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14 novembre, 2015

Chronique d'une guerre annoncée

Ce n’était pas une question de « si », mais de quand et comment. Depuis le « 13-11 » et – à l’heure d’écrire – ses 128 victimes d’un terrorisme déterminé, et 99 blessés en « état d’urgence absolue », nous savons que la guerre est là. Avec l’entrée de milliers et de milliers de jeunes hommes depuis des terres où l’on prêche la conquête islamique, nous savons que cette guerre peut-être terrible. Qu’elle peut s’organiser. Depuis hier, elle ne vise plus des ennemis déclarés, comme l’attentat contre Charlie, mais un style de vie. L’homme de la rue. Le jeune qui s’éclate, dans un macabre « retour à l’envoyeur ».
La réponse doit-elle être politique ? Oui, certainement. Il appartient aux responsables des Etats d’y assurer la sécurité en les défendant contre les attaques extérieures et intérieures, et la paix, qui est « tranquillité de l’ordre ». Quel « ordre » ? Dans un pays où l’« ordre moral » est proscrit, où le désordre le plus fondamental est inscrit dans les lois et prêché dans les écoles, la tâche prend une allure singulière. Il s’agit de sauver et de protéger des vies, urgence vitale. Mais après ? Que défendons-nous ? Un « vivre-ensemble » qui traîne d’année en année son propre bilan de destruction, ce carnage propre, sûr et caché de plus de 200.000 victimes par an, par avortement légal ?
Mère Teresa le disait, en recevant son prix Nobel à Oslo en 1979 : 
« Le plus grand destructeur de la paix, aujourd'hui, est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? L'Écriture déclare elle-même : “Même si une mère peut oublier son enfant, moi, je ne vous oublierai pas. Je vous ai gardés dans la paume de ma main.” Même si une mère pouvait oublier... Mais aujourd'hui on tue des millions d'enfants à naître. Et nous ne disons rien. On lit dans les journaux le nombre de ceux-ci ou de ceux-là qui sont tués, de tout ce qui est détruit, mais personne ne parle des millions de petits êtres qui ont été conçus avec la même vie que vous et moi, avec la vie de Dieu. Et nous ne disons rien. Nous l'admettons pour nous conformer aux vues des pays qui ont légalisé l'avortement. Ces nations sont les plus pauvres. Elles ont peur des petits, elles ont peur de l'enfant à naître et cet enfant doit mourir ; parce qu'elles ne veulent pas nourrir un enfant de plus, élever un enfant de plus, l'enfant doit mourir. »
Cela n’enlève rien à l’horreur du massacre de vendredi qui résulte d’un attentat guerrier contre des innocents, des gens paisibles, des gens comme vous et moi.
Mais comment nous défendre ?
Car c’est une guerre où l’ennemi ne craint pas la mort. Il la recherche. C’est l’autre versant de cette culture de mort où l’Occident s’est enfoncé, recherchant la mort comme solution à ses problèmes, ses difficultés, ses ennuis, ses égoïsmes et même sa « charité » mal ordonnée faite de compassion et son refus de la souffrance. A l’Occident sans Dieu s’oppose sur son propre sol un « Orient » avec son faux dieu qui n’offre pas la rédemption mais la destruction, qui ne recherche pas l’amour librement donné mais la soumission. L’islam. Les djihadistes sont insaisissables parce qu’ils sont déjà de l’autre côté. Ils pensent gagner la vie en donnant la mort à autrui comme à eux-mêmes.
« Que votre règne arrive mais je l’imposerai par ma volonté ; récompensez-moi parce que je n’ai pas pardonné aux autres… »
Nous n’avons à opposer à cette charte de la haine que l’oubli de ce que nous sommes et la recherche de solutions trop humaines.
Les huit terroristes qui sont morts – et d’autres peut-être, qui alors ne le sont pas, courent-ils toujours ? – ont choisi pour cibles des lieux symboliques d’une vie parisienne légère en un doux soir d’automne. Des restaurants où l’on se retrouve, des terrasses de café, des lieux sans souci. C’est la banalité de la vie quotidienne… le meilleur moyen de frapper les cœurs car chacun se dit : « J’aurais pu être là. » Le symbolisme de l’absence de symbolisme.
Mais le plus grand nombre de morts, surtout des jeunes, sont tombés au Bataclan.
Le groupe qui s’y produisait s’appelle Eagles of Death Metal. Dernier CD : « Zip down » – comprendre : « Braguette ouverte ». Au moment de l’irruption des trois ou quatre jeunes, très jeunes tueurs, ceints d’explosifs et lourdement armés, au moment des premiers tirs – il interprétait son tube de 2004, Kiss the devil. Embrasser le diable… Sans être un groupe de « métalleux » à strictement parler – on a plutôt à faire à un groupe de rock – le groupe affectionne les paroles à connotation sexuelle, noires, obscènes, avec des relents d’enfer.
« Qui aimera le diable, qui chantera sa chanson ?… Qui embrassera sa langue ? »
Ce sont eux. Ils le proclament. Assurément, ils jouent. Espérons qu’ils n’en pensent pas un mot. Mais il y a des mots dangereux qui sont autant d’appels au Malin. Les chanteurs s’en sont sortis. Les jeunes qui s’étaient massés dans la salle du Bataclan – ils étaient 1.500 – ont été frappés dans leur chair par ces appels à la mort, à celui qui veut notre mort. « Ne prie pas pour moi maintenant, garde ça pour le lendemain », dit une autre chanson récente du groupe.
Le lendemain triste, nous y sommes. A nous demander que faire. A savoir que l’Occident s’est déjà couché devant cette force qui arrive d’ailleurs en oubliant qu’il est chrétien, et qu’il a reçu les paroles de la vie éternelle.
La solution est politique, mais pas seulement, et ce sera si difficile, il est déjà tellement trop tard !
La vraie solution nous a été donnée à Fatima. Pour la France, il s’agit de ne pas se laisser mettre à genoux, mais s’y mettre soi-même en implorant celle qui est « forte comme une armée rangée en bataille », et son divin Fils.




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11 septembre, 2014

Le cardinal Francis George dénonce la religion du laïcisme

L’archevêque de Chicago, le cardinal Francis George, a écrit cette semaine dans son éditorial hebdomadaire du journal de son diocèse que les Etats-Unis ont désormais leur « religion d’Etat » : le laïcisme. Une religion qui s’impose parfois avec la même brutalité que « la charia ».
Un tel franc-parler surprend aujourd’hui de la part d’un prince de l’Eglise.
Plutôt que de vous donner une idée, quelques citations, je vous propose de découvrir le texte in extenso. Il en vaut la peine. Vous verrez que ce que le cardinal George écrit vaut aussi pour la France et pour d’autres pays jadis chrétiens. Il explique notamment que s’engager sur la route du pouvoir, dans la situation actuelle, suppose une forme d’apostasie : l’acceptation des idoles du jour.
Je vous propose ici ma traduction de ce texte. Le titre choisi par le cardinal est détourné de celui du roman de Dickens, A Tale of Two Cities. – J.S.

Le conte de deux Eglises

Il était une fois une Eglise fondée au moment où Dieu est entré dans l’histoire humaine afin de donner à l’humanité un chemin vers le salut éternel et le bonheur avec lui. Le Sauveur envoyé par Dieu, son Fils unique, n’écrivit pas de livre mais fonda une communauté, une Eglise, sur le témoignage et le ministère de douze apôtres. Il envoya à son Eglise le don de l’Esprit Saint, l’esprit d’amour entre le Père et le Fils, l’Esprit de la vérité que Dieu avait révélée sur lui-même et sur l’humanité en faisant irruption dans l’histoire de l’humanité pécheresse.
Cette Eglise, communion hiérarchique, a continué son chemin au cours de l’histoire, vivant parmi différents peuples et cultures mais toujours guidée pour ce qui fait l’essentiel de sa vie et de son enseignement par le Saint Esprit. Elle se disait « catholique » parce qu’elle avait pour raison d’être et pour but de prêcher une foi universelle et une moralité universelle, qui embrassent tous les peuples et toutes les cultures. Cette prétention devait souvent provoquer des conflits avec les classes dominantes de nombreux pays. Au bout de quelque 1.800 ans de son histoire souvent orageuse, cette Eglise s’est retrouvée en tant que tout petit groupe dans un nouveau pays de l’Amérique du Nord-Est qui promettait de respecter toutes les religions parce que cet Etat ne serait pas confessionnel ; il n’allait pas tenter de jouer le rôle d’une religion.
Cette Eglise savait qu’elle était loin d’être socialement acceptable dans ce nouveau pays. L’une des raisons pour lesquelles celui-ci avait été créé était précisément de protester contre la décision du roi d’Angleterre de permettre la célébration publique de la messe catholique sur le sol de l’Empire britannique dans les territoires catholiques du Canada nouvellement conquis. Il avait trahi le serment de son couronnement par lequel il s’était engagé à combattre le catholicisme, défini comme « le plus grand ennemi de l’Amérique », et de protéger le protestantisme, en mettant la religion pure des colonisateurs en danger, leur donnant ainsi le droit moral de se révolter et de rejeter son règne.
Pour autant, bien des catholiques dans les colonies américaines pensaient que leur vie pourrait être meilleure dans ce nouveau pays plutôt que sous un régime dont la classe dominante les avait pénalisés et persécutés depuis la moitié du XVIe siècle. Ils ont pris ce nouveau pays comme le leur et l’ont servi fidèlement. Leur histoire sociale n’a pas manqué de conflits, mais de manière générale l’Etat a gardé sa promesse de protéger toutes les religions et de ne pas s’opposer à leur égard en faux rival, comme une fausse Eglise. Jusqu’à une date récente.
Il y avait toujours eu un élément quasi religieux dans le credo public de ce pays. Il vivait du mythe du progrès humain, qui ne laissait guère de place à la dépendance par rapport à la providence divine. Il tendait à exploiter la religiosité des gens ordinaires en utilisant un langage religieux afin de les coopter jusqu’à les faire adhérer aux objectifs de la classe dominante. Diverses formes d’anti-catholicisme faisaient partie de son ADN social. Il avait encouragé les citoyens à se considérer comme les créateurs de l’histoire mondiale et comme les gérants de la nature, de telle sorte qu’il ne fût plus nécessaire de consulter une source de vérité extérieure à eux-mêmes pour vérifier la bonté de leurs objectifs et de leurs désirs collectifs. Mais il n’avait jamais assumé explicitement les atours d’une religion, ni dicté officiellement à ses citoyens ce qu’ils devaient penser ou quelles « valeurs » ils devaient faire leurs afin de mériter de faire partie de ce pays. Jusqu’à une date récente.
Ces dernières années, la société a revêtu d’approbation sociale et législative toutes sortes de relations sexuelles autrefois qualifiées de « péchés ». Puisque la vision biblique de ce que signifie le fait d’être humain nous dit que toute amitié, tout amour ne peut s’exprimer au travers de relations sexuelles, l’enseignement de l’Eglise sur ces questions est désormais une preuve d’intolérance à l’égard de ce que la loi civile affirme, voire impose. Là où jadis on demandait de vivre et de laisser vivre, on exige maintenant l’approbation. La « classe dominante » – ceux qui façonnent l’opinion dans les domaines de la politique, de l’éducation, de la communication, du divertissement – utilise la loi civile pour imposer à tous sa propre forme de moralité. On nous dit que, même au sein du mariage, il n’y a pas de différence entre hommes et femmes, alors que la nature et nos corps eux-mêmes apportent la preuve évidente qu’hommes et femmes ne sont pas interchangeables à volonté lorsqu’il s’agit de former une famille. Néanmoins, ceux qui ne se conforment pas à la nouvelle religion – nous avertit-on – mettent leur citoyenneté dans la balance.
Lorsqu’une récente affaire d’objection religieuse à l’égard d’une des dispositions de la Health Care Act (NDLR : l’Obamacare) aboutit à un jugement qui allait contre la religion d’Etat, le Huffington Post (le 30 juin 2014) exprima son « inquiétude » quant au fait de pouvoir être « à la fois catholique et bon citoyen ». Et ce n’est pas en écho aux nativistes qui élevèrent la voix contre l’immigration catholique dans les années 1830. Ce n’est pas davantage la voix de ceux qui ont brûlé des couvents et des églises à Boston et à Philadelphie, une dizaine d’années plus tard. Il ne s’agit pas davantage d’une expression du Know-Nothing Party des années 1840 et 1850, ni du Ku Klux Klan qui brûlait des croix devant les églises catholiques du Midwest après la guerre civile. C’est une voix bien plus sophistiquée que celle de l’American Protective Association, dont les membres s’engageaient à ne jamais voter pour un candidat catholique à une charge publique. Il s’agit plutôt de la voix pharisaïque de certains membres de l’Establishment américain aujourd’hui, qui se voient comme des « gens de progrès », des « illuminés ».
Pour beaucoup de catholiques, le résultat inévitable est une crise de la foi. Tout au long de l’histoire, lorsque les catholiques et les autres croyants de la religion révélée ont été contraints de choisir entre être enseignés par Dieu ou instruits par des politiques, des professeurs, des éditorialistes de grands journaux et des artistes du monde du divertissement, nombreux sont ceux qui ont choisi d’aller du côté du manche. Cela permet d’amoindrir une importante tension au cœur de leur vie, même si cela entraîne aussi l’idolâtrie d’un faux dieu. On n’a pas besoin de courage moral pour se conformer au gouvernement et à la pression sociale. Il faut une foi profonde pour « nager à contre-courant », ainsi que le pape François a encouragé les jeunes à le faire lors des JMJ de l’été dernier.
Nager à contre-courant signifie limiter son propre accès aux positions de prestige et de pouvoir au sein de la société. Cela veut dire que ceux qui choisissent de vivre conformément à la foi catholique ne seront pas les bienvenus en tant que candidats politiques aux postes nationaux, qu’ils ne feront pas partie des conseils éditoriaux des grands journaux, qu’ils ne seront pas chez eux dans la plupart des facultés universitaires, qu’ils ne feront pas une belle carrière d’acteurs ou d’artistes. Ni eux, ni leurs enfants, qui seront également suspects. Dans la mesure où toutes les institutions publiques, peu importe qui les possède ou les fait fonctionner, seront agents du gouvernement et conformeront leurs activités aux exigences de la religion officielle, l’exercice de la médecine et du droit deviendra plus difficile pour les catholiques fidèles. Cela signifie déjà dans certains Etats que ceux qui ont des entreprises sont obligés de conformer leur activité à la religion officielle ou payer une amende, de même que les chrétiens et les juifs doivent payer une amende à cause de leur religion dans les pays gouvernés par la charia.
Celui qui lit le conte des deux Eglises, un observateur extérieur, pourrait noter que la loi civile américaine a beaucoup fait pour affaiblir et pour détruire l’unité de base de toute société humaine : la famille. Alors que s’affaiblissent les contraintes internes qu’enseigne toute saine vie familiale, l’Etat aura besoin d’imposer toujours plus de contraintes extérieures sur l’activité de chacun. L’observateur extérieur pourrait également noter qu’inévitablement, l’imposition par la religion officielle à tous les citoyens et même au monde entier de tout ce que ses adeptes désirent, engendre le ressentiment. L’observateur pourrait faire remarquer que le statut social joue un rôle important dans la détermination des principes de la religion d’Etat officielle. Le « mariage des couples de même sexe », pour prendre un exemple actuel, n’est pas une question qui intéresse les pauvres ni ceux qui sont en marge de la société.
Comment ce conte se finit-il ? Nous n’en savons rien. La situation actuelle est évidemment bien plus complexe que celle du scénario d’un conte, et il y a beaucoup d’acteurs et de personnages, y compris au sein de la classe dominante, qui ne veulent pas voir leur cher pays se transformer en fausse église. On aurait tort de perdre espoir, puisqu’il y a tant de gens bons et fidèles.
Les catholiques savent, avec la certitude de la foi, que lorsque le Christ reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts, l’Eglise, qui sera reconnaissable d’une manière ou d’une autre dans sa forme catholique et apostolique, sera là pour l’accueillir. Il n’y a aucune garantie divine de cette sorte pour quelque pays, culture ou société de quelque époque que ce soit.
+ Cardinal Francis George, OMI.

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30 août, 2014

Le terrorisme anti-familles en Australie

La réunion régionale australienne du World Congress of Families, une coalition d’organisations qui défendent la vraie nature du mariage, a ouvert ses portes ce samedi à Melbourne comme prévu, mais plusieurs personnalités politiques qui devaient y prendre la parole se sont désengagées à la dernière minute. Au nom de la « tolérance » qui est de mise dans une « démocratie libérale occidentale comme l’Australie ».
Kevin Andrews
C’est à la dernière minute, vendredi, que le ministre fédéral des services sociaux, Kevin Andrews, a fait savoir qu’il n’ouvrirait pas le congrès comme prévu.
Cela faisait des semaines que des mouvements de gauche et des médias de la même eau faisaient campagne pour que les hommes politiques australiens ne se rendent pas à un événement organisé par le WCF. Ce terrorisme intellectuel était notamment alimenté par le parti des Verts australien, les Greens, pro-avortement et pro-euthanasie : une sénatrice du mouvement, Larissa Waters, a même fait adopter une motion non contraignante appelant les élus de la nation à ne pas s’y rendre.
Kevin Andrews avait dénoncé cette « intolérance » des Verts mais il a fini par céder à la pression en apprenant que le congrès allait être accueilli par le mouvement Catch the Fire Ministries, un mouvement évangélique créationniste, pro-vie – et très critique à l’égard de l’islam.
« La tolérance est une valeur cruciale dans une démocratie libérale occidentale comme l’Australie. C’est pour cette raison que j’avais l’intention de me rendre au World Congress of Families demain. Les appels qui m’ont été adressés afin que je n’y assiste pas apportent la preuve de l’intolérance des Verts et de la gauche – au lieu d’argumenter sur la place publique ils préfèrent empêcher le débat. De même, je ne peux supporter l’intolérance qui vient d’autres directions. Ayant été informé aujourd’hui que l’événement allait être accueilli par Catch the Fire, j’ai décidé de ne pas y assister », explique le communiqué du ministre.
Une décision à double effet… Car WCF a eu le plus grand mal à trouver un lieu d’accueil pour ses conférences, qu’honoraient de leur présence le cardinal Burke, Mgr Peter Elliott, évêque auxiliaire de Melbourne, Christine de Marcellus Vollmer et bien d’autres, avec l’aide de Babette Francis, remarquable présidente de l’organisation pro-famille Endeavour Forum.
Pas moins de six centres de conférences ont successivement annulé ou reçu un avis défavorable de la police du fait des menaces pesant sur l’événement. Les locaux de Catch the Fire n’ont été retenus qu’il y a deux jours, dans le plus grand secret. En révélant le lieu du congrès, Kevin Andrews a facilité la vie des opposants.
Une centaine de manifestants pro-avortement se sont massés devant l’entrée ce samedi matin pour empêcher les participants d’accéder. L’une des conférencières, Angela Lanfranchi, spécialiste du lien entre avortement et cancer du sein, n’a pas pu rejoindre les salles, sa voiture ayant été bloquée. The Guardian de Londres justifie discrètement le procédé en expliquant que ce lien est aujourd’hui complètement discrédité.
Une jeune femme vêtue de blanc qui s’était couverte de faux sang et qui a surgi en hurlant « Nous ne voulons plus de vos avortements clandestins ! » a été arrêtée par la police.
Il est intéressant de noter les raisons pour lesquelles féministes, pro-avortements et des médias comme mamamia.com.au ont voulu faire taire le WCF. La liste est . Ces idées défendues par WCF sont toutes présentées (de manière parfois terriblement tendancieuse du reste) comme de nature à « inquiéter » les lecteurs dans la mesure où des hommes politiques accepteraient de les « crédibiliser » et de leur donner une « approbation tacite » :
1. Baisse de la libido chez les femmes sous pilule, qui risquent davantage d’être victimes d’agression violente et de meurtre. 
2. Les femmes sous pilule ont plus de risques d’inceste. 
3. Les politiques socialies ne devraient pas promouvoir les familles monoparentales qui contribuent au délitement de la société. 
4. L’avortement, le divorce, les parents seuls et les LGBT portent la responsabilité de la promiscuité, des IST, de la pauvreté, du trafic d’être humains, de la violence à l’égard des femmes et des enfants. 
5. La pilule et d’autres formes de contraception peuvent tuer des femmes ; des femmes en sont mortes dans de nombreux pays. La pilule tue aussi des bébés. 
6. Il y a un lien entre l’avortement et le cancer du sein. 
7. La seule fin des relations sexuelles est la procréation et l’expression de l’amour entre mari et femme au sein de l’alliance conjugale. Toute autre activité sexuelle ne peut satisfaire l’esprit humain et conduits au remords, à l’aliénation et à la maladie. 
8. Les lois draconiennes de dénigrement de l’homosexualité de Poutine, qui envoient des LGBT russes en prison sont une « belle idée » que le reste du monde devrait adopter. La Russie est le sauveur chrétien du monde et Poutine empêche héroïquement les LGBT russes de corrompre les enfants. 
9. Toutes les formes de sexualité non-hétérosexuelle sont des péchés et les gays devraient être convertis à l’hétérosexualité au moyen de thérapies chrétiennes.
C’est un parfait catalogue des opinions interdites, des « déclarations à abhorrer », « homophobes », «  complètement fabriquées », qui sont aujourd’hui abhorrées par le plus grand nombre.


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08 février, 2013

Oui, c'était bien du terrorisme : l'aveu de l'agresseur pro-LGBT du Family Research Center

Corkins au moment de son arrestation
Floyd Lee Corkins II a plaidé coupable. Oui, en ouvrant le feu dans le vestibule de l'immeuble du Family Research Council à Washington D.C., l'été dernier, il a voulu « tuer le plus de gens possible ». Oui, il a illégalement traversé la frontière de plusieurs Etats avec une arme à feu. Oui, il avait l'intention de tuer ; oui, il voulait commettre un acte de terrorisme alors qu'il était armé.

C'est ce qui ressort de documents judiciaires rendus publics jeudi par la cour fédérale du District. Ces documents montrent qu'en ouvrant le feu sur un gardien-appariteur de ce lobby de défense des valeurs familiales traditionnelles – qui s'oppose notamment au « mariage » des homosexuels – Corkins avait bien des motivations politiques, que son crime était dicté par sa haine à l'égard des opposants au « mariage » des homosexuels.

L'affaire remonte à août 2012 – souvenez-vous, la presse internationale n'en avait pas beaucoup parlé. Corkins s'était rué présenté dans le hall d'entrée de l'imposant siège du Family Research Council et avait ouvert le feu après que le gardien lui eut demandé de s'identifier. Le gardien, blessé au bras, avait réussi à maîtriser le forcené qui hurlait sa haine de ce que les responsables du FRC représentent.

Rapidement arrêté par la police, Corkins était en possession d'un pistolet semi-automatique et de 50 cartouches : 2 chargeurs prêts à servir. La police allait également découvrir une note manuscrite avec les noms de quatre organisations conservatrices, dont le FRC. Corkins avait également sur lui 15 sandwiches « Chick-Fil-A ».

Pourquoi ? Mais parce que la chaîne Chick-Fil-A faisait à ce moment-là l'objet d'un boycott de la communauté à la suite de déclarations contre le « mariage » des homosexuels de son propriétaire…

Il ressort des déclarations faites par Corkins à la FBI lors de son arrestation, enregistrées par vidéo et qui ont donc été rendues publiques jeudi, qu'il voulait tuer un maximum de gens en « écrasant des sandwiches Chick-Fil-A sur leurs visages ».

« Le coup de feu n'est pas parti par accident. Il a tiré pour des raisons politiques », a confirmé T. Patrick Martin, U.S. Attorney (l'accusation publique). Le juge de District Richard W. Roberts a de son côté fait savoir à Corkins qu'il encourt deux fois 30 ans d'emprisonnement pour les crimes commis et 10 ans pour le délit fédéral de transport d'armes ; il recevra sa sentence le 29 avril.

Rappelons qu'au moment des faits, Corkins travaillait depuis six mois comme bénévole auprès d'un centre d'aide aux homosexuels de Washington : le DC Center for the LGBT Community.

Le site du FRC souligne qu'au moment des faits, Tony Perkins, responsable du Centre avait souligné la responsabilité d'organisations de promotion des droits homosexuels comme le Southern Poverty Law Center qui se plaisait à désigner les organismes conservateurs comme des « groupes de haine ». Il ne croyait pas si bien dire. L'audience de jeudi a révélé que l'examen de l'ordinateur familial de Corkins a permis d'établir que c'est sur le site du Southern Poverty Law Center qu'il a identifié et localisé le FRC.


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18 août, 2012

L'attaque « terroriste » contre un lobby pro-famille à Washington D.C.

En avez-vous entendu parler dans les journaux télévisés ? La grosse presse multiplie-t-elle les dénonciations et les protestations comme elle l’aurait fait si un « militant chrétien » avait tiré sur un garde du Planning familial aux Etats-Unis avec l’intention de le tuer ? Bien sûr que non ! Le FBI a pourtant qualifié l’acte de « terrorisme domestique ».

Floyd Lee Corkins II a été inculpé jeudi pour tentative de meurtre aux Etats-Unis pour avoir ouvert le feu la veille sur un gardien-appariteur (non-armé) travaillant au siège d’une organisation chrétienne conservatrice à Washington. Le gardien a été touché au bras avant de parvenir à maîtriser l’agresseur avec l’aide de plusieurs personnes présentes au Family Research Council (FRC), une organisation qui défend les valeurs familiales traditionnelles et s’oppose en particulier à l’avortement et au mariage homosexuel.

Floyd Lee Corkins II, au moment de son arrestation
Personne ne parle non plus d’un « commando anti-avortement » ou d’un « extrémiste » des droits homosexuels, alors que Corkins a été arrêté en possession de plusieurs armes, selon diverses sources, dont un pistolet semi-automatique et 50 cartouches. L’AFP signale qu’il s’agit d’un « ancien bénévole » d’organisations LGBT (lesbiennes, gay, bi, trans) : la presse américaine affirme de manière plus précise que cet homme de 28 ans travaillait depuis six mois dans une association d’aide aux homosexuels de Washington : le DC Center for the LGBT Community.

Corkins portait également un sac de quinze sandwiches de Chick-a-Fil, une chaîne dont les prises de position pour la famille traditionnelle de sa direction ont provoqué un appel au boycott de la part d’organisations gays. L’entreprise fait partie des bienfaiteurs du FRC – ayant donné 1 000 dollars il y a plusieurs années…

La motivation idéologique de Corkins est attestée par le fait qu’il a fait irruption dans le hall d’entrée du Family Research Council en disant son opposition à la politique de l’association qui a été qualifiée de « groupe haineux » et taxée d’homophobie par diverses associations de gauche pour son opposition au « mariage » homosexuel. Il aurait également lancé au gardien, après l’avoir touché : « Je n’ai rien contre toi, mais contre ce que cet endroit représente. »

De nombreuses organisations homosexuelles, ainsi que Barack Obama et Mitt Romney, ont condamné l’agression.

Mais la presse reste discrète et même aux Etats-Unis l’incident ne reçoit qu’une fraction de la couverture assurée aux agressions contre des centres d’avortement ou de planning familial, même lorsqu’aucune violence physique n’est à déplorer.

Lors de la Marche pour la Vie à Washington en 2009, à laquelle j’ai eu le privilège d’assister, j’ai visité le FRC. Il a été fondé en 1981 à l’initiative de James Dobson, militant chrétien, et s’est installé dans une imposante bâtisse au cœur de Washington en 1983, pour jouer un rôle de lobbying pro-famille au plus près du pouvoir. Il fait travailler de nombreux experts sur les conséquences de l’avortement, du divorce, de l’homoparentalité, agissant grâce aux donations d’entreprises et de chrétiens « conservateurs ». Il participe à la coordination des initiatives pro-vie et pro-mariage et fournit une documentation de premier plan. Exemple d’efficacité américaine qui voit l’utilité de professionnaliser le combat contre les entreprises de la culture de mort, financées, elle, à coups de millions.

Tony Perkins
Son directeur, Tony Perkins, a déclaré lors d’une conférence de presse que l’appariteur blessé, Leo Johnson, était un « héros ». Tout en saluant la condamnation de l’agression par les organisations pro-gay, il leur a demandé de mettre fin à la « surenchère rhétorique » qui a contribué à provoquer l’incident. Il a notamment demandé que le Southern Poverty Law Center, qui a qualifié FRC d’« organisation de haine », soit tenu responsable pour son rôle.

Cet article a paru dans Présent daté du 18 août 2012.

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12 décembre, 2006

Message de Benoît XVI pour le 1er janvier

Le Salon beige signale la publication du message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la paix, le 1er janvier prochain. On peut le lire intégralement en français ici.

Le message dénonce (entre autres) les atteintes au respect de la vie que sont l'avortement, la recherche embryonnaire et l'euthanasie. Il se penche sur les violences faites aux personnes en raison de leur foi, notamment celles faites aux chrétiens, et réaffirme le coeur du discours de Ratisbonne. Il évoque pour finir le terrorisme et fait comprendre que la guerre classique est une réponse inadéquate face à cette menace, rappelant à ce propos :

“Quand, malgré tout, on en arrive à ce point, il convient au moins de sauvegarder les principes essentiels et les valeurs qui fondent toute convivialité civile, en établissant des normes de comportement qui en limitent le plus possible les dommages et qui tentent d'atténuer les souffrances des civils et de toutes les victimes des conflits.”

 
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