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09 février, 2015

Belle victoire pour la vie en Italie : suspension du décret interdisant l'objection de conscience


Le Conseil d'Etat italien a donné partiellement raison au Movimento per la Vita et aux associations des médecins et des gynécologues  catholiques qui avaient fait appel contre un décret régional contre l'objection de conscience en matière de prescription de contraceptifs et de délivrance de certificats attestant d'une demande d'« interruption volontaire de grossesse ». Les associations pro-vie avaient mis en avant le droit des médecins du réseau public de ne pas participer, directement ou indirectement, à l'avortement : ces médecins voulaient continuer de pouvoir refuser la pilule du lendemain ou les dispositifs intra-utérins qui peuvent fonctionner comme des abortifs précoces. La suspension porte sur la signature des attestations de demande d'avortement.

La décision a été rendue publique par le Movimento per la Vita samedi : le Conseil d'Etat a pour partie suspendu le décret qui avait limité l'objection de conscience des médecins, le 12 mai 2014, à la grande satisfaction des pro-avortement qui se plaignent de plus en plus activement en Italie du nombre croissant de médecins objecteurs, notamment dans le Latium. Le décret portait le nom de Nicola Zingaretti, président de la région.

Ce n'est qu'une suspension, et partielle, mais le président du Mouvement italien pour la vie souligne l'importance de cette décision qui « souligne l'importance constitutionnelle de l'objection de conscience ». Carlo Casini a noté que les juges, qui ont agi par « précaution », n'ont pas voulu se prononcer sur le caractère abortif ou non des différentes pilules du lendemain, en se contentant des données fournies par les agences européennes de contrôle des médicaments. Leur hésitation, note Casini, montre « que la documentation fournie par le Mouvement pour la vie a instillé le doute dans le Conseil d'Etat ». Si le caractère potentiellement abortif de la contraception d'urgence peut être démontré, cela ouvrira la voie à un rétablissement complet du droit à l'objection de conscience.

Un autre recours est en attente de jugement devant le tribunal administratif : il concerne le droit des médecins exerçant dans les cliniques de planification familiale d'opposer leur objection de conscience dans les mêmes conditions.

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11 novembre, 2014

Débats d’épiciers autour du stérilet aux Pays-Bas

Dès l’année prochaine, les femmes néerlandaises désirant se faire placer un stérilet ne pourront plus l’obtenir chez leur généraliste. Economies budgétaires obligent, le ministre de la santé Edith Schippers a décidé que désormais les médecins de famille n’obtiendront plus les 55 € qu’ils pouvaient facturer pour l’opération : le prix de l’acte sera ramené à 18 €. A ce compte-là, ils renverront les femmes à l’hôpital – où il coûte 550 €.
La logique ministérielle est curieuse. A ne plus accorder de supplément pour la pose de stérilets (et d’autres actes justifiant jusqu’ici une rémunération spécifique), Mme Schippers et les assureurs maladie estiment que les médecins seront « stimulés » à en faire davantage.
En attendant les femmes qui paient entre 20 et 150 € la pose d’un stérilet, selon son type et selon les remboursements de leur assurance-maladie, vont y être encore bien plus largement de leur poche.
La régulation naturelle des naissances, faut-il le rappeler, est 100 % gratuite. Elle n’a ni les inconvénients physiologiques, ni les graves contre-indications morales du stérilet, qui fonctionne essentiellement comme « anti-nidatoire » en rendant l’environnement du sein maternel hostile à l’implantation de l’embryon.
Et elle permet de laisser les boutiquiers à leurs discussions…

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23 juin, 2013

Chine : stérilisations forcées, toujours…

A Huizhou, ville de 3 millions d'habitants dans la province chinoise de Guangdong, il ne fait pas bon être femme et encore moins mère. Une nouvelle directive gouvernementale oblige celles qui sont en âge d'avoir des enfants de porter un dispositif intra-utérin (rappelons que le stérilet a une action principalement abortive) ou bien de se faire stériliser carrément par ligature des trompes si elles ont contrevenu aux aux dispositions de la politique de l'enfant unique.

Des affiches apposées dans la ville – photo sur LifeSite – promettent des récompenses aux femmes qui se présenteraient volontairement pour cette stérilisation temporaire ou permanente dans de brefs délais : dans la municipalité de Lilin on offre l'équivalent de 50 $ aux femmes ayant un seul enfant qui viendraient se faire poser un stérilet ; quant aux couples qui ont légalement deux enfants – celles dont le premier enfant était une fille par exemple – ils pourront y obtenir 2000 yuans (environ 326 $) en apportant la preuve qu'ils ont déjà été stérilisés. Les couples ayant eu, légalement, deux filles, se voient promettre 10.000 yuans (environ 1.630 $) pour se faire stériliser.

En fait les montants promis varient d'une municipalité à l'autre, faisant penser, selon l'article de LifeSite, que dans certaines d'entre elles l'argent réservé à ces « récompenses » puisse être détourné à d'autres fins.

Mais il y a aussi la menace.

Car les mamans de Huizhou qui, au terme du délai de mise en œuvre de ces normes, ne pourraient pas produire le certificat d'exécution délivré par un hôpital, ne pourront inscrire leurs enfants dans les écoles, ni recevoir des versements de sécurité sociale, ni avoir accès aux services administratifs. L'enregistrement d'un nouveau-né ne pourra se faire que contre la preuve de la mise en place d'un stérilet chez la jeune mère.

Il semblerait que le contrôle accru mis en place à Huizhou soit lié au fait que les taux de stérilisation et d'avortement y sont à la baisse…

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10 mars, 2013

A Pâques, l'avortement et la contraception des mineures seront gratuits

Difficile de ne pas voir dans le choix de la date d'entrée en vigueur de la gratuité totale de l'« IVG » et de la contraception pour les mineures une provocation anti-chrétienne. Ce sera le 31 mars. Un dimanche de fin de mois, comme si c'était là un choix logique pour la mise en place d'un nouveau dispositif. Pire : ce sera le dimanche de Pâques.

L'avortement gratuit est à l'évidence une décision idéologique. C'est une des seules dépenses qui progressent dans le cadre de la « rigueur » socialiste – avec celles liées à l'Education nationale, visant à mettre les enfants de plus en plus entre les mains de l'Etat et de leur donner des professeurs issus de l'immigration – et elle se double d'une augmentation du tarif consenti aux hôpitaux et professionnels de la santé, alors même que ceux correspondant à de vrais soins sont gelés depuis des années.

La contraception des mineures, anonyme et gratuite, ne couvre pas tout le spectre des contraceptifs disponibles. Pour elles, ce seront les pilules de 1e et 2e génération, avec tous leurs effets secondaires, leur risque abortif (contragestif : en cas de non-réussite du blocage de l'ovulation, elles ont toutes un « filet de sécurité » constitué par un effet anti-nidatoire, spécialement pour celles de 2e génération), leur bombardement d'hormones sur des jeunes filles encore en phase de formation et leurs effets néfastes sur l'écosystème. Mais aussi, le stérilet, principalement contragestif et jusqu'à il y a peu contre-indiqué chez des femmes n'ayant jamais eu d'enfant, et l'implant contraceptif, qui assure une « protection » de longue durée, associé lui aussi à des effets secondaires non négligeables. (Voir par exemple ici.) Les implants ont eux aussi des effets contragestifs.

Le gouvernement a « vendu » cette mesure en assurant qu'une meilleure couverture contraceptive allair faire diminuer le taux de grossesses adolescentes.

Cela reste à voir. Le sentiment de sécurité donné par l'idée qu'on ne « risque rien » augmente la conduite à risques et la promiscuité, et par ailleurs deux tiers des grossesses non planifiées commencent alors que la femme est sous contraception.

A quoi s'ajoute le danger spécifique de la contraception hormonale pour les femmes qui fument – et beaucoup d'adolescentes fument. Alors ?

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22 décembre, 2010

Stérilisation express au Royaume-Uni : ni vu, ni connu

10 minutes pour mettre définitivement fin à la capacité d'être mère : il paraît que la technique « Essure », qui vient de faire son entrée au Royaume-Uni dans le cadre d'une clinique privée selon le site themedguru est vraiment la solution pour oublier les ennuis de la contraception quotidienne d'autant qu'elle n'entraîne que peu d'inconfort et aucun arrêt de travail.

Essure consiste à introduire un petit ressort métallique dans chacune des trompes de Fallope à  l'aide d'un hystéroscope. Les implants déclenchent en réaction la formation de tissus de scarification qui bloqueront les trompe en quelque trois mois. Tout se passe sans anesthésie générale et l'opération est bouclée en 10 minutes, avec au pire quelques crampes et saignements : après une bonne demi-heure de repos, la patiente peut reprendre ses activités normales.

Si bien que la Cadogan Clinic, spécialisée en chirurgie esthétique et autres liposuccions, propose désormais l'opération sur une base commerciale, rapide et surtout discrète. Théoriquement, les femmes peuvent s'y faire stériliser pendant leur pause déjeuner et retourner tout de suite au travail, sans que personne – et surtout leur « partenaire » – ne soit au courant.

Aussi la clinique recommande-t-elle explicitement son « produit » à toutes celles qui ne veulent pas avertir leur partenaire de leur démarche, et notamment aux femmes venant de « cultures où la contraception est mal vue mais qui veulent prendre le contrôle de leur propre fécondité, peut-être à l'insu de leur partenaire ».

C'est aussi une façon de court-circuiter le rendez-vous obligatoire chez le généraliste qui, dans le système de soins britannique, précède l'inscription sur une liste d'attente – et une longue attente. La stérilisation express est bien disponible dans les circuits du « NHS » et séduit de plus en plus en raison de sa sûreté et de sa sécurité par rapport aux autres méthodes (ligature ou brûlure des trompes), dont on apprend qu'elles ne sont pas exemptes de risques de mortalité ou de morbidité. Mais pour celles qui en ont les moyens, c'est aussi un biais qui permet d'enrichir la compagnie qui a développé la méthode et qui s'appelle – ça ne s'invente pas – « Conceptus ».

A 2 700 livres l'intervention, on peut parler en effet de business.

Il est tout de même des experts en éthique médicale qui dénoncent la procédure comme fomentant la dissimulation entre partenaires, et aussi la tromperie, surtout si les femmes y ont recours en vue de « coucher à droite et à gauche », déplore ainsi le Dr Allan Pacey de l'université de Sheffield.

On notera qu'en France la procédure a été approuvée en 2004 par l'AFSSAPS, début 2005 son remboursement par la Sécurité sociale a été notifié par le Journal officiel et elle est désormais accessible dans plusieurs cliniques et hôpitaux auprès de plusieurs centaines de gynécologues qui y ont été formés. On ne sait pas assez que les lois Aubry de 2001 ont autorisé la stérilisation à visée contraceptives et que depuis lors 50.000 femmes y « bénéficient » d'une ligature des trompes chaque année.

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09 août, 2010

« Mieux » que la pilule du lendemain ? Le stérilet…

Aux termes d'une enquête auprès de près de 2.000 Chinoises, le stérilet (dispositif intra-utérin en cuivre) est 100 % efficace pour empêcher une grossesse après un « rapport non protégé », soit plus que la pilule du lendemain, et surtout pendant une durée bien plus longue : dans cette étude du Dr Shangchun Wu de l'Institut national de recherche sur le planning familial auprès de femmes venues demander une contraception d'urgence dans des cliniques de planning après un rapport remontant à moins de cinq jours, l'efficacité prouvée est d'un an.

Sur les près de 2.000 femmes concernées, 75 % sont revenues pour une visite de contrôle un an plus tard en portant toujours le stérilet : seules quatre d'entre elles étaient tombées enceintes au cours de cette période. Au cours de l'année, 100 femmes se sont fait enlever le stérilet en raison de ses effets secondaires.

Aux Etats-Unis, on signale que le stérilet n'est guère utilisé comme « contraception d'urgence » et on le laisse implanté pour une durée pouvant atteindre 10 ans, même si les médecins peuvent faire le choix de l'utiliser à la place de la pilule du lendemain.

Le stérilet, qui se présente comme un « T » en plastique recouvert de cuivre, a pour effet de provoquer une inflammation stérile de l'utérus qui présente un double effet : elle affecte les cellules comme les gamètes, et peut donc détruire les spermatozoïdes, et elle empêche la nidation de l'embryon si la fécondation a lieu. Autrement dit : l'effet n'est pas seulement contraceptif (empêchement de la contraception) mais aussi et surtout contragestif : empêchement de la poursuite d'une grossesse déjà commencée. Vu les délais et les taux d'efficacité comparables de cette méthode et de la pilule contraceptive, voilà un élément de plus qui permet de penser que la « contraception d'urgence » est étudiée pour avoir potentiellement un effet abortif très précoce.

Une chercheuse américaine, le Dr Emily Godfrey, a participé à l'étude du Dr Shangchun Wu ; répondant à des questions de Reuters elle signale que des études précédentes permettaient de conclure elles aussi à l'efficacité immédiate du stérilet après un « rapport non protégé » – voir par exemple cet article publié en 2004 sur le site de vulgarisation médicale français doctissimo – alors que la pilule du lendemain affiche une efficacité de 99 %. Mais celle-ci n'empêchera pas une grossesse huit jours plus tard en cas de nouvelle relation sexuelle.

Le Dr Godfrey estime qu'il est à la fois plus facile d'aller chercher la pilule du lendemain sans ordonnance dans la pharmacie la plus proche – plutôt que d'aller faire installer un stérilet chez un médecin – et beaucoup moins onéreux. Soit environ 50 $ pour la pilule aux Etats-Unis (contre 7 € en France) et environ 500 $ pour le stérilet à la charge de la patiente (contre 24 à 126 €, partiellement remboursés par la sécurité sociale en France).

Un autre spécialiste du contrôle des naissances, à Princeton, le Dr James Trussell, déplore qu'on n'implante pas davantage de stérilets aux Etats-Unis : plus chers sans doute, mais « vous en avez bien plus pour votre dollar », assure-t-il.

Alors ? Alors j'imagine qu'il y aura bientôt une nouvelle campagne en faveur du stérilet, même chez les plus jeunes et chez les femmes n'ayant pas eu d'enfant. L'accent est mis sur le côté « inoffensif » de la méthode à qui l'on reprochait d'être inconfortable, cause de règles abondantes et douloureuses, d'infections au moment de la pose et même de grossesses extra-utérines et de stérilités. Inconvénients dont on nous explique désormais qu'ils ont assez largement disparu.

Les femmes portant des stérilets peuvent avorter de manière précoce à chaque cycle. Elles sont le rêve de tout allumé de la culture de mort : vues et se percevant comme stériles pendant de longues périodes, et en même temps rejetant à leur insu le plus souvent le tout-petit qui s'est formé dans leur sein.

Prochaine étape pour les toutes jeunes filles ?




Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...