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15 mars, 2015

Idéologie du genre : et maintenant, l’avortement pour les hommes

On croit trop facilement avoir touché le fond… C’est dans le plus récent numéro du doyen des hebdomadaires des Etats-Unis, The Nation, fondé en 1865 pour combattre l’esclavage, que l’on peut trouver un article évoquant la revendication étrange qui demande que l’avortement ne soit plus présenté un droit des femmes. L’avortement, dit cette étonnante théorie, peut intéresser les hommes : les hommes transgenre par exemple, et encore des personnes qui ne se conforment pas à leur genre d’origine.
Pendant la plus grande partie de l’histoire, reconnaissent ses tenants, ce sont les femmes et les jeunes filles qui avortaient. « Plus maintenant. Les gens avortent. Ce sont des patients qui avortent. Il y a des hommes qui avortent. » Prétendre le contraire, c’est faire preuve de cissexisme : ce nouveau préjugé discriminatoire qui affecte les institutions et la société qui favorisent « les individus qui s’identient au genre qui leur a été assigné à la naissance (cisgenres), au détriment des individus s’identifiant à un genre autre que celui assigné à la naissance (trans) ».
Attention, ce n’est pas de la transphobie, concept bien trop étroit pour dénoncer les micro-agressions et l’invisibilité structurelle dont sont victimes les personnes trans, et qui se traduisent par les « privilèges » que se réserve la « majorité transgenre ». (Je cite, évidemment.)
Il est donc urgent de cesser de parler de la « guerre contre les femmes » menée par les opposants à l’avortement, assurent quelques féministes activistes.
L’auteur de l’article de The Nation, Katha Pollitt, n’est pas d’accord. Parce que c’est faire trop peu de cas des femmes qui constituent « 99,999 % » des personnes qui attendent un enfant. A parler ainsi, l’avortement perd son sens historique, symbolique et social au cœur du combat féministe. « Mettre un frein à l’avortement, c’est garder les femmes sous la domination masculine : c’est tout le sens du patriarcat qui veut contrôler les capacités sexuelles et reproductrices de la femme. » Les femmes, soutient-elles, doivent pouvoir continuer de se nommer elles-mêmes « femmes ».
Katha Pollitt, féministe pro-avortement
Merci pour elles !
En attendant, le féminisme de la base est en train d’imposer l’idée de l’avortement pour tous, sans distinction de sexe, observe Katha Pollitt. C’est déjà le cas de certains fonds d’aide pour l’avortement qui financent les opérations non prises en charge par Medicaid ou l’assurance santé : depuis quelques années et en toute discrétion, ils ont enlevé toute référence à la femme de leurs messages et de leur publicité pour se montrer plus accueillants aux hommes transgenres, ou aux femmes qui ne s’identifient pas comme telles et qui tombent néanmoins enceintes (cruelle nature…).
Le New York Abortion Access Fund a ainsi banni le mot femme de ses messages publics depuis 2012 : il annonce vouloir aider « quiconque », « toute personne », « les gens qui appellent notre hotline ». L’Eastern Massachusetts Abortion Fund apporte son aide aux « appelants ». Le Lilith Fund s’occupe des « Texans ». Et pas plus tard que l’an dernier, le Fund Texas Women, de plus en plus actif alors que les avortoirs de l’Etat ferment les uns après les autres, a changé de nom : il s’appelle aujourd’hui Fund Texas Choice, histoire de ne pas « exclure publiquement les trans qui avaient besoin d’un avortement mais qui n’étaient pas des femmes ». « Nous refusons de continuer de nier l’existence et l’humanité des personnes trans », assure le fonds avec grandiloquence.
Et tant pis si les trans sont capables de porter et de donner naissance à un enfant parce qu’elles sont… femmes.
Il est caractéristique du climat d’autocensure et de dictature idéologique que Katha Pollitt ait longuement hésité avant de publier son avis sur la question. « Je sais que je vais offenser, blesser et décevoir certaines personnes, y compris des activistes de fonds pour l’IVG que j’aime tendrement. » Elle a commencé, recommencé son papier depuis des mois ; elle avoue qu’elle a peut-être tort, qu’elle devrait peut-être changer d’avis. Comment être une bonne féministe et se conformer en tous points à l’idéologie du genre ? Epineux débat, finalement…
N’allez pas croire que ces élucubrations sont celles de quelques marginales. The Nation est une revue de gauche éminemment respectable au sein de l’établissement américain. Sa directrice, Katrina vanden Heuvel est membre du Council on Foreign Relations – le fameux CFR – et de quelques autres organismes globalistes qui se penchent sur la politique mondiale. Du monde qui compte…

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26 décembre, 2014

Mgr Reig Pla accuse le Nouvel Ordre mondial de promouvoir l'avortement et l'idéologie du genre

Cette dénonciation de la culture de mort dans son ensemble, et de ceux qui la fomentent et la servent, a paru sur Infocatolica. Mgr Reig Pla est coutumier de la parole claire et de la dénonciation sans compromissions. Il explique pourquoi Rajoy et l'Espagne ont renoncé à revenir même timidement sur le « droit à l'avortement », et pourquoi ils iront toujours plus loin pour promouvoir l'homosexualité et la « culture » LGBT. Je vous propose ici ma traduction de ce texte revigorant.
Il y a quelques jours l'Eglise célébrait la solennité de l'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, patronne de l'Espagne. Dimanche prochain, en pleine Nativité, nous célébrerons la fête de la Sainte Famille et nous nous souviendrons également de la fête des Saints Innocents. A cette occasion me sont revenus en mémoire les belles paroles du saint pape Jean XXIII à notre patrie en 1960, que je transcrirai par la suite. Ce message du bon pape m'a fait penser à l'énorme multitude d'Espagnols, et des autres fils de nos nations soeurs, qui le 22 novembre dernier élevaient la voix pour demander la fin du grand massacre des enfants innocents à naître qui se produit depuis deux décennies en Espagne et dans le monde. Dans le respect de tous et par amour pour chacun, je crois qu’il est nécessaire, non seulement de décrire la réalité, mais aussi d'analyser les causes de ce qui se produit. Ce sera la seule façon possible de proposer des solutions vraies, et non seulement de poser des pansements pour maîtriser les symptômes d'une pensée débile, qui est comme une maladie et qui rabaisse le niveau éthique général de telle sorte qu’au nom d’un faux concept de tolérance on finisse par persécuter tout ceux qui défendent la vérité sur l'homme et ses conséquences éthiques (cf pape François, 20-6-2014).
L’histoire que raconte la Bible
Le livre de la Genèse (25, 19-34) raconte comment Esaü a vendu son droit d’aînesse pour un plat de lentilles, à son frère jumeau Jacob. L’aînesse entraînait certains droits, et surtout, de la part du père, la transmission d’une bénédiction spéciale et de promesses (GN 28, 13 et ss.). Analogiquement, cette histoire s’est répétée une infinité de fois au long de siècles, tant pour ce qui concerne les personnes que pour les institutions et les nations.
Un fait récent
Récemment le président du gouvernement espagnol et du Partido Popular a retiré la réforme de la loi de l’avortement qui prétendait « limiter » quantitativement l’horrifique saignée des « enfants assassinés avant de naître » (pape François, 25-11-2014), certainement un crime abominable (Concile Vatican II, Gaudium et Spes, 51), un holocauste continu de vies humaines innocentes (saint Jean-Paul II, 29-12-1997). Sur tout cela je me suis déjà exprimé dans un message du 24 septembre dernier : « Appeler les choses par leur nom. Une véritable tâche pour les catholiques. » Mais quels sont les véritables motifs de ce retrait ?
Le plat de lentilles : aujourd’hui un poste au Conseil de Sécurité des Nations unies, mais également l’accès à d’autres sphères de pouvoir et au financement
Pour bien comprendre cette décision du président du gouvernement il ne suffit pas de recourir à des analyses électoralistes. Avec tout le respect dû à sa personne, il faut dire qu’une décision aussi grave répond à d’autres exigences comme nous le montre le document : « Priorités de l’Espagne aux Nations unies. 69e période de sessions de l’Assemblée plénière », un document que l’on peut trouver sur le site web du ministère des Affaires étrangères. Ces « priorités » font partie de ce que le gouvernement de l’Espagne était disposé à faire (il le faisait déjà en parfaite continuité avec les législatures qui l’ont précédé) pour obtenir un place au Conseil de sécurité des Nations unies. La place a été obtenue, aujourd’hui nous savons pourquoi : ils ont fait ce qu’ils viennent de faire et ce qu’ils vont continuer de faire avec entière diligence, tant au niveau national qu’à celui des gouvernements autonomes. Parmi d’autres priorités qui méritent d’être notées, je veux mettre en exergue deux de celles mentionnées dans ce document :
a) « Nous continuerons de promouvoir la pleine jouissance et l'exercice des droits de la part des filles et des femmes dans des conditions d'égalité et de non discrimination à raison du genre, y compris les droits de santé sexuelle et reproductive… »
b) « Nous continuerons de promouvoir la pleine jouissance et l'exercice des droits de la part des personnes gays, lesbiennes, bisexuelles, transexuelles et intersexuelles (LGBTI) et l'élimination de toutes les formes de discrimination… »
En mettant toujours l’amour à la première place, ainsi que le respect et l'appréciation de toutes les personnes, quelle que soit leur condition, il est nécessaire de démasquer les idéologies qui trompent en manipulant le langage. 
a) Naturellement nous condamnons avec une entière fermeté, n'importe quel type de violence contre des filles et des femmes ainsi que toute discrimination injuste, mais que signifie en réalité « la pleine jouissance et l'exercice des droits de la part des filles et des femmes, et en particulier les droits de la santé sexuelle et reproductive » ? La réponse est celle-ci : promotion de la contraception chez les filles, stérilisation, avortement libre, chimique et chirurgical (en Espagne on compte déjà des millions d'enfants avortés) ; la manipulation des embryons et la reproduction assistée, véritable péché contre le Créateur '(pape Francois 15-11-2014) ; promotion de la masturbation, avec des programmes qui visent même les enfants de 0 à 4 ans ; la stérilisation par autorisation judiciaire des personnes déficientes mentale ; enlever aux parents de mineurs l'autorité parentale pour tout ce qui concerne la sexualité de leurs filles ; éducation sexuelle obligatoire (théorie et pratique), des mineurs, de la part de l'Etat et selon la perspective de l'idéologie de genre, y compris contre la volonté expresse des parents ; diminuer l'âge légal du consentement aux relations sexuelles (en Espagne l'âge légal du consentement est déjà aller de 13 ans), ouverture à la sexualité inter-générationnelle, et cetera. On peut trouver une bonne part de tout cela dans les Standards de l'éducation sexuelle pour l'Europe préparés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avec l'assistance de la Fédération Internationale du planning familial et de l'Association mondiale pour la santé sexuelle (World Association for Sexual Health, WAS), tout comme dans des publications liée à tous les lobbies impliqués.
A tout cela qui est imposé par l'impérialisme transnational de l'argent, sous l'apparence d'organismes internationaux publics et privés, il faut désormais ajouter deux choses supplémentaires. 1. Le gouvernement de l'Espagne a annoncé qu'il va reconnaître un droit d'inscription au registre civil des enfants d'Espagnols né moyennant une gestation pour autrui (mère porteuse) à l'étranger. Il ne s'agit ni plus ni moins que de donner un cadre légal à la « traite » de femmes étrangères, avec lesquelles on fait du commerce comme si c'était du cheptel, y compris en pratiquant la stabulation, pendant la grossesse, dans des « granges » à cet effet. Soyons clairs : cette pratique abominable n'est rien d'autre qu'une nouvelle forme d'esclavage. 2 Il semble que le gouvernement espagnol veuille changer la loi pour exiger le consentement paternel pour les mineurs qui veulent avorter. Que l'Etat respecte l'autorité parentale des parents par rapport à leur enfant est toujours un bien. Cela dit, avec le consentement paternel ou sans lui, l'avortement est toujours un crime abominable, qui en outre détruit la mère et tout ceux qui y participent. Notez bien cependant : l’imperium ne cède jamais : en suivant les critères des Standards de l'éducation sexuelle pour l'Europe, des expertes des Nations unies contre la discrimination de la femme se sont déplacées en Espagne pendant 10 jours pour recommander expressément au gouvernement espagnol que les mineurs de 16 et 17 ans puissent continuer d'avorter sans le consentement de leurs parents. Encore des pressions : on ne va pas permettre ne serait-ce qu'un minuscule pas en arrière.  L'Espagne, comme une bonne partie du monde, n’est plus qu'une colonie au service du Nouvel Ordre mondial, où l’on réduit en esclavage les jeunes et des femmes, tandis que nous sommes toujours ballottés et drogués par beaucoup de cirque, et chaque fois moins de pain.
b). Là encore nous condamnons avec beaucoup de force tous les types de violence envers les personnes et toute discrimination injuste ; avec l'Eglise entière nous voulons continuer d'apporter une aide à tous, avec de véritables entrailles de miséricorde, sans juger les personnes (cf. pape Francois 28-7-2013). Mais que signifie en réalité « la pleine jouissance et l'exercice des droits de la part des personnes gays, lesbiennes, bisexuelles, transexuelles et intersexuelles (LGBTI) et l'élimination de toute forme de discrimination » ? La réponse est celle-ci : promotion universelle de ce qu'on appelle l'idéologie du genre et des théorie queer, tout comme une interprétation particulière du concept d'autonomie LGBTIQ, des droits sexuels des mineurs qu’on appelle LGBTIQ, tels que les définissent le Planning familial et la WAS ; le droit dès 0 ans d'« explorer » l'identité sexuelle, droit des 4 ans de recevoir une information sur les « relations de même sexe » ; droit des mineurs à leur propre orientation de genre LGBTIQ ; dans le cas des mineurs qui désirent changer de sexe (DCS),  droit d’obtenir le plus tôt possible des hormones du sexe opposé, et dans ce cas le droit compris pour les mineurs à la chirurgie de réassignation sexuelle ; le mariage entre personnes du même sexe, le droit des couples de même sexe d'adopter des enfants, là dépathologisation par la loi de ce qu'on appelle la transsexualité, avec la promotion de nouvelles lois de non discrimination et de reconnaissance de droit aux personnes qui ont le désir de changer de sexe ; droit à la non discrimination et à l'égalité de traitement qui implique de mettre hors-la-loi tous ceux qui comme l'Eglise affirment que l'inclinaison particulière d'une personne qui éprouve une attraction sexuelle à l’égard du même sexe doive être considérés comme objectivement désordonnée (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Lettre sur le soin pastoral à apporter aux personnes homosexuelles) ou que les actes homosexuels sont intrinsèquement désordonnés (Catéchisme de l'Église catholique numéro 2.357) ; empêcher, voir pénaliser par la loi que les professionnels de la psychiatrie ou de la psychologie puissent aider des personnes qui ont une attraction sexuelle à l'égard du même sexe ou un désir de changement de sexe, et qui demandent cette aide librement ; enlever aux parents l'autorité parentale sur les mineurs pour tout ce qui concerne la sexualité de leurs enfants ayant une attraction homosexuelle ou un désir de changement de sexe ; l'éducation sexuelle obligatoire (théorie et pratique) pour les mineurs, selon les critères LGBTIQ, y compris contre la volonté expresse de parents ; réduire l'âge légal du consentement pour avoir des relations sexuelles entre personnes du même sexe (en Espagne là aussi l'âge légal du consentement est déjà fixé à 13 ans) ; imposer par la loi, aux entreprises et aux institutions, l'embauche d'un pourcentage de travailleurs LGBTIQ ; inversion de la charge de la preuve lorsque ces personnes dénoncent de présumées discriminations, promotion de la sexualité intergénérationnelle LGBTIQ, et cetera. Une bonne part de tout cela peut se trouver dans les Standards d'éducation sexuelle pour l'Europe déjà cité, et dans des publications liées au lobby impliqué. En tout cas il faut avertir qu'une fois gagnée la bataille du mal nommé mariage civil entre les personnes de même sexe et la possibilité d'adoption, la grande offensive en ce moment comment on peut le voir dans médias tourne autour du désir de changer de sexe : la mal nommée dysphorie de genre, la transsexualité, particulièrement de l'enfance. Ce qui viendra ensuite, c'est la pénalisation des parents, des confessions religieuses et de tout ce qui s'oppose au programme prévu pour promouvoir ces soi-disant droits sexuels LGBTIQ.
Découvrir ce que cachent les paroles à travers, comme nous l'avons dit, la manipulation du language n’est en rien une condamnation des personnes, il s'agit au contraire d'exposer avec clarté ce qui porte atteinte à l'anthropologie chrétienne que le pape saint Jean-Paul II appelait l'anthropologie adéquate. En définitive ce que l'on prétend faire avec ces dispositions, est une mutation anthropologique, ou – c'est la même chose – la construction, dont les racines plongent dans l'idéologie du genre et ses dérivés
Le droit d’aînesse vendu
Avec le document Priorités de l'Espagne aux Nations Unies, 69ème période de session de l'Assemblée plénière que nous sommes en train de commenter, se confirmer une fois de plus ce que nous savions tous : nous nous sommes convertis en serviteurs des institutions internationales pour la promotion de ce qu'on appelle la gouvernance globale ou Nouvel Ordre mondial au service de l'impérialisme transnational de l'argent, qui a forcément fait pression pour que l'Espagne ne soit jamais un exemple pour l'Amérique latine et pour l'Europe pour ce qu'il considère comme une « régression » inadmissible en matière d'avortement est pour ce qu'on appelle les droits LGBTIQ.
Nous sommes en train de vendre pour un « plat de lentilles », le projet de Dieu pour ses enfants. a)  L'amour et le respect de toute vie humaine ; b) la beauté de l’égale dignité mais aussi de la différence entre l'homme et la femme ; c) la beauté de la famille fondée sur le mariage d’un seul homme et une seule femme. Cela ne se produit pas seulement en Espagne, il s'agit d'un humiliante vassalisation globale devant le pouvoir de l'argent. Et c'est pour cela que récemment, le 25-11-2014, le pape François avertissait : « Maintenir vive la réalité des démocraties est une tâche en ce moment historique pour éviter que la force réelle – la force politique qui est l'expression des peuples – soit déplacée sous l'effet des pressions d'intérêts multinationaux mais non universels, qu'il est rendent plus faibles et les transforme en système uniformisé du pouvoir financier au service de puissances inconnues. C’est une tâche qu'aujourd'hui l'histoire nous offre. »
« La mort de Dieu dans le cœur et dans la vie des hommes est la mort de l'homme », Saint Jean-Paul II, 11-5-1980) : la pire des corruptions
Si tuer un enfant innocent devient par le jeu de la « loi » un droit, toute corruption ou iniquité devient possible aussi bien dans la sphère publique que dans la sphère privée. Mais attention ! Pour pouvoir tuer un frère il faut auparavant tuer Dieu le Père, ou le vendre. Nous avons fait les deux. Nous pourrions dire tellement de choses là-dessus ! Que personne ne s’étonne donc de la situation où se trouve prostrée l'Espagne et une bonne partie du monde. Ni les actuels partis majoritaires, ni les nouveaux de tendance marxiste qui semblent émerger avec beaucoup de force, ne respectent intégralement la dignité de la vie humaine du mariage et de la famille. La véritable réponse à cette situation passe par la régénération morale de notre part, qui sera le fruit d'une nouvelle évangélisation : proposer le Christ avec amour et vérité, puisque le mystère de l'homme ne s'éclaircit que dans le mystère du Verbe Incarné (Concile Vatican 2, Gaudium et Spes 22). Il est urgent de promouvoir la croissance de chrétiens authentiques et de familles catholiques (l'Initiation chrétienne d'adultes selon le modèle du catéchuménat baptismal) capables d'impulser une culture qui soit respectueuse de la vie, du mariage et de la famille. Il est nécessaire aussi de promouvoir une authentique éducation affective et sexuelle des enfants, des adolescents et des jeunes, comme vocation à l'amour et au don de soi. Dans la Théologie du corps du pape saint Jean-Paul II nous trouvons les clefs pour apprendre à aimer et développer une authentique écologie humaine. Comme le répétait le pape Benoît XVI, la permanence de la civilisation chrétienne passe par la promotion de minorité créative capable de régénérer la société. L'instrument est la Doctrinse sociale de l'Église qui doit inspirer la présence de catholique dans les différentes institutions sociales et dans le domaine de la politique. Comme le disait le bienheureux Paul VI, la politique est une haute forme de charité, d’où l’importance de se souvenir de l’antique adage : Corruptio optimi, pessima (la corruption des meilleurs est la pire) : c'est que « la misère la plus dangereuse, cause de toutes les autres, est l'éloignement de Dieu, la présomption de pouvoir se passer de lui » (pape Francois 20-12-2014).
Personne nedoit douter que nous sommes dans une situation d'urgence politique. Cette situation réclame aux laïcs catholiques qu'ils sachent s'organiser pour offrir une réponse lucide dans le domaine culturel, dans les moyens de communication, et dans la politique. Ne pas le faire en ce moment équivaut à un véritable péché par omission.
Il y a une espérance
Ce ne sont pas seulement des personnes mais aussi les nations qui sont appelées par Dieu à l'accomplissement d'une mission, une mission à laquelle on peut répondre ou non. L'Espagne aussi a eu, et elle a encore sa mission. N’y renonçons pas, ni à la bénédiction de Dieu notre Père, pour un plat de lentilles. Écoutons les belles paroles par lesquelles nous exhortait le cher pape saint Jean XXIII, et avec la grâce de Dieu rendons-les effectives :
« Nous sommes heureux que l’Espagne qui a porté la foi à tant de nations veuille aujourd’hui continuer le travail pour que l’Évangile éclaire les chemins qui marquent la route actuelle de la vie, et pour que la lignée hispanique, qui s’enorgueillit à juste titre d’être un berceau de la civilisation chrétienne et un phare de l’expansion missionnaire, continue et dépasse même de telles gloires, en étant fidèle aux exigences de l’heure présente dans la diffusion et la réalisation d’un message social du christianisme sans les principes et la doctrine duquel se fissure facilement l’édifice de la coexistence entre les hommes.

« Que Nos fils très aimés d’Espagne aient toujours levée leur regard vers les objectifs élevés, avec le grand esprit qui les caractérise, sûrs de ce que l’obéissance à la Loi de Dieu attirera la protection de la Providence, qui dans le tissu de tout labeur historique guide les individus et les peuples, dociles à la voix du Roi des cieux et de la terre, in viam prosperitatis et pacis (sur le chemin de la prospérité et de la paix). » (Saint Jean XXIII, Message au cardinal Gaetano Cicognani, 5-6-1960). [NDLR Merci au site benoit-et-moi pour la traduction.]
Seule la naissance de Jésus que nous célébrons donne à chaque personne sa dignité inaliénable et la renforce par son alliance d’amour pour qu’aucun ne soit perdu, spécialement parmi les plus petits, les pauvres et ceux qui souffrent. À l'inverse, toutes les idéologies mettent les personnes au service de l'homme de ses ambitions, toujours liées au pouvoir et à l'argent, elles le font selon les cas, au nom du peuple, du prolétariat, de la soi-disant société du bien-être, ou de ce qu'on appelle l'intérêt général. Elles ont oublié misérablement que la fin de la société est le bien commun, qui passe nécessairement par l’attention et le soin à l'égard de chaque personne, et pour le développement et l'éducation de chaque personne pour la rendre capables de son véritable destin, de notre véritable destin : Dieu révélé comme Amour.
Un grand combat
En tout cas il faut insister sur le fait que ceux qui rendent un culte à Moloch et à Mammon – la culture de la mort et l’idolâtrie de l'argent – vont toujours main dans la main avec le Maître de ce monde et le servent.
C'est pour cela que notre combat, comme nous le rappelle l'apôtre Paul, « n’est pas contre la chair et le sang, mais contre les principautés et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres » (Eph. 6, 12). C'est pour cela qu'il est nécessaire, comme nous y exhortait le même apôtre, de nous revêtir des armes de Dieu : « Tenez donc ferme, ayant vos reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de la justice, les pieds chaussés de zèle pour l’Evangile de la paix, prenant par-dessus tout le bouclier de la foi, au moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin » (Eph, 6, 14-16). Nous catholiques, en ce moment nous sommes devant une véritable croisée des chemins, et il est nécessaire de nous demander qui nous sommes disposés à servir : ou bien les dieux et leur messagers de cette nouvelle religion laïque, ou le Dieu véritable. Comme aux temps de Josué notre réponse ne peut-être autre que celle-ci : « Moi-même et ma maison, nous servirons le Seigneur » (Jos. 24,15).
+ Juan Antonio Reig Pla
Evêque d'Alcala de Henares 


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27 septembre, 2014

France : le congé parental des mères réduit à 18 mois ?

J’ai eu sans le savoir le nez creux en publiant ici hier mon article sur la loi « égalité femmes hommes » écrit au moment du vote de la loi, en juillet dernier. La nouvelle est tombée il y a quelques minutes : dans le cadre du plan d’économies de 50 milliards d’euros, le gouvernement envisagerait de réduire de le congé parental qui serait désormais limité à 18 mois pour la mère, contre 3 ans avant le vote de la loi.
Ce congé de trois ans est proposé à partir du deuxième enfant et rencontre un succès qui dérange : il coûte cher, et en outre il perpétue l’idée que les femmes sont contentes de rester à la maison, affreux passéisme.
La loi d’égalité prévoyait que la totalité du congé ne pouvait être pris qu’au cas où le père – pardon, « l’autre parent » – en prendrait six mois. C’était déjà une négation du rôle spécifique de la mère auprès des très jeunes enfants, mais comme après tout il y a maintenant des « familles » avec « deux papas », tout cela était cohérent. Avec l’idéologie du genre surtout.
Mais il faut l’être encore davantage. Selon Le Parisien, c’est au nom du « principe d’égalité » que le gouvernement fera lundi l’annonce de ce nouveau pas vers l’« égalité réelle ».
Personne n’est dupe : si la volonté idéologique du gouvernement Valls ne fait aucun doute, le motif premier est économique. Tout le monde sait bien que dans la vraie vie, les pères ne sont pas nombreux à vouloir ou à pouvoir interrompre leur activité professionnelle pour s’occuper de la maison et des enfants. L’hypocrisie est là : le gouvernement table sur les « stéréotypes de genre » pour anticiper un marge désintérêt des pères pour ces 18 mois de congé qui leurs seraient généreusement offerts – avec 300 à 400 millions d’euros économisés sur la « branche famille ».

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26 septembre, 2014

La loi d'égalité femmes hommes de Najat Vallaud-Belkacem

La loi sur « l'égalité réelle entre les femmes et les hommes » a été votée cette été à la toute fin de la session parlementaire, pour être promulguée symboliquement le 4 août. Le fait qu'elle a été peu commentée, la nomination de celle qui l'a portée, Najat Vallaud-Belkacem, comme ministre de l'éducation nationale, et la gravité de ce texte m'ont incité à vouloir publier ici l'article que j'avais écrit fin juillet pour Monde & Vie, je le fais avec l'aimable autorisation de Jean-Marie Molitor, directeur de cette revue catholique. Le site est ici et pour s'abonner, c'est par  (il y a des offres spéciales pour les nouveaux abonnés). 

Pour le parlement,  l’égalité « femmes-hommes » passe par l’avortement et le genre


Le gouvernement a profité de l’été pour faire passer la « loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes », adoptée définitivement le 23 juillet, aux derniers jours de la session parlementaire extraordinaire. Face à ce texte à forte saveur idéologique, et qui va jusqu’à faire de l’IVG un droit que n’« excuse » même plus la « détresse », il ne se sera trouvé aucun député pour voter contre. Vacances ?

*

Aucun vote contre la loi d’égalité « femmes-hommes » – attention à ces mots, l’ordre est celui du texte ! –, voilà ce que l’on retiendra d’abord d’un projet adopté à marches forcées parce qu’il joue un rôle majeur dans l’entreprise de révolution sociétale engagée par François Hollande et ses gouvernements successifs depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir.

Il n’a donc pas rencontré d’opposition sérieuse. Quelques députés UMP l’ont même voté ; les autres – ceux qui étaient présents en cette fin de mois de juillet – se sont abstenus. Et Gilbert Collard, Marion Maréchal Le Pen, Jacques Bompard ? Sans doute n’étaient-ils pas là. Qu’auraient changé trois voix con­tre, pourraient-ils observer. Ce n’aurait été effectivement que pour l’honneur…

Ce vote doublé d’une abstention quasi consensuelle en dit long sur le terrorisme intellectuel qui régit ces questions. On ne vote pas « contre » l’égalité. C’est impossible. Cela fait de vous d’emblée un contre-révolutionnaire. Egalité, que de crimes on commet en ton nom !

Le crime est bien là, oui. Il est au cœur de la loi et dans l’entière logique de la loi : au nom de l’égalité, celle-ci vise à faciliter l’accès à l’avortement.

L’IVG, un droit

L’article 24 du texte définitif le dit de manière laconique : « A la première phrase de l’article L. 2 212-1 du même code (de la santé publique), les mots : “que son état place dans une situation de détresse” sont remplacés par les mots : “qui ne veut pas poursuivre une grossesse”. »
La « justification » de l’avortement disparaît : justification de façade, certes, destinée à faire accepter l’inacceptable au nom de la compassion, mais enfin c’était une limite. Une manière de dire que l’« IVG » est une sorte de moindre mal, de solution ultime dans une situation de grande souffrance ou de misère. Solution facile, aussi, puisque dès lors qu’il y a détresse, pourquoi ne pas en chercher la cause et proposer une aide ?
En faisant disparaître la notion de détresse, il ne reste plus que la volonté de la femme. Elle, et elle seule, exerce droit de vie et de mort sur l’enfant qu’elle porte. Légalement, l’avortement achève de devenir un droit.
Il l’était déjà dans les faits ; il l’était largement sur le plan juridique. Jamais l’obligation posée dans la loi Giscard-Chirac-Veil de proposer une aide aux femmes dans un entretien préalable en vue de les encourager à garder leur enfant n’a été respectée ; jamais le financement de centres d’accueil aux futures mères n’a été pris en charge par l’Etat.
Et aux fil des révisions, depuis la loi Neiertz et les lois Aubry (ci-dessus)  jusqu’à la décision de rembourser l’avortement à 100 % prise à Pâques 2013, le caractère intouchable de l’« IVG » s’est précisé. Le délit d’entrave est né : l’avortement est le seul acte chirurgical qui bénéficie d’une telle protection. L’obligation d’entretien préalable a disparu en 2001 – elle était le corollaire de la justification de l’avortement par la « détresse ». La publicité pour l’avortement n’est plus un délit… Et les pressions « morales et psychologiques » pour convaincre une femme de ne pas avorter ont elles aussi été classées parmi les délits.

Non-droit de savoir

La loi d’égalité « femmes-hommes » va encore plus loin. Elle élargit le délit d’entrave au fait d’empêcher une femme de « s’informer » sur l’avortement – une information sur son droit à l’avortement – et ce simple fait est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.
Tout cela a été voté pour « assurer aux femmes la maîtrise de leur sexualité, notamment par l’accès à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse ».

Cela est parfaitement, abominablement cohérent : comment arriver à la « parité », à « l’égalité réelle » si la femme voit sa vie embarrassée par l’arrivée d’une grossesse ou, « pire », celle d’un enfant qu’elle va devoir aimer toute sa vie ?

L’UMP, par la voix d’André Reichardt, a an­noncé la saisine du Conseil constitutionnel sur la disparition du mot « détresse ». Une disparition symbolique, mais lourde de sens. Que l’élu UMP ose in­voquer ici le « principe du respect de tout être humain dès le commencement de la vie » prend un goût particulièrement amer, dès lors que l’avortement justifié par la détresse a déjà fait plus de sept mil­lions de victimes en France depuis cette loi Veil qu’il dit vouloir faire respecter dans ses « principes fondamentaux ».

Partage des responsabilités

La mesure la plus commentée de la loi, celle qui touchera sans doute le plus de gens dans leur vie ordinaire, est celle obligeant les parents à partager leurs droits au congé parental, sous peine d’en perdre une partie.

Concrètement – et en simplifiant un peu, car on est en pleine usine à gaz – le congé parental actuellement fixé à six mois pour la naissance du premier enfant pourra atteindre un an – mais à condition que l’autre parent prenne le deuxième semestre. La loi ne parle pas de père ou de mère : cela est totalement dépassé depuis la loi Taubira. Mais en pratique, il s’agit donc que le père mette la main aux fourneaux. L’article 1er de la loi – votée sans un seul vote contre, rappelons-le – montre bien qu’elle vise à « lutter contre les stéréotypes sexistes », à « favoriser une meilleure articulation des temps de vie et un partage équilibré des responsabilités parentales ».

A partir du deuxième enfant, la « prestation partagée d’éducation de l’enfant » pourra atteindre trois ans – mais à la condition que six mois au moins soient pris par l’« autre parent ». Cela compliquera un peu plus la vie de celles qui choisissent d’être mè­res au foyer.

« Changer les mentalités »

Najat Vallaud-Belkacem, qui a dit vivre, lors de l’adoption de la loi, « un moment d’émotion pure », l’a bien précisé lors de son dernier discours à la commission mixte paritaire qui a travaillé d’arrache-pied pour obtenir un texte prêt à voter avant les vacances parlementaires : il s’agit de « changer les mentalités ». D’en finir avec l’« inéquitable répartition des responsabilités domestiques et parentales ».

On se croirait au plus fort du zapatérisme, où « la » maire d’une petite ville a décrété un couvre-feu pour les hommes le jeudi soir afin que leurs femmes puissent sortir pendant qu’ils font la vaisselle.
Cette répartition des tâches imposée par la loi se fonde évidemment sur la chasse aux stéréotypes de genre, devenus « stéréotypes sexistes » dans le premier article de la loi : on jongle là entre la promotion de la parité qui est en réalité une discrimination positive en faveur des femmes, et la négation de la différence entre hommes et femmes qui fait aussi partie de ses objectifs. Si l’on peut se sentir indifféremment homme ou femme quel que soit le sexe biologique, pourquoi faire ces manœuvres compliquées au bénéfice des femmes ? C’est une énigme qui reste à résoudre…

La fin du bon père de famille

Totalement logique, en revanche, est la disparition programmée par la loi du concept et des termes « bon père de famille » de tous les textes français où ils se trouvaient encore. Ils sont remplacés par le mot « raisonnable » ou « raisonnablement » – encore une petite folie socialiste !

Au-delà du toilettage sémantique, et à sa racine, se trouve un refus du « patriarcat », du « paternalisme », et même de la « paternité » tout court. Cela peut paraître anecdotique, mais c’est en réalité bien plus significatif que toutes les mesures de parité dans l’entreprise et les partis politiques que la loi d’égalité met en avant.

Cela s’inscrit pleinement dans l’idéologie du gen­re dont la loi est une mise en œuvre claire et nette. Pour ceux qui ont encore besoin de preuves, voici le dernier objectif de la loi énoncé dans son article premier : la politique pour l’égalité devra comporter « des actions visant à porter à la connaissance du public les recherches françaises et internationales sur la construction sociale des rôles sexués ».
Aucun vote contre…

Jeanne Smits


J'ajoute l'encadré qui a paru en même temps que le texte ci-dessus…

L’exemple suédois

Le choix compulsif d’une répartition des tâches maternelles et paternelles afin de diluer le rôle spécifique de chacun dans une « parentalité » indéfinie a été dicté par l’exemple des pays scandinaves. Ils ont été les premiers à instaurer une obligation d’alternance de congés pour les pères et les mères travaillant tous deux, avec une indemnisation similaire et importante et une durée de congés prolongée – jusqu’au deuxième anniversaire de l’enfant, au plus fort de l’expérience.
C’est le fameux « modèle suédois » dont les gouvernements successifs, et aujourd’hui le législateur, se sont inspirés pour créer la nouvelle loi.

En fait, c’est un contre-modèle. A 18 mois, 92 % des enfants suédois vont en structure d’accueil ; l’école à la maison est interdite en pratique. Le travail des femmes est une quasi nécessité. Le sociologue Jonas Himmelstrand fait la corrélation entre ces réalités et les taux de dépression, de mal-être, et de difficultés d’éducation exceptionnellement élevés chez les jeunes, les adolescents et parents suédois.


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11 septembre, 2014

L’ONU a recommandé au Chili d’autoriser l’accès des mineures à l’avortement

Un grouped’experts des Nations unies spécialisé dans les discriminations à l’égard des femmes a recommandé mardi au Chili de légaliser l’avortement pour les mineures, invoquant le taux alarmant de grossesses adolescentes dans ce pays.
Frances Raday, universitaire féministe (photo : Haaretz).
Il s’agit d’« une affaire de santé physique et mentale », selon les termes du document de travail publié par le « Groupe de travail » de l’ONU sur les discriminations envers les femmes : le rapport affirme que chaque année, 60.000 à 70.000 avortements illégaux ont lieu au Chili – selon la vieille habitude des partisans de l’« IVG » d’invoquer des chiffres très élevés, généralement bien au-delà de la réalité.
« Les avortements illégaux sont dangereux par définition, mais c’est pire lorsque les femmes qui se
rendent à l’hôpital pour des complications sont dénoncées à la police par les autorités sanitaires. Les femmes ne sont pas seulement exposés à des avortements qui ne sont pas sûrs, on les empêche de chercher de l’aide en cas de complications », affirme Frances Raday, présidente du groupe de travail.
Assurant que la « violence intrafamiliale touche une femme sur trois », elle ajoute qu’il « est nécessaire de transformer une culture de discrimination et de stéréotypes d’une société conservatrice marquée par des valeurs religieuses qui ont laissé la femme sur le bord du chemin ». Telle est bien l’idéologie (du genre) défendue par tant d’agences onusiennes : elle récuse la religion et la rend coupable de tous les maux. 

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26 août, 2014

Une idéologue du genre à l'Education nationale : Najat Vallaud-Belkacem

On a toujours tort de penser qu'on a touché le fond. Après Vincent Peillon et sa religion laïque, après
Benoît Hamon qui exécutait fidèlement son programme idéologique, voici Najat Vallaud-Belkacem, nouveau ministre de l'Education nationale. C'est un des postes majeurs de tout gouvernement socialiste, lieu stratégique de manipulation des esprits et de prédication capillaire des dogmes révolutionnaires. Cette nomination de l'ex-ministre des Droits des Femmes est une promotion de taille, qui récompense un sans-faute idéologique.

Laissons de côté son parcours politique, socialiste forcément ; proche de Vincent Peillon et d'Arnaud Montebourg, la jeune femme d'origine marocaine s'approche depuis longtemps des centres de pouvoir. Ou de ce qu'il en reste dans une France prisonnière de l'Union européenne, une France mondialisée. On sait bien que les gouvernements changent et que la politique imposée à la France demeure : de ce point de vue-là, la nomination de NVB pourrait laisser indifférent.

Mais voilà. Najat Vallaud-Belkacem est non seulement au service de cette pensée unique, elle en est une pasionaria. Notez que cela laisse ouverte la question de savoir si elle est elle-même une « penseuse » de la pensée unique. Seul importe ceci : elle la répand, la promeut, l'impose. Elle a fait de l'« égalité » un absolu, qui écrase tout sur son passage (ce qui est bien dans la nature de l'égalité révolutionnaire).

A ce titre le poste de ministre des Droits des Femmes lui allait comme un gant. Elle était déjà chargée des droits LGBT au parti socialiste, et s'est engagée en faveur du « mariage » des homosexuels. En quoi elle ne fait qu'exprimer la ligne du parti, pourrait-on dire. Mais ses convictions l'ont menée à inscrire cette lutte dans un ensemble, qui va de la promotion de la parité à la direction d'une mission de lutte contre l'homophobie sous Ayrault ; c'était elle, l'instigatrice des ABCD de l'Egalité.

Que ce soit elle qui prenne maintenant – et malgré les protestations qui ont abouti au « gel » de l'expérimentation autour de ces parcours dans certaines académies – la direction de la rue de Grenelle, c'est tout un symbole. Un pied de nez à ceux qui ont cru que le gouvernement faisait marche arrière.

Najat Vallaud-Belkacem a participé à la révision des lois bioéthiques, qui a consacré le droit de recherche sur l'embryon. Elle a soutenu et promu l'avortement : que ce soit à travers son remboursement à 100 % mis en place comme une priorité par le premier gouvernement de François Hollande, par la création du site officiel sur l'« IVG » pour assurer une bonne « information » des femmes qui risqueraient de changer d'avis en tombant sur des sites parlant des inconvénients de l'avortement et des possibilités d'obtenir de l'aide pour garder leur enfant, et enfin par la suppression du mot « détresse » de a loi sur l'avortement légal dans la loi sur l'égalité promulguée symboliquement le 4 août dernier.

Cette loi sur l'égalité « femmes-hommes » (respectez bien l'ordre, il y a désormais des égalités qui ne sont pas symétriques) a pour but de « changer les mentalités », comme elle l'a elle-même déclaré lors de ses derniers discours en faveur de ce texte qu'elle a porté. Elle a pour objectif de faire peu à peu disparaître les « stéréotypes de genre », que ce soit à la tête des entreprises du CAC 40 ou dans l'intimité des foyers.

Elle a tué le « bon père de famille » : en chassant ces mots de tous les codes du droit français, la loi a signé l'aboutissement de la lutte contre toute autorité paternelle, sacralisé la haine du père.

Retenez bien la dernière phrase de l'exposé des motifs de cette loi qui porte la marque de NVB : la politique pour l'égalité devra comporter « des actions visant à porter à la connaissance du public les recherches françaises et internationales sur la construction sociale des rôles sexués ». Les mots n'y sont pas, mais il s'agit bien de l'idéologie du genre. Oui, c'est une idéologue du genre qui présidera aux destinées de l'école française désormais.

La nomination de Najat Vallaud-Belkacem au poste de ministre de l'Education nationale (et du décervelage, et de l'endoctrinement) n'est pas un pied de nez, pardonnez la faiblesse de l'expression. C'est un crachat à la figure des familles. Une déclaration d'intention totalitaire.

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14 août, 2014

Un évêque espagnol dénoncé pour avoir évoqué la « différence sexuelle »

Juanjo Romero d’Infocatolica rapporte que la « gaystapo », comme il le dit, a de nouveau dénoncé l’évêque espagnol Juan Antonio Reig Pla pour propos interdits. Ils avaient été largement diffusés : il s’agissait de son homélie lors de la messe télévisée diffusée le 3 août par la 2e chaîne nationale. C’est donc une plainte pénale qui le vise, pour avoir dit qu’il « existe une différence sexuelle entre l’homme et la femme ».
« Comme aux temps du chef homosexuel des SA, Ernst Röhm, ils recommencent à tenter de réduire au silence quiconque ne se plie pas à la pensée politiquement correcte », commente Romero.
La vidéo de l'homélie est ici.
L’évêque d’Alcala de Henares avait osé dire :
« Tu est fils de Dieu. Tu as été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, tu as été créé en tant qu’homme et en tant que femme. C’est une chose qui est aujourd’hui obscurcie en Espagne. Tant de lois l’ont oublié !
Tant de lois en Espagne, récemment approuvées (…) oublient la différence sexuelle homme-femme. »
Et quelques autres choses sur le respect de la vie depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle, le non respect de la « différenciation sexuelle » à travers la « mal nommée transsexualité ».
Bien que Mgr Reig Pla ait obtenu il y a trois mois une décision de justice reconnaissant sont droit de prêcher ce qu’enseigne l’Eglise sur l’homosexualité, des associations homosexuelles reviennent donc à la charge.
Le voici accusé de « diffuser des discours homophobes comme s’ils étaient neutres » : c’est une « atteinte aux droits de l’homme » ! Son discours représente un « danger pour la vie » des LGBT, fomentant « la haine, l’agression et même l’assassinat ». La diffusion par la télévision publique est une circonstance aggravante : elle aurait dû assortir l’émission d’une mise en garde.
Le premier avis n’aura pas suffi à faire taire le prélat. « Gracias, monseñor », conclut le bloggueur.

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31 juillet, 2014

La conférence d'Yves Daoudal sur l'idéologie du genre

Yves Daoudal a mis en ligne sa conférence sur Jean-Paul II et le « genre » – ce pape qui a non
seulement participé au renversement du communisme, mais qui a, définitivement, intellectuellement, philosophiquement, spirituellement réglé son compte à l'infernale idéologie.

C'est à télécharger et à lire ici.

C'est une présentation circonstanciée des catéchèses de Jean-Paul II sur la « théologie du corps », nouvellement et heureusement traduites par Yves Semen qui en a fait une présentation scientifique aux éditions du Cerf.

C'est aussi une magnifique mise en lumière de l'œuvre prophétique réalisée par Karol Wojtyla, puis Jean-Paul II, en nous donnant avant même qu'ils déferlent sur le monde les réponses aux fléaux du mensonge et du néant du refus de l'œuvre de Dieu, « Homme et femme il les créa 7.

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06 mai, 2013

Le pape François, l'avortement et l'excommunication

John-Henry Westen, sur LifeSite, rappelle un fait qui est passé assez inaperçu mais qui a de l'importance pour les défenseurs de la vie.

Dans sa lettre aux évêques d'Argentine, fin mars, le pape François leur a demandé de gouverner l'Eglise d'Argentine en se référant au document d'Aparecida, un texte issu de la rencontre des évêques d'Amérique latine dont il avait assuré la présentation en 2007, lors de la visite de Benoît XVI dans ce sanctuaire marial du Brésil.

« Voilà les lignes de conduite qu'il nous faut à ce moment de l'histoire », leur écrivait-il.

Le texte a été traduit en son temps par les soins de La Croix et se trouve notamment ici.

Or sur la question de la famille et du respect de la vie, c'est un texte on ne peut plus clair. Qui soutient par exemple le principe de l'excommunication automatique des législateurs qui soutiennent l'avortement mais aussi les autres atteintes graves à la famille (paragraphe 436, ci-dessous).

(15) La famille, “patrimoine de l’humanité”, constitue un des trésors les plus importants des peuples latino-américains. Elle a été, et elle est, une école de la foi, palestre de valeurs humaines et civiques, foyer dans lequel la vie humaine naît et se reçoit généreusement et avec responsabilité. Néanmoins, dans l’actualité, elle souffre de situations adverses provoquées par le sécularisme et le relativisme éthique, par les divers flux migratoires internes et  externes, par la pauvreté, par l’instabilité sociale et par les législations civiles contraires au mariage qui en favorisant les moyens contraceptifs et l’avortement, menacent le futur des peuples.  
Dans certaines familles d’Amérique Latine, persiste encore malheureusement  une mentalité machiste, ignorant la nouveauté du christianisme qui reconnaît et proclame l’égale dignité et responsabilité de la femme face à l’homme. 
(16) La famille est irremplaçable pour la sérénité personnelle et pour l’éducation des enfants. Les mères qui veulent se consacrer pleinement à l’éducation de leurs enfants et au service de la famille doivent profiter de conditions nécessaires pour pouvoir le faire, et pour cela elles ont le droit de compter avec l’appui de l’État. En effet, le rôle de la mère est fondamental pour le futur de la société.  
Le père, pour sa part, a le devoir d’être véritablement père, qui exerce son indispensable responsabilité et sa collaboration dans l’éducation de ses enfants. Les enfants, pour leur croissance intégrale, ont le droit de pouvoir compter sur le père et la mère, pour qu’ils s’occupent d’eux et les accompagnent vers la plénitude de leur vie. Une pastorale familiale intense et vigoureuse est en effet nécessaire. Il est indispensable, également, de promouvoir des politiques familiales authentiques qui répondent aux droits de la famille comme sujet social indispensable. La famille fait partie du bien des peuples et de l’humanité entière. 
Et plus loin :


(40) Parmi ce qui affaiblit et diminue la vie familiale, nous rencontrons l’idéologie du “genre”, selon laquelle chacun peut choisir son orientation sexuelle, sans prendre en compte les différences données par la nature humaine. Cela a entraîné des modifications légales qui blessent gravement la dignité du mariage, le respect du droit à la vie et l’identité de la famille.
Et encore (parmi d'autres développements sur le mariage et la famille) :

(434) Nous croyons que « la famille est à l’image de Dieu qui dans son mystère le plus intime n’est pas une solitude, mais une famille ». Dans la communion d’amour des trois Personnes divines, nos familles ont leur origine, leur modèle parfait, leur motivation la plus belle et leur destin ultime. 

Cette citation sur Dieu, « famille », est tirée du discours de Puebla de Jean-Paul II.

Et nous nous arrêterons avec une attention particulière (mais tout le document mérite d'être lu) sur ces mots qui rappellent clairement l'obligation de défendre la vie qui s'impose particulièrement aux responsables politiques, et rappelle l'excommunication automatique de ceux qui concourent à promouvoir l'avortement :

(436) Nous espérons que les législateurs, les gouvernants et les professionnels de la santé, conscients de la dignité de la vie humaine et de l’enracinement de la famille dans nos peuples, la défendent et la protègent contre les crimes abominables de l’avortement et de l’euthanasie ; c’est leur responsabilité. Pour cela, devant des lois et des dispositions gouvernementales qui sont injustes à la lumière de la foi et de la raison, on doit favoriser l’objection de conscience. Nous devons nous tenir à la “cohérence eucharistique”, c’est à dire, être conscients que l’on ne peut pas recevoir la communion sacrée et au même moment, agir en actes et en paroles contre les commandements, en particulier quand on soutient l’avortement, l’euthanasie et d’autres délits graves contre la vie et la famille. Cette responsabilité pèse de manière particulière sur les législateurs, les gouvernants et les professionnels de la santé.

L'appel à défendre les plus faibles est très beau :

(467) Nous assistons aujourd’hui à des défis nouveaux qui nous demandent d’être la voix de ceux qui n’ont pas de voix. L’enfant qui est en train de naître dans le sein maternel, et les personnes qui se trouvent à la fin de leurs vies, sont une demande de vie digne qui crie au ciel et qui ne peut éviter de nous faire frémir. La libéralisation et la banalisation des pratiques abortives sont des crimes abominables comme l’euthanasie, la manipulation génétique et embryonnaire, les essais médicaux contraires à l’éthique, la peine capitale, et tant d’autres manières d’attenter à la dignité et à la vie de l’être humain. Si nous voulons soutenir un fondement solide et inviolable pour les droits humains, il est indispensable de reconnaître que la vie humaine doit toujours être défendue, depuis le moment même de la fécondation. Sinon, les circonstances et les convenances des puissants rencontreront toujours des excuses pour maltraiter les personnes.

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30 novembre, 2012

Les stéréotypes de genre au Parlement européen

C'est une élue néerlandaise de gauche dure, Kartika Tamara Liotard, qui vient de signer un projet de rapport sur l'élimination des stéréotypes liés au genre dans l'Union européenne, et cela n'a rien que de très logique : n'est-ce pas la forme la plus achevée de la lutte des classes que de dresser une moitié de l'humanité contre l'autre moitié ?

On y lit des choses ahurissantes, comme nous allons le voir.

Mais avant de donner quelques exemples, il importe de comprendre que l'origine gauchiste de l'initiative n'en fait pas une démarche marginale, forcément inopérante en raison du caractère extrême de ses partisans. Ce qu'exprime ce rapport, on le retrouve non seulement dans la bouche de bien des féministes, mais dans de nombreuses lois déjà adoptées dans les pays de l'Union européenne et dans les recommandations des officines qui ont un réel pouvoir d'influence et un vrai poids sur les lois et la jurisprudence.

Donc : il faut que les femmes fassent le même genre d'études que les hommes, le même genre de travaux, qu'elles soient payées de la même manière, bref, qu'on cesse de leur faire incomber « la responsabilité des enfants » grâce à un matraquage médiatique, éducatif et public sans relâche. Digne de l'Union soviétique qui envoyait les femmes faire les travaux de force aux champs, des Etats-Unis qui envoient les femmes militaires au feu au nom de la non-discrimination, ou du Portugal où les balayeurs municipaux sont bien souvent des balayeuses !

Mais c'est les enfants qu'il faut attraper d'abord, comme l'explique le rapport :

« Afin d'accroître la participation des femmes sur le marché du travail et dans la prise de
décision économique et politique, les points suivants doivent être abordés:  
« • Les stéréotypes liés au genre dans les écoles primaires et secondaires influencent la
perception qu'ont les jeunes enfants et les adolescents de la façon dont les hommes et
les femmes doivent se comporter. Il convient dès lors d'introduire des programmes et
des manuels d'enseignement spéciaux, dans lesquels les hommes et les femmes sortent
de leurs “rôles traditionnels”, à savoir l'homme comme soutien de famille et la femme
prenant soin des enfants ;
« • En ce qui concerne les médias et la publicité, il faut aussi noter que, de plus en plus,
les enfants et les jeunes ont accès à la télévision sans surveillance à un âge très
précoce. Les stéréotypes négatifs liés au genre peuvent donc considérablement porter
atteinte à la confiance et à l'estime de soi des jeunes femmes, en particulier des
adolescentes,
qui réfrènent dès lors leurs aspirations, leurs choix et leurs perspectives
de carrière. Compte tenu de l'influence significative des médias sur la perception de
l'égalité des sexes dans l'opinion publique, des formations spéciales sur les stéréotypes
liés au genre sont nécessaires pour les commissions nationales chargées des normes de
la publicité et les organismes d'autoréglementation afin de les sensibiliser à l'influence
négative de la discrimination et des stéréotypes liés au genre dans les médias ; »

Ailleurs, on nous explique que « 
les enfants sont confrontés aux stéréotypes liés au genre dès leur plus 
jeune âge par le biais des séries et des publicités télévisées, des manuels et des
programmes scolaires, ce qui retentit sur leur perception du comportement que devraient 
adopter les figures masculines et féminines ».



Bref, dès l'instant où l'on montre Maman qui coud et Papa qui fume la pipe, la fille qui cueille des fleurs pendant que le garçon fait fonctionner son pistolet à billes, la bonne qui pouponne et le boucher qui transporte sa demi-carcasse, on est déjà dans le message inacceptable qu'il fait à tout prix corriger. Dans les manuels comme dans les sitcoms.



Trop absurde pour être significatif ? Détrompez-vous. Cela est à la base de l'idéologie du genre, et c'est elle qu'on enseigne dans les lycées français en 1e comme une science…




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Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...