Australie : un avortement à 28 semaines pour une malformation de la main
![]() |
| Photo : LifeSite. Voir ici l'article sur cette affaire. |
Nouvelles internationales de la culture de vie et de la culture de mort
![]() |
| Photo : LifeSite. Voir ici l'article sur cette affaire. |
Libellés : Australie, avortement, avortement médicamenteux, avortement thérapeutique, Culture de mort, eugénisme, handicap, img, ivg
Le ministère public espagnol a fait appel, selon le quotidien La Razon, de l'acquittement du docteur Carlos Morin et de ses collaborateurs pour avoir pratiqué 89 avortements illégaux, rapporte Infocatolica. L'un des principaux arguments retenus contre le jugement de première instance est qu'il n'a pas tenu compte sur le plan pénal du fait que les femmes concernées n'aient pas eu un entretien préalable avec un psychiatre et que certaines d'entre elles avaient reconnu n'avoir pas rempli personnellement le « test de Goldberg » censé déceler l'état d'âme de l'individu.Libellés : avortement, avortement médical, avortement tardif, droit, espagne, img, ivg, jurisprudence, justice
Maternité de Nancy. Nous sommes en novembre 2008. Un jeune couple vient de prendre connaissance des résultats d'une échographie des 22 semaines : l'enfant qu'ils attendent, une petite fille, n'a pas d'avant-bras gauche et une clavicule plus longue que l'autre. Rien qui menace sa vie. Les parents rencontrent des spécialistes pour mieux comprendre ce qui se passe : un rééducateur, un généticien, un psychologue… Entretiens qui aboutiront, début décembre, à une demande d'« interruption médicale de grossesse » (IMG), un avortement à près de 5 mois, au motif de la gravité du handicap et de l'état dépressif de la maman, survenu lorsqu'elle apprit la mauvaise nouvelle.
Mais le 29 décembre 2008, la demande d'avortement « médical » est rejetée par le centre puridisciplinaire de diagnostic prénatal de Nancy, après consultation d'une vingtaine d'experts, au motif que « seules les anomalies d'une particulière gravité reconnues comme incurables » peuvent justifier « l'interruption de grossesse » – les progrès de l'appareillage sont invoqués. Bruno Carrière, directeur du centre, invoquera tout de même « l'extrême difficulté qu'il y a eu à trancher ce cas ».
La petite fille est donc née ; elle a au aujourd'hui deux ans et demi…
Eh bien, ses parents ont engagé une action contre l'hôpital de Nancy pour « préjudice moral ». Ils demandent que soit reconnu le dommage provoqué par le refus de l'IMG. Invoquent le profond désespoir qu'ils ont ressenti. Et la dépression dont a été victime la mère. Pour leur fille, ils réclament 50.000 euros supplémentaires puisqu'elle devra être appareillée toute sa vie et que cela aurait pu s'éviter… s'ils avaient eu le choix de la faire éliminer.
Après avoir été rejetée par le tribunal administratif, l'affaire vient d'être entendue par la cour d'appel administrative de Nancy, qui a mis sa décision en délibéré. Si le rapporteur public s'est prononcé pour le rejet de la demande, il n'en a pas moins souligné, comme le rapporte Le Républicain lorrain, « le caractère très délicat de cette affaire », personne ne jugeant a priori illégitime l'idée de faire pratiquer un avortement tardif pour un avant-bras manquant.
Les refus d'IMG ne concernent qu'1,5 % des quelque 6.000 demandes par an, selon l'avocat du couple, citant des chiffres de 2006. (Israël Nisand, dans un reportage d'Envoyé spécial à paraître, parle aujourd'hui de 7.000 IMG annuelles.) Me Brosseau a rappelé que selon une étude (effrayante) du Quotidien du Médecin citée ici, la malformation fœtale, comme dont souffre la fille de ses clients est la première cause de l'IMG en France : 43 % en 2006 (contre 33,8 % pour des anomalies chromosomiques comme la trisomie 21). Autrement dit, un grand nombre d'IMG se pratique sur des enfants dont le pronostic vital n'est pas du tout en jeu.
L'essentiel du procès qui se joue actuellement devant la cour d'appel administrative porte sur le droit de choisir des parents. Déjà absolu pendant les douze premières semaines de gestation où aucune justification n'est demandée, aucune condition n'est posée à la femme demandant l'IVG, voilà que l'on avance un droit de choisir à un stade bien plus avancé de la grossesse, dans un contexte où la loi pose un principe (l'existence d'une anomalie incurable) mais laisse ouverte l'interprétation des conditions d'accès à l'IMG.
Claude Sureau, gynécologue-obstétricien, ancien président de l'Académie de médecine s'était exprimé sur la question dans La Croix du 29 janvier 2009, a plaidé contre l'établissement d'une « liste » d'affections qui ouvriraient ce droit au choix de l'IMG : « Elle serait, par définition, totalement arbitraire et sujette aux polémiques. Il est donc préférable que le recours à l'IMG soit accepté, ou pas, au cas par cas, en fonction du handicap spécifique de l'enfant mais aussi de l'état de la mère. »
La Croix n'y avait rien trouvé à redire.
© leblogdejeannesmits.
Libellés : avortement, avortement médical, avortement thérapeutique, diagnostic prénatal, France, img, ivg
![]() |
| Fabiola Morales Source Photo : fabiolamorales.org |
Victoria Webster, 33 ans, déjà maman d'un petit Lewis âgé de 4 ans, a appris qu'elle était atteinte de leucémie alors qu'elle était enceinte de 21 semaines. Le diagnostic avait été posé très tôt : avec un traitement chimiothérapique agressif, lui dirent les médecins, elle avait de bonnes chances de s'en sortir.
Oui, mais… ce traitement-là risquait de tuer la petite fille qu'elle portait. Les médecins lui demandaient de faire un choix. Ils la suppliaient même d'avorter d'abord, rapporte LifeSite.
Alors, héroïquement, Victoria Webster a décidé de dire non. « Pour moi, il n'y avait pas de décision à prendre. J'avais déjà des liens forts avec mon bébé alors qu'elle grandissait en moi, et en tant que sa maman, j'étais obligée de la protéger. » Et son mari, Martyn, l'a soutenue sans faillir.
La jeune femme a opté pour un traitement anti-leucémique moins agressif, attendant la naissance par césarienne de sa petite Jessica, en avril dernier, pour se mettre à la chimiothérapie lourde. Elle semble bien répondre au traitement et espère une rémission complète.
« C'est la meilleure décision que j'ai jamais prise. Je ne peux imaginer ma vie sans ma fille », dit-elle. Sa plus grosse crainte pendant la fin de sa grossesse ? Que l'enfant subisse tout de même des conséquences néfastes du fait des médicaments qu'elle prenait, mais le bébé est né en parfaite santé.
Victoria Webster raconte qu'au moment d'apprendre qu'elle avait ce cancer du sang, son premier sentiment a été le soulagement : elle craignait qu'il ne soit arrivé quelque chose à son enfant…
C'est maintenant une jeune femme radieuse.
© leblogdejeannesmits.
Ouvrir l'utérus d'une femme enceinte pour opérer un bébé atteint de spina bifida permet d'améliorer la vie future de l'enfant qui a plus de chances de pouvoir marcher seul, et permet d'amoindrir le risque d'une complication neurologique associée, l'hydrocéphalie. C'est ce que permet de conclure une première étude portant sur 183 grossesses aux Etats-Unis sur les 14 dernières années, date à laquelle une première chirurgie de ce type avait eu lieu. Dans 92 cas, la chirurgie avait eu lieu après la naissance ; dans les autres, elle fut pratiquée au cours du 5e mois de gestation, lorsque l'enfant pesait à peine un kilo. Le risque de fausse couche ou de naissance prématurée est augmenté.
Les résultats furent suffisamment concluants en faveur de l'opération précoce, qui intervient avant que le défaut ne devienne irréversible, qu'il a été décidé de publier tout de suite les conclusions de l'étude avant d'atteindre les 200 cas.
Cas difficiles à trouver, sans doute, puisque 90 % des bébés atteints de spina bifida sont avortés (tardivement). Voir ici un cas vécu.
© leblogdejeannesmits.
Libellés : avortement médical, avortement thérapeutique, Culture de vie, img
Une étude remise au pouvoirs publics avant Noël mais seulement rendue publique ces derniers jours atteste que depuis début 2007, date à partir de laquelle une échographie totalement prise en charge par les assurances sociales est systématiquement proposée aux femmes enceintes à la 20e semaine de grossesse, le nombre d'avortements a fortement augmenté pour les bébés atteints de spina bifida et d'hydrocéphalie. Ces avortements ne sont pas comptabilisés en tant que tels : on parle d'enfants « morts nés » à la 22e semaine, le nombre d'enregistrements de ces naissances ayant donc fortement progressé en 2007 par rapport à 2006. Il semble également que le nombre d'enfants atteints d'un « bec de lièvre » (fente labiale) d « morts-nés » ait progressé sur la période 2005-2007, et que le nombre d'enfants nés vivants atteints de cette affection ait diminué, sans que la corrélation soit aussi forte, affirme le rapport.
On se demande ainsi si la prescription d'acide folique aux femmes enceintes n'a pas fait reculer le nombre fentes labiales mais pour le Dr R. Seldenrijk, président de l'association néerlandaise des patients, rien ne permet d'affirmer que le recours à l'acide folique ait significativement augmenté depuis 2005, en tout cas pas assez pour justifier le recul de cette affection fœtale.
La fente labiale se soigne par chirurgie, le spina bifida se prévient aussi par l'acide folique et se soigne par chirurgie, prothèses et éducation du malade, l'hydrocéphalie (qui lui est associée dans 80 % des cas) par neurochirurgie.
L'échographie du 2e trimestre a clairement pour but de dépister des anomalies fœtales ; elle permet la mise en place d'un eugénisme public qui ne dit pas son nom, la responsabilité des décisions étant portée par les mères ou les couples qui décident « personnellement » (mais sous quelle pression médicale ?) de recourir à un avortement dit « médical ».
© leblogdejeannesmits.
Libellés : avortement, dépistage prénatal, échograhie, eugénisme, img, ivg, Pays-Bas
Alors que les pouvoirs publics évaluent à une vingtaine de cas annuels le nombre d'euthanasies - de mises à mort directes - de nouveau-nés gravement malades aux Pays-Bas, c'est seulement cette année qu'un médecin a formellement déclaré avoir procédé à cet acte qui relève d'une procédure administrative spéciale. Mme Jet Bussemaker, secrétaire d'Etat à la Santé publique, a fait part de sa préoccupation à ce sujet lors de la séance de questions à la Chambre de ce mercredi. Selon elle les médecins sont mal informés de leur devoir en ce cas : s'ils tuent un enfant qui vient de naître, ils doivent le signaler auprès d'une commission spéciale créée en 2007.
« Les médecins doivent faire preuve de davantage de transparence quant à leurs agissements médicaux », a déclaré Mme Bussemaker, que le fond de l'affaire ne semble pas gêner le moins du monde.
On se demande maintenant si les médecins hésitent à rendre compte d'euthanasies de nouveau-nés, de peur d'encourir des poursuites s'ils n'ont pas suffisamment respecté les « critères de précaution », ou si l'échographie de la 20e semaine de grossesse généralisée en 2006 aux Pays-Bas a fait augmenter les avortements très tardifs. A l'heure qu'il est, ceux-ci ne font pas l'objet d'une comptabilisation à part...
Quoi qu'il en soit, il y a entre l'avortement tardif et l'euthanasie très précoce une différence de degré, pas de nature. Si les « critères de précaution » qui entourent la mise à mort d'un tout-petit déjà né sont plus exigeants, c'est davantage parce que le crime est alors plus visible, et plus difficilement acceptable. Au point où on en est aux Pays-Bas, ce ne sont même plus des garde-fous qu'on installe, mai des barrières d'étape...
© leblogdejeannesmits.
On ne peut penser qu’une société puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante.
(Benoît XVI, 16 septembre 2006)