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08 décembre, 2014

District fédéral de Mexico : les jeunes filles de 12 ans pourraient avorter à l’insu de leurs parents

C’est l’objectif d’une proposition de loi présentée par le député Alejandro Roblez Gomez le mardi 25 novembre : sous l’intitulé « Loi des filles, des garçons et des adolescents de la Ville de Mexico », elle affirmerait le droit des mineurs d’avoir accès sans conditions à la contraception, aux préservatifs, à l’« interruption légale de la grossesse », au « plein exercice » de leur droit à la sexualité, un droit à l’intimité opposable aux parents ou aux tuteurs.
Dès 12 ans, ils pourraient changer de sexe, sans le moindre droit de regard des parents ou de leurs responsables légaux. Au nom de leur droit à « l’identité de genre »…

« Les filles, les garçons et les adolescents ont le droit de recevoir une éducation psychosexuelle en accord avec leur âge et leur maturité, le droit à l’accès au matériel d’information, à recevoir des préservatifs et d’autres moyens de protection et de prévention des infections sexuellement transmissibles et de la grossesse, à exercer leur sexualité de manière responsable, et à ce qu’elle soit respectée, à prendre des décisions relatives à la grossesse et à être en mesure d’accéder à l’interruption légale de celle-ci, sans avoir besoin du consentement de ceux qui exercent l’autorité paternelle, la garde ou la tutelle, ou de ceux qui les représentent légalement », affirme l’initiative.
Des parents mexicains ont mis en place une pétition pour éviter qu’une telle loi qui les obligerait à promouvoir l’avortement, la contraception et la sexualité irresponsable ne soit adoptée, la conséquence inévitable d’une telle loi étant « le libertinage, la promiscuité, les grossesses non désirées chez les adolescentes et les très jeunes filles, les infections sexuellement transmissibles », ainsi que les délits qui leur sont liés : « traite des personnes, pornographie, pédérastie, tourisme sexuel infantile, gangs et jusqu’au crime organisé ».
La pétition est par .

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11 septembre, 2014

L’ONU a recommandé au Chili d’autoriser l’accès des mineures à l’avortement

Un grouped’experts des Nations unies spécialisé dans les discriminations à l’égard des femmes a recommandé mardi au Chili de légaliser l’avortement pour les mineures, invoquant le taux alarmant de grossesses adolescentes dans ce pays.
Frances Raday, universitaire féministe (photo : Haaretz).
Il s’agit d’« une affaire de santé physique et mentale », selon les termes du document de travail publié par le « Groupe de travail » de l’ONU sur les discriminations envers les femmes : le rapport affirme que chaque année, 60.000 à 70.000 avortements illégaux ont lieu au Chili – selon la vieille habitude des partisans de l’« IVG » d’invoquer des chiffres très élevés, généralement bien au-delà de la réalité.
« Les avortements illégaux sont dangereux par définition, mais c’est pire lorsque les femmes qui se
rendent à l’hôpital pour des complications sont dénoncées à la police par les autorités sanitaires. Les femmes ne sont pas seulement exposés à des avortements qui ne sont pas sûrs, on les empêche de chercher de l’aide en cas de complications », affirme Frances Raday, présidente du groupe de travail.
Assurant que la « violence intrafamiliale touche une femme sur trois », elle ajoute qu’il « est nécessaire de transformer une culture de discrimination et de stéréotypes d’une société conservatrice marquée par des valeurs religieuses qui ont laissé la femme sur le bord du chemin ». Telle est bien l’idéologie (du genre) défendue par tant d’agences onusiennes : elle récuse la religion et la rend coupable de tous les maux. 

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04 juillet, 2014

Mexico : échec à la pilule du lendemain pour les adolescentes de 12 ans

Le chef du gouvernement du District Fédéral de Mexico, Miguel Angel Mancera, a opposé son veto à
la « Loi Jeunesse » adoptée par l’assemblée législative du district qui autorisait notamment l’accès à la pilule du lendemain pour les jeunes filles dès 12 ans, sans consentement ni information des parents, rapporte ACIPrensa.
Dans sa première mouture, le texte prévoyait même l’accès à l’avortement pour les jeunes filles dès 12 ans, sans consentement parental et sans obligation de les informer. Plusieurs groupes parlementaires se sont mis d’accord pour retirer cette disposition du texte.
Il n’en a pas été ainsi pour la pilule du lendemain, potentiellement abortive, ni pour le changement de sexe que les adolescents devaient donc pouvoir obtenir sans en informer leur parents ni obtenir leur consentement, dès 12 ans là aussi.
C’est au nom du droit des parents d’éduquer leurs enfants que plusieurs réseaux de défense de la famille sont entrés en action pour dénoncer cette atteinte aux droits parentaux ; une pétition lancée sur CitizenGo demandant au chef du gouvernement du District fédéral d’opposer son veto au texte a obtenu 10.000 signatures.
Ce qu’il a fait lundi dernier, en application du Statut du gouvernement de la ville de Mexico et de la loi organique de l’assemblée législative : le text devra repasser devant les élus pour être révisé.

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12 juillet, 2013

Chili : pressions pour l'avortement d'une mineure

Le Salon beige a rendu compte de cette affaire traitée par les médias francophones et, d'ailleurs, dans le monde entier : la grossesse d'une fillette de 11 ans au Chili sert actuellement de prétexte au lobby de la mort pour réclamer la légalisation de l'avortement dans ce pays pour l'heure préservé qui affiche les plus bas taux de mortalité maternelle d'Amérique du Sud.

Les puissances médiatiques du monde entier réclament pour elle le « droit » à l'avortement alors qu'elle est enceinte de 14 semaines après avoir été violée à plusieurs reprises par le concubin de sa maman. Voici deux ans que la petite « Belén » a été confiée à la garde de sa grand-mère ; c'est lors de ses visites chez sa mère qu'elle a été abusée dans des conditions épouvantables. Lorsque sa grossesse a été découverte, elle a commencé par accuser un camarade de classe – par peur. Car son « beau-père » avait menacé de tuer le petit frère et la mère de Belén si elle parlait. Une fois la vérité connue ladite mère a accusé sa fillette d'avoir « séduit » son amant, ajoutant que les relations avaient été consenties. Pauvre petite fille ! Elle a de nouveau expliqué s'être tue sous l'effet de la terreur…

Le « beau-père » se trouve aujourd'hui en prison.

Et il me semble que la petite Belén a davantage besoin d'amour et de compréhension, de protection et d'aide dans sa souffrance d'avoir été violée que d'une armée de féministes parasitant son histoire pour faire progresser leurs objectifs politiques.

Ce sont les féministes, il ne faut pas l'oublier, qui réclament la liberté sexuelle et qui ont obtenu la distribution de la pilule du lendemain pour les mineures de 14 à 18 ans à l'insu de leurs parents au Chili. Ce sont elles qui attendent avec avidité les « cas limites » comme ceux de la petite Belén pour pouvoir mettre en mouvement la presse mondiale et faire passer pour inhumains ceux qui osent réclamer la protection de la vie. L'affaire tombe à pic puisque que le bloc socialiste chilien veut justement présenter une proposition de loi d'avortement devant le congrès chilien.

Personne ne proteste contre la dévaluation du mariage et de la famille, contre le tort fait à cette fillette par le concubinage de sa mère avec un homme qui n'est pas son père – et pourtant, combien de ces histoires d'abus sexuels impliquent le « beau-père » d'adolescentes victimes d'une promiscuité dont elles ne sont en rien responsables ?

On insiste sur le fait que ce fut sous Augusto Pinochet que la légalité de l'avortement dit « thérapeutique » (en cas de danger pour la mère, malformation de l'enfant ou grossesse consécutive à un viol) a été supprimée au Chili. On rappelle moins que depuis cette date la mortalité maternelle n'a pas cessé de régresser pour se situer parmi les « meilleures » du monde – comme en Irlande, où l'avortement est encore pour quelques jours ou quelques semaines interdit en toutes circonstances.

La petite Belén s'est elle-même exprimée lors d'un entretien télévisé en affirmant : « Ce sera comme une poupée que je tiendrai dans mes bras. Je vais l'aimer beaucoup même si elle est de cet homme qui m'a fait du mal, cela ne fait rien, je vais l'aimer, je vais la changer. » Et le président du Chili, Eduardo Piñera, a félicité après ces propos la fillette de sa grande « maturité ».

Cela veut dire qu'elle ne sait rien de la demande d'avortement qui a été présentée en son nom et surtout à son insu par les organisations féministes ; les pressions pour qu'on tue le tout petit enfant qu'elle porte ne viennent ni d'elle, ni de sa famille, mais de groupes qui ont décidé qu'elle n'a pas le droit d'être enceinte ni de choisir la vie pour son enfant.

Telle est la contradiction devant laquelle le lobby de l'avortement ne recule pas : Michelle Bachelet, ancien président du Chili, a plaidé pour le « droit de choisir » de la petite Belén pour réclamer l'avortement pour elle, mais en fait elle ne milite pas du tout pour donner le droit de choisir à la mère : le seul choix possible, concevable dans le cas de Belén, c'est l'avortement, elle l'a dit en assurant qu'à onze ans on n'est pas capable de choisir.

On en reste pour l'heure au stade du « débat », défini comme l'agitation médiatique pour le « droit à l'avortement » qui se révèle ici comme un « devoir d'avortement ». La petite Belén et les pouvoirs publics chiliens tiendront-ils bon ?

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10 mars, 2013

A Pâques, l'avortement et la contraception des mineures seront gratuits

Difficile de ne pas voir dans le choix de la date d'entrée en vigueur de la gratuité totale de l'« IVG » et de la contraception pour les mineures une provocation anti-chrétienne. Ce sera le 31 mars. Un dimanche de fin de mois, comme si c'était là un choix logique pour la mise en place d'un nouveau dispositif. Pire : ce sera le dimanche de Pâques.

L'avortement gratuit est à l'évidence une décision idéologique. C'est une des seules dépenses qui progressent dans le cadre de la « rigueur » socialiste – avec celles liées à l'Education nationale, visant à mettre les enfants de plus en plus entre les mains de l'Etat et de leur donner des professeurs issus de l'immigration – et elle se double d'une augmentation du tarif consenti aux hôpitaux et professionnels de la santé, alors même que ceux correspondant à de vrais soins sont gelés depuis des années.

La contraception des mineures, anonyme et gratuite, ne couvre pas tout le spectre des contraceptifs disponibles. Pour elles, ce seront les pilules de 1e et 2e génération, avec tous leurs effets secondaires, leur risque abortif (contragestif : en cas de non-réussite du blocage de l'ovulation, elles ont toutes un « filet de sécurité » constitué par un effet anti-nidatoire, spécialement pour celles de 2e génération), leur bombardement d'hormones sur des jeunes filles encore en phase de formation et leurs effets néfastes sur l'écosystème. Mais aussi, le stérilet, principalement contragestif et jusqu'à il y a peu contre-indiqué chez des femmes n'ayant jamais eu d'enfant, et l'implant contraceptif, qui assure une « protection » de longue durée, associé lui aussi à des effets secondaires non négligeables. (Voir par exemple ici.) Les implants ont eux aussi des effets contragestifs.

Le gouvernement a « vendu » cette mesure en assurant qu'une meilleure couverture contraceptive allair faire diminuer le taux de grossesses adolescentes.

Cela reste à voir. Le sentiment de sécurité donné par l'idée qu'on ne « risque rien » augmente la conduite à risques et la promiscuité, et par ailleurs deux tiers des grossesses non planifiées commencent alors que la femme est sous contraception.

A quoi s'ajoute le danger spécifique de la contraception hormonale pour les femmes qui fument – et beaucoup d'adolescentes fument. Alors ?

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28 novembre, 2012

Les pédiatres américains veulent répandre la pilule du lendemain

Déplorant un taux de naissances de 34,3 pour mille chez les jeunes filles de 15 à 19 ans, (27 % de grossesses à cet âge-là se terminent par un avortement et 16 % par une fausse couche), l'American Academy of Pediatrics vient de rendre public une déclaration visant à promouvoir la pilule du lendemain. Les pédiatres proposent de munir chaque jeune « sexuellement actif » d'une prescription lui permettant d'obtenir en cas de besoin la « contraception d'urgence » afin de réduire davantage le nombre de grossesses, déjà en diminution, expliquent-ils, grâce à l'augmentation du recours aux contraceptifs ordinaires et à l'augmentation de l'abstinence.

La pilule du lendemain est actuellement en vente libre sans ordonnance aux jeunes femmes de 17 ans et plus, et aux jeunes hommes de 18 ans et plus, mais les mineures ont besoin d'une ordonnance. L'Académie américaine des pédiatres souligne que les  adolescentes ont tendance à davantage aller acheter la pilule du lendemain, surdosée en hormones, si elles disposent d'une prescription avant d'en avoir besoin.

Les indications retenues par AAP sont multiples : « agression sexuelle, rapports vaginaux non protégés, contraception défectueuse – rupture de préservatif, prise insuffisante ou tardive de contraceptifs hormonaux ». Pour couronner le tout l'AAP rappelle aux pédiatres, en les encourageant à faire cette prescription de précaution, que la mise en place d'un dispositif intra-utérin (un contragestif qui empêche la nidation de l'embryon) est également possible chez les mineures mais que tous les cabinets de pédiatres ne sont pas équipés pour le faire.

Alors que l'administration massive d'hormones n'est pas sans risques l'AAP recommande de prescrire la pilule du lendemain sans examen physique, et de la prendre jusqu'à 120 heures après le « non protégé », même si le fabriquant indique que la prise n' est efficace que jusqu'à 72 heures après.

L'AAP recommande même, lorsque les pilules du lendemain du commerce ne sont pas accessibles, d'utiliser des méthodes combinées comme celle dite de Yuzpe, qui consiste à avaler plusieurs pilules ordinaires au levonorgestrel ou à l'estradiol.

Quoi qu'il en soit il est clairement indiqué que certaines études (pas toutes, précise l'AAP) montrent que la « contraception » d'urgence crée un environnement hostile à la nidation et conduit le cas échéant à l'expulsion de l'œuf (un avortement très précoce). On comprend aussi que l'on est aujourd'hui en peine de savoir exactement comment fonctionne la pilule du lendemain, mais qu'on la sait efficace pour empêcher la naissance d'un petit d'homme… Elle ne met pas généralement pas fin à une « grossesse établie », dit l'AAP, mais on sait que la définition de la grossesse a été modifiée pour la faire démarrer une semaine après la fécondation, l'apparition d'une nouvelle vie, au moment de la nidation seulement.

L'AAP note cependant que l'ulipristal (en Europe, EllaOne), plus efficace que les autres en utilisation entre 72 et 120 heures après le rapport, a été testé chez des animaux, et que ces études suggèrent qu'il est à l'origine de « pertes de fœtus » au cours du premier trimestre.

Et de pointer les « réticences » de certains pédiatres qui hésitent à prescrire la contraception d'ugence en raison de leurs « valeurs personnelles » relatives au respect de la vie, ou qui ne la prescrivent qu'en cas de rapports non consentis, ou qui ont des opinions négatives sur l'activité sexuelle des adolescents. Ils sont invités à réfléchir aux motivations de leur refus et de penser à la nécessité d'éviter les grossesses adolescentes. L'AAP prévient les pédiatres qui refusent de prescrire pour des motifs de conscience personnelle violent leurs obligations de médecins et ont le devoir d'informer leurs patients de la possibilité d'obtenir la contraception d'urgence, et au besoin de les renvoyer vers un autre médecin qui la prescrira.

L'AAP prévient que « l'activité sexuelle prévaut parmi les adolescents », ajoutant – sans que cela semble émouvoir quiconque – que « jusqu'à 10 % des adolescents sexuellement actifs pourraient être victimes d'agressions sexuelles ». Un taux effarant rendu possible notamment par les comportements qui ouvrent la porte aux pressions du partenaire et au passage à l'acte perçu comme normal – ça, ce n'est pas le rapport qui le souligne, mais moi.

Et pour bien s'assurer que personne ne passera entre les mailles, l'AAP conclut : 

« Tous les adolescents, mâles et femelles, et les familles des adolescents handicapés, devraient recevoir des conseils en matière de contraception d'urgence dans le cadre de conseils préventifs de routine dans le contexte d'une discussion sur la sécurité sexuelle et le planning familial, indépendamment des intentions actuelles par rapport à l'activité sexuelle. »

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19 juin, 2012

Avortement d'une mineure violée en Argentine : pourquoi il n'aura pas lieu

La presse argentine se passionne depuis la fin mai pour l'histoire d'une adolescente de 16 ans qui, soutenue par ses parents, demandait l'avortement à la suite d'un viol, dans la ville de Calafate (province de Santa Cruz). Une récente décision de la Cour suprême de justice a posé que désormais, le seul fait de se trouver dans l'un des cas visés à l'article 68 du code pénal fédéral, dont la grossesse à la suite d'un viol est estimée faire partie, ouvre droit à l'avortement sans qu'il soit nécessaire d'obtenir un ordre de la justice. Ainsi ce qui avait commencé comme une exception – dépénalisation dans un nombre de situations limité et sous le regard du juge – finit comme un droit que l'on peut revendiquer, dans le cadre d'une simple déclaration sur l'honneur.

Mais pour cette jeune fille, l'avortement n'aura pas lieu. Tout simplement parce qu'elle n'avait pas été violée. Cela a été constaté au cours de l'examen de sa plainte contre son supposé agresseur qui a, malgré tout, permis de judiciariser l'affaire : interrogée d'abord lors du dépôt de plainte, puis filmée derrière un miroir sans tain, on a pu constater des contradictions dans ses récits. Elle a vite avoué avoir menti sur le viol ; voyant qu'elle était enceinte, elle avait eu peur de tout avouer à ses parents et avait inventé le viol.

Dès qu'ils ont su que leur fille était enceinte à la suite de relations sexuelles consenties et suivies avec un adulte de son entourage familial avec lequel elle n'avait pas de liens de sang, les parents ont tout arrêté : les poursuites, et surtout la demande d'avortement.

S'il n'y avait pas eu de dépôt de plainte, ni d'investigation, l'avortement aurait été pratiqué sans autre formalité.

Quoique…

Alors qu'on raisonnait encore comme si la jeune fille avait été effectivement victime d'un viol, les sept gynécologues qui travaillent à l'hôpital local de Calafate ont tous fait connaître par écrit à leur direction qu'ils refusaient de pratiquer l'intervention, avançant leur objection de conscience à l'avortement. Tous motivèrent leur décision par des raisons religieuses ou de conscience, aucun n'avait soulevé un doute quant à la réalité du viol – de fait, si l'on se refuse à tuer l'innocent, la manière dont celui-ci apparaît sur la scène n'est pas ce qu'il y a de plus important.

Aussitôt connue l'opposition des médecins, le Bureau local de protection de l'enfance et de l'adolescence, en la personne de son responsable Norma Costa, avait demandé au juge déjà sollicité par l'hôpital pour s'assurer de l'impunité de celui qui pratiquerait finalement l'avortement, d'ordonner un passage à l'acte rapide. Pendant ce temps – nous étions le 31 mai – la Santé publique de la province étudiait la possibilité de dépêcher un gynécologue plus accommodant d'une autre localité pour pratiquer l'avortement.

Le juge d'instruction de Calafate allait se prononcer, lui, une petite semaine plus tard. C'est le 6 juin que le magistrat, Carlos Narvarte, ordonna au gouvernement de la province de Santa Cruz la mise en œuvre « urgente » d'un protocole hospitalier pour répondre aux « cas non punissables ». Dans le même temps il confirmait qu'il ne donnerait pas de suite judiciaire à l'avortement sur la jeune fille, enceinte alors de 9 semaines : pas de poursuites, mais pas d'accord préalable non plus car celui-ci n'est « pas nécessaire », selo lui, et « viole les droits » de la jeune fille. Et d'exhorter le directeur de l'hôpital d'agir de manière urgente pour respecter l'arrêt de la Cour suprême, en vue de proposer vite une « solution pour la santé » de la jeune fille. A aucun moment il n'a posé la question de la réalité du viol.

Par la suite, il devait reconnaître qu'à l'avenir, et bien que l'arrêt de la Cour se satisfasse d'une déclaration sur l'honneur sur l'existence d'un viol, il serait bon de faire au moins quelques recherches ou expertises préalables avant de passer à l'acte, tâche qui serait à confier aux autorités sanitaires, peut-être appuyés par un « cabinet de professionnels », pourvu qu'ils se décident vite pour que « leur intervention soit rapide et ne constitue pas un obstacle ». Un obstacle à l'élimination du tout petit, bien entendu.


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05 juin, 2012

Angleterre : les responsables d'une école font avorter une jeune fille à l'insu de ses parents

Le maire adjoint de Salford, Angleterre, a justifié la décision des autorités sanitaires et scolaires de sa ville d'aider une jeune fille de quinze ans à avorter à l'insu de ses parents. Une histoire qui remue la presse locale  et montre où en est arrivé la confiscation de l'autorité des parents au Royaume-Uni.

La jeune fille, paniquée et honteuse à l'idée d'être enceinte, s'était rendue dans un hôpital de Manchester où sa grossesse avait été confirmée. Conformément à sa demande, les responsables médicaux ne prirent pas contact avec ses parents mais avec son école. Et c'est au sein de l'école que ses professeurs l'ont « aidée » à prendre la décision d'avorter, vérifiant qu'elle était bien « à l'aise » (le mot anglais est confortable) avec cette idée.

Puis la jeune fille eut la possibilité de subir l'intervention pendant les heures de classe, afin que ses parents ne se doutent de rien. Elle reçut, tout au long de la procédure, le « soutien » de ses professeurs.

Ce n'est qu'une fois le fait accompli que la jeune fille en a parlé à ses parents.

Il faut croire que ce sont ceux-ci qui ont rendu l'affaire publique, puisque dorénavant la presse en parle et que les autorités locales affirment unanimement que cette affaire a été conduite exactement selon les règles et directives nationales de 2004. C'est donc l'adjoint John Merry, adjoint au maire à l'enfance et à la jeunesse, qui a officiellement approuvé les mensonges et les subterfuges, affirmant que « ces directives sont dans l'intérêt de l'enfant et ont été correctement suivies en ces circonstances ».

Les responsables de l'école de la jeune fille ont refusé de commenter le cas. Ils peuvent s'abriter derrière les textes qui autorisent aussi bien les professeurs, les médecins et les infirmières à fournir des « conseils et des traitements sexuels », y compris l'avortement aux enfants et aux mineurs ; rien ne les oblige à avertir les parents s'ils estiment l'enfant « assez mûr » pour prendre une décision. La loi protège ce droit ainsi que le droit à la confidentialité des mineurs dès lors que l'enfant reste « en sécurité ».

Commentant l'affaire, la porte-parole du groupe pro-vie britannique Life, Michaela Aston accuse les directives qui permettent à l'école de devenir « complice de l'occultation, et même complice tout court d'un événement majeur, controversé et potentiellement dommageable dans la vie de la fille de quelqu'un ».

Elle rappelle que les enfants ont besoin d'une autorisation écrite de leurs parents pour avaler ne serait-ce qu'une aspirine…

Pour ce qui est de l'efficacité de la politique publique concernant les grossesses adolescentes, on rappellera qu'en 2009, 2.366 mineures de la région du Grand Manchester sont tombées enceintes. La moitié d'entre elles ont subi un avortement.

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06 mai, 2012

Un juge argentin dénoncé devant le Conseil de la magistrature pour avoir refusé un avortement

Un juge pénal argentin, José Oscar Colabelli, vient d'être dénoncé par plusieurs groupes féministes devant le Conseil de la magistrature de la province de Chubut pour avoir refusé en février dernier l'accès à un avortement « légal » à une jeune fille de 12 ans violée et enceinte, en raison de ses « convictions personnelles » qu'il est accusé d'avoir fait passer devant le « droit provincial, national et international ». La décision devait être révoquée peu après en appel.

L'avortement est considéré comme non punissable en Argentine en cas de viol mais – jusqu'à une date récente – il fallait une décision judiciaire pour constater la situation et faire exécuter cette « pratique médicale légale », comme la nomment les associations féministes. Une récente décision de la Cour de justice suprême fédérale a cédé devant leurs pressions pour déclarer que dans les cas où des exceptions d'impunité sont prévues par la loi, l'avortement peut être pratiqué sans recours aux tribunaux, une nouveauté qui est en train de gagner progressivement les provinces argentines qui doivent l'intégrer dans leur pratique.

Mais pour des associations pour les « droits des femmes » comme le Comité de América Latina y el Caribe para la Defensa de la Mujer, la  Casa de la Mujer Puerto Madryn et la Fundacion Madre Luna, il s'agit de jouer sur tous les fronts. C'est pourquoi elles invoquent un prétendu « droit provincial, national et international », pour faire croire que l'avortement est-un droit, au moins dans certaines circonstances. Or il n'en est rien. Aucun traité international, aucune convention des droits n'affirme un « droit » à l'avortement en quelques circonstances que ce soit, et s'il est vrai que la loi nationale argentine prévoit l'absence de peine pour l'avortement en certains cas, cela n'en fait pas automatiquement un droit. Et ce n'est pas une jurisprudence, fût-elle de la Cour suprême, qui peut le transformer en loi.

C'est précisément parce qu'on lui demandait de prendre un acte qui allait permettre un avortement que le juge d'Esquel, José Oscar Colabelli, a dit « non ». Et il ne s'agissait pas précisément d'ordonner l'intervention mais d'autoriser le prélèvement d'échantillons sur le corps de la mineure et de l'enfant à naître afin de faire des tests ADN pour découvrir quel était le père de ce dernier : ce qui conduisait automatiquement à pratiquer un avortement.

« J'y suis totalement opposé, fondamentalement pour des raisons juridiques, car les principes constitutionnels affirment que la vie doit être protégée depuis la conception, c'est pourquoi je considère qu'il ne pouvait s'opérer une discrimination entre un enfant né et un enfant à naître dès lors qu'il a été engendré », a-t-il expliqué, soulignant la contradiction entre l'article 68 du code pénal argentin qui crée les exception, et la réforme de la Constitution en 1994 qui affirme le respect de la vie.

Au plus tôt, sa situation sera examinée le 21 mai. Colabelli a déclaré ne pas s'attendre à ce que le Conseil de la magistrature s'immisce dans la décision qu'il a rendue.


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26 avril, 2012

Contraception anonyme dès 13 ans, proposent les services de santé britanniques

Un rapport sur la contraception anonyme pour les jeunes mineures fait scandale au Royaume-Uni et révèle que le National Health Service (le service de santé étatisé, NHS) a déjà mis en place des programmes pilotes autorisant des pharmaciens à donner la pilule à des mineures âgées de 13 à 16 ans. Le rapport se fonde sur l'expérience conduite depuis 2008 auprès de cinq officines de Southwark et Lambeth autorisant la distribution anonyme et sans prescription de contraceptifs chimiques aux femmes majeurs ainsi qu'aux mineures de 16 et 17 ans : avec un tel succès, selon les intéressés, que la recommandation a vite suivi de l'autoriser aux jeunes filles dès 13 ans.

Les participants se réjouissent en effet d'avoir fourni la pilule sans prescription, dans 46 % des cas, à des femmes qui ne l'avaient jamais utilisée auparavant. Le rapport signale qu'un quart des distributions a concerné des jeunes femmes de moins de 19 ans, et qu'une majorité des distributions a « bénéficié » à des jeunes femmes noires d'origine africaine ou des Caraïbes ; une seule pharmacie sur les cinq signale que le nombre de pilules du lendemain distribuées a chuté de manière significative depuis la mise en place du plan. Les « consultations » étaient souvent proposées dans le cadre d'une demande de contraceptif d'urgence gratuit. Et dans l'ensemble la première distribution de la pilule n'a pas été suivie d'une demande de nouvelle prescription…

Alors que des médecins généralistes britanniques mettent en avant les risques liés à la fourniture de la pilule sans connaître l'histoire médicale des clientes, et spécialement des très jeunes filles que l'on veut maintenant exposer aux contraceptifs hormonaux sans le moindre garde-fou, le Département de la santé britannique a d'ores et déjà approuvé l'initiative, précisant néanmoins que les pharmaciens avaient un rôle de surveillance à jouer :

« Ils doivent s'assurer pleinement que ces jeunes personnes aient bien compris toutes les implications avant de prescrire (sic) un contraceptif, y compris en les encourageant à s'en ouvrir à leurs parents. »

Ce qui reste de l'ordre du vœu (si l'on ose dire…) pieux.

La revue professionnelle Pulse dit pouvoir révéler que d'autres pharmacies dans les îles britanniques ont été choisies pour mener des programmes similaires, dans certaines banlieues de Londres et de Manchester, tandis qu'une pharmacie dans cette dernière ville et le NHS de l'île de Wight ont déjà commencé dans le cadre de projets pilotes à fournir la pilule à des jeunes filles de 13 à 16 ans.

Le Dr Trevor Stammers, président du Christian Medical Fellowship, a qualifié l'initiative et la recommandation de « profondément troublantes », soulignant qu'elles sont en contradiction « avec la loi sur l'activité sexuelle avant l'âge du consentement légal ». Il met en garde aussi contre les dangers de la pilule qui augmente le risque de formation de caillots sanguins et ne doit pas être donnée sans une auscultation complète.

Le Daily Mail cite le Pr David Paton, de l'université de Nottingham : le plan n'aura aucune efficacité pour faire diminuer le nombre de grossesses adolescentes, affirme-t-il d'après l'expérience : si les jeunes filles savent qu'elles peuvent obtenir la pilule sans que leurs parents le sachent elles seront simplement plus enclines à accepter les relations sexuelles précoces.


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24 mars, 2012

Argentine : pour l'avortement dépénalisé, c'est parti

Une jeune fille de 13 ans enceinte à la suite d'un viol – selon ses dires et ceux de ses parents – est au centre d'une des premières affaires de demande d'avortement sans décision de justice, à la suite de la décision de la Cour suprême argentine que j'évoquais ici il y a dix jours. Jusqu'ici, les demandes d'avortement dépénalisé dans les cas limitativement énumérés par le code pénal étaient de manière générale portés devant le juge à un moment ou à un autre du processus. Les lobbies féministes ont poussé les procédures jusqu'à obtenir la très récente décision qui pose le principe de la possibilité d'une simple décision sanitaire, et tout porte à croire que l'on cherche désormais à transformer l'essai, en amenant les différentes provinces argentines à transcrire ce principe dans leur jurisprudence.

En l'espèce il s'agit donc, dans la province de Cordoba en Argentine centrale, d'une des deux premières demandes d'avortement dépénalisé sur la foi d'une simple déclaration de viol par la jeune fille et ses parents, agissant comme responsables légaux de la mineure. L'autre se joue actuellement à Villa Maria, impliquant une jeune fille handicapée mentale dont le violeur est en détention préventive.

Mais l'affaire dont nous parlons se passe à Cordoba, capitale provinciale. La jeune fille et ses parents se sont présentés à la Maternité provinciale pour présenter leur dossier aux autorités ; ils ont aussitôt été avisés que leur problème serait « résolu ». On attend juste, faute de précédent, un modèle de déclaration sous serment que prépare le ministère de la Santé de la province par laquelle la jeune fille et ses parents devront signer, pour attester à la fois de l'existence d'un viol et d'un consentement à l'avortement.

Et cela suffira. L'affaire devrait être bouclée d'ici à lundi ou mardi.

Mieux : l'hôpital en question s'apprête à établir une liste de ses médecins objecteurs de conscience, ceux qui ne sont pas disposés à pratiquer l'avortement pour des raisons personnelles, mais le médecin qui a communiqué avec la presse, le Dr Luis Picon Ponce, a précisé qu'au vu de la décision de la Cour suprême, l'hôpital est tenu de garantir l'accès à l'avortement : « Le gouvernement provincial doit offrir la possibilité de réaliser l'avortement dépénalisé », a-t-il déclaré. Pour la jeune fille, ce sera un avortement chimique.

C'est que les choses vont vite.

Même si aujourd'hui il n'existe aucun protocole national pour répondre à ce genre de situations, la voie se prépare. Le ministère de la Santé a indiqué certains médecins continueront de « judiciariser », faute de directives précises. Mais on se prépare à agir sur la simple « demande formelle » dont on entend fixer les modalités, vu que telle est l'intention de la Cour suprême.

N'y aura-t-il pas des cas d'accusations ou d'allégations de viol fabriquées de toutes pièces ? Bien entendu,  la Cour l'a même prévu – et balayé. Elle a jugé que le « risque né d'agissements irréguliers de la part de certains individus (…) ne doit jamais constituer une raison pour imposer aux victimes de délits sexuels des obstacles qui portent atteinte à la jouissance effective de leurs droits légitimes ou qui se transforment en risques pour leur santé ». Autrement dit, s'il y a des femmes non violées qui profitent de la dépénalisation, cela devra passer par pertes et profits pour ne pas seulement risquer de priver de leur « droit à l'avortement » les femmes vraiment violées. Et l'existence du viol s'établit au vu d'une déclaration sous serment…

« L'esprit de l'arrêt est de ne pas judiciariser. Cela, nous devons le tenir pour très clair. Si une jeune fille de 13 ans est victime d'un viol, pourquoi faudrait-elle qu'elle raconte tout cela une nouvelle fois, qu'elle parle avec un juge, si tout peut se faire au moyen d'une déclaration sous serment et d'un consentement ? », a déclaré Picon Ponce.

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23 février, 2012

Pays-Bas : refus de protéger un fœtus de 17 semaines menacé par un “crime d'honneur”

Peut-on prévenir un crime d’honneur en mettant sous surveillance un fœtus décrété « non viable » ? C’est la question qui a été posée à un tribunal pour enfants de Dordrecht, aux Pays-Bas, par les services d’aide à l’enfance néerlandais, pour protéger la vie d’un enfant à naître de 17 semaines. Hier, le juge a rejeté la demande des services sociaux au motif que le fœtus n’est sujet de droit qu’à partir de 24 semaines, date de la viabilité légale. Position parfaitement logique, puisqu’aux Pays-Bas l’avortement n’est pas un crime jusqu’à 24 semaines de grossesse…

Il n’empêche que la presse néerlandaise se passionne pour cette affaire qui met les honnêtes gens en face de la schizophrénie du droit, qui est capable de tenir pour rien un enfant en même temps que les services sociaux du pays cherchent à préserver sa vie.

Les comptes-rendus des médias (par exemple ici) ne disent rien sur les origines de la jeune femme par qui ce scandale arrive. On peut supposer qu’elle est d’origine immigrée au vu de ce qui suit. Tombée enceinte à 17 ans, elle avait été recueillie et placée au secret, loin de ses parents, par le service de protection des mineurs parce que celui-ci craignait que la famille de la jeune femme ne cherche à la forcer à avorter, voire à provoquer l’avortement, éventuellement « en lui donnant des coups de pieds, en la malmenant ou en tailladant son ventre », comme il l’a expliqué ensuite devant le juge. Pour laver la « honte » de la grossesse hors-mariage.

Mais la jeune femme était proche de ses 18 ans et dès la date de sa majorité les services sociaux n’avaient plus le droit de la garder : elle a donc quitté le centre où elle avait été recueillie pour aller s’installer avec son ami, non loin de ses parents. Elle a déclaré ne pas craindre que ses parents s’en prennent à son enfant.

Les services sociaux sont, eux, persuadés du contraire, d’où cette demande devant la justice. Une demande inédite, qui pouvait faire jurisprudence s’il avait été décidé de placer la jeune femme au secret contre sa volonté, au nom de la protection de son bébé.

Le refus du juge a été diversement apprécié aux Pays-Bas. Un ancien juge pour enfants, Frans van der Reijt, estime que le service de protection de l’enfance n’avait quasiment aucune chance d’être entendu en l’absence de droits pour un fœtus de moins de 24 semaines ; il espère seulement que la publicité donnée à l’affaire poussera la famille à se montrer prudente et à ne pas intervenir. Il ajoute qu’on aurait pu tenter de mettre la jeune mère sous curatelle, ce qui aurait permis par ricochet permis de protéger la vie qu’elle porte. D’autres spécialistes du droit estiment au contraire que l’enfant même non viable doit pouvoir être protégé. Tant il est vrai que l’enfant peut par exemple hériter dès sa conception…

En France, qu’aurait-on décidé dans un cas semblable ? Probablement à peu près la même chose, si ce n’est que les délais de l’avortement à la demande sont moins longs (14 semaines de grossesse). Mais la justice a déjà refusé d’indemniser une femme pour la mort de son enfant à naître à la suite d’une erreur médicale au motif que celui-ci n’avait pas encore respiré…



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08 février, 2012

Colère en Angleterre : des implants contraceptifs chez des mineures sans consentement parental

Cela se passe dans neuf établissements publics de Southampton, en Angleterre : des petites jeunes filles âgées de 13 ans y ont reçu des implants contraceptifs à l'insu de leurs parents dans le cadre d'un programme  gouvernemental visant à faire baisser le nombre des grossesses adolescentes. Selon le Daily Telegraph, 33 opérations ont été pratiquées sur des collégiennes dans cette ville au cours de cette campagne, mais on ignore combien de mineures ont pu être ainsi stérilisées par des contraceptifs de longue durée dans le cadre scolaire : on sait en tout cas qu'il s'agit de la mise en œuvre de directives gouvernementales imposant aux municipalités de financer l'offre et la mise en place d'implants ou d'injections contraceptives dans les écoles.

Selon une mère de famille citée par le journal, les jeunes filles de Southampton se voyaient proposer l'implant et le recevaient à la suite d'un simple questionnaire médical et d'un entretien avec des « experts de santé », et sans qu'aucune visite de suivi ne leur soit imposée. Le recueil de leur consentement se faisait au terme d'une procédure censée permettre de vérifier leur aptitude à faire le choix d'accepter le « soin ».

Curieusement, les parents cités reprochent moins aux autorités d'avoir installé des implants à leur insu que ne pas avoir assuré un contrôle adéquat a posteriori et de n'avoir pas consulté le médecin de famille des jeunes filles concernées.

Selon des statistiques publiées l'an dernier par la NHS (National Health Service) par moins de 1.700 jeunes filles âgées de 13 et 14 ans ont reçu des implants l'année précédente, 800 autres ayant reçu des injections contraceptives aux effets similaires. Chez les mineures âgées de 15 ans, ces chiffres avaient atteint 3.200 et 1.700 respectivement.

La NHS a défendu la campagne menée à Southampton en assurant que depuis le début, cette pratique a permis de faire chuter de 22 % les grossesses adolescentes.

Est-ce juste et moral pour autant ?

Inévitablement, la stérilisation certes réversible mais de longue durée incite à la précocité des relations sexuelles qui deviennent de plus en plus anodines – blessant le corps et l'âme des jeunes qui se préparent d'amers lendemains en dissociant l'acte sexuel de l'amour, en s'exposant à de difficiles ruptures, spécialement pour les jeunes filles qui auront tout donné à un garçon qui les jettera… Le Family Education Trust assure que les implants encouragent la promiscuité sexuelle et ne protègent pas contre les infections sexuellement transmissibles, de plus en plus fréquentes chez les adolescents au Royaume-Uni. « De telles campagnes aboutissent inévitablement à ce que les garçons fassent pression sur les filles pour obtenir des relations sexuelles », explique son directeur, Norman Wells.

A quoi il faut ajouter les effets secondaires des contraceptifs chimiques, que l'on connaissait déjà grâce à Amère pilule d'Ellen Grant et dont la réalité, la gravité et le nombre sont régulièrement confirmés par des études sérieuses.

Il y a enfin l'effet abortif des implants et des injections : s'ils visent principalement à inhiber l'ovulation pendant trois ans – c'est bon, ça, pour des jeunes filles au début de leur puberté ? – ils ont aussi un effet contragestif avéré puisqu'ils peuvent empêcher la nidation d'un œuf fécondé.

Une jeune fille de treize ans qui fait partie des 33 mineures « traitées » à Southampton a témoigné auprès du Daily Telegraph des raisons de son choix : « J'ai demandé l'implant parce que j'avais envie d'avoir des relations sexuelles », a-t-elle expliqué. Elle estime avoir agi de manière « responsable » et assure que « l'implant fonctionne vraiment bien : je crois qu'il rend un bons service ». Et d'ajouter que la « pleine confidentialité est nécessaire parce que certains enfants n'arrivent tout simplement pas à parler à leurs parents. »

Et sa mère ? Eh bien, finalement elle est « fière » de sa fille qui a pris la responsabilité de se protéger, même si elle pense qu'il est « moralement erroné » de faire pratiquer des interventions chirurgicales mineures à l'école sans consentement parental. Elle demande des excuses à la Solent NHS Trust – mais surtout pour exiger que chaque jeune fille concernée soit obligatoirement convoquée à un rendez-vous de suivi.

Triste époque, décidément.

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19 janvier, 2012

Fillette enceinte en Argentine : deux vies sauvées !

La maman de la fillette argentine de près de douze ans enceinte de quelque 12 semaines a finalement renoncé à demander l'avortement devant la justice. Des « sources bien informées » citées par un quotidien provincial, El Entre Rios, assurent qu'elle s'est rendue aujourd'hui en milieu de matinée devant les tribunaux de la ville de Concordia pour retirer sa demande.

Ce qui l'a fait changer d'avis ? La mobilisation de proches autour de cette famille très pauvre… Ils ont apporté une aide à la famille et même proposé un travail au père du bébé, un jeune de 17 ans que l'on ne présente plus comme un violeur ; il serait désireux d'élever son enfant avec la mère de celui-ci et de prendre ainsi ses responsabilités.

Le grand-père de la fillette, interrogé par la presse, a fini par consentir à parler et il a expliqué que la famille était sous le coup de la douleur de la perte d'un grand fils mort il y a huit mois : l'enfant attendu apportera de « l'air neuf », a-t-il souligné, ajoutant que la grossesse en était déjà à plus de 10 semaines et qu'à son avis la jeune fille était en mesure, physiquement et psychologiquement, d'être mère.

Voilà donc la nouvelle petite vie présentée comme une réalité et comme une espérance.

Mais gageons que les partisans de l'avortement s'en offusqueront.

On peut déjà s'interroger sur les pressions qui ont pu s'exercer sur la mère de la fillette au moment même où elle apprenait la grossesse à l'hôpital de Concordia où elle venait de la conduire, pour qu'elle réclame le « droit » à un avortement dépénalisé possible en cas de viol ou de danger pour la santé de la mère en droit argentin.

Alors même que l'existence du viol n'était pas clairement établi et que l'équipe médicale chargée de la fillette estimaient l'avortement dangereux pour elle, vu l'avancement de la grossesse, le ministre de la Santé d'Entre Rios, Hugo Cettour, s'opposait à ce qu'un avortement soit pratiqué (comme je le racontais ici).

Mais rapidement, des organismes connus comme promoteurs de l'avortement, comme INADI, affirmaient qu'il ne fallait pas s'en remettre à la justice puisque l'excuse de dépénalisation permettait de passer à l'acte. Son porte-parole Pedro Mouratian, citant abusivement la Convention internationale des droits de l'enfant, et invoquant le danger pour la santé « psycho-physique de la jeune fille », a même déclaré qu'il fallait pratiquer l'avortement « sans délai ».

La famille de la fillette coupe l'herbe sous le pied à ces activistes.

Et il y a des journalistes qui ne comprennent pas. Celui qui est allé enquêter à General Campos, village de 3.000 âmes, ou cette famille vit dans l'une des maisons les plus « humbles » de son quartier, raconte qu'elle est bien pauvre, nombreuse, habituée à s'entasser dans un espace très restreint : « C'est comme s'ils ne comprenaient pas ce que signifie être mère à un âge aussi précoce. »

Le problème, c'est que la fillette n'a plus le choix : mère, elle l'est déjà.

Le problème, c'est que le journaliste parle comme s'il ne comprenait pas ce que c'est de faire donner la mort à son propre enfant, qu'on ait onze ans ou quarante.

Un avocat pénaliste argentin, Martin Jauregui, a souligné que si le délit des relations qui ont eu lieu avec cette fillette de moins de douze ans est grave, cela n'empêche pas de tenter de remédier à la situation en donnant la priorité à la vie, qui constitue d'ailleurs la norme supérieure sur le plan hiérarchique, l'avortement n'étant envisageable que s'il n'existe aucun autre moyen d'écarter un danger grave pour la mère.

Il ne reste plus qu'à attendre les réactions indignées des organisations féministes…

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17 janvier, 2012

Argentine : encore une histoire de fillette enceinte…

Cette fois il s'agit d'une fillette de onze ans et dix mois, originaire d'une famille très simple de General Campos en la province d'Entre Rios, Argentine. Les premières dépêches annonçant que sa famille demandait l'avortement pour la jeune fille dont la grossesse a été découverte la semaine dernière expliquaient qu'elle était tombée enceinte à la suite de relations sexuelles avec un autre jeune, un mineur de 17 ans.

Au fil des articles le jeune est devenu un violeur et le rapport un abus sexuel – de toute façon le consentement à l'acte sexuel est juridiquement impossible avant l'âge de 13 ans en Argentine – et cela est nécessaire du point de vue des pro-mort pour « justifier » l'avortement. Le code pénal argentin interdit l'avortement de manière générale mais le dépénalise en cas de viol sur personne vulnérable ou danger pour la vie de la mère…

C'est la représentante légale de la famille, Maria Susana Benitez, qui réclame en justice le droit de faire pratiquer l'avortement sur la fillette enceinte de 12 semaines et demi, tandis que la représentante du Consortium pour les droits sexuels et reproductifs, Silvia Prima, rue dans les brancards en disant qu'il ne faudrait même pas passer devant la justice puisque les conditions de la dépénalisation sont réunies et ouvrent automatiquement le droit à l'avortement (c'est l'un des chevaux de bataille des partisans de l'assouplissement de la loi en Argentine).

C'est le point de vue repris par les médias argentins qui prennent clairement parti en disant que dans des cas comme celui-ci le feu vert de la justice est inutile et que loin d'avoir à attendre la permission de pratiquer l'avortement, les médecins en ont carrément l'obligation puisqu'il n'est pas punissable.

Cependant – chose intéressante à noter alors que l'avortement est si volontiers présenté comme la solution aux problèmes de santé des femmes – l'ensemble de l'équipe médicale concernée de l'hôpital où la fillette se trouve actuellement, a déclaré qu'il n'y a aucune raison thérapeutique de pratiquer l'avortement sur la jeune fille. Aucun « risque obstétrique » ne justifie l'« avortement thérapeutique », ont souligné les médecins, alors qu'au contraire le stade de la grossesse qui va entrer dans son deuxième trimestre rend l'avortement plus dangereux. Viol ou pas. La grossesse, elle, se déroule normalement.

Le ministre de la santé de la province d'Entre Rios, Hugo Cettour, a-t-il fait savoir qu'il s'opposait à l'avortement sur la fillette, tout en soulignant que la justice devait encore se prononcer au vu notamment des évaluations psychiatriques – mais de ce côté-là, aussi, on s'oriente vers un « accompagnement attentif » de la jeune fille.

L'affaire fait la une de la presse argentine et elle est déjà exploitée pour dénoncer la dureté des « pro-vie » et obtenir une modification de la loi.

En l'occurrence, il s'agit pourtant de protéger la santé de la fillette autant que celle de l'enfant qu'elle porte. Et de se demander pourquoi sa famille n'a pas dénoncé les abus sexuels, que l'on invoque aujourd'hui, à la police, se bornant à réclamer le droit de faire avorter la jeune fille.

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17 mai, 2011

Avortement sans consentement parental : la Nouvelle-Zélande en émoi

Le nombre d'avortements sur des adolescentes est important en Nouvelle-Zélande – et, comme l'ont révélé des articles de presse ces dernier jours, nombre d'entre eux sont pratiqués sans que les parents des mineures soient au courant, les jeunes filles étant aidées dans leurs démarches par l'école qu'elles fréquentent.

C'est la mère d'une jeune fille de 16 ans qui a appris que sa fille avait subi un avortement sans qu'elle soit mise au courant ; elle a jugé « horrifiant » le fait que ceux qui l'avaient conseillée, ainsi que ses amis, aient pu recommander à cette jeune fille de ne pas rechercher le soutien de sa mère. Celle-ci c'était rendue compte que quelque chose ne tournait pas rond alors que sa fille avait des accès de larmes répétés. C'est en se renseignant auprès de ses amies que la mère a appris qu'un conseiller de l'école avait emmenée la jeune fille à l'échographie, puis chez le médecin pour faire pratiquer l'avortement.

La mère s'est insurgée contre le fait que les conseillers d'éducation n'hésitent pas à joindre les parents de leurs élèves en cas d'inconduite ou pour discuter de leurs progrès scolaires, mais gardent le silence dans ces situations bien plus dramatiques où la responsabilité des parents n'est pas moins présente. Elle a précisé que sa fille n'avait pas reçu, après l'intervention, d'aide particulière de la part de ceux qui l'avaient aidée à avorter.

Du coup on apprend que cette situation n'est pas isolée : elle a simplement été mise au jour dans ce cas. Interrogée par la presse, une enseignante a déclaré qu'elle avait connaissance d'une affaire où une mineure avait subi deux avortements, l'un connu de ses parents, l'autre pratiqué à leur insu.

L'argument avancé pour la « confidentialité » des avortements sur mineures, qui a été maintenue en Nouvelle-Zélande malgré des initiatives législatives visant à la lever, repose sur l'idée que des jeunes filles peuvent craindre d'être renvoyées de leurs familles si leur grossesse ou leur avortement est révélé, qu'elles peuvent être enceintes du fait de l'inceste, ou qu'elles pourraient craindre de voir leur petit ami poursuivi pour viol sur mineure de 16 ans si leur grossesse était connue.

On avance aussi la nécessaire confidentialité qui rend possible la recherche de conseils pour les jeunes filles qui, autrement, iraient chercher des solutions sur le « marché noir ».

Toutes sortes d'arguments qui ont une apparence de sérieux et de compassion mais qui font passer à côté du vrai problème : l'avortement tue et la jeune fille, mineure ou pas, qui le subit en subit aussi la souffrance et la culpabilité. Bonne nouvelle, la presse néo-zélandaise évoque le cas d'une mineure de 14 ans fière d'avoir assumé la responsabilité de sa grossesse : elle a gardé son enfant et trouvé des solutions pour poursuivre ses études – elle veut être policière.

Une telle note d'optimisme pour contrebalancer la colère et la tristesse de celles qui subissent l'avortement ou le découvrent chez leur fille mérite d'être soulignée. Un autre titre raconte les regrets et la colère d'une jeune femme, aujourd'hui mère d'enfants de 11 et 14 ans, qui avait elle-même avorté à l'insu de ses parents à 16 ans : elle raconte comment sa mère, finalement mise au courant au bout de trois ans, avait apporté un soutien moral inattendu, en l'aidant à « enterrer spirituellement » son enfant : si cette jeune femme affirme aujourd'hui qu'elle n'aurait pas pris une autre décision, elle avoue quand même la culpabilité qui l'a rongée lorsqu'elle a été ensuite enceinte des enfants à qui elle a donné le jour.

Le responsable d'un mouvement pro-vie néo-zélandais, Bob McCoskrie de « Family First », rappelle qu'actuellement 80 avortements par semaine sont pratiqués sur des mineures en Nouvelle-Zélande, notant que dans les pays où la notification parentale est obligatoire, comme dans certains Etats des Etats-Unis, le taux d'avortements comme de grossesses adolescentes avait baissé.

Et d'ajouter qu'on « diabolise » les parents : « Dans l'état actuel de la loi, un parent doit signer pour que sa fille participe à une sortie scolaire au zoo ou joue dans l'équipe de netball, mais il est totalement exclu dès lors qu'il s'agit de permettre ou simplement de savoir que cette même enfant soit mise sous pilule, vaccinée ou soumise à un avortement chirurgical. »

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26 novembre, 2009

Première étape franchie pour la loi espagnole sur l'avortement

Le projet de loi socialiste de libéralisation de l'avortement, qui veut permettre aux femmes l'avortement à la demande jusqu'à 14 semaines de grossesse et supprimer le consentement parental pour les mineures de 16 ans au moins, a franchi sa première étape. Les quatre amendements sur la totalité du texte proposés par l'opposition, au sujet des mineures et de l'objection de conscience ont été rejetés, ceux du Partio Popular l'étant par 183 voix contre 162. On note que les députés du parti supposé d'inspiration catholique, le PNV des nationalistes basques, ont mêlé leurs voix à celles du PSOE de Zapatero dont une seule a manqué à l'appel : il s'agit d'un socialiste dont l'identité n'est pas pour l'heure connue. Pour donner le change, assure HazteOir, la plateforme pro-vie espagnole, le gouvernement s'est montré ouvert au dialogue notamment sur la question des mineures.

A l'issue de la séance les socialistes sont tombés dans les bas les uns des autres, pendant que Zapatero, venu pour la fête, se félicitait de ce que l'Espagne compte ainsi au nombre des « sociétés avancées ».

Ils ont continué de répéter que la loi avait pour but de réduire le nombre des avortements et d'assurer qu'aucune femme n'aille en prison - alors qu'il ne se trouve pas une seule femme dans une prison espagnole pour avoir avorté.

A ce compte-là, s'interroge Javier Cámara dans El Imparcial, « pourquoi ne pas légaliser le terrorisme pour en finir avec l'ETA » ?

Le rejet des amendements redonne la main au gouvrnement espagnol pour la suite du parcours législatif du projet.

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19 mars, 2009

Leçons de l’affaire de l’archevêque d’Olinda et Récife

L’éclipse de la raison

La grosse presse n'en finit pas de parler de la douloureuse affaire de la petite Brésilienne de 9 ans, violée par son beau-père depuis trois ans, enceinte de jumeaux, et qui, avec l’accord de sa mère, fut soumise, le 4 mars, à un avortement à quinze semaines de grossesse. Le tollé médiatique qui a entouré ces faits horribles est aussi un révélateur ; le révélateur de l’endroit où en sont les intelligences et les cœurs dans un monde où tout concourt à empêcher la pensée. L’évêque d’Olinda et Recife, où eut lieu l’avortement – légal au Brésil en cas de viol ou de danger de mort pour la mère – avait publiquement constaté dès le lendemain de l’opération que ses responsables majeurs étaient automatiquement excommuniés. Que ce constat public ait constitué une maladresse n’est pas ici contesté ; la conférence des évêques du Brésil, ainsi que Mgr Fisichella de l’Académie pontificale pour la Vie, l’ont souligné en indiquant à la fois que l’avortement volontaire est toujours un mal mais qu’il était inutile en ce cas de mettre en avant une sanction de l’Eglise alors que les participants à l’acte n’avaient en tête qu’une chose : sauver la vie de la fillette de neuf ans qui avait déjà tant souffert.

Mais un grave problème se pose toutefois : l’indignation médiatique devant l’excommunication suggère que la décision d’avorter était la bonne, celle qu’il fallait prendre à tout prix. Rappeler que l’avortement est un « crime abominable », selon les mots mêmes du concile Vatican II devient dès lors preuve d’insensibilité et d’intégrisme. Tenir à la fois un langage de vérité et de charité semble désormais impossible, parce que l’usage de l’intelligence, du discernement, dans ces affaires hautement sensibles est devenu synonyme de « dureté », d’« institutionnalisme » et de manque d’humanité. Certains mots provoquent des réflexes conditionnés de rejet. Comme nous l’écrivons dans Présent depuis plusieurs années, tel est le ressort caché de toutes les pédagogies décervelantes, de toutes les manipulations médiatiques : faire taire la réflexion, court-circuiter la raison. Le langage de l’émotion devient seul admis, au nom certes de l’infinie miséricorde de Dieu, mais en quoi son plan d’amour pour les hommes a-t-il jamais changé un seul iota à la loi ?

La grosse presse qui, dans le monde entier, s’empara de l’affaire pour vitupérer contre l’archevêque, Mgr Cardoso Sobrinho, pour dénoncer la scandaleuse raideur de l’Eglise, pour laisser croire que l’on minimisait le crime du beau-père (il est en prison), pour dénoncer un « pape intégriste » (sic) et pour faire entendre qu’une sorte de complot religieux visait à laisser mourir la fillette en la privant de ce soin nécessaire qu’était en l’occurrence la suppression de ses deux jeunes enfants.

Le battage et la haine furent abominables et, vu les accusations malveillantes contre l’Eglise tout entière, il est normal qu’elle ait décidé de mettre en avant son visage miséricordieux en désavouant ce que Mgr Cardoso n’avait en définitive… pas fait.

Et puis il y eut les incroyables attaques de Patrice de Plunkett sur son blog accusant ceux qui avaient exprimé leur soutien à l’archevêque de « scandaliser ces petits » en les éloignant de la Bonne nouvelle, de ne connaître que la loi et d’ignorer l’amour, d’être des « geais parés des plumes des éventails préconciliaires abolis par Paul VI », d’alimenter la « cathophobie ». De faire de la « vie » une sorte d’idole, oubliant les bras miséricordieux du Christ. Il alla jusqu’à condamner sans appel « ce scandale, hurlant à la face du Ciel, que fut la publicité donnée au drame de la fillette par Mgr Sobrinho ». Il a hurlé avec les médias. Il a donné l’exemple d’une réaction d’instinct, sans doute poussé par le désir de rendre le message de l’Eglise plus audible à ceux qui en sont éloignés, mais au bout du compte, à force de confusion mentale, le message lui-même en est brouillé.

Il paraît que les hommes ne supportent plus l’argument d’autorité, ils seraient trop fragiles pour entendre la vérité sur l’avortement : c’est là le raisonnement des « pro-vie » qui refusent les manifestations de rue et pensent qu’il ne faut pas ouvertement réclamer l’abrogation de la loi Veil. Il est clair que la fillette brésilienne mérite une compassion sans limites. Mais on s’est surtout focalisé sur le risque pour sa vie. A force de parler ainsi, les religieux et les médecins qui voulaient sauver les TROIS vies, la sienne et celle des jumeaux qu’elle portait, apparaissent comme des bourreaux.

Bien des questions, de circonstance et de fond, se posent pourtant, qu’il aurait fallu éclaircir avant de se jeter dans la mêlée médiatique où tout n’est qu’impressions, idées préconçues, larmes de circonstance et travestissement de la vérité. Les médias s’adressent aux « cerveaux droits ». Malheur aux voix discordantes !

1. Mgr Cardoso Sobrinho est-il celui par qui le « scandale » arriva ?

Certes non. La découverte de la grossesse de la petite fille reçut une importante publicité dès le 25 février, et depuis cette date, le curé de la paroisse de la famille de la fillette, le Père Edson Rodrigues, alla voir l’enfant tous les jours, y compris lorsqu’elle fut hospitalisée à 230 km de chez elle ; il se démultiplia pour apporter appui et soutien à la « toute petite maman » de neuf ans, souillée dans sa chair, confrontée à un drame qui la dépasse. Il entoura également sa mère à elle, et son père légitime. Les deux parents, tout en craignant pour la vie de leur enfant, eurent comme premier mouvement le désir de respecter la vie des deux tout-petits qui avaient été conçus dans des circonstances aussi monstrueuses, mais qui n’en étaient pas moins des êtres humains. De son côté Mgr Cardoso, dans sa ville de Recife où la petite fille était hospitalisée, avait mobilisé une équipe de juristes, de médecins, de psychologues. Jusque tard dans la nuit, ils se penchèrent sur ce cas grave et douloureux pour trouver une réponse juste. Dans les premières heures du mardi matin, constatant que la mère et le père faisaient l’objet de pressions de la part de « travailleurs sociaux » (et non de médecins) pour qu’ils autorisent un avortement immédiat, constatant aussi les fausses informations divulguées par la presse quant à l’état de santé de la fillette, et les pressions médiatiques des groupes pro-avortement au Brésil, Mgr Cardoso demanda un bulletin de santé à l’institut maternel et infantile de Pernambuco où elle était gardée.

Ce fut le directeur de la clinique (« IMIP ») qui l’apporta, confirmant qu’il n’y avait aucune menace imminente sur sa vie et que, si les parents ne voulaient pas d’un avortement, il serait possible de mener la grossesse à terme si les soins nécessaires lui étaient apportés.
En définitive, le père légitime, ébranlé un moment par les affirmations d’une travailleuse sociale, décida de ne pas signer l’autorisation d’avortement. Pour passer à l’acte, l’accord des deux parents était nécessaire. Le père, M. Erivaldo, accompagné de l’avocat du diocèse de Recife, d’un médecin et d’un psychologue, se rendit le mardi après-midi à l’IMIP pour voir lui-même sa fille. Mais elle n’était plus là. Une ONG qui fait de l’agit-prop en faveur du « droit » à l’avortement, « Curumin », avait eu accès à la mère de la petite et avait obtenu d’elle la signature d’une demande d’avortement (en fait, une empreinte digitale, la mère étant illettrée). Comme la fillette n’était nullement en danger de mort l’IMIP, qui ne voulait pas réaliser l’opération, n’avait eu d’autre choix que de lui donner une autorisation de sortie et elle avait été emmenée dans un lieu non précisé. Il s’agissait de la cacher à son père…

Alors que toute la presse brésilienne parlait de l’affaire le père et les représentants du diocèse finirent par découvrir, le mercredi 4 mars, où la fillette avait été emmenée : dans une maternité « référente » pour les avortements légaux à Recife. Et l’avortement avait déjà eu lieu, la procédure ayant été déclenchée dès le mardi soir.

C’est dans ce contexte passionnel que Mgr Cardoso Sobrinho fut sollicité par les médias. Et dans ce contexte qu’il observa que l’avortement volontaire est automatiquement puni d’excommunication, peine qui en l’occurrence ne pouvait évidemment frapper la petite victime mineure, mais sa mère et ceux qui décidèrent l’avortement ou le mirent en œuvre.

2. Y avait-il réellement danger de mort pour la petite fille ?
Les promoteurs de l’avortement avaient répandu dans la presse l’« information » selon laquelle la petite fille, en raison de l’étroitesse de son bassin, risquait de mourir lors de l’accouchement. Crainte non fondée puisque précisément, il s’agissait de la suivre comme on suit une femme présentant une grossesse à risques, et de procéder à une césarienne dès qu’il y aurait une petite chance de survie pour les jumeaux.

Les journaux parlèrent également des risques d’éclampsie, « oubliant » de dire que celle-ci est toujours précédée de signes avant-coureurs qui dans le cas d’une grossesse suivie d’aussi près, permettraient de prendre les mesures nécessaires.

Plusieurs gynécologues-obstétriciens se sont mobilisés pour dire que, bien qu’ayant suivi grand nombre de grossesses d’enfants de moins de 14 ans qui, hélas, sont très fréquentes au Brésil, aucune n’avait provoqué la mort de la mère dès lors que celle-ci recevait les soins nécessaires. Le Dr Elizabeth Kipman Cerqueira, spécialiste en bioéthique, souligna qu’il y avait certes risque de naissance prématurée ou d’avortement spontané mais que ceux-ci présentent moins d’inconvénients que l’avortement provoqué.

Il est intéressant de noter qu’un cas similaire se produisit à Recife en 1978 : on découvrit la grossesse de 18 semaines d’une fillette de neuf ans d’une corpulence similaire à celle de la petite d’Algoinho, mais les médecins, habilités à pratiquer des avortements légaux, refusèrent au motif que l’opération lui ferait courir plus de risques qu’une césarienne. Ils parlaient, disaient-ils, d’expérience, les grossesses enfantines étant « communes » dans leur région.

3. Mgr Cardoso Sobrinho a-t-il « excommunié » la mère et l’équipe médicale ?

Il a lui-même multiplié les déclarations, dès le 6 mars, pour s’insurger contre la manipulation médiatique de son évocation du canon prévoyant l’excommunication automatique. Etait-elle réellement de circonstance ? Pour la mère, la crainte subjective, objectivement infondée, de voir certainement mourir sa petite fille, la rendait sans doute sans objet. Mais pour ceux qui manipulèrent l’affaire, on ne peut en dire autant. Quoi qu’il en soit, Mgr Cardoso a clairement répété : « Je n’ai excommunié personne. C’est la loi de l’Eglise. (…) Mais évidemment cela vaut pour les gens qui ont la foi. Je rappelle que celui qui encourt l’excommunication n’est pas condamné à vie. Les portes de l’Eglise sont toujours ouvertes. Quiconque se convertit et demande pardon, eh bien l’Eglise est toute prête à l’absoudre. Mais pour des délits très graves de cette sorte, les personnes doivent être alertées. » Il s’agissait – mais il est vrai que le monde médiatique ne peut le concevoir – d’une « peine médicinale », maintenue dans le Code de droit canon promulgué par Jean-Paul II, sans doute pour attirer l’attention sur un mal que le monde nomme aujourd’hui bien.

4. Est-il inhumain de parler, aussi, de la survie de deux enfants conçus ?

En entendant hurler les loups, on en arriverait à le croire. Cependant, comme Mgr Cardoso s’est mis en peine de l’expliquer – sans penser qu’effectivement son propos serait déformé – un bien, la survie de la fillette, ne justifie pas n’importe quel moyen, en l’occurrence la mise à mort directe de deux fœtus de quinze semaines, déjà assez grands pour sucer leur pouce… C’est là que le ramollissement cérébral de notre pauvre monde est le plus manifeste : dénonçant le manque de compassion pour la petite fille, on en arrive à dénier le droit des deux enfants de voir leur vie respectée. Or il semble que cela n’était pas impossible, tout en sauvegardant la vie de leur petite maman. Les responsables du diocèse de Recife ont toujours parlé de TROIS vies ; nos bonnes consciences occidentales n’en évoquent plus qu’une, celle qui frappe les imaginations. Le père Edson Rodrigues publie sur son blog une image d’un fœtus avorté du 4e mois : cette vision aussi devrait faire pleurer.

5. Parlant de « marge », le cas d’espèce était évidemment particulièrement tragique. Fallait-il que l’Eglise s’en mêle ?

On sait bien que les législations mettant en œuvre la culture de mort se décident toujours « à la marge », sur des cas hautement émotionnels, surexploités par les médias. Un combat monstrueux est aujourd’hui mené au Brésil pour obtenir la légalisation totale de l’avortement. L’Eglise devait-elle se taire tout à fait, d’autant plus que les droits du père de la fillette avaient été en cette occurrence ouvertement bafoués ? L’évêque et son entourage se sont battus pour trois vies. Ils ont rappelé que la destruction directe d’une vie innocente est toujours en contravention avec le 5e commandement. Cela ne veut pas dire qu’on ne puisse réaliser un acte médical susceptible de sauver la mère tout en risquant de porter indirectement atteinte à la vie de l’enfant qu’elle attend. Par exemple : l’ablation d’un utérus atteint d’un cancer – c’est ce que refusa héroïquement sainte Jeanne Beretta-Molla pour sauver la vie de son bébé. Par exemple encore, l’ablation d’un morceau de trompe en cas de grossesse extra-utérine : bien que l’embryon n’ait alors aucune chance de survie, le respect de son être exige qu’on n’attente pas directement à sa vie et qu’on envisage de tenter de le réimplanter dans le sein de sa mère. Dans aucun de ces cas la mort ne serait directement voulue. Dans l’avortement, c’est la mort qui est recherchée. On ne peut appeler cela un bien. Mais on peut y trouver bien sûr toutes sortes de circonstances atténuantes, et toujours se rappeler que la miséricorde infinie de Dieu pardonne tout, par le sacrifice inouï de son Fils sur la croix.

Le respect de la vie doit être total ou ne pas être. A partir du moment où il y a des cas où l’avortement est « négociable », c’est-à-dire déclaré permis ou encouragé et non compris et pardonné, on admet qu’il est possible de négocier sur d’autres cas. Un peu moins marginaux. Parce qu’on peut toujours faire vibrer la corde sensible…

6. Le violeur ne méritait-il pas une peine bien plus grave que l’excommunication de la mère, et pourquoi n’y a-t-il pas excommunication en son cas ?

La lettre du Code de droit canon est ce qu’elle est. Le péché de viol, spécialement sur un enfant, est évidemment abominable et met sans doute le violeur en état de péché mortel qui l’exclut de la communion tant qu’il n’a pas reçu l’absolution, même s’il n’y a pas d’excommunication automatique. Tout le monde sait et dit que c’est mal !

En l’occurrence, le beau-père qui a avoué les viols a failli être lynché par la foule lors de son arrestation, il a été exposé à des codétenus qui, au Brésil comme en France, ne sont pas tendres pour les violeurs d’enfants, et il a tenté de se suicider en prison en se coupant les poignets avec du fil de nylon. Il encourt quinze ans de prison. C’est peu ? Eh bien, la peine de mort n’existe pas davantage au Brésil qu’en France. D'ailleurs, dans le droit pénal français comme dans le droit pénal brésilien, le viol n'est pas aussi lourdement puni que le meurtre.

Et, quelle que soit l’horreur de son crime (et il est de ceux qui « scandalisent un de ces petits » qui appartiennent au Christ), la miséricorde de Dieu est aussi pour lui. Jésus a donné son Corps et son Sang, son Etre tout entier, pour que même ce criminel puisse hériter du Royaume éternel. A condition de demander le pardon divin…

7. En quoi l’excommunication gêne-t-elle une société presque totalement laïcisée ?

On se le demande. C’est une peine « non punitive » dont la première visée est de faire prendre conscience d’un désordre et d’attirer celui qui l’encourt à chercher à rentrer aussi vite que possible dans la communion de l’Eglise. Elle s’explique par le fait que l’accès à la Sainte Eucharistie fait réellement et véritablement couler le Sang du Christ dans nos veines, qu’il fait de nous des enfants de Dieu, co-héritiers de son Royaume en tant que membres du Corps très saint de son Fils. Depuis l’origine, le péché mortel coupe de cette vie-là d’enfants de Dieu : la vie de la grâce. Quelle signification cela peut-il avoir dans nos pays sans Dieu ? Au Brésil la peine a été présentée comme « médicinale », visant à réveiller les consciences d’une population majoritairement catholique. En quoi l’excommunication gêne-t-elle un athée ou un à peine croyant européen ? Eh bien, elle rime avec exclusion et discrimination. D’où le réflexe conditionné dont nous parlions plus haut. Ce sont les péchés pour lesquels notre société sécularisée ne connaît aucun pardon, aucune miséricorde.

8. Beaucoup de défenseurs de la vie mettent en avant, à juste titre, le traumatisme physiologique, psychologique et moral infligé à la femme qui subit un avortement. Pourquoi n’entend-on pas ce discours à propos de la fillette, troisième victime de l’avortement ?

Parce que cela suppose que l’on mette en avant le fait que l’avortement tue les propres enfants de la mère. La petite fille de Recife vivra avec cette réalité. Comme le dit le Dr Kipman : « Psychologiquement, cette jeune fille a été utilisée comme un vieux chiffon, elle a été détruite en tant que personne, se percevant inconsciemment comme sans valeur, pendant trois longues années. En faisant l’expérience de voir ses enfants traités comme des déchets, son inconscient enregistre : “Regarde, je suis un déchet et de moi ne peuvent sortir que des déchets”. » Presque toutes les femmes qui ont avorté, souvent sous la pression de leurs proches, expérimentent ce sentiment de dévalorisation, de culpabilité, de tristesse. Ce sont les confesseurs qui nous le disent : l’avortement marque terriblement les femmes. Les groupes d’aide spirituelle à celles qui regrettent leur geste expliquent qu’elles ne retrouvent leur intégrité qu’à travers le pardon.

9. L’avortement était-il sans danger pour la fillette ?

A quinze semaines de grossesse, elle a subi un avortement chimique – avec du Cytotec, semble-t-il – dont les effets sont potentiellement mortels (il y eut un cas récent au Portugal), et avec une anesthésie qui ne l’a pas privée de sa conscience. En France, l’avortement chimique ne se pratique pas au-delà de sept semaines en raison des risques qui y sont liés. Que dire des effets d’un tel abortif sur une fillette de 9 ans ? D’autant que, pour aller vite, il lui fut administré à peine quelques heures après son entrée à l’hôpital de Recife. Le lendemain, elle subit un curetage. Le tout, forcément, avec une procédure de dilatation artificielle dont on sait qu’elle peut être responsable d’une faiblesse cervicale compromettent les grossesses à venir. En prétendant « sauver sa vie », les idéologues de l’avortement qui ont tout fait pour en arriver là n’ont pas hésité à prendre ces risques insensés.

Mais les « inhumains », c’est nous…

 
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