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14 septembre, 2014

Bordeaux : un mort par inversion de seringues. Voulaient-ils tuer quelqu'un ?

La presse révèle qu'un patient de 61 ans est mort mercredi dernier dans un hôpital de Bordeaux à la suite d'une inversion accidentelle de seringues, « après avoir reçu en intraveineuse une dose de chlorure de potassium au lieu de l'injection de corticoïdes prescrite ». Une information pour homicide involontaire a été ouverte. Il s'agit clairement d'une « erreur d'administration médicamenteuse », précisé le communiqué de l'Institut Bergonié, spécialisé en oncologie. Les emballages des deux seringues étaient étiquetés, et non les seringues elles-mêmes, a indiqué Marie-Madeleine Alliot, procureur de la République de Bordeaux.

Le patient était hospitalisé dans une unité de soins palliatifs de l'Institut Bergonié.

On sait d'ores et déjà que la seringue de chlorure de potassium était en réalité destinée à un patient se trouvant dans une autre chambre.

Et là on se pose évidemment des questions. Dans cet établissement qui accueille des malades du cancer, y compris en soins palliatifs, injecterait-on volontairement des doses létales de chlorure de potassium comme celle administrée par erreur au malade décédé mercredi ? Une euthanasie était-elle programmée, mais s'est on simplement trompé de victime ?

L'administration du chlorure de potassium n'est pas forcément destinée à tuer le patient : elle a au contraire généralement pour objet de pallier un manque de potassium et, même s'il s'agit d'un médicament « à haut risque », son usage est répertorié. Mais uniquement sous forme diluée – la dilution devant être réalisée par du personnel formé – par perfusion en intraveineuse, avec une durée minimale de pose, et sous contrôle précis, deux personnes devant intervenir en principe pour vérifier l'ampoule initiale ayant servi à la dilution et l'étiquetage, la concentration et la vitesse de perfusion (directives de l'ARS en Ile-de-France).

Les accidents par confusion de produit sont rares mais se comptent tout de même par dizaines dans le monde, raison pour laquelle les procédures ont été mises en place pour que ces morts « évitables » ne se reproduisent plus – tardivement en France comme le montre cet article. Une circulaire du 14 février 2012 attire l'attention des établissements de santé sur la gestion de ces risques.

Il semble en tout cas que l'ampoule de chlorure de potassium (KCl) soit clairement identifiable : elle n'existe que dans deux dosages, un pour adulte, un pour enfant, et présente une apparence non moins reconnaissable :


On imagine mal que la jeune infirmière étudiante en troisième année qui a administré la piqûre mortelle en présence de l'infirmière confirmée qui la surveillait ait vu cette ampoule.

Elle n'aurait donc vu que la seringue. Avec un produit dilué ? Non dilué ?

S'agissait-il de deux seringues à intraveineuse ? Sauf erreur, on n'injecte pourtant pas du KCl directement en intraveineuse…

Les seringues à intraveineuse sont-elles différentes des autres ? Un étudiant infirmier est-il habilité à faire des injections en intraveineuse ?

Autant de questions qui se posent. Peut-être des infirmiers pourraient-ils nous éclairer…

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30 août, 2014

Le terrorisme anti-familles en Australie

La réunion régionale australienne du World Congress of Families, une coalition d’organisations qui défendent la vraie nature du mariage, a ouvert ses portes ce samedi à Melbourne comme prévu, mais plusieurs personnalités politiques qui devaient y prendre la parole se sont désengagées à la dernière minute. Au nom de la « tolérance » qui est de mise dans une « démocratie libérale occidentale comme l’Australie ».
Kevin Andrews
C’est à la dernière minute, vendredi, que le ministre fédéral des services sociaux, Kevin Andrews, a fait savoir qu’il n’ouvrirait pas le congrès comme prévu.
Cela faisait des semaines que des mouvements de gauche et des médias de la même eau faisaient campagne pour que les hommes politiques australiens ne se rendent pas à un événement organisé par le WCF. Ce terrorisme intellectuel était notamment alimenté par le parti des Verts australien, les Greens, pro-avortement et pro-euthanasie : une sénatrice du mouvement, Larissa Waters, a même fait adopter une motion non contraignante appelant les élus de la nation à ne pas s’y rendre.
Kevin Andrews avait dénoncé cette « intolérance » des Verts mais il a fini par céder à la pression en apprenant que le congrès allait être accueilli par le mouvement Catch the Fire Ministries, un mouvement évangélique créationniste, pro-vie – et très critique à l’égard de l’islam.
« La tolérance est une valeur cruciale dans une démocratie libérale occidentale comme l’Australie. C’est pour cette raison que j’avais l’intention de me rendre au World Congress of Families demain. Les appels qui m’ont été adressés afin que je n’y assiste pas apportent la preuve de l’intolérance des Verts et de la gauche – au lieu d’argumenter sur la place publique ils préfèrent empêcher le débat. De même, je ne peux supporter l’intolérance qui vient d’autres directions. Ayant été informé aujourd’hui que l’événement allait être accueilli par Catch the Fire, j’ai décidé de ne pas y assister », explique le communiqué du ministre.
Une décision à double effet… Car WCF a eu le plus grand mal à trouver un lieu d’accueil pour ses conférences, qu’honoraient de leur présence le cardinal Burke, Mgr Peter Elliott, évêque auxiliaire de Melbourne, Christine de Marcellus Vollmer et bien d’autres, avec l’aide de Babette Francis, remarquable présidente de l’organisation pro-famille Endeavour Forum.
Pas moins de six centres de conférences ont successivement annulé ou reçu un avis défavorable de la police du fait des menaces pesant sur l’événement. Les locaux de Catch the Fire n’ont été retenus qu’il y a deux jours, dans le plus grand secret. En révélant le lieu du congrès, Kevin Andrews a facilité la vie des opposants.
Une centaine de manifestants pro-avortement se sont massés devant l’entrée ce samedi matin pour empêcher les participants d’accéder. L’une des conférencières, Angela Lanfranchi, spécialiste du lien entre avortement et cancer du sein, n’a pas pu rejoindre les salles, sa voiture ayant été bloquée. The Guardian de Londres justifie discrètement le procédé en expliquant que ce lien est aujourd’hui complètement discrédité.
Une jeune femme vêtue de blanc qui s’était couverte de faux sang et qui a surgi en hurlant « Nous ne voulons plus de vos avortements clandestins ! » a été arrêtée par la police.
Il est intéressant de noter les raisons pour lesquelles féministes, pro-avortements et des médias comme mamamia.com.au ont voulu faire taire le WCF. La liste est . Ces idées défendues par WCF sont toutes présentées (de manière parfois terriblement tendancieuse du reste) comme de nature à « inquiéter » les lecteurs dans la mesure où des hommes politiques accepteraient de les « crédibiliser » et de leur donner une « approbation tacite » :
1. Baisse de la libido chez les femmes sous pilule, qui risquent davantage d’être victimes d’agression violente et de meurtre. 
2. Les femmes sous pilule ont plus de risques d’inceste. 
3. Les politiques socialies ne devraient pas promouvoir les familles monoparentales qui contribuent au délitement de la société. 
4. L’avortement, le divorce, les parents seuls et les LGBT portent la responsabilité de la promiscuité, des IST, de la pauvreté, du trafic d’être humains, de la violence à l’égard des femmes et des enfants. 
5. La pilule et d’autres formes de contraception peuvent tuer des femmes ; des femmes en sont mortes dans de nombreux pays. La pilule tue aussi des bébés. 
6. Il y a un lien entre l’avortement et le cancer du sein. 
7. La seule fin des relations sexuelles est la procréation et l’expression de l’amour entre mari et femme au sein de l’alliance conjugale. Toute autre activité sexuelle ne peut satisfaire l’esprit humain et conduits au remords, à l’aliénation et à la maladie. 
8. Les lois draconiennes de dénigrement de l’homosexualité de Poutine, qui envoient des LGBT russes en prison sont une « belle idée » que le reste du monde devrait adopter. La Russie est le sauveur chrétien du monde et Poutine empêche héroïquement les LGBT russes de corrompre les enfants. 
9. Toutes les formes de sexualité non-hétérosexuelle sont des péchés et les gays devraient être convertis à l’hétérosexualité au moyen de thérapies chrétiennes.
C’est un parfait catalogue des opinions interdites, des « déclarations à abhorrer », « homophobes », «  complètement fabriquées », qui sont aujourd’hui abhorrées par le plus grand nombre.


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14 octobre, 2012

Royaume-Uni : victoire contre une “euthanasie lente”

Le Daily Mail rapporte une histoire exemplaire survenue dans un hôpital de King's Lynn, en Angleterre, en juin dernier,  venue dire la réalité et les dangers de la sédation palliative et son utilisation à des fins euthanasiques.

Andy Flanagan, 48 ans, 5 enfants et 2 petits enfants, souffrait d'un cancer du pancréas. Le 19 juin, il a fait un arrêt cardiaque et a été transporté aux urgences. Venus en catastrophe, ses enfants ont immédiatement été informés que leur père était en train de mourir, que ses organes étaient en train de cesser de fonctionner, que son cerveau avait subi des dommages graves, et qu'il valait mieux le « laisser partir » en douceur.

Ils allaient vite comprendre qu'en fait, leur père avait été placé sur le « Liverpool Care Pathway » (LCP ou chemin de soins de Liverpool, un protocole de soins au mourants développé dans cette ville), qui prend acte de la mort imminente, cherche à traiter la douleur et à éviter tout acharnement. Ça, c'est sur le papier. En réalité, comprenant un certain nombre d'actes ou d'omissions susceptibles d'entraîner la mort, le LCP peut être utilisé de manière justifiée, compte tenu de l'état du patient et pourvu que l'objectif ne soit pas de hâter la mort. Mais ce n'est pas toujours le cas et d'éminents médecins britanniques ont souligné cet été que le protocole était souvent employé comme une euthanasie lente (voir ici sur ce blog).

Dans le cas d'Andy Flanaghan, les médecins s'étaient empressés d'ôter toutes ses perfusions et de cesser toute administration de liquide), manière certaine de provoquer la mort par déshydratation.

Ce n'est que lorsque la sœur du malade, Lesley, 53 ans, infirmière expérimentée, est arrivée, le soir pour dire adieu à son frère que la vérité a éclaté. Andy Flanagan était certes en mauvaise forme, mais il n'était pas à l'article de la mort. Le trouvant dans des draps souillés, couverts de sang, sans qu'on ait pris la peine de s'occuper de ses besoins les plus élémentaires, elle s'est mise en colère. Elle a demandé la permission de changer ses draps. Avant de le faire elle demanda à son frère si elle pouvait le mettre sur le côté. A sa grande surprise, Andy qu'on lui avait présenté comme souffrant de graves lésions cérébrales lui répondit « oui » et commença à ouvrir les yeux. Elle comprit vite que son cerveau n'était pas du tout atteint. Elle commença à lui essuyer le visage avec un linge humide : pauvre malade le saisit avec sa bouche et essaya d'en tirer un peu d'eau.

La famille d'Andy comprit qu'il souffrait de la soif et commença à lui administrer de l'eau au moyen d'une pipette : peu à peu, goutte à goutte, il s'éveilla. Malgré cela il fallut insister beaucoup pour qu'on lui remette une perfusion. Le médecin de service avait répondu qu'Andy n'aimait pas les aiguilles et qu'il était sûr que le patient ne voulait pas de ça…

La famille devait ensuite découvrir que le dossier du patient portait une inscription sans ambiguïté : « Ne pas réanimer. » Aucun membre de la famille n'avait été consulté à ce sujet.

A partir de ce moment-là, les proches d'Andy Flanagan se succédèrent à son chevet nuit et jour, « de peur qu'on n'essaie une nouvelle fois de le tuer », devaient-ils raconter par la suite. Le malade lui-même était terrorisé par les médecins et accusa même son médecin traitant d'avoir tenté de le tuer et d'avoir dit à à sa famille qu'il voulait mourir.

Fin juin, il put regagner son domicile, et mourut en paix le 25 juillet.

Son autre sœur, Kathy Flanagan, 57 ans, elle-même forte d'une expérience de 39 ans comme infirmière,  a souligné combien le respect de la vie d'Andy au terme de sa maladie était indispensable : « Nous avons pu avoir encore cinq semaines avec notre frère : ce temps a été très important pour nous et pour tous les membres de la famille. »

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20 août, 2012

Avortement refusé en République dominicaine : le montage se confirme

Je décrivais ici, hier, la manipulation des promoteurs de l'avortement en République dominicaine qui ont accusé l'Eglise et la Constitution protectrice de la vie d'avoir précipité une jeune fille enceinte atteinte de leucémie vers la mort en l'empêchant d'obtenir un avortement thérapeutique. Et même en lui faisant refuser la chimiothérapie dont elle avait besoin, car celle-ci aurait tué l'enfant qu'elle portait. Je parlais de « montage », je viens d'en avoir une preuve accablante.

Le mensonge a été largement répandu par les associations féministes du pays qui ont manifestement chauffé à blanc la pauvre mère de Rosaura, ou Rosalba Almonte, pour qu'elle répète ces accusations devant les médias.

Une simple et sérieuse analyse attentive des articles de la presse locale permettait pourtant de constater que l'adolescente avait bénéficié d'une chimiothérapie sans attendre, au lendemain du jour où la nature précise de son cancer avait été diagnostiquée, le 19 juillet, et que l'aggravation de son état, suivie de sa mort, était liée justement à l'administration de la chimiothérapie qui empêche la régénération du sang.

Restait à voir si l'Eglise catholique en République dominicaine avait tenu un langage précis, un langage de vérité en cette occurrence, ou si la presse pouvait légitimement avoir pensé qu'elle s'oppose au traitement adéquat d'une femme aux portes de la mort au nom du respect de la vie.

Eh bien, il se trouve qu'un représentant de l'Eglise, dans un communiqué rendu public dès le 24 juillet, alors que la kabbale prenait de l'ampleur, a très précisément expliqué les choses. C'était le chaînon manquant dans ce cas d'école de désinformation, l'information qui a été délibérément occultée au fur et à mesure que la dénonciation de l'Eglise prenait de l'ampleur.

Le P. Luis Rosario, coordinateur de la pastorale des jeunes en République dominicaine, a publié le 24 juillet le texte suivant :
« Du point de vue moral : ce qu'on appelle la cause du double effet est bien connu depuis des temps très anciens. 
Pour l'expliquer de manière simple, il s'agit d'une action en vue d'un bien, mais qui peut avoir comme conséquence quelque chose de négatif. Dans le cas présent il s'agit d'obtenir la santé de la mère adolescente, tandis que le mal possible serait la mort de l'enfant à naître.
Il est toujours nécessaire de porter assistance à celui qui se trouve dans un état de santé délicat (dans ce cas précis, l'adolescente) et d'intervenir médicalement en sa faveur, bien que cela puisse entraîner par voie de conséquence la mort de l'enfant à naître. Ce qui est important, c'est d'essayer de sauver la vie des deux, naturellement en prêtant attention d'abord à la personne malade, la femme enceinte. 
C'est un procédé auquel les médecins ont recours fréquemment, sans que personne ne mette en doute leur sérieux ni leur respect de la vie. Je ne crois pas qu'il s'agisse ici du premier cas de la sorte qui se soit produit dans le pays, ni même depuis le 26 janvier 2010, date où a été promulguée la nouvelle Constitution, ni encore avant cette date, où l'avortement était aussi interdit. 
L'article 37 de la Constitution n'interdit pas de soigner la femme en danger, au contraire, il établit que son droit à la vie est inviolable et donc, il faut la soigner de la manière médicale et scientifique la plus professionnelle possible. Ce que cet article interdit, c'est de violer le droit à la vie. 
Au cas où en apportant des soins à la mère, en s'efforçant diligemment de sauver la vie de l'enfant à naître, celui-ci en venait à mourir, il ne s'agit pas d'une action punissable, que ce soit sur le plan moral ou légal. 
Oui, il est exigé de mettre en œuvre tout ce qui peut l'être pour que l'enfant à naître soit sauvé, dans le cas contraire on se rendrait coupable de négligence, qui est bien répréhensible sur le plan moral et pénal. Le code civil, dans son article 1383, retient la responsabilité civile en cas de négligence ou d'imprudence. 
Du point de vue pénal : ce qui caractérise l'acte criminel, c'est l'intention de commettre le crime, cela correspond à l'antique critère du droit romain qui faisait analyser l'Intentio Necandi (l'intention de tuer) ou l'Animus Necandi (l'esprit homicide). 
Un médecin qui intervient, dans le cadre de n'importe quelle maladie, sur une femme enceinte, par le simple fait de son intervention professionnelle, n'a pas l'intention d'éliminer l'enfant qui est dans son ventre, mais bien de sauver la vie de celle qui est malade, en ce cas, la mère. Cette intervention professionnelle est licite et ne constitue pas de soi un attentat contre la vie de l'enfant à naître, même si indirectement elle a cet effet. 
Ceux qui réclament la dépénalisation de l'avortement se saisissent de n'importe quelle occasion pour faire avancer leur cause. Le cas de cette adolescente leur a fourni sur un plateau d'argent une occasion d'obtenir un impact publicitaire pour l'avortement, en s'appuyant sur la sensibilité humaine qui s'émeut devant la situation de cette femme qui, pendant que l'on débat sur le plan théorique en ressassant un thème déjà suffisamment débattu, a seulement besoin que les médecins agissent de manière responsable en faisant ce qu'ils savent devoir faire. 
L'avortement est un crime. Cette mère adolescente, indépendamment de tout ce que nous pouvons dire à ce sujet, est déjà mère et elle a besoin des meilleurs soins, tout comme mérite une attention délicate l'enfant qui est dans son ventre. »
Je ne sais dans quelle mesure cette affaire, déjà largement utilisée par les pro-avortement dans la presse hispanophone et anglophone, va être reprise dans les médias français. Je tenais à la démonter en amont. Mais je sais que la logique qui sous-tend l'action des « avortistes » est à l'œuvre dans bien des pays du monde, et c'est pourquoi il faut la connaître. De plus en plus, l'objection de conscience à l'avortement, des médecins notamment, est censée pouvoir être écartée lorsque l'avortement est jugé indispensable pour « sauver la vie de la mère ». Ce point de vue est notamment promu et assis sur des cas comme celui de la jeune Rosalba Almonte. Il faut pouvoir y répondre.

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13 juillet, 2012

Encore une mère courage qui donne sa vie pour son enfant…

Cette fois-ci c'est en Espagne. Barbara Castro Garcia a quitté cette vie le 4 juillet dernier, victime d'un cancer dont elle avait choisi de retarder le traitement pour protéger la vie de l'enfant qu'elle portait. Elle était journaliste à la délégation des médias du diocèse de Cordoba. Son mari, Ignacio Cabezas, a déclara que sa femme avait donné sa vie par amour « pour sa fille, pour moi et pour Dieu ». Et il veut lui rendre honneur « comme elle le mérite » : témoigner.




La vie souriait à cette jeune femme brillante née à Cordoue en 1981, qui avait mené de front sa carrière de journaliste catholique et l'obtention d'un doctorat en journalisme. Il y a deux ans, elle épousa Ignacio, architecte, après neuf ans de fiançailles. « Nous désirions follement nous marier et, une fois mariés, nous désirions beaucoup devenir parents. Je me rappelle le jour où nous avons su que Barbara était enceinte : nous déjeunions tous les deux dans un café, avec un sourire béat impossible à réprimer », raconte Ignacio dans une interview donnée à La Gaceta au lendemain de la mort de son épouse (reproduite ici).

Pourquoi s'exprimer aussi vite ? Parce qu'il pense que Barbara est morte pour cela. Pour rendre témoignage de l'Evangile de la Vie. Comme Chiara Corbella, morte elle aussi d'un cancer qu'elle a refusé de soigner par amour pour son enfant à naître – c'était en juin…

Barbara en était à son cinquième mois de grossesse lorsqu'une vilaine plaie à la langue l'a conduite à consulter. Le verdict est vite tombé : elle avait un cancer. Mais les examens, les traitements possibles auraient mis en péril la petite fille qu'elle portait : la petite Barbarita. « Ma femme a dit tout de suite que notre fille naîtrait le jour choisi par Dieu, pas 24 heures plus tôt. » Elle n'accepta qu'une petite intervention à la langue qui provoqua des douleurs, raconte son mari, qu'elle n'imaginait même pas pouvoir exister. Elle a accepté le risque de laisser évoluer son cancer, le risque d'y perdre la vie.



La petite Barbarita est née le 1er novembre 2010, pour la très grande joie de ses parents. Mais une semaine plus tard, les douleurs de Barbara sont devenues si fortes qu'elle a dû partir pour Madrid, la petite confiée à ses grands-parents : là le chirurgien maxilo-facial s'est étonné qu'elle ait pu « arriver jusque là » et lui a laisser entendre qu'il n'y avait pas beaucoup d'espoir.

L'opération allait conduire à l'ablation d'une partie de la langue et de la mandibule de la jeune femme : elle ne put dès lors ni boire ni manger et dut être alimentée par une sonde dans l'estomac. A quoi s'ajoutèrent alors les séances de chimio, et la douleur, toujours la douleur.

Ensemble, Barbara et Ignacio ont pensé alors que leur histoire, sa douleur à elle, auraient valeur de témoignage, relate La Gaceta. Et ils ont prié ensemble soir et matin, espérant que s'achève ce désert de la souffrance mais conscients que tout cela allait être long, très difficile, qu'il allait falloir se préparer à un temps « indéfini et horrible ». Le plus dur étant de trouvé un sens à tout cela.

Ignacio assure l'avoir maintenant compris. « J'ai ressenti une force de foi que je n'avais jamais sentie. Je me sens invincible », explique-t-il : « Dieu me tient fermement et il ne veut pas me laisser partir. »

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05 mai, 2012

Benoît XVI ému par un couple qui héroïquement, choisit la vie

Chiara, 28 ans, va mourir bientôt. Elle le sait : à moins d'un miracle, elle est condamnée à brève échéance par un cancer qui « explosé » après la naissance de son troisième enfant, Francesco. En accord avec son mari, Enrico, 33 ans, elle avait refusé pendant sa grossesse tout traitement lourd susceptible de faire du mal à l'enfant qu'elle portait. Pour le catholique, ce n'est pas un choix moralement impératif : soigner une maladie grave, même au risque de porter involontairement atteinte à la santé ou à la vie d'un enfant à naître, n'est pas un mal. Mais Chiara a choisi, avec joie, le don d'elle-même absolu et héroïque.

Cette joie, elle était paraît-il visible, elle éclatait sur les visages de Chiara et d'Enrico qui ont eu le bonheur, mercredi dernier, de s'approcher du Pape à l'issue de l'audience générale, et de lui raconter leur histoire. Benoît XVI, visiblement ému, les a touchés avec tendresse. Ils sont l'image vivante de l'Evangile de la vie.

Il n'y pas de photo publique de cette rencontre. Question de respect.

L'histoire de Chiara et d'Enrico a déjà été marquée par leur fidélité sans failles au respect de la vie, de toute vie humaine innocente. Avant Francesco, deux enfants sont nés, si gravement handicapés qu'ils sont morts peu après la naissance. Le couple savait dès avant leur naissance que Marie souffrait d'anencéphalie – elle a rendu l'âme 30 minutes après sa naissance – et que David, sans jambes et portant de graves atteintes aux organes internes, ne vivrait pas non plus longtemps. De fait, il est mort quelques heures après sa naissance.

Dans les deux cas, et malgré l'incitation à avorter – la solution qui aurait pu paraître si « raisonnable » face à des situations aussi dépourvues d'espoir – Chiara et Enrico n'ont pas imaginé une seconde mettre un terme à la vie de leurs enfants à naître. Membres d'une paroisse franciscaine, profondément marqués par le pontificat de Jean-Paul II, ils ont choisi de renouveler chaque jour leur consécration à Marie, imprégnés de sa devise, Totus Tuus. Et c'est en pensant à lui, à la manière dont il a vécu sa vie, qu'ils ont pris leur décision par rapport au traitement du cancer de Chiara. Se confiant totalement à la Providence…

Chiara-ci, tout sourire, a expliqué à L'Osservatore Romano comment elle voit l'avenir. Se tournant vers son mari, elle a dit : « Quand je ne serai plus là, je m'occuperai de Marie et de David, prends bien soin de Francesco. »

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06 avril, 2012

Le “vaccin” contraceptif double le risque du cancer du sein chez les jeunes femmes

Fred Hutchinson
Cancer Research Institute
Des chercheurs du Fred Hutchinson Cancer Research Institute de Seattle viennent de rendre publics les résultats d'une étude sur plus de 1.000 femmes jeunes, de 20 à 44 ans, ayant un cancer du sein. 10 % d'entre elles avaient eu recours à une injection contraceptive. L'étude a établi un lien entre le depo-medroxyprogesterone acetate (DMPA), principal ingrédient du Depo-Provera et le cancer du sein. Ce moyen contraceptif s'utilise selon divers dosages, généralement par injection tous les trois mois. Il contient de la progestine, une hormone utilisée dans un traitement de la ménopause lié lui aussi au cancer du sein.

L'étude montre un risque 2,2 fois plus grand d'avoir un cancer du sein chez les femmes ayant utilisé le DMPA pendant un an au moins, un risque que l'on n'a pas retrouvé chez celles ayant cessé de l'utiliser depuis plus d'un an ou qui l'avaient utilisé depuis moins d'un an.

Le cancer du sein demeure exceptionnel chez les femmes aussi jeunes mais le niveau d'augmentation du risque justifie une meilleure recherche sur les contraceptifs, d'autant que d'autres solutions existent, assure le Dr Christopher Li. Sans évoquer pour autant la moins chère, la plus morale et la plus sûre, sur le plan de la santé, de toutes : la régulation naturelle des naissances.

Les injections contraceptives font l'objet d'une promotion frénétique dans les pays du tiers-monde.

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23 février, 2012

Irlande : l'avortement « jamais nécessaire » pour sauver la vie de la mère

Un cancérologue irlandais de tout premier plan, qui n’est pas personnellement pro-vie et qui qualifie même ceux qui proclament l’humanité de l’embryon d’« extrémistes », vient de déclarer sur Twitter qu’il n’a jamais, tout au long de sa carrière, rencontré une situation où l’avortement aurait pu être nécessaire pour sauver la vie de la mère.

Il y a eu certes des « décisions difficiles par rapport au recours à la chimiothérapie sur une femme enceinte », explique le Dr John Crown, avant d’ajouter : «  Je ne crois pas avoir jamais rencontré de cas où l’avortement était nécessaire pour sauver la maman », rapporte LifeSite.

Ses déclarations peuvent avoir un énorme impact en ce moment puisque l’Irlande est sous pression du lobby de l’avortement pour légaliser l’intervention : l’un des principaux motifs invoqués est que des femmes se voient refuser des traitements médicaux nécessaires pour la préservation de leur vie au nom de l’interdiction de l’avortement.

Le propos est mensonger puisqu’il passe sous silence le fait que les traitements médicaux nécessaires pour préserver la vie de la mère, même s’ils risquent d’entraîner la mort de l’enfant à naître, ne sont pas refusés pour ce motif : la mort de l’enfant est alors une conséquence non voulue, non recherchée d’un acte médical à finalité thérapeutique – comme c’est le cas dans le cadre de grossesses extra-utérines ou de traitements de chimiothérapie sur une femme enceinte.

C’est l’avortement lui-même qui ne peut jamais être considéré comme un traitement médical puisque son seul objectif est la mise à mort d’un être humain innocent.

C’est, en somme, ce que vient de confirmer le Dr Crown, avec son autorité de médecin confronté régulièrement à des situations tragiques, et aussi d’élu politique, puisqu’il vient d’être élu au Sénat irlandais, le Seanad Eireann.

Le mensonge du lobby de l’avortement est particulièrement criant en Irlande, où l’avortement est interdit dans tous les cas depuis près de trente ans et où le taux de mortalité maternelle (3 pour 100.000 naissances vivantes) est parmi les plus bas au monde : c’est donc qu’il n’est pas nécessaire de légaliser l’avortement pour préserver la vie des femmes.

La plupart des gynécologues et obstétriciens irlandais confirment que l’avortement ne guérit aucune maladie et ne sauve pas de vies.


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06 janvier, 2012

Avortement - cancer du sein : une étude iranienne confirme le lien

Université de Babol
L'étude en question a été publiée en avril 2010. Et elle a commencé à circuler dans les médias anglo-phones à l'automne de cette année-là (voir par exemple sur Lifenews). Elle vient de percer sur l'internet hispanophone, et c'est là que je l'ai trouvée il y a quelques jours au hasard de mes pointages quotidiens. Une étude qui évalue à 193 % le risque augmenté de développer un cancer du sein à la suite d'un avortement provoqué ? Cela me parut tout de suite intéressant. C'est en cherchant à recouper l'information que j'ai constaté le retard. Et toute la discrétion qui a entouré cette étude qui n'est pas seulement politiquement incorrecte parce qu'elle émane de chercheurs iraniens… A ce point que je n'en trouve pas une seule trace sur l'internet francophone.

Voici ce que l'étude affirme. Haijan-Tilaki K.O et Kaveh-Ahangar T. de la Babol University of Medical Sciences a comparé l'histoire « reproductive » de 100 femmes chez qui un cancer du sein avait été récemment diagnostiqué à celle de 200 femmes sans cancer et d'âge comparable.

La recherche a permis de révéler ce lien statistiquement significatif entre l'avortement provoqué et le cancer du sein, avec un risque augmenté de 193 %.

Repousser l'âge de la première grossesse augmente aussi le risque de cancer du sein qui augmente alors de 310 % – y aurait-il ici un lien avec le recours à la contraception ? Ce facteur-là n'a pas été évalué.

En revanche l'étude révèle qu'à l'inverse la précocité de la première grossesse et leur nombre réduit le risque de cancer du sein. Les femmes mères de 5 enfants ont un risque diminué de 90 % par rapport à la moyenne ; chaque grossesse réduit le risque de 50 %. L'étude ne donne pas de précisions sur l'allaitement.

Voilà, l'info passe enfin. Même sur le « web » francophone.

C'est tous les jours que, faute de temps, je laisse passer des informations que j'aimerais pouvoir traiter. Pour donner des nouvelles complètes, importantes, édifiantes, utiles pour le combat de la culture de vie, il faudrait bien plus de moyens et de bras. Comment aider ce travail à se développer ? Eh bien déjà, faites connaître ce blog si cette information vous a intéressé. Abonnez-vous (ci-contre à gauche) à la lettre d'informations (gratuite) qui permet de recevoir les mises à jour quasi quotidiennes dans votre boîte aux lettres. Faites-la connaître à vos contacts. Et soutenez notre plate-forme commune, Riposte-catholique. Face aux millions de la grosse presse qui ignore ou occulte ces sujets, chaque centime versé permet de les faire connaître, quand même.

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01 janvier, 2012

Une adolescente préfère donner la vie à soigner son cancer

Jenni Lake n'avait que 17 ans lorsqu'elle est morte d'une tumeur cérébrale le 21 novembre dernier à Pocatello, Idaho (Etats-Unis)). 12 jours plus tôt, elle avait donné le jour à un bébé en pleine santé Chad Michael Lake Wittman. Et c'est pour lui qu'elle a déposé sa vie : elle se savait atteinte depuis octobre 2010 d'un cancer grave, un astrocytome, qui ne lui laissait que 30 % de chances de survie sur 2 ans. En apprenant qu'elle était enceinte de 10 semaines, en mai dernier, elle a exigé l'arrêt de tout traitement chimiothérapique ou irradiant par crainte des effets néfastes sur son enfant.

Son médecin oncologue lui avait exposé la situation en termes bruts : soit elle acceptait de faire avorter son bébé pour continuer de bénéficier de la chimiothérapie qui avait déjà commencé à réduire sa tumeur, soit elle devait arrêter tout traitement de son cancer qui risquait dès lors de s'étendre.

Jenni, 3e d'une famille de huit enfants, n'a pas envisagé une seconde d'avorter son enfant, bien qu'elle ait été bouleversé par la nouvelle de son arrivée : dès le début de son traitement, les soignants lui avaient dit que la chimiothérapie la rendrait stérile.
Jenni et Nathan avec leur fils

Juste avant la naissance de Chad, Jenni a dit à l'infirmière qui l'accueillait à la maternité : « Je suis au bout, j'ai fait ce que je devais faire. Mon bébé va arriver ici sain et sauf. »

Très affaiblie, elle savait à ce moment-là qu'elle n'aurait guère de chance de voir sa santé s'améliorer avec la reprise des traitements après la naissance. Des examens pratiqués après l'accouchement allaient montrer que la tumeur avait grossi et fait des métastases : Jenni était perdue et elle est rentrée chez elle pour passer les derniers jours de sa vie dans sa famille, demandant simplement que son fils soit couché près d'elle lorsqu'elle mourrait.

A ce moment-là son cancer l'avait rendue quasi aveugle. Ses dernières paroles furent pour son père, pour dire à propos de son bébé : « J'arrive d'une certaine façon à le voir. »

Le petit garçon a été reconnu par son père Nathan Wittman, 19 ans, qui s'en occupe avec sa mère, tandis que la famille de Jenni voit Chad autant qu'elle veut.

Cette histoire poignante est présentée par ses proches non comme une tragédie, mais comme le sacrifice d'une mère qui préfère risquer la mort que de laisser faire du mal à son enfant.

Et elle révèle l'étonnante maturité que peut donner le fait d'attendre un enfant, conçu dans l'insouciance mais accueilli par deux jeunes encore adolescents comme un don précieux.

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15 décembre, 2011

Irlande : lois pro-vie = meilleure santé maternelle

C'est au nom de la « santé maternelle » que le lobby de l'avortement prône la légalisation de « l'IVG ». Mais l'un des pays qui peut se vanter des meilleurs chiffres en ce domaine est précisément l'Irlande, où l'avortement est et demeure interdit. L'étude qui permet de contredire ainsi les idées reçues porte sur 42 ans de statistiques relevées en Irlande et Irlande du Nord d'une part, en Grande-Bretagne de l'autre – et elle a été réalisée, chose intéressante, par l'Institut de recherche sur les pensions et la population (PAPRI).

Voici les faits positifs relevés par son rapporteur, Patrick Carroll, pour l'Irlande et l'Irlande du Nord :

— Un bien meilleur taux de natalité que dans l'ensemble de l'Europe, près d'assurer le remplacement des générations.

— Sur la durée, l'Irlande présente un profile démographique plus jeune qui lui permet d'être moins dépendante de l'immigration que les autres nations européennes.

— Moins de fausses couches, de petits poids de naissance, de naissances prématurées, de paralysies cérébrales, de morts maternelles, toutes choses dont le risque est aggravé chez les femmes ayant subi un avortement.

— Moins de cancers du sein.

— Une santé mentale relativement meilleure, à juger d'après les prescriptions d'antidépresseurs.

— Certaines maladies du système immunitaire sont nettement moins fréquentes.

Si l'Irlande connaît quand même un certain nombre d'avortements, ils sont systématiquement pratiqués à l'étranger, la plupart du temps en Angleterre. Le taux de fertilité est passé sous la barre de remplacement (à 2,07 enfant par femme en Irlande) en 1992 mais reste au-dessus de 1,9 et, chose intéressante, si l'on totalise ces chiffres avec son taux d'avortement, l'Irlande atteint voire dépasse systématiquement cette barre des 2,07 depuis 1992.

Cela est vrai aussi pour l'Angleterre et le Pays de Galles où les taux de fertilité sont tombés nettement plus bas et où le taux d'avortement est nettement plus important ; la fertilité remonte après être tombée à moins d'1,8 en 2002 mais l'étude observe que cela est lié à la plus grande fertilité des familles immigrées qui forment une proportion de la population nettement plus grande en Grande-Bretagne qu'en Irlande.

L'étude présente un chapitre important de projection démographique pour évaluer ce que pourrait être l'Irlande avec une loi d'avortement comparable à celle en vigueur en Grande-Bretagne, en se fondant sur l'exemple écossais. Dans ce cas de figure, la proportion des moins de 15 ans tomberait dès 2031 à moins de 15 % de la population contre près de 22 % actuellement.

Sur la période étudiée, le rapport note une amélioration de la santé maternelle et néonatale nettement plus importante et rapide que chez les voisins britanniques, un facteur qui s'explique aussi par le fait que les naissances hors mariage sont moins fréquentes : ainsi le faible poids de naissance est il plus fréquent chez les mères seules. Le nombre de morts maternelles, nettement plus élevé en Irlande en 1968, a baissé de manière spectaculaire et reste voisin de zéro alors que dans les autres pays étudiés il tourne aujourd'hui autour des 10 à 12 morts par 100.000 naissances vivantes.

On notera un graphique intéressant sur la corrélation entre les taux d'avortement et le taux de cancer du sein découvert à 50-54 ans, au point qu'on a pu s'en servir comme outil de prédiction pour prévoir le nombre de nouveaux cancers entre 2005 et 2009.

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12 décembre, 2011

Donner la pilule aux religieuses pour éviter le cancer ? Une absurdité !

La presse internationale (et française !) a beaucoup glosé sur une étude publiée par The Lancet proposant de prescrire systématiquement la pilule aux religieuses au motif que celles-ci, ne bénéficiant pas de la protection contre certains cancers donnée par les grossesse et l'allaitement, devaient pouvoir profiter de ce traitement hormonal pour éviter cancers du col de l'utérus, des ovaires et du sein.

On voyait bien où voulait en venir (ou à tout le moins où pouvait mener) cette étude des chercheurs australiens Kara Britt et Roger Short.

1. Promouvoir l'idée selon laquelle la pilule est bénéfique pour la santé.
2. Laisser croire que la pilule n'a pas d'effets néfastes sur la santé.
3. Présenter la vie de religieuse – dans la chasteté – comme présentant de sérieux risques pour la santé.
4. Faire un pied de nez à l'Eglise catholique qui verrait ainsi la contraception hormonale qu'elle proscrit refaire son entrée par la petite porte comme une vulgaire prescription de prophylactique contre le cancer.

L'Eglise, elle, pouvait répondre que dans la mesure où dans ce contexte, la pilule ne serait pas prise en vue d'empêcher la naissance d'un enfant mais à une tout autre fin, la prophylaxie du cancer, cela ne poserait pas automatiquement un problème moral.

Mais médical, si.

Karen Brauer, présidente de Pharmacists for Life International, a réagi avec force face à ce qu'elle a pris au départ pour une « parodie » d'article scientifique, tellement son argument lui a paru saugrenu et mal soutenu même dans la logique interne du papier.

Britt et Short sont allées jusqu'à écrire que les religieuses « paient leur chasteté d'un prix exorbitant » à travers un risque plus élevé de présenter un cancer.

Karen Brauer s'est d'abord penchée sur l'affirmation de l'existence d'un risque accru : les chiffres mêmes de l'étude publiée par The Lancet, souligne-t-elle, montrent que les religieuses âgées de moins de 70 ans meurent moins du cancer de l'utérus que le groupe témoin ; de 70 à 80 ans, les chiffres sont fluctuants : parfois au-dessus, parfois au-dessous de la moyenne.

Le seul cancer auquel les religieuses sont plus exposés est le cancer du sein – mais Kitt et Brauer soulignent eux-mêmes que la pilule n'a pas d'incidence sur le risque, qu'il ne diminue par et « n'augmente pas ».

Mais il y a plus grave : l'étude passe outre les multiples effets négatifs de la pilule – le risque considérablement accru de thrombose veineuse profonde, par exemple, qu'elle cite – ou encore l'hypertension. Et il y en a d'autres.

De sorte que de manière générale, comme l'a déclaré l'oncologue Luis Raez à Catholic News Agency, eu égard aux effets indésirables que peut présenter tout comprimé, les médecins préfèrent utiliser les médicaments sur prescription pour traiter le cancer et d'autres maladies plutôt que de les prévenir. D'autant que le cancer de l'utérus comme celui des ovaires fait partie des cancers peu fréquents, qui sont en outre assez souvent soignables s'ils sont décelés tôt. Et que le fait d'avaler la pilule contraceptive n'élimine pas le risque.

En France, même les sites de vulgarisation (comme celui-ci) soulignent aujourd'hui les résultats d'études – notamment du Centre international de recherches sur le cancer, basé à Lyon et lié à l'OMS – attestant du caractère cancérogène des contraceptifs hormonaux. Une récente étude au début de 2011 est venue confirmer ces données tirées de méta-analyses : si la pilule est un facteur de protection pour certains cancers, elle augmente le risque de cancer du foie et du sein, assure le CIRC.

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15 novembre, 2011

Pilule : un lien avec le cancer de la prostate ?

Selon une étude publiée lundi par le British Medical Journal, il existe un lien entre la prévalence du recours à la pilule contraceptive au sein de la population féminine et la fréquence des cancers de la prostate – parmi la population masculine, cela va sans dire. Cette curieuse corrélation ne semble pas être fortuite même si les chercheurs qui l'ont constatée estiment ne pouvoir rien dire sur l'existence d'un lien de cause à effet entre les deux phénomènes et encouragent les femmes à ne pas se précipiter pour jeter leur stock de pilules à la poubelle.

Et pas seulement parce que cela serait politiquement incorrect, serait-on tenté de dire. Car derrière le constat, pointe le problème écologique que posent les hormones de synthèse absorbées mois après mois et année après année par les femmes dans certaines parties du monde.

L'équipe du Dr Neil Fleshner, chef du département d'urologie du University Health Network, s'est simplement intéressée dans un premier temps au recueil de statistiques, sans se préoccuper des raisons qui peuvent se cacher derrière les faits.

Un fait brut d'abord : le cancer de la prostate est le cancer le plus répandu dans le monde développé et le recours aux contraceptifs oraux a explosé au cours de ces 40 dernières années.

Les chercheurs, basés à Toronto, ont superposé les statistiques de l'Agence internationale de recherche sur le cancer et celles de l'ONU répertoriant les types et la prévalence des pratiques contraceptives chez les femmes en âge de procréer, en comparant les données nationales et continentales.

Si les calculs n'ont révélé aucun risque accru de cancer de la prostate là où prédomine le recours aux dispositifs intra-utérin ou les méthodes barrière, en revanche une corrélation significative se constate là où le recours à la pilule est plus fréquent : a contrario, au Japon, où peu de femmes utilisent la pilule, le cancer de la prostate est également moins fréquent.

Ce qui donne quand même ce chiffre remarquable : selon les chercheurs, 36 % environ de tous les cancers de la prostate pourraient s'expliquer par le lien avec l'utilisation de la pilule : « Il s'agit du type le plus faible d'études épidémiologiques pour ce qui est de prouver une relation de cause à effet », a précisé Fleshner, en soulignant qu'il s'agit maintenant de pousser la recherche plus loin en vue de comprendre ce qui se passe.

Cependant, l'étude suggère une piste sérieuse de travaux, en rappelant que d'autres recherches ont indiqué qu'il pourrait y avoir un lien entre le cancer de la prostate et l'exposition accrue aux œstrogènes. Par ailleurs, rappelle l'étude, on estime que le recours massif à la pilule pourrait augmenter la présence dans l'environnement de composés de perturbateurs endocriniens, parmi lesquels les sous-produits du métabolisme des contraceptifs oraux. Ils se décomposent difficilement et peuvent passer dans les urines et par là dans les réservoirs d'eau potable ou dans la chaîne alimentaire, après quoi toute la population y est exposée.

C'est d'ores et déjà sur cette possibilité que se penche Fleshner, dont l'équipe entend mesurer la présence des fameux perturbateurs endocriniens dans les eaux du robinet de différentes parties du globe.

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18 mars, 2011

Contraception : bientôt une pilule sans hormones ?

En comprenant mieux la manière dont le sperme féconde l'ovule au cours de la fécondation humaine, des scientifiques pensent avoir découvert une piste de recherche pour aboutir un jour à une pilule contraceptive sans hormones. Une étude menée conjointement par l'Université de Californie et par le Centre d'études et de recherche avancée européenne de Bonn a permis d'établir que c'est l'hormone féminine progestérone qui, en agissant sur des canaux ioniques sur la flagelle du spermatozoïde, permet à des ions de calcium de pénétrer dans la flagelle et d'y provoquer une hyperactivité qui permettra à la gamète mâle d'accomplir son voyage vers l'ovule et de percer les cellules environnantes. Ces canaux ioniques se trouvent sur des spermatozoïdes à maturité et constituent des « portails moléculaires » sur les membranes des cellules, appelés dans ce cas « CatSper » à cause de leur caractère unique par rapport aux autres canaux ioniques présents dans le corps.

Il semblerait que les CatSper avec leur action spécifique soient propres à l'espèce humaine.

Leur mauvais fonctionnement devant, logiquement, être cause d'infertilité, l'étude devrait également contribuer à faire progresser la recherche par rapport à son traitement.

Mais en attendant la communication se fait autour d'une nouvelle manœuvre contraceptive qui consisterait à bloquer le fonctionnement des CatSper sans risquer de porter atteinte à d'autres cellules du corps puisque les CatSper sont uniques en leur genre, et l'on pourrait se passer de « tromper » le corps de la femme par le jeu des pilules hormonales qui simulent la grossesse pour prévenir l'ovulation.

D'où la satisfaction des chercheurs.

Si grande que les médias en oublient la discrétion : le site physorg.com note que, « si les contraceptifs hormonaux actuels sont efficaces, les hormones peuvent provoquer des effets secondaires tels un risque accru d'embolies, de l'hypertension et le cancer du sein ».


Ben voyons – alors, la pilule anovulante n'est donc pas aussi anodine qu'on voudrait nous le faire croire ?

Je note également un nouvel élément extraordinaire de la « biochimie du sexe » et de la procréation humaine : c'est le corps de la femme qui donne à la semence masculine les éléments dont il a besoin pour pouvoir susciter une nouvelle vie.

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20 février, 2011

Une maman atteinte de leucémie retarde son traitement pour sauver son bébé

Victoria Webster, 33 ans, déjà maman d'un petit Lewis âgé de 4 ans, a appris qu'elle était atteinte de leucémie alors qu'elle était enceinte de 21 semaines. Le diagnostic avait été posé très tôt : avec un traitement chimiothérapique agressif, lui dirent les médecins, elle avait de bonnes chances de s'en sortir.

Oui, mais… ce traitement-là risquait de tuer la petite fille qu'elle portait. Les médecins lui demandaient de faire un choix. Ils la suppliaient même d'avorter d'abord, rapporte LifeSite.

Alors, héroïquement, Victoria Webster a décidé de dire non. « Pour moi, il n'y avait pas de décision à prendre. J'avais déjà des liens forts avec mon bébé alors qu'elle grandissait en moi, et en tant que sa maman,    j'étais obligée de la protéger. » Et son mari, Martyn, l'a soutenue sans faillir.

La jeune femme a opté pour un traitement anti-leucémique moins agressif, attendant la naissance par césarienne de sa petite Jessica, en avril dernier, pour se mettre à la chimiothérapie lourde. Elle semble bien répondre au traitement et espère une rémission complète.

« C'est la meilleure décision que j'ai jamais prise. Je ne peux imaginer ma vie sans ma fille », dit-elle. Sa plus grosse crainte pendant la fin de sa grossesse ? Que l'enfant subisse tout de même des conséquences néfastes du fait des médicaments qu'elle prenait, mais le bébé est né en parfaite santé.

Victoria Webster raconte qu'au moment d'apprendre qu'elle avait ce cancer du sang, son premier sentiment a été le soulagement : elle craignait qu'il ne soit arrivé quelque chose à son enfant…

C'est maintenant une jeune femme radieuse.

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17 janvier, 2011

Etats-Unis : 300.000 cancers du sein mortels consécutifs à l'avortement depuis “Roe versus Wade”

En comparaison avec cela, le scandale du Mediator – pardon aux victimes – c'est de la petite bière. Un chercheur américain de tout premier plan a tiré récemment les conclusions chiffrés de ses travaux sur le lien entre l'avortement et le cancer du sein, rapporte LifeNews. Depuis la reconnaissance d'un « droit » à l'avortement par la jurisprudence Roe versus Wade qui a entraîné des dizaines de millions de mises à mort d'enfants à naître, il estime que 300.000 cas de cancers du sein mortels sont directement imputables à cet acte qui augmente de 30 % le risque de développer une telle tumeur.

Le Pr Joel Brind est endocrinologue spécialisé en cancers du sein au Baruch College de New York, où il a travaillé avec différents scientifiques en 1996 à la publication d'un article dans le Journal of Epidemiology and Community Health pour dégager ce pourcentage de risque accru en cas d'avortement provoqué.

Faisant une projection d'après ce facteur de risque, il a évalué récemment combien de femmes en sont mortes. Le Pr Brind souligne :
« Si nous estimons le risque général de cancer du sein, hors avortement, à 10 %, et que nous y ajoutons 30 %, le risque sur la durée d'une vie atteint 13 %. Si nous retenons le chiffre de 50 millions d'avortements depuis Roe versus Wade, cela donne 1,5 million de cas de cancer en plus. Et si l'on considère le taux de mortalité moyen de 20 % depuis 1973, cela voudrait dire que l'avortement légal a eu pour résultat quelque 300.000 morts causées par le cancer du sein depuis Roe versus Wade. »
Et cela aux seuls Etats-Unis. Et sans compter, bien sûr, les 50 millions de victimes de l'avortement lui-même.

La connaissance du risque lié à l'avortement devient meilleure au fil des ans. LifeNews cite Karen Malec, de la Coalition Avortement/Cancer du sein. Au cours des 21 derniers mois, quatre études épidémiologiques, émanant par exemple du National Cancer Institute américain, ont réitéré ce « qu'une cinquantaine de recherches a constaté depuis 1957, et que les études biologiques et expérimentales confirment ». Elle ajoute que la vingtaine d'études aboutissant à l'absence de lien ont été démontées par les experts des publications médicales comme incorrectes, c'est-à-dire, ajoute LifeNews, « frauduleuses ». « Tout comme on a occulté le lien entre tabac et cancer, on les utiliser pour tromper les femmes afin qu'elles croient l'avortement sans danger », assure-t-elle.

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09 décembre, 2010

La pilule ? Le cocktail molotov du cancer du sein !

Prescrire la pilule contraceptive hormonale, c'est donner à des femmes en bonne santé une substance classée dans la même catégorie que l'amiante ou le radium pour ce qui est des effets cancérogènes…

Tel était le message urgent délivré par le Dr Angela Lanfranchi, chirurgienne oncologiste spécialisée en cancers du sein lors d'une série de conférences consacrée aux « 50 ans de la pilule » vendredi dernier à Washington DC. Le colloque organisé par Human Life International visait à enfoncer un nouveau coin dans le discours presque systématiquement favorable à la pilule à travers le monde.

Beaucoup de données statistiques, une grande expérience : le Dr Lanfranchi a pu montrer que les risques associés à la pilule sont bien connus du monde médical, et spécialement celui d'une exposition accrue au cancer du sein. Sans compter, dans une moindre mesure, les cancers du col de l'utérus et le cancer du foie. Cela fait beaucoup, même s'il existe des données montrant que la pilule protège du cancer des ovaires et de l'endomètre.

Si les données sont bien connues, et corroborées par les faits – on note une augmentation de 660 % des types de cancers liés à la pilule depuis 1973 aux Etats-Unis – on n'en parle pas aux femmes et les cours dispensés aux étudiants en médecine au Royaume-Uni, par exemple, assurent que les « services rendus par la pilule » font que « le risque légèrement augmenté est considéré comme insignifiant du point de vue clinique ».

Pourtant la pilule hormonale contraceptive présente le même taux de risque de cancer, de 25 à 30 %, que le traitement hormonal de la ménopause – qui, lorsqu'il fut rendu public par les médias, incita en 2002 la moitié des 30 millions de femmes qui l'utilisaient à s'en passer. Dès 2007, on nota une diminution de 11 % des cancers du sein liés à ce traitement chez les femmes de plus de 50 ans.

« Insignifiant » ? Angela Lanfranchi devait montrer, pour illustrer son propos, la photo de Suellen Bennett, victime d'un cancer du sein. Avertie des dangers de la contraception hormonale, elle ne l'aurait peut-être pas prise. Et elle aurait été moins exposée à la maladie. Elle aurait gardé son sein. Et ses cheveux.

« Quand peut-on dire qu'il est justifié de prescrire un cancérogène de groupe I », demanda donc le Dr Lanfranchi. « Nous n'avons pas besoin de prendre un cancérogène de groupe I pour être libérés… »

C'est en tant que chirurgienne qu'elle a expliqué le rôle joué par les œstrogènes contenus dans la pilule : ils encouragent la prolifération des tissus du sein, qui dans ce cadre peut abîmer l'ADN de ces tissus. Et elle a mis en évidence les dangers particuliers de la pilule prise avant la première grossesse qui permet la stabilisation des tissus du sein. Pourtant, aux Etats-Unis comme en France, un grand nombre d'adolescentes prennent la pilule (éventuellement à l'insu de leurs parents).

Selon une étude menée par la Mayo Clinic en 2006, citée par le Dr Lanfranchi, le risque d'avoir un cancer du sein augmente de 50 % chez celles qui ont pris la pilule pendant quatre années avant une grossesse menée à terme ; le risque d'avoir un cancer du sein négatif triple est quatre fois plus important chez les femmes qui commencent à prendre la pilule avant leur 18 ans. Le cancérologue suédois Hakan Olsson avance même un risque d'avoir un cancer du sein augmenté de 1000 % chez une jeune femme qui prend la pilule avant ses 20 ans. Alors pourquoi la lui prescrire ?
« C'est comme si on prenait un cocktail molotov de cancérogène groupe I, et qu'on le balançait dans le sein de cette jeune fille. Est-ce de l'abus de mineure ? »
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23 juin, 2010

Avortement - cancer du sein : une étude sri-lankaise

Selon une étude au Sri Lanka rapportée par LifeSite les femmes ayant subi un avortement présentent trois fois plus de risques de développer un cancer du sein que les autres, tandis que celles qui allaitent longtemps ( de 12 à 23 mois) présentent un risque moins élevé de 6§,3 % par rapport au groupe témoin, un pourcentage qui augmente pour celle qui ont allaité plus longtemps au cours de leur vie.

Le fait d'avorter, indique l'étude, diminue la protection acquise grâce à l'allaitement. L'étude donne également l'avortement comme un facteur plus aggravant que le fait de fumer.

L'étude demande à être affinée cependant, notamment parce qu'il n'est pas clairement établi que les avortements comptabilisés étaient volontaires ou spontanés (fausses couches), même si les chercheurs font référence à d'autres études visant clairement l'avortement volontaire. Et qu'une de ses conclusions contredit directement de nombreuses autres études sur le sujet en suggérant qu'une première grossesse tardive est un facteur de protection.

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07 janvier, 2010

Lien entre avortement et cancer du sein : nouvelle étude américaine

Les résultats d'une nouvelle étude menée aux Etats-Unis sur l'avortement et l'usage de contraceptifs oraux établit que ces pratiques font encourir un risque accru de cancer du sein. Menée en avril 2009, l'étude vient d'être communiquée au public, et si elle n'est pas seule de son espèce, loin de là, présente l'intérêt particulier d'avoir été co-organisée par un chercheur qui jusqu'à présent affirmait ne pas croire en l'existence d'un lien entre avortement et cancer du sein.

Le Dr Louise Brinton, du US National Cancer Institute, tenait pour « bien établie » l'absence de tout lien lors d'un atelier organisé par son centre en 2003.

L'étude à laquelle elle a participé fait au contraire état d'un risque de cancer du sein majoré de 40 % pour les femmes ayant subi un avortement volontaire. Cette étude se distingue aussi en établissant un lien entre l'usage de contraceptifs chimiques et le risque accru de souffrir d'un cancer du sein particulièrement agressif dit « triple négatif » : un risque multiplié par 3,7 chez les jeunes femmes commençant à prendre la pilule avant leur 18 ans ; par 4,2 lorsque la prise de la pilule avait été constante pendant les 1 à 5 ans précédant l'étude.

Pour Joël Brind, membre de l'Institut américain pour la prévention du cancer du sein et professeur d'endocrinologie, ces conclusions ne constituent pas une surprise. Il a suggéré à cette occasion que la pilule pourrait bien ne pas fonctionner comme un carcinogène secondaire, mais constituer, par sa combinaison synthétisée d'œstrogènes et de progesterone ou par les produits de sa métabolisation, la cause directe des mutations cellulaires qui entraînent la formation du cancer.

Source : Catholic News Agency.

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19 février, 2009

Cellules souches embryonnaires et cancer : la tragédie d’un petit garçon israélien

Un petit garçon israélien emmené à Moscou pour y subir un traitement d’injection de cellules souches embryonnaires a développé plusieurs tumeurs cancéreuses, au cerveau et à la moelle épinière. C’est ce qu’affirment des médecins du centre médical Sheba de Tel Aviv.

Le petit patient est atteint d’une maladie génétique rare, une ataxia telangiecstasia.

Les cellules employées avaient été prélevées sur deux fœtus avortés, et étaient de types différents. Les tumeurs analysées chez le petit garçon sont constituées d’un mélange de types de cellules diverses.

Les articles scientifiques publiés à ce propos, ici par exemple, annoncent qu’il s’agit de la première « complication » de ce type documentée en matière de thérapie au moyen de cellules souches embryonnaires. Et ajoutent que le protocole suivi par les médecins russes n’aurait pas été accepté aux Etats-Unis, notamment en raison du mélange de types de cellules utilisé.
Mais les cellules souches embryonnaires sont par nature cancérigènes : c’est même ce qui permet de les reconnaître. Peu importe : au vu du drame vécu par le petit patient et sa famille, des scientifiques occidentaux invités à commenter l’information ont affirmé qu’il ne fallait surtout pas interrompre la recherche dans ce domaine. Comme l’a affirmé le Dr Marius Wernig, de l’université de Stanford : « Si des gens se précipitent là-bas sans vraiment savoir ce qu’il font… c’est vraiment contre-productifs et pourrait même forcer l’arrêt de tout ce champ de recherches. »

Autrement dit, ce qui les ennuie le plus, c’est la mauvaise presse…

Source : BioEdge.

Le vote solennel de la loi sur l’aide à mourir, dans l’oubli de l’essentiel

La loi sur l’aide à mourir sera solennellement votée mardi, dans l’oubli de l’essentiel   A deux jours de l’adoption solennelle de la loi su...