Affichage des articles dont le libellé est communion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est communion. Afficher tous les articles

01 mai, 2025

« Orgueil ! » : Mgr Bruno Forte réprimande des fidèles voulant recevoir la communion sur la langue

La vidéo a fait le tour d’internet en Italie : à la fin de sa messe du dimanche de Pâques, l’archevêque de Chieti-Vasto, Mgr Bruno Forte, a publiquement réprimandé les quelques paroissiens ayant refusé de communier dans la main.
 Tout mitré d’or, il a pris à témoin l’ensemble de l’assistance pour humilier trois fidèles en déclarant :

« Permettez-moi de faire la clarté sur un point. Il y a eu trois personnes qui n’ont pas voulu recevoir la communion dans la main. »


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement.  S’abonner à la lettre d’informations : clic !



© leblogdejeannesmits

22 novembre, 2021

Pour l’auteur de “L’éveil de Mademoiselle Prim”, la communion dans la main est un cheval de Troie dans l’Eglise



Natalia Sanmartin Fenollera est cette jeune femme espagnole qui a enthousiasmé la critique – y compris dans la presse « mainstream » – il y a quelques années avec son « OVNI littéraire » : L’éveil de Mademoiselle Prim. Ou l’histoire fantasque et profonde d’une hyper-diplômée qui découvre la beauté du réel, de la culture classique, de la vie sociable et de l’amour loin de l’agitation des mégapoles. Elle a également écrit un Conte de Noël pour le Barroux, non traduit à ma connaissance, qu’elle vient d’évoquer sur le site Infovaticana ; non sans évoquer longuement son attachement à la liturgie traditionnelle qui l’a convertie, et son jugement sans appel sur la communion dans la main. Bien sûr, il est question de Traditionis custodes, et de « l’incrédulité » de Natalia Sanmartin devant cette tentative de torpiller la sainte liturgie.

Je vous propose ci-dessous ma traduction rapide, mais intégrale, de cet entretien passionnant. L’original en espagnol est ici. – J.S.

*

Pour certains, y compris des intellectuels catholiques, l’époque dans laquelle nous vivons est la meilleure possible. Que pensez-vous de cette assertion ?

Cela dépend de la façon dont vous interprétez la phrase. Nous vivons tous à l’époque à laquelle nous sommes censés vivre, car tout notre être, y compris les circonstances dans lesquelles nous sommes nés, font partie de la volonté de Dieu, donc en ce sens, je n’ai aucun problème avec cette idée. Mais si ce "meilleur" s’étend au temps lui-même, à l’idée que c’est le meilleur des temps, alors je ne suis pas d’accord. Il est très difficile de juger l’époque dans laquelle on vit, on n’a jamais assez de recul, mais il me semble clair que nous sommes plongés dans une époque de plus en plus sombre, hostile et brutale, même si elle se définit comme tolérante et civilisée, dans laquelle tout l’ordre chrétien s’effondre à une vitesse prodigieuse. Cette espèce de poison a également pénétré dans l’Église au moyen d’un travail de destruction, de confusion et de sécularisation qui ne date pas d’aujourd’hui, mais qui ne fait que s’accélérer de plus en plus. Cette crise présente une caractéristique inquiétante : c’est le fait qu’un nombre considérable de personnes ne la perçoivent pas.

Votre vision n’est-elle pas trop pessimiste, voire désespérée ?

Je crois que c’est une vision douloureuse, ça oui, mais elle est réaliste, et elle n’a rien à voir avec le désespoir, mais plutôt avec le fait d’ouvrir les yeux et de voir où nous en sommes et ce qui nous attend. Il me semble fondamental d’accepter que nous vivons dans une culture qui non seulement n’est plus chrétienne, mais est désormais à peine christianisable, qui n’est pas seulement indifférente à la foi, mais qui lui est radicalement hostile. Mais cela n’exclut pas l’espérance, car rien de ce qui arrive dans le monde ou dans l’Église n’est gratuit ; Dieu tient les rênes de l’histoire. Il nous appartient de faire ce qu’il a toujours appartenu aux chrétiens, de préserver ce qui nous a été donné, de préserver la foi des apôtres, non pas une foi nouvelle, mais la foi que l’Église a gardée au cours des siècles, et de le faire pour notre salut et celui de ceux qui viendront après nous.

Vous accordez une grande importance à la liturgie et vous avez parlé à de nombreuses reprises de la messe traditionnelle, très présente dans ce conte de Noël. Quelle est la relation entre la foi et la liturgie et pourquoi est-elle si importante ?

L’Église enseigne que ce que l’on prie est ce que l’on croit. La liturgie a donc exprimé au fil des siècles la foi millénaire de l’Église, ce que l’Église a toujours cru, et c’est pourquoi il est si important de la protéger et de la préserver. La liturgie nous a été donnée avant tout pour adorer Dieu, mais elle est aussi pour nous une école de foi et de piété. Cela explique, et je peux le dire pour l’avoir vécu personnellement, le pouvoir de conversion que possède la liturgie traditionnelle, la façon dont elle exprime les grandes vérités chrétiennes. Pour moi, la messe traditionnelle est inséparable de ma foi ; la découvrir m’a ramenée à la pratique religieuse et a mis de lumière là où les cours de religion, la catéchèse et les fréquentations scolaires avaient semé la confusion. Sa révérence, son mystère, sa richesse et sa puissance enseignent avec beaucoup plus de clarté que le meilleur des catéchismes des vérités éternelles, comme la présence réelle, la valeur sacrificielle de la messe ou le caractère sacré du culte rendu à Dieu.

Le motu proprio Traditionis Custodes du pape François a récemment limité l’accès à la messe traditionnelle. Comment avez-vous personnellement reçu cette décision ?

Avec étonnement, douleur et un énorme sentiment d’impuissance. Comme la plupart d’entre nous qui aimons la liturgie traditionnelle, je suis née après la réforme liturgique et j’ai découvert l’ancienne messe presque par hasard, pour autant qu’un chrétien puisse croire au hasard. J’ai mûri ma foi grâce à elle et aussi grâce aux efforts du pape Benoît XVI, qui a voulu la mettre à la disposition de tous les fidèles comme le trésor de l’Église qu’elle est. Il nous a rappelé que ce que l’Église catholique a considéré comme sacré dans le passé doit rester sacré. C’est pourquoi, tant que l’on garde à l’esprit le principe de non-contradiction et que l’on ne renonce pas à la raison, la première réaction à ce qui se passe est à tout le moins l’incrédulité.

Le motu proprio parle des fidèles comme de nostalgiques des temps passés, malgré la jeunesse d’une grande partie des catholiques qui fréquentent la messe traditionnelle et le nombre croissant de vocations. Est-il possible d’éprouver de la nostalgie pour une messe qu’on n’a jamais connue ?

De toute évidence, non. Et il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que cette description ne correspond pas à la réalité. J’ai une relation très étroite avec les monastères bénédictins, comme Clear Creek ou Le Barroux, qui célèbrent la liturgie traditionnelle, j’ai rencontré de nombreuses personnes de milieux très différents, très différentes les unes des autres, dans des pays très différents, qui assistent à la messe traditionnelle, certaines dans leur paroisse, d’autres dans des monastères et d’autres dans des lieux où les instituts sacerdotaux traditionnels sont présents, comme c’est mon cas à Madrid. Il y a un nombre énorme de familles et de jeunes, de générations de catholiques qui ont déjà été baptisés et éduqués dans l’ancienne liturgie, d’écoles, d’universités, de congrégations et de séminaires qui aiment et célèbrent cette Messe, celle-là même qui a sanctifié tant de grands saints de l’Église. Et il y a aussi un nombre croissant de séminaristes et de prêtres diocésains qui veulent la connaître et la célébrer. Heureusement, la plupart des évêques sont conscients de cette réalité et font preuve de prudence dans l’application du motu proprio dans leurs diocèses. Mais il ne fait aucun doute que des temps difficiles nous attendent, qui exigeront beaucoup de prières, beaucoup de foi et de force d’âme.

Pensez-vous que Traditionis Custodis va supprimer la messe traditionnelle ?

Je pense qu’il y a un élément important que TC n’a pas pris en compte. Les catholiques traditionnels n’appartiennent à aucun mouvement, ils ne forment pas une organisation, ce n’est pas une réalité homogène, ce n’est pas une structure qui peut être dissoute, il y a toutes sortes de personnes parmi eux, ce qui est le propre de l’Église. Mais la plupart d’entre eux ont quelque chose en commun : ils ont fait de gros sacrifices pour la messe, ils ont payé un prix élevé pour un trésor qu’ils ont trouvé enfoui dans le champ, et ils sont habitués à l’effort. Mon expérience est celle-ci : une fois que vous connaissez la messe traditionnelle, il n’est pas facile de revenir en arrière, on ne revient pas en arrière. Et finalement, les choses sont assez simples si on les regarde en perspective : malgré les dommages et la douleur que le motu proprio a causés, et les difficultés à venir, les chrétiens naissent et meurent, les pontificats commencent et prennent fin, mais l’ancienne liturgie de l’Église demeure. Elle a traversé les siècles, et je ne doute pas qu’elle continuera à le faire.

Dans une récente interview, vous avez pris position contre la communion dans la main. Pourquoi ?

Je pense que l’histoire de la communion dans la main est l’histoire d’un cheval de Troie. Je suis toujours frappée par le fait que l’on parle beaucoup des tensions que le pape Paul VI a connues au sujet de l’encyclique Humanae Vitae et que l’on parle si peu des tensions que ce conflit lui a causées et de la manière dont il a essayé d’y faire face. Au cours de son pontificat, il a réaffirmé ce qui demeure la loi générale de l’Église dans ce domaine, la communion sur la langue, et a établi un indult, une exception, pour résoudre le problème de certaines régions où la communion dans la main était pratiquée en désobéissance ouverte à Rome, notamment la Belgique, la Hollande et l’Allemagne. Cette décision lui a causé beaucoup de souffrance, car il n’était pas favorable à cette mesure, pas plus que la plupart des évêques qu’il a consultés avant de la prendre. Il craignait que cela n’affaiblisse la foi en la présence réelle du Christ dans le sacrement, une crainte qu’il a lui-même confirmée par la suite et qui l’a conduit à limiter l’indult, sans toutefois réussir à empêcher la pratique de se généraliser. Ce qui est terrible dans tout cela, c’est que ce qui est né comme une réponse pastorale à la désobéissance est devenu une pratique répandue et même imposée, comme nous l’avons vu dans cette pandémie, dans laquelle la piété et les sentiments religieux de tous les fidèles qui reçoivent la communion comme le prescrit la loi de l’Église ont été écrasés de manière intolérable.

Et que cela signifie-t-il pour vous personnellement ?

Pour moi, c’est une question fondamentale de culte et de vénération de Dieu. Si l’on croit non seulement intellectuellement, mais aussi, pour ainsi dire, avec ses entrailles, que le Christ est réellement présent dans le sacrement, la seule attitude possible est de se prosterner à genoux devant Lui et de le recevoir comme l’ont fait les grands saints, les martyrs et la grande majorité des chrétiens qui nous ont précédés.

Votre conte de Noël est un conte sacramentel, vous l’avez expliqué plus d’une fois. Est-il possible de contempler le monde de manière sacramentelle ?

Simone Weil dit dans l’un de ses écrits qu’il serait absurde qu’une église, construite par des mains humaines, soit pleine de symboles, et que l’univers n’en soit pas infiniment rempli. Il suffit de les lire. Je crois qu’il en est ainsi, et que c’est la bonne façon de contempler la création, l’ordre que Dieu a imprimé au monde, le secret d’un monde que nous voyons de dos, selon la belle image de Chesterton. Le conte de Noël que j’ai écrit pour les Bénédictins du Barroux raconte l’histoire d’un enfant qui demande à Dieu avec insistance, pendant trois ans, si Noël existe, si c’est une réalité, et comment Dieu écoute et répond à cette voix.

Dans le conte, on prie, et on prie en latin. Pourquoi ?

Ma mère et ma grand-mère m’ont appris à prier les litanies du rosaire en latin, pas les mystères, mais les litanies, et c’est naturel pour moi de le faire de cette façon ; les prier en langue vernaculaire me semble étrange. C’est aussi la chose la plus naturelle à faire dans le contexte de l’histoire, car c’est l’histoire d’un enfant élevé dans un environnement catholique traditionnel. Le latin est toujours la langue de l’Église, c’est une langue douce et musicale, avec un sens qui ne change pas, et c’est une partie de sa beauté.

Dans le conte, vous soulevez à nouveau l’idée du détachement du monde, d’un monde dans lequel il est de plus en plus difficile d’éduquer à la foi chrétienne, mais dont peu peuvent se séparer. Comment faites-vous face à ce défi ?

C’est une question à laquelle il est très difficile de répondre. L’Église a toujours enseigné qu’un chrétien doit garder une saine distance par rapport au monde, vivre dans le monde, mais ne pas lui appartenir. Cela me semble très évident aujourd’hui, alors que la sécularisation, l’erreur et la confusion ont fait sauter toutes les digues à l’extérieur et à l’intérieur de l’Église. Aujourd’hui, il ne suffit pas de choisir une école catholique ou d’envoyer les enfants au catéchisme, car de nombreuses écoles catholiques transmettent quelque chose qui ne peut plus être considéré comme du catholicisme, et il en va de même pour bon nombre de paroisses. Je crois que ce sont les familles, et surtout les mères dans les premières années, qui doivent assumer ce rôle, qui doivent inculquer et transmettre la foi. Un enfant catholique doit grandir dans un environnement de piété catholique, avec toute sa puissance, sa poésie et sa beauté, et dans une liturgie qui le rapproche du mystère et du culte.

Vous arrive-t-il de vouloir évangéliser à partir de la littérature ou cette idée est-elle loin de votre esprit lorsque vous écrivez ?

Je ne cherche pas à évangéliser quand j’écris, mais simplement à parler de choses que je trouve bonnes, précieuses et véridiques, qui sont importantes pour moi et que crois important de défendre, et il y en a peu. Le cardinal Newman dit dans son journal intime qu’il n’a jamais écrit une ligne sans raison, sans une raison qui, à son avis, le justifiait. Je crois en ce principe, et j’essaie de le suivre.



© leblogdejeannesmits pour la traduction. 

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement.  S’abonner à la lettre d’informations : clic !


• Voulez-vous soutenir matériellement ce blog ? C'est possible !

Ce blog est d'accès gratuit ; son objectif est de toucher le plus grand nombre de personnes possible. Pour pouvoir maintenir le rythme des parutions – puisqu’écrire est mon métier, et que la plupart des articles et traductions publiés ici (comme l'interview que vous venez de lire) le sont à titre bénévole – votre aide financière serait précieuse. D’avance grand merci à ceux d'entre vous qui verseront une libre participation via ce lien : paypal.me/SmitsJeanne.

Pour contribuer par chèque, me contacter en écrivant à jeanne.smits.blog@gmail.com.


© leblogdejeannesmits

29 octobre, 2021

Une lettre du cardinal Burke sur les responsables politiques, l'avortement et l'accès à la communion

Le cardinal Burke, qui continue de se remettre de problèmes de santé qui lui ont failli lui coûter la vie, m’a priée de traduire sa lettre sur la question de l’application du can. 915 aux responsables politiques catholiques favorables à l’avortement lorsque ceux-ci prétendent recevoir la sainte communion. Elle a été publiée ce matin en plusieurs langues sur le site du cardinal Burke, et c’est avec son aimable autorisation que je la reproduis ici.

Cette lettre est remarquable à plus d’un titre. Par la vigueur et la clarté du propos, d’abord. Mais on est aussi frappé par la confirmation, par le cardinal Burke, du fait que la lettre envoyée par la Congrégation pour la Doctrine de la foi (dont le cardinal Ratzinger était alors le préfet) aux évêques américains à ce sujet en 2004 ne fut alors pas transmise à lui-même et à nombre de ses confrères.

Enfin, ce texte marque en quelque sorte le retour public du cardinal Burke aux affaires de l’Eglise. N’écrivait-il pas dans sa dernière lettre à ceux qui continuent de prier pour lui : « Notre Seigneur a préservé ma vie en vue d’une œuvre qu’Il veut me voir réaliser, avec l’aide de Sa grâce, pour Son amour et celui de Son Corps Mystique, l’Eglise » ?

Alors que le pape François doit recevoir ce vendredi 29 octobre le président américain pro-avortement Joe Biden – lui qui continue de s’approcher de la table de communion alors que son administration a demandé à la Cour suprême de bloquer une loi de quasi interdiction de l’avortement au Texas – ces réflexions du cardinal Burke prennent un poids encore plus significatif.


*

Lettre du cardinal Burke sur le canon 915

28 octobre 2021
Fête des saints Simon et Jude, apôtres

Loué soit Jésus-Christ !

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ,

Ces derniers mois, ma prière aux intentions de l’Eglise aux Etats-Unis d’Amérique s’est faite plus intense. Lors de leur prochaine réunion en novembre, les évêques des États-Unis examineront l’application du canon 915 du Code de droit canonique : « Les excommuniés et les interdits, après l’infliction ou la déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion. » (1)  Leurs délibérations porteront, en particulier, sur la situation gravement scandaleuse et durable des responsables politiques catholiques qui persistent à soutenir et à promouvoir des programmes, des politiques et des lois gravement contraires aux préceptes les plus fondamentaux de la loi morale, alors même qu’ils prétendent être de fervents catholiques, notamment en se présentant pour recevoir la sainte communion. En priant pour les évêques et pour ma patrie, les États-Unis d’Amérique, j’ai pensé de plus en plus à l’expérience vécue par la Conférence des évêques catholiques des États-Unis il y a plus de 17 ans, lors de leur réunion d’été à Denver en juin 2004, où cette même question fut abordée. C’est une expérience que je vécus intensément.

J’ai pensé qu’il était important de proposer ces quelques réflexions pour nous aider tous à affronter, dès à présent et pour l’avenir, une question aussi cruciale – question de vie et de mort pour les enfants à naître et de salut éternel pour les responsables politiques catholiques concernés – dans mon pays comme dans d’autres nations. J’aurais voulu livrer ces réflexions bien avant, mais la période de récupération à la suite de mes récents problèmes de santé fait que je n’ai pu les rédiger plus tôt.

La réunion des évêques des États-Unis de juin 2004 se déroulait dans le contexte de la campagne présidentielle du sénateur John Kerry. Le sénateur Kerry se revendiquait catholique, tout en soutenant et en faisant la promotion de l’avortement à la demande dans l’ensemble du pays. À l’époque, j’étais archevêque de Saint Louis (nommé le 2 décembre 2003 et installé le 26 janvier 2004). Tout comme je l’avais fait en tant qu’évêque de La Crosse (nommé le 10 décembre 1994 et installé le 22 février 1995), j’ai adressé une admonestation au sénateur Kerry lui demandant de ne pas se présenter pour recevoir la sainte communion parce que, bien qu’ayant été dûment mis en garde, il persistait dans le péché objectivement grave de la promotion de l’avortement procuré. Je ne fus pas le seul évêque à l’admonester ainsi.

Dès mon premier ministère épiscopal dans le diocèse de La Crosse, j’avais été confronté à la situation de responsables politiques se présentant comme des catholiques pratiquants et qui, dans le même temps, soutenaient et faisaient progresser des programmes, des politiques et des lois en violation de la loi morale. En tant qu’évêque nouvellement nommé et relativement jeune, je parlai avec des frères évêques, en particulier avec l’un des plus anciens suffragants de ma province ecclésiastique, de plusieurs législateurs catholiques du diocèse de La Crosse, qui se trouvaient dans cette situation. Ces frères dans l’épiscopat me firent pour la plupart une réponse semblable, s’attendant à que la Conférence des évêques finisse par se pencher sur la question.

Conscient de mon obligation morale dans une affaire aux conséquences aussi graves, définies dans le can. 915, j’ai commencé à contacter les parlementaires du diocèse de La Crosse, demandant à les rencontrer pour discuter de l’incohérence totale de leur position au sujet de l’avortement procuré avec la foi catholique qu’ils professaient. Hélas, aucun d’entre eux n’était disposé à me rencontrer. L’un d’eux entretint une certaine correspondance avec moi, insistant sur le fait que sa position au sujet de l’avortement était cohérente avec la foi catholique ; il suivait là les conseils erronés formulés par certains professeurs dissidents de théologie morale, partisans de l’école hérétique du proportionnalisme, lors d’un sommet tenu dans la propriété de Hyannisport de la famille Kennedy au cours de l’été 1964. On peut trouver des détails sur cette réunion dans un livre d’Albert R. Jonsen, qui accompagnait l’un des professeurs européens de théologie morale dissidents et qui fut présent pendant toute la durée de la réunion. (2)

Je dois faire remarquer que, concernant le refus des législateurs de me rencontrer, je considère, au mieux, naïf le refrain habituel selon lequel ce qu’il faut, c’est davantage de dialogue avec les responsables politiques et les législateurs catholiques en question. Selon mon expérience, ils ne sont pas disposés à en discuter parce que la doctrine de la loi naturelle, qui constitue aussi nécessairement l’enseignement de l’Église, ne saurait être remise en question. Dans certains cas, également, j’ai eu la forte impression qu’ils n’étaient pas disposés à discuter de la question parce qu’ils ne voulaient tout simplement pas que leur esprit et leur cœur fussent changés. Reste cette vérité : l’avortement procuré est la destruction consciente et délibérée d’une vie humaine.

Lorsque j’étais archevêque de Saint Louis, il s’est trouvé un législateur catholique qui a accepté de me rencontrer, même si, comme en a d’ailleurs attesté son curé, il ne se présentait pas pour recevoir la Sainte Communion. Il a abordé la rencontre en me montrant une photo de sa famille. Si je me souviens bien, sa femme et lui avaient quatre enfants. Au fil de notre conversation, je lui ai demandé comment, après m’avoir montré si fièrement la photo de ses enfants, il pouvait régulièrement voter en faveur de la mise à mort des bébés dans le sein maternel. Il a aussitôt baissé la tête en disant : « C’est mal. Je sais que c’est mal. » Tout en l’exhortant à agir selon sa conscience, dont il venait d’exprimer le jugement, je ne pouvais qu’admirer le fait qu’au moins, il reconnaissait le mal auquel il était mêlé et ne cherchait pas à se présenter à moi comme un catholique fervent. En ce qui concerne la réalité objective de la pratique de l’avortement en tant que violation très grave du premier précepte de la loi naturelle, qui protège l’inviolabilité de la vie humaine innocente et sans défense, le dialogue ne peut exister. Le sujet du dialogue doit porter sur la meilleure façon de prévenir un tel mal dans la société. Une telle prévention ne peut jamais impliquer la promotion effective du mal.

A l’annonce de mon transfert du diocèse de La Crosse à l’archidiocèse de Saint Louis le 2 décembre 2003, la presse laïciste a fait le déplacement jusqu’au diocèse de La Crosse, afin de trouver de quoi fabriquer une image négative du nouvel archevêque avant son arrivée dans l’archidiocèse. Alors qu’avant mon transfert, il n’y avait pas eu, ainsi qu’il sied, de discussion publique à propos de mes interventions pastorales auprès des législateurs en question, cette affaire est devenue publique en décembre 2003 et janvier 2004. Alors que la question de l’application du can. 915 se posait devant la réunion des évêques lors de sa réunion de juin 2004, l’action pastorale que j’avais entreprise dans le diocèse de La Crosse et que je commençais à entreprendre dans l’archidiocèse de Saint Louis a été sérieusement remise en question. À titre d’illustration, lors d’une suspension de séance, j’ai rencontré, dans une cage d’escalier, l’un des membres éminents de la Conférence des évêques ; brandissant un index réprobateur, il me lança : Vous ne pouvez pas faire ce que vous avez fait sans l’approbation de la Conférence des évêques. Pour être clair, d’autres évêques menaient alors une action pastorale semblable. J’ai répondu à sa déclaration en faisant remarquer que, lorsque je mourrai, je comparaîtrai devant le Seigneur pour rendre compte de mon office d’évêque, et non devant la Conférence des évêques.

Je dois noter à ce propos que l’action pastorale entreprise n’avait rien d’une ingérence dans la politique. Elle visait à sauvegarder le caractère sacré de la sainte Eucharistie, à sauver les âmes des responsables politiques catholiques en question – qui non seulement péchaient gravement contre le Cinquième Commandement mais qui, en outre, commettaient un sacrilège en recevant indignement la Sainte Communion – et à prévenir le grave scandale dont ils étaient la cause. Lorsque j’intervenais pastoralement auprès de responsables politiques catholiques, je le faisais avec la confidentialité qui s’impose. Je n’ai certes donné aucune publicité à l’affaire. Ce sont plutôt les responsables politiques qui, ayant jugé avantageux de se présenter comme des catholiques pratiquants dans l’espoir d’attirer les votes des catholiques, ont rendu l’affaire publique à des fins politiques.

Dans le cadre de ces souvenirs de la réunion de Denver de la Conférence des évêques des États-Unis en juin 2004, il est important pour moi de raconter deux autres expériences personnelles qui y sont liées.

Premièrement, au printemps 2004, alors que j’étais à Washington, D.C., dans le cadre d’activités pro-vie, j’ai rencontré en privé pendant quarante-cinq minutes l’un des plus hauts fonctionnaires du gouvernement fédéral, un chrétien non catholique qui manifestait un grand respect pour l’Eglise catholique. Au cours de notre conversation, il m’a demandé si, compte tenu des graves problèmes de santé du pape saint Jean-Paul II, l’élection d’un nouveau Pape pourrait se traduire par une modification de l’enseignement de l’Eglise au sujet de l’avortement. J’ai exprimé une certaine surprise face à sa question, expliquant que l’Église ne peut jamais modifier son enseignement sur le caractère intrinsèquement mauvais de l’avortement procuré, car il s’agit d’un précepte de la loi naturelle, la loi inscrite par Dieu dans chaque cœur humain. Il me répondit qu’il avait posé cette question parce qu’il en était arrivé à la conclusion que l’enseignement de l’Eglise en la matière ne devait pas être aussi tranché, puisqu’il pouvait me nommer 80 catholiques ou davantage au Sénat et à la Chambre des représentants qui, régulièrement, soutenaient des lois pro-avortement.

Cette conversation offrait un témoignage éloquent du grave scandale causé par de tels responsables politiques catholiques. Ils ont, en effet, contribué de manière significative à la consolidation, aux Etats-Unis, d’une culture de mort où l’avortement procuré est un simple fait de la vie quotidienne. Le témoignage de l’Eglise catholique à propos de la beauté et de la bonté de la vie humaine, dès le premier instant de son existence, et de la véracité de son caractère inviolable, a été gravement compromis au point que les non-catholiques croient que l’Eglise a modifié ou modifiera un jour ce qui est, en réalité, un enseignement immuable. Alors que l’Eglise, accomplissant la mission du Christ, son chef, pour le salut du monde, est totalement opposée à l’atteinte à la vie humaine innocente et sans défense, l’Eglise catholique des Etats-Unis semble accepter cette pratique odieuse, en accord avec une vision totalement sécularisée de la vie humaine et de la sexualité.

A cet égard, on me dit que l’argument tiré de la vérité sur la vie humaine est souvent inefficace, car la culture n’a aucune considération pour la vérité objective, exaltant comme elle le fait les opinions de l’individu, pour contraires à la raison qu’elles soient. Peut-être que l’approche choisie pour aider les mères et les pères qui envisagent l’avortement devrait être adoptée à une plus grande échelle, à savoir la visualisation d’une échographie de la minuscule vie humaine à ses débuts. D’après mon expérience, lorsque les mères et les pères qui envisagent l’avortement voient d’abord une telle échographie, la grande majorité d’entre eux ne procède pas à l’avortement. L’image visible de la beauté et de la bonté de la vie humaine les convainc de ce que l’avortement est un mal. Le visionnage de telles échographies devrait être d’accès facile, en particulier pour ceux qui sont chargés de la mise en avant du témoignage essentiel de l’Église au service de la vie, et pour ceux qui sont responsables des orientations politiques, des programmes et des lois de la nation, lesquels doivent protéger et favoriser la vie humaine, et non permettre sa destruction.

Le deuxième événement eut lieu lors de ma visite à Rome à la fin du mois de juin et au début du mois de juillet 2004, afin de recevoir du pape Jean-Paul II le pallium d’archevêque métropolitain de Saint Louis. Étant donné l’expérience difficile de la rencontre de Denver, au début du mois de juin, on m’avait conseillé de me rendre à la Congrégation pour la Doctrine de la foi, afin de m’assurer que ma pratique pastorale était conforme à l’enseignement et à la pratique de l’Eglise. J’ai été reçu en audience par le préfet de la Congrégation, Son Éminence le cardinal Joseph Ratzinger, par le secrétaire de la Congrégation, l’archevêque, aujourd’hui cardinal, Angelo Amato, et par un fonctionnaire anglophone de la Congrégation. Le cardinal Ratzinger m’a assuré que la Congrégation avait étudié ma pratique et n’y avait rien trouvé de répréhensible. Il m’a seulement mis en garde contre le fait de soutenir publiquement des candidats à des fonctions officielles, chose que je n’avais d’ailleurs jamais faite. Il s’est dit quelque peu surpris de mes doutes en la matière, compte tenu d’une lettre qu’il avait écrite aux évêques des États-Unis, où la question était abordée de manière approfondie. Il m’a demandé si j’avais lu sa lettre. Je lui ai répondu que je ne l’avais pas reçue et lui ai demandé de bien vouloir m’en fournir une copie. Il a souri et m’a suggéré de la lire sur un blog très fréquenté, en demandant au fonctionnaire anglophone de faire une photocopie du texte tel qu’il apparaissait dans son intégralité sur le blog. (3)

La lettre en question expose avec autorité la pratique et l’enseignements constants de l’Église. Le fait de ne pas l’avoir distribuée aux évêques des États-Unis a certainement contribué à ce que les évêques, en juin 2004, n’aient pas pris les mesures appropriées pour la mise en œuvre du can. 915. Je me suis laissé dire qu’on maintient aujourd’hui que la lettre était confidentielle et que par conséquent, elle ne peut être publiée. La vérité est qu’elle a été publiée, et ce dès le début du mois de juillet 2004, et que, manifestement, le Préfet de la Congrégation, qui en était l’auteur, n’en était pas du tout contrarié.

Dix-sept ans se sont écoulés depuis la réunion de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis à Denver, au mois de juin 2004. La question si grave de l’application du can. 915 du Code de droit canonique aux responsables politiques catholiques qui soutiennent et promeuvent des programmes, des politiques et des lois en violation grave de la loi naturelle semble rester une question ouverte aux yeux de la Conférence des évêques. En fait, l’obligation de l’évêque particulier relève de la discipline universelle de l’Eglise, quant à la foi et à la morale, discipline sur laquelle la Conférence des évêques n’a aucune autorité. En fait, nombre d’évêques ont compris leur devoir sacré en la matière et prennent les mesures qui s’imposent. Une Conférence des évêques remplit un rôle important de soutien à l’évêque diocésain, mais elle ne peut pas se substituer à l’autorité qui lui appartient en propre. C’est l’évêque diocésain, et non la Conférence, qui applique la loi universelle à une situation particulière. (4)

Le travail de la Conférence des évêques est d’aider les évêques particuliers à accomplir leur devoir sacré, en accord avec le can. 447 du Code de droit canonique : « La conférence des Evêques, institution à caractère permanent, est la réunion des Evêques d’une nation ou d’un territoire donné, exerçant ensemble certaines charges pastorales pour les fidèles de son territoire, afin de mieux promouvoir le bien que l’Eglise offre aux hommes, surtout par les formes et moyens d’apostolat adaptés de façon appropriée aux circonstances de temps et de lieux, selon le droit. » (5) Quoi de plus conforme à la promotion du « bien que l’Eglise offre aux hommes » que la sauvegarde et la promotion de la vie humaine créée à l’image et à la ressemblance de Dieu (6), et rachetée par le Très Précieux Sang du Christ, Dieu le Fils incarné (7), en corrigeant le scandale des responsables politiques catholiques qui encouragent publiquement et obstinément l’avortement procuré.

Je vous invite à prier avec moi pour l’Eglise aux Etats-Unis d’Amérique et dans chaque nation, afin que, fidèle à la mission du Christ, son Epoux, elle soit fidèle, limpide et sans compromis dans l’application du can. 915, en défendant la nature sacrée de la sainte Eucharistie, en sauvegardant les âmes des responsables politiques catholiques qui violeraient gravement la loi morale et se présenteraient quand même pour recevoir la sainte communion, commettant ainsi un sacrilège, et en prévenant le très grave scandale causé par le défaut d’observation de la norme du can. 915.

Que Dieu vous bénisse, vous et vos foyers. Veuillez prier pour moi, et spécialement pour le rétablissement de ma santé.

                            Bien à vous dans le Sacré-Cœur de Jésus
                            et le Cœur Immaculé de Marie,
                            et dans le Cœur très pur de Saint Joseph,


Raymond Leo Cardinal BURKE

 

(1) “Can. 915  Ad sacram communionem ne admittantur excommunicati et interdicti post irrogationem vel declarationem poenae aliique in manifesto gravi peccato obstinate perseverantes.”

(2) Cf. Albert R. Jonsen, The Birth of Bioethics (New York: Oxford University Press, 1998), pp. 290-291.


(4) Cf. can. 447; et Ioannes Paulus PP. II, Litterae Apostolicae Motu proprio datae, Apostolos suos, De theologica et iuridica natura conferentiarum Episcoporum, 21 Maii 1998, Acta Apostolicae Sedis 90 (1998) 641-658.

(5) “Can. 447  Episcoporum conferentia, institutum quidem permanens, est coetus Episcoporum alicuius nationis vel certi territorii, munera quaedam pastoralia coniunctim pro christifidelibus sui territorii exercentium, ad maius bonum provehendum, quod hominibus praebet Ecclesia, praesertim per apostolatus formas et rationes temporis et loci adiunctis apte accommodatas, ad normam iuris.”

(6) Cf. Gen 1, 27.

(7) Cf. 1 Pi. 1, 2. 19; 1 Jn 1, 7; Rom 3, 25; Eph 1, 7; et Heb 9, 12; et Ap. 1, 5.

*

© leblogdejeannesmits pour la traduction
© Photo : Olivier Figueras


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement.  S’abonner à la lettre d’informations : clic !


• Voulez-vous soutenir matériellement ce blog ? C'est possible !

Ce blog est d'accès gratuit ; son objectif est de toucher le plus grand nombre de personnes possible. Pour pouvoir maintenir le rythme des parutions – puisqu’écrire est mon métier, et que la plupart des articles et traductions publiées ici (comme celle que vous venez de lire) le sont à titre bénévole – votre aide financière serait précieuse. D’avance grand merci à ceux d'entre vous qui verseront une libre participation via ce lien : paypal.me/SmitsJeanne.

Pour contribuer par chèque, me contacter en écrivant à jeanne.smits.blog@gmail.com.


© leblogdejeannesmits

27 avril, 2021

Un prêtre colombien impose la communion à genoux et sur la langue après avoir eu une vision du Christ piétiné lors de la distribution dans la main

Un prêtre colombien, le P. Fredy Leonardo Herrera Fuentes, a eu une expérience mystique vers la fin de la messe du 22 février dernier dans sa paroisse du Cœur Immaculé de Marie au quartier Claret de Bogotá : il a eu une vision du Christ qui, lors de la distribution de la communion qui se faisait dans la main, était piétiné par les fidèles. Se retournant soudain vers le tabernacle, le P. Herrera, sanglotant, s’est profondément incliné pendant 20 longues secondes, sans que son confrère et les fidèles ne comprennent pourquoi. La voix encore tout émue, il a expliqué non ce qui lui était arrivé, mais la conclusion qu’il en tirait : plus jamais il ne donnerait la communion dans la main.

La vidéo de la messe était diffusée en direct sur la page Facebook de la paroisse et l’extrait que vous pouvez voir ci-dessous a déjà été vue 2 millions de fois dans différents pays à travers le monde.



(Sous-titres ci-dessus : “Quis ut Deus”)


S’étant donc relevé et ayant repris ses esprits, mais la voix brisée, le prêtre a dit :

« Je vous remercie pour votre participation à la sainte messe.  Continuons unis dans la prière… il y a des choses qui parfois ne peuvent pas s'expliquer, ou plutôt, si. Ce qui se passe, c’est que cela fait très mal lorsque que le Seigneur permet que nous partagions, que nous voyions certaines choses… A partir de ce moment précis, dans notre paroisse, on ne pourra plus communier que sur la langue et à genoux. Cela ne pourra se faire d’aucune autre manière. Le Christ est vivant. Il est parmi nous, et cela Lui fait très mal, non seulement que l’on ne communie pas, parce que cela est une douleur très grande pour Lui, mais aussi quand on reçoit sans même être conscient de Celui que l’on est en train de recevoir. Et quand on reçoit comme si on recevait n’importe quelle nourriture. Comme si l’on ne croyait pas en sa présence. Il est là. Il est vivant, supervivant ! 

« Je vous l’ai dit, vous Le recevrez de cette manière. Faites très attention ; on ne le fait pas. Même dans une toute petite particule, la plus minuscule, Il y est tout entier. Pour cette raison, il faut toujours faire preuve du plus grand soin possible. »
A ce sujet je vous renvoie vers le récent livre paru aux éditions Contretemps auquel j’ai eu l’honneur de contribuer : le Bref examen de la Communion dans la main. Je le présente ici sur TVLibertés, à l’invitation de Jean-Pierre Maugendre.




Pour commander ce livre,
cliquez ici



• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner


© leblogdejeannesmits

25 avril, 2021

Interrogée sur TVLibertés sur le “Bref examen critique sur la Communion dans la main” dans l’émission “Terres de Mission”

J’étais l’invitée, ce dimanche, de Jean-Pierre Maugendre dans l’émission “Terres de Mission” sur TVLibertés, pour évoquer le livre Bref examen critique de la Communion dans la main, auquel j’ai eu l’honneur de contribuer avec le chanoine Grégoire de Guillebon, l’abbé Claude Barthe et le P. Réginald-Marie Rivoire, sous la direction de Jean-Pierre Maugendre.

Nous avons évoqué l’actualité de cette question par temps de COVID, mais aussi  l’imposition tyrannique de la Communion dans la main par certains prêtres et évêques – une affaire qui ne date pas d’aujourd'hui !

Le soutien des cardinaux Burke et Sarah pour le livre étaient aussi à l’ordre du jour.


Je vous invite à découvrir cet entretien. Si vous souhaitez acquérir le livre, il est disponible ici avec des tarifs intéressants pour l’achat de deux exemplaires à la même adresse ou pour les envois en Europe et dans le reste du monde (hors DOM-TOM). Paiement accepté par chèque, Paypal, virement ou carte bancaire.

P.S. Je vous engage à regarder également les deux autres entretiens diffusés à l’occasion de cette épisode de Terres de Mission : celui avec Fanny Bornot, paroissienne de Saint-Eugène Sainte-Cécile, récemment dans l’actualité à la suite d’une veillée pascale qui a valu à son curé, l’abbé Marc Guelfucci, une séance de garde à vue pour supposé non respect de certaines mesures anti-COVID. Fanny Bornot raconte comment cette veillée s’est vraiment passée.

Puis Sœur Ambroise-Dominique Salleron (la petite-fille de Louis Salleron), dominicaine de Fanjeaux, fait une passionnante présentation de la biographie qu’elle vient de publier de Dom Aubourg, moine de Solesmes (1887-1967) qui a connu l’exil des ordres religieux en 1910, les deux Guerres mondiales – il est connu comme le « sauveur de Bayeux » pour avoir fait épargner la ville des bombardements alliés le 7 juin 1944, et une vie de père spirituel interrompue par des dénonciations et des accusations calomnieuses qui ont conduit à son injuste exclaustration. En nos temps de nombrilisme spirituel, Sœur Ambroise-Dominique témoigne avec enthousiasme de cette vie hors du commun toute centrée sur Dieu. Je vous l’avoue, j’ai eu un coup de cœur.

• Dom Aubourg, un moine au cœur du monde, éd. Via Romana, est disponible à l’excellente librairie partenaire de ce blog, Livres en Famille.

 Bref examen critique de la Communion dans la main, éd. Contretemps, 170 pages, est disponible via ce blog, ici.


• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner


© leblogdejeannesmits

10 avril, 2021

Cardinal Burke : Déclaration concernant la réception de la Sainte Communion par ceux qui persistent dans le péché public grave

Avec l’aimable autorisation du cardinal Burke, je publie volontiers ci-dessous la traduction française que j’ai réalisée à sa demande de sa Déclaration concernant la réception de la Sainte Communion par ceux qui persistent dans le péché public grave, et qu’il a approuvée. La Déclaration est d’ordre général mais il est difficile de ne pas y voir une application très actuelle à la situation où se trouvent les Etats-Unis, avec à leur tête un président, Joe Biden, qui met en avant sa foi et sa pratique catholiques, mais qui les contredit par ses choix et actes politiques, en particulier en faveur de l’avortement

On notera que par rapport aux paroles de cardinaux (voire mieux) exprimant des préférences et des idées personnelles (voire une idéologie personnelle) qui s’éloignent très visiblement de l’enseignement de l’Eglise, on a ici affaire à un rappel clair et documenté de la doctrine et des lois de l’Eglise par un cardinal qui ne recherche en rien la mise en avant d’opinions personnelles. – J.S.

*

De nombreux catholiques, mais aussi des non-catholiques qui, tout en n’embrassant pas la foi catholique, respectent l’Église catholique pour son enseignement en matière de foi et de morale, m’ont demandé comment il est possible pour des catholiques de recevoir la sainte communion, alors que dans le même temps ils soutiennent publiquement et obstinément des programmes, des politiques et des lois qui sont en contradiction directe avec la loi morale. En particulier, mes interlocuteurs posent la question de savoir comment des responsables politiques et des autorités civiles catholiques qui défendent et soutiennent publiquement et obstinément la pratique de l’avortement volontaire peuvent s’approcher de la sainte communion. Leur question s’applique clairement de la même façon aux catholiques qui font publiquement la promotion de politiques et de lois portant atteinte à la dignité de la vie humaine de ceux qui sont frappés par une maladie grave, l’âge ou le handicap, et de celles qui violent la nature propre de la sexualité humaine, du mariage et de la famille, ainsi que la libre pratique de la religion.

Leur question mérite une réponse, d’autant plus qu’elle touche aux fondements mêmes de l’enseignement de l’Église en matière de foi et de morale. Elle touche surtout à la sainte Eucharistie, « Sacrement de l'amour, … le don que Jésus Christ fait de lui-même, nous révélant l’amour infini de Dieu pour tout homme. … dans le Sacrement de l'Eucharistie, Jésus continue de nous aimer “jusqu'au bout”, jusqu'au don de son corps et de son sang. » (1)

J’espère que les points suivants de l’enseignement de l’Église seront utiles à ceux qui sont à juste titre déroutés, et même souvent scandalisés, par la trahison publique trop fréquente de l’enseignement de l’Église en matière de foi et de morale par ceux qui se proclament catholiques. Je me pencherai sur la question de l’avortement provoqué, mais les mêmes points s’appliquent à d’autres violations de la loi morale.

1. En ce qui concerne la sainte Eucharistie, l’Église a toujours cru et enseigné que la sainte hostie est le Corps, le Sang, l’Âme et la Divinité du Christ, le Fils de Dieu Incarné. La foi de l’Église est ainsi exprimée par le Concile de Trente : « Parce que le Christ notre Rédempteur a dit que c’était vraiment son corps qu’il offrait sous l’espèce du pain [voir Mt 26, 26-29 ; Mc 14, 22-25 ; Lc 22, 19s ; 1 Co 11, 24-26], on a toujours été persuadé dans l’Église de Dieu – et c’est que déclare de nouveau aujourd’hui ce saint concile – que par la consécration du pain et du vin se fait un changement de toute la substance du pain en la substance du corps du Christ notre Seigneur et de toute la substance du vin en la substance de son sang » (Session 13, Chapitre 4) (2).  Par conséquent, comme l’enseigne clairement saint Paul dans sa Première Lettre aux Corinthiens : « C’est pourquoi quiconque mangera ce pain ou boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur » (1 Co 11, 27).

2. La réception de la sainte communion par ceux qui violent publiquement et obstinément la loi morale dans ses préceptes les plus fondamentaux constitue une forme particulièrement grave de sacrilège. Selon les termes du Catéchisme de l’Église catholique, « le sacrilège est un péché grave surtout quand il est commis contre l’Eucharistie puisque, dans ce sacrement, le Corps même du Christ nous est rendu présent substantiellement » (n° 2120). Non seulement ce péché mérite une punition éternelle pour celui qui reçoit indignement, mais il constitue un scandale des plus graves pour les autres, c’est-à-dire qu’il leur fait croire à tort qu’on peut violer publiquement et obstinément la loi morale dans un domaine grave et quand même recevoir Notre Seigneur dans la sainte communion. Devant une telle situation, une personne réfléchie en vient forcément à la conclusion que la sainte hostie n’est pas le Corps du Christ, ou bien que la promotion de l’avortement provoqué, par exemple, n’est pas un péché grave.

3. Le Can. 915 du Code de droit canonique, qui reprend l’enseignement pérenne et immuable de l’Église, dispose : « Les excommuniés et les interdits, après l’infliction ou la déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion. » (3) Le refus de la sainte communion n’est pas une sanction ecclésiastique mais la reconnaissance de la situation d’une personne qui n’est objectivement pas digne de s’approcher de la sainte communion. La discipline contenue dans le Can. 915 vise à sauvegarder la sainteté de la réalité la plus sacrée de l’Église, la sainte Eucharistie, à empêcher la personne qui persévère obstinément dans le péché grave de commettre un péché supplémentaire plus grave encore, le sacrilège, en profanant le Corps du Christ, et à prévenir le scandale inévitable qui résulte de la réception indigne de la sainte communion.

4. Il est du devoir des prêtres et des évêques d’instruire et d’admonester les fidèles qui se trouvent dans la condition décrite par le Can. 915, de peur qu’ils ne s’approchent de la sainte communion et qu’ils ne commettent ainsi un sacrilège très grave, qui leur portera un préjudice éternel et qui, de même, entraînera d’autres personnes dans l’erreur, voire dans le péché, en une matière aussi grave. Si une personne a été admonestée et persévère encore dans un péché public grave, elle ne peut être admise à recevoir la sainte communion.

5. Il est clair qu’aucun prêtre ou évêque ne peut accorder la permission de recevoir la sainte communion à une personne qui persiste obstinément dans un état de péché public grave. Il ne peut s’agir non plus d’une discussion entre le prêtre ou l’évêque et celui qui commet le péché, mais d’une question d’admonition concernant les vérités de la foi et de la morale, de la part du prêtre ou de l’évêque, et d’une question de la rectification d’une conscience erronée du côté du pécheur.

6. Saint Jean Paul II a présenté l’enseignement constant de l’Eglise concernant l’avortement provoqué dans sa lettre encyclique Evangelium Vitae. Se référant à la consultation des évêques de l’Église universelle en la matière par sa lettre de Pentecôte de 1991, il a déclaré : « C’est pourquoi, avec l’autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses successeurs, en communion avec les Evêques — qui ont condamné l’avortement à différentes reprises et qui, en réponse à la consultation précédemment mentionnée, même dispersés dans le monde, ont exprimé unanimement leur accord avec cette doctrine —, je déclare que l’avortement direct, c’est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d’un être humain innocent. » (4) Il précisait que son enseignement est « fondé sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite ; elle est transmise par la Tradition de l’Eglise et enseignée par le Magistère ordinaire et universel. » (5)

7. On avance parfois qu’un homme politique catholique peut croire personnellement à l’immoralité de l’avortement, tout en favorisant une politique publique qui prévoit l’avortement dit « légalisé ». Ce fut le cas, par exemple, aux États-Unis d’Amérique, lors du sommet entre certains théologiens moraux catholiques qui épousaient la théorie morale erronée du proportionnalisme ou du conséquentialisme, et d’hommes politiques catholiques, qui s’était tenu dans la propriété de la famille Kennedy à Hyannisport, Massachusetts, au cours de l’été 1964. (6)  Saint Jean Paul II répond clairement à une telle pensée morale erronée dans Evangelium Vitae : « Aucune circonstance, aucune finalité, aucune loi au monde ne pourra jamais rendre licite un acte qui est intrinsèquement illicite, parce que contraire à la Loi de Dieu, écrite dans le cœur de tout homme, discernable par la raison elle-même et proclamée par l’Eglise. » (7) Dans sa lettre encyclique Veritatis Splendor, saint Jean-Paul II corrige l’erreur fondamentale du proportionnalisme et du conséquentialisme. (8)

8. On dit parfois que refuser la sainte communion aux hommes politiques qui persistent obstinément dans le péché grave constitue l’utilisation par l’Eglise de la sainte communion à des fins politiques. Bien au contraire, il incombe solennellement à l’Église de sauvegarder la sainteté de la sainte Eucharistie, d’empêcher les fidèles de commettre un sacrilège, et d’éviter le scandale parmi les fidèles et les autres personnes de bonne volonté.

9. C’est bien plutôt l’homme politique catholique, qui prône publiquement et obstinément ce qui est contraire à la loi morale et qui ose pourtant recevoir la sainte communion de manière sacrilège, qui utilise la sainte Eucharistie à des fins politiques. En d’autres termes, le politicien se présente comme un catholique fervent, alors que la vérité est tout autre.

10. Outre la question du refus de la sainte communion aux personnes qui violent publiquement et obstinément la loi morale, se pose aussi celle de l’imposition ou de la déclaration d’une juste peine ecclésiastique, afin d’appeler la personne à la conversion et de réparer le scandale provoqué par ses actes.

11. Ceux qui violent publiquement et obstinément la loi morale sont, à tout le moins, en état d’apostasie, c’est-à-dire qu’ils ont effectivement abandonné la foi par le refus obstiné, dans la pratique, de vivre en accord avec les vérités fondamentales de la foi et de la morale (cf. Can. 751). L’apostat de la foi encourt automatiquement la peine d’excommunication (cf. Can. 1364). L’évêque d’une telle personne doit vérifier les conditions de la déclaration de la peine d’excommunication automatiquement encourue.

12. Ils peuvent également être en état d’hérésie, s’ils s’obstinent à nier ou à douter de la vérité sur le mal intrinsèque de l’avortement tel qu’elle « doit être crue de foi divine et catholique » (Can. 751). (9) L’hérésie, tout comme l’apostasie, encourt automatiquement la peine d’excommunication (cf. Can. 1364). De même, dans le cas d’hérésie, l’évêque doit vérifier les conditions de la déclaration de la peine d’excommunication automatiquement encourue.

En conclusion, la discipline de l’Église, depuis l’Apôtre Paul, a toujours enseigné la disposition de conscience nécessaire pour la réception de la sainte communion. Le non-respect de cette discipline entraîne la profanation de la réalité la plus sacrée de l’Église – le Corps, le Sang, l’Âme et la Divinité du Christ –, il constitue le péché si grave de sacrilège, et il cause le plus grave des scandales en ne témoignant pas de la vérité de la sainte communion et de la vérité morale : par exemple, la dignité inviolable de la vie humaine, l’intégrité du mariage et de la famille, et la liberté d’adorer Dieu « en esprit et en vérité ». (10)

La réponse à la question qui m’est si fréquemment posée est claire : un catholique qui s’oppose publiquement et obstinément à la vérité en matière de foi et de morale ne doit pas se présenter pour recevoir la sainte communion et le ministre de la sainte communion ne doit pas non plus lui donner le sacrement.

Raymond Leo Cardinal BURKE
Rome, 7 avril 2021

Traductrice : Jeanne SMITS

(1)  “[s]acramentum caritatis, … donum est Iesu Christi se ipsum tradentis, qui Dei infinitum nobis patefacit in singulos homines amorem… Eodem quidem modo in eucharistico Sacramento Iesus ‘in finem’, usque scilicet ad corpus sanguinemque tradendum, diligere nos pergit.” Benedictus PP. XVI, Adhortatio Apostolica Postsynodalis Sacramentum caritatis, De Eucharistia vitae missionisque Ecclesiae fonte et culmine, 22 Februarii 2007, Acta Apostolicae Sedis 99 (2007) 105, n. 1. Traduction française : Benoît XVI, Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum Caritatis, 22 février 2007. http://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20070222_sacramentum-caritatis.html

 (2) “Quoniam autem Christus redemptor noster corpus suum id, quod sub specie panis offerebat [cf. Mt 26:26-29; Mc 14:22-25; Lc 22:19s; 1 Cor 11:24-26], vere esse dixit, ideo persuasum semper in Ecclesia Dei fuit, idque nunc denuo sancta haec Synodus declarat: per consecrationem panis et vini conversionem fieri totius substantiae panis in substantiam corporis Christi Domini nostri, et totius substantiae vini in substantiam sanguinis eius.” Heinrich Denzinger, Symboles et définitions de la foi catholique, ed. Peter Hünermann, tr. Joseph Hoffmann (Paris: Les Éditions du Cerf, 2010), pp. 440-441, n. 1642.

(3) “Can. 915  Ad sacram communionem ne admittantur excommunicati et interdicti post irrogationem vel declarationem poenae aliique in manifesto gravi peccato obstinate perseverantes.” http://www.vatican.va/archive/FRA0037/_P36.HTM.

(4) “Auctoritate proinde utentes Nos a Christo Beato Petro eiusque Successoribus collata, consentientes cum Episcopis qui abortum crebrius respuerunt quique in superius memorata interrogatione licet per orbem disseminati una mente tamen de hac ipsa concinuerunt doctrina – declaramus abortum recta via procuratum, sive uti finem intentum seu ut instrumentum, semper gravem prae se ferre ordinis moralis turbationem, quippe qui deliberata exsistat innocentis hominis occisio.” Ioannes Paulus PP. II, Litterae Encyclicae Evangelium vitae, “De vitae humanae inviolabili bono,” 25 Martii 1995, Acta Apostolicae Sedis 87 (1995) 472, n. 62. Traduction française : Jean Paul II, Lettre encyclique Evangelium Vitae, 25 mars 1995. http://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_25031995_evangelium-vitae.html

(5) “… naturali innititur lege Deique scripto Verbo, transmittitur Ecclesiae Traditione atque ab ordinario et universali Magisterio exponitur.” Evangelium vitae, 472, n. 62. Traduction française : ibid.

(6) Cf. Albert R. Jonsen, The Birth of Bioethics (New York: Oxford University Press, 1998), pp. 290-291.

(7) “Nequit exinde ulla condicio, ulla finis, ulla lex in terris umquam licitum reddere actum suapte natura illicitum, cum Dei Legi adversetur in cuiusque hominis insculptae animo, ab Eccesia praedicatae, quae potest etiam ratione agnosci.” Evangelium vitae, 472, n. 62. Traduction française : ibid.

(8) Cf. Ioannes Paulus PP. II, Litterae Encyclicae Veritatis splendor, De quibusdam quaestionibus fundamentalibus doctrinae moralis Ecclesiae, 6 Augusti 1993, Acta Apostolicae Sedis 85 (1993) 1192-1197, nn. 74-78. Traduction française : Jean Paul II, Lettre encyclique Veritatis Splendor, 6 août 1993, nos. 74-78. http://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_06081993_veritatis-splendor.html.

(9) “Can 751  … fide divina et catholica credendae.” Traduction française : https://www.droitcanonique.fr/codes/cic-1983-1/c-751-cic-1983-751.

(10) Jn 4, 23-24.



© leblogdejeannesmits pour la traduction.

© Photo : Olivier Figueras

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner


© leblogdejeannesmits

01 avril, 2021

Pour commander le “Bref examen critique de la Communion dans la main”


Informations de commande


Bref examen de la communion dans la main, éd. Contretemps, 170 pp.
Prix unitaire : 15 euros.
Expédition : 
France : ajouter 5 € pour l’envoi d’un exemplaire (soit 20,00 € frais d’envoi inclus). 
Etranger : ajouter 3 € pour l’envoi d’un exemplaire (soit 18,00 € frais d’envoi inclus).

*

Commandes par chèque :  à Jeanne Figueras, 1 Boulevard du Roi, 78000 Versailles, en indiquant l’adresse d’envoi et si possible votre courriel. 

*

Virement : d’abord bien préciser l’adresse d’envoi en écrivant à jeanne.smits.blog@gmail.com, et je vous adresserai par retour mes coordonnées bancaires. Les paiements depuis l’étranger peuvent se faire en euros, dollars US ou dollars canadiens, merci de préciser.

*

Commandes par carte bancaire : merci d’écrire à jeanne.smits.blog@gmail.com ou d’envoyer un SMS au +33 7 56 90 52 40 en précisant l’adresse d’expédition, et je vous enverrai un lien de paiement CB sécurisé par mail ou SMS, selon votre préférence. Vous pouvez également commander plusieurs exemplaires (ou ajouter d’autres livres disponibles) et je vous adresserai une proposition de forfait d’envoi groupé et un lien de paiement personnalisé pour l’ensemble.

*

Commandes par Paypal : suivez le lien correspondant (les prix affichés comprennent le forfait d’envoi)

France (hors DOM-TOM)

• 1 exemplaire, envoi France métropolitaine, 20,00 €.

____

 
         Etranger

• 1 exemplaire, envoi « reste du monde » (hors DOM-TOM), 18,00 €.



Pour toute demande particulière (envois multiples, expédition dans les DOM-TOM, expédition conjointe avec d’autres livres annoncés sur ce blog) merci de m’écrire à jeanne.smits.blog@gmail.com.


Autres livres disponibles

– “La Conquête du pouvoir”, par Jean-Pierre Moreau, éd. Contretemps, traduction Jeanne Smits : 25 € + frais d’envoi.

– “La Messe catholique”, par Mgr Athanasius Schneider, éd. Contretemps, traduction Jeanne Smits : 22 € + frais d'envoi.

– “Le Pape dictateur”, par Henry Sire, éd. de la Délivrance, traduction Jeanne Smits : 22 € + frais d’envoi.

– “Christus vincit”, par Mgr Athanasius Schneider, éd. Contretemps, traduction Jeanne Smits : 25 € + frais d’envoi.



Vous pouvez bien évidemment faire profiter vos contacts de cette offre en faisant suivre ce message à des proches qui pourraient être intéressés.

*

Bref examen critique de la Communion dans la main, Chn. Grégoire de Guillebon, Abbé Claude Barthe, Fr. Réginald-Marie Rivoire, Jeanne Smits, éditions Contretemps, 170 pages. 



• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner


© leblogdejeannesmits

Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...