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12 avril, 2016

Et une citation incomplète de Jean-Paul II dans l'Exhortation post-synodale “Amoris laetitia” !

Après la citation tronquée de Gaudium et Spes à propos des couples qui n'arrivent pas à vivre en tant que frère et sœur, évoquée ici, j'ai trouvé une autre citation bizarrement présentée à propos des familles nombreuses. Ici, c'est Jean-Paul II qui est cité de manières que l'on pourrait dire « inversée », puisque le pape François lui attribue une mise en garde qui a changé de sens.
Dans son paragraphe 167, l'Exhortation affirme :
« Les familles nombreuses sont une joie pour l’Église. En elles, l’amour exprime sa généreuse fécondité. Ceci n’implique pas d’oublier la saine mise en garde de saint Jean-Paul II, lorsqu’il expliquait que la paternité responsable n’est pas une “procréation illimitée ou un manque de conscience de ce qui est engagé dans l'éducation des enfants, mais plutôt la possibilité donnée aux couples d'user de leur liberté inviolable de manière sage et responsable, en prenant en compte les réalités sociales et démographiques aussi bien que leur propre situation et leurs désirs légitimes”. »
A lire cette phrase on imagine que Jean-Paul II mettait en garde contre la fécondité excessive.
Voici la citation complète telle qu'elle figure dans la Lettre du pape Jean-Paul II à Madame Nafis Sadik, secrétaire général de la Conférence internationale 1994 sur la Population et le développement et directeur exécutif du Fonds des nations unies pour la population :
« Ce que l'Église appelle “la paternité responsable” n'est pas une question de procréation illimitée ou un manque de conscience de ce qui est engagé dans l'éducation des enfants, mais plutôt la possibilité donnée aux couples d'user de leur liberté inviolable de manière sage et responsable, en prenant en compte les réalités sociales et démographiques aussi bien que leur propre situation et leurs désirs légitimes, à la lumière des critères moraux objectifs. Toute propagande ou désinformation destinées à persuader les couples qu'ils doivent limiter leur famille à un ou deux enfants devraient être fermement proscrites, et les couples qui choisissent généreusement d'avoir une famille nombreuse doivent être encouragés. »
Cela renverse la perspective, comme on le voit. Certes Jean-Paul II ne fait pas l'apologie de la procréation sans limite, certes il affirme qu'il est nécessaire d'agir de manière sage et responsable, mais l'essentiel est ailleurs puisqu'il s'adresse expressément aux responsables d'une conférence internationale dont l'objectif était précisément de promouvoir le contrôle de la population. C'était la conférence du Caire où soit dit en passant les représentants du Vatican allaient se battre bec et ongles contre l’inclusion de l’avortement dans la notion de « santé reproductive ».
La citation dans Amoris laetitia s'arrête avant le rappel par Jean-Paul II de l'existence de « critères moraux objectifs » en la matière. Surtout, elle évite de reproduire la dernière phrase du paragraphe qui enjoint aux responsables politiques de se montrer favorables à la vie, et ce sans réserves de la part de Jean-Paul II : « Les couples qui choisissent généreusement d'avoir une famille nombreuse doivent être encouragés. »
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09 octobre, 2015

Synode : ce matin, Mgr Gadecki a célébré la messe sur l'autel de Jean-Paul II


Ah, si je savais le polonais !

Bien sûr, il a parlé de Familiaris consortio.  Reportage vidéo ici.


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15 juin, 2015

Cardinal Müller : parler des partenariats homosexuels au synode n'a pas de sens

Lors d'une visite en Pologne, le cardinal Gerhard Müller s'est de nouveau distancié du courant mené par les cardinaux Reinhard Marx et Walter Kasper qui demande une nouvelle forme d'attention « pastorale » pour les divorcés remariés et les homosexuels dans le cadre du synode sur la famille.

Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi a déclaré : 

« Cela n'a aucun sens de parler du problème des partenariats homosexuels lors du synode. »

De fait, le synode sur la famille s'intéresse… à la famille, et non à des pseudo formes de familles dont l'évocation à cette occasion équivaut à les mettre sinon sur un plan d'égalité, du moins dans une catégorie comparable à celle de la famille dans le cadre du plan de Dieu pour l'humanité.

Le cardinal Müller a tenu ces propos lors d'une conférence à Torun, sur le thème L'Evangile du mariage et de la famille. Il l'a placée sous le signe de l'enseignement de Jean-Paul II.

Sous le titre : « La famille, espoir de l'Eglise ; l'Eglise, espoir de la famille », le cardinal Müller a tenu des propos d'une grande clarté.




« Pour définir la famille, l'honnêteté intellectuelle est toujours une exigence élémentaire de discernement et de décision. Dans le cadre du synode de la famille, sa définition – profondément enracinée dans la Révélation – doit rester inviolable. Personne n'a le droit d'ignorer la Parole de Dieu, qui s'est exprimée clairement et avec une force particulière ; changer cette définition apparaît comme une insulte à Dieu. 
« Les idées ont des conséquences. Cela n'a aucun sens d'introduire dans l'ordre du jour du synode, dont le thème est « la vocation de la famille et de la mission dans l'Église et le monde d'aujourd'hui » la questions des unions de même sexe. Cela ne se peut pour des raisons formelles, puisque la famille est l'union de l'homme et de la femme – exclusive et indissoluble. Mais surtout, ce sont la crainte de Dieu et le respect de la vérité révélée sur laquelle la famille se construit l'interdisent. 
(…) 
« L'herméneutique de la continuité et le développement présenté par le pape Benoît XVI comme un cadre pour le ministère des théologiens dans l'Église est toujours valide. Aucun d'entre nous a le droit de rompre avec l'enseignement constant de l'Église depuis le début, enseignement qui a été rappelé par le premier synode de l'histoire de la famille de l'Église en 1980, et présenté par saint Jean-Paul II, sans  l'Exhortation post-synodale Familiaris consortio. »
Soulignant que l'on avait trop tendance à aborder la question du mariage et de la famille du seul point de vue du droit canonique, notamment en ce qui concerne l'accès à la communion, le cardinal Müller a demandé que l'on cesse de se focaliser sur les règles juridiques : « Le droit canonique est important et nécessaire, mais on en reste à un pur formalisme, privé de profondeur, si l'on ne considère par le mariage à travers le prisme de la théologie spirituelle. » Et ne pas oublier, notamment, de voir en la famille une « église domestique ».

L'Eglise est  témoin de toute la vérité – même des vérités impopulaires. L'évangélisation exige de ne pas de brouiller la vérité révélée, pour trouver le “plus petit dénominateur commun”, acceptable par un monde sécularisé. Pour évangéliser, l'Évangile doit pénétrer tous les domaines de la vie personnelle, conjugale et familiale, sociale, culturelle, économique et politique », rappelait plus loin le cardinal.

Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi a rappelé que la velléité de « séparer la vie de la doctrine » est une « tentative indigne de manipulation intellectuelle de la théologie », puisque « l'ethos du mariage découle de sa vérité ontologique. Cet ethos n'existe pas pour lui-même, dans un monde d'idées platonicien, mais s'applique dans la praxis. L'une des préoccupations pastorales les plus élémentaires de l'Eglise est et reste la préservation de l'unité vitale entre la doctrine et la vie de la foi. Preuve en est cette règle ancienne : Lex orandi, lex credendi. »


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08 février, 2015

Mgr Henryk Hoser, de Varsovie : “L'Eglise a trahi Jean-Paul II”

« Je vous le dis de la manière la plus brutale, l'Eglise a trahi Jean-Paul II. Non pas l'Eglise, épouse du Christ. Non pas l'Eglise de notre Credo, car Jean-Paul II était une expression, une voix authentique de l'Église ; non, il s’agit de la pratique pastorale qui a trahi Jean-Paul II. »
Ces mots très durs d'un évêque polonais constituent une grave accusation à l’égard de ses confrères de certains pays à l'occasion du Synode extraordinaire sur la famille. La décision de parler de manière aussi claire montre la gravité du combat qui se mène actuellement en vue de la deuxième partie du Synode, puisqu'il faut clarifier désormais des points que l'on pouvait croire acquis au sein de l'Eglise. L’auteur de ces propos est l'archevêque Mgr Henryk Hoser, s’exprimant dans le magazine catholique polonais Niedziela sur la proposition de donner la communion aux catholiques divorcés et « remariés ». LifeSite les rapporte ici sous la plume de Steve Weatherbe.
Mgr Henryk Hoser,
archevêque de Varsovie-Praga
L’archevêque de Varsovie-Praga, Mgr Henryk Hoser, prévoit une « confrontation » majeure entre évêques fidèles à l’Eglise et à l’enseignement de Jean-Paul II sur la famille et le mariage, et « des délégués de pays qui comptent déjà une majorité de familles pathologiques – des familles brisées, des familles recomposées, avec un petit pourcentage seulement de mariages restés entiers – et où existe la demande de donner aux divorcés l’accès à la Sainte communion ».
Lors du Synode extraordinaire en octobre, Mgr Hoser s’était joint aux cardinaux – comme le cardinal Burke – et évêques qui avaient souligné l’impossibilité de retenir la « miséricorde » comme seul critère de jugement face aux homosexuels qui revendiquent leur style de vie et aux divorcés remariés : « Il est faux de présumer que la miséricorde de Dieu serait sans justice, alors qu’il faut commencer par dire que la vie conjugale et la vie de famille doivent être fondée sur la justice. »
L’une des raisons invoquées par Mgr Hoser pour expliquer la destruction de la famille est imputable à l’Eglise elle-même, a-t-il déclaré. Elle n’a pas soutenu les familles en mettant en œuvre l’Exhortation apostolique Familiaris consortio donnée par Jean-Paul II en 1981, qui contenait pourtant des indications nettes sur la manière dont les évêques et les pasteurs devaient former et soutenir des familles fidèles : à l’école, lors de la préparation au mariage et au sein de groupes de soutien pour couples déjà mariés, sans compter le « parrainage » des jeunes mariés par des couples ayant une longue expérience du mariage.
Des évêques et des prêtres « n’ont pas voulu suivre sa voix », accuse aujourd’hui Mgr Hoser : « Ils ne se sont pas familiarisés avec son enseignement… Tout le monde disait que c’était difficile… Les pasteurs ne l’ont pas partagé parce qu’ils ne l’avaient pas lu. » Une attitude qu’il a reliée à une certaine « rébellion » contre l’enseignement de l’Eglise sur la sexualité dès le temps de Paul VI.
L’Eglise polonaise a enseigné Humanae vitae, a noté Mgr Hoser : « Dans d’autres pays, en raison de la contestation des enseignements de l’Eglise tels qu’ils ont été proclamés par le bienheureux Paul VI, on a mis fin au soin pastoral des familles. »
Ce sont les « valeurs mondaines » qui mettent le plaisir sexuel au-dessus de la finalité de la famille qui ont prévalu, a-t-il poursuivi, soulignant que cela est spécialement vrai dans les médias où « toutes les relations personnelles sont érotisées ». L’archevêque, qui a reçu une formation de médecin avant d’embrasser la prêtrise, estime que d’aucuns voudraient voir l’Eglise abandonner son « rôle prophétique », et qu’ils se battront en ce sens lors du prochain synode afin qu’elle accepte la position selon laquelle « le monde est gouverné par la satisfaction sexuelle ».

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31 juillet, 2014

La conférence d'Yves Daoudal sur l'idéologie du genre

Yves Daoudal a mis en ligne sa conférence sur Jean-Paul II et le « genre » – ce pape qui a non
seulement participé au renversement du communisme, mais qui a, définitivement, intellectuellement, philosophiquement, spirituellement réglé son compte à l'infernale idéologie.

C'est à télécharger et à lire ici.

C'est une présentation circonstanciée des catéchèses de Jean-Paul II sur la « théologie du corps », nouvellement et heureusement traduites par Yves Semen qui en a fait une présentation scientifique aux éditions du Cerf.

C'est aussi une magnifique mise en lumière de l'œuvre prophétique réalisée par Karol Wojtyla, puis Jean-Paul II, en nous donnant avant même qu'ils déferlent sur le monde les réponses aux fléaux du mensonge et du néant du refus de l'œuvre de Dieu, « Homme et femme il les créa 7.

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05 mai, 2012

Benoît XVI ému par un couple qui héroïquement, choisit la vie

Chiara, 28 ans, va mourir bientôt. Elle le sait : à moins d'un miracle, elle est condamnée à brève échéance par un cancer qui « explosé » après la naissance de son troisième enfant, Francesco. En accord avec son mari, Enrico, 33 ans, elle avait refusé pendant sa grossesse tout traitement lourd susceptible de faire du mal à l'enfant qu'elle portait. Pour le catholique, ce n'est pas un choix moralement impératif : soigner une maladie grave, même au risque de porter involontairement atteinte à la santé ou à la vie d'un enfant à naître, n'est pas un mal. Mais Chiara a choisi, avec joie, le don d'elle-même absolu et héroïque.

Cette joie, elle était paraît-il visible, elle éclatait sur les visages de Chiara et d'Enrico qui ont eu le bonheur, mercredi dernier, de s'approcher du Pape à l'issue de l'audience générale, et de lui raconter leur histoire. Benoît XVI, visiblement ému, les a touchés avec tendresse. Ils sont l'image vivante de l'Evangile de la vie.

Il n'y pas de photo publique de cette rencontre. Question de respect.

L'histoire de Chiara et d'Enrico a déjà été marquée par leur fidélité sans failles au respect de la vie, de toute vie humaine innocente. Avant Francesco, deux enfants sont nés, si gravement handicapés qu'ils sont morts peu après la naissance. Le couple savait dès avant leur naissance que Marie souffrait d'anencéphalie – elle a rendu l'âme 30 minutes après sa naissance – et que David, sans jambes et portant de graves atteintes aux organes internes, ne vivrait pas non plus longtemps. De fait, il est mort quelques heures après sa naissance.

Dans les deux cas, et malgré l'incitation à avorter – la solution qui aurait pu paraître si « raisonnable » face à des situations aussi dépourvues d'espoir – Chiara et Enrico n'ont pas imaginé une seconde mettre un terme à la vie de leurs enfants à naître. Membres d'une paroisse franciscaine, profondément marqués par le pontificat de Jean-Paul II, ils ont choisi de renouveler chaque jour leur consécration à Marie, imprégnés de sa devise, Totus Tuus. Et c'est en pensant à lui, à la manière dont il a vécu sa vie, qu'ils ont pris leur décision par rapport au traitement du cancer de Chiara. Se confiant totalement à la Providence…

Chiara-ci, tout sourire, a expliqué à L'Osservatore Romano comment elle voit l'avenir. Se tournant vers son mari, elle a dit : « Quand je ne serai plus là, je m'occuperai de Marie et de David, prends bien soin de Francesco. »

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03 mai, 2011

Argentine : Mgr Aguer propose la repentance aux hommes politiques à propos du “mariage” gay

C'est toujours un plaisir et un bonheur de découvrir les interventions publiques de Mgr Hector Aguer, archevêque métropolitain de La Plata, plusieurs fois évoquées ici.

Le prélat argentin commentait, samedi, dans sa dernière prestation télévisée, Clefs pour un monde meilleur, la béatification de Jean-Paul II. Pourquoi l'Eglise l'a-t-elle si vite porté sur les autels ?

« La réputation de sainteté est une des raisons très importantes qui conduisent un serviteur de Dieu vers la béatification parce qu'elle exprime le sensus fidei des fidèles. Ceux d'entre nous qui avons eu l'occasion de voir quelquefois jean-Paul II ou qui nous en sommes approchés, qui avons concélébré avec lui, nous avons pu observer qu'en effet, c'était un homme qui vivait en union continue avec le Seigneur.
J'ai été personnellement toujours impressionné par la manière dont le Pape se préparait à la messe, et ensuite par son action de grâce prolongée, une fois la messe célébrée. On voyait que c'était un homme qui entrait dans une sphère d'intense oraison. Sa dévotion à la Vierge Marie était également très remarquable. »


Rappelant ensuite la fermeté de l'enseignement de Jean-Paul II, avec son insistance sur le « Christ rédempteur », la « miséricorde du Père », la « présence continue du Saint Esprit », Mgr Aguer a rappelé qu'à toutes les communautés catholiques du monde, Jean-Paul II a redonné courage. « La défense de la vie humaine depuis la conception, la sainteté du mariage et la familiale, l'objectivité et la transcendance des valeurs morales ont été des points clef de son enseignement. »


Après les millions et millions de jeunes qui l'ont écouté de son vivant, nombreux sont ceux qui se sont rendus à Rome pour lui rendre hommage, a observé Mgr Aguer :

« J'ai vu que la représentation officielle de l'Argentine est assez nombreuse. Elle est composée d'un nombre notable de législateurs. Je me permets, avec tout le respect possible, de leur présenter une suggestion : plusieurs d'entre eux pourraient profiter de cette occasion exceptionnelle pour demander l'intercession du nouveau Bienheureux, de manière à ce que Dieu Notre Seigneur leur pardonne d'avoir approuvé, l'an dernier, au Congrès de la Nation, une loi inique contraire à l'enseignement du Grand Pontife, la loi qui a altéré la nature du mariage en Argentine. »


Texte complet ici.

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30 avril, 2011

Un DVD français sur les premières années du pontificat de Jean-Paul II

Voici un film sur Jean-Paul II, tourné en 1985, dont j'ignorais l'existence : il est désormais disponible en DVD et permet, alors qu'il est proclamé bienheureux, de découvrir ce qui se veut à ce jour « la seule œuvre  de video catholique non purement documentaire, en langue française, sur le pontificat » de ce grand pape. Réalisé par Jean-François Chauvel (✝) et Hugues de Blignières, Le Galiléen avait bénéficié des conseils du cardinal Ratzinger sur les contenus éditoriaux du film, raconte Hugues de Blignières, qui précise : « Le Pape lui-même, au mieux de sa forme physique, intellectuelle et morale, nous donnait des avis précieux sur les textes, le scénario et les mises en scène proposés ».

C'est le moment !


LE GALILEEN  ( BANDE ANNONCE 1 ) par GENERATIONFA

Je relaie bien volontiers – sans pub ! – les coordonnées communiquées par Hugues de Blignières pour commander ce DVD :

Le Galiléen
Durée : 52 minutes
Prix : 19 euros TTC port compris
Chèques à l'ordre de Blignières Conseil
5 rue de Douai
75009 Paris

Renseignements et commandes par courriel : contact@franckabed.com.

02 avril, 2011

Jean-Paul II, il y a six ans…

Jean-Paul II à Lourdes : dernier voyage en France
© photo : Olivier Figueras
Il y a six ans mourait Jean-Paul II… La mort d'un père.

A l'approche de sa béatification, le 1er mai, cet anniversaire prend un relief particulier.

Je sais qu'il y a de multiples raisons pour cette béatification mais ici, sur ce blog, j'aimerais rappeler le rôle crucial joué par Jean-Paul II pour dénoncer et contrer ce qui est sans doute ici-bas une des pires attaques contre l'être (et pas seulement l'être humain) qui se soit produite depuis le début de l'humanité.

Ce qu'il appelait, avec un sens de la formule véritablement inspiré, la « culture de mort ».

Jamais, au cours de l'histoire de l'humanité, on n'avait assisté à une inversion des réalités et du sens des mots comparable à celle qui voudrait nous faire croire que la différence entre l'homme et la femme est seulement une construction culturelle. Rendre les gens à la fois interchangeables, mutuellement hostiles et toujours en compétition, c'est la négation cynique du plan de Dieu qui nous a créés à son image et à sa ressemblance, au sein d'une réalité familiale qui reflète sa réalité familiale, parfaite communion d'amour.

Voici ce que disait Jean-Paul II à Puebla, le 28 janvier 1979, lors de sa visite au Mexique :
« Notre Dieu, dans son mystère le plus intime, n’est pas une solitude, mais une famille, puisqu’il porte en lui-même la paternité, la filiation et l’essence de la famille qu’est l’amour. »
Jamais on n'a autant refusé cette vie de Dieu et cette vie qu'Il veut donner en abondance, sur tous les plans. On a décrié Jean-Paul II comme un pape moraliste, parce qu'il s'est exprimé de manière traditionnelle et – pense-t-on – rigoriste, sur la morale sexuelle. En condamnant non seulement toute atteinte à la vie naissante mais aussi toute contraception qui ferme la porte à la vie au cours de l'union conjugale, Jean-Paul II s'inscrivait dans la logique profonde de cette vision de la Très sainte Trinité.

On sait que le pape polonais, alors qu'il était encore archevêque de Cracovie et interdit de sortir de la Pologne, a joué un rôle-clef dans l'élaboration de l'encyclique Humanae Vitae. D'aucuns ont pu dire que jusqu'à 60 % de son texte trouve son origine dans les travaux de Karol Wojtyla et de ceux qui réfléchissaient avec lui à la manière de présenter l'enseignement – si difficile, si contraire à l'esprit du temps – de l'Eglise sur la chasteté conjugale. Selon son biographe, George Weigel, c'est inexact. L'encyclique, tout en étant profondément influencée par leurs positions, alors que la mode était à une tentative d'aménagement de l'enseignement de l'Eglise, est restée en deçà de la très riche vision de Wojtyla.

Mais que cet homme-là ait ensuite été appelé à la chaire de Pierre et qu'il ait ouvert son pontificat par une catéchèse sur la « Théologie du corps » est assurément un signe.

Et un signe de contradiction face aux pires errements de notre temps.

Le pontificat de Jean-Paul II fut riche en documents sur la bioéthique et marquée par son amitié avec le Pr Jérôme Lejeune, ce qui me semble fait de lui le pape du respect de la vie.

Jean-Paul II est le pape d'Evangelium vitae. Souligne-t-on avec assez de force la solennité qu'il a donnée à son affirmation du respect que nous devons à toute vie humaine innocente ? Il y invoque la propre autorité de Pierre, entouré de tous les évêques de l'Eglise ; c'est un principe qui ne souffre aucune contradiction :

« Par conséquent, avec l'autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses Successeurs, en communion avec tous les évêques de l'Eglise catholique, je confirme que tuer directement et volontairement un être humain innocent est toujours gravement immoral. Cette doctrine, fondée sur la loi non écrite que tout homme découvre dans son cœur à la lumière de la raison (cf. Rm 2, 14-15), est réaffirmée par la Sainte Ecriture, transmise par la Tradition de l'Église et enseignée par le Magistère ordinaire et universel. 
« La décision délibérée de priver un être humain innocent de sa vie est toujours mauvaise du point de vue moral et ne peut jamais être licite, ni comme fin, ni comme moyen en vue d'une fin bonne. En effet, c'est une grave désobéissance à la loi morale, plus encore à Dieu lui-même, qui en est l'auteur et le garant ; cela contredit les vertus fondamentales de la justice et de la charité. “Rien ni personne ne peut autoriser que l'on donne la mort à un être humain innocent, fœtus ou embryon, enfant ou adulte, vieillard, malade incurable ou agonisant. Personne ne peut demander ce geste homicide pour soi ou pour un autre confié à sa responsabilité, ni même y consentir, explicitement ou non. Aucune autorité ne peut légitimement l'imposer, ni même l'autoriser.” »
Ce blog, à sa modeste façon, tente de présenter toujours l'actualité à la lumière de cette vérité que le successeur de Pierre a rappelée avec une force aujourd'hui insolite de la part d'un Pape.

Jean-Paul II fut un bloc de prière en même temps qu'une fenêtre sur le ciel, jusque dans sa plus grande faiblesse et son apparente déchéance. Ses dernières années furent un modèle de la vraie dignité humaine et le signe de la véritable signification de la mort. Ce pape ne nous fut pas donné par hasard. Il est une vivante réponse aux questions que l'humanité seule, sans Dieu, ne sait résoudre autrement que dans la barbarie et dans la loi du plus fort. Notre monde a besoin de lui. Et il me semble que c'est pour cela que l'Eglise choisit de le béatifier.

© leblogdejeannesmits

Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...