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20 décembre, 2025

Mgr Athanasius Schneider a été “impressionné” par son audience privée avec Léon XIV





Mgr Athanasius Schneider a été reçu en audience privée par le pape Léon XIV jeudi matin à Rome, et a confié ses impressions à Diane Montagna sur Substack, se disant « impressionné par l’écoute et la compréhension dont fait montre le Saint-Père ».




Les propos de Mgr Schneider et ma traduction intégrale de l’article de Diane Montagna sont ici sur reinformation.tv.


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12 novembre, 2022

Conférence exceptionnelle de Mgr Schneider à Paris le dimanche 20 novembre !

J'espère avoir le plaisir de vous y retrouver !



Pour s’inscrire, rendez-vous ici : https://renaissancecatholique.fr/conference-monseigneur-schneider/#iframe_assoconnect




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30 octobre, 2022

“Une certaine forme de catacombes” : Mgr Athanasius Schneider appelle les fidèles “chassés” par “Traditionis custodes” à conserver la messe traditionnelle

Dans un récent entretien avec John-Henry Westen de LifeSiteNews, dont je vous propose ci-dessous une rapide traduction quasi intégrale (hormis les salutations), Mgr Athanasius Schneider affirme le devoir des laïcs catholiques de chercher des lieux de culte alternatifs pour pouvoir continuer d’assister à la messe traditionnelle en cas de “persécution” de la part de leurs pasteurs, et demande aux prêtres de s’interroger “en conscience” quant aux décisions à prendre lorsque la célébration de la messe tridentine leur est interdite.

Il appelle également tous les fidèles à participer à des prières à travers le monde afin que Dieu accorde à son Eglise un « pape catholique fidèle, fort et courageux ». Voici le texte de cet entretien que vous trouverez ici en anglais. – J.S.

*

John-Henry Westen : L’Église traverse actuellement des temps difficiles, des temps spirituellement difficiles. Vous avez souvent fait allusion à l’Église clandestine, et au fait qu’il faudrait peut-être entrer dans la clandestinité. Je sais que vous avez vous-même vécu cela quand vous étiez enfant. Pour cette raison, mais aussi en raison de votre position actuelle dans l’Église, il serait à mon avis très fructueux pour les fidèles d’entendre de votre bouche comment cela fonctionne en pratique. En Chine, par exemple, l’Église vit dans la clandestinité depuis longtemps, et encore aujourd’hui. Nous nous trouvons dans une situation un peu analogue. En Chine, des évêques infidèles font la promotion du communisme au mépris de la vérité du Christ. Mais il demeure des évêques nommés et approuvés par le pape François, et les prêtres doivent donc exister sous leur autorité, tout comme les fidèles, ce qui les place dans une situation de clandestinité.

En Occident, nous n’avons pas vraiment fait cette expérience. Mais il semble que nous y arrivions désormais, car nous avons des évêques infidèles qui ont pourtant été nommés par le pape François. Et ainsi, les prêtres et les fidèles doivent en quelque sorte vivre dans cette situation. Vous avez indiqué qu’il s’agit peut-être d’un temps où il faut vivre de manière clandestine. À quoi cela ressemble-t-il en pratique ? Comment y arriver ? Comment les prêtres et les fidèles peuvent-ils savoir à quel moment ils doivent se mettre à pratiquer de manière clandestine ? Et comment cela fonctionne-t-il ? 

Mgr Athanasius Schneider : Un exemple de ce type de situation, tant pour les fidèles que pour les prêtres – d’être en quelque sorte persécutés et marginalisés par ceux qui occupent les postes de haut rang dans l’Église, par les évêques – est celle que nous avons connue au quatrième siècle, avec l’arianisme. À cette époque, les évêques valides, les évêques licites, en tout cas la majorité d’entre eux, persécutaient les vrais catholiques qui gardaient la tradition de la foi en la divinité de Jésus-Christ, Fils de Dieu. Telle était la question de vie et de mort, de la vérité, de la tradition de la foi. Et donc ceux-ci étaient chassés des églises, ils étaient obligés de descendre aux « racines », aux messes en plein air.

D’une certaine manière, nous pouvons nous aussi nous trouver face à de telles situations. Et c’est déjà arrivé, surtout après Traditionis custodes. Il y a des endroits où les gens sont littéralement chassés des églises paroissiales où ils avaient eu, pendant plusieurs années, la messe traditionnelle en latin approuvée par le pape Benoît XVI et par les évêques locaux. Aujourd’hui, dans le nouveau contexte de Traditionis custodes, certains évêques – je le répète – expulsent littéralement des églises, des églises paroissiales, les meilleurs fidèles, les meilleurs prêtres : ils les expulsent de l’église paroissiale qu’on appelle l’église mère. Et ces fidèles sont donc obligés de chercher de nouveaux lieux de culte, des gymnases, des écoles ou des salles de réunion, etc.

C’est une situation qui s’apparente à une certaine forme de temps de catacombes. Ce ne sont pas littéralement des catacombes, car ils peuvent encore célébrer publiquement, mais on peut comparer cela au temps des catacombes parce qu’ils ne peuvent pas utiliser les structures et bâtiments officiels de l’Église.

Cependant, chaque situation de persécution de l’histoire de l’Église a apporté de nombreuses bénédictions et a renforcé davantage la foi des personnes persécutées. Celles-ci n’ont pas seulement fortifié leur propre foi, en étant expulsées et en cherchant d’autres lieux, mais leur fidélité a renforcé l’Église entière. Et cela est important : grâce à la fidélité de ces fidèles, cette injustice et ce traitement injuste de ces catholiques en notre temps par le Vatican, par les ordres du Pape François, et par les évêques – certains d’entre eux, malheureusement, ont dû simplement exécuter les ordres qui venaient du nonce ou du Vatican de fermer les églises et de mettre fin à des messes, des messes traditionnelles –produisent vraiment beaucoup de fruits pour l’Église tout entière.

J.-H. W : L’un des effets de ce phénomène se manifeste de deux manières différentes, l’une du côté des fidèles et l’autre du côté des prêtres. J’aimerais d’abord parler des fidèles. Lors de la Conférence sur l’Identité Catholique où nous étions tous les deux, on m’a demandé comment il se peut que des catholiques, connus pour leur obéissance au Pape, prennent maintenant la parole pour résister au Pape. Comment est-ce seulement possible ? Nous en sommes même à prier ouvertement chaque jour à LifeSite – depuis que vous l’avez fait vous-même – pour la conversion du Pape. Je le fais avec mes propres enfants, et pour triste que soit cette situation, cette attitude témoigne tout de même d’un grand amour pour le pape. C’est pourquoi nous prions pour lui, non pour le haïr, mais bien pour lui. Mais nous traversons une période difficile, très difficile. Que conseillez-vous spécifiquement aux fidèles quant à la manière dont nous devons faire face à cette situation, y compris avec nos enfants ?

A.S. : Tout d’abord, nous il faut préciser le véritable concept et la signification de l’obéissance. Saint Thomas d’Aquin dit que l’obéissance absolue, inconditionnelle, nous ne la devons qu’à Dieu seul, et à aucune créature, fût-ce le Pape lui-même. L’obéissance envers le Pape et les évêques dans l’Église est donc une obéissance limitée.

Ainsi, lorsque le pape ou les évêques ordonnent une chose qui portera manifestement atteinte à la plénitude de la foi catholique et à la plénitude de la liturgie catholique – ce trésor de l’Église, la messe traditionnelle en latin – cela est nuisible puisque cela porte atteinte à la pureté de la foi ; en portant atteinte à la pureté du caractère sacré de la liturgie, on porte atteinte à l’Église tout entière. Nous diminuons le bien de l’Église, le bien spirituel de l’Église. Nous diminuons le bien de nos âmes. Et à cela, nous ne pouvons pas collaborer.
Comment pourrions-nous collaborer à une diminution de la pureté de la foi, comment pourrions-nous collaborer à une diminution du caractère sacré, sublime de la liturgie de la sainte Messe, la Messe traditionnelle millénaire de tous les saints ? Dans une telle situation, nous avons une obligation (il ne s’agit pas seulement de dire que nous « pouvons » dans certaines occasions) de dire au Saint-Père, aux évêques, « avec tout le respect et l’amour que nous vous devons, nous ne pouvons pas exécuter ces ordres que vous donnez parce qu’ils nuisent au bien de notre Sainte Mère l’Église ».

Nous devons donc chercher d’autres lieux en étant néanmoins en quelque sorte formellement désobéissants. Mais en fait nous serons obéissants à notre Sainte Mère l’Église, qui est plus grande qu’un pape en particulier. La Sainte Mère Église est plus grande qu’un Pape particulier ! Et donc, nous obéissons à notre Sainte Mère l’Église. Nous obéissons aux Papes de tous les âges qui ont promu, défendu, protégé la pureté de la foi catholique, inconditionnellement, sans compromis, et qui ont également défendu le caractère sacré et la liturgie immuable de la sainte Messe à travers les siècles.

J.-H. W : Pour les prêtres, la question est encore plus grave,  car les prêtres doivent obéir à leur évêque. Et pourtant, certains de ces évêques leur donnent des instructions, en exigeant qu’ils éloignent les fidèles, qu’ils leur refusent la messe traditionnelle, qu’ils refusent même les activités pro-vie à l’intérieur des paroisses, en les qualifiant de politiques. Dans le même temps, nous avons des paroisses qui font la promotion de la lutte contre le changement climatique et tout le reste, toutes ces absurdités qui se passent dans les paroisses. Mais ces prêtres ont un sentiment qu’on pourrait exprimer ainsi : « Je dois obéir à l’évêque. Que puis-je faire d’autre ? J’avais l’habitude de célébrer la messe traditionnelle en latin. Maintenant, nous n’avons plus le droit de le faire. » Que peuvent faire les prêtres quant à l’obéissance ? Peuvent-ils, eux aussi, entrer en quelque sorte dans la clandestinité, se cacher de leurs évêques et faire les choses d’une manière un peu cachée ?

A.S. : C’est une question très délicate, et je pense que qu’elle touche à la conscience de ces prêtres. La réponse pourrait bien être différente pour chaque prêtre. Mais chaque prêtre doit demander à Dieu en conscience ce qu’il doit faire en ce moment. Il se peut aussi que certains prêtres obéissent, et en ce cas, ils ne peuvent pas aider les catholiques traditionnels, peut-être parce qu’ils veulent au moins rester dans les structures officielles, pour faire du bien. Cela pourrait en tout cas être une option.

Mais il y a une autre option, qui serait également légitime, si en conscience ils décidaient devoir désobéir à l’évêque de manière formelle en continuant de célébrer la messe et les sacrements traditionnels – pas seulement la sainte messe, mais aussi les sacrements, que ce soit de manière clandestine ou d’une manière peut-être officielle mais non approuvée.
Mais ce ne sera que pour une courte période : ce sera une solution temporaire. Et ils doivent pour autant garder leur amour pour l’évêque qui les persécute. Ils doivent prier pour cet évêque, ils doivent garder leur amour pour le pape François et prier pour lui. Ce temps passera. Ce phénomène n’est que temporaire. Dieu nous donnera de nouveau un Pape fort qui défendra la messe traditionnelle et la foi traditionnelle, et ensuite des évêques. Cela adviendra sûrement, sans aucun doute. Nous devons simplement supporter cette situation temporelle, tout comme ces prêtres, en ayant foi en l’intervention divine.

J.-H. W : Vous avez dit à propos de l’Eglise qu’elle aura un nouveau Saint-Père qui embrassera la vérité dans la plénitude de la foi. Et je sais que cette supposition est la vôtre, venant de votre propre cœur et de votre propre discernement dans la prière. Mais quelle est votre pensée à ce sujet ? On dit beaucoup aujourd’hui que le Pape François semble avoir noyauté le collège des cardinaux, et l’élection ne va évidemment pas tarder. Le pape François est un homme âgé et sa santé n’est pas bonne. Nombreux sont ceux qui considèrent que le collège est à ce point rempli des siens qu’on peut s’attendre à voir arriver un nouveau pape de la même veine que la sienne. Que faire de tout cela ? La situation semble assez désespérée. Lorsque vous parlez de quelque chose de temporaire, le délai correspond-il dans votre esprit à plusieurs décennies ? Ou pensez-vous à un temps plus court ?

A.S. : Eh bien, il ne nous appartient pas de connaître le temps, ainsi que Jésus-Christ l’a dit aux Apôtres dans les Actes des Apôtres. Il ne nous appartient pas de connaître le temps. Dieu sait déjà quand il donnera de nouveau à son Église un pape catholique fort, cent pour cent traditionnel, et Il sait que tout pape doit être cent pour cent catholique, cent pour cent traditionnel. Ce fut le cas de saint Pierre, et ce fut le cas de tous les papes à travers l’histoire, à de très rares exceptions près. Il est inhérent à la nature de la fonction papale d’être vraiment un défenseur traditionnel à cent pour cent de la foi et du caractère sacré de la sainte liturgie. Et cela viendra, parce que c’est, je le répète, la nature de la fonction papale. Actuellement, au cours des dernières décennies, cette nature a été obscurcie par la crise actuelle de l’Église.

Nous ne connaissons donc pas exactement l’heure, mais il nous faut prier pour que le temps soit abrégé. Et l’intervention de Dieu dépend de nos prières. Nous devons faire une coalition, une alliance, peut-être une alliance mondiale de prières, une chaîne de prières, de chapelets pour implorer une intervention très rapide de Dieu pour accorder à l’Eglise un Pape catholique fidèle, fort et courageux.

*

• Pour approfondir le sens de la messe avec Mgr Athanasius Schneider, rien de mieux que son dernier livre, La Messe catholique, que j’ai eu le grand honneur de traduire. Je gage qu’il vous fera encore davantage aimer la messe, et en particulier la messe traditionnelle. A découvrir absolument ! On peut se le procurer ici via ce blog.




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06 octobre, 2022

Mgr Athanasius Schneider invite les catholiques à défendre la messe traditionnelle, fût-ce au risque de “l'exil liturgique”

Les restrictions imposées par le pape François sur la célébration de la messe traditionnelle de rite latin constituent un « abus flagrant de l’office pontifical » et une « violation de la tradition bimillénaire » de l’Eglise catholique : c’est en ces termes que Mgr Athanasius Schneider, s’exprimant lors de la Conférence sur l’identité catholique organisée à Pittsburgh, Etats-Unis, par The Remnant le week-end dernier, a dénoncé la mise en place de Traditionis Custodes et les directives du cardinal Roche en vue de son application.

« La restriction ou l’interdiction de la forme traditionnelle de la liturgie est sans fondement », puisque « le Saint-Esprit ne se contredit pas », a-t-il ajouté.

L’évêque auxiliaire d’Astana n’avait jamais jusque-là employé des termes aussi vifs, qu’il a d’ailleurs pris soin d’expliciter, en affirmant que la mise en place de la messe de Paul VI avait constitué une « véritable révolution ».

Je précise que tous les propos de Mgr Schneider que j’ai traduits rapportés ici ont été retranscrits et publiés sur LifeSiteNews par Michael Haynes.

Mgr Schneider estime que l’Eglise se trouve aujourd'hui au sein d’un « combat » mené « contre le rite traditionnel de la Sainte Messe, que tous les saints – depuis un millénaire au moins – ont aimé, et que prêtres et évêques ont célébré avec révérence et avec un grand bénéfice spirituel. » Rome n’a pas autorité « pour dépeindre comme nocive une forme du rite romain restée quasi inchangée depuis un millénaire, ni pour mettre en place des mesures discriminatoires contre sa célébration ».

L’attachement au rite traditionnel est tout sauf « rigide », a ajouté Mgr Schneider :
« Par fidélité et amour pour notre sainte Mère, l’Église, et pour l’honneur du siège apostolique, des évêques, des prêtres et des fidèles ressentent aujourd’hui le devoir de préserver la forme traditionnelle de la sainte messe et des sacrements. »
« Les pouvoirs en place détestent ce qui est saint, et c’est pourquoi ils persécutent la messe traditionnelle », a déclaré Mgr Schneider – ce qui va très loin, quand on y pense ! – mais il a invité à la confiance : « Pourtant, il ne faut pas répondre par la colère et par la pusillanimité, mais bien par une profonde certitude de la vérité, par la paix intérieure, la joie et la confiance en la Providence divine. »

C’est dans ce contexte qu’il a accusé le pape d’avoir outrepassé son pouvoir : tout comme le pape ne peut pas abolir le Credo des Apôtres, a noté Mgr Schneider, il ne peut pas non plus « interdire l’usage de la messe traditionnelle », car cela constituerait « un abus de pouvoir ».
Et de contester les références faites par le pape François à la réglementation liturgique mise place par saint Pie V :

« Le pape Pie V n’a pas déclaré que la liturgie, selon le Missel romain qu'il a publié en 1570, était la seule lex orandi de l’Église romaine et du rite romain. (…) Le fait de déclarer que le rite réformé du pape Paul VI est l’unique expression de la lex orandi du rite romain comme le fait le pape François, est une violation de la tradition bimillénaire ans respectée par tous les pontifes romains qui jamais, n’ont fait montre d’une intolérance aussi rigide. »

Mgr Schneider a insisté sur cette « rigidité » que François reproche si volontiers à ceux qui défendent la liturgie traditionnelle.

« On ne peut pas créer subitement un nouveau rite, comme l’a fait Paul VI, et déclarer que ce rite est l’expression exclusive du Saint-Esprit à notre époque, et en même temps dépeindre le rite précédent – qui n’a pratiquement pas changé en l’espace d'au moins mille ans – comme défectueux et nuisible à la vie spirituelle des fidèles », a-t-il déclaré, expliquant qu’une telle argumentation « conduit inévitablement à la conclusion que le Saint-Esprit se contredit lui-même ».

De manière plus surprenante peut-être – sauf pour qui a lu La Messe catholique de Mgr Schneider, son dernier ouvrage récemment publié en français – il a détaillé les raisons de sa préférence pour le rite latin traditionnel, en affirmant que « le nouvel Ordo de Paul VI affaiblit sans aucun doute la clarté doctrinale quant au caractère sacrificiel de la messe et affaiblit considérablement la sacralité et le mystère du culte lui-même ». La messe traditionnelle, venait-il de souligner, contient et fait rayonner « une éminente intégrité doctrinale et  une  sublimité rituelle ».

Et c’est justement cela qui explique l’hostilité de ceux qui persécutent la messe traditionnelle, estime Mgr Schneider :
« La splendeur de la vérité, le caractère sacré et surnaturel du rite traditionnel de la Messe inquiètent précisément, parmi les clercs qui occupent des postes élevés au Vatican, ceux qui, comme d’autres, ont adopté une nouvelle position théologique révolutionnaire, plus proche de la vision protestante de l'Eucharistie et du culte, caractérisée par l'anthropocentrisme et le naturalisme. »
La nouvelle messe fut un acte de « véritable révolution », a-t-il encore déclaré, notant que Paul VI est « le premier pape en deux mille ans à avoir osé faire une révolution de l’ordo de la messe : une véritable révolution ».

La messe traditionnelle pourrait bien se retrouver dans les « catacombes », a encore commenté Mgr  Schneider, en soulignant qu’il faudrait peut-être y avoir recours pour continuer de transmettre la liturgie traditionnelle aux générations futures :

« Cet immense trésor liturgique de l’Eglise qu’est la forme traditionnelle de la messe, ne peut pas tout bonnement être détruit », a-t-il déclaré. « Ce trésor liturgique est la propriété de l’Eglise et non la propriété privée de tel ou tel pape », dit-il :  
« La persécution actuelle qui vise un rite jalousement et immuablement gardé par l’Eglise romaine pendant un millénaire au moins – et donc longtemps avant le Concile de Trente – fait aujourd’hui penser à une situation analogue à celle de la persécution contre l’intégrité de la foi catholique pendant la crise arienne au IVe siècle. Ceux qui, à cette époque, conservaient immuablement la foi catholique étaient bannis des églises par la grande majorité des évêques, et ils ont été les premiers à célébrer en quelque sorte des messes clandestines. »

Rien de nouveau sur le soleil ? Mgr Schneider a également cité saint Basile le Grand dans ses diatribes contre la hiérarchie ecclésiastique de son temps, non sans affirmer lui-même au préalable qu’« aujourd’hui, les clercs et les évêques qui encouragent l’impiété reçoivent des promotions ». Parmi ses nombreuses citations de saint Basile, on peut relever celle-ci, tirée de la lettre 92 aux évêques d’Italie et de Gaule :
« Les doctrines de la vraie religion sont foulées aux pieds. Les lois de l’Église sont dans la confusion. L’ambition d’hommes, qui ne craignent pas Dieu, se précipitent aux plus hautes positions et rangs élevés, est à présent publiquement connue comme étant le prix de l’impiété. »
Tout cela n’atteint pas l’espérance de Mgr Schneider au sujet de l’avenir de l’Eglise : « L’Église est toujours, et même sous le pontificat du pape François, entre les mains toutes-puissantes du Christ. Elle n’est pas entre nos mains », a-t-il déclaré. Mais elle est à l’heure de son « Golgotha » : la crise qu’elle traverse la fait souffrir « avec le Christ, tête du Corps mystique ».

Que faire face à la persécution ? « Nous devons garder une grande sobriété, notre bon sens et notre vision surnaturelle. Nous ne devons pas céder à la tentation en adoptant une attitude qui consisterait à résoudre avec des moyens humains l’immense crise de l’Eglise », a-t-il insisté, invitant au contraire les catholiques à accueillir « l’exil liturgique » à la manière d’une persécution subie pour Dieu.

Ce qui n’exclut pas le panache :
« Nous pouvons dire à ces hommes d’Eglise de notre époque, spirituellement aveuglés et arrogants, qui méprisent le trésor du rite traditionnel de la messe et qui persécutent les catholiques qui y sont attachés, nous pouvons leur dire : “Vous ne réussirez pas à vaincre et à anéantir le rite traditionnel de la messe.” Très Saint Père Pape François, vous ne réussirez pas à anéantir le rite traditionnel de la Messe. Pourquoi ? Parce que vous luttez contre l’œuvre que le Saint-Esprit a tissée avec tant de soin et d’art à travers les siècles et les âges.

« L'Église catholique, avec sa tête visible, le Pontife romain, redeviendra le pilier de la beauté et du caractère sacré du rite de la Sainte Messe puisque le Saint-Esprit ne se contredit pas. »

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22 septembre, 2022

”La Messe catholique” de Mgr Athanasius Schneider vient de paraître ! Le livre indispensable pour cette rentrée toute en incertitudes…


« Le monde pourrait vivre sans le soleil mais pas sans la messe », disait le saint Padre Pio.
En ces temps d’incertitudes majeures et de peurs quotidiennement entretenues par les médias, il faut nous recentrer sur cette vérité essentielle. Il importe de se rappeler que l’événement le plus important de l’histoire, le plus déterminant, est celui de l’Incarnation de Notre Seigneur, et qu’Il nous a laissé, par sa passion et à sa mort, le moyen d’obtenir la grâce de participer à sa résurrection, grâce qui nous est donnée par les sacrements. Au premier rang d’entre eux : le Saint Sacrifice de la messe, la sainte Eucharistie.

Mais comment retrouver une connaissance plus précise de son sens et de son importance ?

Mgr Athanasius Schneider vient précisément de publier avec Aurelio Porfiri un livre remarquable sur la messe : La Messe catholique, remettre Dieu au centre de la liturgie, que j’ai eu le bonheur et le privilège de traduire en français.

C’est à la fois une sorte de catéchisme explicatif et une réflexion historique sur les rites de la messe, une méditation sur le sens du sacrifice de Notre-Seigneur rendu réellement présent chaque fois que la messe est célébrée, et une puissante aide spirituelle pour y assister avec davantage de fruit.

Il s’adresse à chacun : clerc ou laïc, jeune ou vieux, habitué de la messe traditionnelle ou non. Mgr Schneider ne s’interdit pas de jauger et d’évaluer, de comparer ou de critiquer, de souligner telle défaillance dans la réforme liturgique post-conciliaire. Mais en s’adressant à tous les catholiques de bonne volonté, quelle que soit leur « chapelle », il peut attirer chacun vers un juste émerveillement devant le mystère et la grandeur du Saint Sacrifice, et, par conséquent, faire prendre conscience de la nécessité de donner à celui-ci la première place.

Mieux encore, servi par une érudition étonnante, ce livre aide à aimer la messe : il me semble qu’il est impossible de ne pas en sortir plus instruit, plus ébloui, et même grandi. Si je ne devais avoir lu qu’un livre cette année, ce serait celui-là.

La Messe catholique est un livre à lire d’urgence, et à offrir ! Vous pouvez le commander via ce blog (voir les modalités ci-dessous).
La Messe catholique, Mgr Athanasius Schneider, éd. Contretemps, 276 pages. 
Prix unitaire : 22 euros.
Expédition : 
France : ajouter 5 € pour l’envoi d’un exemplaire (soit 27,00 € frais d’envoi inclus) ; 7,50 € pour deux exemplaires (soit 51,50 €). 
Etranger : ajouter 3 € pour l’envoi d’un exemplaire (soit 25,00 € frais d’envoi inclus) ; 5 € pour l’envoi de deux exemplaires (soit 49 €).

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Commandes par chèque :  à Jeanne Figueras, 1 Boulevard du Roi, 78000 Versailles, en indiquant l’adresse d’envoi et si possible votre courriel. 

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Virement : d’abord bien préciser l’adresse d’envoi en écrivant à jeanne.smits.blog@gmail.com, et je vous adresserai par retour mes coordonnées bancaires. Les paiements depuis l’étranger peuvent se faire en euros, dollars US ou dollars canadiens, merci de préciser.

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Commandes par carte bancaire : merci d’écrire à jeanne.smits.blog@gmail.com ou d’envoyer un SMS au +33 7 56 90 52 40 en précisant l’adresse d’expédition, et je vous enverrai un lien de paiement CB sécurisé par mail ou SMS, selon votre préférence. Vous pouvez également commander plusieurs exemplaires (ou ajouter d’autres livres disponibles) et je vous adresserai une proposition de forfait d’envoi groupé et un lien de paiement personnalisé pour l’ensemble.

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Commandes par Paypal : suivez le lien correspondant (les prix affichés comprennent le forfait d’envoi)

France (hors DOM-TOM)

1 exemplaire, envoi France métropolitaine, 27,00 €.


2 exemplaires, envoi Francce métropolitaine, 51,50 €.


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         Etranger

1 exemplaire, envoi « reste du monde » (hors DOM-TOM), 25,00 €.

2 exemplaires, envoi « reste du monde » (hors DOM-TOM), 49,00 €.


Pour toute demande particulière (envois multiples, expédition dans les DOM-TOM, expédition conjointe avec d’autres livres annoncés sur ce blog) merci de m’écrire à jeanne.smits.blog@gmail.com.


Autres livres disponibles

– “La Conquête du pouvoir”, par Jean-Pierre Moreau, éd. Contretemps, traduction Jeanne Smits : 25 € + frais d’envoi.

– “Bref examen de la communion dans la main”, ouvrage collectif, éd. Contretemps, 15 € + frais d’envoi.

– “Christus vincit”, par Mgr Athanasius Schneider, éd. Contretemps, traduction Jeanne Smits : 25 € + frais d’envoi.

– “Le Pape dictateur”, par Henry Sire, éd. de la Délivrance, traduction Jeanne Smits : 22 € + frais d’envoi.


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18 septembre, 2022

Colloque “Quel avenir pour la messe traditionnelle” à Paris, samedi prochain : un entretien avec Cyrille Dounot, canoniste

J’aurai le plaisir, samedi prochain, d’interroger Cyrille Dounot, professeur d’histoire du droit et avocat ecclésiastique, à l’occasion du colloque organisé à la Maison de la Chimie, Paris 7e, par Renaissance catholique, Oremus, Lex orandi, Notre Dame de Chrétienté et Una Voce sur le thème « Quel avenir pour la messe traditionnelle ? ».  Alors que
Traditionis custodes et Desiderio Desideravi témoignent de la volonté du pape François de bloquer, voire d’éliminer la liturgie latine traditionnelle pour imposer partout la révolution liturgique post-conciliaire, de nombreux catholiques se demandent comment préserver cet héritage qui a soutenu et soutient encore la foi d’un nombre de pratiquants qui va toujours grandissant, en particulier parmi les jeunes.

Cyrille Dounot interviendra sur un point crucial : celui de notre devoir d’obéissance envers le pape et la hiérarchie catholique et de ses contours précis. « L’obéissance dans l’Eglise, aveugle ou clairvoyante », tel sera le sujet de l’entretien que je mènerai avec lui, et qui s’annonce, grâce à sa grande expertise, à la fois passionnant et nécessaire pour nos combats.

En attendant de vous retrouver nombreux,  je l’espère, à l’occasion de ce colloque, chers lecteurs (on peut encore s’inscrire ici), je vous propose de découvrir ici une courte interview qu’ a bien voulu m’accorder Cyrille Dounot, pour vous mettre l’eau à la bouche !

*


– JS : Cyrille Dounot, quelle est l’urgence aujourd'hui de consacrer une table ronde à l’obéissance dans un colloque sur la messe traditionnelle ?

– CD : La question de l’obéissance est au cœur du combat pour la messe traditionnelle, puisque l’argument majeur des opposants à ce rite consiste à dire qu’il faut obéir au pape qui lui-même ne veut plus de cette messe. Il est donc urgent de rappeler ce qu’est l’obéissance, jusqu’où elle s’étend, ce qu’elle implique pour les fidèles.

– La valeur de l’obéissance dans la vie des saints, même à des ordres qui semblent injustes ou vexatoires, a toujours été mise en avant dans l’hagiographie catholique. Face aux menaces qui pèsent sur la liturgie traditionnelle, une telle attitude se justifie-t-elle ?

– Il faut distinguer entre le vœu d’obéissance, pratiqué héroïquement par les saints, allant parfois jusqu’à préférer l’injustice ou la vexation personnelle pour ne pas donner à croire qu’ils pouvaient violer leur vœu, et la vertu d’obéissance, qui est ordonnée à la vertu de religion et à la poursuite du bien commun. Quand l’injustice n'est pas personnelle mais collective, elle attente au bien commun, et ne saurait recevoir de caution au nom de l’obéissance. L’obéissance n'est pas aveugle, elle est conditionnée par le bien commun, qui est son critère ultime. Saint Thomas explique que l’on doit « obéir à ses supérieurs dans les limites de leur autorité » (IIa, IIae, q. 104, a. 5, concl.), et c’est là toute la question : le pape peut-il supprimer la messe traditionnelle ? Non, il n’est pas un tyran de type absolu dont la seule volonté serait législatrice.

– La loi positive de l’Eglise prévoit-elle des possibilités pour la « désobéissance » à certains ordres ?

– La loi de l’Église s’intéresse uniquement au délit de désobéissance, elle ne prévoit pas positivement de cas de désobéissance. Elle punit celui qui « après monition, persiste dans la désobéissance » au Siège Apostolique ou à l’Ordinaire (can. 1371, §1), et celui qui incite à désobéir (can. 1373). Mais le code de droit canonique ajoute une précision très importante : la désobéissance intervient « lorsque légitimement, [le pape ou l’évêque] donne un ordre ou porte une défense ». Donc il faut deux conditions : un ordre ou une défense d’une part, un acte légitime d'autre part. Si l'ordre est illégitime, lui désobéir n’est pas une faute, c'est même servir le bien commun que de refuser de cautionner son illégitimité. Il n’y a donc pas de « désobéissance canonique » posée dans le droit qui serait le pendant de la « désobéissance civile », mais une exigence radicale de légitimité à l’origine de toute condamnation pour désobéissance.
*

Ces questions, et bien d’autres, seront approfondies grâce à l’éclairage de Cyrille Dounot au cours du colloque du 24 septembre à la Maison de la Chimie, Paris 7e. Programme détaillé ci-dessous.

Rejoignez-nous si vous le pouvez ! (Tarifs préférentiels pour les lycéens et étudiants, entrée gratuite pour les ecclésiastiques.).


Je profite de l’occasion pour vous signaler la sortie très opportune du nouveau livre de Mgr Athanasius Schneider,
La Messe catholique, que j’ai eu l’honneur et le plaisir de traduire : un livre qui vous fera encore davantage aimer la messe, et en particulier la messe traditionnelle. On peut se le procurer ici via ce blog.





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Programme du colloque sur la messe traditionnelle

Samedi 24 septembre de 10 h à 18 h.
Maison de la Chimie,
28 rue Saint-Dominique, Paris 7e.

9h 30 Accueil

10 h La Messe traditionnelle nourriture de nos âmes - Chanoine Alban Denis

10 h 30 Histoire de la messe interdite (1969-2022) Cyril Farret d’Astiés et Victoire De Jaeghere    

11 h 30 La situation de la messe dans les diocèses (Grenoble, Le Mans, Tours, Bordeaux, Versailles, Paris etc.) Philippe Darantière (Lex Orandi)

12 h 30 Déjeuner, stands, rencontres

14 h Le traditionalisme : Une fidélité. Une résistance. Des souffrances - Jean-Pierre Maugendre (Renaissance Catholique)

14 h 45 L’obéissance dans l’Église : aveugle ou clairvoyante ? Cyrille Dounot et Jeanne Smits

15 h 30 Visite des stands et de la librairie       

16 h15 Table ronde : Un demi siècle de réformes liturgiques.

Bilan et perspectives : Luc Perrin, abbé Grégoire Celier, abbé Barthe. Coordination Laurent Dandrieu

17 h 15 Conclusion Jean de Tauriers (Notre-Dame de Chrétienté)

Libraire religieuse - Stands des associations


Il est encore possible de s’inscrire et je vous encourage vivement à participer à cet événement qui sera aussi un moyen de manifester votre attachement à la liturgie traditionnelle de l’Eglise. L’inscription en ligne se fait ici : clic !


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14 septembre, 2022

Mgr Athanasius Schneider affirme qu’on peut recevoir les sacrements des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X en raison de la “crise de l'Eglise”


Dans une séance de questions-réponses organisée par la « Confraternity of Our Lady of Fatima », Mgr Athanasius Schneider vient de déclarer que les catholiques peuvent recevoir les sacrements des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X.
















On peut voir ici le passage de sa vidéo en anglais relatif à cette question :





Et voici ma traduction complète de sa réponse : 

La Fraternité Saint-Pie X n’est pas en dehors de l'Eglise, car elle n’est pas schismatique. Seuls les quatre évêques qui avaient été ordonnés furent excommuniés, et en 2009, le pape Benoît XVI a levé ces sanctions ecclésiastiques ; il n’existe donc aucune excommunication formelle de qui que ce soit dans la Fraternité Saint-Pie X du point de vue canonique. Il n’y a pas eu d’excommunication formelle, et ils ne sont donc pas en dehors de l’Eglise. Il peut certes y avoir des situations canoniques irrégulières, c’est une autre question. Mais le Saint-Siège – le pape François – leur a déjà accordé certaines facultés, comme les confessions ordinaires : tous leurs prêtres peuvent confesser avec l’approbation du pape. Mais comment un pape peut-il donner à des prêtres qui seraient « hors de l'Eglise » des facultés canoniques ordinaires ? Le pape leur a également accordé la possibilité d’assister aux mariages canoniques, ce qu’ils font, et il y a des évêques qui, par des décrets généraux, ont donné à tous les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X dans leur diocèse la faculté d’assister aux mariages et de célébrer les messes nuptiales. Comment un évêque pourrait-il accorder de telles facultés à un prêtre qui est en dehors de l'Eglise ?

Il faut donc être réaliste. La situation de la Fraternité Saint-Pie X est liée à l'extraordinaire crise de l’Eglise. Ils ne font rien d’autre que ce que l'Eglise a toujours fait jusqu’au Concile : il n’y a pas de nouveautés, ils ont simplement continué de faire ce que les Saints eux-mêmes ont fait, et je le répète : leur situation est canoniquement irrégulière en raison de la grande crise que nous traversons depuis le Concile. Nous devons être très honnêtes et en faire le constat. Bien sûr, nous devons prier pour qu'ils obtiennent la structure canonique complète, et aider à cela, mais quand il y a urgence en matière de foi, l’aspect légal canonique est secondaire. Ce qui prime, c’est la foi, la vérité et la liturgie, et tout cela, l’Eglise l’a toujours gardé, comme ce fut le cas au IVe siècle lors de la crise arienne. Saint Athanase a été excommunié, et il a dit : Ils ont pris toutes les églises, mais nous avons la foi, ils ont les bâtiments, nous avons la foi. Peut-être ont-ils le pouvoir canonique et les structures, mais tant d’évêques n'ont pas la foi... ou pas la Foi entière.

Nous devons donc avoir une vision globale et prier pour qu'il y ait un Pape qui reconnaisse et donne toutes les facultés à la Fraternité Saint-Pie X, et aux autres communautés qui s'efforcent de garder la foi.

Voilà qui peut rassurer en ces temps de mise en place de mesures totalitaires : on pense à tous ces prêtres de la Fraternité Saint-Pie X ou non, qui continuèrent d’offrir la possibilité d’assister à la messe et de recevoir les sacrements pendant les confinements « sanitaires », et à ceux qui se battent pour conserver la messe et les sacrements traditionnels alors que se mettent en place, au sein même de l’Eglise, des « confinements liturgiques ».

Je profite de cette occasion pour rappeler la très prochaine sortie du livre La Messe catholique de Mgr Schneider que j’ eu le privilège de traduire en français, ainsi que je l’ai annoncé sur ce blog

C’est à la fois une sorte  catéchisme explicatif et une réflexion historique sur les rites de la messe, une méditation sur le sens du sacrifice de Notre-Seigneur rendu présent chaque fois que la messe est célébrée, et une puissante aide spirituelle pour y assister avec davantage de fruit. Sa lecture éclaire au demeurant la déclaration ci-dessus de cet évêque « résistant »…

Le livre s’adresse à chacun : clerc ou laïc, jeune ou vieux, habitué de la messe traditionnelle ou non. Mgr Schneider ne s’interdit pas de jauger et d’évaluer, de comparer ou de critiquer, de souligner telle défaillance dans la réforme liturgique post-conciliaire. Mais en s’adressant à tous les catholiques de bonne volonté, quelle que soit leur « chapelle », il peut attirer chacun vers un juste émerveillement devant le mystère et la grandeur du Saint Sacrifice, et, par conséquent, faire prendre conscience de la nécessité de donner à celui-ci la première place.

Mieux encore, servi par une érudition étonnante, ce livre aide à aimer la messe : il me semble qu’il est impossible de ne pas en sortir plus instruit, ébloui, et même grandi. Si je ne devais avoir lu qu’un livre cette année, ce serait celui-là !

Vous pouvez d’ores et déjà (pré)-commander La Messe catholique  par le biais de ce blog : il vous sera expédié à a partir du 26 septembre. A lire, et à offrir !

 La Messe catholique, Mgr Athanasius Schneider, éd. Contretemps, 276 pp. Prix : 22 € + forfait de 5 € de frais d'envoi, soit 27 € pour un exemplaire franco de port.




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11 septembre, 2022

Prochaine sortie du nouveau livre de Mgr Athanasius Schneider sur la messe

Les mois d’été auront été pour moi studieux, si bien que les nouvelles données ici auront été peu nombreuses, malgré l’emballement de l’histoire que nous vivons. Avant de revenir à un rythme de publication plus régulier, il me semble important de tout recentrer sur l’essentiel. En ces temps d’incertitudes, d’injustices et même de peurs il importe de se rappeler que l’événement le plus important de l’histoire, le plus déterminant, est celui de l’Incarnation de Notre Seigneur, et qu’Il nous a laissé, par sa passion et à sa mort, le moyen d’obtenir la grâce de participer à sa résurrection, grâce qui nous est donnée par les sacrements, au premier rang desquels le Saint Sacrifice de la messe, la sainte Eucharistie.

« Le monde pourrait vivre sans le soleil mais pas sans la messe », disait Padre Pio…

Mgr Athanasius Schneider vient précisément de publier avec Aurelio Porfiri un livre remarquable sur la messe: La Messe catholique, remettre Dieu au centre de la liturgie, que j'ai eu le bonheur et le privilège de traduire en français pour les éditions Contretemps. Il sera disponible d’ici à la fin de la semaine.

C’est à la fois une sorte  catéchisme explicatif et une réflexion historique sur les rites de la messe, une méditation sur le sens du sacrifice de Notre-Seigneur rendu présent chaque fois que la messe est célébrée, et une puissante aide spirituelle pour y assister avec davantage de fruit.

Il s’adresse à chacun : clerc ou laïc, jeune ou vieux, habitué de la messe traditionnelle ou non. Mgr Schneider ne s’interdit pas de jauger et d’évaluer, de comparer ou de critiquer, de souligner telle défaillance dans la réforme liturgique post-conciliaire. Mais en s’adressant à tous les catholiques de bonne volonté, quelle que soit leur « chapelle », il peut attirer chacun vers un juste émerveillement devant le mystère et la grandeur du Saint Sacrifice, et, par conséquent, faire prendre conscience de la nécessité de donner à celui-ci la première place.

Mieux encore, servi par une érudition étonnante, ce livre aide à aimer la messe : il me semble qu’il est impossible de ne pas en sortir plus instruit, plus ébloui, et même grandi. Si je ne devais avoir lu qu’un livre cette année, ce serait celui-là !

Vous pouvez d’ores et déjà (pré)-commander La Messe catholique  par le biais de ce blog : il vous sera expédié à a partir du 26 septembre. A lire, et à offrir !

 La Messe catholique, Mgr Athanasius Schneider, éd. Contretemps, 276 pp. Prix : 22 € + forfait de 5 € de frais d'envoi, soit 27 € pour un exemplaire franco de port. 
Pour les expéditions à l’étranger (hors DOM-TOM) à frais réduits le prix unitaire, forfait d’envoi inclus, est de 25 €.

  • Commandes et chèques sont à adresser à Jeanne Figueras, 1 Boulevard du Roi, 78000 Versailles, en indiquant l’adresse d’envoi et si possible votre courriel. (Les chèques ne seront pas débités avant l’expédition.)
  • Paiement par Paypal : suivre le lien Paypal.me, choisir l’option « envoyer » et ajouter le montant (27 € pour un envoi en France métropolitaine). M’indiquer l’adresse d’expédition en m’écrivant à jeanne.smits.blog@gmail.com.
  • Virement : d’abord bien préciser l’adresse d’envoi à jeanne.smits.blog@gmail.com, et je vous adresserai par retour un lien de virement pour les paiements depuis l’étranger, ou mes coordonnées bancaires.
  •  Carte bancaire : d’abord bien préciser l’adresse d’envoi à jeanne.smits.blog@gmail.com ; je vous enverrai un lien de paiement sécurisé.
  •  Pour les envois de plusieurs exemplaires, en France ou dans le reste du monde, merci de me faire part de votre souhait de commander en écrivant à jeanne.smits.blog@gmail.com afin que je puisse vous indiquer les frais d’envoi de manière plus précise, une fois le poids exact du livre connu !
  • DOM-TOM : me consulter au préalable en écrivant à jeanne.smits.blog@gmail.com pour connaître les frais d’expédition.
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Retenez aussi la date du 24 septembre, où Renaissance catholique organise un colloque sur la messe traditionnelle auquel je participerai en interrogeant le canoniste Cyrille Dounot sur le « devoir d’obéissance » dans l’Eglise.





Le programme s’annonce particulièrement riche et utile en ces temps de résistance et de défense de la messe traditionnelle :

Programme du colloque sur la messe traditionnelle

Samedi 24 septembre de 10 h à 18 h.
Maison de la Chimie,
28 rue Saint-Dominique, Paris 7e.

9h 30 Accueil

10 h La Messe traditionnelle nourriture de nos âmes - Chanoine Alban Denis

10 h 30 Histoire de la messe interdite (1969-2022) Cyril Farret d’Astiés et Victoire De Jaeghere    

11 h 30 La situation de la messe dans les diocèses (Grenoble, Le Mans, Tours, Bordeaux, Versailles, Paris etc.) Philippe Darantière (Lex Orandi)

12 h 30 Déjeuner, stands, rencontres

14 h Le traditionalisme : Une fidélité. Une résistance. Des souffrances - Jean-Pierre Maugendre (Renaissance Catholique)

14 h 45 L’obéissance dans l’Église : aveugle ou clairvoyante ? Cyrille Dounot et Jeanne Smits

15 h 30 Visite des stands et de la librairie       

16 h15 Table ronde : Un demi siècle de réformes liturgiques.

Bilan et perspectives : Luc Perrin, abbé Grégoire Celier, abbé Barthe. Coordination Laurent Dandrieu

17 h 15 Conclusion Jean de Tauriers (Notre-Dame de Chrétienté)

Libraire religieuse - Stands des associations


Il est encore possible de s’inscrire et je vous encourage vivement à participer à cet événement qui sera aussi, par votre présence, un moyen de manifester notre attachement à la liturgie traditionnelle de l’Eglise. L’inscription en ligne se fait ici : clic !



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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

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