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29 octobre, 2021

Une lettre du cardinal Burke sur les responsables politiques, l'avortement et l'accès à la communion

Le cardinal Burke, qui continue de se remettre de problèmes de santé qui lui ont failli lui coûter la vie, m’a priée de traduire sa lettre sur la question de l’application du can. 915 aux responsables politiques catholiques favorables à l’avortement lorsque ceux-ci prétendent recevoir la sainte communion. Elle a été publiée ce matin en plusieurs langues sur le site du cardinal Burke, et c’est avec son aimable autorisation que je la reproduis ici.

Cette lettre est remarquable à plus d’un titre. Par la vigueur et la clarté du propos, d’abord. Mais on est aussi frappé par la confirmation, par le cardinal Burke, du fait que la lettre envoyée par la Congrégation pour la Doctrine de la foi (dont le cardinal Ratzinger était alors le préfet) aux évêques américains à ce sujet en 2004 ne fut alors pas transmise à lui-même et à nombre de ses confrères.

Enfin, ce texte marque en quelque sorte le retour public du cardinal Burke aux affaires de l’Eglise. N’écrivait-il pas dans sa dernière lettre à ceux qui continuent de prier pour lui : « Notre Seigneur a préservé ma vie en vue d’une œuvre qu’Il veut me voir réaliser, avec l’aide de Sa grâce, pour Son amour et celui de Son Corps Mystique, l’Eglise » ?

Alors que le pape François doit recevoir ce vendredi 29 octobre le président américain pro-avortement Joe Biden – lui qui continue de s’approcher de la table de communion alors que son administration a demandé à la Cour suprême de bloquer une loi de quasi interdiction de l’avortement au Texas – ces réflexions du cardinal Burke prennent un poids encore plus significatif.


*

Lettre du cardinal Burke sur le canon 915

28 octobre 2021
Fête des saints Simon et Jude, apôtres

Loué soit Jésus-Christ !

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ,

Ces derniers mois, ma prière aux intentions de l’Eglise aux Etats-Unis d’Amérique s’est faite plus intense. Lors de leur prochaine réunion en novembre, les évêques des États-Unis examineront l’application du canon 915 du Code de droit canonique : « Les excommuniés et les interdits, après l’infliction ou la déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion. » (1)  Leurs délibérations porteront, en particulier, sur la situation gravement scandaleuse et durable des responsables politiques catholiques qui persistent à soutenir et à promouvoir des programmes, des politiques et des lois gravement contraires aux préceptes les plus fondamentaux de la loi morale, alors même qu’ils prétendent être de fervents catholiques, notamment en se présentant pour recevoir la sainte communion. En priant pour les évêques et pour ma patrie, les États-Unis d’Amérique, j’ai pensé de plus en plus à l’expérience vécue par la Conférence des évêques catholiques des États-Unis il y a plus de 17 ans, lors de leur réunion d’été à Denver en juin 2004, où cette même question fut abordée. C’est une expérience que je vécus intensément.

J’ai pensé qu’il était important de proposer ces quelques réflexions pour nous aider tous à affronter, dès à présent et pour l’avenir, une question aussi cruciale – question de vie et de mort pour les enfants à naître et de salut éternel pour les responsables politiques catholiques concernés – dans mon pays comme dans d’autres nations. J’aurais voulu livrer ces réflexions bien avant, mais la période de récupération à la suite de mes récents problèmes de santé fait que je n’ai pu les rédiger plus tôt.

La réunion des évêques des États-Unis de juin 2004 se déroulait dans le contexte de la campagne présidentielle du sénateur John Kerry. Le sénateur Kerry se revendiquait catholique, tout en soutenant et en faisant la promotion de l’avortement à la demande dans l’ensemble du pays. À l’époque, j’étais archevêque de Saint Louis (nommé le 2 décembre 2003 et installé le 26 janvier 2004). Tout comme je l’avais fait en tant qu’évêque de La Crosse (nommé le 10 décembre 1994 et installé le 22 février 1995), j’ai adressé une admonestation au sénateur Kerry lui demandant de ne pas se présenter pour recevoir la sainte communion parce que, bien qu’ayant été dûment mis en garde, il persistait dans le péché objectivement grave de la promotion de l’avortement procuré. Je ne fus pas le seul évêque à l’admonester ainsi.

Dès mon premier ministère épiscopal dans le diocèse de La Crosse, j’avais été confronté à la situation de responsables politiques se présentant comme des catholiques pratiquants et qui, dans le même temps, soutenaient et faisaient progresser des programmes, des politiques et des lois en violation de la loi morale. En tant qu’évêque nouvellement nommé et relativement jeune, je parlai avec des frères évêques, en particulier avec l’un des plus anciens suffragants de ma province ecclésiastique, de plusieurs législateurs catholiques du diocèse de La Crosse, qui se trouvaient dans cette situation. Ces frères dans l’épiscopat me firent pour la plupart une réponse semblable, s’attendant à que la Conférence des évêques finisse par se pencher sur la question.

Conscient de mon obligation morale dans une affaire aux conséquences aussi graves, définies dans le can. 915, j’ai commencé à contacter les parlementaires du diocèse de La Crosse, demandant à les rencontrer pour discuter de l’incohérence totale de leur position au sujet de l’avortement procuré avec la foi catholique qu’ils professaient. Hélas, aucun d’entre eux n’était disposé à me rencontrer. L’un d’eux entretint une certaine correspondance avec moi, insistant sur le fait que sa position au sujet de l’avortement était cohérente avec la foi catholique ; il suivait là les conseils erronés formulés par certains professeurs dissidents de théologie morale, partisans de l’école hérétique du proportionnalisme, lors d’un sommet tenu dans la propriété de Hyannisport de la famille Kennedy au cours de l’été 1964. On peut trouver des détails sur cette réunion dans un livre d’Albert R. Jonsen, qui accompagnait l’un des professeurs européens de théologie morale dissidents et qui fut présent pendant toute la durée de la réunion. (2)

Je dois faire remarquer que, concernant le refus des législateurs de me rencontrer, je considère, au mieux, naïf le refrain habituel selon lequel ce qu’il faut, c’est davantage de dialogue avec les responsables politiques et les législateurs catholiques en question. Selon mon expérience, ils ne sont pas disposés à en discuter parce que la doctrine de la loi naturelle, qui constitue aussi nécessairement l’enseignement de l’Église, ne saurait être remise en question. Dans certains cas, également, j’ai eu la forte impression qu’ils n’étaient pas disposés à discuter de la question parce qu’ils ne voulaient tout simplement pas que leur esprit et leur cœur fussent changés. Reste cette vérité : l’avortement procuré est la destruction consciente et délibérée d’une vie humaine.

Lorsque j’étais archevêque de Saint Louis, il s’est trouvé un législateur catholique qui a accepté de me rencontrer, même si, comme en a d’ailleurs attesté son curé, il ne se présentait pas pour recevoir la Sainte Communion. Il a abordé la rencontre en me montrant une photo de sa famille. Si je me souviens bien, sa femme et lui avaient quatre enfants. Au fil de notre conversation, je lui ai demandé comment, après m’avoir montré si fièrement la photo de ses enfants, il pouvait régulièrement voter en faveur de la mise à mort des bébés dans le sein maternel. Il a aussitôt baissé la tête en disant : « C’est mal. Je sais que c’est mal. » Tout en l’exhortant à agir selon sa conscience, dont il venait d’exprimer le jugement, je ne pouvais qu’admirer le fait qu’au moins, il reconnaissait le mal auquel il était mêlé et ne cherchait pas à se présenter à moi comme un catholique fervent. En ce qui concerne la réalité objective de la pratique de l’avortement en tant que violation très grave du premier précepte de la loi naturelle, qui protège l’inviolabilité de la vie humaine innocente et sans défense, le dialogue ne peut exister. Le sujet du dialogue doit porter sur la meilleure façon de prévenir un tel mal dans la société. Une telle prévention ne peut jamais impliquer la promotion effective du mal.

A l’annonce de mon transfert du diocèse de La Crosse à l’archidiocèse de Saint Louis le 2 décembre 2003, la presse laïciste a fait le déplacement jusqu’au diocèse de La Crosse, afin de trouver de quoi fabriquer une image négative du nouvel archevêque avant son arrivée dans l’archidiocèse. Alors qu’avant mon transfert, il n’y avait pas eu, ainsi qu’il sied, de discussion publique à propos de mes interventions pastorales auprès des législateurs en question, cette affaire est devenue publique en décembre 2003 et janvier 2004. Alors que la question de l’application du can. 915 se posait devant la réunion des évêques lors de sa réunion de juin 2004, l’action pastorale que j’avais entreprise dans le diocèse de La Crosse et que je commençais à entreprendre dans l’archidiocèse de Saint Louis a été sérieusement remise en question. À titre d’illustration, lors d’une suspension de séance, j’ai rencontré, dans une cage d’escalier, l’un des membres éminents de la Conférence des évêques ; brandissant un index réprobateur, il me lança : Vous ne pouvez pas faire ce que vous avez fait sans l’approbation de la Conférence des évêques. Pour être clair, d’autres évêques menaient alors une action pastorale semblable. J’ai répondu à sa déclaration en faisant remarquer que, lorsque je mourrai, je comparaîtrai devant le Seigneur pour rendre compte de mon office d’évêque, et non devant la Conférence des évêques.

Je dois noter à ce propos que l’action pastorale entreprise n’avait rien d’une ingérence dans la politique. Elle visait à sauvegarder le caractère sacré de la sainte Eucharistie, à sauver les âmes des responsables politiques catholiques en question – qui non seulement péchaient gravement contre le Cinquième Commandement mais qui, en outre, commettaient un sacrilège en recevant indignement la Sainte Communion – et à prévenir le grave scandale dont ils étaient la cause. Lorsque j’intervenais pastoralement auprès de responsables politiques catholiques, je le faisais avec la confidentialité qui s’impose. Je n’ai certes donné aucune publicité à l’affaire. Ce sont plutôt les responsables politiques qui, ayant jugé avantageux de se présenter comme des catholiques pratiquants dans l’espoir d’attirer les votes des catholiques, ont rendu l’affaire publique à des fins politiques.

Dans le cadre de ces souvenirs de la réunion de Denver de la Conférence des évêques des États-Unis en juin 2004, il est important pour moi de raconter deux autres expériences personnelles qui y sont liées.

Premièrement, au printemps 2004, alors que j’étais à Washington, D.C., dans le cadre d’activités pro-vie, j’ai rencontré en privé pendant quarante-cinq minutes l’un des plus hauts fonctionnaires du gouvernement fédéral, un chrétien non catholique qui manifestait un grand respect pour l’Eglise catholique. Au cours de notre conversation, il m’a demandé si, compte tenu des graves problèmes de santé du pape saint Jean-Paul II, l’élection d’un nouveau Pape pourrait se traduire par une modification de l’enseignement de l’Eglise au sujet de l’avortement. J’ai exprimé une certaine surprise face à sa question, expliquant que l’Église ne peut jamais modifier son enseignement sur le caractère intrinsèquement mauvais de l’avortement procuré, car il s’agit d’un précepte de la loi naturelle, la loi inscrite par Dieu dans chaque cœur humain. Il me répondit qu’il avait posé cette question parce qu’il en était arrivé à la conclusion que l’enseignement de l’Eglise en la matière ne devait pas être aussi tranché, puisqu’il pouvait me nommer 80 catholiques ou davantage au Sénat et à la Chambre des représentants qui, régulièrement, soutenaient des lois pro-avortement.

Cette conversation offrait un témoignage éloquent du grave scandale causé par de tels responsables politiques catholiques. Ils ont, en effet, contribué de manière significative à la consolidation, aux Etats-Unis, d’une culture de mort où l’avortement procuré est un simple fait de la vie quotidienne. Le témoignage de l’Eglise catholique à propos de la beauté et de la bonté de la vie humaine, dès le premier instant de son existence, et de la véracité de son caractère inviolable, a été gravement compromis au point que les non-catholiques croient que l’Eglise a modifié ou modifiera un jour ce qui est, en réalité, un enseignement immuable. Alors que l’Eglise, accomplissant la mission du Christ, son chef, pour le salut du monde, est totalement opposée à l’atteinte à la vie humaine innocente et sans défense, l’Eglise catholique des Etats-Unis semble accepter cette pratique odieuse, en accord avec une vision totalement sécularisée de la vie humaine et de la sexualité.

A cet égard, on me dit que l’argument tiré de la vérité sur la vie humaine est souvent inefficace, car la culture n’a aucune considération pour la vérité objective, exaltant comme elle le fait les opinions de l’individu, pour contraires à la raison qu’elles soient. Peut-être que l’approche choisie pour aider les mères et les pères qui envisagent l’avortement devrait être adoptée à une plus grande échelle, à savoir la visualisation d’une échographie de la minuscule vie humaine à ses débuts. D’après mon expérience, lorsque les mères et les pères qui envisagent l’avortement voient d’abord une telle échographie, la grande majorité d’entre eux ne procède pas à l’avortement. L’image visible de la beauté et de la bonté de la vie humaine les convainc de ce que l’avortement est un mal. Le visionnage de telles échographies devrait être d’accès facile, en particulier pour ceux qui sont chargés de la mise en avant du témoignage essentiel de l’Église au service de la vie, et pour ceux qui sont responsables des orientations politiques, des programmes et des lois de la nation, lesquels doivent protéger et favoriser la vie humaine, et non permettre sa destruction.

Le deuxième événement eut lieu lors de ma visite à Rome à la fin du mois de juin et au début du mois de juillet 2004, afin de recevoir du pape Jean-Paul II le pallium d’archevêque métropolitain de Saint Louis. Étant donné l’expérience difficile de la rencontre de Denver, au début du mois de juin, on m’avait conseillé de me rendre à la Congrégation pour la Doctrine de la foi, afin de m’assurer que ma pratique pastorale était conforme à l’enseignement et à la pratique de l’Eglise. J’ai été reçu en audience par le préfet de la Congrégation, Son Éminence le cardinal Joseph Ratzinger, par le secrétaire de la Congrégation, l’archevêque, aujourd’hui cardinal, Angelo Amato, et par un fonctionnaire anglophone de la Congrégation. Le cardinal Ratzinger m’a assuré que la Congrégation avait étudié ma pratique et n’y avait rien trouvé de répréhensible. Il m’a seulement mis en garde contre le fait de soutenir publiquement des candidats à des fonctions officielles, chose que je n’avais d’ailleurs jamais faite. Il s’est dit quelque peu surpris de mes doutes en la matière, compte tenu d’une lettre qu’il avait écrite aux évêques des États-Unis, où la question était abordée de manière approfondie. Il m’a demandé si j’avais lu sa lettre. Je lui ai répondu que je ne l’avais pas reçue et lui ai demandé de bien vouloir m’en fournir une copie. Il a souri et m’a suggéré de la lire sur un blog très fréquenté, en demandant au fonctionnaire anglophone de faire une photocopie du texte tel qu’il apparaissait dans son intégralité sur le blog. (3)

La lettre en question expose avec autorité la pratique et l’enseignements constants de l’Église. Le fait de ne pas l’avoir distribuée aux évêques des États-Unis a certainement contribué à ce que les évêques, en juin 2004, n’aient pas pris les mesures appropriées pour la mise en œuvre du can. 915. Je me suis laissé dire qu’on maintient aujourd’hui que la lettre était confidentielle et que par conséquent, elle ne peut être publiée. La vérité est qu’elle a été publiée, et ce dès le début du mois de juillet 2004, et que, manifestement, le Préfet de la Congrégation, qui en était l’auteur, n’en était pas du tout contrarié.

Dix-sept ans se sont écoulés depuis la réunion de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis à Denver, au mois de juin 2004. La question si grave de l’application du can. 915 du Code de droit canonique aux responsables politiques catholiques qui soutiennent et promeuvent des programmes, des politiques et des lois en violation grave de la loi naturelle semble rester une question ouverte aux yeux de la Conférence des évêques. En fait, l’obligation de l’évêque particulier relève de la discipline universelle de l’Eglise, quant à la foi et à la morale, discipline sur laquelle la Conférence des évêques n’a aucune autorité. En fait, nombre d’évêques ont compris leur devoir sacré en la matière et prennent les mesures qui s’imposent. Une Conférence des évêques remplit un rôle important de soutien à l’évêque diocésain, mais elle ne peut pas se substituer à l’autorité qui lui appartient en propre. C’est l’évêque diocésain, et non la Conférence, qui applique la loi universelle à une situation particulière. (4)

Le travail de la Conférence des évêques est d’aider les évêques particuliers à accomplir leur devoir sacré, en accord avec le can. 447 du Code de droit canonique : « La conférence des Evêques, institution à caractère permanent, est la réunion des Evêques d’une nation ou d’un territoire donné, exerçant ensemble certaines charges pastorales pour les fidèles de son territoire, afin de mieux promouvoir le bien que l’Eglise offre aux hommes, surtout par les formes et moyens d’apostolat adaptés de façon appropriée aux circonstances de temps et de lieux, selon le droit. » (5) Quoi de plus conforme à la promotion du « bien que l’Eglise offre aux hommes » que la sauvegarde et la promotion de la vie humaine créée à l’image et à la ressemblance de Dieu (6), et rachetée par le Très Précieux Sang du Christ, Dieu le Fils incarné (7), en corrigeant le scandale des responsables politiques catholiques qui encouragent publiquement et obstinément l’avortement procuré.

Je vous invite à prier avec moi pour l’Eglise aux Etats-Unis d’Amérique et dans chaque nation, afin que, fidèle à la mission du Christ, son Epoux, elle soit fidèle, limpide et sans compromis dans l’application du can. 915, en défendant la nature sacrée de la sainte Eucharistie, en sauvegardant les âmes des responsables politiques catholiques qui violeraient gravement la loi morale et se présenteraient quand même pour recevoir la sainte communion, commettant ainsi un sacrilège, et en prévenant le très grave scandale causé par le défaut d’observation de la norme du can. 915.

Que Dieu vous bénisse, vous et vos foyers. Veuillez prier pour moi, et spécialement pour le rétablissement de ma santé.

                            Bien à vous dans le Sacré-Cœur de Jésus
                            et le Cœur Immaculé de Marie,
                            et dans le Cœur très pur de Saint Joseph,


Raymond Leo Cardinal BURKE

 

(1) “Can. 915  Ad sacram communionem ne admittantur excommunicati et interdicti post irrogationem vel declarationem poenae aliique in manifesto gravi peccato obstinate perseverantes.”

(2) Cf. Albert R. Jonsen, The Birth of Bioethics (New York: Oxford University Press, 1998), pp. 290-291.


(4) Cf. can. 447; et Ioannes Paulus PP. II, Litterae Apostolicae Motu proprio datae, Apostolos suos, De theologica et iuridica natura conferentiarum Episcoporum, 21 Maii 1998, Acta Apostolicae Sedis 90 (1998) 641-658.

(5) “Can. 447  Episcoporum conferentia, institutum quidem permanens, est coetus Episcoporum alicuius nationis vel certi territorii, munera quaedam pastoralia coniunctim pro christifidelibus sui territorii exercentium, ad maius bonum provehendum, quod hominibus praebet Ecclesia, praesertim per apostolatus formas et rationes temporis et loci adiunctis apte accommodatas, ad normam iuris.”

(6) Cf. Gen 1, 27.

(7) Cf. 1 Pi. 1, 2. 19; 1 Jn 1, 7; Rom 3, 25; Eph 1, 7; et Heb 9, 12; et Ap. 1, 5.

*

© leblogdejeannesmits pour la traduction
© Photo : Olivier Figueras


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27 septembre, 2021

Nouvelle lettre du cardinal Burke à ceux qui prient pour lui

A la demande du cardinal Burke, qui se remet d’une forme grave du COVID-19, c’est très volontiers que j’ai traduit sa lettre du 25 septembre 2021 à tous ceux qui prient pour lui – d’autant plus volontiers que les nouvelles sont encourageantes. Ci-dessous, donc, la version française autorisée de ce texte. La version anglaise originale est en ligne ici sur le site cardinalburke.com. – J.S.

*

   Chers frères et sœurs en Jésus-Christ,

   En vous remerciant encore une fois, de tout cœur, de vos prières fidèles et généreuses pour que je recouvre la santé, je vous écris pour vous informer de la progression de ma réadaptation. En vous remerciant, je rends avant tout grâce à Notre Seigneur qui, en exauçant vos prières, m’a gardé en vie. Je remercie également Notre Dame de Guadalupe, et tous les saints par l’intercession desquels vous avez offert et continuez d’offrir des prières pour moi. 
 
   Le 3 septembre dernier, j’ai quitté l’hôpital pour m’installer dans une maison dans le voisinage de mes parents les plus proches. La maison est bien adaptée au programme de réadaptation que je poursuis. Mon secrétaire prêtre est désormais venu de Rome pour rester à mes côtés et m’aider à suivre mon programme de réadaptation. Il m’aide également à répondre à mon courrier et à gérer les nombreuses modifications d’agenda occasionnées par mon séjour à l’hôpital ainsi que par la période de plusieurs semaines dont je vais avoir besoin afin de me remettre le plus complètement possible de ma maladie. 
 
   Mes progrès, quoique réguliers, sont lents. Les médecins et les thérapeutes qui dirigent mon programme de réadaptation m’assurent qu’il en va nécessairement ainsi et que je suis en bonne voie. Pour ma part, j’essaie de grandir en patience. Pour l’instant, les principaux enjeux sont pour moi de récupérer certaines aptitudes physiques fondamentales nécessaires à ma vie quotidienne, et de surmonter la fatigue générale et des difficultés respiratoires caractéristiques chez ceux qui ont subi la contagion du virus Covid-19. Je ne peux pas prédire le moment où je serai en mesure de reprendre mes activités normales. Il semble que cela doive prendre encore plusieurs semaines. 
 
   Je regrette de ne pas pouvoir répondre individuellement à vos communications, car je dois concentrer l’énergie limitée dont je dispose pour regagner des forces. Pour cette raison également, je me vois contraint de limiter le nombre d’appels téléphoniques et de visites personnelles que je peux recevoir. Je vous suis profondément reconnaissant de votre compréhension. 
 
   Notre Seigneur a préservé ma vie en vue d’une œuvre qu’Il veut me voir réaliser, avec l’aide de Sa grâce, pour Son amour et celui de Son Corps Mystique, l’Église. Je suis déterminé à utiliser de la meilleure façon possible ce temps de réadaptation, afin d’être à même d’accomplir Son travail. Tout comme je le faisais pendant mon séjour à l’hôpital, je continue à me confier aux soins de Notre Sainte Mère, afin que mon cœur, uni à son Cœur Immaculé, repose toujours en sécurité dans le Cœur Sacré de Notre Seigneur. En sa qualité de père spirituel de l’Église, j’ai beaucoup compté sur l’aide de saint Joseph, dont le cœur très pur a embrassé le cœur de Marie, sa véritable épouse, et de Jésus, le divin fils de celle-ci qui fut confié à ses soins paternels. 
 
   Continuez, je vous prie, de prier pour mon rétablissement complet. Pour ma part, j’offre chaque jour mes prières et mes souffrances à vos nombreuses intentions. Prions et offrons tous des sacrifices pour le monde et pour l’Eglise, qui sont en proie à tant de confusion et d’erreurs, au grand préjudice, et même au préjudice mortel, de nombreuses âmes. 
 
    En demandant à Dieu de vous bénir, vous, vos foyers et tous vos travaux, je demeure

                Vôtre dans le Sacré-Cœur de Jésus,
                                                         le Cœur Immaculé de Marie,
                 et le Cœur très pur de Saint Joseph,                                                                                

                                                

                                                                  Raymond Leo Cardinal BURKE



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14 septembre, 2021

“StopTraditionisCustodes.org” : chacun peut désormais signer la lettre aux catholiques demandant la liberté pour la messe tridentine

















Après une première parution avec un nombre restreint de signatures, la Lettre aux Catholiques du monde entier, signée par des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle, dispose désormais d’un site propre et de dizaines de signatures supplémentaires de personnalités venues du monde entier. La lettre est d’ores et déjà traduite en anglais, espagnol, portugais, italien et allemand et accessible via le même site.

Filiale mais très ferme, cette lettre répond à Traditionis Custodes dont elle dénonce la « brutalité » et l’« intransigeance » :

La volonté affirmée du pape François, dans le Motu Proprio Traditionis Custodes du 16 juillet 2021 est de voir disparaître la célébration de la messe de la Tradition de l’Eglise. Cette décision nous plonge dans la consternation. Comment comprendre cette rupture avec le Missel traditionnel, réalisation « vénérable et antique » de la « loi de la foi », qui a fécondé tant de peuples, tant de missionnaires et tant de saints ? Quel mal font les fidèles qui souhaitent, simplement, prier comme le firent leurs pères depuis des siècles ? Peut-on ignorer que la messe tridentine convertit de nombreuses âmes, qu’elle attire des assemblées jeunes et ferventes, qu’elle suscite de nombreuses vocations, qu’elle a fait surgir des séminaires, des communautés religieuses, des monastères, qu’elle est la colonne vertébrale de nombreuses écoles, œuvres de jeunesse, catéchismes, retraites spirituelles et pèlerinages ?

Chacun peut désormais signer en ligne : le but est d’obtenir des milliers, et pourquoi pas des dizaines de milliers de signatures de catholiques attachés au rite traditionnel… pour réclamer « du pain plutôt que des pierres ».

Je suis heureuse d’avoir pu moi-même signer cette lettre tant que directrice de ce blog, aux côtés de nombreux amis très chers. 


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29 août, 2021

Une lettre de gratitude du cardinal Raymond Burke

J’ai grand plaisir à vous communiquer ci-dessous la traduction d’une lettre circulaire du cardinal Burke à tous ceux qui ont prié pour lui à l’occasion de son hospitalisation des suites du COVID-19. Cette traduction a été réalisée à sa demande, par le biais d’un collaborateur. – J.S.

Une lettre de gratitude du cardinal Burke

Loué soit Jésus-Christ !

Dans le Cœur Sacré de Jésus et par le Cœur Immaculé de Marie, j’exprime ma profonde gratitude à Dieu qui m’a permis d’arriver à ce stade de guérison et de rétablissement. Conformément à ce qui a été communiqué précédemment par la direction et par le personnel du Sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe, à qui j’exprime également ma profonde gratitude, je ne suis plus intubé au moyen d’un respirateur médical. J’ai été transféré depuis l’unité de soins intensifs et installé dans une chambre d’hôpital où médecins, infirmières et d’autres membres, nombreux, du personnel hospitalier m’ont fourni sans relâche des soins médicaux excellents et attentifs. J’adresse mes remerciements les plus sincères à ces professionnels dévoués, ainsi qu’aux prêtres qui ont exercé leur ministère sacramentel à mon égard. À ceux qui ont offert d’innombrables chapelets et prières, allumé des cierges et demandé la célébration de la Sainte Messe à mon intention, j’exprime ma sincère gratitude et je demande au Seigneur et à sa Mère de vous bénir tous. Je remercie également mes frères évêques et prêtres qui ont offert la Messe pour moi ou qui ont prié pour moi devant l’autel.

Cette généreuse effusion de grâces m’unit à vous d’une manière particulière, tout comme je suis aussi particulièrement uni à toutes les victimes qui souffrent des effets du virus COVID-19. Du fond du cœur, je vous dis combien je souhaiterais pouvoir répondre à chaque appel téléphonique, à chaque SMS, à chaque courriel.  Cependant, en raison de la rééducation intensive que je vais bientôt entamer, il ne me sera pas possible de le faire autrement que par ces lettres circulaires. Dans votre charité, je sais que vous comprendrez cette situation et que vous accepterez que je doive préserver mon énergie afin de retrouver ma santé et mes forces. Le règlement de l’hôpital limite les visites aux membres de la famille la plus proche. Pendant la longue période de convalescence qui s’annonce, j’ai l’intention de ne fournir que des nouvelles occasionnelles, lorsqu’il y aura quelque chose d’important à partager avec vous.

Le Sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe a accepté de se charger de la tâche nécessaire et cruciale de communiquer directement en mon nom.  Une fois de plus, je vous demande dans votre grande bonté de m’adresser toutes vos communications par le biais du site Internet du Sanctuaire, à GuadalupeShrine.org/MessageCardinalBurke.

Ces derniers temps, je me suis souvenu de la devise que j’ai adoptée lorsque j’ai été élevé à l’épiscopat : « Secundum Cor Tuum » (Selon ton cœur). Toutes les choses ordonnées dans et par la Volonté Divine ont pour origine le Cœur Sacré de Notre Sauveur, dont la motivation fondamentale est son Amour éternel pour son Père et pour les enfants de son Père.  Puisque la Divine Providence a voulu que je reste hospitalisé pour le moment, je réaffirme aujourd’hui cette même conviction épiscopale : la souffrance, unie à la souffrance de Jésus-Christ, est vraiment efficace dans Son Plan Divin pour notre salut lorsqu’elle est acceptée volontiers et de tout cœur.  Saint Paul, sous l’inspiration du Saint-Esprit, nous enseigne le sens de notre souffrance : « Maintenant je me réjouis dans mes souffrances pour vous, et ce qui manque aux souffrances du Christ, je le complète dans ma chair pour son corps, qui est l’Eglise » (Col 1, 24).

Uni à Jésus-Christ, Prêtre et Victime, j’offre toutes mes souffrances pour l’Église et pour le monde. Je demande à Dieu de vous bénir, vous et votre famille, et je confie vos intentions à l’intercession de Notre Dame de Guadalupe et de saint Juan Diego, de saint Michel Archange, de saint Joseph, des saints Pierre et Paul, et de vos saints patrons.

Bien vôtre dans le Cœur sacré de Jésus et le Cœur immaculé de Marie, et dans le Cœur très pur de saint Joseph,


Raymond Leo Cardinal Burke
28 août 2021
Fête de saint Augustin, évêque et docteur de l’Église

© leblogdejeannesmits pour la traduction.

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09 avril, 2021

Le pape François réclame une « Gouvernance globale » dans une lettre à la Banque mondiale et au FMI sur le monde post-COVID

Le pape François a adressé le 4 avril dernier une lettre aux participants à la Réunion de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international qui se tient actuellement en ligne du 5 au 11 avril dans le contexte de la « relance » à la suite de la crise créée autour du COVID-19. Le pape y souhaite la mise en place de « solutions nouvelles », « inclusives et durables », par le biais notamment de la création ou de la « regénération » d’institutions de « gouvernance globale ».

Je vous propose ci-dessous ma traduction de cette lettre dont le texte original est en anglais et qui n’a pas bénéficié de traductions officielles par le Saint-Siège. Elle est importante en effet, en ce qu’elle montre une nouvelle fois comment le pape François soutient et promeut les solutions supranationales aux problèmes de notre temps – ceux, en tout cas, mis en avant par les institutions internationales, les puissants, les (très) riches et les médias. La pandémie du COVID-19, la dégradation écologique, la perte de la biodiversité, les inégalités, la dette du Nord envers le Sud et même la solidarité vaccinale sont toutes présentes et au garde-à-vous. Les solutions : solidarité économique, égalité, inclusion, développement durable, paiement de la dette écologique par les pays développés, « culture de la rencontre », tout cela a également un goût de déjà vu aussi bien dans les documents pontificaux que dans le lancinant discours des mondialistes. Les droits des nations indépendantes sont passés sous silence : tout doit passer par des régulations internationales, les nouveaux pouvoirs des institutions politiques et financières supranationales, au service d’objectifs qui peuvent sembler bons ou généreux, mais dont le contenu est plus que discutable tel qu’il est conçu par ces pouvoirs, et aussi utopique que les diverses révolutions visant à créer un homme nouveau et une société nouvelle qui ont ensanglanté notre monde depuis 1789.

Le mythe de l’égalité est peut-être le pire d’entre eux : il contredit les inégalités fécondes qui sont propres à l’humanité. Certes il y a des inégalités injustes, criantes d’injustice même, mais le socialisme – leur effacement institutionnel, au demeurant irréaliste – ne les a jamais fait disparaître, sinon en nivelant par le bas, tout en laissant en place des Nomenklaturas privilégiées.

A lire la lettre du pape, on a une fois encore l’impression de vertus chrétiennes devenues folles : le maniement de concepts comme le « bien commun universel », de la « dette » envers les plus pauvres, qui relève d’ailleurs abord de la responsabilité individuelle, d’une saine régulation des marchés ne sont pas contestables en tant que tels mais le deviennent lorsque leur mise en œuvre est confiée à des institutions qui font la promotion systématique de la culture de mort sous toutes ses formes.

Est-il nécessaire de rappeler que la Banque mondiale et le FMI ont été au premier rang des institutions qui ont promu le contrôle de la population dans les pays en voie de développement comme condition des aides qui leur étaient apportés, avec contraception et propagande pour le planning familial à la clef ? Quelle confiance faire à la Banque mondiale qui promeut l’avortement légal dans ses documents officiels ?

Pas plus tard que le 10 novembre dernier, un média pro-avortement argentin anglophone notait, en soulignant qu’il était difficile d’y voir une simple coïncidence, que l’annonce d’une demande de fonds au FMI venait de se faire à une heure d’intervalle par rapport à l’annonce de la nouvelle présentation du projet de loi de légalisation de l’avortement, qui a abouti depuis lors, comme on le sait.

Quant à la concentration du pouvoir financier décriée par le pape François, c’est elle qui précisément permet la promotion et la mise en œuvre de ces objectifs : chez Bill Gates, les grosses fondations et les méga-sociétés qui prônent plus ou moins ouvertement le contrôle de la population, et qui dont très visiblement la promotion des droits « inclusifs », qu’il s’agisse des migrants ou des « LGBT », le pouvoir de l’argent sert précisément de levier.  S’il y a une « structure » de péché dans notre pauvre monde, elle est là, précisément, et pas dans le fait pour un Africain d’avoir une famille nombreuse, pour un Français de rouler au diesel ou pour un Américain d’affectionner les voyages en avion.

Autre élément à considérer dans la situation actuelle, qui s’oriente vers le « Great Reset » ou « Grande réinitialisation » voulue par les grands de ce monde, de l’ONU au Forum économique mondial : la mise en avant de la Chine, toujours communiste et persécutrice des religions, particulièrement l’Eglise catholique. Lors de la première réunion formelle en vue du Great Reset qui s’est tenue au début de l’année, le premier à qui la parole fut donnée était Xi Jinping, et il est difficile là aussi de croire à un hasard.

On trouve ainsi, quasiment à la tête de l’organigramme de la Banque Mondiale, Shaolin Yang, directeur général et chef de l’Administration du Groupe de la Banque. Chinois. Ancien membre des institutions de pouvoir de la Chine communiste (et peut-on l’être sans avoir sa carte du Parti ?), il a par exemple « exercé les fonctions de directeur général de la Coopération économique et financière internationale au ministère chinois des Finances, et était chargé à ce titre des relations bilatérales de la Chine ainsi que de sa coopération avec les institutions financières internationales », apprend-on sur le site de la Banque mondiale.

A la tête du FMI, c’est une Bulgare qui est aux commandes : Kristalina Georgieva est au nombre des figures de proue du mondialisme et elle figurait parmi les quelques personnalités qui, les premières, ont prôné le Great Reset aux côtés de Klaus Schwab du Forum économique mondial dès juin dernier. Son idée : utiliser un « stimulus fiscal vraiment massif » – prélevé sur le contribuable, bien sûr, il faut bien que l’argent vienne de quelque part – pour soutenir les seules industries désignées comme « vertes » dans le plan de relance global, au moyen notamment de la taxe carbone, pour redessiner en réalité l’équilibre économique mondial en précipitant bon nombre d’industries traditionnelles vers l’échec et en fragilisant des économies nationales au moyen d’un outil parfaitement acéré. Kristalina Georgevia est également partisane de l’augmentation drastique des « droits de tirage spéciaux » du FMI de manière à pouvoir doubler ses capacités d’injecter des fonds dans l’économie mondiale, selon ses conditions bien sûr. Elle l’annonçait dès le début de la crise du COVID, dont on comprend ainsi l’utilité comme levier idéologique et politique.

Il semblerait que le pape soit du même avis : loin de souhaiter une diffusion internationale et solidaire des moyens de traiter le COVID-19 et d’en réduire, par des remèdes peu chers et une prophylaxie simple les capacités meurtrières (modestes eu égard à la population mondiale, moins de 3 millions de morts attribuées au COVID pour une population globale de 7,83 milliards, soit une mortalité de moins de 0,04 %), loin même de demander que ces moyens soient reconnus là où ils sont au contraire interdits, il réclame la vaccination universelle. Sans même rappeler les procédés éthiquement douteux qui président à la conception et (ou) à la production de la plupart des « vaccins » anti-COVID, souillés par l’utilisation de cellules fœtales produites au moyen d’avortements, force est de constater que le pape François soutient une campagne d’inoculation expérimentale dont on n’a certainement pas fini de voir les effets néfastes, ou dont le risque d’effets néfastes est à tout le moins assumé.

Mais si c’est pour une œuvre… L’économie verte, inclusive et solidaire ?

Sans surprise, la Sainte Trinité et même Notre Seigneur Jésus-Christ sont aux abonnés absents de la lettre du pape au FMI et à la Banque mondiale. Mais le pape ferait sans le moindre doute davantage de bien à l’humanité en cessant de déclarer, de manière parfaitement horizontale, que nul n’est sauvé seul, comme il le fait depuis des mois, mais en proclamant que Jésus-Christ est mort pour les hommes sur la Croix pour offrir à chacun, de manière individuelle, le salut éternel. – J.S.

*

Voici ma traduction de la lettre du pape François
à la Banque mondiale et au FMI.

Je vous remercie de l’aimable invitation qui m’a été faite de m’adresser aux participants aux Réunions de printemps 2021 du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international par le biais de cette lettre, que j’ai confiée au cardinal Peter Turkson, préfet du Dicastère du Saint-Siège pour la promotion du développement humain intégral.

Au cours de ces douze derniers mois, notre monde a été contraint en raison de la pandémie de Covid-19 d’affronter une série de crises socio-économiques, écologiques et politiques graves et interdépendantes. J’espère que vos discussions contribueront à l’élaboration d’un modèle de « relance » capable de faire émerger des solutions nouvelles, plus inclusives et durables pour soutenir l’économie réelle, aider les individus et les communautés à réaliser leurs aspirations les plus profondes et le bien commun universel. La notion de relance ne peut se contenter d’un retour à un modèle de vie économique et sociale inégalitaire et non durable, où une infime minorité de la population mondiale possède la moitié des richesses.

En dépit de nos convictions profondes selon lesquelles tous, hommes et femmes, sont créés égaux, un grand nombre de nos frères et sœurs au sein de la famille humaine, en particulier ceux qui sont en marge de la société, sont de fait exclus du monde financier. La pandémie nous a cependant une nouvelle fois rappelé que personne n’est sauvé seul. Si nous voulons qu’à l’issue de cette crise notre monde soit meilleur, plus humain et plus solidaire, il faut concevoir des formes nouvelles et créatives de participation sociale, politique et économique, qui soient attentives à la voix des pauvres et qui s’engagent à les inclure dans la construction de notre avenir commun (cf. Fratelli Tutti, 169). En tant qu’experts en finance et en économie, vous savez bien que la confiance, née de l’interconnexion entre les personnes, est la pierre angulaire de toutes les relations, y compris les relations financières. Ces relations ne peuvent être établies que par le développement d’une « culture de la rencontre », où chaque voix peut se faire entendre et où tous peuvent s’épanouir, en trouvant des points de contact, en construisant des ponts et en imaginant des projets inclusifs à long terme (cf. ibid., 216).

Alors que de nombreux pays consolident actuellement leurs plans de relance individuels, il subsiste toujours le besoin urgent d’un plan mondial capable de créer de nouvelles institutions ou de régénérer les institutions existantes, en particulier celles de la gouvernance globale, et d’aider à construire un nouveau réseau de relations internationales pour faire progresser le développement humain intégral de tous les peuples. Cela implique nécessairement de donner aux nations plus pauvres et moins développées une participation réelle à la prise de décision et de faciliter leur accès au marché international. Un esprit de solidarité mondiale exige également au minimum une réduction significative du fardeau de la dette des nations les plus pauvres, dette exacerbée par la pandémie. Alléger le fardeau de la dette de tant de pays et de communautés aujourd’hui, constitue un geste profondément humain qui peut aider les populations à se développer, à avoir accès aux vaccins, à la santé, à l’éducation et à l’emploi.

Nous ne pouvons pas non plus ignorer un autre type de dette : la « dette écologique » qui existe surtout entre le Nord et le Sud de la planète. Nous sommes, en effet, débiteurs envers la nature elle-même, mais aussi envers les personnes et les pays touchés par la dégradation écologique d’origine humaine et la perte de biodiversité. À cet égard, je suis convaincu que l’industrie financière, qui se distingue par sa grande créativité, se montrera capable de développer des mécanismes agiles pour calculer cette dette écologique, afin que les pays développés puissent la payer, non seulement en limitant de manière significative leur consommation d’énergie non renouvelable ou en aidant les pays plus pauvres à adopter des politiques et des programmes de développement durable, mais aussi en assumant les coûts de l’innovation nécessaire à cette fin (cf. Laudato Si’, 51-52).

La compréhension profonde de l’objectif et de la finalité essentiels de toute vie économique, à savoir le bien commun universel, se trouve au cœur d’un développement juste et intégral. Il s’ensuit que l’argent public ne peut jamais être dissocié du bien public, et que les marchés financiers doivent être encadrés par des lois et des règlements visant à garantir qu’ils travaillent véritablement pour le bien commun. Un engagement en faveur de la solidarité économique, financière et sociale suppose donc bien davantage que des actes sporadiques de générosité. « C’est penser et agir en termes de communauté, de priorité de la vie de tous sur l’appropriation des biens de la part de certains. C’est également lutter contre les causes structurelles de la pauvreté, de l’inégalité, du manque de travail, de terre et de logement, de la négation des droits sociaux et du travail. C’est faire face aux effets destructeurs de l’Empire de l’argent. […] La solidarité, entendue dans son sens le plus profond, est une façon de faire l’histoire » (Fratelli Tutti, 116).

Il est temps de reconnaître que les marchés – en particulier les marchés financiers ¬– ne se gouvernent pas eux-mêmes. Les marchés doivent être encadrés par des lois et des réglementations garantissant qu’ils travaillent pour le bien commun, que la finance – plutôt que d’être simplement spéculative ou de se financer elle-même – travaille pour les objectifs sociétaux si nécessaires dans le contexte de l’urgence sanitaire mondiale actuelle. À cet égard, nous avons particulièrement besoin d’une solidarité vaccinale financée de manière juste, car nous ne pouvons pas permettre que la loi du marché prenne le pas sur la loi de l’amour et de la santé de tous. Ici, je réitère mon appel aux chefs de gouvernement, aux entreprises et aux organisations internationales pour qu’ils travaillent ensemble à la fourniture de vaccins pour tous, en particulier pour les plus vulnérables et les plus nécessiteux (cf. Message Urbi et Orbi, jour de Noël 2020).

J’espère qu’à l’occasion de votre réunion, vos délibérations officielles et vos rencontres personnelles porteront beaucoup de fruits pour le discernement de solutions sages au service d’un avenir plus inclusif et plus durable. Un avenir où la finance est au service du bien commun, où les personnes vulnérables et marginalisées sont placées au centre, et où l’on prend bien soin de la terre, notre maison commune.

En vous adressant mes meilleurs vœux et mes prières pour que ces réunions portent des fruits, j’invoque sur tous les participants les bénédictions divines de sagesse et d’intelligence, de bon conseil, de force et de paix.


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30 octobre, 2020

Mgr Carlo Maria Viganò écrit à Donald Trump pour lui parler du “Great Reset” qui veut en finir avec les libertés humaines (traduction officielle)

Vous trouverez ci-dessous la lettre que vient d'envoyer Mgr Carlo Maria Viganò au président des Etats-Unis, Donald Trump, pour l'encourager à tenir bon face aux forces du mal qui se déploient pour mettre en place le
Great Reset, la Grande réinitialisation, au moyen d'une dictature sanitaire inédite. Je remercie le lecteur de mon blog qui a bien voulu me transmettre sa traduction française du texte d'abord publié en anglais par LifeSiteNews. Cette traduction a été relue et révisée par Mgr Viganò ; il s'agit donc de la traduction officielle – J.S.

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Dimanche, le 25 octobre 2020
Solennité du Christ-Roi

Monsieur le Président,

Permettez-moi de m’adresser à vous en cette heure où le destin du monde entier est mis en danger par une conspiration mondiale contre Dieu et l’humanité. Je vous écris en tant qu’Archevêque, en tant que Successeur des Apôtres, en tant qu’ancien Nonce apostolique aux États-Unis d’Amérique. Je vous écris dans le silence des autorités tant civiles que religieuses. Puissiez-vous accepter ces paroles qui sont les miennes comme « la voix de celui qui crie dans le désert » (Jean 1, 23).

Comme j’ai eu l’occasion de Vous écrire dans ma lettre du mois de juin dernier, ce moment historique voit les forces du Mal alignées dans un combat sans merci contre les forces du Bien ; des forces du Mal qui apparaissent puissantes et organisées dans leur opposition aux enfants de Lumière, désorientés et désorganisés, abandonnés par leur guides temporels et spirituels.

C’est au quotidien que nous ressentons les multiples attaques de ceux qui veulent détruire les bases mêmes de la société : la famille naturelle, le respect de la vie humaine, l’amour de la patrie, la liberté de l’éducation et d’entreprise. Nous voyons les responsables des nations et les chefs religieux se diriger servilement vers le suicide de la civilisation occidentale et de son âme chrétienne, tandis que les droits fondamentaux des citoyens et des fidèles sont bafoués au nom d’une urgence sanitaire qui s’avère de plus en plus instrumentalisée dans le but d’ériger une tyrannie inhumaine et sans visage.

Un plan global appelé le Great Reset [la Grande Réinitialisation], est en voie de réalisation. A son origine se trouve une élite mondialiste qui veut se soumettre l’humanité dans son ensemble, en imposant des mesures coercitives destinées à limiter de façon draconienne les libertés des personnes et des peuples. Dans plusieurs pays, ce plan a déjà été approuvé et financé ; dans d’autres, il se trouve encore à un stade précoce. Derrière les leaders mondiaux, qui sont les complices et les artisans de ce projet infernal, se trouvent des personnages sans scrupules qui financent le World Economic Forum [Forum Economique Mondial] et le Event 201, et qui en encouragent l’agenda.

Le but du Great Reset est l’imposition d’une dictature sanitaire visant à imposer des mesures liberticides, qui se cachent derrière des promesses alléchantes faisant miroiter un revenu universel et l’annulation de l’endettement personnel. Le prix à payer pour ces concessions faites par le Fonds Monétaire International sera de renoncer à toute propriété privée et d’adhérer à un programme de vaccination Covid-19 et Covid-21, promu par Bill Gates, en collaboration avec les groupes pharmaceutiques les plus importants. Au-delà des énormes intérêts économiques qui sous-tendent les intentions des promoteurs de ce Great Reset, la vaccination obligatoire sera accompagnée de l’obligation d’un passeport sanitaire et d’une identité numérique, d’où découlera le traçage des contacts de la population du monde entier. Ceux qui n’accepteront pas ces mesures seront confinés dans des camps de détention ou assignés à résidence chez eux, et tous leurs avoirs seront confisqués.

Monsieur le Président, j’imagine que vous êtes déjà au courant de ce fait : dans certains pays, le Great Reset devrait être mis en place entre la fin de cette année et le premier trimestre de l’année 2021. Dans ce but, de nouveaux confinements sont planifiés, que l’on justifiera officiellement par une prétendue deuxième et troisième vague de la pandémie. Vous êtes parfaitement conscient des moyens qui ont été déployés afin de créer la panique et de rendre légitimes des limitations draconiennes des libertés individuelles, en orchestrant très savamment une crise économique planétaire. Ses architectes ont l’intention de faire en sorte que cette crise rende irréversible le recours, par les nations, à ce Great Reset, et de donner ainsi le coup de grâce à un monde dont ils veulent éliminer une fois pour toute l’existence même et la mémoire. Mais ce monde, Monsieur le Président, représente des peuples, des affections, des institutions, des croyances, des traditions et des idéaux : peuples et valeurs qui n’agissent pas comme des automates, qui n’obéissent pas comme des machines, parce qu’ils sont dotés d’une âme et d’un cœur, parce qu’ils sont intimement liés par des liens spirituels qui tirent leur force d’En-haut, de ce Dieu que nos adversaires veulent défier, de la même manière que Lucifer l’a fait au commencement avec son « non serviam » (je ne servirai pas).

Beaucoup de gens – nous le savons bien – sont gênés par ce rappel à l’affrontement entre le Bien et le Mal, et l’utilisation de connotations « apocalyptiques », qui, selon eux, sont aptes à exaspérer les esprits et à renforcer les divisions. Ce n’est pas une surprise que l’ennemi soit furieux d’être démasqué alors qu’il se croit près de la citadelle qu’il cherche à conquérir sans être dérangé. Il est surprenant, cependant, c’est qu’il n’y ait personne pour sonner (ou donner ?) l’alerte. La réaction du deep state face à ceux qui dénoncent ses plans, est morcelée et incohérente, mais compréhensible. C’est précisément au moment où la complicité des médias mainstream a réussi à rendre presque indolore et invisible la transition vers le Nouvel Ordre Mondial, que toutes sortes de tromperies, de scandales et de crimes sortent de l’ombre.


Il y a quelques mois encore, il était facile de dénigrer comme « complotistes » ceux qui dénonçaient ces plans terrifiants, que nous voyons maintenant exécutés jusqu’aux derniers petits détails. Personne, jusqu’en février de cette année, n’aurait jamais pu imaginer que dans toutes nos villes, les citoyens pourraient être arrêtés simplement parce qu’ils avaient envie de se promener, de respirer, de garder leur commerce ouvert, d’aller à la Messe le dimanche. Et pourtant, c’est ce qui se passe actuellement partout dans le monde, même dans cette Italie idyllique à souhait que beaucoup d’Américains considèrent comme un petit pays des merveilles, avec tous ses anciens monuments, ses églises, ses cités charmantes, ses villages si typiques. Et pendant que les hommes politiques sont barricadés dans leurs palaces, promulguant des décrets à la manière des satrapes persans, les commerces font faillite, les magasins ferment leur porte, et les habitants se voient interdits de vivre, de voyager, d’aller travailler et de prier. Les désastreuses conséquences psychologiques de ces mesures ont déjà été constatées, à commencer par les suicides des entrepreneurs désespérés, et nos enfants, séparés de leurs amis et de leurs camarades de classe, obligés qu’ils sont de suivre leurs cours assis derrière un ordinateur, seuls à la maison.

Dans l’Écriture Sainte, saint Paul nous parle de « celui qui s’érige » contre la manifestation du Mystère de l’Iniquité, le kathèkon (2Thess 2, 6-7). Dans le domaine religieux, cet obstacle qui se dresse devant le Mal est l’Église, et en particulier, la papauté ; dans le domaine politique, ce sont ceux qui empêchent l’avènement du Nouvel Ordre Mondial.

Il est clair désormais, que celui qui occupe la Chaire de saint Pierre a dès le début trahi sa charge en défendant et en promouvant une idéologie mondialiste, donnant son soutien au programme d’une deep church, qui l’a choisi parmi les siens.

Monsieur le Président, Vous avez clairement affirmé votre volonté de défendre la nation – One Nation under God – les libertés fondamentales, et les valeurs inaliénables qui sont aujourd’hui bafouées et foulées aux pieds. Il Vous revient, cher Président, d’être « celui qui s’érige » contre le deep state [l’état profond] contre l’assaut final lancé par les enfants des Ténèbres.

Pour cette raison, il est nécessaire que toutes les personnes de bonne volonté soient convaincues de l’importance historique que revêt l’élection qui s’approche : pas tellement par rapport à tel ou tel point du programme politique, mais parce que l’inspiration générale de Votre action incarne au mieux – dans ce contexte historique particulier – ce monde, notre monde, qu’ils entendent détruire à coups de confinements. Votre adversaire est aussi notre adversaire : c’est l’Ennemi du genre humain, celui qui a été « homicide dès le commencement » (Jn 8, 44).

Autour de Vous se sont rassemblés avec foi et courage ceux qui considèrent que Vous représentez le dernier bastion contre la dictature mondiale. L’alternative proposée est le vote pour un personnage manipulé par le deep state, et  gravement compromis par des scandales et par la corruption, et qui infligera aux États-Unis ce que Jorge Mario Bergoglio inflige à l’Église, le Premier Ministre Conte à l’Italie, le Président Macron à la France, le Premier Ministre Sanchez à l’Espagne, et ainsi tous les autres. Joe Biden, étant quelqu’un que l’on peut facilement faire chanter – tout comme les prélats du « cercle magique » du Vatican – il sera utilisé sans aucun scrupule, permettant à des puissances non légitimes de peser à la fois sur la politique intérieure autant que sur les équilibres internationaux. Il est clair que ceux qui le manipulent ont déjà préparé quelqu’un de pire que lui, pour le remplacer dès que l’occasion se présentera.

Et pourtant, au milieu de ce sombre paysage, de cette avancée apparemment inexorable de « l’Ennemi invisible », un élément d’espérance apparaît. L’adversaire ne sait pas aimer, et il ne comprend pas qu’il ne suffit pas d’assurer un revenu universel ou d’annuler une hypothèque pour subjuguer les masses et les convaincre de se laisser imposer une marque comme du bétail. Ce peuple, qui trop longtemps a dû endurer les abus d’une puissance odieuse et tyrannique , redécouvre qu’il a une âme ; il comprend qu’il ne veut pas échanger sa liberté contre une uniformisation et une élimination de son identité ; il commence à comprendre la valeur des liens familiaux et sociaux, des liens de la foi et de la culture qui unissent les personnes honnêtes. Ce Great Reset est voué à l’échec parce que ceux qui l’ont planifié ne comprennent pas qu’ils puissent encore y avoir des personnes prêtes à descendre dans la rue pour défendre leurs droits, pour protéger ceux qu’elles chérissent, pour donner un avenir à leurs enfants et petits-enfants. Le rouleau compresseur inhumain du projet mondialiste va misérablement se briser face à l’opposition ferme et courageuse des enfants de Lumière. L’ennemi a Satan à ses côtés, celui qui ne connaît que la haine. À nos côtés, nous avons le Seigneur Tout-Puissant, le Seigneur des Armées rangées en bataille, et la Très Sainte Vierge Marie qui écrasera la tête de l’antique Serpent. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rom 8, 31).

Monsieur le Président, Vous savez bien que dans cette heure cruciale, les États-Unis d’Amérique sont considérés comme le rempart contre lequel ont été lancées les puissances guerrières du mondialisme. Placez Votre confiance dans le Seigneur, soutenu par les paroles de l’Apôtre Paul : « Je puis tout en Celui qui me fortifie. » (Phil 4, 13). Être un instrument de la Providence divine est une grande responsabilité, pour laquelle vous allez recevoir, à n’en pas douter, les grâces d’état dont vous aurez besoin, puisqu’elles Vous sont demandées avec ferveur par tous ceux, très nombreux, qui Vous soutiennent par leurs prières.

C’est avec ce céleste souhait et l’assurance de ma prière pour Vous, pour la Première Dame, et pour tous vos collaborateurs, de tout cœur, que je Vous envoie ma bénédiction.

God bless the United States of America!

+ Carlo Maria Viganò
Archevêque tit. d’Ulpiana
Ancien Nonce Apostolique aux États-Unis d’Amérique






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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...