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09 avril, 2016

“Voice of the Family” publie une première analyse critique d'“Amoris Laetitia”

“Voice of the Family”, une coalition d'associations provie et pro-famille a publié cet hier soir une analyse critique de l'Exhortation apostolique “Amoris Laetitia”. Je vous en propose ici ma traduction. On notera particulièrement la citation tronquée et hors contexte de “Gaudium et Spes”. – J.S.



La promulgation de l'Exhortation apostolique Amoris Laetitia par le pape François marque la conclusion d'un processus synodal qui a été dominé par des tentatives visant à saper la doctrine catholique sur les questions relatives à la vie humaine, au mariage et à la famille ; sur des questions qui comprennent, mais qui ne se limitent pas à l’indissolubilité du mariage, la contraception, les méthodes artificielles de reproduction, homosexualité, l'idéologie du genre et les droits des parents et des enfants. Ces tentatives en vue d'altérer la doctrine catholique affaiblissent le témoignage de l'Eglise en faveur des vérités d’ordre naturel et surnaturel et ont menacé le bien-être de la famille, spécialement les plus faibles ou les plus vulnérables.

L'Exhortation apostolique Amoris Laetitia est un document très long, qui aborde une vaste quantité de sujets relatifs à la famille. De nombreux passages reflètent fidèlement l'enseignement catholique mais cela ne peut en aucun cas atténuer la gravité des passages qui sapent l'enseignement et la pratique de l'Eglise catholique. Voice of the Family a l'intention de présenter des analyses complètes des problèmes sérieux que pose le texte au cours des jours et des semaines à venir.
Voice of the Family exprime d'emblée un certain nombre d'inquiétudes, avec le plus grand respect pour l'office pontifical ; et ce uniquement en raison d’un désir sincère d'assister la hiérarchie dans la proclamation de la doctrine catholique sur la vie, le mariage et la famille, et pour promouvoir le bien authentique de la famille et de ses membres les plus vulnérables.
Nous considérons qu’en soulevant les problèmes suivants nous remplissons notre devoir tel que l’expose clairement le code de droit canonique :
« Selon le savoir, la compétence et le prestige dont ils jouissent, ils ont le droit et parfois le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauvent l’intégrité de la foi et des mœurs et la révérence due aux Pasteurs, et en tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes » (canon 212 §3).
Permettre au « divorcés remariés » d'accéder à la communion
Amoris Laetitia, au cours du chapitre 8, paragraphes 291 à 312, propose nombre d'approches qui préparent la voie à l'accès des catholiques « divorcés remariés » à la communion sans véritable repentance ni changement de vie. Ces paragraphes présentent :
1. Un exposé confus de l'enseignement de l'Eglise sur la nature et les effets du péché mortel, sur l'imputabilité du péché, et sur la nature de la conscience.
2. L'utilisation d'un langage idéologique au lieu de la terminologie traditionnelle de l'Eglise.
 3. Le recours à des citations isolées et trompeuses de documents ecclésiaux antérieurs.
Un exemple particulièrement troublant d'une citation inexacte de l'enseignement antérieure se trouve au paragraphe 298 dans la déclaration du pape Jean-Paul II dans Familiaris Consortio, selon laquelle il existe des situations où, « pour de graves motifs – par l'exemple l'éducation des enfants –, remplir l'obligation de la séparation ». Cependant dans Amoris Laetitia la deuxième moitié de la phrase du pape Jean-Paul II, qui affirme que de tels couples « prennent l'engagement de vivre en complète continence, c'est-à-dire en s'abstenant des actes réservés aux époux » (FC 84), est omise.
En outre, dans la note de bas de page qui accompagne cette citation trompeuse, nous lisons :
« Dans de telles situations, de nombreuses personnes, connaissant et acceptant la possibilité de vivre “comme frères et sœurs” que l’Eglise leur offre, soulignent que si certaines expressions d’intimité font défaut, “il arrive souvent que la fidélité coure des risques et le bien des enfants être compromis” (Concile œcuménique Vatican II, Constitution pastorale sur l’Eglise dans le monde moderne Gaudium et Spes 51. » 
Le document se réfère en effet à cette opinion erronée mais n'explique pas pourquoi il s'agit d'une approche fausse qui consiste en ceci :
1.  Tous les actes sexuels en dehors d'un mariage valide intrinsèquement mauvais et il n'est jamais possible de justifier un acte intrinsèquement mauvais, fût-ce en vue d'obtenir une bonne fin.
2. « La fidélité est mise en péril » par des actes d'intimité sexuelle en dehors du mariage mais la fidélité se vit lorsque deux individus au sein d’une union invalides s'abstiennent de l'intimité sexuelle par fidélité à leur union originelle, qui demeure valide.
 3. La citation implique que les enfants vont souffrir parce que leurs parents, avec l'aide de la divine grâce, vivent chastement. Au contraire, de tels parents donnent à leurs enfants un exemple de fidélité, de chasteté et de confiance en la puissance de la grâce de Dieu.

Le document cite Gaudium et Spes mais le passage est cité hors contexte et ne soutient pas l'argument avancé. Le contexte dit clairement que Gaudium et Spes parle de catholiques mariés, dans le contexte de la procréation, et non pas de ceux qui cohabitent au sein d'une union invalides. La phrase complète est celle-ci :
« Là où l’intimité conjugale est interrompue, la fidélité peut courir des risques et le bien des enfants être compromis : car en ce cas sont mis en péril et l’éducation des enfants et le courage nécessaire pour en accepter d’autres ultérieurement. »
Il est donc difficile de ne pas en conclure que l'exhortation apostolique est en train au moins de soulever l'éventualité selon laquelle des actes sexuels adultères pourrait dans certains cas être justifiés et qu'il a mal cité Gaudium et Spes dans l'objectif apparent de donner un fondement à cela.
D’autres approches qui sapent la doctrine catholique sur la réception des sacrements seront soulevés par Voice of the Family prochainement.

Les droits parentaux et l'éducation sexuelle
Amoris Laetitia comprend une section intitulée « Oui à l’éducation sexuelle »  (paragraphes 280 à 286).  Cette section recouvre plus de 5 pages sans même nommer les parents une seule fois. A l’inverse on y fait référence aux « institutions éducatives ». Mais l'éducation sexuelle, « droit et devoir fondamentaux des parents doit toujours se réaliser sous leur conduite attentive, tant à la maison que dans les centres d'éducation choisis et contrôlés par eux » (Jean-Paul II, Familiaris Consortio n° 37).
L'omission de cet enseignement fait gravement défaut aux parents au moment où les droits parentaux concernant l'éducation sexuelle sont sous le coup d’attaques graves et répétées dans de nombreuses nations du monde et dans le cadre des institutions internationales. Dans ce chapitre, Amoris Laetitia ne cite aucun des documents antérieurs de l'Eglise qui affirment clairement ce droit ; mais il cite un psychanalyste, Erich Fromm, associé à l'École de Francfort. Les références antérieures du document aux droits parentaux au paragraphe 84, quoique bienvenues, ne compensent pas le fait que les parents aient été exclus de ce chapitre.

 Les unions homosexuelles
Amoris Laetitia, dans la continuité d'une approche adoptée dans les documents synodaux antérieurs, implique que les unions de couples de même sexe peuvent présenter une certaine stabilité et peuvent avoir une sorte de similarité voire de relation au mariage. L’Exhortation déclare :
« Nous devons reconnaître la grande variété des situations familiales qui peuvent offrir une certaine protection, mais les unions de fait, ou entre personnes du même sexe, par exemple, ne peuvent pas être placidement comparées au mariage » (§ 52).
Il y a de forte pression dans les institutions internationales en vue de faire abolir le concept traditionnel de la famille à travers l'adoption d'un langage qui fait référence à la variété ou à la diversité des formes familiales. L'idée selon laquelle les unions de même sexe font partie d'une de la grande variété des situations familiales est précisément ce contre quoi les groupes pro-famille se battent. En ayant recours à ce langage l'exhortation apostolique sape le travail du mouvement pro-famille en vue de protéger la véritable définition de la famille et ainsi de protéger les enfants qui dépendent de la structure familiale voulu par Dieu pour leur bien-être et pour leur sain développement.
Il faut noter que dans le paragraphe 251 l'enseignement authentique de l'Eglise, selon lequel « il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille », est réaffirmé.

Idéologie du genre
Amoris Laetitia avalise un aspect central de l'idéologie du genre en affirmant qu'il est nécessaire d'insister sur le fait que le sexe biologique et le genre socioculturel peuvent être « distingués mais non séparés » (paragraphe 56). Cette acceptation du principe sous-jacent de la théorie du genre sape la critique, par ailleurs bienvenue dans le document, de l'idéologie et de ses effets. La notion fausse selon laquelle le sexe biologique peut être distingué de ce qu'on appelle le genre a d'abord été proposée au cours des années 1950 et elle constitue le fondement de l'idéologie du genre. L'opposition aux conséquences de « l'idéologie du genre » sera impossible si son premier principe erroné est accepté.

Les atteintes à la vie humaine innocente
Amoris Laetitia échoue à prendre la mesure de la menace contre les enfants à naître, les vieillards et les handicapés. Selon des estimations prudentes plus d'un milliard d’enfants à naître ont été détruits par l'avortement au cours du siècle dernier. Mais dans un document qui veut relever les défis auxquels la famille fait face – un document de 264 pages – il n'y a que quelques mentions, en passant, de l'avortement. La destruction causée par les méthodes artificielles de reproduction n’est pas non plus mentionnée alors que celles-ci ont causé la perte de millions de vies humaines. L'absence d’une prise en compte sérieuse des atteintes à la vie à naître dans ce contexte constitue une grave omission.
Il y a également très peu de références à l'euthanasie et au suicide assisté malgré les pressions croissantes en vue de les faire légaliser dans le monde entier. Le fait de n'avoir pas évoqué cette menace de manière adéquate constitue également une omission très regrettable.

Contraception
Amoris Laetitia échoue à reformuler de manière adéquate l'enseignement catholique sur le recours à la contraception. Il s'agit d'une omission troublante vu que la séparation des fins procréative et unitive de l'acte sexuel est un catalyseur de premier plan pour la culture de mort, et qu'il y a une désobéissance massive ainsi qu'une ignorance à l’égard de l'enseignement de l'Église dans ce domaine précisément parce que la hiérarchie à manqué à son devoir de communiquer cette vérité. La manière dont le document aborde la conscience souffre également de défauts à la fois dans le paragraphe 222 qui parle de la paternité responsable, et dans le chapitre 8 qui évoque l'accès au sacrement de ceux qui se trouve en situation d'adultère public. Le paragraphe 303 est particulièrement inquiétant, notamment lorsqu'il affirme :
« Mais cette conscience peut reconnaître non seulement qu’une situation ne répond pas objectivement aux exigences géné­rales de l’Évangile. De même, elle peut recon­naître sincèrement et honnêtement que c’est, pour le moment, la réponse généreuse qu’on peut donner à Dieu, et découvrir avec une certaine as­surance morale que cette réponse est le don de soi que Dieu lui-même demande au milieu de la complexité concrète des limitations, même si elle n’atteint pas encore pleinement l’idéal objectif. De toute manière, souvenons-nous que ce discernement est dynamique et doit demeurer toujours ouvert à de nouvelles étapes de croissance et à de nouvelles décisions qui permettront de réaliser l’idéal plus pleinement. »
Cette assertion semble faire sien une mauvaise interprétation de la loi de la gradualité et elle suggère que dans certaines occasions le péché n'est pas seulement impossible à éviter mais même activement voulu par Dieu pour telle personne. Cela serait clairement inacceptable.

Conclusion
Ce texte ne constitue qu'une brève introduction aux très nombreux problèmes que l'on rencontre dans Amoris Laetitia. Il va falloir l’étudier de manière plus approfondie afin de mettre au jour toutes les implications du texte mais il est déjà extrêmement clair que le document ne parvient pas à fournir un exposé clair et fidèle de la doctrine catholique et qu'il conduit immanquablement vers des conclusions qui auraient pour résultat des violations de l'enseignement immuable de l'Eglise catholique, et des disciplines qui sont fondés sur lui. Notre analyse initiale  soulève suffisamment de raisons pour considérer ce document comme une menace pour l'intégrité de la foi catholique et pour le bien authentique de la famille.
Nous réitérons une nouvelle fois que nous exprimons ces critiques avec une grand respect envers la charge pontificale, tout en ayant conscience de nos devoirs en tant que laïcs catholiques vis-à-vis du bien de l'Eglise, et de nos devoirs en tant que militants provie et pro-famille, qui devons travailler à protéger la famille et ses membres les plus vulnérables.

Voice of the family est une coalition internationale de 26 organisations provie et pro-famille, qui était présente à Rome à la fois au cours du Synode extraordinaire en 2014 et du Synode ordinaire sur la famille en 2015. Contact : enquiry@voiceofthefamily.com.


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18 février, 2016

Le cardinal Vincent Nichols, ouvert aux « unions homosexuelles », pressenti au nouveau dicastère pour les laïcs, la famille et la vie

Le cardinal Vincent Nichols a reçu son chapeau
des mains du pape François, début 2014
De source sérieuse, le cardinal-archevêque de Westminster, Vincent Nichols, aurait de bonnes chances de devenir le chef du nouveau dicastère du Vatican pour les laïcs, la famille et la vie. C'est une nouvelle pour le moins inquiétante, si elle devait s'avérer, dans la mesure où le cardinal Nichols surprend depuis longtemps par ses prises de positions progressistes sur les questions de la vie et de la famille. Qu'il s'agisse de l'avortement, de la contraception, des droits et du statut de l'embryon, de l'éducation sexuelle, des unions homosexuelles ou de l’accès à la communion des divorcés « remariés », ses déclarations publiques sont depuis longtemps critiqués par les mouvements britanniques pour le respect de la vie et les catholiques soucieux d'une interprétation correcte des enseignements de l'Eglise.
Voice of the Family a publié mardi un communiqué pour dire son inquiétude devant l'éventualité de la nomination du cardinal Nichols. Le nouveau dicastère pour lesquelles il serait pressenti remplace le Conseil pontifical pour les laïcs, le Conseil pontifical pour la famille et l'Académie pontificale pour la vie. Avec sa dimension nouvelle, le nouveau dicastère aura également un poids plus important au sein de l’Eglise. Dans la foulée du synode sur la famille, il sera certainement chargé d’en répandre les propositions et les recommandations.
Avec un évêque aussi controversée à sa tête, il conforterait certainement la position de ceux qui militent, comme ils le disent, pour une nouvelle discipline –mais en fait aussi et surtout pour une nouvelle doctrine à propos du mariage, de la famille et de la sexualité humaine.
Le fait que le nom du cardinal Nichols puisse circuler à propos de cette prochaine nomination, alors qu'on attend précisément aussi la parution du de l'exhortation apostolique sur la famille au mois de mars, laisse craindre que les options les plus libérales avancées lors des deux synodes aient peut l'emporter. Ce n’est pas une éventualité que l’on puisse écarter d’emblée puisque ce type de texte n’engage pas l'infaillibilité pontificals.
Le cardinal Nichols est connu pour son l'ouverture aux unions homosexuelles, dont il ne refuse pas qu’elles puissent obtenir une certaine forme de reconnaissance de la part de l'Eglise. Il a lui-même célébré une messe pour le groupe « Soho » des catholiques LGBT de Westminster en mai 2010. Ce groupe est connu pour sa contestation ouverte à l'égard de la morale enseignée par l'Église.
Voice of the family note : « Il paraît impossible que le cardinal puisse apporter au pape François le soutien dont il a besoin en ces heures ou où le sens véritable  du mariage est en crise dans le monde entier. Il est tout aussi inconcevable qu’une personne qui s'oppose aussi ouvertement à l'enseignement catholique puisse être une inspiration pour ses frères cardinaux, les évêques, les prêtres et les laïcs dans leur tâche de défense de la vie humaine, du mariage et de la famille. »
L'organisme exhorte les catholiques « à prier pour que le Saint-Père nomme un témoin courageux de la doctrine catholique sur la vie et la famille à ce nouveau poste ». « La famille subit aujourd'hui des attaques constantes. Les victimes de cette crise, les enfants à naître, les handicapés, les vieillards, les enfants qui risquent d'être exposés à une éducation sexuelle corruptrice, les parents qui se battent pour élever leurs  enfants conformément à la loi morale, ont besoin d'une voix forte qui puisse s'exprimer en leur nom. Cela ne pourra certes pas se faire à travers la nomination d'un opposant tenace à l’enseignement catholique orthodoxe », ajoute Voice of the Family.
Le cardinal Nichols, interrogé dans les médias britanniques, a multiplié les déclarations hétérodoxes. En 2010 il concédait sans la moindre réserve que l'Eglise anglicane avait dû se résoudre à ordonner des femmes prêtres et même dans certains endroits des femmes évêques, afin de refléter les valeurs contemporaines de la société. Interrogé sur le fait de savoir si l'Église catholique allait faire preuve du même genre de « flexibilité » que l'Église anglicane en sanctionnant des unions gay, le cardinal Nichols avait répondu : « Je ne sais pas. Qui sait ce qui se trouvera plus tard sur le chemin. »
 A propos de la reconnaissance des partenariats gay, il répondait mollement au Telegraph, le 11 septembre 2010 : « Je ne sais pas. Il y a dans le Livre de la nature un lien inhérent entre la sexualité humaine et la procréation, et ces deux choses ne peuvent au bout du compte jamais être totalement séparés. Les gens qui ont une orientation homosexuelle disent : “D'accord, mais attendez une minute. Comment le Livre de la nature est-il inscrit en moi ?” La chose la plus importante que dit la tradition chrétienne est celle-ci, ne vous considérez pas simplement comme un individu isolé mais comme faisant partie d'une plus grande famille. Les exigences morales que nous impose cette tradition sont difficiles. Cette tradition dit que la sexualité humaine est ordonnée à l'expression d'un don total de soi dans la fidélité, d'une manière ouverte à la création d'une nouvelle vie. Maintenant, c'est difficile, c'est un idéal élevé. Je ne suis pas sûr que beaucoup de gens l'aient jamais observé dans sa totalité, mais cela ne veut pas dire qu'il n'ait pas de sens. »
A la même époque – c'était juste avant la visite de Benoît XVI au Royaume –Unis, Mgr Nichols, toujours interrogé par la BBC, intervenait vivement pour contester le fait que l'Église soit hostile aux unions homosexuelles. « Ce n'est pas vrai, pas dans ce pays. Dans ce pays nous (la Conférence des évêques d'Angleterre et du Pays de Galles), avons été très nuancés. Nous ne nous sommes pas opposés aux partenariats civils homosexuels, nous avons reconnu que dans la loi britannique ceux-ci pouvaient se justifier. Nous avons de manière constante déclarée que ces partenariats ne sont pas la même chose que le mariage. » Un peu plus loin dans l'interview un autre intervenant note que l’Eglise catholique en Angleterre fait  preuve en la matière d’une certaine « indépendance » à l'égard du Vatican. Le cardinal Nichols ne se donne pas la peine de démentir…
 Le 26 novembre 2011, interrogé par The Tablet, Mgr Nichols vantait le partenariat civil comme offrant aux personnes de même sexe à la recherche d'une relation pour toute la vie une structure leur permettant de trouver leur place, une protection, et un cadre juridique, affirmant que l'Église est très soucieuse de la notion d'égalité afin que chacun puisse jouir du même type de traitement dans tous les domaines de la vie.
En octobre dernier, le télégraphe rendait compte de la déception du cardinal Nichols devant la mise à l'écart des formulations révolutionnaires de la Relatio post disceptationis du premier synode sur la famille à propos de l'homosexualité. Le rapport définitif du Synode extraordinaire sur la famille n’est pas allé assez loin, selon le cardinal. Il s’est dit attaché aux mots ont été biffés, à propos des couples homosexuels : « respect », « accueil », et « valeur ».
Le cardinal Nichols est également président du groupe Marriage Care qui apporte conseil et soutien à tous dans le cadre de la relation maritale. Le groupe est ouvert à chacun, quel que soit son genre, son âge, sa race, sa croyance ou son orientation sexuelle, il refuse un système de doctrine mais préfère exhorter ses membres à se faire reconnaître par leur comportement « inclusif et aimant ». Le groupe propose des préparations privées au mariage – y compris aux couples gay.

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05 octobre, 2015

“Voice of the Family” publie un manifeste pour faire entendre la voix des laïcs lors du synode sur la famille

Formée d'une coalition de plusieurs dizaines de mouvements provie et pro-famille,  Voice of the Family, se prévalant des responsabilités propres des laïcs exposées par le canon 212.3 du code de droit canonique, a décidé d'accomplir son « devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l'Eglise et de la faire connaître aux autres fidèles »… Le manifeste demande aux pères synodaux de « prendre toutes les mesures pour protéger l'intégrité de la doctrine catholique et ce faisant, de protéger nos familles contre les ravages de la culture de mort.

La grande confusion qui règne autour du synode, nonobstant les protestations selon lesquelles la doctrine ne sera pas changée, mais aussi les graves insuffisances de l'Instrumentum laboris, justifient l'inquiétude de ce mouvement de laïcs né avec le synode extraordinaire l'an dernier.

Que la doctrine ne puisse être changée, nous le savons tous : l'enseignement de l'Eglise est pérenne et elle a l'assistance du Saint-Esprit. Mais sa pratique peut ne pas être à la hauteur et même porter atteinte à cet enseignement jusque dans le cœur des fidèles : l'objectif du texte est de rappeler la doctrine claire et de souligner que la pastorale doit être en conformité avec la Vérité.

Il ne s'agit pas pour Voice of the Family de faire comme si tout allait bien : oui, la famille est face à des défis sans précédent. Mais : « Nous savons aussi qu'il n'y a rien de plus essentiel à notre travail que le témoignage courageux des évêques de l'Église catholique. L'absence de ces témoins a des conséquences dévastatrices pour la famille. »

Il s'agit de lutter contre tous les aspects de la culture de mort alors que le mariage, la famille et la vie elle-même subissent des assauts sans précédent, y compris à travers la pornographie et les attaques contre les droits des parents comme premiers éducateurs de leurs enfants.

Beaucoup de ces questions sont absentes, à peine effleurées ou présentées de manière ambiguë par l'Instrumentum laboris.

Le texte est disponible en ligne en français.

Faites-le connaître !

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18 juin, 2015

Déclaration de “Voice of the Family” sur l'encyclique Laudato Si’

Communiqué

ROME, le 18 Juin 2015


La coalition internationale Voice of the Family est profondément préoccupée par l’absence, dans la lettre encyclique Laudato Si’,  de toute réaffirmation de l'enseignement de l'Église contre la contraception et  pour la procréation comme fin première de l'acte sexuel.


L'encyclique publiée ce matin affirme opportunément  que « la défense de la nature n’est pas compatible … avec la justification de l’avortement » (n° 120) et « que la croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire »" (n° 50).


Néanmoins, l'omission de toute référence à l'enseignement de l'Église sur la contraception laisse les catholiques mal préparés pour résister  au programme international de contrôle de la population.

« Dieu a commandé à l'homme : “Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la” (Gn 1,28) », a déclaré Maria Madise, porte-parole de Voice of the Family, « mais le mouvement écologiste voit la croissance de la population comme une menace ». « Les pays en développement  croulent sous les contraceptifs et sont soumis à de fortes pressions pour légaliser l'avortement. Étant donné que la contraception et l'écologie vont si souvent main dans la main, il est profondément troublant que l'enseignement de l’Église sur la primauté de la procréation ne soit pas réaffirmée », a-t-elle déploré.


Patrick Buckley, lobbyiste à l’ONU pour la Société pour la protection des enfants à naître (SPUC), a noté que « l’encyclique  appelle, aux paragraphes 173-175,  à renforcer l'action internationale en matière d'environnement, mais oublie en même temps de préparer les catholiques  aux conséquences évidentes de cette même action : une recrudescence des  tentatives d'imposer encore davantage la contraception et l'avortement aux pays en développement ».

Le Pr Hans Schellnhuber a été parmi les personnalités choisies par le Saint-Siège pour présenter ce matin l'encyclique à la presse. Schellnhuber est connu pour avoir déclaré que la « “capacité  d’accueil” de la planète » se situe « en dessous d’un milliard de personnes ». La population mondiale devrait donc être réduite de plus de 80 % pour atteindre cet objectif.


John-Henry Westen, co-fondateur de Voice of the Family et rédacteur en chef de LifeSiteNews, a commenté : « Le professeur Schellnhuber est un activiste favorable à  la création d'un gouvernement mondial doté de pouvoirs pour imposer des mesures  nécessaires pour résoudre la crise de l'environnement, laquelle, selon lui, exige une  diminution de la population. Dans ce contexte, les références dans l'encyclique à la nécessité d’une “véritable autorité politique mondiale” avec le pouvoir de “sanctionner”, sont profondément troublantes. »

Il a été  annoncé hier que le professeur Schellnhuber  venait d’être nommé membre de l'Académie pontificale des Sciences par le pape François.

En novembre prochain, l’Académie pontificale des Sciences accueillera un colloque pour discuter comment utiliser les enfants comme « agents du changement ». Il prévoit dans son ordre du jour de réfléchir aux stratégies possibles pour faire appel aux enfants  comme émissaires  du programme écologiste mondial.  De telles  actions semblent être approuvées par l'encyclique aux paragraphes 209-215. Certains de ceux qui sont impliqués dans les ateliers du colloque, tels Jeffrey Sachs, sont parmi les promoteurs les plus véhéments de la contraception et de l'avortement comme moyens indispensables  au contrôle de la natalité.


John Smeaton, co-fondateur de Voice of the Family et directeur du SPUC, a déclaré: « Le mouvement écologiste international cherche souvent à convaincre les enfants que le monde est surpeuplé et que cela doit être résolu par le contrôle de la natalité  au moyen de la contraception et de l'avortement. Il  existe aujourd’hui un danger grave que nos enfants soient exposés à ce programme, sous couvert de sensibilisation aux questions écologiques. Les projets de l’Académie pontificale des Sciences et l'absence dans l'encyclique d’un enseignement clair sur ces dangers, nous laissent sur nos gardes. Les parents catholiques doivent résister à toutes les attaques contre nos enfants, même quand elles proviennent de l'intérieur du Vatican. »

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Qui sommes-nous ?
Voice of the family peut être contactée par email à l’adresseenquiry@voiceofthefamily.info ou par téléphone au +44 (0)20 7820 3148  (ligne fixe au Royaume-Uni).

Vous pouvez suivre Voice of the Family par :
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Voice of the Family est une coalition internationale d’organisations pro-vie et pro-famille, animées par des laïcs engagés, avec le but d’offrir leur expertise et leurs ressources aux responsables de l’Église, aux médias, aux organismes à but non lucratif et aux gouvernements, avant, pendant et après le Synode des évêques catholiques sur la famille.
Voice of the Family réunit 24 organisations-membres dans les cinq continents :

• Acción Vida y Familia   (Panama)
• Alfa Szövetség/Alpha Alliance  (Hongrie)
• Campagne Québec-Vie (Canada)
• Campaign Life Catholics (Canada)
• Campaign Life Coalition  (Canada)
• Catholic Democrats (Irlande)
• Catholic Voice  (Irlande)
• CENAP (République Tchèque)
• Culture of Life Africa  (Afrique)
• European Life Network (Irlande)
• Famiglia Domani (Italie)
• Family Life International NZ (Nouvelle Zélande)
• Friends of Human Life Foundation/Klub Przyjaciół Ludzkiego Życia (Pologne)
• Holy Family Apostolate (Ecosse)
• Hnutí Pro život ČR  (République Tchèque)
• Human Life International (HLI)  (international)
• Liga pár páru ČR (République Tchèque)
• LifeSiteNews.com  (international)
• National Association of Catholic Families (NACF) (Angleterrre)
• Observatorio Católico del Ecuador (Equateur)
• Profesionales por la Ética  (Espagne)
• Res Claritatis (République Tchèque)
• Society for the Protection of Unborn Children (SPUC)  (Royaume-Uni)
• Voto Catolico Colombia (Colombie)

Les vérités suivantes sont au cœur de l’action de Voice of the Family :
• Le mariage sacramentel qui unit les parents par un lien indissoluble est le plus grand protecteur de tous les enfants, nés ou à naître.
• La séparation artificielle des dimensions unitive et procréative de l'acte conjugal est un composant essentiel de la culture de mort.
• Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants et c’est par l'éducation et la formation des parents et des futurs parents que l’on doit bâtir la culture de vie.

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23 mai, 2015

Symposium sur le climat au Vatican : une conférence de Maria Madise, de “Voice of the Family”

Les 8 et 9 mai s'est tenue à Rome une série de conférences dans le cadre du Forum sur la vie, co-organisé par “Voice of the Family”, LifeSiteNews et Human Life International et, sur place, par “Famiglia Domani”. Je vous propose ici la traduction de l'allocution de Maria Madise, de “Voice of the Family”, sur l'étrange symposium sur le climat qui s'est tenu au Vatican le 28 avril. Une question des plus importantes pour ceux qui s'engagent dans la défense de la vie et de la famille. Cette traduction fait suite à celle du texte sur ce qui s'est passé au synode extraodinaire d'octobre dernier, dans un résumé proposé par Matthew McCusker, membre de “Voice of the Family”, qui met très bien en relief la manière dont on a tenté de manipuler le synode – une entreprise partiellement réussie. – Le premier texte se trouve ici. — J.S.

Maria Madise, “Voice of the Family”
Le mardi 28 avril s’est tenu au Vatican, un symposium s’est tenu à l'Académie pontificale des sciences sur le thème Protéger la Terre rendre digne l'humanité. Les dimension morales du changement climatique et du développement durable. L’atelier s'est déroulé en présence de deux des principaux promoteurs mondiaux du contrôle de la population, Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, et le professeur Jeffrey Sachs, directeur de l’Earth Institute. L'événement a été co-organis » par l'Académie pontificale des sciences, par le Réseau Solutions pour un développement durable (Sustainable Development Solutions Network) et par Religions for Peace (« religions pour la paix »), dans l'attente de la nouvelle encyclique du pape sur l'environnement.
Le symposium a abouti, conformément à son objectif, à la publication d’une déclaration conjointe sur « l'impératif moral et religieux du développement durable, mettant l'accent sur le lien intrinsèque entre respect de l'environnement et respect à l'égard des personnes ». Cette affirmation de l’existence d’un lien intrinsèque est extrêmement trompeuse ; elle fait le lien entre la véritable crise humaine de la pauvreté et de l'esclavage moderne et certaines théories du changement climatique. Les participants à l'atelier du Vatican cherchaient à « éveiller les consciences conscience et à créer un consensus sur le fait que les valeurs du développement durable sont en cohérence avec les valeurs des traditions des grandes religions, en s’intéressant tout particulièrement sur les plus vulnérables ».
Nous autres du lobby provie et pro-famille sommes en droit de poser cette question : quelles sont les implications de cette focalisation spéciale sur les plus vulnérables ? Les promoteurs de la vie et de la famille qui font du lobbying à l’ONU, parmi lesquels plusieurs sont présents ici aujourd'hui, ne savent que trop à quel point les questions environnementales sont devenues une sorte de parapluie qui sert à couvrir un large spectre d’atteintes à la vie humaine et à la famille. Ces attaques constituent une menace immédiate à l'égard de la vie des plus vulnérables : les enfants à naître, les handicapés et les personnes âgées, en même temps qu’elles entraînent de graves violations des droits des parents en tant que premiers éducateurs de leurs enfants.
Au vu des attaques contre la vie humaine et innocente qu'on a pu constater à l’ONU sous couleur de régler des problèmes environnementaux, il est très troublant de noter l'objectif mise en avant dans l'ordre du jour de cet atelier : il s’agit d’« aider à construire un mouvement global et trans-religieux au service du développement durable et du changement climatique tout au long de 2015 et au-delà ».
Il est encore plus troublant de voir que cet ordre du jour correspond exactement, dans le temps, aux négociations des Objectifs du développement durable (Sustainable Development Goals, SDG) à l'ONU, où l'on trouve précisément ces attaques contre les membres les plus vulnérables de la population mondiale. Les négociations SDG qui vont aboutir en juin et juillet vont déterminer l'orientation et l'aide financière pour les pays du tiers-monde au cours des quinze prochaines années. Au moment où ces négociations auront lieu, nous devrions disposer d'une encyclique pape sur…  l'environnementalisme.
On peut imaginer à quel point le lobby du contrôle de la population et de l'avortement légal se sentiront forts de l'influence exercée au Vatican par deux figures de proue de la culture de mort, Ban Ki-moon et le professeur Jeffrey Sachs, et ce d'autant que nous sommes nous à la veille de la publication d'une encyclique sur l'environnement. L’ONU doit attendre avidement cette encyclique et d'espérer qu’elle permettra de fournir une justification morale pour la mise en place d’Objectifs de développement durable contraignants dans le monde entier. Si l’encyclique reste silencieuse à propos de la politique cachée de l'ONU, on peut être absolument certain que l'ONU et l’administration Obama trouveront des moyens pour utiliséer l'encyclique en vue de promouvoir les Objectifs du développement durable.
Qui sont ces personnes qui conseillent les gardiens de l'enseignement de l'Eglise qui ont pour tâche de guider et de protéger les fidèles dans la vérité de l’Amour du Christ ?
Ban Ki-moon a maintes fois fait la promotion d’un droit mondial à l'avortement. Il a également publié cette année un rapport controversé sur la violence sexuelle dans les zones de confit, un rapport qui critiquait le manque d'avortement « sûrs » dans de nombreuses situations de conflit. Cette directive est en contradiction avec le consensus en vigueur à l’ONU selon lequel l'avortement est une question qui doit rester de la compétence des nations individuelles.
Jeffry Sachs est un promoteur mondialement connu du contrôle de la population et de l'avortement. C'est lui, l'homme qui sème la panique et a peur en disant que le monde est surpeuplé et qu'il faut faire diminuer les taux de fécondité. En 2007 Sachs soutenait que le monde était « plein à craquer ». lLa semaine dernière j'ai eu le plaisir d'entendre une excellente présentation d'Elizabeth Yore, militante bien connue des droits des enfants, sur la genèse et le développement des objectifs de Sachs. Elle a expliqué comment son prédécesseur, Paul Ehrlich, proposait des solutions qui allaient de l'introduction de contraceptifs dans l’eau potable jusqu'à la stérilisation forcée, afin de contrôler la croissance de la population. Elle a également montré comment, malgré le fait que les prophéties apolcalyptiques d’Ehrlich étaient frauduleuses, l'ONU a commencé à publier ses premiers édits sur la reproduction au niveau mondial en vue de réduire la fertilité, en y incluant la contraception, la stérilisation et l'avortement.
Dans un récentes article publié par le site italien bien connu La Bussola, Riccardo Cascioli écrit : « J'ai rencontré Sachs il y a quelques années lors d'une réunion à Rimini, où il était l'un des orateurs, et lorsqu’une question a été posée à ce sujet il a répondu en souriant : “J'ai parlé avec de nombreux évêques du contrôle des naissances et ils m'ont dit en privé qu’ils sont en accord avec moi, bien que pour des raisons évidentes ils ne puissent pas le dire de manière ouverte. » Les raisons évidentes sont évidemment le Magistère de l'Eglise, la doctrine qui affirme que chaque vie humaine est sacrée, sans exception.
Le Dr Sachs est l'un des architectes des Objectifs du millénaire et il est membre du bureau exécutif du Réseau Solutions pour le développement durable. Dans la droite ligne des positions de Paul Ehrlich sur la surpopulation, il se sert du trafic d’êtres humains et du changement climatique pour justifier l’urgence de disposer des outils de l'avortement et la stérilisation afin d'atteindre les objectifs SDG de l'ONU. Le réseau auquel appartient Sachs a proposé des Objectifs de développement durable provisoires qui contiennent des mesures radicalement contraires au droit à la vie depuis la conception jusqu'à la mort naturelle, au droit et à la dignité de la famille, et au droit des parents d'être les premiers éducateurs de l'or d'enfants.
Ces rencontres qui se tiennent à l'ombre du synode sur la famille visent à aligner la terminologie des documents pontificaux sur la même ligne que celle des directives de l'ONU. Cette terminologie que nous récusons à l’ONU,  où le Saint-Siège est la seule délégation qui ces 20 dernières années a clairement rejeté les plans de l'ONU pour le contrôle de la population, reçoit désormais quelque crédit dans l'attente de la publication d'un nouveau document pontifical. Le document final des SDG à l’ONU doit être signé en septembre. Le pape François s'adressera à l'Assemblée générale de l'ONU en septembre, à propos de l'environnementalisme. Hélas, il n'est que trop évident que ses propos pourrait être interprétés comme une acceptation où une validation de la part de l'Église catholique du plan global de contrôle de la population. Le pape François a déjà été cité comme disant que l'humanité et l'homme sont à la racine de 99 % du changement climatique.
Sans préjuger de la validité ou non des nombreuses théories du changement climatique, celles-ci ne doivent pas être exploitées en vue de remettre en question ou de nier l’inviolabilité et la caractère sacré de chaque vie humaine, née à naître, malade ou en bonne santé, pas plus qu'elles ne doivent justifier la redéfinition du mariage, de la famille et des droits des parents – ni de l'absence de 200 millions de petites filles asiatiques.
La plupart d'entre vous savez comment la loi et la pratique sont formés et manipulés à travers le langage. Les questions environnementales dans les négociations internationales ne s’intéressent pas au fait de planter des arbres mais de tuer des bébés, les infirmes et les vieillards. Il n'y a pourtant pas une seule famille pauvre au monde dont l'index de bonheur puisse augmenter lorsqu'elle se débarrasse de ses bébés ou de ses grands-parents. Les drames du monde et la désespérance que ce langage va fatalement susciter est indicible. Et pourtant tous ces ambassadeurs de la culture de mort sont accueillis en vue de conseiller notre Pape.
La tenue de cette conférence d'une importance vitale au Vatican en ce moment crucial entre les deux synodes sur la famille, en préparation de la publication des Objectifs du développement durable, avec la participation de promoteurs  internationaux de avortement de tout premier plan, est d'autant plus inquiétante si on la juge à la lumière de la plus récente prise de position de Hilary Clinton disant qu’en effet, l’opposition à l'avortement doit cesser d'exister, y compris au sein de l'enseignement de l'Eglise.
Au début de cette année la secrétaire de l'agence de protection de l'environnement de l'administration Obama , Gina McCarthy, s'est rendue au Vatican en vue de coordonnéer leurs objectifs environnementaux avec l'encyclique sur l'environnement en préparation. Lorsqu'elle est arrivée au Vatican, McCarthy a souligné que l'administration Obama est sur la même ligne que le pape François sur le changement climatique.
Liz Yore écrit dans le journal The Remnant que Tim Wirth, ancien chef du contrôle de la population du département d'Etat de Clinton, qui « exposait fièrement un arbre de capotes dans son bureau », faisait partie des hôtes invités par le Vatican cette année..
 Pour conclure : l’idée que l'ONU et l'administration Obama puissent envisager une solution commune avec le Vatican pour répondre aux problème qui agitent le monde moderne devrait déclencher la sonnette d'alarme chez tous ceux qui sont engagés dans le mouvement provie et pro-famille. Il s'agit d'une situation schizophrénique, où l'on recherche une collaboration entre ceux qui considèrent la vie comme un don de Dieu et ceux qui y voient un fardeau pour la planète.
Nous devons rester forts et fidèle à la vérité, au sein de la Vérité et de l’Amour du  Christ, dans cette tempête-ci comme dans les autres. Nous ne devons ni désespérer ni avoir peur, mais nous devons fortifier et fortifier ceux qui nous sont proches afin de confronter ces turbulences dans la prière et avec courage, en insistant par tous les moyens dont nous disposons pour dire que toute discussion autour de l'environnement doit s'enraciner dans la certitude que la famille, correctement définie, est la clef du développement durable, spécialement en ce temps où le synode sur la famille a été appelé par le pape François pour confronter les problèmes auxquels la famille fait face.
Maria Madise
(Traduction : Jeanne Smits.)

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