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16 avril, 2021

Dhimmitude en marche sur TikTok : un maître d'école néerlandais participe au ramadan

Il s’appelle Martijn, il a 26 ans, et il est maître d’école aux Pays-Bas dans un de ces établissements où la « diversité » a conduit à réduire les autochtones à la portion congrue. Il y a quatre jours, son compte TikTok auquel il associe ses élèves, déjà très suivi depuis le début de la crise du COVID, crève le plafond depuis quatre jours : « Meneer Martijn » – Monsieur Martin – a décidé de faire le ramadan avec sa classe. Et il l’a fait savoir en paroles et en images.

Avec sa classe ? Plus exactement, avec les « 14-15 élèves sur 18, âgés de 11 et 12 ans, qui observent le jeûne islamique « pour se rapprocher d’Allah ».

Martijn a réalisé une vidéo Tiktok mise en ligne dès la veille du ramadan, le 12 avril, où on le voit vider sa tasse de café dans le lavabo, prendre un air dépité devant son « lunch box » et refermer un tiroir dont il n’extraira pas un bagel. Petite danse avec les enfants, petit Blanc compris, musique originale : « Ramadan jour 1… Tout le monde s’y met… Je ne vais pas à l’église, je vais à la mosquée ! »

Le journal régional Brabants Dagblad a été tellement épaté qu’il a envoyé il y a deux jours un journaliste faire un reportage dans la classe. La vidéo est ici.

Maître Martijn demande aux élèves qui s’est levé très tôt ce matin-là. Presque tous les doigts se lèvent. Le petit déjeuner a été pris vers 5 heures… Image de mosquée sur son tableau électronique, le maître explique qu’il a décidé lui aussi de se passer de boire et de manger, au moins pendant les heures d’école. Cela va-t-il ? Oui, répond Martijn : « La faim, ça va. Je n’éprouve pas tellement le besoin de manger. » Mais côté voix, il souffre un peu, faute de pouvoir avaler un peu d’eau…

Les élèves expliquent que le ramadan les amuse, parce que c’est l’occasion de faire de grands repas en famille – quoique moins cette année, à cause du COVID – et qu’ils se sentent soutenus en jeûnant parce que « la plupart » des enfants de la classe participent.

Inutile de dire que les élèves qui ne font pas le ramadan ne sont pas interrogés…

Quant à Martijn, il a indiqué qu’il pensait tenir bon pendant tout le mois du ramadan, mais aux heures d’école. Il verra au fur et à mesure : en dehors des temps scolaires, il envisage de déterminer lui-même combien de temps il tiendra – « Il se peut bien que tout à l’heure, à trois heures, quand les enfants seront partis, je prendrai quand même mon sandwich », dit-il.

Tout cela se passe dans l’école primaire Hubertus, Tilburg. En cherchant bien sur le site de l’école, on finit par comprendre qu’elle est rattachée à un réseau d’établissements « social-catholiques ».

Pas si catholiques, finalement…

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15 octobre, 2020

Cardinal Raymond Burke : “L'éducation fait aujourd'hui l'objet d'attaques féroces.” Traduction intégrale de sa conférence sur les parents, premiers éducateurs

Le cardinal Raymond Leo Burke a donné vendredi dernier une vidéo-conférence dans le cadre d'un colloque virtuel organisé par la coalition pro-famille “Voice of the Family”. Je vous propose ci-dessous ma traduction intégrale de son intervention que l'on pourra retrouver ici dans sa diffusion en anglais, au cœur d'un événement intitulé : “L'appel des pères aux évêques : aidez-nous à défendre la pureté de nos enfants.”

Cette conférence du cardinal Burke est particulièrement opportune au moment où Emmanuel Macron vient de faire savoir qu'il entend interdire par principe l'école à la maison – si ce n'est dans des cas exceptionnels liés à la santé de l'enfant – et mettre en place une obligation de scolarisation dès trois ans, et ce à compter de la rentrée 2021, notamment pour « protéger » les enfants « de la religion ».

Voici la traduction intégrale autorisée de la conférence du cardinal Burke, que celui-ci a bien voulu relire et réviser. – J.S.

*

Les droits des parents en tant que premiers éducateurs de leurs enfants
et l’obligation des parents de s’opposer à un programme scolaire
qui contredit la loi morale




Ce m’est un grand plaisir que d’aider Voice of the Family dans sa noble tâche de promotion de la saine doctrine et de la discipline de l’Église à propos du mariage et de son fruit incomparable : la famille. Je suis particulièrement heureux d’aborder la question cruciale de l’éducation, mission essentielle de la famille, et en même temps expression fondamentale de notre culture.

Toute personne qui réfléchit ne peut que constater combien l’éducation fait aujourd’hui l’objet d’attaques féroces. Tant dans le domaine de l’éducation que dans celui du droit, en tant qu’expressions fondamentales de notre culture, nous assistons à l’abandon de la compréhension de la nature humaine et de la conscience par laquelle Dieu nous appelle à respecter la vérité de la nature, et à vivre en accord avec cette vérité dans un amour pur et désintéressé.

Saint Paul, dans sa Lettre aux Ephésiens, se référant à l’aliénation de l’homme par rapport à Dieu et, par conséquent, par rapport au monde, déclare :

« Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez autrefois éloignés, vous avez été rapprochés par le sang du Christ. Car c’est lui qui est notre paix, qui des deux peuples n’en a fait qu’un ; il a renversé le mur de séparation, l’inimitié, dans sa chair ; il a aboli la loi des ordonnances avec ses prescriptions, afin de former en lui-même, de ces deux peuples, un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier tous deux dans un seul corps, avec Dieu, par la croix, en détruisant en lui-même leur inimitié. Et il est venu annoncer la paix, à vous qui étiez loin, et à ceux qui étaient près ; car c’est par lui que nous avons accès les uns et les autres dans un même Esprit auprès du Père. Vous n’êtes donc plus des étrangers et des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, et membres de la famille de Dieu, puisque vous avez été édifiés sur le fondement des Apôtres et des prophètes, le Christ Jésus étant lui-même la pierre angulaire. En lui, tout l’édifice, bien coordonné, grandit pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous aussi, vous entrez dans sa structure, pour être une habitation de Dieu par l’Esprit-Saint. » (Eph. 2, 13-22)

C’est le Christ seul qui ouvre la compréhension et qui anime le cœur afin que celui-ci embrasse la vérité, et pour qu’il la vive dans l’amour. C’est pourquoi les éducateurs, en coopération avec les parents, conduisent les enfants à connaître le Christ et à le suivre en toutes choses, et ils les guident ainsi vers la paix que désire tout cœur humain. L’éducation, tant à la maison qu’à l’école, ouvre les yeux de l’enfant à la contemplation du mystère de l’amour de Dieu pour nous en l’envoi de son Fils unique dans notre chair humaine et en l’envoi de son Saint Esprit dans nos âmes, grand fruit de l’Incarnation rédemptrice.

Les parents qui, jadis, comptaient sur les écoles pour les aider à élever leurs enfants afin que ceux-ci devinssent de véritables citoyens du ciel et de la terre, de bons membres de l’Église et de bons membres de la société civile, constatent que certaines écoles sont des lieux d’endoctrinement au service du matérialisme athée, et du relativisme qui lui est associé. Ces écoles, en effet, tentent de détruire l’éducation reçue à la maison à propos des vérités les plus fondamentales : la vérité concernant la dignité inviolable de la vie humaine innocente, la vérité sur la sexualité humaine et le mariage, et le caractère irremplaçable de la relation de l’homme avec Dieu, ou de la sainte religion. De plus, lorsque les parents tentent à juste titre de protéger leurs enfants d’une telle idéologie nihiliste, ces écoles tentent de leur imposer l’endoctrinement de manière totalitaire.

Malheureusement, certaines écoles catholiques, pour diverses raisons, reproduisent la situation des écoles non-catholiques en servant l’idéologie anti-vie, anti-famille et anti-religion qui caractérise l’éducation de manière générale. Cette dernière situation est particulièrement pernicieuse, car les parents envoient leurs enfants dans une école catholique, ayant confiance en son caractère véritablement catholique, alors qu’en fait, il n’en est rien. Le fonctionnement de telles écoles sous le vocable catholique est une profonde injustice pour les familles.

À la racine de la situation culturelle déplorable dans laquelle nous nous trouvons, il y a la perte du sens de la nature et de la conscience. Le pape Benoît XVI a abordé cette perte au regard des fondements du droit, dans son discours au Parlement allemand, le Bundestag, lors de sa visite pastorale en Allemagne en septembre 2011. S’appuyant sur l’histoire du jeune roi Salomon lors de son accession au trône, il a rappelé aux dirigeants politiques l’enseignement des Saintes Écritures concernant le labeur de la politique. Dieu avait demandé au roi Salomon quelle requête celui-ci souhaitait faire au commencement de son règne sur le saint peuple de Dieu. Le Saint-Père commentait :

« Que demandera le jeune souverain en ce moment si décisif ? Succès, richesse, une longue vie, l’élimination de ses ennemis ? Il ne demanda rien de tout cela. Par contre il demanda : « Donne à ton serviteur un cœur docile pour gouverner ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal (cf. 1 R, 3,9). »

L’histoire du roi Salomon, comme l’a observé le pape Benoît XVI, enseigne quelle doit être la fin de l’activité politique et, par conséquent, du gouvernement. Il déclarait : «  La politique doit être un engagement pour la justice et créer ainsi les conditions de fond pour la paix. (…) Servir le droit et combattre la domination de l’injustice est et demeure la tâche fondamentale du politicien. » 

Benoît XVI a ensuite posé la question de savoir comment nous pouvons connaître le bien et la justice que l’ordre politique, et plus particulièrement le droit, doivent sauvegarder et promouvoir. Tout en reconnaissant que dans de nombreux domaines « le critère de la majorité peut être suffisant », il a observé qu’un tel principe ne suffit pas « dans les questions fondamentales du droit, où est en jeu la dignité de l’homme et de l’humanité ».  En ce qui concerne les fondements mêmes de la vie de la société, le droit civil positif doit respecter « [la] nature et à [la] raison comme vraies sources du droit ».  En d’autres termes, il faut avoir recours à la loi morale naturelle que Dieu a inscrite dans le cœur de chaque homme. Je pense à ma propre patrie, les États-Unis d’Amérique, où la Cour suprême de la nation a eu la présomption de définir le début de la vie humaine, la nature du partenariat du mariage, et la sexualité humaine elle-même selon des considérations matérialistes et relativistes, sentimentales, au mépris de la loi écrite par Dieu dans le cœur de l’homme. 

Ce que Benoît XVI a observé concernant les fondements du droit dans la nature et la conscience met en évidence le travail fondamental de l’éducation, à savoir le travail consistant à favoriser chez les élèves « un cœur à l’écoute » qui s’efforce de connaître la loi de Dieu et de la respecter par le développement de la vie des vertus. La véritable éducation vise à amener la personne humaine « à sa pleine maturité humaine et chrétienne ».  Disons simplement que les parents doivent veiller à ce que l’éducation donnée à leurs enfants soit cohérente avec l’éducation chrétienne et l’éducation au foyer. De même que la famille est essentielle à la transformation de la culture, l’éducation l’est également en raison de son lien intrinsèque avec la croissance et le développement de l’enfant.

Le très dynamique programme anti-vie, anti-famille et anti-religion de notre époque progresse, en grande partie, en raison du manque d’attention et d’information du grand public. Les médias omniprésents, qui sont les puissants promoteurs de ce programme, désorientent et corrompent les esprits et les cœurs, et émoussent les consciences face à la loi écrite par Dieu dans la nature et dans le cœur de chaque homme. Dans sa lettre encyclique sur l’Évangile de la vie, Evangelium Vitae, Jean-Paul II affirmait :

« Il est urgent de se livrer à une mobilisation générale des consciences et à un effort commun d’ordre éthique, pour mettre en œuvre une grande stratégie pour le service de la vie. Nous devons construire tous ensemble une nouvelle culture de la vie : nouvelle, parce qu’elle sera en mesure d’aborder et de résoudre les problèmes inédits posés aujourd’hui au sujet de la vie de l’homme; nouvelle, parce qu’elle sera adoptée avec une conviction forte et active par tous les chrétiens; nouvelle, parce qu’elle sera capable de susciter un débat culturel sérieux et courageux avec tous. L’urgence de ce tournant culturel tient à la situation historique que nous traversons, mais elle provient surtout de la mission même d’évangélisation qui est celle de l’Eglise. En effet, l’Evangile vise à “transformer du dedans, à rendre neuve l’humanité elle-même” ; il est comme le levain qui fait lever toute la pâte (cf. Mt 13, 33) et, comme tel, il est destiné à imprégner toutes les cultures et à les animer de l’intérieur, afin qu’elles expriment la vérité tout entière sur l’homme et sur sa vie. »

Ce que Jean-Paul II a affirmé à propos de la mobilisation des consciences par rapport à l’inviolabilité de la vie humaine innocente s’applique certainement tout autant et tout aussi fortement à la mobilisation des consciences à l’égard l’intégrité du mariage et de la vie familiale, et à l’égard de la relation irremplaçable avec Dieu, à savoir la sainte religion.

Jean-Paul II n’a pas manqué de noter que de tels efforts doivent commencer par « renouveler la culture de la vie à l’intérieur des communautés chrétiennes elles-mêmes ».  L’Église elle-même doit se pencher sur la situation de tant de ses membres qui, même s’ils prennent part aux activités de l’Église, « tombent trop souvent dans une sorte de dissociation entre la foi chrétienne et ses exigences éthiques à l’égard de la vie, en arrivant ainsi au subjectivisme moral et à certains comportements inacceptables ».  Cette séparation entre la foi de la vie pratique est particulièrement dévastatrice lorsqu’elle touche l’éducation. L’enfant à qui l’on apprend à avoir un « cœur à l’écoute », et qui est naturellement accordé avec sa conscience, avec la loi de Dieu écrite dans son cœur, est corrompu par ceux en qui il est amené à mettre sa confiance. Il n’est que de penser à la corruption engendrée par une fausse éducation à la sexualité humaine : elle est omniprésente. Les parents ne peuvent pas être assez attentifs lorsqu’existe la possibilité qu’une telle corruption s’immisce dans ce qui devrait être l’éducation de leurs enfants.

L’éducation catholique des enfants et des jeunes est une éducation complète, c’est-à-dire le développement de la raison par la transmission compétente de connaissances et de compétences dans le contexte de la foi, par l’étude de Dieu et de son plan pour nous et pour notre monde, tel qu’Il s’est révélé lui-même, et tel qu’Il a révélé ce plan. Voici comment Pie XI, dans sa lettre encyclique Divini Illius Magistri, décrivait l’éducation catholique ou chrétienne :

« La fin propre et immédiate de l’éducation chrétienne est de concourir à l’action de la grâce divine dans la formation du véritable et parfait chrétien, c’est-à-dire à la formation du Christ lui-même dans les hommes régénérés par le baptême, suivant l’expression saisissante de l’Apôtre : Mes petits enfants pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous. En effet, le vrai chrétien doit vivre sa vie surnaturelle dans le Christ, le Christ, votre vie, dit encore l’Apôtre, et le manifester dans toutes ses actions, afin que la vie même de Jésus soit manifestée dans notre chair mortelle.

« Il s’ensuit que l’éducation chrétienne embrasse la vie humaine sous toutes ses formes: sensible et spirituelle, intellectuelle et morale, individuelle, domestique et sociale, non certes pour la diminuer en quoi que ce soit, mais pour l’élever, la régler, la perfectionner, d’après les exemples et la doctrine du Christ. Le vrai chrétien, fruit de l’éducation chrétienne, est donc l’homme surnaturel qui pense, juge, agit, avec constance et avec esprit de suite, suivant la droite raison éclairée par la lumière surnaturelle des exemples et de la doctrine du Christ: en d’autres termes, c’est un homme de caractère. Ce n’est pas n’importe quelle suite ou fermeté de conduite, basée sur des principes tout subjectifs, qui constitue le caractère, mais la constance à obéir aux principes éternels de la justice. Le poète païen le reconnaît lui-même quand il loue sans les séparer les deux qualités de “l’homme juste et ferme dans sa résolution”. C’est d’ailleurs une condition de la pleine justice que de rendre à Dieu ce qui est à Dieu, comme le fait le vrai chrétien. »

Seule une éducation aussi complète peut guider nos enfants et nos jeunes sur la voie du bonheur pour lequel Dieu a créé chacun de nous. Grâce à une bonne éducation à la maison et à l’école, les enfants connaissent le bonheur tant pendant les jours de leur pèlerinage terrestre qu’éternellement en atteignant le but de leur pèlerinage, qui est le Ciel. Seule une telle éducation peut transformer notre culture.

La famille est le premier lieu d’éducation : c’est cette vérité qui définit essentiellement la mission de l’école. L’école est au service de la famille et, par conséquent, elle travaille en étroite collaboration avec elle pour amener les enfants à une maturité toujours plus grande, à la plénitude de la vie dans le Christ. Concernant le mariage et la famille chrétiens, et la mission de l’éducation, Saint Jean Paul II, dans son Exhortation apostolique post-synodale sur la famille de 1981, Familiaris Consortio, a déclaré que « la famille chrétienne, en effet, est la première communauté appelée à annoncer l’Evangile à la personne humaine en développement et à conduire cette dernière, par une éducation et une catéchèse progressives, à sa pleine maturité humaine et chrétienne ».  L’éducation chrétienne dans la famille et à l’école introduit les enfants et les jeunes, de manière toujours plus profonde, dans la Tradition, dans le grand don de notre vie dans le Christ au sein de l’Église, qui nous ont été transmis fidèlement, suivant une ligne ininterrompue, par les Apôtres et leurs successeurs.

Si l’éducation doit être saine, c’est-à-dire au service du bien de l’individu et de la société, doit être particulièrement attentive à s’armer contre les erreurs du sécularisme et du relativisme, de peur de ne pas parvenir à communiquer aux générations suivantes la vérité, la beauté et la bonté de notre vie et de notre monde, telles qu’elles s’expriment dans l’enseignement immuable de la foi, dans son expression la plus haute par la prière, la dévotion et le culte divin, et dans la sainteté de vie de ceux qui professent la foi et adorent Dieu « en esprit et en vérité ». 

La Déclaration sur l’éducation chrétienne, Gravissimum Educationis, du Concile œcuménique Vatican II, a clairement indiqué que la responsabilité première de l’éducation des enfants incombe aux parents qui font confiance aux saines écoles pour les aider à assurer la partie de l’éducation totale de leurs enfants qu’ils ne sont pas en mesure de transmettre à la maison. Le bien essentiel du mariage, qui est le don des enfants, comprend à la fois la procréation et l’éducation de l’enfant. Je cite Gravissimum Educationis :

« Les parents, parce qu’ils ont donné la vie à leurs enfants, ont la très grave obligation de les élever et, à ce titre, doivent être reconnus comme leurs premiers et principaux éducateurs. Le rôle éducatif des parents est d’une telle importance que, en cas de défaillance de leur part, il peut difficilement être suppléé. C’est aux parents, en effet, de créer une atmosphère familiale, animée par l’amour et le respect envers Dieu et les hommes, telle qu’elle favorise l’éducation totale, personnelle et sociale, de leurs enfants. La famille est donc la première école des vertus sociales nécessaires à toute société. Mais c’est surtout dans la famille chrétienne, riche des grâces et des exigences du sacrement de mariage, que dès leur plus jeune âge les enfants doivent, conformément à la foi reçue au baptême, apprendre à découvrir Dieu et à l’honorer ainsi qu’à aimer le prochain. »

Certes, la société, en général, et l’Église, d’une manière particulière, ont également une responsabilité dans l’éducation des enfants et des jeunes, mais cette responsabilité doit toujours être exercée dans le respect de la responsabilité première des parents.

Les parents, pour leur part, doivent être pleinement engagés dans tout service d’éducation que la société et l’Église leur fournissent. Les enfants et les jeunes ne doivent pas être désorientés ou induits en erreur par une éducation dispensée en dehors du foyer qui contredit l’éducation donnée au foyer. Aujourd’hui, les parents doivent être particulièrement vigilants, car certaines écoles sont devenues les instruments d’un programme laïciste hostile à la vie chrétienne. On pense, par exemple, à l’éducation obligatoire dite « de genre » dans certaines écoles : c’est une attaque directe contre la sexualité humaine et contre le mariage et, par conséquent, contre la famille.

Pour le bien de nos jeunes, nous devons tous accorder une attention particulière à l’expression fondamentale de notre culture qu’est l’éducation. Les bons parents et les bons citoyens doivent être attentifs au programme que suivent les écoles, et à la vie au sein des écoles, afin de s’assurer que nos enfants sont formés aux vertus humaines et chrétiennes, et qu’ils ne sont pas déformés par l’endoctrinement dans la confusion et l’erreur concernant les vérités les plus fondamentales de la vie humaine, de la famille et de la religion, car cela conduirait à les rendre esclaves du péché et, par conséquent, à un malheur profond, et à la destruction de la culture.

Au cœur d’un programme d’études solide se trouve le respect tout à la fois de la dignité de la personne humaine et de la tradition du beau, du vrai et du bien dans les arts et les sciences. Si souvent, aujourd’hui, une forme de tolérance des modes de pensée et d’action contraires à la loi morale semble être la clef d’interprétation pour de nombreux chrétiens. Selon cette approche, on ne peut plus distinguer entre le beau et le laid, le vrai et le faux, et le bien et le mal. Cette approche n’est pas solidement ancrée dans la tradition morale, mais elle tend à dominer notre approche dans la mesure où nous finissons par prétendre être chrétiens tout en tolérant des façons de penser et d’agir qui sont diamétralement opposées à la loi morale qui nous est révélée dans la nature et dans les Saintes Écritures. L’approche devient parfois tellement relativiste et subjective que nous n’observons même pas le principe logique fondamental de non-contradiction, qui affirme qu’une chose ne peut pas être et ne pas être en même temps sous le même rapport. En d’autres termes, certaines actions ne peuvent pas être à la fois fidèles à la loi morale et ne pas lui être fidèles.

En fait, la charité seule doit être la clef d’interprétation de nos pensées et de nos actions. Dans le contexte de la charité, la tolérance signifie l’amour inconditionnel de la personne qui est impliquée dans le mal mais une répugnance ferme à l’égard du mal dans lequel la personne est tombée. Toute l’éducation doit viser à former les élèves à la charité par laquelle l’esprit et le cœur répondent au beau, au vrai et au bien, car c’est à cette fin que Dieu nous a créés.

L’éducation qui a lieu d’abord à la maison et qui est enrichie et complétée par les écoles et, surtout, par les écoles véritablement catholiques, est fondamentalement orientée vers la formation de bons citoyens et de bons membres de l’Église. En fin de compte, elle est orientée vers le bonheur de l’individu que l’on trouve dans des relations justes et qui s’épanouit dans la vie éternelle. Elle présuppose la nature objective des choses vers lesquelles le cœur humain est dirigé, s’il est formé pour être un « cœur à l’écoute », c’est-à-dire pour suivre une conscience correctement formée. Elle recherche une connaissance et un amour toujours plus profonds du vrai, du bon et du beau. Elle forme l’individu à cette recherche fondamentale tout au long de sa vie.

Que Dieu inspire et fortifie les parents, qu’Il nous inspire et fortifie tous dans l’œuvre de formation de « cœurs d’écoute » chez nos enfants et nos jeunes, pour leur salut et pour la transformation de notre culture. En nous confiant aux soins maternels de la Vierge Mère de Dieu, puissions-nous chercher et trouver dans le Cœur de Jésus la sagesse et la force de sauvegarder et de promouvoir l’enseignement et la pratique constante de l’Église concernant la vie humaine, la sexualité humaine, le mariage et la famille, et la sainte religion.

Je vous remercie de votre aimable attention. Que Dieu vous bénisse.


Raymond Leo Cardinal Burke

© leblogdejeannesmits pour la traduction.

© Photo : Olivier Figueras

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20 avril, 2019

La pédophilie, une “orientation sexuelle” ? Nous y voilà !


Le cardinal Joseph Tobin, archevêque de Newark, Etats-Unis, aimerait bien que l'on  modifie le Catéchisme de l'Eglise catholique. En qualifiant l'attraction homosexuelle d’« intrinsèquement désordonnée », a-t-il déclaré lors d'une interview sur une chaîne nationale, l’Eglise se rend coupable d’une formulation « très malencontreuse », et il espère qu'elle saura tenir à l'avenir un discours moins « blessant », quels que soient les résultats de sa réflexion sur les relations homosexuelles en elle-mêmes.

Sans doute le cardinal « gay-friendly » ne pensait-il point justifier ainsi la pédophilie.
Mais les mots ont un sens et les concepts des prolongements logiques.

Rien ne l'illustre mieux que cette autre information, rapportée par l’excellent Newman Report sur les aberrations pédagogiques aux Etats-Unis, aussi présentes outre-Atlantique qu'en France.

Les responsables gouvernementaux des écoles publiques en Californie estiment « vraiment important » d'apprendre aux collégiens ce que sont la pédophilie et la pédérastie parce qu’il s'agit d'une « orientation sexuelle ». C'est ce qu'a reconnu une responsable du district scolaire de Brea Olinda, sur interpellation de parents indignés. Et pas question de mettre un terme à cet enseignement dans les classes, a-t-elle ajouté.

C’est donc en classe de troisième (le « 9th grade américain ») que les élèves des écoles publiques seront amenés à découvrir les relations sexuelles entre adultes et adolescents comme une possibilité culturelle. «  Nous faisons cela parce que il est question ici de perspectives historiques ; ne savoir comment les relations entre genres et des différents types d'orientation sexuelle ont existé au cours de l’histoire », a déclaré la vice-surveillante des programmes, Kerrie Torres.

C'était au cours d'une réunion avec les parents d'élèves et on comprend que cet aveu ait provoqué des réactions indignées. Une mère d’élève a aussitôt demandé : « Alors des relations sexuelles entre un homme et un garçon, c'est une orientation sexuelle ? »

Réponse de Torres, qui s'est bien gardé de démentir : « C'est une chose qui  s'est produite au cours de l'histoire, et donc, c'est très important pour nous de l'inclure dans les programmes. »

Des programmes américains par ailleurs formidablement indigents en ce qui concerne d'autres faits historiques, comme par exemple « la naissance, la vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ ou le texte complet du traité du Mayflower », ironise Alex Newman.

L'orientation sexuelle est aujourd’hui de plus en plus protégée par des déclarations de droits et autres chartes de non-discrimination. L’enseignement en Californie prépare objectivement le chemin à une reconnaissance de la pédophilie comme une « orientation sexuelle » parmi d'autres, ce qui devrait interdire en toute logique de qualifier les pulsions sexuelles à l'égard des enfants ou des adolescents comme intrinsèquement désordonnées.

C'est exactement de cette manière que l'on protège « l'orientation sexuelle » constituée par des pulsions sexuelles vis-à-vis de personnes du même sexe. Le simple fait de les considérer « désordonnées » est déjà « blessant », n'est-ce pas, Votre Eminence, Joseph cardinal Tobin ?

En fait, c'est la notion de consentement qui s'est substituée à celle de moralité, pour ce qui est des actes, et l'idée d’une inclination naturelle en elle-même moralement neutre qui remplace l’existence de désirs non conformes à la nature de l’homme.


Cette logique de la neutralité morale de l'attirance homosexuelle s’applique déjà dans des écoles américaines à la neutralité morale de l'attirance pédophile, ou plus exactement à l'attirance éphébophile éprouvée par certains homosexuels. En s'interdisant tout jugement de valeur sur l'attirance homosexuelle, on ouvre la porte à une appréciation analogue d'autres attirances, dès lors que le critère de référence se réduit à la possibilité du libre consentement.

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15 juillet, 2018

Espagne : gouvernement socialiste contre écoles privées sous contrat

Isabel Celaá, ministre socialiste et pasionaria de la laïcité.


En Espagne : le gouvernement socialiste commence son offensive contre les écoles privées sous contrat, le principe de “demande sociale” menacé de suppression en attendant l'abolition des contrats eux-mêmes…


A lire ci-dessous sur reinformation.tv :


Espagne : gouvernement socialiste contre écoles privées sous contrat


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19 avril, 2017

Vidéo : l'enquête d'Armel Joubert des Ouches sur les livres pornographiques imposés dans le secondaire

A voir d'urgence, et à partager ! Ce reportage donne la parole à des jeunes brisés, fracassés par des lectures malsaines imposées même dans des écoles catholiques sous contrat. Leur souffrance accuse les responsables de ces écoles… Mais le scandale continue.

Je m'honore d'avoir participé, modestement, à la réalisation de cette enquête. Je sais que pour les jeunes filles qui ont parlé, courageusement, de ce qu'on les a obligé à lire et à faire, leur témoignage a eu des effets bénéfiques : enfin elles étaient reconnues comme victimes d'une injustice, d'une agression insupportable. La vérité rend libre !


La vidéo est également disponible sur le site Reinformation.tv (C'est par ici ) avec lequel ce blog est désormais en partenariat. « RITV » diffuse quotidiennement des informations écrites originales, et aussi, régulièrement, des reportages video de très belle qualité.


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04 décembre, 2014

Maine : un élève transgenre fait condamner son école à 75000 $, et le droit pour ses semblables d’aller aux toilettes chez les filles

Voilà une procédure qui touche à sa fin. Nicole Maines, 17 ans, vient d’obtenir la condamnation du Département scolaire d’Orono, dans le Maine, qui lui avait interdit d’accéder aux toilettes des filles à l’école primaire et au collège. Au terme de sept ans de conflit judiciaire, la Penonscot County Superior Court vient d’enjoindre aux autorités scolaires de ne plus se livrer à de telles pratiques « discriminatoires » à l’égard d’élèves transgenres, comme l’est Nicole Maines.
La même décision condamne le Département scolaire d’Orono à verser 75.000 $ à l’association de défense LGBT Gay & Lesbian Advocates & Defenders (GLAD) qui représentait l’élève et ses parents. Une bonne part de cette somme sera versée à cette famille, a assuré une représentante de GLAD.
L’affaire avait démarré il y a sept ans lorsque la famille de Nicole avait porté l’affaire devant la Commission des droits humains de l’Etat du Maine. C’était la première plainte dans le cadre d’un refus d’accès aux toilettes correspondant au « genre » auquel s’identifiait un élève « transgenre ». Nicole avait donc 11 ans à l’époque… La Commission des droits humains devait s’associer à la famille pour engager des poursuites judiciaires en 2009.
 Né garçon – et baptisé Wyatt, avec un frère jumeau, Jonas Maines – mais se sentant fille depuis l’âge de 2 ans, « Nicole » s’était vu refuser l’accès aux toilettes des filles à l’école élémentaire Asa Adams d’Orono après que le grand-père d’un autre élève, un garçon, eut protesté contre l’autorisation donnée dans un premier temps. On lui avait accordé la permission d’utiliser les toilettes des professeurs.
La famille de Wyatt-Nicole a estimé que cette solution était « discriminatoire ».
Désormais l’adolescent, qui souffre selon un diagnostic médical de « dysphorie de genre » (un « trouble de l’identité de genre » qui fait que le patient s’identifie avec le sexe opposé au sien) rêve de subir une opération pour changer de sexe biologique.
Nicole a été nommée en octobre parmi les 50 « héroïnes ordinaires » de l’année, les « femmes qui inspirent » récompensées tous les ans par Glamour Magazine.

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29 novembre, 2014

Milan : un professeur de religion suspendu pour avoir montré “Le cri silencieux”

Les jeunes filles, surtout, étaient sous le choc : à Milan, des élèves de 16 ans ont visionné Le cri silencieux de Bernard Nathanson en cours de religion, et ils ont été horrifiés de voir la réalité d’un avortement. Le film, produit en 1984 par cet ancien avorteur horrifié par ce qu’il a personnellement fait à des milliers d’enfants à naître, est principalement constitué par une échographie. Il montre le tout petit d’homme qui cherche à se sauver lorsque l’instrument de l’avorteur s’approche de lui. Et sa bouche s’ouvre dans un cri silencieux…
C’est poignant, mais une échographie en noir et blanc n’est pas un film « gore ». Oui, il y a, vers la fin, quelques images fixes de bébés avortés à un stade avancé de la grossesse. Des images véritables, hélas. Mais le film roumain 4 mois 3 semaines 2 jours, qui fait partie en France de l’arsenal des films pour lycéens de l’Education nationale, est plus réaliste. Et pour voir des horreurs bien plus effrayantes, il suffit  d’allumer la télévision, même avant minuit.
Et pour tout vous dire il y a des films bien plus effroyables d’avortements réels, même à huit semaines (le tout petit filmé dans l’échographie de Nathanson est à 10 semaines de gestation, comme l’expliquait ici le Pr Lejeune).
Le documentaire a donc été diffusé il y a quelques semaines devant des filles et des garçons déjà grands adolescents, dans un lycée public. L’enseignant, « G.N. », a 52 ans ; cela fait déjà huit ans qu’il enseigne dans cet établissement scientifique. « Il faut que vous compreniez », lance le professeur aux élèves. Une trentaine de minutes « d’images très fortes », souligne la presse locale : fortes parce qu’elles montrent un vrai petit d’homme qui est vraiment tué…
A la sortie du cours, les jeunes bouleversés – des filles, surtout, sont en larmes – en parlent à un professeur qui sort d’une autre salle ; plusieurs s’en ouvrent à leurs parents et l’affaire remonte au directeur du lycée, Alfredo Petitto. Il suspend l’enseignant, une semaine après les faits.
Chose plus étonnante : la suspension a été décidée en accord avec l’archevêché de Milan : une « contremesure » qui vient répondre à ce qui s’est passé, « sans démenti », observe la presse. « G.N. » ne répond pas aux exigences « minimales » pour être professeur de religion.
« A la suite du signalement fait par certains parents du lycée Cardano de Milan à la direction de l’institution, le 10 novembre, le service de l’enseignement de la religion catholique du diocèse de Milan a engagé la procédure de révocation de l’aptitude à l’enseignement de la religion catholique du professeur G.N. par manque de la nécessaire “compétence pédagogique”, au sens du canon 804 paragraphe 2 du code de droit canonique », affirme le communiqué du diocèse, publié le 10 novembre dernier. Je ne ferai pas de commentaire.
Ce qu’il y a finalement d’intéressant dans cette affaire, c’est que la presse italienne dans son ensemble parle d’une vidéo « choc », reconnaissant par là que les images même bien peu précises d’un avortement même bien peu tardif sont profondément bouleversantes. C’est vrai. Si l’avortement, c’est cela, pourquoi le cache-t-on ?

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10 novembre, 2014

Les élèves néerlandais veulent des toilettes transgenre

Les élèves d’une centaine d’écoles secondaires participeront mercerdi à une opération de revendication de toilettes transgenre. Les lycéens qui ne savent pas, ou « pas encore » s’ils sont filles ou garçons en ont assez d’hésiter chaque jour pour savoir s’ils doivent aller chez les filles ou chez les garçons veulent des toilettes à leur intention. Au lieu de se retenir toute la journée… Ils entendent mettre des autocollants sur les wc pour indiquer que tous peuvent y aller : filles, garçons, indéfinis.



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29 octobre, 2014

Chili : “Nicolas a deux Papas” cofinancé par l'UE et l'ambassade des Pays-Bas

Co-financé par l’Union européenne et l’ambassade des Pays-Bas, l’album pour enfants Nicolas tiene 2 Papas (« Nicolas a deux papas ») vient d’être lancé au Chili et sera distribué dans 500 classes de maternelle avec le soutien du Collège d’éducateurs des tout-petits et de l’Université du Chili. C’est également la première fois qu’une administration publique latino-américaine participe au financement d’une telle initiative qui a déclenché une avalanche de critiques ainsi qu’une pétition pour dire la colère des pères et mères de familles qui n’ont – évidemment – pas été consultés.
La pétition est en ligne ici. Elle s’adresse à l’ambassade des Pays-Bas et au représentant de l’UE au Chili et s’accompagne d’analyses, notamment d’élus de la Démocratie chrétienne qui dénoncent une atteinte à « l’innocence » des enfants passant par l’imposition d’« idéologies dans le plus pur style totalitaire ». « C’est d’autant plus grave lorsqu’il s’agit de familles vulnérables qui n’ont pas l’option de choisir un jardin d’enfants conforme à leurs croyances et de mineurs dont la sexualité n’est pas développée. »
Le 23 octobre dernier, Marion Kappeyne, ambassadrice des Pays-Bas au Chili, prononçait le discours de lancement de l’album de promotion de l’« homoparentalité », se félicitant du travail de l’auteur et de l’illustrateur du livre et de l’entrée de celui-ci dans le pays :
« Les principes de Yogyakarta sont considérés comme des principes directeurs pour le gouvernement néerlandais. Ces principes comprennent une liste des droits humains et des libertés fondamentales relatives à l’orientation sexuelle. Le noyau de ces principes est le message signifié par l’universalité des droits humains, les mêmes pour tous y compris les LGBT.
« Quand c’est possible, l’ambassade des Pays-Bas soutient les organisations qui travaillent sur le terrain de la diversité sexuelle. (…) En 2001, la Hollande fut le premier pays du monde à légaliser le mariage des couples de même sexe. Nous sommes contents d’apprendre que la présidente Bachelet a fait figurer une loi de mariage égalitaire parmi ses propositions. »
Rappelant que les Pays-Bas ont aussitôt légalisé l’adoption homosexuelle et que l’égalité totale de droits a été formalisée en 2012, elle a expliqué que n’importe qui peut y adopter, à condition d’être déclaré apte et « à l’issue d’une formation adéquate » : « hétérosexuels, homosexuels, célibataires, chrétiens, musulmans, Turcs, Marocains ». Marion Kappeyne a également cité des études selon lesquels les enfants ayant grandi dans un foyer homosexuel « sont aussi heureux ou malheureux que les autres » et font preuve d’une « identité de genre similaire » : « L’identité de genre et l’orientation sexuelle ne sont pas acquises : on naît avec elles. Ce qui importe, c’est l’amour dans toutes les familles et le respect mutuel entre tous les membres de la famille, quelle que soit sa composition. » Et pour répandre ce message, « Il faut commencer tôt ! »

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16 septembre, 2014

La photo du jour : quel est le féminin d'“un instituteur gai et gentil” ?

Merci au pédopsychiatre Vincent Rouyer qui a relayé cette photo sur sa page facebook – elle vaut le détour. 




Est-elle authentique ?

Ce qui est sûr, c'est que l'exercice en question fait partie de l'« évaluation diagnostique du début de CM1 » en 2010 (voir ici).

Et que l'irrégularité de l'écriture, les fautes d'orthographe et le choix des mots sont tout aussi caractéristiques de l'enfant du XXIe siècle que cette focalisation sur le discours LGBT…

Donc, selon toute probabilité, oui.

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28 août, 2014

“Dis-moi dix mots”

Sous la rubrique « Actions éducatives en faveur de la langue française », le Bulletin officiel de l’Education nationale adresse aujourd'hui tous azimuts un appel à participer à l’opération nationale « Dis-moi dix mots ». Ecoliers et lycéens de tout poil, mais aussi les « jeunes placés dans les centres éducatifs fermés » et les « personnes scolarisées dans les établissements pénitentiaires » sont invités à participer à ce concours destiné à la « sensibilisation à la langue française ». Il s’agit de « produire » – collectivement, bien sûr, c’est en tant que classe que l’on participe – une œuvre littéraire ou artistique autour de dix mots choisis sous l’égide du ministère de la culture et de la communication.
Francophonie ? La question se pose…
Le « concours des dix mots » et le « concours de l’imagier des dix mots » mobilise un monde inimaginable. Leur pilotage engage le ministère de la culture, mais pas seulement : il y a aussi celui de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, celui des affaires étrangères, l’Institut français et le ministère de l’agriculture. Et pour le choix des mots, la France, la Belgique, le Québec, la Suisse et l’Organisation internationale de la francophonie regroupant 77 Etats et gouvernements « dans le monde » (sic) ont travaillé dur.
Jusque-là, tout va bien. Hormis le côté gadget.
Oui, je peux employer ce mot anglophone dans cet article sur la langue française puisque le thème de l’année 2014-2015 est celui-ci : « Dis-moi dix mots… que tu accueilles. »
Des « mots venus d’ailleurs, des mots voyageurs, empruntés à d’autres civilisations au gré de l’histoire des peuples »… C’est une « invitation au voyage » et davantage encore une invitation à l’ouverture des frontières. Bien sûr.
Donc, pour la défense et illustration de la langue française version XXIe siècle, voici les mots gagnants :
• amalgame  • bravo  • cibler  • grigri / gris-gris  • inuit(e)  • kermesse  • kitsch ou kitch  • sérendipité • wiki • zénitude.
Si, si, la zénitude !


On comprend qu’il ait fallu une telle débauche de recherche et de pourparlers.
C’est ici que vous trouverez une présentation complète du concours, avec des liens vers le site qui dit vraiment tout. Et notamment la liste de l’année dernière :
• ambiancer – à tire-larigot – charivari – s’enlivrer (non, il n’y a pas de faute) – faribole – hurluberlu – ouf – timbré – tohu-bohu – zigzag.
La culture de mort, c’est aussi la mort de la culture…

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23 juillet, 2014

Italie : une école catholique menacée de sanctions pour “homophobie”

Le ministre italien de l’Education a menacé une école catholique de sanctions « sévères » après que sa directrice a décidé de ne pas renouveler le contrat à durée déterminée d’une enseignante au motif de son homosexualité. Stefania Giannini a annoncé dans le quotidien de gauche La Repubblica l’ouverture d’une enquête à l’encontre de Sœur Eugenia Libratore, accusée de « racisme » et de « discrimination » à l’égard de l’enseignante.
La religieuse avait interrogé ladite enseignante, objet de rumeurs persistantes, sur son « orientation sexuelle ». « Silvia » – le nom qu’elle a donné dans une interview à La Repubblica – n’a jamais confirmé qu’elle est lesbienne. « Me demander de réfuter des rumeurs à propos de mon orientation sexuelle, et faire dépendre de la réponse le renouvellement de mon contrat, était inacceptable. Comme s’il était normal de poser des questions sur ce qui se passe sous la couette des employés… »
Mais la directrice de l’école Sacro Cuore de Trente, tout en précisant que l’enseignante est une bonne professionnelle, a revendiqué le droit de cet établissement catholique de s’intéresser au comportement moral de son corps professoral pour satisfaire à son devoir de « protéger l’environnement de l’école » : « Nous avons un millier d’élèves ici. Voilà le problème : l’école catholique possède des caractéristiques et des exigences d’éducation qui lui sont propres : il nous semble que nous devons les défendre à tout prix. »
Il faut préciser qu’aussi bien des élèves et des parents de l’école, ainsi que certains collègues enseignants s’étaient plaints de la teneur de certaines déclarations faites par l’enseignante en cours. Un communiqué de la direction précise que « plusieurs personnes avaient fait part de leur désapprobation à propos du discours du professeur sur la sexualité, qu’ils considéraient inapproprié, pas à sa place et incompatible avec l’environnement scolaire ».
L’enseignante a mis en action le lourd arsenal de la dictature du relativisme en allant se plaindre à la Confédération générale du travail italienne (CGIL), non sans prévenir l’association militante pro-LGBT ArciGay qui a, de son côté, sommé le gouvernement italien de s’expliquer sur ce qui s’est passé dans cette « école privée financée par des fonds publics ». La responsable pour « l’Egalité des chances » de la province du Trentin, Sara Ferrari, a jugé pour sa part que s’il s’avère que le non-renouvellement du contrat a été en effet motivé par une considération liée à la sphère privée, ce serait « grave ».
« Silvia » accuse sœur Eugenia d’avoir interprété son refus de dire si elle avait une concubine comme « démontrant la réalité » des rumeurs. En lui proposant de rechercher la « guérison » de son attraction homosexuelle, ajoute l’enseignante, elle s’est montrée « raciste » : « Elle devrait réfléchir au concept d’homophobie. » « Silvia » s’est dite « particulièrement offensée » lorsque des recommandations sur l’homosexualité ont circulé dans l’école, où il était notamment question de « thérapie réparatrice ». »
« Ce qui m’arrive est digne du Moyen Age : cela fait penser à la discrimination subie par les Juifs ou les Noirs », a-t-elle ajouté, exprimant le souhait que les pouvoirs publics exercent un vrai contrôle à ce sujet sur les écoles privées qu’ils subventionnent.
L’enseignante a reçu le soutien d’Ivan Scalfarotto, militant homosexualiste et vice-président du Parti démocratique au pouvoir, secrétaire d’Etat à la Réforme constitutionnelle et initiateur de la loi « anti-homophobe ». Il a déclaré à La Repubblica qu’il faut une « évaluation civile-légale pour empêcher cette violation injustifiable du principe d’égalité et de non-discrimination sanctuarisé dans la Constitution, les conventions internationales et les lois » : que l’école en question reçoive des fonds publics, ajoute-t-il, « fait que cette histoire est encore plus insupportablement triste ».
Source : Hilary White, sur LifeSite.

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...