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22 septembre, 2022

”La Messe catholique” de Mgr Athanasius Schneider vient de paraître ! Le livre indispensable pour cette rentrée toute en incertitudes…


« Le monde pourrait vivre sans le soleil mais pas sans la messe », disait le saint Padre Pio.
En ces temps d’incertitudes majeures et de peurs quotidiennement entretenues par les médias, il faut nous recentrer sur cette vérité essentielle. Il importe de se rappeler que l’événement le plus important de l’histoire, le plus déterminant, est celui de l’Incarnation de Notre Seigneur, et qu’Il nous a laissé, par sa passion et à sa mort, le moyen d’obtenir la grâce de participer à sa résurrection, grâce qui nous est donnée par les sacrements. Au premier rang d’entre eux : le Saint Sacrifice de la messe, la sainte Eucharistie.

Mais comment retrouver une connaissance plus précise de son sens et de son importance ?

Mgr Athanasius Schneider vient précisément de publier avec Aurelio Porfiri un livre remarquable sur la messe : La Messe catholique, remettre Dieu au centre de la liturgie, que j’ai eu le bonheur et le privilège de traduire en français.

C’est à la fois une sorte de catéchisme explicatif et une réflexion historique sur les rites de la messe, une méditation sur le sens du sacrifice de Notre-Seigneur rendu réellement présent chaque fois que la messe est célébrée, et une puissante aide spirituelle pour y assister avec davantage de fruit.

Il s’adresse à chacun : clerc ou laïc, jeune ou vieux, habitué de la messe traditionnelle ou non. Mgr Schneider ne s’interdit pas de jauger et d’évaluer, de comparer ou de critiquer, de souligner telle défaillance dans la réforme liturgique post-conciliaire. Mais en s’adressant à tous les catholiques de bonne volonté, quelle que soit leur « chapelle », il peut attirer chacun vers un juste émerveillement devant le mystère et la grandeur du Saint Sacrifice, et, par conséquent, faire prendre conscience de la nécessité de donner à celui-ci la première place.

Mieux encore, servi par une érudition étonnante, ce livre aide à aimer la messe : il me semble qu’il est impossible de ne pas en sortir plus instruit, plus ébloui, et même grandi. Si je ne devais avoir lu qu’un livre cette année, ce serait celui-là.

La Messe catholique est un livre à lire d’urgence, et à offrir ! Vous pouvez le commander via ce blog (voir les modalités ci-dessous).
– La Messe catholique, Mgr Athanasius Schneider, éd. Contretemps, 276 pages. 
Prix unitaire : 22 euros.
Expédition : 
France : ajouter 5 € pour l’envoi d’un exemplaire (soit 27,00 € frais d’envoi inclus) ; 7,50 € pour deux exemplaires (soit 51,50 €). 
Etranger : ajouter 3 € pour l’envoi d’un exemplaire (soit 25,00 € frais d’envoi inclus) ; 5 € pour l’envoi de deux exemplaires (soit 49 €).

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Commandes par chèque :  à Jeanne Figueras, 1 Boulevard du Roi, 78000 Versailles, en indiquant l’adresse d’envoi et si possible votre courriel. 

*

Virement : d’abord bien préciser l’adresse d’envoi en écrivant à jeanne.smits.blog@gmail.com, et je vous adresserai par retour mes coordonnées bancaires. Les paiements depuis l’étranger peuvent se faire en euros, dollars US ou dollars canadiens, merci de préciser.

*

Commandes par carte bancaire : merci d’écrire à jeanne.smits.blog@gmail.com ou d’envoyer un SMS au +33 7 56 90 52 40 en précisant l’adresse d’expédition, et je vous enverrai un lien de paiement CB sécurisé par mail ou SMS, selon votre préférence. Vous pouvez également commander plusieurs exemplaires (ou ajouter d’autres livres disponibles) et je vous adresserai une proposition de forfait d’envoi groupé et un lien de paiement personnalisé pour l’ensemble.

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Commandes par Paypal : suivez le lien correspondant (les prix affichés comprennent le forfait d’envoi)

France (hors DOM-TOM)

• 1 exemplaire, envoi France métropolitaine, 27,00 €.


• 2 exemplaires, envoi Francce métropolitaine, 51,50 €.


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         Etranger

• 1 exemplaire, envoi « reste du monde » (hors DOM-TOM), 25,00 €.

• 2 exemplaires, envoi « reste du monde » (hors DOM-TOM), 49,00 €.


Pour toute demande particulière (envois multiples, expédition dans les DOM-TOM, expédition conjointe avec d’autres livres annoncés sur ce blog) merci de m’écrire à jeanne.smits.blog@gmail.com.


Autres livres disponibles

– “La Conquête du pouvoir”, par Jean-Pierre Moreau, éd. Contretemps, traduction Jeanne Smits : 25 € + frais d’envoi.

– “Bref examen de la communion dans la main”, ouvrage collectif, éd. Contretemps, 15 € + frais d’envoi.

– “Christus vincit”, par Mgr Athanasius Schneider, éd. Contretemps, traduction Jeanne Smits : 25 € + frais d’envoi.

– “Le Pape dictateur”, par Henry Sire, éd. de la Délivrance, traduction Jeanne Smits : 22 € + frais d’envoi.


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22 juin, 2021

Conférence de Mgr Athanasius Schneider ce vendredi 25 juin à Paris : inscrivez-vous vite !



Mgr Athanasius Schneider présentera son livre “Christus Vincit, le triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps”, lors d’une conférence ce vendredi 25 juin à 19:30 en la salle de l’ASIEM (Bon Conseil), 6 rue Albert de Lapparent, Paris 7e.

J’aurai le plaisir d’interroger Mgr Schneider en tant que journaliste et traductrice de ce passionnant livre, afin qu’il nous parle de son ouvrage qui est en réalité le fruit de plusieurs grands entretiens réalisés par ma consœur anglophone Diane Montagna, qui a su conduire le courageux évêque auxiliaire de Sainte-Marie d’Astana à exposer non seulement le fond de sa pensée sur les sujets les plus délicats, mais à raconter son histoire personnelle, si visiblement menée par la Providence.

Le voyage de Mgr Schneider, plusieurs fois repoussé en raison des restrictions COVID (le prélat fut l’un des premiers à parler de « dictature sanitaire »), est organisé par Renaissance catholique qui eut l’idée de publier la traduction de Christus Vincit à travers les éditions Contretemps. 

Bien sûr, le livre sera disponible à la vente lors de la conférence de vendredi soir et Mgr Schneider pourra signer les exemplaires achetés sur place.

Voici les renseignements pratiques donnés par Renaissance catholique :

Information(s)

Conférence et dédicaces par Monseigneur Schneider pour son livre "Christus Vincit, le Triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps" le vendredi 25 Juin à Paris à 19h30

Interrogé par Jeanne SMITS (journaliste)

Dédicaces du livre "Christus Vincit" et "Corpus Christi, la Communion dans la main" uniquement pour les livres vendus sur place

Salle de l'ASIEM, 6 Rue Albert de Lapparent 75007 PARIS

Métro Ségur - Ligne 10

Métro Sévres-Lecourbe - ligne 6

Entrée payante 15€ par personne, dans la limite des places disponibles. Contrôle des billets à l'entrée.


Il est possible d’acheter les billets en ligne, et ce jusqu’au vendredi 25 juin à 19:00 : rendez-vous ici.

Par ailleurs il est possible de prendre contact avec Renaissance catholique pour toute information complémentaire :

 
Téléphone :
 




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A ceux qui ne pourraient se rendre à la conférence de Mgr Schneider, je rappelle que le livre Christus Vincit est toujours disponible via ce blog. Et à mon avis, is est toujours davantage d'actualité.

Pour commander (chèque, virement, carte bancaire ou paypal) c’est par là.


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07 septembre, 2020

“Christus Vincit” de Mgr Schneider : une réponse aux folies actuelles

Le dernier jour pour commander l'ouvrage “Christus Vincit” de Mgr Athanasius Schneider avec une offre de frais d'envoi réduits est désormais passé.

Certains n'ont pas pu en profiter pour diverses raisons (difficultés de paiement paypal notamment), vous pouvez me contacter via jeanne.smits.blog@gmail.com.

N'hésitez pas ! C'est un très beau livre, plein d'espérance pour les temps que nous vivons… et malgré les temps que nous vivons.

Pour tous renseignements pour commander via ce blog, cliquez ici.


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31 août, 2020

“Christus Vincit” de Mgr Schneider : un livre d'espérance !

La version française du dernier livre de Mgr Athanasius Schneider, Christus Vincit, est sorti en septembre 2020 aux éditions Contretemps. Il reste d’une brûlante actualité.
Ce fut une joie pour moi de traduire cet ouvrage, que je vous propose d’acquérir ici.
Christus Vincit est le fruit d’entretiens menés par ma consœur Diane Montagna, journaliste anglophone basée à Rome, avec l’évêque auxiliaire du Kazakhstan. Mgr Schneider est de ces évêques fidèles qui prennent au sérieux leur devoir d’enseigner et de proclamer la vérité, haut et fort.
Il le fait dans ce livre avec toute la fraîcheur et la profondeur d’un dialogue sans fard. Sur 400 pages, aucune question n’est esquivée ; Mgr Schneider y aborde sans arrière-pensées la question de la communion dans la main, du concile Vatican II, de la confusion actuelle dans l’Eglise, de la Fraternité Saint-Pie X, de la dérive papo-centrique… Avec autorité et sérénité, il propose les réformes qu’il juge urgentes pour que le Christ soit remis à sa juste place, au centre et au sommet de l’Eglise et du culte.
Mais on découvre également, comme jamais à ce jour, la personnalité de Mgr Schneider qui a connu, pendant son enfance, la persécution soviétique au Kirghizistan où il est né, avant d’émigrer avec sa famille en Estonie, puis en Allemagne de l’Ouest. C’est là qu’il fut confronté, adolescent, à des innovations liturgiques qui le poussèrent à chercher à répondre à sa vocation sacerdotale dans un cadre plus traditionnel : ce fut la providentielle découverte des chanoines réguliers de la Sainte-Croix qui allait le conduire en Autriche, au Brésil et à Rome.
Mgr Schneider évoque également son lien tout particulier avec Notre Dame de Fatima, sa vénération des saints anges…
De manière quasi prophétique, Mgr Schneider dresse le portrait du bon évêque et suggère la manière dont un futur pape pourrait réformer l’Eglise en donnant de meilleurs pasteurs au troupeau, pour sortir enfin de ces temps si troublés pour l'Eglise.
Il faut dire que le livre, recommandé par le cardinal Burke et le cardinal Sarah, porte un sous-titre qui est aussi un programme et une annonce : Le triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps.
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Pour commander “Christus Vincit” de Mgr Athanasius Schneider (prix unitaire : 25 €),
plusieurs moyens de paiement vous sont proposés.


France : ajouter 5 € pour l’envoi d’un exemplaire, soit 30,00 € frais d’envoi inclus. 
Etranger : ajouter 3 € pour l’envoi d’un exemplaire (soit 28,00 € frais d’envoi inclus).

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Commandes par chèque :  à Jeanne Figueras, 1 Boulevard du Roi, 78000 Versailles, en indiquant l’adresse d’envoi et si possible votre courriel. 

*

Virement : d’abord bien préciser l’adresse d’envoi en écrivant à jeanne.smits.blog@gmail.com, et je vous adresserai par retour mes coordonnées bancaires. Les paiements depuis l’étranger peuvent se faire en euros, dollars US ou dollars canadiens, merci de préciser.

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Commandes par carte bancaire : merci d’écrire à jeanne.smits.blog@gmail.com ou d’envoyer un SMS au +33 7 56 90 52 40 en précisant l’adresse d’expédition, et je vous enverrai un lien de paiement CB sécurisé par mail ou SMS, selon votre préférence. Vous pouvez également commander plusieurs exemplaires (ou ajouter d’autres livres disponibles) et je vous adresserai une proposition de forfait d’envoi groupé et un lien de paiement personnalisé pour l’ensemble.

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Commandes par Paypal : suivez le lien correspondant (les prix affichés comprennent le forfait d’envoi)

France (hors DOM-TOM)

• 1 exemplaire, envoi France métropolitaine, 30,00 €.

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         Etranger

• 1 exemplaire, envoi « reste du monde » (hors DOM-TOM), 28,00 €.




Pour toute demande particulière (envois multiples, expédition dans les DOM-TOM, expédition conjointe avec d’autres livres annoncés sur ce blog) merci de m’écrire à jeanne.smits.blog@gmail.com.


Autres livres disponibles

– “La Conquête du pouvoir”, par Jean-Pierre Moreau, éd. Contretemps, traduction Jeanne Smits : 25 € + frais d’envoi.

– “La Messe catholique”, par Mgr Athanasius Schneider, éd. Contretemps, traduction Jeanne Smits : 22 € + frais d'envoi.

– “Le Pape dictateur”, par Henry Sire, éd. de la Délivrance, traduction Jeanne Smits : 22 € + frais d’envoi.

– “Bref examen de la communion dans la main”, ouvrage collectif, éd. Contretemps, 15 € + frais d’envoi.

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Christus Vincit, Le triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps », Mgr Athanasius Schneider, éditions Contretemps, 400 pages. 
Christus Vincit a d'abord été publié en anglais en 2019 par Angelico Press.

• Voulez-vous être tenu au courant des informations originales paraissant sur ce blog ? Abonnez-vous gratuitement à la lettre d'informations. Vous recevrez au maximum un courriel par jour. S'abonner



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20 août, 2020

“Christus Vincit” de Mgr Athanasius Schneider bientôt disponible en français : commandez-le aujourd'hui et bénéficiez de frais d'envoi réduits !

J’ai la joie de vous annoncer la parution prochaine, le 15 septembre, de la version française du dernier livre de Mgr Athanasius Schneider, Christus Vincit, aux éditions Contretemps.
Ce fut aussi une joie pour moi de traduire cet ouvrage, que je vous propose d’acquérir ici. Les commande reçue jusqu'au 8 septembre ont bénéficié de frais de port réduits, ceux-ci ont désormais été ajustés. Les commandes vous seront expédiée dès parution à la mi-septembre (voir les tarifs ci-dessous ; les tarifs en dollars US seront régulièrement adaptés selon le taux de change).
Christus Vincit est le fruit d’entretiens menés par ma consœur Diane Montagna, journaliste anglophone basée à Rome, avec cet évêque auxiliaire du Kazakhstan que j’ai souvent eu l’occasion d’évoquer sur mon blog. Mgr Schneider est de ces évêques fidèles qui prennent au sérieux leur devoir d’enseigner et de proclamer la vérité, haut et fort.
Il le fait dans ce livre avec toute la fraîcheur et la profondeur d’un dialogue sans fard. Aucune question n’est esquivée ; Mgr Schneider y aborde sans arrière-pensées la question de la communion dans la main, du concile Vatican II, de la confusion actuelle dans l’Eglise, de la Fraternité Saint-Pie X, de la dérive papo-centrique… Avec autorité et sérénité, il propose les réformes qu’il juge urgentes pour que le Christ soit remis à sa juste place, au centre et au sommet de l’Eglise et du culte.
Mais on découvre également, comme jamais à ce jour, la personnalité de Mgr Schneider qui a connu, pendant son enfance, la persécution soviétique au Kirghizistan où il est né, avant d’émigrer avec sa famille en Estonie, puis en Allemagne de l’Ouest. C’est là qu’il fut confronté, adolescent, à des innovations liturgiques qui le poussèrent à chercher à répondre à sa vocation sacerdotale dans un cadre plus traditionnel : ce fut la providentielle découverte des chanoines réguliers de la Sainte-Croix qui allait le conduire en Autriche, au Brésil et à Rome.
C’est au Kazakhstan qu’il exerce aujourd’hui son ministère comme évêque auxiliaire de Sainte-Marie d’Astana, tout en apportant soutien et formation aux catholiques du monde entier par ses voyages et ses publications diffusées par internet.
Christus Vincit permet de découvrir tout cela d’une manière édifiante et inédite, tout comme le lien tout particulier de Mgr Schneider avec Notre Dame de Fatima, sa vénération des saints anges, et son parcours marqué par la Providence.
La franc-maçonnerie, le laïcisme contemporain, l’islam, les questions de la liberté religieuse et de l’indifférentisme religieux donnent lieu à des chapitres à part entière, tout comme le pouvoir pontifical, « la quatrième grande crise » que vit aujourd’hui l’Eglise ou encore la confusion doctrinale.
De manière quasi prophétique, Mgr Schneider dresse le portrait du bon évêque et suggère la manière dont un futur pape pourrait réformer l’Eglise en donnant de meilleurs pasteurs au troupeau.
Aux jeunes, aux laïcs, aux parents, il prodigue à la demande de Diane Montagna de nombreux conseils aussi concrets qu’ils sont profondément spirituels.
Malgré le constat terrifiant qu’il peut faire de l’actualité, Mgr Schneider voit bien des raisons d’espérer. Souvent, dit-il, elles viennent des « petits » de l’Eglise : tous ces enfants, ces époux fidèles, ces jeunes pieux et chastes, ces prêtres fidèles qui sont comme des « perce-neige spirituels ».
« Il y a aussi des laïcs et des membres du clergé qui défendent courageusement le Christ-Vérité au milieu du champ de bataille, aux dépens d’avantages personnels et temporels. Je les appellerais les “saumons” spirituels de notre époque, puisqu’ils nagent à contre-courant et sautent par-dessus les obstacles pour atteindre les eaux pures de leurs origines. La source très pure, originelle de l’Église est précisément la personne de Jésus-Christ, et concrètement la Très Sainte Eucharistie », répond Mgr Schneider à Diane Montagna qui lui demande de parler des « signes d’espoir ».
Il faut dire que le livre, recommandé par le cardinal Burke et le cardinal Sarah, porte un sous-titre qui est aussi un programme et une annonce : Le triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps.
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Tarifs pour l'envoi d'un exemplaire (valables jusqu'au 8 septembre) :
• France, Monaco et Andorre : 30 euros (soit 25 euros + 5 euros de frais d'envoi).
Pour les DOM-TOM, me consulter.
• Pays de l’Union européenne et la Suisse, profitez du tarif très attractif de 27 euros, frais d'envoi inclus.
• Reste du monde : 28 euros, frais d'envoi inclus (soit actuellement 35,00 US$)
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Pour commander “Christus Vincit” de Mgr Athanasius Schneider,

plusieurs moyens de paiement vous sont proposés :

• Par chèque en euros à l'ordre de :
  Olivier Figueras,
  1 boulevard du Roi,
  78000 Versailles.
• Par virement en euros à :
   Olivier Figueras
   IBAN FR13 3000 2089 0000 0058 5658 R47
   BIC CRLYFRPP
• Par virement en dollars US à :
   Titulaire du compte :  Olivier Raoul Figueras
   Numéro de compte : 8310766631
   SWIFT/BIC : CMFGUS33
   Numéro de routage ACH ou ABA : 026073150
   TransferWise, 19 W 24th Street, New York 10010, United States
  • Par Paypal en suivant ce lien : paypal.me/JeanneSmits

  • Par Carte bancaire :

Lieu d'expédition

  

N'oubliez pas de préciser votre adresse courrielle et les coordonnées d'envoi postal !
Pour l’envoi de plusieurs exemplaires à une même adresse, me consulter en écrivant à jeanne.smits.blog@gmail.com.
Vous pouvez bien évidemment faire profiter vos contacts de cette offre en partageant ce message dont voici le lien permanent:

Christus Vincit, Le triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps », Mgr Athanasius Schneider, éditions Contretemps, 400 pages. 
Christus Vincit a d'abord été publié en anglais en 2019 par Angelico Press.

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24 juin, 2020

Exclusif : une réflexion approfondie de Mgr Athanasius Schneider sur le concile Vatican II et la crise actuelle de l'Eglise

Mgr Athanasius Schneider publie ce jour un texte intitulé « Quelques réflexions sur le concile Vatican II et la crise actuelle de l'Eglise », afin de clarifier sa position sur le Concile. Il y insiste respectueusement sur le fait qu’il n’est pas favorable au rejet radical de Vatican II, une position récemment exprimée ouvertement par certains membres du clergé. Les présentes réflexions de Mgr Schneider, tirées pour partie du chapitre correspondant de son livre d’entretiens avec Diane Montagna, Christus Vincit, Christ’s Triumph Over the Darkness of the Age, développent certains points de sa discussion à propos de Vatican II, à la lumière des débats récents.

D’abord publié en anglais par Angelico Press en octobre 2019, Christus Vincit doit paraître cette semaine en allemand et en portugais. La version française, Christus vincit, Le triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps paraîtra à la rentrée et sera disponible via ce blog.

[Pour recevoir l’annonce de la parution de ce livre qui propose une vaste réflexion sur la situation présente de l’Eglise et ses rapports avec le monde, mais aussi des propos plus personnels de Mgr Schneider sur son enfance, sa vocation, l’islam, la perte du sens du surnatural, Fatima, les anges et bien d’autres sujets, je vous invite à m’envoyer une courriel à jeanne.smits.blog@gmail.com et je vous avertirai le moment venu.]

Son Excellence Mgr Schneider a donné le texte officiel de ces réflexions en exclusivité à The Remnant pour l’anglais, à Corrispondenza Romana pour l’italien et l’espagnol, et au Blog de Jeanne Smits pour le français. Tous droits réservés, reproduction interdite par égard pour l'éditeur français de Christus vincit, lien partageable : https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2020/06/exclusif-une-reflexion-approfondie-de.html. – J.S.

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Quelques réflexions sur le Concile Vatican II et la crise actuelle de l'Église

par Mgr Athanasius Schneider

Au cours des dernières décennies, ce ne sont pas seulement les modernistes déclarés, mais aussi les théologiens et les fidèles qui aiment l’Église, qui ont fait preuve d'une attitude qui ressemble à une sorte de défense aveugle de tout ce qui a été dit par le Concile Vatican II. Une telle attitude semblait parfois exiger des acrobaties mentales, voire une « quadrature du cercle ». Même maintenant, la mentalité générale des bons et fidèles catholiques correspond, à mon avis, à une infaillibilisation totale de facto de tout ce que le concile Vatican II a affirmé, ou de ce que le pontife actuel dit et fait. Ce genre d’ultramontanisme extrême, de centrisme papal malsain, était déjà présent depuis plusieurs générations chez les catholiques, depuis deux siècles. Mais la critique a toujours été présente et permise dans la grande tradition de l’Église, puisque c’est la vérité et la fidélité à la révélation divine et à la tradition constante que nous devons rechercher, ce qui implique par soi-même le recours à la raison et à la rationalité, et suppose d’éviter les acrobaties mentales erronées. Certaines explications de certaines expressions manifestement ambiguës et trompeuses que contiennent les textes du Concile semblent artificielles et peu convaincantes, surtout lorsque l’on y réfléchit d’une manière intellectuellement plus honnête, à la lumière de la doctrine ininterrompue et constante de l’Eglise.

Instinctivement, tout argument raisonnable qui aurait pu même de la façon la plus minime remettre en cause n’importe quelle parole ou expression des textes du Concile a été réprimé . Mais une telle attitude n’est pas saine et elle contredit la grande tradition de l’Église, comme nous le constatons chez les Pères, les Docteurs et les grands théologiens de l’Église au long de ses deux mille ans d’histoire.

Une opinion différente de celle enseignée par le concile de Florence sur la question du sacrement de l'ordre, c'est-à-dire la traditio instrumentorum, a été admise dans les siècles qui ont suivi ce concile, et a conduit le pape Pie XII à se prononcer dans la Constitution apostolique Sacramentum Ordinis de 1947, par laquelle il a corrigé l'enseignement non infaillible du Concile de Florence, en déclarant que la seule matière strictement nécessaire à la validité du sacrement de l'Ordre est l'imposition des mains par l'évêque. Par cet acte, Pie XII n'a pas mis en œuvre une herméneutique de continuité, mais bien une correction, car la doctrine du concile de Florence en la matière ne reflétait pas la doctrine et la pratique liturgiques constantes de l'Église universelle. Déjà en 1914, le cardinal W.M. van Rossum écrivait à propos de l'affirmation du concile de Florence sur la question du sacrement de l'Ordre, que cette doctrine du concile était réformable et devait même être abandonnée (cf. De essentia sacramenti ordinis, Freiburg 1914, p. 186). Il n'y avait donc pas de place pour une herméneutique de continuité dans ce cas concret.

Lorsque le magistère pontifical ou un concile œcuménique a corrigé des doctrines non infaillibles de conciles œcuméniques antérieurs (cela ne s'est produit que rarement), on n'a pas sapé les fondements de la foi catholique par un tel acte, ni opposé le magistère de demain à celui d'aujourd'hui, comme l'histoire l'a prouvé. Par une Bulle de 1425, Martin V a approuvé les décrets du concile de Constance et même le décret « Frequens » - de la 39e session du concile (en 1417). Ce décret affirmait l'erreur du conciliarisme, c'est-à-dire l'erreur selon laquelle un concile est supérieur à un Pape. Cependant, en 1446, son successeur, le pape Eugène IV, a déclaré qu'il acceptait les décrets du concile œcuménique de Constance, à l'exception de ceux (des sessions 3 - 5 et 39) qui « portent atteinte aux droits et à la primauté du Siège Apostolique » (absque tamen praeiudicio iuris, dignitatis et praeeminentiae Sedis Apostolicae). Le dogme de Vatican I sur la primauté du pape a ensuite rejeté définitivement l'erreur conciliaire du concile œcuménique de Constance. Comme mentionné plus haut, le pape Pie XII a corrigé l'erreur du Concile œcuménique de Florence concernant la question du sacrement de l'Ordre. Les fondements de la foi n'ont pas été sapés par ces rares actes de correction des affirmations antérieures du magistère non infaillible, précisément parce que ces affirmations concrètes (par exemple des conciles de Constance et de Florence) n'étaient pas infaillibles.

Plusieurs expressions des textes du Concile Vatican II ne sont pas aussi facilement conciliables avec la tradition doctrinale constante de l'Église. Citons par exemple certaines expressions du Concile sur le thème de la liberté religieuse (comprise comme un droit naturel, et donc positivement voulue par Dieu, de pratiquer et de répandre une fausse religion, qui peut aussi inclure l'idolâtrie ou pire encore) ; sa distinction entre l'Église du Christ et l'Église catholique (le problème du « subsistit in » donne l'impression qu'il existe deux réalités : d'un côté, l'Église du Christ, et de l'autre, l'Église catholique) ; et sa position à l'égard des religions non chrétiennes et du monde contemporain. Bien que la Congrégation pour la Doctrine de la foi, dans ses réponses à certaines questions concernant certains aspects de la doctrine sur l'Église (29 juin 2007), ait proposé une explication de l'expression « subsistit in », elle a malheureusement évité de dire clairement que l'Église du Christ est véritablement l'Église catholique. C'est-à-dire qu'elle a évité de déclarer explicitement l'identité entre l'Église du Christ et l'Église catholique. En effet, il reste un élément de flou.

Il existe aussi une attitude qui rejette a priori toutes les objections possibles visant les déclarations douteuses susmentionnées dans les textes du concile. Au lieu de cela, la seule solution présentée est la méthode dite d'« herméneutique de la continuité ». Malheureusement, les doutes relatifs aux problèmes théologiques inhérents à ces déclarations du Concile ne sont pas pris au sérieux. Nous devons toujours garder à l’esprit le fait que la fin principale du Concile était de nature pastorale, et que le Concile n’avait pas l’intention de proposer ses propres enseignements définitifs.

Les déclarations des papes d’avant le Concile, même celles des XIXe et XXe siècles, reflètent fidèlement celles de leurs prédécesseurs et la tradition constante de l’Église d’une manière ininterrompue. Les papes des XIXe et XXe siècles, c’est-à-dire après la Révolution française, ne représentent pas une période « exotique » en comparaison avec la tradition bi-millénaire de l’Eglise. On ne saurait prétendre qu’il existe une quelconque rupture dans les enseignements de ces papes (Grégoire XVI, etc.) par rapport au Magistère antérieur. Par exemple, concernant le thème de la royauté sociale du Christ et du caractère objectivement faux des religions non chrétiennes, on ne peut pas trouver de rupture perceptible entre l’enseignement des papes Grégoire XVI à Pie XII d’une part, et celui du pape Grégoire le Grand (VIe siècle) et de ses prédécesseurs et successeurs d’autre part. On peut vraiment voir une ligne continue sans aucune rupture depuis l’époque des Pères de l’Eglise jusqu’à Pie XII, en particulier sur des sujets tels la royauté sociale du Christ, la liberté religieuse et l’œcuménisme au sens où il existe un droit naturel, positivement voulu par Dieu, de pratiquer la seule vraie religion qui est la foi catholique.

Avant le Concile Vatican II, il n'était pas nécessaire de faire un effort colossal pour présenter des études volumineuses montrant la parfaite continuité de la doctrine entre un Concile et un autre, entre un pape et ses prédécesseurs, car la continuité était évidente. Par exemple, le fait même qu'une « nota explicativa previa » au document Lumen Gentium ait été nécessaire montre que le texte de Lumen Gentium, au n. 22, est ambigu en ce qui concerne le sujet des relations entre la primauté du pape et la collégialité épiscopale. Les documents clarifiant le magistère à l'époque post-conciliaire, tels les encycliques Mysterium Fidei, Humanae Vitae, et le Credo du Peuple de Dieu du Pape Paul VI, ont été d'une grande valeur et d'une grande aide, mais ils n'ont pas clarifié les déclarations ambiguës du  concile Vatican II mentionnées ci-dessus.

Peut-être la crise actuelle – avec Amoris Laetitia et le Document d’Abou Dhabi – nous oblige-t-elle à approfondir cette considération quant à la nécessité de clarifier ou de corriger certaines déclarations du Concile évoquées ci-dessus. Dans la Summa Theologiae, saint Thomas d’Aquin a toujours présenté des objections (« videtur quod ») et des contre-arguments (« sed contra »). Saint Thomas était intellectuellement très honnête ; il faut en effet savoir accepter les objections et les prendre au sérieux. Nous devrions utiliser sa méthode sur certains des points controversés des textes du Concile qui sont en discussion depuis près de soixante ans. La plupart des textes du Concile présentent une continuité organique par rapport au magistère antérieur. Mais en dernière analyse, le magistère papal doit clarifier de manière convaincante les éléments controversés de certaines expressions des textes du Concile. A ce jour, cela n’a pas toujours été fait d’une manière honnête et intellectuellement convaincante. Si cela s’avérait nécessaire, un pape ou un futur Concile œcuménique devrait alors ajouter des explications (comme des « notae explicativae posteriores »), voire des amendements et des corrections de ces expressions controversées, puisqu’elles n’ont pas été présentées par le Concile comme un enseignement infaillible et définitif. Ainsi que Paul VI l’a déclaré, le Concile a « évité de donner des définitions dogmatiques solennelles, engageant l’infaillibilité du magistère ecclésiastique » (Audience générale, 12 janvier 1966).

L’histoire nous le dira, avec le recul. Nous ne sommes qu’à cinquante ans du Concile. Peut-être y verrons-nous plus clair quand cinquante nouvelles années se seront écoulées. Cependant, du point de vue des faits, de ce que l’on a pu constater, d’un point de vue global, Vatican II n’a pas apporté la floraison d’un réel progrès spirituel dans la vie de l’Église. Et même s'il y avait déjà des problèmes au sein du clergé avant le Concile, au nom de l'honnêteté et de la justice, nous devons reconnaître que les problèmes moraux, spirituels et doctrinaux du clergé avant le Concile n'étaient pas aussi répandus, d'une aussi grande ampleur et d'une aussi grande intensité, qu'ils l'ont été à l'époque post-conciliaire et jusqu'à aujourd'hui. Compte tenu du fait qu'il y avait déjà des problèmes avant le Concile, le premier objectif du Concile Vatican II aurait dû être précisément d'émettre des normes et des doctrines les plus claires possibles, voire exigeantes, et exemptes de toute ambiguïté, comme l'ont fait tous les Conciles de Réforme par le passé. L’objectif et les intentions du Concile étaient avant tout pastoraux, et pourtant, malgré cet objectif pastoral, il s’en est suivi des conséquences désastreuses que nous voyons encore aujourd’hui. Bien sûr, le Concile comprend beaucoup de beaux textes, précieux même. Mais les conséquences négatives et les abus commis au nom du Concile ont été si importants qu’ils ont éclipsé les éléments positifs qui s’y trouvent.

Il y avait des éléments positifs dans Vatican II : c’est la première fois qu’un Concile œcuménique a lancé un appel solennel aux laïcs, afin qu’ils prennent au sérieux les vœux de leur baptême pour tendre à la sainteté. Le chapitre de Lumen Gentium sur les laïcs est beau et profond. Les fidèles y sont appelés à vivre leur baptême et leur confirmation en tant que témoins courageux de la foi au milieu d’une société sécularisée. Cet appel était prophétique. Cependant, depuis le Concile, cet appel aux laïcs a été détourné par l’establishment progressiste de l’Église, et aussi par de nombreux fonctionnaires et bureaucrates qui travaillaient dans les bureaux et les chancelleries de l’Église. Souvent, les nouveaux bureaucrates laïcs (dans certains pays européens) n’étaient pas eux-mêmes des témoins ; ils ont au contraire contribué à la destruction de la foi dans les conseils paroissiaux et diocésains et dans d’autres comités officiels. Hélas, ces bureaucrates laïcs ont souventes fois été induits en erreur par le clergé, les évêques et les pasteurs.

La période qui a suivi le Concile a laissé l’impression que l’un des principaux fruits du Concile était la bureaucratisation. Cette bureaucratisation mondaine, au cours des décennies qui ont suivi le Concile, a paralysé dans une large mesure la ferveur spirituelle et surnaturelle. Au lieu du printemps annoncé, est survenu un temps de stérilité spirituelle généralisée, un hiver spirituel. Ces mots par lesquels Paul VI a fait un diagnostic honnête de l’état de santé spirituelle de l’Eglise sont toujours bien connus, et même inoubliables : « On croyait qu’après le Concile viendrait une journée de soleil pour l’histoire de l’Église. C’est au contraire une journée de nuages, de tempête, d’obscurité, de recherche, d’incertitude. Nous prêchons l’œcuménisme et nous nous distançons de plus en plus des autres. Nous cherchons à creuses des abîmes au lieu de les combler » (Sermon du 29 juin 1972).

Dans ce contexte, c’est surtout Mgr Lefebvre (bien qu’il ne soit pas le seul à l’avoir fait) qui a commencé, à plus grande échelle et avec une franchise semblable à celle de certains des grands Pères de l’Église, à protester contre la destruction de la foi catholique et de la sainte messe qui se produisait dans l’Église et qui était soutenue, ou du moins tolérée, jusque par de hautes autorités du Saint-Siège. Dans une lettre adressée au pape Jean-Paul II au début de son pontificat, Mgr Lefebvre a décrit avec réalisme et justesse, dans un bref synopsis, la véritable ampleur de la crise de l’Église. Je reste toujours impressionné par la clairvoyance et le caractère prophétique des affirmations suivantes : « Le flot des nouveautés dans l’Eglise accepté et encouragé par l’épiscopat, flot ravageant tout sur son passage : la foi, la morale, les institutions de l’Eglise, ne pouvait pas admettre la présence d’un obstacle, d’une résistance. Nous avions donc le choix ou de nous laisser emporter par le courant dévastateur et d’accroître le désastre, ou de résister contre vents et marées pour sauvegarder notre foi catholique et le sacerdoce catholique. Nous ne pouvions pas hésiter. (…) Les ruines de l’Eglise s’accumulent : l’athéisme, l’immoralité, l’abandon des églises, la disparition des vocations religieuses et sacerdotales sont tels que les Evêques commencent à s’émouvoir. »  Nous assistons aujourd’hui à l’apogée du désastre spirituel au sein de la vie de l’Église, que Mgr Lefebvre a souligné avec tant de vigueur il y a quarante ans déjà.

En abordant les questions relatives au Concile Vatican II et à ses documents, il faut éviter les interprétations forcées ou la méthode de la « quadrature du cercle », tout en conservant l’attitude respectueuse qui s’impose et le sens de l’Eglise (sentire cum ecclesia). L’application du principe de « l’herméneutique de la continuité » ne saurait être utilisée aveuglément en vue d’éliminer sans poser de questions des problèmes qui existent bel et bien, ou pour créer une image d’harmonie, alors que demeurent des ombres d’imprécision dans l’herméneutique de la continuité. En effet, une telle approche transmettrait artificiellement et de manière peu convaincante le message selon lequel chaque mot du concile Vatican II est inspiré par Dieu, infaillible et en parfaite continuité doctrinale avec le magistère antérieur. Une telle méthode violerait la raison, les données du réel et l’honnêteté, et ne ferait pas honneur à l’Église, car tôt ou tard (même s’il y faut un siècle) la vérité sera énoncée telle qu’elle est réellement. Il existe des livres dont les sources sont documentées et reproductibles, qui donnent un aperçu historiquement plus réaliste et plus vrai des faits et des conséquences relatifs à l’événement du concile Vatican II lui-même, mais aussi de la manière dont ses documents ont été édités, et du processus d’interprétation et d’application de ses réformes au cours des cinq dernières décennies. Je recommande, par exemple, les livres suivants qui peuvent être lus avec profit : Romano Amerio, Iota Unum, Etude des variations de l’Église catholique au XXe siècle (1996) ; Roberto de Mattei, Vatican II : Une histoire à écrire (2012) ; Alfonso Gálvez, El Invierno eclesial (2011).

Ces éléments – l’appel universel à la sainteté, le rôle des laïcs dans la défense et le témoignage de la foi, la famille en tant qu’église domestique, et l’enseignement sur Notre Dame  – sont ceux que je considère comme les contributions vraiment positives et durables du concile Vatican II.

Le magistère a été à ce point surchargé au cours des cent cinquante dernières années d’une papolâtrie malsaine, qu’il en a résulté une atmosphère où un rôle central est attribué aux hommes de l’Eglise au lieu de l’être au Christ et à son corps mystique, qui est à son tour un anthropocentrisme caché. Selon la vision des Pères de l’Eglise, l’Eglise est seulement la lune (mysterium lunae), et le Christ est le soleil. Le Concile, a malheureusement été une démonstration d’un très rare « magistériocentrisme », puisque par le simple fait du volume de ses documents interminables il a dépassé, et de loin, tous les autres conciles. Il a pourtant lui-même fourni une belle description de ce qu’est le magistère, qui n’avait jamais été donnée auparavant dans l’histoire de l’Église. On le trouve dans Dei Verbum, au n° 10, où il est écrit : « Ce Magistère n’est pas au-dessus de la Parole de Dieu, mais il est à son service. »

Par « magistériocentrisme », j’entends que les éléments humains et administratifs – spécialement la production excessive et continue de documents et de forums de discussion (sous le slogan de la « synodalité ») – ont été placés au centre de la vie de l’Église. Même si les Pasteurs de l’Eglise doivent toujours exercer avec zèle l’exercice du munus docendi, l’inflation des documents, et souvent de documents interminables, s’est révélée asphyxiante. Des documents moins nombreux, plus courts et plus concis produiraient un meilleur effet.

Un exemple frappant de « magistériocentrisme », où les représentants du magistère se comportent non comme les serviteurs, mais comme les maîtres de la tradition, est la réforme liturgique de Paul VI. D’une certaine manière, Paul VI s’est placé au-dessus de la Tradition – non pas la Tradition dogmatique (lex credendi), mais la grande Tradition liturgique (lex orandi). Paul VI a osé entamer une véritable révolution de la lex orandi. Et dans une certaine mesure, il a agi en contradiction avec l’affirmation du concile Vatican II dans Dei Verbum (n° 10) qui affirme que le magistère est seulement au service de la Tradition. Nous devons mettre le Christ au centre. Il est le soleil : le surnaturel, la constance de la doctrine et de la liturgie, et toutes les vérités de l’Évangile que le Christ nous a enseignées.

Par le concile Vatican II, et déjà avec Jean XXIII, l’Église a commencé à se présenter au monde, à flirter avec le monde et à manifester un complexe d’infériorité envers le monde. Mais les clercs, en particulier les évêques et le Saint-Siège, ont pour mission de montrer le Christ au monde – et non pas eux-mêmes. Vatican II a donné l’impression que l’Église catholique commençait à mendier la sympathie du monde. Cela s’est poursuivi lors des pontificats postconciliaires. L’Église mendie la sympathie et la reconnaissance du monde ; cela est indigne d’elle, et ne lui gagnera pas le respect de ceux qui cherchent vraiment Dieu. Nous devons mendier la sympathie du Christ, de Dieu et du ciel.

Certains critiques du Concile affirment que, malgré ses bons aspects, il est un peu comme un gâteau dans lequel il y a un peu de poison, et qu’il faut donc le jeter tout entier. Je ne pense pas que nous puissions suivre cette méthode, ni celle qui consiste à « jeter le bébé avec l’eau du bain ». Par rapport à un concile œcuménique légitime, même s’il y avait des points négatifs, il nous faut maintenir une attitude de respect. Nous devons évaluer et avoir de l’estime pour tout ce qui est réellement et vraiment bon dans les textes du Concile, sans fermer irrationnellement et malhonnêtement les yeux de la raison sur ce qui est objectivement et manifestement ambigu, voire erroné dans certains textes. Il faut toujours se rappeler que les textes du concile Vatican II ne sont pas la Parole inspirée de Dieu, ni des jugements dogmatiques définitifs ou des déclarations infaillibles du magistère, car le Concile lui-même n’avait pas cette intention.

Un autre exemple est celui d’Amoris Laetitia. Ce texte contient certes de nombreux points qu’il nous faut critiquer objectivement et doctrinalement. Mais certains de ses chapitres sont très utiles, vraiment bons pour la vie de famille, par exemple les parties sur les personnes âgées dans la famille : en soi, ils sont très bons. On ne doit pas rejeter l’ensemble du document, mais en recevoir ce qui est bon. Il en va de même pour les textes du Concile.

Même si avant le Concile, ils ont tous dû prêter le serment antimoderniste de saint Pie X, certains théologiens, prêtres, évêques et même des cardinaux l’ont fait avec des réserves mentales, comme les faits historiques ultérieurs l’ont démontré.

Avec le pontificat de Benoît XV a commencé une lente et prudente infiltration d’ecclésiastiques à l’esprit mondain et quelque peu moderniste dans les hautes sphères de l’Église. Cette infiltration s’est surtout développée parmi les théologiens, de sorte que le pape Pie XII a dû intervenir plus tard en condamnant des théologiens très connus de la soi-disant « nouvelle théologie » (Chenu, Congar, De Lubac, etc.) et en publiant l’encyclique Humani Generis en 1950. Néanmoins, à partir du pontificat de Benoît XV, le mouvement moderniste était latent et en constante progression. Ainsi, à la veille du concile Vatican II, une part considérable de l’épiscopat et des professeurs des facultés de théologie et des séminaires étaient imprégnés d’une mentalité moderniste, qui se définit essentiellement par le relativisme doctrinal et moral, et la mondanité, l’amour du monde. À la veille du Concile, ces cardinaux, évêques et théologiens aimaient la « forme » – les schémas de pensée – du monde (cf. Rm XII, 2) et ils voulaient plaire au monde (cf. Ga I, 10). Ils faisaient preuve d’un complexe d’infériorité évident vis-à-vis du monde.

Le pape Jean XXIII a lui aussi fait preuve d’une sorte de complexe d’infériorité à l’égard du monde. Il n’était pas un moderniste dans son esprit, mais il avait une façon politique de voir le monde et il a étrangement mendié au monde de lui témoigner sa sympathie. Il avait sûrement de bonnes intentions. Il a convoqué le concile Vatican II, qui a ensuite ouvert la porte au mouvement moderniste, protestant et mondain au sein de l’Église. Elle est très significative, cette observation aiguë de Charles de Gaulle, président de la République française de 1959 à 1969, à propos de Jean XXIII et du processus de réformes entamé avec le concile Vatican II : « Jean XXIII a ouvert toutes grandes les vannes et n’a pas pu les refermer. C’était comme si un barrage s’était effondré. Jean XXIII a été dépassé par ce qu’il avait déclenché » (voir Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, Paris 1997, 2, 19).

Le discours sur l’« ouverture des fenêtres » avant et pendant le Concile était une illusion trompeuse et une cause de confusion. Ces paroles ont donné l’impression que l’esprit d’un monde incrédule et matérialiste – tel qu’on pouvait clairement le voir à cette époque – pouvait transmettre certaines valeurs positives pour la vie chrétienne. Les autorités de l’Église de cette époque auraient mieux fait d’affirmer expressément le sens véritable des mots « ouverture des fenêtres » : il consiste à ouvrir la vie de l’Église à la fraîcheur de la beauté de la vérité divine, aux trésors de la sainteté éternellement jeune, aux lumières surnaturelles du Saint-Esprit et des saints, à une liturgie célébrée et vécue ans un sens toujours plus surnaturel, sacré et révérent. Au fil du temps, pendant la période postconciliaire, la porte partiellement ouverte a fait place à un déluge désastreux qui a provoqué d’énormes dégâts dans la doctrine, la morale et la liturgie. Aujourd’hui, les eaux du déluge qui ont pénétré dans l’Eglise atteignent des niveaux dangereux. Nous vivons actuellement le pic de la catastrophe de l’inondation.

Aujourd’hui, le voile a été levé et le modernisme a révélé son vrai visage, qui consiste à trahir le Christ et à devenir ami du monde en adoptant sa manière de penser. Une fois la crise de l’Église passée, le magistère de l’Eglise aura la tâche de rejeter tous les phénomènes négatifs qui ont été présents dans la vie de l’Église au cours des récentes décennies. Et l’Église le fera, parce qu’elle est divine. Elle ne peut pas ne pas le faire. Elle le fera avec précision et elle corrigera toutes les erreurs qui se sont accumulées, à commencer par plusieurs expressions ambiguës dans les textes du Concile.

Le modernisme est comme un virus caché, partiellement blotti dans plusieurs affirmations du Concile, mais qui s’est aujourd’hui manifesté. Après la crise, après la grave infection virale spirituelle, la clarté et la précision de la doctrine, le caractère sacré de la liturgie et la sainteté de la vie sacerdotale brilleront davantage.

L’Église le fera sans ambiguïté, comme elle l’a fait en temps de graves crises doctrinales et morales au cours des deux derniers millénaires. Enseigner clairement les vérités du dépôt divin de la foi, défendre les fidèles contre le poison de l’erreur et les conduire sûrement à la vie éternelle appartient à l’essence même de la tâche divinement assignée au pape et aux évêques.

La Constitution du concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium, nous rappelle la vraie nature de la véritable Eglise, qui est « de telle sorte qu’en elle ce qui est humain est ordonné et soumis au divin ; ce qui est visible à l’invisible ; ce qui relève de l’action à la contemplation ; et ce qui est présent à la cité future que nous recherchons » (n° 2).

Le 24 juin, 2020-06-24
Fête liturgique de saint Jean-Baptiste.

© leblogdejeannesmits pour la traduction des passages ne faisant pas partie du livre “Christus vincit” ; les passages de ce livre sont couverts par le copyright de l'édition française à paraître.

© photo: Olivier Figueras

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20 mars, 2020

Mgr Athanasius Schneider, la « dictature sanitaire » et l'interdiction des messes publiques : une épreuve qui apportera un “grand bénéfice spirituel”

Mgr Athanasius Schneider propose une réflexion sur l'interdiction inouïe pour les fidèles d'assister à la messe, où au nom d'une « dictature sanitaire » sans précédent « les puissances de ce monde ont maintenant séparé de force les fidèles de leurs bergers ». Ces « tribulations », affirme l'évêque auxiliaire d'Astana, seront porteuses de « grands bénéfices spirituels » pour ceux qui resteront fidèles et qui comprendront, à travers la privation du Sacrifice eucharistique, son caractère absolument central.

Il y voit une « purification » de l'Eglise par une « intervention divine dans la crise actuelle sans précédent de l'Église ».

Je vous propose ici ma traduction de ce texte paru en anglais sur One Peter Five en ce 19 mars, fête de saint Joseph. Les anglophones y trouveront une série de prières pour la prière en famille. Cette traduction a été approuvée par Mgr Schneider. Celui-ci propose désormais une version vidéo de son message en français ici. – J.S.





*


« Nous nous glorifions même dans les tribulations » (Rom 5, 3) 


Des millions de catholiques dans le monde occidental dit libre seront, dans les semaines ou même les mois à venir, et surtout pendant la Semaine Sainte et Pâques, point culminant de toute l'année liturgique, privés de tout acte de culte public en raison de la réaction tant civile qu'ecclésiastique à l'épidémie de Coronavirus (COVID-19). La plus douloureuse et la plus angoissante de ces mesures est la privation de la sainte messe et de la sainte communion sacramentelle.

L'atmosphère actuelle de panique quasi planétaire est sans cesse alimentée par le « dogme » universellement proclamé de la nouvelle pandémie du coronavirus. Les mesures de sécurité drastiques et disproportionnées, associées à la négation des droits fondamentaux de l'homme que sont la liberté de mouvement, la liberté de réunion et la liberté d'opinion, apparaissent quasiment orchestrées au niveau mondial selon un plan précis. Ainsi, l'humanité entière devient en quelque sorte prisonnière d'une « dictature sanitaire » mondiale qui, de son côté, se révèle également être une dictature politique.

Un effet secondaire important de cette nouvelle « dictature sanitaire » qui se répand dans le monde entier est l'interdiction croissante et sans compromis de toute forme de culte public. À compter du 16 mars 2020, le gouvernement allemand a interdit toute forme de rassemblement religieux public pour toutes les religions. Une mesure aussi drastique d'interdiction stricte de toutes les formes de culte public était inimaginable, même sous le Troisième Reich.

Avant que ces mesures ne soient prises en Allemagne, une interdiction gouvernementale de tout culte public avait été mise en œuvre en Italie et à Rome, cœur du catholicisme et du christianisme. La situation actuelle de l'interdiction du culte public à Rome ramène l'Église à l'époque d'une interdiction analogue émise par les empereurs romains païens au cours des premiers siècles.

Les clercs qui osent célébrer la sainte messe en présence des fidèles dans de telles circonstances pouvaient être punis ou mis en prison. La « dictature sanitaire » mondiale a créé une situation qui respire l'air des catacombes, d'une Église persécutée, d'une Église souterraine, surtout à Rome. Le pape François, qui le 15 mars, à pas solitaires et hésitants, a parcouru les rues désertes de Rome dans son pèlerinage depuis l'image du Salus populi Romani dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure jusqu'à la Croix miraculeuse dans l'église de San Marcello, véhiculait une image apocalyptique. Elle rappelait la description suivante de la troisième partie du secret de Fatima (révélée le 13 juillet 1917) : « Le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d'un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine. »

Comment les catholiques doivent-ils réagir et se comporter dans une telle situation ? Nous devons accepter cette situation des mains de la Divine Providence comme une épreuve, qui nous apportera un plus grand bénéfice spirituel que si nous n'avions pas vécu une telle situation. On peut comprendre cette situation comme une intervention divine dans la crise actuelle sans précédent de l'Église. Dieu utilise maintenant l'impitoyable « dictature sanitaire » du monde pour purifier l'Église, pour réveiller les responsables dans l'Église, et en premier lieu le pape et l'épiscopat, de l'illusion d'un beau monde moderne, de la tentation de flirter avec le monde, de l'immersion dans les choses temporelles et terrestres. Les puissances de ce monde ont maintenant séparé de force les fidèles de leurs bergers. Les gouvernements ordonnent au clergé de célébrer la liturgie sans le peuple.

L'actuelle intervention divine purificatrice a le pouvoir de nous montrer à tous ce qui est vraiment essentiel dans l'Église : le sacrifice eucharistique du Christ avec son Corps et son Sang et le salut éternel des âmes immortelles. Que ceux qui, dans l'Église, sont soudainement et inopinément privés de ce qui est central puissent commencer à en voir et en apprécier plus profondément la valeur.

En dépit de la situation douloureuse de privation de la sainte messe et de la sainte communion, les catholiques ne doivent pas céder à la frustration ou à la mélancolie. Ils devraient accepter cette épreuve comme une occasion de grâces abondantes que la Divine Providence leur a préparée. De nombreux catholiques ont maintenant, d'une certaine manière, la possibilité de faire l'expérience de la situation des catacombes, de l'Église souterraine. On peut espérer qu'une telle situation produira les nouveaux fruits spirituels des confesseurs de la foi et de la sainteté.

Cette situation oblige les familles catholiques à faire littéralement l'expérience de la signification de ce qu'est l'église domestique. En l'absence de possibilité d'assister à la sainte messe même le dimanche, les parents catholiques devraient rassembler leurs familles chez eux. Ils pourraient assister chez eux à une sainte messe diffusée à la télévision ou sur internet, ou si cela n'est pas possible, ils devraient consacrer une heure de prière pour sanctifier le Jour du Seigneur et s'unir spirituellement aux saintes messes célébrées par les prêtres à huis clos, même dans leur ville ou dans leur voisinage. Une telle heure sainte dominicale d'une église domestique pourrait par exemple se faire de la manière suivante :

Prière du rosaire, lecture de l'Évangile du dimanche, acte de contrition, acte de communion spirituelle, litanie, prière pour tous ceux qui souffrent et meurent, pour tous ceux qui sont persécutés, prière pour le pape et les prêtres, prière pour la fin de l'épidémie physique et spirituelle actuelle. La famille catholique doit également prier le chemin de croix le vendredi du carême. En outre, le dimanche, les parents pourraient rassembler leurs enfants l'après-midi ou le soir pour leur lire des récits de la vie des saints, en particulier ceux qui sont tirés des périodes de persécution de l'Église. J'ai eu le privilège de vivre une telle expérience pendant mon enfance, et cela m'a donné les fondations de la foi catholique pour toute ma vie.

Les catholiques qui sont aujourd'hui privés d'assister à la sainte messe et de recevoir la sainte communion sacramentelle, peut-être seulement pour une courte période de quelques semaines ou mois, peuvent penser à ces temps de persécution, où pendant des années les fidèles ne pouvaient pas assister à la Sainte Messe ni recevoir d'autres sacrements, comme ce fut le cas, par exemple, pendant la persécution communiste dans de nombreux endroits de l'Empire soviétique.

Que ces paroles de Dieu renforcent tous les catholiques qui souffrent actuellement d'être privés de la sainte messe et de la sainte communion :

« Bien-aimés, ne soyez pas surpris du feu ardent qui sert à vous éprouver, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire ; mais, parce que vous participez ainsi aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lorsque sa gloire sera manifestée, vous soyez aussi dans la joie et l’allégresse » (1 Pierre 4 : 12-13).

« Le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos tribulations, afin que nous puissions, nous aussi, par l'encouragement que nous recevons nous-mêmes de Dieu, consoler ceux qui sont pressés par toutes sortes de maux » (2 Cor. 1:3-4).

« … afin que votre foi ainsi éprouvée, plus précieuse que l’or qu’on éprouve par le feu, tourne à votre louange, votre gloire et votre honneur, lorsque paraîtra Jésus-Christ » (1 Pierre 1:6-7).

À l'époque d'une cruelle persécution de l'Église, saint Cyprien de Carthage (+258) a donné cet enseignement édifiant sur la valeur de la patience :

« C'est la patience qui fortifie fermement les fondements de notre foi. C'est elle qui élève au plus haut niveau l'accroissement de notre espérance. C'est elle qui dirige notre action, afin que nous restions fidèles à la voie du Christ tout en marchant par la grâce de sa patience. Que le Seigneur Jésus est grand, et que sa patience est grande, que Celui qui est adoré au ciel ne soit pas encore vengé sur la terre ! Frères bien-aimés, considérons sa patience dans nos persécutions et nos souffrances ; offrons une obéissance remplie de l'attente de son avènement » (De patientia, 20 ; 24).

Nous voulons prier avec notre entière confiance la Mère de l'Eglise, en invoquant le pouvoir d'intercession de son Coeur Immaculé, afin que la situation actuelle de privation de la sainte messe puisse apporter des fruits spirituels abondants pour le véritable renouveau de l'Eglise après des décennies de nuit de la persécution des vrais catholiques, du clergé et des fidèles qui s'est produite à l'intérieur même de l'Eglise. Écoutons ces paroles inspirantes de Saint Cyprien :

« Si la cause d'un désastre est reconnue, on trouve immédiatement un remède à la blessure. Le Seigneur a voulu que sa famille soit mise à l'épreuve ; et parce qu'une longue paix avait corrompu la discipline qui nous avait été divinement délivrée, la réprimande céleste a éveillé notre foi qui cédait, presque, dirais-je, endormie ; et bien que nous ayons mérité davantage pour nos péchés, le Seigneur très miséricordieux a tellement modéré toutes choses, que tout ce qui est advenu a plutôt ressemblé à une épreuve qu'à une persécution » (De lapsis, 5)

Dieu veuille que cette courte épreuve de privation du culte public et de la sainte messe insuffle au cœur du pape et des évêques un nouveau zèle apostolique pour les trésors spirituels pérennes qui leur ont été divinement confiés – c'est-à-dire le zèle pour la gloire et l'honneur de Dieu, pour le caractère unique de Jésus-Christ et de son sacrifice rédempteur, pour la centralité de l'Eucharistie et la manière sacrée et sublime de la célébrer, pour la plus grande gloire du Corps Eucharistique du Christ, et le zèle pour le salut des âmes immortelles, pour un clergé chaste et remplis de l'esprit apostolique. Puissions-nous écouter ces paroles encourageantes de saint Cyprien :

« Il faut louer Dieu et célébrer ses bienfaits et ses dons en lui rendant grâce, alors que même au temps des persécutions, notre voix n'a pas cessé de rendre grâce. Car même un ennemi n'a pas le pouvoir de nous empêcher, nous qui aimons le Seigneur de tout notre cœur, de toute notre vie et de toute notre force, de proclamer avec gloire ses bénédictions et ses louanges toujours et partout. Le jour si ardemment désiré est venu par les prières de tous ; et après l'obscurité terrible et répugnante d'une longue nuit, le monde a brillé, irradié par la lumière du Seigneur » (De lapsis, 1)

19 mars 2020

+ Athanasius Schneider,
évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Sainte-Marie à Astana


© leblogdejeannesmits pour la traduction


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