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01 mai, 2025

« Orgueil ! » : Mgr Bruno Forte réprimande des fidèles voulant recevoir la communion sur la langue

La vidéo a fait le tour d’internet en Italie : à la fin de sa messe du dimanche de Pâques, l’archevêque de Chieti-Vasto, Mgr Bruno Forte, a publiquement réprimandé les quelques paroissiens ayant refusé de communier dans la main.
 Tout mitré d’or, il a pris à témoin l’ensemble de l’assistance pour humilier trois fidèles en déclarant :

« Permettez-moi de faire la clarté sur un point. Il y a eu trois personnes qui n’ont pas voulu recevoir la communion dans la main. »


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22 novembre, 2021

Pour l’auteur de “L’éveil de Mademoiselle Prim”, la communion dans la main est un cheval de Troie dans l’Eglise



Natalia Sanmartin Fenollera est cette jeune femme espagnole qui a enthousiasmé la critique – y compris dans la presse « mainstream » – il y a quelques années avec son « OVNI littéraire » : L’éveil de Mademoiselle Prim. Ou l’histoire fantasque et profonde d’une hyper-diplômée qui découvre la beauté du réel, de la culture classique, de la vie sociable et de l’amour loin de l’agitation des mégapoles. Elle a également écrit un Conte de Noël pour le Barroux, non traduit à ma connaissance, qu’elle vient d’évoquer sur le site Infovaticana ; non sans évoquer longuement son attachement à la liturgie traditionnelle qui l’a convertie, et son jugement sans appel sur la communion dans la main. Bien sûr, il est question de Traditionis custodes, et de « l’incrédulité » de Natalia Sanmartin devant cette tentative de torpiller la sainte liturgie.

Je vous propose ci-dessous ma traduction rapide, mais intégrale, de cet entretien passionnant. L’original en espagnol est ici. – J.S.

*

Pour certains, y compris des intellectuels catholiques, l’époque dans laquelle nous vivons est la meilleure possible. Que pensez-vous de cette assertion ?

Cela dépend de la façon dont vous interprétez la phrase. Nous vivons tous à l’époque à laquelle nous sommes censés vivre, car tout notre être, y compris les circonstances dans lesquelles nous sommes nés, font partie de la volonté de Dieu, donc en ce sens, je n’ai aucun problème avec cette idée. Mais si ce "meilleur" s’étend au temps lui-même, à l’idée que c’est le meilleur des temps, alors je ne suis pas d’accord. Il est très difficile de juger l’époque dans laquelle on vit, on n’a jamais assez de recul, mais il me semble clair que nous sommes plongés dans une époque de plus en plus sombre, hostile et brutale, même si elle se définit comme tolérante et civilisée, dans laquelle tout l’ordre chrétien s’effondre à une vitesse prodigieuse. Cette espèce de poison a également pénétré dans l’Église au moyen d’un travail de destruction, de confusion et de sécularisation qui ne date pas d’aujourd’hui, mais qui ne fait que s’accélérer de plus en plus. Cette crise présente une caractéristique inquiétante : c’est le fait qu’un nombre considérable de personnes ne la perçoivent pas.

Votre vision n’est-elle pas trop pessimiste, voire désespérée ?

Je crois que c’est une vision douloureuse, ça oui, mais elle est réaliste, et elle n’a rien à voir avec le désespoir, mais plutôt avec le fait d’ouvrir les yeux et de voir où nous en sommes et ce qui nous attend. Il me semble fondamental d’accepter que nous vivons dans une culture qui non seulement n’est plus chrétienne, mais est désormais à peine christianisable, qui n’est pas seulement indifférente à la foi, mais qui lui est radicalement hostile. Mais cela n’exclut pas l’espérance, car rien de ce qui arrive dans le monde ou dans l’Église n’est gratuit ; Dieu tient les rênes de l’histoire. Il nous appartient de faire ce qu’il a toujours appartenu aux chrétiens, de préserver ce qui nous a été donné, de préserver la foi des apôtres, non pas une foi nouvelle, mais la foi que l’Église a gardée au cours des siècles, et de le faire pour notre salut et celui de ceux qui viendront après nous.

Vous accordez une grande importance à la liturgie et vous avez parlé à de nombreuses reprises de la messe traditionnelle, très présente dans ce conte de Noël. Quelle est la relation entre la foi et la liturgie et pourquoi est-elle si importante ?

L’Église enseigne que ce que l’on prie est ce que l’on croit. La liturgie a donc exprimé au fil des siècles la foi millénaire de l’Église, ce que l’Église a toujours cru, et c’est pourquoi il est si important de la protéger et de la préserver. La liturgie nous a été donnée avant tout pour adorer Dieu, mais elle est aussi pour nous une école de foi et de piété. Cela explique, et je peux le dire pour l’avoir vécu personnellement, le pouvoir de conversion que possède la liturgie traditionnelle, la façon dont elle exprime les grandes vérités chrétiennes. Pour moi, la messe traditionnelle est inséparable de ma foi ; la découvrir m’a ramenée à la pratique religieuse et a mis de lumière là où les cours de religion, la catéchèse et les fréquentations scolaires avaient semé la confusion. Sa révérence, son mystère, sa richesse et sa puissance enseignent avec beaucoup plus de clarté que le meilleur des catéchismes des vérités éternelles, comme la présence réelle, la valeur sacrificielle de la messe ou le caractère sacré du culte rendu à Dieu.

Le motu proprio Traditionis Custodes du pape François a récemment limité l’accès à la messe traditionnelle. Comment avez-vous personnellement reçu cette décision ?

Avec étonnement, douleur et un énorme sentiment d’impuissance. Comme la plupart d’entre nous qui aimons la liturgie traditionnelle, je suis née après la réforme liturgique et j’ai découvert l’ancienne messe presque par hasard, pour autant qu’un chrétien puisse croire au hasard. J’ai mûri ma foi grâce à elle et aussi grâce aux efforts du pape Benoît XVI, qui a voulu la mettre à la disposition de tous les fidèles comme le trésor de l’Église qu’elle est. Il nous a rappelé que ce que l’Église catholique a considéré comme sacré dans le passé doit rester sacré. C’est pourquoi, tant que l’on garde à l’esprit le principe de non-contradiction et que l’on ne renonce pas à la raison, la première réaction à ce qui se passe est à tout le moins l’incrédulité.

Le motu proprio parle des fidèles comme de nostalgiques des temps passés, malgré la jeunesse d’une grande partie des catholiques qui fréquentent la messe traditionnelle et le nombre croissant de vocations. Est-il possible d’éprouver de la nostalgie pour une messe qu’on n’a jamais connue ?

De toute évidence, non. Et il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que cette description ne correspond pas à la réalité. J’ai une relation très étroite avec les monastères bénédictins, comme Clear Creek ou Le Barroux, qui célèbrent la liturgie traditionnelle, j’ai rencontré de nombreuses personnes de milieux très différents, très différentes les unes des autres, dans des pays très différents, qui assistent à la messe traditionnelle, certaines dans leur paroisse, d’autres dans des monastères et d’autres dans des lieux où les instituts sacerdotaux traditionnels sont présents, comme c’est mon cas à Madrid. Il y a un nombre énorme de familles et de jeunes, de générations de catholiques qui ont déjà été baptisés et éduqués dans l’ancienne liturgie, d’écoles, d’universités, de congrégations et de séminaires qui aiment et célèbrent cette Messe, celle-là même qui a sanctifié tant de grands saints de l’Église. Et il y a aussi un nombre croissant de séminaristes et de prêtres diocésains qui veulent la connaître et la célébrer. Heureusement, la plupart des évêques sont conscients de cette réalité et font preuve de prudence dans l’application du motu proprio dans leurs diocèses. Mais il ne fait aucun doute que des temps difficiles nous attendent, qui exigeront beaucoup de prières, beaucoup de foi et de force d’âme.

Pensez-vous que Traditionis Custodis va supprimer la messe traditionnelle ?

Je pense qu’il y a un élément important que TC n’a pas pris en compte. Les catholiques traditionnels n’appartiennent à aucun mouvement, ils ne forment pas une organisation, ce n’est pas une réalité homogène, ce n’est pas une structure qui peut être dissoute, il y a toutes sortes de personnes parmi eux, ce qui est le propre de l’Église. Mais la plupart d’entre eux ont quelque chose en commun : ils ont fait de gros sacrifices pour la messe, ils ont payé un prix élevé pour un trésor qu’ils ont trouvé enfoui dans le champ, et ils sont habitués à l’effort. Mon expérience est celle-ci : une fois que vous connaissez la messe traditionnelle, il n’est pas facile de revenir en arrière, on ne revient pas en arrière. Et finalement, les choses sont assez simples si on les regarde en perspective : malgré les dommages et la douleur que le motu proprio a causés, et les difficultés à venir, les chrétiens naissent et meurent, les pontificats commencent et prennent fin, mais l’ancienne liturgie de l’Église demeure. Elle a traversé les siècles, et je ne doute pas qu’elle continuera à le faire.

Dans une récente interview, vous avez pris position contre la communion dans la main. Pourquoi ?

Je pense que l’histoire de la communion dans la main est l’histoire d’un cheval de Troie. Je suis toujours frappée par le fait que l’on parle beaucoup des tensions que le pape Paul VI a connues au sujet de l’encyclique Humanae Vitae et que l’on parle si peu des tensions que ce conflit lui a causées et de la manière dont il a essayé d’y faire face. Au cours de son pontificat, il a réaffirmé ce qui demeure la loi générale de l’Église dans ce domaine, la communion sur la langue, et a établi un indult, une exception, pour résoudre le problème de certaines régions où la communion dans la main était pratiquée en désobéissance ouverte à Rome, notamment la Belgique, la Hollande et l’Allemagne. Cette décision lui a causé beaucoup de souffrance, car il n’était pas favorable à cette mesure, pas plus que la plupart des évêques qu’il a consultés avant de la prendre. Il craignait que cela n’affaiblisse la foi en la présence réelle du Christ dans le sacrement, une crainte qu’il a lui-même confirmée par la suite et qui l’a conduit à limiter l’indult, sans toutefois réussir à empêcher la pratique de se généraliser. Ce qui est terrible dans tout cela, c’est que ce qui est né comme une réponse pastorale à la désobéissance est devenu une pratique répandue et même imposée, comme nous l’avons vu dans cette pandémie, dans laquelle la piété et les sentiments religieux de tous les fidèles qui reçoivent la communion comme le prescrit la loi de l’Église ont été écrasés de manière intolérable.

Et que cela signifie-t-il pour vous personnellement ?

Pour moi, c’est une question fondamentale de culte et de vénération de Dieu. Si l’on croit non seulement intellectuellement, mais aussi, pour ainsi dire, avec ses entrailles, que le Christ est réellement présent dans le sacrement, la seule attitude possible est de se prosterner à genoux devant Lui et de le recevoir comme l’ont fait les grands saints, les martyrs et la grande majorité des chrétiens qui nous ont précédés.

Votre conte de Noël est un conte sacramentel, vous l’avez expliqué plus d’une fois. Est-il possible de contempler le monde de manière sacramentelle ?

Simone Weil dit dans l’un de ses écrits qu’il serait absurde qu’une église, construite par des mains humaines, soit pleine de symboles, et que l’univers n’en soit pas infiniment rempli. Il suffit de les lire. Je crois qu’il en est ainsi, et que c’est la bonne façon de contempler la création, l’ordre que Dieu a imprimé au monde, le secret d’un monde que nous voyons de dos, selon la belle image de Chesterton. Le conte de Noël que j’ai écrit pour les Bénédictins du Barroux raconte l’histoire d’un enfant qui demande à Dieu avec insistance, pendant trois ans, si Noël existe, si c’est une réalité, et comment Dieu écoute et répond à cette voix.

Dans le conte, on prie, et on prie en latin. Pourquoi ?

Ma mère et ma grand-mère m’ont appris à prier les litanies du rosaire en latin, pas les mystères, mais les litanies, et c’est naturel pour moi de le faire de cette façon ; les prier en langue vernaculaire me semble étrange. C’est aussi la chose la plus naturelle à faire dans le contexte de l’histoire, car c’est l’histoire d’un enfant élevé dans un environnement catholique traditionnel. Le latin est toujours la langue de l’Église, c’est une langue douce et musicale, avec un sens qui ne change pas, et c’est une partie de sa beauté.

Dans le conte, vous soulevez à nouveau l’idée du détachement du monde, d’un monde dans lequel il est de plus en plus difficile d’éduquer à la foi chrétienne, mais dont peu peuvent se séparer. Comment faites-vous face à ce défi ?

C’est une question à laquelle il est très difficile de répondre. L’Église a toujours enseigné qu’un chrétien doit garder une saine distance par rapport au monde, vivre dans le monde, mais ne pas lui appartenir. Cela me semble très évident aujourd’hui, alors que la sécularisation, l’erreur et la confusion ont fait sauter toutes les digues à l’extérieur et à l’intérieur de l’Église. Aujourd’hui, il ne suffit pas de choisir une école catholique ou d’envoyer les enfants au catéchisme, car de nombreuses écoles catholiques transmettent quelque chose qui ne peut plus être considéré comme du catholicisme, et il en va de même pour bon nombre de paroisses. Je crois que ce sont les familles, et surtout les mères dans les premières années, qui doivent assumer ce rôle, qui doivent inculquer et transmettre la foi. Un enfant catholique doit grandir dans un environnement de piété catholique, avec toute sa puissance, sa poésie et sa beauté, et dans une liturgie qui le rapproche du mystère et du culte.

Vous arrive-t-il de vouloir évangéliser à partir de la littérature ou cette idée est-elle loin de votre esprit lorsque vous écrivez ?

Je ne cherche pas à évangéliser quand j’écris, mais simplement à parler de choses que je trouve bonnes, précieuses et véridiques, qui sont importantes pour moi et que crois important de défendre, et il y en a peu. Le cardinal Newman dit dans son journal intime qu’il n’a jamais écrit une ligne sans raison, sans une raison qui, à son avis, le justifiait. Je crois en ce principe, et j’essaie de le suivre.



© leblogdejeannesmits pour la traduction. 

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27 avril, 2021

Un prêtre colombien impose la communion à genoux et sur la langue après avoir eu une vision du Christ piétiné lors de la distribution dans la main

Un prêtre colombien, le P. Fredy Leonardo Herrera Fuentes, a eu une expérience mystique vers la fin de la messe du 22 février dernier dans sa paroisse du Cœur Immaculé de Marie au quartier Claret de Bogotá : il a eu une vision du Christ qui, lors de la distribution de la communion qui se faisait dans la main, était piétiné par les fidèles. Se retournant soudain vers le tabernacle, le P. Herrera, sanglotant, s’est profondément incliné pendant 20 longues secondes, sans que son confrère et les fidèles ne comprennent pourquoi. La voix encore tout émue, il a expliqué non ce qui lui était arrivé, mais la conclusion qu’il en tirait : plus jamais il ne donnerait la communion dans la main.

La vidéo de la messe était diffusée en direct sur la page Facebook de la paroisse et l’extrait que vous pouvez voir ci-dessous a déjà été vue 2 millions de fois dans différents pays à travers le monde.



(Sous-titres ci-dessus : “Quis ut Deus”)


S’étant donc relevé et ayant repris ses esprits, mais la voix brisée, le prêtre a dit :

« Je vous remercie pour votre participation à la sainte messe.  Continuons unis dans la prière… il y a des choses qui parfois ne peuvent pas s'expliquer, ou plutôt, si. Ce qui se passe, c’est que cela fait très mal lorsque que le Seigneur permet que nous partagions, que nous voyions certaines choses… A partir de ce moment précis, dans notre paroisse, on ne pourra plus communier que sur la langue et à genoux. Cela ne pourra se faire d’aucune autre manière. Le Christ est vivant. Il est parmi nous, et cela Lui fait très mal, non seulement que l’on ne communie pas, parce que cela est une douleur très grande pour Lui, mais aussi quand on reçoit sans même être conscient de Celui que l’on est en train de recevoir. Et quand on reçoit comme si on recevait n’importe quelle nourriture. Comme si l’on ne croyait pas en sa présence. Il est là. Il est vivant, supervivant ! 

« Je vous l’ai dit, vous Le recevrez de cette manière. Faites très attention ; on ne le fait pas. Même dans une toute petite particule, la plus minuscule, Il y est tout entier. Pour cette raison, il faut toujours faire preuve du plus grand soin possible. »
A ce sujet je vous renvoie vers le récent livre paru aux éditions Contretemps auquel j’ai eu l’honneur de contribuer : le Bref examen de la Communion dans la main. Je le présente ici sur TVLibertés, à l’invitation de Jean-Pierre Maugendre.




Pour commander ce livre,
cliquez ici



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25 avril, 2021

Interrogée sur TVLibertés sur le “Bref examen critique sur la Communion dans la main” dans l’émission “Terres de Mission”

J’étais l’invitée, ce dimanche, de Jean-Pierre Maugendre dans l’émission “Terres de Mission” sur TVLibertés, pour évoquer le livre Bref examen critique de la Communion dans la main, auquel j’ai eu l’honneur de contribuer avec le chanoine Grégoire de Guillebon, l’abbé Claude Barthe et le P. Réginald-Marie Rivoire, sous la direction de Jean-Pierre Maugendre.

Nous avons évoqué l’actualité de cette question par temps de COVID, mais aussi  l’imposition tyrannique de la Communion dans la main par certains prêtres et évêques – une affaire qui ne date pas d’aujourd'hui !

Le soutien des cardinaux Burke et Sarah pour le livre étaient aussi à l’ordre du jour.


Je vous invite à découvrir cet entretien. Si vous souhaitez acquérir le livre, il est disponible ici avec des tarifs intéressants pour l’achat de deux exemplaires à la même adresse ou pour les envois en Europe et dans le reste du monde (hors DOM-TOM). Paiement accepté par chèque, Paypal, virement ou carte bancaire.

P.S. Je vous engage à regarder également les deux autres entretiens diffusés à l’occasion de cette épisode de Terres de Mission : celui avec Fanny Bornot, paroissienne de Saint-Eugène Sainte-Cécile, récemment dans l’actualité à la suite d’une veillée pascale qui a valu à son curé, l’abbé Marc Guelfucci, une séance de garde à vue pour supposé non respect de certaines mesures anti-COVID. Fanny Bornot raconte comment cette veillée s’est vraiment passée.

Puis Sœur Ambroise-Dominique Salleron (la petite-fille de Louis Salleron), dominicaine de Fanjeaux, fait une passionnante présentation de la biographie qu’elle vient de publier de Dom Aubourg, moine de Solesmes (1887-1967) qui a connu l’exil des ordres religieux en 1910, les deux Guerres mondiales – il est connu comme le « sauveur de Bayeux » pour avoir fait épargner la ville des bombardements alliés le 7 juin 1944, et une vie de père spirituel interrompue par des dénonciations et des accusations calomnieuses qui ont conduit à son injuste exclaustration. En nos temps de nombrilisme spirituel, Sœur Ambroise-Dominique témoigne avec enthousiasme de cette vie hors du commun toute centrée sur Dieu. Je vous l’avoue, j’ai eu un coup de cœur.

• Dom Aubourg, un moine au cœur du monde, éd. Via Romana, est disponible à l’excellente librairie partenaire de ce blog, Livres en Famille.

• Bref examen critique de la Communion dans la main, éd. Contretemps, 170 pages, est disponible via ce blog, ici.


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01 avril, 2021

Pour commander le “Bref examen critique de la Communion dans la main”


Informations de commande


– Bref examen de la communion dans la main, éd. Contretemps, 170 pp.
Prix unitaire : 15 euros.
Expédition : 
France : ajouter 5 € pour l’envoi d’un exemplaire (soit 20,00 € frais d’envoi inclus). 
Etranger : ajouter 3 € pour l’envoi d’un exemplaire (soit 18,00 € frais d’envoi inclus).

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Commandes par chèque :  à Jeanne Figueras, 1 Boulevard du Roi, 78000 Versailles, en indiquant l’adresse d’envoi et si possible votre courriel. 

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Virement : d’abord bien préciser l’adresse d’envoi en écrivant à jeanne.smits.blog@gmail.com, et je vous adresserai par retour mes coordonnées bancaires. Les paiements depuis l’étranger peuvent se faire en euros, dollars US ou dollars canadiens, merci de préciser.

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Commandes par carte bancaire : merci d’écrire à jeanne.smits.blog@gmail.com ou d’envoyer un SMS au +33 7 56 90 52 40 en précisant l’adresse d’expédition, et je vous enverrai un lien de paiement CB sécurisé par mail ou SMS, selon votre préférence. Vous pouvez également commander plusieurs exemplaires (ou ajouter d’autres livres disponibles) et je vous adresserai une proposition de forfait d’envoi groupé et un lien de paiement personnalisé pour l’ensemble.

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Commandes par Paypal : suivez le lien correspondant (les prix affichés comprennent le forfait d’envoi)

France (hors DOM-TOM)

• 1 exemplaire, envoi France métropolitaine, 20,00 €.

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         Etranger

• 1 exemplaire, envoi « reste du monde » (hors DOM-TOM), 18,00 €.



Pour toute demande particulière (envois multiples, expédition dans les DOM-TOM, expédition conjointe avec d’autres livres annoncés sur ce blog) merci de m’écrire à jeanne.smits.blog@gmail.com.


Autres livres disponibles

– “La Conquête du pouvoir”, par Jean-Pierre Moreau, éd. Contretemps, traduction Jeanne Smits : 25 € + frais d’envoi.

– “La Messe catholique”, par Mgr Athanasius Schneider, éd. Contretemps, traduction Jeanne Smits : 22 € + frais d'envoi.

– “Le Pape dictateur”, par Henry Sire, éd. de la Délivrance, traduction Jeanne Smits : 22 € + frais d’envoi.

– “Christus vincit”, par Mgr Athanasius Schneider, éd. Contretemps, traduction Jeanne Smits : 25 € + frais d’envoi.



Vous pouvez bien évidemment faire profiter vos contacts de cette offre en faisant suivre ce message à des proches qui pourraient être intéressés.

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Bref examen critique de la Communion dans la main, Chn. Grégoire de Guillebon, Abbé Claude Barthe, Fr. Réginald-Marie Rivoire, Jeanne Smits, éditions Contretemps, 170 pages. 



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Nouveau ! “Bref examen critique de la Communion dans la main”

J’ai le plaisir de vous annoncer en ce Jeudi Saint, jour de l’institution du sacrement de l'Eucharistie, la parution d’un livre auquel j’ai contribué. En ce jour entre tous, il importe de se rappeler la grandeur de la présence réelle de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans l'humble hostie: aucune marque de révérence n’est assez grande pour rendre justice à ce don divin !

La crise du COVID-19, avec son cortège de privations de libertés, a aussi porté atteinte à la liberté de culte, et parmi les mesures, imposées l’interdiction de communier à genoux et sur la langue en de nombreux endroits constitue l’une des plus insupportables, puisqu’elle touche au moment le plus sacré et le plus intime que peut vivre le fidèle à la messe : celui où il reçoit des mains du prêtre le Corps du Christ.

On nous dit que la communion dans la main est plus hygiénique, plus sûre.

Outre que cet argument est vivement contesté par des médecins et des scientifiques, il méconnaît la nature du sacrement des sacrements : sous les apparences du pain et du vin, celui-ci EST le Christ, présent avec son corps et son sang, son âme et sa divinité.

La maison d’édition de l’association Renaissance catholique, « Contretemps », a pris l’initiative de publier un ouvrage d’analyse de ce qu’il faut bien appeler la mode de la communion sur la main, confiant à plusieurs spécialistes la rédaction de réflexions sur son histoire, son processus (révolutionnaire) de mise en place au prétexte de l’aggiornamento liturgique et la situation juridique présente. Ce Bref examen critique de la Communion dans la main est comme l’écho du Bref examen critique du nouvel “Ordo missae” des cardinaux Ottaviani et Bacci, réédité par Contretemps en 2005.

Préfacé de manière très personnelle par le cardinal Raymond Leo Burke, présenté par Jean-Pierre Maugendre, délégué général de Renaissance catholique, cet ouvrage court et dense donne la parole au chanoine Grégoire de Guillebon (ICRSP), à l’abbé Claude Barthe et au P. Réginald-Marie Rivoire (FSVF).

L’ensemble est érudit, éclairant, galvanisant, empli de profondeur spirituelle et très accessible au fidèle un tant soit peu averti et soucieux de rendre raison de sa préférence pour la communion sur les lèvres et à genoux.

Il m’est revenu, non en tant que spécialiste mais comme journaliste, de dresser dans ce Bref examen critique un bilan concret de l’imposition de la communion dans la main dans de larges pans de l’Eglise depuis cinquante ans, avec un accent tout particulier sur l’étrange période pandémique que nous vivons.

Je vous propose aujourd’hui d’acquérir cet ouvrage au prix de 15 euros (plus 5 euros de participation aux frais d’envoi pour chaque commande de 1 ou 2 exemplaires à la même adresse en France), afin de pouvoir vous le poster dès la semaine de Pâques, lorsqu’il sera achevé d’imprimer.

Je vous promets une lecture passionnée !


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29 février, 2020

“Abus d'autorité” : Mgr Athanasius Schneider dénonce l'obligation faite de donner la communion dans la main en temps de pandémie

Mgr Athanasius Schneider a publié vendredi sur le site Rorate Caeli un texte – on pourrait parler d'une lettre pastorale – sur la réception de la sainte communion en temps de pandémie, dans le contexte de l'épidémie du Coronavirus. Il y dénonce l'interdiction faite dans certains diocèses de donner l'hostie sur la langue, en imposant le communion dans la main. Il qualifie cette interdiction d'« Abus d'autorité », et recommande au contraire, si la communion ne peut être reçue sur les lèvres, de faire une communion spirituelle au moyen d'une prière qu'il propose.

Son texte vient notamment répondre aux consignes de Mgr Dubost, administrateur apostolique à Lyon, qui a demandé vendredi « que le “pain eucharistique” soit exclusivement donné dans les mains » en raison des risques de l'épidémie du Covid-19 (voir ici le fil de discussion sur ce thème sur Le Forum catholique).

Voici ma traduction intégrale du texte de Mgr Schneider. – J.S.


*

Personne ne peut nous contraindre à recevoir le Corps du Christ d'une manière qui comporte un risque de perte des fragments, et qui entraîne une diminution de la révérence, comme c'est le cas lorsqu'on reçoit la Communion dans la main. S'il est vrai que l'on pourrait recevoir la Communion sur un petit mouchoir blanc et propre (purificatoire ou petit corporal) directement dans la bouche, cette manière n'est pas toujours praticable et elle est même refusée par certains prêtres.

Dans ces situations, il est préférable de faire une Communion spirituelle, qui emplit l'âme de grâces particulières. Au cours des temps de persécution, de nombreux catholiques ne pouvaient recevoir la sainte communion de manière sacramentelle pendant de longues périodes, mais ils faisaient une communion spirituelle dont il obtenait de nombreux bénéfices spirituels.

La Communion dans la main n'est pas plus hygiénique que la Communion dans la bouche. En effet, elle peut être dangereuse sur le plan de la contagion. Du point de vue de l'hygiène, la main est porteuse d'une énorme quantité de bactéries. De nombreux agents pathogènes sont transmis par les mains. Que ce soit en serrant la main d'autres personnes ou en touchant fréquemment des objets, telles les poignées de porte ou les rampes et barres d'appui dans les transports en commun, les germes peuvent rapidement passer d'une main à une autre ; et les gens se portent alors souvent ces mains peu hygiéniques au nez et à la bouche. En outre, les germes peuvent parfois survivre pendant de plusieurs jours à la surface des objets touchés. Selon une étude de 2006, publiée dans la revue BMC Infectious Diseases, les virus de la grippe et les virus similaires peuvent persister pendant quelques jours à la surface d'objets inanimés, comme par exemple les poignées de porte ou les rampes et les poignées dans les transports et les bâtiments publics.

De nombreuses personnes qui viennent à l'église et reçoivent ensuite la sainte communion dans leurs mains ont d'abord touché les poignées de porte ou les rampes et les barres d'appui dans les transports en commun ou dans d'autres bâtiments. Ainsi, des virus s'impriment sur la paume et les doigts de leurs mains. Puis, pendant la Sainte Messe, ils se touchent parfois le nez ou la bouche avec ces mains et ces doigts. Avec ces mains et ces doigts, ils touchent l'hostie consacrée, transférant ainsi le virus également sur l'hostie, et ils transporteront ainsi les virus par l'hostie dans leur bouche.

La communion dans la bouche est certainement moins dangereuse et plus hygiénique que la communion dans la main. En effet, la paume et les doigts de la main, à défaut de lavage intense, contiennent indéniablement une accumulation de virus.

L'interdiction de la Communion dans la bouche n'est pas fondée par rapport aux grands risques sanitaires de la Communion dans la main en temps de pandémie. Une telle interdiction constitue un abus d'autorité. De plus, il semble que certaines autorités ecclésiastiques utilisent la situation d'une épidémie comme prétexte. Il semble également que certaines d'entre elles éprouvent une sorte de joie cynique à propager de plus en plus le processus de banalisation et de désacralisation du très saint et divin Corps du Christ dans le sacrement eucharistique, exposant le Corps du Seigneur lui-même aux dangers réels de l'irrévérence (perte de fragments) et des sacrilèges (vol d'hosties consacrées).

Il y a aussi le fait qu'au cours des 2000 ans d'histoire de l'Église, on ne connaît pas de cas avéré de contagion due à la réception de la Sainte Communion. Dans l'Église byzantine, le prêtre donne même la Communion aux fidèles avec une cuillère, la même cuillère pour tous. Et ensuite, le prêtre ou le diacre boit le vin et l'eau avec lesquels il a purifié la cuillère, qui parfois avait même été touchée par la langue d'un fidèle lors de la réception de la sainte communion. De nombreux fidèles des églises orientales sont scandalisés par le manque de foi qu'ils constatent chez des évêques et des prêtres de rite latin, lorsque ceux-ci mettent en place l'interdiction de recevoir la Communion par la bouche, interdiction faite finalement par manque de foi dans le caractère sacré et divin du Corps et du Sang du Christ Eucharistique.

Si l'Église de notre temps ne s'efforce pas à nouveau avec le plus grand zèle d'accroître la foi, la révérence et les mesures de sécurité à l'égard du Corps du Christ, toutes les mesures de sécurité pour les êtres humains seront vaines. Si l'Église de nos jours ne se convertit pas et ne se tourne pas vers le Christ, en donnant la primauté à Jésus, et notamment à Jésus Eucharistique, Dieu montrera la vérité de Sa Parole qui dit : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent ; Si le Seigneur ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes » (Psaume 126, 1-2).

Pour faire une Communion Spirituelle, il est recommandé de dire la prière suivante :

« A vos pieds, ô mon Jésus, je me prosterne, et je Vous offre le repentir de mon cœur contrit, qui s'abaisse dans son néant et en Votre Sainte Présence. Je Vous adore dans le Sacrement de Votre Amour, l’ineffable Eucharistie. 
« Je désire Vous recevoir dans la pauvre demeure que Vous offre mon âme.
« En attendant le bonheur de la Communion sacramentelle, je veux Vous posséder en esprit. 
Venez chez moi, ô mon Jésus, puisque moi je viens chez Vous ! 
« Que Votre Amour embrase tout mon être pour la vie et pour la mort. Je crois en Vous, j'espère en Vous, je Vous aime. 
« Ainsi soit-il. »


+ Athanasius Schneider

évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Sainte-Marie à Astana


© leblogdejeannesmits pour la traduction

© pour la photo : Olivier Figueras




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