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27 février, 2016

Trois jésuites du Chili font l’éloge des unions homosexuelles

Trois jésuites favorables aux unions homosexuelles
Les Pères Eduardo Silva, Pablo Walker et Juan Cristobal Beytia profitent de l’été austral, comme tous les ans – depuis 35 ans en ce qui concerne le P. Silva –, pour faire une petite retraite, à la Casa de Espiritualidad Loyola, dans la banlieue de Santiago de Chile. Mais cette année, ils ont décidé de s’exprimer dans la presse pour dire du bien des unions homosexuelles. L’éloge leur a valu un article élogieux et bienveillant dans La Tercera. Le journaliste s’émerveille : à la « Maison de spiritualité », pas de « silence sépulcral », on se raconte des blagues, on fait la conversation. « Les tenues sont ad hoc. Pantalons de toile ou jeans, polos, sandales. Des débats. Beaucoup de débats. »
La « conversation » officielle de la récollection se fait autour d’un thème par jour : cette année, dans la foulée du synode sur la famille, on a parlé de la famille, en attendant la retraite proprement dite, en silence celle-là, de huit jours.
Ayant observé que la vie moderne a modifié la physionomie des familles, les trois pères estiment que l’Eglise doit les prendre toutes en compte.
« Une paire d’homosexuels constitue-t-elle une famille ? », demande le journaliste.
Réponse : « Il n’y a aucun doute, c’est une famille, comme espace de croissance, évidemment, oui. La discussion publique qui a été menée porte en réalité sur le mot “mariage”, et non sur la famille. La famille est un espace affectif, de relations, de liens. Autre chose est de savoir si le mot “mariage” est réservé à la relation entre un homme et une femme, ou s’il peut être également étendu à d’autres réalités au sein de l’Accord d’union civile (AUC). »
Interrogés sur le fait que de nombreuses personnes jugent celui-ci « discriminatoire », ils répondent :
« Je crois que cela a été une bonne nouvelle pour les homosexuels, non seulement parce que cela établit la justice en termes patrimoniaux, mais aussi parce que cela signifie une reconnaissance de la société vis-à-vis d’une relation qui existe entre les personnes de même sexe. Mais la société doit encore faire de nombreux pas pour donner une validité culturelle à ce type d’unions. »
Le journaliste poursuit : « L’Eglise devrait-elle analyser la possibilité d’un mariage qui ne soit pas entre un homme et une femme ? »
Réponse du P. Juan Beytia : « Nous ne parlons pas de dogmes, mais, en tant que communauté chrétienne, nous percevons dans l’institution du mariage une stabilité du lien hétérosexuel permanent, en termes de complémentarité et d’ouverture à la vie. Et cela a été traditionnellement la manière dont on a compris le mariage et la famille qui naît en son sein. Mais il faut faire un effort énorme, et mener un dialogue très serein, afin que nous octroyions les niveaux de dignité, de valorisation, de soutien légal et d’inclusion citoyenne que requièrent les différents types de famille, sans que par là on signifie nécessairement que moi, pour revendiquer ma réalité, je doive utiliser les mêmes noms que ceux des autres entités. En tant qu’Eglise, nous devons prendre en charge la réalité des faits, l’existence d’une diversité des types de familles, et du fait qu’elles font autant partie de Dieu que ce curé qui est en train de parler. Le pas que doit accomplir l’Eglise – et toute la société – c’est de reconnaître que l’homosexualité n’est pas seulement une chose à tolérer, mais qu’il se trouve là une richesse de personnes. »
Le père jésuite a déclaré qu’à cet égard, ce que dira le pape François en mars, dans la foulée du synode sur la famille, sera très important sur toutes les « problématiques » actuelles.
On ne s’étonnera pas de ce que ce même père Beytia ait refusé de rejeter l’adoption homosexuelle, en affirmant « suspendre son jugement » dans la mesure où « nous n’avons pas de données » sur le bien des enfants dans cette situation.
Est-ce utile de préciser que la Casa de Espiritualidad Loyola était, jadis, un séminaire ? Aujourd’hui, c’est devenu une maison d’exercices spirituels, faute d’y former de nouveaux jésuites. Et c’est peut-être tant mieux…

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02 août, 2015

L’Eglise du Chili lance une offensive contre l’avortement en interpellant les élus catholiques deux jours avant le vote

Alors que la Commission de la santé du parlement chilien s’apprête à voter, mardi, sur la légalisation de l’avortement « thérapeutique » au nom de trois exceptions que le gouvernement socialiste de Michelle Bachelet souhaite voir reconnaître, cinq évêques catholiques du Chili ont publié des pleines pages dans la presse chilienne pour mettre les élus devant leurs responsabilités. Deux jours avant le vote, ils les ont interpellés au nom de la cohérence : « Les législateurs catholiques ont la grave responsabilité de permettre ou non que cette législation de mort soit introduite », écrivent-ils. Leur démarche s’inscrit dans le cadre d’autres initiatives de l’Eglise catholique qui récuse la légalisation de l’avortement en cas de danger pour la vie pour la mère, de non viabilité du fœtus et de viol.


Sous la signature de NNSS Francisco Javier Stegmeier, de Villarrica, Felipe Bacarreza, de Los Ángeles, Carlos Pellegrín, de Chillán, Jorge Vega, de Illapel, y Guillermo Vera, de Iquique, le texte s’intitule Demande urgente de cohérence aux législateurs catholiques.
Dans un des seuls pays au monde qui ne prévoit aucune exception à la pénalisation de l’avortement – et qui, accessoirement, affiche le taux de mortalité maternelle le plus bas de l’Amérique latine, et l’un des plus bas au monde – la tentative de mettre en place d’exceptions très limitées n’a pas trompé les mouvements pro-vie et encore moins l’Eglise qui refuse tout discours relativiste en la matière.
Les cinq évêques, dont l’initiative vient s’ajouter à d’autres de la Conférence épiscopale, qualifient le projet d’« injuste, arbitraire et immoral ».
« Il ne sera permis à aucun catholique de voter pour eux, conformément  ce qu’affirme l’enseignement du Magistère sur l’illicéité morale de donner sa voix à des projets ou à des candidats qui favorisent l’avortement », affirme le long texte qui s’appuie sur l’Ecriture sainte et les déclarations des papes.
Pour que les choses soient bien claires, ils ajoutent : « Il relèvera de notre obligation de pasteurs que d’avertir nos fidèles de ce que, indépendamment des légitimes options politiques de chacun, ils tomberont eux aussi sous le coup de l’interdiction morale de donner leur voix à un candidat qui aura soutenu le projet d’avortement. »
Affirmant ne pas pouvoir se taire devant le « crime », ils rappellent que le projet actuel ouvre la voie à « une forme de légalisation de l’avortement libre », et qu’il aurait pour effet de « déformer gravement la conscience des Chiliens en les laissant insensibles devant ce crime ». La « malformation » du fœtus, la grossesse résultant d’un viol, la mise en place de délais « arbitraires » n’y changent rien, rappellent-ils : le « moyen » de l’avortement est un mal et ne peut être justifié par aucune fin.
Les évêques rappellent aussi que les catholiques ne peuvent s’abriter derrière « l’autonomie » de leur conscience : celle-ci doit « se conformer à la vérité ». « Pour ce qui est du chrétien, cette vérité, c’est le Christ. La conscience, lorsqu’elle est formée de manière droite, ne doit pas soutenir ces initiatives législatives parce qu’elles sont contraires à la loi du Créateur », affirment-ils.
De son côté, la Conférence épiscopale a publié un communiqué rappelant « avec force » aux « législateurs chrétiens » leur « devoir de promouvoir des lois justes et de ne pas collaborer avec une loi d’avortement » – un devoir auquel il ne peuvent ni « renoncer » ni « se soustraire ».

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13 février, 2015

Chili : si l’Université catholique s’oppose à l’avortement, il faudra l’exproprier !

Le député socialiste Marcelo Schilling
n'a pas l'air d'un plaisantin
Alors que la présidente socialiste du Chili, Michelle Bachelet, a présenté il y a quinze jours un projet de dépénalisation de l’avortement en cas de viol, de non viabilité du fœtus et de danger pour la vie de la mère, sous prétexte que son interdiction généralisée met en danger la vie de « milliers de femmes » dans ce pays, le ton monte parmi les partisans de la mort.
Le député socialiste Marcelo Schilling, répondant à une interview de Radio Valparaiso, a réagi violemment aux déclarations des responsables de l’Université catholique (UC) assurant que jamais le réseau d’établissements sanitaires qui lui sont liés ne pratiquerait l’avortement.
« Je veux leur dire, au recteur de l’UC, aux directeurs des cliniques (privées) et à l’archevêque de San Bernardo qui administre lui aussi un hôpital : les parlementaires ne sont pas au-dessus de la loi, eh bien les petits curés et les universitaires non plus », a déclaré Schilling. « Chez nous les lois sont valables pour tous et s’il faut exproprier l’Université catholiques pour des raisons d’intérêt supérieur, eh bien, il faudra le faire. »
Et de suggérer à ceux qui voudraient se « rebeller » contre la loi une solution « très simple » : « L’Eglise a son siège étatique au Vatican, au cas où ils ne l’auraient pas noté. »
La hargne de Marcelo Schilling répond aux paroles du recteur de l’Université catholique, le médecin Ignacio Sanchez qui avait déclaré que dans le réseau UC Christus « on ne pratiquera pas d’avortement, nos principes et nos valeurs les plus profondes ne vont pas changer en raison d’un quelconque projet de loi. C’est sans appel. »
Mais voilà : quand on pense que la loi morale ne saurait primer sur la loi civile, une telle déclaration est insupportable. Et justifie la tyrannie…
Réagissant aux menaces de Marcelo Schilling, le recteur de l’Université catholique vient de déclarer au quotidien El Mercurio : « Ces paroles sont incroyablement intolérantes et totalitaire. Il est préoccupant qu’un député de la République affiche de telles opinions. »
A telle enseigne que Schilling a fini par se raviser un peu, assurant qu’il l’avait dit « à moitié pour plaisanter » : « Je vais commencer à arrêter les blagues, ce pays est trop sérieux. » Mais il a précisé aussitôt qu’il devrait y avoir des sanctions à l’encontre d’un établissement qui refuserait de « porter secours » à une femme que sa grossesse mettrait en péril, le secours étant ici défini comme l’avortement… Il y a matière à rire ?
D’autant que quasiment dans le même souffle, le député Schilling a réagi aux déclarations de l’archevêque de Santiago, Mgr Ricardo Ezzati, contre le projet de dépénalisation de l’avortement de manière à peine moins drôle : « Je veux rappeler que les Eglises sont soumises à la loi du culte, où sont établies leurs raisons d’existence mais aussi les raisons de caducité de leur personnalité juridique. »

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01 janvier, 2015

Chili : le ministre de la Santé démissionne à la suite de déclarations sur l’avortement

Helia Molina, ministre de la Santé du Chili, vient de démissionner de son poste après avoir provoqué l’indignation publique en affirmant que de riches familles chiliennes ont fait avorter leurs filles dans des cliniques de l’« élite », ou « cuicas » comme on dit dans ce pays.
Le porte-parole du gouvernement a expliqué que Mme Molina « a présenté sa démission pour éviter de créer des polémiques artificielles qui peuvent distraire le gouvernement ».
Elle avait déclaré au journal La Segunda : « Dans toutes les cliniques “cuicas”, des familles conservatrices ont fait avorter leurs filles. » Dans le même entretien, elle promettait d’envoyer un projet de loi gouvernemental de dépénalisation de l’avortement devant le Parlement chilien dès la mi-janvier, conformément à la promesse de la présidente Michelle Bachelet de rétablir la légalité de la mise à mort des tout-petits en cas de viol, de danger pour la vie de la mère ou de non-viabilité du fœtus.
Les déclarations à la fois polémiques et haineuses du ministre ont provoqué la colère des cliniques privées, qui les ont à travers leur groupement professionnel rejetées avec vigueur, tandis que le ministère de la Santé s’est désolidarisée des propos de Mme Molina.
L’avortement est interdit pour n’importe quel motif au Chili depuis 1989, après cinquante ans de dépénalisation partielle pour les cas de danger de vie de la mère et de grave handicap du fœtus. Depuis que le Chili est sous le régime de l’interdiction totale la mortalité maternelle a baissé de manière continue et elle est maintenant au plus bas par rapport à l’ensemble du continent américain, Etats-Unis compris.
Pour autant le lobby de l’avortement éprouve le besoin d’annoncer d’importants chiffres d’avortements clandestins ou spontanés – quelque 30.000 par an – alors même qu’ils sont par définition impossibles à connaître. Et ce pour en obtenir une légalisation d’abord exceptionnelle, et sans doute par la suite beaucoup plus large, ainsi que cela se passe partout.
Mais de deux choses l’une : ou bien il y a autant d’avortements clandestins, et aucune mort maternelle liée à ces avortements, ce qui réduit à néant les arguments du lobby de l’avortement pour la légalisation et renforce ceux des défenseurs de la vie qui peuvent avec justesse avancer qu’une partie des « 30.000 » tout petits victimes d’avortements spontanés ou provoqués sont tués de manière criminelle chaque année. Ou bien il y en a beaucoup moins, et toujours pas de morts maternelles pour justifier qu’on « libère » enfin les femmes d’un état paternaliste qui préfère les voir mourir que de les laisser disposer de leur corps.


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23 décembre, 2014

Repénaliser l’avortement ne revient pas à multiplier les morts par avortement clandestin… la preuve !

Revenez sur la légalisation de l’avortement : vous ne réussirez qu’à renvoyer les femmes dans la clandestinité et en outre, elles recommenceront à mourir de leurs avortements clandestins ! C’est le message que répètent à l’envi ceux qui, tout en affirmant souvent leur hostilité personnelle à l’avortement, refusant d’envisager un retour à sa pénalisation. Il vaut mieux encadrer l’inévitable, disent-ils. Tout en reconnaissant que l’avortement tue un être humain, ou à tout le moins qu’il s’agit d’un acte grave, sans dire pourquoi, ils refusent de tirer les conséquences de cette réalité.
On sait combien le tabou de l’avortement légal pèse sur la vie politique française : vouloir revenir sur la loi Veil, c’est signer son arrêt de mort médiatique et renoncer à son ticket d’entrée dans le système politique. Officiellement, on invoque donc les raisons citées plus haut.
Pourtant, un pays apporte la preuve que tout cela est faux, abominablement faux. C’est le Chili, qui a repénalisé tout avortement en 1989 – l’avortement « thérapeutique », pour « sauver la vie de la mère », était légal depuis 1931.
Depuis cette date, le nombre de morts maternelles a connu une baisse de 69,2 %, passant de 41,3 à 12,7 par 100.000 femmes, souligne une nouvelle étude de l’institut Melisa signée par le Pr Elard Koch, épidémiologiste moléculaire. Le Chili connaît désormais un taux de mortalité maternelle inférieur à celui des Etats-Unis et il affiche le deuxième meilleur taux pour l’ensemble des Amériques. C’est un mouvement continu depuis la fin des années 1960.
Le Pr Koch estime que c’est l’éducation des femmes et, par conséquent, leur recours plus fréquent aux soins, lors de l’accouchement notamment, qui a permis cette avancée spectaculaire.
Une avancée que la repénalisation de l’avortement n’a pas compromise, alors même que le discours pro-avortement prévoit dans ce cas une remontée des avortements clandestins et des problèmes qui y sont liés.
Mais les faits prouvent que dans ce pays où donner naissance est de plus en plus sûr, le nombre de femmes qui recherchent à obtenir un avortement est lui-même en baisse. Selon le ministère de la santé du Chili, on enregistre de moins en moins d’hospitalisations liées à des avortements que l’on peut supposer induits : leur nombre diminue de 2 % chaque année depuis 2001. Sur la même période, les autres complications donnant lieu à des hospitalisations dans le cadre de la grossesse sont restées stables, qu’il s’agisse de fausses couches spontanées ou de grossesses ectopiques.
Les recherches du Pr Koch montrent que les candidates à l’avortement au Chili ont le plus souvent un profil « vulnérable », marqué par la coercition et par la peur : raisons invoquées par 70 % des femmes qui envisagent l’avortement. La même étude montre que l’aide proposée à ces femmes permet d’éviter la majorité des avortements clandestins : selon les groupes à risque, ce sont 69 à 94 % de vies sauvées : autant de naissances vivantes qui s’accompagnent ou non d’une procédure d’adoption.
Comme le Chili, l’Irlande et Malte ont toujours affiché des taux de mortalité maternelle extrêmement bas pendant que leurs lois interdisaient l’avortement.
L’Afrique connaît 56 % des morts maternelles dans le monde, mais la mortalité maternelle liée à l’avortement y est inférieure de plus de la moitié à celle enregistrée dans les pays développés, alors que l’avortement y est le plus souvent interdit – autrement dit, selon Personhood USA qui rapporte ces données, les pays qui mettent davantage de limites à l’avortement sont aussi ceux où moins de femmes ont besoin de soins à la suite d’avortements clandestins que dans les pays où l’avortement est « sûr et légal ».

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26 novembre, 2014

Le cardinal Medina parle des chrétiens en politique

Le cardinal Jorge Medina Estevez, préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, a présenté au Chili son livre Le chrétien et la politique, qui aborde des thèmes brûlants – pour les catholiques – comme la légalisation de l'avortement, la vie, la famille. Thèmes qui sont précisément à l'ordre du jour au Chili, mais qui intéressent plus largement  les fidèles du monde entier.




« Les enquêtes, même si elles sont importantes, ne sont ni ne peuvent être le critère ultime et définitif pour choisir une option en tant qu'elle conduit au bien commun et à l'accomplissement de l'être humain », a-t-il affirmé lors d'une conférence organisée par l'Ecole nationale des leaders catholiques de Santiago.

Dénonçant le « relativisme » et la croyance au « dogme de la toute-puissance des majorités », il a félicité les « politiciens sensés, même s'ils sont agnostiques, la stratégie du dialogue ».

Mais, a-t-il précisé, « il est nécessaire d'avertir que le dialogue ne signifie pas partir de zéro, comme si tout était discutable et négociable ». « Un dialogue sincère implique de poser les points de départ de base des parties qui dialogue, et il ne prétend pas à ce qu'à travers des stratégies, des pressions, des menaces ou la prépotence, l'une des parties renonce à des principes non négociables ».

Dénonçant la prétention de militants homosexuels de faire taire l'Eglise dans la vie politique à leur propos, le cardinal Medina a souligné : « Ce que recherchent les mouvements homosexuels – et ce qu'ils obtiennent dans certains lieux – c'est que l'on reconnaisse l'activité homosexuelle comme totalement légitime, et que tout jugement négatif à ce propos puisse en venir à être considéré et même puni comme un délit. »

A propos de l'avortement, il a rappelé : « Nul n'a le droit de tuer un être humain innocent, parce que cette action a le nom terrible d'assassinat. Là il n'y pas de négociation possible. Cela explique le pourquoi de la très sévère peine d'excommunication que l'Eglise applique à ceux qui se rendent responsables de la réalisation d'un avortement. »

Le cardinal Medina a dit enfin le devoir de l'Eglise : « Notre lutte a pour objet d'obtenir que la vérité soit respectée, parce que nous croyons fermement que c'est sur elle que s'appuie la grandeur et la plénitude de chaque être humain, ainsi que celles des communautés et des sociétés où nous réalisons notre existence temporelle. »

Que peuvent faire les familles face aux menaces qu'elles affrontent ? Il a donné la clef : « La première arme dont dispose la familles pour se défendre, c'est la prière. Le père Peyton disait : “La famille qui prie ensemble, reste ensemble.” Je pense qui si dans la famille chrétienne aujourd'hui – dans toutes les familles – on disait le saint rosaire tous les jours, les choses iraient mieux. »


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04 novembre, 2014

Chili : une fillette de 13 ans utilisée pour promouvoir l’avortement

L’histoire, tragique, est toujours à peu près la même en cette Amérique latine où bien des repères sont perdus, mais où l’avortement demeure dans la plupart des cas un crime. L’histoire d’une petite jeune fille – elle a 13 ans – victime de viols, au Chili. Elle est enceinte. L’enfant qu’elle porte n’est pas viable. La presse s’est saisie de l’affaire, après l’intervention de groupes féministes : pourquoi cette petite fille n’a-t-elle pas accès à l’avortement ? N’est-il pas urgent de changer la loi ?
Le site publimetro.cl ajoute aussitôt : un sondage réalisé au mois de juin montre que 71 % des Chiliens seraient d’accord avec une légalisation de l’avortement « thérapeutique », au cas où le fœtus ne serait pas viable, ou fruit d’un viol. C’est le projet de la présidente Michelle Bachelet qui entend bien présenter un texte avec son gouvernement.
La petite jeune fille, du gros bourg de Caharue en Araucanie, est enceinte de 33 semaines. Si son

bébé naissait maintenant ce serait un bébé prématuré, mais à peine. Il présente des malformations cardiaques. Sont-elles réellement incompatibles avec la vie ? C’est ce que répète la presse après les déclarations d’une Claudia Dides, présidente de l’ONG pro-avortement Miles, disant qu’il est urgent de légiférer pour ce type de cas afin que l’avortement soit légalisé. On s’occupe bien de la fillette à l’hôpital, a-t-elle précisé, mais – « Nous ne voulons plus avoir des cas de jeunes filles violées qui n’aient pas le droit de choisir. »
Le président de la commission de la santé du Sénat chilien, Guido Girardi, a renchéri en affirmant qu’il appuierait les projets de loi déposés depuis le mois de mars en essayant de les fusionner pour aller plus vite : « Qu’une jeune fille de 13 ans violée, avec une grossesse non viable, qui se trouve dans une situation dramatique, puisse devoir aller en prison si elle interrompt sa grossesse, ou que le médecin qui pratique l’interruption de grossesse puisse aller en prison, ou qu’on la contraigne de rester dans cette situation est d’une cruauté infinie. »
« Il me semble que le Chili ne peut désormais prétendre rester dans une situation aussi dramatique, d’une telle cruauté, d’un tel autoritarisme », a-t-il ajouté.
Tout est dit pour donner l’impression que la fillette a été « forcée » par la loi à garder cet enfant qui ne vivra pas. Notez que s’il était viable on aurait tenu le même discours ou quasi : comment oser imposer cette naissance ? Comment oser imposer une adoption ? Du point de vue féministe, le seul « choix » qui vaille est celui de l’avortement…
La sénatrice UDI Jacqueline van Rysselberghe, membre de la même commission, a déclaré au contraire que la légalisation de l’avortement thérapeutique équivaudrait à mettre en place un « contrôle qualité de la race humaine ».
ACIPrensa, site catholique, publiait le 26 août dernier le témoignage d’une femme chilienne tombée enceinte il y a 40 ans après avoir été violée par un proche alors qu’elle avait seulement 12 ans. Elle n’a pas eu le « choix ». Ce sont ses parents qui l’ont fait avorter, elle a été embarquée sans qu’on lui demande rien.
Aujourd’hui elle raconte : le grand problème de sa vie n’a pas été le viol, mais l’avortement. Elle a enchaîné les dépressions, les tentatives de suicide, dès 14 ans. « J’ai pardonné à la personne qui m’a violée. On peut faire ça. Mais j’ai lutté toute ma vie pour essayer de me pardonner à moi-même. » Car même si elle n’avait justement pas le choix, elle pense toujours à ce que se serait passé si elle avait pu l’éviter. Elle a donné un nom à son enfant. Et c’est en Dieu qu’elle dit avoir trouvé enfin l’équilibre.

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29 octobre, 2014

Chili : “Nicolas a deux Papas” cofinancé par l'UE et l'ambassade des Pays-Bas

Co-financé par l’Union européenne et l’ambassade des Pays-Bas, l’album pour enfants Nicolas tiene 2 Papas (« Nicolas a deux papas ») vient d’être lancé au Chili et sera distribué dans 500 classes de maternelle avec le soutien du Collège d’éducateurs des tout-petits et de l’Université du Chili. C’est également la première fois qu’une administration publique latino-américaine participe au financement d’une telle initiative qui a déclenché une avalanche de critiques ainsi qu’une pétition pour dire la colère des pères et mères de familles qui n’ont – évidemment – pas été consultés.
La pétition est en ligne ici. Elle s’adresse à l’ambassade des Pays-Bas et au représentant de l’UE au Chili et s’accompagne d’analyses, notamment d’élus de la Démocratie chrétienne qui dénoncent une atteinte à « l’innocence » des enfants passant par l’imposition d’« idéologies dans le plus pur style totalitaire ». « C’est d’autant plus grave lorsqu’il s’agit de familles vulnérables qui n’ont pas l’option de choisir un jardin d’enfants conforme à leurs croyances et de mineurs dont la sexualité n’est pas développée. »
Le 23 octobre dernier, Marion Kappeyne, ambassadrice des Pays-Bas au Chili, prononçait le discours de lancement de l’album de promotion de l’« homoparentalité », se félicitant du travail de l’auteur et de l’illustrateur du livre et de l’entrée de celui-ci dans le pays :
« Les principes de Yogyakarta sont considérés comme des principes directeurs pour le gouvernement néerlandais. Ces principes comprennent une liste des droits humains et des libertés fondamentales relatives à l’orientation sexuelle. Le noyau de ces principes est le message signifié par l’universalité des droits humains, les mêmes pour tous y compris les LGBT.
« Quand c’est possible, l’ambassade des Pays-Bas soutient les organisations qui travaillent sur le terrain de la diversité sexuelle. (…) En 2001, la Hollande fut le premier pays du monde à légaliser le mariage des couples de même sexe. Nous sommes contents d’apprendre que la présidente Bachelet a fait figurer une loi de mariage égalitaire parmi ses propositions. »
Rappelant que les Pays-Bas ont aussitôt légalisé l’adoption homosexuelle et que l’égalité totale de droits a été formalisée en 2012, elle a expliqué que n’importe qui peut y adopter, à condition d’être déclaré apte et « à l’issue d’une formation adéquate » : « hétérosexuels, homosexuels, célibataires, chrétiens, musulmans, Turcs, Marocains ». Marion Kappeyne a également cité des études selon lesquels les enfants ayant grandi dans un foyer homosexuel « sont aussi heureux ou malheureux que les autres » et font preuve d’une « identité de genre similaire » : « L’identité de genre et l’orientation sexuelle ne sont pas acquises : on naît avec elles. Ce qui importe, c’est l’amour dans toutes les familles et le respect mutuel entre tous les membres de la famille, quelle que soit sa composition. » Et pour répandre ce message, « Il faut commencer tôt ! »

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11 septembre, 2014

L’ONU a recommandé au Chili d’autoriser l’accès des mineures à l’avortement

Un grouped’experts des Nations unies spécialisé dans les discriminations à l’égard des femmes a recommandé mardi au Chili de légaliser l’avortement pour les mineures, invoquant le taux alarmant de grossesses adolescentes dans ce pays.
Frances Raday, universitaire féministe (photo : Haaretz).
Il s’agit d’« une affaire de santé physique et mentale », selon les termes du document de travail publié par le « Groupe de travail » de l’ONU sur les discriminations envers les femmes : le rapport affirme que chaque année, 60.000 à 70.000 avortements illégaux ont lieu au Chili – selon la vieille habitude des partisans de l’« IVG » d’invoquer des chiffres très élevés, généralement bien au-delà de la réalité.
« Les avortements illégaux sont dangereux par définition, mais c’est pire lorsque les femmes qui se
rendent à l’hôpital pour des complications sont dénoncées à la police par les autorités sanitaires. Les femmes ne sont pas seulement exposés à des avortements qui ne sont pas sûrs, on les empêche de chercher de l’aide en cas de complications », affirme Frances Raday, présidente du groupe de travail.
Assurant que la « violence intrafamiliale touche une femme sur trois », elle ajoute qu’il « est nécessaire de transformer une culture de discrimination et de stéréotypes d’une société conservatrice marquée par des valeurs religieuses qui ont laissé la femme sur le bord du chemin ». Telle est bien l’idéologie (du genre) défendue par tant d’agences onusiennes : elle récuse la religion et la rend coupable de tous les maux. 

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02 septembre, 2014

Chili : des fillettes de 9 ou 10 ans vaccinées contre le HPV

Une photo parlante publiée par La Nacion
La présidente chilienne Michelle Bachelet en a fait une opération de publicité : elle a participé elle-même à une campagne de vaccination de fillettes de 9 ou 10 ans dans les écoles contre le papillomavirus humain (HPV) qui a démarré ce mardi. 125.000 petites filles devraient recevoir la piqûre gratuite au cours des prochaines semaines, ainsi qu’une deuxième dose dans un an. Dès la rentrée prochaine, on doublera ces chiffres au nom de la lutte contre le cancer de l’utérus.
Michelle Bachelet a expliqué qu’il s’agissait là d’une opération « égalité » au bénéfice des familles pauvres qui ne peuvent s’offrir le coûteux vaccin : à 80.000 pesos argentins, soit près de 105 euros la dose, il est hors d’atteinte pour la majorité des familles modestes. On mesure cependant l’intérêt de l’opération pour le fabricant du vaccin pour cette seule opération chilienne…
Mais ce ne sont pas seulement les « vaccino-sceptiques » qui sont réticents à l’égard du Gardasil ou du Cervarix – noms commerciaux du vaccin –, qui aurait une action préventive sur l’infection par les quatre lignées les plus fréquentes du virus HPV qui en compte quelque 150.
Ce virus provoque entre autres les cancers du col de l’utérus qui au Chili représente la deuxième cause de mortalité parmi les femmes en âge de procréer.
A vue de nez, éviter ces maladies peut paraître intéressant. Mais plusieurs facteurs sont à prendre en compte. Le premier, c’est que les cancers provoqués par le HPV (et qui affectent les zones génitales ou la bouche) sont des maladies transmissibles à travers la communication du virus, généralement lors de relations sexuelles, et elles sont liées le plus souvent à la multiplication des partenaires sexuels. Faut-il donc considérer toutes les fillettes de 9 ou 10 ans comme étant à risque ? Si problème de santé publique il y a, il est surtout dans l’acceptation d’une promiscuité dangereuse.
Deuxième point : si le cancer du col de l’utérus se soigne relativement bien, et même bien s’il est dépisté à temps, on n’a pas autant de recul sur le vaccin anti-HPV.
Le Japon a décidé en octobre dernier de cesser de soutenir les campagnes de vaccination, demandant aux autorités sanitaires d’interrompre l’administration du Gardasil et du Cervarix tant que des doutes sur sa sécurité n’auront pas été levés. La décision faisait suite à une étude d’un cardiologue japonais, Sataro Sato, qui a recensé plus de 2.000 effets secondaires négatifs en réaction au vaccin au Japon depuis son introduction en 2010 : 358 cas ont été répertoriés comme graves.
Les fabricants préviennent d’ailleurs dans les notices du vaccin qu’il peut provoquer des attaques ou des dommages cérébraux : le ministre japonais de la santé a reçu nombre de descriptions et de vidéos de problèmes constatés après la vaccinations : difficultés à marcher, apparition de tics, pertes de connaissance brutales, cécité, paralysie, difficultés d’élocution, syndrome de Guillain-Barré et autres – y compris la mort. Une association nationale de victimes a été créée pour mettre en garde les parents contre les vaccins anti-HPV.
Le Dr Sato assure que les effets à long terme de ces vaccins ne sont pas connus, alors même qu’il y a une liste de victimes qui s’allonge. Aux Etats-Unis, elle s’élevait à 28 morts pour la seule année 2008 selon « Judicial Watch », qui s’alarme de voir ce vaccin administré massivement à des pré-adolescentes sans que soient connus ses effets sur le risque de développer un cancer et sur leur système immunitaire ou reproductif, ni ses effets génétiques.

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25 juillet, 2014

Une agence de l'ONU pousse le Chili à légaliser l'avortement “thérapeutique”

Le comité des droits de l'homme de l'ONU a enjoint au Chili d'étendre la liste des cas où « l'avortement thérapeutique » sera dépénalisé si le projet en cours promu par la présidente Michelle Bachelet voit le jour. Aux exceptions déjà prévues dans le projet socialiste – risque pour la vie de la mère, non-viabilité du fœtus ou grossesse consécutive à un viol – l'agence onusienne veut voir ajouté le cas de l'inceste.

Le Chili a fait les 7 et 8 juillet l'objet de la surveillance périodique des Etats membres de la part du comité des droits de l'homme. L'« examen » se déroule à Genève et permet aux technocrates onusien de scruter la législation et la politique des Etats sur des thèmes choisis. Comme souvent, c'est l'occasion d'une promotion éhontée de la légalisation de l'avortement qu'aucun instrument international ne prévoit d'imposer comme « droit humain ». Sans mandat et sans compétence, pourtant, sous le drapeau de l'ONU, bien des agences de l'organisation internationale jouent de pressions et de menaces en inventant une prétendue obligation de légaliser l'avortement ou de faire d'autres réformes dans le sens de la culture de mort.

C'est ce qui se passe ici : le Chili doit, selon le comité, se hâter d'adopter sa loi de légalisation de l'avortement « thérapeutique ».

Le Chili est à l'heure actuelle la cible du lobby de la mort : c'est un des derniers pays au monde à ne dépénaliser l'avortement sous aucun – en même temps, en Amérique latine, le Chili est le pays qui affiche le taux de mortalité maternelle le plus bas.

Le comité affiche sa « préoccupation » devant l'absence de la cause d'inceste et ajoute son inquiétude devant le nombre des « avortements clandestins » pratiqués dans ce pays qui ont eu pour conséquence des « morts maternelles » et, s'il faut en croire le compte-rendu du quotidien chilien La Nacion, des « grossesses adolescentes ». Comprenne qui pourra.

L'agence onusienne veut voir le Chili rendre les « services de santé reproductive » accessibles à toutes les femmes et adolescentes – tandis que celles-ci, tout comme les garçons, doivent bénéficier d'une « éducation sexuelle » afin d'éviter les « grossesses adolescentes ».

Poursuivant son ingérence, le comité à déploré que les lois « discriminent » à l'égard des femmes en maintenant en vigueur le régime de la « société conjugale ». « L'Etat doit accélérer l'adoption d'une loi pour abroger ce régime en assurent que le nouveau régime patrimonial du mariage garantisse l'égalité de droits de l'homme et de la femme », affirme le texte.

Le code civil chilien définit le mariage comme un contrat solennel par lequel un homme et une femme s'unissent actuellement et indissolublement, et pour toute la vie, afin de vivre ensemble, de procréer et de s'apporter un secours mutuel. L'un des régimes matrimoniaux, le plus communément choisi par les époux, est la « société conjugale » qui est également le régime par défaut. Dans ce régime c'est le mari qui administre à la fois les biens propres de l'homme, de la femme et les biens communs au couple ; en revanche celle-ci administre seule et pleinement les biens qui sont le fruit de son travail. Les époux sont libres de changer de régime matrimonial au cours du mariage.

Le comité des droits de l'homme insiste sur la nécessité de mener au Chili des campagnes d'éducation ou de sensibilisation pour en finir avec la discrimination à raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre.

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10 août, 2013

Après la profanation de la cathédrale de Santiago de Chile, l’évêque auxiliaire réagit

Mgr Cristian Contreras Villarroel a appris la profanation de la cathédrale Saint-Jacques de Santiago du Chili par des pro-avortement alors qu’il était à Rio de Janeiro pour les JMJ. Il a vivement condamné cette action dans une lettre publique intitulée « La vie, la fécondité et la mort ». C’est un texte d’une rare franchise et d’une réjouissante précision. Je vous en propose de larges extraits traduits par mes soins. – J.S.

Au milieu de cette joyeuse réalité, j’ai reçu avec beaucoup de peine et aussi avec indignation la nouvelle de la profanation de notre église cathédrale, précisément en la fête de notre saint patron, saint Jacques, premier martyr de l’Eglise. Notre archevêque, Mgr Riacrdo Azzati, a envoyé un communiqué clair aux catholiques et à l’opinion publique. L’église cathédrale a accueilli les joies et les espoirs, et aussi les angoisses et les tristesses de notre peuple depuis quatre siècles. Personne n’a le droit de l’outrager ; personne n’a le droit d’insulter notre foi en Dieu ni les fidèles réunis pour la sainte messe.

Qui a fait cela ? Il s’est agi d’un groupe de fanatiques, encouragés par des organisations internationales qui prétendent par la tromperie détruire le substrat chrétien de notre culture en promouvant l’avortement. Il s’agit de jeunes déséquilibrés qui ne croient pas à la liberté d’autrui. Ce sera une bombe à retardement pour notre démocratie si nous ne parvenons pas à établir des lois claires et précises qui assurent la défense et la protection de la vie et l’arrêt de la violence.

On est frappé, en outre, par le cynisme de ceux qui ont convoqué la marche pour la mort de celui qui est sans défense, justifiant l’irruption violente dans la cathédrale au motif que l’Eglise a le pouvoir de s’opposer à la liberté de ceux qui promeuvent le pire des massacres : la mort d’un être sans défense dans le sein de sa mère. Ce sont les promoteurs d’une anticulture de la mort dont nous devons dénoncer les programmes « thérapeutique » et « eugénésiques » auxquels même le Troisième Reich, le nazisme de Hitler n’auraient pu songer. L’Eglise n’a pas le pouvoir de la force, ni de la violence. Elle a seulement le pouvoir de Jésus-Christ. Mais cela ne signifie nullement que ceux qui croyons aux Christ sommes des citoyens de seconde zone. C’est pourquoi notre archevêque a lancé un appel clair pour la sauvegarde de l’expression publique de la foi des citoyens chiliens, catholiques et non catholiques, garantie par notre Constitution.

Etant posé ce douloureux scénario, je propose aux chrétiens la réflexion suivante par rapport à la vie, la fécondité et la mort. C’est ici que se joue l’avenir de notre démocratie et la cohérence des hommes politiques chrétiens que nous allons devoir choisir lors des prochaines élections présidentielles et parlementaires.
1. Cela donne à penser, et même beaucoup à penser, que la sacralité de la vie dépend, dans la pratique, de ceux qui détiennent le pouvoir politique, économique et culturel. Ce sont eux qui décident qui a le droit de vivre et qui va droit à la mort. Il n’y a que trop d’exemples. Même au Chili.

2. Cela donne à penser, et même beaucoup à penser, que des éléments aussi essentiels que la différence et la complémentarité entre un homme et une femme puissent apparaître aujourd’hui comme une divagation propre aux gens aliénés ou aux rétrogrades « conservateurs ». « Egalité », « égalitaire », voilà la consigne. La différence ne vaut plus grand chose. Y a-t-il quelque de plus « paritaire » que le mariage entre un homme et une femme ? C’est pourquoi la foi chrétienne n’impose pas aux personnes homosexuelles le « mariage », qui est le propre de l’homme et de la femme, nécessaire à la procréation.

3. Cela donne à penser, et même beaucoup à penser, que le droit à la bonne mort, doctrine traditionnelle de l’éthique chrétienne, est aujourd’hui appelée improprement « euthanasie » pour libérer le pouvoir arrogant de ceux qui cherchent à tuer un moribond, un vieillard, ou d’autres êtres humains que les majorités parlementaires pourraient considérer comme inutiles. Il se passe la même chose avec l’avortement et les euphémismes qui occultent son essence criminelle : les êtres humains, on les poursuit, on les juge et on les condamne dans le sein maternel.

4. Cela donne à penser, et même beaucoup à penser, que le Décalogue de Moïse et d’autres codes tout aussi basiques de la convivialité humaine, en se transformant en « droits de l’homme » si essentiels et si applaudis, soient devenus sujets aux changements, aux ajouts et aux amendements déterminés par des sociétés puissantes pour s’imposer ensuite aux nations plus faibles et plus dépendantes.

Dès lors la vie, d’absolu, devient relative ; la liberté se transforme en commodité pour le jeu des influences pour atteindre le pouvoir ; homme et femme deviennent de simples adjectifs qui n’ont plus grand chose, voire plus rien de substantif, dont la nature qui est d’être seulement deux, homme et femme, est modifiée en vue d’autres classifications. Une nation européenne ne parle déjà plus de papa et maman ; mais de géniteur numéro un et de géniteur numéro 2. Mais la nature parvient toujours à s’imposer en raison de son essence propre. Les assauts idéologiques contre nature ont toujours laissé une traînée d’atrocités derrière eux, tout au long de l’histoire.

A titre personnel, je soutiens et je célèbre le progrès de l’humanité et des lois, simplement je n’accepte pas que des faiseurs d’opinion qui jugement la peine de mort inhumaine l’appliquent sans scrupules à un fœtus qui n’a pas le droit de se défendre, qu’on arrache littéralement au ventre et aux entrailles de celle qui doit être sa mère et as protectrice.

Je ne veux pas qu’on me trompe avec la mort, qui est la part dramatique de l’existence, quand elle est décrétée par les forts et appliquée aux faibles, en qualifiant un crime d’« euthanasie », c’est-à-dire bonne mort. Quelle manière de prostituer le langage !

C’est pourquoi je préfère aussi que nous parlions directement d’avortement, sans invoquer le droit à la vie de la mère (ce qu’on appelle abusivement l’avortement « thérapeutique ») : ce sont des situations dont la technique médicale est venue à bout depuis des décennies. Je préfère que nous parlions de tuer les malades en phase terminaux ou les inutiles, sans appeler cela « euthanasie ». Pourquoi nous tromper nous-mêmes ! Mieux vaut confronter les faits que d’essayer d’y échapper en cherchant des mots bien élevés, des euphémismes, pour nommer ce que nous ne voulons par affronter : des crimes, un point c’est tout.

A l’heure qu’il est mieux vaut peut-être revenir aux trois premiers chapitres de la Genèse que respectent les « religions du Livre », c’est-à-dire les juifs, les musulmans et les chrétiens. Dans cette tradition on reconnaît que le péché radical – originel quant à sa racine – est de vouloir de faire dieu pour que être nous-mêmes maîtres de l’histoire. Et que pour cette raison, Dieu apparaît alors qu’il charge un archange de garder l’autre arbre du paradis, celui de la vie, puisque si les dommages causés par le fait de se faire dieu avec l’arbre du bien et du mal, Dieu ne veut penser ni de près ni de loin à ce que peut faire l’humanité si elle devient maîtresse de la vie.

Malheureusement il y a des hommes politiques chrétiens et des hommes politiques humanistes, et aussi des commentateurs et des faiseurs d’opinion, que l’on dit tous très démocrates, qui paraissent ne pas connaître ces choses élémentaires sur lesquelles s’est fondée depuis sa source l’humanisme chrétien.

Mgr Cristian Contreras Villarroel

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© leblogdejeannesmits pour la traduction



 
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