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16 septembre, 2014

La photo du jour : quel est le féminin d'“un instituteur gai et gentil” ?

Merci au pédopsychiatre Vincent Rouyer qui a relayé cette photo sur sa page facebook – elle vaut le détour. 




Est-elle authentique ?

Ce qui est sûr, c'est que l'exercice en question fait partie de l'« évaluation diagnostique du début de CM1 » en 2010 (voir ici).

Et que l'irrégularité de l'écriture, les fautes d'orthographe et le choix des mots sont tout aussi caractéristiques de l'enfant du XXIe siècle que cette focalisation sur le discours LGBT…

Donc, selon toute probabilité, oui.

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© leblogdejeannesmits



31 octobre, 2013

Les écrans sont mauvais pour les enfants

Les écrans – télévision, internet, tablettes, smartphones et autres consoles – posent un réel problème d’éducation et de santé : c’est le message de l’American Acadamy of Pediatrics qui vient de rendre son dernier avis sur « Les enfants, les adolescents et les médias ». L’excès de consommation d’écrans est associé à la violence, à l’activité sexuelle, à l’usage de stupéfiants et à l’obésité.

Aux Etats-Unis, les enfants de 8 à 10 ans passent en moyenne 8 heures par jour sur l’un ou l’autre des médias cités plus haut ; pour les adolescents on passe à plus de 11 heures par jour, selon une étude récente qui a déclenché l’établissement de ce rapport.

Désormais les jeunes passent plus de temps sur Facebook qu’à l’école : c’est même devenu l’activité principale après le sommeil. Et les parents n’en savent rien, selon le pédiatre Victor Strasburg : ils n’ont aucune idée du temps d’écran de leurs enfants ni du type de contenus qu’ils visionnent.

« Je vous garantis que si vous avez un garçon de 14 ans disposant d’une connexion internet dans sa chambre, il regarde de la pornographie », a-t-il déclaré à l’Associated Press.

Selon le rapport des pédiatres, aux dires des enfants et des jeunes deux tiers des parents ne mettent pas de limites au temps passé devant les écrans.

Sans recommander un arrêt total de cette « consommation », les pédiatres voudraient voir cette activité régulée par les parents, les éducateurs et leurs confrères, ce qui supposerait d’éduquer les enfants à faire de bons choix. Tout en soulignant que si des effets positifs, qu’ils appellent « pro-sociaux », existent, la plupart des enfants et des jeunes subissent davantage d’effets négatifs.

Que faire ? Le rapport préconise une sorte de dépistage lors des visites chez le pédiatre où le médecin devrait demander aux parents combien de temps l’enfant passe devant les écrans chaque jour, et les interroger sur la présence d’une télévision ou d’un écran connecté à internet. Manière d’alerter plutôt que de régler le problème.

Il faut également que les parents instaurent des « régimes médias » limitant l’usage de tous ces médias de divertissement à deux heures par jour. « Mettez en place un “couvre-feu” médiatique à l’heure des repas et du coucher, y compris pour les téléphones portables. Etablissez des règles raisonnables mais fermes pour l’usage des téléphones portables, des SMS, d’internet et des réseaux sociaux. Gardez téléviseur et écrans connectés à internet en dehors de la chambre de l’enfant. »

Pour les enfants de moins de deux ans, il faut « totalement écarter l’exposition aux écrans médias ».

LifeSite constate que les pédiatres ne font aucune recommandation quant aux contenus auxquels sont exposés les enfants et les jeunes.

Pourtant les images violentes ou sexuellement explicites ne se bornent pas aux sites pornographiques, loin s’en faut.

A toutes ces considérations il faut ajouter quelques remarques de fond.

Pourquoi l’exposition aux écrans a-t-elle tous ces effets négatifs ? Il en est de physiques, mais plus grave encore est la passivité devant l’image, l’immersion dans le virtuel et surtout la sollicitation du cerveau droit au détriment de la parole, de l’analyse et du raisonnement.

Cela est particulièrement vrai pour les jeux vidéo basés sur la vitesse de l’« action-réaction » qui « montent » des circuits neuronaux réflexes, alors que tous ont besoin de réfléchir et que les plus jeunes ont besoin d’apprendre à le faire. C’est la raison d’ailleurs pour laquelle même les « écrans sérieux » sont à proscrire pour les apprentissages à l’école : le petit d’homme a d’abord besoin de prendre son temps et de mettre des mots sur toutes ses perceptions avant de pouvoir avoir réellement conscience de lui-même et de devenir capable de raisonner.

Sans quoi il absorbera sans recul et sans critique tout ce que lui présentent les écrans dont il deviendra dépendant.


Mais sur toutes ces questions-là, je vous renvoie aux remarquables ouvrages d’Elisabeth Nuyts, disponibles ici.


04 février, 2013

Le ministre et le cardinal

Luc Ferry, Gianfranco Ravasi et la génération décervelée 

En ce XXIe siècle commençant, qu’on se le dise, la question du dialogue et des relations entre la foi et la raison a été éclipsée par une nouvelle donne – même si elle garde son rôle premier et son caractère crucial. Aujourd’hui, c’est raison et guimauve, foi et chamallows…

Un ex-ministre s’en plaint, il faut dire qu’il est doublé d’un philosophe. Luc Ferry en a assez de « l’indignation, premier carburant de l’audimat ». Il s’en explique dans sa chronique « débats et opinions » dans Le Figaro de jeudi : « Chaque jour, j’éprouve l’impression irrésistible que les journaux, spécialement ceux du matin à la radio, font tout pour m’extorquer un sentiment que je déteste, mais auquel, comme tout le monde, je finis par céder : l’indignation. »

Et de fulminer contre l’exploitation ad nauseam des faits divers les plus révoltants, « tous anecdotiques » : « Si atroces ou choquants soient-ils, ils ne présentent guère d’intérêt réel. Leur commentaire n’apportera jamais à personne la moindre clef de compréhension du monde. » La presse « surfe sur l’émotionnel pur ».

Que Luc Ferry me pardonne, je ne suis pas totalement d’accord. Une grand-mère morte de froid dans le parc d’une clinique, un ex-futur président de la République soupçonné de proxénétisme, cela ne nous explique sans doute pas le monde mais en dit long sur son état, et cela au moins devrait faire réfléchir – surtout un ex-ministre de l’Education nationale.

Comment ne pas jubiler, cependant, lorsqu’avec Tocqueville, Luc Ferry égratigne les « passions démocratiques », les plus faciles, les plus vulgaires : « Les démocraties, traversées par la dynamique de l’égalisation des conditions, favorisent quatre sentiments puissants qui irradient dans tout le peuple : la colère, la jalousie, la peur, et finalement, pour couronner le tout comme un facteur commun, l’indignation. »

Pour en sortir ? « Aller de la presse aux livres pour y puiser, hors le temps court de la communication, la distance nécessaire à la réflexion critique. »

Bravo, Luc Ferry. C’est envoyé !

Seulement… Les adolescents et les jeunes adultes qui ont subi des années de matraquage décervelant dans les écoles de l’Education nationale en sont-ils encore capables ? Sont-ils nombreux à savoir juger autrement qu’en deux ou trois mots : « J’aime », « J’aime pas » ? A qui la faute si leurs capacités d’analyse ont été inhibées, si des méthodes pédagogiques aux effets très sûrs brident leur raisonnement, développant à outrance leur cerveau visuel, émotionnel, instinctif, global au détriment de la parole, de la lecture consciente et exacte ? Qui a été ministre de l’Education, Luc Ferry, vous ou le rédacteur en chef du journal du matin ?

Nous savons tous que l’Education nationale est un Etat dans l’Etat, et que toute velléité de réforme, voire de clairvoyance, est quasiment vouée à l’échec. Mais quand même, vous êtes libre, maintenant, M. le ministre, parlez ! (Et surtout, commencez par aller au livre – celui d’Elisabeth Nuyts sur L’école des illusionnistes, vous comprendrez pourquoi vous en êtes à vous indigner contre l’indignation…)

*

Comme un écho, une déclaration d’un autre « ministre », celui de la culture, si l’on veut, mais du Vatican, est venue nourrir jeudi cette réflexion. Le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture, a affirmé que l’Eglise veut se mettre au diapason de la culture des jeunes, de leur « nouvel alphabet émotionnel ».

Les assises du Conseil avaient démarré mercredi avec un concert rock d’un groupe catholique italien (rock médiocre et bons sentiments ?).

Le cardinal a pris acte du fait que le message évangélique passe mal dans la société de l’hypercommunication, il a pointé les « incohérences » de comportements que vivent beaucoup de jeunes, à la fois « individualistes » et « engagés » pour des causes humanitaires, « déconnectés » et « connectés ».

Réponse, de lui et de ses collaborateurs : il faut être présent dans les réseaux sociaux, participer à cet immense monde de la communication immédiate (et nécessairement superficielle) pour faire passer le message : « Si l’on n’est pas présent sur ces réseaux, on n’existe pas. »

Mais comment existe-t-on lorsqu’on y est ? Avec tout le respect dû aux princes et évêques de l’Eglise, et bien conscient de leur désarroi, on peut quand même se demander si le ramollissement des cervelles n’a pas conquis de nouveaux territoires…

Mgr Carlos Alberto Azevedo, un des responsables du Conseil de la Culture, a ainsi déclaré : « Les cultures juvéniles émergentes démontrent la vulnérabilité des formules répétitives » que l’Eglise a jadis utilisées pour exprimer la foi.

Mais justement, et il le sait bien, c’était jadis. A une époque où ces « formules répétitives » étaient en effet expliquées aux jeunes qui les répétaient ensuite : c’était le catéchisme.

Ce catéchisme qu’ils ne connaissent plus, ce catéchisme dont l’apprentissage fécond exige des facultés de raisonnement et de réflexion qui leur sont déniées.

A qui la faute ?

Et surtout : à renforcer le « langage émotionnel » à l’intention d’une génération lobotomisée, quelle perspective ? Le renforcement des « passions démocratiques » dans les intelligences et les cœurs, sans doute. Ceux-ci méritent autre chose.



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03 octobre, 2012

Encore un manuel "crad" au CP…

A lire sur le blog « La faute à Rousseau », une salutaire dénonciation d'un manuel de lecture de CP qui met en scène « Lapin Caca Boudin ».

C'est ici.

Bien sûr, c'est de la méthode globale. On remplit les têtes  de vulgarité et en même temps on les empêche de bien apprendre à lire et à penser…

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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...