêques portugais est bien le résultat de la pétition. On constate que la réponse est venue en un jour, le président de la conférence épiscopale ayant dans l'intervalle consulté l'ensemble des évêques du pays et obtenu leur réponse positive.

Le texte de la pétition insiste sur l'urgence de la situation, soulignant non seulement les maux du coronavirus mais encore toutes les misères qui s'y associent déjà, depuis l'isolement jusqu'au chômage « à des niveaux jamais vus » : « Une plaie qui n'est pas sans en rappeler d'autres infligées 
au peuple d'Egypte aux temps bibliques ou, au XXe siècle, le temps des deux guerres mondiales ! »

L'appel affirme que même si le Portugal s'est « davantage sécularisé dans les temps modernes et qu'il est très oublieux de sa foi catholique multi-séculaire, il a gardé une relation très particulière, de grande affection et de grande dévotion pour la Très Sainte Vierge Marie, Notre Dame et Notre Reine » « Il suffit de voir les multitudes de gens anonymes qui encore aujourd'hui, affluent vers les sanctuaires mariaux qui parsèment le pays », poursuit l'appel. Et d'ajouter qu'il n'est pas nécessaire de rappeler, parce que le cardinal les connaît déjà, « le contenu du message et des véhémentes exhortations » laissées par Notre Dame au Portugal.

En clair : prière et pénitence…


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23 mars, 2020

Consécration au Cœur Immaculé de Marie : les évêques du Portugal appellent tous les épiscopats du monde à se joindre à leur initiative

Face à la crise du coronavirus, l’Église du Portugal renouvellera sa consécration au Sacré-Coeur de Jésus et au Coeur Immaculé de Marie le 25 mars, à la fin du chapelet de 18 h 30 (19 h 30 heure de Paris). L’annonce de cette initiative des évêques du Portugal, samedi, a été suivie de la demande des évêques d’Espagne de pouvoir se joindre à cette démarche. Ce que voyant, l’épiscopat portugais a proposé aux conférences épiscopales du monde entier de se joindre à ce « geste de dévotion ».
La prière de consécration sera prononcée par le Cardinal António Marto, évêque de Leiria-Fatima.

Elle aura lieu dans la basilique de Notre-Dame du Rosaire de à l’occasion de la solennité de l'Annonciation du Seigneur. La cérémonie sera retransmise en direct sur la page en ligne du Sanctuaire de Fatima, et, au Portugal, à la télévision, à la radio et sur les plateformes numériques d'inspiration chrétienne.

« Tous les diocèses seront unis dans la prière du Rosaire aux intentions du monde entier et en particulier du Portugal, dans cette situation dramatique que nous traversons à cause du coronavirus Covid-19 », affirme un communiqué du Conseil permanent de la Conférence épiscopale portugaise (CEP).

Le 20 octobre 2019, les évêques du Portugal ont consacré l'Église catholique au Sacré-Cœur de Jésus, à Fatima, lors de la messe de clôture de l'année missionnaire, au sanctuaire de Fatima, marquant également les 175 ans de l'Apostolat de la Prière au Portugal.

Le site du Sanctuaire rappelle que la première consécration du Portugal au Cœur Immaculé de Marie eut lieu le 13 mai 1931, huit mois après la reconnaissance officielle des apparitions par l'évêque de Leira, au terme du premier pèlerinage national de l'épiscopat portugais à Fatima. Avant la consécration, le Cardinal-Patriarche D. Manuel Gonçalves Cerejeira, avait déclaré :

« Les évêques du Portugal, vos pasteurs, sont réunis ici aujourd'hui pour remercier Notre-Dame de Fatima de la visite qu’elle a daigné faire sur notre terre. Pour que la cérémonie d’action de grâce soit complète, ils consacreront leur travail et le destin du Portugal au Cœur Immaculé de Marie. Cette consécration est le complément de la consécration nationale au Sacré-Cœur de Jésus, faite il y a trois ans par l'épiscopat portugais. En descendant à Fatima, la Vierge a fait de ce lieu le nouveau Bethléem portugais. Si à Bethléhem la Vierge a donné au monde Jésus, Jésus qui est la Vérité, la Vie, le Pardon et la Paix, en descendant à Fatima, elle nous a fait en quelque sorte un nouveau don de son fils.  
« Fatima est devenue le sanctuaire national d'où elle répète à tous les peuples : faites tout ce que mon Fils vous dira. Mère de Dieu, nous avons reçu Jésus seulement par vos mains. »

A la fin de ce discours, le cardinal prononçait la prière de consécration. Plus tard, en octobre 1942, l'année où l'on a célébré le 25e anniversaire des apparitions, le pape Pie XII a consacré le monde au Cœur Immaculé de Marie par un message radio.

Evoquant la cérémonie de mercredi prochain, 25 mars, le site du sanctuaire poursuit :
 « Le Cœur de Marie s'est présenté à Lucie dès le début, dès la deuxième apparition, comme un refuge et un chemin qui mène à Dieu. De nouveau, en juillet, après la vision de l'enfer, elle l’a réaffirmé en proposant la consécration à son Cœur Immaculé comme moyen de conversion et de réparation. La dévotion au Cœur de Marie devient, surtout avec la demande de consécration de la Russie et tout ce qu’elle allait symboliser, une expression de la présence de Dieu qui accompagne le drame de l'histoire humaine, invitant les croyants à une autre vision de l’histoire, projetée sur une dimension eschatologique. À Pontevedra et à Tuy, dans les visions qui clôturent l'événement de Fatima, l'appel à la consécration a été renouvelé, avec la communion réparatrice des premiers samedis qui lui est associée. »

AciDigital annonçait il y a quelques heures que les évêques du Portugal accueilleront volontiers les demandes des autres conférences épiscopales du monde en vue de se joindre à la consécration de mercredi.

Les demandes devront être faites par les présidents des conférences épiscopales ou par les secrétaires de celles-ci, au nom des présidents. Elles doivent être adressées à Dom Manuel José Macário do Nascimento Clemente, cardinal-patriarche de Lisbonne, ou au secrétaire général de la conférence des évêques du Portugal, le P. Manuel Joaquim Gomes Barbosa, à cette adresse mail :

cep.sgeral@ecclesia.pt. Le numéro de téléphone est précisé par AciDigital.

Le cardinal-patriarche de Lisbonne et le cardinal de Leiria-Fatima ne sont pas particulièrement réputés pour leur orthodoxie. Mais les circonstances réveillent décidément beaucoup de sentiments catholiques !


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06 février, 2020

Le cardinal Marto de Fatima vante la réception de la communion de divorcés “remariés”. Et l'exemple très médiatique de Rosalia et Gastão


Dans un article publié en janvier par le quotidien portugais Jornal de Noticias, le cardinal Antonio dos Santos Marto de Leiria-Fatima a officiellement annoncé que deux couples divorcés et « remariés » et une femme divorcée et « remariée » ont été autorisés à recevoir la sainte communion dans son diocèse, « comme n’importe quel catholique ».

Trois autres couples y suivent actuellement un « chemin de discernement » qui leur permettra de recevoir les sacrements après qu’ils auront montré qu’« ils ont une bonne relation foi avec Dieu ».

Le tout premier couple à avoir obtenu une telle autorisation officielle de recevoir la communion avec l'approbation du Cardinal Antonio Marto de Leiria-Fatima, au Portugal, a récemment été identifié et interviewé par un média portugais (merci au Forum catholique qui a signalé cette information).
Il s'agit d'une ancienne catéchiste et d'un homme divorcé, mariés civilement depuis dix ans. Ils sont autorisés à recevoir les sacrements depuis mai 2019 après avoir suivi un « parcours de discernement » organisé par le diocèse de Leiria-Fatima.

Ce « parcours » y a été mis en place dans le sillage d'Amoris laetitia qui ouvre la porte à la communion pour les divorcés engagés dans une nouvelle union alors que leur mariage religieux était valide.

Les noms de Rosalia Rodrigues et de Gastão Crespo ont été révélés mardi dans le tabloïd Correio da Manhã, reconnaissable par ses « unes » criardes et sa préférence pour le sensationnel. La page consacrée à l’affaire rapporte les propos du couple et y ajoute une courte interview accordée par le cardinal Marto. Le pape François l’a nommé cardinal en juin 2018, quelques jours seulement après que Marto eut publié, le 31 mai 2018, une « Note pastorale » donnant « des orientations pastorales en vue d'une meilleure intégration ecclésiale des fidèles divorcés vivant dans une nouvelle union ».

Il est remarquable que cette histoire ait été rendue publique à peu près au même moment où la presse argentine racontait comment le nouveau président de l'Argentine, Alberto Fernandez, a reçu la communion avec sa deuxième maîtresse officielle, Fabiola Yañez, bien qu'il soit divorcé et qu'il travaille activement à la légalisation de l'avortement dans son pays.

Par ailleurs, on retiendra le symbolisme de la date où pour la première fois, Rosalia, 39 ans, et Gastão, 47 ans, de Leiria, ont pu recevoir la communion en tant que couple divorcé et « remarié » : le 13 mai 2019. C’est à-dire la fête de Notre-Dame de Fatima… Depuis lors, ils se disent « en paix» et se sentent à nouveau acceptés comme « enfants de Dieu».

« Nous sommes passés d'un cœur blessé à un cœur en paix. Merci, pape François », a déclaré Rosalia au Correio.

Tous deux étaient catholiques pratiquants et engagés avant d’officialiser leur union adultère par un mariage civil. Selon le Correio, ils se sont mariés civilement il y a dix ans et se sont vus dès lors obligés de « limiter leur participation à l'Eglise », comme ils disent.

« C'était douloureux », confie Rosalia. « C'était comme une grande blessure. J'étais catéchiste et ministre de la communion. Je me suis rendue compte, au moment où je me mariais, que je serais en état d'adultère. » Et Gastão d’ajouter : « Nous n'avons plus jamais reçu la communion. Cela n'avait pas de sens en état de péché. Je reste marié aux yeux de l'Église et nous avions accepté cette conséquence. »

Ce n'est que lorsque le diocèse de Leiria-Fatima, citant explicitement l'exhortation apostolique du pape François, Amoris laetitia, a ouvert des sessions spéciales pour les catholiques divorcés et « remariés » qu'« une lumière a commencé à briller dans la vie de Rosalia et Gastão », raconte le Correio. Ils ont suivi les sessions mises en place par la note pastorale de « Don Antonio », qui suivent explicitement l'orientation donnée par Amoris laetitia. La note cite également comme source les orientations des évêques du Grand Buenos Aires, « approuvées comme magistère authentique par une lettre du Pape », et celles des évêques d'Allemagne, de Malte et d'Émilie-Romagne en Italie. Selon toutes ces directives, Amoris laetitia permet dans certaines conditions de donner les sacrements aux couples divorcés et « remariés » qui demeurent dans leur union illicite bien que leur mariage religieux n'ait pas été jugé nul par un tribunal ecclésiastique.

Le cardinal Marto a répondu à la question du journal populaire de savoir pourquoi il « a décidé d'adopter la vision du pape pour la famille ».

« On n’avait pas encore trouvé pour les conjoints divorcés de voie qui permette de les réintégrer dans la vie de l'Église et de la communauté chrétienne, ce qui, dans ce cas, peut conduire à la pleine réintégration de la réception des sacrements. Personne ne peut rester condamné pour toujours, c'est ce que le Pape a dit », a-t-il répondu.

« L'Eglise doit-elle s'adapter à son temps ? », lui demande le journaliste. « Oui. Elle doit accueillir ces familles, mais ce n'est pas seulement l'affaire des prêtres et des évêques, les communautés doivent en faire autant », a déclaré le cardinal Marto.

Il a présenté officiellement la mise en œuvre de son « chemin de discernement » lorsqu'il a inauguré un nouveau Centre de soutien aux famillese (Centro de Apoio a Familia », CAF) le 10 janvier dernier au séminaire diocésain de Leiria. Ce centre s'adresse aux familles en crise avec une équipe de 21 bénévoles qui leur apporteront un soutien psychologique, médical, juridique et spirituel gratuit.

« La famille est le meilleur et le plus précieux patrimoine immatériel de l'humanité », a déclaré le cardinal Marto. Selon le Jornal de Noticias qui a rendu compte de la cérémonie d'inauguration, le CAF tentera d'aider les couples à rester ensemble, mais il entend aussi « aider les futurs couples divorcés à suivre également ce processus » de discernement.

En juin dernier, un reportage sur Rosalia Rodrigues et Gastão Crespo, complété par une photo de famille qui les montre avec le fils de Gastão par son mariage catholique et les trois petits garçons de cette famille recomposée, tout sourires, a été publié par le journal de leur paroisse, puis repris et republié par le bureau de communication du diocèse de Leiria-Fatima. Titre : « Un témoignage de vie. »

Rosalia et Gastão y expliquaient que malgré leur union civile, ils ne manquaient jamais la messe du dimanche. Ils avaient pris soin de faire baptiser leurs trois garçons en veillant aussi à ce qu’ils soient instruits de leur foi. A moins de se séparer ou de s’engager à vivre comme frère et sœur, la loi de l’Eglise leur interdisait (et leur interdit en réalité toujours) de recevoir les sacrements.

 Si le cardinal Marto n'avait pas institué son « chemin de discernement », les choses en seraient restées là. C'est l'existence de ce "chemin" qui les a conduits à décider de prendre des mesures pour recevoir les sacrements. Lourde responsabilité pour le cardinal…

L'article de juin 2018 – sans doute déjà écrit lorsque Rosalia et Gastão ont pu accéder à la communion –, précisait par ailleurs qu’ils avaient « accepté » pendant leur parcours de devenir catéchistes et de rejoindre leur commission paroissiale.

Ils y racontaient également qu'ils s'étaient rencontrés quelque temps après le divorce de Gastão en 2006 : « Nous sommes tombés amoureux de manière responsable et c'est en pleine conscience des conséquences religieuses de notre union que nous avons décidé de nous marier civilement en 2009 », affirmaient-ils sans broncher.

Rosalia était alors assistante sociale et catéchiste paroissiale à plein temps à Santarém (lieu d'un très beau miracle eucharistique au XIIIe siècle). Gastão était également catéchiste, et engagé dans l'Église. Il s’était marié en 1998 et avait eu un fils. Il dit avoir « essayé par tous les moyens possibles » de se réconcilier avec sa femme, mais sans succès. Il a également déclaré que son mariage était « conscient et responsable » pour lui et sa femme et qu'il était donc valide : « Il n'y avait pas de place pour une procédure de nullité. » En plus de s'occuper de leur fils, Gastão dit qu'il a maintenu une « relation cordiale » avec la mère du garçon.

Le « chemin du discernement » a conduit Rosalia et Gastão à participer à des séances de deux heures toutes les quinzaines pendant six mois. « A la fin de ce magnifique chemin, nous nous sentons appelés à la vocation matrimoniale et à être encore plus proches de Dieu, même sans être unis par le sacrement du mariage », disent-ils.

Oui, vous avez bien lu : appelés dans l'Eglise à la vocation matrimoniale sans union sacramentelle.

Ils espèrent être « un exemple » pour d'autres couples vivant une seconde union.

Parce que le « mariage » sans mariage c’est quand même chouette et joyeux, selon Amoris laetitia !


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10 février, 2016

Portugal : la gauche abroge les récentes restrictions à l’avortement et légalise l’adoption homosexuelle ; Cavaco Silva signera-t-il ?

C’est une manière de mettre Anibal Cavaco Silva au pied du mur. Le Parlement portugais a voté ce mercredi après-midi l’abrogation des légères restrictions apportées à l’avortement légalisé lors de la précédente législature par les sociaux-démocrates et les chrétiens-démocrates. Le même jour – c’était prévu – il a légalisé l’adoption par les couples homosexuels, complétant ainsi la loi instituant le « mariage » homosexuel en vigueur depuis 2010. Le président du Portugal n’a désormais plus le choix : il va devoir signer ces textes auxquels il avait opposé son veto le 25 janvier dernier. La nouvelle majorité de gauche au Parlement a manœuvré pour prendre sa revanche.
Les deux textes en question avaient été votés sous une forme identique le 18 décembre dernier. Cavaco Silva avait décidé de ne pas les signer, s’en expliquant dans une lettre adressée au Parlement. Pour ce qui est de l’adoption homosexuelle, il expliquait que la question avait été amplement débattue et réglée lors de la légalisation du « mariage » gay (lui-même légalisé par une très courte majorité). Sur l’avortement, il soulignait que les textes abrogés offrent une meilleure « information » à la femme et que le retour au régime antérieur constitue donc une régression.
Le courage et la cohérence de Cavaco Silva n’étaient pas encore véritablement mises à l’épreuve. En revotant les deux textes dans les mêmes termes – avec l’apport de quelques voix du centre droit – le Parlement contraint le président de signer malgré son désaccord personnel, et ce dans un délai de huit jours. C’est à quelques semaines du terme de son mandat présidentiel, le 9 mars prochain. Préférera-t-il se démettre plutôt que de signer ? Rien ne le laisse prévoir.
Et surtout pas son histoire passée. Personnellement opposé au « mariage » gay, Cavaco avait promulgué le texte qui le légalisait en prétextant le contexte de la crise de la dette – et quelques jours seulement après la visite de Benoît XVI qui avait clairement dénoncé le « mariage » des couples de même sexe. Y a-t-il eu des pressions sur le président ? On imagine difficilement le contraire. En tout cas, dans ce Portugal resté attaché à la foi catholique et par ailleurs profondément divisé sur la question du « mariage pour tous », le président n’a même pas fait mine de s’opposer.
Au cours du débat, mercredi au Parlement, portugais, on a fortement accusé Cavaco Silva d’avoir pris une posture « idéologique » en opposant son veto, une élue du Bloc de gauche a dénoncé ses « paroles amères de préjugés et de conservatisme ». Sur les bancs socialistes et communistes, on l’a qualifié de « revanchard », « rétrograde », manquant de « considération pour les femmes et les enfants ».
Approuver l’adoption homosexuelle et l’avortement, deux passages obligés pour la réussite en politique.

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20 juillet, 2014

Cristiano Ronaldo ? Si l'IVG avait été légale, il ne serait pas là !

Et encore une belle histoire pour ce dimanche…

Cristiano Ronaldo, meilleur buteur de la sélection portugaise et attaquant au prestigieux FC Real Madrid aurait pu nejamais naître. Celui que l’on donne comme seul rival sérieux de Lionel Messi dans le panorama du football mondial aurait pu succomber à l’avortement.
C’est ce que vient de révéler Dolores dos Santos, sa mère, dans sa biographie intitulée Mère Courage. Elle vivait dans la pauvreté – presque la misère – sur l’île de Madère et avait déjà trois enfants. Le père ? Absent, la plupart du temps. Il fallait travailler sans relâche pour nourrir sa famille. A l’annonce de sa quatrième grossesse, elle a demandé l’avortement. Son médecin refusa.
Ce n’est pas parce que la méthode choisie alors par Dolores est inefficace – boire de la bière brune jusqu’à n’en plus pouvoir – que l’intention de se débarrasser de cet enfant n’était pas là.
L’avortement à la demande eût-il été légal à l’époque – et il l’est aujourd’hui… – le petit Ronaldo aurait été passé par pertes et profits.
Sa mère a raconté la scène qui a sauvé la vie à son fils à l’auteur de sa biographie.
Préoccupée par les difficultés qui s’annonçaient avec ce nouvel enfant, elle s’était décidée à demander l’avortement. Nerveuse et inquiète, elle ose en parler au médecin.
— D’aucune façon ! Vous n’avez que trente ans, il n’y a aucune raison physique pour laquelle vous ne pouvez pas avoir ce bébé. Vous verrez : ce sera la joie de la maison !
Dolores raconte que ces paroles l’avaient heurtée. La joie de la maison, une bouche qu’elle n’arriverait même pas à nourrir ? C’est une voisine du village qui, connaissant les angoisses de Dolores, lui recommanda sa recette de bonne femme. Après avoir bu la bière chaude, il fallait courir, courir, et le bébé « passerait » tout seul…
Il n’en fut rien. Et c’est alors que Dolores posa la main sur son ventre, et dit : « Si la volonté de Dieu est que cet enfant naisse, qu’il en soit ainsi. » Sa foi avait gagné.
Sachez cependant que si cette histoire vous a ému, vous devriez vous endurcir un peu, cultiver le cynisme. Tous ce qui est pro-vie est à la fois suspect et risible. La preuve ? Voyez comme la raconte PureBreak, site « people » qui joue les arbitres des élégances et de la réflexion, à sa façon…

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23 juillet, 2012

Crise et démographie européenne : fuyons !


 Dans les pays les plus touchés par la crise en Europe – comme l’Espagne et le Portugal – on assiste actuellement à une véritable « fuite des cerveaux » à l’heure où les jeunes diplômés d’université, peinant à trouver un emploi sur place, se tournent vers l’étranger. Et plus particulièrement vers les anciennes colonies, où les possibilités sont nombreuses et la demande forte. Et cette tendance provoque des conséquences démographiques lourdes.

Demography is Destiny, un blog du site MercatorNet, rappelle que la moitié des jeunes Espagnols et un tiers des jeunes Portugais sont actuellement au chômage. Citat Euractiv.com, Shannon Roberts rapporte que 40.000 Espagnols ont quitté l’Espagne au cours des six premiers mois de 2012, soit le double par rapport à la même période l’an dernier, ainsi que 229.000 personnes de nationalité étrangère. Au Portugal, ce sont au total 120.000 personnes de nationalité portugaise qui ont quitté le pays en 2011, selon la même source.

La plupart choisissent d’émigrer vers les anciennes colonies parce qu’ils maîtrisent la langue de ces pays. Ainsi, en 2011, 4.182 Espagnols sont partis pour l’Equateur, 3.000 ont rejoint le Venezuela et l’Argentine, dont les économies sont aujourd’hui jugées à l’abri de la récession ; la plus importante proportion de Portugais ayant émigré en 2011 sont allés au Brésil qui jouit d’un véritable boom économique.

Euractiv, toujours cité par MercatorNet, affirme que le Secrétariat national de la Justice au Brésil affichait en juin 2011 un total de 328.856 demandes de visas de résidence permanente de la part de nationaux portugais – contre 276.703 seulement six mois plus tôt. Ces chiffres n’incluent pas les demandes de visas pour travail temporaire, études ou recherche.

En 2010, 91.000 Portugais vivaient en Angola, où l’économie est florissante grâce au pétrole et promet d’afficher une belle croissance.

Et ainsi le Portugal et l’Espagne sont en train de perdre leurs citoyens les mieux formés, en âge de fonder des familles, alors que les taux de natalité demeurent désespérément bas. C’est la spirale épouvantable à laquelle sont ou vont être confrontés les pays européens « suicidaires » comme la Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal : leur économie se replie faute d’une démographie forte, puis ceux qui devraient pouvoir assurer un tant soit peu la relève, ne trouvant sur place aucune possibilité pour s’établir et avoir une famille dans de bonnes conditions, s’en vont sous des cieux plus cléments.



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08 mai, 2012

Le mouvement pro-vie portugais veut en finir avec la loi d'avortement


Lors d'un colloque international qui a réuni des représentants de mouvements et de médias pro-vie de dix pays d'Europe et d'Amérique, ce week-end à Lisbonne, les différents intervenants ont focalisé sur la stratégie à adopter contre l'avortement et les lois qui le légalisent. Pour le Portugal, la ligne définie emporte l'adhésion de plusieurs composantes du mouvement : il s'agit d'obtenir un nouveau référendum pour renverser celui qui a abouti à la loi d'avortement en 2007.

Le groupe « Pro-referendo Vida », qui a été créé récemment à cette fin, a déjà obtenu quelque 33.000 signatures sur les 75.000 nécessaires à l'ouverture d'un débat à l'Assemblée nationale dans le cadre du référendum d'initiative populaire. La tenue du référendum n'est pas alors automatique mais soumise à la décision des élus.

Le responsable du mouvement, Luis Botelho, estime cependant que la démarche doit aboutir : lors des dernières élections qui ont porté Pedro Passos Coelho au poste de Premier ministre, celui-ci c'était engagé au cours de la campagne à ne pas bloquer une initiative de référendum sur l'avortement dès lors qu'elle recueillerait le nombre suffisant de signatures. Luis Botelho a rappelé lors d'une conférence de presse, vendredi, que beaucoup d'électeurs s'étaient déterminés en fonction de cette promesse en faveur du candidat social-démocrate.

Leur « unité interne » renforcée par le colloque de la semaine dernière, les porteurs du projet ont décidé d'accélérer la récolte de signatures en l'étendant à l'ensemble du Portugal, non sans provoquer dans le même temps un grand débat national. Celui-ci ne se bornera pas à la question de l'avortement, mais portera sur la crise qui frappe très durement le Portugal et qui s'aggrave avec nombre de problèmes persistants comme « le non-renouvellement des générations », souligne Botelho. Celui-ci dénonce également le fait que le nouveau gouvernement n'a pas pris les mesures promises en faveur des familles : « C'est plutôt le contraire, puisque l'on a démantelé des aides aux mères », a-t-il souligné.

Il a encore noté que les stratégies et initiatives anti-avortement varient d'un pays à l'autre : de fait, ce ne sont pas seulement les contextes juridiques et politiques qui changent, mais aussi les mentalités.

Le Portugal pourra-t-il renverser l'avortement de la même manière que celui-ci a réussi à s'imposer, par un référendum qui devra mobiliser au moins 50 % de la population pour être pris en compte ? Cela reste à voir : en 2007, la campagne avait été importante, mais axée sur les valeurs positives de la vie et finalement très lisse. A pareille époque, un référendum en Irlande avait rejeté la mise à mort légale des tout-petits – au message pro-vie, on n'avait pas hésité à ajouter des thèmes plus « durs » montrant la réalité de l'avortement.

Les mentalités diffèrent sans doute. Mais n'est-il pas important de noter que la stratégie des pro-mort est toujours à peu près la même dans le monde entier ?

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10 janvier, 2012

« Redimensionner » la loi d'avortement, propose le patriarche de Lisbonne

Le cardinal patriarche de Lisbonne, D. José Policarpo, a déclaré aujourd'hui à Fatima lors d'un échange avec la presse que la loi d'avortement en vigueur au Portugal depuis 2007 pourrait être « redimensionnée » pour répondre à la demande d'un mouvement de laïcs. Il a expliqué aux journalistes que le conseil permanent de la Conférence épiscopale, dont la réunion venait de s'achever, s'était précisément penché sur « la demande d'un groupe que réfléchit et se mobilise pour que les questions liées à la vie ne sombrent pas dans l'oubli ».

Le Patriarche a ajouté que ce n'est pas seulement l'Eglise catholique qui doit se mobiliser : « Il est important que ces mouvements soient des mouvements civiques élargis, je pense que ce n'est pas le moment de faire croire à la société que seule l'Eglise se préoccupe des questions de la vie. »


Il a souligné qu'aujourd'hui la violence est en train de s'installer dans la société portugaise et que celle-ci a grand besoin de « respecter les enfants ».

L'agence d'informations officielle de l'Eglise du Portugal, Agencia Ecclesia, hébergée sur le site de la Conférence épiscopale, rend compte de ces propos en donnant des informations et des liens sur l'initiative lancée par la « commission pour le référendum Vida » qui cherche à recueillir 75.000 signatures en vue d'imposer un référendum d'initiative populaire. Cette initiative vise l'interdiction de l'avortement à la demande et de l'euthanasie par l'inscription dans la loi de la « garantie de l'inviolabilité de la vie humaine, depuis le moment de la conception jusqu'à la mort naturelle ».

C'est une initiative purement laïque – et elle devrait, à ce titre, plaire au cardinal-patriarche.

Mais le simple fait qu'il l'évoque – fût-ce de manière indirecte – est déjà une nouveauté. Le fait de dire que l'avortement n'est pas une question religieuse n'en exonère pas non plus le monde religieux…

Justement, les initiateurs « Pro Referendo Vida » s'étaient plaints amèrement de ce que la hiérarchie catholique n'ait rien fait, ni pour annoncer leur action, ni pour remettre la question de l'avortement sur le tapis. Ils ont même publié une « Lettre aux leaders religieux », dont je vous propose ma traduction.

Messieurs les évêques, prêtres, pasteurs, rabbins, imams, sheikhs,
Les 70.000 victimes de l'avortement nous appellent comme cet homme attaqué par des brigands alors qu'il descendait de Jérusalem, et qui vit passer un lévite et un prêtre… en attendant qu'un bon Samaritain s'arrêtât et s'approchât. Si nous ne faisons rien, d'ici à quelques mois, en plein « été chaud », peu sont ceux qui se souviendront de ce que le nouveau Premier ministre a promis un jour de favoriser une initiative de citoyens tendant à revoir la législation sur l'avortement, par voie de référendum. C'est pourquoi la question est urgente ; elle s'impose de façon catégorique à la conscience de chacun d'entre nous qui un jour avons brandi bien haut l'étendard de la cause de la Vie ; nous allons nous accrocher à la parole de Pedro Passos Coelho – par laquelle Paulo Portas est également liée aux termes de l'accord PSD/CDS-PP « majorité pour le changement » – ou alors faut-il accepter que 20.000 bébé portugais continuent de mourir à chaque nouvelle année qui passe ? 
Beaucoup d'ennemis de la cause de la Vie se sont beaucoup efforcés de faire accréditer l'idée selon laquelle la « libéralisation de l'avortement » n'est pas « une question religieuse ». A en juger d'après la confusion qu'ils ont semée parmi les croyants, particulièrement les chrétiens, il semblerait qu'ils soient assez largement parvenus à leurs fins. Ainsi, au long des quatre dernières années nos impôts ont été utilisés pour tuer plus de 70.000 bébés et par conséquent, et pour nous cela ne sera jamais une « question close ». En même temps il est évident que sans la « conspiration active » de l'Eglise catholique d'autres institutions religieuses de notre pays, il serait impossible de réunir les 75.000 signatures nécessaires pour la convocation d'un référendum. 
Récemment, la chambre basse du Parlement de Pologne a approuvé une pétition populaire, soutenue par les évêques polonais, visant à la protection intégrale de la vie humaine depuis la conception. Encouragés par cette victoire de la cause de la vie, les croyants portugais viennent auprès de leurs chefs spirituels pour solliciter leur bénédiction pour la campagne qui commence aujourd'hui en vue de la convocation d'un référendum national exigeant une législation qui garantisse l'inviolabilité de la vie humaine depuis la conception jusqu'à la mort naturelle.
Peut-on espérer un vrai changement d'attitude des évêques portugais ? La question se pose au vu de l'autre info sortie aujourd'hui à la suite de la conférence de presse du Patriarche de Lisbonne. Invité à réagir à la colère de beaucoup de Portugais et des recteurs de deux sanctuaires nationaux devant le projet du gouvernement, au nom de la rigueur, de supprimer le jour férié du 15-Août, D. José Policarpo s'est contenté de déclarer qu'il s'agit là d'une compétence de l'Etat au nom du Concordat de 2004.

« Ce que l'Eglise a négocié avec l'Etat est aussi simple que cela : l'Etat portugais ne s'est engagé que pour les dimanches.  » Si les motifs de contentement sont nombreux, a-t-il dit, l'Eglise ne dispose pas d'« arguments juridiques » pour imposer autre chose : les autres fêtes relèvent d'« accords ». « Je conseillerais aux personnes qui se sont manifestées de lire le Concordat, où cette question est très claire. »

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01 avril, 2011

Légère baisse des avortements au Portugal – mais un quart de récidives

Un rapport de la Direction générale de la Santé (DGS) portugaise révèle que le nombre d'avortements s'est stabilisée en 2010 avec un total de 19.436 interventions, dont 97 % sur simple demande de la femme, soit 18.911, 311 de moins qu'en 2009. Marginale amélioration dans un océan de massacres…

Cette légère diminution, la première depuis la légalisation de l'avortement en 2007, va de pair avec l'augmentation des avortements à répétition : 4.761 des femmes ayant eu une « IVG » en 2010, soit près de 25 % du total et 647 de cas de plus qu'en 2009, avaient déjà avorté précédemment. 340 d'entre elles ont avorté deux fois en 2010, 1.202 avaient déjà avorté en 2009. La moitié, 2.636 avoue avoir avorté en 2008 ou avant, aucune donnée ne permettant de savoir dans quelle mesure il s'est agi d'avortements clandestins antérieurs à juillet 2007, date d'entrée en vigueur de la loi d'avortement. Autrement dit, les statistiques sont ainsi recueillies qu'il est impossible d'en tirer une idée du nombre d'avortements clandestins antérieurs à la loi.

Il est facile, dès lors, à Lisa Vicente du service de Santé reproductive de la DGS d'assurer que « le problème des avortements à répétition n'a pas été une conséquence de la loi ». En fait, on n'en sait rien.

Sur les près de 20.000 femmes ayant récidivé, 251 en étaient à leur troisième “IVG” ; quatre femmes ont déjà avorté plus de 10 fois.

Je ne sais pas si on peut parler d'une situation qui s'améliore. Il me semble plutôt pouvoir en déduire que le recours à l'avortement se banalise de plus en plus pour un nombre croissant de femmes.

Côté autorités publiques portugaises, on estime que c'est le recours à la contraception et au consultations de planning familial qui font défaut et le médecin-accoucheur qui coordonne le Conseil national d'éthique pour les Sciences de la vie, Miguel Oliveira Silva, suggère que les femmes qui ne se présentent pas au rendez-vous de planning après leur avortement dans un hôpital public soient obligées de payer elles-mêmes la deuxième intervention. Comme si la contraception était une garantie anti-avortement ! « Nous ne devons pas payer avec nos impôts le deuxième avortement d'une personne qui, de manière irresponsable après le premier, manque cette consultation », a-t-il déclaré.

Pour Lisa Vicente, c'est un argument pour que l'Etat fournisse gratuitement des contraceptifs. Elle se console par ailleurs en rappelant que quelque 30 % des avortements dans des pays aussi modernes que l'Ecosse ou la Suède sont aussi des récidives.

Mais alors, doit-on financer par fonds publics le comportement irresponsable de personnes qui choisissent d'avoir des rapports sexuels alors qu'elles ne sont pas disposées à en assumer les conséquences naturelles ?

La DGS a déjà répondu non, en plaidant pour un renforcement de l'éducation sexuelle à l'école et un meilleur accès à la contraception.

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09 février, 2011

Portugal : la loi d'avortement fait augmenter l'avortement

Et même l'avortement clandestin. Au Portugal, une infirmière de la petite ville provinciale de Matosinhos a été condamnée, mercredi, à trois ans de prison avec sursis pour avoir pratiqué neuf avortements clandestins alors que la loi d'avortement était en vigueur depuis six mois. Un an avec sursis supplémentaire a été infligé pour « usurpation de qualité », l'infirmière ayant laissé croire à ses victimes qu'elle était « spécialiste » en gynécologie et obstétrique.

Sa clinique clandestine – pour laquelle elle avait tout de même passé des annonces sur internet – a été fermée en janvier 2009 à la suite d'une descente de police. L'infirmière pratiquait des avortement dans les délais légaux (10 semaines, période pendant laquelle la femme est absolument libre de subir l'intervention, selon la loi portugaise) pour la somme de 450 euros ; au-delà, le tarif montait à 2.000 euros.

Aucune femme avortée n'a été sanctionnée et le procès s'est déroulé à huis-clos pour préserver l'intimité de ces femmes. Une femme de ménage qui donnait un coup de main pour le nettoyage était également poursuivie.

L'affaire démontre qu'avec une loi d'avortement, on ne met pas fin aux avortements clandestins : c'était pourtant la promesse de la loi qui, comme toujours, invoquait la sécurité des femmes et une stabilisation, voire une baisse des interventions grâce à une meilleure éducation à la santé sexuelle.

La Federação Portuguesa pela Vida (Fédération portugaise pour la vie, FPV) a fait remarquer cela en expliquant, par la voix d'Isilda Pegado :
« Lors de la campagne, beaucoup ont expliqué que grâce à la libéralisation, l'avortement allait devenir sûr, rare et légal. Quatre ans plus tard, nous constatons qu'il n'est pas sûr, puisque les complications en relation avec l'avortement sont en hausse ces dernières années. Il n'est pas légal puisque l'avortement illégal continue de proliférer dans le pays, et il n'est pas rare puisque contrairement à ce qui était soutenu, l'avortement progressé de manière exponentielle. »
En remettant ce jeudi au président de l'Assemblée nationale portugaise une pétition de plus de 5.700 signataires demandant une révision de la loi d'avortement, la FPV fait part de sa « préoccupation » face au manque de « conseil » proposé aux femmes qui ont l'intention d'avorter, et rappelle que plus de 100 millions d'euros ont été dépensés depuis l'entrée en vigueur de la loi pour financer cet acte. « Il n'y a pas de consentement éclairé », a fait valoir Isilda Pegado, puisque les femmes se contentent de remplir un formulaire avant de se voir remettre un plan pour rejoindre la clinique où elles subiront l'intervention. La loi prévoit un délai de réflexion et la remise d'informations, auxquels devrait s'ajouter un entretien de soutien psychologique et social pour faire connaître les aides pour garder l'enfant, a déclaré Mme Pegado.

Elle a dénoncé les coupes sombres dans les allocations familiales et souligné que l'Assemblée devrait se pencher sur le réalité du « fléau de l'avortement, qui du nord au sud, blesse le pays depuis quatre ans, détruisant des enfants, des femmes, des familles, et l'économie, en provoquant chômage et dépression ».

Et dans le système portugais, l'Assemblée n'aura pas le choix : il suffit qu'une pétition populaire recueille au moins 4.000 signatures pour qu'elle soit obligée d'en examiner l'objet en séance plénière.

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02 janvier, 2011

Portugal : les statistiques de l'avortement légal augmentent toujours

Trois ans et demi après la légalisation de l'avortement au Portugal, le nombre d'interventions n'a pas cessé d'augmenter : en 2010, on est à une moyenne d'au moins 53 avortements par jour, alors que l'année de la légalisation, celle-ci n'était que de 36. En première année pleine (2008) 18.607 avortements furent comptabilisés, contre 19.572 en 2009 et la projection pour 2010 est plus élevée d'après les chiffres déjà connus.

La presse parle maintenant de chiffres prévisibles, affirmant qu'au moment du débat sur la loi, on estimait arriver à quelque 20.000 avortements dans le cadre légal. A l'époque, on disait surtout que le nombre d'avortements clandestins atteignait ce chiffre, en se fondant sur des statistiques internationales. Après la légalisation, les partisans de l'« IVG » assurèrent qu'ils avaient dû se tromper, puisqu'on n'atteignait en 2007 que les deux tiers des interventions attendues dans le cadre légal : le Directeur général de la Santé, Francisco George, assurait alors :
« On reconnaît maintenant que le problème de l'interruption chez les jeunes adolescentes est moins important que ce que l'on craignait au départ. Tout indique que nous nous trouvons devant un problème qui n'a pas la dimension que nous pourrions avoir imaginée. »
Trois ans plus tard, l'avortement est entré dans les mœurs et la tendance reste à la hausse, alors que – autre prévision fausse – les partisans de la dépénalisation avaient assuré que le nombre d'« IVG » baisserait au fil du temps. Ils se fondaient sur les statistiques européennes et même du Nord de l'Europe où cela est peut-être vrai, mais pas en France où le nombre d'« IVG », difficile à évaluer en raison des déclarations sous de fausses nomenclatures, a varié mais est actuellement près de 220.000 par an, moyenne haute. Il est vrai que dans les pays nordiques le recours à la stérilisation et à la contraception de longue durée est plus importante, manière de systématiser le refus de la vie.

Le directeur du service d'obstétrique de l'hôpital Santa Maria de Lisbonne, Luis Graça, dit son écœurement pour la deuxième année consécutive, déplorant qu'aucune politique d'accompagnement et d'évitement des grossesses n'ait été mise en œuvre. Le gynécologue avait été l'un des principaux promoteurs de l'avortement par libre choix de la femme au cours des dix premières semaines de grossesse, aujourd'hui il avoue que ses partisans ne peuvent plus brandir qu'un seul drapeau : la diminution du nombre de complications liées à des avortements clandestins.

Luis Graça ajoute sa « déception » à l'égard des femmes : il y a déjà eu de nombreux cas de récidive (354 femmes ont demandé plusieurs avortements sur la période 2008-2009).
« J'ai été naïf. Cela me fait de la peine qu'elles n'aient pas respecté l'esprit d'une loi faite pour sauvegarder leur santé : c'était pour les protéger des complications des avortements clandestins, et non pour qu'elles puissent en faire deux ou trois en deux ans », a-t-il déclaré.
Du côté du Planning familial, on est moins… naïf et Duarte Vilar, son directeur exécutif, avoue que les chiffres ne le surprennent pas. Rien d'étonnant, dit-il, à ce que les chiffres aient été plus bas au départ, puisque la loi – soumise à un référendum national tout de même ! – était méconnue. Jorge Branco, du Programme national de Santé reproductive, souligne la meilleure confiance que l'on a aujourd'hui dans les établissements de santé : comme s'il était plus rassurant d'aller voir la faiseuse d'anges du bout de la rue.

Autant de façons de répéter, malgré les faits, que la possibilité d'avorter sans risque de suites pénales est une véritable incitation à l'avortement, comme l'ont montré les statistiques réelles de tant de pays.

Comme toujours, les partisans de l'avortement dépénalisé demandent davantage d'éducation sexuelle et l'accès généralisé aux moyens contraceptifs, oubliant de dure que cela non plus n'est pas une assurance contre la mise à mort d'un nombre toujours croissant d'enfants à naître.

On apprend enfin avec étonnement le point de vue de Daniel Serrão, médecin spécialiste d'éthique de la vie, qui assure que les avortements ne devraient jamais être nécessaires et qu'ils « n'entraînent que des risques pour les femmes », mais qui milite pour la contraception gratuite et offerte à toutes. Il croit savoir que « dans la majorité des pays, les femmes ne peuvent obtenir qu'un seul avortement » (ce qui reste à démontrer !). « Ici, c'est à la carte. »

Il estime qu'il faudrait enregistrer la raison des avortements : « la faim, la misère, l'absence de compagnon ou juste comme ça ».

Parce qu'en cas de faim, de misère ou d'absence de compagnon il ne s'agirait pas d'abord de venir en aide à ces femmes en détresse pour qu'elles ne soient pas acculées à se débarrasser de leur bien le plus précieux ?

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17 juillet, 2010

Portugal : contre l'avortement, la prière efficace !

Trois ans après la légalisation de l'avortement au Portugal en juillet 2007, le groupe « Mission les mains levées » qui organise des veillées de prières auprès d'avortoirs vient d'annoncer qu'il a de nouveau sauvé des vies. Deux femmes âgées de 22 et 25 ans se sont ajoutées mercredi aux 17 jeunes mères déjà connues qui ont renoncé à un projet d'avortement en croisant le regard et en entendant les prières des militants pro-vie, rapporte le Correio da Manhã d'après les affirmations de Leonor Castro, fondatrice du groupe.

Celle-ci s'est montrée « heureuse » à propos de ces mères qui ont finalement choisi la vie : « Elles viennent avec un cœur divisé et, quand elles nous voient prier, elles disent qu'elles n'attendaient qu'une main tendue pour renoncer à leur décision. »

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24 mai, 2010

« Mariage » gay au Portugal : critiques et menaces de dérive

• Le porte-parole de la Conférence des évêques du Portugal a réagi dès le 17 mai au soir à l'annonce solennelle par Cavaco Silva de sa signature de l'acte de promulgation de la loi légalisant le « mariage » homosexuel. Le Père Manuel Morujão s'en est tenu à deux affirmations lapidaires :
« 1. La loi en question représente un pas en arrière dans la construction de la cohésion sociale, en contredisant l'un des principes les plus solides des différentes civilisations de l'humanité.
  2. En effet, le 13 mai dernier, à Fatima, le pape Benoît XVI a rappelé que la famille est fondée sur l'union d'amour entre un homme et une femme, et que la protéger est l'un des facteurs fondamentaux de l'édification du bien commun. »
• Répondant à une interview de l'agence d'informations de l'épiscopat portugais, Ecclesia, peu de jours avant la venue de Benoît XVI, le patriarche de Lisbonne, Mgr José da Cruz Policarpo avait réagi à cette question : « Un processus législatif est sur le point de s'achever : le mariage des personnes de même sexe. Que voudriez-vous que le président de la République fasse en ce moment ? »
Je n'aurai pas l'audace de lui donner un conseil, d'autant que sur le plan constitutionnel sa marge de manœuvre n'est pas très grande. J'ai beaucoup de peine car la personne du Pr Anibal Cavaco Silva dont je suis ami depuis très longtemps doit signer une telle loi.
Je vois seulement le veto politique comme une manière pour lui de marquer son opposition personnelle.
J'ai l'habitude de dire qu'il y a des dimensions [états de fait] dans l'Europe d'aujourd'hui où nous « devons boire le calice jusqu'à la lie ». Cela passe de pays à pays, avec un grand international.
C'est une question grave, et pas seulement en elle-même. C'est une question anthropologique sur la manière de comprendre la personne humaine, en elle-même et dans la famille. C'est une question de civilisation. Et l'histoire montre que quand les communautés se sont éloignées de la saine culture de la personne humaine elles ne sont pas allées loin.
Je dirais que c'est un « détail » dans l'ensemble de la vie de la Nation, mais avec une signification particulière pour ce que nous sommes en tant que peuple, pour l'esprit qui nous anime, pour ce que nous pensons de nous-mêmes.
Un peuple, comme une personne, ne peut jamais abdiquer d'avoir une idée d'elle-même : Qui es-tu ? Qu'es tu en train de faire ? Que penses-tu de la vie ?
Un peuple ne peut pas abdiquer de cela. Je déplore que le peuple portugais soit en train de renoncer à savoir qui il est !
• La loi sur le « mariage » gay au Portugal a explicitement exclu le droit d'adopter pour les couples homosexuels. Mais pour Nuno Miguel Ropio dans le Jornal de Noticias, la question pourrait bien remonter jusqu'au Tribunal constitutionnel et aboutir à la levée de l'interdiction, si des ménages homosexuels se donnent la peine de déclencher une procédure qui fasse annuler l'acte de récusation d'adoption, dès lors que la loi sur le mariage est promulguée.

D'après l'auteur, le principe de contrôle diffus de la constitutionnalité autorise n'importe quel tribunal à juger que la norme établie par l'article 3 de la loi viole la Constitution portugaise. Il suffirait alors que trois jugements analogues affirmant l'anticonstitutionnalité de la disposition remontent au Tribunal constitutionnel pour que, à l'arrivée du troisième, la loi soit expurgée de son article 3 interdisant l'adoption homosexuelle, puisque cet avis devrait alors s'imposer pour tous. Il se trouve en effet que c'est le seul article de la loi pour lequel le chef de l'Etat, Cavaco Silva, n'a pas demandé un contrôle préalable de la constitutionnalité au Tribunal constitutionnel avant de la signer.

Pour le juriste Paulo Saragoça de Mata, la loi crée une inégalité devant le mariage en accordant tous les droits de celui-ci aux couples homosexuels sauf celui d'adopter ; il estime cependant que les couples de lesbiennes devraient pouvoir accéder à l'insémination artificielle dans son cadre et que la maternité de substitution serait également une solution, comme il l'a répété depuis la signature du texte par Cavaco.

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24 avril, 2010

Contraception chimique : l'antidote ?

La responsable de la section « santé reproductive » de la Direction générale de la santé au Portugal, LIsa Vicente, vient de publier une mise en garde à propos de la pilule contraceptive et des autres contraceptifs hormonaux. Il semblerait que la tisane d'hypéricum (millepertuis ou herbe de Saint-Jean), ainsi que le ginseng de Sibérie puissent annuler leurs effets.

L'hypéricum est très utilisé au Portugal comme anti-dépresseur naturel, pour combattre l'obésité et favoriser le bon fonctionnement du foie et des intestins, tandis que le ginseng, autre substance naturelle utilisée en auto-médication, est fréquemment pris pour combattre le manque de concentration, la dépression, le stress, la fatigue ou l'épuisement.

Ainsi, en retrouvant l'énergie, la bonne humeur, et une bonne digestion, les femmes peuvent en même temps être guéries de la stérilité artificielle que leur procure l'absorption d'hormones par voie de contraceptifs oraux, de patches ou d'anneaux contraceptifs ou d'implants.

Ce qui a tout d'une certaine joyeuse ironie du sort, non ?

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16 avril, 2010

Portugal : le nombre d'avortements s'accroît

La Direction générale de la santé vient de publier les chiffres officiels de l'avortement pour 2009. Leur nombre atteint près de 19.000 interventions pratiquées dans le cadre de la loi, soit un millier de plus (une augmentation d'environ 5 %).

Pour une femme sur 15 (1.230, dont 340 ont eu deux avortements en 2009) il s'agissait déjà d'un deuxième avortement. Le directeur de l'hôpital de Santa Maria, Luis Graça, a déclaré à ce propos :

« Nous déplorons cet état de choses. A mon avis, c'est le signe d'un important manque d'information sur les méthodes anti-conceptionnelles et même d'un manque de respect de la femme pour son corps. Nous acceptons toujours ; comme le dit le dicton populaire : “La première fois n'importe qui tombe, ka deuxième, tombe qui veut bien.” Mais une deuxième, une troisième ou même une quatrième interruption la même année, cela signifie une absence de respect de ces femmes vis-à-vis d'elles-mêmes. » Il propose de faire payer même une petite somme pour l'acte, en tout cas pour celles qui reviennent une deuxième fois.

70 % des interventions eurent lieu dans le secteur public et les autres 30 % dans des cliniques privées, pour un coût total de sept millions d'euros.

C'est la clinique « dos Arcos » à Lisbonne qui a réalisé la quasi totalité des avortements du secteurs privé ; il s'agit d'une clinique commerciale qui s'est fait une spécialité de l'avortement. Dans le secteur privé, la méthode chirurgicale est employée dans plus de 95 % des cas (elle coûte 100 euros de plus que la méthode « médicamenteuse »), dans les hôpitaux publics, à l'inverse, 96 % des avortements sont chimiques.

Ces chiffres ne tiennent compte que des avortements pratiqués à la demande de la femme pendant la période où la loi lui donne une totale liberté de choix à cet égard. Au près de 19.000 « IVG » par choix s'ajoutent donc les avortements pour malformations fœtales, maladie grave ou mettant fin à des grossesses résultant d'un viol.

La plupart des avortements par choix ont eu lieu à Lisbonne et dans la région de la vallée du Tage, beaucoup moins dans les régions du nord.

Source : Radio Renascença.

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08 avril, 2010

Portugal : le Tribunal constitutionnel approuve le “mariage” homosexuel

Saisi par le président de la République portugaise de la loi autorisant le « mariage » (mais non l'adoption) aux couples homosexuels, le Tribunal constitutionnel a jugé aujourd'hui que celui-ci n'est pas contraire à la reconnaissance et à la protection de la famille comme élément « fondamental de la société ». Les juges ont estimé à la majorité que le mariage est un « concept ouvert » susceptible de diverses options politiques, sociales ou éthiques, leur rôle se limitant à faire respecter les « conceptions dominantes » du moment  ; pour eux le droit des familles est sauvegardé dès lors que le loi ne restreint pas le droit fondamental de chacun de se marier (ou de ne pas se marier).

Onze juges ont voté pour, deux contre.

Les juges se sont interrogés pour savoir si la Constitution voulait seulement protéger les mariages entre personnes de sexes différents, mais pour conclure : « On peut tout aussi sûrement affirmer qu'elle ne choisit nullement d'interdire à l'institution d'évoluer. »

La loi n'étant pas anticonstitutionnelle, la Plateforme Citoyenneté et Mariage estime que les conditions sont désormais réunies pour soumettre le texte au référendum populaire, 92.000 personnes ayant signé son appel à organiser une consultation populaire.

Mais il est à craindre que le feu vert donné par le Tribunal constitutionnel ouvre simplement la voie à la signature du texte par le Président, Anibal Cavaco Silva, qui a 20 jours pour s'exécuter.

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08 janvier, 2010

Les députés portugais approuvent le « mariage » homosexuel

L'Assemblée de la République portugaise a adopté cet après-midi, par 125 voix contre 92,  le projet de loi de légalisation du mariage civil entre personnes de même sexe porté par le gouvernement socialiste et défendu à la chambre par le Premier ministre en personne, José Socrates. Le parti socialiste, le parti communiste et le Bloc de gauche ont voté pour. Parmi les élus du PSD (droite libérale), 7 se sont simplement abstenus.

Il s'agissait, selon Socrates, de « réparer une injustice » et de reconnaître aux citoyens des « droits qui leur avaient été refusés » : cette loi « ouvre de nouvelles possibilités d'accomplissement personnel ». « Au fond, cette loi met simplement fin à des souffrances inutiles », a-t-il ajouté.

La loi interdit explicitement l'adoption. A ce propos Socrates a déclaré que le gouvernement avait seulement reçu mandat de légiférer sur le mariage : « L'adoption est une question totalement différente de celle du mariage. Dans l'adoption, il ne s'agit pas de réaliser le droit de personnes libres et adultes. » Une façon de séparer radicalement le mariage de la famille et de la procréation : c'est en cela, déjà, que la reconnaissance des unions homosexuelles constitue une révolution dans l'ensemble de l'édifice juridique.

Elle devra maintenant passer en commission avant d'être revotée, puis promulguée par le président du Portugal, Cavaco Silva, qui dispose d'un droit de veto.

Le cardinal-patriarche de Lisbonne, Don José Policarpo, avait refusé d'engager le poids de l'Eglise dans le débat, ses déclarations apparaissant plusieurs fois bien ambiguës puisqu'il avait affirmé le droit pour les couples homosexuels de voir leurs unions bénéfiier d'un cadre juridique : une forme d'union civile.

Cependant, dans un entretien cité par l'agence catholique des évêques portugais Ecclesia, le patriarche avait précisé, là encore sans déclarations nettes :

« Ce qui est en cause, aujourd'hui, ce n'est pas l'homosexualité. (...) Aujourd'hui c'est la nature du mariage qui est en cause. Et il ne s'agit pas d'une question religieuse, mais culturelle. Les cultures millénaires considèrent le mariage comme un contrat entre un homme et une femme, qui suscite une institution, la famille. Modifier cette compréhension séculaire de ce qu'est la famille dans l'humanité peut avoir des conséquences extrêmement graves dans l'avenir.

Pour contrer le projet le PSD avait soutenu un référendum d'iniciative populaire qui avait recueilli plus de 90.000 signatures et dont le principe a été rejeté vendredi matin. Mais le contre-projet de loi du PSD prévoyait tout de même un contrat d'union civile très voisin, sur le plan pratique, du projet socialiste. Celui-ci a été rejeté par les députés après avoir été dénoncé par José Socrates comme incapable de mettre fin à la « discrimination ». « C'est une discrimination d'autant plus agressive que, quasi inutile quant à ses effets pratiques, elle est violente quant à l'exclusion symbolique, puisqu'elle porte atteinte aux personnes dans leur dignité, leur identité et leur liberté », a-t-il déclaré.

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07 janvier, 2010

Le Premier ministre portugais déféndra la loi sur le “mariage” gay

José Socrates, Premier ministre portugais, a décidé de monter lui-même au créneau ce vendredi pour défendre le projet de loi du gouvernement instituant le « mariage » gay (mais non l'adoption homosexuelle, au grand dam des groupes activistes homosexuels). La presse y voit le signal d'une volonté de la part du PS portugais de montrer que le sujet est au cœur de ses préoccupations. Le premier député portugais a avoir publiquement revendiqué son homosexualité, Miguel Vale de Almeida, prendra lui aussi la parole.

Socrates a assuré que la légalisation du mariage homosexuel constituerait un « pas historique » pour faire du Portugal une « société meilleure » : c'était alors qu'il parlait avec des journalistes à l'Ecole militaire à Paris, où il participait ce matin à un symposium international sur la globalisation. Un monde meilleur ? Oui, parce qu'il sera contre la « discrimination »...

Source : ici et ici.

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...